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 De la valeur des gens {Jake Wallace}

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Lucy "Lucky" Prissy
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MessageSujet: De la valeur des gens {Jake Wallace}   Mar 9 Fév - 18:25

Dimanche 7 Février 2016 – 04 : 18 P.M.

Cela va faire six mois depuis l’affaire au 300 Cherry Street et les choses commencent enfin à se relâcher.

J’ai cherché de l’événementiel et j’en ai trouvé, y’avait pas à dire, juste que j’avais un peu trop bien trouvé. Qui aurait cru que mes errances de stalkeuse adolescente conduisent à une telle mésaventure ? J’avais voulue prouver que j’étais capable d’aider les flics en tant qu’indic’ tout en me liant avec du journaliste à scandale afin d’aider Papa et de rapporter quelques sous honnêtes à la maison mais tout le monde l’avait pris à l’inverse : plutôt que de voir mon efficacité, on avait vue mon imprudence. Les adultes ont tellement le regard sélectif que c’en est dégueulasse. Bon, je ne vais pas me plaindre que mon entrée par effraction soit passée complètement inaperçue, d’autant que c’est la totalité de mon rôle dans l’affaire qui a été étouffée par le Triskelion, mais, en plus de la merde sur place, ça m’a valut de la surveillance pendant trop longtemps.

Que mes parents décident de calfeutrer ma fenêtre, afin d’éviter les sorties en douce comme je suis spécialiste pour le faire, était déjà une surprise. Que Marshal me force à respecter le couvre-feu était l’enfer. Surtout qu’elle, on lui passe pas dans le dos ; enfin, j’y arrive pas encore même si je m’améliore. La plus chiante à ce jeu-là c’est la voisine, Amy, mais c’est normale qu’elle soit dangereuse : c’est une mutos. Mais une mutos du BAM toute recensée comme il faut donc ça va, de mon point de vue, et super fan-girl de l’Idéal Xavier qu’elle tente de m’enseigner lorsqu’on fait du sport ensemble. Elle est sympa mais elle reste dangereuse, quand bien même elle a prouvé vouloir se plier à la loi et user de ses capacités dans le respect des lois et des personnes, et sa collection de neuf pouvoirs inclus des super-sens qui m’emmerdent bien quand je veux faire le mur. Mais pour en revenir à Marshal, la surveillance qu’elle exerce sur moi c’est considérablement accrue et je me suis faite pourrir les rares fois, au début surtout, où je respectais pas ses horaires.

Maintenant ça commence à aller mieux, niveau surveillance. La bride est lâchée même si je suis toujours obligée d’aller gonfler les statistiques de l’échec scolaire malgré que j’ai réussi à me faire renvoyer définitivement d’une High School. Mon avis n’a pas changé sur l’école et ma volonté de commencer d’ores et déjà à faire mes preuves et à rapporter quelques sous par le renseignement est intacte. ; seule la méthodologie a changée. M’être faite renvoyée pour avoir organisé un réseau de deal d’informations au sein de la structure scolaire, informations ayant entrainées de nombreux problèmes ne me concernant pas tant qu’on venait pas chercher à me foutre sur la gueule et dévoilait ainsi que prise au piège je tentais d’arracher les yeux, a témoigné de mes lacunes dans le domaine de l’obtention de celle-ci.

Ce sont ces lacunes que je cherche à combler. Papa veut que j’attende d’être en âge pour tenter l’école de police, un double-suicide puisqu’il me faut encore terminer la High School avant de m’essayer à une autre école, Maman veut que je reste éloignée du danger, Marshal veut que j’arrête les conneries et la voisine maintient que, malgré son Doctorat en Synergologie, ce n’est pas dans le secteur de l’Investigation qu’elle travaille. En bref, je dois une fois de plus avoir recours au Système D pour parvenir à ce que je veux.

Je pense tenir une bonne piste. Seward Park, où j’habite avec ma famille, est à quelques centaines de mètres au-dessous d’Alphabet City, plus connu sous le nom de Mutant Town. Malgré le dynamisme du quartier, je dois avouer m’être sacrément plus rendue à Chinatown et Little Italy afin d’éviter les Mutos. Néanmoins je suis prête à faire affaire avec des êtres comme eux si cela m’aide, je l’ai déjà prouvé. Hors donc, j’ai récemment entendu parler d’un certain Jake Wallace, un détective privé avec une certaine réputation dans Mutant Town. Sa réputation le décrit comme un sale con mais il est déjà mutant donc j’en attends pas grand-chose. J’espère qu’il est recensé, ça me permettrait d’avoir l’assurance qu’il n’est pas trop dangereux pour moi. Mais vu comme les Mutos aiment pas devoir prouver leur « gentillesse », une fois encore j’en attends pas grand-chose.

J’ai remontée Essex Street jusqu’à East Houston Street, traversant la double-voie afin de me retrouver au sud de l’Avenue A ; et par conséquence en frontière de Mutant Town. Les immeubles ont été rénovés tant et si bien qu’il est difficile de croire que le quartier ait été incendié en 2012, même si les arbres replantés suite à cela sont encore jeunes.

Je suis encore jeune également, adolescente approchant du mètre soixante et des cinquante-cinq kilogrammes. Peau rosée, cheveux châtains en bataille couverts par la capuche d’un sweet-shirt gris, carrure athlétique cachée sous une veste de biker en vrai faux-cuir et un jeans élimé et déchiré en plusieurs endroits tout deux noirs, je passe plutôt inaperçue dans la foule. Des chaussures montantes à semelle plate écrasent la bouillie marronâtre de la neige piétinée  et les guêtres qui les couvrent sont parmi les rares choses qui peuvent me sortir du lot, avec les lunettes de soudure qui me servent de collier. A part cela, mes mitaines sont dans les poches de flanc de ma veste, l’une contenant ma balle rebondissante et l’autre mon cran d’arrêt. Le carnet de stalkeuse est dans la poche ventrale, seule où il rentre, et est accompagné de mon téléphone portable réglé sur silencieux.

Je tâche de me faire silencieuse et discrète également, marchant sur l’Avenue A en regardant les autres piétons  comme les automobilistes avec la crainte dissimulée derrière un air renfrogné. Qui sait quelles sont les capacités inhumaines de ses anonymes qui m’entourent ? Je n’ai guère confiance dans les étrangers et ceux pouvant être des armes vivantes me sont plus défiants que la moyenne. Heureusement, même si j’aurai préféré y aller seule, Marshal m’accompagne ; c’est rassurant quelque part même si je sais être en capacité de m’échapper même face à des Mutos. Là aussi, je parle de vécu.

Mary McClaine est une trentenaire faisant le mètre soixante et les soixante kilogrammes, de muscles principalement. Rousse aux yeux marrons, elle est bien moins habituée aux quelques degrés qui nous entourent et est emmitouflée dans une chaude veste et dans un pantalon d’hiver. Si elle aussi a les mains dans les poches, c’est à son flanc et sous la veste suscitée que se trouve son arme de service ; à feu, contrairement à la mienne. Même si je suis à nouveau autorisée à sortir, ce n’est pas sans condition et qu’elle m’accompagne en est une.

Je lui ai promis d’aller chercher des maitres de stage pour celui que l’école nous demandait de faire avant les Spring Break, soit en fin du mois, et je n’ai pas menti. Me reste à convaincre Jake Wallace d’accepter une stagiaire et la première étape de cela consiste à suivre les panneaux d’indication de rues à la recherche de son adresse professionnelle. J’ai confiante dans mon sens de l’orientation pour m’éviter tout égarement mais beaucoup moins dans les Mutos pour se tenir tranquille. Pourtant, la dernière année a été cool niveau conflit, on est presque rentrée dans la normalité ; juste qu’ils ont causés beaucoup de problèmes jusqu’ici et m’ont causés mes plus graves.

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Lucky
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Jake Wallace
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MessageSujet: Re: De la valeur des gens {Jake Wallace}   Mer 10 Fév - 18:44

Une mauvaise journée venait de s’achever. En fait il s’agissait plutôt d’une nuit. Mais selon le mode de vie de Jake il en allait différemment.

Quoiqu’il en soit les heures consacrées à son travail ne furent pas très fructueuses, ni agréables.
Ces divers squats crasseux servant de lieu de rencontre pour les raves et autres évènements underground, n’étaient pas en mesure de dégouter le vieux privé. Il avait déjà vu pire et même vécu dedans.

Le problème se situait ailleurs. Déjà il y avait la musique. Jake n’avait jamais été un grand mélomane. Toutefois il savait assez pour ne pas apprécier les sons technos, lui ayant longuement vrillés la tête. Et comme pour en remettre une couche, les divers effets stroboscopiques s’étaient joins à la fête, et avaient agressés ses yeux si sensibles.

Heureusement le retour en métro permit un repos des rétines. Vue les endroits sélectionnés pour ses investigations Jake avait préféré ne pas s’y rendre en voiture.
Puis une fois sortie de la station la torture reprit par le biais du soleil matinal. Nuiteux mit ses grosses lunettes. Il savait que dans mutantown cela ne choquerait personne. Et tant mieux il était suffisamment fatigué. Alors autant s’épargner le stade caméléon.

Après cette nuit passée dans un milieu totalement lui étant totalement étranger, le détective était content de revenir dans un endroit familier.

Une pensée lui vint. N’était-il pas en train de devenir un vieux con ? Une incompréhension et un dégout de la jeunesse, le besoin de routine. Toutes les caractéristiques y étaient.
Tant d’années dans la marginalité pour subir ce genre de transformation banale, c’était bien la peine.
Jake rit jaune intérieurement, quand soudain son téléphone sonna.

« Bonjour Jane. » Dit-il.

Cette dernière ne fut pas surprise d’être reconnu avant d’avoir prononcée le moindre mot. C’était grâce la reconnaissance d’appel. Du moins le croyait-elle.

En fait l’utilisation de cette option n’était pas encore entrée dans l’esprit de Jake. Sur ce coup il s’était reposé sur l’intuition, et aussi sur le caractère insistant voir chiant de sa cliente. Qui d’autre pouvait appeler si tôt, et comme par hasard juste après son investigation.

« Alors vous en êtes où ? » Demanda-t-elle impatiente.

« Ça progresse. » Se contenta de marmonner l’enquêteur.

Il aurait dû se montrer plus rassurant envers une source de revenu, mais il n’était vraiment pas d’humeur. De son côté Jane décidément indécrottable en rajouta une couche :

« J’espère bien. Ça fait déjà deux jours qu’elle a disparu avec ce garçon. Dieu sait ce qu’ils font ? »

« Deux ados tous seuls. A mon avis ils se tiennent gentiment par la main. »

« Vous êtes obscène. »

« Je dirais plutôt réaliste. »

« N’oubliez qui paye l’autre. »

« Justement vous avez consulté mes tarifs dernièrement ? »

« Non… » Répondit Jane intriguée par cette question.

« Et bien si vous l’aviez fait, vous sauriez que je vous fais une fleur. Alors laissez faire les professionnel, et lâchez-moi. »

Ça y était. Jake remontait la pente. Il venait de venir à bout d’une tâche : clouer le bec à cette emmerdeuse.
Au fait pourquoi s’était-il montré généreux avec elle au niveau du paiement ? Jake avait pourtant immédiatement perçu une chieuse en Jane, dès leur première rencontre.

Il est vrai que comme beaucoup des résidants de mutantown, elle ne roulait pas sur l’or sans oublier sa petite sœur à charge, Fiona. Une sacrée emmerdeuse celle-là aussi, à croire que c’était compris dans l’héritage familial en plus du gêne mutant.

A seize ans fuguer avec un mec n’était déjà pas une bonne idée en soit. Mais en plus avec un sapien alors qu’on est une mutante, ça augmentait sérieusement les chances d’une mauvaise conclusion.
Ces deux jeunes se croyaient sans doute dans Roméo et Juliette. Jake allait se charger de leur rappeler comment cette histoire s’était achevée.

Quoique c’était mal parti. Tout ce qu’avait le privé eu pour commencer, étaient un pseudo : Sugar et une passion : les raves clandestines. Fiona n’aurait pas pu se contenter d’un truc plus classique comme un fan de base-ball !

Au milieu de ces petits jeunes, nuiteux n’était pas à sa place. Impossible d’obtenir des confidences de leur part. Ils craignaient sans doute, qu’il se cache derrière lui en policier ou un truc approchant. Ce qui n’était pas faux d’ailleurs.
Jake allait devoir procéder autrement. Mais plus tard. Présentement il lui fallait du repos. Il parvint enfin à son immeuble avide de sommeil et de tranquillité.

Jake s’étala dans son fauteuil, et ferma les yeux. Lorsqu’il les rouvrit il était de quatre heures de l’après-midi. Le privé agit machinalement. Il tira les stores, et tourna la pancarte de la porte d’entrée sur « ouvert ». Il ignorait tous des conséquences, qui découleraient de ce dernier geste anodin.

Son affaire l’attendait toujours. L’enquêteur décida de se faire un café avant histoire d’avoir les neurones réveillés. Ensuite il verrait bien.
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Lucy "Lucky" Prissy
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MessageSujet: Re: De la valeur des gens {Jake Wallace}   Jeu 18 Fév - 19:10

Ce qui est le plus pervers avec les Mutants c’est que la plupart ressemble à n’importe qui. La caricature avec laquelle j’ai grandie en faisait des êtres très identifiables, doués de traits animaux ou au moins inhumains, mais en vérité la plupart n’a pas le moindre désagrément physique. Il y en a bien qui ont des yeux ou une peau un peu spéciaux mais c’est généralement plus classe qu’autre chose, que cela soit mit en avant ou pas, et les « tares » génétiques me semblent être plus une légende urbaine. Alors ouais, Garrett Rivers était à moitié souris mais ça lui allait plutôt bien, c’était pas aussi hideux que ce qu’on pouvait croire. Pas de quoi faire du mannequinat ou être une star de la TV comme d’autres mais il était plus mignon que repoussant.

En se baladant dans Mutant Town, on ne remarque pas tant de mutos que cela. Il y a bien quelques gens suspects et parfois des clairement grillés mais pas de spécimens qu’on expose dans les livres d’histoire ; genre ceux qui se sont fait massacrer y’a une vingtaine d’années. Ceux-là correspondaient bien aux freaks alors qu’aujourd’hui la plupart sont normaux ou carrément tendance. Les enfants continuent de traiter leurs bizarres de « mutos » mais ça risque de devenir cool dans quelques années, comme l’homosexualité. L’un comme l’autre, très peu pour moi ; m’en fous que les gens le soit tant qu’ils ne m’impliquent pas. Juste que c’est plus facile pour un homo que pour un mutos.

Je n’ai besoin de demander à personne, que ça soit inconnu ou téléphone portable, pour trouver l’immeuble dans lequel Jake Wallace a son bureau. Je prends une grande inspiration et mets mes mains dans mes poches, la droite sur la sécurité, alors que Marshal et moi observons. C’est une passion que de regarder et de déduire, un jour j’en arriverai à parodier Sherlock comme Amy est capable de le faire ou plus probablement à avoir des avis pointus sur les gens en un seul regard, comme le veut le sang bleu. Je suis déjà apte à nombre de suppositions et c’est plutôt pas mal pour mon âge et mon niveau de culture. Mais pour l’heure, mon sens de l’observation me signal que le bâtiment dans lequel on se trouve a plus sa place à Brooklyn que dans Manhattan, où se trouve pourtant Mutant Town.

J’entre dans le bâtiment et rabat ma capuche en regardant le hall et les escaliers, toujours attentive. Trouver le bureau de Jake Wallace ne prend guère de temps et je m’arrête ce même délai pour regarder l’écriteau indiquant l’ouverture. Me tournant vers Marshal, je lui adresse un petit sourire victorieux qu’elle ignore royalement en défaisant simplement la fermeture éclair de sa veste. La laissant à son occupation, je bourrine du bas du poing gauche sur la porte.

Je stresse un peu, inutile de le cacher. Demander des choses aux gens ne me pose pas le moindre problème quand je les connais mais j’ai très bien apprises les leçons de méfiance. On a beau dire que les mutants sont comme les armes, il en est un certain nombre pour être bien plus dangereux qu’un couteau ou qu’un flingue. Ils ne sont pas tous méchants certes mais ils ne sont pas tous gentils non plus, comme les humains. Après je préfère largement avoir un problème avec un humain qu’avec un mutant ; chacun sa catégorie. D’un autre côté, je ne viens pas ici chercher les problèmes.

J’ignore si quelqu’un comme Jake Wallace va accepter de se farcir un stage de la part de quelqu’un comme moi, voir de quelqu’un tout court, mais je sais que le meilleur moyen de savoir c’est de demander. Et même si c’est plus risqué, je tiens à demander en personne : c’est toujours plus difficile de refuser à quelqu’un à qui l’ont fait face qu’à un anonyme mail ou à une voix téléphonique désincarnée. C’est con mais le simple fait de voir le visage de la personne change beaucoup de choses, que ça soit au niveau de l’approche qu’on a d’elle ou que la considération qu’on lui apporte. Je ne suis pas certaine que cela m’avantage mais au moins je tente.

Je ne sais pas pourquoi Marshal et mes parents sont prêts à accepter ce genre de stage. Peut-être dans l’espoir que ça soit plus légal et sécurisé que les mésaventures que je me créerai à essayer de mon côté. Ils doivent aussi éviter que je penche trop du côté criminel plus ue policier, même si au final il y a une certaine ressemblance du fait de la perméabilité des deux univers.

Soupirant et prenant sur moi d’attendre, je résiste à l’envie de sortir ma balle pour jouer en attendant. Ça ne ferait pas sérieux. J’attends néanmoins un signe de vie de l’intérieur, de préférence qu’on ouvre la porte, afin de faire les présentations. La prochaine fois, appeler au téléphone avant pour prévenir de mon arrivée sera une idée aussi utile qu’on me l’a dit lorsqu’on me l’a conseillé, simplement il faudra que je raccroche avant qu’on me refuse par principe.

Je suis Lucy Prissy, je viens voir Jâke Wallâce. Il est détective et je souhaiterai faire un stâge d’observâtion pour mâ scolârité.

Pour une fois que l’école m’est utile, j’espère que l’accent de Chicago ne va pas tout gâcher. C’est frustrant, mine de rien, de réussir à se faire prendre au sérieux avec une tête super-composée et de casser toute sa belle image à cause d’un accent à la con. Et le pire c’est que je fais des efforts pour m’en débarrasser.

Mais bon, ce n’est pas le plus urgent. Je fais face avec de petits yeux observateurs et méfiants, mon regard vert ouvertement perçant alors que celui brun de ma tutrice est bien plus détendu. Mais tout comme elle, je suis prête à serrer une main tendue bien que, à la différence de Marshal, je me sentirais la paume après.

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Jake Wallace
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MessageSujet: Re: De la valeur des gens {Jake Wallace}   Ven 19 Fév - 18:22

« Hé merde ! » S’exclama Jake en entendant frapper à la porte.

On ne pouvait pas au moins lui laisser déguster son café. Heureusement le privé demeura bon joueur en se souvenant, qu’il avait placé lui-même la pancarte en mode ouvert. Il alla donc à l’entrée. De plus ce n’était pas comme s’il souffrait d’un surplus de clients, surtout bons payeurs.

Derrière cette porte il s’était trouvé de sacrés cas. Cette gamine avec sa demande de stage s’inscrivait dans la bonne moyenne. Par conséquent elle obtint un petit air amusé de son interlocuteur et un semblant de réponse :

« Tu l’as devant toi petite. »

Il était un peu de mauvaise foi. Car Jake aussi offrait du spectacle tout débraillé. Il ne s’était même pas débarrassé de son manteau, et ses lunettes pendaient toujours à son cou. On s’attendait à ce genre de look en fin de soirée, pas en milieu d’après-midi.

Nuiteux n’insista pas tellement sur sa visiteuse. Il préféra s’orienter vers l’adulte, qui visiblement l’accompagnait. Il n’allait tout de même pas envoyer chier une gamine. Ça aurait été trop facile.

« Elle est où la caméra ? » Demanda-t-il à Marshal en ricanant.

A son grand désarroi il ne parvint à troubler la tutrice. Décidemment on ne pouvait plus se marrer.
Jake lui laissa fournir des précisions le temps de finir son café, et éventuellement de trouver une bonne vanne. Après il virerait tout le monde. Il avait des priorités. Sauf que les effets de la caféine se firent sentir. Nuiteux galérait sur son affaire actuelle à cause son âge trop avancé. Or cette dénommée Lucy était jeune.

« Non c’est une idée à la con. Cette merdeuse ne fera pas le poids. » Pensa le privé en jetant un coup d’œil à la personne visée en guise de confirmation.

En la regardant vraiment le vieux briscard perçut en elle une odeur, celle de la rue. Et une tenue streetwear ne suffisait pas à lui donner cette impression. Il y avait tout un ressentit dans l’attitude générale de cette adolescente comme savoir ce faire discrète, qui suggérait cela. C’est ce qu’on appelait l’intuition du détective. Jake décida de suivre l’intuition en question faute de mieux. Il avait suffisamment tourné en rond sur l’affaire Sugar.

« OK j’ai compris. »
Dit-il à Marshal avec timbre de voix suggérant plutôt, qu’il se foutait royalement de son discourt.

Il prit négligemment la paperasserie, et la coinça sous son bras. Puis de sa main de nouveau libre il saisit Lucy par l’épaule.

« Avant d’accepter je voudrais m’entretenir seul à seul avec la merd… stagiaire. Si cela ne vous dérange pas ? »

Là encore le propos et sa consonance ne s’accordaient pas. D’ailleurs Nuiteux ne laissa même à Marshal le temps de répondre. Puisque tout en parlant il entraina la jeune fille dans son bureau, et en claqua la porte au nez de la tutrice.

L’intérieur était plutôt sobre comparé à son occupant. Ce dernier n’avait pas eu trop le temps de le dégueulasser. Ce n’était que le début de la journée pour lui. Donc Lucy échappait au bordel de fin de "soirée" comprenant restes de nourriture, papiers éparpillés…

La pièce faisait juste vieillotte, et son entretien paraissait passable.

Jake éplucha au plus exactement survola les documents. Il faut dire qu’un seul renseignement l’intéressait réellement. Et cela tout en s’adressant à l’adolescente d’une manière hautaine.

« Alors Lucy, hein ? Comme la chieuse dans Snoopy. Qu’est-ce que t’as à me proposer susceptible de m’intéresser ? »

S’il voulait voir ce qu’elle avait dans le ventre, il était contreproductif de la ménager la petite chérie.

« Parce que tu vois petite, privé ce n’est pas un job facile. On doit se frotter à des lieux et des gens pas toujours recommandables. Et avec moi il y a les pouvoirs en plus. »

Histoire d’en rajouter une couche, il toisa de sa hauteur la malheureuse, puis colla son visage à quelques centimètres du sien. Il ne manquait que la lumière braquée dans les yeux pour compléter le tableau.
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Lucy "Lucky" Prissy
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MessageSujet: Re: De la valeur des gens {Jake Wallace}   Mer 24 Fév - 19:18

Jake Wallace est d’une taille raisonnable, genre juste d’une vingtaine de centimètres de plus que moi, et d’une carrure mince derrière des vêtements qui sentent bons les mauvaises odeurs. Mais les odeurs comme la tenue en générale ne me sont pas inconnues, l’aspect négligé mas endurant des tenues de rue étant également une chose que je cultive malgré que je n’en termine que rarement à sembler aussi marquée par l’environnement ; peut-être qu’on ne traine pas dans les mêmes quartiers. Par contre, le manteau m’inspire pas du tout, tant par l’aspect voyant que la couleur taularde, mais c’est compensé par les lunettes rondes similaires aux miennes. Le fait qu’il semble albinos, avec ses cheveux blancs et sa peau pale, me laisse assez dubitative alors qu’il s’en va à Marshal immédiatement après m’avoir répondu, me laissant par la même tout loisir de continuer mon observation.

Marshal qui est tout aussi peu perturbée que moi à l’absence de pognée de main, dont il est possible qu’elle se satisfasse d’ailleurs ; j’en sais rien et je m’en fous. La voix rauque de JW n’attire pas réellement plus mon attention, passée sur le décor derrière lui. C’est vieillot mais moins sale que lui et que l’extérieur donc on fera aller.

Il n’y en a pas.

Marshal répond simplement, sérieuse. Sa vie serait sans doute tellement plus simple si je me limitais à des canulars  vidéo en guise de stalkage, non à la filature et à l’entrée par effraction vis-à-vis de criminels plus ou moins importants, mais ça n’était pas le cas. D’un autre côté, si ça avait été le cas, elle ne m’aurait jamais rencontrée. Ce qui va dans le sens qu’elle ait une vie plus simple. Ce qui est une digression dont la seule chose qu’il faut en retenir c’est que j’ai raison.

Dans le cadre de son 10th grade à la Seward High School, la demoiselle ci-présente a un stage d’observation à faire. Le NYPD n’en accepte plus depuis l’attentat d’Yggdrasil mais, comme elle souhaite aborder le milieu des investigations, elle postule dans votre cabinet. Néanmoins, c’est à elle de faire cette démarche.

Raccrochant au discourt à la fin, j’ai la surprise de voir JW en faire tout autant. Il prend la convention de stage avec autant de considération que moi quand on me l’a donnée, ce qui me plait plutôt bien, mais me prend au passage et ça c’est vachement moins agréable. Si Marshal ne se tend pas le moins du monde, moi je me crispe bien comme il faut avec la main sur la sécurité.

Un étranger qui me touche, ça peut mal finir ; un mutant qui me touche, ça peut mal finir aussi. Un étranger mutant, c’est encore plus de mauvais souvenirs. Mais je cherche à m’échapper de la prise, histoire d’avoir un minimum d’espace vital, et mes capacités d’agilité ne sont pas à prouver ; pas pour rien que même un mutant invisible ne parvient pas à me traquer lorsque je commence à courir et à grimper partout. Je suis pas seulement chanceuse, je suis bonne en fuite aussi ; pire qu’une savonnette la Lucky.

Mais au moins, JW m’a cernée : il se retient de le dire mais il se grille quand même. Bien, c’est toujours ça de pris. Et je pense qu’il c’est grillé aussi sur le fait qu’il soit pas vraiment plus facile à vivre que moi. Bordel comment Marshal elle n’a pas du aimer qu’il lui claque la porte à la gueule. Même moi j’ose pas et pourtant j’ai poussé le bouchon sacrément loin des fois. J’espère juste qu’elle ne s’opposera pas au stage à cause de ça. On savait en venant qu’il était vieux con, on peut pas prétendre être surprises ! Ceci est un argument en faveur de JW, même si ça n’en a pas forcément l’air.

Je marche en indépendante tout en restant tendue et sur mes gardes, ne raffolant pas de l’idée d’être seule à seule avec le mutos sans le connaitre un minimum même si je sais qu’il ne peut pas me faire de mal : il n’a aucune raison de le faire, serait directement grillé s’il tentait et Marshal interviendrait dans l’instant. Juste que je me méfie des étrangers comme des mutants et qu’il est les deux pour l’heure. Tout sympathique que sa non-sympathie puisse m’être, je reste méfiante.

Je le laisse regarder les papiers en prenant une certaine distance, regardant ce que je n’ai pu voir depuis la porte tout en ne lui tournant jamais le dos ni ne le perdant du coin des yeux. Il me parle avec dédain et des références… okay, y’avait un film qu’était sorti y’a pas longtemps mais c’était vraiment ça qui me permettait de comprendre le truc. J’en savais guère plus et je les aurais bien attaqués pour plagiat de mon nom mais j’avais ni les moyens ni la stupidité de le faire. D’autant plus que dans le genre, un français avait fait encore pire.

Mais comme ce sont des français qui vont me permettre de répondre à la question de JW, je ne vais pas trop leur cracher à la gueule. C’est le JW suscité qui risque d’en tirer une (de gueule) s’il continue d’approcher la sienne de la mienne avec autant d’intrusivité ; je me recule instinctivement avant de répondre, les naseaux habitués à l’odeur mais les yeux préférant tout de même une certaine distance.

Les frères Mâlvenne, j’étais impliquée.

Richard Malvernne était un américain d’origine française, financièrement aisé et très investi dans des œuvres caritatives, vivant au 300 Cherry Street. C’était le citoyen modèle jusqu’à ce qu’un journaliste à scandale, Garrett River, et moi décidions de trouver la faille chez ce personnage trop innocent pour l’être. Bordel, ça n’avait pas loupé : Urien Malvernne, le frangin mutant à trois bras, faisait de l’art moderne avec des cadavres taxidermisés. Je préfère pas y penser, c’est tellement plus dégueulasse qu’à la télé…

Réprimant un frisson, je me concentre pour faire face et lui répondre.

Les médiâs ont pâs eu les noms des témoins, le BAM les a tenu secret. Mais le mien est dedans.

Je ne mens pas. Le Triskelion a protégés les noms en partie parce que je fais partie du Programme de Protection des Témoins dans une affaire bien plus lourde que celle que j’ai citée, impliquant un tueur à gages d’une organisation nommée le Walhalla ; ça me parle pas mais c’est visiblement mutant et gros. Je sais que l’investigation conduit à des endroits glauques mais ça prouve qu’on s’approche de quelque chose, même si ce n’est pas le genre d’endroit où des personnes de mon âge devraient finir. Pas de bol, c’est un peu tard pour ça…

Après… je crois que ce que je vois. J’comprendrais que t’en fasses autant. Mais du coup, t’âs des pouvoirs ? Vâs-y, montres.

J’aime pas les pouvoirs. J’aime pas forcément les armes à feu mais les capacités mutantes c’est pire. Sans aller d’entrée de jeu jusqu’à de la peur, j’ai de l’appréhension à moindre d’entre eux. Et cette appréhension me fait déglutir. Mais je reste dans une position bien plus sécurisée que la moyenne : entre Marshal derrière la porte et la distance que s’acharne à ne pas mettre JW, j’ai énormément de chance de m’en sortir. C’est con de penser comme ça en serrant mon cran d’arrêt dans ma poche droite mais je ne peux pas m’en empêcher, c’est instinctif.

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Jake Wallace
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MessageSujet: Re: De la valeur des gens {Jake Wallace}   Sam 27 Fév - 9:46

Malgré son arrogance forcée, Jake était à l’affut. Il tint autant compte voir plus de l’attitude de l’adolescente dans ses réponses, que leurs contenus en eux-mêmes.

Elle était mal à l’aise, mais visiblement pas apeurée pour autant. En résumé Lucy tenait bon. A présent qu’il la regardait plus attentivement d’autres signes significatifs apparurent. La gamine tentait de conserver une distance de sécurité et observait. Visiblement elle avait un minimum de couil… d’ovaires sans être intrépide.

Cela compensait les points qu’elle avait perdues du fait de son absence de gêne X. L’inverse aurait été indiqué sur les documents officiels, non ?

Puis vint les références. L’affaire des frères Mâlvenne ne dit rien à Jake sur le coup. La ville de Chicago était trop éloignée de son territoire, pour qu’il s’y intéresse vraiment. L’enquêteur se reporta alors sur son bon vieil instinct. Lucy ne paraissait pas mentir. Son histoire n’était pas assez rocambolesque pour sentir le factice.

Allez ! On lui accordait la sincérité par défaut. Ce qui n’empêcherait pas une petite vérification au cas où.

Soudain la stagiaire potentiel qui bien que méfiante s’était montrée plutôt docile, formula une exigence. Voir ce petit être juvénile et menu lui tenir tête plut au privé. Cela lui rappelait un peu sa propre jeunesse. Il décida donc de céder à son caprice. Son statut de mutant n’était plus un secret depuis longtemps de toute manière. Tant qu’à faire Nuiteux sortit le grand jeu : l’invisibilité totale sans prévenir.

Afin qu’il n’y ait pas de confusion avec la téléportation, il accompagna sa démonstration de quelques mots :

« Je vérifierai ton histoire. Les gamines adorent en raconter. »


Tout de suite après Jake redevint visible. Il n’allait pas se dépenser ainsi juste après le réveil. A ce propos son petit numéro lui couta un petit craquement au niveau du cou.

En revanche le détective s’était montré nettement moins raisonnable sur un autre point. Marshall se chargea de le lui rappeler.

« Vous avez fini ? » Dit-t-elle au travers de la porte d’un ton suggérant plus l’exigence que le questionnement.

« Une minute. » Répliqua Jake tout en sachant, qu’il n’obtiendrait guère plus.

Il était au pied du mur. Le choix devrait être fait maintenant. La raison lui rappelait les risques d’une telle action. L’intuition elle insistait sur… les risques aussi mais surtout pour leurs aspects audacieux et inventifs.
Qui allait l’emporter ?

« Écoutes petite. » Murmura-t-il à Lucy rapidement. « Tu peux passer demain à la même heure, et te contenter de m’aider à classer et à ranger…. ou venir en douce à deux heures du matin. Là j’aurais un vrai travail pour toi. »

Jake endormait ainsi sa conscience en refilant la décision à l’adolescente, tout en sachant qu’il faussait le jeu dans sa manière de présenter les deux chemins.

Manipuler une gamine pouvait-on faire pire ? Ah oui aider les membres d’une organisation terroriste, qui s’était auto-proclamée représentante de la population mutante.

« Et puis merde. » Pensa Jake harassé par toutes ses pensées contradictoires. « Était-ce différent lorsque Jim m’a recruté ? J’offre une opportunité à cette gosse, et rien de plus. »

Même mort son mentor parvenait encore à l’aider. Comme quoi il existait encore des gens fiables en ce bas monde.
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Lucy "Lucky" Prissy
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MessageSujet: Re: De la valeur des gens {Jake Wallace}   Mar 8 Mar - 16:15

Si l’affaire concernant le Walhalla c’était déroulée à Chicago, grâce à la dimension interétatique de l’organisation, les Malvernne étaient à Manhattan ; à environ un kilomètre et demi au sud de Mutant Town, à côté du Little FLower Playground. Si l’affaire n’en était qu’un fait divers comme la plupart des affaires de meurtres un peu originales, c’était le meilleur argument sur lequel je pouvais m’appuyer. Dommage, cela ne semblait pas faire réagir JW.

Contrairement à ma « prévention » concernant ses pouvoirs. Et, sans surprise, sa démonstration me fait bien réagir aussi. Enfin, sans surprise… la surprise de le voir disparaitre y est, indiscutablement, juste celle de le voir faire un truc inhumain n’y est pas. Bref, dans tous les cas, je me retrouve encore avec un invisible sur le dos et c’est pas des plus rassurants même s’il prend la parole.

Bonne chance pour négocier âvec les Agents du BAM.

La dernière expérience que j’ai eue avec un invisible, qui était aussi la première d’ailleurs, m’a conduit à me tirer jusqu’à un commissariat de police pour être sure de l’avoir semé. Okay, j’étais pas innocente dans la rencontre mais cela n’empêche pas que ça soit lui le coupable, donc les bleus ont son portrait robot même s’ils n’ont aucune preuve de quoi que ce soit. Et personnellement, je l’ai plus revu depuis ; mais comme pour JW, je vais devoir me concentrer sur autre chose que ma vue à présent. Une chose qui me fait chercher parfum ou déodorant dans la pièce.

L’intervention de Marshal me surprend plus que la réapparition de JW ou que sa nécessité de temps. Mains dans les poches mais toujours tendues, je fixe le mutant avec tant d’attention visuelle qu’auditive. Sa demande m’arrache un sourire en coin pour la première partie et un penchement de tête en avant pour la seconde. Un vrai travail, je connais le principe et ça va encore remuer de la merde. Bien.

Le stâge commence pâs tout de suite, donc faudrâ addendre un peu pour espérer me voir faire du ménâge. Pâr contre je suis âpte à faire mes preuves.

Ma voix est aussi maitrisée que mon attention, seul reste cette connerie d’accent pour tout casser dans le sérieux que je manifeste. Il veut sans doute voir ce dont je suis capable, me proposant un truc insensé. Heureusement, c’est pas comme si c’était la première fois que je donnais rendez-vous à un inconnu mutant tard afin de faire dans l’illégalité ; juste que la première fois, c’était une souris. Là, c’est un invisible. J’avais plus confiance en la souris, surtout parce que je maitrisais le terrain.

Et évidemment, même si lâ convention de stâge ne tient pâs encore, t’es responsable de mâ sécurité.

Normalement, convention de stage oblige, je dois me limiter à une observation excluant tout danger. Ici, il s’agit de gagner la signature en faisant ses preuves mais je tiens à établir ce fait avec lui. Sa parole a une valeur qui m’est encore inconnue, oui, mais je veux voir s’il assume son choix ou non. Il n’est pas le seul à m’évaluer dans l’histoire.

Oui, je suis une adolescente qui s’en va retrouver un invisible aux deux heures du matin en plein Manhattan, rien que dans l’idée ça sonne mauvais, mais je suis pas totalement stupide pour autant. Contrairement à ce que me diraient tous ces adultes qui accuseraient au passage JW de diverses intensions plus négatives les unes que les autres. J’ai au moins l’habitude de traiter avec les marginaux et de tester ma chance, même si ça ne me réussit pas toujours.

Lui tendant la main, je m’en vais pour conclure :

Deâl ?

Franchement, je ne suis absolument pas fan du contact mais il m’est plus nécessaire cette fois-ci que la précédente. Je n’ai pas l’intention de faire attendre Marshal trop longtemps et ai bien moins de conflits moreaux que mon interlocuteur ainsi c’est à lui de ce décider rapidement. Pour ma part, les choses sont claires.

Comme pour la rencontre avec Garrett Rivers, je laisserais de quoi connaitre toute l’histoire sous mon oreiller au cas où je ne sois pas rentrée demain et préparerai un sms adressé à Marshal, à mon père et à l’agent en charge de mon dossier au BAM leur donnant les coordonnées où on c’est rendu afin de pouvoir l’envoyer immédiatement en cas de problème ; j’ignore pour l’agent du BAM mais Marshal réagira vite et mon père également, sauf s’il est déjà occupé. Le plus complexe sera d’échapper à Marshal mais cela, comme le reste d’ailleurs, JW n’a pas à le savoir.

Ce qu’il me faudra lui faire savoir en revanche c’est que tout travail mérite salaire, surtout dans un cadre illégal, mais nous n’en sommes pas encore là. Et puis je continue de penser de façon pratique : je pourrais probablement me faire mon salaire en route et j’ai tout à gagner à travailler gratuitement si cela m’ouvre sa porte non seulement pour le stagne mais d’autres affaires après coup. N’ayant pas l’intention de rester à l’école jusqu’à la fin de cette année, vaut mieux ménager des sorties pour quand j’aurai réussi à me faire virer.

Lorsque Marshal finit par entrer, contenue, je me dirige vers elle pour lui intimer le mouvement vers la sortie. Elle ne dit rien mais son regard est suffisant à me faire comprendre sa pensée et le mien lui répond. Sait-elle déjà ce que je vais entreprendre ? Ce n’est pas impossible. Elle a le nez quand il s’agit de flairer mes embrouilles, un vrai clébard. Pas de bol, je suis un chat.

Il réfléchi voir s’il â quelque chose qui fonctionne âvec les conditions. On repasserâ demain.

Je ne suis pas une personne intelligente, mes choix le prouvent, mais je suis une personne maline, mes actions en témoigne. Alors que je m’en retourne vers la porte, je jette un regard à JW ; je viens de signifier une assurance, qu’il le veuille ou non dans l’aventure de cette nuit il doit me garder en vie et en bonne santé.

Il ne nous reste plus qu’à nous retrouver tout à l’heure, sauf s’il y a des choses à ajouter.

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Jake Wallace
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MessageSujet: Re: De la valeur des gens {Jake Wallace}   Jeu 17 Mar - 19:15

La réaction suite à sa démonstration était décevante. Il est vrai qu’il existait des pouvoirs nettement plus impressionnants visuellement. Mais tout de même. Ce devait être vrai que Lucy avait déjà eu affaire à des mutants. Cette confirmation à son intuition, flatta l’égo de Jake.

La gamine lui réserva une autre surprise. Alors que lui le vieux briscard se laissait emporter par son enthousiasme dans un projet casse-cou, elle la novice se chargeait de rappeler les détails techniques.
Elle avait la tête sur les épaules cette merdeuse. Cela lui faisait un point supplémentaire.

La mention du BAM fit sourire le détective. Cet organisme ne lui causerait pas d’ennui pour si peu du fait de leurs liens. Par contre celle de la sécurité freina son enthousiasme. Il est vrai que le jeu comportait des risques.

Qu’importe le train était lancé. Il serra la main de l’adolescente, et dit « Deal » à son tour avec solennité. Les gosses adoraient qu’on les prenne au sérieux, du moins en donner l’impression.

Lucy et son accompagnatrice jetèrent chacun un regard au détective aux significations contradictoires.
Sur le moment cela amusa Jake. Puis une fois seul il répéta intérieurement :

« Quel con ! »

Ce n’était pourtant pas son style ce genre de plan. Qu’est-ce qui lui avait pris ? La réponse se militait à un mot : Fiona.

Une jeune mutante lâchée dans la nature risquait gros. Certaines blessures comme Bleecker Street étaient mal refermées. En plus avec un copain sapiens, Fiona pouvait aussi s’attirer l’animosité de certains mutants sympathisants des idées de Magnéto.

Il fallait donc que quelqu’un vienne en aide à cette gamine. Si le BAM se défendait contre les mutants psychopathes et violents, il manquait peut-être encore de subtilité pour les ados paumés. Alors Jake se dévouait. Le fait qu’il en tire profit, l’empêchait de se trouver trop sentimental.

Le travail lui permit d’oublier toutes ses réflexions. Pour commencer l’histoire de Lucy devait être vérifiée. Et pas question de faire appel au BAM.

Le bureau n’emmerderait pas un de leurs meilleurs informateurs pour un malheureux stage, même s’il concerne une personne placée sous le sceaux du secret. A condition que l’informateur en question ne se montre pas trop curieux.
Bref Jake devait se renseigner discrètement, c’est-à-dire par ses propres moyens. Bizarrement ce n’était pas pour lui déplaire. Après tout il était un enquêteur. Sauf qu’il procéda d’une manière détestable à ses yeux : par ordinateur. Seulement c’était plus simple.

Même si Nuiteux n’avait rien d’un hacker, il était tout de même capable de trouver les sites de journaux locaux de Chicago, et de consulter leurs archives.

Effectivement une affaire Mâlvenne avait bien eu lieu. Le pressentiment de Jake au sujet de la sincérité de Lucy était apparemment bon. Pour contrebalancer il se rendit compte d’un oubli de sa part. Cette affaire était liée à une autre sur laquelle, le BAM avait consulté Nuiteux. Il s’agissait de Joe Cooper un tueur à gage mutant en cavale. Pour résumer le personnage disons que l’enquêteur fut d’une certaine manière content de ne pas le retrouver. Les pyrokinésistes sont déjà dangereux de par leur pouvoir. Alors si on y ajoutait des pulsions meurtrières

« Et dire que je crains de l’exposer à du danger ! » Pensa intérieurement le détective en rigolant.

Il eut encore une pensée pour Lucy durant la journée. Comme beaucoup elle devait sûrement avoir une image assez cool de la profession de privé faite d’aventures.

Or Jake passa son après-midi le cul sur une chaise à remplir la paperasserie pour le stage, à contacter le BAM, et surtout à potasser une dernière fois le dossier de Fiona.

Le détective en était arrivé à ce stade étrange où le sujet de ses investigations, lui devenait presque familier. Heureusement qu’il détenait assez de bouteille pour ne pas s’emporter. Cette adolescente écervelée se suffisait à elle-même sur le plan de l’impulsivité.

Le soir vint comme un vieil ami. Car Nuiteux sortit à ce moment-là. Il fit la tournée de quelques contacts liés au monde des raves comme des dealers d’extasy, des bandes de squatters, des vendeurs de matériels électroniques de contrebande... Il obtint alors quelques adresses, puis rentra.

Tout était en place. Il ne restait plus qu’attendre la venue de Lucy. Jake savait qu’il serait peut-être préférable, qu’elle n’apparaisse pas. Mais il en serait déçu. Car cela signifierait que son ressentit sur cette gamine était mauvais. Et qui y a-t-il de pire pour un privé que de voir son flair défaillant ?

Nuiteux songea également au test, qu’il avait imposé insidieusement à l’adolescente : lui faire traverser mutantown en pleine nuit. N’était-ce pas une façon inconsciente de se débarrasser de Lucy ?

Les questions devraient attendre. Jake savait que ce n’était jamais bon de se laisser ainsi la tête encombrée. Il tourna la tête en direction de son réveil. Son éventuelle collaboratrice disposait encore d’une demi-heure de marge. La balle était dans son camp.
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MessageSujet: Re: De la valeur des gens {Jake Wallace}   Jeu 24 Mar - 13:18

Lundi 8 Février 2016 – 01 : 29 A.M.

Il y avait toutes sortes de rumeurs sur Mutant Town la nuit. N’étant pas du quartier, je n’en connais pas beaucoup mais celles suffisantes pour être entendue à l’extérieure ne donnent pas envie. Qu’il s’agisse des vigilants antihumains rôdant depuis bien avant l’Attaque des Purificateurs, même si celle-ci avait drastiquement faite chuter leur population, aux suppositions concernant l’emplacement du légendaire Walhalla ; je ne suis pas certaine d’avoir compris de quoi il s’agit mais je sais que c’est parce que Killer Joe est supposément lié à cette organisation que le Bureau des Affaires Mutantes poursuit l’enquête malgré un témoin visuel : ils veulent percer à jour ce mystère. Savoir que je suis cachée face à une organisation de mercenaires et tueurs à gages mutants n’est déjà pas des plus rassurants en soit mais aller dans le lieu le plus probable où sévisse là-dite organisation n’est pas intelligent, même pour moi.

C’est pourtant ce que je fais, à un horaire où les gens de mon âge n’ont pas encore le droit de sortir et dans un quartier où les gens de mon espèce tendent à ne pas être invités. Je suis certaine que c’est Papa qui finira par me tuer. Ou Marshal, à la limite, puisque j’ai réussie à passer outre sa veille. Dans tous les cas, je suis prudente dans mon imprudence.

Faisant mon possible pour ne toucher le sol que lorsque je dois traverser une route pour changer de block d’immeuble, je surveille toute présence « humaine » dans les rues en contrebas afin d’éviter le moindre contact. Le hic c’est qu’on ne surnomme pas NYC « la ville qui ne dort jamais pour rien » et que cela me fait perdre un temps précieux d’attente et de dissimulation. Heureusement, en grande prévoyante que je suis, j’ai décidé de partir afin d’avoir un maximum d’avance ! Ça fait toujours bien pour un premier « jour » de boulot, comme dit Maman. Et comme elle a eut énormément de premiers jours de boulot, je sais que je peux la croire là-dessus.

Au final, à part un dopage au coca-cola, je n’ai pas grand-chose de différent que cet après-midi quand j’entre dans le bâtiment où se trouve le bureau de JW : toujours le blouson de biker sur le sweet-shirt à capuche rabattue sur ma tête et les lunettes de soudure pardessus, toujours le jeans déchiré avec les guêtres sanglées, toujours les chaussures montantes à semelle plate et les mitaines. Et même si cela ne ce voit pas, toujours ma Protection à cran d’arrêt dans la poche droite du pantalon tandis que dans celles du blouson se trouve le téléphone en silencieux, dans la droite, le Carnet de Stalkeuse et autres papiers, dans la « ventrale », et ma balle rebondissante dans la gauche. Petit bonus, une clé à percussion trouvée au commissariat de Papa dans le rangement gauche de mon jeans.

Arrivée à la porte du bureau de JW, j’hésite un instant entre toquer, ce qui ne doit pas être inhabituel à cette heure, ou entrer simplement. Finalement, c’est la politesse qui l’emporte et je frappe de la main gauche contre l’ouverture afin de m’annoncer. Je me méfie cependant du voisinage, lequel serait plus probablement un problème qu’une solution s’il venait à être témoin de ma présence ici. J’aime beaucoup les témoins, et mine de rien les indics sont justes des témoins professionnels, mais je ne pense pas que des mutants prendraient mon parti même si l’un des leurs me massacrait la gueule. Enfin, pas les mutants qu’on croise ici parce que les récences au BAM ont déjà prouvée leur droiture et leur responsabilité.

Entrant dans l’office dès que l’occasion ce présente, qu’on m’invite ou pas, je me permets également une mise au point probablement nécessaire à ce que toute notre petit arrangement reste secret.

Re. J’ai pâs trop notées les questions que j’me suis posée après notre rencontre mais y’en â une qui mérite de l’être : tu penses qu’on aurâ fini âvant les 7 A.M. ?

Je ne m’inquiète pas quand à avoir la tête dans le cul et le cul dans le brouillard pour mes cours du matin, cela je m’en tape complètement puisque je me servirai d’eux pour retaper mon sommeil. En revanche, je me concerne de ne pas être trouvée dans ma piaule à l’heure où Maman et Marshal s’attendront à me voir en sortir ; il va de soit que s’il m’arrive quelque chose, la mise à disposition du début de piste que j’ai laissé chez moi sera ainsi trouvée mais s’il ne m’arrive rien cela serait complexifier inutilement l’affaire.

Affaire sur laquelle j’attends d’être briefée aussi. J’ai beau être décidée, je ne partirai pas de ce bureau avant de savoir dans quelle merde je vais sauter à pieds joints. Après, je ne pense pas avoir suffisamment de limites pour rester dans le raisonnable mais il est sur que je ne vais pas tout accepter non plus.

Rabaissant mes lunettes de soudure en collier et ma capuche pour dévoiler ma tête, je laisse un peu aller ma curiosité quand aux explications. Qui sait, peut-être même prendrais-je des notes : mon carnet est là pour cela, même si l’aspect journal intime de gamine de six ans ne plaidera pas plus en la faveur de mon professionnalisme que mon accent chicagoan.

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