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 Fuis moi je te suis... [Pv Maiwenn Short]

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MessageSujet: Fuis moi je te suis... [Pv Maiwenn Short]   Mar 3 Avr - 22:41

Fuis moi je te suis...





Le cliquetis de la pluie cognant le pavé des vieilles rues de New York avait le don de plonger Rusty dans un état serein et sage. L’homme impulsif qu’il était s’en trouvait calmé de tous les points de vues, nullement motivé par ces pulsions assassines habituelles. Il entendait le chant de la pluie au travers des vitres de l’appartement dans lequel il se trouvait. Assis sur le lit, encore nu, il tentait de déceler un paysage au travers des volets fermés, plongeant la pièce dans la pénombre. Lançant délicatement un regard vers l’arrière, il pouvait y voir une jeune femme, les cheveux flamboyants emmêlés entre les coussins, et le teint délicat et blanc. Sara, Sylvia ? Il ne se souvenait plus de son prénom, et c’était mieux ainsi. Rusty avait un certain penchant pour les relations charnelles, poussées par des excitations soudaines, une montée d’hormones comme diraient certain. Voir défiler les femmes dans ses draps était une habitude chez lui. Mais il restait prudent, car depuis le jour où il avait mit feu a la prostituée dans sa jeunesse, il avait des relations pour le moins étranges avec les femmes. Il était beau, sensuel, et assez respectueux de la personne, mais rien de plus. Il n’avait jamais réellement pensé à une véritable relation, puisqu’il n’avait jamais connu de réelle passion.
Mais sans tarder, il se leva pour enfiler un caleçon, puis un pantalon, tout en sortant une cigarette de son étui. Il fit passer ensuite sa tête dans le col de son T-shirt, pour finalement entrer dans sa veste courte, en ajustant sa tenue. Il vérifia ses poches, pour voir s’il n’oubliait rien, puis il se dirigea vers la porte du studio, pour s’enfuir furtivement. Il ne comptait pas la revoir, elle n’était qu’une fille de plus, mais il l’aimait bien. Ce fut alors dans le plus grand silence qu’il quitta l’appartement, en sortant définitivement de la vie de la jeune fille. D’ailleurs, elle s’appelait Mélanie, rien à voir donc…

Arrivé dans les escaliers de l’immeuble, il alluma la cigarette qu’il avait encore entre les lèvres par le simple fait de l’avoir pensé. Il n’y avait pas lieu de s’inquiéter pour une éventuelle alarme, c’était un endroit miteux qui finirait sans doute par être rasé un jour. Alors il sortit de l’endroit pour finalement débarquer en trombe sur le trottoir, et sous la pluie fine. Sa moto était encore garée devant, alors il s’en approcha pour enfiler son casque et monter sur la machine qui n’attendait que de gronder dans les rues de New York. Il fit son chemin tranquillement sans même jeter un seul regard dans les rétroviseurs puisqu’il n’avait qu’une envie, aller se défouler après une bonne douche à la confrérie. C’était sa maison, son QG, le lieu qui l’avait accueillit et qui l’avait formé au moment où il avait le plus besoin de se sentir utile. Cette famille de « bras cassés » comme il disait, partageait ses opinions, et était capable de tout pour s’installer confortablement dans le dessin social de New York. Il y avait ses habitudes, et celle-ci, celle de s’entrainer sans relâche le matin tôt, en faisait partie. C’était donc son unique motivation à l’instant T.

Il arriva alors à la confrérie, et se dirigea vers le garage pour y ranger sa bécane. Claquant le pied au sol et posant nonchalamment son casque sur la selle de la moto, il se dirigea vers les appartements pour prendre une douche. Il pu croiser quelques confrères et quelques consœurs dans les couloirs, mais comme a l’accoutumée, il ne les saluait pas vraiment. Un simple regard suffisait habituellement pour signifier ce qu’il pensait : il n’était pas du genre a perdre du temps avec des paroles inutiles. Il fit sa toilette de façon expéditive, une douche express, puis il mit ses affaires de sport, un survêtement, pour aller dans la salle d’entrainement. Il était l’heure de se remettre en forme, une sorte de sang patriotique qui coulait dans ses veines.

A son arrivée dans la salle d’entrainement, il pu constater qu’un bon nombre de personnes se trouvaient présentes. Des anciens, ou des nouveaux acharnés, certains qu’il ne connaissait même pas, et elle. Il connaissait son Alias, la Syrène. Mais il n’en savait pas plus, puisqu’il n’avait pas eu l’occasion de discuter avec elle depuis le temps qu’elle s’y trouvait. Il se dit alors que c’était l’occasion.

Toujours autant empli d’enthousiasme, il prit une gorgée d’eau avant de poser la bouteille près de son sac, puis tout en se frottant les bras, il s’approcha de la jeune fille ; Il avait ôté le haut de son survêtement, et laissait ressortir ses bras musclés, allant de paire avec son buste savamment moulé dans un marcel noir. Une chaleur se dégageait de son corps, mais c’était habituel, après tout, un pyrokinésiste confirmé savait faire avec. Quelques instants plus tard, il se planta devant sa cible et prit la parole avec assurance.

« Salut belle demoiselle. Je comprends mieux maintenant pourquoi on t’appelle la Syrène. Entre nous, une beauté comme ça ne pourrait avoir d’autre pseudonyme »

Adoptant le comportement du dragueur, il n’en était pas pour autant lourd ou impoli. Il était simplement lui, avec sa part de mystère et de bonté cachée.
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Maiwenn Short
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MessageSujet: Re: Fuis moi je te suis... [Pv Maiwenn Short]   Mer 11 Avr - 11:35



Fuis moi je te suis...
© code : Never-Utopia ♦ PV : Russell & Maiwenn

Maiwenn avait déjà les yeux ouverts depuis plusieurs heures quand son réveil commença à sonner. Elle laissa le son agaçant pendant plusieurs minute avant de s’étirer dans un soupir et d’appuyer sur le bouton stop. Ses insomnies commençaient à lui taper sur les nerfs. Elle se sentait épuisée et était incapable de fermer les yeux plus de quelques heures. Elle commençait sérieusement à envisager d’aller voir Cérès pour se shooter aux plantes, peut être que l’homéopathie marcherait mieux que les petites pilules de somnifères qui trainaient sur sa table de nuit. Kyle lui avait dit des merveilles quant aux remèdes de la phytokinésiste qui avait commencé de materner la Confrérie. Maiwenn soupesa encore une fois l’idée de se retrouver coincée à l’infirmerie et la chassa. Comment une grande fille comme elle ayant des phobies aussi infantiles que celles des piqures et d’environs tous les représentants du corps médical ? Disons que c’était inexact, Maiwenn savait prendre sur elle. Mais elle n’était pas non plus volontaire pour ce qui était de se retrouver à l’infirmerie. Allez savoir d’où venait ce traumatisme.

Entrant comme un automate sous la douche et enchaînant les gestes comme un automate elle commença à secouer ses cellules grises pour essayer de déterminer ce qu’elle allait faire aujourd’hui. Peut-être que commencer par un petit déjeuner était une option. A cette heure peu de gens seraient dans le réfectoire et elle serait en paix. Pourtant malgré ses pronostics à peine habillée et sortie de sa chambre, alors qu’elle marchait en direction dudit réfectoire elle se fit promptement intercepter par une de ses Consœurs, Sally. Elles commencèrent par échanger quelques mots et la Confrériste finit par arracher à Maiwenn la promesse de la rejoindre en salle d’entraînement après qu’elle ait mangé. Maiwenn avait l’habitude de s’entraîner au self défense avec elle, elles avaient été formés ensemble par un des Acolytes. Etant relativement de la même corpulence elles avaient été un binôme de travail depuis si longtemps qu’aujourd’hui encore il arrivait qu'elle vienne la sortir de sa torpeur pour la forcer à s’entraîner physiquement.

Maiwenn et le sport n’avaient jamais eu de très bon rapport. Elle avait pris cette discipline en grippe dès son plus jeune âge et là ou d’autre vainquent leur répulsion pour améliorer leur silhouette, elle n’en eut jamais réellement besoin. Jusqu’à ce qu’elle rejoigne la Confrérie. Bien sûr au début elle était passé entre les mailles du filet. Mais on repère bien vite une jeune fille maigrichonne et visiblement mal nourrie incapable de se défendre physiquement. Maiwenn pouvait arguer comme elle voulait sur l’inutilité du corps à corps au regard de son pouvoir elle savait pertinemment qu’elle se retrouvait plus souvent en mauvaise posture lors de mission par rapport à son « handicap sportif » qu’elle ne l’admettait officiellement. Résignée elle avala donc rapidement un bol de céréales et un fruit avant de prendre la direction cette fois de la salle d’entraînement. Ironiquement elle s’était d’ores et déjà habillé avec des vêtements adaptés aux sports de combats, assez souples pour ne pas gêner ses mouvements. Elle releva rapidement ses cheveux blonds en une queue de cheval assez simple. Croisant son reflet son reflet dans la vitre de la porte de la salle d’entraînement elle fut surprise de voir qu’elle n’avait pas une tête aussi terrifiante qu’elle aurait pu le penser. On distinguait à peine ses cernes. Peut-être qu’un miroir aurait été moins tendre mais ce pseudo reflet lui convenait. Elle était plutôt mignonne à la réflexion. Sans plus s’admirer Maiwenn poussa la porte.

Elle fut d’abord surprise par le nombre relativement impressionnant de Confréristes présents en train de s’entraîner. L’attendant déjà et ayant vu son expression surprise Sally se moqua joyeusement d’elle en lançant « Et oui ça fait un petit bout de temps que tu n’as pas remis les pieds ici ! » En reniflant et prenant un air de martyr Maiwenn lui demanda de quelle façon elle comptait la cuisiner aujourd’hui. Si Maiwenn avait très vite montrer ses limites en termes de combat au corps à corps Sally excellait aujourd’hui. C’était en quelque sorte un acte de charité de sa part de forcer la Syrène à se secouer les muscles, voir si ils ne s’étaient pas atrophiés par manque d’activité. Pendant que Sally continuait à babiller l’air de lui reprocher son manque de musculature Maiwenn regarda intentionnellement un autre groupe à côté d’eux. Une nouvelle recrue prenait visiblement une première leçon et le confirmé tentait de lui apprendre les bases du judo. C’est alors que sans crier gare Sally se fendit pour lui porter un coup. Alertée par son ouïe Maiwenn se décala à la dernière minute et adopta aussi tôt la garde qu’on lui avait enseignée à force de coup quand elle ne prenait pas la bonne position. Sally lui adressa un grand sourire et elle grinça des dents.

- Normalement il ne devrait pas y avoir quelque chose qu’on appelle un échauffement avant que tu ne commences à me taper dessus ?
- Normalement oui mais bon. Tu n’avais qu’à arriver plus tôt !

Maiwenn leva les yeux au ciel pendant que son amie lui expliquait qu’aujourd’hui elle lui ferait travailler ses esquives. Maiwenn se retint de peu de lui dire que ces mouvements ne lui seraient pas de grande utilité face à un mutant doté d’hyper vitesse, ce qui était statistiquement ce qui lui posait le plus de problème. Quand bien même elle aurait voulu répliquer quelque chose que Sally ne lui en aurait pas laissé le temps. Déjà la brunette attaquait et Maiwenn se lançait dans un numéro de parades et d’esquives. Elle tentait piteusement de gérer son souffle afin de ne pas se retrouver totalement dominé. Sally s'apprêtait à lui porter un coup de pied au niveau de sa boîte crânienne. Se jetant au sol, roulant sur une épaule et se redressant pour ce camper immédiatement sur sa position de garde elle vu de justesse le poing qui se dirigeait déjà vers sa tempe. Elle le para aussi tôt… pour avoir la désagréable sensation qu’elle fuyait depuis le début. Des frissons la parcoururent jusqu’à ce que Sally ne la lâche. C'était une feinte qu'elle n'avait pas su interpréter et Sally l'avait frappé en pleine poitrine. Bien sur les coups de Sally ne faisait pas mal à proprement parler, ceux-ci passant au travers de son corps. Mais bon sang elle détestait que son amie lui passe au travers ! Pendant qu’elle se remettait Sally s’éloigna un instant, appelé ailleurs pour donner un conseil théorique au groupe d'à côté.

La Syrène se sentait épuisée. Elle n’avait qu’une envie à l’instant précis retourner dans sa chambre et se faire couler un bain puis fermer les yeux pour au moins, hum, cent ans feraient l’affaire. Depuis combien de temps n’avait-elle pas dormi ? Bien sur Sally n’allait pas lâcher l’affaire comme ça et elle avait bien raison. Ce n’était pas le manque de sommeil qui allait tuer la Syrène. Et puis elle avait bien du fermer les yeux deux petites heures cette nuit… peut être. Il lui en faudrait plus pour en venir à bout. Maiwenn retint un gémissement quand la Confrériste se rapprocha d'elle à nouveau, transpirant l'autosatisfaction. La Syrène fit la grimace tout en se redressant. La suite de l'entraînement se poursuivit par la répétition de plusieurs esquives. Plus Maiwenn les pratiquaient moins elle semblait y parvenir. Elle finit par être projetée au sol par une prise de Sally avant de lâcher mi-amère mi-amusée :

- C'est bon tu m'achèves ?
- Humm j'hésite ça ne fait qu'un quart d'heure tu sais...
- Ne te moque pas de moi je souffre depuis au moins deux heures !

En riant Sally finit par concéder que l'entraînement avait été suffisant. Soulagée Maiwenn se releva et commença de s'étirer. Elle pensait déjà à ce qu'elle ferait une fois sortie. Toute moulue par cet entraînement qui mine de rien avait bien duré une heure ce qui pour la Syrène était exceptionnel et épuisant. Peut-être parviendrait-elle a dormir tout compte fait... Elle était toujours en train de s'étirer lorsqu'un pas assuré se fit entendre, s'approchant visiblement de l'endroit où elle se tenait. Elle releva les yeux et constata avec surprise qu'un Acolyte s'était approché d'elle. Elle n'avait jamais eu l'occasion ou de raisons particulières de lui parler, connaissait juste son alias Firefist. Et sa réputation de Don Juan évidemment. Il avait adopté une attitude très... Hmmm. Evocatrice. Grand, blond et athlétique avec deux grands yeux bleus clairs et évidemment sûr de lui. Très sûr de lui. Presque insupportable.

« Salut belle demoiselle. Je comprends mieux maintenant pourquoi on t’appelle la Syrène. Entre nous, une beauté comme ça ne pourrait avoir d’autre pseudonyme »

C'était assez prévisible comme approche. Destabilisant mais prévisible. Elle se doutait bien qu'il ne venait pas spécialement pour un motif autre que papoter amicalement tout en faisant si possible une nouvelle conquête mais Maiwenn n'était pas vraiment ce qu'on pourrait considérer rodée à ce petit jeu de « Fuis moi je te suis » pour ne pas dire pas du tout. Mais c'est avec humour qu'en se redressant elle répliqua :

- Je pourrais dire la même chose de toi « Firefist ». Entre nous, quelqu'un avec une telle réputation de chaud lapin ne pourrait ne pas avoir « Fire » dans son pseudonyme.

Maiwenn ne semblait absolument pas touchée par le compliment même si elle devait bien admettre que ça fait toujours plaisir. Elle était bien consciente de ne pas être particulièrement à tomber à ce moment précis contrairement à lui mais elle n’était pas du genre à se mortifier pour une trivialité pareille. Elle se releva totalement et se doutant qu'il ne devait pas la connaître autrement que sous son alias entreprit de ce présenter sur un ton ironique et joueur à la fois :

- Au cas où ça t'intéresserai j'ai un autre nom, « Maiwenn ».

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MessageSujet: Re: Fuis moi je te suis... [Pv Maiwenn Short]   Mer 11 Avr - 12:21

Comme il s’y attendait et en avait l’habitude, Rusty fit éclater son plus beau sourire aux dires de la jeune demoiselle. Il tentait toujours des approches banales, même parfois bancales aux yeux des femmes, mais au final il y avait une chose dont il était certain : Cela avait le mérite de retenir l’attention des sujettes. C’était exactement le cas de la Syrène. Il l’avait déjà croisée à plusieurs reprises, sans pour autant engager une quelconque discussion sérieuse et longue, au point d’en devenir de meilleurs amis « Forever ». Il ne supportait pas ça à vrai dire, selon lui c’était tout où rien : Soit il consumait l’attirance en un temps record, soit il passait son chemin. Mais ce qu’il y avait d’assez étrange dans cette situation, c’était que la Syrène l’intriguait au plus haut point. Il n’était nullement capable de définir s’il s’agissait d’une attirance simplement physique, ou si quelque chose en elle l’intéressait d’avantage : son caractère, sa distinction, et ses ambitions. Aussi charmeur qu’à l’accoutumée, il ne pouvait se résoudre a ne rien faire c’était donc là la raison de son approche pour le moins risible, certainement.

- Je pourrais dire la même chose de toi « Firefist ». Entre nous, quelqu'un avec une telle réputation de chaud lapin ne pourrait ne pas avoir « Fire » dans son pseudonyme.

A cette phrase, il ne put s’empêcher de sourire, en dévoilant ses dents éclatantes de blancheur, le coin des lèvres pincées :

- Un chaud lapin dis tu ? (rires) Il ne faut pas croire ce qu’on raconte sur moi. Je ne suis ni ce qu’on dit ni ce qu’on veut que je sois. Je profite juste d’opportunités comme celles là pour faire connaissance, rien de plus.

Terminant sa réplique par un clin d’œil charmeur, il se redressa, et étira ses bras vers l’arrière, comme pour s’échauffer. La conversation avait réellement commencé, et c’était comme une satisfaction pour lui, car même s’il montrait qu’il ne doutait pas, la pire pouvait arriver.

- Au cas où ça t'intéresserai j'ai un autre nom, « Maiwenn ».

A son tour d’ajouter alors :

- Je le connais ton prénom, n’aie crainte. Tu es bien assez connue ici pour qu’on s’en souvienne. D’ailleurs en dehors de Firefist, tu peux m’appeler Rusty. Ce sera peut être moins officiel comme présentation.

Encore un clin d’œil et il se pencha dans son sac pour récupérer une bouteille d’eau afin de la lui tendre pour qu’elle puisse en profiter. Entre temps, il contemplait le corps de la jeune Acolyte, certes fatiguée par la séance qu’elle venait de mener, mais tout de même agréable a regarder. Ses intentions étaient étonnamment différentes de celle d’habitude : pas de proposition indécente, par de mauvais gout. Parce que ce qu’il avait apprécié dès le premier contact, c’était sa façon d’être, et son cynisme discret et perturbateur. Il appréciait les filles de sa trempe, et elles étaient rares : presque toutes aigries, déformées, ou sadiques. Ca lui changeait : c’était d’ailleurs pour ces raisons qu’il ne comptait pas trouver de belle à chérir à l’intérieur même de la confrérie. Puis en tentant le tout pour le tout, il lui annonça :

- Dis moi Maiwenn, un de ces quatre, on pourrait faire plus ample connaissance si ca te dit ? Nous ne sommes que très peu d’acolytes en ce moment dans cette famille, ce serait dommage de ne pas se connaitre d’avantage.

Jamais il n’avait sortit de phrase de ce genre : il se sentait étonnamment stupide. Rare moment de faiblesse de la part de Firefist qui contrôlait toujours la situation, mais là, il fallait avouer que la Syrène l’avait troublé.

Mais pour faire jouer son coté mystérieux, il n’eu d’autre reflexe que de lui laisser la bouteille d’eau sur le banc qui entreposait leurs affaires :

- Enfin je ne veux surtout pas te forcer la main bien sur. Je te laisse la bouteille, elle risque d’être un peu chaude, je ne contrôle pas toujours la température de mon corps. Tu ne pourras t’en prendre qu’à toi-même.

Esquissant à nouveau un sourire gêné, il fit mine de s’en aller ailleurs, en espérant toute fois qu’elle l’arrête pour lui répondre clairement. Il ne comptait pas la laisser là au final, mais il ne voulait pas non plus d’elle dans son lit : enfin du moins pas pour les même raisons mais Rusty était un « chaud lapin » quoi qu’on en dise apparemment !
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Maiwenn Short
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MessageSujet: Re: Fuis moi je te suis... [Pv Maiwenn Short]   Mer 11 Avr - 22:31

Russell sembla s’amuser de sa réplique. Sa réponse dénotait plus d’intelligence et d’autodérision dont elle ne l’aurait spontanément crut capable. Maiwenn n’avait pas spécialement une mauvaise opinion de lui, mais plus des dragueurs en général. Visiblement son approche était volontairement caricaturale. D’une certaine manière c’était visible dès le début. De ce qu’elle savait Russell n’était pas très attiré par les Confréristes en général. On pouvait le comprendre, la plupart des Confréristes hommes ou femmes étaient des individus torturés au passé tumultueux. Souvent à tendance… presque psychopathe. Et puis, que ce soit dans une entreprise classique ou dans une organisation criminelle, fricoter avec ces collègues n’était jamais très recommandable.

Firefist alla alors chercher sa bouteille d’eau. Du coin de l’œil Maiwenn continua d’étudier l’Acolyte. Rien de nouveau sous le soleil, ce type devait vouer un véritable culte à l’entretien de sa musculature pour assurer son charme naturel. Peu de chose en commun avec la Syrène qui même si elle n’était plus maigre à proprement parler restait extrêmement mince. Discrète et pâle elle se fondait dans la masse de la Confrérie la plupart du temps. Pourtant Russell venait de lui prouver il faut se méfier de l’apparence extérieure. Elle ne l’imaginait pas franchement comme celui qu’elle était en train de découvrir. Russell lui tendit sa bouteille d’eau et Maiwenn l’accepta avec un sourire. L’entraînement l’avait passablement déshydraté et n’ayant pas prévu à l’origine de se retrouver en plein entraînement elle n’avait pas pensé à en prendre une. Se sentant observée pendant qu’elle buvait Maiwenn se demanda ce que l’Acolyte avait en tête. Qu’est ce qui pouvait intéresser le Don Juan de la Confrérie. Maiwenn avait un tempérament relativement froid et sans être inamicale elle ne tissait pas facilement des liens.

Elle s’apprêtait à répliquer encore avec son cynisme habituel tout en évitant de l’envoyer trop brutalement sur les roses après qu’il lui ait donné son nom, lorsqu’il se lança dans une tirade on ne peut plus imprévisible. Soit elle l’avait totalement mal jugé soit il se moquait d’elle. Mais l’ouïe de la Syrène percevait le moindre trémolo dans la voie, le moindre souffle coupable. Russell était juste… gêné. On ne pouvait qu’être surprit. Maiwenn avait toujours visualisé Firefist comme un simple dragueur à la mentalité assez basique qui n’engageait la conversation que pour lancer quelques propositions indécentes, bien que respectable sur le plan de l’efficacité en tant que Confrériste. Elle se demanda fugitivement comment il l’a considérait elle. Bien sûr elle n’avait pas une image particulièrement négative de lui, juste moins bonne qu’il ne semblait le mériter. Avant qu’elle ne puisse répondre, il enchaînait automatiquement sur ce qui ressemblait à un « A plus tard et pas la peine de faire comme si j’avais dit ce que je viens de dire ». A peine eut-il esquissé le geste de tourner les talons que Maiwenn lança sur un ton taquin :

- Tout dépend de ce que tu entends par « faire plus ample connaissance ».

Elle avait l’air amusée et était bien moins pressée de quitter les lieux que quelques minutes plus tôt. Du coin de l’œil elle voyait Sally qui ne manquait pas une miette de leur échange. Bon autant pour l’intimité. Même si le sous-entendu était assez explicite dans sa dernière réplique, Maiwenn n’escomptait rien de plus qu’une amitié, et encore. Quelques joutes chargées de double sens sans doute. Russell devait bien sans douter, mais Maiwenn préféra ajouter l’air détendue :

- Je plaisante bien sûr. Ca me ferait plaisir effectivement, les Acolytes sont on ne peut plus rares. Je te laisse ta bouteille je devrais survivre sans. Bon entraînement.

Au tour de la Syrène de faire un clin d’œil et mime de partir. Maiwenn prit nonchalamment sa veste qui jusque-là reposait sur le banc où Russell avait posé ses propres affaires, bouteille comprise. Elle s’apprêta à sortir de la salle, sans vraiment attendre qu’il ne la retienne, sans l’espérer totalement non plus. Il avait des choses à faire et elle aussi, enfin, elle en trouverait bien. Comme le prouvait le regard assidu de Sally qui semblait décidément ne pas avoir été éduquée dans le respect des autres pour ce qui était de ne pas laisser traîner ses oreilles partout, la salle d’entraînement n’était pas un bon endroit pour apprendre à mieux connaître ceux qui d'une certaine manière partagent votre quotidien.

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MessageSujet: Re: Fuis moi je te suis... [Pv Maiwenn Short]   Sam 14 Avr - 23:24

Au final Rusty se sentait un peu plus avancé dans ce qui semblait se transformer en rencontre purement amicale. Lui qui d’habitude attendait de jouer sur trois mi temps avec les femmes : la rencontre – la séduction – la consommation, il s’était retrouvé bloqué dans ses plans avec la Maiwenn. Quelque chose l’empêchait même d’oser fantasmer et même de simplement imaginer quelque chose d’éphémère avec elle.

- Tout dépend de ce que tu entends par « faire plus ample connaissance ».

En fin de compte, il ne savait plus trop où il en était : ce qui était sur c’était qu’elle avait l’air d’une fille sympathique et pleine de ressource. Le fait aussi qu’il y avait une certaine différence d’âge le poussait à la prendre en respect voire même en protection. Il savait a peu prêt comment l’imaginer, comment la penser, et clairement, elle était une Confrériste dévouée, mais quelque peu discrète : chose qu’il appréciait particulièrement parce que c’était ce genre de personnage qui cachait bien des ressources, parfois même inexploitées. Alors lorsqu’elle lui rendit la bouteille, en accompagnant son geste d’un clin d’œil subtil, il ne put s’empêcher de sourire bêtement. Non ce n’était pas son sourire habituel de charmeur, mais bien celui de garçon béat, qui se retrouvait d’une façon ou d’une autre attaché à cette petite personne à l’apparence si fraiche qui troublait son esprit depuis le début de leur conversation.

- Je plaisante bien sûr. Ca me ferait plaisir effectivement, les Acolytes sont on ne peut plus rares. Je te laisse ta bouteille je devrais survivre sans. Bon entraînement.

Il agrippa la bouteille et ne dit rien, en pinçant ses lèvres, comme pour s’interdire certaines vacheries, puis il la rangea dans son sac. Au final il n’avait même pas fait d’entrainement. Ce n’était pas une déception en soit si on considérait le fait qu’il avait eu la chance de rencontrer la Syrène et de lui parler plus sereinement. Mais quelque chose lui venait sur le bout de la langue : des mots qui voulaient sortir, coute que coute, et qu’étrangement il ne parvenait pas à garder au fond de son cœur. Il revint alors sur ses pas, au départ décidé à la laisser tranquille, et d’une moue timide, et rarissime il ajouta :

- Tu as finis ton entrainement là ? Je me disais qu’on pourrait… Aller manger un bout ensemble et apprendre à se connaitre d’avantage.

Il eut un moment de doute, puis il se ressaisit comme rattrapé par les rumeurs qui couraient à son sujet :

- Enfin si tu n’en a vraiment pas envie de comprendrais, j’aurais plus qu’à espérer qu’on se croise en mission un de ces quatre. Je suis désolé peut être que je te fais peur en fait.

Les effets de la timidité se faisaient ressentir, en lui mais aussi en dehors, puisque son corps chauffait, et commençait déjà à dépasser les 45°C. Lui n’avait pas chaud, il savait juste qu’il était en proie a la montée d’adrénaline, mais est ce que Maiwenn allait l’imaginer en ce sens ? C’était un chaud lapin, elle avait parfaitement raison, mais parfois c’était malgré lui, et difficile de le faire comprendre. Ce qu’il souhaitait à cet instant, ce n’était nullement une nuit torride en compagnie d’une des plus belles filles de la confrérie, mais tout simplement, se faire une amie.

Oui Rusty venait de se découvrir un cœur tout feu tout flamme qui s’était retrouvé d’une façon étonnante attaché à celui de la jeune Syrène. Ce qu’il en adviendrait après, il ne pouvait pas le dire, et pour la première fois il ne voulait pas y penser : juste peut être profiter de l’instant présent. Il prit alors ses affaires, en oubliant même d’attendre sa réponse s’il y en avait une, et il repartit en direction de la sortie du gymnase. Cependant en titillant l’intérieur de sa poche, il entendit le cliquetis des clés de la bécane : alors d’un geste prompt et sec il secoua les clés a la lumière de la porte de la salle d’entrainement et il ajouta d'un sourire délivreur :

- On peut aller en ville si ca te dit !
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Maiwenn Short
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MessageSujet: Re: Fuis moi je te suis... [Pv Maiwenn Short]   Sam 28 Avr - 16:58

C’est étrange n’est ce pas, on peut passer des années à être à un cheveu de rencontrer quelqu’un mais sans que jamais la rencontre ne se fasse. Comme on ne dit pas bonjour à tous les quidams passant dans les couloirs de la Confrérie on se prémuni aussi bien des mauvaises que des bonnes rencontres. Les stéréotypes et préjugés que l’on a sur les autres n’aide pas, on colle toujours une étiquette sur les gens, même inconsciemment même sur cette étiquette virtuelle il y a un simple point d’interrogation, on se fait toujours une opinion d’« à première vue » et mine de rien il est dur de s’en défaire. Firefist était en quelque sorte plein de surprise. Maiwenn avait temporairement ajouté un point d’interrogation à côté de l’étiquette « Dragueur » qui constituait sa première opinion à son sujet. Il pouvait dire ce qu’il voulait, les faits parlaient pour lui.

Maiwenn se demandait ce qui stimulait son intérêt. Parce que visiblement il n’avait pas réellement l’intention de la séduire, juste de la connaître mieux, ce qui soit dit en passant lui plaisait bien plus, souhaitant également savoir qui était Rusty au juste. Son paradoxe attisait sa curiosité et son charme mêlé de sympathie lui donnait envie de mieux le connaître lui qui pourtant quelques heures plus tôt n’avait strictement aucune importance. Il avait en quelque sorte déboulé sans crier gare, suivant l’impulsion du moment sans doute. Surprenant toutefois qu’il se montre presque gêné, comme soucieux de ne pas avoir l’air de chercher à l’attirer entre ses draps. A vrai dire, elle n’était toujours pas fixée sur ses intentions sur le long terme, même pas sure qu’il en ait. Il y avait de bonnes chances qu’il agisse sans préméditation juste suivant son instinct ou autre.

Elle s’apprêtait à sortir lorsqu’elle entendit distinctement son pas qu’elle commençait à identifier par rapport aux autres. Peut être était-ce faire preuve d’égocentrisme de penser que c’était vers elle encore une fois qu’il se dirigeait ? Dans ce cas on peut dire que Maiwenn est quelqu’un d’assez égocentrique parce qu’aussi tôt elle ralentit le pas imperceptiblement, lui donnant ainsi l’occasion de la rattraper avant qu’elle n’ait atteint la porte. Elle s’arrêta de marcher lorsque le doute n’était plus permit. Il avait une expression qu’elle n’aurait pas pensé voir sur son visage de beau gosse sur de lui, il n’avait jamais eu l’air aussi intimidé. Bon sang comment est ce que ce type qui était un des individus qui cumulait tous les espoirs féminins sur leur amant ou conjoint pouvait avoir une expression pareille face à elle ? Certes elle pouvait être jolie et ne doutait pas de son charme mais elle connaissait ses limites aussi et elle n’avait rien d’un top model si ce n’est la minceur. Ce comportement avait le don de la déstabiliser. Elle avait beau ce dire qu’il n’en menait pas plus large qu’elle, elle peinait à garder un air relativement neutre.

Encore une fois il lui tendit une perche pour la retirer aussitôt et avant même qu’elle n’ai pu faire mime de la saisir. Passer du temps avec lui ? Bien sur pourquoi pas ? Il était sympathique, très sympathique et semblait plein d’humour. Quelqu’un avec qui passer un bon moment. Pourquoi diable est ce qu’il allait s’imaginer qu’il lui… faisait peur ? La gêne passagère de la Syrène se dissipa et souriante elle l’empêcha de se détourner encore une fois elle lui attrapa le bras et dit :

- Peur, moi ? Il en faudra plus que ça.

Elle lui fit un clin d’œil et relâcha son bras le tends qu’il aille récupérer ses affaires. Elle avait été assez surprise à ce contact même si elle n’en avait laissé rien paraître. Il était vraiment brûlant. Comme quoi une expression toute faîte peu avoir plusieurs sens. Après savoir si c’était ça température naturelle où due à autre chose comme une émotion… Hum. Russell revint rapidement, bien plus détendu, tirant de sa poche quelque chose ressemblant à une clé. Voyons, elle connaissait à peu prés tous les véhicules stationnés à la Confrérie à force de fréquenter Ampère. Une chose était sûre, Russell n’avait pas de voiture. Et les autres engins étaient pour la plupart des deux roues (elle doutait que ces clés permettent de piloter l’hélicoptère qu’Ampère, elle et une bande de Confréristes avaient subtilisé et modifier. De toute façon pour un déjeuner en ville on a vu plus… discret) et il n’y avait aucun doute où presque que Russell ne roulait pas en scooter. Moto donc.

On a toujours un peu peur de ce qu’on ne connait pas n’est ce pas ? Après tout la première fois qu’on lui avait offert de voler elle avait dit non tout de suite, visualisant une longue chute désespérée. Et maintenant c’était sans doute normal de s’imaginer épluchée sur du goudron. Sans doute. Elle déglutit. S’arracha un sourire. Pouvait-elle être aussi rapide qu’une moto ? Oh et puis zut elle était ridicule. En volant elle devrait s’arrêter avant d’arriver dans le centre et ce serait gênant. Elle pouvait bien « sauter le pas » et vaincre son appréhension. Espérant que Firefist n’avait pas attribué sa réserve à une quelconque chose qu’il aurait dite ou faite – il était déjà assez sujet aux sursauts de nervosité comme ça merci – elle lança joyeusement :

- Ca me dit !

Ils prirent la direction de l’aile supérieure pour trouver le garage. Se traitait moqueusement de froussarde au fond d’elle-même pour s’empêcher de céder à son appréhension. Elle chercha du regard l’endroit où étaient entreposés les casques. Vraiment elle n’était pas assez rapide pour concurrencer une moto ? Qu’est ce qui était le plus ridicule au fond, avoir peur ou ne pas avouer sa peur. S’exhortant à un peu de courage elle se dirigea vers les casques laissé à disposition de ceux qui n’étaient pas des habitués du lieu elle en trouva facilement un à sa taille et se retourna vers Russell, casque à la main et lui demanda :

- Tu as un endroit particulier en tête ?

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MessageSujet: Re: Fuis moi je te suis... [Pv Maiwenn Short]   Sam 28 Avr - 19:35

En faisant danser ses clés entre ses doigts, il lança un regard à la Syrène, mi inquisiteur, mi malicieux, comme pour signifier que l’aventure s’offrait a eux. Il n’était absolument pas dans l’optique de la séduire pour la mener dans ses draps certes, mais le jeu qui s’était installé entre eux les mettait plutôt dans une situation où ils se séduisaient, mais au plus profond de leur personne. Il y avait certes une attirance physique indéniable, mais l’histoire qui s’écrivait les concernant était bien plus intellectuelle que cela. Probablement qu’ils garderaient de bons contacts, loin de l’idée d’une rencontre furtive et sans intérêt : Rusty était curieux de connaitre la demoiselle, et voulait creuser pour la faire sortir de sa coquille, où plutôt, il creusait pour ouvrir cette bulle qui l’entourait, et qui la séparait de Maiwenn.

Il ressentait chez elle malgré tout une certaine gêne. Avait-elle peur ? Mais de quoi… de lui ou de la moto ? Elle lui avait pourtant signifié qu’elle n’avait pas peur, et en même temps cela n’étonnait pas Rusty. Mais cela n’empêchait pas la jeune femme de cacher ses émotions : après tout, tout le monde avait des choses à cacher, et Rusty le premier. Il avait même été découvert, lorsque Maiwenn prit son bras et pu ressentir la chaleur de son corps. Donc il n’en tenait pas rigueur, et se promettait à lui-même qu’il allait faire attention à elle, le reste tombant sous le sens selon lui.

Ils se dirigèrent donc vers l’aile supérieure de la confrérie, pour se rendre dans les garages, où reposaient les machines des confréristes. Il guida la jeune femme vers son box, en lui donnant le choix du casque qu’elle souhaitait porter sur le trajet, et il ouvrit la porte du garage. Il laissa alors le soin à Maiwenn de découvrir sa belle moto
Spoiler:
 

C’était sa bécane, son bolide, et il la choyait comme si elle était l’unique femme qui avait su le faire fondre, autrement que sous les flammes. Il se plaça alors près de la moto en tapant sèchement sur la selle et il releva la tête pour s’adresser à Maiwenn.

- Je pensais à un petit tour en dehors de New York, sur la corniche qui contourne la forêt. Ca te tente ?

Malgré son aspect un peu rustre, Rusty était un brin poétique, mais vraiment un brin, et il appréciait de temps en temps de voir le soleil briller sur la corniche. L’air y était frais, et la vue magnifique. Il voulait l’amener à ressentir de nouvelles sensations, en moto et accrochée à lui. Ce n’était rien de prédéfini, parce qu’il ne savait pas comment elle-même allait réagir, et finalement il allait bien voir. Si elle préférait aller manger une glace, voire même retourner a la confrérie, elle n’aurait qu’à le lui dire. Il considérait qu’il faisait un pas en avant, il allait bien voir si à son tour elle allait en faire de même.

- J’espère que tu n’a pas peur en moto ?

Et il enchaina en enfilant son casque noir, et en l’accrochant, puis il s’assit sur la moto pour la démarrer. Il lui lança un sourire narquois, sentant bien qu’elle avait une certaine réticence qu’elle n’osait pas avouer, puis il lui fit signe d’avancer pour s’installer derrière lui.
La moto grondait déjà sous les accélération de Rusty: c'était histoire de donner une première impression de ce qui les attendait.
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Maiwenn Short
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MessageSujet: Re: Fuis moi je te suis... [Pv Maiwenn Short]   Mer 2 Mai - 17:39

C’est drôle comment on peut vivre l’un à côté de l’autre sans se voir ou se toucher. Comment on passe à côté des gens. Ce qui l’est encore plus c’est la façon dont un jour la distance toujours établie disparaît. Il y a un temps d’adaptation, un déséquilibre. Comment savoir si on ne s’appuie pas sur l’autre, si on ne se tient pas trop en retrait ? Une relation c’est respecter la distance, quelle qu’elle soit. Dans le cas présent Russell et Maiwenn venait par une intervention de Russell de réduire la distance. La question qui se posait c’était à quel point allait-il se rapprocher ? Ils avaient jusque là l’air de bien s’entendre, de partir sur les bases d’une séduction espiègle sans véritable but de conquête. A la découverte de l’autre comme à la découverte d’eux-mêmes. Sans avoir à s’en préoccuper pour le moment tout du moins Maiwenn avançait.

Russell était dur à analyser elle l’avait déjà réalisé. Imprévisible et impulsif. Agissant sous des coups de têtes et en un sens c’était cet aspect de lui qui avait établi le contact entre eux. Elle ne devait pas être bien plus transparente que lui et elle devait bien reconnaître qu’il avait peu de chance de bien mieux la connaître après cette journée. Maiwenn parlait peu, écoutait beaucoup. A partir de quand avait-elle cessé de parler ? C’est drôle mais les mots qui sortent naturellement pour former des confessions quand on est plus jeune se tarissent à une vitesse affolante lorsque l’on est contraint au silence des années et des années de suite. Aujourd’hui rien ne l’empêchait de parler si ce n’est… l’habitude ? A moins qu’elle ne soit son propre barrage. Quoiqu’il en soit, elle ne s’en tenait pas plus rigueur que cela, il n’y a pas besoin d’être particulièrement bavard pour tisser des liens. Elle n’avait jamais eu de doute dans sa capacité à se faire des amis et ce n’était pas avec quelqu’un d’aussi sociable en un sens que Russell que ça allait commencer, n’est ce pas ?

Russell ouvrit la porte du garage découvrant ainsi l’engin. Bon. C’était une moto. Une moto gris métallisé et noire. C’était à peu prés tout ce qu’elle était capable de voir. Qu’il n’attende surtout pas d’elle un sifflement émerveillée où qu’elle s’approche de la bête l’examinant comme un maquignon un cheval lâchant des commentaires admiratifs. C’était tout simplement au-dessus de ses forces et des ces connaissances en terme de mécanique. Il y avait sans doute un certain manque de passion qui jouait. Elle songea fugacement que Louise et Russell auraient eu des centaines de sujets de conversation possibles rien qu’à partir de ce tas de ferraille qui pour elle n’évoquait strictement rien. Bon, visiblement il n’attendait rien de tel et c’était tant mieux. Il prit la parole, souriant et l’air confiant comme à son habitude pour lui proposer un itinéraire tout ce qu’il y avait de plus sympathique. Lui rendant son sourire elle répondit :

- Ca me tente assez oui.

Elle n’avait presque plus besoin de s’exhorter au calme. Aussi c’est presque honnêtement qu’elle répondit lorsqu’il lui demanda si elle n’avait pas peur en moto :

- Moi peur ? Mmmh absolument pas. Elle finit néanmoins par admettre. Bon disons que j’ai une petite appréhension. Rien d’insurmontable.

Résistant de peu à l’envie d’ajouter un « Ne nous tue pas s’il te plaît » ou « Ne dépasse pas la limitation de vitesse je t’en supplie » elle adoptait un air dégagé. De toute façon il l’avait d’ores et déjà grillé sinon il n’aurait pas posé la question. Elle ne devait pas être si douée que ça pour dissimuler ses craintes. Ce n’était pas seulement pour s’affranchir de cette peur relativement insensée, cette « petite appréhension » comme elle disait qui ne lui avait jusque là jamais posé problème. Elle n’aurait pas eu une sorte de confiance spontanée en Russell qu’elle aurait trouvé un prétexte (et des prétextes ce n’était pas ce qui manquait). Si elle n’avait que voulu faire un petit baptême de moto à l’arrière de quelqu’un il lui aurait suffit de taper à la porte d’Ampère, celle-ci aurait sans doute accepté. Non franchement la moto en elle-même n’était pas la raison pour laquelle elle avait accepté. C’était passer un peu plus de temps en compagnie de Firefist qui la motivait pour bousculer ses habitudes en quelque sorte.

Elle attendit que Russell lui en fasse signe pour monter à l'arrière de la moto, retenant sa respiration par réflexe tout en continuant de se rassurer mentalement. Lorsque Russell démarra elle se souvint qu'en tant qu'être humain elle était tenue de respirer et recommença donc en prenant de profondes inspirations qu'elle espérait discrètes. Tout allait bien se passer, n'est ce pas ?

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MessageSujet: Re: Fuis moi je te suis... [Pv Maiwenn Short]   Mar 15 Mai - 9:02

Russell avait cerné l’appréhension de la confrériste, avec qui il commençait à entretenir une relation sérieusement agréable. Il ne se doutait pas des effets de cette rencontre, et contre toutes attentes, il s’en était retrouvé assagit, serein, lui qui habituellement réagissait d’instinct et avec une certaine impulsivité qui avait parfois le don d’agacer les autres. Au final c’était cette même impulsivité qui lui avait causé autant de soucis dans son passé, mais également des instants de bonheurs comme celui qu’il vivait actuellement. Alors à choisir, il ne changerait pour rien au monde, il se plaisait comme il était et espérait simplement que des personnes comme Maiwenn et d’autres puissent faire la part des choses.

Il était aussi agréablement surpris de lire cette appréhension dans les yeux de sa comparse. Elle qui passait inaperçu, jusqu’à aujourd’hui du moins, qui savait se faire discrète, et qui n’était pas du genre à prendre la vedette par simple appétit d’amour propre. C’était en quelque sorte pour la rassurer qu’il lui avait posé cette question : il ne voulait pas l’effrayer, encore moins la faire fuir. On pensait qu’à la confrérie il n’y avait que des casse-cou sans scrupules, mais chacun de ses membres avait au final une petite faille, qui les rendait intéressants et contre toute attente, les rapprochaient du genre « Humain ». C’était le comble, mais c’était pour ça qu’ils cachaient ces failles : il ne fallait pas, par principe, se mettre au même niveau que les humains, leur dignité s’en retrouverait tâchée et leur avenir dans la confrérie, compromis.

Il l’invita alors à mettre son casque, et pu par la même occasion entendre sa respiration rapide et légèrement angoissée amplifiée par l’acoustique de l’objet. Il esquissa un sourire tendre, charmé et amusé par la situation : mais elle ne pouvait pas percevoir ce détail, sauf peut être si elle fixait ses yeux qui pouvaient laisser transparaitre cette émotion que Rusty aurait bien aimé cacher soit dit en passant. Il la fit alors grimper sur la bécane et enleva la béquille. Ils étaient prêts et étaient sur le point de conquérir les alentours de la confrérie, a bord d’un bolide chouchouté par l’une des pointures de la désinvolture. Rusty appréciait cet instant, et ne manquait pas de rassurer la jeune demoiselle :

- Accroche-toi à ma taille si tu as peur. Je ne te dirais rien, et je n’en parlerais à personne.

Ils filèrent alors en direction de la corniche à l’extérieur de la zone de la confrérie. Le moteur de la moto grondait comme une bête sauvage, et le soleil de cette magnifique journée venait caresser leur peau d’une douceur équivalente à celle qui s’installait entre les deux confrères. Rusty appréciait particulièrement le vent qui s’engouffrait dans son casque et cette fraicheur qui soulageait ses nerfs habituellement : oui, ce tour à moto était généralement une excuse pour se calmer et rester Zen. Et aujourd’hui, il voulait prouver à Maiwenn, qu’il n’était pas le stupide homme aux multiples conquêtes. Il savait aussi apprécier des personnes comme des moments, et avait un cœur sous cette carapace brulante qui empêchait les autres de venir de rejoindre. Maiwenn, elle, avait su la percer et semblait savoir parfaitement comment s’adresser a lui, et commençait à le cerner : c’était a la fois inquiétant et soulageant.

Il ajouta alors en parlant plus fort, sa voix voilée par le vent et le bruit assourdissant du moteur :

- Tiens-toi bien, on passe aux choses sérieuses !
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