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 Mutant D'Ta Mère !!! ( Libre)

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MessageSujet: Mutant D'Ta Mère !!! ( Libre)   Jeu 12 Juin - 20:03



Début Juin.

Un rat de bibliothèque, quel paradoxe quand on connaît mon histoire ! Je sais que les beaux jours reviennent sur l'Institut la belle saison allant chasser la léthargie froide des mois d'hivers, il y a de plus en plus de monde dans les couloirs quittant les dortoirs exigus pour s'aérer le long des baies vitrées et bien entendu, les pelouses du Parc commence à se peupler d'une population disparate et bigarrée. Au grand Dam des amis de Sanzo, je n'aime pas trop me balader à l’extérieur parce que inévitablement, je sent les regards glisser sur moi même si à l'évidence, je les cherche. Je ne vais blâmer personne ! C'est presque incongru lorsque les degrés grimpent et que l’épaisseur des vêtements s'effiloche de voir une lolita goth avec force cuir et moult dentelles noirs arpenter les chemins verdoyant comme si elle s'était trompé de Conventions de Cosplayeurs ou qu'elle cherchait à se faire repérer pour le casting de Final Fantasy 42, en 3D !

Mieux vaux passer pour ce qu'on n'est pas plutôt que pour se faire agresser pour des choses qui peuvent nous blesser. C'est idiot, je sais mais tant qu'il parle de mon look, il ne parle pas vraiment de moi, vous savez ? Le sage montre la Lune, le Fou regarde le doigt. Le vacarme de la chambrée avec Rachel et Kaede me manque, même si je suis trop fière pour l'avouer, je ne sais pas au fond si c’était une bonne chose de prendre mon indépendance. C'était le choix qui s'imposait, un choix « d'adulte ». Aux yeux des autres, je suppose que cela montre que je ne suis plus un danger pour les résidents, mais la solitude est parfois pénible à supporter alors je dois bien l'avouer, je passe une partie de mon temps à embêter mes mères dans leur appartement, prenant les repas ensemble et une fois par semaine avec Rachel et Kaede pour ne pas couper le cordon. J'essaye de respecter leur intimité surtout que passer une certaine heure, elles savent me faire comprendre « lourdement «   que je dois quitter le nid pour regagner mon univers de Jeune Fille Indépendante.

Un rat de bibliothèque donc.
Il est encore tôt dans l'après midi et j'ai finit de consulter plusieurs ouvrages de mathématiques appliquées qui comme dirait maman Cait « foutraient la diarrhée foudroyante à n'importe quelle personne normalement constituée », en plus elle s'y connaît en diarrhée foudroyante, j'ai cru comprendre.

Je décide de faire une pause en promenant mon regard sur un ancien magasine titrant sur « Le Phénomène Mutant », Tabloid classique à la prose relativement acceptable et qui étale en première page une scène de guérilla urbaine où un personnage au cheveux roux et costume rouge sang a attiré mon attention...Mon regard amusé, un rictus de circonstance au coin des lèvres, je parcours les pages jusqu'à tomber sur un encart au titre qui m'arrache un murmure de surprise.

Le Wonder Beaver, La X Men rebelle.

Mais What the Fuck ??? Je ne sais pas ce qui est le plus consternant, qu'on la présente comme une Reverse estampillée X qui mouille la culotte des petites filles trop sages ou qui durcisse le pantalon des Juste Imbibé qui s'ignorent ou qu'on lui prête toute sorte de conneries comme une pseudo liaison avec l’actrice Jennifer Lauwrence vu que certaines sources sures l'affirme homosexuelle – merde ca se voit tant que ça ? Olallalalalala, a tous les coups qu'elle l'a dit via son facebook -_-, d'ailleurs fermé depuis. En tout cas c'est un portrait tellement exubérant qu'au fond, il ressemble bien au merdier qui doit se passer sous le crane de la Californienne allumée. Insouciance, héroïsme, excentricité et son « mystérieux compagnon chauve souri qui a tout piqué à Batman avec son allure de « Femto échappé de Berserk » Amy ? Sériiiiiieuuux ?...c'est vraiment comme ça qu'on voit les choses, en dehors de ces murs ?
Réducteur et faux...le Beaver est une icône estampillé BanKable...De l'amusement, je passe à l'exaspération.

Je finis par soupirer tristement en fermant bruyamment le magasine ne pouvant m'empêcher de lacher un «  pauvres cons » de circonstance.
Triste époque en tout cas, on se croirait dans Watchmen, tiens !!

Résumer Mutant à Héro, ca revient à résumer les vampires a Twillight ou Superman à son slip rouge. Qui pour croire que le but ultime de cette époque c'est de contrôler son gros pouvoir pour aller battre « le vilain » ? Est-ce que ce monde est sérieux ?
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Sage
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MessageSujet: Re: Mutant D'Ta Mère !!! ( Libre)   Ven 20 Juin - 17:21

Dimanche 8 Juin 2014 – 01 : 26 P.M.
Il est intéressant, de son point de vue, que les personnes associent aussi étroitement la lecture et l’informatique. Il n’y a pas beaucoup d’endroit où trouver des ordinateurs à l’Institution Charles Xavier pour jeunes surdoués et les membres n’ayant pas leur machine personnelle doivent se rendre à la bibliothèque pour en trouver en libres services, bien évidemment limités aux calmes et studieuses activités comme le veut le lieu. Livres et bibliothèques existent depuis des millénaires, ordinateurs et fichiers informatiques depuis des décennies, et il semblerait que pour beaucoup les seconds soient l’évolution des premiers ; après tout, ils servent à contenir l’information et à permettra sa classification et sa transmission. Est-ce une perte ? Elle l’ignore, elle pense que c’est à chacun de choisir son support favori. Néanmoins lorsqu’elle imagine les informations contenues dans un disque dur c’est une bibliothèque qu’elle voit et bien que celle de l’Institut ne soit pas la réelle dépositaire des savoirs de la bâtisse, dont l’ombre cache une technologie à en faire pâlir la plupart des grandes organisations, elle n’en contient pas moins énormément de savoirs classiques et les étudiants venus les consulter. Les examens finaux approchent et la bibliothèque est plus que jamais remplie de ce murmure d’êtres en consultation de données. C’est pour ça qu’elle est là.

Pas pour les données, non, car ses lunettes sont une interface informatique suffisante pour trouver celles dont elle aurait potentiellement besoin avec une instantanéité inhumaine, ni pour les livres puisque dans le choix suscité entre papier et numérique elle prend, sans réel choix car c’est dans sa nature mutante, le second, mais bien pour le calme qui règne ici. Elle fait depuis bien longtemps la différence entre le calme et le vide ; la bibliothèque de l’Institut, avec ses grandes armoires et ses banquettes, avec ses bureaux et ses ordinateurs, avec ses étudiants et leurs bruissements, est calme, à la différence de sa chambre à elle qui, malgré le grand lit, l’armoire, le bureau, la salle de bain la fenêtre ou encore elle-même, est vide. Il est de nombreux lieux pour trouver le calme dans l’Institut mais celui qu’elle utilisait jusque là semble l’être de moins en moins, calme, alors qu’il devient un point de rendez-vous pour beaucoup de monde dont la plupart ont bien plus de légitimité qu’elle ; elle a parfaitement comprit le message et de s’y rendra plus que deux fois par semaines, le vendredi et le samedi, soit les jours de naissance et de décès, à une heure correspondante à la date du premier. Son comportement vis-à-vis de la tombe n’est peut-être pas des plus sains mais sans doute son esprit ne l’est-il pas non plus, ainsi tant qu’elle se sent moins seul, honorer la tombe d’un inconnu lui va. C’est toujours plus facile et sincère que les interactions avec les vivants.

Elle n’interagit pas, d’ailleurs, même si elle profite de leurs présences. Assise en tailleur au milieu de gens ayant moitié moins de son âge, vêtue d’un débardeur blanc et d’un jeans, cheveux en chignon comme toujours, elle écoute ce murmure des chuchotements, respirations et tournements de pages, son visage impassible aux traits trop forts pour paraîtres jolis mais néanmoins frappants de contraste, depuis le bleu azur de ces yeux et le noir de ses sourcils à la relative épaisseur de son nez pour la petitesse de sa bouche, même si le plus perturbant restent ses étranges tatouages partant des coins des yeux pour se fondre dans le creux de la joue. Poignets croisés sur les chevilles, mains pendante dont l’une d’elle tient sa paire de lunettes aux verres rouges, elle semble méditer, dos droit mais tête légèrement penchée vers l’avant, son regard perdu dans le vague.

Elle ne pense pas plus vite qu’une personne normale, non, parfois elle se dit que ça serait plus simple et plus facile de faire le tri si c’était ainsi même si elle est consciente que ce serait une difficulté différente. Elle sait que penser aux « et si ? » est inutile car cela ne changera pas ce qui est et se perdre en supposition chimérique est une perte de temps néanmoins elle a du temps à perdre, c’est toujours plus facile que de se poser les vraies questions. C’est un évitement, une fuite, un mécanisme de défense, ni plus ni moins. Mais elle devra faire face à ce qui lui est demandé à un moment ou un autre.

S’intégrer… Elle a déjà échouée dans sa jeunesse alors comment pourrait-elle réussir mieux maintenant ? Oui, le monde des adultes est plus normé et structuré et il est plus facile d’interagir dans ce cadre mais que ce soit adulte ou adolescente, les sentiments sont les mêmes et leur expression n’en change pas ; ni les difficultés qui l’accompagnent. Elle sait interagir professionnellement selon les codes de la société, elle sait s’inventer des personnages tellement plus attachants et humains qu’elle-même, mais ce n’est pas de cela qu’il s’agit.

Une seconde chance, elle en a voulu, sans oser réellement la demander, la posant comme une hypothèse, et désormais qu’elle est là seul reste le doute, doute énoncé dès le commencement dans sa capacité à outrepasser ce qu’elle est. Elle a bien mieux commencé que la dernière fois, Ashake et Ororo en sont témoins, mais ont-elles réellement une idée de ce qu’elle est réellement ? Le nourrisson, surement, mais il ne témoignera probablement jamais. Oui, elle peut aider, oui elle peut s’adapter, mais changer, elle ne le pense pas. Pas tant qu’elle aura ce qu’elle a dans la tête et elle sait que ça fait parti de sa vie. Que serait-elle sans cela ? Elle en revient aux « et si ? » qui la font tourner en rond depuis maintenant un certain temps.

Pauvres cons.

Ça résume bien l’idée, en effet. Suffisamment pour que cette coïncidence lui arrache une micro-expression de joie dont elle ignore elle-même l’existence. Relevant le regard dans la direction d’où vient la voix, elle la voit et ses pupilles font leur jeu de contraction/dilatation pour l’analyse. Non, elle ne pense pas plus vite que les autres mais son cerveau fonctionne infiniment plus vite et c’est usant, moralement, même si elle n’a jamais rien connu d’autre ; elle ne voit pas, elle lit, elle la lit comme on lit un livre. Pire, elle a droit à la composition du livre également. Comment conceptualiser cela, à part que l’image se sature d’informations que son cerveau y traduit.

Taille et poids estimés : 150cm pour 45kg environ. Mensurations estimées : N/A, tenue trop couvrante. Tenue fait pour être couvrante, d’ailleurs, car ces cuirs et dentelles de style gothique forment une véritable armure qui agit comme un miroir, attirant les regards pour mieux les repousser dans l’impossibilité de voir ce qui se trouve en-dessous. Visage découvert, rond et dont les formes trahissent les changements adolescents, avec des yeux métissés et d’un noir fascinant de profondeur, un nez épais, des sourcils fins, de petites lèvres mais une bouche relativement effilée, le tout dans un ton que le maquillage rend blafard et l’émotion exaspérée, mélange de mépris, de surprise et de colère. Les cheveux également sont teints, puisque d’un noir corbeau là où le génotype indique une couleur auburn  (couleur rare et généralement exotique) mais cela l’interpelèrent moins que le sentiment manifeste de l’adolescente.

Sentiment qui, chez le commun, proviendrait des livres de mathématiques appliquées là où c’est la presse people dont se débarrasse méprisamment la jeune fille qui est en cause dans ce cas là. Elle ne fait pas le moindre commentaire mais cette affaire l’intrigue ; qu’est-ce qui, pour une adolescente dotée d’un bouclier photonique, peut agacer dans un magasine à destination de la tanche d’âge dans laquelle elle vient d’entrer et établissant des théories et des observations sur le « Phénomène Mutant » ? Ou plutôt, quelle est l’ânerie dite qui l’agace à ce point.

Redescendant son regard jusqu’à ses lunettes, elle envisage la voie habituelle et quasiment instantanée, puisque tout est sur Internet désormais, puis les commissures de ses lèvres s’écartent un peu plus. L’instant d’après la décision est prise et malgré les probabilités qu’elle juge contre elle considérant les défenses physiques assumées de l’adolescente elle met pied à terre et commence à se déplacer dans sa direction. Elle n’essai pas d’être discrète, juste à la mesure du lieu, arrivant rapidement à la rencontre de l’autre.

- Excusez le dérangement mais serait-il possible de vous l'emprunter ?

Sa voix est basse, cela n’en altère pas le ton monocorde mais la gravité, alors qu’elle tend la main à direction du magasine. Si l’accord lui est donné, elle s’en saisira avec habileté pour l’ouvrir et en tourner les pages, une par seconde, le temps d’analyser tout le contenu qui s’y trouve. La lecture pour le plaisir ne l’a jamais intéressée, d’une parce qu’elle n’a apprise à lire et à écrire qu’une fois arrivée à l’Institut et de deux parce qu’elle n’a jamais pu savourer la moindre information ; c’est pour cela qu’elle conserve celles qui la concernent aussi précieusement, sans doute. A moins que ça ne soit que pour le loisir de les oublier, elles et ce qu’elles représentent.

- Vaut-il mieux qu’ils nous représentent en héros ou en monstres ?

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MessageSujet: Re: Mutant D'Ta Mère !!! ( Libre)   Ven 20 Juin - 18:57

Excusez le dérangement mais serait-il possible de vous l'emprunter ?

J'ai déjà posé mon coude sur le bureau afin de soutenir mon front, la main ouverte laissant filer des mèches noirs de ma frange,  et mon stylo depuis quelques instants  virevolte déjà avec une certaine fébrilité en posant des chiffres alors que mon esprit, lui,  joue déjà une sarabande habituelle d’associations de nombres et de calculs familiers, je suis dans mon univers, j'y siège seule et en silence avec des outils que je connais par cœur et qui ont un coté rassurant face à la vie du dehors s'écoulant avec lenteur.

La voix stoppe d'une façon fort peu agréable le cheminement de mes démonstration algébriques , me faisant d'abord cesser le mouvement du poignet et entre ouvrir la bouche en un réflexe de contrariété. Je déteste être bloqué de la sorte dans ma concentration mais il est dit, inévitablement que l'enfer, c'est les autres. Du moins c'est une autre en l’occurrence à ce que je vois puisque mon regard dévie de ma feuille de brouillon pour se poser sur le sien, impressionnant, m'a t-on dit, par mes iris d'un noir si profond qu'il en est inquiétant.
Amy a tenté de m'expliquer combien l'on pouvait tiré d'information d'un regard et que certaines pupilles accrochent lentement les émotions, que le décryptage devient un jeu d'enfant, c'est le cas pour Caitlyn par exemple ou son regard reste une fenêtre avec vue plongeante sur son âme. Il est bien plus compliqué de lire mes émotions en ce qui me concerne car mon code social me pousse immédiatement a jugulé et à contrôlé chacune de mes émotions.
Je l'observe quelques secondes avec une attente qui ne passera pas inaperçue puisque la réponse à sa requête est pourtant d'une grande simplicité. Je ne l'ai jamais vu auparavant, trop vieille pour une élève, trop froide pour un professeur et l'absence d'émotions affichées me pousse à considérer d'emblée l'aura glaciale qui se dégage d'elle. J'en tire une conclusion classique : elle n'est en rien sociable, nous sommes deux dans ce cas. Mon regard se plisse en une hésitation de mots durs édictés dans un réflexe de défense, je renonce à écouter mon reptilien, me détournant d'elle et replongeant dans mes calculs.

Il ne m'appartient pas... Faites vous plaisir.

Ma voix toujours si basse qu'on dirait un murmure. Ca aurait pu s'arrêter, cela aurait du, ombre fuyante dans le décors alors que la danse des chiffres m'accaparent à nouveau, ca ne le sera pas. Certaines ombres non seulement se passe de lumière mais deviennent aussi envahissante qu'un éblouissement en plein soleil.

Vaut-il mieux qu’ils nous représentent en héros ou en monstres ?


Elle aura eu le don de m'arracher un demi rictus malicieux, la question est pertinente et bien plus complexe qu'il n'y parait, j'aurais pu monologuer la dessus, d'ailleurs la vitesse d'écriture ralentie, trahissant là la vivacité d'esprit alors que la sa dernière ligne droite pour la résolution de l'inéquation vient de m’apparaître dans toute sa logique. Je ne la regarde pourtant pas, absorbée par ma tache.


Et si seulement ils se contentaient de nous voir pour ce que nous sommes...des humains. Monstre ou héro..c'est un jugement de valeur donné par un tiers sur des critères que seul lui estime et affûte. Ces torchons...au lieu de mettre en évidence ce qui nous rapprochent, ils exhibent ce qui nous séparent et même dans le « positif », ils finissent par nous fantasmer...Les X men ne sont pas des héros...ils aiment, souffrent, se trompent, échouent, réussissent, construisent...Avant d'être des sur humains, ils sont juste humains...tout ça, la dedans, est un tissus de conneries et ça m’agace.

Je marque une pose, tirant deux traits fins sous le résultat du problème et esquissant un sourire d'autosatisfaction avant de poser mon stylo dans mon cahier et de le refermer.

Désolée d'avoir troublé les lieux avec mon langage grossier. Bonne lecture.

Je rassemblais mes livres, prête à partir sans lui avoir adresser un autre regard, moi même prostrée dans une attitude de malaise face à l'inconnu.
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Sage
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MessageSujet: Re: Mutant D'Ta Mère !!! ( Libre)   Ven 20 Juin - 20:17

L’agacement de sa vis-à-vis la laisse de marbre mais la fait douter ; c’était un fait avéré que la réaction au dérangement serait négative lorsqu’elle a prise la décision alors elle ne s’en retourne pas mais même si ses gestes ont leur précision habituelle, il est une hésitation qui ne l’est absolument pas. Elle n’accorde pas la moindre attention aux écritures de l’adolescence car outre qu’accomplir de telles équations de tête fait probablement de l’adolescente un génie, elle-même ne veut pas en connaitre la teneur, c’est une perturbation dont elle se passera. D’autres formules s’impriment dans sa conscience face au visage accusateur et elles aussi sont une chose dont elle se passerait bien mais elles sont et seront toujours là. La crispation du visage de la métisse est en tout cas une gêne à l’harmonie de son visage même si cela reste cohérent avec le masque de poudre qu’elle s’est créée.

La lecture du magasine a beau être courte, elle est suffisante pour que l’autre reprendre sa propre impassibilité avant de revenir au second stade de ce cycle qu’on lui impose. Mais il y a plus cette fois, un plus qu’elle ne peut voir tant l’adolescente reste concentrée sur sa feuille, sur ses mathématiques. Elle en reprend néanmoins la parole, gardant son attitude fermée mais exposant avec franchise le problème qu’elle a eu.

Voir ce que les gens sont pour ce qu’ils sont, voici un sujet très épineux, surtout pour Sage. Le jugement de valeur donné par un tiers sur des critères que lui seul estime et affûte résume une bonne partie de ses difficultés, même avec les autres mutants. Oui, ces journaux mettent en évidence ce qui séparent et non ce qui rapprochent même s’ils sont « positif », comme l’a fait Charles Xavier dans l’un de ses articles sur la mutation.

Les X men ne sont pas des héros… ils aiment, souffrent, se trompent, échouent, réussissent, construisent… Avant d'être des sur humains, ils sont juste humains… tout ça, la dedans, est un tissus de conneries et ça m’agace.

C’est personnel, cela a une implication personnelle et déclenche une vive douleur, ces mots en témoignent au point qu’il n’est nullement besoin de voir le visage de l’adolescente. Elle s’arrête, elle souligne le résultat deux fois, chose traduisait plus que la mise en évidence de ce dernier le fait qu’elle y reviendra plus tard ; cette rencontre touche-t-elle à sa fin ? C’est une probabilité tant considérant que la face s’illumine d’un sourire que la jeune fille referme le cahier avec son stylo en marque page. Ce n’est pas une coïncidence mais un rejet.

Désolée d'avoir troublé les lieux avec mon langage grossier. Bonne lecture.

- Mes excuses d’avoir troublés vos calculs avec ma présence indésirée. Permettez-moi cependant de vous corriger : les gens voient tant ce qui les rapprochent que ce qui les séparent mais généralement ils n’ont pas d’intérêt pour le premier point.

Avec ce qu’elle vient de dire, l’adolescente a encore plus gagné son intérêt par la véracité de ses propos et le fait qu’un tel raisonnement rende plus probable la perception de ce que sa surhumanité à elle enlise en elle, néanmoins elle n’escompte la forcer en rien ; partir plutôt que la chasser est une preuve de bonté, d’une certaine façon, c’est moins désagréable de faire fuir les gens que de se faire rejeter. Pour elle, néanmoins, cela revient au même : elle ne conservera pas l’espoir qu’en une autre situation et avec une autre personne le résultat soit différent malgré ce qui c’est passé là car ce n’est pas un espoir mais une probabilité.

- Tous les X-Men ont un jour rêvés d’être des héros, continue-t-elle à voix basse, pour elle-même et consciente de la potentialité que cela attire l’attention de l’adolescente en partance.

Elle se souvient que c’est là ce qui la séparait des autres, idéologiquement, à l’époque. Un groupe de jeunes gens avec leurs vies, leurs malheurs et les pertes mais surtout leur bonheur et leur optimisme, la croyance qu’ils pourraient changer ce monde en s’érigeant en exemple. Mais la doctrine Xavier, pour rester aussi immaculée, avait dû accomplir un sacrifice, celui de sa vie à elle : elle était les ombres des X-Men, incapable de dire si elle en était une ou non, œuvrant pour leur protection et accomplissant ce qu’ils ne devaient jamais accomplir. Non, les X-Men ne sont pas des héros, sinon jamais ils ne l’auraient acceptée parmi les leurs, mais l’adolescente l’a dit elle-même : être un héros est un jugement de valeur donné par un tiers sur des critères que seul lui estime et affûte. Et qu’est-ce qui, dans ce cas, empêche les X-Men d’être des héros ?

- Des hommes et femmes se battant pour l’avenir et un monde meilleur sans demander quoi que ce soit en échange, prêt à se sacrifier pour des gens qui ne comprennent pas forcément leur démarche, en définitive, et qui font le don de leur vie pour aider les autres, les protéger et les éduquer... que sont-ils si ce ne sont pas des héros ?

Ses murmures se perdront-ils dans ceux des élèves qui raisonnent en ce lieu ? Elle ne le sait pas encore, se détournant pour ranger le magasine là où est sa place, entre autres numéros du même acabit. La bibliothèque n’est pas le lieu idéal pour faire une conversation et elle le sait, quand bien même elles ont toutes deux parlées à voix basse.

Avec lenteur, elle remet ses lunettes et les différentes fenêtres s’affichent à nouveau ; dans une seconde, elle aura connaissance de tout ce qui est accessible sur les archives web de ce magasine, c’est surhumain et c’est ce surplus d’information constant qui la rend inhumaine. Elle n’a jamais aimé mais elle a souffert, elle ne s’est jamais trompée mais elle a échouée, quand à construire et réussir, ce sont là de bien vastes notions qu’elle n'a que trop explorée seule.

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MessageSujet: Re: Mutant D'Ta Mère !!! ( Libre)   Ven 20 Juin - 22:00

Je l'écoute s'excuser sans relever, je ne répond pas à sa politesse non pas par provocation mais parce que l'utilisation d'un langage alibi me semble complètement superflus dans une telle situation. Je n'expose que rarement mes états d’âme, surtout pas à une inconnue. Cela m'apprendra à m'essayer au grégaire, j'ai déjà bien du mal à être à l'aise avec les amis de Sanzo, cette idée de venir étudier dans un endroit fréquenté était une véritable connerie, j'en conviens parfaitement. J'irais terminer mes exercices au calme entre mes murs. Je pince les lèvres et j'incline légèrement la tête à la manière asiatique afin de souligner mon respect et porter mes salutations et je me dirige vers la sorties des lieux où son discours me fait ralentir le pas un instant sans pour autant me retourner.

Caitlyn, Amy ? Rêvaient-elles aussi de devenir des héroïnes ? Le devoir vient-il avant le rêve puis du rêve, l'amertume de l'envers du décors et de la réalité ? Qu'en sait-elle des X Men ? Qu'en sait-elle cette idiote du chemin de croix que cela représente ? Est-elle aussi aveugle que moi ? Aussi aveugle pour croire que c'est une simple lubie, un simple costume à porter pour briller sous les projecteurs. J'en suis revenue de cela, je connais le visage de ce genre d’héroïsme ». Je soupire longuement avant de murmurer avec une certaine rancœur.

Vous ne connaissez pas de X men, vous ne savez rien. Ni ce que ça coûte de porter le X , ni ce que ça a pu coûter...et peut coûter. Continuez de lire des magazines.

Je continue ma route avant de me tourner enfin, affichant un air étonné et plus adulte que ne puisse paraître ma physionomie.

Et moi aussi j'ai connu des gens qui se sont sacrifiés pour défendre un futur possible pour leur peuple, les protéger et les sauver de la folie des autres, eux on les a catalogué comme des criminels et des monstres. Je crois qu'ils n'ont même pas de sépultures. En tout cas, ce ne sont pas des héros.
Mes héroïnes à moi, ce sont mes mères qui chaque jour veillent sur moi et me donne cet amour que l'idéal à défendre n'a jamais pu m'apporter, elles ont des préoccupations bien terre à terre et chaque repas de famille, elles m’étonnent un peu plus par l'humanité qui transpirent d'elles. Elles portent ce même X à la ceinture qui font d'elles des « héroines » et l'une d'elle à un encart dans ce fichu magazine où il est écrit «  prête à se sacrifier pour la paix et la sécurité de notre monde »...J'en ai rien à foutre de la paix et la sécurité, moi je tremble à chaque fois que mes mères mettent ces conneries de combinaisons...ce ne sont pas des héroïnes, ce sont des sacrifiées. J'ai peur pour elle parce que je les aime...Mais c'est humain, je crois, d'aimer...non ?...vous voyez, je préfère conserver le coté qui nous rapproche, moi.
….Désolée de m'égarer sur ce sujet..
.

J'en ai terminé ici. Je ne me retournerais plus, forçant le pas jusqu'à disparaître en déclenchant à peine passé la porte mon pouvoir afin de m'isoler dans cette bulle d'invisibilité. J'ai besoin de rentrer à la maison, de les trouver toutes les deux, je les embrasserais longuement et elle n'y comprendront rien, elles mettront ça sur le compte d'un trollage mais je ne m'expliquerais pas, je suis fière d'être leur fille, fière d'être une « mutante d'ses mères ! » comme j'ai entendu dire, charmante insulte qui quelque part sonne comme une victoire.
Du moins, c'est comme ça que j'ai décidé de voir les choses.
Et c'est comme ça qu'elle le seront.


Fin pour Jade.
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MessageSujet: Re: Mutant D'Ta Mère !!! ( Libre)   Ven 20 Juin - 23:11

Et elle continuera.

Elle déclenche des adieux inattendus, d’un respect que n’auront pas les paroles qui le suivront tant aux doutes répondront la colère, une colère que l’adolescente lui crache après un long soupir. Elle connait les X-Men mieux que cette adolescente qui croit avoir tout appris mais sans doute sa question, sincère au passage, a-t-elle touché un point sensible imprévu ; elle connait mieux les X-Men pour avoir été formée durant six années à en devenir une et leur avoir sacrifiées douze autres années, sans poser de question ou rien demander en retour. Un compte au final plus élevé que l’existence de l’adolescente. Mais si on lui répond avec rancœur, Sage n’en garde nulle colère, consciente de ce qu’elle sait et de ce que l’autre ignore, sur elle. Elle a lu tous les magasines de la gamme, c’est déjà fait, ça n’est nullement un processus conscient mais elle connait toutes les informations désormais, c’est sa malédiction, ce que ceux d’ici qualifie de don. Objectivement, c’est une capacité, simplement.

Et moi aussi j'ai connu des gens qui se sont sacrifiés pour défendre un futur possible pour leur peuple, les protéger et les sauver de la folie des autres, eux on les a catalogué comme des criminels et des monstres. Je crois qu'ils n'ont même pas de sépultures. En tout cas, ce ne sont pas des héros.

Pour chaque honneur de bataille, un millier de héros meurent seuls, sans louanges ni célébrations ; elle aurait dû être de ceux-là. Il en a été autrement. Les X-Men en ont fait autrement.

Elle ne dit rien, elle écoute un aveu qu’elle ne comprend que trop bien, pour avoir eut elle aussi, jadis, des parents qui veillaient sur elle et lui donnait un amour que deux guerres ne purent effacer ou vaincre mais qu’elle a abandonné dans l’espoir d’une vie meilleure. Une vie plus utile, oui, mais meilleure, non. Sage est envieuse de cette famille dont on lui parle, de cette humanité qui transpire et de ces préoccupations terre à terre ; la simple mention du fait que les deux mères (chose qu’elle n’a pas relevée immédiatement) ainsi que l’une, ou plutôt les deux, soient présentes dans le magasine, lui fait savoir qui est cette jeune adolescente et le dossier s’affiche en même temps, rajoutant une tâche de plus à un cerveau qui n’en aura jamais assez.

Jade Elioth-De Lauro est la fille adoptive de Caitlyn de Lauro-Elioth, alias Fuzzy, et d’Amy Elioth de Lauro, alias Nephilim, deux X-Woman au passif mouvementé qui ne sont pas des plus fidèles partisanes de Charles Xavier et ont causés quelques problèmes internes, particulièrement la seconde. Fuzzy, elle l’a déjà rencontrée, elle lui doit la vie et lui en est reconnaissante, même si les remerciements polis avaient semblés plus la malaiser qu’autre chose, la convainquant de ne plus s’approcher ; tout comme elle le fera de l’adolescente.

J’en ai rien à foutre de la paix et la sécurité, moi je tremble à chaque fois que mes mères mettent ces conneries de combinaisons… ce ne sont pas des héroïnes, ce sont des sacrifiées. J'ai peur pour elle parce que je les aime… Mais c'est humain, je crois, d'aimer… non ? Vous voyez, je préfère conserver le coté qui nous rapproche, moi.

Parce qu’il n’y avait pas de héros à travers l’Histoire ou chez les hommes également ? Quid de ces champs sans fin de tombes en Normandie ou de ces noms ayant marqués les mémoires ? Il s’agissait des X-Men, non des mutants, mais la jeune Jade n’est pas suffisamment stable pour le voir. C’est de sa faute même si rien ne trahit une désolation qu’elle n’exprimera jamais.

Elle la regarde user de ses pouvoirs d’invisibilité pour s’enfuir, pour faire ce qu’elle fait de mieux, se cacher. Elle lui a fait mal à essayer de parler, de s’ouvrir, de converser. Le sujet était mauvais, soit, les circonstances lui en offraient d’autres mais il était le plus logique et c’est cette logique qui l’a conduite à son point de départ. Elle en sait plus, c’est tout, c’est la seule différence. Elle en sait plus et a faite souffrir une personne qui en a déjà bavée. Une expiration nasale pour tout soupir, elle s’en retourne à sa place, forte de cette expérience dont elle tirera les leçons adéquates. Ne plus essayer de faire le premier pas, ne pas plus tenter de s’intégrer que la dernière fois en tant que personne ; elle n’est personne, des fonctions, des capacités, des potentialités. Elle s’intégrera sous cette forme, elle continuera ce qu’elle a toujours fait.

Il y a longtemps, elle a eu le choix entre sa famille et un homme lui promettant un avenir meilleur, elle a choisit l’avenir. Jade a choisie sa famille. Elle aimerait se dire que tant qu’il y aura des gens comme elle pour avoir fait le même choix qu’elle les gens comme Jade seront en sécurité malgré leur choix mais elle sent combien cette phrase sonne creuse. Elle se réinstalle à sa place mais le silence la gêne désormais car elle n’est pas une enfant du silence mais celle du vide ; un vide qu’elle s’en va retrouver rapidement.

Elle avait une famille autrefois, elle avait un nom, elle avait de l’amour et elle préférait conserver ce qui la rapprochait des autres. C’était autrefois et il n’en reste plus que de douloureux souvenirs, qui n’ont eux non plus pas de sépultures, qui n’ont même pas eu la chance d’être catalogué ou considéré. Peut-être est-ce là la raison pour laquelle elle se senti si bien avec cette tombe aussi vide qu’elle, dans le parc ; ce n’est pas parce qu’elle ne peut la blesser ou la faire fuir, lui mentir ou la contrarier, ce n’est même pas parce qu’elle aurait due mourir, mais c’est parce qu’elle est déjà morte, intérieurement. Son identité est morte la dernière fois qu’elle a pleurée et il ne restait plus que Sage, aujourd’hui elle se demande si même elle n’est pas qu’une chimère, qu’une morte vivante.

Beaucoup de questions inutiles et métaphysiques se posent alors elle fait ce qu’elle a toujours fait. Elle va vers cette petite boite au fin fond de son esprit, cette porte qui donne sur autre chose, cette pièce secrète, ce coffre fort, et alors qu’elle y dépose toutes les questions et les peines qui l’anime, Sage sait pertinemment qu’une fois l’ouverture refermée elle les oubliera toutes.

Assise en tailleur au milieu de gens ayant la moitié de son âge, elle écoute ce murmure des chuchotements, respirations et tournements de pages, son visage impassible à nouveau nu alors qu’elle en ôte les lunettes pour les garder en main alors même qu’elle croise ses poignets sur ses chevilles et penche la tête en avant tout en se tenant bien droit, elle reprend là où elle en était.

RP TERMINE pour Sage

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Sage

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