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 Qui suis je ? [pv Amy]

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Sanzo Aoe
Élève à l'Institut expérimenté(e) Delta
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MessageSujet: Qui suis je ? [pv Amy]   Mar 28 Jan - 12:40

(2 décembre 2013- 10H30)

"Qui suis je, Madame ... je n'en ai plus aucune idée .. Ma vie n'a plus aucun sens .. ou plutôt je ne sais plus quelle direction prendre. Ma route si droite, si rectiligne vient de brutalement se terminer .. transformée en un sentier chaotique et tournicotant à l'infini.
Qui suis je ... un monstre ... un animal .. un mutant .. un garçon ... je n'en sais rien. Moi aussi je suis double.
Quelque part je crois que je les jalousais .. tous avec leurs "belles" histoires et leur vie tragique ... mais .. je ne me rendais pas compte du fardeau qu'ils portaient .. je ne les connaissais pas finalement ... tout comme je ne me connaissais pas ...
Pourquoi faut il toujours apprendre dans la souffrance ..
Pourquoi ai je du apprendre cette leçon .. je n'avais rien demandé à personne .. je suis égoïste et alors ... pourquoi n'aurais pas le droit à une vie paisible .. une vie de garçon de mon age ...
Dans quelques jours j'aurais 18 ans ... l'age de "raison" .. cela me fait bien rire ... Je n'ai pas envie d'etre raisonnable ... je n'ai pas envie d'etre "adulte" .. je veux être égoïste ..

Qui suis je ... un tueur ... non je ne crois pas .. meme si j'ai éprouvé un certain soulagement tout mon être se rebiffe à cette idée ... cela me révolte ... je refuse d’être ça ...

Je ne suis finalement qu'un gamin ..un gamin perdu .. un gamin confronté à quelque chose qu'il ne veut admettre ... et qui peut m'aider ..

J'ai été égoïste ... au fond ai je vraiment porté attention à Ernest, Colleen ... et tous les autres que je croyais vouloir aider .. je n'en sais rien .. je ne sais plus ... La souffrance était une inconnue pour moi ... J'ai été égoïste .. enfin je crois ... Je ne sais meme plus ce que j'éprouve ..

Hier j'ai ..j'ai tout raconté à mon  père .. Il m'a écouté .. comme vous mais .. "


_____________________________________________________

19 novembre ....

20 novembre ...

21 novembre ...


{quel jour sommes nous ... je n'en sais rien .. je flotte toujours. Mon esprit est embrumé par les somnifères. Ma blessure n'est pas si grave et entre deux pertes de conscience j'ai réussi à leur dire que je ne veux pas de soin totale .. bien sur les médecins ne peuvent pas comprendre .. Cette blessure j'y tiens .. c'est stupide probablement mais c'est mon corps j'ai le droit d'en faire ce que je veux ... et puis la douleur n'est pas si terrible. }

"réveille toi .. aller réveille toi" la voix était ferme de meme que la main qui le secouait avec cependant délicatesse. Sanzo finit par ouvrir les yeux et soupira

"vous ne ressemblez pas au diable"

des yeux surpris, un sourire. Derrière ce visage ridée de la gentillesse, de la compréhension pour le gamin blessé qui reprenait ses esprits "non effectivement je suis simplement l'infirmière. Tu es à l'Institut tu te souviens ?"

Sanzo soupira alors il n'était pas mort ... dommage .. tant mieux .. il ne savait plus trop.

"et Caitlyn .. et Kaya et ... " (Rachel) .. son nom ne put franchir ses lèvres .. trop douloureux .. trop tôt. Ses doigts se crispèrent sur le drap ... "laissez moi .. s'il vous plait .. je voudrais dormir"

Il ferma les yeux et sentit sa main sur son front, une main douce et experte.

Lundi 25 novembre .. 8 h00

Il se leva et s'habilla machinalement. 1 semaine et rien n'avait changé .. toujours ce vide .. cette absence d’être ... Il va en cours .. pas le choix. Sa jambe était "guérie" ou du moins en bonne voie. Il avait refusé les soins totales cette blessure il y tenait. Ses amis le regarderaient avec pitié et gentillesse il détestait ça .. à moins que cela ne lui fut égale .. il ne savait plus ...
Il se "trainait" comme une loque, se murait dans un silence absurde. Il voulait être compris mais rien leur dire. Il voulait être entouré ... de solitude.
Il voulait redevenir comme avant ..
Il voulait avancer ..
Le chat était perdu .. complètement perdu ..
Il n'arrivait meme plus à réellement en vouloir à Rachel .. ni à Cait ..

Sean était dépassé et surtout très inquiet. Ce fut Kamen qui trouva .. le brave Kamen .. Il n'était pas très malin et souvent dépassé par ses deux camarades mais il avait les pieds sur terre et faisait preuve de bien plus de bon sens que les 2 autres.

Mercredi 27 - 19 h - au réfectoire


"Sanzo n'est encore pas là ?
- non, j'ai frappé, il n'a pas répondu
- t'aurais du insister ..
- t'es marrant toi ..J'allais pas le prendre sur mon dos quand meme.
- si ..
- ah ah ah .."

les 2 amis s'affrontèrent du regard .. pas longtemps ..Sean baissa les yeux en premier, il n'avait jamais le dessus. Malgré sa force phénoménale Kamen faisait preuve de bien plus de douceur que les 2 autres. La plupart le trouvait idiot, stupide et ne se privait pas pour lui dire méchamment mais Sean et Sanzo préféraient y voir de l'innocence et de la gentillesse.

"il faut qu'il parle à quelqu'un. Tu as vu sa tête
- ouai mais il refuse de nous parler
- non je pensais à un adulte .. On pourrait prévenir son père "

Sean le regarda comme s'il venait de dire une monstruosité  
"t'es dingue il va nous tuer ...
- ben alors qui ?
- j'en sais rien.
- réfléchissons .."


Samedi 30 - Chambre de Sanzo

Des coups répétés inlassablement depuis au moins 5 minutes. Meme avec l'oreiller sur la tête, il pouvait les entendre. Sanzo soupira, ils ne pouvaient pas lui ficher la paix. Il n'avait pas envie de les voir, et encore moins de les entendre.
Un craquement sonore, un "bang" retentissant ... la porte n'avait pas résisté au traitement que venait de lui infliger Kamen et ses presque 100 kg. Sanzo se redressa et les fixa d'un regard qu'il espérait en colère mais que ses amis voyaient comme éteint.
Sean s'avança comme si rien n'était arrivé

"avant que tu ne te fâches on ne fait que transmettre un message. "

Sanzo soupira de nouveau

"c'est heu .. Madame de Lauro .. tu sais la psy .. ben elle veut te voir ..."

(soupir) il en avait marre, il ne voulait pas voir qui que ce soit .. Il se recoucha et remit l'oreiller sur son visage
"lundi à 10h30 et sans faute.
- m'en fiche j'irais pas.
- ba c'est tes fesses .. "

Sanzo sortit un oeil et le posa sur Sean .. qu'est ce qu'il avait encore inventé

"ba oui elle a dit qu'elle irait te chercher par la peau des fesses si tu venais pas tout seul. C'est ses paroles n'est ce pas Kamen ?"

Kamen acquiesça tout en replaçant la porte sur ses gonds. Une chance qu'il tournait le dos, le jeune homme n'avait jamais su mentir.


(2 décembre 2013- 10H30)

Ou était le bureau de Madame de Lauro?
Sanzo avait finalement décidé de lui obéir, il faut dire que l'obstination de ses 2 amis l'avait réconforté. Eux ne voyaient pas le monstre, juste le copain malheureux.
La veille il avait pris son courage et tout raconté à son père. Ce dernier l'avait écouté avec attention. Il n'avait pas dit grand chose. Rei connaissait bien mieux les vicissitudes de la vie que son fils. Il savait aussi que Sanzo devait surmonter tout ça tout seul. Tout ce qu'il aurait pu lui dire n'aurait rien changé. Il devait grandir.

Il avait demandé à la redoutable secrétaire le bureau de Madame de Lauro, elle lui avait indiqué une porte ou rien n'était marqué. Il commençait à se poser des questions ...

Enfin ..

il frappa, il n'avait pas oublié la politesse. Un bonjour du bout des lèvres plus par lassitude qu'autre chose, un rapide coup d'oeil au bureau, un pas pour franchir le seuil et .. les vannes lâchèrent ..



**parole de Sean
parole de Kamen **

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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Qui suis je ? [pv Amy]   Ven 31 Jan - 16:39

Lundi 2 Décembre 2013 – 10 : 30 A.M.
J’étais à l’entrainement, comme tous les matins, lorsqu’elle est venue me voir. Elle est apparut simplement, surement en projection astrale, pour ne pas avoir à rentrer dans ma tête sans permission, cependant, ce qui m’a surprit le plus, c’était qu’elle soit déjà levée à cette heure. Mais c’était là un simple détail ; une brève salutation, puis elle a enchainé directement sur ce qui l’amenait, sans détour ou fioriture comme à son habitude, pas plus que la moindre excuse pour le fait qu’elle me dérangeait, puisqu’elle ne considérait pas cela comme un tord considérant ce qui l’amenait, justement. Ça phrase m’a laissée perplexe un instant, puis j’ai comprit.

- Il s’est décidé à venir, et il te cherche.

Sa projection a alors disparue, me laissant seule et un petit peu conne, je dois l’avouer. Mais plus que me poser des questions, quelque soit ma célérité à penser, je me suis dirigée vers ma chambre en quatrième vitesse. Le requiem de l’Equipe de Récupération a fait beaucoup de dégâts, et si nous avons entreprit de les réparer avec Caitlyn, il est trois autres des personnes impliquées qui en ont souffert également, et leurs échos ne trouvaient résonnance pour l’instant ; il est effrayant de ce dire que la seule personne que je suivais déjà psychologiquement à l’époque est celle qui a le moins été touché par ce qui c’est passé. Mais elle n’en a pas moins continué de veiller sur les autres, à son étrange façon, leur donnant le temps pour ne pas forcer les choses alors que je m’employai à essayer d’aller de l’avant. Cependant, on peut toujours exiger quelque chose d’un adolescent, mais il est dans sa nature de la contredire, ainsi même si j’ai demandé un suivit dès le lendemain de son retour de mission, je n’ai eut nulle réponse, et à moins de l’intervention d’un parent, je ne pouvais pas le forcer.

La bonne surprise est venue de ses amis, qui eux n’ont que faire des contraintes administratives et de la liberté de choix, et qui ont put relayer mon message après être venu me parler d’une chose que nous avions tous constatée de nos côtés respectifs. Je n’ai pas donné d’horaire, non, je me suis contentée de parler « du plus tôt possible », chose que Sean et Kamen ont eut l’idée, sans doute bonne, de transformer en rendez-vous fixe tenant de l’ultimatum. Et du fait, il est venu.

Le premier problème a été de trouver mon bureau, sachant que je n’en ai pas, il était assez insoluble ; pas au sens où on l’entend, tout du moins. Les bureaux des professeurs et de la direction se trouvent sur le flanc ouest de l’Institut, en miroir avec les salles de détente, cependant n’étant ni une prof ni une administrative, je n’ai, plus ou moins, rien à faire là, et mon office se tenait à l’Infirmerie. Mais du fait qu’il soit allé à la vie scolaire pour se renseigner, Sanzo avait eut l’initiative par rapport à moi, alors même que j’étais très occupée à changer de tenue face à l’imprévu ; chose qui, heureusement, ne me prit pas beaucoup de temps, merci à la vitesse améliorée.

Lorsque je le trouve, il est déjà devant ma porte, celle d’un simple et impersonnel bureau de consultation au dernier étage, conjoint à l’Infirmerie, et il semblait… comme il aurait dû. Pour ma part, je réfléchis parfaitement à ma tenue d’interne en psychologie, puisqu’il me reste encore quelques années à faire pour pouvoir posséder le titre de psychologue, consciente que l’uniforme aide à mettre en condition. D’aucun pourraient se moquer de la blouse blanche de « docteur », cependant elle signifie inconsciemment à l’autre que je sais ce que je fais, comme tous les professionnels de la santé. Dessous, j’ai tendance à m’en tenir à certaines couleurs, de préférence le gris pour son calme et sa douceur, le marron pour sa douceur également, mais aussi son naturel ainsi que sa neutralité, d’une certaine façon, généralement agrémenté d’une petite touche de vert, pour la stabilité, la concentration et surtout l’espoir. J’ai conscience de l’ambivalence des gris et des verts, ainsi tente-je d’en user au mieux, de façon mesurée, les complétant au besoin par la rigueur et la sobriété du noir. Aujourd’hui, à ma chevelure s’ajoute un pantalon brun, et n’ayant pas eut le temps de trouver un t-shirt adéquat, j’ai couvert son beige par une écharpe enlacée à la hâte faite de noir et d’un gris tendant vers le marron la aussi, tandis que mes chaussures n’ont pas réellement changées, les baskets étant éternelles.

Un bref bonjour, las et absent, puis il me suit à l’intérieur d’une pièce trop petite et contenant un simple bureau, trois chaises, une armoire et une fenêtre, ni plus ni moins. Et nous ne sommes pas encore assit qu’il craque déjà.

"Qui suis je, Madame…"

Je connais cette question pour me l’être posée lors d’une période particulièrement difficile et destructrice, et je sais combien elle est brumeuse, je sais comment on peut en arriver là, et si je sais comment j’en suis ressorti, je ne sais pas comment lui pourra le faire, même si je l’y aiderai.

On ne peut pas savoir où l’on va lorsqu’on ne sait d’où l’on vient, c’est là-dessus qu’il faudra travailler, mais d’où il vient a connu un revirement inattendu, qui pour beaucoup n’aurait jamais dû arriver ; mais maintenant qu’il est là, à nous de reprendre la route, de reconstruire ce qui a été détruit. C’est ainsi que cela marche, toujours.

Monstre, animal, mutant, garçon… double. Plus, même.

Jalousie, mal placée, naïve, adolescente, « normale ». Et la prise de conscience était douloureuse, car elle impliquait de sortir de cette normalité par le pire biais qui soit.

Pourquoi faut-il apprendre dans la souffrance ? Ce n’est pas obligatoire, mais c’est le moyen qui nous fait retenir le mieux, avancer le mieux, car c’est un moyen qui implique qu’on essaie de lui échapper, et de ne jamais le subir à nouveau.

Egoïsme, rien demandé à personne, une vie paisible, une vie normale ; pourquoi ? Les choix, les actes, tout simplement.

18 ans, l’âge de « raison », qui à défaut d’être celui de la majorité, et censément celui de la maturité ; chose qu’il ne veut pas.

Un tueur. Non. Horrifié et coupable rien qu’à l’idée de ce qu’il aurait put faire, du fait qu’il aurait put le faire ; c’est la première personne ici en qui j’ai cet écho, et si cela me fait étrange, je ne dis rien, pas encore, et je fais taire au mieux mon propre égocentrisme.

"Je ne suis finalement qu'un gamin… un gamin perdu… un gamin confronté à quelque chose qu'il ne veut admettre… et qui peut m'aider…"

A-t-il vraiment porté attention à Ernest, de ce que je me souviens, le Colosseum a été un échec de notre part à tous les trois, et il n’était pas une question d’ignorance de l’autre, mais de mise en avant de soi, et de fiertés mal placées, d’absence de travail d’équipe, entre autre. Quant à Colleen, j’ignore de qui il s’agit, mais je le découvrirai ; elle doit faire parti du « tous les autres » qu’il « croyait » vouloir aider, sachant que le plus important dans sa phrase est le passé.

La souffrance était inconnue, mais c’est comme pour le sexe, ce n’est pas en regardant des vidéos qu’on découvre réellement ce que c’est.

" Hier j'ai… j'ai tout raconté à mon  père… Il m'a écouté… comme vous mais…"

Mais rien. Il n’a put rien faire, ou n’a rien fait, ou autre ; qu’importe. Qu’importe pour l’instant.

- Sanzo, assied-toi s’il te plait, lui demande-je simplement, lui tirant l’une des chaises devant le bureau, attendant qu’il ait obtempéré pour aller prendre ma place de l’autre côté.

Je ne prendrais pas de notes, pas encore, je me servirai de ma mémoire pour le faire une fois que cela ira un peu mieux.

- Qui es-tu ? Tu es Sanzo Aoe, tu es ce que tes proches et ceux qui t’aiment ont fait de toi, et tu es ce que vous ferez ensemble.

Cette conclusion aura-t-elle autant d’impact sans le long chemin qui conduit à la constater ? Je ne crois pas, mais dès cet instant, il aura au moins quelque chose à quoi se raccrocher, une bouée de sauvetage gagnée au prix de larmes, d’amitiés et d’amour.

- Tu es un garçon, oui, tu es un mutant, oui, quant à être un animal ou un monstre, le crois-tu réellement ? Tu as jalousé non pas une histoire tragique, mais une histoire que tu croyais plus importante que la tienne, alors qu’elle était simplement différente, tu as jalousé l’inconnu par curiosité, par envie de découverte, c’est normal, c’est parce que tu es un garçon de ton âge, Sanzo, mutant ou pas. Tu vas avoir dix-huit ans, si tu crois que cela te rendra raisonnable ou plus mature, tu te trompes, ce n’est qu’un chiffre qui ne changera pas plus que les autres qui tu es, ou ce que l’on attendra de toi. Un gamin, oui, un gamin perdu mais qui est venu trouver de l’aide.

Je dois capter ton regard, Sanzo, je dois garder ton attention, je dois te mettre à l’aise, mais dans cette petite pièce, je dois avouer que c’est difficile. J’essaie de t’éclairer du mieux que je peux, mais tu dois regarder la lumière si tu veux la voir, alors je t’en prie, ne te détourne pas.

- Cette « leçon », tu l’as apprise parce que tu l’avais demandée. En t’entrainant pour devenir X-Men, en rejoignant l’Equipe de Récupération, tu savais qu’il y avait des risques, même si tu ne les mesurais pas.

Il est responsable de ces choix, et qu’il s’en rende compte l’aidera à se retrouver, car même s’il les juge comme mauvais, il saurait où il en est et comment il en est arrivé là.

- Tous les garçons de ton âge rêvent d’aventure et d’indépendance, cependant, très peu on l’occasion de réellement faire l’une ou l’autre. Hors tu n’es pas dans ce cas. Pour comprendre qui tu es et où tu en es, Sanzo, il va nous falloir reprendre tout depuis le début et refaire le cheminement ensemble, d’accord ?

Ce n’est pas une question rhétorique, contrairement à ce qu’il pourrait sembler. Oui, en venant ici, il a prit un engagement tacite pour me laisser l’aider, mais il est temps d’expliciter cet engagement, sans quoi, il me liera les mains.

- La première chose à te demander, c’est si tu voulais réellement une vie paisible, et si oui, pourquoi est-ce que tu t’es engagés dans la voie des aspirants X-Men. Etait-ce pour connaitre ces « aventures » que certains autres avaient, d’une certaine manière, eut ? Etait-ce pour te rapprocher d’eux ? Pour te mettre sur un pied d’égalité avec eux ? Etait-ce pour pouvoir aider d’autres ? Ou bien avais-tu quelque chose à te prouver à toi ?

Je donne des pistes, et j’écouterai les réponses, tout simplement. Je verrais les mensonges, espérant qu’il ne le fasse pas. Mais cela, je ne peux en être sure avant qu’il ait parlé ; tout comme je ne peux être sure de mes conclusions.

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Nephilim

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Sanzo Aoe
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MessageSujet: Re: Qui suis je ? [pv Amy]   Sam 1 Fév - 11:20

Il s'assit lourdement. Elle lui avait tendu une chaise, il l'avait accepté. Un ordre simple, un ordre clair il obéissait.
Son regard était fixé sur Amy. Il s'accrochait à sa voix comme un naufragé s'accroche à sa bouée. Elle avait une jolie voix .. d'ailleurs elle était jolie. Il ne l'avait jamais vraiment vu finalement. Le jour de son arrivée puis lors de leur entrainement en salle des dangers et à leur mariage. Bien sur il l'avait aperçu au réfectoire ou dans les couloirs mais c'était tout. Là dans sa blouse blanche elle avait quelque chose de rassurant, de maternelle. Il se dit que s'il avait eu une mère il aurait aimé qu'elle soit comme Madame De Lauro. Elle était habillée avec simplicité mais une certaine classe portant marron et gris qui s'alliaient bien. Malgré les efforts de son père, Sanzo se fichait complètement de ce qu'il pouvait porter du moment qu'il était à l'aise.

Il la regardait et surtout il l'écoutait et avec attention, ses oreilles dirigées vers Amy. Il écoutait ce qu'elle disait .. des paroles rassurantes, des paroles de réconfort. Elle était différente des adultes .. elle ne parlait pas d'elle, ni le "rabaissait" au rang d'enfant. Pas de phrase du genre "tu comprendras quand tu seras plus grand " .. ni "moi de mon temps ... "

elle insistait sur le fait qu'il était un garçon et un mutant mais certainement pas un monstre.


- Cette « leçon », tu l’as apprise parce que tu l’avais demandée. En t’entrainant pour devenir X-Men, en rejoignant l’Equipe de Récupération, tu savais qu’il y avait des risques, même si tu ne les mesurais pas.

Il soupira .. X-men .. en fait elle se trompait .. il n'avait jamais vraiment eu l'intention de devenir X-men .. ou plutot il ne s'était jamais posé la question. Tout avait débuté lors d'une conversation avec Caitlyn c'était tout. Il était à la recherche de quelque chose, elle lui avait montré une porte, il l'avait poussé. Mais être un X-men ..
non .. sincèrement il ne s'en sentait pas capable et encore moins maintenant alors qu'il avait vu ce que Rachel avait fait ... Si c'était ça être un X-men il n'en voulait pas.

"reprendre au début" ... oui pourquoi pas .. mais elle devait bien connaître son passé ... elle devait avoir lu son dossier normalement .. il ne comprenait pas bien ce qu'elle voulait .. ce qu'elle attendait de lui ..
Mais elle était professionnelle jusqu'au bout .. elle le questionnait .. des questions simples .. mais dont les réponses n'étaient pas si facile.


- La première chose à te demander, c’est si tu voulais réellement une vie paisible, et si oui, pourquoi est-ce que tu t’es engagés dans la voie des aspirants X-Men. Etait-ce pour connaitre ces « aventures » que certains autres avaient, d’une certaine manière, eut ? Etait-ce pour te rapprocher d’eux ? Pour te mettre sur un pied d’égalité avec eux ? Etait-ce pour pouvoir aider d’autres ? Ou bien avais-tu quelque chose à te prouver à toi ?

Il réfléchit un instant. "je crois .. ou plutot non je ne crois pas m'etre engagé dans cette voie pour "l'aventure". Quand à me rapprocher des autres .. mm non pas au début du moins. Vous savez je ne sais pas pourquoi mais j'attire assez facilement les gens. Mon physique de félin probablement. Et je suis riche meme si peu le savent .. J'ai vu mon père "jouer" avec les gens .. je sais que l'argent attire mais ces personnes ne sont jamais des "amis". Quand à me mettre sur un pied d'égalité .. sincèrement je suis un des meilleurs élèves de ma classe .. et j'ai tout un tas d'autres raisons, mauvaises j'en suis parfaitement conscient, pour faire preuve de snobisme ou vanité mais ça .. c'est pas moi .. Mon père m'a élevé mieux que ça .. je vaux mieux que ça .. Aider les autres .. oui peut être .. mais pareil pas au début. Je crois .. je crois que je cherchais surtout des réponses .. je voulais savoir ce que c'était vraiment qu'etre un mutant. Et puis je vous ai rencontré vous et Cait .. Un jour on a eu une grande conversation ou elle m'a ouvert les yeux. Elle m'a fait comprendre des choses et répondu à certaines de mes questions. Un peu auparavant j'avais rencontré un confrériste .. deux memes. L'un deux avait perdu un être cher dans Mutant Town et l'autre .. l'autre était un vieux monsieur. Les Confréristes représentaient le "mal" pour moi mais ces deux là ... ils n'avaient rien à voir avec les terroristes que les journalistes montrent partout. Du coup j'étais un peu perdu .. C'est là qu'elle m'a parlé de l'équipe de récupération et des entrainements à faire. Cette voie était .. était un moyen d'avoir encore quelques réponses .. je crois "

il se tut un instant et la regarda toujours avec un air d'enfant perdu. "et .. depuis .. chaque rencontre que j'ai faite m'a apporté quelque chose. Mais ce que j'ai surtout retenu c'était ce malheur qui les liait tous. Tous avaient souffert ou souffraient de leur condition de mutant .. Tous sauf moi .. Mon amie Océane et son frère avaient perdu leur parent lors d'un attentat perpétré par les Confréristes justement . Ernest ... ba vous le connaissez mieux que moi .. et puis il y a eu Kuragi que le père avait martyrisé .. Colleen poursuivit par les flics dans les égouts de New York .. Richard et Mr Reece les deux confréristes .. les soeurs Courcelle, Ariella, Ioana .. le professeur Linden .. mes deux meilleurs amis Sean et Kamen ont aussi eu leur lot de malheurs ... de meme que Cait et vous .. je sais tout sur Cait, son passé, Sinistre, les maraudeurs, les clones, sa "fille" .. sa "mort" et que ... enfin qu'elle a été ressuscitée par .. par .. enfin par Rachel ... "

il avait eu du mal à citer son nom .. "Rachel .. Elle aussi m'a tout raconté sur elle .. mais .. je n'avais rien compris .. je croyais l'aimer mais je n'aimais qu'une demi Rachel .. l'autre .. l'autre est si ... terrifiante ... Je l'aime mais j'ai terriblement peur d'elle .. "

sa voix se brisa, il avait du mal à retenir ses larmes ... "elle les a tué .. comme ça .. sans leur laisser la moindre chance et moi .. je n'ai rien fait ... Ce type pointait le canon de son arme sur moi et je ne pouvais rien faire .. et elle .. elle est arrivée .. elle l'a éventré ... et tout ce que j'ai ressenti c'est du soulagement ... pas parce que cet homme était mort ou que moi j'avais échappé à la mort .. non mais parce que Rachel m'avait évité de faire quelque chose d'horrible. Et ce jour là .. ce jour là j'ai été "comme les autres" sauf que .. "

sauf que quoi .. il ne voulait plus ... il voulait garder sa "différence" mais c'était trop tard .. bien trop tard.
Il allait surement trop vite .. mais c'était le chaos total dans ses pensées. Il avait tant à lui dire .. tant à comprendre ..
et elle .. allait elle comprendre .. peut être ...
allait elle le juger ... à voir
allait elle le réconforter et l'aider ... il l'espérait.


"Alors comment .. comment je peux être moi .. avec tout ça .. qui puis je être ?? ou puis je être ... .. et je ne vous parle meme pas ni de mon père ni de Karl ..."

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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Qui suis je ? [pv Amy]   Dim 2 Fév - 22:17

Il me regarde, il me regarde alors que je parle, il me regarde alors qu’il m’écoute ; mais est-il véritablement là ? D’étranges émotions passent sur son visage, de la joie notamment ; pourquoi ? Les yeux du jeune garçon ont bougé l’instant d’avant, de même que ses oreilles si particulières, est-ce moi qui lui fais « cet  effet », toute mesure gardée ? Non, je dois encore voir des choses qui ne sont pas, je dois me méfier de mes interprétations ; égocentrisme de… Bref. En tout cas, il est en confiance, la question ne se pose même pas, et cela, c’est positif.

Certaines réactions sont plus marquées, manifestées avec franchise ; les soupirs principalement, mais quelques refus également, grossièrement visible par leurs contractions à mes paroles. Cependant, il joue le jeu, et cela nous permettra de progresser, même si rien ne sera résolut en une séance, et qu’il nous faudra nous voir régulièrement pour constater les avancements. Je suis sensée étudier l’impact de la mutation sur la psyché de l’individu, mais c’est plutôt celui des X-Men et des aventures « anormales » qui me pose problème actuellement. Sans doute pourrais-je aborder cela plus tard, lorsqu’il ira mieux, mais pour l’instant, je dois faire de mon mieux pour qu’il puisse recommencer à avancer.

Ne pas s’être engagé dans cette voie pour l’aventure, ni pour se rapprocher des autres tout du moins au début. Je fronce les sourcils un instant, alors que j’intègre les données et élabore les hypothèses, et crains légèrement qu’il ait prit cette voie par moutonnerie, sans savoir ce qu’il faisait, comme moi à l’époque.

Il attire facilement les gens ? Et il attribue cela à sa mutation ? Peut-être influe-t-elle, peut-être pas, mais elle n’est pas seule responsable dans tous les cas, et il faudra creuser cela. Etre sociable suffit à réunir des gens autours de soit, même si je perçois mal, de mon point de vue, Sanzo comme un centre de sociabilité ou une figure en vue de l’Institut. Trop honnête et trop altruiste, il ne se met pas assez en avant pour réellement chercher à devenir populaire ; néanmoins il s’agit là d’une extrapolation et je ferais mieux de ne pas m’égarer dans mes notes.

La richesse… exit. D’entrée de jeu. Justement parce que « si peu le savent ».

Se mettre sur un pied d’égalité n’est visiblement pas son fort, même s’il le reconnait et ne se met pas sur un piédestal, cependant il garde une vision très fermée des choses, basée sur ce qu’on lui a apprit et ce qu’il tient pour acquis. Sans doute que le chamboulement n’en est que plus difficile. A creuser.

Aider les autres, « peut-être » ? Pas au début. Chercher des réponses, savoir ce qu’était un mutant… Il s’est mit dans le mur seul, en voulant des réponses toutes faites, crues et prémâchées, et les a cherchées dans l’inconnu pour ne pas avoir à les réfléchir lui-même. Bon, on a un gros problème à ce niveau-là.

"Et puis je vous ai rencontré vous et Cait… Un jour on a eu une grande conversation ou elle m'a ouvert les yeux. Elle m'a fait comprendre des choses et répondu à certaines de mes questions. Un peu auparavant j'avais rencontré un Confrériste… deux même. L'un deux avait perdu un être cher dans Mutant Town et l'autre… l'autre était un vieux monsieur. "

Confréristes maléfiques, c’est une vision tellement convenue, tellement préconçue, qu’elle semble logique d’avoir trouvée sa place dans son esprit. Naïveté ? Oui, mais pas seulement. Une volonté de croire en l’autre, d’y voir la bonne partie, en occultant la mauvaise. Notre seule différence sur ce point là, Sanzo, est que je suis consciente de me mettre des œillères par égoïsme.

Rechercher à devenir X-Men pour avoir les réponses ; le Savoir c’est le Pouvoir ? Dicton véridique, mais assez « moche », que mon frère applique avec malice et que je limite à ce qu’il m’est intéressant et utile de connaitre, car je juge que l’ignorance protège, parfois. Et c’était le cas pour lui, il lui a fallut la perdre pour s’en rendre compte.

"Et… depuis… chaque rencontre que j'ai faite m'a apporté quelque chose. Mais ce que j'ai surtout retenu c'était ce malheur qui les liait tous. Tous avaient souffert ou souffraient de leur condition de mutant… Tous sauf moi…"

Ainsi donc, fallait-il découvrir la souffrance pour les comprendre ? Pour leur ressembler ? Pour les égaler ?

Je fais abstraction du passé de Caitlyn et de la connaissance qu’il en a, c’est une immense preuve de confiance et je le savais déjà, de même que celui de Rachel ; cependant, ce n’est pas parce que l’on nous a raconté que l’on sait. Aimer quelqu’un comme Rachel, c’est difficile, très difficile, car cela implique prendre la mesure de l’ambivalence de son être, de ces extrémismes qui s’équilibrent et de cette bipolarité qui l’empêche de sombrer, la faisant basculer d’un coté ou de l’autre dans une parfaite dichotomie ; elle ne peut exister sans la belle comme elle ne peut exister sans la bête, car la belle est sans défense et la bête, sans muselière, si l’autre disparait. Et l’effroi qu’elle suscite n'a déjà que l’attachement qu’on peut lui porter.

Je sais déjà ce qui c’est passé lors de cet épilogue tragique, Caitlyn m’a raconté, nous en avons discuté pour qu’elle se remette, et j’en ai parlé avec Rachel, qui était… égale à elle-même. Coupable de n’avoir sut protéger ceux qu’elle aimait, regrettant n’avoir put sauver tout le monde, mais nullement affectée par les morts « légitimes » ; elle s’en voudra à vit d’avoir tués ceux qu’elle aimait et les innocents, mais les coupables, non, jamais. Et elle ne leur aura pas laissée la moindre chance : tuer ou être tué. C’est ainsi que cela marche pour elle, la loi binaire de son monde. Mais ce n’est pas d’elle qu’il s’agit cette fois. Et ce n’est pas uniquement d’elle dont il s’agit, même pour Sanzo.

"Elle l'a éventré… et tout ce que j'ai ressenti c'est du soulagement… pas parce que cet homme était mort ou que moi j'avais échappé à la mort… non mais parce que Rachel m'avait évité de faire quelque chose d'horrible. Et ce jour là… ce jour là j'ai été "comme les autres" sauf que…"

Sauf que cela a un prix. Comment être soit avec « tout ça » ? Qui pouvons-nous être ?

- Ce qui c’est passé fait parti de toi, Sanzo. Ce soulagement de n’avoir eut à accomplir cet acte qui te révulsait, de n’avoir dû faire ce sacrifice qu’est ôter une vie, cela fait parti de toi. Je sais que cela peut être dur à admettre, mais nous ne sommes ni parfait, ni innocent, et il faut l’accepter pour s’accepter soi-même. Même si c’est difficile.

C’est encore du vécu, du vécu dont je ne parlerai pas mais dont le recul me permet de compatir, de comprendre, non pas en thermes théoriques, mais en pratique, car je sais, je ne suppose ni n’imagine.

- Tu n’as pas été comme les autres, car il n’y avait pas à être comme les autres. Ne cherche pas une uniformité là où chacun est unique, ne cherche pas à ressembler à toutes les personnes car tu seras étiré entre elles et toi jusqu’à l’écartèlement.

C’est Frost qui m’a expliqué cela ; on ne peut avoir autant de visage que de personnes qui nous regardent, même en n’étant plus personne à l’intérieur, et Dieu sait que nous sommes, tous, des gens à l’intérieur.

- Je crois que ton principal problème est de chercher des réponses tranchées, Sanzo, des réponses trouvées par d’autres que tu intégreras comme vérités, sans te les approprier ou chercher à les comprendre. Tu dis être rentré dans l’équipe de récupération pour trouver ce que signifiait être un mutant ? Mais n’en étais-tu pas un avant cela ? Etre un mutant, n’est-ce pas avoir une condition de mutant, un gène X modifiant quelques caractéristiques que ce soit ? Pourquoi faudrait-il que nous soyons des « héros » ou des gens exceptionnels ? Pourquoi faudrait-il que nous ayons des histoires affolantes et tragiques ? Nous ne sommes pas les demi-dieux des légendes antiques, Sanzo, nous sommes des gens comme les autres, quelques soient nos pouvoirs.

Bon, là c’est le moment où je fais la connerie de parler de moi, mais je dois lui démontrer qu’il a tord sur un point.

- Tu sais, avant d’arriver ici, j’ai eut une existence aussi banale que placide. La seule chose qu’a engendrée ma mutation, c’est des visites médicales hebdomadaires et quelques heures de bronzette tous les jours. Etre mutant, cela ne signifie rien de plus qu’être humain, car nous faisons, dans les deux cas, ce que nous voulons de notre vie. Tu culpabilise d’avoir été soulagé que Rachel tue quelqu’un pour toi, mais cette culpabilité fait partie de toi. Je ne te demanderais pas si tu aurais été capable, toi, de le tuer, cet homme, ou si tu en aurais culpabilisé après, mais la culpabilité d’avoir ressenti du soulagement à ce que quelqu’un d’autre accomplisse un acte que tu ne pouvais te résoudre à faire, tu n’as pas à la rejeter.

Je cherche mes mots une seconde, puis renchaine.

- Tu ne pouvais te résoudre à accomplir le geste, ainsi n’est-ce pas plutôt le fait de n’avoir eut à l’accomplir plutôt que quelqu’un l’ait fait à ta place, qui t’as soulagé ? Ce n’est pas dirigé ni contre l’homme, ni contre Rachel, ce soulagement, c’est là, c’est parce que tu as échappée à une chose que tu croyais sans issue, non ? Il n’y a pas de regrets quant à l’avait laissée agir, n’est-ce pas ?

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MessageSujet: Re: Qui suis je ? [pv Amy]   Jeu 6 Fév - 10:09

Sanzo l'écoutait meme si par moment il avait du mal à la comprendre. Il ne voyait pas non plus ou elle voulait en venir. Niveau scolaire il n'avait jamais eu de problème mais là ... Etait ce pour ça qu'il cherchait tant des gens à aider .. pour ne pas avoir à s'aider lui-meme .. pour ne pas avoir à répondre à des questions dont il ignorait la réponse ..

 mais nous ne sommes ni parfait, ni innocent, et il faut l’accepter pour s’accepter soi-même. 

Le problème venait de là .. du moins en partie .. l'innocence ... une innocence dut à la surprotection de son père .. il ne lui en voulait pas bien au contraire mais cela avait faussé ses repères.

Il n'avait pas non plus l'impression de vouloir ressembler à tout le monde ... en fait il n'y avait que deux personnes qu'il admirait vraiment et auxquelles il aimerait ressembler .. son père tout d'abord et Caitlyn meme si leur coté "sombre" l'effrayait. Il ne savait rien de celui de son père mais il l'avait déjà vu traiter des affaires ... quand à Caitlyn entre les différentes missions et tout ce qui trainait sur internet ... sans parler de ce qu'elle lui avait raconté .. mais eux arrivaient bien à surmonter ça alors pourquoi pas lui ...Etait il trop jeune .. trop "stupide" ou égoïste .. Admettre ce coté était admettre qu'à tout moment il puisse surgir avec toutes les conséquences possibles dont la principale : la mort d'une autre personne ... et ça ...


- Je crois que ton principal problème est de chercher des réponses tranchées, Sanzo, des réponses trouvées par d’autres que tu intégreras comme vérités, sans te les approprier ou chercher à les comprendre. Tu dis être rentré dans l’équipe de récupération pour trouver ce que signifiait être un mutant ? Mais n’en étais-tu pas un avant cela ? Etre un mutant, n’est-ce pas avoir une condition de mutant, un gène X modifiant quelques caractéristiques que ce soit ? Pourquoi faudrait-il que nous soyons des « héros » ou des gens exceptionnels ? Pourquoi faudrait-il que nous ayons des histoires affolantes et tragiques ? Nous ne sommes pas les demi-dieux des légendes antiques, Sanzo, nous sommes des gens comme les autres, quelques soient nos pouvoirs.

Là non plus il ne comprenait pas vraiment .. C'était pourtant la base de l'enseignement .. le professeur expliquait, l'élève admettait.

- Tu ne pouvais te résoudre à accomplir le geste, ainsi n’est-ce pas plutôt le fait de n’avoir eut à l’accomplir plutôt que quelqu’un l’ait fait à ta place, qui t’as soulagé ? Ce n’est pas dirigé ni contre l’homme, ni contre Rachel, ce soulagement, c’est là, c’est parce que tu as échappée à une chose que tu croyais sans issue, non ? Il n’y a pas de regrets quant à l’avait laissée agir, n’est-ce pas ?


"je ne sais pas .. peut être .. on peut .. on peut laisser ça pour l'instant s'il vous plait ..." il la regardait malheureux laissant un long silence avant de se lever et de commencer à faire les 100 pas.
Sa queue fouettait l'air, il était agacé .. non pas après Amy mais après lui meme ..
il était agacé de ne pas arriver à s'expliquer, de ne pas réussir à lui faire comprendre, et surtout de ressentir tout ça. S'il avait pu il se serait métamorphosé ... au moins en animal il n'aurait plus ressenti tout ça ... sauf que .. ce n'était pas vrai et il le savait. Et de toute façon la transformation ne durait qu'une heure environ .. Là il se montrait lâche .. bien plus lâche que devant le fusil de l'homme ... Aujourd'hui il n'avait aucune raison de fuir sauf une fierté mal placée ... et puis Amy prenait du temps pour lui .. ça serait bien mal la remercier ... Il soupira et reprit :


"vous avez dit que je cherchais des réponses tranchées sans me les approprier ... possible .. mais comment je peux m'approprier quelque chose que je ne comprends pas .. que je ne connais pas ... Je peux pas non plus tout remettre en question à chaque fois ...
Quand à la mutation ... c'est si compliqué .. Au début je pensais que c'était simplement une histoire de gène, de chimie mais c'est plus complexe que ça ... "


il s’arrêta

"si j'étais un mutant avant ?"... sincèrement .. je ne crois pas ... physiquement bien sur mais pas mentalement .. comment vous expliquer .. j'ai jamais vu mon gène X comme une mutation mais plutot comme une .. caractéristique ... ... Je veux dire comme avoir les cheveux blonds ou roux, être grand, ou noir ... Enfant je n'étais pas un mutant juste un orphelin de plus, c'est tout. On était tous des orphelins et le fait que j'ai une queue ou que je sois plus agile n'entrait pas en compte. (bien sur il y avait eu l'incident dans la boutique mais à l'époque il n'avait pas pleinement compris et pris conscience que cela ne tenait uniquement qu'à sa mutation. Il n'avait que 11 ans et c'était surtout le rejet brutal de celle qu'il considérait comme une mère qui l'avait fait souffrir)
Et après .. après j'étais juste le fils de ... et non pas l'enfant mutant de .. Mon père n'aurait jamais toléré la moindre agression verbale ni la moindre remarque sur moi ... et si ses employés bavardaient je les ai jamais entendu .. Je n'avais pas d'ami mais ça ne me manquait pas. Karl s'occupait très bien de moi. Je sortais surtout la nuit du coup les gens ne me regardaient pas ... J'avais une belle chambre et tout ce que je voulais ... Karl m'avait bien raconté une partie de son histoire mais .. c'était si loin .. Je crois .. non je suis sur que si je n'étais pas tombé sur des articles du professeur MacCoy je ne serais jamais venu ici.
Quand au coté "héros" je l'ai découvert ici à l'Institut quand je voyais tout ce que certain pouvait faire et faisait .. Caitlyn .. et meme vous ... franchement en salle des dangers .. pour moi vous etes une super héroïne ... Quand aux demi-dieux ... avec Rachel ... comment ne pas se sentir supérieur ... comment être juste "comme les autres" ... Qu'est ce que je dois croire là dedans ... Qui dois je croire ? Oui je veux des réponses tranchées car je suis incapable d'y voir claire ..  mais chacun a son opinion .. sa façon de voir et de ressentir .. et du coup ..."


il soupira et reprit son va et vient ... " Vous m'avez demandé si ce n'était pas plutot le fait de ne pas avoir eu à faire ce geste plutot que le fait que ce soit Rachel qui l'ait fait qui m'avait soulagé ... mais c'est la meme chose .. meme .. meme si je pense que si c'était Kaya qui l'avait fait je ne ressentirais pas autant de culpabilité ... mais Rachel ... après tout ce qu'elle a subit .. et là ... je lui avais promis d’être là pour elle .. et de l'aider ... mais .. "

Amy allait elle comprendre que finalement ce qui était au coeur de son problème était son amour pour Rachel .. ou du moins ce qu'il croyait être de l'amour .. Il avait compris qu'elle ne serait jamais à lui mais il ne pouvait s’empêcher d'éprouver des sentiments .. C'était plus que de l'amitié ... mais il avait aussi peur d'elle ... et ça ...

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MessageSujet: Re: Qui suis je ? [pv Amy]   Sam 8 Fév - 14:21

Je le perds, je le perds avec mes monologues, mes analyses, mes déclarations et mes suppositions ; je vais devoir ralentir le rythme. Mais ce qui risque de se passer, surtout, c’est qu’il parte d’ici avec plus de questions que de réponses, et plus de questions qu’il n’en avait en venant me voir ; mais tant qu’il parvient à trouver les réponses, cela ira.

Il ne sait pas, et il fuit, c’est triste, c’est lâche et cela le fera tourner en rond. Pour l’instant, d’accord, mais dès que cela reviendra sur le tapis, nous nous y attèlerons.

- Réfléchis-y Sanzo. Les réponses, c’est toi qui les as, je ne peux que t’aider à les trouver.

Je le regarde se lever et continuer sa triste fuite par un geste cyclique des plus classiques, mais je le laisse faire, car peut-être réfléchit-il mieux en actionnant ses muscles. Tant qu’il ne s’énerve pas, cela ne me pose aucun problème ; cependant, que fait-il ? Négation, déni, voilà dans quoi le jeune homme s’enfonce dans sa fuite ; il n’est pas venu ici parce qu’il était prêt, juste parce que ses amis l’ont poussé au cul. Je croise les doigts et m’accoude au bureau, posant mes index joints contre ma bouche, alors que mes yeux bleus continuent de le suivre dans ses cent pas.

"vous avez dit que je cherchais des réponses tranchées sans me les approprier… possible… mais comment je peux m'approprier quelque chose que je ne comprends pas… que je ne connais pas… Je peux pas non plus tout remettre en question à chaque fois…"

Il enchaine les sujets sans me laisser le temps d’intervenir, soit, ma mémoire ne me fera pas défaut quant à ce que je dois lui répondre, mais c’est lui qui risque d’avoir plus de mal à suivre qu’il n’en a déjà. Faire point par point en imposant un rythme s’avèrera peut-être nécessaire.

La mutation, c’est complexe, oui, mais c’est justement ta réponse, ton avis, qui doit se forger grâce à et s’approprier de cette complexité. Mais une histoire de gènes, de chimie, c’est là la définition scientifique, tout simplement ; reste à voir si tu veux te percevoir comme un être normal mais différent, ou un être différent et à part. Je t’écoute, Sanzo.

Pas mutant avant, pas un mental de mutant avant les évènements… c’est triste. Nous sommes donc condamnés à vivre dans la douleur et l’inhumain parce que nous sommes mutants, pour être mutant. C’est horrible. Autant se suicider tout de suite ou donner raison à ces gens qui nous disent indignes de vivre, plutôt que de subir cela. Non ?

Jamais vu le gène X comme une mutation mais une caractéristique, intéressant : la mutation n’est-elle pas qu’une caractéristique divergente ? Pas un enfant mutant mais juste un orphelin de plus, cela a un écho pour moi aussi, même si j’étais à part, du fait, quant bien même je n’étais pas seule ; Girasole.

"Et après… après j'étais juste le fils de… et non pas l'enfant mutant de… Mon père n'aurait jamais toléré la moindre agression verbale ni la moindre remarque sur moi… et si ses employés bavardaient je les ai jamais entendu…"

Ce que l’on ne sait pas ne nous fait pas de mal, et ce qu’il a vécu devrait en tenir à nos espoirs, à nos aspirations, non à une anormalité qu’il faut corriger. C’est désespérant d’écouter quelqu’un qui avait vécu ce que l’ont essaie de donner à nos étudiants, et qui l’avait gâché à cause de nous. Pourquoi se battre et œuvrer si nous n’apportons que l’inverse de ce que nous voulons ? A moins que nous ne le voulions pas réellement, ou que nous n’ayons d’espoir de le faire. Je crois que j’en comprends certain, dans le fait que les X-Men doivent renoncer à ce qu’ils tentent d’offrir aux autres, mais du fait, je pense aussi que nous devenons incapables de les guider car comment le faire sur une route que nous ne pratiquons pas ?

Tout cela ne le concerne pas, cet adolescent, et il est même ignorant, c’est un hors sujet de ma part, un égarement, mais je crois que je ne pourrais pas réellement me détacher de cette image, pour l’heure. D’autant qu’il enchaine sur le côté « héros », et dévoile sa moutonnerie au grand jour. Ce que certains pouvaient faire et faisaient, je détourne le regard tristement quant il en parle, grimaçante de douleur. Nombres de points vont être à aborder, cette fois, et jamais je ne pourrai me limiter à un seul par séance, ou même par discussion. Héros, demi-dieu, sentiment de supériorité…

Que faut-il croire et qui doit-il croire, tout le problème est là. Mais au moins, il admet vouloir des réponses toutes faites, se dévalorisant dans ses capacités de compréhensions. Chacun a son opinion, et c’est cela qui importe.

"Vous m'avez demandé si ce n'était pas plutôt le fait de ne pas avoir eu à faire ce geste plutôt que le fait que ce soit Rachel qui l'ait fait qui m'avait soulagé… mais c'est la même chose… même… même si je pense que si c'était Kaya qui l'avait fait je ne ressentirais pas autant de culpabilité… mais Rachel… après tout ce qu'elle a subit… et là… je lui avais promis d’être là pour elle… et de l'aider… mais…"

- C’est justement ce qu’elle a subit qui lui permet de faire cela, Sanzo. Elle a été entrainée pour tuer, déshumanisée et endoctrinée pour le faire, et cela fait parti d’elle. Elle tuera pour protéger ceux auxquels elle tient, sans hésitation ou remord, et le fait que tu ne l’ais pas arrêtée, que tu ne l’ais pas empêcher de le faire, ce n’est pas une trahison ; la trahison aurait été si tu t’étais approché d’elle dans le but qu’elle te protège, usant de ses sentiments pour l’instrumentaliser. Là où l’on peut être là pour elle, c’est quant elle a besoin de nous, à des niveaux humains ; elle est moins fragile qu’on pourrait le croire, mais si elle réagit à la violence par la violence, elle réagit à l’attachement par l’attachement, et elle ne sait pas se défendre des souffrances qu’elle ne peut combattre par les poings.

Je n’entrerais pas dans le détail de comment elle fonctionne, je ne distribue pas à mes patients les informations sur d’autres de mes patients, surtout quant le demandeur est émotionnellement très impliqué avec l’autre, et que cette relation est à sens unique. Je sais qu’il l’aime, cela est venu lors de nos discussions, mais je n’ai pas à me mêler de cela et encore moins à prendre parti.

- Maintenant, je vais essayer de reprendre les choses point par point, et d’y aller doucement. Assieds-toi et reste calme, s’il te plait. Respire doucement et n’hésite pas à demander des pauses, ou à fermer les yeux.

Les poignets contre le rebord de la table, j’attends qu’il obtempère pour poursuivre, consciente de me montrer insistante sur le premier point mais qui est, pour moi, la base de tout le reste.

- Pour en revenir aux réponses toutes faites, aux vérités et à l’appropriation, qui sont selon moi ton premier problème, tu ne peux pas t’approprier une chose que tu ne comprends pas, non. Tu dois justement faire une démarche pour la comprendre, pour la conceptualiser, c’est le processus d’appropriation. A défaut de tout remettre en question à chaque fois, tu dois envisager la réponse qu’on te donne et voir si tu es d’accord ou pas avec elle, non la tenir pour vraie. Regarde ce que je te dis, il s’agit de supposition, de conseils et d’aides à la réflexion ; pour moi, le problème vient du fait que tu cherches des vérités absolues là où il n’y a que des vérités subjectives, données par le point de vue d’un autre et limitées par cela, mais je peux avoir tord. Je ne suis pas toi, donc c’est à toi de convenir si j’ai raison ou j’ai tord à ce propos. Mais pour cela, tu dois être sincère avec toi-même, car je n’avance pas d’hypothèse aux hasards et je pourrai argumenter mon parti pour te convaincre, au besoin. Un refus catégorique par le déni n’apportera rien, tu comprends ?

Je lui laisse le temps de réfléchir et d’intégrer ce que je viens de lui dire, même si ma question est rhétorique puisqu’il a déjà convenu à demi-mots que j’avais raison sur lui et ce qu’il cherchait.

- Lorsqu’en mathématiques, on te donne une formule pour résoudre un problème, on t’en fait bien la démonstration, pour que tu puisses te l’approprier, comprendre comment elle fonctionne et voir qu’elle le fait. C’est pareil. Il faut avoir une distance critique sur ce que l’on te dit, sur ce que l’on t’apprend. Je te dis que tu recherches des réponses toutes faites, es-tu d’accord ? Et pourquoi ?

Premier point, la base. Si tout ce déroule comme prévu, je devrais enchainer sur la mutation et son rapport à cette dernière, pourquoi il est, selon moi, allé à contre-courant, et pourquoi il n’est nullement nécessaire d’être exceptionnel pour être mutant, que c’est en effet une caractéristique et non tout un pathos. Ensuite, il faudra passer sur son rapport à l’exceptionnel, et là cela risque de faire mal, si je dois lui montrer ce qu’il m’en a côté de le devenir, exceptionnel ; sachant que plus que traiter les héros et les demi-dieux, je devrais me limiter aux sportifs de hauts niveaux, cela suffira. Mais pour l’instant, restons au ralenti, pour qu’il comprenne bien tout.

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MessageSujet: Re: Qui suis je ? [pv Amy]   Lun 10 Fév - 11:10

Assieds-toi et reste calme, s’il te plait. Respire doucement et n’hésite pas à demander des pauses, ou à fermer les yeux.

Il obtempéra. Malgré le ton amical et doux c'était un ordre. Après un ou deux va et vient, il "s'assit" sur la chaise enfin s’asseoir .. Le chat avait une drole de manière de s'asseoir, il se mettait accroupit plus tot. C'était un vieux réflexe lorsqu'il était énervé. Cela permettait plus facilement une fuite potentielle.

Il tourna donc la chaise et s'installa à sa façon un peu étrange avant de poser ses bras sur le dossier. Respirer doucement et fermer les yeux .. le mouvement de balancier de sa queue indiquait qu'il n'était pas calme loin de là. Ses oreilles aussi s'agitaient dans tous les sens. Amy attendait qu'il se calme. Sanzo en était un peu gêné. Il n'aimait pas "déranger" de cette façon.
Il inspira plusieurs fois profondément et bien sur finit par se mettre à ronronner. Cette fois il le faisait pour lui. Sa queue ralentit son mouvement et ses oreilles se fixèrent sur les paroles d'Amy. Il rouvrit les yeux mais les garda mi-clos.
Elle lui avait parlé de Rachel, expliqué comment elle fonctionnait et surtout rassuré sur son attitude .. alors c'était tout .. tout ce qu'il fallait faire ... ne pas chercher à l'aider juste accepter de l'écouter quand elle en a besoin, quand elle le demande ... mais lui dans tout ça .. Il soupira ... C'était bel et bien fini .. mais est ce que cela avait commencé finalement ... pour lui oui .. ou du moins il le croyait mais pour elle ...

Ca faisait beaucoup .. en plus de tout ce qu'il avait vécu, il n'avait pas besoin d'une déception amoureuse ..

oui il comprenait. C'était aussi un peu ce qu'avait essayé de leur faire comprendre le professeur Linden. C'était aussi pour cela qu'il ne cherchait pas à connaître les autres autrement qu'en leur parlant directement. Il avait fait cette erreur avec Ernest ainsi qu'avec les Confréristes prenant pour argent comptant ce qu'Océane et les journalistes avaient dit .. Il commençait à mieux comprendre aussi ce que son père lui avait enseigné et qu'il avait fini par oublier. Voir les deux cotés de la chose ..


"oui .. je suis d'accord .. je crois .. que c'est parce que je n'ai pas besoin d'y réfléchir par moi meme. Je crois aussi que si je suis venu vous voir c'est d'une certaine façon pour ça .. pour avoir des réponses toutes faites mais .. ça ne serait que VOS réponses et pas les miennes.
Bien sur je pourrais aussi vous dire ce que vous voulez entendre mais au final ça m'apportera absolument rien n'est ce pas ..
Vous pourriez me dire que Rachel m'aime, qu'elle n'est pas une tueuse, que ces hommes étaient des monstres .. qu'ils ont mérité ce qui leur est arrivé mais au final rien ne serait résolu .. et meme je pense que la prochaine fois serait pire encore.
Vous refusez de me donner des réponses car vous voulez que je les trouve moi-meme .. alors vous me posez encore plus de questions .. "


les yeux toujours mi-clos il la fixait tout en essayant de poursuivre son cheminement, ce n'était pas simple loin de là .. mais il commençait à entrevoir quelque chose ..

"je pense voir ce que vous voulez me faire comprendre. Chacun a sa façon de voir et d'appréhender les choses .. 50 personnes peuvent me dire que les Confréristes sont mauvais mais 1 seul peut me montrer qu'il n'est pas aussi monstrueux que ça ... C'est pareil pour Rachel .. ou les X-men .. ils peuvent être perçus comme des tueurs mais si 1 fait un acte de bonté .. et l'inverse est valable aussi .. En fait on ne doit pas juger sur une idée de groupe mais voir au cas par cas .. et je dois aussi ne plus prendre tout en compte comme une vérité. Je dois apprendre à voir si cela me convient, à réfléchir. Il y a bien sur des règles à respecter mais c'est à moi et à moi seul de trouver mes réponses. "

il soupira longuement "j'ai été complètement idiot n'est ce pas? Comment je pourrais arriver à mon but .. Je pensais .. je croyais que c'était ainsi qu'il fallait faire pour comprendre les choses .. mais les gens peuvent mentir .. les faits aussi finalement .. Comment savoir quel est le juste milieu ? C'est ça être adulte ? Voir le juste milieu ?"

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MessageSujet: Re: Qui suis je ? [pv Amy]   Mar 18 Fév - 18:55

C’est intéressant de le regarder s’assoir, c’est un fait. Sa mutation a fait qu’il se déplace comme un digitigrade, et plus que des chaussures spéciales, oserai-je dire à talons, c’est de s’assoir d’une manière insistant sur ce fait, désormais qu’il s’est échauffé, qui en dit long. Les émotions fortes ravivent les instincts qu’il tient de sa partie « animale », et sans doute est-ce cela qui déclenche ses transformations, et le rend dangereux pour les autres. Mais cela est relativement mineur, ou maitrisé, voir les deux, et il ne ferait de mal à personne s’il peut l’éviter, même dominé par ses instincts ; cela se voit à sa position, ses appuis de sont pas là pour lui permettre de bondir vers moi, mais vers l’arrière. Lorsqu’il était assis « normalement », tout à l’heure, prenait-il les mêmes appuis ? Je l’ignore, je n'y ai pas fait attention malgré la table en verre-plastique, mais il faudra que je pense à regarder cela, une prochaine fois.

Il finit par se calmer et tout se poursuit : gêne, puis tristesse, des soupirs et des ronronnements, de l’attention et du calme. Puis il répondit, et il le fit par l’affirmative. Ne pas avoir besoin de réfléchir par soi-même, la solution de facilité et de fainéantise. Et il était ici aussi dans cet objectif ; voilà qui me forçait à revoir mes conclusions précédentes… voilà pourquoi j’avais besoin de notes ! Là, je ne suis pas sure de la marge d’erreur entrainée par ces deux informations contradictoires dans un intervalle aussi court, et je devrais faire plus attention quant je ferai appel à ma mémoire ; réciter une chose n’est pas difficile, mais si elle a été contredite par la suite, je peux toujours réciter la mauvaise chose, par inadvertance. Cela ne me gêne pas de me tromper, mais je ne veux pas risquer de l’induire en erreur lui, une prochaine fois. D’un autre côté, je risque de perdre la face si je prends mon calepin maintenant. Oh, et puis zut.

"Bien sur je pourrais aussi vous dire ce que vous voulez entendre – non, car je ne cherche rien à entendre, si ce n’est la vérité – mais au final ça m'apportera absolument rien n'est ce pas…
Vous pourriez me dire que Rachel m'aime
– je ne suis pas là pour dire ce que tu veux entendre Sanzo, mais pour t’aider à faire face et à trouver les réponses – , qu'elle n'est pas une tueuse – mais elle l’est, et c’est marqué sur ses chairs, quant bien même elle le cache – , que ces hommes étaient des monstres… – ils l’étaient, oui, comme elle, mais rares sont les gens à n’être que cela ; nous ne sommes ni noir ni blanc, juste dans différentes teintes de gris – qu'ils ont mérité ce qui leur est arrivé mais au final rien ne serait résolu… et même je pense que la prochaine fois serait pire encore.
Vous refusez de me donner des réponses car vous voulez que je les trouve moi-même… alors vous me posez encore plus de questions…"


- C’est exacte, je peux t’aider à chercher les réponses, pas les trouver pour toi, ajoute-je alors qu’il laisse un temps mort, toujours dans son étrange transe réflexive.

"Je pense voir ce que vous voulez me faire comprendre. Chacun a sa façon de voir et d'appréhender les choses…"

A toi de développer la tienne. Oui, il est de nombreuses personnes pour crier au loup lorsqu’on parle des Confréristes, mais très peu n’en n’ont ne serait-ce qu’entraperçu un de leur vie. Et même si je condamne leurs méthodes, je comprends comment ils peuvent en arriver là, et j’en connais des très humains, monstrueux ou pas. Et c’est pareil pour Rachel ou les X-Men en général, mais pour d’autres également, reste à savoir ce que nous sommes prêt à accepter et à couvrir, ou ignorer. L’ignorance est une fuite, c’est le chemin le plus facile, mais il ne faut pas prétendre réellement connaitre les gens ainsi, on ne connait qu’une partie d’eux ; la partie qu’on veut bien en voir. Est-ce mal ? Quel est le pire, choisir d’ignorer ou savoir et couvrir quant même ? Je me le demande souvent lorsque je pense à mon frère.

"En fait on ne doit pas juger sur une idée de groupe mais voir au cas par cas… et je dois aussi ne plus prendre tout en compte comme une vérité. Je dois apprendre à voir si cela me convient, à réfléchir. Il y a bien sur des règles à respecter mais c'est à moi et à moi seul de trouver mes réponses."

- Oui.

Complètement idiot ? Non. Mais naïf et inexpérimenté, oui. Je te donnerai mon avis là-dessus dès que tu auras fini de te m’expliquer le tien, jeune homme.

" Comment savoir quel est le juste milieu ? C'est ça être adulte ? Voir le juste milieu ?"

- Certains enfants font preuve d’énormément de recul par rapport aux choses et certains adultes en manque cruellement, je ne pense pas que ce soit une question d’âge. Et je ne crois pas qu’on puisse savoir quel est le juste milieu, c’est à nous de fixer, de réfléchir pour croire ou non. Oui, lorsqu’on a confiance en une personne, on peut la croire sans réellement chercher à comprendre, mais très rares sont les personnes en qui l’on peut avoir une confiance aveugle. Tu n’as pas été stupide, Sanzo, juste très naïf. Si tu veux, on pourra travailler là-dessus, une prochaine fois.

Je m’arrête, lui ayant signifié comme si de rien était un fait dont j’ignore s’il a prit la mesure, et je me lève pour pour aller jusqu'à l'armoire et sortir d'un de ses tiroir un carnet de notes, que je pose devant moi avant de me rassoir et de prendre un stylo dans la poche thoracique de ma blouse.

- Cela te gêne si je prends des notes ? Je peux faire appel instantanément à mes souvenirs, cependant comme si deux choses entre en contradiction, je risque de me remémorer la mauvaise, car on ne raye pas un souvenir comme on peut le faire de mot.

J’attends sa réponse, et agirait en conséquence. Cependant, si l’autorisation est faite, je gribouillerai de mon écriture rapide le point abordé qu’est l’esprit critique, ainsi que ce que nous en avons conclut, puis je listerais d’autres sujets comme ce qui me semble problématique, organisant le tout sous la forme d’une arborescence me permettant d’hiérarchiser les informations.

- Je vais revenir sur la mutation. Tu m’as dit que tu n’avais jamais vu ton gène X comme une mutation mais uniquement comme une caractéristique, similaire aux couleurs de cheveux, entre autres ; que tu étais physiquement mutant, mais pas mentalement. Un orphelin comme les autres, un fils comme les autres, quelqu’un de normal, somme toute. Est-ce que, pour toi, être « mutant », avoir l’esprit « mutant », est incompatible avec la normalité ? Qu’est-ce, pour toi, qu’être mutant ? Faut-il être exceptionnel ? Cela fait-il de nous des êtres exceptionnels ?

Second point, et je dois attendre sa réflexion pour voir plus en détail sa vision de la chose, pour comprendre encore plus avant ce qu’il m’a dit, et en percevoir les nuances. J’espère qu’il se nuancera, et j’espère que ce que je pourrais lui dire l’amènera à réfléchir, car de ce que j’ai comprit, l’Institut ne lui a pas apporté un idéal ou une normalité, Sanzo l’avait déjà et ce sont nous qui lui avons prit ; et si c’est réellement le cas, c’est un échec retentissant de notre part. Et c’est lui qui en paye le prix.

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Sanzo Aoe
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MessageSujet: Re: Qui suis je ? [pv Amy]   Mer 19 Fév - 16:46

 Cela te gêne si je prends des notes ? Je peux faire appel instantanément à mes souvenirs, cependant comme si deux choses entre en contradiction, je risque de me remémorer la mauvaise, car on ne raye pas un souvenir comme on peut le faire de mot.

Il la regarda un peu idiot ... et surtout surpris par sa demande. C'était elle le psy, si elle voulait prendre des notes elle n'avait pas besoin de demander ...
"heu oui ... allez y .. et heu ... "   il regarda autour de lui avant de la regarder gentiment moqueur  "par contre pour le canapé ... "

puis il se reprit, il parlait quand meme à une adulte "désolé mon humour est déplorable" sauf qu'il n'était pas si désolé que ça.

Il poursuivit songeur :
"c'est vrai que je suis naïf mais je préfères sincère ou franc ou bien naturel. Je pense que c'est important de faire confiance et surtout de l'accorder. Je vois ça comme un pas vers l'autre. Après si l'autre n'accepte pas .. tant pis mais au moins j'aurais essayé. Je crois .. je crois que .. surtout entre nous, être méfiant ... c'est pas une bonne chose. On est tous dans la meme galère ... Après bien sur comme vous dites faire confiance aveuglément c'est .. différent. Faut pas se louper mais .. bon .. "

Il laissa un bref silence tout en s'agitant sur la chaise "je .. je suis pas sur d'avoir envie de changer ça. Vous voyez ça c'est moi .. c'est ce qui fait que j'agis comme ça. Je crois que me l'enlever c'est .. c'est pas bien. Désolé. "

c'était assez étrange pour lui que de refuser. En générale, il acquiesçait surtout quand cela venait d'un adulte mais là .. Il n'aimait vraiment pas cette proposition ..
il était gêné par ce refus et recommençait à s'agiter mais il prit sur lui pour se calmer et poursuivre la discussion.

Amy poursuivait en lui parlant de la mutation.  


Est-ce que, pour toi, être « mutant », avoir l’esprit « mutant », est incompatible avec la normalité ?

"ben .. avant non ... je veux dire avant d'arriver ici. Mais maintenant j'en sais rien .. vraiment. D'un coté y a les copains qui en font tout un étalage, et de l'autre y a Cait ..  et vous ... et meme Océane .. du coup je sais plus. Les prof nous enseignent des choses mais sur le terrain ... Enfin ces hommes nous ont quand meme tirés dessus uniquement parce que nous étions des mutants ... Du coup .. c'est pareil pour Karl .. il a été brulé parce qu'il était un mutant alors qu'il est super gentil .. Franchement c'est comme avec les juifs ou les noirs .. ou les gays .. je veux dire vous et Cait vous etes ensemble mais d'abord ça ne regarde personne et ça ne vous empêche pas d'etre vraiment cool .. Enfin .. c'est pas une raison pour être con ... "

de nouveau de la gêne, il s'embrouillait.  

Qu’est-ce, pour toi, qu’être mutant ? Faut-il être exceptionnel ? Cela fait-il de nous des êtres exceptionnels ?

"pour moi être mutant c'est avoir ce fichu gène X.  c'est tout. Je crois que oui ça fait de nous des etres exceptionnels mais dans le sens primaire du mot. C'est à dire pas habituel ou pas ordinaire mais pas dans le sens que nous sommes meilleurs que les autres. Faut bien avouer que nous sommes un peu en dehors des caractéristiques humaines de base non ? Après de là à étaler notre différence ... mais ici ... c'est pas ça ... Tout le monde ou presque semble avoir fait des choses extraordinaires et surtout en semble fier .. meme Cait ... et meme vous ... du coup je sais plus trop quoi penser. J’apprécie beaucoup Caitlyn, elle m'a beaucoup aidé et j'aime les missions avec elle. Mais ... des fois .. quand je la vois sur internet .. ben je ne la reconnais plus .. Comment ne pas vous comparez à des héros ou des demi dieux ... "

Sa queue balayait l'air et il s'agita encore sur sa chaise. Il la regarda inquiet avant de reprendre "mais c'est pas votre faute ... vous etes vraiment super. "
c'était la première fois qu'il parlait ainsi à une adulte. Il espérait qu'elle n'allait pas se fâcher, ni le trouver oser de lui parler ainsi.
Une autre chose lui traversa l'esprit, quelque chose à laquelle il n'avait encore pas pensé et qui rajouta à son inquiétude


"heu dites madame, tout ça .. ça reste entre nous n'est ce pas ? Vous direz rien à mon père ?"

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MessageSujet: Re: Qui suis je ? [pv Amy]   Dim 23 Fév - 13:51

Une tentative d’humour pour faire passer plus facilement ma demande, surement pour le déstresser lui d’une ambiance plus « formelle », quant bien même à mes yeux, la bouse est là pour aider à ne pas oublier. De plus, le canapé est un cliché pour les psychiatres, une autre branche des vastes domaines résumés par les profanes comme « psy », et qui ne sont pourtant pas à confondre. Par contre, je souris à sa « correction », qui n’en était pas une ; qu’il tente de faire de l’humour est une bonne chose, et qu’il surenchérisse quant je ne relève pas la première blague l’est également, il ne faut pas se décourager.

Il reconnait sa naïveté et c’est une bonne chose, là aussi, et s’il est en effet important de faire confiance, le faire au premier venu quel qu’il soit est une erreur, car c’est admettre tout sans garanti, sans réflexion, et n’être plus qu’un benêt suivant moutonnement ce qu’on lui dit en se croyant dans le vrai parce que quelqu’un d’autre prétend  croire. Oui, faire confiance est un pas vers l’autre, mais il faut savoir la doser, je ne parlais ni de négation ni de méfiance, juste de prise en considération et de réflexion. La confiance elle aussi est un spectre, non une chose manichéenne.

"je… je suis pas sur d'avoir envie de changer ça. Vous voyez ça c'est moi… c'est ce qui fait que j'agis comme ça. Je crois que me l'enlever c'est… c'est pas bien. Désolé."

Je soupire un instant, mais c’est son choix ; s’il refuse de progresser, et bien ce que nous faisons là est inutile, car il ré-accomplira les mêmes erreurs et reviendra avec similaires problèmes. Après, nous n’en sommes qu’à la première séance, il n’est rien qui presse et rien ne sera résolut quant on se séparera, donc je me contente d’entourer ce problème sur mes notes : volonté de croire aveuglément en l’autre, quel qu’il soit, pour ne pas avoir à chercher les réponses. Je n’en changerai pas ma méthode pour autant, car qu’il le veuille ou non, elle marche et le conduira plus à progresser que si je lui fais une bête leçon de ce que je suppute ou bien déduis sur lui.

Il culpabilise de me refuser quelque chose ; le changement effraie toujours, voir fait souffrir, mais s’il améliore la situation, il était valable. Sujet suivant donc.

Et si son refus ne me gêne en rien, qu’il m’interrompe le fait déjà plus ; je sais laisser des temps entre mes questions si elles ne sont pas liées ou sont indépendantes, mais ce n’était pas le cas, et parler entre mes phrases est d’une impolitesse et l’empêche de cerner l’entièreté de ce que je lui demande ; en a-t-il assez de mes questions ? Je ne crois pas. Elles l’emballent juste et il s’empresse de répondre, c’est tout. Je ne lui en tiendrai pas rigueur, mais cela ne m’empêche pas d’insister sur la fin de ma pensée sans prendre en considération ce qu’il a dit avant.

Hors donc… il ne croyait pas qu’être mutant était incompatible avec la normalité AVANT d’arriver à l’Institution Charles Xavier, dont la mission est de permettre à de jeunes mutants de maitriser leurs pouvoirs pour avoir droit à retrouver cette normalité sans risque qu’elle s’en trouve détruite par les effets secondaires du Gène X, et surtout qu’ils puissent prouver au monde que les mutants sont des gens normaux. Conclusion : on a merdé. Mais ça, on le savait déjà.

Les « Copains » qui font tout un étalage de la mutation, et « Nous » qui sommes plus posés, dans un rapport plus humain aux capacités mutantes ; simple différence de mentalité et d’expérience. Oui, les profs enseignent la théorie, et c’est à nous de réussir à la confronter à la pratique, car ce sont deux opposées bien différentes. D’un côté, nous avons donc les adolescents qui vivent dans le monde merveilleux de l’Institut où ils peuvent s’exprimer pleinement sans rien avoir à craindre parce que certains ont sacrifiée cette insouciante pour les protéger, chose qu’ils perçoivent comme normale et due, et de l’autre le monde extérieur où les mutants sont au mieux des personnes à part, au pire des monstres à détruire. C’est sur qu’à se fier aux seuls dires des autres, conceptualiser cela est impossible. Mais c’est ce que Sanzo a vécu, et qui l’a conduit ici ; et le conduira encore ici s’il continue sur la même ligne droite sans vouloir changer.

"Pour moi être mutant c'est avoir ce fichu gène X. – caractéristique génétique définie tout à l’heure, mais insuffisante à avoir « l’esprit mutant », non ? – C’est tout. Je crois que oui ça fait de nous des êtres exceptionnels mais dans le sens primaire du mot. C'est à dire pas habituel ou pas ordinaire mais pas dans le sens que nous sommes meilleurs que les autres. Faut bien avouer que nous sommes un peu en dehors des caractéristiques humaines de base non ?"

Je continue de prendre des notes, confrontant les dires précédents à leurs prédécesseurs moins explicités ainsi qu’à mes conclusions propres. Ma main s’agite à une vitesse qui n’a en effet rien d’accessible aux humains « de base », mais les lettres et les flèches qu’elle inscrit sont les mêmes que celles que pourraient tracer des « normaux ».

Ne pas étaler la différence, non, pas en tant que supériorité, mais en tant que différence, pourquoi pas ? Tout le monde ou presque semble avoir fait des choses extraordinaires, et ne pas en faire est-il un mal ? Surtout sachant que la plupart desdites choses ne sont pas enviables. Il faut prendre du recul et réfléchir à cette fierté et à son bienfondé, tout simplement. Caitlyn… et même moi ? Caitlyn est une tueuse et une criminelle qui restera à jamais hantée par ses crimes, et je suis une salope faisant passer sa personne avant tous les autres et n’hésitant pas à risquer tout ce qui leur est cher en moi pour gagner en puissance. Tu m’as pourtant dit que mon aimée t’avait parlé d’elle et de son passé, Sanzo, comment peux-tu nous croire fier ? La connais-tu si mal que cela ?

"J’apprécie beaucoup Caitlyn, elle m'a beaucoup aidé et j'aime les missions avec elle. Mais… des fois… quand je la vois sur internet… ben je ne la reconnais plus… Comment ne pas vous comparez à des héros ou des demi dieux…"

Je soupire, mais le laisse finir. Ce n’est pas notre faute, non, c’est de la sienne, et si le compliment me touche, ce n’est pas forcément en bien. Je ne cherche pas l’admiration, et j’essaie de garder la mesure quant à le faire de l’approbation, je trace ma voie et essaie d’aider comme je peux, comme j’ai apprit à le faire. Tout cela restera entre nous ? Voilà qui me fait avoir un léger rire, amusé.

- Je sais que je suis pas douée pour garder les secrets, mais quant même, réplique-je avec dérision. Je suis soumise au secret médical, si tu ne veux pas que j’en parle, je ne le ferai pas. Il y a des dérogations législatives, mais ça, c’est avec Caitlyn que tu devrais voir.

Même si j’ai profitée d’une partie de ses révisions, et participée à l’autre. La seule chose que je n’ai pas eut le droit de faire, durant cette période, c’était ranger, et c’était TRES frustrant, d’autant que Caitlyn est d’un naturel bordélique, et que cela additionné au stress, et bien, c’est un démultiplicateur… Enfin Bref.

- Maintenant, je ne pense pas que nous soyons des héros ou des demi-dieux. Je m’entraine cinq heures par jour pour maintenir un niveau physique olympique, et même si cela est grandement facilité par ma mutation, cela ne fait de moi ni une héroïne, ni une divinité, juste une athlète de haut niveau, et je me sers de cela pour être une combattante d’élite. Il en va de même pour Jubilee. Caitlyn et Rachel sont d’anciennes tueuses, elles ont été entrainées pour le combat, pour être des soldats, des armes. Ororo et Warren l’ont été, entrainés, pour défendre cette Institution et promouvoir la cause mutante, et si cela passe par des actions héroïques, c’est plus pour donner une bonne image de la communauté mutante qu’autre chose. Les pouvoirs des mutants ne doivent pas être un frein à leur insertion dans la société, alors qu’ils peuvent au contraire tant lui apporter, tu vois ? Après, les X-Men sont soit considérés comme des super-héros, soit comme des terroristes, qui sont en définitive les « super-vilains » de notre siècle, mais au final, essayer de se faire bien voir du grand public, est-ce de l’héroïsme ou simplement un jeu d’acteur ?

Je repars sur mes monologues, donc je m’interromps avant qu’il ne fasse du stop sur le bord de la route, espérant que je repasse dans l’autre sens pour venir le prendre. Laissant une seconde de réflexion, j’apporte une conclusion qui, sans elle, aurait put arriver longtemps après.

- Chacun nous considère comme il le souhaite, cependant, demandes-toi si, tout « héros » que l’on puisse être, on est réellement différent du commun. Comme une star ; est-elle uniquement ce qu’elle montre, ou justement, ce qu’elle montre n’est-il rien d’autre qu’un jeu de masque marketing ?

A bien y creuser, je suis sur que je pourrais résumer les X-Men à une bande de publicitaires commerciaux pour la cause mutante, mais cela est leur accorder plus d’importance qu’ils ne le méritent, car la véritable œuvre est et reste l’Institution Xavier.

- Et considérant tes amis, ne sont-ils pas influencés par ce qu’ils aimeraient voir en nous ? Par ce qu’ils peuvent voir dans des fictions telles le cinéma ou la littérature ? Les premiers héros nous viennent de la Mythologie Grecque, et je n’envie pas leurs destins, à aucun. Les gens de notre âge aimeraient être exceptionnels, car nous avons été éduqués avec des épopées modernes où le passage de la vie d’adolescent à la vie d’adulte et la découverte de notre voie se faisait ainsi. Tu as vu Star Wars, non ? N’est-ce pas formidable que d’être Luke Skywalker, commençant fermier anonyme pour finir par sauver la galaxie, retrouver sa famille et lui apporter la rédemption ? Le commun rêve de cela mais en reste à l’état de métaphore, tandis que pour les mutants, qui sont capables de certaines choses tenant du mystique, pourquoi serait-ce impossible ?

Mes questions sont assez rhétoriques, c’est un fait, mais une négation serait intéressante à étudier, de par la contre-argumentation qu’on pourrait lui apporter.

- Pour moi, il n’y a pas d’esprit mutant, être mutant, c’est être Homo Sapiens Superior, c’est avoir le Gène X. L’Institution Charles Xavier aide les mutants victimes de malheurs et de difficultés graves, et leurs donnent une chance de refaire leur vie. Notre but, c’est justement d’apprendre à contrôler ce qui fait que nous sommes différents pour pouvoir nous insérer dans la société sans risque, et essayer de faire changer les mentalités de cette dernière ; les mutants sont comme les juifs, les noirs ou les homosexuels, oui. Et l’Institution Charles Xavier et ses partisans sont ceux qui essaient de faire changer le monde pour qu’il nous accepte, par l’éducation d’une élite intellectuelle qui pourra œuvrer à travers le monde, comme cela a fonctionné dans l’Histoire.

Si nous devons être des héros, c’est en cela, ce n’est pas une question d’X-Men ou de lattage d’hors-la-loi, mais bel et bien de ce combat pour la liberté, l’égalité et la fraternité.

- Je pense qu’avant d’arriver ici, Sanzo, tu étais ce à quoi la majeure partie des résidents et élèves que tu côtoies tous les jours aspirent, ou devraient aspirer. Tu n’étais pas commun, oui, mais tu étais ordinaire, dans le sens que tu étais traité comme quelqu’un de normal, intégré et respecté comme tel. T’avons-nous fait perdre cet équilibre, à tes yeux ?

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Sanzo Aoe
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MessageSujet: Re: Qui suis je ? [pv Amy]   Lun 24 Fév - 10:11

Il la regardait écrire à une vitesse prodigieuse. Comment voulait elle qu'il la considère comme "normale" ... C'était impossible. Ses actes contredisaient ses paroles .. D'un autre coté, Amy était comme ça ... Lui enlever cette vitesse était lui enlever une partie d'elle.
Il se demanda si elle écrivait ainsi tout le temps .. enfin surtout hors de l'Institut ..D'ailleurs avait elle travaillé en dehors de ces murs.

Il était rassuré par le "secret médical" il savait qu'il finirait par en parler à son père mais il n'était pas prêt pour l'instant.
Une athlète de haut niveau .. qui cherchait elle à rassurer .. lui ou elle .. Il fronça les sourcils.
Maintenant une star de cinéma .. il voyait ou elle voulait en venir mais que ça soit l'un ou l'autre ce que les gens voyaient et surtout retenaient c'était le coté "people" ...
S'ils ne voulaient pas être vu que comme ça, c'était à eux de changer .. enfin c'est ce qu'il pensait.

Bien sur que ses copains étaient influencés ..et lui aussi ... ils n'avaient meme pas 18 ans .. Quel gamin n'avait jamais rêvé d'etre un super héros .. un pirate .. un explorateur .. un Jedi ...
mais c'était pire pour les jeunes mutants car ils avaient une possibilité du à leur mutation.

Sanzo s'énervait sur sa chaise. Par moment il avait l'impression de heurter un mur et ça ...


T’avons-nous fait perdre cet équilibre, à tes yeux ?

.. ... ... .. comment savoir .. Il était avant, il est maintenant .. sauf qu'il ne sait plus trop qui il est ..

"ouai ..peut être ... sauf que ... non .. en fait je sais pas trop. Je crois pas que vous me l'ayez fait perdre .. je crois .. que quelque part je l'ai perdu tout seul en refusant de voir certaine chose. Je suis un chat .. l'équilibre c'est mon truc mais .. si je me mets des œillères .. je tombe comme tout le monde .. Et là je crois que .. jusqu'à l'autre jour je me suis aveuglé .. et maintenant ... c'est comme avoir en plein été le soleil dans les yeux .. P'tetre que .. j'avais besoin de ça .. "

il s'agitait toujours "Est ce que .. je peux vous poser une question personnelle .. vous parlez de .. star .. de représentation mais .. si vous vous trouviez aussi normale que ça pourquoi .. pourquoi vous ne travaillez pas aussi en dehors de l'Institut .. vous .. enfin ... je juge pas hein .. mais ... enfin encore une fois vous dites un truc et vous faites un autre .. enfin ... je crois .. "

il avait probablement dépassé les bornes mais Amy le poussait à réfléchir, à se poser encore plus de questions ...
"si .. si les X-men sont juste un coup de pub .. ok mais .. pourquoi vous ne nous le dites pas carrément .. et .. enfin surtout aux non-mutants .. peut être .. peut être que ça les rassurait .. La pub on en voit tous les jours à la télé et partout ... tout le monde est habitué à la pub .. Et puis .. je crois que meme les non mutants peuvent être des "héros" .. suffit de voir les pompiers, ou les médecins .. y a quand meme plein de gens "normaux" qui cherchent à aider .. rien que ça c'est une forme d'héroïsme non ???"

il soupira .. plus il parlait plus il avait l'impression de s'enfoncer .. Il était encore plus perdu que dans les tunnels du métro ..
il finit par la regarder avec un grand sourire gamin
"mais vous savez .. malgré tout ce bor.. enfin bazar dans ma tête je suis heureux d'etre venu. J'aime être ici. "

elle allait le prendre pour un idiot et se demander alors ce qu'il venait faire dans son bureau .. mais c'était pourtant vrai, il aimait être à l'Institut ..

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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Qui suis je ? [pv Amy]   Mar 25 Fév - 23:29

Mon ultime question le perturbe encore plus que le reste, car s’il était tour à tour en accord et en désaccord, rassuré ou contrarié, ce n’est qu’avec cette interrogation que je le pousse, certes en avant, mais que je le pousse quant même. « Oui peut-être sauf que non » ; je reste un instant hésitante, mais il finit par retrouver le chemin, et nous dédouane. Je ne crois pas que nous soyons à exclure, mais qu’il admette avoir lui aussi sa part de responsabilité par son aveuglement volontaire est une bonne chose, et sans me faire sourire, elle augmente encore l’estime que j’ai pour lui. La plupart n’aime pas l’idée d’adresser la parole à un psy, quel qu’il soit, alors que lui est d’une grande honnêteté, et d’un point de vue que je pense très juste. Tu es peut-être naïf, Sanzo, mais tu as une belle justesse dans tes propos, et c’est un signe d’une sagesse que tu refuses encore pour l’heure, sous couvert de l’âge.

L’équilibre est une caractéristique féline, oui, mais cela n’influe que sur le physique, même si je comprends parfaitement la métaphore. Oui, tu t’es aveuglé, et c’est la lumière qui s’en charge à présent. Cependant, le « besoin » de « ça », voici qui m’attriste, car j’aimerai tellement te donner tord, si tu savais, mais on m’a brisé de la même manière et pour la même raison, sauf que moi, ce sont ceux d’ici qui l’ont fait, et si j’ignore si cela fait plus mal, je sais que c’est une trahison. Si seulement on pouvait passer à côté… la théorie et la pratique, comme toujours.

"Est ce que… je peux vous poser une question personnelle… vous parlez de… star… de représentation mais… si vous vous trouviez aussi normale que ça pourquoi… pourquoi vous ne travaillez pas aussi en dehors de l'Institut… vous… enfin… je juge pas hein… mais… enfin encore une fois vous dites un truc et vous faites un autre… enfin… je crois…"

Question plus que pertinente et qui me fait sourire, car même quant c’est lui qui a un problème, il ne peut s’empêcher de penser aux autres, d’être tourné vers eux, et aussi, il remet en question non-pas ce que je dis, mais ce que je fais, et c’est un bon début. Je suis d’accord sur le fait que si l’on prône et/ou enseigne une chose, on doit l’appliquer soi-même également, et je le fais, même s’il ne me connait pas assez pour le savoir. Je n’ai jamais perdu l’espoir en notre cause, et suis X-Woman à ma manière, car quant bien même je me prépare au combat chaque jour que Dieu fait, je reste à l’écoute de nos protégés, et les aide du mieux que je peux, comme maintenant.

Si les X-Men sont juste un coup de pub… nous continuons dans la réflexion ; je ne suis pas la seule à dire un truc pour en faire un autre, et cela me fait sourire également. Le dire, l’assumer, je comprends l’interrogation, même si je comprends aussi que la réponse dépende de chacun des X, et que je ne puis qu’essayer de donner l’avis qui me semble le plus général et logique, et que je partage. Quant à la vision de héros avec les pompiers et les médecins, c’est une forme d’héroïsme, mais pas celui que j’entendrai par « super-héroïsme ». L’altruisme, tout simplement.

Je suis peut-être trop souriante pour les circonstances, mais tu me donnes vraiment des raisons d’être contente, même si c’est naturel pour toi, même si c’est « comme ça ». Tu es ce pour quoi je me bats, Sanzo, et ta vision est celle que j’aimerai qu’on apporte à tant d’autres. Un fragment d’espoir.

Et tu finis par sourire également ; heureux d’être venu, à l’Institut, malgré tout cela.

- Même si ça peut sembler déplacé, je suis heureuse que tu sois venu également. Je suis désolée de ce que tu traverses, et je t’aiderai à en sortir autant je le pourrais, mais même si les choses ne se passent ni comme on le voudrait ni comme on s’y attendrait ici, je pense que tu y as ta place, plus que certains autres, de part ton envie de progresser et ton investissement pour ce faire.

Je rebouche mon stylo, et le pose sur la feuille, me retenant de gesticuler des mains comme à mon habitude, puisque c’est ainsi que je m’exprime, non seulement par les mots, mais par tout le corps également.

- Tu parles d’héroïsme « normal », comme les pompiers et les médecins… et je suis d’accord ; pour moi, c’est cet altruisme qu’on peut qualifier d’héroïsme, non l’accomplissement d’exploits mythiques. Malheureusement, cela n’a pas beaucoup de poids ; lors d’une bataille épique, dans un film ou, malheureusement, entre mutant, tous n’ont d’yeux que pour ses protagonistes « super-héroïques », et personne ne voit plus les infirmiers et les pompiers qui tentent d’aider les victimes de ces puissances surhumaines. Celui qui sauve le monde n’est pas forcément un héros, s’il le fait pour de mauvaise raison, tandis que celui qui aide son prochain sans rien demander, qui l’éduque et le guide, je pense qu’on peut l’honorer ainsi. Je ne mesure pas l’héroïsme d’une personne à sa capacité à vaincre des épreuves, mais à celle de donner aux autres. Mais très peu, notamment parmi les autres membres de l’Institut, partagent ce point de vu.

Une pause, parce que je me dois d’en mettre, parce que je me lance dans de longs monologues alors même que j’ai dit que je ne devais pas le faire, pour lui. C’est parfois compliqué de penser trop vite, les syllabes se forment alors que j’ai déjà réfléchi à la suite, et cela continue jusqu’à la fin du raisonnement.

- Mais peut-être devrait-on attendre d’être sorti de cette pièce pour philosopher sur l’héroïsme, tu ne crois pas ?

Non, ce n’est pas une question rhétorique, cette fois, c’est avec plaisir que je continuerai ce genre de discussions, mais elles sont un peu hors sujet, et je n’ai pas envie de me faire balader comme Jade y arrive parfois !

- Quant aux X-Men, si nous nous placions comme « produit publicitaire », nous serions détournés par les médias. Des produits comme les autres, mercantiles, marchandables ; sans doute qu’on serait présenté comme des Héros, mais on prostituerait notre action et on ne serait rien de plus qu’un effet de mode. Nous devons garder notre indépendance et nous placer en marge, au risque que l’on nous prête des messages qui ne sont pas nôtres. Regardes Caitlyn, elle fait le buzz sur Youtube et la voilà icône de la communauté lesbienne, parodiée voir pire sur le net, et on se sert de son image pour lui faire dire des trucs qu’elle n’a pas dit ou pour vendre d’autres trucs, le tout sans rien lui avoir demandé. Je suis pour que les X-Men sortent de leur marginalité et aient un attaché de presse, mais pas pour qu’on se revendique comme « simple » publicité. Une association pour les droits mutants, oui, mais même, c’est dur à faire passer quant on transgresse la loi.

Car il ne faut pas oublier que sans l’intervention de Daniel Hopes, bon nombre d’entre nous auraient un casier assez chargé, pour leurs actes en tant qu’X-Men. Le BAM nous tolère et ferme les yeux sur nos interventions parce que nous restons « du bon côté », mais si un jour ils nous lient à des meurtres ou à des activités trop extrêmes, que nous avons déjà pour la plupart accomplies, ils nous tomberont sur la gueule, et ça ne fera pas plaisir. On joue avec le feu, mais on peut difficilement se permettre d’être brûlés.

- Et me concernant, je réside principalement à l’Institut, oui, et je m’y investi beaucoup, mais je n’ai pas que cela. Mon visa de séjour était viable parce que je devais accomplir des études jusqu’au niveau doctoral, et même si j’ai obtenue la nationalité américaine, par notre mariage avec Caitlyn, je n'en continue pas moins dans cette voie. Je travaille à mi-temps à l’Institut, c’est mon stage pour mon Doctorat en Psychologie Clinique, même si mon sujet de thèse n’a pas grand-chose à voir avec la majorité des consultations que je donne, mais je suis également consultante à la Frost Int., car je suis très douée en décryptage du langage corporel, et je fais mon autre thèse dessus. Tu sais, si j’ai demandé à travailler à l’Institut, c’est par choix, parce que je pense que je peux aider ici, et que c’est important de le faire. Non pas qu’il n’y ait pas d’autres personnes qui n’aient pas besoin de mes compétences, mais on ne peut pas aider tout le monde, alors j’ai fait un choix, simplement.

Mon travail à l’extérieur est lié à mes connaissances à l’Institut, oui, mais je pense que je n’aurai pas de mal à en trouver si jamais j’en cherchais, car même si ma mutation est impliquée, je suis douée pour ce que je fais, et je pourrais conseiller pas mal de privés avec mes talents, cependant je préfère me limiter et avoir plus de temps pour mon engagement ici.

- En parlant de mon internat, est-ce que tu accepterais de prendre une heure par semaine, un après-midi, pour venir me voir, et discuter ? Aujourd’hui, j’essai de trouver les principaux problèmes et de te donner des pistes de réflexion sur eux, sur comment les aborder et comment les résoudre, afin que tu trouves toi-même les réponses, mais c’est un travail long de changer et de progresser, c’est pour ça que, j’aimerai te voir régulièrement, histoire de constater l’avancement et de t’aider encore si tu en as besoin. T’es pas obligé d’en parler et je me ferais discrète si tu ne veux pas que ça ce sache.

Je conclue par un clin d’œil, et reprends mon stylo, attendant sa réponse.

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Sanzo Aoe
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MessageSujet: Re: Qui suis je ? [pv Amy]   Sam 1 Mar - 9:31

Amy lui sourit .. ou plutot elle répondait à son sourire. Sanzo se détendit elle n'était pas fâchée, elle n'était pas vexée. Il avait de moins en moins l'impression de parler à un psy mais à une amie .. une amie adulte. Pas tout à fait comme avec Cait mais comme avec ... une tante ..
Etait ce parce qu'elle était la femme de Cait ou bien parce qu'elle se montrait tout simplement gentille et compréhensive .. Sanzo n'en savait rien.

"Déplacé" .. pourquoi ça serait déplacé. Bon elle avait quand meme une vision adulte des choses qui le dépassait un peu. Il trouvait ça cool et gentil.
"désolée" .. elle le semblait ...

elle reboucha son stylo, il la regarda interrogatif : l'entretien était il fini ??
non elle poursuivait. Elle pensait comme lui sur l'héroïsme. Il en était content, d'ailleurs cela se voyait sur son visage et dans son attitude. Il y avait meme une certaine fierté.

Pour quelqu'un comme Amy il était un vrai livre ouvert. Sanzo ne savait pas cacher ses sentiments et meme s'il avait su, ses attributs félins l'auraient dénoncé.


 Mais peut-être devrait-on attendre d’être sorti de cette pièce pour philosopher sur l’héroïsme, tu ne crois pas ?

Il la regarda les yeux grands ouverts .. elle voulait bien discuter avec lui en plus de leurs séances ...
de nouveau il lui sourit, un sourire qui dévoilait toutes ses dents ..

il haussa les épaules quand elle lui parla "des X-men produits publicitaires" elle avait raison bien sur, il suffisait de voir comment étaient considérées les stars acteurs, chanteurs et autres ..


"vous savez pour cette histoire d'image si ça gène Caitlyn je peux en parler à mon père, il connait tout un tas d'avocats .. et il gagne toujours. Pareil pour les X-men .. si ça peut aider"

l'offre était sincère meme s'il ne mesurait pas toutes les implications. Déjà il ne connaissait pas tous les "dessous" des activités paternelles et il avait une vision un peu (beaucoup) idéalisée de son père.

Il ne put s’empêcher de s'agiter quand elle parla d'elle et de son talent pour lire le langage corporel. Il eut meme un petit rire


"avec moi ça doit pas être très difficile. Je savais pas que madame Frost possédait des entreprises. Je comprends pourquoi mon père était venu la voir y a quelques temps. En tout cas si vous en avez marre de l'Institut je suis sur que mon père vous embaucherait. Il est toujours à la recherche de talent et il n'a rien contre les mutants du moment que la personne bosse bien. "

elle voulait le voir et continuer à l'aider .. il répondit à son clin d'oeil par un, agrémenté d'un nouveau grand sourire

"ouai cool ... ça me va. Quand à la discrétion y a que pour mon père .. les autres je m'en fiche, ils pensent ce qu'ils veulent .. vous le direz à Cait par contre je sais qu'elle est très jalouse .. "

encore de l'humour un peu foireux. Il reprit son sérieux
"est ce que .. je pourrais vous parler de tout ? Vraiment de tout ?"

des questions trottaient dans sa tête principalement sur les filles .. il ne voulait pas lui en parler de suite mais ... si elle pouvait l'aider ... un peu ..

il soupira mais de satisfaction cette fois
"en tout cas je me sens beaucoup mieux. Meme si tout n'est pas réglé d'avoir pu en parler comme ça ... Je vous en remercie sincèrement"

Amy avait réussi à atténuer un peu sa culpabilité et surtout remis de l'ordre dans sa tête. Sanzo se rendait compte que tout ce qu'il avait éprouvé était normale. Il n'y avait rien de monstrueux dedans, juste une certaine "normalité. Il était conscient qu'il avait encore pas mal de choses à régler et encore plus à apprendre mais au moins il y voyait un peu plus clair notamment dans les relations avec les autres. Il ne devait plus chercher à etre comme eux, à rentrer dans ce moule qu'il s'était (bêtement) construit.

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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Qui suis je ? [pv Amy]   Ven 7 Mar - 22:46

La plupart des gens vont chez les psychologues parce qu’ils dépriment, qu’ils n’ont plus d’autres choix que d’admettre leurs problèmes, mais tout ces sourires qu’il fait ne sont-ils pas encourageant ? La situation avancera peut-être lentement, mais au moins, Sanzo ne broiera plus du noir à la sortie, et c’est tant mieux. Je souris également beaucoup, même si c’est assez naturel chez moi, et lui suis grée de sa bonne volonté et de son envie d’aider, toutes deux sincères ; oh, entre Caitlyn qui étudie le droit et mon frère qui enseigne comment le contourner, je pense que s’il était question de trainer en justice toutes les personnes qui avaient détournée l’image de mon aimée, on y arriverait sans trop de problème. On pourrait même se faire de l’argent ; si je n’étais pas aussi respectueuse de la justice, ce serait un moyen simple de se renflouer un peu. Il faudra que je fasse les comptes…

"Avec moi ça doit pas être très difficile. – non, c’était sur, mais même Sanzo n’avait pas idée de tout ce que les gens pouvaient dévoiler sans rien dire, même les plus austères – Je savais pas que madame Frost possédait des entreprises. – héritage famillial, mais assez problématique considérant que le paternel l’avait éduquée pour qu’elle reprenne les rênes de l’entreprise, rien d’autre – Je comprends pourquoi mon père était venu la voir y a quelques temps. En tout cas si vous en avez marre de l'Institut je suis sur que mon père vous embaucherait. – je souris, car même si je n’en doute pas, c’est un compliment et il me fait plaisir comme tel – Il est toujours à la recherche de talent et il n'a rien contre les mutants du moment que la personne bosse bien."

Et malgré tout cela, malgré cette admiration paternelle tenant presque d’un complexe d’Oedipe, il préférait quant même qu’on ne lui dise rien ; logique. Si c’était la personne qu’il estimait le plus au monde, il ne voulait pas le décevoir, d’aucune forme que ce soit. Quant aux autres, c’était une bonne chose que de s’éloigner enfin de leur masse. Et pour Caitlyn… je ris un instant ; certes, elle est très jalouse, mais j’aime bien, puis jalouse de lui, je ne crois pas. Sauf si, évidemment, je lui parle de toutes les flatteries…

"Est ce que… je pourrais vous parler de tout ? Vraiment de tout ?"

- Tout ce que tu jugeras nécessaire, réponds-je sans hésiter.

"En tout cas je me sens beaucoup mieux. Même si tout n'est pas réglé d'avoir pu en parler comme ça… Je vous en remercie sincèrement"

- Contente d’avoir tu t’aider. N’hésite jamais à venir me voir si tu as un problème, j’essaie de regrouper mes séances régulières le lundi, comme cela ça me libère les autres jours pour des imprévus, et sinon, je suis tous les matins au gymnase.

Certains pourraient juger cela stupide de regrouper les heures de consultation pour avoir d’immenses « temps morts » dans mon mi-temps, cependant plus que me permettre de préparer ma thèse, cela me prépare à faire face aux imprévus ; il est impossible de savoir lorsqu’un de mes « patients », même si ce terme est malheureusement trop connoté par rapport à la relation que j’essai de tisser avec chacun d’eux, aura besoin de moi, tout comme il est impossible de savoir quant je pourrais être appelée pour une mission X-Men, ou quelqu’autre problème. Du coup, je groupe en début de semaine, sachant que je suis généralement libre le week-end et ainsi, il est facile de venir me trouver au besoin. Après, dès que suffisamment d’élèves se présenteront, je devrais trouver un autre jour, surement le vendredi, histoire de pouvoir les avoir en fin de semaine également sans trop changer les disponibilités. Mais j’essaierai de m’adapter fonction de leurs cours également.s

- D’ailleurs, si tu n’as pas cours à quinze ou seize heure, on pourrait ce voir tous les lundis, sinon donnes-moi un horaire où tu n’as pas classe et j’aviserai.

J’ai Jade à 14h, la première de la semaine et celle que je côtoie le plus le reste, qu’elle en ait besoin ou pas, parce que c’est ma nièce, et j’aimerai même dire mon apprentie mais ce serait peut-être présomptueux, et Rachel à 17h, mais le reste de mes horaires est libre ; rares sont les élèves à avoir la volonté de suivre, quant bien même ils devraient, et je ne peux pas les y forcer, donc à l’heure actuelle, c’est plus que calme. Et au final, je me retrouve surtout avec des gens que je côtoie en dehors ; je ne vais pas m’en plaindre, j’aide des amis ainsi.

J’attends sa réponse pour noter notre prochain rendez-vous, sachant qu’il n’y en aura pas cet après-midi à moins que cela ne s’avère nécessaire, puis je pense que je le raccompagnerai, à moins qu’il n’ait encore quelque chose à dire. Il sait quels sont les points à travailler, voyons ce qu’il en ressortira dans la semaine à venir. Mais il faudra des mois avant qu’il ne se débarrasse de ses problèmes, même si j’ai le sentiment que Sanzo progresse effectivement très vite. L’un des plus intelligents de sa classe ? Il s’en vente, mais je ne saurais dire, et cela m’indiffère assez. L’un de ceux qui a le plus de cœur, en revanche, sans aucun doute, et cela fait plaisir à voir.

Beaucoup de sujets sont encore à aborder, et d’autres le seront également, surtout s’il escompte remonter plus loin que le problème qui l’a conduit ici. Après, je continuerai de l’aider aussi longtemps qu’il le voudra, c’est ainsi. Je n’ai pas de business à faire tourner ou de cotas à remplir, et cela fait aussi parti des choses pour lesquelles j’aime cet Institut : on y tend la main avec désintérêt, et il n’est pas question d’argent, mais d’altruisme.
Hors Jeu:
 

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Sanzo Aoe
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MessageSujet: Re: Qui suis je ? [pv Amy]   Dim 9 Mar - 11:15

il était soulagé, vraiment soulagé .. meme s'il ne savait pas encore trop qui il était, il savait au moins qui il n'était pas et ce qu'il n'était pas.
De plus Amy lui avait fait comprendre qu'il n'avait pas à vouloir être comme les autres, qu'il était lui et simplement lui ..
Finalement en essayant de faire plaisir à tout le monde .. ou plutot aux personnes qui comptaient vraiment pour lui (son père et Cait) il s'était perdu. Amy l'avait gentiment redirigé. Il pouvait être lui sans démériter, sans les trahir.

Oui il était Sanzo Aoe .. il avait un nom celui de son père ..
oui il était peut être un futur X-men .. meme si pour l'instant il ne s'y voyait pas vraiment comme Cait.

mais pour l'instant il était encore un ado, avec des reves d'ado, et une vie d'ado.
Il n'avait pas à avoir honte de ce qu'il était, de ce qu'il refusait d'etre ... C'était son choix .. à lui ..


"le lundi à 15h d'accord. " il avait cours pourtant mais un cours qu'il n'aimait pas alors que celui de 16h était bien plus intéressant. De toute façon seuls certains cours étaient obligatoires. Celui là était plus une option qu'un véritable cours.

"et heu .. si vous etes d'acc j'aimerais bien reprendre l'entrainement .. j'ai encore bien des lacunes. Je sais pas si la Salle des Dangers vous faites toujours mais c'était bien ... "

il avançait .. doucement .. mais surement. Il avait le temps devant lui ...

il la regarda avec un grand sourire. Il avait encore des décisions à prendre, des gens à qui parler .. Cait bien sur, Rachel .. mais aussi ses 2 amis ...


"encore merci pour tout" il se leva .. avec une légère grimace. Sa jambe n'avait pas bien apprécié l'immobilité. Il s'étira un peu avant de se planter devant le bureau, devait il lui tendre la main .. ou se diriger vers la porte ... Il ne savait pas trop quoi faire ...

Fin du 1er chapitre


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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Qui suis je ? [pv Amy]   Ven 14 Mar - 15:35

"Le lundi à 15h d'accord."

Je note le nouveau rendez-vous mentalement, sachant que cela n’a aucune chance de varier de semaine en semaine, et que l’hésitation de Sanzo a été un choix non-pas entre deux heures de libres, mais entre deux heures de prises. Puis-je me faire sermonner si un élève se sert d’un rendez-vous psychologique pour sauter un cours ? Si j’étais débordée et qu’il ne restait que cet horaire, non, car un cours cela se rattrape, une séance de suivi psy, non. Mais considérant que je suis au régime presque minimal, à faire quelques trois-quatre heures sur vingt… j’en sais rien. Je pense que cela dépendra du prof – pitié que ce soit jamais Ororo, je dois garder de bonnes relations avec elle, si ces élèves commencent à sécher sous prétexte qu’ils viennent chez moi… Enfin, elle aura bientôt son congé parental, je suis (bientôt) sauvée.

Enfin Bref, il renchaine rapidement sur une demande qui me met un peu mal à l’aise, à savoir l’entrainement X-Men. Suite au « fiasco » du premier Colosseum tant au niveau de l’incapacité à travailler en équipe que de l’absence d’investissement de la part des étudiants, je n’ai plus jamais réitéré d’essai, d’autant que certains de nos élèves se débrouillent visiblement très bien tout seuls pour aller faire la bagarre dehors, ainsi donc les y entrainer me semble une mauvaise chose, puisque l’on cherche la paix. Je ne suis pas une bonne professeure, je me suis résignée, mais visiblement, Sanzo n’est pas d’accord avec ce point.

Je grimace alors qu’il me sourit, et détourne un instant le regard tout en réfléchissant. La lenteur du monde est la plupart du temps usante, mais elle est souvent utile pour réfléchir, et des fois trop rapide encore. Je redirige mes yeux vers lui lorsqu’il esquisse son mouvement pour décoller de sa chaise, sachant qu’il n’a pas le temps de l’accomplir que j’ai déjà rassemblée les informations sur ce que je sais de ses actions de formation d’X-Men avec Caitlyn et feu l’équipe de récupération. Je ne donnerai pas mon avis là-dessus parce qu’il ne m’est pas demandé, j’ai constaté que cela avait entrainé un déséquilibre chez lui et je tenterai de l’aider à le faire disparaitre, mais il semble vouloir quant même progresser dans cette voie, dans cet héroïsme et dans cet aide aux autres. Le priver de cela serait dommage, et potentiellement contre-productif à sa progression psychologique, néanmoins le sevrer peut être une bonne chose aussi. Il ne pouvait pas simplement faire médecin ou pompier ?

"Encore merci pour tout."

- De rien Sanzo, réponds-je en me levant à mon tour, remarquant sa grimasse et suivant son regard jusqu’à sa jambe. On ce voit la semaine prochaine, sans faute.

Je le vois hésiter et crisper son bras, son poignet et sa main, et cela me fait sourire car je le traduis parfaitement ; ainsi donc, il serre la main même des femmes ? Non, je ne l’imaginais pas faire un baisemain, ou faire la bise à une inconnue, mais outre que je ne le suis pas vraiment, c’est surtout qu’un geste aussi significatif et formel comparé à ce qu’il manifestait est assez inattendu. Mais je ne le laisse pas se stresser pour rien, lui tendant la mienne et essayant de ne pas trop trahir la force surhumaine dont je dispose, chose aisée grâce à la qualité de mon touché mais qui surprend toujours un peu, la première fois. Qu’une personne de cinquante kilos et quelques puisse soulever plus de trois cents surprend au début, et comme s’en plaint Caitlyn, quant je ne veux pas bouger, je ne bouge pas, pareil pour une poignée de main.

L’accompagnant à la porte, je l’accompagne et la referme derrière nous, puisqu’après tout, c’étaient des heures supplémentaires improvisées que j’ai faite là, même si je n’en tiendrais absolument pas compte car ce qui compte, c’est que lui ait put un peu avancer. D’ailleurs, en parlant d’avancement.

- Si tu pouvais commencer à essayer de considérer ce que les autres te disent au lieu de tout prendre pour parole d’évangile, et à y réfléchir par toi-même, ce serait bien. Je ne te dis pas de considérer comme faux tout ce qu’on te dit, juste d’y réfléchir et de choisir d’y adhérer ou pas. Je pense qu’on s’entrainera à faire des débats, durant les prochaines séances.

Ma vocation de psychologue terminée, je lui fais face avec une autre bien moins courante, l’englobant dans son engagement et sa volonté mais n’était pas réellement classifiable ou considérable comme un métier ; un engagement, une conduite à tenir, là où certains n’y voient qu’un titre et des droits, nullement intéressés par les devoirs qu’on ne les oblige pas à faire.

- Et pour les entrainements… j’ai arrêté le Colosseum, parce que la grande majorité des inscrits à Héritage pour devenir Aspirants X-Men ne se sont pas bougés le cul et ne cherchent même pas de tuteur ou d’activités liées, donc niveau utilité, c’était nul. Si tu veux t’entrainer aux arts martiaux, je te conseillerai de t’inscrire au cours de Jubilation Lee, c’est elle qui s’en charge. Prof de sport et de self-défense, et elle n’hésite pas à former en dehors des cours. Quant à des séances en Salle des Dangers, oui, je dois pouvoir en organiser de temps en temps, mais tu sais que tu peux faire des demandes pour pouvoir en faire sans la surveillance d’un X-Man ?

Je commence à marcher vers l’avant du bâtiment, sachant qu’il doit devoir s’y rendre lui-aussi pour un cours ou autre, ou en tout cas il devra de toute façon descendre les escaliers pour accéder au reste du manoir, donc je me permets de faire la discussion tout en avançant.

- Après, si tu veux que je m’occupe de créer des missions ou autre, je veux bien le faire, mais faudra que t’essaie de te trouver des coéquipiers. Je peux faire la gestion, mais si je participe, je déséquilibrerai tout, comme à Colosseum. Je ne pense pas rouvrir le programme, mais si tu trouves une équipe motivée et qui tourne bien, pourquoi pas. C’est à vous de voir si et comment vous vous investissez, ensuite on vous guidera. Tiens-moi au courant.

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Sanzo Aoe
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MessageSujet: Re: Qui suis je ? [pv Amy]   Dim 16 Mar - 8:44

Chapitre II : mon père ..

Sanzo lui sera la main reconnaissant ... Sa main était ferme et forte, sa peau douce et tiède. Il remarqua aussi une bonne odeur ... une odeur d'herbe fraichement coupée, une odeur de nature après la pluie. Elle portait aussi l'odeur de Caitlyn .. normale ... Il se demanda brièvement si elle le savait ...
Il ouvrit machinalement la bouche comme pour "gouter" l'odeur avant de la refermer un peu gêné. Il avait de plus en plus des réflex félins qu'il ne maitrisait pas.

Alors qu'elle l'accompagnait dans le couloir elle poursuivait la conversation en lui donnant des recommandations. Sanzo l'écoutait avec toujours autant d'attention.
Dommage qu'elle ait arrêté les entrainements mais il comprenait. Sur que ce n'était pas agréable pour elle de ne pas avoir d'élèves. Il soupira.
Les élèves d'ici n'étaient pas différents des élèves "humains", ils subissaient, profitaient mais ne s'investissaient pas.
Il n'avait pas envie d'etre comme ça. Il continuerait coute que coute ses "missions" de récupération et l'accueil à l'Institut.
Amy le dirigea vers Jubilee. Il ne la connaissait pas mais ce n'était pas vraiment ce qu'il cherchait. Le self défense, il en avait de bonnes notions, ce qu'il voulait c'était se perfectionner dans la recherche.
Il la remercia quand meme.

des séances sans X-man .. cool. Il sourit, un grand sourire ... Il se voyait déjà avec ses copains ..

Il la remercia de nouveau chaleureusement avant de lui souhaiter une bonne journée. Il était pratiquement midi, la séance avait duré longtemps mais il était plus serein et confiant.

(lundi 9 décembre)

une semaine depuis sa dernière visite enfin sa première visite à Amy. Il ne s'était rien passé de particulier. Sanzo était allé voir ses amis et ils avaient eu une longue discussion. Il ne leur avait pas tout dit mais une bonne partie et leur lien s'était renforcé.
Il s'était par contre accroché avec le professeur quand il lui avait annoncé qu'il ne viendrait plus à son cours.
Meme s'il allait mieux il faisait toujours le meme cauchemars mais avec une variante et pas des moindres : Rachel n'arrivait pas à temps. Parfois il rêvait meme que ce n'était pas Rachel mais Cait ou Kaya dans le corps de Rachel.
Par contre il restait toujours en retrait. Il n'y participait plus contrairement à ses premiers rêves. C'était étrange et dérangeant. Une fois les hommes n'avaient plus de visage .. ce jour là Rachel n'était pas arrivée à temps et il les avait vu tuer Cait et Kaya ainsi que la gamine. Etrangement le garçon n'était pas là ...

Il n'avait rien dit à Amy se contentant juste de répondre à ses questions. Il s'était un peu fermé.
Il mettait ça sur le compte de la fatigue, des futurs examens et de Noel.

(lundi 16 décembre)

Dans 10 jours Noel. Dans 10 jours il aurait 18 ans. Il avait annoncé à son père qu'il resterait à l'Institut pour les vacances mais un mail d'Océane qui finalement était libre pour le 1er janvier lui avait fait changer ses plans.
Il serait donc chez lui pour la fin d'année.
Une nouvelle fois toute la bande se retrouverait à Miami.
Malheureusement il avait du annuler le rendez vous, examens obliges. La semaine avait été longue mais il en avait enfin vu la fin.
Il avait demandé à Amy si elle souhaitait le voir le 23, elle lui avait répondu que c'était comme il voulait. Craignant de la déranger alors qu'elle aurait surement d'autres choses à faire il avait décliné. Il était donc convenu qu'ils ne se reverraient que le 6 janvier.

(lundi 6 janvier)

15h05, Sanzo était devant le bureau d'Amy. Aujourd'hui il avait des choses à lui dire.
Il était un peu en retard car son cours avait débordé. Le prof entamait un nouveau chapitre et leur avait donné des livres à consulter en plus grand nombre.

Il frappa à la porte et attendit qu'elle lui donne l'autorisation d'entrer. Souriant, il entra dans le bureau et déposa un petit paquet devant Amy.
 "bonjour Madame et bonne année"
Il n'avait pas oublié, c'était aussi une marque de respect et de remerciement.
Il était un peu gêné meme si ce n'était que des chocolats.
"c'est pour vous remercier ... et heu .. pour Cait aussi .. enfin .. voilà .. et .. désolé pour le retard, le prof nous a retenu."

il finit par s'assoir mais se releva aussi tot. Il était un peu énervé. Sa queue fouettait l'air et ses oreilles s'agitaient.

"je me suis pris la tête avec mon père pendant les vacances .. c'est la première fois qu'on se disputait. Je sais pas pourquoi il a fait ça .. il a rien voulu me dire .. Ca m'énerve. Je comprends qu'il veuille me protéger mais là ... Vous avez vu mon départ .. Karl encore ok mais les deux autres .. j'ai l'air de quoi moi maintenant .. "

il continua à marmonner tout en faisant les 100 pas avant de se rendre compte qu'elle ne comprenait peut être pas de quoi il parlait.
Il entreprit donc de lui raconter.

---------------

(27 décembre - fin de matinée)

Noel avait été un succès meme s'il s'était fait virer de la salle par une Caitlyn mécontente de voir deux chats si près des victuailles. Il avait fini par reprendre sa forme humaine pour passer le réveillon avec les autres (sans oublier sa copine à quatre pattes bien sur)
Le 25, Sean et Kamen l'avaient réveillé avec des cadeaux pour son anniversaire. Il avait aussi reçu un mail de son père, de Karl et bien sur d'Océane. Il savait que d'autres cadeaux l'attendaient chez lui à Miami.

18 ans, il avait 18 ans .. meme s'il ne se sentait pas différent .. Il s'amusait à narguer Sean ce qui avait fini par une bataille entre les deux garçons.

Reiji lui avait dit que Karl passerait les prendre vers 11h. Sanzo s'attendait bien sur à voir la voiture noire mais devant la grille.
Il avait fait son sac rapidement puisqu'il avait tout en double ou presque et il attendait Sean dans le grand hall. Il y avait un va et vient permanent. Ses camarades, les quelques prof et X-men qui étaient restés .. bref une joyeuse animation.
Kamen ne disait rien à son habitude. Meme s'il avait fait des progrès en anglais, il était aussi réservé surtout quand il y avait du monde. Faut dire qu'en temps normal entre Sean et Sanzo le pauvre arrivait rarement à en placer une. Il avait encore grandi et dépassait les autres d'une bonne tête. Pratiquement plus personne ne se moquait de lui, vu  que les deux autres avaient tendance à réagir au quart de tour. Et depuis que Sanzo s'était transformé en panthère et avait frappé un gars qui s'était moqué de Cait, il était bien plus respecté.
Meme si cela lui avait plu au début, il trouvait ça un peu triste. Il ne voulait pas être respecté parce qu'il pouvait se défendre ... il méritait le respect tout comme son ami mais ça .. C'était difficile de le faire comprendre à certain.
Sean arriva enfin et les garçons s'étaient dirigés vers la porte, quand elle pivota sur .. 3 personnes. 3 types vêtus de costume noir. L'un était immense. Les deux autres portaient des lunettes comme dans un mauvais feuilleton typiquement américain.
Sanzo les avait regardé .. Il avait de suite reconnu Karl bien sur mais pas les 2 autres. Il était resté un long moment sans bouger .. D'ailleurs plus personne ne bougeait ...

Après quelques secondes de gêne il finit par reprendre ses esprits. Les deux types prirent leurs bagages pendant que Karl essayait de s'expliquer. Sauf que Sanzo était bien trop abasourdi pour comprendre quoique ce soit. Et les ricanements des autres n'arrangeaient pas les choses. Le chat commençait à s'échauffer.
Mais plus il s'énervait plus Karl restait impassible. Face à ses plus de 100KG les 70 de Sanzo ne faisait pas le poids. Sanzo finit par se calmer, de toute façon il savait comment cela risquait de finir et il n'avait pas envie d’être soulevé comme un vulgaire sac c'était bon quand il était gamin.

Mortifié et meme vexé, il était monté dans la voiture et s'était enfermé dans un silence boudeur. Sean n'osait rien dire mais son sourire et ses yeux moqueurs parlaient bien assez. Le voyage fut long et les retrouvailles avec son père très peu chaleureuses.
Sanzo était allé directement dans sa chambre. Il n'était pas resté longtemps, juste le temps de se calmer en rangeant ses affaires. Il n'aimait pas être en froid avec son père. Et puis il ne devait plus fuir et se cacher. Amy lui avait fait comprendre qu'il devait prendre plus ses responsabilités et surtout les affronter.
Quand il était redescendu seul Karl était présent. Son père devait être dans son bureau. Sanzo s'y dirigea. Malgré son mécontentement, il frappa et attendit.
Son père se tenait devant la fenêtre, les yeux fixés sur le jardin. Toujours en colère, Sanzo remarqua quand meme l'air soucieux de son père. Son bureau était rangé ... bien rangé .. voir un peu trop comme s'il voulait cacher quelque chose.


"bonjour mon fils, bon anniversaire "
Sanzo ne s'attendait pas à un tel accueil ... il fronça les sourcils et attaqua.

"pourquoi t'as envoyé ces gars ? C'était qui d'ailleurs. "

son père ne se retourna pas laissant le silence s'installer ..
Sanzo soupira, il détestait ça.

"alors??
- ....
- t'as pas l'intention de me répondre ...
- ..."

plus son père se taisait plus il s'énervait et plus son ton montait

"je suis plus un gamin tu sais ... je peux me débrouiller tout seul
- comme dans le Maine ?
- ... "

ça c'était un coup bas, il ne s'attendait pas à cela de la part de son père. Pourtant il l'avait soutenu la dernière fois au téléphone.

"alors c'est ça .. tu veux me faire payer cette erreur ... "

son père se retourna lentement et fixa son fils. Sanzo finit par baisser les yeux.

"je ne veux rien te faire payer, je crois que tu t'en es chargé tout seul. Seulement, il n'y a pas que toi dans l'histoire. Tu peux jouer à l'adulte mais tu n'es qu'un gamin ... Tu fonces sans réfléchir et
- et quoi .. tu préfèrerais que je reste sans rien faire .. comme toi ... "

Là il était injuste et il le savait. Son père le fixait toujours, Sanzo se sentait de plus en plus mal à l'aise .. il n'aimait pas ce regard et surtout il ne le comprenait pas.

"pourquoi tu me dis pas les choses clairement .. Si je te gêne autant fallait pas me garder ..."
il vit les poings de son père se serrer tandis qu'un éclair de tristesse passa dans ses yeux, Sanzo recula machinalement d'un pas. Reiji ne l'avait jamais frappé ni meme esquissé le moindre geste de violence mais là ...

Un silence pesant s'installa entre les 2 hommes ... Reiji était inquiet et Sanzo avait été trop loin ... et il le savait ...

Reiji finit par le rompre en s'installant à son bureau. Comme si rien ne s'était passé il sortit un de ses cigares.

"je voulais te donner quelque chose mais je crois que c'est trop tôt encore ... gamin ..."

Sanzo le regarda vraiment perdu .. il ne comprenait plus rien. Il s'était attendu à .. au moins une gifle .. gifle qu'il aurait mérité mais non .. son père avait reprit son calme.

Le chat se sentait tout penaud
 "désolé
- mmmm tu as dit quelque chose "

Sanzo soupira .. son père ne lui épargnait vraiment rien

"je suis désolé papa ..
- et...
- ... je suis un idiot ...
- j'accepte tes excuses."

Voyant que son père ne souhaitait pas poursuivre Sanzo se dirigea vers la porte

"Sanzo  
- ...
- je t'aime tu sais. "

oui il le savait mais dans ce cas pourquoi son père ne lui faisait il pas confiance ... Il ouvrit une ou deux fois la bouche comme pour parler mais le regard de Reiji l'en empêchait ... ou pas d'ailleurs .... Sanzo ne savait plus trop ...
La porte se referma un tout petit plus fort que nécessaire.  


-------------------------

"voilà .. le reste de la semaine s'est déroulé sans autre incident mais je sentais mon père distant ... comme .. comme s'il m'évitait ... bien sur Karl n'a rien voulu me dire non plus et j'ai pas revu les 2 autres types, je sais meme pas qui c'est ... et .. heu .. en plus ... Père avait fermé son bureau à clef .."

il était un peu honteux d'avouer à Amy qu'il avait voulu fouiller le bureau de son père ...  

"pourquoi il me fait pas confiance .. Je comprends pas sa réaction ... "

en soupirant il s'assit lourdement sur la chaise et fixa la jeune femme. Encore une fois, il était un peu perdu ... lui qui pensait que les choses iraient en s'améliorant, il était de nouveau face à un problème ...

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MessageSujet: Re: Qui suis je ? [pv Amy]   Ven 21 Mar - 19:46

Lundi 6 Janviers 2014 – 03 : 05 P.M.

Je suis dans une tenue habituelle, t-shirt et jeans brun foncé, la blouse blanche sur le dos, et lorsqu’il arrive, je cesse de jouer avec le crucifix qui pend jusqu’à ma poitrine, disparaissant aux regards du monde la plupart du temps. Il n’est pas en retard et quant bien même je ne lui en tiens pas rigueur ; après tout je ne suis parfois pas des plus ponctuelles, surtout considérant que c’est Jade la patiente précédente, et qu’il est assez courant que l’on discute plus longtemps que nécessaire, ou que prévu, quant elle me fait trop tourner en bourrique avec ses esquives et ses détours.

Je dois avouer qu’il me surprend avec son cadeau, et si cela me fait d’abord sourire, cela me malaise légèrement ensuite, puisque je n’ai rien à lui offrir de mon côté. C’est en remerciement, et pour Caitlyn aussi, « enfin voilà » ; je dirais bien que je suis contente qu’il soit aussi gêné que moi, mais cela ne serait pas totalement exact : je compati et le fait qu’il ait du mal m’encourage à parler aussi, non seulement pour répondre, mais pour l’ôter de son malaise.

- Bonne année à toi aussi, et tu n’es pas en retard, hein ? Considère que comme les cours, les séances commencent à et cinq et finissent à moins cinq. Et merci pour le cadeau, fallait pas.

Rachel m’en a sortie une belle une fois à ce sujet, car « fallait pas », il faut le dire AVANT l’achat, comme ça la personne ne le fait pas ; il lui manque quelques subtilités dans le langage, mais considérant qu’elle ne veut pas les comprendre… En tout cas, cela fait plaisir et je me demande ce qu’il y a dedans. Mais comme c’est pour Caitlyn, faudra que j’attende d’être avec elle pour l’ouvrir. Donc je vais lui envoyer un sms pour que dans une heure, elle soit là. La curiosité est un vilain défaut, certes, mais un défaut qui a pour qualité de pousser en avant !

Je me désintéresse du paquet que j’ai entre les mains lorsqu’il se relève et s’agite, expliquant ce qui ne va pas de sa propre initiative. Et alors qu’il le fait, je pose le paquet sur le côté de mon bureau pour lui accorder toute mon attention. Prise de tête avec son père, considérant leur relation c’est surprenant mais c’est une preuve d’évolution. Le fait que ce soit leur première dispute en dix huit ans est une preuve, tandis que l’incompréhension résulte de ce fait. Que Sanzo se pense en âge d’être protégé est amusant puisqu’il refuse les responsabilités qu’il considère être de son âge, comme la maturité, et il s’embarque dans un récit qui me perturbe. L’agacement prédomine tout, quant bien même d’autres émotions y passent, cela perturbe mon analyse, de même que ses mouvements patrouillant. Toujours aussi impulsif, comme se maitrisant mal.

En résumé son père a envoyé des gorilles pour le ramener à Miami… en voiture ? De mémoire,  la distance entre New York et Miami est de 1.751km environ, presque 2.000 par la route, chose qui doit faire dans les eaux de 20-21h de route pour s’y rendre… voilà pourquoi j’aime l’avion. Rapide, sécurisé, on peut y dormir, il y a une jolie vue… enfin bref, c’est un détail dans son récit, mais sur lequel je ne peux m’empêcher de tiquer.

Autre point intriguant, que Sanzo compare son poids à celui de son adversaire pour définir un rapport de force. Il est dans de la domination ? Et puis, c’est stupide, considérant qu’il fait des arts martiaux (et qu’ils sont tous les deux mutants). En tout cas, sa réaction était extrême, et incompréhensible, tandis qu’il ne donne aucun élément pour se justifier. Il récite des faits, et ça me déplait car ce n’est pas sa version de l’histoire, et donc qu’il s’en coupe.

En tout cas, la dispute avec son père est entièrement sa faute, puisque malgré le très long trajet, il n’a rien voulu entendre ou dire, et est aller directement à la confrontation. Oui, je lui ai dit de prendre plus ses responsabilités et de confronter ses problèmes, mais qu’il me cite pour justifier sa conduite n’est pas des plus apprécié, très honnêtement.

Là où se révèle un véritable problème, c’est que Mr Aoe soit au courant pour l’affaire du Maine. Sébastian m’a dit qu’on nous pistait, puisqu’il a tendance à chercher à effacer les traces dès que cela concerne notre famille ou le Phénix, mais… il y a une donnée qui m’échappe et je risque de devoir agir hors du cadre de la loi, je crois bien. Il faudra que je demande à Jubilee la permission de me rendre à Miami avec le X-Jet, histoire de savoir ce que sait cet imprévu. Une seule X-Men suffira, il n’est théoriquement pas dangereux, et je suis plus que capable de me défendre. J’espère juste que cela ne me prendra pas plus de quelques jours, sinon Caitlyn ne va pas être contente.

Lui « faire payer cette erreur » ? Il y a deux notions importantes : la punition et l’erreur. Donc, le père de Sanzo récompense et puni, selon ce que fait son fils, il a le pouvoir décisionnel final et dispose de la raison et du tord. Et Sanzo voit ce qui est advenu dans le Maine comme une erreur, un échec de sa part à lui… J’en soupire.

Je suis d’accord avec les dires du père, sur toute la ligne : le jeune garçon c’est puni tout seul, il n’y a rien à faire payer et il n’y a pas que Sanzo dans l’histoire. Certains le considéreraient même comme un détail, même si j’y vois un protagoniste, et un qui est actuellement sous ma protection. Je suis loyale à Caitlyn et à Rachel est cette affaire pourrait leur poser de gros problèmes, j’aiderai Sanzo en tant que psychologue, mais elles, elles auront besoin d’un savoir que je doute obtenir en demandant simplement. Quant à foncer sans réfléchir…

Et il continue, le pire. Néanmoins, son envie de couper le cordon ombilicale n’a rien de surprenante. Oui, Sanzo est allé trop loin et c’est une attitude caractéristique. Quant à la réplique de son père, elle est méprisante à souhait, et c’est assez indigne de l’image qu’il en avait et en donnait. Plus que le cigare, le « trop tôt » ou le « gamin », c’est l’obligation pour son fils de se dévaluer afin que ses excuses soient acceptées. Il l’aime ? Non, il aime qu’il lui soit soumit.

"Voilà… le reste de la semaine s'est déroulé sans autre incident mais je sentais mon père distant… comme… comme s'il m'évitait… bien sur Karl n'a rien voulu me dire non plus et j'ai pas revu les 2 autres types, je sais même pas qui c'est… et… heu… en plus… Père avait fermé son bureau à clef…"

Bon, j’ai déjà le premier endroit où chercher : le bureau. Mr Aoe n’aurait pas prit la peine de le fermer s’il n’avait été question qu’il contienne quelques réponses. Mais je n’en suis pas encore là.

"Pourquoi il me fait pas confiance… Je comprends pas sa réaction…"

Il se rassit et me fixe en attendant des réponses. Je grimace un instant et laisse l’affaire X-Men de côté pour me concentrer sur lui.

- Je suis assez mal placée pour parler de parents, la seule fois où j’ai vu mon père il m’a enterrée vivante sous une église. Cependant, je pense qu’il n’y a pas tellement à s’en faire : d’après moi, tu fais juste ta crise d’adolescence. Plutôt que de garder un rapport calme et soumit avec ton père, tu lui es rentré dans le lard directement, tu as rejetée son autorité et as placé une distance entre vous. Bon, c’est lui qui a gagné, c’est assez logique même si à mon sens qu’il te demande de te traiter d’idiot est une mauvaise chose, tu n’as pas à te dévaloriser mais je pense que c’est là un moyen de te remettre à une place de suiveur. Généralement, c’est entre douze et dix-huit ans que les jeunes gens cherchent à prendre leur indépendance, du fait, c’est juste une passade. Tu vas peu à peu sortir de son ombre et prendre tes propres décisions, les assumer, et faire des choses qu’il n’aurait pas forcément voulues.  Mais c’est ça passer dans l’âge adulte, et à mon sens, ce n’est qu’une fois que tu seras entièrement indépendant que tu seras véritablement adulte. Tu en penses quoi ?

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Sanzo Aoe
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MessageSujet: Re: Qui suis je ? [pv Amy]   Dim 6 Avr - 7:38

"tu en penses quoi ?" ..
bonne question .. la première réponse qui lui vint était "je n'aime pas ça .." mais ça faisait un peu enfantin, un peu "bébé" .. et pourtant ..
non il n'avait pas aimé se disputer avec son père .. surtout sans en comprendre réellement la cause.

Par contre il ne comprenait pas bien ce qu'elle avait voulu dire par "te traiter d'idiot" et "place de suiveur" ..
Son père ne l'avait pas traité d'idiot il l'avait fait tout seul car il s'était vraiment sentit bete de s’énerver de cette façon.
Il n'avait pas cette impression. Il le "suivait" bien sur, il n'était encore qu'un gosse et son père l'adulte ..


"mmm je suis pas tout à fait d'accord avec vous. Enfin .. c'est vrai que j'aurais du rester plus calme mais .. ça m'a vraiment mis mal à l'aise que ces 2 types débarquent surtout devant les copains .. C'est .. c'était trop .. et puis surtout que Karl me dise rien. Lui il sait tout de moi .. je lui ai toujours tout dit .. je croyais .. enfin j'ai l'impression qu'il m'a trahi là ..
par contre mon père m'a pas traité d'idiot .. je crois .. qu'il voulait juste que je m'excuse .. je sais qu'il ne me ferait jamais de mal .. "


il recommença de s'agiter sur sa chaise mal à l'aise. La critique à peine voilée envers son père ne lui plaisait pas. Il appréciait Amy bien sur mais il n'aimait pas qu'elle juge son père ainsi

"vous savez c'est quelqu'un de bien .. vraiment bien. Je crois qu'il cherche justement à ce que je m'affirme, que je prenne mes propres décisions .. que je grandisse .. C'est très rare les fois ou il fait vraiment preuve d'autorité .. Quelque chose l'inquiète ... du coup il réagit .. ben comme un père. C'est à la fois rassurant et agaçant .. je crois .. enfin .. j'ai peur que .. qu'il ne veuille plus de moi ... enfin je veux dire je suis majeur et .. j'ai ici ... je voudrais pas qu'il pense que j'ai plus besoin de lui ... je supporterais pas un nouvel abandon .. "

il baissa les yeux honteux de sa déclaration. Finalement malgré toutes ces années, il était toujours le petit garçon brutalement rejeté par un adulte qu'il aimait.

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MessageSujet: Re: Qui suis je ? [pv Amy]   Sam 12 Avr - 17:51

Du dégoût. Ça part étrangement. Pourquoi être dégoûté ? J’y verrai plusieurs raisons mais je ne sais pas encore laquelle est-ce. J’ai quelques craintes, cependant, même si rien de grave ou d’irréparable. C’est du refus, rapidement suivit par un peu de colère, le tout additionné à des incompréhensions lors de mon discours me faisant craindre la méprise. Pas tout à fait d’accord avec moi ; nous y voilà.

Il aurait pu rester calme, oui, il ne l’a pas fait. Justification : malaise subit une journée plus tôt par un « surplus » d’attention protectrice de la part de son père et devant son groupe de pairs à lui… si c’est pas de l’envie d’indépendance et de la remise en question de l’autorité parentale, ça.

Pour les omissions de Karl alors que leur rapport est basé sur une honnêteté totale et réciproque, la colère est plus logique mais contre Karl, non contre Reiji.

Quant à son père le traitant d’idiot, c’était indirect et en rien affectueux justement : il voulait, d’après ce que Sanzo a dit, que ce dernier se dévalue. Un simple « tu es un idiot » aurait été une marque d’affection, mais forcer son enfant à le déclarer, ce ne l’est absolument pas. Après, il restait une marge entre ainsi s’imposer et faire du mal, je dois avouer être étonnée qu’il le traduise comme cela. Même si c’est là un point de vue qui va dans mon sens puisque le « mal » fait doit être l’interdiction de prendre son indépendance.

"vous savez c'est quelqu'un de bien… vraiment bien. – il le répète tout le temps et je n’ai aucun moyen de le savoir, cependant je peux y décerner une ambivalence entre ses méthodes de pédagogie et le fait qu’il sache pour le Maine ; j’aurai mon avis très bientôt – Je crois qu'il cherche justement à ce que je m'affirme, – c’est une possibilité qui irait dans le sens du reste, oui, car il semble vouloir tout contrôler, y comprit l’indépendance de son fils. Reste à savoir s’il saura s’arrêter – que je prenne mes propres décisions… que je grandisse… C'est très rare les fois ou il fait vraiment preuve d'autorité… – alors je pense qu’il saura – Quelque chose l'inquiète… – comme le fait que son fils soit envoyé dans mes missions dangereuse en compagnie d’une ancienne tueuse à gages, d’une ancienne ganger et d’une pseudo-divinité bipolaire et ultra-violente ? – du coup il réagit… ben comme un père. C'est à la fois rassurant et agaçant… – preuve que Sanzo est en train de s’émanciper, sinon ce serait tout l’un ou tout l’autre – je crois… enfin… j'ai peur que… qu'il ne veuille plus de moi… enfin je veux dire je suis majeur et… j'ai ici… je voudrais pas qu'il pense que j'ai plus besoin de lui… je supporterais pas un nouvel abandon…"

- Si cela peut te rassurer, Sanzo, tu n’es pas majeur. Ni psychologiquement, ni légalement ; la majorité américaine c’est 21 ans et psychologiquement c’est lorsqu’on a prit l’indépendance morale de nos parents. T’as encore au moins trois ans pour le devenir.

J’attends qu’il me regarde pour poursuivre, maintenant une distance physique mais cherchant à la combler par le regard et l’attitude.

- Il ne t’abandonnera pas. Surtout pas si c’est lui qui cherche à provoquer ton indépendance. Il s’agit d’établir une nouvelle relation avec lui, pas de s’en couper complètement. « Ne plus avoir besoin de lui » ne signifie pas que tu ne le verras plus, qu’il t’abandonnera, juste que tu pourras faire sans lui, sans qu’il soit toujours dans ton dos ou en te tenant la main. Je comprends que ça soit effrayant mais c’est normal. C’est juste une période.

J’arrête d’écrire pour me lever et contourner le bureau pour me poser à côté de lui, moitié assise sur le plan de travail.

- Tu sais, dans beaucoup de sociétés pré-industrialisées, il y avait des rites de passage à l’âge adulte. Avec l’industrialisation ils ont disparu mais on a trouvé un nom pour cette période : l’adolescence. Tu es en plein dedans ; biologiquement, ça fait un moment, mais psychologiquement, tu commences à peine. Tu n’as pas à t’inquiéter et si tu as vraiment peur qu’il t’abandonne, parle-lui-en.

- Tu veux devenir adulte sans avoir tout ce qui y est lié, comme si c’était quelque chose en soi. C’est quelque chose pour soi, c’est une somme de diverses choses qui font qu’on l’est. Si ça implique un éloignement avec le cocon familial, c’est pas un abandon.


Je parle de choses qui sont, pour moi, complètement théoriques. Je n’ai jamais eu de cocon familial ni faite de crise d’adolescence. Je suis partie et j’ai coupés les ponts avec le centre d’éducation et j’ai fait ma vie sans réellement regarder en arrière. Les seuls retournements ont été dû au passé qui était antérieur à cette période « normale » de ma vie et ils ont toujours été douloureux. Découvrir ses racines est douloureux, je le sais, et je comprends mieux que quiconque cette peur de l’abandon qui a régit ma vie et l’influence de façon encore très forte. Mais si je peux l’aider à se débarrasser de cela, à le dépasser, je le ferai.

- D’ici à la semaine prochaine, j’aimerai que lorsque tu as une action importante à faire ou une décision importante à prendre, tu te demandes pour qui tu la fais : toi ou ton père. Si tu décides de lui parler, aussi, j’aimerai que tu me dises ce que vous vous êtes dit et comment ça c’est passé pour toi, niveau émotionnel.

Sanzo n’a jamais vraiment eu de figure maternelle de ce que je vois, même si je ne pense pas qu’il ait fait de complexe d’Œdipe inversé. Après, je dois voir l’évolution de la relation sur plus qu’une unique confrontation, d’autant plus que c’en est au début. On verra bien.

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Sanzo Aoe
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MessageSujet: Re: Qui suis je ? [pv Amy]   Sam 26 Avr - 7:51

Amy essayait de le rassurer .. il appréciait mais ... comment pouvait elle le savoir ... elle ne connaissait pas son père.
"juste une période" ... "effrayant mais normal" .. il soupira ..

il la regarda se lever et s'approcher réduisant la distance comme pour le rassurer, il apprécia et lui sourit. Tout comme Cait, Amy faisait partie de ses amies. Elle était un pilier, un repère à l'Institut bien sur mais aussi dans sa vie.
Elle semblait si sur d'elle, si mature.

Il laissa un long silence tout en continuant à la fixer. Il réfléchissait à ce qu'elle venait de lui dire. C'est vrai que c'était lui qui avait commencé son indépendance en venant ici .. Son père ne lui avait jamais vraiment dit ce qu'il en pensait, ni si il avait apprécié ... s'il avait été triste ...
Egoïstement comme tous les enfants il avait agit sans vraiment réfléchir ...

"en parler avec ton père" .. il n'avait pas vraiment prévu de rentrer avant un moment ... et par web cam ... d'un autre coté cela simplifierait le problème ... non ..

ils devaient se parler face à face ... et puis peut être passer un moment ensemble, ici .. s'il lui montrait son nouvel univers son père comprendrait mieux ... Après tout, cela était aussi nouveau pour lui ..

Sanzo acquiesça à Amy


"d'accord. "

encore une fois, elle avait su le rassurer meme si beaucoup de questions et de réflexions tournaient dans sa tête. Il allait devoir faire le tri dans tout ça.

Il la fixa avant de réaliser une chose .. une chose qui lui sembla importante sur le moment ..

"est ce que ... est ce que .. vous .. vous lui en voulez toujours ?? "

il bafouillait un peu.

"à votre père je veux dire .. "

à coté de leur accrochage, avoir enterré sa fille vivante c'était bien plus horrible ... Il ne cherchait pas la comparaison, ce n'était pas non plus vraiment de la curiosité, c'était plus une sorte d'échange ... après tout il ne connaissait pas Amy .. juste l'Amy-psy et l'Amy de Cait ..

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MessageSujet: Re: Qui suis je ? [pv Amy]   Jeu 1 Mai - 17:59

Un soupir et des doutes, un sourire et de l’appréciation, un silence et la réflexion ; on progresse dans l’heure comme dans son cheminement. J’ignore ce à quoi il pense mais il me regarde toujours et quand bien même un regard trop prolongé est plus qu’apte à me mettre mal-à-l’aise, je suis aussi bonne actrice que Caitlyn est mauvaise menteuse et n’en montre rien. Les réflexions de Sanzo sont liées à ce que j’ai dit ainsi donc son attention reste sur moi, surement.

"D'accord."

Je souris un instant même si je suis consciente que le travail que je lui ai demandé pour la semaine prochaine devra s’étendre sur plus et aura pour conséquences d’autres travaux sur la prise de décision et le fait d’assumer ce qui en ressort, tandis que je n’arrive à savoir s’il parlera ou non à son père ; pas dans l’immédiat en tout cas, il y a quelque chose qui lui déplait même s’il se mute rapidement en une envie dont j’ignore les tenants et les aboutissants.

Alors que j’entreprends de me relever pour retourner à ma place il me pose une question, non sans ses hésitations habituelles, qui m’interpelle jusqu’à sa conclusion ; et suite à une interrogation muette et une surprise c’est de la tristesse qui pointe alors qu’il inverse nos rôles sans réellement le savoir. Mon expérience familiale peut-elle l’aider dans la sienne ? Je ne crois pas que se référer au pire soit une bonne chose même si je comprends parfaitement qu’on le fasse. Cependant ce n’est pas cela qu’il cherche mais plutôt un exemple, une personne pour avoir une idée par rapport à ce qu’il ressent lui-même.

Je termine mon mouvement pour m’assoir sur ma chaise et le regarde sans cacher la pointe de tristesse et de nostalgie qui s’empare de moi. Il doit me falloir deux secondes, peut-être trois, pour lui répondre ; ce n’est rien à son échelle mais beaucoup à la mienne. Mes lèvres jusque là pincées s’entrouvrent tandis que mes yeux quittent leur contemplation du vide pour venir sur lui.

- Je ne lui en ai jamais réellement voulu.

Qu’il m’ait enterrée sous une église ou qu’il m’ait giflé n’est que la forme, le fond c’est qu’il m’a reniée et rejetée et c’est cela qui fait le plus mal. Mais je subis, j’endure. C’est comme ça que je fonctionne, que je continue : j’avance inexorablement avec mes ralentis et mes errances mais le chaos de ma vie ne stagne jamais.

***
Lundi 3 Mars 2014 – 03 : 00 P.M.
Houston, We Have A Problem. A Big Problem.

Jade est en couple. Sur le principe, je suis entièrement pour, ça ne peut que l’aider tant que cela ce passe bien et je lui souhaite que cela ce passe le mieux du monde. Dans les faits, je connais la personne avec qui elle s’est accoquinée et s’il y aura beaucoup de maladresses d’un côté comme de l’autre ça ne sera jamais définitif et ils essayeront de reconstruire ce qu’ils ont construit ; une bonne chose, c’est exactement comme ça qu’on fonctionne avec Caitlyn et ça marche. Cependant, pour toute la bienveillance que je puisse avoir pour chaque membre du petit couple pour des raisons différentes il s’avère que je suis la psychologue des deux, que leurs séances de psychologie se suivent, que j’ai été absente un mois et que… que… que… Voilà où est le problème.

Tout c’est passé quand j’étais pas là, j’ai rien vu venir et je dois ramasser les incertitudes de l’une puis de l’autre alors que j’ai trois ans de différence avec eux et que je n’ai jamais draguée mon ex-petite amie devenue ma femme ; comment qu’ils veulent que je leur donne des conseils avec ce CV ? Puis ça menace ma neutralité professionnelle, mon objectivité, et je me fais tellement de scénarii que je pourrais rattraper le nombre d’écrits de Caitlyn sur son forum d’écriture ET créer une série télévisée dix saisons, vingt-cinq épisodes par saison, sur la vie d’un même couple dans divers univers alternatif. Je sais que je ne m’inquiète pas comme une tante, c’est admis ; et c’est estampillé de la pastille « osef » mention « arrête ton égocentrisme à la con ». Mais je m’inquiète quand même. Beaucoup plus que de raison.

D’ailleurs, le fait que je m’inquiète pour Jade non pour Sanzo signifie que j’ai clairement un parti-pris et si l’un d’eux vient me parler de problème de couple… Seigneur-Dieu ! D’un autre côté, je serais plus efficace sur les problèmes de couples que sur les techniques de dragues, en théorie du moins. Pis ma seule drague… je REFUSE que Jade l’apprenne. D’une parce que je ne veux pas qu’elle puisse la faire, de deux parce que je taupinerai jusqu’en Europe tellement j’aurai honte de l’image que ça donnera de moi. Enfin Bref, journée difficile en perspective.

Ai-je fais le plus difficile ? Euh… la moitié oui mais je ne saurais juger. D’une parce que je parle plus facilement à Jade et de deux parce que je la comprends plus facilement aussi. Là… Enfin tant que j’évite de me la jouer inquisition et de comparer leurs versions des faits, leurs approches de leur relation et plus ou moins tout le reste, j’aurai évité de carnage. Amen.

Aller Amy, soit professionnelle. Chemise blanche, tailleur noir… toute personne me connaissait suffisamment sait combien cette tenue est déplacée avec ce qui se trame ici et ma blouse blanche reposant en paix sur le dossier de ma chaise signifie parfaitement à quel point je suis difficilement une psy aujourd’hui : je me veux aussi professionnelle que je ne le suis pas.

Bon aller, la bonne résolution du jour : j’essaie de ne pas l’interroger sur son approche de la protection… de toute façon je suis pas capable de le faire… c’est aussi frustrant que frustant, c’est dire s’il n’y a pas d’autre équivalent – je préfère d’ailleurs éviter l’apparition de l’équivalence taupine parce que pour le coup j’en tiendrais une sacrée couche !

J’ai le temps de finir un second litre de thé, chose qui n’est pas sans amuser Moïra et sa clique, puis Sanzo finit par arriver ; l’avantage c’est que dans trente minutes j’aurai droit à une mi-temps pour envie d’uriner, le désavantage c’est que je connais le sujet, que c’est le second match de la journée et que je reprends juste le boulot, moi.

J’avance vers lui avec un sourire double, accueillant mais malaisé, en me disant que s’eut peut-être été mieux que j’attende les présentations officielles avant de le revoir parce que là ça va tourner aux présentations officieuses, je me connais. Pauvre Sanzo, au bon endroit et au mauvais moment. Je dois me rappeler que je suis là pour l’aider, pas pour l’interroger.

- Salut Sanzo, ça va aujourd’hui ? Tu as été sage ?

On est dans la merde.

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Sanzo Aoe
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MessageSujet: Re: Qui suis je ? [pv Amy]   Dim 4 Mai - 8:39

Qui suis je ? Part III (Jade)

(Lundi 3 mars - 14h45 )

Sanzo était arrivé 1/4h en avance au bureau d'Amy tout en sifflotant. La raison : Jade. Il voulait l’apercevoir ... lui dire bonjour ... lourd ..possible .. amoureux .. certainement ...

Lorsqu'elle était sortie leurs yeux s'étaient croisés et ils s'étaient sourit .. pas besoin de mot. Il lui avait fait signe qu'il l’appellerait plus tard ... appel ou visite plutot ...

Depuis qu'ils s'étaient avoués leurs sentiments, Sanzo avait grandi ... il se sentait plus mûr, plus vieux ...
il avait mis les choses au point avec ses deux copains et Océane puis les poings sur les abrutis qui cherchaient sa nouvelle petite amie .. "petite amie" .. ce terme était doux à ses oreilles ...
Il avait eu une longue discussion avec Rachel .. ainsi qu'avec son père .. il ne restait plus qu'Amy et Cait ...

enfin surtout Amy, Jade lui ayant laisser entendre que Cait serait ravie ... Sanzo s'était inquiété .. se demandant ce qu'il y aurait de pire : une Cait furieuse ou une Cait n'hésitant pas à des réflexions dont elle avait le secret ... ... la réponse avait été immédiate ... Tant pis si il ferait avec pour garder Jade .. elle le méritait bien ...

sauf qu'en voyant la nervosité de la deuxième tante ... il n'était plus trop sur .. non pas de lui ... mais que Cait soit la plus "redoutable" des deux ... Enfin il allait l'affronter comme un homme car il était hors de question d'abandonner son amour ... et puis si quelqu'un pouvait comprendre c'était bien Amy .. après tout ce qu'elle avait souffert ...

Amy s'approcha, pas de blouse aujourd'hui nota Sanzo .. peut importe il se fichait de sa tenue .. elle aurait pu être en parka ou en maillot qu'il n'aurait fait aucune différence ... Elle était et sera toujours la femme de Cait, la psy et maintenant la tante de Jade ..
lequel avait le plus d'importance ... aujourd'hui la troisième  ...

Il nota sa nervosité, et son malaise alors que lui était détendu ... Il ne put s’empêcher de sourire ..


- Salut Sanzo, ça va aujourd’hui ? Tu as été sage ?

Il la fixa un bref instant .. voulait elle parler de "sage" ... à l'école .. ou "sage" ... avec sa nièce ... Son sourire s'accentua malgré lui ... Jade n'avait pas du tout lui dire .. et surtout pas que c'était elle qui s'était jetée dans ses bras et l'avait embrassé ...du coup Amy voyait en lui le "méchant" .. le voleur de coeur ...

"bonjour Amy. Ça va super et vous ? Sympa les vacances ?" Il rentra dans la pièce et alla s'asseoir tranquillement sans qu'elle lui demande ...

il ne savait rien bien sur de ce qui avait motivé le départ des deux femmes .. pensant simplement qu'elles voulaient du temps pour elles ...


"je crois qu'on a beaucoup de chose à ce dire n'est ce pas ?" il entrait dans le vif du sujet .. pas la peine de jouer au chat et à la souris .. surtout qu'il n'était pas sur d'etre le chat ...

"oui Jade et moi sortons ensemble, oui c'est sérieux, et non nous n'avons encore rien fait ... " il lui sourit avant de reprendre "mon père m' a demandé exactement la meme chose ... "

il avait une assurance tranquille qu'Amy ne lui connaissait pas. Il la regarda avec une certaine douceur, comprenant son inquiétude " Je sais que vous etes inquiète mais faites nous confiance s'il vous plait .. Ne nous faites pas vivre ce que vous avez pu vivre avec Cait "

il joua sur la fibre maternelle ... il connaissait une partie de leur histoire, il avait aussi entendu tellement de ragots, de rumeurs dégoutantes et méchantes sur elles .. il s'était meme battu pour elles ... Bien sur leur amour en était ressorti plus fort et plus intense mais il n'était pas sur d'etre aussi fort qu'elles .. ni Jade d'ailleurs ...

il ne voulait pas qu'elle soit de nouveau prise à partie et certainement pas par l'une de ses tantes .. quand à lui ses sentiments étaient bien plus complexes et compliqués ... Si Amy lui interdisait de voir Jade il ne savait pas du tout comment il réagirait ... Il y avait aussi Cait ..
si elles se disputaient à cause d'eux .. de lui ...
il allait devoir se montrer mature et raisonnable .. et surtout digne de confiance pour que tout se passe au mieux ...  

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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Qui suis je ? [pv Amy]   Mar 6 Mai - 21:54

Bon dieu, il sèche le cours d’avant pour arriver en avance et la voir lorsqu’elle sort de chez moi ! Là on ne va VRAIMENT pas s’entendre. Si le Sanzo sérieux, bienveillant et studieux laisse place à un macho qui transgresse les règles pour montrer à une Jeune Fille influençable qu’il est un bonhomme, il n’y aura plus besoin de vétérinaire je le châtrerai moi-même.

Tique, c’est ça, tique à ma question dont j’ai déjà la réponse, ado tourmenté par ses hormones. T’as bien comprit le double-sens qui ne l’est pas tant que cela d’ailleurs tellement ce n’est ni fin ni discret ce que je viens de dire. Je suis toujours dans l’optique d’éviter l’interrogatoire mais bon, on dit bien tel père tel fils.

"Bonjour Amy. Ça va super et vous ? Sympa les vacances ?"

Ok, ça c’est un coup bas et je m’arrête nette alors qu’il entreprend de rentrer, de la douleur sur mon visage. Puis je renchaine à sa suite, tant au niveau du mouvement que de la parole, allant m’assoir à ma place en répondant.

- Préoccupée. Et ce n’était pas des vacances, juste des problèmes familiaux ; y’a eu qu’un mort et je pense que ça c’est majoritairement bien passé, réponds-je directement en omettant la rencontre avec le futur moi, l’implication du Spectre de mon frère désormais disparu et celle de la personne qui a tuée Caitlyn en décembre 2012, ainsi que toutes les putains de vérités qu’on a découvertes au fur et à mesure.

Est-ce que j’essaie de lui faire peur considérant que se mettre avec Jade c’est tenté de faire parti de la famille ? Je n’y ai pas pensé mais c’est peut-être inconscient ; après ça reste la vérité, donc c’est un avertissement comme un autre. Puis on protège Jade de toute façon.

"Je crois qu'on a beaucoup de chose à ce dire n'est ce pas ? - je grimace pour toute réponse, avec un mélange de malaise et de contentement ; visiblement il assume beaucoup mieux ses choix que lorsqu’on s’est vu pour la dernière fois mais c’est peut-être un peu brusque, du coup – Oui Jade et moi sortons ensemble, – je sais – oui c'est sérieux, – difficile de juger pour l’instant mais je ne sais pas si je dois espérer que ça le soit ou pas ; dans les deux cas, c’est de la faute à Sanzo, et dans l’un des deux c’est grâce à Jade ; j’ai dit que j’étais absolument plus impartiale hein ? – et non nous n'avons encore rien fait… – non seulement je sais mais y’a intérêt ; Caitlyn m’a filée la flippe avec son histoire d’étroitesse et je veux pas qu’il fasse mal à Jade ! Et puis elle n’est pas prêt mais ça je crois qu’elle l’a déjà dit et refaire mon plaidoyer risque de finir par être redondant donc j’attendrai un moment plus propice – mon père m' a demandé exactement la même chose…"

Oui, ça ne m’étonne pas. J’agis selon un schéma comportemental parental, donc on doit être plus d’accord qu’on ne l’a jamais été. En tout cas, Sanzo à bien maturé visiblement, il est plus en confiance et même si ses problèmes d’expression sont toujours là il exprime parfaitement ses idées, pour ne pas dire qu’il les impose.

"Je sais que vous êtes inquiète mais faites nous confiance s'il vous plait… Ne nous faites pas vivre ce que vous avez pu vivre avec Cait"

Oulà, il touche un point sensible là ; okay, c’est plus du tout une séance de psy ou en tout cas pas la sienne. Je vais devoir mettre les choses au clair si je veux me dissiper le moins possible parce que là il est aussi à l’ouest que moi. Essayer de ne pas s’emporter, c’est ça le secret. Des fois j’aimerai avoir la maitrise de Caitlyn…

Je prends une inspiration et croise les doigts sur mes feuilles, le regardant dans les yeux en me demandant jusqu’où je peux me permettre de dire la vérité sans risquer des dommages collatéraux. Après il finira par apprendre dans quelle famille de fou il fout les pieds et je pense que son paternel lui semblera bien respectable.

- Sanzo, écoute. Vous ne vivrez pas ce qu’on a vécu avec Caitlyn. Pour chaque instant de bonheur on a due payer une somme de malheur et c’est aller jusqu’à ce qu’on se regarde mourir l’une l’autre. Plusieurs fois. Jamais je ne laisserai des choses similaires arriver à Jade. Vous aurez des problèmes mais on se démènera pour que vous ayez des problèmes normaux, pas ceux qu’on a connus.

Et heureusement, ni lui ni Jade n’ont d’antécédents aussi sombres et glauques que ceux que peuvent cumuler les Oldfield-Grigori, donc c’est à espérer qu’on puisse les réserver de toute retombée et qu’ils tâchent de ne pas accomplir les mêmes erreurs que nous.

- Après, je te fais confiance. Je pense être l’une des personnes les miens placées pour savoir qui tu es. Mais je peux pas m’empêcher de m’inquiéter, je m’interromps un instant en passant l’une de mes mains dans mes cheveux, avant de la redescendre sur ma bouche et d’en fermer le poing. Il me faut m’adosser à ma chaise pour que ma main retombe sur le bureau et que je puisse reprendre : Je suis un peu dépassée par tout ce qui ce passe en ce moment, si tu veux tout savoir. J’ai vingt-et-un ans, même si ma mutation m’a faite vieillir prématurément, et je me retrouve confrontée à plein de problèmes en simultané et les choses qui me concernent sont rarement ce que je crois.

J’ai un petit sourire en considérant ce que cela m’a rapporté, à chaque fois, ce manque d’expérience dans la vie alors que je me place pourtant comme référence de sagesse. Je suis plus observatrice et intelligente que 99,9% des personnes de ce monde est pourtant je suis une aveugle idiote pour la plupart des choses qui m’impliquent personnellement ; c’est encourageant, je trouve. Je vais plus vite que le monde et je passe à côté d’un grand nombre de choses ; heureusement qu’elles parviennent à me rattraper. Que ferais-je si ce n’était pas le cas ?

- Enfin Bref je crois qu’il faut mieux que j’essaie de rester subjective pour être efficace et continuer à t’aider comme avant. On peut évoquer ta relation si tu le souhaites mais j’aimerai surtout savoir les progrès que tu as faits niveau affirmation et prise de décision. Je suis désolée d’avoir été absente un mois entier mais le départ n’était pas prévu et j’ai l’impression qu’on vit plus de problèmes familiaux que les X-Men n’ont d’aventures. Enfin Bref, n’hésite pas à me le signaler si je digresse. Ah, et tu avais raison : c’est 18 ans la majorité, ici…

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Sanzo Aoe
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MessageSujet: Re: Qui suis je ? [pv Amy]   Jeu 8 Mai - 9:25

 Préoccupée. Et ce n’était pas des vacances, juste des problèmes familiaux ; y’a eu qu’un mort et je pense que ça c’est majoritairement bien passé,


les oreilles du chat s'affaissèrent et il marqua un instant de gêne absolu ... ses renseignements étaient loin d'etre fiable .. Jade aurait pu être un peu plus précise .. à moins qu'elle ne soit pas au courant après tout ses tantes n'avaient peut être pas voulu l'affoler ...

il bafouilla quelque chose de parfaitement indistinct .. des excuses, des condoléances ..

il se reprit .. tandis qu'Amy poursuivait :


Sanzo, écoute. Vous ne vivrez pas ce qu’on a vécu avec Caitlyn. Pour chaque instant de bonheur on a due payer une somme de malheur et c’est aller jusqu’à ce qu’on se regarde mourir l’une l’autre. Plusieurs fois. Jamais je ne laisserai des choses similaires arriver à Jade. Vous aurez des problèmes mais on se démènera pour que vous ayez des problèmes normaux, pas ceux qu’on a connus.

Il soupira de soulagement et retrouva son sourire meme s'ils allaient galérer ça resterait dans la norme .. la galère de tous les ado vivant leur premier amour ... Il espérait juste que son père n'irait pas l'enterrer sous une église .. peut probable vu qu'il était plus qu' athée ...

puis elle lui fit un aveux surprenant ... enfin plusieurs ..
le premier elle lui faisait confiance .. cool .. un bon point pour lui
elle s'inquièterait .. ça un peu normale .. d'abord elle était une adulte .. puis responsable de Jade ... qui était une fille ...Sanzo n'était pas idiot et savait parfaitement ce qui la tracassait .. ... meme si pour l'instant l'idée meme de relation sexuelle avec Jade était à .. 1000 (100) (10) lieux de son esprit ... La dessus il allait devoir se montrer responsable .. enfin prévoir vu que de toute façon sa copine (quel doux mot) lui avait clairement dit ce qu'elle lui ferait s'il la touchait sans son accord ...
d'ailleurs en fait c'était elle qui s'était jetée sur lui .. et pas l'inverse .. il se demanda si Amy le savait ... mais préféra ne rien dire, il ne voulait pas que Jade ait des problèmes .. quitte à en payer le prix  .. chevalier un peu idiot ... il n'avait pas changé ...


Je suis un peu dépassée par tout ce qui ce passe en ce moment, si tu veux tout savoir. J’ai vingt-et-un ans, même si ma mutation m’a faite vieillir prématurément, et je me retrouve confrontée à plein de problèmes en simultané et les choses qui me concernent sont rarement ce que je crois.

De nouveau surprise totale .. que 21 ans .. 3 ans de plus que lui seulement ... franchement il la pensait plus vieille ... au moins 25 comme Cait voir 30 ... .. Il comprenait mieux certaine chose.

"mais vous etes psy ... " un peu sous le choc de tout ça il avait parlé sans réfléchir .. sans réfléchir surtout à ce que cela pouvait avoir d'incorrecte .. comme si être psy voulait dire être vieux ..  "enfin je veux dire .. vous ... vous etes super jolie " .... bon rattrapage .. quoique  ... si Jade apprend qu'il fait des compliments à sa tante .. quand à Cait ... Au secours le chat se noie ...

Bon changement de sujet ... elle ne semblait pas avoir envie de poursuivre sur sa relation avec Jade ..

les progrès ... heu ... ... ouai .. un peu au moins ils s'étaient réconciliés et il lui avait annoncé sa relation. Reiji avait paru content, vraiment content. ...


"vous excusez pas .. " après tout son "absence" lui avait permis une soirée en tête à tête avec sa copine ... seuls dans la chambre ... bon rien ne s'était passé .. juste un super moment .. vraiment super ... Cette fois il avait prévu le coup et pas de chocolat mais ses gâteaux préférés. Il avait longuement hésité sur un cadeau ... des fleurs .. il ne la voyait pas aimer ça ..un bijou .. trop tot .. un livre ... Leur goût était tellement différent qu'il ne savait absolument pas quoi lui prendre .. Il avait donc opté pour un cadeau atypique mais charger de symbole .. enfin pour lui .. Un ensemble de savons, sels de bain et parfum .. il n'était pas sur pour le parfum mais bon .. il en aimait l'odeur ..
bien sur Sean s'était écroulé de rire quand il l'avait vu .. s'était pris une raclée par le chat avant d'etre séparé par un Kamen toujours aussi calme et silencieux. Enfin .. pas cette fois, le jeune homme les avait engueulé comme jamais, leur disant qu'il en avait raz-le-bol de leur bagarre et surtout que la vie privée de Sanzo et sa relation avec Jade ne regardait que lui. Les deux amis s'étaient regardés surpris par tant de véhémence de leur silencieux compère .. ils devaient vraiment l'emmerder ...
Sanzo n'avait pas essayé de leur faire comprendre la signification de ce cadeau .. Car au dela du son étrangeté c'était une acceptation entière de Jade, envers ce qu'elle était ... envers ses problèmes ... envers sa peur de la saleté .. d'etre touché ... d'etre un monstre .. Et si son savon l'aidait à se sentir ne serait ce qu'un tout petit mieux, le chat était content ..

Etait ce une façon de s'affirmer .. en tout cas il n'avait pas très envie d'en parler avec Amy ..


"et bien .. en fait on s'est pas trop vu avec mon père .. et ..il me cache toujours quelque chose mais .. enfin y a eu Jade et heu ... lui ai dit quand meme et il a été super content ... "

rougissement du chat ..  il avait surtout pensé à elle .. il s'était aussi réconcilié .. ou plutot excusé auprès de Rachel .. et menacé les tarés qui s'en étaient pris à Jade de leur faire pire s'ils recommençaient ..

Etait ce une affirmation ..

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