AccueilPortailCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Futur(s). Préambule du PLAN M

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Futur(s). Préambule du PLAN M   Mar 8 Mai - 11:43

BASE SECRÈTE EN ANTARCTIQUE.
2 MOIS AVANT MUTANT TOWN

Elle était mourante.

J’avais décidé de l’assister dans ses derniers moments, ce n’était certes pas un désir personnel mais une question de devoir. Je ne la connaissais pas et je n’osais imaginer ce qu’elle avait dû traverser dans sa jeunesse durant cette époque brisée qu’elle avait tenté de m’expliquer au cours de son agonie. Cette logique des évènements, une logique froide et inéluctable me glaçait le sang. Comment les choses avaient pu évoluer ainsi ? Comment personne n’avait pu être plus clairvoyant, plus expéditif ? Charles mon vieil ami, aurais tu vu ta main trembler ? Et moi ? Me serais-je ramolli au point de voir dans le brasier une solution à nos problèmes ?

Cet être exsangue à l’anatomie interne pulvérisée pour avoir osé contraindre les lois du temps et de la physique : voilà l’ultime avertissement. L’ultime preuve de ce que notre lâcheté pouvait engendrer. Nous marchions, certains de notre bon droit, sur une ligne que nous pensions mener vers la réussite. C’était, je leur avais dit, une question de vie ou de mort…de NOTRE vie ou NOTRE mort. J’avais toujours envisagé notre réussite et me voilà confronter à notre échec et leur victoire.

Exterminé, traqué, pulvérisé par un viol de la nature. Homo Supérior venait de se retrouver gommé de l’Histoire de notre univers par quelques être inférieurs capables de ce que nous autres nous refusions de faire.

Plus jamais.
Il n’en serait plus jamais question.


Elle me tendit une main frêle que je saisi dans la mienne tout en me penchant à son chevet

- Est-ce que…vous..vous..pensez que nous avons…une chance.

Je me forçais à lui adresser un sourire toujours sous l’emprise de mes funestes pensées.

- Je ne le pense pas. J’en suis certain. Cela pour la bonne raison que cette chance, je l’ai sous mes yeux. Vous êtes notre chance, c’est pour ça qu’on vous a envoyé à moi, parce que vous saviez que je ne commet jamais deux fois la même erreur et que je n’hésites pas à prendre des décisions douloureuses.

- Allez-vous… Le faire ?

- Avez-vous hésité à franchir ces lignes temporelles sachant ce qu’il vous en couterait ? Je verserai jusqu’à la dernière goute de mon sang pour que votre passé ne devienne pas notre futur. Vous avez ma parole.

- N’y a-t-il pas d’autres solutions que de retourner l’arme contre son propriétaire ?

- Nous laissent-ils seulement le choix ? Les voix des solutions alternatives se perdent dans le désert…Je le ferai à ma façon.

Je lui caressai sa longue chevelure rousse tendit qu’une larme roulait sur sa joue.

- La seule façon que je connaisse et la plus efficiente de toute. Fermez les yeux à présent. Vos yeux sont les derniers à avoir vu un futur qui ne se réalisera pas. C’est en cela que vous étiez la seule chance qui compte.

Il ne me fallut pas longtemps pour la plonger dans le coma en manipulant le fer de son sang. Sa mort fut rapide et tandis que d’un geste vif j’extrayais de son corps l’implant métallique de quelques centimètres protégeant le tube contenant notre avenir j’entendais mon propre sang bouillonner de colère dans mes veines, une colère sourde et inextinguible envers ceux qui depuis toujours voulait nous voir disparaitre.

Ce n’est que bien plus tard, alors que mes agents incinéraient ce qui restait du corps que seul, dans mon bureau, je parcourais à nouveau les lignes que la jeune fille m’avait adressé d’une écriture cursive en rapide.

Mars 2032.
Carnet de Route de Aislinn Lyov Aka Maybe.


Mon père était un grand homme.

Il m’a dit des choses que je n’oublierai jamais même si il était avare de ses mots. C’était un héro d’une guerre qui n’a jamais véritablement eu de nom. Tous les jours il me manque, tous les jours ils me manquent tous. Mon père donc, je sais peu de choses de lui. Il était d’origine russe même si moi je suis Irlandaise, comme ma mère. Je sais qu’ils ont vécu là bas le temps que je vienne au monde, ils fuyaient quelque chose ou quelqu’un…je n’ai jamais compris de qui il s’agissait, mon père disait que c’était le prix à payer quand on voulait être libre et n’avoir aucune attache.

Certains ont eu une enfance heureuse, moi j’ai eu une enfance..déconcertante. Je sais que mes parents s’aimaient mais jamais ils n’en ont parlé, c’était quelque chose qui ne regardait qu’eux et ça je le comprends à présent que je suis adulte et à présent que j’ai quelqu’un à mes cotés. Je ne lui dirais pas non plus, non. C’est à nous, ca n’a pas besoin de se poser par des mots, il le sait et il sait que je suis la fille de mon père. Ce père, je ne l’ai vu pleurer qu’une fois, la seule fois où sans un mot il m’a pris dans ses bras non pas parce que j’en avais besoin, mais parce que lui en avait besoin. Cette nuit là ma mère n’est pas rentrée avec lui. A partir de cette nuit là, elle ne m’a plus jamais bordé ni chanté une chanson accompagné par sa guitare. J’avais un peu plus de neuf ans. Le regard de mon père à changé ce jour là, il y avait une profonde tristesse lorsqu’il regardait le vide, et une certaine douleur lorsqu’il me regardait moi. J’étais trop jeune pour comprendre cette agitation, trop jeune pour comprendre ce qui se passait dans le monde autour de nous. Trop jeune pour savoir que cette nuit là, ma mère l’avait sauvé lui, contre sa volonté parce qu’il fallait que quelqu’un s’occupe de moi. J’ignorais que cette nuit où le siège de l’Ordre Nouveau fut pulvérisé par le plus audacieux raid des Indépendantistes portait en autre la signature de mes parents. C’était un acte politique, un acte de désespoir d’une nation qu’on écrasait.

Le parti politique de l’Ordre Nouveau, puriste humain avait pignon sur rue, ses ramifications gangrenaient les partis politiques, les administrations et même le BAM. Les mutants n’arrivaient pas à s’entendre, même sur le terrain politique ou monsieur Wagner avait mit sur pied le parti Existence pour les droits des mutants. Mon parrain avait tenté alors de m’expliquer le jeu politique, il s’acharnait à croire que la bataille pouvait se mener dans des cadres légaux et non plus utopistes. Ma mère le voyait beaucoup avant sa mort, ils étaient véritablement ami, je pense qu’elle croyait profondément en lui. Mon père était plus..Pessimiste. l’Ordre Nouveau est né de tout ce que le ressentiment anti mutant avait de plus haineux et radical, ils ont su vite se fédérer contrairement à nous. Je venais d’avoir sept ans lorsque Monsieur Wagner a été assassiné, nous étions le 30 septembre 2018. Le parti de continuer le combat avec des personnages comme la Juge Lacourt mais sa voix fut étouffée par les agissements de l’Ordre.

Des bas fonds du monde mutants un mouvement révolutionnaire à émergé. Il n’avait rien à voir avec Magnéto, c’est comme ça qu’on le nommait à l’époque, ou Xavier. Il portait le nom des Indépendantistes. Une clique hétéroclite de mutants de tous bords en ayant juste marre d’être persécutés et voulant créer un territoire à part, qu’on leur foute la paix, tout simplement. Ils rendaient coup pour coup mais sans provocation contrairement à la confrérie. Ce fut forcément l’escalade. L’Ordre fit voter le grand Recensement ce qui provoqua des scissions chez les nôtres, puis vint le retour à la ségrégation et les lois M. Le Bam mit sur pied la section des Hurleurs, des mandroides surpuissantes chargées de « calmer » les récalcitrants. Les Indépendantistes pris à la gorge décidèrent d’une alliance avec les confréristes, l’Institut ayant été déclaré « Hors la Loi » et démantelé début 2020 et son leader Charles Xavier destitué de la nationalité américaine et Exilé du continent pour « incitation à la rébellion civique ». Il s’installa en France où il fut assassiné peu de temps après attentat contre le siège de l’Ordre qui précipita le monde dans le chaos.

Ce monde a changé.

Il ne ressemble plus à rien.
Depuis le 12 aout 2020, il est ravagé par la guerre des gènes. Je pourrais m’étendre sur bien des passages et rythmer cette chronologie d’horreurs de faits marquant. Les Pogroms des Hurleurs de 2021, la destruction du Triskelion en 2023, le Grand Exode vers le Vieux Continent en 2025 et bien entendu après la chute de la Londres Mutante de la Confrérie de 2026, la destruction totale du continent Nord Américain le 25 janvier 2028. Ce monde ne ressemble plus à rien, en effet…nous l’avons complètement ravagé et nous pensions que la Nation Mutante sortirait vainqueur de tout cela, c’était sans compter le Purificateur.

2032, nous ne sommes pas sur mais d’après certaines sources il reste moins de 400 mutants en ce monde, nous devons cela au Purificateur. Personne ne sait d’où c’est venu au juste et pour tout dire il ne reste plus grand monde pour s’en soucier, une grippe mortelle certes, mais une grippe qui ne touche que les mutants. Nous avons mis 3 ans pour neutraliser le virus mais le mal était fait, nous sommes une espèce en extinction et dont les derniers représentants sont traqués par les Hurleurs. L’humanité a déchainé ce qu’elle avait de plus bestiale et nous avons perdu cette guerre.

C’est en Italie que nous avions trouvé refuge, dans une Rome qui ressemblait plus à une bidon ville qu’à autre chose. Nous vivions dans les anciennes catacombes, un petit groupe de mutants. Elle est venue à nous, je ne savais pas qui il était mais elle, nous connaissait tous les deux. Elle se faisait appeler Miss Sinistre, un nom qui m’évoquait un peu des souvenirs d’enfance, je crois que ma mère l’avait évoqué dans une discutions. Nous aurions du nous méfier, oui nous aurions du.

Ca me fait étrange de voir au loin tendit que le navire se rapproche, les restes de ce qui fut la Statue de la liberté. Mon père une fois m’a dit que la liberté ne pouvait s’obtenir qu’au prix d’efforts considérables et que je devais prendre par moi-même les choses qui me faisaient défaut car personne ne le ferait pour moi. Nous allons retrouver notre liberté. Tant qu’il sera à mes cotés et que nous veillerons l’un sur l’autre, nous sommes comme mon père et ma mère : invincibles.

Mon père me diriez-vous ?
Il est toujours à mes cotés et ce soir il rentre au pays. J’ai pour projet puisque cette mission me permet de le faire de disperser ses cendres que je transporte dans une petite urne sur les ruines de ce qui fut le siège de l’Ordre. Ainsi, il reposera à nouveau avec elle puisque son cœur déjà s’était consumé là bas cette nuit là. On ne peut pas les séparer, c’est comme ça que c’est écrit. Il a veillé sur moi jusqu’à mes 18 ans, comme il lui avait promis. Personne n’a pu tuer Dimitry Loyv car c’était un héro.
Rien de mutant ni d’humain…juste cette connerie de grippe.

Nous avons une dernière mission à faire pour Miss Sinister, nous devons trouver un homme, là bas sur les Terres Apocalyptiques de ce qui fut New York. Nous avons un plan pour changer les choses, un moyen de faire en sorte que ce cauchemar prenne fin.

C’est l’enfer là bas, mais à ses cotés, je n’ai pas peur. J’ai un peu froid c’est pourquoi je me blottis contre lui sans lui dire un mot et je frissonne un peu lorsque je sens ses bras se refermer contre ma taille.
Je l’aime.
Mais ici et à présent, ca ne signifie plus rien.



Traverser le flux temporel pour réussir la nous avons échoué. Tes parents auraient été fiers, mon enfant, tu l'as fais et tu a su me trouver. Je ne sais ce qu'il est advenu de ton compagnon, j'espère vous savoir réuni à présent.
L'héritage est entre mes mains et ce sang qui n'a jamais coulé que dans nos cauchemars va être vengé.
Je t'en fais la promesse.

Il est temps pour moi de rentrer.
Revenir en haut Aller en bas
Exodus
Acolyte Gamma
avatar

Messages : 62
Date d'inscription : 30/06/2013
Age : 23

MessageSujet: Re: Futur(s). Préambule du PLAN M   Ven 2 Aoû - 12:13

Le plan M, les prémices : notes de Benett du Paris dit Exodus

J'aurais pu la soigner ou même la ramener à la vie. Mais n'y a-t-il pas pire torture dans son cas ? Un bref regard vers lui et je savais déjà ce qu'il pensait. Cette enfant touchait enfin à la liberté. Qu'elle repose donc en paix, elle qui a tant couru, elle qui a porté si lourd fardeau , elle qui a tant fait pour nous tous... Je n'ai donc pas bougé, bras croisés observant la fin d'une vie d'un air inhumainement impassible, masquant le torrent qui m'est propre. Cruel diront certains mais inconscient sont-ils pour parler ainsi de chose qui leurs échappent. La mort n'est pas à blâmer, elle est dans l'ordre naturel des choses. Sauver cette vie maintenant est égoïste et quelque part, nous dédouane de notre devoir. Sa mort n'est pas vaine car nous avons désormais une dette envers elle : celle de faire le nécessaire pour que son futur en soit changé. Le poids de la fatalité, le poids de la mort sert à cela et bien que j'ai réussi de part mon expérience, à me passer de ses promesses émotionnelles inconscientes que sont les dettes envers les morts ; je sais que pour d'autres comme Erik c'est presque une obligation qui s'impose d'elle même. Et puis il y a autre chose, alors que je ne peux m'empêcher dans une volonté de ne pas gâcher ses efforts, de regarder par delà le plan astral les œuvres de l'esprit. Un sentiment me prend, un doute.
Et si ce n'était pas sa fin mais que le commencement ?
Je vois le potentiel, je vois le gène au delà de la chair tel En Sabah Nur au début du treizième siècle l'avait fait avec moi. Seul l'avenir me donnera raison ou tord et je dois bien vous avouer qu'à ce moment précis tout était bien trop flou pour que je me résigne à faire quoique ce soit. Je ne veux pas devenir comme mon second créateur apocalyptique et je me console dans mon inactivité là où il m'a manipulé alors que le corps de la fille est incinéré par les agents de Magnéto avec une certaine pudeur.

Aislinn Lyov rentrera sans doute dans le panthéon oublié des véritables héros silencieux.

Crois-tu au destin, Magnus ? Moi pas car ce serait renoncer à notre liberté et à notre combat. Ce serait renoncer à survivre et se laisser guider par les événements sans pouvoir ne serait-ce que lutter contre. La fatalité existe mais est loin d'être comme on la définit. Elle n'est qu'un événement tragique émanant d'un concours de circonstances conditionnées par des actes. Tout est là, les actes. Nous devons connaître les actes ou les non-actes ayant menés à cet catastrophe et nous devons les changer. La précipitation et la colère que j'ai vu dans ton regard à ce moment me laissaient penser que tu étais prêt à agir avec force pour être certain que rien de cela ne se produise mais c'est une grave erreur. Parfois, ne pas agir est justement ce qui pousse le destin à changer. En auras-tu la patience, Magnus ? En auras-tu la force ? Ou précipiteras-tu le monde dans l'inverse opposé de sa supposée destinée ?
Sache que je t'en empêcherais, malgré tout le respect que j'ai pour toi. Je t'ai rejoins pour tes idées et tes valeurs. Change les et tu me perdras comme beaucoup d'autres. Nous devons transcender les erreurs commises ou qui vont être commises par l'humanité. Nous devons leurs être supérieur et cela passe aussi par la manière.

Alors qu'il avait terminé de s'isoler pour lire les documents apportés par la voyageuse, je ne pu m'empêcher de lui demander ce qu'il y avait d'inscrit. Bien sur on pouvait dire que je le savais déjà par la lecture des esprits que j'avais effectuée. Mais ce n'était pas pour cela que je lui demandais, je voulais savoir si les écrits concordaient avec les souvenirs dans un soucis de vérification qu'on ne nous manipulait pas. Bien sur ce n'est pas humain de résonner ainsi alors qu'elle vient juste de nous confier sa vie et des années de lutte. Mais c'est mon rôle de bras-droit âgé de plusieurs siècles, c'est à cela que me sert mon éternel recul : à pouvoir anticiper toujours un peu plus loin que les autres. Car ils sont limités par les émotions et les sentiments. Je le vis ôter son casque alors qu'il s'apprêtait à rentrer, sans m'adresser un mot dans un simple signe que je lise ce que je voulais lire et ce que j'y vis était identique aux souvenirs mais teinté d'une rage sourde de du maître de Magnétisme.

Il a l'échantillon en mains et je ne puis m'empêcher de me demander ce qu'il compte en faire. Prendra-t-il le risque de développer un contre virus ? Prendra-t-il le risque d'utiliser cette technologie dans ce passé avec tous les risques que cela implique ? Mauvaises utilisation, vol, récupération, exploitation par l'ennemi. Nous sommes maintenant dans la possibilité de nous placer au même niveau que les anti-mutants, de faire comme eux, d'agir comme eux. Je sais qu'il est prêt à l'utiliser en dernier et ultime recours, pour nous sauver, dans une guerre qui ne pourra laisser alors qu'un vainqueur. Et je sais que je ferais tout pour que cette guerre n'en vienne jamais à ce point.
C'est une nouvelle raison d'être qui s'ouvre à moi : Rassembler.
Mais je sais aussi que tous les actes menés par les mutants peuvent désormais mener à deux chose : l'Apocalypse ou l'extinction.
Tout devra être mesuré car les puissants mutants de ce monde ont la possibilité d’attiser la peur, l'incompréhension et la haine face à leurs pouvoirs démentiels réveillant les monstres enfoui en Egypte ou la bestialité des humains anti-mutants. Y a-t-il de l'espoir ?
Sans doute, oui, si nous nous unissons.

Pour le moment nous rentrons, ma téléportation est prête.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Futur(s). Préambule du PLAN M
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» plan de la futur piscine olympique de DIJON
» Informations sur le futur lycée du trapèze
» plan de mso
» Futur réunion des membres
» POUR FAIRE COMME CARRIE B : BON PLAN :-)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
X-men RPG :: Les Outils :: Fan-Fiction :: Archives Fan-Fiction-
Sauter vers: