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 In pursuit of Hapiness ( proches Cait)

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: In pursuit of Hapiness ( proches Cait)   Sam 30 Mai - 7:28




Institut premiers jours de Juin 2015

Nous sommes nos choix. Et si mon choix était de ne pas en faire ?
Mon regard par la fenêtre se perd sur les cimes des arbres du parc, si loin et si proche.
C'est comme pour tout en définitif : si loin et si proche à la fois que seul le sens de la perception en donnera la véritable couleur.
Est-ce la vie ou une simple imitation de ce qu'elle est comme un reflet grossier et effrayant d'une attraction de fête foraine ? Est ce moi que j'entrevois en reflet dans la mince pellicule de verre me séparant du monde ou est-ce ce que les autres ont fini par faire de moi ? Qui suis je vraiment derrière cette épaisse chevelure noire masquant la nature de ma rousseur, qui suis je derrière ces lunettes à la teinte bleuté camouflant comme une honte mon gène mutant. J’étais une bête de foire, un parfait soldat connaissant mon rôle, je vivais cette fameuse imitation de vie pour d'autres.
Et puis tout s'est arrêté.

Je regarde par la fenêtre la vie du dehors qui s'écoule sans moi, le monde a t-il changé ? Leur vie a t-elle changé ? Qui suis -je vraiment pour avoir eu la prétention de me placer en porte parole ? On a rarement ce qu'on mérite, pour ma part j'ai eu exactement ce que je mérite, mon image est devenue plus importante que ce que je suis : il n'y a plus de Caitlyn, il y avait Wonder Beaver et aujourd'hui : il n'y a rien d'autre qu'un mécanique grippée et sans but.
J'ai eu, exactement ce que je mérite : C'est assez dites ? Est-ce qu'on peut rentrer à la maison maintenant ? Est-ce que j'ai dit ce que vous vouliez que je dise ? Est-ce agis avec un sourire assez large pour qu'il puisse sembler rassurant ?

Je ne sais pas ce que je suis, je ne sais pas ce que je fais. Tout ce que j'entends ce sont les sifflets et les applaudissements, tout ce que j'entends c'est qu'on scande un nom qui n'est pas le mien, les echos m'obsèdent plus que mes terreurs nocturnes.
Pourtant , je suis une armoire à médicaments sur pates, antidépresseurs et anxiolytique, à croire que j'ai remplacé ma nourriture par les drogues : ça m'aide à tenir comme lorsqu'on dit que seule la peinture tient encore les murs.
Je suis un monument, un monument ça s'entretient.

La dépression est un profond dégoût des choses et par dessus tout de soi même. L'oxygène hors de cette pièce me parait toxique, il ne l'est pourtant pas, je le sais bien. Mais ici entre ces murs, personne ne vient et si personne ne vient alors quelque part on n'existe plus vraiment, pas vrai ?
Est-ce un mal de ne plus exister ?
Est-ce que ça change quelque chose ? Je pense que non mais ça revient à dire que ca ne change rien non plus que d'exister et ça , çà fait terriblement mal.

Ces questions m'obsèdent, me rongent et me font sombrer depuis trop longtemps. C'est ainsi, tout ce que j’entends au fond de ces ténèbres c'est le bruit de mes ongles ripant sur les parois du gouffre où je me suis jeté.
J'ai ce que je mérite. Exactement ce que je mérite. Peut-on simplement rentrer à la maison maintenant ?

Le soupir est profond alors que dehors dans le parc tout semble figé, il n'y a personne et pourtant c'est une belle journée, une très belle journée d'un printemps préludant un été chaud. C'est une invitation. Une invitation à me prouver que je suis toujours un peu là, qu'il reste des débris de moi qu'on n'a pas coté en bourses, peut être même des choses qui m'appartiennent encore.

Ce n'est pas ma main qui ouvre la porte de mon appartement, je n'arrive pas à le croire, pas à l'envisager. Ce n'est pas mes pas qui sonnent dans le grand escalier, je ne sais pas si il y a du monde, tout est irréel. Large spectre en sous vêtement et chemise ouverte à la peau blanchâtre et la tignasse noire qui déambule comme un mort vivant dans les couloirs. Je ne répond pas si on m'adresse la parole, je suis ailleurs.
Tout ceci n'arrive pas vraiment.

Au dehors l'air frais m'agresse le visage comme une première respiration et j'en reste un instant figée sur le perron.
L'air n'est pas toxique, non.
Je le sens courir dans mes poumons avec une sorte de joie enfantine, tout comme la caresse de l'herbe sous mes pieds. Je ne suis que perception, plus de raisonnements, juste de la perception.

Le voilà enfin
Majestueux et s'élevant vers les cieux avec assurance. Et le soleil joue à travers ses feuillages avec malice.
Jadis j'ai faillit le brûler, c’était il y a plusieurs vies déjà.
C'est lui que j'observais par la fenêtre depuis bientôt trois heures. Lui qui a vu passer la vie bien avant moi, lui qui sait tant de choses. Alors je pose délicatement la paume de la main contre l’écorce de son tronc et comme il y a une vie, lorsque le temps ne comptait pas, je ferme les yeux et je souris béatement.
Comme lorsque j'avais quatre ans.
Comme lorsque j'avais toujours le choix de devenir ce que je pouvais devenir.

Est ce qu'on est rentré à la maison, dites ?

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Echo
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MessageSujet: Re: In pursuit of Hapiness ( proches Cait)   Dim 31 Mai - 20:16

Mercredi 3 Juin 2015 – 11 : 33 A.M.
Le Temps. Le temps est une chose étrange, pour ceux incapables de le voir. C’est une dimension, rien de plus, comme la longueur, la largeur ou la profondeur ; c’est la quatrième dimension de l’univers, ni plus, ni moins. Pour ceux qui sont incapables de se mouvoir dans le temps, il faut un point fixe avec un avant et un après, il faut un présent et un futur. C’est une conceptualisation étroite mais sensée, c’est la conceptualisation humaine. Les humains mesurent le temps et perçoivent les indices de son écoulement mais ils ne peuvent réellement interagir avec lui comme ils le font avec les trois premières dimensions, les dimensions physiques. Mais s’ils le pouvaient, ils découvriraient une nouvelle manière de considérer le temps, épurée des concepts de passés et de futurs car il n’est plus que présent, seul et unique moment vécu en permanence même lorsque l’on cherche à se déplacer vers ce qui est déjà advenu ou ce qui adviendra. Le temps s’écoule depuis une source unique et influence toutes les autres dimensions, comme une rivière étant de multiples bras à mesure qu’elle s’écoule. Dans ce Multivers, la source est le cristal M’Kraan, le nexus de toutes les réalités au sein duquel se trouve le Panoptichron qui permet l’observation de l’ensemble du Chant des Mondes, ni plus ni moins que l’écoulement du temps lui-même.

Rachel le savait, pour faire parti des êtres capables de se déplacer à travers le temps et être liée à l’essence de la vie à travers tout cela. Sa perception du temps était donc bien différente de celles des personnes qu’elle côtoyait, la faisant continuer à se déclarer impatiente alors qu’elle pouvait attendre des mois que quelque chose arrive. Elle ne mentait pas, de son point de vue, puisqu’elle restait incapable d’attendre sans rien faire une chose qui n’était pas certaine d’arriver alors que l’occupation et la certitude lui permettaient de « laisser le temps ». Cette fois-ci, c’était à Caitlyn qu’elle avait laissé le temps ; laissé le temps de se remettre de ce chemin de croix éclairés des flashs et des regards des autres qui avaient fini par la consumer avant qu’elle n’en devienne une étoile. Et le temps était venu, après prêt de deux mois d’un isolement digne d’un enfermement psychiatrique.

Elle était avec Amy, comme tous les jours à cette heure, lorsqu’elle le perçu. Elles étaient dans l’ascenseur conduisant à l’arrière de la base des X-Men, en ayant terminé avec la cession d’entrainement parmi les illusions et les simulacres de la Salle des Dangers, pour revenir dans le couloir où se trouvaient leurs chambres avec l’objectif de se préparer à la suite de leur journée, chacune à sa façon.

- Caitlyn est sortie, déclara l’Echo simplement et sans prévenir, partageant sa constatation brute avant même que la machine ne les ait conduites à leur étage.

Il ne lui fallut qu’un instant pour savoir où se trouvait sa sœur d’adoption et un instant de plus pour comprendre qu’il se passait là un événement dont la signification lui échappait complètement. Néanmoins elle savait que ça ne serait pas le cas de son amie, ainsi tourna-t-elle la tête vers cette dernière avant de poursuivre avec une douceur bienveillante.

- Elle est dans le bois, un peu au sud de la piscine. Tu devrais te changer avant d’aller la retrouver.

L’Echo n’ajouta rien, attendant que l’ascenseur n’atteigne son but et ne s’ouvre sur leur étage. Elle laissa passer Amy avant elle, gardant son rythme lent et posé ; elle n’était pas pressée, elle savait que cet instant finirait par venir et qu’il en serait suivi d’autres, dont le sien, mais pour l’heure ils n’étaient pas arrivés. Pas encore. Ainsi donc resterait-elle la distante, laissant à la femme la chance de retrouver la femme et une fois que ce serait fait, réellement faite, alors viendrait le temps de retrouver enfants et sororités, amitié. Rachel devait-elle aller chercher les autres ? Elle n’en savait rien. L’action de Caitlyn était une victoire, un enfin plein d’espoirs, ils étaient plus nombreux qu’on ne pouvait le croire à y avoir leur place mais il faudrait attendre le bon moment pour chacun, même si tous ne pourraient ni le savoir ni la trouver s’ils n’étaient pas prévenus.

Se détournant du couloir des X-Men et de ce qu’elle avait prévu, Rachel avança jusqu’à l’escalier proche pour le descendre, paire de marches après paire de marches, jusqu’au rez-de-chaussée. Regardant un instant à direction du dortoir des filles, par lequel elle aurait pu sortir, puis à celle du réfectoire, pour cette même raison, elle fini par se retourner vers l’intérieur de l’Institution à la poursuite d’une idée.

Les cuisines étaient encore en effervescence alors que le déjeuner ce préparait et, à défaut de participer à celui servit au self, l’Echo s’en allait réclamer une place pour préparer un plat spécial. Cela lui prendrait le temps de le faire et donnerait donc du temps aux deux autres ; une heure, selon toute probabilité, afin de faire des lasagnes à la bolognaise « express », un plat qui avait les faveurs de Caitlyn ne ce qu’elle se souvenait. Le plus dur ne serait pas de réunir les ingrédients et de cuisiner, le plus dur allait être de trouver le bon dosage. Quatre personnes, cela lui semblait un bon compromis car quelque soit la combinaison la composant.

2 échalotes, 3 cuillères à soupe d’huile d’olive, 250g de steak haché, du sel et du poivre, 50cl de purée de tomate, 20cl d’eau, 1 paquet de feuilles de lasagnes, 100g de gruyère râpé et pour la béchamel 50g de beurre et de farine ainsi que 75cl de lait, le tout cuisiné avec affection, c’était les ingrédients pour lui permettre de maintenir le courage de Caitlyn et, elle l’espérait, la faire sourire à nouveau.

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"Des monstres ont fait de moi un monstre,
Des divinités ont fait de moi une divinité,
Seuls les humains peuvent faire de moi une humaine."






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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: In pursuit of Hapiness ( proches Cait)   Dim 31 Mai - 20:18

Mercredi 3 Juin 2015 – 11 : 33 A.M.
- Caitlyn est sortie.

Elle me dit cela comme cela, comme elle laisse échapper par sa bouche certaines de ses pensées de temps à autre, alors même que nous sommes dans l’ascenseur secret qui nous ramène à notre étage, pour qu’on en suive notre quotidien maintenant que la première partie de la journée est accomplie.

Elle me dit cela comme cela, partageant une constatation sans réelle émotivité, puis se tourne vers moi pour me montrer le chemin avec un sourire, s’écartant pour me laisser passer au plus vite.

Je suis prise au dépourvue, oui, pas réellement fatiguée d’une matinée d’entrainement comme chaque jour en possède mais moins réactive que ce que je suis de norme. Les pensées se bousculent dans ma tête quand à ce que signifie réellement les mots que Rachel vient de me dire. Mais il n’est qu’on moyen de le savoir et je n’escompte pas lui demander de me l’expliquer.

Je la laisse là, sur place, pour me diriger vers cette chambre que Caitlyn n’a plus quittée depuis presque deux mois, s’y étant recluse alors même qu’elle finissait ce que sa médiatisation avait commencée dans une autodestruction que j’étais incapable d’empêchée. On m’a dit qu’on ne remontait pas le moral à une personne dépressive, que c’était une maladie et que comme toute maladie il fallait suivre un traitement ; Dieu sait que Caitlyn avait le traitement, mais je continue de croire en l’utilité d’un suivi, d’une aide, c’est ce qui me fait préférer la psychologie à la psychiatrie et, même si je suis incapable de suivre mes proches, je ne veux pas croire que je ne puisse rien pour eux. J’ai été là, j’ai fait mon possible, et le quotidien c’est continué. Les choses commencent à s’améliorer ? Je veux le voir, je veux en être, je veux aider.

Il n’est plus réellement question de retenue, je vais à ma vitesse même si j’hésite un instant en constatant qu’effectivement notre chambre est vide ; plus un refuge ou une prison, Caitlyn en est sortie. Il ne sera pas de douche d’après entrainement pour moi aujourd’hui, je la prendrais plus tard, pas plus que je ne cherche de réelle signification à ma tenue une fois celle d’X-Woman ôtée et bazardée sur le matelas. Un jeans, un top sans manches et à col en V, des baskets, mon téléphone et le collier en croix, les premiers sont pris parce qu’ils me passent sous la main et les autres sont toujours là parce qu’ils ne sauraient s’éloigner, le premier m’ayant déjà fait faire défaut à Caitlyn et le second étant l’un de ses plus beaux cadeaux. Ma chevelure s’allonge et brunie à nouveau, quittant ce noir que mon aimée a également adopté pour une signification bien différente et qui gâche bien des choses chez elle en manifestation de sa volonté autodestructrice ; le roux ayant toujours été l’une des choses par lesquelles elle s’identifiait le plus, le teindre était partie de renier sa personne et cela non plus je n’ai pu l’empêcher. Aujourd’hui, je ne chercherai pas à empêcher, je chercherais à aider, à encourager, à ce que ce pas au-dehors de notre chambre ne soit que le premier.

Les marches dévalent et il ne me faut pas une minute pour être sortie, la cherchant des yeux depuis la terrasse qui sépare le réfectoire et la piscine et la trouvant en lisière du bois et du parc. Le lieu est significatif, je me souviens de ce qui c’était passé ce jour-là où, complètement shootée par la drogue, elle avait craqué quelques arbres à tentant de tuer un écureuil et avait déclenchée la destruction d’un nid de guêpes, lesquelles l’avaient poursuivie jusqu’à la piscine où nous nous trouvions avec Céleste Cuckoos. Caitlyn avait plongée, Céleste avait changée de peau et moi j’avais été piquée ; la mutation nous avait sauvées d’une situation où la mutation nous avait mise, le Berserker suffisant à amplifier la régénération pour que je ne décède pas du venin. J’ignorais à l’époque que cela été possible et avais répondue à la connerie de ma rousse par la méthode qu’on m’avait appliquée toute ma vie : une gifle. Notre premier orage d’été. Notre premier Dante m’est témoin. Des choses perdues dans les brumes du temps à présent.

Et c’est bien des brumes du temps que sort son geste, elle me l’a déjà montré auparavant. Une main sur l’écorce, une tête tournée vers les feuilles et le ciel qu’elles cachent partiellement, des yeux clos pour simplement ressentir. Ressentir ce que l’arbre a à lui dire, comme lorsqu’elle était enfant en Irlande, sur la terre de ses parents. Cette image, cette action, je ne me serais jamais attendue à la retrouver ou à la revoir. Elle faisait partie d’une Caitlyn passée, une Caitlyn d’un optimisme à toute épreuve et d’un naturel à faire face au monde avec sa seule grande gueule pour compenser sa petite taille. La destruction a-t-elle conduite à la réémergence de cette Caitlyn ?

Je m’avance doucement, sans bruit, pour m’approcher sans être vue de crainte de déranger, de crainte de briser ce moment qui dur depuis je-ne-sais-combien-de-temps déjà. Je finis par m’agenouiller, une jambe et un bras en appui sur le sol, l’autre main sur le genou alors que je me penche en avant et souris, simplement. C’est une belle journée, un beau début de journée, non par le temps mais par cette jeune fille qui ne câline pas monsieur l’arbre pas timidité mais est tout de même aussi immobile et paisible que lui, sa chevelure s’agitant au rythme du feuillage sous un même vent ; elle est noire, certes, ça fait tache dans le tableau, mais le reste rattrape et je me contente d’admirer, de l’admirer elle.

Sans doute reste-t-il un long chemin à faire mais cette image, c’est celle d’une enfant qui, à défaut de ne pouvoir prendre l’entièreté du ciel entre ses mains, tend tout de même ces dernière vers ce premier ; le début d’une nouvelle aube.

I'm the next act
Waiting in the wings
I'm an animal
Trapped in your hot car
I am all of the days
That you choose to ignore

You are all I need
You are all I need
I'm in the middle of your picture
Lying in the reeds

I am a moth
Who just wants to share your light
I'm just an insect
Trying to get out of the night
I only stick with you
Because there are no others

You are all I need
You are all I need
I am in the middle of your picture
Lying in the reeds

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: In pursuit of Hapiness ( proches Cait)   Lun 1 Juin - 17:19

Personne ne comprend réellement ce que je suis, certains y voient simplement une mutation, d'autres du mysticisme. Il y a toujours des choses qui nous dépassent et l'on doit apprendre à composer avec ça. Mais la vérité reste limpide, personne n'est en mesure d'expliquer le but d'une mutation. Il ne peut s'agir de Darwinisme, évolutionnisme et encore moins de créationnisme : c'est là, c'est tout.
Je tends à penser que je suis liée à l'univers, comme le vent est lié à la terre. Je suis une force primaire en devenir, une sorte d'énergie électrique sous une chape de chair et de sang, je tends à devenir ce que j'étais destinée à être : une partie d'un tout.
Je suis connectée au monde, connectée à la nature, j'en suis une partie humanisée

J'ai cherché à oublier tout cela, à le repousser au plus loin et je ne sais même pas pour quelles bonnes raisons je l'ai fait.
L'arbre me rappelle.
Il me rappelle à ma nature, à cet élément incontournable qui fait ce que je suis. C'est une chose d'une intimité si profonde qu'elle ne se partage pas tout simplement parce qu'on ne peut y mettre des mots.
J'avais oublié.
J'avais juste oublié que si je veux savoir où je vais, je dois d'abord savoir d'où je viens.
Cette connexion m'a manqué, j'ai l'impression qu'une autre sorte d'air m'arrache aux limbes de brumes dans lesquelles je végétais.
Les branchements s'opèrent l'un après l'autre, ce n'est pas forcément agréable mais c'est ce qui fait ma vie. Joie, tristesse, désespoir, optimisme, colère, dégoût, tout me revient, nuance après nuance, c'est comme si j'étais une sorte d'artiste peintre rechargeant sa palette de couleurs. Aislinn aurait adoré cette métaphore, elle est parfois la seule à véritablement comprendre ce lien qui me tient à ma nature première et la difficulté que c'est d'être écartelée entre deux univers, deux existences, deux états.
Et je ressens.
L'arbre d'abord, puis chaque particule de mon environnement, chaque atome gorgé d'énergie. Tout est lié, ca a toujours été ainsi. Tout est lié et nous sommes connectés.
Je n'ai pas a freiner cela, pas à me soucier d'une présence si familière non loin de moi, elle est bienveillante, elle l'a toujours été et c'est inscrit dans son énergie qu'elle diffuse comme un astre aimable, un astre que j'aime de toute mon essence.
La zpce claque comme un coup de fouet et l'aura enveloppement avec une puissance presque rageuse, à mon tour je rayonne.
C'est ainsi que je communique.
Je diffuse un courant électrique qui trouble l'ordre quantique de mon environnement, diffusant l'ozone, chargeant l'air d'électricité statique et de micro décharges.
C'est un spectacle effrayant à ceux qui ne savent pas et ne comprennent pas mais pour moi, c'est simplement ce que je suis.
L'aura dévore ce que je suis, modifiant ma peau, la faisant plus limpide, il ne s'agit pas d'un phasage, c'est un réveil, une sorte de communion.
Mes cheveux sont balayés par les courants et semblent s'enflammer, prenant une teinte blanchâtre et perdant leur coloration noire vaporisé par le ballet des molécules. Je dois ressembler à Ororo à présent, cela lui aurait sans doute plus.
Je baisse la tête avec lenteur et rentre dans une sorte de méditation profonde.
Combien de temps ?
Peut être une heure, je ne saurais le dire, mon énergie rayonne et fait de moi une sorte d'étoile électrique où rien d'autre ne compte que ce moment de communion entre moi et la nature.

Le dialogue se termine alors que je relève le front vers l'arbre et l'aura de la ZPCE reflue rapidement, diminuant d'intensité, la couleur si caractéristique de mes cheveux réapparaît sous l'énergie s'évaporant en fine particule, je m’éteins et avec cette énergie déclinante, je fatigue. Doucement je m'agenouille dans l'herbe, ma main quittant le tronc de l'arbre, et je finis par m'installer en tailleur dans l'herbe. La fraîcheur de la terre à travers ma culotte me rappelle que cette dernière était humide, j'en souris stupidement comme une gamine consciente de ses bêtises.

Puis un bref mouvement du coup dans sa direction ou je l'observe camouflée derrière mes lunettes teintées, mon expression reflète une certaine neutralité qui pourrait se traduire par une absence de réaction mais le fait que je garde longuement le visage tourné vers elle marque combien cette communication peut se passer de verbalisation entre nous, elle est et restera cette autre partie de moi même qui qu'on en dise, nous n'existons pas en dehors du regard de l'une sur l'autre.

On va avoir un bel été.

Voix calme et d'une douceur surnaturelle alors que je lève à nouveau le visage vers la cime des arbres.

L’hiver a été rude mais l'écorce est épaisse et protège la sève...Et elle jaillira à nouveau courant dans les branches pour qu'il tente à nouveau de griffer le ciel. Ca a toujours été comme ça....des périodes d'hiver mortels et des étés radieux. Il faut l'accepter.


Je vais arrêter...
Arrêter de m'impliquer dans des projets que je ne peux mener à terme, je n'ai pas dix vies, j'en ai qu'une et je ne sais même plus laquelle. Wonder beaver...Fuzzy...Caitlyn Elioth de Lauro, Emilie Kenneth, Caitlynn Oldfield...Tu sais qui tu aimes toi ? Parce que moi je l'ignore...
A courir après dix lièvres à la fois on finit par avoir le ventre vide le soir tombant.
Je vais aller mieux, je veux aller mieux ...j'aimerai tellement...je te le jure j'aimerai mais...


Je me retourne a nouveau vers elle avec un demi sourire

- On aura un jardin avec arbres, dis ?...Tu sais....dans notre chez nous....On aura des grands arbres hein ? Si on va avoir un bel été alors forcément, on aura des belles cerises....j'aime les fraises oui mais les cerises presque violettes tellement elles sont mures...je les adores.

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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: In pursuit of Hapiness ( proches Cait)   Jeu 4 Juin - 21:21

Je sursaute au claquement sonore et lumineux, à l’éclair ni n’était précédé de nul tonnerre. Je vois l’électricité se rajouter au tableau et en faire changer la signification ; il n’est plus de petite fille, elle est partie. Le monde a arrachée à une adolescente son secret, elle ne le cache plus, elle ne s’en cache plus. Une petite étoile d’énergie vient de naitre, un OverRun nouveau qui n’est pas sans m’inquiéter, sans m’effrayer. Où va-t-on à présent ? Où va-t-elle ? Où vas-tu ?

D’autres viennent ce joindre à mon regard, je les entends et me tournent vers eux ; ils sont attirés par la lumière, ils sont poussés par la curiosité, je leur demande de ne pas approcher d’un geste simple, coude plié contre le flan pour relever une main à paume ouverte. Je me retourne bien rapidement vers Caitlyn, contemplant l’état d’entre deux qu’elle manifeste. L’électricité sature sa peau sans la bruler, auréole sa chevelure en en consumant la couleur. Je pince les lèvres d’inquiétudes et commence à baisser le regard mais son mouvement de tête me rappel à elle.

Les secondes s’écoulent, lentes. Puis viennent les minutes, longues. Je ne sais plus quoi ressentir. Je partage des regards avec d’autres spectateurs puis m’en vais le rejoindre, après un temps que je ne saurais évaluer. Je ne veux pas qu’on la dérange, à défaut de savoir ce qu’elle fait. Je parle doucement, chuchotant presque, alors même que le bruit va croissant dans le réfectoire et sur la terrasse à mesure que l’heure du repas arrive et s’avance. On continue d’approcher, on continue de poser des questions dont je n’ai pas les réponses ; je continue de veiller, ne pouvant réellement faire autre chose. Assise dans l’herbe, membranes nictitantes, je délimite un périmètre par ma simple présence et attends. Je n’ai rien d’autre à faire, continuer d’attendre en regardant cette étoile et ses rayons bleutés s’agiter au loin, comme ce soleil dont je me nourris.

Charles Xavier sait-il ? Je pense, oui, il doit avoir compris. Et Moïra ? Elle cherchera sans doute les réponses lorsqu’on lui en offrira l’occasion.  Jubilation et Jonathan, verront-ils ? Ils doivent venir manger au réfectoire vers cette heure, s’ils sont à l’Institut, à défaut de forcément s’approcher. Et Sanzo, Enora et Jade, ils sont bien dans le même cas. Combien verront cette nouvelle étape ? Je l’ignore, peut-être trop concentrée à l’observer.

Le soleil continue de monter vers son zénith, l’étoile finie par s’éteindre lorsque Caitlyn semble reprendre conscience, relevant la tête et atteignant son électricité jusqu’à la faire disparaitre. Mon aimée ploie, ce qui me fait me relever d’inquiétude, mais sa position nouvelle me rassure quand à de la fatigue, non un excès de faiblesse. J’entrouvre la bouche, hésitant à l’appeler, puis me tais.

Caitlyn se tourne vers moi, me faisant légèrement sourire et me malaiser comme une enfant prise entrain d’observer une chose à laquelle elle n’avait pas le droit. La gravité de la situation me fait reprendre rapidement contenance même si je ne sais ni quoi penser ni quoi faire. C’est une autre image que je contemple à présent, bien en deçà de la précédente par sa neutralité mais où j’ai ma place, où il ne tient qu’à moi de positiver les choses.

Je prends une inspiration et m’avance, alors même que son visage se détourne pour faire une déclaration qui me surprend mais dont le ton m’importe bien plus que les mots. Je m’en vais jusqu’à elle, laissant le reste du monde derrière moi alors qu’elle regarde au-delà de lui, devant elle.

Ça a toujours été comme ça ? J’hoche la tête, forcée de constater que nous vivons comme Perséphone, des étés paisibles et des hivers infernaux. L’accepter ? Nous n’avons pas le choix. Mais nous devons être assez fortes pour encaisser et combattre, non se contenter d’endurer.

Arrêter ? Voici qui me fait craindre alors même que je m’assois à son côté. J’écoute la suite tête sur le côté, pour la regarder alors même qu’elle regarde quelque chose de bien plus haut, littéralement ; l’arbre ploie au vent mais jamais ne brise, qu’importe combien sa cime est balotée par les tempêtes c’est son tronc qui cède s’il s’en trouve quelque chose de plus fort que lui. Mais cela en laisse les racines et la souche repoussera, comme Caitlyn semble prête à repousser à partir de ses racines ; Caitlyn « Fuzzy » Elioth, voici quelle est cette base qu’elle avait perdue lorsque l’on c’est rencontrées et que l’on a retrouvée ensemble, pour le meilleur et pour le pire.

- Je ferais tout pour t’y aider parce que oui, je sais qui j’aime, réponds-je doucement alors qu’elle me regarde et me sourit légèrement.

- On aura un jardin avec arbres, dis ? Tu sais… dans notre chez nous… On aura des grands arbres hein ? Si on va avoir un bel été alors forcément, on aura des belles cerises… j'aime les fraises oui mais les cerises presque violettes tellement elles sont mures… je les adores.

Je luis souris, je l’écoute, je la retrouve. Si elle savait combien cela faire plaisir d’entendre une phrase comme cela.

- Oui, on aura des arbres. Fruitiers si tu veux. Tu pourras les cultiver, Jade pourra râler en t’y aidant, Aislinn vous peindra entrain de le faire. Tu t’en occuperas bien, après tout ça fait trois ans que tu t’occupes bien d’une plante verte.

Je veux la faire sourire, je veux la faire sourire en grand ; pas de demi-mesure, pas de demi-mesure au bonheur. J’espère ne pas aller trop vite mais un petit rire, j’essaierai de retrouver cela aussi.

- C’est toujours moins compliqué à s’occuper qu’un animal de compagnie. Un peu d’eau, du soleil, de l’élagage. Ce poussera bien avec la proximité d’East Branch.

J’espère qu’il s’agit-là de l’arbre qui cache la forêt ; si je n’escompte pas avoir une forêt dans le jardin, celle nous entourant étant suffisante, j’espère qu’il s’agit là du premier projet et que d’autres le suivront. Nous n’avons pas pensé à tout, nous ne penserons jamais à tout et c’est cela qui est beau. Cela permet à ce que la magie n’ait pas de limites.

- On va avoir un bel été ? Peut-il commencer maintenant ?

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: In pursuit of Hapiness ( proches Cait)   Ven 5 Juin - 5:56

J'écoute avec une expression de bonne élève figée sur les traits de mon visage, j'écoute religieusement comme si une vérité venait de m'être énoncé. Elle se fait douceur et connivente, elle susurre la complicité et l'affection comme on le ferait avec une personne malade, gravement malade. Après tout, je n'en suis pas si loin, non ? Mais quel est ce mal qui me ronge au juste à part mon humanité, les choses seraient bien plus simples si je cédais à ma nature mais comment partager cette vision égoïste avec celle que j'aime ? Comment lui dire qu'au fond ma place n'est déjà plus ici, avec eux et que je tends à devenir quelque chose qui me transcende jour après jour ?

Non Jade ne m'aidera pas en râlant à l'entretien des arbres, non Aislinn ne nous peindra pas parce que nous les perdons déjà toutes les deux. Jade s'enferme dans son sérieux et ses études et Aislinn dans ses errances ; Nous sommes déjà seules , ne le vois tu donc pas ? T'en aveugles tu à ce point ?
Et un jour ou l'autre, lorsque j'aurais cédée, il ne restera plus que toi.
Tu ne pourras pas continuer ta route, tu ne le pourras pas sans moi comme je ne le pourrais pas sans toi en tant qu'humaine. Alors peut être deviendras tu autre chose toi aussi comme je le deviens.
Il n'y a pas à sourire, non. Un sourire n'élude pas ce genre de problème pas plus qu'une tonne de médicaments.
Nous vivrons de rêves que nous ne concrétiserons jamais, pour la première fois de ma vie j'ai pitié de nous. Mon Dieu, j'ai vraiment pitié de ce que nous sommes, embourbées dans cette merde.

Tout ce que je peux te donner c'est un sourire chargé de mélancolie, c'est tout ce que je suis capable de faire à présent.

Tu n'es pas une plante, tu as passé assez de temps à te plaindre qu'on réduise ce que tu es à ce simple mot, non ? Si tu es une plante verte, je suis une grosse luciole.
Une grosse luciole qui a le cul humide d'ailleurs....


Je redeviens plus neutre réfléchissant à la question qu'elle m'a posé.

Un bel été qui commence maintenant ?
L'été n'a pas besoin de moi pour débuter...personne n'a besoin de moi pour continuer sa vie.Si il doit arriver il arrivera, je ne contrôle plus rien...encore moins ce qu'il m'arrive.
J'avais besoin de parler à l'arbre, on a discuté et...et il m'a demandé qui j'étais...et là...
Je n'ai pas su. Je n'ai pas su quoi lui dire.
Je ne sais plus...plus ce que je dois dire ...ou ce que je dois faire...Je ne sais plus où je vais, ce que je sais c'est que si j'écoute ma nature...elle me pousse à m'éloigner de toi et ça, je ne le veux pas.
Je refuse de te perdre...je ne veux pas...me perdre.
J'ai dormi longtemps, je crois mais je me suis réveillée à présent et toutes les merdes, elles sont toujours là, c'est pire...pire que quand j'étais dans le déni. Je suis malade, Amy, je suis vraiment malade.


Je jette un coup d’œil embarrassé autour de moi pour constater un certain attroupement, je ne pensais pas être à l'origine d'un tel tumulte et j'en frissonne, ils me font peur, ces gens me font peur, ils veulent quelque chose de moi, tout le monde veut s'arracher des lambeaux de Wonder Beaver. Les journalistes viendront, les flashs vont à nouveau crépiter. Je laisse échapper un profond soupir un peu tremblant

- Qui sont...ces personnes ? Qu'est ce qu'elles veulent de moi....Pourquoi est ce que je dois leur trouver des réponses....pourquoi est ce que c'est moi qui doit trouver les réponses à tous leurs problèmes, je veux juste qu'on me laisse tranquille, juste rentrer à la maison ! Fais les partir Amy, fais les partir, je t'en suplies...

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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: In pursuit of Hapiness ( proches Cait)   Sam 6 Juin - 20:30

Je veux la faire sourire mais je n’y arrive pas ; pas réellement. Je la vois m’écouter mais je la vois aussi désapprouver certaines de mes paroles. Que puis-je répondre ? Que puis-je faire ? Je regarde la tristesse tout en prenant note de l’effort, j’ignore ce qui est le plus important et tâcherait de composer avec les deux. Pour le meilleur, pour essayer.

Non, je ne suis pas une plante mais je pensais à Laurette, elle est plus difficile d’entretient que Caitus. Oui, je me plains beaucoup de cette fausse comparaison mais je sais en rire, comme on savait rire de luciole ; une grosse luciole au cul humide ? Mes yeux s’arrondissent et se dirigent vers ladite partie de l’anatomie, bien posée contre l’herbe, alors que mes sourcils se relèvent de surprise. Hum, que dire, que faire ? A part restée concentrée…

J’en reviens à Caitlyn vis-à-vis de l’été. Non, il n’a pas besoin d’elle pour commencer, pas plus que les gens ont besoin d’elle pour vivre. Elle n'est pas centrale mais était-ce ce qu’elle voulait ? Tout ce cirque médiatique, toute cette dépression, était-ce simplement parce qu’elle voulait devenir centrale, indispensable, dans toutes leurs vies ? Qu’elle ait besoin de reconnaissance, c’est normal, mais à un tel point… j’en suis déstabilisée. Que dire et faire ? Une fois de plus, c’est une question à laquelle je n’ai pas la réponse malgré que je déteste cela, cette impuissance et cette distance.  Ne plus rien contrôler, c’est pire que cela : ne rien pouvoir influencer.

Parler à l’arbre, je conceptualise cela comme se parler à soi-même car le contraire serait inquiétant ; je sais bien qu’il est des phytokinésistes pour « communiquer » avec les plantes mais elles n’ont ni conscience ni parole, de ce que je suis capable d’appréhender du moins. Je ne sais pas comment réagir mais l’inquiétude grandie, d’autant que la conclusion de ce dialogue interne n’est pas réjouissante non plus. Qui suis-je ? Eternelle question qu’on se pose par cycle, tous autant que l’on est. On n’a jamais la réponse seul, d’expérience, se sont toujours les autres qui nous l’apportent ; ces autres qui nous connaissent et nous aiment.

- Je ne sais plus… plus ce que je dois dire… ou ce que je dois faire… Je ne sais plus où je vais, ce que je sais c'est que si j'écoute ma nature… elle me pousse à m'éloigner de toi et ça, je ne le veux pas.

Je déglutis et grimace, entre tristesse à ses révélations et gratitude à ses efforts, m’approchant pour lui prendre la main afin de lui dire que moi non plus, je ne le veux pas.

- Je refuse de te perdre… je ne veux pas… me perdre.

J’hoche la tête, solennellement et franchement, en guise de promesse. Oui, tu as dormi longtemps Caitlyn. Oui, tu commences à te réveiller. Oui, les problèmes sont toujours là, le déni n’y a rien changé. Oui, c’est plus difficile à présent mais l’on peut y faire quelque chose.

- Je suis malade, Amy, je suis vraiment malade.

- Mais tu peux guérir, tu peux aller mieux.

Je crois en cela même si je suis consciente de ne pas être objective. Entre aveuglement proche du déni et capacité à guérir de tout rapidement, je ne suis pas une personne apte à juger de la gravité de la maladie des autres ; une belle ironie. Mais je continue de croire que je peux accompagner et aider, même quand cela me tient tellement à cœur que j’en perds mon recul et ma capacité à juger.

Caitlyn prend conscience du monde qu’elle a attiré par ses pouvoirs et leurs utilisations. Cela l’effraie ; je le vois et m’approche, me plaçant entre eux et elle.

- Ey, puce, regardes-moi. Ces personnes, ce sont les élèves et les professeurs de l’Institution Charles Xavier. Ils ne te veuillent rien, ils sont ici pour apprendre ou enseigner et prennent leur déjeuner, c’est tout.

Je lui pose mes mains sur les joues, je la fixe et cherche à ce qu’elle me fixe. Je reste calme, je tente de lui transmettre mon calme. Prête à sortir de sa prison-refuge, oui, prête à croiser les fantasmes qui se trouvaient dehors, non.

- Tu n’as pas à trouver de réponses à leurs problèmes, ils n’attendent rien de toi. Ils mangent, avant de retourner en cours, c’est tout ; tu as attirés des curieux avec tes pouvoirs, oui, mais ils n’attendent rien de toi.

Me penchant en avant, je cherche à lui baiser le front pour lui assurer ma bienveillance et ma bienfaisance, comme elle m’a apprise.

- Si tu veux qu’on rentre à la chambre, murmure-je alors que je surplombe son visage, à quelques centimètres à peine, on le fera. On contournera l’Institut pour qu’il n’y ait personne et on remontra. Ou alors, si tu veux on peut aller dans le bois, il n’y aura personne non plus mais on restera en extérieur ; une promenade, ensemble.

Je comprends sa peur et essaie de la combattre ; elle c’est trop longtemps réfugiée dans le déni et aujourd’hui elle voit la merde. Elle voit ses phobies mais elle ne doit pas y céder et j’essaie de l’encourager pour cela. On ne peut pas faire évacuer l’arrière de l'Institution parce qu’elle en a peur, même si c'est une quarantaine de personnes sur la terrasse dont la plupart se contente de déjeuner en discutant, et je suis certaine que je peux la rassurer. Je veux y croire.

- Fais-moi confiance Caitlyn. Je t’aiderai à retrouver qui tu es et à guérir de cette maladie. Non Negoziabile, compris ?

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: In pursuit of Hapiness ( proches Cait)   Jeu 11 Juin - 14:36

L'Institut ? Élèves et professeurs ? Les choses me reviennent mais sans doutes ont elles toujours été là, en veille. Jadis j'ai aimé ce lieu, je l'ai protégé et j'ai fait coulé mon sang pour lui. Je suis morte pour préserver et en faire l'apologie, je croyais en un idéal, en ce lieu et ce que nous y faisions, je croyais en un futur qui aujourd'hui m'est beaucoup plus obscur.
Je ne peux pas dire que je n'y crois plus tout comme je ne peux plus affirmer que j'y crois. Les choses sont différentes, cotonneuses et floues. Une part de moi reste attachée au passé, ce lieu, ces gens, cette famille...l'autre est beaucoup plus sauvage et animale et surtout plus détachée des lieux et des personnes comme si ce monde n'etait déjà plus le mien , comme si mon temps était révolue et que je m'accrochais par nostalgie ou attachement.
Serais-je triste si les murs porteurs du bâtiment s'effondraient ? Oui sans doutes mais ils ne me manqueraient pas...rien d'ici ne me manquerait véritablement. Pas ces ombres qui vont et viennent en tout cas. Pas ses quasi anonymes.
Et les autres ?
J'aimerai dire que oui, j'aimerai dire que leur perte serait insurmontable. Jubilée, Rachel, Ororo , mes propres filles.....Mais la vérité est que je n'en sais foutrement rien et qu'en toute sincérité j'ai peur d'en avoir la réponse.
Amy compte, oui, Amy est indispensable à ma vie , c'est mon oxygène mais j'ignore totalement de quoi se nourrit cet autre moi même qui coule sous ma peau.
Cette inhumaine.

Ses mains sur mes joues me rappellent au monde et je lève un regard troublé vers ses yeux pour m'y raccrocher, sa chaleur éveille la mienne et me sort l'esprit des brumes obscures où il se noie. Je soupire en hochant la tête. Son optimisme m’étouffe , je suis épuisée de me battre, épuisée d’être déçue et de vivre d'espoirs toujours à naître. Nous ne ferons rien, nous ne deviendrons rien, voilà ce qu'en quoi je crois.

Se promener ? Oui....J'aimerai assez....Comme j'aimerai te dire que je crois que tu trouveras un moyen de m'aider, mais....je...je ne crois plus en rien. La vie autour de nous...Ces gens....Cet endroit....Tout sonne faux, nous ne sommes que des marionnettes qui se désarticulent en tout sens pour le plaisir d'une chose que nous ne pouvons même pas conceptualiser. Même ce monde...est déjà mort et nous y errons comme des morts vivants agités par des réflexes hérités de ce que nous y faisions auparavant.
J'ai déjà perdu la foi en Dieu Jadis....aujourd'hui je perd la foi en la vie en ce monde et je doute que tu puisses y changer grand chose...
Ne doutes pas de mon amour pour toi....c'est la seule chose dont je suis certaine ...mais qui sait si ...si ca sera suffisant ?


Je me relève avec son aide avant de me blottir contre elle et de passer mon bras sous le sien.

- Il nous faut un chez nous....vraiment....plus ici, ca ne signifie plus rien...

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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: In pursuit of Hapiness ( proches Cait)   Lun 15 Juin - 19:14


Absence, tristesse, fatigue ; je détourne ces yeux de cela mais même alors que Caitlyn me fixe, elles sont toujours présentes dans ses pupilles électrisées, sur son visage pâle. Une question qui trouve une réponse aussi délavée que sa tenue, où chaque parole semble devoir lutter pour sortir. Sa voix est comme une rivière qui, si elle fut vive et claire par le passé, se tarit à présent. Aimer assez, c’est une infinie tristesse à entendre. Tout comme la suite, qui me donne l’envie de pleurer.

J’écoute, je t’écoute Caitlyn. Je t’écoute partager une douleur que j’encaisserai et qui ne m’empêchera pas d’essayer de t’aider tout de même car où que tu ailles, je te trouverai.

La vie sonne faux ? Des marionnettes qui se désarticulent pour le plaisir d’une chose ineffable ? Le monde est déjà mort et nous sommes des morts-vivants en son sein ? Si tu savais combien cela n’en révèle que sur toit Caitlyn, non sur les autres. Cette confession, cette fatalité, cela me fait mal au cœur, mal à l’âme. Je ne doute pas de ton amour, il semble être la dernière chose qui te fait t’agiter de soubresaut de conscience quand bien même il n’a été que bouée de sauvetage et non accomplissement ou témoignage ces derniers mois.

- Je ferais tout pour qu’il le soit. C’est une épreuve, puce, comme celles qu’on a déjà connues. On peut la traverser comme on l’a déjà fait, ensembles.

Je suis résolue, j’y crois. Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort, nous sommes devenues très fortes grâce à cela. Tant que nous n’abandonnons pas, nous survivrons, nous guérirons. Mais c’est justement ce dont il est question, abandonner.

Je la soutiens et la couvre de mes bras, saisissant la main qu’elle à passer autour de moi pour la couvrir de la mienne. Je veux faire plus que la soutenir, la retenir ou la tenir, je veux qu’elle sente se contact, sa force et sa détermination, sa chaleur et sa tendresse. Je veux qu’elle sente qu’il ne s’agit ni d’un cadavre en devenir qui la tien, ni d’une marionnette s’agitant par réflexe. Je tâche aussi qu’elle se couvre au mieux, sa tenue bien trop légère pour se promener ainsi mais qu’importe les convenances, pas dans cette situation.

- Il nous faut un chez nous… vraiment… plus ici, ca ne signifie plus rien…

- Est-ce un espoir ou une fuite ? Une volonté ou un renoncement ?

Je pose la question avec franchise, douceur et tristesse mais franchise, ne la taisant pas dans le non-dit ou dans l’hésitation.

- Ce  n’est pas ce lieu qui ne signifie plus rien, c’est ce monde, cette vie ; ce sont des choses qu’on ne peut pas abandonner. Crois-tu qu’une nouvelle demeure changera cela ? Ou qu’il s’agira d’un renoncement de plus, une fois accomplit.

Nous marchons dans un lieu de vie, la forêt est le symbole même de la vie puisqu’elle y est présente à chaque centimètre carré, qu’elle soit visible ou invisible, végétale ou animale. Nous avançons parmi ce qui sera un bel état, parmi des arbres qui ne sont pas différent de celui auquel elle communiait précédemment. Le voit-elle ? Je ne le crois pas. Comment puis-je l’aider à voir ? Je n’en sais rien, j’essaie.

- Ces gens et cet endroit ne sonnent pas plus faux que le reste du monde, ce sont des gens et un endroit, Caitlyn. Il te faut rapprendre à les voir comme ils sont, pas comme tu les fantasmes. Tu n’es plus à la télévision, tu n’as plus affaire à des images projetées par volonté ou a des décors. C’est ta maladie qui te les fais voir ainsi.

J’ai noté qu’elle n’a pas répondu à mon non négociable, c’est sans doute l’une des choses dans lesquelles elle ne croit plus non plus. Je ferais sans, je continuerai de lutter même si je ne puis le faire seule.

- Il faudra que tu me fasses confiance, Caitlyn. Peut-être même plus que tu ne te fais confiance. Nous ignorons si je suis capable de te sortir de ton état mais j’essaierai ; les médicaments ont échoués, il est temps de faire cela à ma méthode. On a traversées tant de choses, ça n’est pas la fin Caitlyn, c’est juste une maladie plus insidieuse que toutes les épreuves que l’on a eues jusqu’ici. Faire des efforts, trouver la force de combattre, se tenir cote à cote et se soutenir… rien n’est perdu d’avance, rien n’est perdu. Tu ne crois plus en rien, sauf en ton amour pour moi ; alors sers-t-en. C’est une ligne de survie, une corde que du doit suivre vers le reste. Tu te souviens du reste, de ce que l’on faisait avant. Je le sais, sinon tu n’aurais pas ces réflexes. Mais il faut que ce ne soit plus des réflexes. Pas de mort-vivant, non, mais des personnes prêtes à lutter jusqu’à la mort ; pour elles, pour leurs projets, pour leur bonheur. Avant de vivre, il faut survivre ; tu dois recommencer à survivre pour réapprendre à vivre, non attendre de mourir. C’est dur, cela demande des efforts et de la volonté. Tu les as, je le sais. Je crois en toi. Je te connais et je crois en toi, envers et contre tout. Envers et contre nous.

Nous marchons droit devant nous, sans suivre de sentier et à l’ombre d’un bois ancien dont nous n’avons jamais eu la curiosité de l’explorer ou de se demander son histoire, je pense que c’est un bon parallèle avec nous-mêmes.

- Je pense, je pense qu’il faudra retourner à Casablanca. Ce que tu as laissé là-bas te faisait peur, je le sais, mais c’est ce qui te permettait de tout surmonter. Je le comprends maintenant, je suis désolée de ne l’avoir vu avant tout autant que je suis désolée de t’avoir laissée faire. Je partage ta crainte de ne réussir à te sauver de toi-même mais je sais que si nous essayons ensemble, nous y arriverons.

Tu craignais que le tigre te domine Caitlyn mais n’est-ce pas le gouffre béant qu’il à laissé lorsqu’on te l’a excisé qui te ronge ainsi ?  Peut-être est-ce ton incomplétude et le manque de toi-même, cette chose pour laquelle tu as souffert afin qu’on te la retire, qui t’empêche à présent de souffrir pour chercher à te sortir de ta situation, de lutter. Je crois en toi, en ton imperfection, en tes qualités et tes défauts ; je sais que les premières primeront sur les seconds mais pour cela il faudra les accepter. Tu n’as plus cette capacité de te remettre en question, sans doute est-il temps que je le fasse pour toi. J’espère ne pas me tromper, j’espère que tu me feras assez confiance pour essayer.

- Pourquoi étais-tu insouciante, Caitlyn ? Pourquoi, malgré tout ce qui t’étais arrivé, étais-tu insouciante ?

J’ai la réponse, je m’en souviens. Reste à savoir si toi, tu l’as.

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: In pursuit of Hapiness ( proches Cait)   Sam 20 Juin - 6:51

Quelles sont les batailles qui se jouent dans l'esprit de Caitlyn Elioth ? Il est bien difficile de pouvoir le dire car de toute évidence, son expressivité a disparu. De cette folie qui l'animait ne reste qu'une démarche mélancolique et spectrale, de son regard à l'origine vert ne reste que deux billes surnaturelles d'un bleu électrique. De son sourire si franc et enjôleur ne reste que deux lèvres fines et closes ne manifestant plus rien.
D'un long sommeil d'où elle émerge, elle ne reconnaît ni son monde, ni sa vie. Le temps a passé avec lenteur pourtant et sur une si courte distance mais rien n'y fait car parfois une simple goutte d'eau aussi minime puisse t'elle être fait déborder un océan. Le train est passé et elle est restée sur le bord du chemin. De son esprit complexe et foisonnant d'idées saugrenues et d'altruisme à l'état pur ne reste qu'un chaos bourdonnant, une longue litanie vide qui ne résonne que de désespérance et d'inutilité.
Caitlyn a toujours été trop vite, a toujours été trop loin. Elle a brûlé les étapes, elle a vécu mille vies en une mais tout être de ce monde reste humain et tout être de ce monde est régit par des limites. Que se passe t-il lorsque nous les avons tellement repoussé qu'il ne reste plus qu'à les faire voler en éclat ? Qu'y a t-il au delà du supportable ? Au delà du mince filet entre raison et folie sur lequel on évolue ?

Quelque chose s'est brisé quelque part. Quelque chose qui faisait de Caitlyn ce qu'elle était. Il n'en reste qu'un écho, un écho faible et qui s'en va en s'épuisant.
Est ce qu'il faut s'en émouvoir ? S'en plaindre ? Au fond non. C'est ainsi que vont les choses et les gens, ils naissent, vivent et s'oublient. Ils deviennent un souvenir et ce souvenir ne dure que le temps des hommes. Ca n'a jamais été un cri de révolte, ce n'est pas un appel à l'aide, ce n'est pas un calimerisme de plus. C'est la vérité, même si elle fait mal.

 Ce  n’est pas ce lieu qui ne signifie plus rien, c’est ce monde, cette vie ; ce sont des choses qu’on ne peut pas abandonner. Crois-tu qu’une nouvelle demeure changera cela ? Ou qu’il s’agira d’un renoncement de plus, une fois accomplit.

Je vois....Alors, ce lieu serait ma prison....
J'avais oublié combien les choses finissent par nous posséder, combien ce que nous faisons finit par nous définir, combien nous ne sommes plus rien en dehors de ce qu'on attend que nous soyons. Toi aussi tu veux que je sois quelque chose au fond, dis le moi et je ferais semblant de l'être pour te rendre heureuse. Ça tu vois, c'est aussi une sorte de renoncement.


Elle se serra un peu plus contre elle  en soupirant de tristesse.

Je ne veux pas me disputer contre toi. C'est la dernière chose que je veux. Je suis triste que tu ne puisses pas comprendre ce que je ressens et encore plus de ne pas parvenir à trouver les mots pour l'expliquer. Ce monde...il me dégoutte tellement à présent, il est si mercantile, si laid...que si j'avais toujours la colère en moi, je crains que je finisse par suivre des idéaux plus violents...plus extrêmes...Comme ceux de Magnéto. Au lieu de cela, je ne rêve que d'évasion, d'aveuglement...Tu vois ? Je n’étais pas faite pour ça, je n'ai jamais été faite pour supporter ce poids.
J'etais une serveuse stupide qui ne rêvait que de banalités, je ne voulais pas de cette vie, me battre, souffrir, être exposée...Ce que nous avons traversés ensemble, moi je n'arrive pas à en guérir.Le négatif finit par l'emporter, tu comprends ?
Parfois...plus de raison...j'aimerai redevenir cette serveuse de 17 ans dans ce fast food paumé de Frisco, j'aimerai ne pas être mutante...vivre une vie normale...J'aimerai que ce trou du cul ne me braque pas une arme sur le ventre, j'aimerai ne pas l'avoir tué. Rien ne serait arrivé...Rien....les meurtres, la violence...le monde...cet endroit....J'aurais pu préserver...mon humanité.
Je me suis imposée trop de choses, trop de choix, trop de responsabilités...Je ne peux plus Amy. Je suis arrivé à la fin de ce que je peux supporter sans...sans me perdre complètement. Je crains qu'à terme...l'idée de disparaître l'emporte et je peux le faire il me suffit de céder à ma nature et de retourner au néant. C'est une forme de suicide, je sais....mais j'y pense. Enfin, j'aurais la paix et ce poids disparaîtrait...Le poids de vivre en « modèle »
Tu veux m'aider à réapprendre à vivre....je veux essayer pour toi, mais je serais franche...pas pour moi...pour toi.


Je pense, je pense qu’il faudra retourner à Casablanca. Ce que tu as laissé là-bas te faisait peur, je le sais, mais c’est ce qui te permettait de tout surmonter. Je le comprends maintenant, je suis désolée de ne l’avoir vu avant tout autant que je suis désolée de t’avoir laissée faire. Je partage ta crainte de ne réussir à te sauver de toi-même mais je sais que si nous essayons ensemble, nous y arriverons.

Casablanca ? C'est vrai que j'en suis reparti ...sans avoir réellement prit le temps de comprendre ce que ca impliquait, j'avais hâte de te revoir. J'ai prit cet épisode avec désinvolture, je n'aurais pas du. J'ai promis de revenir mais...je ne l'ai pas fait...comme d'habitude. Tu as raison, peut être savent-elles quelque chose ?

Pourquoi étais-tu insouciante, Caitlyn ? Pourquoi, malgré tout ce qui t’étais arrivé, étais-tu insouciante ?

Elle interrompt sa marche et reste immobile, observant son épouse avec curiosité avant que de détourner le regard vers un immense sapin dont la cime dépassait de la rangée d'arbre du fond du parc.

Parce que je croyais en demain. Je croyais que le plus beau restait à construire. Ce n'est pas que je n'y crois plus. C'est qu'en toute sincérité, je m'en fiche à présent, ça m’indiffère. J'ai perdu le goût de la vie, c'est ça....j'ai perdu l'appétit de la vie. Je n'ai plus envie...je n'ai plus envie de rien.
Je suis désolée. Je sais que c'est monstrueux. Mais si ca peut nous aider il faut le dire, pas vrai ?

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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: In pursuit of Hapiness ( proches Cait)   Dim 21 Juin - 20:30


- Je vois… Alors, ce lieu serait ma prison…

Non, tu ne vois pas ; pas plus que tu ne voyais lorsque tu es arrivée ici, en ce lieu, la première fois. Pour beaucoup, l’Institution Charles Xavier était une prison, une prison dorée mais une prison tout de même. Y a-t-il plus faux et injuste pour cet endroit ? Cet endroit qui nous loge et nous nourrit, qui nous entretient et nous blanchit, qui nous a apprit et guérit. L’Institut est la seule chose qui a fait que nous avons survécues à nos malheurs, il n’est en rien responsable d’eux et si on veut en vouloir à lui, à ses gardiens ou à son fondateur, c’est pour les avoir laisser faire nos propres choix ; et dans le cas contraire, on leur en aurait également voulu pour injustice. Je t’en parlerai Caitlyn, j’essaierai de te convaincre, de t’ouvrir les yeux sur ce qu’est réellement cet endroit. Pas seulement une seconde chance, non, tellement plus ; ce n’est pas parce que tu ne crois plus en lui qu’il ne croit plus en toi ni parce que tu t’aveugle qu’il a cessé de t’aider. Xavier t’a médicamentée et conseillée, son manoir a continué de nous servir de toit, nous n’avons été ni abandonnées ni délaissées et c’est à nous d’en faire de même.

Les choses ne nous possèdent pas, pas plus qu’elles ne nous définissent ; nous avons choisie d’aider en ce lieu pour lui rembourser la dette que nous avions et que nous l’ayons bien ou mal fait, cela n’en revient qu’à nous et nos choix. Nous ne sommes pas ce que l’Institut attend que nous soyons, nous sommes ce que nous avons voulu y devenir. Nous ne sommes pas d’impuissantes victimes du monde, nous nous dressions jadis en son sein et défions des choses que le commun ne pourrait défier ; et nous en sommes sorties vainqueures. Et aujourd’hui que le commun t’atteint, tu faiblis. Mais il ne faut pas abandonner.

Je te l’expliquerai, je te le dirais, je te le murmurerai comme une promesse s’il le faut car oui, je veux que tu sois quelque chose : je veux que tu sois toi. Pas cette ombres que tu es devenue, prête à renoncée à n’être rien juste parce qu’on la pousse vers quelque chose d’autre. Je ne me disputerais pas, non, nous savons toute deux comment cela se terminerait.

Je n’ai jamais été douée pour comprendre quand on m’explique, tu le sais mieux que personne, et je n’ai jamais été douée pour déduire lorsqu’il y avait des enjeux affectifs ; je suis une personne où le cerveau fonctionne d’abord puis s’enraye à l’émotion mais l’émotion n’apporte que compassion et volonté, pas compréhension. Qu’importe de parvenir à me l’expliquer, ce qui importe c’est de réussir à t’en sortir.

Le monde n’est pas seulement dégoutant, mercantile et laid ; c’en est une partie mais ce n’est pas la seule. Ta crainte m’attriste tout autant que ton état mais je suis égale à moi-même : tu m’importes d’abord, quelque soit ce qui se passera ensuite. Rejoindre la Confrérie ? Cela ne m’effraie pas.  Nous avons déjà vue que Confrérie et X-Men peuvent cohabiter, même s’il faudrait que notre chez nous soit en terrain neutre. Quand à la solution d’évasion et d’aveuglement ; la première est meilleure, si bien dirigée, la seconde… n’est-ce pas ce que tu fais depuis tant de mois ?

Pas faite pour supporter ce poids ? Personne n’aurait cru que tu pouvais accomplir ce que tu as accompli, oui. Tu as commencée serveuse stupide qui ne rêvait que de banalités, tu as poursuivi tueuse à gages amorale qui attendait son heure, tu as finie défenseuse d’une aspiration au meilleur. C’était difficile, c’était douloureux, c’était destructeur ; mai cela fait parti de la vie à l’instar du bonheur, du bien-être et de la création. La souffrance ne cesse qu’avec la mort car elle fait partie intégrante de la vie, elle pousse à chercher un mieux pour souffrir toujours moins. Ce que nous avons traversées ensembles nous a menées là où nous sommes, même si je comprends que ton esprit ne guérisse pas comme ton corps ; après tout, si tu n’as jamais connue la souffrance physique celles psychologiques ne doivent t’en sembler que plus grandes et elles, elles t’ont marquées et tourmentées. Elles le font encore aujourd’hui. J’aimerai te donner ma capacité à guérir de tout, j’aimerai t’offrir ma capacité à percevoir le monde dans ce qu’il a de positif malgré le négatif. A défaut, je t’aiderai à guérir malgré les cicatrices et te montrerai du doigt le bien tout délavé qu’il soit.

Je comprends tes aspirations, je ne puis cependant les faire s’exhausser. Tu vois ce que tu n’as pas eu sans voir ce que tu as eu et ne pense pas à ce que tu perdrais mais je le comprends et si j’en avais l’occasion, je le ferais. Sans doute aurais-ce du être ce que Maybe aurait du faire, plutôt que de te condamner ; j’offrir une autre chance, quand bien même cela impliquait son propre sacrifice. Mais ni elle ni moi ne pouvons aspirer à cette humanité que tu as perdue, nous avons reniées les nôtres. Peut-être que tant que tu seras avec nous, tu ne pourras redevenir cela. Peut-être qu’effectivement, tant que tu seras à l’Institut, tu ne pourras redécouvrir cela.

Oui, tu t’es imposée trop de choses, tu t’es acharnée à t’arracher plus que ce que tu ne pouvais donner ou que ce qu’on pouvait attendre de toi au point de t’en faire souffrir à en mourir. Désormais elles sont loin, il faut juste que tu arrives à le voir et à ne jamais recommencer cette erreur. Tu t’es perdue, pas complètement mais tu t’es perdue et il faut te retrouver à présent. Ne pas disparaitre, ne pas abandonner, ne surtout pas se suicider quelle qu’en soit la façon ; cela, je te l’interdis. Je te l’interdis car je n’aurai ni paix ni perte de poids, tu n’auras que le néant. Le néant n’est rien, ni souffrance ni bien-être, ni facilité ni difficulté, ni toi ni personne. Ne soit pas un modèle, soit toi ; on t’a toujours répété de l’être et tu n’as pas cessé d’élever toujours la barre. Peut-être cela fait parti de toi mais il faut apprendre de ses erreurs : tu étais un modèle en te contentant d’être toi, sans réfléchir à ce que tu faisais, avant que tu n’ais l’impression de devoir le devenir. C’est comme cela que tu as cessé de l’être.

- Tu veux m'aider à réapprendre à vivre… je veux essayer pour toi, mais je serais franche… pas pour moi… pour toi.

Je ne ploierai pas sous tes coups, Caitlyn, qu’importe combien ils font mal. Je chercherai des solutions, toujours, jusqu’à accomplir le pire ; c’est du déjà fait, c’est du déjà vu même si tu n’étais pas là pour le voir. On dit que les personnes qui parlent du suicide ne passent pas à l’acte, que seules celles qui se taisent vont jusqu’au bout. Je croirais en cela parce que tu en as parlé aujourd’hui tout en sachant que cela fait bientôt trois ans que je me tais. Je croirais en cela car la dernière fois que tu as essayé, tu n’en avais pas parlé en effet. Un appel à l’aide, non une aspiration à en finir, c’est cela que c’est n’est-ce pas ?

Ma proposition met en lumière d’autres problèmes que je n’avais pas vue ; trop vite, tu es allée trop vite. Notre spécialité, en sommes. Tu t’es montrée égale à toi-même, grande gueule que rien ne pouvait atteindre à défaut de savoir ce que tu faisais, n’est-ce pas ? Juste que tu en paies le prix à présent. Apprendre de ses erreurs, se remettre en question et progresser ; s’adapter. Je souhaite qu’elles sachent quelques choses et nous le verront bien. Je ne sais comment je composerais avec mes soutenance mais j’y arriverai.

- Parce que je croyais en demain. Je croyais que le plus beau restait à construire. Ce n'est pas que je n'y crois plus. C'est qu'en toute sincérité, je m'en fiche à présent, ça m’indiffère. J'ai perdu le goût de la vie, c'est ça… j'ai perdu l'appétit de la vie. Je n'ai plus envie… je n'ai plus envie de rien.
Je suis désolée. Je sais que c'est monstrueux. Mais si ca peut nous aider il faut le dire, pas vrai ?


- Monstrueux ? Je crois que le monstrueux nous réussit plus que la normalité ; qu’importe en ce cas car oui, cela peut nous aider et oui, il faut le dire. J’aurai beaucoup à te parler sur ce que tu m’as dit, je le ferais plus tard.

Je me suis arrentée en même temps que toi, te regardant me regarder avant de suivre ton regard jusqu’au sapin. Nous avons traversé Graymalkin Lane, devant nous s’étend East Branch Reservoir et après les deux ou trois centaines de mètres d’eau, l’immense viaduc de l’Interstate. Une fois encore, le hasard fait très bien les choses dans sa symbolique.

- Demain arrivera forcément, reprends-je alors que je joins puis croise les doigts de nos mains libres comme je l’ai fait de celles servant à te soutenir, mais il nous revient d’essayer d’en faire quelque chose. Si nous n’en faisons rien, rien ne sera fait pour nous. Rien ne pourra arriver si nous n’essayons pas ; as-tu perdu l’envie des choses ou as-tu renoncé à l’espoir de réussir à les faire ? Peut-être qu’on devrait prendre des vacances lorsqu’on le pourra, aller à l’appartement de San Francisco. Si tu veux, nous pourrons même y vivre. Je saurais retrouver un job là-bas, même si les dividendes nous mettent à l’abri, et n’aurais à trahir aucun de mes serments. Je sais que cela t’indiffère mais maintenant que l’idée est là, peut-être agitera-t-elle quelque chose ou au moins sera-t-elle posée pour plus tard.

Je lève nos deux mains pour te désigner East Branch Reservoir, puis tourne doucement comme un pas de danse vers sa plage et l’orée du bois d’où nous venons.

- Tu n’as plus envie de rien mais es-tu encore capable de voir la beauté d’un paysage ? Si non, fermes les yeux et écoute ma voix. Ecoutes les flux et les reflux de l’eau, écoute le vent léger qui souffle et agite les arbres et leurs feuilles derrière nous, écoutes les bruits de nos pieds dans l’herbe. Ecoute, tu entendras peut-être aussi le bruit des voitures, au loin, mais gâche-t-il les autres ?
May it be an evening star
Shines down upon you
May it be when darkness falls
Your heart will be true
You walk a lonely road
Oh! How far you are from home

Mornie utúlie (darknesss has come)
Believe and you will find your way
Mornie alantie (darknesss has fallen)
A promise lives within you now

May it be the shadows call
Will fly away
May it be your journey on
To light the day
When the night is overcome
You may rise to find the sun

Mornie utúlie (darknesss has come)
Believe and you will find your way
Mornie alantie (darknesss has fallen)
A promise lives within you now

A promise lives within you now

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Nephilim

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: In pursuit of Hapiness ( proches Cait)   Mar 23 Juin - 5:41


Nous avons vécu une vie formidable et nous continuerons de la vivre du mieux que nous pourrons entre les hauts et les bas.
La vie est faite de ça, de petites victoires et de grandes déceptions. C'est peut être cher payé quelques moments de bonheur arrachés au quotidien mais il ne faut pas oublier que de toute façon, il ne nous reste rien d'autre à espérer.
Nous pourrions mettre une échelle jusqu'au paradis mais nous n'y trouverions au fond que ce que nous avons apportés et rien d'autre.
Le paradis est ici, il n'est pas ailleurs.
Il est dans tes yeux clairs, là où se déverse cet océan qui n'est qu'à nous.
C'est en cela que je veux croire, en cela comme ciment que ce qui nous reste à vivre nous gardera soudé l'une à l'autre jusqu'à la fin.
C'est une histoire d'amour
Ca n'a jamais eu aucun autre but que cela.
Une histoire forgée dans le sang et la souffrance, mais où l'amour s'est imposé comme une force indestructible.
C'est ce qui restera, c'est notre héritage.
Rien n'est impossible face à l'amour.
Tout peut s'écrire avec de l'amour.
Tout peut se guérir grâce à l'amour.

Demain viendra parce qu'il viendra mais il nous trouvera soudée l'une à l'autre comme devant cette nature nous rappelant combien il nous reste à explorer, combien il nous reste à vivre de merveilleux et d'essentiel.
Demain ne serait être une fin, demain est un commencement et c'est ainsi que nous avancerons, un pas du cœur après l'autre.

Alors nous continuerons de poursuivre le bonheur et de l’étreindre lorsqu'il voudra bien se laisser faire, je pense que nous y parviendrons. Si tu ne me lâches pas la main, je sais que nous y parviendrons. Qu'importe les tempêtes, qu'importe les épreuves où les coups de détresse, qu'importe tout cela du moment que notre océan d'amour nous garde à la surface des aléas. Nous avons appris à y nager, t'en souviens-tu ? Nous avons appris tant de choses au fond et peut être même ce que nous étions passé nos miroir. Nous continuerons encore et toujours, en silence cette fois ci puisque au fond les mots entre nous n'ont plus vraiment d'utilité.
Puisque au fond, je t'aime.

Je m'appelle Caitlyn Elioth, j'ai eu beaucoup de chance parce que sur une petite boule de terre perdue au fin fond de l'univers, dans un monde de vide et d'insignifiance j'ai pu trouver le plus grand trésor de ce monde, la plus grande vérité qui reste et qui restera :

Il n'y a pas de plus grand trésor que d'aimer et que d'être aimé en retour.

On aurait pu finir plus mal , non ?









Nda : Ne vous y trompez pas, ce n'est en rien un ending. Le personnage de Caitlyn restera ici mais prendra une importance anecdotique et secondaire. Par ce post, je signifie simplement que ses arcs narratifs sont terminés, vous ne suivrez plus d'aventures de Cait et Amy, elles vivront leur vie et celle ci sera parfois évoquée au travers de rp de leurs filles ou amis. Cait fera sans doute des Caméo mais il n'y aura plus d'histoire commune en construction avec le joueur d'Amy que je remercie ici pour tout ce que nous avons vécu et pu construire ensemble à travers au moins 500 rps en commun. Je ne pense pas qu'une telle chose ai pu se faire ailleurs, sachez seulement que j'ai demandé à ma sœur de transférer sur PDF, une partie des aventures de Cait et Amy et que l'écriture tient sur plus de 800 pages de format Word. Toute une vie, non ? Je suis fier de ce qu'on a fait et content si ca a pu vous plaire. Continuez à votre tour a nous faire réver, nous avons tant besoin en ces temps de troubles. Que vive l'écriture !!

S.G

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