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 Bienvenue Ashake [one shoot : Cait, Amy et Rachel][X-men]

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Ororo Munroe
X-Men Alpha
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MessageSujet: Bienvenue Ashake [one shoot : Cait, Amy et Rachel][X-men]   Sam 14 Juin - 8:04

(One shoot en 2 parties : l'accouchement réservé à Cait, Amy et Rachel
Visite à partir de l'après midi pour les X-men qui le souhaitent. )



(29 mai 2014 - 0H15 - infirmerie)

Un petit cri suivit d'un pleur.
Un petit cri suivit d'un rire.
Un petit cri suivit d'un grand bonheur.
Un petit cri venant d'un si petit être.
Un petit cri dans un si grand monde.
Un petit cri pour si peu de personne.

Ce petit cri elle venait de le pousser après 8h. 8H de souffrance. 8H d'attente. 8H d'impatience. 8H ... non 9 mois. 9 mois à la protéger. 9 mois à la sentir grandir en soi. 9 mois à tout préparer ... 9 mois ...
Une simple seconde dans toute une vie.

Ils se regardent, ils la regardent. Fiers, heureux, amoureux.

Ce tout petit être, si minuscule, si fragile et en meme temps porteuse de tellement d'espoir. Leurs mains jointes se serrent, ils s'embrassent.
L'enfant n'en a cure pour l'instant. Elle a quitté un monde douillet, son monde, pour un autre plein d'inconnus.
Inconnu pas totalement.
Il y a sa mère, fatiguée mais si heureuse, dont elle sent la chaleur.
Son père qui ne peut retenir ses larmes. Des larmes de joie pour sa fille, sa toute petite fille.
Sa grande soeur qui enlace celle qui partage sa vie.
Et ses "tantes". Deux femmes merveilleuses qui ont soutenu sa mère à leur façon.
Tellement d'amour autour d'elle qu'il forme un dôme que rien ne peut traverser.  

4 femmes fortes mais si vulnérables en cet instant.
Un homme tellement ému qu'il n'arrive pas à parler.
5 personnes, adultes, réunis autour d'elle, enfant.
4 mutantes, un humain pour le plus merveilleux des cadeaux que la vie peut faire.

Minuit et quart, Ashake N'Daré Émilie vient de pousser son premier cri.

-------------------

(J - 1 mois)

Encore ces murs blancs. Encore de la pluie. Encore une journée pleine d'ennui. Elle en a marre, elle est fatiguée, elle est énervée. D'ailleurs ça se voit et ça s'entend.
Son mari a déserté la chambre de l'infirmerie où elle est assignée jusqu'à l'accouchement. Il a besoin d'une pause. Il l'aime mais sa patience commence à montrer ses limites. Une femme enceinte c'est déjà pas toujours facile mais quand elle peut vous balancer des éclairs, il vaut mieux parfois s'éclipser.
Jusqu'ici tout c'était plutôt bien passé. La petite grandissait normalement. Elle n'avait commis aucune imprudence, alors pourquoi lui infliger une telle punition, car c'était une punition pour une femme comme elle de devoir rester allongée toute la journée. En plus elle aurait été bien mieux dans sa chambre plutôt qu'ici.
Seulement voilà, c'était une mutante et son mari un humain. La sage femme ne voulait prendre aucun risque.
Patience, patience, patience ... toujours ce mot ... les infirmières, la sage femme, son mari, sa fille, le professeur ...
Plus qu'un mois, 30 petits jours ... Ororo avait ponctué cette dernière déclaration par un éclair, sans gravité bien sur mais l'infirmière l'avait regardé avec réprobation avant de fuir la chambre en voyant son regard. Elle n'avait pas envie de se trouver au centre d'une tornade.

15 jours ...
10 jours ...
5 jours ...

Jour J ... plus que quelques heures. La petite voulait sortir, elle la sentait gigoter.

17h elle est transférée. La salle d'accouchement elle l'a visité mi-mars. Une pièce claire, aseptisée, métallique, informelle, froide. Une table d'accouchement qui peut être installée dans différentes positions plus barbares les unes que les autres. Un éclairage d'appoint chirurgical blafarde et triste. Une table pour examiner bébé, sur laquelle sera posée une serviette rose qu'elle avait acheté avec son ainée. Une couveuse, par prudence meme si la petite arrivera parfaitement à terme. Un lavabo, du matériel chirurgical et obstétrical et surtout un monitoring pour la surveillance de la mère et de l'enfant.
Une infirmière lui avait meme demandé si elle souhaitait accoucher dans l'eau. Ororo l'avait regardé avec stupeur. Faire naitre un bébé dans l'eau quand on peut créer des éclairs ... mais bien sur ... Elle l'avait traité de tous les noms avant de s'excuser un peu plus tard. Elle était vraiment à cran.
Au vu de la tête de sa femme, T'Challa avait "personnalisé" un peu la salle dans la limite du possible. Des lampes plus douces et colorées avaient remplacé les froids néons. Il avait meme pu mettre une radio qui diffusait de la musique africaine.
Ororo lève le regard sur son mari, un grand sourire aux lèvres. Elle lui serre la main très fort pour le remercier.

20h elle perd les eaux. Les contractions sont plus rapprochées. Le temps est rythmé par les commentaires de la sage femme sur la dilatation du col.
Elle a peur. Sa main se serre de plus en plus sur celle de son mari. Son regard cherche les personnes les plus importantes : sa fille Caitlyn bien sur, mais aussi Amy et Rachel. Elles sont là. Elle se sent rassurée. Elle a une totale confiance en elles, rien ne pourra arriver à sa fille, ni à personne. Dans un recoin de sa tête, une autre présence, rassurante, paternel. Aujourd'hui elle apprécie qu'il soit dans sa tête. Elle a meme non seulement autorisé Rachel à le faire mais demandé. Elle ne veut pas être un danger, ni pour sa fille, et certainement pas pour les jeunes élèves de l'Institut. Deux télépathes aussi puissants n'auront aucun mal à la "maitriser".

Quelle heure peut il être ... combien de temps doit elle encore pousser ... Elle n'en sait rien. Tout ce qu'elle ressent c'est ce mélange de douleur physique et de pur bonheur.
Quelques éclairs bien vite étouffés. Au loin l'orage gronde. Difficile de maitriser un pouvoir dans de telle condition. Dans la salle le monitoring s'affole, elle doit se ressaisir.

Des conseils entre deux poussées, le petit chien ... elle essaie et de nouveau broie la main de son mari.

Et enfin ce petit cri, ce poids si léger sur sa poitrine, cette chaleur. Leurs yeux se croisent. Le meme bleu électrique. Une compréhension mutuelle. L'enfant ouvre la bouche et se met à téter.

Des larmes, elle ne peut s’empêcher de pleurer de bonheur. Des mains lui enlèvent son enfant. Elle réagit. Pas question. Des voix douces lui expliquent que la petite doit être nettoyée et habillée. Tout est si confus, elle est fatiguée. D'autres voix la rassurent. Des mains sur son visage. Elle ferme les yeux.

C'était donc ça donner la vie. Elle rouvre les yeux, venait elle de rêver ... non tout était bien réel.

Elle regarde tour à tour son mari, Cait, Amy pour finir sur Rachel
"alors c'est ça ". un sourire complice.

7H.
combien de temps a t elle dormi ... très peu, trop peu. Le bébé a eu faim tellement de fois. Sans parler du temps qu'elle a passé à la regarder. Elle est si petite et si fragile.
Sa main caresse le doux duvet de cheveux blancs. Sa petite princesse. Un ronflement. Son mari dort sur le fauteuil. Elle le montre du doigt à sa fille en chuchotant
"c'est ton papa". La petite lui rend son regard.
Sans faire de bruit, Ororo se lève, elle a besoin d'une douche. Habituée aux blessures, elle s'est vite remise mais son corps porte encore les traces de sa grossesse. La douche est bénéfique, elle la prolonge au maximum. Elle sait sa fille en sécurité avec son père, sans parler des infirmières, elle a eu raison d'accoucher à l'Institut. Tout y a été tellement plus facile. Enveloppée dans une douce serviette, elle retourne à sa chambre. Son mari est réveillé mais il n'est plus seul. Un autre homme tient la petite dans ses bras. Ororo les regarde un moment un sourire aux lèvres mais des larmes dans les yeux, des larmes de bonheur. Il est venu. Elle sait qu'il a senti sa présence. Rien ne lui échappe. Il lève la tête et lui rend son sourire.
"elle est magnifique. C'est elle notre avenir, elle est la preuve vivante qu'humain et mutant peuvent coexister en paix. "

T'Challa se lève et se dirige vers sa femme, un rapide baiser et il s'éclipse. C'est son cadeau. Il connait bien sa femme et il sait qu'elle a besoin de ces moments de complicité. Ororo va s'assoir sur son lit, à ses lèvres une question, question qu'elle retient ... elle ne veut pas savoir, elle a bien le temps encore ... 12 ans ou presque. 12 ans à profiter de sa fille, à l'élever dans le respect des autres. Mutante ou humaine peut lui importe, c'est sa fille.

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Bienvenue Ashake [one shoot : Cait, Amy et Rachel][X-men]   Sam 14 Juin - 10:04


San Francisco - Institut Hopes - 2031.

- Pourquoi tu me tanes toujours avec ça ? Je t'ai déjà raconté...ok bon...

J'ai pleuré quand tu es née, si tu savais. J'ai réinventé totalement le concept et j'ai perdu plus les eaux que ta mère si on rapporte au volume...

Je crois que je n'en finissais plus de pleurer, la nuit j'ai continué de pleurer, le lendemain aussi.

Puis une semaine après, à chaque fois qu'il y avait une pub sur les couches ou bledina, ou juste la vision d'une poussette...je chialais.
J'ai même fini par me demander si je ne venais pas de développer une mutation secondaire, mares toi mais j'ai vraiment faillit aller voir Moira !

C'était une autre époque, c'est sur. Je n'ai jamais porté d'enfant à part Aislinn mais tu sais que cette grossesse ne fut pas la mienne.
J'y pense souvent, j'y pense sans leur dire à ta mère ou à Amy, mais avec toi c'est bien plus simple. C'est un manque, c'est certain car je n'ai jamais mis personne au monde et je ne le ferais jamais et pourtant tu sais combien nos liens familiaux sont complexes. Ce n'était pas que son accouchement, c'était aussi un peu le mien, tu sais combien celui de Harmony fut compliqué mais le tien, crois moi, il m'a vraiment fait prendre dix ans en quelques heures.
Ce fut un des plus beaux jours de ma vie, oui, j'ai défoncé 40 boites de kleenex et j'ai donné une nouvelle définition de l'expression Femme Fontaine et je t'interdit de regarder le sens originel ou ta mère me décalquera encore la tronche ><

Beaucoup de chose nous sépare Ash, tu le sais et les gens nous en font souvent la remarque mais une chose nous rapproche au point de nous souder l'une à l'autre : c'est l'amour. L'amour que je ressens pour toi et que notre mère nous porte à toutes les deux.
La première fois que je t'ai tenu dans mes bras tu avais moins d'une heure, je ne pouvais m'empêcher de te regarder, comme hébétée et malgré ce qu'on a pu te dire NON je n'ai jamais été droguée à ton age, jeune fille ! Je crois que c'est la première fois que les autres me voyaient ainsi, perdue, ruisselante et complètement submergée par l'émotion, comme ton père , je n'ai même pas pu dire un seul mot à part «  tu es..si petite ». On en rit encore parfois. Amy a même du me faire sortir de peur que je déclenche un Over Run tant mes yeux étaient devenu bleu électrique.
On t'a tellement attendu si tu savais...

Après, franchement...je ne sais plus vraiment, je ne me souviens que d'avoir été complètement stressée avant quand on m'a apprit que le travail avait commencé, d'avoir été horrible pendant à un pic de stress me rendant sincèrement et définitivement invivable au point qu'Amy était forcé de me garder près d'elle constamment et de me rassurer. J'ai menacé tous les élèves passant à 500 metres à la ronde , faillit casser la tete à la sage femme, bousculer les curieux et les visiteurs, enfin tout ce qui était vivant et exclu de la « familia »...Rachel a même hésité à me déconnecter psychiquement. Et puis tu es arrivée et là...je ne sais pas, un Black Out total en mode larmes, je crois que j'ai laissé mes larmes partout, dans les bras d'Ororo, sur la combi de Rachel, dans ceux d'Amy, porteuse de mouchoirs officiels, et même sur le pauvre costard de ton papa qui à finit par se demander entre deux bouffée de fierté si c’était pas moi qui avait accouchée au fond.

Je crois que oui...il y avait un peu de ça.

Et puis arrête de faire la gueule un peu, c'est aussi un très joli prénom Émilie mais fais comme je t'ai appris, gueule très fort dès qu'on l'utilise, tu verras, c'est radical et ça calme !

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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Bienvenue Ashake [one shoot : Cait, Amy et Rachel][X-men]   Sam 14 Juin - 15:54

Jeudi 29 Mai 2014 – 07 : 22 A.M.
Il est bientôt 7h30, je devrais être en train de me préparer pour une journée qui commencerait par 4h d’entrainement. A la place je me prépare à une journée qui a commencée hier après-midi. Et je m’en fous si ce n’est pas cohérent, je n’ai pas assez dormi, voilà. Puis ce que j’ai vu avant de ne pas assez dormir, c’est… je crois que je vais attendre un peu moi, avant la grossesse et tout et tout parce que bon… c’est… voilà quoi. Après tout, Ororo a dix ans de plus que moi, donc son âge de maternité est plutôt correcte. D’un autre côté si j’arrive a en grappiller quatre ou cinq à Caitlyn ça sera déjà bien.

Caitlyn qui d’ailleurs, Seigneur-Dieu… De 17h à minuit, je ne l’avais jamais vue aussi stressée. A côté de ça, son oral de juriste c’était une partie de plaisir. Hors ce n’était VRAIMENT pas une partie de plaisir. J’ai plus été au chevet de Cait’ que d’Ororo et on a dû sortir de la pièce pour qu’elle ne rende pas l’accouchement plus difficile qu’il ne l’était déjà… C’est dire. Je suis désolée mais lorsque j’accoucherai, je veux qu’il y ait au moins un continent entre elle et moi sinon elle va me tuer de stresse. Et je ne parle pas de la tentative d’agression sur la sage femme qui a acceptée de se déplacer jusqu’à notre coin paumé parce qu’Ororo voulait accoucher ici – ce que je comprends parfaitement – ou encore les menaces aux élèves qui venaient à l’Infirmerie pour des raisons X ou Y ; Caitlyn, je te rappelle que l’Infirmerie est le lieu où l’on soigne, pas besoin de blesser les gens, s’ils y viennent c’est qu’ils le sont déjà. Mais le pire reste une fois le bébé arrivé… Seigneur-Dieu, Cait’ a plus chialée que la petite. Et elle ne s’est pas arrêtée contrairement à cette dernière du coup le reste de la nuit a été LONG ; et pas d’une longueur comme je les aime !

Enfin Bref, on n’est pas là pour parler de nous même si en définitive c’est surtout ça que j’ai du gérer, pour le reste j’ai été d’une inutilité assez impressionnante. Et normale, je suppose. Du coup, j’essaie de me rattraper au petit matin en apportant croissants et pains au chocolat, j’espère que ça sera suffisant.

Sinon de ce que j’ai retenue concernant Ororo et T’Challa de la soirée… je suis impressionnée qu’on puisse perdre autant de sang sans mourir, sincèrement ; encore plus de façon naturelle. Et autant si le sang me dégoute pas, le reste… indescriptible. Et je suis arrivée après la bataille même si le volume sonore m’a bien aidé à envisager la chose. Ororo est une warrior, c’est confirmé : seule une warrior peut gérer un accouchement en se contentant de briser la main de son mec et pas de dire à tout le monde de la fermer et… et plus ou moins ce que Caitlyn à fait quoi. D’un autre côté elle a bien envoyé chier cette pauvre Irina qui pensait bien faire avec son idée d’eau ; déjà que c’est dégueu à l’air libre alors dans la flotte je n’imagine pas, même si d’un autre côté ça évite les odeurs. Mon petit instant à moins m’a vu vomir dans la poubelle d’ailleurs mais ça, je crois que personne l’a remarqué donc on évite d’en parler.

Je me souviendrai toujours du « "Alors c'est ça." qu’Ororo nous a sortie une fois la bataille terminée. Je crois que je n’ai jamais eu autant pas envie d’avoir un enfant si justement, « c’est ça ». Mais à la regarder, à les regarder avec sa petite Ashake, ça doit valoir le coup. Ou peut-être que c’est le fait qu’on en chie autant qui fait qu’on s’y attache autant parce que bon, ce n’était pas gratuit après tout.

Je toque à la porte, consciente de la présence de deux êtres dans la chambre, dont un auquel je ne m’attendais pas, et par conséquent du fait que je sois en trop ainsi, même si on vient m’ouvrir et que je donne les viennoiseries en espérant qu’ils aiment ça et que ça leur évitera d’avoir à aller chercher eux-mêmes, je ne tarde pas à m’éclipser non sans préciser qu’ils peuvent m’appeler à tout moment s’ils ont besoin de quelque chose.

Ce n’est que plus tard que j’apprendrais aux jeunes parents comment changer des couches, comme préparer un biberon, comment savoir pourquoi le nourrisson gueule ou comment reconnaitre la position dans laquelle il préfère dormir, des choses que j’ai apprise par l’observation et la pratique dans un lieu où l’on n’avait pas de parents mais on se serrait les coudes quand même.

Quand à Ashake, elle aura une famille, une famille aimante, une famille grande et un peu spéciale mais aimante et bonne. Elle est toute petite, toute fragile, toute… trop de choses. C’est la première personne que j’ai vue naitre et je sais déjà que j’aurai le qualificatif de belle-sœur, elle sera élevée dans cette idée. Ça va être bizarre, surement. Et pour Jade, lui expliquer que d’un côté elle a une cousine complètement jetée tour à tour bienveillante et gentille mais aussi potentiellement cruelle et impitoyable et de l’autre cette petite chose qui pour l’heure est une petite chose… et l’ineffabilité de mes pensées même traduit bien tout ce qu’il y a à traduire. Enfin j’espère.

On a une petite nouvelle dans la famille et on a des parents qui vont avoir beaucoup de difficultés avec elle, on tâchera de faire au mieux. C’est un événement de normalité crue dans un lieu qui n’est trop peu habitué et mon optimisme me pousse à espérer que le monde dans lequel elle grandira sera un peu meilleur, grâce à nous. Maman est une Héroïne, voici qui sera le principal problème ; Ororo continuera à se mettre en danger et il faudra qu’elle revienne, encore et toujours, quoi qu’il arrive. Ce n’est plus sa vie qu’elle risque, désormais, c’est celle de son enfant aussi. Je lui expliquerai, je lui parlerai de ce que ça fait de ne pas avoir de parent, de pourquoi elle doit et devra faire plus attention à elle que jamais auparavant.

Ce n’est pas d’une héroïne dont aura besoin la petite Ashake, c’est d’une personne normale, une mère qui sera peut-être son héroïne mais qui devra être là, à jamais. Sans doute le sait-elle mais je me ferais la petite voix de la raison à défaut qu’il y en ait une de normalité. Conseillère en couche-culotte, si j’arrive à prendre Caitlyn en assistante je suis sur que je peux l’occuper suffisamment longtemps pour gagner mes quelques années avant qu’on ait notre enfant. Bon, quand je vais lui en parler elle va chialer mais bon, chacun son bébé et j’espère que le mien ne va pas autant m’empêcher de dormir que le leur. D’ailleurs j’espère que le leur ne va pas m’empêcher de dormir non plus.

Faut que je me calme avec l’égocentrisme, on doit fêter les zéros ans d’Ashake N’Daré (faudra que je demande comment ça se prononce) Emilie T’Challa-Munroe aujourd’hui ; voir Munroe tout court considérant que c’est T’Challa le sexe faible du couple. Enfin Bref, faut encore que je fasses les préparatifs pour San Francisco moi, si on part après-demain… Je me demande si on pourra offrir ce petit voyage à la nouvelle née et ses parents aussi mais j’y crois moyen ; je demanderai.

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Echo
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MessageSujet: Re: Bienvenue Ashake [one shoot : Cait, Amy et Rachel][X-men]   Lun 16 Juin - 16:26

Mercredi 28 Mai 2014 – 05 : 48 P.M.
Ça y était, c’était en route. L’Institution Xavier avait même aménagée une pièce spécialement pour cela, investissant dans des appareils pour que tout soit au mieux. Ça allait bien se passer, Rachel était confiante même si elle avait hâte que ça commencer réellement car malgré le transfert et l’installation, la seule chose qui avait un minimum bougée était l’infirmière lorsqu’Ororo l’avait copieusement incendiée. Sinon, il y avait Caitlyn en stress et Amy en déstresse, donc une fois de plus en bande à part, et T’Challa à qui elle avait répondu mais n’avait pas grand-chose à dire à par les évidences qu’on lui avait déjà servies et qu’on lui servirait encore donc elle n’en rajoutait pas. Du coup, elle avait plutôt taillé la discussion mentalement avec pas mal de monde en attendant que cela passe, étant aussi présente et en retrait que lors d’une réunion de la X-Team.

Mercredi 28 Mai 2014 – 08 : 08 P.M.
Bien, la partie avait commencé dans la joie et les bonnes humeurs d’Ororo. Cela allait être douloureux. Elle le savait mais elle se préparait à y faire fasse, à encaisser comme toujours, parce qu’on lui avait demandé, parce qu’elle concédait cette souffrance à la future mère. C’était d’une cruauté qu’elle n’avait encore jamais connue que de lui demander cela mais Rachel le ferait, elle serait dans la tête d’Ororo à subir avec elle les flots de pensées due à la mise au monde d’un enfant, là où elle-même avait perdu le sien. Elle ne servait à rien, elle était parfaitement incapable de bloquer les pouvoirs de Storm et c’était inutile puisque visiblement le Professeur était là, lui aussi, mais ladite Storm avait insisté alors Rachel s’apprêtait à partager par la pensée un instant qu’elle n’avait pu avoir pour mettre au monde un enfant qui n’était pas le sien, le sien étant mort prématurément. Elle a les larmes aux yeux et le même centre d’attention que tout le monde ainsi que la même tension que ce centre d’attention.

Jeudi 29 Mai 2014 – 00 : 15 P.M.
Pour Rachel cette soirée ce résumerait en trois mots : souffrance, jalousie, haine.

Elle avait connues beaucoup de tortures dans sa vie, beaucoup trop, mais celle-là était aussi inédite que douloureuse. Et comment aurait-on pu la lui faire subir ? Comment aurait-on pu la lui faire subir consciemment ? Comment aurait-on pu la connaitre assez pour savoir combien partager la douleur d’une nouvelle mère pour lui retirer le bonheur qui allait de pair en la renvoyant au fait que non seulement elle avait perdu son enfant mais qu’en plus elle perdrait peut-être sa sœur d’adoption pouvait lui faire mal ?

Elle regardait le nourrisson pleurer, rire, après tout ce qu’il lui avait infligé, tout ce que sa mère lui avait infligé, tout ce qu’il lui infligerait encore. Oh non elle n’avait pas eu neuf mois à la porter et à la sentir grandir en elle, elle n’avait rien préparée pour sa venue d’ailleurs, mais la souffrance, elle l’avait eue, elle l’avait eu car Ororo avait tenue à la faire partager. Elle avait prit, tant prit, que l’Echo du Phénix n’en pouvait plus. Pas de stress, pas de crainte, pas de bonheur, mais une vulnérabilité douloureuse qui la laissait dos aux murs, dans ses larmes et ses craintes, alors même qu’on pensait à elle comme une « tante ». Ses poings se serrent, son visage également et elle s’en retourna sans rien dire, les laissant à leur bonheur qui ne lui apportait que de la haine.

Ça y était, elle était née, la petite Ashake N’Daré Emilie Munroe. Caitlyn avait raison, Emilie c’était vraiment un nom de merde. Caitlyn qui avait tant stressée et commençait à tant pleurer. Caitlyn qui l’avait emmerdée au point qu’elle la menace de prendre le contrôle de son corps pour qu’elle arrête de les emmerder ; menace plus que sérieuse car si Rachel ne parvenait toujours pas à recréer leur lien psychique le contrôle mental elle pouvait toujours même alors qu’on lui injectait la même souffrance que la mère en la renvoyant combien cette souffrance était vaine pour elle et combien elle avait tout perdu de son côté. Sœur d’adoption d’ailleurs qui en avait gagnée une autre, une autre qui l’avait plus émue et faite stressé qu’elle-même n’aurait jamais put. Oh non, Rachel ne tuerait pas le nourrisson, elle se contrefoutait même de la voir morte mais jamais elle ne la pleurerait et jamais elle ne la considérerait comme quoi que ce soit d’autre que la fille d’Ororo, avec tout ce que ça impliquait.

"Alors c'est ça," avait achevée Ororo avec un sourire complice, terminant par celle qu’elle avait fait le plus souffrir sans même s’en rendre compte. Si Rachel avait eu du sang dans la bouche, elle le lui aurait craché à la gueule.

Combien d’heure à partager son calvaire ? Combien d’heure à lutter contre le mal d’une autre pour absolument rien ? Combien d’heure à lutter contre ses instincts à elle alors que tout ce sang lui donnait plus faim que si elle avait gênée une semaine ? Combien d’heure alors que chaque seconde lui rappelait que cette souffrance et que cette vie qui lui raisonnaient dans l’esprit n’étaient pas sienne, qu’elle en avait été privée et qu’elle les subissait pour une… plus rien. Ororo n’était plus rien. Pas après ce soir. Pas après tout ça.

Ça faisait mal de se voir cracher ses échecs à la figure et d’en subir la douleur par procuration. Ça faisait mal de voir tout ce bonheur et de s’en sentir rejetée et ignorée, de voir sa place prise par une créature à moitié responsable de tout ce qu’elle venait de subir. Rachel se battait pour les autres, endurait pour les autres, elle l’avait fait toute sa vie et ce soir n’avait pas été une exception mais ce soir, elle avait atteinte la limite de ce qu’elle pouvait encaisser.

Non, on ne la laisserait pas seule mais elle VOULAIT être seule. Elle ne voulait plus les voir, plus en entendre parler, elle voulait la compagnie de ses fantômes parce qu’en définitive ils étaient la seule chose à lui appartenir vraiment. Elle disparaitrait, elle disparaitrait un jour ou deux, peut-être même une semaine entière, ne revenant que si son beeper l’avertissait d’un quelconque danger. Elle accomplirait sa mission, elle accomplirait sa bataille, elle continuerait de se battre pour cet espoir qu’avaient les siens et qu’avaient ceux d’ici. Elle n’avait que cela en guise d’avenir. Elle n’aurait que cela en guise de vie. Pas d’aspiration personnelle, pas de vie sentimentale, une famille recomposée qu’elle craignait de perdre désormais que son rôle serait tenue en concurrence avec une créature mille fois plus attachante et tendre qu’elle. Une créature qui n’aurait ni ses mauvais côtés si sa complexité.

Mais c’était ainsi, c’était la normalité, c’était ce construire une vie. C’était une chose où elle n’avait pas sa place parce que lorsqu’elle l’avait eu tout avait été détruit. Elle s’en souvenait parfaitement, c’était aussi vif et lancinant que ce qu’Ororo lui avait injecté dans le crâne toute la soirée.

Qu’elles pleurent, qu’elles pleurent toutes. Qu’elles pleurent de bonheur, elle en avait fini avec ses pleurs de malheur. Désormais seule restait la haine. La haine de cette enfant qui n’avait pourtant rien demandé, la haine de cette mère qui elle avait demandé sans anticiper, la haine de ce grand-père qui regardait les choses sans y participer, la haine de l’aveuglement de personnes qu’elle aimait et qui l’aimaient également, mais visiblement moins que la nouveauté du soir.

Soir qui fut déchiré par une boule de feu alors même qu’un Phénix s’envolait ; la colère c’était le feu et la haine un dérivé de colère, froid et tenace. Elle volerait, elle volerait jusqu’à l’épuisement puis s’écraserait quelque par et lorsqu’elle se réveillerait, elle improviserait. C’était toujours comme cela que cela avait fonctionné.

Elle reviendrait, elle reviendrait toujours. Elle était toujours revenue même lorsque cela paraissait impossible. Jamais elle ne tournerait la page et c’était bien pour cela qu’elle reviendrait et que son existence serait vouée à cette lutte. Elle aurait dû être heureuse que d’autres puisse y échapper, que d’autres puisse réussir là où elle n’y arrivait pas, qu’elle ne se batte pas en vainc. Elle n’y arrivait pas. Pas cette fois.

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Phénix

"Des monstres ont fait de moi un monstre,
Des divinités ont fait de moi une divinité,
Seuls les humains peuvent faire de moi une humaine."






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