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 Le diable est optimiste s’il pense pouvoir rendre les hommes pires qu’ils ne sont [PV : Sebastian Shaw]

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Sébastian von Orchent
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Sébastian von Orchent

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MessageSujet: Le diable est optimiste s’il pense pouvoir rendre les hommes pires qu’ils ne sont [PV : Sebastian Shaw]   Le diable est optimiste s’il pense pouvoir rendre les hommes pires qu’ils ne sont [PV : Sebastian Shaw] Icon_minitimeMer 9 Mai - 14:07

Il n’y a pas de jour de repos pour une âme damnée ; même lorsque cette âme n’est pas en Enfer, elle erre dans les méandres du monde. Alors que le matin même, Sébastian usait de toute ses armes dans un affrontement dont les enjeux sur le long terme dépassaient les autres protagonistes, il en venait le soir pour négocier avec un club de milliardaires très fermé. Il avait encore, et même plus, mal aux côtes que le matin ; le Léviathan soignait, mais cela en était douloureux. D’ici à la matinée suivante et à son départ pour le Japon, Sébastian serait complètement guérit.

Le rythme des derniers jours avait été des plus soutenu, et si le Sombre Voyageur avait put connaitre la fatigue, il serait exténué : vaincu par Alec Wykinson, il avait dû démanteler son réseau pour échapper aux données que le télépathe avait découvertes dans son cerveau, avec une semaine de délais car le Léviathan, pour briser la punition que le mutant s’était crue en droit de lui infliger, avait dû utiliser plus de pouvoir que le corps de Sébastian ne pouvait en supporter, ce qui l’avait tué. Une semaine après son décès, lequel n’était pas passé inaperçu dans la presse locale, il avait réorganisé ses planques, ses biens et ses possessions, effacé ses traces, ce qui était déjà une entreprise colossale, mais il avait également joué avec un poursuivant, finissant par conclure une alliance de circonstance pour traquer Sinister, le pseudonyme de Wykinson, et espérer le vaincre, alors qu’ils ne se faisaient pas confiance mutuellement. Enfin, les déménagements et autres avaient eut de lourdes conséquences financières, et si cela n’était pas grave outre mesure, cela avait forcé le Dr Faust à s’impliquer dans un job de groupe ; enfin, ça c’était la version officielle. Le plan du Léviathan concernant Raikiri et Hichiro avait parfaitement fonctionné, et pour peu que le premier parvienne à retrouver Pamela Greenwood, Sébastian avait toutes ses chances de récupérer ce qu’il souhaitait chez le mafieux japonais, en plus de tuer ce dernier et de toucher la prime.

Il était également ici, à l’arrière de cette limousine noire, homme de taille et de poids moyens, à la peau pâle contrastant avec la chevelure mi-longue d’un noir corbeau qui encadrait son visage fort et anguleux au nez aquilin, aux sourcils épais et aux yeux marron, vêtu d’un complet noir et d’une chemise blanche, pour affaire. Des alliés, ou des clients, cela revenait généralement au même pour lui. Son système de fidélité confinant au trafic d’influence marchait plutôt bien et évitait que l’on craigne qu’il ne se retourne pour mordre la main qui le nourrissait.

En face de lui, son employeur du soir ; enfin, employeur, plutôt agent, en cette soirée : Bernard Philippes.

C’était un parrain du Milieu français, un vieil homme s’approchant à grand pas de la septantaine, ridé et blanchissant, aux traits bourrus et à la carrure forte, habillé également d’un costume sombre et sobre. C’était également l’un des plus anciens employeurs de Sébastian, qui étant en réalité plus vieux que le mafieux malgré son apparence de jeune homme. Du fait de leur collaboration étendue, Philippes savait que les rumeurs concernant la sorcellerie du Docteur Faust, pseudonyme adopté par Sébastian pour remplir son office de tueur à gages et de mercenaire, étaient fondées. Cependant, avec la croissance du phénomène mutant, le mafieux devait se douter qu’il ne s’agissait pas là de magie mais de mutation génétique. Il n’avait ni tord ni raison, mais Sébastian ne prenait pas la peine d’éclairer de tels points ; l’image de marque était importante, sa véracité, moins.

Ainsi, le mafieux ne le connaissant que comme Frederick Faust, Docteur en Géotie, Occultisme, entre autre Angéologie et Démonologie. Et il n’avait pas besoin d’en savoir plus. Personne ne connaissait la véritable identité de Sébastian von Orchent, à par lui-même, son Démon et sa Némésis ; forcé de constater que cette dernière était de ce fait encore plus nuisible.

Ceux à qui il allait être présenté, des hommes et des femmes de la haute société à laquelle il avait appartenu jadis, dans une autre vie, n’auraient pas à connaitre son véritable nom non-plus, ni même son identité actuelle : Erasme Hobbes.

Sébastian n’était pas armé, à la demande de Philippes, même si dans son cas, c’était plutôt surfait : les armes de l’arsenal de l’Homme n’étaient que de pâles ouvrages à côté des créations de chairs d’une entité prédatrice plus vieille que l’Humanité.

Finalement, lorsque la limousine s’arrêta devant un Manoir de la Vème Avenue de Manhattan, Erasme ne posa aucune question, se contentant de suivre impassiblement son employeur de la soirée lorsque ce dernier quitta le véhicule. Avançant plus lentement qu’à l’habitude, pour rester un pas en retrait de Bernard, Sébastian n’accorda aucune attention à l’environnement qui entourait la bâtisse, ni à la bâtisse elle-même.

Là où il se rendait, il y aurait surement des mutants, gardes, conseillés ou membres eux-mêmes, prêt à jouer de leurs pouvoirs ; et au moindre télépathe, le Léviathan serait repéré, et la situation risquait de tourner au vinaigre. Après le massacre de bourgeois de du Châtelet, cela commencerait à être redondant, et surtout bien trop voyant.

Tout devait se passer discrètement, calmement, et sans effusion de sang.

Il franchit les portes à la suite de son employeur.

_________________
Le Léviathan

"Je suis un Démon, car je suis le mal provenant de l’âme des hommes, je suis celui qui a perdue la raison en contemplant la réalité et l’Humain dans ce qu’ils ont de plus noir, de plus nu, et qui l’a accepté et a décidé de s’en servir. Si vous devez raisonner en bien et en mal, considérez-moi comme un mal nécessaire, immuable et inhérent à l’Homme et à son imperfection."
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MessageSujet: Re: Le diable est optimiste s’il pense pouvoir rendre les hommes pires qu’ils ne sont [PV : Sebastian Shaw]   Le diable est optimiste s’il pense pouvoir rendre les hommes pires qu’ils ne sont [PV : Sebastian Shaw] Icon_minitimeVen 15 Juin - 8:42

Sebastian avait reprit le contrôle du Hellfire Club, mais cela sous entendait aussi qu’il devait retrouver certains membres, recréer le lien avec certaines personnes, commencer à recomposer l’Elite. Pour certains c’étaient simple, reouvrir les festivités, réinviter les « Big Boss » des grandes corporations, inviter les personnes de pouvoir tel que les « Politiciens » et finalement ramener les héritiers des anciens membres tel que Stark ou Warringhton… Mais il fallait aussi et surtout refaire le Cercle Intérieur et tester des agents potentiels qui pourraient représenter un avantage pour le Cercle ou de futurs membres. Bien entendu il aurait pu reprendre contact avec Emma Frost par exemple, mais cette garce avait décidé de devenir « un allié » des X-men, pire que cela elle était devenue la Co-directrice de l’Institut Charles Xavier, passant du coup de la femme assoiffée de richesse et de pouvoir, à une femme œuvre pour les pauvres gamins qui se seraient fait descendre dans la rue à cause de leur différence… Attendez, cette horreur est presque du bénévolat, c’est assez honteux non ? Et dire qu’il avait tant fait avec cette télépathe, tant partagé… Quelle déception. Mais cela ne devait pas l’empêcher de recréer le lien avec d’autres anciens membres, tel que Claudine Renko… Par contre il ne s’était pas attendu à de mauvaises surprises comme la présence de Witman, un homme qui se trouvait être le Roi Blanc, mais aussi un agent d’une forme de rivale psychologique… Surement quelqu’un avec qui naitra le conflit d’intérêt et les longs débats…

En attendant il avait fait rechercher toutes les toiles, les photos et les souvenirs du Hellfire Club, ressortant bien des archives pour lancer leur étude par un professionnel engagé, qui pendant la recherche serait logé au Manoir et sous surveillance. Cet homme devait retrouver la trace de tous les anciens membres du Hellfire Club, mais aussi des héritiers, ou des personnes ayant déjà été liés. Et pendant ce temps Sébastian Shaw pouvait lui s’occuper premièrement de travailler pour son Entreprise, de travailler sur certaines fondations du Club, sur de futurs projets envers la Confrérie, et pour finir sur la recherche de contact avec un mercenaire du nom de Deadpool.

C’est d’ailleurs alors que Sebastian Shaw se trouvait au siège de la Shaw Industries, travaillant avec ses ingénieurs sur le prototype du brouilleur télépathique, qu’il reçu un appel sur son téléphone, un appel simple et précis d’un de ses hommes de main. « Monsieur Shaw, nous avons trouvé quelque chose d’intéressant. Pourriez vous venir au Manoir je vous prie ». L’appel était un peu culoté sur le sens que Shaw ne supportait point de recevoir un ordre, mais le quelque chose d’intéressant était bien trop tentant pour y résister, alors sans trop attendre il vint donner encore quelques ordres à ses ingénieurs sur différentes petites modifications à appliquer et quitta sa société pour se rendre au Manoir. Une fois sur place, il fut accueillit comme un Roi, ce qui est logique pour le Roi Noir, prit une coupe de champagne proposé par le Maitre d’Hôtel et se rendit dans la salle où se trouvait donc son homme de main. C’est la qu’ils vinrent exposer donc la découverte intéressante, une ancienne photo en noir et blanc qui devait dater de l’époque de la seconde guerre mondiale, cette photo comprenait donc des membres de l’ancien Hellfire Club. De la comme pour les autres dossiers, l’homme avait étudié les possibles héritiers et il était tombé sur un certain Von Orchent qui aujourd’hui devrait en toute logique être aujourd’hui père ou grand père, voir décédé, mais non, il semblerait que ces recherches déjà faites dans le passé aurait retrouvé les traces du dit Von Orchent, et il semblerait aussi que ce dernier n’aurait pas prit une ride. C’est à partir de là que tout commença, Sebastian Shaw ordonnant des recherches sur cet homme qui n’avait surement rien de l’humain lambda.

Après quelques jours de travail, l’homme de main revint contact Sebastian, lui offrant enfin des réponses, en faite ils n’ont trouvé aucune trace de Von Orchent, mais un de leurs contacts, Sir Philips, aurait en sa connaissance un certain Dr Faust qui correspondrait à la description et dont la réputation serait des plus « particulière. ». Du coup Sebastian Shaw demanda à ce Philips, un homme important dans le milieu de la pègre, de convoquer le Dr Faust au Manoir, simplement lui indiquer qu’un « Employeur » potentiel aimerait le rencontrer. Ainsi allait naitre la rencontre, la rencontre entre le Roi Noir et un être dont il ne savait rien en dehors d’un ancien lien familial, d’une réputation occulte, d’une fausse identité, et d’une jeunesse bien déplacée pour l’âge de ce dernier. Le jour où ce Docteur Faust devait faire son entrée, les hommes de main de Shaw vinrent lui proposer les services de gardes, d’un télépathe, ainsi que d’autres systèmes de sécurité, mais Sébastian Shaw ne demanda qu’une chose, son Maitre d’Hôtel ainsi qu’une serveuse et une au moins séduisante, car le Dr Faust ne devait pas être vu comme une menace potentielle, mais un invité… Mais aussi Sebastian Shaw avait fait un petit changement dans la décoration du Hall d’entrée du Manoir, il avait fait mettre en cadre les différentes photos des anciens membres du Hellfire Club, ainsi que les toiles, au travers du temps, voulant voir la réaction de ce Faust face à ce petit « détail ».

A l’heure dire, quand le portier ouvrit le Manoir pour faire rentrer l’invité, c’est le Maitre d’Hôtel qui vint accueillir le Dr Faust avec un plateau en argent et une coupe de champagne posée sur ce dernier.

Mh : « Monsieur Shaw vous attends au Salon de Printemps… Je vous prie de me suivre Monsieur ».

Dit il tout en tendant le plateau pour proposer la coupe à l’invité, quand à Monsieur Philips, il fut invité par la belle serveuse à le suivre à l’écart, laisser donc le Dr Faust seul avec Sebastian Shaw qui attendait tranquillement dans le dit salon, un document à la main, un verre de cognac sur une petite table basse se trouvant à coté de son fauteuil et un autre fauteuil posé de l’autre coté de la table pour l’invité, une boite de cigare ouverte au cas où ce dernier aimait ce genre d’attention. Le Salon de Printemps était un salon assez vaste, comprenant une bibliothèque impressionnante, surtout de livres de collection et de touts les sujets, mais aussi un piano qui pour l’instant était inoccupé, sans parler de touts les tapis et tapisseries. Quand la porte du salon vint enfin s’ouvrir, le Maitre d’Hôtel faisant son entré avec l’invité, Shaw se redressa lentement offrant une sorte de sourire diplomatique.

« Docteur Faust, un plaisir de vous rencontrer… Je vous prie, installez vous. »
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MessageSujet: Re: Le diable est optimiste s’il pense pouvoir rendre les hommes pires qu’ils ne sont [PV : Sebastian Shaw]   Le diable est optimiste s’il pense pouvoir rendre les hommes pires qu’ils ne sont [PV : Sebastian Shaw] Icon_minitimeVen 15 Juin - 11:50

L’intérieur devait surement être aussi décoré que l’extérieur, ce qui devait donner une façade des plus agrémentées ; le hall en lui-même était richement ornementé, spacieux et luxueux, rempli de membres anciens et de tableaux de collection, ainsi que de photographies de personnes de différentes époques et de différentes origines, mais toutes d’une grande classe sociale ; les membres du club, surement.

ON DIRAIT BIEN QUE VON ORCHENT VA REVENIR D’ENTRE LES MORTS, ENCORE…

La voix du Léviathan résonna dans son esprit, et attira son regard vers l’une des photographies. Londres, l’entre-deux guerre… Sébastian von Orchent, en tant qu’invité du Club de Londres. Du fait qu’il n’avait pas vieillit, il serait aisé de le reconnaitre ; à moins que ce ne soit là ce qui avait poussé à l’inviter.

Erasme resta impassible devant cette constatation, toujours un pas en retrait derrière Philippes ; lequel d’ailleurs ne tarda pas à être appelé ailleurs par une jeune personne légèrement vêtue. Primate.

Le majordome s’intéressa alors à lui, et Sébastian lui rendit son intérêt. Ne se saisissant pas de la coupe de champagne proposée, la déclinant d’un simple geste de la tête, il accepta cependant de suivre l’homme, sans mots dire.

Un certain Shaw l’attendait au Salon de Printemps. Shaw… il ne s’agissait aucunement de l’un des Barons de la Pègre, quelque soit l’origine de cette dernière, sans quoi Sébastian saurait déjà à qui il avait affaire. Mais pourtant, ce nom lui disait quelque chose.

SHAW INDUSTRIES, FABRIQUATION D’ARMES, GOURVERNEMENT AMERICAIN.

Un industriel. Sébastian n’avait pas la moindre idée de comment le Léviathan savait cela, mais du fait qu’à l’inverse de son propre cerveau, les capacités d’analyse de son Démon n’étaient en rien limitées, il était probable que le Sombre Voyageur ait lut ou entendu quelque chose concernant la société et qu’il n’ait pas jugé utile de s’en souvenir, alors que ce n’était pas le cas de son tutélaire. En effet, le Sombre Voyageur ne s’intéressait pas vraiment aux célébrités officielles ; lui et la légalité, sa faisait deux.

Sébastian fut dirigé vers une pièce toute aussi riche que la précédente, grande et haute, avec une bibliothèque digne de ce nom, et un luxe qui n’avait pas tant changé depuis l’époque révolue de sa jeunesse : piano, tapisseries, etc.

Sébastian ne prêtait plus vraiment d’attention aux signes de la richesse extérieure depuis qu’il avait signé, dans le sang, la ruine de son propre héritage, prix à payer pour un autre plus grand et plus cruel.

Il y avait dans le Salon de Printemps une table basse couverte d’une boite de cigare et d’un verre d’alcool, ainsi que deux grands fauteuils tout aussi luxueux que le reste. Et sur l’un d’eux, il y avait la seule chose véritablement intéressante du point de vue du Sombre Voyageur : Shaw.

Enfin, il devait s’agir de Shaw. C’était un homme tout simplement impressionnant de par sa carrure, plus grand et plus lourd que Sébastian, et pas de peu, ainsi qu’une pilosité également plus développée, d’un brun grisonnant. Le seul véritable point commun qu’on pouvait trouver aux deux protagonistes de cette scène était leurs yeux, car les fenêtres de leurs âmes trahissaient autant leur détermination chez l’un de chez l’autre. Sébastian n’était nullement impressionné par l’industriel, ayant vu des choses dépassant l’imagination et étant désormais incapable de ressentir la peur, en bon sociopathe qu’il était.

L’autre se redressa lentement, offrant un sourire forcé. Le visage de Sébastian resta impassible, même s’il ne put avouer que le fait de n’avoir été appelé par son nom véritable le contentait. Une fois encore, il avait fait des déductions trop rapides… ou pas.

Shaw devait savoir s’y prendre en politique, donc en manipulation, et si Erasme était habitué à des individus d’une telle envergure, il n’avait généralement qu’une chose à négocier avec eux : le prix.

- Plaisir partagé, monsieur Shaw, déclara-t-il simplement, neutre, alors qu’il prenait place dans le fauteuil opposé. D’habitude, ma clientèle appartient à un certain milieu, mais aux vues du nom que vous me connaissez, vous n’en êtes pas ignorant. Ma seule question est : que puis-je faire pour vous ?

Faust était non seulement un tueur à gages, mais aussi un mercenaire, cela allait dans le même sens généralement.

Mais il connaissait également quelques trucs d’analyse comportementale.

S’adossant à son dossier, il prit bien garde à poser ses coudes sur les parties prévues à cet effet et à croiser ses doigts, lui permettant ainsi de bloquer toute expression corporelle provenant du torse ou des bras. Il ne croisa pas les jambes non-plus, car bien qu’il fut ambidextre, il était droitier de nature et ainsi un tel geste aurait trahit sa position, à savoir s’il était à son aise dans la conversation ou s’il était sur la défensive. Enfin, il fixa Shaw entre les deux yeux, lui permettant de le regarder « dans les yeux » sans avoir pour autant le reflexe naturel de détourner le regard.

L’industriel connaitrait surement deux-trois trucs du genre, mais Sébastian espérait pouvoir en apprendre sur lui rien qu’en le regardant. La gestuelle était généralement plus sincère que les paroles, et dans de telle négociation, sur avec un nouveau client extérieur au milieu, c’était important d’assurer ses arrières. Même si dans son cas, ses arrières étaient assurés par une créature dont il aurait préféré de jamais rien savoir.

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Le Léviathan

"Je suis un Démon, car je suis le mal provenant de l’âme des hommes, je suis celui qui a perdue la raison en contemplant la réalité et l’Humain dans ce qu’ils ont de plus noir, de plus nu, et qui l’a accepté et a décidé de s’en servir. Si vous devez raisonner en bien et en mal, considérez-moi comme un mal nécessaire, immuable et inhérent à l’Homme et à son imperfection."
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MessageSujet: Re: Le diable est optimiste s’il pense pouvoir rendre les hommes pires qu’ils ne sont [PV : Sebastian Shaw]   Le diable est optimiste s’il pense pouvoir rendre les hommes pires qu’ils ne sont [PV : Sebastian Shaw] Icon_minitimeMar 26 Juin - 12:12

Sebastian regarda le « jeune homme » entrer, semblant très proche de celui de la photo, trop pour être juste un héritier, trop aussi pour être quelqu’un de « naturel », donc d’un point de vue, tout était clair… Il ne devait pas être un simple humain, ce qui expliquerait d’autant plus les rumeurs et réputations autour du Docteur Faust… N’oubliez pas que Sebastian Shaw a déjà rencontré des formes de mutants dont la puissance était surprenante et dont les capacités ainsi que les actions avaient tout pour faire penser à un démon… Cela malgré un corps de rêve… Les salutations eurent lieu, de simples formules de politesse avant que l’invité s’installe et que Sebastian Shaw reprenne sa place tranquillement. Directement en bon mercenaire, le Docteur Faust demanda ce qu’il pouvait rendre comme service, mais la tout était « trop tôt » car ce n’était pas un simple mercenaire qu’il voulait, c’était refonder des piliers solides à une institution qui avait connu des heures de gloires et devait revoir naitre sa grandeur d’Antan. Shaw resta décontracté mais dur, une position simple, venant garder les mains libres, reposant uniquement les coudes, et ne se mettant point dans une posture défensive, au contraire si cela devait déraper il préférait prendre les premiers coups ouvertement.

« Bien… Avant de parler ce que vous pouvez faire pour moi, et avant de parler de votre prix… Il serait bon de parler de moi, ainsi que de « pourquoi vous ? »… Mais ne vous inquiétez point, ceci n’est qu’une conversation entre nous, point de micros, points de télépathes… Juste deux hommes prêts à converser. »

Il avait un peu changé de ton sur le mot homme, comme si il mettait celui ci entre guillemets. S’adossant à son tour totalement contre le dossier, il prit une courte respiration avant de reprendre son discours. Sans quitter ou sourciller sous le regard de l’homme qui se trouvait en face de lui, de cet être qui montrait déjà un coté professionnel par son attitude des plus stricte et sereine.

« Donc comme vous devez surement vous douter, je suis Sebastian Shaw, Président Directeur Général de la Shaw Industries, mais je gère aussi bien d’autres affaires dont les natures sont plus sombres, douteuses, ou dirons nous « hors du sentier de la légalité ». Et ce n’est point l’homme d’affaire qui a fait appel à vous, mais la face plus secrète qui aurait besoin de vos services, mais pas que de cela… J’aurai aussi besoin de tous vos talents, aussi surnaturels soient ils. »

Il tournait moyennement autour du pot, ne parlant pas de suite du Hellfire Club, ni même de ce qu’il savait sur le Docteur Faust, ou supposait savoir, mais faisant déjà comprendre qu’il avait clairement conscience que l’être devant lui n’était point un simple homme. Ne donnant point le temps à son invité de venir lui dire qu’il faisait fausse route, Sebastian enchaîna sur le pourquoi Faust.

« En recherchant dans certaines archives de l’Institut que je dirige, j’ai pu retrouver des traces d’une famille membre… Une famille qui répondait au nom de Von Orchent et qui semblait ne plus exister jusqu’à ce qu’on me parle d’un mercenaire talentueux dont la photo était des plus surprenante…»

Au moins il était maintenant devenu clair, prononçant un nom de famille qui pouvait créer la discorde, ou pousser l’être à se braquer, mais Sebastian Shaw resta neutre, resta calme et regarda toujours son interlocuteur. Il ne semblait point se préparer à un combat ou une confrontation, il était juste la à attendre une réaction, une action, un commentaire ou quelque chose qui montrerait que cet être est bien celui qu’il attendait. Il se doutait bien qu’en ouvrant ainsi le débat, il prenait de réels risques avec l’interlocuteur, mais c’est en prenant des risques qu’on obtient ce que l’on veut. Ce que Shaw voulait c’était d’avoir un homme aux ressources surprenantes qui pourrait travailler dans l’ombre, réunir la pègre et gérer les actions les plus douteuses pour le Club. Il faut dire que des personnes du rang et de notoriété comme lui, ou le Roi Blanc, devaient garder une image propre, ils ne pouvaient pas prendre le risque de se trouver sur le terrain pendant une action « illégale » ou destructrice… De plus il avait de belles promesses pour cet être si celui ci était apte à écouter la suite.
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MessageSujet: Re: Le diable est optimiste s’il pense pouvoir rendre les hommes pires qu’ils ne sont [PV : Sebastian Shaw]   Le diable est optimiste s’il pense pouvoir rendre les hommes pires qu’ils ne sont [PV : Sebastian Shaw] Icon_minitimeMar 26 Juin - 19:42

Shaw le dévisageait, ce qui amusait passablement Sébastian : oui, en près de soixante-quinze ans, il n’avait pas vieillit ; ce n’était pas qu’il vieillissait plus lentement, c’était qu’il ne vieillissait pas : la force vitale du Léviathan maintenant ses cellules dans le même état que lorsque son pouvoir c’était déclenché, tandis que l’Essence remplaçaient celles détruites. Le Sombre Voyageur n’était pas un jumeau de la personne sur la photo ; c’était la personne sur la photo. Seule son expression avait changée, gagnant en gravité et en assurance, perdant ce côté naïf et inconscient.

Shaw était décontracté, et parla de ses propres priorités, non sans avoir assuré à Faust qu’il n’y avait pas de micros ou autres télépathes. Les micros, Sébastian s’en foutait : il pouvait mourir à l’envie pour brouiller les pistes ; par contre les télépathes… la moindre personne entrant dans sa tête et cela dégénérait illico, il l’avait montré face à Sinister.

Pourquoi lui ? Question stupide : rapport qualité/prix ; 50.000 $ pour un meurtre, c’était tout simplement du dumping à son niveau d’expertise. Pour une échelle de comparaison, importer une fille de joie auprès des Triades (une fois encore, les chinois misaient sur la compétitivité prix) revenait 40.000 $, pour le bas de gamme, le haut de gamme pouvant atteindre vingt fois ce prix.

Mais évidement, si l’on montait dans la grosse cible ou les nettoyages de groupes, Sébastian aussi augmentait ses prix.

Il se présenta, plus complètement d’ailleurs qu’il ne devait jamais l’avoir fait à la presse. Sebastian Shaw, PDG de l’industrie qui portait son nom, et accessoirement magouilleur de l’ombre ; il eut presque put être un politique. Sans véritable surprise, le Sombre Voyageur n’était pas là pour faire dans la légalité.

« En recherchant dans certaines archives de l’Institut que je dirige, j’ai pu retrouver des traces d’une famille membre… Une famille qui répondait au nom de Von Orchent et qui semblait ne plus exister jusqu’à ce qu’on me parle d’un mercenaire talentueux dont la photo était des plus surprenante…»

NOUS Y VOILA

Sébastian ne put s’empêcher de sourire face à cette déclaration ; il pencha légèrement la tête en arrière, son sourire unilatéral trahissant plutôt bien le mépris qu’il ressentait fasse à sa famille comme à son lui de l’époque.

Il y avait donc coordination entre le Club de Londres et ce nouveau HellFire Club ; Sébastian se souvenait des quelques trafiques d’influence du précédent, trafiques qui lui avait permis de s’intégrer à l’armée britannique après son assassinat et son internement en camp de concentration par les nazis ; dans cet ordre, d’ailleurs.

- Ah, le Club de Londres ; ou devrais-je dire, le Club des Damnés, de Londres ; charmant petit coin, à visiter lorsque l’on passe en voyage touristique. Quelques grandes personnalités, people comme on dirait aujourd’hui, ses fêtes, ses magouilles, je pense que cela n’a pas changé aujourd’hui ; sauf que, visiblement, vous ne versez plus que dans le légal. Bon choix de diversification.

Le Sombre Voyageur, sans se départir de son sourire en coin, fit un tour d’horizon, regardant une nouvelle fois la pièce, parfaitement à l’aise.

- J’ai vu les tableaux dans le hall, je sais pertinemment que vous savez qui je suis ; enfin, que vous croyez savoir, qui je suis. Il est vrai qu’au Club de Londres, les von Orchent avaient une entrée, dont j’ai bien profité d’ailleurs. Cependant, il est une chose qui ne soit pas connue dans leurs archives…

Reprenant un ton grave, Faust regarda Sebastian Shaw dans les yeux.

- Sébastian von Orchent est mort, dit-il, simplement. Les Nazis l’ont tué. Il n’y a plus aucun von Orchent en vie, je m’en suis assuré.

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MessageSujet: Re: Le diable est optimiste s’il pense pouvoir rendre les hommes pires qu’ils ne sont [PV : Sebastian Shaw]   Le diable est optimiste s’il pense pouvoir rendre les hommes pires qu’ils ne sont [PV : Sebastian Shaw] Icon_minitimeVen 6 Juil - 12:07

Franchement, Shaw ne viendrait pas recruter un mercenaire car il est compétitif question prix… Il vise plus la qualité que le tarif en lui même, suivant les réputations, les « succès », et si Sebastian cherchait juste un mercenaire pour faire un sale boulot, il aurait fait appel à un humain professionnel, ou encore un Deadpool connu certes pour être du genre dérangé mais aussi connu pour ne jamais dévoiler ses contrats et ne jamais abandonner une mission. Il ne dit point par la que le Docteur Faust n’aurait pas le talent pour réussir le genre de missions qu’il donnerait à un simple mercenaire, mais que celui ci avait un intérêt tout autre qu’un contrat sur une tête ou qu’un kidnapping… Ce fameux Docteur semblait directement donc faire le rapprochement avec le Hellfire Club, mais s’arrêta étrangement au Club lui même et point ce qu’il s’y cache, pensant que ce que faisait Shaw aujourd’hui était quelque chose de « nouveau » alors qu’il y a toujours existé derrière ces fêtes, magouilles, et cette luxure, quelque chose de bien plus grand et dangereux surtout. Sebastian ne put s’empêcher de sourire face à cette constatation, enfin… Un sourire qui vint très vite disparaître avec la nouvelle qui vint apparaître… Plus de Von Orchent ? Le prenait il pour un idiot ? Une telle ressemblance est contre nature, et si il était un métamorphe, pourquoi choisir ce visage exactement ?

« Hum, je vois… »

Souffla Shaw d’un ton perplexe, venant joindre ses mains avant de diriger son regard vers un livre précisément.

« J’espère ne pas y voir une fable, car si je vous ai invité en tête à tête, c’est justement pour parler avec une face de vérité. Comme vous pouvez voir, aucun témoin, aucun télépathe, ce qui est dit ici restera ici, et cela quelque soit votre choix final. »

Ce petit échange verbal était pour faire comprendre deux choses, premièrement il espérait que ce Docteur Faust joue un peu d’honnêteté, mais surtout qu’ici il n’était pas dans une sorte de piège où quelqu’un tenterait de le dévoiler, mais bien dans un lieu pour un accord allant bien au dessus du commerce entre client et mercenaire. Maintenant il allait devoir se montrer convaincant pour pousser Faust à soit confirmer les dires qu’il venait de dévoiler, soit sortir la carte du vrai visage. Lentement Sebastian se redressa de son fauteuil, faisant quelques pas dans la pièce, un bras se pliant dans son dos, la main juste à la hauteur des reins, l’autre venant effleurer le mobilier pendant qu’ils entreprit les quelques pas, quittant du coup l’invité du regard.

« Ici et cela depuis bien longtemps, Le Club n’a pas que versé dans les fêtes luxueuses ou encore dans la débauche la plus profonde, il a aussi abrité des objectifs bien plus précis, plus calculés réservés à une forme d’élite… Bien entendu ces objectifs sont inconnus pour ceux se trouvant en dehors de cette fameuse Elite… »

Lâcha t’il comme un prologue, une sorte de mise en bouche alors que lentement les doigts de Sebastian arrivèrent sur un livre, celui même qu’il avait fixé auparavant, un simple livre d’histoire parlant de grands évènements étrangement sélectionnés.

« Dans tous les cas cher Docteur Faust, vous pourriez nous rendre bien des services en tant que mercenaires… Surtout que nous avons un contrôle sur plusieurs pègres d’Amérique… Maintenant j’avoue que je suis un brin déçu… Je pensais y trouver celui que vous dites mort et lui offrir une porte vers un autre monde, un autre pouvoir… Lui offrir la possibilité d’être quelqu’un qui pourra enfermer biens des gens dans la poigne de sa main et les écraser… Lui offrir la Domination… »

Il resta vaste en utilisant certes des métaphores, mais le but était évidemment d’éveiller la curiosité, montrer juste une parcelle de ce qu’il avait à proposer. Lentement Sebastian revint à sa place, livre en main, se réinstallant en déposant cet ouvrage sur la table posé entre eux… Un ouvrage dont la couverture arborait un Roi d’échiquier. Ce livre était une référence de tout ce que le Hellfire Club avait changé dans l’histoire, cela depuis l’influence politique sur un Prince Anglais, la naissance de la Société du Phénix, l’influence sur certains étudiants, mais aussi une influence claire sur le développement de certains traits politiques Américains…

« Bon mais vu que Von Orchent est du passé, parlons juste des services que vous pourriez apporter à notre institution. »
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Sébastian von Orchent
Neutre Delta
Sébastian von Orchent

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MessageSujet: Re: Le diable est optimiste s’il pense pouvoir rendre les hommes pires qu’ils ne sont [PV : Sebastian Shaw]   Le diable est optimiste s’il pense pouvoir rendre les hommes pires qu’ils ne sont [PV : Sebastian Shaw] Icon_minitimeVen 6 Juil - 13:08

Sébastian écoutait Sebastian, et le Léviathan les guettait tous deux ; Shaw n’était pas quelqu’un qui se contenterai d’un contrat et d’une carte de fidélité. Sans vouloir l’exclusivité, il voulait exploiter au maximum le potentiel des talents de Faust ; et en ce sens, il était déjà bien supérieur à la plupart de ses employeurs habituels. Ils étaient en négociation, et le prix était bien plus qu’une tête ou qu’un bain de sang ; mais Sébastian ne parvenait pas encore à discerner le fond de l’histoire. Comme son homonyme, ceci dit.

Shaw insista sur l’importance de la vérité, ce qui créa instantanément un sourire en coin au Sombre Voyageur ; non-pas envers son hôte, mais envers la vérité elle-même. Toute vérité est subjective, et le Léviathan comme lui-même s’employait à jouer avec des demi-vérités la plupart du temps. Ils étaient bien plus éduqués et intelligent que la plupart des criminels, alors ils se devaient de faire autres choses que de mentir bassement. Jouer avec les valeurs morales, les déformer et les corrompre, voilà qui était digne d’un démon. Sébastian s’en tenait à son rôle.

Le Sombre Voyageur resta silencieux, laisse l’homme d’affaire finir sa parole, l’observant. Shaw fit quelques pas dans la pièce, caressant les meubles d’une main, l’autre placée dans son dos ; c’était d’un théâtrale. Amusant. De part son éducation, Sébastian aimait le théâtre, et il avait maquillé certaine de ses scènes de crimes, accomplit nombre de ses massacres, selon une logique prédéfinie à l’avance, avec un esthétique pervers destiné à troubler ceux qui le verrait. Mélanger occultisme et meurtre était courant, mais rarement avec une telle violence : les tueurs en série avaient leurs rituels, minutieux et identiques, alors que lui massacrait simplement, selon l’envie du jour.

Shaw plaça sur la table des informations le fait que le Club n’était pas ce qu’il paraissait être ; lors de sa jeune, le von Orchent n’avait vu que la partie visible de l’iceberg, mais la simple invitation de cet homme en révélait bien plus sur les véritables activités du HellFire Club.

Immobile dans son fauteuil, Erasme écoutait simplement. Il ne put s’empêcher de ressentir un mépris bien dirigé lorsque Sebastian s’avoua déçu de ne pouvoir ouvrir les portes de la « Domination » à Sébastian von Orchent. Le Léviathan n’avait que faire de la domination, et son hôte parvenait très bien à se débrouiller par lui-même. Etre le numéro un était une mauvaise idée, c’était la seconde place qu’il fallait viser. Car être le numéro un signifiait devoir diriger les autres, et éviter leurs tentatives de rébellion ; plus de responsabilités et de problèmes que d’avantages.

Shaw revint s’assoir, un livre dans les mains. Un ouvrage dont la couverture arborait un Roi d’échiquier.

« Bon mais vu que Von Orchent est du passé, parlons juste des services que vous pourriez apporter à notre institution. »

Sébastian rit, simplement, un simple rire, écho de celui d’une créature bien plus machiavélique. Un rire bref, discret mais sans plus. Un rire sans joie. Il baissa la tête, laissant ses cheveux recouvrir son visage et collant presque son menton contre sa poitrine.

Il était également capable de faire dans le théâtral…

- Tenter de flatter ma vanité, quelle bassesse. Je n’appartiens pas à votre monde, je l’ai quitté il y a trop longtemps. Dominer ne m’intéresse pas, je suis mes propres objectifs, lesquels ne sont en rien lié au pouvoir terrestre. Pour vous, les humains, la mort… a un côté définitif, qui n’a nulle sens, pour moi. Je ne suis plus Sébastian von Orchent, ce jeune idiot idéaliste et inconscient. Il est mort. L’histoire de Faust est véridique, en un sens. Vous voulez la vérité ? Elle n’est rien, qu’une question de point de vue. Sébastian est mort, tué par les Nazis sur l’hôtel même où il se mariait, sa future femme dans ses bras. La chose qui est revenue, qui l’a extrait de la tombe, qui c’est gorgé du sang des siens, ce n’est pas lui. Je suis mort, corps et âme. Je suis aller jusque dans l’Enfer pour en revenir…

A mesure qu’il prononçait ses mots, avec la lenteur due à des révélations, de la fumée avait commencée à s’échapper de lui. Emanant de tout son corps, cette fumée noire semblait graviter autour de lui. Elle se condamna, formant autour de lui la combinaison de chairs à vif qu’il nommait Peau de Démon, faisant disparaitre sa tenue comme son visage. Un écorché vif, dénué de bouche ou de nez, dont les doigts se terminaient par de véritables crocs, je tenais désormais en face de Sebastian Shaw.

- Différent…

A l’instar de son apparence, la voix de Sébastian était transfigurée ; bien plus aigue, elle était infiniment plus cruelle, d’une malveillance qui ne seyait qu’à celle du Léviathan, dont elle était proche. Ce dernier n’eut même pas besoin de faire la réflexion, le Sombre Voyageur le savait déjà : la manœuvre de Shaw avait marché, puisqu’il avait révélé une partie de la vérité ; ainsi que de ses pouvoirs. Cependant, Erasme était confiant que son tutélaire avait un plan, sans quoi jamais il n’aurait formé la Peau de Démon.

Shaw n’avait pas affaire à un seul être, mais à deux, dont l’un ne prétendait même pas à ce titre ; Entité, Démon…

- Vous ne croyez peut-être pas aux démons, monsieur Shaw, mais eux croient en vous. Et leurs plans dépassent de loin les manigances des hommes, même si je dois reconnaitre que le diable est optimiste s’il pense pouvoir rendre les hommes pires qu’ils ne le sont. Libre à vous de m’appeler comme vous le souhaitez, mais le seul nom qui pourrait véritablement convenir à ce que je suis devenu est... Léviathan. Maintenant, rentrons dans notre intérêt mutuel : les services que je peux rendre à votre institution ; ils ne seront pas gratuits, car comme dans tout pacte, il y a des clauses des deux côtés…

_________________
Le Léviathan

"Je suis un Démon, car je suis le mal provenant de l’âme des hommes, je suis celui qui a perdue la raison en contemplant la réalité et l’Humain dans ce qu’ils ont de plus noir, de plus nu, et qui l’a accepté et a décidé de s’en servir. Si vous devez raisonner en bien et en mal, considérez-moi comme un mal nécessaire, immuable et inhérent à l’Homme et à son imperfection."
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