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 Ashes to ashes

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X-Men Oméga
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MessageSujet: Ashes to ashes   Mer 25 Juil - 12:52

Ashes to ashes

Heron Blue by Sun Kil Moon on Grooveshark

Acte Premier : Apprentissage
Chapitre I : Les Cendres
Chambre de Rachel A. Richards, Aile de l’Infirmerie, Institut Xavier, Etat de New York
Mercredi 1 Aout – 19 : 09 P.M.
Rachel avait pleuré ce jour-là, comme tous les autres jours, en réalité. Il n’était guère différent des autres, elle avait cauchemardé durant son sommeil et c’était réveillée pour pleurer. Pleurer jusqu’au petit matin, pleurer jusqu’à ce que la fatigue l’emporte et qu’elle retourne se perdre dans les méandres de son inconscient tourmenté. Elle avait pleuré jusqu’à ne plus avoir de larme, devant se réhydrater régulièrement. Pourquoi pleurait-elle ?

Pour tout ; pour son passé, pour sa vie, pour ceux qu’elle avait aimés et perdus, pour ceux qu’elle tentait d’aimer et qui tentaient de l’aider, pour ses erreurs et ses échecs, pour ses malheurs… tout l’agonie d’un monde et les chaînes qui la retenait parmi ses ruines.

Comment avait-elle fait pour tenir juste là ? Pourquoi son état s’était-il tant aggravé depuis qu’elle était arrivée ici, dans cette réalité ? C’était simple, elle n’avait plus d’ennemis, plus personne à haïr, plus personne sur qui reporter ses malheurs ; elle était seule, seule face à son reflet. Seuls la haine et l’instinct de survie lui avaient permis de tenir : chercher vengeance lui donnait la force d’avancer, protéger les autres, celle de ne pas céder. Mais elle avait perdu tous ceux qu’elle n’avait pas tué, incapable de les sauver, malgré des capacités défiant l’imagination. Et aujourd’hui qu’elle était seule face à cela, elle n’avait plus rien d’autre à penser. Elle se réveillait sachant pertinemment ce qu’elle avait fait, et sachant pertinemment qu’elle ne pouvait pas tenter de se racheter. Lorsqu’elle avait été dans son monde, elle n’avait pas eut le temps de sombrer ainsi, Franklin puis Kate ayant fait leur possible pour limiter les dégâts. Les premiers mois en camp de concentration l’avaient vu dans un état similaire, et si elle s’en était sortie, cela n’avait été que temporaire, elle le comprenait maintenant. Mais ici c’était pire : elle ne se contentait plus de revoir les visages de ses amis trahis et disparus, elle les voyait réellement. Elle avait croisé quelques uns d’entre eux, Franklin, Juju, Hank, ou plutôt leurs alter-égo. C’était si perturbant : les mêmes personnes, c’étaient les mêmes personnes, mais elles étaient également si différentes… Et elle-même qui ne savait pas comment, mais qui savait qu’ils étaient morts. Ce n’était pas les mêmes personnes, c’était des alter-égo, mais ils étaient si semblables que Rachel ne pouvait s’empêcher de voir à travers eux ceux de son monde, ceux qu’elle savait disparut dans la violence et le sang, dans le désespoir et les larmes.

Ce monde n’était pas son passé, ces gens n’étaient pas ceux qu’elle avait connus. L’ultime preuve de cela, c’était elle : pas de Rachel Anne Summers-Grey. Cette réalité avait corrigé l’erreur qu’était l’existence même de la jeune femme, et c’était peut-être plus terrible encore : elle n’y avait pas sa place. Pas de Rachel Anne Summers.

Comment les efforts des autres comme ses propres efforts pouvaient-ils aboutir à son intégration alors que l’univers même avait décidé qu’elle n’existait pas ? Qu’elle était une étrangère ? Pourtant, le monde semblait prêt à l’accepter… C’était elle, elle qui n’avait pas la force d’exorciser ses propres démons, de briser les chaînes la liant à son passé dévasté. Aussi dévasté qu’elle-même. Pire que tout, son passé tentait de s’introduire ici par son intermédiaire. Elle ne devait plus voir personne, rester seule, pour protéger les autres.

Seule avec son chagrin, seule avec elle-même, seule avec ce monstre… C’était cela la punition qu’elle c’était choisie : vivre. Vivre avec le mal qu’elle avait fait, vivre avec les visages vivants de ceux qu’elle savait disparut, vivre dans cet univers étranger où les fondements mêmes de son existence avaient été balayés par le destin. Vivre en sachant qu’elle ne pouvait être acceptée, qu’elle ne pouvait s’adapter, qu’elle resterait à jamais une étrangère. Vivre était son châtiment.

Pleurant sur son lit, recroquevillée dos contre le mur et tête entre les genoux, Rachel constatait cela, constatait ses échecs et son incapacités à se saisir des chances que lui avaient offert les autres. Parfois, elle allait mieux, mais ce n’était que temporaire, et elle finissait toujours par replonger. Pire, plus elle s’élevait à espérer, plus la chute était douloureuse. Mieux valait qu’elle reste ainsi, sans espoirs. Mieux valait qu’elle reste dans cette position, dans cette pièce, dans la seule tenue qui lui allait au teint : une chemise de patient. Ses marques rouges sur le visage comme sur le corps lui rappelaient le mal qu’elle avait fait, et elle ne pouvait s’empêcher de les voir, sur ses bras, sur ses jambes, sur elle, symbolisant son incapacité à échapper à ce qu’elle était ; une meurtrière, une assassin, une Limier.

Quelqu’un toqua à sa porte, et Rachel ne répondit rien. C’était simple : le Fauve voulait qu’on toque, alors on toquait, et de temps à autre, Rachel répondait, mais s’il n’y avait pas de réponse dans les secondes suivantes, on entrait. Visiblement, l’autre n’était pas au courant, car elle recommença. Après le troisième essai, la porte s’ouvrir finalement. Ce n’était ni une infirmière ni l’une des personnes qui la « connaissait », ainsi, elle allait découvrir un lieu insensible au temps, un lieu qui ne trahissait que trop bien l’incapacité de sa locataire à évoluer. Rachel, jeune rousse émaciée, recroquevillée et pleurante sur son lit, faisait entièrement parti du décor. Son lit avait été disposé parallèlement à la fenêtre, à quelques mètres de cette dernière, pour qu’elle puisse voir le monde même couchée. A côté du lit, sur la table de chevet, se trouvait une carafe d’eau, un verre, un paquet de mouchoir et son seul et unique bien : un collier de l’Institut Xavier, dont le médaillon est une croix cerclée, symbole des X-Men. A côté de la table il y avait une poubelle déjà bien emplie de mouchoirs usagés, et en suivant le mur, il y avait une table basse, sur laquelle étaient entreposés des draps et une tenue de molécules instables, puis après l’angle du mur, la porte. La partie opposée à celle-ci était composée d’une pièce aménagée contenant douche et toilette, pour lorsque les locataires n’avaient pas les capacités de se rendre à celles de l’Institut. Rachel n’avait même plus besoin de son sixième sens pour parvenir à visualiser la pièce, tant elle finissait par connaitre son immobilité et son incapacité à changer ; incapacité à changer qui la renvoyait cruellement à sa propre incapacité à tourner la page, à outrepasser ses traumatismes. Elle savait également comment la rencontre allait se passer : l’autre tenterait de l’aider, puis une crise interviendrait, la jeune femme pleurerait jusqu’à ce que le sommeil l’emporte ou qu’elle n’ait plus de larme, et ce serait un nouvel échec.

C’était un moment presque routinier, mais qui lui faisait toujours aller légèrement mieux, avant de s’enfoncer à nouveau. Elle attendit que l’autre ouvre la bouche, mais rien ne vint.
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MessageSujet: Re: Ashes to ashes   Mer 1 Aoû - 16:20

Chapitre II : Le Bourgeon
Chambre de Rachel A. Richards, Aile de l’Infirmerie, Institut Xavier, Etat de New York
Mercredi 1 Aout – 19 : 42 P.M.

Elle attendit que l’autre ouvre la bouche, mais rien ne vint.

Rachel resta immobile, ne sachant pas comment réagir. Jusqu’à lors, on avait toujours engagé la conversation avec elle, et maintenant qu’on ne le faisant pas, elle n’osait même pas bouger. Recroquevillée, tête dans les genoux, elle n’avait que son ouïe pour lui assurer de la présence de l’autre. Elle entendait ses pas, sa respiration, mais n’osait lever le regard. Elle continua de pleurer quelques instants, puis lorsque l’autre s’immobilisa, ses larmes en firent de même. La jeune femme stressait, stressait de la distance laissait par cette autre personne, qui bien qu’indubitablement présente, restait pourtant absente.

Le temps s’écoula sans qu’aucune des deux ne bougea, puis l’autre s’assit, ouvrant un quelconque contenant doté d’une fermeture éclair. Plusieurs minutes s’écoulèrent encore, avant que Rachel ne fût suffisamment calmée pour tenter de libérer ses perceptions extra-sensorielles, qui lui confirmèrent la présence de la personne, assise en tailleur avec du papier dans les mains, écrivant dessus, à quels pas de son lit, dans le seul coin de la pièce inoccupé. Trop intriguée, Phénix finit par lever les yeux.

La personne était une jeune femme, plus petite qu’elle, brune aux allures adolescentes. Ses cheveux tombaient autour de son visage jusque sur ce qu’elle écrivait, encadrant un visage juvénile dont l’expression était concentrée, avec un nez grec et une bouche pincée, et des yeux plissés d’un marron éclatant. Elle était vêtue d’un survêtement, d’un débardeur et d’un veston, et grattait sur un bloc-notes, à l’encre bleue. A côté d’elle se trouvait un livre où elle jetait de brefs coups d’œil de temps à autre, synthétisant ce qui y était marqué. L’inconnue fit une pause pour regarder à son tour Rachel, laquelle détourna presqu’instantanément le regard, puis reprit rapidement son écriture.

C’était quoi le délire ? Elle venait faire ses devoirs ici ? Et les infirmières l’avaient laissé rentrer ?

Rachel resta interdite, ne sachant que faire. Elle ne comprenait pas ; elle ne comprenait pas qui était cette fille, ne l’ayant jamais vue, ni ce qu’elle faisait. Mais elle n’osait parler, elle n’osait l’interrompre, ainsi le silence se fit, uniquement troublé par le bruit du stylo sur le papier.

Combien de temps passa ? Combien de temps avait passé ? La rousse ne savait pas, mais elle finit par réunir le courage de parler.

- Qu… qu’est-ce que vous faites ?

L’autre s’interrompit dans sa tâche, tournant son regard vers Rachel et lui souriant.

- Bonjour à vous aussi. Actuellement, je fais des fiches de révision sur le programme de ma prochaine année d’étude, mais si vous êtes prête à parler, je suis toute disposée à faire la conversation.

Rachel resta interdite, ne disant rien. Rapidement, l’autre retourna à ses écrits. Se moquait-elle d’elle ? Venait-elle enfoncer le clou ? C’était quoi le délire ? L’autre voulait bien parler, uniquement si elle-même engageait la conversation, ce n’était donc pas gagné. Le silence revint.

- Non sérieusement, vous faites quoi ? Vous prenez des notes sur moi, c’est cela ?

- Non, j’ai trouvé le programme de L2 de psycho et je me fais des fiches pour l’année prochaine, histoire d’avoir de l’avance.


Rachel ne comprenait vraiment rien, elle venait ici pour étudier et avoir de l’avance… sur ses études ? Mais il y avait la bibliothèque, pour cela, et la chambre de l’étudiante aussi. Y avait-il plus saugrenu comme lieu pour étudier ? Elle n’osa cependant pas faire de remarques, et le temps se remit s’écouler.

- Mais vous êtes qui ? demanda la jeune femme, agacée.

- Je m’appelle Amy, et vous c’est Rachel, c’est cela ? J’aimerai, si c’est pas trop demander, que vous me tutoyez, et cela m’arrangerai de pouvoir en faire de même ; vous voulez bien ?

- O…ok,
répondit-elle, sans trop savoir si c’était la bonne réponse ou la mauvaise.

- Cool, déclara Amy en posant ses fiches en marque-page dans le bouquin, accordant à Rachel toute son attention. Alors, de quoi veux-tu qu’on parle ?

- P… pardon ?

- Je te laisse choisir le sujet, comme cela pas de risque de dire de bêtises. Alors, de quoi veux-tu qu’on parle ?


C’était qui cette fille ? Personne n’avait jamais agit comme cela envers elle, généralement en contemplant son malheur, les gens compatissait ; mais elle, rien. Elle voulait faire la discussion comme si de rien était.

- Je… je suis pas la personne… la mieux placée… pour choisir un sujet…

- Tu es dépressive, donc quoi que je puisse dire, tu pourrais le retourner pour lui donner un sens pessimiste. Donc, je te laisse choisir le sujet, comment cela j’ai pas le risque de te blesser. Aller, choisit un sujet, sinon je vais repartir dans mes devoirs et franchement, c’est chiant ; non pas que ce soit pas intéressant, mais, je suis en vacance, donc prendre de l’avance pour l’année prochaine, c’est moins sympa que discuter.


La rousse ne savait toujours pas quoi dire, regardant avec perplexité cette jeune femme. C’était quoi ce délire ? Elle se foutait d’elle ou quoi ? Amy semblait parfaitement au courant de l’état mental de Rachel, mais elle était là pour discuter, et tant que l’autre refusait de le faire, elle ne faisait pas d’effort. C’était cela ? Donnant-donnant ?

- Allez, s’teu plait. Sinon je t’explique ce sur quoi je bosse, déclara Amy en prenant son livre de cours.

Mais c’était quoi cette menace ? C’était ridicule ! Cette fille croyait vraiment avoir la moindre crédibilité ? Nan, c’était une blague. Rachel ne la comprenait vraiment pas.

- Attends, je rigole pas, confirma la jeune brune. Tu crois que je suis pas capable de le faire ?

- N…non. Je crois juste que j’ai jamais entendu plus stupide comme menace.

- Certes, j’ai autant de crédibilité qu’un tamia dans le rôle d’un ours, merci de le faire remarquer. Mais ça me va, je suis comme je suis.


Rachel eut un petit sourire à l’évocation des petits rongeurs, surtout par la comparaison d’Amy. Il était vrai qu’elle n’avait aucune crédibilité.

- Bah, je t’ai fais sourire, c’est déjà cela. T’es vraiment sure que tu veux pas parler ?

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MessageSujet: Re: Ashes to ashes   Jeu 9 Aoû - 14:01

Chapitre III : Le bruit du vent
Chambre de Rachel A. Richards, Aile de l’Infirmerie, Institut Xavier, Etat de New York
Mercredi 1 Aout – 19 : 53 P.M.
- Bah, je t’ai fais sourire, c’est déjà cela. T’es vraiment sure que tu veux pas parler ?

Le silence avait suivit cette réplique ; ce n’était pas que Rachel ne voulait pas parler, c’était juste qu’elle ne savait pas quoi dire. Et l’autre ne l’aidait pas. Son raisonnement était cohérent, assez salaud mais plutôt cohérent. « Tu es dépressive, donc quoi que je puisse dire, tu pourrais le retourner pour lui donner un sens pessimiste. Donc, je te laisse choisir le sujet, comment cela j’ai pas le risque de te blesser. » ; ce n’était vraiment pas le genre de réplique qu’on lui avait déjà dit ou qu’elle s’attendait à entendre. Puis surtout, cela la forçait à participer ; donnant-donnant, visiblement.

Toujours immobile, Rachel laissa s’écouler les minutes, le silence se faisant. Amy finit par mettre sa menace à exécution, lisant son livre à haute voix, lui parlant de Young, de Freud, d’autres types aux noms bizarres et compliqués qui parlaient de choses toutes aussi bizarres et compliquées. La jeune rousse tint une dizaine de minute face à au charabia pseudo-scientifique sur l’esprit.

- T’as conscience que je ne comprends pas un mot de ce que tu me dis ?

- Oui,
répliqua simplement la brune. Tu vois que t’aurais dû prendre ma menace au sérieux ? Alors de quoi veux-tu qu’on parle ?

Encore une fois, Rachel était parfaitement interdite, l’autre étant un OVNI. Elle ne savait pas comment réagir, ce qui était probablement fait sciemment de la part de l’autre. Sans même user de ses pouvoirs, il semblait à la rousse que la brune jouait un rôle, et un rôle inspiré d’un personnage autre qu’elle-même. Son comportement exubérant l’énervait.

- Je t’ai déjà dit que j’en avais aucune idée, mais je veux que t’arrête de me raconter tes conneries !

Rachel avait haussé le ton, ce qui avait renversé la situation : c’était au tour d’Amy d’être interdite. La jeune brune referma ses livres, ne disant plus un mot. Face à sa frayeur, se fut la rousse qui fut mal à l’aise ; mais pour une fois, elle ne s’était pas emportée sans raisons. L’autre ne deviendrait que plus pénible avec le temps, ainsi Phénix avait coupé court à toute discussion.

Mais étrangement, elle ne pouvait s’empêcher de culpabiliser d’avoir réagit ainsi, surement de façon excessive. Ne sachant quoi penser, elle se contenta d’attendre, d’attendre une réaction d’Amy, qui semblait partagé entre la tristesse et une certaine réflexion. La brune se releva, passant ses affaires sous le bras avec un air vaincu.

- Bon… excuse-moi… Excuse-moi d’insister mais… j’en ai parlé avec Franklin, j’en ai parlé avec Jubilee, je sais que tu peux être autre chose que larmes et douleurs ; j’aurai bien voulut t’aider, je croyais le pouvoir ; je sais le pouvoir. J’ai parlé avec les infirmières, je commence à les connaitre maintenant ; il y a des jours avec et des jours sans, mais tu semblais avoir fait des progrès depuis peu. Je veux j’aider, mais si tu ne le veux pas, je ne peux rien faire. J’ai pas la moindre idée de pourquoi tu es comme ça, mais je sais que le plus grand frein à ce que tu sortes de la dépression, c’est ta volonté.

- Tu… t’essaie de me… de me faire culpabiliser… c’est ça ?
demanda-t-elle, les larmes aux yeux.

La réaction ne se fit pas attendre, l’autre s’approchant d’elle.

- Non, non ; pas du tout, faut pas le prendre comme cela, déclara la brune durant son mouvement, arrivant à son niveau. C’est ce que je voulais éviter en te laissant le choix de la conversation : je veux juste parler, et pas risquer de te blesser. Je veux t’aider, comme tout le monde ; mais j’essaie de ne pas te blesser. S’il me faut ton mépris ou ton antipathie pour cela, ça ne me pose aucun problème ; tant que tu vas mieux.

- Mais pourquoi vous faites tout cela ? Toi et les autres ?

- On est gentil ? C’est bête à dire, mais j’aime à croire que c’est vrai.

- J’ai plus l’habitude des gens gentils depuis un bout de temps maintenant et…

- T’as juste à te réhabituer, ou t’habituer, selon. T’accepte que je t’aide ?


Rachel ne savait pas quoi répondre, alors que l’heure tournait, et que l’autre mutante regardant son téléphone.

- Je vais devoir y aller, j’ai un cours de guitare dont tu risque d’ailleurs d’entendre des passages, mais je reviendrais demain, à la même heure, si tu le veux. Je te propose ceci : t’as une journée pour trouver un sujet de conversation, et j’ai un mois pour apprendre à te jouer quelque chose en musique. Ok ?

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MessageSujet: Re: Ashes to ashes   Mar 4 Sep - 22:28

Chapitre IV : Un rayon de soleil
Chambre de Rachel A. Richards, Aile de l’Infirmerie, Institut Xavier, Etat de New York
Jeudi 2 Aout – 19 : 17 P.M.
Rachel n’avait pas réellement bougée lorsqu’Amy revint, avec plus d’un quart d’heure de retard, bien qu’elle en eut discuté avec Ernest. L’Hybride trouvait cela positif que Rachel voit une personne de plus, car elle était de moins en moins seul ainsi. A défaut d’être tout le temps en présence des autres, si elle acceptait l’aide de l’italienne comme celle des infirmières, ce serait déjà de beaux progrès. Tant de positif avait mit Rachel de bonne humeur, ou ce qu’elle avait de plus approchant. En même temps, du fait qu’elle pouvait en une seconde passer de la joie aux larmes, c’était des plus perturbants, et sa « bonne humeur » pouvait ainsi disparaitre encore plus vite qu’elle était venue.

La rousse était toujours vêtue de la chemise d’hôpital fermée et assise sur son lit, les jambes repliées contre le torse, les bras et enlaçant et le menton posé sur les genoux. La brune était vêtue d’un survêtement et d’un débardeur noir, ne semblant pas non plus avoir changé de tenue. Elle toqua trois fois avant d’entrer, deux coups rapides et un dernier un peu après, plus doux. Elle entra après c’être ainsi annoncée, souriante mais visiblement fatiguée ; un grand bleu sur une joue. Malgré une curiosité relative quant à cet hématome, qui lui fit tout de même relever la tête, Rachel ne posa aucune question, reposant rapidement son menton. Nephilim avait un block-note sous le bras, mais plus de livre de classe.

- Bonjours à toi aussi, je vais bien, et toi ? Le bleu ? On y est allé un peu fort à l’entrainement avec Jubilation, et elle m’a prouvée que je me défendais mal. Il sera parti d’ici demain, et j’en aurai surement d’autres à te montrer. Et toi, ta journée ? T’as trouvé un sujet de discussion ?

Elle ne répondit pas tout de suite, la détaillant d’abord.

- Tu… t’as pas apporté tes cours aujourd’hui ?

Amy s’interrompit, déconfite.

- T’es sérieuse là ? Tu veux vraiment que je te parle de mes cours ?

- Bah… tu vas me menacer avec quoi ?


Ces deux phrases, lancées pourtant naïvement, avaient suffit à désarçonner l’italienne et à la laisser sans voix, complètement perplexe. Immobile, l’autre la regardait avec des yeux de chouette, clignant brièvement pour les laisser complètement ronds l’instant suivant. Visiblement, Amy n’avait pas envisagé cette éventualité, à moins qu’il ne s’agisse d’un oubli. Dans tous les cas, il fallut un certain temps à Nephilim pour reprendre la main.

- Bon, puisqu’on en est à discuter menaces… Je te chatouille ! Je sais que t’ai très chatouilleuse ; sa te va comme menace? demanda-t-elle en s’approchant.

Rachel n’avait cependant pas la même confiance en Amy qu’en Jubilee, et dressa sans même y penser un bouclier Télékinétique entre elles, bouclier qu’Amy se prit sans trop de délicatesse. Reculant d’un pas en se frottant le nez, elle reprit la parole, la voix légèrement étouffée.

- Trifeuse…

Se rendant compte de son acte, Rachel abaissa la barrière, commença à s’affoler de si elle avait blessée l’autre élève. Ce ne serait pas la première fois, la rousse ayant bien agressé Samuele mentalement lors de leur première rencontre.

Amy la rassura vite, elle n’avait même pas de bleu et était dotée d’un facteur guérisseur, donc il n’y avait aucun problème. Par contre, elle voulait quant même approcher, mais promettant de ne pas la chatouiller.

- Je peux ? demanda l’italienne en désignant le lit, voulant s’assoir à coté de Rachel, causant une légère frayeur à cette dernière, pour qui la proximité n’était pas chose commune. Ok, je me mets en face de toi. Mais tu pourrais me faire une chaise et une table, pour poser mes affaires, par télékinésie s’te plait ?

- Comment tu…

- Je lis sur les visages ; pas télépathe, pas empathe, juste observatrice ; très observatrice. Mais bon, je voudrais t’apprendre un jeu. Il n’y a pas plus facile selon moi pour y jouer, mais c’est dur de gagner. Je peux avoir mon mobilier ? Merci.


D’une simple pensée, Rachel créa ce qu’on lui avait demandé, faisant léviter Amy et son block note en face d’elle-même. Visiblement, l’italienne était ravi de ne plus toucher terre.

- Quant tu sortiras, tu pourras me faire voler pliz ? J’ai toujours voulut voler. Mais pour l’instant, regarde et écoute.

Ouvrant son stylo, l’italienne dessina un quadrillage tout simple, de trois par trois, sur l’une des feuilles.

- Alors voilà, je fais des croix, tu fais des ronds, chacun notre tour, et le but c’est d’en aligner trois. Tu veux commencer?

C’était au tour de Rachel de regarder Amy avec des yeux ronds. C’était quoi le délire ?

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MessageSujet: Re: Ashes to ashes   Mar 25 Sep - 21:23

Chapitre V : Accroche
Chambre de Rachel A. Richards, Aile de l’Infirmerie, Institut Xavier, Etat de New York
Lundi 6 Aout – 19 : 13 P.M.

C’était, semble-t-il, une habitude chez Amy que d’avoir environ un quart d’heure de retard. Cependant, Rachel ne lui faisait aucune remarque, pas plus qu’elle ne prenait de ses nouvelles ou ne la saluait, à dire vrai. Mais l’italienne s’entêtait, pire qu’une vraie mule, à lui faire découvrir des jeux de sociétés toujours plus varié qu’elle empruntait à la salle de détente.

Peut encline à s’ouvrir et retournant facilement aux larmes, Rachel devait bien reconnaitre que Nephilim faisait son possible pour l’amuser, un peu à la manière de Jubilee dont elle semblait être proche. Il y avait eut plein de jeu, et parfois des compliqués, certains qui se pratiquait à plus que deux mais à défaut d’avoir le courage d’inviter Ernest ou Franklin, elles y jouaient la plupart du temps à deux, ayant été une fois rejointes par l’une des infirmières qui avait beaucoup apprécié, non pas de perdre, mais que Rachel réagisse normalement, bien qu’un peu puérilement il fallait bien l’admettre. Personne ne l’avait accusée de tricher malgré la chance presque insolente qu’elle avait aux dés, ainsi Phénix continuait de le faire. Comme le disait Amy, le principal c’était de participer, pas de gagner. Donc on faisait cela : Rachel gagnait dès que cela impliquait la chance, et Amy gagnait dès que cela impliquait de la stratégie. Enfin gagnait, une fois sur deux.

Cependant, en ce jour l’italienne arriva sans aucune boîte sous le bras, à la grande surprise de Rachel, qui la regarda s’approcher sans rien dire. Peut-être allait-elle montrer un nouveau jeu faisable avec une feuille et un stylo, sauf qu’elle ne semblait pas en avoir sur elle. Non, elle était vraiment venue les mains dans les poches.

Amy ne s’assit pas en face d’elle comme à l’habitude, alors que la table télékinétique était déjà prête. Non, Nephilim resta au bout du lit, la regardant avec un sourire, croisant les bras comme si elle attendait quelque chose.

- J’ai toujours pas le droit à un bonjour ? s’enclin-t-elle après un moment.

- B…bonjours Amy, déclara Rachel après une hésitation.

C’était vrai qu’elle ne saluait pas, mais elle ne saluait personne, et puis après une semaine, l’italienne aurait put s’y habituer, non ?

- Comment ça va aujourd’hui ?

Phénix la regarda, perplexe, ne voyant pas où elle voulait en venir.

- Bah… comme d’habitude, il y a ses hauts et ses bas…

Amy n’avait pas l’air convaincue. Posant ses mains au pied du lit, elle se pencha en avant, la regardant.

- Aujourd’hui, j’aimerai que tu me rendes un service : on va pas jouer à un jeu de société, on va jouer à la société. Et la base de la société c’est la politesse. Tu veux bien qu’on essaie la politesse ensemble ?

Rachel la regardait comme la première fois qu’elle l’avait vu, comme l’OVNI qu’elle avait été alors et qu’elle redevenait aujourd’hui, ne répondant rien à défaut de savoir quoi répondre.

- Bon, je t’explique : tu vas pas rester enfermée dans cette chambre toute ta vie, viendras bien un moment où faudra que t’en sorte, quant tu seras prête. Ensemble, on va travailler ce qu’il faut que tu sache pour quant tu seras dehors. Tu vas pas rester toute seule, et la base, c’est la politesse. Et la première politesse qu’il faut dire, c’est l’accroche. Bonjour, sa va ? Tu prends des nouvelles tu noues le contact, t’attends pas bêtement qu’on le fasse pour toi. T’imagine comme tu simplifieras la vie à Ernest s’il n’est pas obligé de chercher un sujet avant de venir et que quant il arrive tu l’accueillis ? Cela lui fera plaisir tu ne pense pas ? Et pour les autres ? Tut, tu te tais, j’ai raison et c’est pas négociable. Donc, je vais ressortir de cette chambre, et vais rerentrer et là tu m’accueille avec le sourire et tu me dis bonjours. Après, si tu veux pas savoir comment je vais, aucun problème, le bonjour me suffira. A tout de suite.

Et ce fut ainsi qu’Amy de Lauro quitta la pièce, refermant la porte derrière elle. Quelques secondes et elle toqua, entrant peu après, le tout devant une Rachel plus que perplexe. Avec une moue clairement exagérée de dépit, l’italienne s’approcha à nouveau, s’adressant à elle.

- Bon, à défaut du sourire, j’ai le droit à un bonjour ? Aller, on repère maintenant. Bon-jou-re.

- Mais pourquoi tu veux que je te dise bonjour alors que t’es déjà rentrée ?


Ce coup-ci, la mine de dépit ne fut pas imitée, et Rachel s’en mordit la lèvre.

- Là, on s’entraine, pour que demain, quant Ernest ou moi on va venir, on est droit à un bonjour. Ou alors pour que les infirmières quant elles viennent te voir elles aient pas l’impression que tu les snobes.

- Que je les quoi ?

- Snobes, que tu t’en fous d’elles. Je sais que s’est pas vrai, inutile de réagir. Fais moi seulement un bonjour et quant tu leur feras à elles, elles te souriront. La politesse c’est la base, tu les salut, elles te saluent. Ensuite, ce ne sera même plus de la politesse, se sera de l’aimabilité.


Amy ressorti, et ré-accomplit une nouvelle fois son manège.

- Bonjour Amy, déclara timidement Rachel, avec une petite moue.

- C’est pas encore ça mais on va y arriver, hein Rachel ? On recommence.

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MessageSujet: Re: Ashes to ashes   Sam 24 Nov - 17:28

Chapitre VI : un chant et l'espoir
    Chambre de Mlle. Ticalamira, Chambres des X-Men, Institut Xavier, Etat de New York
    Vendredi 31 Aout – 19 : 12 P.M.

« Je ne suis pas en retard avant d’avoir un quart d’heure de retard, d’accord ? » lui avait précisé Amy après qu’elle fut arrivé plusieurs jours d’affilé avec une dizaine de minutes de retard, laissant sur le moment Rachel des plus perplexes, comme souvent, bien qu’elle avait intégré le concept de « l’avance dans le retard » après un certain temps, en discutant avec Ernest qui lui était d’une ponctualité irréprochable, et lui conseillait d’en faire de même quant elle avait un rendez-vous. Voire même être en avance, cela faisait encore mieux, avait précisé l’italienne, notifiant aussi qu’il « fallait faire ce qu’elle disait, pas ce qu’elle faisait » sous le ton de la plaisanterie.

Rachel avait longtemps observé les concepts oubliés de la civilisation et de la vie simple, contemplé le monde, yeux clos, depuis sa chambre de l’infirmerie, attendant que vinssent la voir ceux qui l’aidait à se rétablir. Aujourd’hui, si les crises étaient toujours présentes, elles étaient suffisamment espacées pour qu’elle puisse sortir de l’Infirmerie, mais surtout tenter de s’intégrer. Il fallait dire qu’après avoir réduit à néant sa chambre lors d’une de ses fameuses crises, elle devait bien migrer autre part, et ne voulait plus rester enfermée, car on lui avait enfin fait rouvrir les yeux. Comment pourrait-elle jamais réussir à se rattraper si elle ne sortait pas ? Tous avaient fait le possible pour aller dans ce sens : Ernest et Franklin pour qu’elle aille mieux et sorte, et Amy pour qu’elle soit prête à sortir. Le Phénix avait même ouvert les yeux pour l’aider à remonter la pente, avant de s’en retourner à sa quiétude cachée quelque part dans son être.

Rachel dormait dans la chambre de Teryl Ticalamira le temps qu’on lui trouve des partenaires de chambrée capable de la gérer et de l’aider. Les dortoirs n’étant pas mixtes, elle n’avait put être placée auprès d’Ernest ou de Franklin, et Amy avait une vie privée nécessitant que sa chambre ne reçu pas de nouvelle arrivante, ce qui avait incontestablement attiré la jalousie de la rousse. D’un autre côté, elle était au courant depuis pas mal de temps que la romance avec Caitlyn Elioth, à défaut d’avoir rencontré cette autre rousse.

Il y avait beaucoup plus de choses à faire depuis qu’elle avait commencé à sortir, mais toujours craintive, elle avait préférer faire la marmotte: elle devait dormir à peu près quinze heures par jour, essayant de temps à autre de dépasser les dix-huit heures pour faire un concours avec son entité – qu’elle perdait d’ailleurs puisque l’autre passait son temps à dormir et tant mieux d’ailleurs –, et le reste du temps, elle le partageait entre deux occupations : la télévision, invention magnifique : une boite à voix et à images pour raconter tout et n’importe quoi mais qu’elle appréciait car cela lui faisait découvrir des décors qu’elle n’avait pas imaginé (oui, elle n’avait jamais imaginé un plateau télé ou l’environnement du newyorkais moyen et de sa bande de potes tous plus barré les uns que les autres) ; et la gymnastique, dont son corps avait incroyablement besoin après presque deux mois d’inactivité. D’ailleurs, il lui arrivait parfois de mélanger les deux activités : regarder la télé en faisant l’arbre droit ne l’aidait pas plus à comprendre les jeux d’argents ou leur intérêt.

Puis il y avait les visites aussi, et les discussions, qui lui prenaient le plus clair de son temps. Franklin, Ernest, Amy ; c’était cette dernière qu’elle attendait impatiemment aujourd’hui : 31 Aout, la rousse avait réussit à se comporter presque normalement, tant qu’elle était en confiance elle disait bonjours et se montrait aimable, et la brune avait donc à tenir sa part du contrat, à savoir lui jouer de la guitare.

Lorsqu’elle entra enfin, l’italienne était bien plus dans un sal état que d’habitude, Rachel, qui l’accueillait avec un grand sourire, fut fauchée dans son élan. Certes, Nephilim avait amené la guitare – sa propre guitare, offerte par sa copine au début du mois pour être sur que personne n’échapperait aux tests musicaux de début de soirée – mais elle semblait incroyablement épuisée, et présentait plus de bleus qu’à l’habitude, et des coupures aussi.

- Ça va ? demanda Rachel, outrepassant le schéma habituel voulant qu’elle dise d’abord bonjour, mais ce mot lui semblant mal placé et d’une importance caduque vu l’état d’Amy.

A part pour les pleurs, il était rare à Phénix d’avoir des éclats de voix, mais pour le coup, c’était comme si Amy avait été agressée ; encore que grâce à son facteur guérisseur, les blessures devaient déjà c’être résorbées. Elle était vêtue de fringues étonnamment propre aussi, comme si elles n’avaient pas trainée dans la poussière du gymnase, mais sentait bien plus la sueur qu’à l’habitude.

- T’inquiète, un entrainement beaucoup trop musclé, mais j’ai survécu et demain se sera parti, répliqua l’italienne avec un clin d’œil, d’un œil qui ne s’ouvrait pas bien d’ailleur.

- Juju t’as présenté Mr. Logan ?

- Euh, nan, mais c’est pas Jub qui m’a entrainé ; c’est un type, un pote à Wolverine, Arkady ça te dit quelque chose ?


Rachel secoua la tête à la négative, assise sur le matelas qui avait été installé par terre à son intention, dans un angle de la pièce.

Amy s’approcha pour se mettre en tailleur, non sans une certaine difficulté d’ailleurs, puis plaça l’instrument contre elle.

- Bon, je l’ai répété plein de fois, j’ai même un peu insisté pour apprendre cette chanson en particulier, mais je pense qu’elle te parlera, déclara l’italienne avec un sourire. J’y vais, et tu me fais pas de commentaire d’accord ?

Rachel hocha la tête, à l’affirmative cette fois. Depuis le temps qu’elle les écoutait s’entrainer, comme tout l’étage en fait, elle attendait bien de voir quelle était la chanson « qui allait lui parler ». Déjà, c’était Amy qui allait lui parler, mais sans rentrer dans la tournure de phrase, elle-même devrait juste écouter.

La musique commença…

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MessageSujet: Re: Ashes to ashes   Sam 24 Nov - 18:32

Acte Second : Intégration
Chapitre I : un nouveau départ
Bureau du Professeur Xavier, Institution Charles Xavier, Etat de New York
Mardi 4 Septembre – 17 : 34 P.M.

Regarder Rachel à son arrivée et la regarder maintenant était très différent, comment le jour et la nuit : plus confiante, plus forte moralement, elle avait finie par s’émanciper des chaines qui la retenait prisonnière dans cette chambre d’infirmerie. C’était une chose positive malgré l’état dans lequel elle avait laissé ladite chambre.

S’intégrer, elle devait s’intégrer, c’était pour cela qu’il l’avait mise chez les Stepford Cuckoos. Elle le savait pertinemment.

Assise sur une chaise, la « Grande Rousse », à défaut d’être à l’aise dans son jean et son débardeur, les deux empruntés aux Cuckoos suscitées, attendait devant le grand bureau du Professeur X. Tête baissée, tripotant ses mèches de cheveux, elle l’écoutait. Elle avait bien comprit que rien n’était régler, il suffisait de voir comment elle avait réagit avec Kate Pryde, et si la rencontre c’était bien terminée, ce n’était pas « Kitty » qui se chargerait de son tutorat. Rachel comme Xavier devraient trouver quelqu’un d’autre. Mais il y avait un autre point à éclairer, celui-là même qui faisait qu’elle était là : un suivit psychologique. Xavier s’en chargerait.

Oui, Amy avait été gentille et efficace dans son « enseignement » de comment se comporter en société avec elle, mais comme l’italienne avait dit elle-même : elle n’avait aucune compétence autre que sa bonne volonté. Donc lui apprendre comment ce comporter était une chose, mais il n’y avait personne d’assez qualifié et dans le secret concernant la jeune Summers-Grey pour assurer un suivit psychologique régulier ; même Frost n’avait aucune idée de ce qui ce cachait derrière cette Mlle R.A. Richards.

- Oui Professeur, je m’entends bien avec les Stepford ; elles sont gentilles, bienveillantes et on a adopté un chat. Elles se sont chargées d’en faire la demande auprès de la vie scolaire. Elles… comment dire ? Elles ont quelque chose de familier, même si j’arrive pas à les différentier, elles évitent de me laisser dans le doute. Elles m’ont promis de m’emmener au centre commercial pour mon anniversaire, mais vous devez déjà le savoir, vu ce qu’il c’est passé avec Mme Ticalamira…

- Non, c’est peut-être pas trop sage en effet, mais je veux pas rester enfermée ici, puis, vous leur faites confiance pour me gérer et moi aussi, donc cela devrait bien se passer. Un lieu totalement inconnu risque moins de déclencher une crise que ces lieux familiers, j’pense. Puis visiblement, c’est un crime de la majesté de l’est que de pas avoir de garde-robe, et comme je leur emprunte tout à part la combi en molécule, bah j’voudrais pas en demander trop non-plus. Teryl avait dit que vous acceptiez d’me financer, j’ai absolument aucune notion d’argent, mais j’vous remercie.

- Crime de lèse-majesté, d’accord. Et oui, je sais que je vais pas tarder à plus trop les voir, puisqu’elles vont reprendre leurs études, et que cela vaut pour Ernest, sans parler de Franklin qui est parti même s’il doit revenir en cours d’année. Dommage, on avait le même niveau scolaire. Caitlyn aussi, je risque d’la voir moins souvent, pis en plus elle, elle a un job en plus des études, nan ? Idem pour Amy.

- Oui, j’ai peur de ne pas me faire des amis, d’pas m’intégrer à cause de mon âge, j’ai peur d’rencontrer les profs si c’sont des X-Men, mais j’aimerai vraiment apprendre. J’veux pas me retrouver seule à câliner Cerberus toute la journée en attendant que les autres aient fini, et même si j’ai pas la moindre idée de ce que je peux faire, je voudrais essayer d’y arriver. Je sais que c’est très compliqué, j’ai l’impression que tout est toujours compliqué avec moi, mais…

- C’est pas faux.

- Oui, je dois savoir écrire et compter. Pas forcément super bien, mais je pense pas avoir trop perdu depuis mes treize ans. Après, c’est sur que l’orthographe et le calcul mental, c’est pas ce qu’on m’a demandé le plus souvent ; j’pourrais utiliser de ma Télépathie pour réapprendre les bases, au pire.

- Faut pas y aller par de long discours vous savez ? Oui/Non ça m’aurait suffit, c’est toi qui vois c’est très bien aussi. Caitlyn aussi pense que c’est pas ses pouvoirs qui définissent un individu, j’veux bien le croire, mais moi on m’a toujours associée au gène Summers-Grey et au Phénix, donc bon.

- Ah nan mais j’ai parfaitement conscience que faire des efforts c’est bien plus méritoire que quant ça nous tombe tout cru dans l’bec, c’est pour cela que j’ai dis que je voulais apprendre. Après, c’est vrai que si j’dois passer cinq ans à apprendre des trucs cons pour passer à des trucs utiles, ça va être déprimant : déjà qu’à vingt-deux ans dans une classe de douze, j’vais avoir l’air d’une cruche.

- Bah les vieux ils reprennent l’université s’ils veulent, faut bien qu’ils occupent leur temps libre, mais perso, j’aimerai faire autre chose, même si je sais pas quoi. Et pardon pour le vieux, j’vous visais pas.

- Oui, en gros, je voudrais que vous ou une autre personne apte et en qui j’ai confiance – donc vous quoi – me rattrape les cours de middle et high school. Sinon, je peux apprendre sur le tas aussi, nan ? J’veux dire, l’histoire des USA, euh… m’en fout. Cool que Roosevelt il ait construit le plus grand toboggan à eau du monde, mais j’vais pas faire un exposé dessus, donc j’peux bien lui foutre la paix. Si je sais écrire et compter, cela devrait être bon pour vivre. J’brillerais pas en société mais de toute façon, j’pourrais jamais. Sauf par des gaffes, mais bon, selon Cait’, ça me rends attachante.

- Non je jure pas que par Caitlyn, elle le fait beaucoup plus que moi ; et non, je vais pas m’imposer, de toute façon, comme vous l’avez dit : elle peut pas me prendre sous tutelle, elle est déjà sous celle de Grincheux. Nan, c’est Amy qui l’appelle comme ça, donc moi j’ai retenu Grincheux Elioth, c’est bien son frère ?

- Oui, donc je fini la semaine en essayant de voir ce que je peux faire de mes dix doigts, et après on se verra tous les samedis et mercredis pour le suivit, ok. Merci Professeur.

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