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 L’Oiseau et les Minimoys [PV : Kurkaru]

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X-Men Oméga
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MessageSujet: L’Oiseau et les Minimoys [PV : Kurkaru]   Lun 2 Juil - 21:59

Il pleuvait beaucoup cette nuit là ; une tempête et un orage comme Rachel en avait rarement vu. Les vents hurlaient et secouaient les arbres, la pluie se fracassait contre la vitre, le tonnerre roulait avec régularité et les éclairs illuminaient de temps à autre les environs de l’Institution Xavier.

La foudre heurta le sol dans le parc tout proche, révélant une fois de plus l’intérieur de la chambre de l’infirmerie. Tout d’abord, à quelques décimètres de la fenêtre et parallèle à cette dernière se trouvait le lit, puis toujours en s’éloignant, une table de chevet, postée là où il rejoignait le mur. Il n’y avait pas grand-chose dessus, une boîte de mouchoirs à moitié pleine, une carafe d’eau et un verre, et le plus important pour la locatrice des lieux, un collier de l’Institut Xavier, dont le médaillon est une croix cerclée, symbole des X-Men – la seule chose qui l’avait accompagnée toute sa vie. Venait ensuite, toujours contre le mur, une table basse, sur laquelle étaient entreposés vêtements et draps, puis après l’angle du mur, la porte. La partie opposée à celle-ci était composée d’une pièce aménagée contenant douche et toilette, pour lorsque les locataires n’avaient pas les capacités de se rendre à celles de l’Institut.

Ce n’était pas le cas de la jeune femme rousse, svelte et composée de fins muscles, à la peau claire mais marquées de lignes rouges, de tatouages et de cicatrices témoignant d’un passé plus que mouvementé, qui allongée sur le dos, le visage à l’ossature marquée couverte par sa chevelure mi-longue à moitié enfoui dans l’oreiller, somnolait paisiblement. C’était étrange, car la tempête avait sur elle un effet apaisant. Cela lui montrait que malgré l’agitation et la violence, le calme revenait toujours à un moment ou un autre. Cela lui montrait que le monde restait inchangé malgré l’épreuve, car le matin serait semblable à tous les autres. Et quant bien même cela ne serait pas le cas, ce qui avait été détruit serait reconstruit. C’était un espoir qui grondait dehors et cognait à la fenêtre. Rachel n’en avait pas conscience, mais c’était l’espoir du calme après la tempête était bien présent en elle.

Pour une fois, elle dormait d’un sommeil serein, sans rêve, le drap couvrant son dos jusqu’à ses épaules, laissant cependant voir les marques rouges qui couraient de son visage jusque dans son cou et sa nuque, pour réapparaitre sur ses bras et jusqu’à ses mains, dont la gauche serrait le médaillon posé sur la table de nuit. Le reste de ses tatouages et autres cicatrices était dissimulé par le drap, ses pouvoirs ne maintenant nulle illusion lorsqu’elle dormait. Mesure de sécurité : devoir se concentrer lorsqu’on employait ses pouvoirs télépathiques de façon active pour être sure de ne faire de dégâts durant les cauchemars.

Mais pour une fois qu’elle était en paix, ses perceptions extra-sensorielles étaient actives, lui indiquant en même mesure que ses cinq sens son environnement, aussi bien physique que spirituel.

Tout était calme à l’intérieur, comme si la vitre était un miroir opposant le nid protecteur bâti par Xavier au monde dans lequel il était construit. Rachel avait jadis considéré ces lieux comme sa maison, mais elle éprouvait des difficultés à s’y sentir en sécurité après l’avoir vu brûler et du fait que la majeure partie de ses peurs résidaient entre ces murs.

Mais en cette nuit, elle n’y pensait pas. Elle ne se souviendrait pas quels avaient été ses pensées comme ses rêves d’ailleurs, mais saurait que pour une fois, ils avaient été apaisés par l’orage. Ainsi détendu, les capacités de localisation de ses pouvoirs étaient parfaitement fonctionnelles ; ainsi, à une certaine heure, quelque chose vint la titiller.

C’était petit, rapide et nombreux, et le fait que cela ne soit humanoïde malgré sa petite taille attira son attention subconsciente : comme lorsque quelque chose bouge près de vous, alors même que vous êtes endormis, mais que vous le sentez quant même. Certes, ce n’était pas à proprement parler près d’elle, puisqu’elle percevait son environnement dans un rayon de 10m, mais lorsque cela s’introduisit dans sa chambre, poussant la porte entrouverte, Rachel remonta vers la conscience.

Comme après un rêve, il lui faudrait un certain temps pour se réveiller à proprement parler, et les petites créatures auraient encore le temps d’agir. Quelques secondes, tout au plus, mais c’était amplement suffisant vu leur vitesse de déplacement…

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Kurkaru
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MessageSujet: Re: L’Oiseau et les Minimoys [PV : Kurkaru]   Dim 30 Sep - 21:02

TAAAAAAAAAAAAAATTTTTTTTTTTAAAAAAAAAAAAAAAATTTTTTTTTTAAAAAAAAAAAA (Pour les gens qui se posent la question quand à la signification de cette onomatopée déversée d'entrée de jeu, il s'agit tout simplement d'une musique d'ambiance appropriée. Cependant, par respect pour les artistes et n'ayant pas les moyens de les rétribuer le morceau à été intégralement rebruité au clavier. Merci de votre compréhension et prière de faire preuve d'un petit peut d'imagination !). Les Pictsies étaient en mission spéciale. Très spéciale. Ils devaient trouver de nouvelles fournitures pour complèter celle qu'ils avaient déjà. Et puis de l'alcool, aussi. Et de la nourriture. Bref, ils devaient prendre tout ce qu'ils pouvaient emporter sans se faire repérer. Ils étaient bon, très bon pour ça. Bon, il fallait bien avouer que certains au sein de l'institut devaient se douter de quelque chose. Notamment parce qu'une partie de leur garde robe était manquante. Notamment les chaussettes. Les pictsies raffolaient des chaussettes. Elles faisaient de super sac de couchage, avec un peu de travail, elles pouvaient servir de Kilt avec de jolis motifs. On pouvait aussi les transformer en sac, en arme, etc. C'était super pratique. Cependant, les Pictsies avaient une net tendance à ne prendre les chaussettes qu'à l'unité. Avoir deux fois le même motif c'était nul. Ils prenaient aussi les dessous rigolos. Tout d'abord parce-que ça faisait plaisir à Kurkaru, mais aussi parce qu'on pouvait faire des parachutes avec, ce qui était assez pratique. Mais il ne s'agissait que d'un échantillon du tribu qu'il prélevait, celui ci était encore plus important quand Kurkaru se joignait personnellement à la chasse. Mais la, les Pictsies ne se souciaient pas d'être discrets, Kurkaru étant ce qu'on pouvait définir comme une diversion ambulante. Et quelque soit le résultat des actions des Pictsies, s'était systématiquement Kurkaru qui était désigné comme responsable. Et comme personne n'arrivait jamais à punir de façon efficace Kurkaru, tout se passait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Bon, ceci dit, les Pictsies envoyaient des explorateurs un peu partout dans la résidence, identifiant les points d’intérêt. S'ils n'avaient pas mit longtemps à trouver la cuisine et les chambres, certains endroits restaient encore à identifier. Ils avaient par exemple conscience de l'existence d'un réseau souterrain, mais ne s'y étaient pas encore aventuré, attendant d'être mieux installé pour se faire. Et potentiellement annexer cet endroit .

L'expédition du jour avait pour but de profiter d'un endroit qui semblait garnit de pleins de trucs utiles : l'infirmerie. Celle-ci contenait en effet des armes sous forme métallique et chimiques ainsi que de l'alcool. Et les Pictsies étaient près à faire beaucoup, vraiment beaucoup pour de l'alcool. Par conséquent, un groupe d'une dizaine de Pictsies, sous l'égide du puissant et ingénieux Bob Monsieur, accompagné de ses fabuleux compagnons Lars mon frère (pas le mien, celui de Bob), Bob (pas le frère de Lars, mais Bob le Bricoleur, ainsi nommé pour ses capacités de bricoleur, aussi surprenant que ça puisse paraître), Johan le grand (plus petit que Johan le petit, mais né avant, donc, le grand) , Johan le petit (qui au contraire est plus grand que Johan le grand, mais moins que Johan point si petit que Johan le grand mais plus que Johan le petit) et de Bar (ainsi prénommé parce qu'il voulait tenir un bar) Joe (diminutif de Jo en fait) le Dingue (ainsi antéfixé ainsi parce que ses tests culinaires repoussaient les limites, même des Pictsies au sens gastronomique assez ouverts sur l'originalité). Deux autres Johan et 2 Pictsies dont je ne me rappels plus le nom les accompagnait, ainsi que le valeureux Bill le racontoigneur, qui noterait les différents points héroïques de cette geste pour en faire une chanson. Dès qu'il aurait trouvé comment faire autre chose que des tam-tams à base de peau de souris, parce que les taptaps, ça fait pas vraiment très héroïque.

Ce fabuleux groupe, venait de pénétrer dans la pièce qui, d'après les indications du Johan éclaireur devait être l'infirmerie. Une fois la trappe d'aération retirée et les Pictsies présents dans la pièce, il s'arrêtèrent un instant en conciliabule. Plusieurs points devaient être analysées :


"-Bar Jo le Dwingue, mon amwi, pwourquoi twa un flwacon avic twi ?

-Cwest impwortwant. Twès inpwortant.

-Awoui, dwaccord. Bwon, Woila comment on wa pwroceder : on pwrend twout cqui est pwa attachwé au swol et qwui est interresswant.

-Dwaccord chwef. Pwour lwa fwille, on fwit qwoi ?

-La fwille ?

-Wouit, cwelle qwui dwors, lwa dwans le lwit...

-Hum... On a cwas l'empwoirter ausswi ! Gwand et P'twit allwez l'assomeu pwour quwon empworte.

-Pwourqwa fwir ?

-... On werra plwu tward. "

Sur ses belles paroles les Pictsies se répandirent dans la pièce comme une trainée de poudre, étendant un drap sur le sol et y jettant tout ce qui leur semblait intéressant : instrument de médecine, couteaux, fourchette, piqûres. Ils procédèrent avec beaucoup plus de délicatesse pour les médicaments et notamment pour les fioles avec la mention alcool. Ils ne semblaient pas trop accorder d'importance aux pictogrammes qui indiquaient de ne pas boire, de danger de mort et autre. Futées, les Pictsies avaient bien conscience qu'il ne s'agissait que de tentative pour leur faire croire que ce n'était pas bon alors que c'était délicieux. Pendant ce temps les deux Pictsies missionnés à la surveillance escaladèrent le lit et commencèrent à regarder la jeune femme.

"-Swi elle a les yweu ouwert, elle dwors ?

-Wouit.

-Twes swur ?

-Wouit, swinon, elle swerrait pwa allwonge, nwon ? Swinon, on lwa cwogne quand ?

-Attwent dweux sweconde !

un... quatre... trois, mille quatre vingt dix nweuf, twrois !


Et c'est ainsi que Petit Johan mit un magistral coup de boule à la pauvre jeune fille, qui n'avait probablement rien demandé. Enfin, avouez qu'il était assez improbable qu'elle ait demandé à être frappé par un être bleu,roux, portant le kilt et sentant très fort. Ou alors, elle avait de drôle de goût... M'enfin, on ma toujours dit qu'il ne fallait juger de rien, donc bon, je suis tolérant. Mais quand même...



Hj : désolé, ce rp m'était sortit de la tête oo

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MessageSujet: Re: L’Oiseau et les Minimoys [PV : Kurkaru]   Lun 1 Oct - 19:54

Des voix, des voix résonnaient. Et des bruits aussi. Cela venait de la pièce d’à côté, ou d’ici ?

Rachel était dans l’une des chambres d’observation de l’infirmerie, locataire trop durable pour être laissée dans la pièce principale, ou l’on s’occupait des blessés légers et des consultations. Cependant, sa chambre était adjacente, et le mur était fin. Mais plus que le mur, il y avait ces petites choses qui bougeaient et farfouillaient, et dont certaines s’approchaient.

Elle n’en eut pas conscience de suite, mais lorsque la jeune femme ouvrit les yeux, reprenant une conscience modérée, elle put saisir quelques mots.

De quoi ? Les voix avaient un dialecte étrange, et la rousse n’était pas assez réveillée pour le comprendre. Elle ne bougea cependant pas, des choses se rapprochant à grande vitesse, escaladant habilement le lit. Le premier réflexe de Rachel fut de s’immobilisé, yeux ouverts, pour faire la morte.

Les choses qui apparurent dans son champ de vision au gré de la lumière de la foudre étaient étranges : elles ne devaient pas mesurer plus d’une demi-douzaine de centimètres, et était des humanoïdes bleus aux cheveux comme les siens, mais vêtus de sorte de pagne et dégageant une odeur pour le moins désagréable. Elle les regarda s’approcher sans rien faire, retenant sa respiration.

Elle devait rêver, bien que ce rêve soit moins sanglant et douloureux que tous les autres, et n’ait aucun rapport avec son passé.

"-Swi elle a les yweu ouwert, elle dwors ?

-Wouit.

-Twes swur ?

-Wouit, swinon, elle swerrait pwa allwonge, nwon ? Swinon, on lwa cwogne quand ?

-Attwent dweux sweconde !

un... quatre... trois, mille quatre vingt dix nweuf, twrois ! "


Il n’allait tout de même pas là... ?!

Si.

Autant, faire la morte face à des Schtroumpfs écossait qui se glissait furtivement dans sa chambre par une nuit d’orage c’était faisable, autant continuer à la faire alors qu’un d’entre eux se servait de sa tête de manière herculéenne – oui, ses références étaient un peu passé de mode, mais elle n’avait pas réellement eut le temps d’évoluer culturellement parlant – c’était trop lui demander.

Donc, elle retenue deux choses de cette rencontre frontale : sa faisait mal, un couinement en témoigna, et en plus ce n’était pas un rêve !

Se retournant avec violence pour se saisir de son front endolorit et en même temps fuir cet agresseur importun, Rachel dévala de son lit jusqu’au sol, emportant se drap par la même. Atterrissant sa la moindre douceur, elle eut le souffle coupé un instant, avant de se rattraper tant bien que mal pour tenter de se mettre à quatre pattes, et à défaut d’y arriver elle rampa en direction de la fenêtre, se recroquevillant contre le mur, s’entourant d’un écran télékinétique.

C’était quoi ce délire ? C’était quoi ces trucs ? Pourquoi elle ? Pourquoi qu’ils la frappaient ?

Rachel ne savait pas mais était plutôt paniquée, son écran maintenu mais vacillant, son cœur s’affolant alors qu’elle se serrait toujours plus contre le mur, la lumière des éclairs passant au-dessus d’elle pour révéler les malignes silhouettes de ses agresseurs.

Elle aurait voulut crier, appeler à l’aide, mais sa voix était enrouée par l’affolement, ne répondant plus. Les larmes commençaient à couler, silencieusement pour une fois. Rachel tremblait, cachée derrière son bouclier, son drap et sa chemisette de patiente, serrant très fort son médaillon des X-Men dans sa main.

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Kurkaru
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MessageSujet: Re: L’Oiseau et les Minimoys [PV : Kurkaru]   Dim 7 Oct - 20:04

Dans le chahut discret (oui, parfaitement, c'est impossible, mais quand même, vous n'allez pas commencer à m'embêter avec vos histoires de cohérences syntaxique. De toute façon, c'est moi qui décide), bon, bref, comme je le disais avant d'être interrompu par un grabataire académicien, les Pictsies effectuaient leur travail avec leur babillage incessant, se disputant, se battant, s'injuriant, mais finalement, le tout avait l'air assez efficace. Cependant, ils furent interrompu quand la jeune femme réagit bizarrement. Enfin, on a pas idée de se paniquer pour un petit coup de boule comme ça, enfin. Certes, les Pictsies avaient remarqué que la majorité des espèces avec qui ils étaient entrés en contact avaient un peu de mal à supporter. Mais la, bon. Heureusement, même si elle avait fait n'importe quoi avec ses draps, Grand et Petit Johan avait réussit à ne pas tomber et à rester sur le lit. Petit Johan n'avait pas l'air content du tout du traitement qu'on venait de lui faire subir. Enfin, un beau coup de boule comme celui la ! On devrait lui donner un truc pour le féliciter. Un petit machin en métal, par exemple. Qu'il pourrait accrocher à son kilt, les jours où il voudrait impressionner les gens. Comment il pourrait appeler ça ? Une médaille ! Voila. Il faudrait qu'il parle de son idée à Bob le bricoleur et à Bob Monsieur. Mais bon, pour l'instant, il était juste pas très content. Les autres Pictsies se grattèrent de concert la tête puis la penchèrent de côté. C'était une habitude qu'ils avaient prise au contact de Kurkaru, celui qui portait leur parent. Bon, même s'il était pas très futé, il avait parfois de bonne idée. Alors pencher la tête pour forcer les idées à se rencontrer les unes les autres et produire de nouvelles idées, c'était pas si bête. Sur l'instant, ça ne marcha pas. Mais bon, peut être qu'une autre fois ? Ils s'approchèrent prudemment de la fille qui semblait un peu bizarre. Déjà, elle était grande. Les grands sont bizarres, les Pictsies n'aimaient que moyennement les fréquenter. Ensuite, c'était une fille. Les Pictsies avaient également du mal avec ce concept. Il n'y avait pas de fille chez eux. Ils avaient bien entendu rapidement eu la capacité d'identifier les différences entre les filles et les hommes en se promenant dans l'institut et en s'égarant à certains endroits où les vêtements semblaient tabou. Une fois une Pictsies avait faillit être capturé. C'était dans un endroit bizarre, avec des trucs qui étaient capable de générer de la pluie sur commande. Après discussions avec Kurkaru, ils avaient compris qu'il s'agissait d'un truc pour se laver. Enfin, à vrai dire, le terme laver aussi nécessitait quelques explications. Kurkaru et les pictsies avaient tous conclus qu'il s'agissait d'un endroit dangereux. Mais bon, le pauvre Pictsies ne pouvait pas le savoir. Il avait brillamment cherché à se faire passer pour une bouteille de shampoing. Découvert, il avait du prendre la fuite sous les hurlements aiguës. Une sorte de système de défense sonique magique, d'après le jeune Pictsies. Donc ils en avaient conclus : les filles, c'est dangereux.

Bob Monsieur s'approcha de la fille, prudent. Il ne savait pas trop ce qu'il devait faire, mais il devait le faire. Il prit son courage à 2 mains, puis franchit un mètre. Il s'arrêta, attendit, et sentit les regards des autres Pictsies dans son dos. Il fit encore un mètre quand... on gratta à la porte. Soulagé d'avoir un autre truc que la fille à gérer, il se retourna. D'un geste il invita quelqu'un à aller ouvrir la porte. Lars se précipita, sautant sur un meuble pour se propulser plus haut et ouvrit la porte pour laisser place à.... CERBERUS ! BROYEUR DE RÉALITÉ ! DÉVOREUR D'ESPOIRS ! TUEUR DE DYNASTIES !, la petite chatte blanche de quelques mois que Lars avait adopté.


"Mwenfwin, lwars, mon fwrere, on en a dwedja pwarlé ! CERBERUS ! BROYWEUR DE MONDE ! DÉWOREUR DE RÊWES ! TUEUR DE WÉROS ! il pweut pwoint wenir awec nwous twrop swouvent. Et pwuis swon nwon est un pwuis lwoing, je twrouve. "

Les autres Pictsies agitèrent la tête en signe d'approbation. Ragaillardit, Bob Monsieur se tourna donc vers la fille et la héla. En espérant qu'elle serait capable de le comprendre. Il semblait que tous les humains n'en étaient pas capable. Bizarre. C'était sûrement lié à leur accent. Les humains parlaient si mal qui devaient avoir du mal à comprendre ce que disaient les gens qui parlaient bien. Ralalalala, je te jure.

"Bon, twes qwui twa ? Et pwouqua twu plweure ?"

Par ce que bon, ein, il lui fallait des réponses. Pendant ce temps, les autres Pictsies avaient plus ou moins repris leur travail, même s'il semblait que la quantité de truc à ramasser était assez faible par rapport à ce qu'avait dit l'éclaireur. Alors, soit ils s'étaient trompés de pièce, soit il avait mentit. Comme un bon chef ne se trompe pas, il devait s'agir de la seconde possibilité. Par conséquent, Bob Monsieur comptait bien passer un savon à l'éclaireur. Il lui ferait peut être même gouter à son german suplex personnel. Il avait découvert cette technique en regardant l'écran avec des personnages qui bougeaient tout seul. C'était marrant.

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MessageSujet: Re: L’Oiseau et les Minimoys [PV : Kurkaru]   Dim 7 Oct - 23:38

Rachel avait connu des réveils difficiles, des réveils violents, des réveils traumatisants, et même maintenant, la plupart de ses nuits la voyait se réveiller en sueur, angoissée, ou en hurlant, terrifiée. Les cauchemars, toujours les cauchemars : le sang, la violence, son monde, ceux qu’elle avait perdu…

Mais une fois éveillée, elle devait ce calmer, ce dire que c’était fini, que ce n’était qu’un cauchemar. Sauf que cette fois-ci, ce n’était pas un cauchemar : elle avait été agressée au réveil ! Encore une fois, elle avait connue pire comme agression, mais… pas ici. Et pas par ça ; sans savoir ce qu’était le ça d’ailleurs.

Ils étaient petits et bougeaient vite, trop vite par rapport à leur taille, et agressait les gens à coup de tête, le tout par une nuit d’orage, n’apparaissant dans son champ de vision qu’à la faveur d’un éclair, alors qu’eux semblaient parfaitement la voir. Des monstres, petits, vicieux, violents ; elle en avait peur.

Regardant les ombres mouvantes en leur prêtant plus de présence qu’elles n’en avaient réellement, ses yeux cherchant les petites bestioles bleus, elle les vit se rapprocher, durcissant le bouclier à quelques centimètres d’elle. Ils ne pourraient pas le franchir, ils ne devaient pas le franchir. Ils avaient fait cercle autour d’elle, ou peu ou prou, à moins que ce ne soit son imagination qui lui jouait des tours, et l’un d’eux s’approchant, la conduisant elle-même à se blottir toujours plus contre le mur, comme si elle avait put le traverser et s’échapper comme Kate le faisait autrefois.

Quelque chose se passa, elle n’entendit pas quoi mais le monstre centimétrique s’arrêta et lui tourna le dos. Peu après, la porte s’ouvrit. Doucement, sans un grincement, donnant un prétexte à la bestiole qui se tenait à quelques mètres d’elle de parler.

« Cerberus, broyweur de monde, déworeur de rêwes, tueur de wéros » venait d’entrer en piste. Elle ne pouvait le voir, mais l’intitulé suffit à lui arranger un gémissement d’effroi. Elle ferma les yeux, ne voulant le voir. Son bouclier tiendrait surement, vu la taille des créatures, mais elle devait trouver un moyen de sortir de là. L’offensive n’était pas envisageable, elle ne l’était plus, Rachel ne voulait plus faire de mal, elle en avait trop fait.

"Bon, twes qwui twa ? Et pwouqua twu plweure ?"

Il lui parlait, toute son attention concentrée sur elle, ainsi que celle de ses petits camarades. Si seulement Rachel avait réussit à user de sa télépathie pour ce cacher, pour se dissimuler à leurs yeux, mais non, elle était trop affolée pour faire preuve d’autant de maitrise.

Sa voix, elle devait retrouver sa voix. Des bredouillements ne leur conviendraient pas comme réponse, cela ne convenait jamais. Répondre, elle devait répondre, avant la douleur, avant qu’ils n’emploient la douleur.

Mais ici, est-ce qu’ils employaient la douleur ? Elle n’était plus sur son monde, et s’ils étaient hargneux, ils n’avaient surement aucun moyen de franchir le bouclier… aussi longtemps qu’elle le maintenait. Trop de panique, trop d’émotions, trop…

- Q… Qu’est-ce… qu’est-ce qu’vous voulez ?

Ne pas poser de questions, surtout des stupides comme celle-là : qu’est-ce qu’ils voulaient ? Des réponses !

- R… R’chel… Je… je m’ap… m’appelle… Rachel… et… et…

Pourquoi pleurait-elle ? Ils n’en avaient véritablement aucune idée ? Rien que leur présence et leur agressivité l’effrayait, et elle pleurait de peur. Elle aurait plus pleuré pour des tas de raisons, c’était vrai, elle le faisait chaque jour depuis sont arrivée ici, mais cette fois, c’était bien la panique. Pas même la douleur, juste la panique, la peur, l’affolement.

- Me… m’faites pas d’mal… s’il vous plais…

Demande si stupide et si vaine pourtant habituelle. Ils allaient lui dire que tout allait bien ce passé, lui demander de leur faire confiance, et ensuite viendrait la douleur.

Non, non, non !

Pas à nouveau, pas ici, elle ne voulait pas, elle refusait !

Plus de douleur, plus de peur… elle ne voulait plus.

- Me faites pas d’mal ! hurla-t-elle, rouvrant les yeux et s’entourant d’un cercle de flammes, flammes prisonnières d’un autre bouclier Télékinétique, bouclier qui usurpa la place de sa propre protection.

Ainsi enfermée, les flammes ne risquaient ni de la bruler, ni de bruler le décors, pas plus que de déclencher l'alarme incendie, seule la luminosité s'échappant de l'écran.

Rachel les voyant enfin, et espérait que le feu les dissuade d’approcher plus.

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Kurkaru
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MessageSujet: Re: L’Oiseau et les Minimoys [PV : Kurkaru]   Sam 3 Nov - 21:58

Les Pictsies s'entre regardèrent à nouveau. Aucun ne semblait vraiment comprendre ce qui troublait tant la jeune femme. Hum, hum, hummmm... Que pouvaient ils faire ? Pas grand chose. Cependant, il aurait été intéressant 1) de la transformer en une esclave utile, par exemple vu tout ce qu'elle pleurait, elle pourrait servir sans problème de fontaine à eau pour les Pictsies 2) de lui demander si elle ne savait pas où on pouvait trouver d'autres fourniture, parce que la, bon, y avait quand même pas grand chose 3) De lui faire oublier grâce à une ruse habile leur présence. Bon, alors par quoi allaient il pouvoir commencer ? Tout d'abord, mieux valait chercher à percer le mystère de cet fontaine à eau infinie. En plus elle faisait des effets lumineux sympa. Plusieurs Picstsies avaient cessé le travail et s'amusaient à danser autour de la jeune femme juste pour le plaisir de voir leurs ombres déformée se projetter sur le mur. L'un d'entre eux essaya de sauter par dessus les flammes, mais il fut repousser par une force mystérieuse. Aussitôt, tout les Pictsies se mirent en devoir d'expérimenter la chose, en donnant des coups de boule dedans. Cela ne fit pas grand chose, mais ça les amusa beaucoup. Rapidement, ils cherchèrent à monter les un sur les épaules des autres, pour voir jusqu'où s'étendait cette force magique. Au quatrième étage, ils perdirent l'équilibre et les Pictsies dégringolèrent les un sur les autres. Manifestement, il n'était pas vraiment possible de franchir. Ils se mirent donc en devoir de tester cette hypothèse en jettant différents objets dessus, un peu tout ce qui leur passait par la main. Rapidement lassé, il se mirent à ce concerter :

"Bwon, les gwar, qwest qwon fwait ?

Mwa, jwe dwis qwon dwewrait crweuser un gwand trwou.


Bwonne idwee !

Wouais !

Mwais ... Pouwrqwa fwaire ?

Jwe swais pwa. Mwais cwommme je dwis twoujours, un gwand trou, cwest jwamais inwutile.


West, pwa fwau..."

Alors que les Pictsies étaient entrain de se disputer sur la meilleur façon de creuser un trou, deux événements non concomitant se produisirent : un CERBERUS, BROYEUR DE DESTIN, SEIGNEURS DES CHAGRINS ET DES REGRETS, DESTRUCTEUR DE FUTURS INCERTAINS,venait de se frotter au champs de force en miaulant. Manifestement, l'animal appréciait la chaleur résiduelle qu'il percevait. Ou alors c'était un chat comme tous les chats, qui aimait se frotter à tout, sans autre raison que celle d'être un chat. Au même moment, un nouvel invité surprise pénétra dans la pièce. Kurkaru, le légendaire nain vert de l'institut, épouilleur et squatteur de son état. Pour l'instant silencieux, il commença à faire le tour de la pièce, l'air perplexe. Les pictsies le regardèrent un instant, puis continuèrent leurs discution. Finalement, ils décidèrent de s'adresser à la pleureuse

"Bwon, on awrriwe pwa à cwe dwecider. Dwonc, a twon awis, le mwieu, cwest de twapper awec sa twete jusquwa cwe que le swol lache ow dwe twapper awec la twete de qwelquw'un dwautre ? Pwour cweuser un twou, jweu dwire ?"


Manifestement la question semblait réellement importante pour eux, et aucun ne semblait douter que la femme allait cesser immédiatement ces trucs bizarre à base de pleurs et autres chouignerie pour y répondre. Avant de reprendre ses activités, si elle le voulait. Kurkaru, lui, pendant ce temps, se tenait devant une glace et penchait la tête, dans un sens, puis dans l'autre. Il avait l'air concentré et perplexe, choses qui n'était pas naturelles pour le farfadet de l'institut...

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MessageSujet: Re: L’Oiseau et les Minimoys [PV : Kurkaru]   Sam 10 Nov - 18:46

Les flammes lui permettaient certes de mieux voir ces êtres qui semblaient, eux, nullement avoir besoin de lumière pour la voir elle, mais semblaient aussi amuser les Schtroumfs : ils dansaient autour d’elle, projetant leurs ombres sur les murs ; Rachel ne savait pas si elle devait être rassurée par un tel comportement, ou au contraire effrayée. Lorsque l’un d’eux tenta de franchir les flammes, il fut repoussé par l’écran qui protégeait l’extérieur du brasier, et les autres se mirent en devoir, faisant fit de toute peur, de détruire la protection. Leurs coups de tête ne donneraient rien contre le bouclier Télékinétique, ce dernier ayant déjà montré sa capacité à encaisser bien pire, mais cela ne les découragea pas.

Ces Schtroumfs écossais étaient étranges, un temps leur comportement était d’une violence tribale, un autre les voilà en train de faire les pitres en formant une échelle qui, bien entendue, ne tint pas. Puis vint le temps des projectiles, où ils démontraient leurs capacités physiques en lançant plus ou moins tout ce qui leur tombait sous la main ; pas le lit, par pitié, pas le lit !

Non, pas le lit, ils se mirent à discuter avant de s’y essayer. Pas que Rachel ait peur que le lit détruise son écran, mais elle ne voulait pas se faire engueuler après ; même venant d’elle, l’explication « c’est des Schtroumfs ayant bus de la potion magique qui m’ont jeté mon lit à la figure » était un peu trop énorme pour passer.

A défaut de savoir quoi faire, les trucs voulaient creuser un trou ; ils ne semblaient pas non-plus savoir pourquoi creuser un trou, mais étaient très enthousiasmés à cette idée. S’ils escomptaient passer dessous le bouclier, ils allaient découvrir une chose que Newton avait nommé gravité et que sous le planché de l’infirmerie, bas il y avait une autre salle. En même temps, si du coup ils la laissaient tranquille…

- Meow.

Rachel crut faire un arrêt cardiaque à ce bruit, se figeant, parfaitement interdite ; le petit chat venait de se frotter à son tour contre son bouclier, visiblement attiré par la chaleur contenue dans ce dernier. Les larmes stoppées, la rousse mit quelques secondes avant de respirer à nouveau, voyant la bestiole continuer son câlin à la barrière ; au moins une qui était bien à cet endroit, c’était cela de gagné.

Tentant de calmer son cœur, et de se calmer par la même occasion, Phénix vit une autre ombre bouger, au-delà de la zone éclairée par ses flammes. C’était petit, disgracieux, et surtout, agile. On aura dit un Gollum huileux, qui laissait trainer de son huile un peu partout d’ailleurs, et après une légère inspection de la pièce, il se contempla devant un miroir, penchant la tête sans aucune logique.

"Bwon, on awrriwe pwa à cwe dwecider. Dwonc, a twon awis, le mwieu, cwest de twapper awec sa twete jusquwa cwe que le swol lache ow dwe twapper awec la twete de qwelquw'un dwautre ? Pwour cweuser un twou, jweu dwire ?"

A nouveau interdite que les créatures ignoraient la plus grosse pour se concentrer sur elle, Rachel se resserra sur elle-même ; parlés, ils lui avaient à nouveau parlé, lui demandant son avis pour creuser un trou. Elle était une soldat, mais son champ d’action c’était pas les explosifs, elle n’avait rien d’une sapeur même si elle pouvait faire beaucoup de dégâts.

Cependant, il ne fallait pas de grandes connaissances en démolition pour savoir qu’y aller avec la tête, comme les Schtroumfs aimaient à le faire, n’était pas une solution efficace, qui probablement répandrait de la cervelle partout avant d’avoir entamé le plancher.

Que devait-elle répondre ? Parce qu’elle devait répondre, assurément : ils étaient tous tournés vers elle, en attendant son avis.

- Euh… pas taper ?

Pas très explicite comme réponse, mais elle ne devait pas paniquer ; pas plus que leur donner des raisons de lui en vouloir.

Prenant son courage à deux mains, Rachel prit également une profonde inspiration avant de rouvrir la bouche.

- Faut pas vous taper la tête contre le sol, vous aller finir avec des bleus sinon.

Mauvaise réponse, ils étaient déjà bleus ; même si elle avait été réveillée à coups de boule et qu’elle se sentait agressée par ces petites créatures, Rachel préférait éviter qu’ils ne se fassent mal tous seuls, même s’ils avaient la tête dure – et elle pouvait témoignée, elle-même allant avoir un sacré bleu dans les prochains jours – ils ne parviendraient jamais à passer au travers du plancher.

Réfléchir, réfléchir, elle devait réfléchir, tant qu’ils se préoccupaient de leur trou, ils n’essayaient pas de franchir son bouclier, puis elle pourrait les observer comme cela.

- Ca marche d’habitude de creuser des trous avec la tête ? Il vous faut pas des outils plutôt ? Des pelles ? Des pioches ? Des explosifs ?

Eeeeep ! La voilà qui venait surement de donner aux Schtroumfs d’Ecosse la pire idée de leur vie : des explosifs !

Mettant les deux mains sur la bouche, elle se tut, espérant qu’ils n’aient pas de bombes, sans quoi cela allait mal tourner pour elle.

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Kurkaru
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MessageSujet: Re: L’Oiseau et les Minimoys [PV : Kurkaru]   Dim 11 Nov - 22:16

Des explosifs ? Les Pictsies réfléchirent un instant à l'idée. Puis en fait, se rendirent compte qu'il n'avait aucune idée de ce que ça pouvait bien être, mais aucun ne semblait décidé à l'avouer le premier. Chacun se mit donc en devoir de prendre l'air extrêmement concerné et concentré, comme s'ils avaient parfaitement compris. Tout en attendant que la femme qui pleurait continue son exposé sur les trucs explosifs. Mais malheureusement, elle n'avait pas l'air de vouloir en dire plus. Après de nombreux regards en coin, les Pictsies finirent par conclure à leur ignorance . Après tout un jeu de : "qui parle le premier", compliqué, il décidèrent de se mettre d'accord en utilisant la méthode traditionnelle des Pictsies : une bonne grosse bagarre. C'est Johan le grand qui prit l'initiative, mettant une taloche à Bob le bricoleur. Celui ci répliqua par un coup dans les parties avant de se faire surprendre par une attaque stratégique par derrière d'un autre Johan. Rapidement la situation dégénéra pour perdre tout capacité à être descriptive (et je ne dis pas ça du tout parce que j'ai pas envie de décrire la scène, ein, j'espère que vous n'êtes pas en train d'essayer d’insinuer que je suis fainéant... je le prendrais mal. Très très mal ! ). Bon, puisque cette scène est non pertinente du point de vue du récit, concentrons nous sur le seul protagoniste valable de cette histoire... CERBERUS, DÉVOREUR DES FUTURS PASSÉ, RÉDUCTEUR EN PÂTÉ POUR CHAT, CONQUÉRANT DU PLUS QUE PARFAIT DU SUBJONCTIF ! Et oui. La petite chatte blanche n'en avait manifestement terminée avec son ennemi héréditaire, le bouclier magique auto chauffant et elle continuait de se frotter contre celui ci sans le moindre répit. Elle finirait bien par le faire céder ! Par ailleurs, elle avait activé ses techniques secrètes : les capacités vibratoires infernales et le bruit du ronrons qui tue ! Avec ça, absolument aucun ennemi ne pourrait résister ! Ce n'était plus qu'une question de seconde avant que le bouclier ne cède ! De beaucoup de secondes, mais ça, ce n'était qu'un point de détail technique. Pour en revenir aux Pictsies, ceux ci avaient terminés leur bagarre. Ils commençaient donc à discuter du concept :

"Oui, dwonc, un exchoplchif, cwest qwoi ?

Un twruc qwui fwait bwoum !

"Dwonc, swi jwe fwais bwoum, jwe swouis un exchoplchif ?


Wouich.

BWOUM ! Cwest bwon, wya un twrou ?

Mwais nwon, abwacil ! Cwa fwait plwus quwe cwa !

Mwais twu dwisasi que ..."

Partit dans une nouvelle discussion compliqués sur des concepts qui n'étaient réellement maîtrisés par aucun d'entre eux, suivre la conversation serais fastidieux. En plus j'ai pas envie, donc, passons à autre chose. A savoir, le dernier protagoniste de notre histoire, héros théorique et nain bécile heureux, j'ai nommé Kurkaru. Celui ci semblait avoir fini sa contemplation dans le miroir et se dirigea à pas mal habiles vers la jeune femme. Il regarda un instant les Pictsies, esquissa une grimace qui pouvait passer en fonction de l'angle de la lumière, de la température ambiante à Tombouctou et de l'heure qu'il était sur la lune pour un sourire, puis il se tournan vers la jeune femme. Il esquissa à nouveau une tentative de sourire, qui semblait venir d'une personne qui venait de retrouver sa mobilité après un accident imobilisateur, puis prit la parole :

"Bonjour... je ... euh... on est bien à l'institut Charles Xavier pour sur doués, ici ? Je ... hum. Je suis nouveau sans l'être. Désolé."

La voix était rauque et son timbre était différent du timbre pétillant et suraigus de Kurkaru. La voix était largement plus posée, plus grave. Hum. Etrange. Attendez que je regarde dans la fiche de Kurkaru ce dont il peut bien s'agir... A oui, je vois. C'est surement Franklin, 50 % frère, 50 % symbiote et 100 % vers de terre qui devait faire des siennes. Il n'avait peut être pas choisit le meilleur moment ni la meilleur personne pour faire sa première apparition sociable dans le brillant institut pour jeune surdoué charles Xavier, aussi connu sous le nom de maison des monstres ou sous l’appellation détruit rebâtit en 5 minutes montre en main.

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MessageSujet: Re: L’Oiseau et les Minimoys [PV : Kurkaru]   Mer 14 Nov - 23:47

Visiblement, les propositions de Rachel pour creuser un trou n’avaient pas laissé les Schtroumfs écossais indifférent : tout d’abord, ils semblèrent constipés, puis ils la regardèrent. La rousse se fit toute petite, mais ne dit pas un mot de plus, ainsi après de nombreuses concertations muettes, ils se jetèrent les un les autres comme des barbares. L’un qui frappe l’autre avant de se faire exploser l’entre-jambes à coup de pied (renseignant au passage Phénix sur le fait que les Schtroumfs avaient un sexe, et lui laissant ce demander à quoi pouvait ressembler la Schtroumfette), puis un nouveau contrattaqua par une charge de dos, et ce fut complètement lancé : et que je t’en mets une par ci, et que je t’en rends un par là, vas-y que je te mors et que je te castre, et puis les coups de boules étaient à la fête !

Regardant les autres protagonistes présents, la rousse se rendit compte qu’il n’y avait qu’elle pour s’inquiéter du combat de truc, le chat très occupé à se frotter contre son bouclier en ronronnant et l’enfant au fond continuant de se regarder dans la glace.

Une fois que les Ecossais eurent finit l’expression sportive de leurs gènes ancestraux (NDA : la baston sans raison apparente – certes, c’est très cliché), ils recommencèrent à discuter tranquillement, comme si de rien était, sortant sans blessures apparentes de leur bagarre. Ils savaient que les explosifs faisaient « bwoum », mais sans plus ; une chance pour elle. Rachel fut même amusée de voir l’un d’entre eux essayer de faire « bwoum » pour faire apparaitre un trou, comme par magie. C’était abracadabra, la magie, pas bwoum ; et voilà un de ses comparses qui, plutôt de ce dire qu’elle leur avait mentit ou d’admettre qu’ils n’y savaient rien, remettait en question le bwoumer.

A part les coups de boules et la violence notoire, ils ne semblaient pas si méchant ; mais pas non-plus assez gentil pour qu’elle abaisse le bouclier. Elle s’en méfiait beaucoup, et ne voulait pas qu’ils essaient de la frapper. Puis il y avait un Meow qui semblait beaucoup l’apprécier, le bouclier, et Rachel elle-même avait besoin d’y voir clair.

Après la bagarre, les Schtroumfs partirent dans une discussion explosivo-politico-stratégico-administrativo-phylosophique, de ce que parvint à en comprendre la rousse. Ils allaient trop vite pour elle, surtout avec leur drôle de prononciation.

"Bonjour... je ... euh... on est bien à l'institut Charles Xavier pour sur doués, ici ? Je ... hum. Je suis nouveau sans l'être. Désolé," déclara une voix rauque, faisant sursauter Rachel et lui tourner le regard vers ce qu’elle avait considéré comme un Gollum huileux, qui la regardait de son physique disgracieux avec une sorte de sourire, qu’elle ne parvenait pas à identifier comme bienveillant ou malveillant, non-pas à cause de la luminosité, mais bien de l’anatomie de la partie adverse.

C’était moche, indubitablement ; elle avait vu pire mais c’était moche. Combien ? Un mètre, un peu plus ? Il avait des bras et des jambes démesurés par rapport à son thorax, lui donnant un aspect de… Gollum, malgré sa démarche bipède. Il avait également une tête démesurée, avec un sourire dévoilant des dents pointues, un nez long et crochu avec quelques verrues, et de grandes oreilles.

Il était étrange, en gros. Il n’était pas effrayant, contrairement aux Schtroumfs qu’il semblait ignorer, mais son physique était moche, et du fait assez intéressant. Un gobelin ? Un mutant ayant l’apparence d’un gobelin, plutôt.

Retirant ses mains de sa bouche, les repassant autour de ses jambes, Rachel le regarda. Il lui avait parlé, et elle devait faire l’effort de lui répondre. Avalant avec difficulté sa salive et conservant les trucs bleus dans son angle de vision, Phénix parla.

- Euh… oui… on est à l’Institut. J’suis aussi nouvelle sans l’être, commença-t-elle doucement, tant dans le rythme que dans le timbre. Ce… c’est quoi… ces trucs ? C’est à toi ? C’est des Schtroumfs ?

Elle avait véritablement l’espoir d’apprendre des choses sur ce qui se passait ici, et elle commençait par ce qui l’inquiétait le plus. Ce n’était pas très poli, mais elle est la politesse… elle avait déjà répondu à sa question, et si elle pouvait éviter d’avoir à ce présenter, elle ne disait pas non. Après, elle ne risquait rien à donner son simple nom, tant qu’elle ne disait rien de sa filiation. Peut-être apprendre un nom, celui du mutant comme celui des créatures (globalement, pas un par un), histoire de faire un peu de lumière sur ce qu’il se passait ici.

Elle ne rêvait pas ; c’était complètement surréaliste mais elle ne rêvait pas, le coup de boule l’en avait convaincu. Et puis ses rêves étaient autrement plus sanglants.

Respirant calmement en attendant qu’on lui réponde, Rachel réfléchit à ce qu’elle pouvait bien faire, mais elle n’eut pas le temps de faire grand-chose.

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MessageSujet: Re: L’Oiseau et les Minimoys [PV : Kurkaru]   Ven 21 Déc - 18:41

Kurkaru se gratta à tête. Puis cligna les yeux, comme s'il venait d'agir sans en l'avoir voulu. Puis, il haussa les épaules. Manifestement, la réponse lui suffisait, même s'il cherchait un peu à comprendre comment la jeune femme pouvait être dans le même cas que lui. Mais après tout, il n'avait pas spécialement envie de raconter sa vie au premier venu, il pouvait comprendre que la jeune femme en fasse de même. Et puis son apparence actuelle était loin de rassurer. Fin, la vrai était pas vraiment mieux. A moins que la jeune femme n'ait une conception très particulière du rassurant et que plus on ne s'éloigna de l'apparence d'un être humain, plus on la rassura. Sachant que ce genre de comportement ne devait pas courir les rues, autant ne pas y compter. Hum. Peut être qu'à ce moment la, les conventions lui dicteraient de ce présenter et de tendre sa main pour serrer celle de la jeune femme ? Ouais... Fin, si elle avait envie de serrer la main avec un monstre vert. Il pouvait toujours essayer. Il faudrait qu'il essuie sa main avant ça. Depuis qu'il avait prit le contrôle, il n'arrêtait pas de devoir essuyer ses mains. C'était désagréable. Il n'avait pas vraiment d'informations sur ce que le mutant dont il occupait le corps pouvait faire, si ce n'était exsuder cette huile verdâtre en continu et ressembler à un gobelin des romans de fantasy qu'il appréciait autrefois. Il faudrait qu'il essaye de lire avec ce corps, d'ailleurs. Ca lui manquait. Mais il risquait d'imbiber et de le rendre illisible par simple contact. Enfin, bon... Euh ? Oui ? Alors, oui, on avait dit qu'on s'occupait des préoccupations immédiates et sociale. C'est à dire que bon, il avait un peu perdu l'habitude. D'un autre côté, il discutait actuellement entouré de créatures bleus qu'il avait plus ou moins généré d'une façon relativement incontrôlée et faisait fasse à une fille qui se cachait derrière une sorte de bouclier avec doubles épaisseurs flammes magiques. A oui, il y avait un chat qui était en train de ronronner contre le dis bouclier. Bref... Pas vraiment une scène commune. Il pouvait bien prendre quelques instants pour réfléchir à ce qu'il allait dire, non ? D'ailleurs, si vous n'êtes pas d'accord, c'est pareil. Na.

"Euh... Ce sont des Pictsies. En fait. Ils sont plus ou moins la pour m'aider. Enfin... je crois. Je ne les ai pas trop côtoyés de façon directe. Ils ne m'ont jamais semblé foncièrement méchant, en tout cas. Je m'appelle Franklin Heston. Je viens... disons de me réveiller. Connaissez vous une autorité à qui je pourrais signaler et régulariser ma présence ? "


Sa voix était toujours aussi rauque, et semblait le surprendre lui même. Sur ce mots, Franklin tendit la main vers la jeune femme. Il comptait la retirer rapidement si jamais la jeune femme ne faisait pas signe de baisser son bouclier ni de vouloir faire un quelconque geste en retour. Il ne voulait pas la vexer, elle était pour l'instant sa seule source d'information.

Pendant ce temps, les Pictsies, qui auraient été bien ennuyés d'être ainsi qualifiés d'aides ou de personnes foncièrement non méchantes, continuaient leur conversation. Ils avaient largement progressé dans leur débat, admettant que le jaune était relativement jaune comparé, mettons, à du orange, que les poussins ne pouvaient pas vraiment être considérés comme jaune, mais comme une sorte de jaune, que les boums devaient faire un bruit proportionnel au trou qu'ils désiraient creuser et que la présence d'un matériel avec un symbole bizarre du genre une tête de mort, des tubes rouges et un minuteurs devaient obligatoirement intervenir dans le processus. Restait donc à détermine comment rassembler ces divers éléments à cet endroit. C'était le sujet actuel de la dispute, processus traditionnel de décision chez les gens bien et les Pictsies :

"Mwa, jwe dwis, on dwevrait allwer pwrendre la gwrande worlwoge dwans le wall, myards !

Pwourqwa dwonc ? Cwest bwien trwop grwop !

Wouit, mwai cwest la clwasseuh !


Mwouait. Mwai cwomment won fwait pwour le resteuh ?


Jwe swais pwa. On pwourrait esswayer de pweindre des twrucs en rwouge ?

Nwon, Nwon, cwa wa pwa mwarcher.

Won pwourai lweur dwemmander, nwon ?

Pwourquoi pwa...


Swinon, on pwourrait utiliser un frwomage, nwon ?


Bwonne idwée ! Mwai pwourquoi fwaire ... ?

Wout alwors, won fwait explwoser lwes twrucs wout y a dwe lweau !

BWONNE IDWEE !
"

Bob Monsieur regarda ses fidèles Pictsies, qui le regardèrent en retour. Qu'il était dur d'être le chef. Une tache longue et solitaire, chargée d'un travail ingrat et des incessantes complaintes de ces fidèles. Raaa. Bon, Bob n'avait plus qu'a prendre son courage à deux mains à réajuster son kilt et à s'adresser aux géants. Bob savait d'expérience que le petit grand n'était pas très intelligent, il ne pourrait donc pas répondre. Laissant ses frères de kilt discuter de l'opportunité d'utiliser une arme de destruction au lait crue pour accomplir un travail de démolition et de sape en zone urbaine dense et sur un sol dont la résistance dépassait celle de un crane de Picsties, seule unité de résistance reconnue par tous les bons experts.

"Excwuswer mwoit, mwai wous swauriez pwa wout won pweut twrouver dwes twruc rwouge awec une twete dwe mwort dwessus ? Swinon, wou pwourriez pwa fwaire swauter lwes twubes awec dwe lweau dwedans, dwes fwois ? "

Bob Monsieur était certain que la femme la femme rousse allait pouvoir trouver rapidement une solution à ses problèmes. Après tout, elle avait déjà suggérée de très bonne idée aux Pictsies. Elle augmentait encore sa valeur. Elle pourrait servir de système d'alimentation d'eau et de donneuse de bonnes idées ! C'était vraiment une affaire. Il fallait définitivement qu'ils l'emporter pour un usage ultérieur.


HJ : Désolé pour le délai.

Une question, sinon, le pouvoir de Kurkaru ne devrait il pas désactiver le bouclier de Rachel ? A moins que je n'ai pas prit un paramètre en compte ?

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MessageSujet: Re: L’Oiseau et les Minimoys [PV : Kurkaru]   Lun 24 Déc - 0:21

Après un grattement de tête perplexe, l’inconnu gobelinoïde garda quelques instants le silence, la pesanteur de ce dernier uniquement troublé par la conclusion de la bagarre des petits bleus, chose étonnamment rassurante pour elle. Elle n’était pas dérangée par le silence, tant qu’il n’était le fait de personne à part elle ; ce silence neutre était même rassurant, en un sens, familier. Mais le silence des autres, celui de l’absence de leurs paroles, surtout quant ils étaient inconnus, ne lui était pas agréable. Finalement, l’autre reprit la parole d’une même voix, lui expliquant que ce qu’elle considérait comme des Schtrouphs Ecossais se nommaient en réalité Pictsies, et lui servaient d’aides de camp. Cool, elle savait à qui se plaindre s’ils continuaient à la martyriser. Enfin, une fois passé leur côté violent, ils n’étaient pas réellement dangereux, comme lui confirma leur patron. Il s’appelait Franklin Heston, et venait de ce réveillé. En même temps, il faisait nuit, et elle aussi venait de se réveiller, ou plutôt de se faire réveiller, d’une façon bien plus désagréable.

Il voulait une autorité pour signaler et régulariser sa présence ; il parlait à l’Institut ou d’ordre général ? Parce qu’autant la vie scolaire prenait les inscriptions mais pouvait rester discrète sur certains résidents, elle en était un exemple, autant le BAM était bien moins conciliant. Elle n’était pas signalée au BAM, d’ailleurs, pour cause du gros trou de quelques dix kilomètres qu’elle avait creusé en se crashant sur ce monde, inconsciente, avant que les X-Men ne la récupèrent pour l’emmener ici.

Elle cherchait comment répondre quant, indifféremment au bouclier, Franklin tendis sa main vers elle, la protection comme les flammes se dissipant autour de la personne comme de l’appendice. Par reflexe, elle voulut le repousser par Télékinésie, elle voulut recréer ses flammes pour continuer d’y voir, mais il ne se passa rien. Elle n’avait plus ses pouvoirs.

Rachel resta pétrifiée dans les ombres, ne parvenant à lâcher qu’un unique mot :

- Antipathe.

Sa protection venait de s’évanouir et les ombres avaient reprit le dessus, seules les foudres éclairant périodiquement la pièce. La pluie derrière, leurs souffles devant, et les ombres de partout. Les ombres, et elle vulnérable, trop de mauvais souvenirs. La prison, elle était de nouveau dans sa cellule insalubre, l’énorme collier reposant ses épaules de fillette ; à nouveau prisonnière et soumise. La peur, la douleur, tout était là. Enfermée entre quatre murs espacés de trois mètres, faits de pierres craquelées, avec une porte et une vitre noire, elle était de nouveau enfant, elle était de nouveau seule au monde et « en formation », n’ayant pas nuit pour compagnie que ses pleurs et les quelques animaux autochtones de sa cellule, un rat agressif et des insectes, et le jour que les instruments chirurgicaux et les « camarades » suivant le même entrainement qu’elle. Elle était résolue à son malheur, chose qui ne l’en rendait moins désagréable ou plus doux, juste qu’elle était devenue docile sous la menace, et ne se posait plus de question. Plus de pourquoi, plus d’espoirs. Plus les X-Men pour la sauver, plus son père pour la consoler, plus personne. Elle, et ses bourreaux. Elle ne grattait plus la vitre dans l’espoir qu’on lui répondit, laissant ses mains poncées guérir et le sang séché servir de décoration tout aussi macabre que sa vie. Il ne lui importait pas que la viande qu’on lui fournissait soit celle qu’elle rapportait en bon chien de guerre, tant qu’elle calmait la faim. Il ne lui importait pas de faire souffrir et de tuer, tant que cela ne lui arrivait pas à elle. Survivre, la seule chose qui importait ; survivre à ce qu’on lui infligeait, fuir la douleur, quitte à l’infliger aux autres. Elle ne mourrait ni en entrainement ni sur le terrain, elle serait la meilleure pour qu’ils cessent de la tourmenter. Obéir, simplement obéir, parce qu’elle ne savait rien faire d’autre, et pour qu’ils ne la punissent pas. Elle avait les ténèbres pour pleurer et les cauchemars pour la tourmenter, cela lui suffisait, pas le choix.

Et malgré qu’elle eut changé de monde, cela n’avait pas réellement changé. Pas à ses yeux, ni en son cœur.

Un cri, un unique cri, puis la crise. La tête dans les mains, elle pleurait à nouveau, dans les ténèbres, recroquevillée sur elle-même, à cause de ce qu’elle avait fait. Les sanglots étaient presque des convulsions, l’empêchant de respirer alors qu’elle tremblait de tout son corps. La nausée lui montait sous le coup de la terreur, et Rachel enfonça ses ongles contre ses tempes jusqu’à s’en faire saigner.

Ils lui parlaient, mal elle n’entendait plus ; elle le devait pourtant, pour leur répondre, pour qu’ils ne lui fassent pas de mal, mais la douleur, la tristesse et les souvenirs étaient trop fort, et son délabrement mental ne laissait pas d’importance aux discussions internes au clan des Pictsies.

Mais elle revint trop vite au centre des intérêts, lorsque le silence se fit à nouveau, avant et après que l’un des Schtroumfs ne lui posa encore une question. Rouvrant les yeux, elle coupa sa respiration, s’immobilisant comme elle pouvait, faisant taire les sanglots mais ni les larmes ni les tremblements. Un nouvel éclair, elle voulait un nouvel éclair pour y voir. Mais rien.

Seulement les formes indistinctes dans les ombres, tournées vers elle, et sa terreur.

- M’faites pas d’mal, parvint-elle à cracher après plusieurs essais aphones. J’vous dirai tous, mais m’faites pas mal. La lumière… mettez la lumière ou… ou rendez-moi mes pouvoirs… Par pitié… je veux plus… être comme ça… Faites-le !

Son dernier cri avait été séparé de ses gémissements de quelques secondes, le temps que tout son corps se crispe ; hors de question de se laisser faire. Pas encore. Pas cette fois…

Elle ne voulait plus être une victime enfermée dans la peur, même sans ses pouvoirs, elle n’en restait pas moins une bête acculée, et elle se défendrait, comme tout animal se retrouvant dans sa position. Mais elle ne voulait plus faire de mal.

- S’il vous plait…

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MessageSujet: Re: L’Oiseau et les Minimoys [PV : Kurkaru]   Lun 24 Déc - 22:47

Franklin fut tout surpris quand la lumière et le bouclier disparurent d'un coup d'un seul. Il se demanda un instant si finalement, ce n'était pas logique car si elle voulait lui serrer la main, il fallait bien qu'elle supprime son bouclier. La réaction de la jeune femme lui fit comprendre que ce n'était pas du tout ça quand elle se mit à paniquer et à supplier pour qu'on lui remette la lumière ou qu'on lui rende ses pouvoirs. Qu'on lui rende ses pouvoirs ? Elle les avait perdu ? A moins que ce ne soit un effet de sa présence ? Il ne se rappelait effectivement pas avoir vu quelqu'un utiliser ses pouvoirs la présence de la créature qu'il possédait. Peut être émettait il en permanence un champs quelconque qui bloquait l'utilisation des pouvoirs. C'était intéressant, mais alors comment pouvait il lui même se trouver au sein d'un tel champs et se porter comme un charme ? Il se portait mieux qu'il ne s'était jamais porté depuis que la destiné l'avait transformé en une sorte de larve parasitaire. Il faudrait qu'il réfléchisse à ça. Pour l'instant, il avait de plus en plus de mal à rester concentrer. Les cris de la jeune femme et la perte de la luminosité l'avaient surpris et avaient perturbé son état d'esprit. Il sentait qu'il commençait à perdre le contrôle sur le corps qu'il occupait. Il allait bientôt devoir rendre la main. Mais il savait que le nouveau venu ne serait strictement d'aucune utilité à la jeune femme paniqué. Celle ci avait été suffisamment gentille pour lui donner quelques réponses malgré son apparence quelque peut repoussante et l'intrusion dans ce qui devait être son lieu de repos. Par conséquent, la laisser seule avec les Pictsies et l'être dont il occupait le corps ne risquait pas d'être un remerciement très approprié. Le mieux qu'il pouvait faire, c'était d'essayer de donner un ordre aux Pictsie. Il était complètement incapable de prédire quel allait être le comportement de son corps hôte, il pouvait aussi bien décider de respecter ce que la jeune femme demandait que de faire n'importe quoi. Même si la seconde possibilité semblait bien plus cohérente, pour autant qu'il ait pu en juger. Il ne pouvait pas non plus juger de la réaction des Pictsies s'il leur donnait un ordre, mais au moins, il pouvait essayer.

"Pictsies... Allumez la lumière."

La concentration nécessaire pour prononcer cette phrase et l'effort induit avait été trop important, il dut relâcher définitivement les commandes. Le corps s'affala de tout son long. Une fraction de seconde plus tard, il paru à nouveau animé de vie. Kurkaru roula d'un seul mouvement sur le dos, puis se mit à battre des bras et des jambes sur le sol, dans la technique dite de l'ange sur la neige. Sauf qu'il n'y avait pas de neige. Puis, d'un mouvement souple, il se releva. Pendant ce temps, les Pictsies avaient recommencés à tenir un conciliabule :

"Bwon, pwourqwa qwelle cwri encwore ?

Wacune idwee. Cwest pwa le pwrobleme. Il fwaut quwon rwallume la lwumière.

Il fwaut fwaire cwomment ?

Euh... Jwe le swais ein... Jwe lwai sur le bwout dwe la lwangue... cwa wa me rewenir...

Il fwaut apwuyer swur le bwoutwon mawagique !


Lwe quwel ?

Cwelui la bwa !

Hum... Bwon, wala le plwan : Lwars, mwon fwrere twu cwalme la fwontwaine. Il mwe fwaut un wolwontaire mwaintenat.


Mwa !

Mwais... Nwormwalement, il fwaut pwa se dwesigner, Gwand Jowhan ! Cwest mwa qwui wous dwesigne. Cwest le princwipe dwun wolontaire !

A bwon ?

Pwarfaitement ! Bwon, cwest pwa grave ! Mwa et pweti Johan won lwance gwand Jowhan swur le bwoutwon mwagique. Dwans la dwoute, swil weut pwa coopweré, mwet lwui un cwoup de bwoule ! Allwons y, Myards ! "

Ainsi fut il fait. Bob Monsieur et Petit Johan attrapèrent les pieds et les mains de Grand Johan et se mirent en devoir de le projeter aussi fort que possible. Considérant la relative force des Pictsies et leur faible poids, le plan fut un succès. Grand Johan partit en volant dans la direction pour le moins générale de l'interrupteur. Par un hasard incroyable (CHHHHHHUT! C'est moi qui raconte alors c'est moi qui décide !), la destination finale de Grand Johan était même exactement l'interrupeteur. Arrivant avec une vitesse relativement élevé, il dirigea son front vers l'interrupteur, lui assénant ainsi un puissant coup de boule. Il fini son vol en glissant le long du mur évitant avec plus ou moins de succès la chute catastrophique. Le temps qu'il arrive en bas du mur, la lumière était revenue. La scène qu'elle découvrit fut pour le moins surprenante. Tout d'abord, Lars semblait avoir confondu la jeune femme avec un des pieds du lit et s'acharnait donc à lui donner des coups de boule, dans l'espoir de la calmer. Sans grand succès, vu que la jeune femme et le lit semblaient être 2 entités distincte. Enfin, il ne fallait jurer de rien, mais à première vue... à seconde et à troisième vu aussi, d'ailleurs.

Ensuite par ce que c'était l'instant que Kurkaru avait choisis pour cesser de jouer sur le sol. Il s'était relevé d'un seul mouvement fluide, tournant le dos à la jeune femme. Il commença par regarder entre ses jambes pour la distinguer. Trouvant cette position mal pratique, il se mit en équilibre sur ses mains. Puis sur une main, l'autre étant nécessaire pour se gratter la tête. La scène ne lui semblait pas vraiment être dans le bon sens. Puis il comprit qu'il avait la tête en bas et d'un mouvement souple il se projeta et se retourna dans le bon sens, faisant face à la jeune femme. Il se mit alors en devoir de lancer un bras vers le ciel en criant :


"Kur !"

La voie avait changée, elle était plus aiguë et surexcitée. Il lança un second bras :

"Ka !"

Puis il ramena les deux bras devant lui :

"Ru !"

Le tout lui arracha un long rire suraigu, connu et redouté dans tout l'institut pour ses deux propriétés : 1) Destructrice pour les tympans 2) Il annonçait la proximité de son propriétaire, ce qui était une mauvaise nouvelle dans la majorité des cas.


"YOHOHOHOHOHOHO ! Je suis Kurkaru ! Et oui, c'est moi, pas toi, dicton, poisson ! Et toi t'es qui, oui, agrume et fruits ? Et pourquoi tu crie, tu change ta roue, sans fortune ni richesse, princesse ?"

Il pencha ensuite la tête sur le côté, pour écouter la réponse. Il ne se rappelait pas bien comment il était arrivé dans la pièce. On lui aurait posé la question, il l'aurait comprise et il aurait prit le temps d'y répondre (ce qui parait statistiquement assez improbable, vous en conviendrez avec moi, mais bon, mettons, on à vu plus incroyable, genre l'humanité survivant à la non apocalypse maya, par exemple ), il aurait dit qu'il était en train de dormir dans son réduit sous les combles. Mais bon, il n'allait quand même pas refuser une occasion de s'amuser. La jeune femme devait sûrement être une magicienne qui l'avait téléporté la pour lui apprendre de nouveaux jeux. Ou peut être même des tours de magie ! Qu'est ce qu'on allait bien s'amuser !

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MessageSujet: Re: L’Oiseau et les Minimoys [PV : Kurkaru]   Mar 1 Jan - 23:34

Franklin ordonna aux Pictsies d’allumer la lumière, chose qui rassura un tantinet Rachel ; elle les verrait, et ils n’essaieraient pas de lui faire de mal mais de l’aider, au contraire. Cependant, un nouveau sujet d’inquiétude apparut immédiatement : Franklin lui-même. Il avait eut du mal à prononcer la phrase, et s’effondra rapidement une fois ceci fait, tombant comme une marionnette désarticulée.

Rachel n’eut pas réellement le temps de s’interroger que déjà il bougeait à nouveau, roulant sur le dos puis agitant les membres ; qu’avait-il ? Elle n’en savait rien et n’était sure de rien dans la pénombre environnante. La lumière, s’il vous plait !

Les Pictsies avaient commencé à discuté, encore, visiblement incapables d’obéir simplement. Franklin avait un problème, Rachel avait un problème, et eux discutaient avec leur pertinence habituelle. Après, ils obéirent rapidement et firent preuve d’ingéniosité. Une fois qu’ils l’auraient fait, elle devrait se calmer pour comprendre. Mais tant qu’elle restait dans le noir, elle n’y parviendrait pas. Elle devait les voir pour ne pas redouter de ce qu’ils allaient faire.

Lwars devait calmer la « fwontwaine », qui devait être elle d’ailleurs. Au moins, elle connaitrait le nom de sin intwerlocutweur, si elle comprenait bien leur accent. Quelques instants plus tard, la lumière revint, révélant un Pictsie étalé sur le mur et glissant comme un personnage de dessin animé et un autre assénant de généreux coups de boule au pied du lit. Ne pas chercher à comprendre, juste chercher à se calmer.

Elle prit une profonde inspiration, et cessa de sangloter à défaut de cesser de pleurer ou de trembler ; la lumière ne risquait pas de s’éteindre, à moins d’un éclair particulièrement proche de l’Institut mais là c’était le destin qui lui en voulait. De fait, c’était plus que probable, et absolument pas rassurant.

Franklin se releva agilement, lui tournant désormais le dos, bien que son attention restait fixée sur elle ; étrange, pourquoi qu’il la regardait d’entre ses jambes, maintenant ? En tout cas, il démontra des capacités physiques assez impressionnantes, et pas très rassurante considérant qu’elle n’avait plus de bouclier, se portant sur une main en équilibre pour continuer à la regarder. Ça aussi elle savait faire, mais n’oserait pas bouger pour le démontrer. Il se grata la tête, puis se retourna dans le bon sens avant de tendre un bras vers le ciel et de crier d’une voix bien différente et bien moins agréable trois onomatopées.

Bon, Franklin avait un sérieux problème aussi, il dévissait de la boule. Son rire était pire que celui d’un méchant de Walt Disney !

"YOHOHOHOHOHOHO ! Je suis Kurkaru ! Et oui, c'est moi, pas toi, dicton, poisson ! Et toi t'es qui, oui, agrume et fruits ? Et pourquoi tu crie, tu change ta roue, sans fortune ni richesse, princesse ?"

- Hein ?
fut la seule réplique qu’une Rachel aussi interloquée qu’interdite parvint à émettre.

Il pencha la tête sur le côté, alors qu’elle-même le regardait avec des yeux ronds, la surprise telle qu’elle en était figée.

Plus de Franklin, un Kurkaru ; plus de voix rauque et calme, désormais aiguë et excitée. C’était presque malsain, comme rire. Et puis, les Pictsies étaient plus facile à comprendre que lui ! Pas à cause de l’accent, mais des paroles mêmes.

Un Antipathe vert à double personnalité entouré de serviteur schtroumfs ; elle en aurait rêvé étant petite, mais là ça la paniquait légèrement. Enfin, légèrement, elle était incapable de paniquer de toute façon à ce niveau là. Elle ne savait plus si elle devait avoir peur ou rigoler face aux pitreries des Pictsies et ne savait plus comment considérer Franklin-Kurkaru ; elle était complètement perdue. Mais elle devait quant même répondre, et vite.

- Euh… bah… je serais plus fruits… et… m’appelle Rachel.

Premières réponses, c’était fait ! Elle ne savait pas ce que venait faire les fruits et agrumes dans le tas, mais elle répondait quant même ; dans un interrogatoire, on ne jugeait pas la pertinence des questions de l’interrogateur, c’était un coup à le vexer. Autant, elle avait déjà jouer à ce petit jeu avec des tortionnaires qu’elle savait foncièrement ses ennemis et qu’elle pourrait étriper plus tard, autant ici, elle se contentait juste d’essayer de comprendre, et ça ne marchait pas très bien.

Une pause de plusieurs secondes, puis elle avala sa salive et reprit, avec tout autant de difficultés que précédemment.

- J’cri… parce que… j’ai peur… tes Pictsies, ‘sont p’t-être pas méchant, mais y font mal avec leurs coups d’tête. J’ai pas de chance ni de sous, si c’est c’que vous voulez, et je sais pas où en trouver.

Nouveau silence, le temps qu’ils enregistrent les informations. Un interlocuteur lui avait été désigné, mais elle ne le voyait toujours pas, hors elle avait besoin de mettre quelque chose aux clairs avec les Pictsies. Il lui fallut encore une fois quelque temps, alors qu’elle cherchait du regard l’ambassadeur perdu. S’il était chargé de la calmer, il devait bien l’aider pour ce faire, non ?

- Euh… Lwars ? T’es où ? J’voudrais te demander un truc… On vous a jamais appris qu’il fallait pas taper les filles ?

Oui, bon, elle aurait put trouver plus convaincant, mais elle n’avait pas réellement d’idées, là. Et puis, si cela déclenchait encore un débat, mieux valait y aller simplement, en espérant qu’elle puisse suivre.

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Des divinités ont fait de moi une divinité,
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MessageSujet: Re: L’Oiseau et les Minimoys [PV : Kurkaru]   Jeu 10 Jan - 13:51

La dame aimait les fruits et s'appelait Rachel. Informations intéressantes, il fallait bien l'avouer. Kurkaru était très fort pour avouer. Il fallait dire qu'il était difficile de l'empêcher de parler. Dans son flot ininterrompu de parole et de jeux de mots en cascade, on pouvait parfois décerner (en faisant attention (très attention (et puis avec un temps d'analyse, aussi (un temps qui pouvait être assez long (bref, c'était pas facile)))) des morceaux d'informations utiles. Mais pour la majorité des gens, ce qu'il disait n'était que du charabia, sans queue et parfois avec plusieurs têtes. Rare étaient les personnes à l'institut qui parvenaient à suivre directement sa logorrhée verbale, à l'exception du X man Paladin, Plasm tout court pour le nabot hyper-excité. Il pencha donc la tête d'un côté, écoutant la première réaction à ses actions, puis de l'autre, pour écouter le reste. Il faisait ça pour économiser ses oreilles. Il avait vu dans une pub que les objets avaient des durées de vie. Comme il aimait bien ses oreilles, et qu'il n'en avait jamais vu en vente à la télévision, il voulait éviter qu'elles ne s'usent trop vite. Il avait essayé de faire pareil avec ses yeux, mais après il avait du mal avec les distances et loupait ses cabrioles. Il se disait qu'en les gardant fermé pendant une partie de la journée, celle où il ne faisait pas jour, mais nuit, ça devait suffire. Enfin, des fois il les fermait aussi quand c'était le jour mais qu'il était fatigué. Mais la n'était pas la question. Si tant est qu'il y ait une question. Une autre question que LA question, celle de la vie, de l'univers et du reste. Celle la, c'était facile. La réponse était connu. Mais les réponses aux autres questions ne l'étaient pas forcément. Et si elles l'étaient, elles étaient parfois terriblement piégeuses... Par exemple : "Est ce que c'est toi qui salit cette pièce ?". Bein, la réponse n'était pas forcément évidente. Certes, la pièce n'avait peut être pas exactement cet aspect vert visqueux avant qu'il n'arrive. Mais est ce qu'il l'avait véritablement salit ? On pouvait se dire que non. La pièce c'était juste salie toute seule, en lui volant sa bave. Il n'y pouvait pas grand chose.

"Les fruits, c'est bien, comme perlinpinpin, le lapin magicien, deux, trois, soleil ! Rachel, et lui, sans ! C'est beau, livie ! "


Après elle lui parla de ses Pictsies. Kurkaru changea à nouveau d'oreilles aux aguets, puis, sans raison apparente (sans raison tout cours, à vrai dire, du moins sans autres raisons valables que celle d'être Kurkaru, le nain sans cohérence) se mit à faire un série de cabriole, comprenant roulades et salto. Il finit par revenir en marchant sur les mains vers la jeune femme. Il avait perdu une partie du sens de ses paroles, mais elle avait parlé trop longtemps alors il avait commencé à s'ennuyer.

"Ils sont pas a moi, ni à toi, croa moa, dis le corbeau, qui n'a pas un corps moche, ni un corps moran ! C'est mes coupains et ils sont malin, mais pas démon, tagne ! Si t'as pas de sous, pas de soucie, ici ! Ils sont gentil ! C'est mes coupains, même si j'aime pas la salle de bein, quoi, comme le dit la grenouille, aille !"


Pendant ce temps, les Pictsies s'étaient rassemblé. Après avoir mit quelques coups de boule à l'aviateur improvisé pour s'assurer que tout allait bien, ils commençaient à réfléchir à ce qu'ils allaient bien pouvoir faire. Mais avant qu'ils n'aient eu le temps d'entamer leurs traditionnels séance de débats suivit de leur non moins traditionnelles séance de post débat à coup de boules et d'autres parties contondante du corps, la jeune femme les avait interrompu. Elle avait posé une question à Lars. L'intégralité des Pictsies se tourna donc vers l'intéressé qui avait parcouru une partie du chemin entre le pied du lit et ses semblables. Il se retourna, se gratta la tête pour réfléchir à la question, puis répondit.

"Jwe crwois pwa. Pwourqua ? Cwest imwportwant ?"

Kurkaru, lui avait un petit creux. Il avait l'impression d'avoir passé la journée sans manger. Ça lui arrivait parfois. Mais la, il se souvenait qu'il avait bien mangé en volant une assiette à la cantine. Ce n'était pas bien grave. Tout ce qu'il avait à faire, c'était d'aller au générateur infini de nourriture (connu par les simples mortels sous le nom de réfrigérateur). Il regarda un en coin sa nouvelle coupine, réfléchit un instant puis ....


"C'est toi le chat ! "

Il toucha le bras de la jeune femme et partit en courant alternant entre la course à quatre pattes et celle bipède, en fonction des moments. Il franchit rapidement le pas de la porte, sans se retourner, certain que sa coupine allait le suivre dans son jeu. Il se mit en devoir de se diriger vers la cuisine, puisqu'il comptait bien joindre la nourriture au jeu. A moins que ce ne soit l'inverse. Les Pictsies, s'entre regardèrent.


"Il a pwarlé de chwat ?

-Wouit !

-Dwu gwenre, un chwat quwon pwourrait cwapturer ?

-Wouit !

-Allwons y !"

Et aussitôt dit, aussitôt fait, les Pictsies se mirent en devoir de partir à la poursuite du nain vert, sans oublier de prendre les différents objets qu'ils avaient préalablement collectés. Ils hésitèrent un instant, puis choisirent de ne pas emporter la jeune femme. Trop encombrant, ils viendraient la chercher une autre fois...


Hj : Sauf si tu pars à la poursuite de Kurkaru, c'est mon dernier message dans se rp.

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MessageSujet: Re: L’Oiseau et les Minimoys [PV : Kurkaru]   Mer 16 Jan - 0:35

Franklin-Kurkaru pencha à nouveau la tête, en alternance cette fois. Puis il répondit, la larguant une fois de plus ; le perlinpinpin c’était un lapin magicien ? Elle avait dût cesser d’y croire depuis… longtemps. Mais elle ne comprenait pas ce qu’il voulait avec son deux-tiers de soleil, pas plus que qui était le « lui » dont il parlait. C’était Franklin ? Non, plus probablement Livie, même si elle ne savait pas qui c’était, ou ce que c’était, même si elle savait que c’était beau.

Elle allait rapidement avoir mal à la tête, et faisait déjà du stop plusieurs kilomètres derrière le Gollum vert qui la sema encore plus à coup de roulades et de salto. Il était très agile, mais le truc, c’était qu’il était aussi compliqué qu’agile, et elle ne parvenait pas à suivre ce qu’il disait.

"Ils sont pas a moi, ni à toi, croa moa, dis le corbeau, qui n'a pas un corps moche, ni un corps moran ! C'est mes coupains et ils sont malin, mais pas démon, tagne ! Si t'as pas de sous, pas de soucie, ici ! Ils sont gentil ! C'est mes coupains, même si j'aime pas la salle de bein, quoi, comme le dit la grenouille, aille !"

- Hein ?


Le corbeau, c’était lui ? Kurkaru le corbeau ? Bah son corps était pas forcément moche, oui il était repoussant, mais il était visiblement très agile et maîtrisé, et parfaitement accepté, donc partant de la c’était le principal. Tous les mutants ne pouvaient avoir une apparence normale, ou une personnalité normale ; elle se demandait ce qu’il était advenu de Franklin, qui était tellement plus calme que l’autre à l’oiseau, car de mémoire, Rachel identifiait le cormoran comme un oiseau, sans pour autant comprendre ce qu’il venait faire là non plus.

Les Pictsies étaient les aides de camps de Franklin et les copains de Kurkaru, il fallait donc envisager qu’ils soient deux personnes différentes – pas dur – mais avec une importance différente – plus dur – ; comme elle et le Phénix ? Franklin avait une entité farfadet en lui ? C’était possible ça ? Dans tous les cas, les Pictsies ne venaient pas d’un environnement montagneux, c’était bon à savoir, ou plutôt toujours ça de prit. Enfin, surement.

Elle n’avait pas de sous, mais des soucis, elle en avait beaucoup trop ; trop de peurs, trop de mal, trop de tristesse, trop de… Les larmes lui remontèrent aux yeux, alors même que Kurkaru enchainaient sur le fait que les Pictsies étaient gentils ; surement, une fois qu’ils arrêtaient leurs coups de boule. Par contre, vu la trainée gluante lâchée, Rachel envisageait parfaitement que ni le gobelin ni ses suivants ne visitassent la salle des eaux. C’était pour cela qu’ils cherchaient une fontaine !

Tant que ce n’était pas elle, cela lui allait ; d’ailleurs, ses questions l’avaient mise à nouveau au centre de l’intérêt des petites gens, dont le Lars intéressé répondit par l’interrogative. Elle s’apprêtait à lui répondre lorsque que le plus grand revint dans la danse :

"C'est toi le chat ! "

- Hein ?


Rachel était parfaitement interdite, paralysée alors même qu’il lui touchait le bras avant de s’enfuir en courant de façon chaotique. Les Pictsies se concertèrent à leur tour, parlant de chat et voulant aller le capturer, s’élançant à la suite de la copain/patron.

Trop de choses en trop peu de temps, la jeune femme resta paralysée, presque en étant de choc, tremblante, en pleine lumière, alors que tous s’en allaient. Tous sauf un : Cerberus, qui ne tarda pas à venir vers la dernière chose chauffante de la pièce : le lit. Une petite boule de poils blanche avait élut domicile sur son lit, sans plus de vergogne.

Rachel laissa faire, se demandant s’ils viendraient la rechercher ou si un jour elle comprendrait ce qu’il c’était passé. Ils avaient visiblement enlevé Cerberus, voulaient en enlever un autre, et voulaient l’enlever elle. Ce n’était pas rassurant, même s’ils étaient gentils. Puis il y avait une autre chose qu’elle voulait comprendre ; pourquoi elle ne retrouvait pas ses perceptions psychiques alors qu’ils étaient partis.

Elle n’en savait rien, elle demanderait, et ne bougea plus de cette nuit là jusqu’à ce qu’on vint la trouver au matin, la chatonne depuis longtemps repartie. Rachel n’ouvrit pas la bouche, même lorsqu’on l’examina. Elle était fatiguée mais ce n’était pas sa première nuit blanche, et se laissa relativement faire. Il fallut juste la nettoyer, ainsi que sa chambre, de toute la bave, ce qu’elle regarda faire d’un air détaché.

Franklin, Kurkaru, Cerberus, Lars, trop de monde d’un coup. Trop de monde de bizarre, mais trop de monde qui, de part leur étrangeté, la rassurait. C’était un univers presque enfantin, en réalité, un univers qu’elle aurait aimé connaitre sur son monde, et découvrir ici. Elle n’en entendit plus réellement parler par la suite, et n’en parla pas, mais elle voudrait bien les revoir, et essayer de les comprendre. Ils avaient éveillée sa curiosité, chose que même ce monde n’avait encore réussit à faire. Passer de la peur à la curiosité, c’était peut-être cela, la solution…

RP TERMINE pour Rachel

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