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 Pour que le monde s'entende, il faut parler plus fort {Anna Coulson}

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Lucy "Lucky" Prissy
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MessageSujet: Pour que le monde s'entende, il faut parler plus fort {Anna Coulson}   Mar 28 Juin - 17:09

Mardi 28 Juin 2016 – 05 : 17 P.M.

Se rendre au Triskelion depuis Seward Park, ce n’était pas bien compliqué. Outre la voie pédestre, indémodable et passe-presque-partout, il y avait les lignes de métro. East Broadway et la ligne F étaient littéralement au pied du square au-dessous du parc mais c’était un piège à con puisque la ligne allait du nord vers Brooklyn et que, pour changer vers le sud, il fallait sortir à Lafayette Street afin de reprendre le métro à… dans le mille : Bleecker Street. Enfin, dans le mille, ça faisait presque une année que des mutants avaient mise dans le mille en inaugurant à leur façon la réouverture de la station. Bon, il y avait aussi moyen de changer à Delancey Street pour reprendre à Essex Street dont la J et la Z allaient jusqu’à Broad Street sans encombre. Il était aussi possible de suivre Canal Street sur, quoi, 600m pour chopper lesdites J et Z ou encore la 4 et la 6 qui avaient perdue en intérêt avec la destruction de Bleecker. 15 ans après, on en était encore à reconstruire Ground Zero alors Ground Moins Un risquait de rester un monument un bon moment. Mais ça n’était que mon avis personnel et puis l’attentat de Bleecker Street avait eu le mérite de mettre tout le monde sur le même rail, vu la prise de conscience qui avait suivie. Humains ou Mutants, qu’importait celui qui faisant la tambouille car on mangeait tous.

J’avais commencé à côtoyer plus de Mutants depuis un an, en partie à cause de la proximité entre Seward Park et Mutant Town mais aussi du fait que mon territoire avait fini par s’étendre dans le second et que de sa population avait envahie mon pallier, mais ça me déplaisait pas tellement plus que les asiatiques, puisque China Town était aussi à côté avec quelques résidents dans mon immeuble. Les mutos c’était comme les kinders surprises : tu savais qu’il y avait un truc mais tu savais pas quoi et le découvrir pouvait se faire à tes dépends. Pour éviter ça, le Gouvernement avait pondu un œuf qui faisait tellement jaser et gueuler qu’il avait rapidement fini en omelette. Pourtant c’était cool la carte de registré, c’était comme une étiquette sur l’œuf kinder et ça mettait presque bien en confiance. Histoire d’avoir l’égalité, il fallait encore faire ça avec les armes à feu mais qu’un noir demande à un blanc de baisser son arme finissait généralement mal pour le noir. Après, comme on l’avait vu, ça marchait pas non plus pour les homos et probablement pas mieux pour les mutants… m’enfin bon, j’étais également à moi-même : blanche, hétéro et humaine. Combo gagnant pour que, dans un monde comme le notre, il m’arrive le moins d’emmerdes possibles. Je suis chanceuse, c’est dans mon intitulé. M’enfin je suis tellement chanceuse que ça se rapproche parfois de la malchance. Etre au bon endroit au bon moment c’est cool pour pas être en retard, c’est moins cool quand ça implique être témoin de meurtre plus ou moins cheuloux. Je me suis pas encore faite l’attraction Humano-Mutante de l’année mais j’ai pas hâte, étrangement. C’est pas ma guerre, comme disait l’autre, même s’il n’y a pas de civils dans la guerre pour la survie.

Cela étant, j’ai encore passé du temps sur l’île artificielle du Bureau des Affaires Mutantes. Ils sont chiants à avoir qu’une voie routière, Battery Park Underpass, et une voie maritine, Staten Island Ferry, pour aller au Triskelion ; devoir faire du stop ou payer pour aller chez les flics, ça me facilite le transit intestinal  genre diarrhée considérant le nombre de fois où j’y fini alors que je ne veux pas. Bon, chez les fédéraux je suis du bon côté de la grille puisqu’ils ont besoin de moi, là où les locaux ont tendance à soupirer quand ils voient ma gueule et à appeler mon père ou des fédéraux pour venir me chercher. Au commissariat de Papa d’ailleurs, j’ai même plus le droit aux menottes ou autres tellement ils me connaissent maintenant ; généralement, la seule question c’est « tu viens voir ton père ou c’est lui qui va venir te voir ? ». Je les aime bien, eux aussi je pense. Ils ont pas le même professionnalisme au BAM et ma récidive passe assez mal je pense. Les ingrats : d’une ce sont pas eux qui m’arrêtent dans mes conneries et de deux c’est grâce à elle que je leur suis utile. On en revient à trop de chance risque de me tuer et aux diverses affaires où je me suis impliquée de façon random. Je pourrais être une bonne indic’, après tout je suis témoin d’un meurtre commit par un membre d’une organisation criminelle nommée le Walhalla et, pour une petite entrée par effraction, je leur ai trouvé un duo de tueurs en série vers Cherry Street. Bon, officiellement seul un journaliste à scandale y était mais je suis complice de tout ; enfin, de toutes les conneries du journaliste, pas des tueurs. Si on ne reconnait pas ma compétence propre, on pourrait au moins le faire de mon utilité de sidekick. Y’a un détective privé qui l’a presque fait !

M’enfin bon, de toute façon le Triskelion veut juste que j’évite de me tuer avant d’avoir témoigné et j’aimerai bien que ça continue même après. Ils m’imposent un suivi psychologique pour ça, au début j’y mettais presqu’autant de bonne volonté que dans ma scolarité, mais comme ma psychologue est ma voisine de palier et qu’elle m’apprend à me défendre j’ai bien du finir par coopérer. Ça c’est constructif : faut pas m’interdire de passer mon temps à zoner et à rendre des services rémunérés pour ma protection, faut m’offrir l’occasion de me défendre par moi-même et si possible me filer du taff qui soit tout aussi rémunéré mais un peu moins dangereux. Bon, évidemment, les excuses habituelles s’appliquent ; « trop jeune », « trop irresponsable », « trop impertinente », « trop ceci », « trop cela » et l’inimitable « ta gueule maintenant » qui est l’argument pédagogique ultime de mon père. Maman s’améliore, vu qu’elle est en reprofessionnalisation dans de la psychologie… ouais, ça m’a l’air d’une bonne idée de merde aussi. Mais si on veut positiver, personne ne veut entendre parler de la philo car ça les emmerdes de rien comprendre alors que personne ne veut entendre parler de la psycho car ça les emmerde que l’autre les comprenne. Maman progresse. A ce rythme, elle aurait un boulot stable dans dix ans : la retraite.

Moi j’atteindrais pas jusque là et c’est pour ça que, dès que je suis sortie du Triskelion et de retour sur la terre-mouillée de Manhattan, je me décide de zoner un peu avant de rentrer. Je m’attarde rarement dans l’extrême sud de l’île, c’est trop huppé pour moi. Seward m’a déjà foutu un bon coup dans les dents mais là c’est un niveau au-dessus. Il suffit de regarder les bâtiments à côté des routes du BAM, y’a le siège social de Core Industries qui prend quasiment un bloc entier ! C’est Hard Core quand même. Je me demande s’ils ont des processeurs Intel Core, d’ailleurs, et si j’ai l’occasion je les encouragerais à faire un building à Dublin juste pour pouvoir marquer dessus « Dublin Core ». Tiens d’ailleurs, d’après l’heure de mon portable, ça ne devrait pas trop tarder à être la sortie des bureaux…

Il ne m’en faut pas plus pour tourner sur Morris Street et traverser Washington Street pour m’aventurer sur le pont piéton au-dessus de l’Insterstate 478, seul point d’observation un peu en hauteur une fois que j’ai grimpée ses escaliers. Accoudée à la rambarde, téléphone en main, je suis une ado d’un mètre presque soixante pour un peu plus de cinquante kilogrammes et vêtue d’une veste en vrai faux cuir, laquelle s’ouvre sur un sweet-shirt à capuche dont celle-ci est prête à me protéger si les nuages du ciel viennent à lâcher leur contenu mouillé, ainsi que d’un jeans et de bottes souples et montantes ; les deux derniers étant d’ailleurs relativement récents. Lunettes de soudure bidouillées en collier, j’attends en alternant mes yeux verts entre les nombreuses portes du bâtiment et l’écran de mon smartphone qui se charge de témoigner combien je suis moi-même smart à un Charlie qui a probablement d’autres choses à foutre. C’est bête, moi non. Enfin pas encore. Dès que ça sera le cas j’arrêterai de le spamer de sms et lui dirait à une prochaine ; s’il n’est pas content il n’aura qu’à me snober comme je le ferai après mon au-revoir. Ça me ferait surement autant chier que lui mais ça sera de bonne guerre ; le truc étant que la bonne guerre avec une bonne perdante de mauvaise foi c’est comme une mauvaise guerre en fait. C’est pire d’être de mauvaise foi qu’être mauvaise perdante car une mauvaise perdante de bonne foi admettra l’être alors que moi ça va faire un an et demi que Charlie croit que je suis une mauvaise perdante de mauvaise foi alors qu’en fait j’ai juste de la mauvaise foi. Heureusement que je ne perds pas assez pour que ça ce voit trop ! Sisi, je ne perds pas souvent à mes conneries mais c’est comme avec ma chance : je réussi tellement bien que le résulta est presque le même que merder.

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Anna Coulson
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MessageSujet: Re: Pour que le monde s'entende, il faut parler plus fort {Anna Coulson}   Jeu 30 Juin - 18:05

Merde... 18h ? Déjà ? Naaaaaaaan...

Je baissai la souris sur l'écran afin d'afficher la barre des tâches et l'horloge système me confirma l'état des choses : il était bel et bien 18h. Ha ben mon vieux. Bon... Je n'allais pas me plaindre, pour une fois que la journée était passée vite... Après, c'était probablement dû au fait que je ne m'étais pas emmerdée la vie, pour une fois. Au lieu de faire de l'opérationnel, des meetings et compagnie, j'avais expédié le plus urgent en 2h le matin puis je m'étais mise devant mes tableaux blancs et mes calculs. J'avais avalé quelque chose rapidement à la cantine entre midi et 2, avant d'ensuite m'y remettre et paf. 18h. Bon... Il fallait quand même que je rentre chez moi au bout d'un moment, ne serait-ce que pour prendre une douche et manger quelque chose.
Au pire... Bah. Allez. Je pouvais aller faire un tour pour m'aérer le cerveau, manger quelque part, puis revenir finir tout ça après. Certes, ça voulait dire que je ne partirais pas avant au moins 3 heures du mat', mais là... J'étais allée trop loin dans mes calculs pour juste m'arrêter là.

Le souci que j'avais, c'était l'énergie. J'avais calculé et mis en théorie pas mal de concepts physiques géniaux mais en règle générale, il était trop difficile de fournir assez d'énergie. Passer dans le subespace pour dépasser la vitesse de la lumière ? La gravité artificielle ? Facile. Mais il faudrait l'équivalent de la production annuelle de 50 centrales nucléaires pour faire passer une masse de 10 grammes dans le subespace. Le tout déployé en moins d'un centième de seconde. Autant dire que c'était... Complexe. Au mieux. Du coup, je cherchais des idées pour produire plus d'énergie. Des versions améliorées des piles MHD, la fusion nucléaire, ce genre de choses, mais au final... Ce n'était pas assez ambitieux. Une centrale à fusion serait amplement insuffisante. Il fallait voir plus loin, plus gros, plus ambitieux. Et c'était ce matin-là que j'avais trouvé une idée qui pourrait fonctionner.

J'étais tombée par hasard sur un vieil article parlant de la potentielle observation du fameux boson de Higgs par les scientifiques du LHC à Genève. Fascinant, tout ça. Le fameux boson était une particule dite "virtuelle", qu'on ne pouvait en fait pas observer. Elle avait plein de sens, au niveau mathématique, mais dans les faits on n'était même pas sûrs qu'elle existe vraiment... Enfin, le fait était que le comportement de ces particules était décrit dans la relation temps-énergie du principe d'incertitude de Heisenberg. Et ça m'avait donné une idée... L'énergie du vide. C'était un concept encore peu compris et assez abstrait voire complexe. Tiens, pour dire : même avec ma perception je ne pouvais pas repérer ou mesurer cette énergie.

Mais il y avait potentiellement une énergie dingue. 10 exposant 113 joules par mètre cube, selon l'électrodynamique quantique. En 1 an, une centrale nucléaire produisait 3x10 exposant 16 joules. Ouaip', un mètre cube d'énergie du vide pouvait produire autant d'énergie que... 3 centrales nucléaires. Enfin, plus précisément, 3 avec 96 zéros derrière. Ça faisait un paquet de centrales nucléaires. Avec UN MÈTRE CUBE. Autant dire qu'avec ce genre de source d'énergie on serait pépères longtemps... D'ailleurs de nombreux auteurs de science-fiction avaient utilisé le concept dans leurs histoires en tous genres. Et du coup, je m'étais lancée là-dedans. Comment détecter cette énergie ? Comment l'extraire et la stabiliser ? J'étais encore loin de trouver la réponse. En fait, même avec mes capacités, je tâtonnais pas mal... J'avais beau avoir des facilités, là, on entrait dans des trucs d'une complexité et d'une abstraction assez dingue... Du coup, la journée entière était passée sans que je ne m'en rende compte.

L'objectif était donc de m'aérer les neurones et manger. Je pouvais aller faire un petit tour dans Battery Park histoire de réfléchir puis aller manger chez Luke's Lobster, tiens. Ça faisait longtemps et j'avais envie de fruits de mer, parfait. Hop ! J'attrapai mon sac et quittai mon bureau, saluant Hunter (mon assistant) et descendant au rez-de-chaussée, pour finalement sortir de là.

- Ouah... Sérieusement ? lâchai-je sans m'en rendre compte.

Hé ben mon vieux... Il faisait chaud ici. J'avais bien fait de ne pas m'habiller en eskimo. En fait, j'avais fait assez léger et assez simple : n'ayant pas de meetings ni rien je n'avais pas besoin d'être en "mode respectable", j'avais donc mis un simple T-shirt noir avec un motif un peu débile dessus, en blanc, ainsi qu'un pantalon bleu foncé en tissu léger, un peu large, et une paire de chaussures noires de ville on ne peut plus simples. Sans talons, parce que ça me gonflait.

- Haha, ça surprend hein ? me lança un type à côté de moi.

Me tournant, je me rendis vite compte qu'il s'agissait d'Andrew Carson, l'un de mes chefs de projet. Il travaillait sur le projet ElDorado, un satellite minier que nous voulions expédier sur un astéroïde afin d'en miner le contenu. Notre cible de prédilection contenait plusieurs fois le stock mondial de platine, titane, et de terres rares... Autant dire que ça serait sacrément utile.

- Sans déconner, ce matin je suis sortie en T-shirt et j'ai détesté l'univers, là je regrette de pas être en bikini... répondis-je avec une mine amusée.
- Et encore, vous n'êtes pas dans les labos climatisés.

Exact. Il bossait dans les labos, sous le sol donc, avec un air soigneusement contrôlé au dixième de degré près. Ça devait lui faire bizarre de voir le soleil.

- Là je suis pas climatisée, je suis TRAUmatisée.
- C'est un peu MÉLODRAmatisé, non ? répondit-il en ricanant.
- Ah, j'exagère un peu mais c'est pour SCHÉmatiser, finis-je avec un grand sourire crétin.

Sur ces bons mots, nous nous séparâmes et je pris la route de Battery Park, la tête un peu dans les nuages. En fait je ne me concentrais sur rien, car utiliser ma capacité de perception pouvait parfois me poser des problèmes, depuis quelques jours. J'avais d'ailleurs pris rendez-vous à l'Institut, afin de voir si l'un de leurs professeurs pouvait m'aider... Mais en attendant, pour éviter les maux de têtes et les accidents éventuels, je préférais rester un peu à l'ouest sans trop réfléchir ni me focaliser sur quoi que ce soit. De toutes façons je connaissais le chemin par cœur, l'ayant fait des dizaines de fois par le passé : c'était à tout juste 200 mètres, et il fallait contourner pour pouvoir descendre dans le parc. Rien de bien compliqué...

Il ne me fallut pas plus de cinq minutes pour me retrouver dans la verdure familière, une odeur d'herbe sèche m'envahissant les narines. Ils n'avaient pas arrosé, il y avait des restrictions afin d'économiser l'eau - et c'était une très bonne chose d'ailleurs. Mon dernier voyage à Los Angeles m'avait sidérée : ils utilisaient des millions de litres d'eau potable pour arroser des plantes. Pourquoi tant d'eau ? Facile : toute la région était censée être une saloperie de désert sans vie ou presque. Du coup, faire pousser du gazon, c'était un sacré défi... Un défi riche en gâchis inutile. Enfin... Le soleil tapait fort et de fait, les plantes du parc avaient un peu séché.

Et ce fut sans trop réfléchir que je levai le nez. J'avais pensé au soleil, je me mis donc à l'observer rapidement quand PAF. D'un seul coup, je visualisai sa masse (monstrueuse), son volume, son mouvement par rapport à son référentiel (le centre de la galaxie), me rendant subitement compte du fait qu'on voyageait au travers de l'espace à des vitesses inimaginables. Je visualisai aussi les objets l'orbitant, la manière dont la gravité de notre soleil affectait les étoiles environnantes, ... le tout me donna un mal de crâne fulgurant. Par dessus le marché, j'avais regardé le soleil de façon directe pendant bien 2 secondes, je me retrouvai donc à avoir mal à la tête ET aux yeux, avec une saleté d'impression rétinienne qui ne voulait pas se barrer. Bien joué, vraiment, quelle réussite... Me voilà donc à Battery Park, la tête baissée avec une main dans les cheveux et une autre en train de me frotter les yeux. Je devais pas avoir l'air d'une conne, tiens !

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Lucy "Lucky" Prissy
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MessageSujet: Re: Pour que le monde s'entende, il faut parler plus fort {Anna Coulson}   Mer 6 Juil - 18:18

Bon, j’ai eu tord. Heureusement, personne n’était là pour le voir. Je pensais qu’il n’y avait qu’un quart d’heure pour me séparer de la sortie des bureaux et voici que j’ai presque trois quarts d’heure de troll sur mon téléphone. Je tiens à remercier les forfaits illimités et ma capacité à alimenter la conversation seule, même lorsque celle-ci est à l’écrit. Je tiens aussi à ce que Charlie me remercie de lui avoir occupée plus que la fin de sa journée de classe même si ça a du l’emmerder plus qu’autre chose ; normal quoi. Je sais que je viens toujours le voir quand je suis intéressée mais c’est comme ça et puis ça peut être bien pour lui aussi, quand je travaille en équipe. Une chose que je fais dès que j’en ai l’occasion, il ne faut pas croire, même si l’occasion se présente assez rarement vu le peu de personnes capables de me supporter sur cette planète. Un peu que je rencontre quand même régulièrement, merci ma chance.

M’enfin du coup, ça fini par sortir du taff chez CORE et je regarde ça ce faire à la recherche de quelque chose qui attire mon attention. J’ai le sang bleu donc c’est normal que je sois douée pour repérer les gens qui ont un truc en plus et j’ai de la chance donc c’est normal que ledit truc soit intéressant. Après mon hasard cheaté me fout autant dans la merde qu’il m’apporte des trucs mais je tâche de me lever du pied gauche comme ça j’accrois encore ma chance. Je suis pas particulièrement superstitieuse, je crois en Dieu juste pour emmerder Maman à dire vrai, mais la chance je sais que ça existe. Je l’ai et les tests ne m’ont pas montrée séropositive pour la mutation ; il y a peut-être rapport de causalité d’ailleurs, même si ça doit dépendre des capacités qu’on en retire en fait. Dans tous les cas, un peu de concentration est requis lorsque ça commence à partir du grand bâtiment.

Je n’entends pas ce que les gens disent quand ils se parlent entre eux mais je les voix quand même bien. J’ai entendu je-sais-plus-où que l’œil humain serait capable de voir une chandelle à 50km si la Terre était plate et qu’il faisait nuit noir ; je crois avoir répondu un truc du genre « c’est con qu’on soit plus au moyen-âge » parce que, franchement, j’ai de bons sens en plus du bon sens et je ne sais pas d’où le gars qui a dit ça le sortait. Je ne crois que ce que je vois et je n’ai pas vue sa chandelle, voilà ! Sachant que repérer tous les détails à quelques mètres c’est déjà galère, en faire de même à plusieurs dizaines de kilomètres c’est pas le genre de truc humain. Internet m’a appris qu’il y avait plein de trucs surprenant dans le corps humain, même sans Gène X, mais quand même. Bon, cela étant, je préfère garder des surprises humaines que des surprises mutantes mais on en revient à la loi du Kinder donc je me répèterais pas.

Je me demande s’il y a des mutants chez les employés de CORE ; c’est probable, vu la population de la communauté mutante, mais j’en vois aucun. Ça ne veut pas dire qu’il n’y en a pas, ça veut juste dire qu’il n’y en a pas de visible. Même s’il y a des cas où le Gène X est marqué sur la gueule du type avec les allèles et tout au point de te dire que c’est pas grave qu’il soit récessif ou pas parce que le porteur décèdera puceau, la plupart des mutants sont plus discrets que les afro-américains ou les asiatico-américains. Bon, évidemment quand ils vont habiter à Mutant Town ça donne un indice. M’enfin je saurais dire où habite l’un d’entre eux que lorsque je l’aurai suivi jusqu’à chez lui. Et pour ça il faut que j’en trouve un d’intéressant, qu’il soit humain ou mutant, blanc ou noir, homme ou femme, etc.

Quelqu’un fini par tirer le gros lot et c’est moi qui me demande s’il le sera, le gros lot, ou bien si je vais me faire balader par le grelot… c’est une femme asiatique qui se catégoriserait dans la catégorie grand lot, me paraissant plutôt grande et imposante, avec des cheveux châtain foncés et une certaine familiarité avec ce et ceux qui l’entourent. Néanmoins, plus que l’impression de déjà-vu que j’ai à la voir, c’est son t-shirt mensonger qui retient mon attention une fois que son altercation avec un de ses potes l’a attirée ; nan mais sérieusement quoi ? Faire un pendule de Newton avec des balançoires ? Sur cinq gamins, y’en a que deux qui vont s’amuser. A la limite, si les deux extrémités sont les gosses du type et le reste ceux des voisins, ça passe, mais sinon c’est un poil de l’arnaque. Je dis ça, je dis rien, je ne dis rien d’ailleurs puisque je ne fais que penser ça puisque de toute façon on ne me demande pas mon avis. Toujours est-il que je ne le donne pas, voilà ! Ceci est sponsorisé par ma crise d’adolescence… euh, mon esprit critique.

Je tolère largement la lourdeur qui préfigure un bel orage de par le climat des grands lacs dans lequel j’ai grandie, pouvant porter la même tenue de -5°C à +35°C, et je range mon téléphone après un simple « @+ » à Charlie. Mains dans les poches et le plus naturellement du monde, j’en viens à traverser la rue alors que ça discute de l’autre côté. Ça rigole un peu et me confirme que, s’il n’est peut-être pas le meilleur, mon choix n’en reste pas moins valable. Et mon choix valable se barre vers l’autre côté de la rue, que je sais être le sud et la direction de Battery Park. C’est là que la presqu’inconnue va d’ailleurs, me conduisant à m’arrêter à son niveau aux passages piétons de Battery Place puis à redémarrer un temps après elle pour ne pas perdre ni en naturel ni en elle ; enfin, pas la perdre elle quoi.

L’herbe du parc semble aussi motivée que moi quand j’étais encore scolarisée mais ça ne me gêne pas du tout, je ne suis pas là pour le parfum ou la vue. M’enfin ça risque de ne pas tarder à le faire, si la Presqu’Inconnue vient pour ça. Je dirais bien « encore la chance » mais à mon niveau c’est du pléonasme. Par contre, de la voir s’arrêter pour regarder le soleil me renvoi à d’autres instants familiers ; sans apprécier particulièrement me cramer la gueule à le regarder, comme toute personne sensée tout du moins, je connais une personne qui aime le faire. Mais elle triche, c’est une mutante et elle joue les plantes en faisant ça. Vu la gueule que tire la Presqu’Inconnue après l’avoir fait, c’est pas une mutante ou elle est au moins normale au niveau des yeux. Je suis sure que c’est une scientifique : tellement la tête dans les étoiles qu’elle s’y crame la gueule. Le monde est aussi bien fait que des pates dans un microonde.

Ne pouvant trouver refuge au couvert d’un arbre considérant la tronche des arbres suscités qui n’a rien à envier à celles des herbes aussi suscitées, je poursuis mon avance et sors mon téléphone afin de lui apporter mon attention. Pas que j’ai quelque chose à faire des éventuelles réponses de Charlie à ma fin de conversation inexpliquée mais je préfère avoir l’application de carte sous le pouce afin d’avoir une excuse pour m’arrêter quelques pas après la Presqu’Inconnue. Je relève le nez alors, une moue perplexe, et passe quelques instants à trifouiller mon écran afin d’y aligner la carte et de pouvoir repartir dans la même direction que mon centre d’intérêt du soir une fois que celle-ci sera repartie.

Le grand doute qui passe dans mon esprit c’est de lui faire les poches ou non ; j’ai loupée une belle occasion mais vu qu’elle n’a qu’un pantalon ça ne sera pas d’une grande difficulté. Surtout si elle aime se perdre en masochiste contemplation mais je ne critiquerais pas les activités des autres, au pire ils sont libres de faire ce qu’ils veulent tant qu’ils ne m’impliquent pas et au mieux ce qu’ils font fera une belle information à vendre ou à troquer.

Ma philosophie étant le Système D, j’ai rarement un plan A même si j’aime bien avoir un plan B. Après il reste très plan D aussi, mine de rien, mais je fonctionne bien à l’impro ; Charlie peut témoigner, il vient d’en bouffer trois quarts d’heure. Mais s’il est une chose que je crois encore plus que le Système D, et la fuite, c’est ma Chance ainsi j’ai bon espoir que la filature ne dure pas autant de temps, que ça soit parce que je me fasse gauler ou parce que la Presqu’Inconnue arrive quelque part.

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Anna Coulson
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MessageSujet: Re: Pour que le monde s'entende, il faut parler plus fort {Anna Coulson}   Sam 9 Juil - 15:31

Quelle conne, sérieux... Il fallait vraiment faire exprès. Bon... Tant pis. Je m'arrêtai quelques secondes, attendant que ma vision revienne à la normale. Je clignai des yeux une fois, deux fois, trois fois... ouais, allez, ça ferait l'affaire. Soupirant ensuite longuement, je jetai un œil aux alentours histoire de profiter de la vue. En soi, l'endroit n'avait rien de plus exceptionnel que d'habitude, en fait. Il y avait des gens qui rentraient du bureau, majoritairement. Quelques coureurs, quelques hipsters en train de faire dieu sait quoi sur leurs macs, le classique. Enfin, il y avait un truc moins classique : une nénette avec une tenue pas du tout adaptée à la chaleur. La pauvre devait crever de chaud... Enfin note, vu son âge, elle résistait sûrement bien mieux que moi à la chaleur, en fait. Fut une époque je pouvais rester en doudoune par 40° sans broncher tandis que maintenant... Il fallait se rendre à l'évidence : même moi je prenais des années.

Enfin, de toutes façons c'était son problème, pas le mien. Le mien, c'était de trouver un endroit où bouffer. Ou plutôt, de m'y rendre, vu que je savais déjà où je voulais aller. Du coup, sans demander mon reste, je repris la route l'air de rien, continuant de réfléchir à mes projets de pile de la mort... Un projet qui semblait de plus en plus irréaliste au fur et à mesure que j'y réfléchissais en fait. Pour extraire l'énergie du vide, il fallait une capacité à "piocher" dans des dimensions non-visibles qui était... assez difficile à avoir. En fait, même moi qui avait tendance à "percevoir" la physique, je n'y parvenais pas. Ou du moins pas à ma connaissance... Au fond peut-être que ces anomalies gravitationnelles que je pouvais créer avaient un rapport avec ça. Va savoir. Mon pouvoir était une des seules choses au monde que je n'arrivais pas à expliquer avec ma précision habituelle, et en fait c'était assez frustrant.

Du coup, il faudrait peut-être que je trouve une autre manière de créer ce genre de générateurs d'énergie. Ou que j'attende... que j'attende que la technologie moderne soit capable de le faire. La majorité des produits créés par CORE l'étaient parce que j'avais trouvé des moyens divers de plus ou moins "tricher" avec la physique et la chimie. Créer des feuilles de graphène par effet tunnel c'était exploiter une bizarrerie de la physique quantique. Générer de l'énergie par une pile MHD en utilisant un plasma qui recyclait ses propres électrons c'était aussi une forme de triche chimique. Et les HoloLEDs - qui n'étaient pas des LEDs mais le marketing trouvait que ça sonnait bien - étaient aussi une forme de triche avec l'énergie des photons et leur rayonnement. Hélas, la triche ne pouvait pas non plus tout faire... Au bout d'un moment je finissais par rencontrer des obstacles qui devaient forcément finir par apparaître.

Ce fut donc sur ces pensées purement mathématiques que je m'engageai, la mine préoccupée, sur State Street, puis Bridge Street, passant rapidement devant le National Museum of the American Indian. Le monument faisait plus ou moins partie du décor, pour moi, mais ce n'était pas le cas de tout le monde : il y avait un groupe de touristes (venant de dieu sait où) en train de prendre des photos, juste devant. "American indian"... Clairement, leur équipe de relations publiques ne leur avait pas dit que le nouveau terme politiquement correct était "native americans". Même si le terme le plus juste serait plutôt "les types qui étaient là avant nous mais on s'en foutait donc on les a tous fumés". Enfin... L'histoire américaine, les cowboys et les indiens, tout ça tout ça. Je n'allais pas refaire l'histoire, au mieux je pouvais faire tout mon possible pour affecter le futur.

Au moment où j'arrivai au croisement de Bridge Street et Broad Street, néanmoins, quelque chose me parut bizarre. Pas quelque chose de mathématique, ni de scientifique, ni de rien de ce genre en fait. Quelque chose de plus basique, humain, instinctif, quelque chose dans le cerveau reptilien le plus primaire. Comme toujours mon esprit pragmatique reprit le dessus, analysant cette sensation... En général, ce genre de chose était déclenchée par des trucs aperçus dans le coin de la vision. Je me tournai donc d'un coup, mon regard tombant sur... La gamine avec la tenue assez peu estivale. Et ce fut là que j'eus comme une... révélation. Je réalisai quelque chose, d'un seul coup : je l'avais déjà aperçue dans le coin de ma vision... En sortant du bureau ou dans les environs ?

Elle paraissait assez jeune. Peut-être 16 ou 17 ? Peut-être 20 si elle avait de la chance et paraissait plus jeune qu'elle ne l'était. En tout cas, si elle entrait dans ma boutique de spiritueux, je lui demanderais directement sa carte d'identité. Ses cheveux étaient d'une teinte châtain assez clairs, et ils formaient des sortes de boucles folles et sacrément volumineuses, ce n'était pas mal du tout en fait. Probablement une plaie à entretenir... Sauf si c'était naturel, auquel cas c'était officiellement une sale petite morveuse.
Enfin... Laissant de côté ma haine capillaire, je haussai un sourcil en l'observant, lançant :

- ... salut ?

Soit elle me suivait et ça lui donnait l'occasion de me dire pourquoi, soit elle ne me suivait pas du tout et ce serait l'occasion pour moi de lui demander 1) comment elle faisait pour survivre sous tout ce bordel et 2) quel shampoing elle utilisait. En plus je voulais passer chez le coiffeur donc ça tombait bien !

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MessageSujet: Re: Pour que le monde s'entende, il faut parler plus fort {Anna Coulson}   Ven 15 Juil - 18:03

L’avance reprend et je tâche d’être une bien meilleure touriste que je n’étais dans les différentes écoles où j’ai foutue les pieds : l’un de mes professeurs avait un jour usé de son sens de l’humour pointu pour marquer sur mon bulletin qu’une vraie touriste aurait au moins pris des photos, et bien ça y était je prenais des photos. En l’occurrence une photo, celle du Netherland Monument quand je passais devant. Ça n’avait aucun intérêt particulier, je ne me sentais pas tellement concernée par les amérindiens vu que je provenais de la France par le côté maternel et de l’Irlande par le coté paternel avec quelques générations d’avance, mais ça rentrait bien dans mon rôle. Et je pourrais toujours emmerder Charlie en lui envoyant la photo en mms s’il en vient à me demander ce que je fous ou si je me fous de sa gueule ; ce qui, j’en conviens, est assez proche et implique que je relève ses messages. Mais même avec mon talent on ne peut pas tout faire, voir. Et en parlant de talent et de ne pouvoir tout faire, ainsi que d’amérindiens aussi mine de rien, je me fais remarquer trois rues plus loin.

Relevant le museau de mon téléphone à tout faire, je fis face à une quinzaine de centimètre en hauteur et à quelques pas de plus en longueur, à mon centre d’intérêt qui me rendait la politesse. C’était dans ses instants là où j’aimais deux choses : les langues étrangères qui permettaient de limiter la conversation et la bizarrerie ainsi que les réactions socialement préprogrammée comme celle de surprise parfaitement innocente qui venait quand une personne étrangère nous adressait la parole. Comme je le disais souvent, plus innocente que moi on mourrait d’injection létale mais ça n’avait pas que des mauvais côtés.

Sâlut.

Oh bordel de merde, pour une fois que l’accent inarticulé de Chicago allait faire autre chose que saborder ma crédibilité ! Nan mais sérieusement, c’était tellement la merde d’avoir un accent aussi prononcé et identifiable que les Chicagoan alors, même s’il c’était atténué avec le temps passé à New York City, ses restent renforceraient ma crédibilité de touriste. La Chance, ça ne s’invente pas. Et moi, si je n’existais pas, je m’inventerai. Et, pour revenir aux réactions sociales et à leur manipulation, le fait que je ne sache absolument pas ce que veuille de moi ma grande interlocutrice m’aide à paraitre tout aussi sincère que je ne le suis pas. Je continue à la regarder sans savoir comment réagir, reprenant la parole assez vite pour ne pas laisser s’installer un malaise.

Euh… j’peux vous aider ?

Qu’on soit franches entre nous, enfin entre moi et moi, j’ai pas particulièrement assuré aujourd’hui. Je me suis faite chopper assez vite et de façon assez conne, même s’il reste de savoir à quel point ces scores vont continuer d’aller. Je pense pas être en danger particulier dans une rue à l’heure de pointe, trop de témoins pour ça, et puis… oh merde, je savais que la femme en face de moi était une Presqu’Inconnue ! A la voir d’aussi prêt, c’est une Plus’Inconnue : Anna Coulson. Elle m’avait troué le cul avec sa théorie du « tout est lié au pouvoir Jay, que vous soyez mutant ou non ». Je suis jeune, je me suis bien sentie exclue (et je l’ai un peu fait sentir aussi), j’ai peur de l’avenir mais j’attends toujours l’homme riche qui va me proposer une solution merdique. Ce qui ne m’empêche pas d’être d’accord qu’un vieil homme qui veut le pouvoir peut manipuler des jeunes gens en exploitant leur envie d’être d’autant plus exceptionnels que personne ne fait attention à eux ; après, selon les jours, je pourrais généraliser ça à pas mal de monde en fait. Mais j’ai retenu le principal d’une presque vieille qui n’a presque pas de pouvoir : ne pas se laisser embobiner par des cons et réfléchir par soi-même. Cette phrase résume tellement ma scolarité…

Bon après je ne suis pas d’accord avec tout le discourt politique, ça reste une adulte, mais ça m’a quand même marqué un minimum. Et je fais la tête qui va bien avec, d’ailleurs, même si je ne devrais pas être aussi surprise : je suis moi. Quand je prends en filature une personne random à la sortie d’une boite random parce que je m’ennuie, je tombe sur une célébrité. C’est tellement mieux que prendre en filature une personne random à un coin de rue random et la suivre faire ses courses random avant de me rendre compte que c’est un mutant invisible à tendance pédophyle qui m’a filé le train jusqu’à un commissariat par random du tout pour que je puisse y dire « je viens voir Papa » au lieu de « Papa va venir me voir » ! Mais c’est une autre histoire. Enfin, un certain nombre d’autres histoires. Qu’on ne me raconte pas d’histoire, c’est ma partie. Sauf si je perds. Ou je me perds mais là j’ai le GPS de mon portable.

Et d’ailleurs, j’ai mon portable entier pour m’aider de façon simili-prévue en cas où ma simili-filature finisse en simili-fail ce qui me semble plutôt concret à l’heure actuelle. Mais il me reste encore le Système D et la Chance hors je suis moi. Je lâche rien en somme, la seule lâche ici présente c’est moi. Logique ou pas, osef.

J’connais mâl le coin mais j’ai lâ carte.

Je montre mon fidele sert-à-tout-sauf-à-téléphoner après l’énoncée de cette demi-vérité assez malaisée par l’intimidation que me procure, plus que la quinzaine de centimètres et de kilogrammes de différence, le fait d’être à côté d’une célébrité. Je suis pas du genre fan-girl, je suis plutôt fouille-merde même, mais je suis pas le summum de la bravoure non plus : téméraire mais pas courageuse. C’est la grande capacité à croire en moi dans l’accomplissement d’un truc con et potentiellement dangereux ainsi que la parfaite incapacité à lui faire face après coup et à en assumer pleinement les conséquences. Je vais pas commencer à citer les exemples, je suis déjà chaude là.

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MessageSujet: Re: Pour que le monde s'entende, il faut parler plus fort {Anna Coulson}   Sam 16 Juil - 22:10

Sâlut.


Bon, déjà elle communiquait. C'était plutôt bon signe. Maintenant, restait à savoir si elle me suivait ou si elle était totalement paumée... En soi, le fait qu'elle prenne exactement le même chemin que moi, alors que je prenais un chemin détourné, était plutôt bizarre mais vu le nombre de personnes présentes à New-York, il était statistiquement possible qu'un passant prenne exactement le même chemin que moi. Et qu'elle ait un accent... de quelque part. Â ? Accent Canadien ? Nan... Michigan ? Illinois ? Va savoir. Je n'étais pas tellement du coin non plus, de toutes façons. Puis je m'en foutais, accessoirement.

Euh… j’peux vous aider ?

- ... M'aider ? Pas vraiment... Enfin je pense pas.

Quelle discussion riche, dis donc. On allait aller loin, avec ça. Rencontre du premier type. Dialogue sous-réaliste. Enfin, soit elle ne savait pas trop ce que je lui voulais, soit elle faisait genre. Quand même, c'était bizarre. En fait, elle était bizarre. Pour moi ce n'était pas particulièrement un défaut, je bossais avec plein de gens bizarres, mais c'était en tout cas notable. Rien que le fait qu'elle porte une tenue pareille par cette température était plus que remarquable. Clairement, elle venait du nord... L'accent donnait un gros indice mais les fringues le confirmaient de façon absolument définitive, au-delà de tout doute raisonnable. En soi, c'était une information plutôt inutile.

J’connais mâl le coin mais j’ai lâ carte.


Ahhh, ben si elle avait LA carte, alors, forcément... La gamine me montra son téléphone, avec Google Maps dessus, tout en parlant. Génial. Elle avait la carte. Je ne risquais pas d'aller très loin, avec cette information. Elle allait où, exactement ? Enfin, si elle me demandait comme se rendre quelque part, affirmer qu'elle avait une carte (enfin, non, qu'elle avait LA carte !) n'allait pas vraiment être bien utile. Mon instinct était en train de me dire que je me lançais dans une discussion qui risquait de ne jamais prendre fin. Et en parlant de discussion interminable...

- Vous avez la carte ? Hé ben, je sais pas... c'est... c'est super. Qu'est-ce-que...

Je fus interrompue par la sonnerie tout à fait singulière de mon téléphone. De la musique électro-acoustique expérimentale. Longue histoire.

- Désolée, m'excusai-je en décrochant. Oui ?
- Miss Coulson ? C'est Andrei !
- ... Andrei ? Qu'est-ce-qu'il se passe, une catastrophe ?
- Non, c'était pour savoir si vous étiez disponible demain !
- De quoi ?
- On a réussi à augmenter le calibre des mitrailleuses !
- Mais pourquoi faire ?
- Ben... Je peux vous montrer demain.
- Pourquoi vous n'avez pas appelé Hunter ?
- Il n'est pas là.
- Mais qu'est-ce-que ça fait, ça ? Envoyez-lui un mail, je sais pas, moi.
- Non mais, c'est du 15.2 !

Visualisant mentalement le calibre de l'arme, je haussai un sourcil, demandant avec un ton sidéré :

- Mais... mais qu'est-ce-que vous voulez que je foute d'un truc pareil ? Que je pilonne les tranchées à Verdun ??
- Non mais vous allez voir !
- Oui bon écoutez, moi ça va aller, merci... Donc envoyez un mail à Hunter, et on verra, finis-je en raccrochant avec un air un peu saoulé.

Certes, j'avais une bonne relation avec la plupart des employés travaillant dans mon département R&D. Le défaut, c'était que certains n'avaient aucun sens des réalités... La majorité d'entre eux comprenaient que j'étais pas mal prise mais un ou deux venaient directement me voir chaque fois qu'ils avaient une idée qui leur passait derrière la tête, ce qui donnait des échanges un peu bizarres... Enfin, où en étais-je moi, déjà ? Ah oui ! La gamine avec la permanente. Remise dans le contexte, un peu... Ah, oui. Elle m'avait tendu son téléphone, montrant fièrement qu'elle avait le plan, sans pour autant me donner d'informations exploitables. T'ain, entre ça et le coup de fil, j'avais l'impression de me retrouver subitement dans un film bizarre des frères Coen.

- Donc... Le plan... Vous voulez aller où exactement ? Parce que - sauf si je me trompe - vous étiez sur Washington Street, ensuite Battery Park, ensuite ici... il y avait plus direct comme chemin.

Il y avait maintenant trois solutions, suite à ce que je venais de lui dire. Soit elle comprenait le sous-entendu qui était assez clair, et qui disait en gros "je sais que vous me suivez". Et peut-être qu'elle ne comprendrait pas, mais on sait jamais. Enfin, si elle pigeait, elle pourrait peut-être me dire ce qui l'avait poussée à me coller aux miches. Ensuite, autre option, elle ne pigeait pas, et on était partis pour encore un dialogue sans aucun sens qui ne mènerait à rien. Autant dire que je n'attendais pas cet instant avec impatience. Soit elle ne comprenait pas parce qu'elle ne me suivait pas, auquel cas on pourrait parler un peu de son coiffeur et de son shampoing, parce que plus j'y réfléchissais, plus je me disais que je n'avais jamais testé les cheveux bouclés. Et que ça faisait longtemps que j'avais pas tenté les cheveux courts, sauf que... si ça demandait 1h30 d'entretien le matin, c'était mort. J'avais beau prendre un minimum soin de moi, je n'étais pas non plus du genre à me taper un emploi du temps de starlette avec 3h de maquillage le matin. Je dormais déjà pas des masses...

- Dites, vous êtes au milieu, lança un passant, visiblement exaspéré qu'on soit restées devant le passage clouté.
- Ah... Oups, désolée ! répondis-je avec un sourire, en me décalant.
- Quand même, vous pourriez faire attention ! insista-t-il. Il voulait quoi, la merde ?
- Oui, comme je disais, désolée, on se décale, c'est mieux, signalai-je, toujours polie.
- Il y a quand même des meilleurs endroits où vous pourriez aller ! continua-t-il encore, en bon New-Yorkais chiant. Sauf que moi aussi j'étais une New-Yorkaise chiante.
- Et la tronche dans le caniveau, vous voulez y aller ? lançai-je du coup d'un ton nettement moins amical.

Le type partit en grommelant, ce qui me fit penser qu'on n'était quand même probablement pas au meilleur endroit pour avoir une discussion civilisée... J'avais beau vivre à NY depuis un bon moment, j'avais toujours autant de mal avec la mentalité locale. Merde, quand j'étais allée voir mes parents à Boston la dernière fois, deux personnes différentes m'avaient proposé de l'aide avec ma valise. Et quand j'étais rentrée à NY, au moins vingt personnes différentes m'avaient trouvée "chiante" avec ma valise. On voyait bien la différence... Enfin, passons. Je revins à la gamine fouinarde, attendant sa réaction.

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MessageSujet: Re: Pour que le monde s'entende, il faut parler plus fort {Anna Coulson}   Jeu 21 Juil - 17:59

M'aider ? Pas vraiment… Enfin je pense pas.

Et pan, dans la gueule ! Okay, c’est entièrement vrai et je suis entièrement d’accord, même pas l’envie de l’aider à dire vrai, mais quand on adresse la parole à un inconnu dans la rue et qu’il répond normalement, on l’envoie pas directement dans les cordes ! J’adore ! Ça a un tel potentiel de discussion quand ça commence comme ça, pire qu’une promesse électorale. D’un autre côté je peux pas voter. Et je suis sensée être innocente pour l’instant, ça risque d’être un peu dur de combiner ça avec l’aspect irrévérencieux et les joutes verbales. M’enfin, c’est aussi l’occasion de prouver que je peux aider car j’ai LA carte. Oui, j’ai LA carte. LA carte, avec un grand LA ! LA carte Google, personne peut test. Et techniquement, avec LA carte, tu peux aller aussi loin que tu veux si tu sais l’utiliser, c’est LE principe !

Ou pas… l’autre a tellement pas l’air convaincue qu’elle me fout le doute. Ce qui est plutôt bien comme ça je reste dans mon rôle et mon attitude socio-normée. Attitude qui ne me fait pas en revenir quand son téléphone émet un bruit assez improbable, la conduisant à décrocher en s’excusant et à me faire poireaute ; doublée par un je-sais-pas-trop-quoi, que je voudrais bien comme alterne pour Charlie néanmoins, alors que je suis Moi et que j’ai LA carte… retour dans les cordes. Pour un Andrei en plus. Je suis une coconne battue par un coco… et une catastrophe, forcément, il a un nom de coco. La discussion a tellement l’air passionnante que je me dis que c’est juste un coup de chance pour prendre la fuite mais une telle action me confirmerait comme la coupable que je suis alors je vais continuer d’agir comme l’innocente que je ne suis pas pour les mêmes raisons déjà évoquées : plus innocente que moi tu meurs. M’enfin j’en retourne quand même à LA carte, parce que j’ai pas vraiment mieux à faire. Je cherche le sens même, tout comme Verdun ; je sais pas ce que c’est mais ça va permettre à Anna Coulson de pilonner ses tranchées. J’ai plusieurs images en tête, je sais pas quoi choisir. Mais j’ai l’ami Google alors je vais voir. Hors donc les tranchées à Verdun sont des tranchées situées à Verdun, en France. C’est donc à prendre au sens littéral. Ouais, qu’il envoie un mail à Hunter le coco, c’est pas intéressant. C’est surement du même niveau que mon commentaire d’ailleurs !

Donc… Le plan… Vous voulez aller où exactement ? Parce que – sauf si je me trompe – vous étiez sur Washington Street, ensuite Battery Park, ensuite ici… il y avait plus direct comme chemin.

Quand on sait où on va, surement. M’enfin c’est pas tellement mon cas, enfin si puisque je sais que je vais là où elle va ; ça s’appelle une filature. Heureusement, j’ai des réponses toutes prêtes.

Brooklyn Bridge… mais je connais mâl le coin. Mais j’ai lâ carte.

Non, je ne suis pas une attardée. Je tente ma chance, c’est tout. Avec des filets de sécurité considérant ce qu’il y a à même pas 100 mètres du Brooklyn Bridge mais il n’empêche. Et en parlant de n’empêcher, on n’empêche un mec de passer et il nous le signifie avec la politesse citadine, me conduisant à lever le regard et les sourcils vers lui. La grande s’excuse, moi je bouge pas d’un poil alors que la discussion se poursuit encore sans moi. On se décale ? Pourquoi, il peut bourrer s’il veut passer. Par contre il découvrira que la douane fait partie de la police et que j’ai le sang bleu. Ce qu’il fait magnifiquement, m’offrant l’exacte même occasion de faire changer la discussion du tout au tout avec Anna comme je l’ai fait avec Charlie à notre rencontre. Bon, Charlie me regardait faire depuis un moment alors qu’Anna… ben elle m’a vu depuis un moment aussi mais j’ai rien commencé à faire. A part la suivre. Charlie, je le suivais pas ; et depuis j’essaie qu’il me coure après. M’enfin, toujours est-il qu’une bousculade entre moi et un adulte c’est l’occasion de quelques contacts manuels avant qu’il se casse en rouspétant et que je continue ma vie avec mon naturel habituel. Aujourd’hui, j’en reviens à Anna.

Vous l’auriez vraiment tâbassé ?

Ma question est sincère et je regarde Anna alors même que mes mains sont occupées avec un porte-monnaie sans grand intérêt, quelques dollars et un porte-bonheur ; pas de bol, un œil de sainte Lucie contre Lucy, ça gagne pas. Outre que j’ai deux yeux et un « y », je suis Moi. Et j’ai LA carte aussi mais ça c’est hors sujet. Puis tout le monde l’a quand on y pense. Alors que moi je suis unique ! Unique et avec une autre carte un peu plus problématique.

C’est peur çâ que votre pote vous propose un truc peur pilonner les tranchées à Verdun ?

Je suis parfaitement détendue, quand bien même mes questions sont bizarres ; d’un autre côté, ses conversations aussi donc on va peut-être s’accorder sur ce point. Déstabiliser les gens c’est utile souvent, ils réagissent plus naturellement quand ils le sont parce que la première réaction qui leur vient est rarement mensongère. D’où l’importance de bien connaitre ses réactions normées. Mais c’est pas le sujet.

Et vous allez où vous ?

Oui, pendant que j’y suis, je demande car ça ne coûte rien. Il faut voir ça comme un tour de magie : je maintiens le regard où je veux qu’il soit pendant que je traficote pour avoir le résultat que je veux. En l’occurrence, je fais ça sur deux plans puisque la culpabilité du vol a la tire ne concerne pas Anna, elle pourra toujours le vérifier si elle le remarque, et cela la distraira de notre discussion en augmentant ma chance d’avoir des réponses tandis que, si elle se concentre sur la discussion, je garde mon prix de consolation avec le naturel qui est mien. Il est aussi possible qu’elle suive sur les deux tableaux aussi auquel cas on a deux possibilités : soit elle me dénonce et ça rompt la situation ci-présente, ce qui me permet de m’en tirer à moindre frai, soit elle est définitivement certaine que j’ai un « truc en plus » et que, même si je ne peux pas vraiment l’aider, je peux lui faire la conversation. Tout bénef’, je suis douée en impro. Et en prestidigitation ; c’est la discrétion où je pêche le plus.

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MessageSujet: Re: Pour que le monde s'entende, il faut parler plus fort {Anna Coulson}   Mer 3 Aoû - 12:11

Brooklyn Bridge ? Mais pourquoi foutre ? Et surtout, pourquoi prendre ce chemin ? Mouais. Elle avait quand même l'air vraiment bizarre. En fait, sa façon de répondre n'était pas... standard. Quelqu'un de "standard" n'aurait pas répondu de cette façon. Il aurait dit qu'il s'est trompé de route, ou m'aurait dit "ah, ok, c'est par où alors ? Si vous êtes du coin ?" ou je ne sais pas, n'importe quoi... Il n'aurait pas répondu qu'il a *LA* carte, comme s'il ne parlait pas bien l'anglais. Sa manière de me répondre, la grammaire choisie, le sens dans lequel elle enchaînait les phrases par rapport au contexte, ... tout semait chez moi une certaine forme de légère confusion. Comme quand vous parlez de quelque chose à un interlocuteur, qu'il répond en parlant de quelque chose d'entièrement différent, mais qu'aucun de vous deux ne s'en rend compte.

Elle demanda ensuite si je l'aurais vraiment tabassé. Je haussai alors les épaules, réfléchissant quelques secondes. L'aurais-je vraiment tabassé ? S'il avait été agressif, oui. Mais dans le cas présent, je m'étais juste contentée de l'encourager fortement à arrêter de nous gonfler et reprendre ses petites affaires. Elle demanda ensuite si c'était pour ça que... que mon pote me proposait un truc pour pilonner les tranchées à Verdun. Hein ? J'eus une sorte de bug mental. De quoi ? ... attends, mais... Comment le coup de fil qu'on m'avait passé AVANT pouvait avoir un rapport avec...? Non, bon, elle va me mindfuck celle-là, c'est juste pas possible.

- Hmm, non. En fait, il faut qu'il CROIE que vous allez le cogner, ça suffit dans la large majorité des cas. Et... rien à voir avec Verdun.

Et là, histoire de reprendre, elle me demanda où j'allais, moi. En théorie j'allais manger avant de retourner bosser, mais là vu la tournure prise par les choses, j'étais pas prête de me goinfrer de fruits de mer... Mais bordel, d'où elle sortait et pourquoi était-elle incapable de communiquer comme un humain normal ? J'veux dire, si c'était genre mon amie ou autres, j'aurais fait l'effort de m'adapter (et ça m'aurait demandé un moment), mais là, franchement... Encore une fois, j'avais l'impression d'être prise dans un dialogue sous-réaliste. Le problème, ici, c'était ma patience, qui était très relative. Pour expliquer un concept à quelqu'un, je pouvais prendre des heures si nécessaire, revenir aux notions de base, et tout ça. Par contre, une discussion où je pige rien parce que la personne en face n'est pas claire, ça me gonflait extrêmement rapidement...

- Où je vais... Je vais, ben... mais, mais qu'est-ce-qu'on s'en fout, de ça ? demandai-je alors avec un ton un peu exaspéré.

Comme je le disais, quand je ne comprenais pas ce qu'on me voulait, je devenais assez rapidement irritée. En règle générale, j'aimais que les choses soient claires dès le départ histoire d'aller rapidement vers quelque chose de clean, constructif, simple. Même dans une conversation : je ne voyais pas l'intérêt de devoir décoder pendant 12.000 ans ce que vous voulait la personne en face. C'était pour ça, d'ailleurs, que des règles élémentaires d'écriture des e-mails et mémos était à respecter chez CORE. Toujours faire en sorte que le titre indique le principal, que les questions importantes ou les détails urgents soient dans la première ligne, rédigée de manière aussi claire que possible. Ensuite, en dessous, ajouter tous les détails importants.

J'avais d'ailleurs mis ça en place après un échange qui a failli me rendre folle. Le premier mail disait "Avez-vous vu le mail du type de la R&D ?". Juste ça. Le titre : "le mail". Donc j'ai demandé quel mail, et quel type de la R&D. Réponse : "Celui d'hier, c'est le type qui est au sous-sol.". Super. Nous avions une vingtaine d'équipes de recherches au sous-sol, et j'avais dû recevoir bien 500 e-mails "hier". Au final, il aurait juste dit "Avez-vous vu l'e-mail de John Anser, du département R&D sur la physique des plasmas, concernant l'article qu'il veut publier ? Il semblerait qu'il y ait une erreur à la ligne 25 mais vu notre rapport professionnel je n'ai pas trop envie d'aller l'ennuyer avec ça". Une phrase et tout était clair. A la place, j'avais perdu une heure à m'arracher les cheveux pour comprendre ce que cet emmerdeur me voulait. ONZE e-mails. Onze... Pour quelque chose qui aurait dû prendre 20 secondes.

Et là, j'étais un peu dans une situation similaire. Je sentais que ça me gonflait, je ne comprenais pas ce qu'elle me voulait, ni si elle me suivait, ni où elle allait, ni rien. J'allais donc tenter d'être plus claire :

- Donc, pour Brooklyn Bridge, vous retournez en arrière, vous prenez à gauche sur Water Street, vous allez tout droit, vous arriverez sur Pearl Street, vous continuez, et vous arriverez au pont. A moins que vous n'ayez besoin d'autre chose...?

Bon elle allait la cracher, sa pastille, ou pas ?

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MessageSujet: Re: Pour que le monde s'entende, il faut parler plus fort {Anna Coulson}   Lun 8 Aoû - 15:06

Je dirais bien que la déstabilisation d’Anna se passe comme une lettre à la poste mais en connaissance des délais d’attente de ladite poste je devrais trouver quelque chose de plus fonctionnel et j’ai pas tellement le temps tellement ça marche bien. Mais je prends note qu’Anna bluffe, c’est toujours utile ; et c’est vrai que la plupart des gens aptes ne menacent pas, ils font. Ce qui devient problématique quand on rajoute le facteur mutant mais c’est un sujet dont la société n’a pas fini de débattre et il prendrait trop de temps dans mon petit cas. Surtout que je ne semble pas l’avoir avec Anna ; je l’énerve vite, comme la plupart des gens en fait, quand je m’amuse. Et ça la conduit à ne pas me répondre sur sa destination ! Tant pis, j’aurai essayé.

Et Anna aussi, même si elle s’est m’expliquer qu’elle essaie de faire ; une chose que la plupart de mes profs avaient abandonnée bien avant que j’en fasse de même avec le système scolaire. J’écoute une célébrité me faire la Guide de la Paumée Solidaire et je souris un peu connement à ça, juste parce que j’aime bien l’idée. Arrière, gauche sur l’eau, tout droit sur la perle puis op au pont ; ai-je besoin d’autre chose ? Oui : de quelques instants de réflexion.

Globalement je peux continuer mon petit jeu un petit moment vu que je suis à peu près certaine qu’Anna ne me tabassera pas. Après, le fait d’être une saloperie étant admis, il faut voir aussi jusqu’où je veux l’être. Avec Charlie, je suis allée loin parce qu’il avait mon âge, qu’il avait de la répartie et qu’il était tellement friendzoné qu’il n’allait pas cracher sur l’opportunité d’arracher l’égalité avec une fille. Avec Anna, je crains fort ne pas pouvoir aller aussi loin avant de me faire envoyer chier version newyorkaise. Ce qui serait dommage. Néanmoins, la première idée qui me permet de retomber sur mes pattes risque de me faire faire un magnifique plat aussi. Mais je la tente :

Vous seriez pas Annâ Coulson ? J’tais pâs certaine de vous reconnaitre et comme j’sâvais pâs où j’allais mais vous lui r’semblez vâchement.

Bon, il ne faut pas trop que je tarde non plus puisque revenir sur mes pas rapidement me permettra de rendre à l’autre impoli son portefeuille ayant subie la taxe de Moi. Néanmoins je dois avoir encore un peu de temps et au pire je lui enverrai par la poste, c’est pas dur à trouver les adresses des gens quand on a leur carte d’identité. Cela étant, je ne dois pas trop me disperser. Toute personne normalement pensante et voulant continuer la conversation aurait surement profitée de ma condition d’innocence pour demander à être accompagnée afin de pas se perdre mais j’ai quelque chose de bien différent en tête.

Si c’est pâs trop demander, j’veux bien un selfie âvec vous. C’est pâs tous les jours qu’unedâme de lâ télé vous indique la route.

J’ai pas FaceBook parce qu’envoyer des photos de moi sur le net est d’un suicidaire que même moi je trouve exagéré ; téméraire mais pas courageuse, toujours. Cela étant, je m’estime dans la moyenne en égocentrisme, avec peut-être  même une facilité, et du coup une photo de moi avec quelqu’un ça me tente bien quand ce quelqu’un est connu. Ça ira dans mon book pour prouver que mon talent et ma chance me permettent aussi de trouver des personnes cool et fréquentables, pas que des ennuis.

En tout câs, j’âdore c’que vous dites.

Okay, je suis un peu fangirl sur le coup mais c’est assez léger. Toute considération féministe mise de côté, j’ai tendance à beaucoup aimer les personnalités publiques qui ont dans la tête les couilles qu’elles n’ont pas ailleurs ; une formule aussi imagée que machiste pour les grandes gueules. Je suis d’ailleurs surprise que Trump n’ait jamais eue la bonne foi de reconnaitre ça à ses opposantes, c’est toujours plus recherché que de les attaquer sur les menstruations. D’un autre côté, pas certaine qu’il sache plus ce que c’est que les menstruations que d’avoir des couilles intellectuelles… évidemment, c’est la partie intellectuelle qui merdouille mais je suis totalement hors sujet.

Je range le portefeuille volé dans la poche arrière de mon pantalon, m’en tapant royalement si je me le fais voler à mon tour malgré mon intention de le rendre si j’en ai l’occasion, et tend la main vers mon interlocutrice avec contentement.

Lucy Prissy, mais je préfère qu’on m’appelle « Lucky ». Enchantée de vous rencontrer.

Enrichie aussi mais c’est un détail ; surtout vu la somme. Après, c’est toujours ça de pris, littéralement. Chacun fait les choses à son petit niveau et le mien me conduit à faire au mieux avec ce que j’ai. J’espère d’ailleurs qu’il ne faut pas impressionner les célébrités comme dans les sims pour avoir une conversation construite avec eux, sinon je suis dans la merde. Je peux bien sortir des trucs sympas mais j’ai aucune preuve à par ma mauvaise foi puisque le but c’est justement que je reste discrète. Ce qui, personne ne me le contestera, est un beau ratage en règle générale.

Vous âvez du temps devant vous ou çâ vous emmerde de discuter ?

Ouais, le tour de magie a marché pour le portefeuille et du coup j’y vais franco là ; c’est encore tester ma chance mais ça me réussit pas trop mal jusqu’ici. Je sais pas si c’est de l’optimisme naïf ou du déni pathologique de dire ça mais ça changera pas grand-chose : ce qui est fait est fait et malgré que j’imaginerai par la suite trente-six manières de mieux faire les choses je les fais comme elles viennent pour l’instant. Je confesse que c’est absolument pas normal mais, vu que la normalité  n’a rien à se dire à par s’envoyer bouler, je vais rester dans mon étrangeté. Pas comme si j’étais la pire, considérant les mutants qu’on peut croiser.

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Anna Coulson
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MessageSujet: Re: Pour que le monde s'entende, il faut parler plus fort {Anna Coulson}   Mer 24 Aoû - 21:23

Vous seriez pas Annâ Coulson ? J’tais pâs certaine de vous reconnaitre et comme j’sâvais pâs où j’allais mais vous lui r’semblez vâchement.


Je lui ressemble ? Sans blague. Non, ça commençait à me gonfler cette histoire.

Si c’est pâs trop demander, j’veux bien un selfie âvec vous. C’est pâs tous les jours qu’unedâme de lâ télé vous indique la route.


Un selfie ? Mais... J'étais pas une joueuse de baseball ou une actrice d'Hollywood... Elle voulait un selfie ? Pourquoi pas un autographe ? Avec une PDG ? Et après, quoi, elle allait acheter, je sais pas, la biographie du PDG de Wal Mart ?

- Euh... oui... répondis-je avec un air qui trahissait ma confusion totale.

Elle ajouta qu'elle adorait ce que je disais... Oui, enfin j'en disais, des choses. Parfois des conneries mais je parlais surtout de technologies et de concepts physiques en tous genres. Surtout le subespace mais c'était parce que j'avais "craqué" la solution sans réussir à trouver de moyens techniques pour mettre tout ça en oeuvre. Enfin, personne va me dire que cette espèce de gamine perdue est une passionnée de physique quantique et de théories astrophysiques avancées, si ? Enfin ça valait la peine de poser la question... Après tout, à son âge, j'avais déjà résolu pas mal d'équations avec lesquelles divers scientifiques s'étaient pris la tête pendant des années.

- Ce que je dis... en matière de subespace, d'énergie du point zéro et autres ? demandai-je du coup, hésitante.

Hésitante parce que j'hésitais à l'envoyer chier. En temps normal, avec quelqu'un qui me connaît, je lui aurais dit d'aller se faire mettre depuis déjà quelques temps. Le gens qui me côtoient au quotidien savent que je ne suis pas méchante ni rien de ce genre et que si j'envoie paître quelqu'un ce n'est pas avec une quelconque intention maléfique... C'est juste une manière rapide et efficace de lui dire de revenir plus tard et que je suis occupée, sans m'interrompre trop longtemps... Car quand on est à fond dans des preuves mathématiques complexes, s'interrompre dix minutes pour expliquer à un clampin qu'on le rappellera plus tard c'est l'idéal pour perdre toute concentration et tout rythme. Enfin... Dans mon cas. Mais une inconnue complète, là, c'était autre chose. Déjà qu'elle prenait des selfies, si en plus elle se mettait à dire que je l'envoie chier...

Note, en fait, tout le monde sait que je suis relativement sèche. J'ai traité de blaireau pas mal de personnes à la télévision - surtout des conservateurs pourris et des religieux en fait - donc ça ne devrait pas l'étonner que je sois un peu plus... directe, disons.

Lucy Prissy, mais je préfère qu’on m’appelle « Lucky ». Enchantée de vous rencontrer.


Lucky, hein ? Ouais, c'était bien ma chance d'être tombée sur elle. Enfin "tombée"... Façon de parler. Le fait qu'elle engage la conversation d'une manière aussi nonchalante me laissait penser qu'elle me suivait bel et bien. Quelqu'un de "lambda" m'aurait juste dit "j'ai besoin de rien merci allez vous faire mettre" et affaire classée. Qu'elle reste à tenir le crachoir en revanche, c'ét...

Vous âvez du temps devant vous ou çâ vous emmerde de discuter ?


- Si ça m'emmerde de d...

Je me frottai rapidement les yeux avant de soupirer, fronçant un peu les sourcils.

- Non mais, sérieusement, qu'est-ce-que vous voulez ? Je veux pas paraître méchante mais à votre âge normalement on court après les jeunes stars de 19 ans qui chantent à la télé avec une chemise ouverte qui laisse voir les pectoraux bien forgés, on court pas après les physiciennes ou les PDG...

Et encore moins pour leur demander des selfies. La seule gamine de son âge que je connaissais qui aurait voulu un selfie avec des physiciens, c'était moi, en fait. Mais en règle générale il était assez difficile de tomber sur eux. Du coup, maintenant je les employais et je les payais, c'était plus pratique pour discuter derrière. Une technique comme une autre ! Et il ne fallait pas croire : je parlais des petits jeunes beaux gosses par opposition aux physiciens, mais il y en avait deux ou trois au labo qui étaient plutôt pas mal. Le professeur Durden par exemple, lui il faisait clairement un peu d'exercice, et avec sa petite barbe de quatre ou cinq jours et ses cheveux poivre et sel, on pourrait croquer ded... bon je m'éparpillais un peu.

- Sans compter le fait que quand je vous ai demandé ce que vous vouliez, vous n'avez pas fui. C'est un réflexe naturel, un instinct humain : si quelqu'un qui n'est pas de votre tribu tente d'interagir avec vous, vous vous méfiez et vous tentez d'éviter le contact. Vous êtes restée taper la discussion alors que je vous avais dit comment éviter d'interagir avec moi, ce qui signifie soit que vous n'avez aucun instinct de survie... Improbable parce qu'à New-York vous seriez morte depuis longtemps... Soit que vous me suiviez, et j'aimerais bien savoir pourquoi. Donc on y va, vous la crachez votre pastille ou pas ?

Merde à la fin, si elle pouvait être un peu claire et directe ça m'éviterait de devoir prendre 2 cachets de codéine en retournant au bureau...

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Lucy "Lucky" Prissy
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MessageSujet: Re: Pour que le monde s'entende, il faut parler plus fort {Anna Coulson}   Sam 10 Sep - 18:36

Bon, le selfie passe alors que visiblement la limite de patience d’Anna se rapproche dangereusement. Mais elle est douée et me renvoie la balle de la confusion avec ses discourt sur le subespace, l’énergie du point zéro et d’autres ; une minute de réflexion et l’appel à un ami, c’est possible ? Je ne crois pas, le bouchon a l’air prêt à péter. Tenter le tout pour le tout fonctionne presque bien, comme souvent.

J’écoute Anna me mettre au pied du mur ; paraitre méchante, si elle savait combien de mésaventures me sont déjà arrivées, elle ne craindrait pas trop sur ce point-là. D’un autre côté, je n’ai encore jamais subi le malheur d’une starlette qui croit que le monde lui est acquis et qui aura tellement de désillusions avant ses trente ans qu’elle finira aigrie et dépressive avant ses quarante.  Les physiciennes et les PDG sont généralement en étude à cet âge-là et en sortent vers trente ans pour être super-installées et bien dans leur vie vers les quarante. Après, je ne coure pas après elles ; mais quand je coure, c’est plus souvent parce qu’on me court après. Et pas pour un selfie.

J’adore le raisonnement sur mon absence de fuite et la théorie de la tribu, je trouve ça super-intéressant et ce n’est pas de l’ironie. J’aime beaucoup la psychologie et la synergologie et quand j’en apprends ça me plait beaucoup, faut juste pas qu’on essaie de me l’apprendre et que je puisse le raisonner. Hors là, le raisonner me semble assez évident : il faut toujours un motif pour interagir avec quelqu’un qui n’est pas un proche hors je n’au aucun motif énoncé, surtout maintenant que mon excuse est réglée.

Donc on y va, vous la crachez votre pastille ou pas ?

D’accord.

Je suis plus grillée que la bouffe durant un barbecue du coup je pense qu’il est temps d’y aller franc-jeu ; et même si je ne pensais pas, je n’ai pas réellement le choix afin de poursuivre. D’un autre côté, y aller franc-jeu c’est prendre le risque de tout se termine ici de façon assez similaire à ne pas le faire. Mais bon, je tente le coup tout de même. Me replaçant sur mes appuis et gardant les bras lâches le long du corps, je fais face à Anna malgré la différence de taille afin de lui répondre au mieux.

Vous âvez raison sur les deux points : je vous suivais et je n’ai aucun instinct de survie. C’est lié d’ailleurs. Mais pour résumer : je passe mes journées à zoner et à observer les gens, des fois je leur fais les poches et d’autres, quand ils ont un « je-ne-sais-quoi », je les prends en filâture. Çâ m’â rapporté pâs mâl de merdes mais je m’en sors toujours. Si vous âvez suivie l’affaire du 300 Cherry Street, j’y étais.

Dans la nuit de 4 au 5 Septembre 2015, un journaliste de la presse à scandales a découvert un duo de tueurs en série taxidermistes en les personnes des frères Malvernne. Ça a fait un joli bordel puisqu’impliquant de l’entrée par effraction et, ce que la presse n’a jamais su, une membre de Programme de Protection des Témoins. Je me suis faite allumée comme un feu d’artifice et personne n’a voulu reconnaitre que j’étais capable de faire une super indic pour la police, qu’elle soit NYPD ou BAM. J’ai trouvé un stage chez un détective privé de Mutant Town après coup mais, malgré son intention de faire dans l’illégal également, il n’a pas vraiment réussi. Mais c’est une autre histoire et je me perds.

Okay, c’est pâs ce qu’il y â de plus professionnel mais je ne suis pâs une professionnelle parce que j’ai pâs l’occasion de faire çâ de mânière constructive. Y’â bien quelques personnes qui sont intéressées pâr le fait que je puisse récupérer quelques trucs mais c’est pâs tellement çâ non plus. Après, çâ m’occupe et c’est généralement âmusant ; j’ai de lâ chance dans mes rencontre, en bien comme en mâl. Vous pâr exemple, je vous ai suivie après lâ sortie du trâvail parce que j’étais certaine que vous âviez un truc ; j’ai eu bon.

Evidemment, le truc en plus étant le fait que j’avais déjà vue la tête d’Anna, c’est peut-être pas l’exemple le plus frappant. D’un autre côté, j’ai très peu d’exemple qui puissent me porter honneur en réalité surtout considérant que je suis moins d’une personne par moi. Je suis aussi tête brûlée que j’en ai l’air mais bien plus intelligente, principalement dans la manipulation des événements que je suis capable de faire. Je suis certes capable de fausser compagnie à mes protecteurs si je le veux mais je sais aussi comment faire appel à eux ou semer des pistes d’indices pour qu’ils me retrouvent rapidement. Je suis barrée mais je suis douée aussi et c’est pour ça que je peux l’être. Sinon je serais déjà morte, comme dit précédemment.

Maintenant, c’est surtout niveau des déclârâtions polémiques que vous âvez faites que j’ai été marquée. Je suis déscolarisée et je crois pâs que je pourrais vous tenir lâ conversâtion niveau science. Le subespâce c’est une dimension spâtiale qui doit être accessible via les trous de ver mais comme on n’â pâs lâ moindre idée de comment mânipuler lâ grâvité et l’électromagnétisme afin d’en créer on est assez mâl barré niveau en trouver tandis que l’énergie du point zéro c’est l’étât fondâmentâl de l’énergie au niveau quantique, peut-être l’énergie du vide de pâr son expansion constante et son omniprésence mais lâ encore on est dans lâ merde pour observer, c’est principalement de lâ théorie. Rassurez-vous je ne coure pâs âprès les scientifiques et les PDG, j’ai juste pas mâl de temps libre quand je suis privée de sortie pour des âventures comme aujourd’hui et internet est une merveille quand il s’âgit de perdre du temps. Les âdos stârs sont pas mon truc donc c’est assez random les lectures que j’y fais et j’finis toujours pâr me demander comment j’en suis arrivé là.

Je ne suis pas certaine de ce que je dis mais je le dis assez rapidement pour que ça passe. Pas certaine que ça le fasse cependant.

Désormais silencieuse, j’observe la réaction d’Anna en étant consciente que, pour le coup, je ne suis absolument plus innocente. Ou présumée normale, pour peu que cela signifie encore quelque chose dans un monde comme le notre. Si je l’avais perdue avec le selfie, là elle risque de nager la brasse mais tant qu’elle me croit ça devrait aller. Mon histoire est tellement alambiquée qu’elle ne peut pas être un mensonge : il aurait forcément été plus cohérent. Raisonnement par l’absurde, certes, mais je dois le sembler sacrément ; absurde. D’un autre côté, le culot peut apporter beaucoup et là j’en ai une bonne dose.

Je reste cependant prête à courir, je n’ai pas pris mes appuis pour rien.

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MessageSujet: Re: Pour que le monde s'entende, il faut parler plus fort {Anna Coulson}   Lun 12 Sep - 10:00

D’accord.


Ah, quand même ! Il suffisait donc de gueuler ! Bon à savoir, je le ferais sûrement plus souvent, à l'avenir. Croisant les bras, j'écoutai donc ses explications qui étaient... intéressantes. Elle commença par signaler qu'elle me suivait ET qu'elle n'avait aucun instinct de survie, ce qui expliquait pas mal de choses concernant son comportement général. Bref, elle passait ses journées à glander et suivre des gens - ou leur faire les poches - quand elle se faisait chier. Pourquoi pas... Chacun ses loisirs, j'imagine. Ce n'était pas vraiment le genre de chose qui me fascinerait mais enfin, on est tous libres, chacun sa vie, chacun son chemin, et tous ces trucs pseudo-philosophiques à la con. Elle mentionna ensuite le 300 Cherry Street, et ça me rappelait effectivement quelque chose... Intéressant. Elle pouvait parfois tomber sur des trucs utiles, manifestement. Ceci dit... Statistiquement c'était logique : à force de fourrer son nez partout, on finissait forcément par trouver un truc un peu sympathique. De la même manière, si je lançais 15 dés à 6 faces, après les avoir lancés suffisamment de fois, je finirais OBLIGATOIREMENT par tomber sur 15 fois 1 ou 15 fois 6.

Lorsqu'elle signala qu'elle n'était pas une professionnelle, je ne pus m'empêcher de sourire en coin. Tiens donc ? Vraiment ? Voilà une révélation qui me laissait... sidérée ! Totalement ! Je n'en revenais pas, en fait. Enfin passons sur l'ironie... Elle m'avait suivie parce qu'elle pensait que "j'avais un truc". Genre, quoi, du blé ? Non parce que niveau richesse personnelle, il y avait un paquet de PDGs à New-York qui étaient bien plus intéressants à ce niveau-là. En attendant, les déclarations qui l'intéressaient était mes déclarations "polémiques". ... Je faisais que ça à longueur de journée, il allait falloir être plus précise. Mais il ne s'agissait pas de mes déclarations scientifiques, vu qu'elle était déscolarisée (ben tiens, quelle surprise)... Pourtant, malgré ça, elle savait ce qu'était le subespace et l'énergie du point zéro, ce qui me fit hausser un sourcil, de surprise. Intéressant... Très intéressant. Le fait qu'elle lise plein de trucs aléatoires sans lien évident entre eux... En fait, elle semblait réfléchir par arborescence, ce qui était souvent le signe d'un certain niveau intellectuel et ce qui pouvait expliquer ses difficultés scolaires, l'école ne s'intéressant qu'à la réflexion séquentielle.

Lorsqu'elle s'arrêta finalement de parler, je penchai un peu la tête sur le côté, l'observant en silence pendant quelques secondes. Je semblai finalement me décider, lançant :

- Venez, on va aller manger quelque chose.

Tout en traversant, je commençai à poser quelques questions :

- Vos opérations de filature, vos tentatives de pickpocket... ça réussit souvent ? Ou c'est toujours comme là ? Vous êtes quelqu'un qui a plutôt tendance à dire tout ce qu'elle sait à tout le monde ou vous gardez tous les secrets de vos petits copains ?

Et alors que nous arrivions de l'autre côté de la route, quelque chose me vint en tête d'un seul coup... Elle avait mentionné le fait d'être "privée de sortie". Elle avait l'air assez jeune, effectivement...

- Hmm... Et vous avez quel âge, au juste ?

Non parce que c'était quand même assez important, comme détail. Si elle était majeure je pourrais assez facilement trouver un moyen de mettre à profit ses "talents" de fouineuse. J'avais demandé si elle réussissait parfois, parce que je savais qu'il ne fallait pas se fier à un seul échantillon. Cette fois-ci je l'avais vue mais peut-être était-elle nettement plus douée, en règle générale. Si c'était le cas... Je pourrais très facilement me procurer des informations sur la concurrence, voire peut-être sur certains organes officiels. L'intérêt de travailler avec une gamine de ce genre était que cela me mettrait dans la "zone grise" de l'espionnage industriel : la zone étrange où il était impossible pour un juge de nous condamner... En soi je ne m'intéresserais pas vraiment à leurs technologies - on était très au dessus de la concurrence. Non, ce qui m'intéresserait, ce serait leurs efforts de lobbying. A ce niveau-là, par contre, ils étaient bien plus développés que nous et nous avions parfois eu des difficultés à nous développer à cause de l'un ou l'autre sénateur corrompu par des groupes de pression. Très intéressant...

Mais - et on en revenait à son âge - je ne pouvais pas l'employer si elle avait moins de 18 ans. Bon, en soi, certains pourraient dire que je voulais l'utiliser pour faire de l'espionnage industriel et politique donc que je n'en était pas à ça près mais allez savoir. Peut-être avais-je plus de principes vis-à-vis du fait de faire bosser des mineures que vis-à-vis du fait de pourrir la vie à des politicards crados et des industriels qui dépensaient plus en corruption politique qu'en salaires et en recherche. Hmm... En fait après mûre réflexion, non, je n'avais aucun scrupule à pourrir la vie à ce genre de personnes.

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Lucy "Lucky" Prissy
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MessageSujet: Re: Pour que le monde s'entende, il faut parler plus fort {Anna Coulson}   Lun 19 Sep - 13:13

Gueuler marche toujours ; pour que le monde s’entende, il faut parler plus fort. CQFD. Mes explications captivent Anna et certaines remarques la font même sourire, de bons points pour moi. Il n’y a pas que ça mais c’est déjà bien. Le réflexe reptilien de pencher la tête sur le côté pour changer les angles de vision et de perception sonore est cependant un classique parfaitement explicite pour moi ainsi le silence de réflexion ne me stresse pas le moins du monde. Etant téméraire mais pas courageuse, je reste prête à fuir mais je suis moins tendue que durant mon discourt. Et il valait le coup, considérant la conclusion de mon interlocutrice ; conclusion qui me fait plisser les yeux puis hocher la tête.

Puisque vous payez, vendu.

Je me mets en mouvement dans le bon sens afin de suivre Anna et l’écoute parler en tournant la tête vers elle, n’ayant plus rien à faire de rejoindre Police Plaza pour l’instant. Les questions commencent à arriver et je les écoute silencieusement, tâchant d’en retenir une partie. Opérations de filature, tentatives de pickpocket, tendance à tout balancer ou à rester secrète, âge…

Quâtre questions. Je me réserve le droit de vous en poser autant. Deal ?

Elle a probablement plus de choses à cacher que moi niveau de son travail mais a également la possibilité de me mentir puisqu’elle sait ce que je cherche. Et l’inverse fonctionne parfaitement : j’ai moins de raison de mentir parce que je sais ce qu’elle fait comme travail et qu’avoir une relation avec une personne de cette condition c’est toujours utile. Les choses sont bien faites. Je ne réponds qu’après avec obtenue moi-même une réponse dont je ne doute pas réellement, pour les raisons précédemment évoquées.

J’ai dix-sept ans et pâs besoin de vous retourner lâ demande, Wikipédiâ saurâ me renseigner. Du coup…

Une minute de réflexion, encore. Pour une personne capable d’improviser je me déçois. C’est pas grave, j’aurai tôt fait de me contenter moi-même.

Vous alliez où âvant de m’âvoir pour élément perturbâteur ?

Bon, peux mieux faire ; mais c’est une bonne base. A l’horaire où l’on est, la réponse sera probablement « chez elle » mais chopper son adresse peut être intéressante. Et puis j’ai déjà pas eue ma réponse tout à l’heure. Avoir le dernier mot c’est important, ça donne l’impression qu’on a raison.

Sinon j’ai pâs tellement tendance à tout crâcher à lâ demande. Dépendant de lâ situâion : âvec vous, j’y gâgne plus à parler. Vous êtes une personnâlité connue, donc fâcile à retrâcer, et vous vous en êtes bien sortie âvec mes « jeux » précédents.

Nouvelle pause de réflexion, même si elle s’apparente plus à un silence pour qu’Anna puisse réfléchir à toute l’improbabilité que j’ai manipulée jusqu’ici de façon plus ou moins habile. Elle est intelligente, elle s’en est sortie assez bien, et manque pas mal de patience, ce qui nous a conduites ici. Avec une personne moins intéressante, tout cracher n’aurait pas valut le coup mais, puisqu’on continue de discuter, avec elle c’est utile.

De votre côté, vous pensez accepter de me dire des trucs intéressants pour moi ?

La question peut paraitre bête mais je la trouve plutôt intelligente ; et comme je n’en conclurai pas que je suis moi-même bête, je soutiens la thèse que cela permet une sincérité dans un éventuel refus et donc permet de construire la suite de mon questionnement ainsi que de notre interaction. Dire la vérité est plus aisé quand on sait qu’on peut simplement refuser de le faire, sans avoir à passer par le mensonge.

Maintenant, je suis plus douée en prestidigitâtion qu’en filâture : le plus compliqué âvec faire les poches c’est de ce débrouiller pour que lâ personne retrouve ses effets personnels après. Genre le gus de tout à l’heure… j’ai âa carte d’identité. C’est pâs LA carte mais vaut mieux l’âvoir quand même.

Oui, je l’aime LA carte. Faut pas chercher, des fois on sourit connement pour des conneries ; ce qui est tout aussi logique que de sourire intelligemment pour des choses intelligentes. Voilà.

Vous, votre domaine c’est plutôt physique et physique quantique. Vous êtes un génie avec des inventions et l’objectif d’aller dans l’espâce. Y’en â qui disent que lâ Terre est le berceau de l’Humânité ; mais qui veut passer sâ vie dans un berceau ? C’est une question rhétorique, elle compte pâs. Hors donc, de l’intéressant dans vos âvancées technologiques ? J’ai pâs d de contacts dans l’industrie donc l’espionnâge industriel c’est pâs encore çâ, rassurez-vous.

Je ne dis pas que je ne rapporterais pas ça au BAM, au NYPD ou à l’USMS mais ils doivent déjà savoir de toute façon. C’est pas la NSA mais la plus grosse difficulté c’est de trouver des trucs qu’ils ne savent pas sans trop faire de conneries pour pas me compromettre.

Enfin, lâ plupart des filatures et autres infiltrâtions finissent quand je me fais repérer ; j’ai générâlement de quoi me mettre sous la dent âvant et jâmais été attrâpée après. Même les mutants n’y arrivent pâs.

Ce qui est entièrement vrai : qu’il s’agisse des frères Malvernne, du mec invisible ou du mercenaire du Walhalla, ils n’ont jamais réussi à me chopper. Me traumatiser oui, sans souci, mais me chopper non.

Et, associâtion d’idée faisant, vous êtes mutante ?

Je pense avoir une bonne base là ; absolument pas structurée mais osef. Il y a l’occasion d’une réponse évasive mais pouvant également offrir beaucoup de possibilité avec l’éventuelle adresse de résidence, l’occasion de mettre une limite à notre entretient explicitement avec l’acceptation de me balancer des trucs intéressant, celle de me parler de son travail de manière à ce que je puisse le répéter et enfin du personnel qui, il me semble, n’a pas été déclaré aux médias. Et sinon, je suis bonne perdante ; la mauvaise foi fait qu’on dirait pas mais quand même.

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MessageSujet: Re: Pour que le monde s'entende, il faut parler plus fort {Anna Coulson}   Mar 20 Sep - 14:34

Puisque je payais, vendu ? Au moins elle était pragmatique, cette gamine… Hm, ça faisait bizarre de l’appeler « gamine ». Merde, j’avais l’impression d’avoir eu son âge pas si longtemps auparavant… 20 ans, en train d’étudier et de faire des conneries à l’université… C’était étrange, la façon dont la perception du temps changeait dès l’âge adulte. Le collège, le lycée, … tout ça me semblait très loin. En revanche, la fac’, j’avais l’impression que ce n’était qu’il y a quelques années à tout casser alors que ça en faisait en fait presque 20. Mais mes réflexions à ce sujet furent vite interrompues par – justement – le pragmatisme de la jeune fouineuse. Elle proposait quatre questions pour moi, quatre pour elle. Pourquoi quatre ? C’était bien aléatoire, comme chiffre, mais au fond pourquoi pas. Je me contentai donc d’acquiescer quand elle demanda si on avait un deal ou non… Avant de révéler son âge. 17… Merde alors. Je lui en aurais donné facile 19 ou 20, pourtant. Soit elle faisait plus que son âge, soit ma perception des âges commençait à faiblir. Le fait était que ça allait poser problème : je ne pouvais pas l’engager si elle était mineure, pas pour ce genre de job en tout cas. Dommage. Il allait falloir attendre 1 an ou 2.

Et ce fut là que son tour de poser une question arriva… Et sa question fut des plus surprenantes, en fait.

Vous alliez où âvant de m’âvoir pour élément perturbâteur ?

Bizarrement, je m’attendais à quelque chose de plus… difficile à dire. Approfondi ? Top secret ? Indiscret ? Je ne connaissais pas encore bien la fouineuse mais son attitude m’avait pourtant laissé penser qu’elle demanderait des choses moins… classiques et sans grand intérêt. Cela dit, elle avait été jusque-là une vraie experte en questions et propos créant la confusion… Donc, au final, ça n’était pas si étonnant que ça. Je répondis donc avec une mine un peu surprise :

- Euh… Luke’s Lobster, sur South William Street. Je voulais manger un morceau avant de retourner au bureau.

Elle répondit alors qu’elle avait tendance à garder facilement des infos pour elle… Cela dit, je verrais bien cela sur pièce. Dans un an. Quand elle serait majeure, vaccinée et employable de manière « propre ». D’après elle, dans le cas présent, elle avait plus intérêt à parler étant donné le fait que je sois connue et le fait que je m’en sois bien sortie dans ses petits jeux précédents… Quels jeux, la filature et les propos n’ayant ni queue ni tête ? Je m’en étais peut être sortie mais il n’était pas dit que je sois mentalement intacte. Je me contentai donc de hausser négligemment les épaules, je me moquais d’être manipulée tant que ça ne se faisait pas à mon détriment ou à celui d’un de mes proches. Et vu que je n’avais littéralement aucun proche, en fait, c’était juste tant que ça ne se faisait pas à mon détriment. Ou celui de la compagnie, évidemment… Ce qui revenait presque au même, en fait. P’t’ain, j’avais vraiment pas de vie… Passons.

De votre côté, vous pensez accepter de me dire des trucs intéressants pour moi ?

Des trucs intéressants pour elle ? Je l’observai du coin de l’œil, avec un air interrogateur.

- Encore faudrait-il que je sache ce qui est intéressant pour vous !

Bon, elle passa enfin à mes questions… Pas trop tôt. D’après ses propres termes, elle était plus une sorte de « prestidigitatrice ». Du style avec des cartes et autres ? Et pourquoi voulait-elle faire en sorte que la personne retrouve ses effets, le but de voler un portefeuille n’était-il pas de… le voler, justement ? En fait, elle ne faisait pas ça par besoin mais juste, manifestement, par ennui… Cela pouvait se révéler être un trait de personnalité puissant mais dangereux. Une personne de ce genre pouvait devenir rapidement un génie dans un domaine donné mais pouvait aussi devenir une vraie catastrophe ambulante, si elle s’ennuyait. Ainsi, proposer des « jobs » sensibles à la jeune miss – dans un an minimum – pourrait se révéler être utiliser une arme à double tranchant. Avais-je vraiment envie de jongler avec des grenades ?

Elle enchaîna avec des questions concernant nos avancées dans le domaine spatial. Il y avait bien des choses intéressantes dans divers domaines mais elle avait parlé du domaine spatial spécifiquement – je pourrais donc lui répondre sans mentir et sans rien dire au sujet du domaine militaire qui était un peu plus sensible. Nous avions d’ailleurs bientôt un test qui devrait avoir lieu dans des conditions réelles, je devais attendre un coup de fil du ministère de la défense… Ils prenaient leur temps d’ailleurs. Mais pour l’instant, je répondis juste d’un ton nonchalant :

- Hmmm… On fait des avancées intéressantes, aucun doute là-dessus. On est presque prêts à expédier une sonde qui va s’attacher à un astéroïde pour en miner et trier le contenu, ce genre de procédé pourrait éliminer l’idée même de rareté de pas mal de matériaux et beaucoup de pollution industrielle… Pas mal de lobbies font pression sur nous pour qu’on annule tout mais c’est trop tard, la sonde est déjà assemblée aux trois quarts en orbite géostationnaire, j’ai aucune intention de la détruire juste pour leurs beaux yeux…

Quoi d’autre… Ah, oui !

- Notre prochaine génération de sondes utilisera un nouveau modèle de réacteurs plasma qui devraient permettre d’aller 30 à 40% plus vite… On espère se servir de ça pour envoyer des colons sur Mars d’ici 2020 mais c’est pas évident d’avoir toutes les autorisations…

Et sinon… Ah exact, j’allais oublier.

- En revanche… Peu de progrès sur le voyage interstellaire, qui reste LA vraie clé de la colonisation spatiale. Les procédés mathématiques existants demandent trop d’énergie et même une sphère de Dyson ne permettrait pas d’y parvenir, parce que ce serait trop gros pour rentrer dans un seul vaisseau… Donc je travaille sur des sources d’énergie alternative, notamment l’énergie du point zéro… Mais on ne sait même pas si elle existe vraiment donc ce n’est pas gagné. C’est pour ça que je retourne au bureau après avoir mangé, d’ailleurs.

Bon après…

- Sinon il y a beaucoup d’autres choses mais ça me prendrait bien 4 heures de tout détailler.

Puis ça ne la fascinerait pas forcément… Je venais à peine de me rendre compte du temps que je venais de passer à raconter tout ça. Nous étions presque arrivées, c’était dire. Elle reprit donc, parlant du fait qu’en règle générale elle finissait par se faire repérer mais qu’elle parvenait, malgré tout, à ne pas se faire attraper. C’était toujours ça, mais ce n’était quand même pas très vendeur. J’avais vu une opportunité là où il n’y en avait à priori aucune… Elle n’était pas une grande experte en espionnage, était plus une sorte de pickpocket, et en plus elle était mineure. Dommage. Elle restait assez intrigante, cela dit.

Et, associâtion d’idée faisant, vous êtes mutante ?

Tiens… Je ne l’avais pas vue venir, celle-là. Heureusement, j’avais déjà prévu le coup quelques années plus tôt quand Core avait commencée à devenir assez médiatiquement connue. Je répondis donc, encore une fois de façon assez nonchalante :

- Oui ! J’ajoutai ensuite, me penchant vers elle et montrant mon œil droit qui avait une petite section plus Claire, presque verte : Hétérochromie sectorielle, probablement génétique et non chimérique, vu qu’on ne m’a jamais trouvé de code génétique différent du mien.

Et sur ces bons mots, nous arrivâmes chez Luke ! J’entrai donc avec un grand sourire, faisant un signe au type du comptoir qui me le rendit en signalant :

- Ça fait un moment ! Au comptoir comme d’habitude ?
- Exactement, commençai-je en m’avançant vers lui. Je partirai sur le Taste of Maine s’il te plaît, avec une limonade. Et pour vous, ça sera ? demandai-je à l’étrange jeune femme, tout en lui montrant le menu qui était au mur.

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Lucy "Lucky" Prissy
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MessageSujet: Re: Pour que le monde s'entende, il faut parler plus fort {Anna Coulson}   Jeu 29 Sep - 14:30

Luke’s Lobster, South William Street, manger un morceau durant une pause. Ep, dommage. C’est pas tellement ce que je visais mais je peux me consoler en me disant que je visiterai aux frais de quelqu’un d’autre. A défaut d’avoir ce que je veux, avoir quelque chose est toujours mieux que rien du tout.

Encore faudrait-il qu’Anna sache ce qui est intéressant pour moi… c’est pas faux. D’un autre côté, c’est une bonne manière de me répondre sans me répondre également. Je sens que ça va me plaire ; à défaut de me faire ma journée ça va peut-être me faire ma soirée.

Presque prêts à expédier une sonde jusqu’à un astéroïde pour miner le contenu, éliminer la rareté et polluer là où personne ne se plaindra. Avec le bonus que des gens ne le veulent pas et que ladite sonde est déjà presqu’assemblée. Ça doit pouvoir se revendre si les médias ne savent pas déjà. Et la prochaine génération de sonde utilisera un nouveau modèle de réacteurs plus puissants afin d’expédier des gens sur Mars vers 2020 si les autorisations sont obtenues. Ça aussi c’est super-intéressant.

Le voyage interstellaire par contre c’est pas ça, sans parler de la sphère de Dyson puisque là j’ignore ce que c’est – hormis, évidemment, une sphère. Mais on en revient à l’énergie du point zéro et autres énergies théoriques, qui poussent d’ailleurs Anna à faire des heures supplémentaires surement payées.

Sinon il y a beaucoup d’autres choses mais ça me prendrait bien 4 heures de tout détailler.

Voici qui me donne une idée à ne pas oublier pour la suite, puisqu’il est évident que si je pourrais obtenir le délai à l’aide du selfie demandé tout à l’heure pour convaincre mes parents et mon agent de surveillance que mon « je suis de sortie » ne signifie pas « je fais des conneries » même si sa rime, mais de là à ce que je m’en souvienne… Amen.

Quand à la question la plus personnelle de toute, la réponse me fait grandement sourire : hétérochromie sectorielle génétique…

C’est tellement pâs c’que je vous ai demandé mais c’est tellement bien trouvé ! J’aime.

Bon, c’est pas tellement productif et je ne reconnaitrais jamais ça comme un avantage d’Anna sur moi mais j’aime quand même. Cela étant, difficile de s’y attarder puisque nous arrivons à la façade vitrée et boisée en bleu-marin de « LUKE’S » tel que le montre le dessin de homard dépiauté pour inscrire les lettres suscitées. Anna semble être une habituée et je suis partout chez moi ainsi donc l’entrée se fait dans la convivialité et on atterrit au comptoir, comme les personnes n’ayant personne d’autre à parler que les employés mais faisant l’effort de ne pas se foutre seules dans un coin.

Je partirai sur le Taste of Maine s’il te plaît, avec une limonade. Et pour vous, ça sera ?

Çâ compte pour une question ; et je suis curieuse de lâ limonâde de myrtille. Merci.

Je continue de faire le compte des questions afin de savoir combien je peux en poser pour avoir un échange illusoirement équivalent et, vu certaines des réponses d’Anna, je ne pense pas qu’elle m’en voudra de prendre de court ainsi. Au pire, elle finira par ne plus être à ça près juste avant de me virer parce qu’elle en a marre de moi. Dans les deux cas, ça me va.

Je grimpe donc avec une aisance exercée sur le tabouret de comptoir et m’y installe à mon aise, sortant le portefeuille de ma poche pour le tendre au serveur.

Dites, j’ai trouvé çâ devant votre resto, çâ doit être à un de vos clients. Vous pourrez lui rendre ? Merci.

Question, réponse, et d’un problème de moins. Et histoire d’éviter qu’il me revienne entre les pates, puisqu’il est plus probable au regard de la photo à l’intérieur que l’on me réplique qu’on n’a jamais vu ce gars-là ici que l’inverse, je me retourne de tout mon corps vers Anna pour bien démontrer que je suis passée à autre chose.

Mme Coulson, vu que tout me détailler à l’orâl sur vos « beaucoup d’autres choses » vous prendrait trop de temps, çâ serait possible d’âvoir un genre de résumé pâpier ? Comme je suppose ne pâs obtenir le selfie que je vous ai demandé tout à l’heure âfin de l’envoyer à mes vieux pour justifier le retard que je vais âvoir sur l’horaire prévu et que je me ferais donc tout aussi probablement punir pour quelques jours, çâ serait cool d’âvoir pour lecture ce que vous n’aurez pâs le temps de me dire.

J’hésite un instant, fronçant les sourcils quand à l’utilité que je peux avoir d’une telle mine de renseignements possiblement trop compliqués pour ma petite tête, puis reprend la parole avec le même naturel que précédemment.

Et éventuellement, je pourrais lâ revendre à quelques connaissances pour qu’elles puissent étâlées leur science, ou plutôt lâ votre, en exposé. Comme dit précédemment, j’ai pâs les connaissances pour l’espionnâge industriel.

Je pourrais surement bien me la péter aussi sur comment j’ai obtenu cela, en mentant bien sur, histoire de prouver que je peux être efficace en plus de me faire engueuler pour une connerie que je n’ai pas réellement faite. D’un autre côté, vaut-il mieux que j’entre par intrusion voler un dossier ou que je l’obtienne en le demandant au culot ? J’ai jamais été ni très méthodologie ni très éthique mais je crois bien que je m’y prends pas trop mal.

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MessageSujet: Re: Pour que le monde s'entende, il faut parler plus fort {Anna Coulson}   Jeu 29 Sep - 20:37

C’est tellement pâs c’que je vous ai demandé mais c’est tellement bien trouvé ! J’aime.


Je m'inclinai légèrement en salutations, comme le ferait un acteur à la fin d'une pièce de théâtre face à son public. J'ajoutai ensuite, afin d'être plus claire :

- C'est une manière élégante de dire "mêlez-vous de vos miches", en fait.

Nous arrivâmes alors chez Luke's Lobster et après que j'aie demandé à la miss ce qu'elle voulait, celle-ci affirma que ça comptait comme une question. La remarque me fit afficher un large sourire amusé, car c'était assez bien joué. Je l'avais "bien eue" avec mon hétérochromie sectorale et elle m'avait bien rendu la pareille. C'était de bonne guerre. Vendu. Je ne dis donc rien et la laissai commander, avant d'aller m'installer tranquillement. La petite jeune ne me rejoint toutefois pas immédiatement, donnant au type à la caisse le portefeuille qu'elle avait récupéré avant de préciser qu'elle l'avait trouvé devant le restaurant. Intéressant... Pourquoi le lui rendait-il ? Encore une fois, tout semblait montrer qu'elle agissait par simple ennui plus qu'autre chose, ce qui la rendait potentiellement problématique. Pas forcément le genre à qui on confie grand chose d'important ou de capital...

Et en parlant de choses importantes ou capitales, elle me demanda alors si je pouvais lui faire un résumé écrit des "beaucoup d'autres choses" dont j'avais parlé, ce qui me fit tirer une mine assez perplexe. D'après elle, elle n'aurait pas de selfie et elle voulait donc avoir de la lecture histoire de s'occuper et, éventuellement, de revendre tout ça à des types qui pourraient du coup se la péter en société. Huh... Depuis quand avoir des connaissances avancées en physique était un bon moyen de frimer, chez les jeunes de son âge ? En règle générale c'était surtout un bon moyen de se faire tabasser ou racketter son goûter - j'en savais quelque chose. C'était aussi en grande partie pour ça que je détestais la plupart des gamins...

- Clairement vous n'avez pas de connaissances en espionnage industriel, non... Ce que je vous ai dit, à part la partie sur les lobbies qui nous cassent les pieds, tout est disponible publiquement sur notre site. La transparence est assez essentielle, pour moi. Tous nos lancements sont retransmis en direct et nous émettons des communiqués de presse à chaque étape majeure de nos projets spatiaux. Un de mes buts est de recréer l'intérêt public pour l'exploration spatiale, donc être transparente et montrer à tout le monde qu'il se passe des choses excitantes est un très bon moyen de le faire.

Je haussai les épaules, souriant en coin.

- Et ça nous a amené un paquet de talents, d'ailleurs. La plupart des jeunes avec un très haut niveau intellectuel et une formation de très haut niveau ont le choix entre soit travailler dans un organisme d'état, à être sous-payés et sans moyens... Soit travailler dans le privé sur un truc de grande consommation qui n'a pas le moindre intérêt... Soit travailler chez nous pour reforger le futur, la raison principale pour laquelle les étudiants les plus intelligents et idéalistes se lancent dans ce genre d'études. Les types qui font 7 ans d'études juste pour se faire plein d'argent sale en polluant la planète et en créant des armes de destruction massive, ça nous intéresse pas, c'est de la saloperie. Le jour où on installera une colonie extra-solaire, ce sera avant tout pour pouvoir créer un endroit SANS ce genre de types. Qu'ils restent ici, ils ne nous manqueront pas.

Commençant à manger, j'ajoutai après avoir avalé une bouchée de sandwich au crabe :

- Mais si vous voulez le selfie, aucun problème. Bon, pas pendant que je mange, le selfie avec du crabe entre les dents c'est moyennement élégant, quand même...

J'avalai quelques autres morceaux du sandwich, faisant ensuite passer le tout avec de la limonade et me tournant un peu vers l'étrange blondinette.

- Quatre questions... Du coup trois. La première... Quel shampoing et après-shampoing utilisez-vous, pour avoir les cheveux comme ça ? Sérieusement. Interdit de mentir, c'est super important.

Non mais, sérieusement, j'avais quand même le sens des priorités. Je priai mentalement pour qu'elle ne me dise pas "je me réveille comme ça" ou "rien de spécial". Parce que si elle me disait ça, mon honneur féminin me forcerait à la provoquer en duel ou quelque chose du genre.

- La deuxième... Pourquoi filez-vous le train aux gens en plus de leur piquer des trucs et autres ? Par ennui, par besoin, pour autre chose...?

Plus qu'une... Autant bien choisir.

- Et la dernière : vous parliez de revendre ce que je vous avais donné comme infos... De quel genre de contacts disposez-vous ?

J'ajoutai finalement avec un air goguenard :

- Vous noterez que je n'ai rien demandé sur les mutations ! J'aurais bien utilisé une quatrième question mais... les règles sont les règles.

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MessageSujet: Re: Pour que le monde s'entende, il faut parler plus fort {Anna Coulson}   Lun 17 Oct - 14:46

Se mêler de ses miches, c’est assez contreproductif dans mon cas ; mais ça n’en reste pas moins bien trouvé. Elégant aussi, probablement, puisqu’Anna le dit. Mais bon, l’échange d’informations a ses limites et je le conçois parfaitement sans savoir qui cela protège le plus. Heureusement, cela ne m’importe pas vraiment. Je suis plus concernée par la récupération des informations suscitées et, du fait, par la perplexité que cette tentative de récupération déclenche. Pourtant, mon interlocutrice confirme que je ne suis pas dangereuse pour elle, industriellement parlant. Et elle ajoute qu’à part les problèmes de Lobbies, tout est disponible sur son site internet car elle trouve la transparence importante ; une transparence qui torpille mon fond de commerce, pour le coup. A moi de bien savoir retomber sur mes pattes.

Recréer l’intérêt public pour l’exploration spatiale… j’en penche la tête sur le côté sans cesser de fixer Anna. Tant mieux que ça les aides à avoir bonne presse et meilleur recrutement encore,  je ne sais pas comment fonctionnent réellement son domaine et je ne me sens absolument pas concernée. Les trois choix semblent assez caricaturés tout en retraduisant la passion et l’estime de la PDG pour sa propre entreprise.  Idéalisme et intelligence, c’est ce que je vois en Anna Coulson également. Je suppose bien que le jour où il y aura des colonies spatiales, d’une je ne serais pas du voyage et de deux « ce genre de types » en sera certainement ; que ce soit par richesse monétaire ou influence. Ils font partis de l’Humanité et je trouve ça flippant les gens qui se réservent le droit de juger qui est bon ou mauvais, qui peut vivre ou mourir, et ainsi de suite.

Le changement de sujet avec le seflie au crabe est bienvenu et me fait sourire, redressant la tête au passage. C’est pas faut mais je trouve au contraire que le naturel d’une telle photo est bien supérieur à celui d’un cliché tout sourire et tout cliché. Après, je ne vais pas me plaindre quelque soit le selfie, ça me sera utile. Quand à seconde-première de la nouvelle série de questions, j’en reste sur le cul même si je le suis déjà. Shampoing et après-shampoing pour avoir des cheveux comme ça ? Je fronce les sourcils et attrape une mèche du bordel pour la tirer et la regarder quelques instants, mettant un sérieux temps avant de répondre. Je ne vais pas prendre mal le fait qu’on s’intéresse plus à mes cheveux qu’à autre chose chez moi, ça reste un intérêt et un compliment déguisé je suppose, après de là à pouvoir approfondir… Je ne me suis jamais arrêtée sur les marques de shampoing et de savon familiales, prenant ma douche avant d’aller au lit mais ayant déjà le cerveau à l’ouest. Pour le coup, je ne suis guère utile et ça m’emmerde un peu, ma main passant de ma mèche de cheveux à une nuque qui en est bien couverte.

Euh… j’ai pâs d’après-shampoing et on achète nos trucs au Fine Fâre Supermarket, donc rien de particulier. Disons que je suis née coiffée et que j’ai jâmais réitéré depuis.


Les autres questions sont plus faciles, la conclusion me conduisant à sourire de façon légèrement narquoise. Les règles sont faites pour être franchies, c’est comme ça qu’on crée les exceptions. Mais un peu de concentration, que les interrogations soient plus faciles ne signifient pas qu’elles sont faciles même si c’est l’air que je prends pour répondre.

Je n’me rappelle pâs peurquoi j’ai commencé à suivre des gens. Le fait que je trouve çâ super-instructif d’les observer. L’envie de découvrir des trucs, sur eux, sur leurs secrets. Eviter de trainer dans les rues sans rien faire… et évidemment fâciliter le recyclâge de leur petite monnaie, au début.

Le vol à la tire a commencé avant l’espionnage, parce que le vol était nécessaire pour que j’ai l’impression de pouvoir aider mes parents. L’observation et le suivi, c’est venu avec ; c’est venu pendant. Tout comme le Parkour. C’étaient des moyens, à l’époque : moyen de repérer les gens intéressants, de savoir comment approcher d’eux pour leur subtiliser la monnaie dont ils pouvaient se passer et qui ferait peut-être la différence chez moi ainsi que moyen de leur échapper. Peut-être de comprendre un peu mieux aussi, puisque l’école n’a jamais aidé à ça. Cette question me laisse dans une certaine absence ; j’ai toujours eue la fâcheuse tendance à considérer le bien d’autrui comme le mien, cette réponse automatique aurait résolu le problème de « pourquoi je vole » en évitant d’y réfléchir trop mais l’approche par l’observation me laisse à m’observer moi-même. C’est pour ça que j’enchaine rapidement, ne voulant pas que l’abîme dans lequel je regarde me regarde à son tour.

J’ai pâs mâl de connaissances dans l’est du Lower Manhattan ; plusieurs groupes de sans-abris de Chinâ Town, de Liddle Itâly et de Mutant Town me filent des pistes et je leur file de l’argent ; quand les pistes sont fructueuses, les gains le sont aussi. Dans l’idée, çâ donne un groupe clandestin d’informateurs et d’indic’ pseudo-professionnels ; c’est plein de bonne volonté et çâ fait des contacts divers et vâriés notamment chez une communauté que lâ société a rejetée et qui est aidée au passâge. Dans lâ prâtique, çâ donne une âdolescente qui profite d’une sorte d’immunité diplomâtique peur espionner et entrer pâr effrachion chez les gens âfin de trouver des informâtions ouddes preuves qu’elle revend à des gens du coin, des « particuliers » lambdâs, ou cherche à refourguer à des éléments des forces de l’ordre ; y’â aussi des reporteurs à scandâles et des détectives privés mais çâ ne fini jâmais vraiment bien.

Voilà qui est fait et plus à faire, même si l’élan m’a fait en révéler plus que je ne l’aurai voulu. Mais ça ne m’inquiète pas vraiment car c’est comme à la télé : plus on en dit beaucoup et rapidement et moins les gens retiennent ou choppent d’éléments. Après, le public averti se rend compte des détails tout de même mais là j’y peux plus rien. J’y peux tellement plus rien que je m’en vais sur la limonade de myrtille, goutant du bout des lèvres avec méfiance. C’est de la limonade, donc j’aime, à la myrtille, donc j’aime aussi, qui est rafraichissante, donc j’aime encore plus, et gratuite, ce qui est la cerise sur le gâteau ; ou plutôt la myrtille.

Quelques gorgées plus tard, je reprends à l’intention d’Anna, levant les sourcils et m’adossant à mon aise en amenant une de mes chevilles sur mon autre genou.

Sinon, vu que vous âdorez lâ transpârence, j’ai plus tellement de questions auxquelles vous accepterez d’me répondre. C’est probablement plus dommâge peur vous que peur moi, si vous âvez bien fait addention à mon discourt, mais bon. J’vais pâs vous demander c’que vous faites d’illégâl, dans votre entreprise ou en tant que personne, vous ne me répondriez pâs.

Anna Coulson ne va pas se tirer une balle dans le pied pour mes beaux yeux, ou pour mes beaux cheveux, et je n’attends pas qu’elle le fasse. Mais, comme avec cette histoire de shampoing, je me retrouve à ne pas avoir vraiment d’idée sur quoi poursuivre et pourtant je cherche. Sortant mon téléphone, je le pose sur la table en regardant ma vis-à-vis.

Çâ change rien peur le selfie, pâr contre.

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MessageSujet: Re: Pour que le monde s'entende, il faut parler plus fort {Anna Coulson}   Jeu 20 Oct - 9:49

Pas d’après-shampoing, pas de traitement des mèches, pas de technique pour les boucler, rien. Cette petite était donc, officiellement, une petite connasse. Il était, désormais, mon devoir humain de la haïr personnellement. Ce n’était pas contre elle, c’était juste une simple convention sociale. Donc ! Maintenant que ce fait était établi, nous pouvions passer à la suite, en l’occurrence le reste de mes questions.

Avant tout, elle trouvait « instructif » d’observer les passants. Le fait de les suivre lui permettait d’en apprendre plus sur eux, parfois des secrets, parfois autre chose, et évidemment de leur faire les poches. « Recycler » elle appelait ça. Ben tiens ! Le fait était que je pouvais comprendre, objectivement, l’intérêt de suivre des personnes au pif complet. Apprendre à les découvrir sous un angle inhabituel, découvrir une « tranche » de leur existence, pourquoi pas voir des choses que personne d’autre ne pouvait percevoir même dans leur entourage proche grâce à cet angle de vue bien particulier, … En revanche, je devais bien admettre que ce ne serait pas vraiment le genre de loisir que je pourrais apprécier, autant le dire. La majorité des gens me semblaient bien trop inintéressants pour que je parvienne à focaliser mon attention sur eux pendant une durée prolongée (plus de 5 minutes). Cela ne voulait pas dire qu’ils n’étaient pas gentils ou autres, mais clairement leur vie n’avait pas un immense intérêt à mes yeux.

L’étrange fouinarde accepta ensuite de parler de ses diverses connaissances, qui étaient clairement des contacts de la rue. Pas très utile pour moi mais je devais bien admettre que vu ses occupations, ça devait être plutôt pratique. Pour une personne voulant trouver un gusse spécifique, un endroit particulier, découvrir un scandale quelconque, obtenir des infos sur un autre contact qui pourrait servir, … Toutefois, comme exposé précédemment, l’utilité serait relativement limitée pour quelqu’un comme moi. J’avais besoin de personnes pouvant découvrir les secrets du point zéro quantique, du subespace, optimiser la conductivité d’un flux de plasma, … aucun de ses contacts ne pourrait vraiment m’aider dans ce domaine. Elle avait par contre, manifestement, eu des contacts avec des flics ou des reporters mais ça avait assez mal fini. Que ça ait ou non bien fini, ça restait plutôt utile comme type de contact, y compris pour moi, potentiellement…

Elle conclut en signalant que la tendance que CORE avait à être transparente réduisait pas mal les questions qu’elle avait. Dans un sens, c’était le but : si toutes les infos étaient là, la plupart des gens n’avaient pas besoin de venir nous casser les pieds. Par ailleurs, le fait de donner autant d’infos suffisait à convaincre la plupart des fouinards de ne pas fouiner plus, ce qui m’arrangeait pas mal vu la nature de certaines des recherches qui étaient en cours dans nos labos. La majorité étaient légales mais pas nécessairement super humanistes. Et certains groupes de recherche – en général très petits pour éviter les fuites – faisaient dans les trucs pas nets du tout, notamment notre focus group sur le Speed X. Les pauvres piétinaient, d’ailleurs… Cette drogue était un vrai casse-tête biologique et hélas, dans ce domaine, je ne pouvais pas trop les aider. Dommage. En attendant, d’après elle, je lui devais quand même son satané selfie.

- Désolée mais je ne vais pas pouvoir trop vous parler de mes activités conspirationnistes avec les Illuminatis ni de nos recherches top secrètes sur des cadavres d’Alien retrouvés à Roswell.

Je la laissai ensuite prendre le téléphone, histoire de prendre le fameux selfie. Au départ, j’allais tenter de faire un sourire vaguement convaincant mais je n’arrivais pas à faire des sourires de photos ou de selfies. Je décidai donc de laisser le naturel revenir au galop, levant l’index et le majeur derrière la tête de l’étrange gamine. Vu qu’elle avait décidé d’utiliser l’appareil photo principal et non l’appareil à selfie (pour la qualité, sûrement), elle ne put remarquer que trop tard ma petite connerie de gamine de 5 ans et mon petit sourire en coin.

- Eh, vous vouliez un selfie, vous n’avez pas précisé les détails opérationnels de celui-ci.

Pendant qu’elle rangeait son téléphone, je continuai d’avaler l’un de mes sandwichs, réfléchissant un peu à cette rencontre des plus bizarres. Plus précisément, j’y réfléchissais comme une vraie requine du business : qu’avais-je à y gagner au juste ? Des contacts dans la rue ? Peu utile. Des infos ? Pas vraiment, l’espionnage industriel semblait vraiment hors de sa portée. Du coup… Pas grand-chose, en fait. Ça aurait été juste un de ces moments New-Yorkais très bizarres. En revanche… D’un coup, quelque chose me frappa. En fait, elle n’avait pas l’air stupide. Ses raisonnements n’étaient pas bas de plafond, elle ne faisait pas de syllogismes pourris, avait l’air de comprendre rapidement des choses plus ou moins complexes…

- Vous avez l’air de sécher les cours… Mais pas d’être stupide. J’ajoutai, précisant : Ne vous en faites pas, les deux ne sont pas forcément liés. A vrai dire, l’école moderne est souvent peu adaptée aux esprits sortant un peu de l’ordinaire… Beaucoup de génies potentiels sont perdus définitivement à cause de cela.

Et là arriva la question :

- Je sais que je n’ai normalement pas droit à une autre question mais… Qu’est-ce-qui vous intéresse au juste, en général ? Je ne parle pas de « tu veux faire quoi plus tard, pompier ou médecin ? » mais de ce qui vous intéresse en règle générale. Je ne sais pas, la météo, les langues, les canards, peu importe honnêtement.

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MessageSujet: Re: Pour que le monde s'entende, il faut parler plus fort {Anna Coulson}   Mer 9 Nov - 23:33

Activités conspirationnistes avec les Illuminatis et recherchas top secrètes sur des cadavres aliens, tant mieux qu’elle ne puisse pas en parler parce que personne ne me croirait. Même moi j’y crois pas en fait, y voyant un trait d’humour, alors que c’est peut-être le plus sérieux du monde. L’incapacité à conceptualiser ou à accepter des choses est une grande limite de l’esprit humain et, toute perchée que je sois, j’ai les miennes également. Mais je me fous le doute quand même, mine de rien. Etre trop crédule est une mauvaise chose mais être obtus également. Fort heureusement, les choses me dépassant, je laisse la suite se faire sans m’empêtrer dans mes pensées.

Le selfie est fait et je prends le sourire le plus troll que je puis avoir à l’idée de présenter cette preuve à mes parents comme excuse tout en imaginant leurs têtes. Je ne constate les oreilles de lapin qu’à la visualisation de la photo finale et ça m’amuse plus qu’autre chose ; si je ne voulais pas d’oreilles animales, je n’aurai pas les lunettes de soudure en serre-tête une bonne partie du temps.

Nope, pâs précisé en effet. C’est d’ailleurs pour çâ que vous ne m’âvez pâs eue en les faisant !

Anna n’a pas gagné et je n’ai pas perdu, c’est très important. Et, mieux, c’est pas totalement de la mauvaise foi ! Reprenant ma place en renvoyant mon téléphone à la sienne, je laisse mon interlocutrice avaler sa bouffe et ne tarde pas à m’en reprendre également à ma boisson. Je n’ai plus grand-chose à demander et ça m’emmerde un peu beaucoup mais la chance me sourit et c’est sur mon cas que ce concentre la PDG.

L’air de sécher les cours mais pas d’être stupide… c’est plus compliqué que cela, même si ce n’est pas forcément lié je suis d’accord. J’ai toujours pensé que c’était moi qui n’était pas adaptée à l’école mais je ne suis pas certaine que ça importe vraiment puisque, dans les deux cas, je n’ai aucun moyen ou même intérêt à essayer de faire changer les choses. J’ai d’autres préoccupations que cela et fronce les sourcils à la déclaration d’Anna sur les génies perdus à cause de l’école. Je vois un sous-entendu probablement par vanité et me perturbe du fait. Ce que je sais en revanche c’est qu’il serait facile de refuser les questions puisque je n’en ai moi-même plus à poser mais j’ai pas non plus l’intention de pourrir l’ambiance et puis je vais pas cracher sur l’occasion de me la ramener un peu ; je suis chanceuse et il fallait au moins ça pour réussir à attirer l’attention d’une personne de la qualité d’Anna Coulson. Je ne serais pas conne à refuser cette attention.

Alors, niveau des intérêts, j’ai le Parkour et tout ce qui s’y rattache ; je prâtique en autodidacte depuis mes six ans et je pense pouvoir concourir à haut niveau en athlétisme, en gymnastique, en escâlâde et en acrobâtie même si je suis moins sur d’lâ performance que d’l’endurance. C’est super-utile pour s’échapper au besoin mais aussi vraiment quelque chose qui me plait parce que je peux me rendre où je veux et comme je veux tout en accomplissant des choses que très peux de gens peuvent faire.

Je me définie comme un chat, ce qui est tout de même bien passe-partout, et mes parents m’ont souvent demandé d’arrêter mes « singeries ». Le point commun reste une agilité exercée et j’ai vraiment pas à me plaindre sur ma forme physique.

On â déjà vu l’observâtion mais si on y regarde de plus prêt je pense qu’on peut parler d’investigâtion et de psychologie. Les bâses pour trouver des trucs intéressants et comprendre un minimum ce qu’on fait, puisque lâ plupart du temps c’est assez instinctif en fait. J’ai le sang bleu même si généralement je fais voir rouge avec mâ forte tendance à considérer le bien d’autrui comme le mien, soit en recyclant lâ monnaie supplémentaire des gens âfin de redistribuer soit en accordant plus de vâleur à une chose que son propriétaire précédent ; j’respecte lâ vâleur affective des choses, je fais pâs dans le recèle, mais quand un truc est délaissé j’m’assure qu’il soit pâs perdu. « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » comme disait l’autre.

L’autre étant une personne dont j’ai mangé le nom mais dont la phrase m’est restée sur l’estomac, d’où que je m’en souvienne. C’est rare, mine de rien, mais avec les citations ça marche généralement bien ; surtout quand elles sont de moi.

Çâ m’arrive aussi d’faire dans lâ criminologie et la synergologie : les choses ont une significâtion et la déduire occupe pâs mâl, ne coûte générâlement âas grand-chose et peut rapporter beaucoup. Je ne suis aucun cursus pour apprendre ce que j’apprends et me contente d’observer, de supposer, de tester et de faire des recherches ; Système D Powâ. Lâ prestidigitâtion c’est un peu pâreil : çâ réclâme lâ même hâbileté que le vol et l’intrusion mais c’est plus un bonus divertissant. C’est mieux accepté en société aussi, en générâl.

Faire apparaitre une pièce de monnaie dans l’oreille d’un gars ou la faire disparaitre de sa main, c’est toujours dans les manches que ça ce passe. Certaines de mes actions, particulièrement les vols, sont improvisées comme des tours de magie et je détourne donc l’attention de là où les choses se passent réellement toute en atterrissant sur mes pattes à la fin.

Enfin, pour des questions prâtiques, je bidouille un peu d’électronique et de mécânique, histoire d’improviser des répârâtions ménâgères, et j’peux m’âmuser en informâtique. Mais çâ vole pâs haut, même quand je lance pâr la fenêtre ; on a un appart’ au premier.

Achevant rapidement mon verre, je renforce ma position d’aise en étalant mes bras sur le dossier de mon siège tout en gardant une cheville sur l’autre cuisse. Fixant Anna, je penche la tête sur le côté pour conclure.

Pourquoi ces questions ? Vous pensez que je peux être une génie comme vous ? D’ailleurs, vous révolutionnez quels domaines exactement ? Physique, physique quantique, j’ai compris. Y’en â d’autres ?

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Anna Coulson
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MessageSujet: Re: Pour que le monde s'entende, il faut parler plus fort {Anna Coulson}   Dim 13 Nov - 14:41

Parkour, endurance, investigation, psychologie, fouinage, ... Pas mal de façons de dire qu'elle aimait grimper partout où elle n'était pas censée être, pour savoir des trucs qu'elle n'était pas censée savoir, soyons honnêtes. Par contre, criminologie et synergologie ? Je ne savais même pas ce qu'était le deuxième, mais il me semblait qu'elle travaillait surtout ses talents en matière de déduction. Miss Sherlock Holmes, hein ? Pourquoi pas, c'était un chemin comme un autre, au fond. Même si elle n'irait pas loin en suivant des gens au pif complet et en se faisant repérer. Cela dit... Au fond ça l'avait menée ici à manger avec moi. Du coup, en dépit de son échec apparent, ça avait fini par être converti en une forme de réussite. Après... Un peu de bricolage électronique et mécanique histoire de se débrouiller en cas de coup dur, pourquoi pas.

Je ne pus m'empêcher de sourire à la blague sur le fait d'habiter au premier et de ne pas voler haut... Même si en fait je n'étais pas sûre que ça soit vraiment volontairement une plaisanterie. Elle avait le cerveau câblé de façon tellement étrange que pour elle, ça aurait tout aussi bien pu être une conclusion parfaitement logique et un lien qui avait du sens. Alors que je finissait mon sandwich de la mort, elle me demanda alors pourquoi je posais ces questions, demandant si elle pouvait être "un génie comme moi" et dans quels domaines j'allais apporter de grrrrrandes révolutions qui changeraient la face du monde de manière durable. Bon, elle n'employa pas ces mots mais vous voyez l'idée, on ne va pas faire les difficiles. Je me contentai de hausser les épaules avant de l'observer longuement, la tête légèrement inclinée sur le côté :

- Un génie "comme moi" ? Non. Déjà parce que le terme de génie est... employé à tort et à travers et ne veut pas dire grand chose, et ensuite parce que si vous avez un génie, il ne sera pas le même que le mien.

Buvant un petit coup histoire de faire passer tout ça, je repris avec un sourire :

- Je ne me spécialise pas vraiment. Cela signifie que j'ai un champ de connaissances étendu qui me permet d'associer ensemble des problématiques à priori différentes. Par exemple, j'ai trouvé comment régler un problème de physique des plasmas avec de la physique quantique alors que les spécialistes des deux domaines ne discutent pas très souvent, ils auraient longtemps pu passer à côté de la solution. En revanche, n'étant pas spécialiste, je dois forcément à un moment ou l'autre laisser des vrais experts s'occuper des détails. Mais en règle générale, je cherche à enrichir tout ce qui touche à l'astrophysique et à la physique des dimensions. Subespace, trous de ver, bulles de déplacement spatial, tout ce qui pourrait permettre de dépasser la vitesse de la lumière.

Je relevai alors les deux jambes, afin de les croiser et me mettre en tailleur sur mon tabouret. Je préférais cette position. En fait, au bureau, ma chaise n'était pas du tout une chaise haut-de-gamme spécial confort ++ ergonomique de la mort, mais je l'avais pourtant choisie. La raison : elle était confortable tout en me permettant de m'asseoir en tailleur devant mon bureau et de travailler dans cette position que je préférais amplement. Bref - je continuai, à l'attention de l'insolite gamine :

- Votre goût prononcé pour la déduction et l'investigation vous mettrait plus dans un génie comme celui du mythique Sherlock Holmes. C'était bel et bien un "génie" alors pourtant qu'il n'avait pas de blouse blanche. Enfin... Il n'a pas existé... Mais vous voyez où je veux en venir, je pense. C'est un talent qui s'entraîne, s'entretient. Et ce serait dommage qu'il ne disparaisse.

Une fois cela dit, je sortis mon holophone de mon sac avant d'ouvrir le répertoire et de créer une nouvelle entrée.

- Si cela vous intéresse, je serais prête à vous aider à l'entretenir, si j'ai des opportunités qui se présentent. Mais une fois que vous serez majeure, par contre - pas une seule seconde avant, soyons claires.

Je tournai alors l'écran "holographique" vers elle, attendant de voir si elle allait ou non entrer son numéro. J'espérais qu'elle le fasse. Malgré le fait qu'elle m'ait suivie d'une façon assez maladroite, comme je le disais plus tôt, elle avait réussi à transformer cette défaite en une forme de réussite. Elle avait eu ce qu'elle voulait avoir, même si ce n'était pas de la façon voulue au départ. Le fait qu'elle sache s'adapter aussi aisément à des situations changeantes m'indiquait qu'elle avait du potentiel. Lequel ? Aucune idée, je voulais juste participer au développement de celui-ci. Puis il y avait le fait qu'aucune personne ne se douterait jamais que Core Industries engagerait une gamine comme elle, avec sa veste en cuir et ses lunettes bizarres. Si elle suivait quelqu'un pour nous, il était très improbable que des soupçons ne pèsent sur nous, même si elle se faisait repérer.

- Par ailleurs, nous avons des sortes de "clubs" chez Core, de culture générale. Cela peut paraître bizarre comme concept, mais en gros... Les groupes se réunissent, et un des membres fait une sorte d'exposé sur quelque chose qui le passionne, de façon assez simple. Les gens peuvent alors poser des questions, échanger sur ce qui a été présenté, le relier à d'autres choses qui les intéressent... Je pense que ce genre de développement de connaissances hétéroclites pourrait vous aider dans vos investigations. Parfois... la solution peut venir d'une connaissance totalement hors-sujet. Un détail insolite, un écrit bizarre, une formulation inhabituelle, ... Le fait d'avoir déjà vu ou entendu ce genre de choses, qui sait, cela pourrait vous aider à tirer de nouvelles conclusions.

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MessageSujet: Re: Pour que le monde s'entende, il faut parler plus fort {Anna Coulson}   Mer 23 Nov - 14:13

Faut attendre la fin de mes explications pour qu’Anna cesse une analyse bien visible pour partir sur de l’amusement, même si ça ne dure que jusqu’à mes questions ; questions qui, pour le coup, viennent simplement. La réponse vient aussi et je suis en accord que le terme de génie est employé à tord donc de travers. Un génie est soit le mec de la lampe qui exhausse les souhaits soit une personne disposant d’un tel talent dans un ou plusieurs domaines qu’il les a marqué de façon historique. C’est à ne pas confondre avec un surdoué qui dispose d’une intelligence élevée, un virtuose qui maîtrise parfaitement des domaines précis, un prodige qui manifeste très tôt des aptitudes équivalentes à celles de personnes exercées et un polymathe qui a la connaissance approfondie d’un grand nombre de sujets différents. Ouep, j’ai potassé ce sujet aussi afin de pouvoir emmerder mon monde dans les batailles de définition même si ça favorise l’évolution en bataille de dictionnaire. Mais revenons-en à la génie différente de l’éventuel mien qui n’en est pas.

Anna Coulson semble être polymathe, aussi connu comme personne d’esprit universel, et très concentrée en diverses physiques. C’est con que les spécialistes des différents domaines ne discutent pas ensembles mais pas vraiment étonnant, chacun fait ses trucs dans son coin sans tellement se préoccuper de ce qui ne le concerne pas en règle général, même s’il est des exceptions comme moi pour s’intéresser aux autres et en faire leur activité. Après, l’avantage de la technologie rend les informations très accessibles donc ça compense en superficiel. Du coup, Anna va en profondeur dans l’astrophysique et la physique des dimensions, précisant même sur la seconde afin que je me figure mieux. Dépasser la vitesse de la lumière est un idéal étrange quand on vit dans un monde où la majorité des gens ne l’ont pas à tous les étages, la lumière. Cela étant, je suis brillante aussi dans l’étrange donc j’apprécie bien ça !

Je penche la tête sur le coté de façon perplexe lorsque mon interlocutrice se met en tailleur puis bouge seulement les yeux pour la regarder lorsqu’elle reprend ma parole. Un génie comme celui de Sherlock Holmes ; j’ai toujours considéré que j’étais HS, pour Hors Sujet, mais jamais l’inverse. Néanmoins ce n’est pas faut, de même que le fait qu’il n’ait jamais existé. Mais il a bien fallu quelqu’un derrière pour savoir tout ce qu’il savait en art de la déduction. J’acquiesce donc au fait que je vois où Anna veut en venir, arrêtant de voir de travers du fait, et plisse les lèvres au fait que c’est un talent qui s’entraine, s’entretient et a de la valeur. Après un instant de curiosité à relever la tête pour voir ce qu’elle sort de son sac, je fixe mon interlocutrice et suis surprise de sa proposition, fronçant les sourcils avant de regarder vers eux et faire la moue de réflexion.

Mâjeure genre le droit d’âvoir une arme ou celui de boire de l’alcool ? J’ai déjà l’âge de conduire, même si çâ m’intéresse pas du tout. Je vais très bien dans le mur toute seule, pâs lâ peine d’âvoir des passâgers, et au moins je sais passer pâr-dessus.

Je n’ai jamais eu ou manipulé d’holophone avant, tout en étant consciente que les technologies holographiques équipent déjà les installations avancées comme chez Stark Industries ou CORE Industries, mais je n’hésite pas pour la manipulation technologiques. Une brève inspiration plus tard, je m’appuie sur le plan de travail pour ramener mes pieds sur le tabouret et m’y tenir accroupie ; Anna a sa position spéciale et j’ai la mienne, même si elle ne doit pas être aussi reposante. Une fois prête, j’entre mon numéro et prends la liberté de m’envoyer un sms avec l’émoticon de chat pour pouvoir enregistrer le numéro de mon côté également.

J’écoute les « Clubs de Culture Générale de Core », que l’on nommera C.C.G.C. pour ne pas se prendre la tête, et apprécie pas mal le concept. Encore une fois, le bizarre est plutôt mon truc et je crois que c’est la normalité qui devrait l’être, bizarre, dans un monde où un phénix peut apparaitre dans les cieux et où des gens en collant collaborent avec une police spéciale pour arrêter des terroristes capables de détruire la moitié de la ville à coup d’arbre géant.

C’est cool comme méthode d’apprentissâge. Pâs certaine que je sois câpable de faire un improvisé mais je ne le saurais qu’en essayant ; même idée pour le fait que des gens puissent suivre, tant vis-à-vis de la câpâcité que de l’essai. Vous faites communiquer vos spéciâlistes pour pâs qu’ils se retrouvent à ne pâs s’entraider s’ils le peuvent. J’aurai un laissé-passé comme eux ou je serais VIP : Visiteur Improbable et Particulier ?

Très important, ça. Je suppose bien que j’aurai une invitation sms afin d’avoir les dates et lieux des discussions mais je crache pas à l’occasion de foutre les pieds dans les bâtiments de CORE Industries plus qu’à mon tour. Un peu comme au commissariat en sommet, et comme j’aimerai faire au Triskelion aussi mais c’est déjà plus tendu. Après, le meilleur moyen d’avoir une réponse reste de demander en général.

Je suppose bien qu’après, ça, notre rencontre va aller sur sa fin mais je suis contente de cette discussion. Je dirais bien que j’ai connu mieux niveau de mes errances mais c’est pas le cas en fait. Okay, MallGreen est exceptionnel mais il ne compte pas parce que je l’ai pas suivi ; je me suis fait payer un coup à boire grâce à lui, comme avec Anna, et j’ai récupéré son numéro pour le recontacter six mois plus tard, comme Anna aussi je pense, mais je ne le suivais pas. Le reste de mes rencontres aléatoires était cool mais pas du niveau. Aujourd’hui, non seulement je me suis pas faite suivre par un mutant invisible mais en plus j’ai un super-contact. Tout bénèf’. Et en parlant de bénéfice…

Dites, vu que c’est vous qui les fabriquez, j’pourrais âvoir l’un de vos holophones ?

Je désigne sa propriété du doigt en parlant, bien consciente que ça ne coûte rien de demander et que ça peut économiser pas mal.

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MessageSujet: Re: Pour que le monde s'entende, il faut parler plus fort {Anna Coulson}   Lun 5 Déc - 21:11

Le genre droit d'avoir une arme ? Ah, elle voulait dire, oui... Je n'avais jamais trop compris pourquoi on avait placé la majorité "alcool" à 21 ans, alors que la majorité flingues, putes & coke était à seulement 18. Probablement des restes de l'époque de la prohibition, qui avait bien montré à quel point tenter d'interdire des choses uniquement parce que la morale catholique ne les approuve pas n'était pas... vraiment voué à la réussite. Bien au contraire. Le fait était que je me fichais éperdument du fait qu'elle boive de la bière, du rhum ou quoi que ce soit de ce type, la seule majorité qui m'intéressait, c'était :

- Non 18, l'âge de la majorité légale. Que vous puissiez conduire ou boire un triple Sanchez au rhum ou je ne sais quel autre cocktail ne m'intéresse pas plus que ça, je vous l'avouerai. Quant au fait d'aller dans le mur, c'est votre entière prérogative, précisai-je avec un air peu convaincu.

Décidément, sa façon d'établir des liens logiques m'échappait totalement. Il y avait une forme de logique mais elle était vraiment tordue et alambiquée au possible... Peut-être cela l'aidait-il dans ses fouinages et autres enquêtes exclusives mais dans une discussion normale, c'était clairement un problème majeur. Après, d'un autre côté, je n'avais pas forcément l'intention de la présenter aux directeurs de départements ou quoi que ce soit de ce genre donc ce n'était pas un problème SI majeur que ça. Restait à voir si elle parviendrait à rester discrète, si je devais lui confier l'une ou l'autre tâche mais à nouveau, ce n'était pas une question que je devais régler dans l'immédiat vu qu'elle était encore trop jeune pour bosser en freelance.

Lorsque j'évoquai les clubs de discussion qui avaient été mis en place dans la plupart des sites de CORE, elle sembla réagir avec une certaine curiosité, trouvant la méthode "cool" même si elle ne pourrait pas improviser. Mais qui avait parlé d'improviser ? La plupart des petits exposés étaient préparés, de la façon préférée par la personne présentant quelque chose. Certains improvisaient certes, d'autres préféraient avoir une ligne centrale simple, d'autres un truc détaillé, ça dépendait vraiment de chacun. J'avais, toutefois, remarqué que les personnes les plus intéressantes étaient celles ayant une ligne centrale générale : cela leur évitait de TROP rentrer dans les détails sans intérêt, mais ils les connaissaient malgré tout si besoin et pouvaient donc approfondir. Quant au badge...

- Un laisser-passer ? Nan la sécurité ne vous donnera pas un badge permettant d'accéder aux bureaux et aux labos, par contre vous seriez sur la liste des invités, ça vous donnerait accès aux salles de meeting où ont lieu les réunions. Et ne vous en faites pas sur le fait d'improviser, il est rare que les gens improvisent. Par dessus le marché, il n'est pas obligatoire de présenter quoi que ce soit, précisai-je en haussant les épaules et en terminant mon dernier sandwich.

La question suivante me surprit un peu. Elle voulait gratter un holophone ? Mouarf, sérieux quoi. Toutes les personnes que je croisais et qui me reconnaissaient me posaient la même question, pourtant p't'ain ils étaient quand même pas cher. On faisait assez peu de profit dessus, beaucoup moins que les concurrents, au point où on a été attaqués en justice par Apple et HTC et que le bureau de la concurrence de la FTC a voulu examiner l'intégralité de nos coûts et revenus. Dans les trois cas, il a été déterminé que nous ne faisions pas de vente à perte ni de concurrence déloyale et que les deux constructeurs plaignants faisaient des profits extrêmement élevés, d'où leurs prix. Autant dire que ces révélations (publiques) ont endommagé leur image et amélioré la nôtre. Mais le fait était que du coup ils étaient assez peu chers et qu'on ne faisait pas des masses de blé dessus.

Par dessus le marché, je n'en avais pas vraiment des caisses chez moi. Je ne m'occupais pas du tout de la production ni rien de ce genre, en fait je ne savais même pas où en trouver, même si je voulais lui en filer un. Je haussai donc un sourcil, réfléchissant...

- Huh... Je ne sais pas trop... Le centre de NY est un centre business et recherche donc on ne fait pas de production ni de stockage... Il y a une usine et un stock vers Chicago mais ils ne feront pas une livraison pour une seule unité, ils envoient des palettes entières. Quant à vous filer le mien, c'est celui de la compagnie, donc sûrement pas, quant à mon perso... Je n'ai pas de perso, ce qui règle la question.

Fronçant les sourcils, je me mis à réfléchir un peu. C'était quand même amusant, j'étais la big boss, présidente dictatrice générale presque, de la compagnie... Mais je ne savais pas du tout comment me procurer un de mes propres produits gratos. Pourtant on devait forcément en avoir quelque part à disposition vu qu'on faisait des démos et compagnie, non ? Ah ! La solution me vint à l'esprit.

- Les équipes marketing et communication ont un stock, ceci dit, avec des goodies et cadeaux pour organiser des concours et initiatives de ce genre... Il y en a sûrement mais il faudrait que je leur demande. Enfin à cette heure-ci ils sont chez eux les pauvres, donc il faudrait voir ça demain, finis-je en terminant ma boisson.

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MessageSujet: Re: Pour que le monde s'entende, il faut parler plus fort {Anna Coulson}   Jeu 15 Déc - 17:56

Majorité à 18 ans, donc dans pas longtemps moyennant que je continue de passer au-dessus des murs comme c’est ma prérogative ; j’acquiesce simplement, bien plus convaincue qu’Anna à ce sujet. Je ne jouerais pas sur le fait que je puisse légalement travailler à 16 ans dans l’état de New York, vu qu’on ne parle pas de travail légal et donc que les conséquences seront bien différentes à attendre ou non que je puisse aller en prison seule même si ça ne sera jamais le cas. Mais ce n’est qu’un détail et il ne fait buger personne, contrairement à l’improvisé.

C’est un lapsus : justement du fait que j’improvise tout le temps, je ne suis pas certaine d’être capable de faire un exposé. M’enfin pour le coup, ça ne change absolument pas le sens pour moi mais semble assez bien perturber mon interlocutrice. Après, le laissez-passer était plutôt un laissez-pas-passer puisque je ne serais qu’invitée. Dommage, ça valait le coup de tenter. Je n’étais pas certaine qu’une infiltration le vaudrait également mais je n’en étais pas là de toute manière et les salles de réunions étaient déjà une bonne base. Il était rare que les gens y improvisent, prouvant que j’avais raison à douter de ma capacité à intervenir là-bas, mais l’option d’y aller pour simplement écouter sans jamais faire sa propre intervention était une solution valable. Même si je savais que je finirais par intervenir dans les affaires des autres de toute façon. Ou par me les approprier. Principe de base : ce qui est a moi est à moi, ce qui est aux autres est négociable.

L’holophone ne fait pas exception et, même s’ils ne sont pas chers, il n’y a pas de petites économies. Néanmoins, NYC ne fait pas de production ou de stockage car c’est à Chicago que ça ce passe ; MEOW ! C’et tellement con que ça soit là d’où je viens que j’aurai pu en gratter un alors qu’ici je suis bonne pour m’assoir dessus. En tout cas, le monde est petit, ce qui n’est pas vraiment rassurant quand on a des gens qui veulent notre peau. Mais pour en revenir au sujet mercantile, Anna ne peut même pas me passer celui qu’elle utilise car il est professionnel et qu’elle n’a pas de personnel.

Vous âvez un Iphone ? Et sinon, vous inquiétez pâs j’vous aurais jâmais demandé le vôtre.

Mon clin d’œil est polysémique considérant que je suis une pickpocket et suis donc parfaitement le troll de l’Iphone, je ne vois pas vraiment quelqu’un comme Anna aller acheter ses produits chez les concurrences. Néanmoins, cela ouvre la possibilité que mon interlocutrice n’ait simplement pas de téléphone personnel, ce qui est un signe assez important soit d’une absence de vie sociale soit d’un choix de vie bien étrange pour une personne bossant dans la technologie, soit d’un truc que j’ignore encore. Quand à aller gratter les équipes de marketing et de comm…

S’il y â des lots à gagner dans un concours prochainement, çâ règle le problème : j’ai le cul tellement bordé de nouilles que je pourrais m’en faire un trône même si j’ai absolument aucune envie d’en être lâ reine, des nouilles.

C’est parfaitement logique pour moi et aurait pu ce résumer en un mot : chanceuse. Ou chanchieuse comme dirait Charlie. Dans les deux cas, je retombe sur mes pattes et c’est le principal. Une conclusion qui me conduit à descendre de mon siège d’ailleurs, usant de mes mains comme appuis le temps que mes pieds touchent le sol, et je récupère ce qui est à moi tout en laissant Anna récupérer son téléphone. Elle en a finie avec sa commande et donc on ne devrait pas s’attarder, même s’il doit nous être possible de faire du chemin ensemble. Encore que Police Plaza doit être au nord et que les bâtiments de CORE à l’ouest, donc ça risque de ne pas être bien long. Après, je saurais me démerder avec n’importe quelle bouche de métro et puis passer par le QG du NYPD n’est pas une obligation, juste une excuse.

Mais du coup, faut que je revienne gradder demain ou c’est mieux d’addendre un concours ou encore une réunion d’impro… d’exposés ?

C’est une vraie question d’ordre pratique car, à défaut de ne pas passer mes journées dehors, je viens rarement jusque dans cette partie de Manhattan. Je n’y trainerais pas comme je fais dans mon territoire même si les rencontres sont d’un autre niveau, mélioratif d’ailleurs, tant pour des raisons d’économie de titre de transport que d’absence de familiarité et de différence sociale. Et puis j’ai mes indics, mes clients et mes habitudes à Seward Park, Little Italy, China Town et Mutant Town mine de rien. Je m’y suis faite à la vie là-bas et, Chance faisant, y’a pas eu de catastrophe depuis mon arrivée. Enfin, de catastrophes majeures parce qu’il reste pas mal de bizarreries et de problèmes mais c’est inhérent à la vie ça.

Prête à suivre Anna au rythme imposée par celle-ci, je remets les mains dans les poches en écoutant sa réponse et en attendant qu’elle ouvre la porte pour sortir devant.

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