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 "Liza"

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Echo
X-Men Oméga
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MessageSujet: "Liza"   Mar 28 Juin - 14:20

Dimanche 27 Septembre 2015 – 00 : 51 P.M.
Institution Charles Xavier, Graymalkin Lane, Etat de New York

Rachel avait décidé de mettre sa version si particulière du tailleur, inventée lorsqu’elle s’en était allée recruter Laura Evans plusieurs années plus tôt. Il y avait certaines similarités entre le cas d’aujourd’hui et celui de Reverse, de part le passif violent et l’aspiration à bien faire des deux adulescentes, mais, là où la seconde c’était toujours battue pour la justice et que le BAM avait fait pression afin d’interdire son vigilantisme en la casant à l’Institut, la première était à l’opposé du spectre. C’était une terroriste, appréhendée par le BAM au cours d’une tentative d’attentat à Baltimore. La jeune femme se souvenait de cela, Danger ayant donnée l’alerte dès les premières minutes du combat entre mutants se déclenchant à proximité de l’antenne du Bureau des Affaires Mutantes de la ville indépendante dans la matinée du 9 Septembre. Le fait que ça soit une journée après la ratification du Mutant Registration Act n’était pas un hasard : il ne s’agissait ni plus ni moins que de représailles mutantes. Mais l’affaire était bien plus complexe que cela et, si les X-Men n’avaient eut le temps d’arriver que déjà les forces d’intervention du BAM avaient neutralisés les deux protagonistes, l’Institut était désormais mêlé à cela via le Programme de Réinsertion. Et l’X-Woman avait été demandée afin de s’en occuper, attendant du fait avec ses chaussures à talon, son jeans et sa veste de tailleur noirs dont la seconde était ouverte sur son soutien-gorge, noir aussi. Retirer la chemise traditionnelle était un acte simple mais qui en dévoilait beaucoup, aussi bien au sens littéral qu’au sens figuré ; c’était précisément l’intention de la jeune femme que d’ainsi remettre en question un habit aussi normé. Chacun était libre de la juger comme il souhaitait, elle n’avait aucun souci et ne changerait pas puisqu’elle avait la chance que rares soient les personnes à oser lui faire des remarques.

Mains dans les poches, téléphone et beeper à la ceinture, l’Echo attendait paisiblement dans la cour de l’Institution. Autour et derrière elle, les murs chauds du manoir et leurs nombreuses vitres se dressaient afin de témoigner de l’œuvre de celui dont un buste de marbre se trouvait au centre de tout cela, le piédestal s’élevant depuis les pavés. Le jour était calme même si les rumeurs des étudiants s’entendaient dans le léger vent, porté de toute part puisque, si les cours avaient repris récemment pour une nouvelle année, ceux de l’après-midi n’avaient pas encore commencés. La jeune femme ne pensait pas que la personne qu’elle attendait ici soit concernée par l’aspect scolaire du lieu, la majeure partie des membres du Programme Hopes n’ayant pas reprises d’études et s’étant contentés de réapprendre à fonctionner dans un cadre social normé et régulé, mais se doutait que les choses seraient plus complexe encore sans quoi on ne l’interrogerait pas pour la tutelle. S’occuper des cas problématiques avait été parmi les premières marques de confiance qu’on lui avait données ici, sans doute parce qu’elle en avait elle-même été un, et l’Echo pensait avoir réussi à aider comme les aider. Si elle n’avait plus l’intention de partager son intimité et sa chambre comme elle avait pu le faire pour Kaede et Jade, ayant désormais une vie personnelle, l’X-Woman continuait d’être prête à agir pour son prochain. Etre à nouveau référente ne lui posait pas de souci même si elle préférait attendre de voir les affinités avec la personne, sachant déjà vers qui se tourner lorsqu’il s’agirait de remplir la paperasse.

Rachel perçue la voiture banalisée arriver le long de la route principale, un agent en costume au volant et l’adolescente à la place passager, sortant les mains de ses poches et s’avançant jusqu’au grillage pour les accueillir. Le véhicule s’arrêta et l’agent en sorti le premier, s’interrompant pour regarder sa passagère avant de lui intimer d’en faire de même. La portière s’ouvrit et une botte usée se posa lourdement sur le sol. Le jeans qui la surplombait n’était pas en meilleur état, étant déchiré en plusieurs endroits, pas plus que le t-shirt et le sweet-shirt à capuche ou encore les mitaines, seule la veste de cuir ayant encaissées toutes les maltraitances manifestes qui lui avaient été infligées. Des fringues élimées pour une jeune personne qui le semblait tout autant.

Elle avait moins de la vingtaine mais il était difficile de lui donner un âge tant son visage était fort mais encore adolescent, fermé dans une moue renfrognée. Son menton, assez prononcé, soutenait une large mâchoire, des pommettes en train de se dessinées et une petite bouche aux lèvres boudeuses. Son nez était court et épais, portant un piercing entre ses narines. Ses yeux étaient assez ronds mais enfoncés dans leurs orbites, chose rendue encore plus manifeste par les droits et épais sourcils noirs qui les surplombaient. Son regard, noir également, était d’autant plus dur et intense que les paupières l’entourant étaient plissées. Ses oreilles, parfaitement visibles, étaient collées à son crâne et la gauche était percée de nombreux anneaux. Son front était large et parfaitement dégagé, sa chevelure coupée courte comme si elle sortait de prison. Ses épaules étaient larges et sa silhouette athlétique, sans doute entretenue par un exercice physique régulier et intense, semblait trapue à cause de sa taille, puisqu’elle ne devait pas dépasser le mètre soixante malgré plus d’une cinquantaine de kilogrammes.

L’Echo la regarda avancer avec détermination une fois qu’elle se fut passé un gros sac sur l’épaule, lequel contenait des affaires similaires à celles déjà portées et un nécessaire à vivre, mémé si la tenue de la première perturba la seconde un instant. L’agent du BAM, lui, constatait simplement une réputation qui n’était plus à faire au Triskelion puisque la jeune femme y avait déjà faite une apparition avec un style vestimentaire socialement différent, le tailleur d’alors étant blanc et se passant même de soutien-gorge. Il lui tendit la main et l’Echo s’en saisit avec politesse, le saluant également de la tête et de la parole, avant de se tourner vers l’adolescente qui la fixa sans changer d’air. Hésitant un instant à agir, la jeune femme ramena ses mains contre elle mais ne fut pas malaisée, saluant et se présentant. La réponse ne vint pas tout de suite, l’agent du BAM étant obligé de la réclamer avec autorité, et fut d’une grande concision. Elle tenait en un unique mot : Liza.

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Echo
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MessageSujet: Re: "Liza"   Mer 29 Juin - 13:46

Samedi 26 Décembre 2015 – 01 : 35 P.M.
Triskelion, Upper Bay, Etat de New York

L’hiver était là et les vacances scolaires de fin d’année aussi, la première des deux festivités étant terminée. L’Echo y avait participé comme chaque année, un bonnet de noël sur la tête et se faisant assistante du Père Noël afin de distribuer les cadeaux aux jeunes n’ayant pas la chance de passer cette période dans leurs familles. Même s’il n’y avait qu’un présent par personne, les fonds de l’Institut étaient suffisants à faire plaisir à tous des plus jeunes enfants aux adultes malgré la difficulté de certains présents, comme la mise en commun afin d’en trouver un à Charles Xavier. L’esprit de Noël était là et était aussi partagé que les autres esprits de fête occidentale. Un grand repas de réveillon et une matinée d’ouverture de cadeaux avec, de préférence, de la neige autour des bâtiments, c’était sans aucun doute la partie préférée de la jeune femme en saison froide.

Rachel savait qu’il était impossible de lui faire une surprise mais cela ne l’empêchait en rien d’apprécier le présent, sans doute difficile à trouver également du fait qu’elle n’avait pas grande volonté de possessions matérielles, et de remercier ceux qui s’étaient acharnés à le trouver ou le fabriquer. Car nombre d’élèves faisaient leurs propres cadeaux, en plus de ceux de l’Institution, même s’ils n’étaient destinés qu’à leurs proches. La jeune femme n’était pas douée pour cette partie mais la plupart de ses proches n’étaient pas à l’Institut. Quelques mois plus tôt, Ariella avait réussi à obtenir d’elle une chose que Sanzo avait toujours cherchée mais la première comme le second étaient partis à présent ; peut-être que l’X-Woman n’était pas faite pour aider des apprentis, malgré les deux années qu’elle c’était prises dans une autre réalité pour trouver la paix et s’améliorer. Jubilee en avait plaisanté, plusieurs années plus tôt, en disant qu’il n’y avait que lorsque Rachel aurait un apprenti qu’on saurait si elle était capable de former quelqu’un sans le tuer. A défaut de mettre en danger la vie de Steel, la jeune femme appréhendait une responsabilité dans le départ de celle-ci. Mais c’était là un processus naturel, les Elioth de Lauro étant parties également et Kaede en ayant fait de même encore avant. L’Institution aidait les gens et, cette aide passée, ceux-ci repartaient ; cela faisait parti de leur œuvre et de leur normalité. Sage non plus n’était pas présente au réveillon comme à l’ouverture des cadeaux, assurant les festivités du Club des Damnés, et Abraham avait passé un coup de fil mais n’aurait pu venir puisqu’occupé en famille.

C’était une histoire de famille qui conduisait d’ailleurs l’Echo à la base du Bureau des Affaires Mutantes. Long caban gris sur pull blanc à col roulé avec mitaines et bandeau noirs semblables à de la laine, bottes montantes jusque sous le manteau noires également et sac à main blanc similaire, tout évidemment composé de molécules instables afin de tenir au plus chaud, elle regardait l’île s’approcher une main sur le garde-corps et les cheveux dans les vents marins. Adossée à une partie rigide du transport martine, Liza avant les bras croisés et ses yeux regardaient en coin l’immense tour du Triskelion. L’adolescente était vêtue de sa veste de cuir, de son jeans, de son sweet-shirt, de ses bottes et de ses mitaines auxquels elle avait rajoutée une écharpe et troqué le t-shirt contre un sous-pull à col roulé, encaissant les éléments avec sa fermeture habituelle. Elle ne c’était pas intégrée à l’Institut, y restant solitaire et ayant su user de sens critique et de sarcasmes afin de renvoyer quelques élèves ayant cherchés à s’intéresser puérilement à elle, mais elle n’y posait pas de problème non plus.

Liza était son nom mutant car, comme nombre d’apprentis Confréristes, elle avait refusé le nom que la société humaine lui avait donné. Pouvant s’orthographier Lissa, Lisa ou Lysa, il était tiré d’une déesse africaine du soleil, de la chaleur, du ciel, du pouvoir, de la guerre et de la répression. Ce n’était pas pour se donner un genre, comme les surnoms des mutants de l’Institution, ou pour posséder un nom de code, comme les X-Men, mais c’était bien un refus d’une existence administrative au sein d’une société avec laquelle elle était en profond désaccord. Elle n’appréciait pas qu’on l’appelle par son « nom d’esclave » même s’il pouvait être bien pratique, notamment lorsqu’il s’agissait pour Elizabet Volkova d’obtenir une entrevue avec Sergei Volkov, Confrériste condamné à la prison à vie au sein du Cube.

Une fois le bateau arrivé, Rachel suivit simplement l’adolescente et se soumit aux détecteurs précédant l’entrée dans la périphérie de la base militaire. Liza dû passer, comme à chaque fois, par les détecteurs manuels du fait des nombreuses pièces de métal perçant ses chairs mais elle obtempéra sans broncher, subissant le mal nécessaire afin de recevoir son badge de visiteuse et de suivre à son tour un agent fédéral vers les entrailles de la structure. Si, jadis, le Cube avait été en surface, sa reconstruction c’était faite sous la base du Triskelion afin d’en compliquer encore plus l’accès et, Rachel le craignait, de pouvoir noyer la prison en cas de besoin. Les parloirs devaient être au niveau de la mer, laissant les visiteurs faire face aux prisonniers dotés de colliers inhibiteurs dans une pièce classique à l’exception de la sécurité. Adossée au mur derrière l’adolescente, la jeune femme écouta la conversation de celle-ci avec le cinquantenaire grisonnant et massif qui lui faisait face.

La discussion ne la concernait pas mais, tout autant que le BAM était relié aux téléphones utilisés pour communiquer et enregistrait les mots, l’X-Woman avait devoir de veiller à ce que l’adolescente n’accomplisse rien de stupide hors celle-ci avait amplement prouvé en être capable. Le visage de Liza se décomposait toujours autant et ses épaules s’abattaient lorsqu’elle parlait à son père, des conversations sérieuses où seuls les mots utiles avaient leur place et où les émotions étaient contenues. L’un et l’autre prenait des nouvelles, l’adolescente faisant un rapport sur sa vie à l’Institution dont les principales activités étaient un entrainement en athlétisme et en acrobatie « comme avant » ainsi que la prise de participation aux tâches « qu’on lui confiait » tandis que l’adulte exposait des activités comme une logique similaires. La principale déformation de ce miroir restait l’espoir d’un père pour sa fille là où la seconde savait pertinemment que le premier ne sortirait jamais d’ici. L’un comme l’autre l’acceptait et ils avaient tout deux ce même désir : que ça ne soit pas fait pour rien. Il y avait tellement de résolution de part et d’autre que l’Echo éprouvait un grand malaise et une certaine tristesse pour eux, des choses qu’ils partageaient à la fin de le discussion. Liza était toujours infiniment triste quand elle s’excusait avant de raccrocher pour s’en aller et Sergei avait un malaise indescriptible alors qu’elle le faisait, ne répondant rien alors qu’on venait le chercher à son tour.

Que ce fut Noël ne changea rien à la discussion, cela n’était pas leur culture comme le revendiquait si bien l’adolescente. Mais, culture ou pas, elle avait accepté le cadeau de l’Institut. Un cadeau qui avait du être difficile à trouver et dont l’emballage n’avait jamais été ouvert. Un cadeau que Liza avait conservé dans sa poche durant le trajet et qu’elle avait dévoilé alors que l’on lui passait les détecteurs de métaux manuels, puisque le contenu était de métal. Rachel savait ce que c’était comme ce que ça signifiait, à l’inverse de l’adolescente qui semblait s’en moquer. L’important, aux yeux d’Elizabet, cela avait été d'aller au Cube avec et de repartir sans ; pas parce qu’il lui avait été confisqué mais bien parce qu’elle avait demandé à ce qu’on le remette à Sergei.

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MessageSujet: Re: "Liza"   Jeu 30 Juin - 22:01

Mercredi 10 Février 2016 – 10 : 12 A.M.
Institution Charles Xavier, Graymalkin Lane, Etat de New York

Son long manteau vert suivait ses pas, repoussé régulièrement par les bottes renforcées rouges qui lui enserraient les chevilles, et s’ouvrait sur la combinaison sanguine de molécules instables, sa capuche retroussée, alors que Rachel avançait en contournant la piscine puis le terrain de basket avant de passer sous les vitres du réfectoire pour pénétrer dans l’Institut. Sa méditation était terminée et elle s’en allait suivre les entrainements quotidiens qu’elle pratiquait en Salle des Dangers, souvent seule mais parfois accompagnée, et qui expliquaient sa tenue.

A cette heure, seuls quelques lèves-tard n’ayant pouvaient encore se trouver à déjeuner ou à trainer dans les couloirs car la plupart des élèves étaient en cours et les rares ne l’étant pas avaient, de manière similaire aux résidents, des activités déjà entamées pour les concentrer au foyer, à la bibliothèque, en extérieur ou encore au gymnase. D’ordinaire, Liza ce trouvait à ce dernier mais sa silhouette athlétique attendait épaulée à l’entrée du réfectoire, renfrognée dans sa position traditionnelle d’attente. Ses yeux noirs fixaient cependant l’Echo et ses bras se décroisèrent alors que la jeune femme passait à son niveau, la saluant. Répondant à la salutation, l’adolescente déclara simplement vouloir lui parler alors qu’elle entreprenait de suivre d’un pas tout aussi exercé mais moins allongé que celui de l’X-Woman. C’était ce sujet qui allait être abordé d’ailleurs, considérant que Phénix des X-Men était une identité publiquement connue et que celle-ci ne faisait pas vraiment d’efforts pour paraitre socialement normée, si la discussion était possible.

Intriguée, Rachel s’arrêta pour regarder Liza, laquelle lui fit face avec sa droiture habituelle. La jeune femme était à la bourre mais elle était prête à écouter sans souci, consciente des quelques progrès faits par l’adolescente afin de se rendre utile dans l’Institut. Les ouïes-dire comme quoi les tutorats X-Men de Phénix c’étaient mal passés ne furent ni confirmés ni infirmés mais l’assurance que l’ancienne Confrériste serait capable de suivre ses enseignements lui fit croiser les bras et froncer les sourcils. Malgré cela, Rachel n’interrompit pas le discourt de son interlocutrice, restant posée face à celui-ci. Oui, beaucoup d’élèves ou de résidents entretenant à un moment ou un autre l’ambition de rejoindre l’organisation et très peu disposaient des capacités physiques ou morales pour le faire et, oui, le développement physique dont avait bénéficié Liza ainsi que l’entrainement qu’elle s’infligeait à présent étaient de bons arguments tout autant que le passif de l’adolescente jouait en sa défaveur ; jusque là, Rachel n’avait rien à redire. Cependant, il fallait être consciente que les motivations variaient tout autant que les capacités ou encore la perception de ce qu’était être X-Men hors c’étaient trois choses qu’il fallait connaitre pour pouvoir comprendre et accompagner un aspirant de façon correcte.

L’Echo regarda son interlocutrice inspirer sèchement, étant toute aussi consciente qu’elle qu’elles n’avaient pas ce genre de familiarité. Mais personne n’avait cette familiarité avec Liza et celle-ci était parfaitement disposée à s’expliquer. Elle avait passées les premières années de sa vie à Cuba jusqu’à ce que ses parents déménagent à Mutant Town et avait découvertes ses capacités mutantes durant l’attaque des Purificateurs. Ses capacités étaient similaires à celles de son père et l’adolescente l’avait rejoint dans la Confrérie, entreprenant l’apprentissage de leur maitrise comme des bases d’entrainement nécessaires à pouvoir devenir une bonne Confrériste. Liza disait être une fille des conflits autour des mutants, qu’ils soient internes à l’espèce ou avec les humains, et elle ne voulait pas posséder d’autre vie. Elle était prête à donner sa chance à la société humaine comme celle-ci lui avait donnée une chance de s’intégrer mais, pour elle, l’unique moyen de le faire était de rejoindre les X-Men. Ils lui accordaient cette réhabilitation et tentaient de changer la société, elle les percevait donc comme son meilleur moyen d’action afin de trouver sa place parmi celle-ci.

Rachel soupira doucement, pinçant les lèvres avant de répondre avec tout autant de douceur. Les X-Men n’étaient pas une carrière ni un métier. Chaque membre de l’organisation avait une profession à côté de cela, malgré les engagements pris, ils conservaient une vie civile ; c’était différent de la Confrérie qui fournissait à ses membres de quoi assurer leurs besoins. Liza n’était pas convaincue, le manifestant en soulignant que l’Institut n’assurait pas le logement, la nourriture, la blanchisserie et un travail stable aux X-Men s’y trouvant même quand ceux-ci n’avaient aucune compétence reconnue par diplôme. Et probablement que les autres bases en faisaient autant, sans parler des entreprises liées à des membres ; le piston était une chose courante et normée dans la société humaine, appartenir à l’organisation des X-Men offrait des opportunités d’intégration autrement plus difficiles à obtenir sans cela. Néanmoins, l’adolescente n’était pas intéressée par cela et voulait réellement s’investir dans une cause sécuritaire, humanitaire et progressiste. L’évolution de la société pour s’adapter à la condition mutante, c’était une chose qu’on lui enseignait depuis qu’elle était enfant et elle avait faite la promesse de ne plus chercher à y participer par la révolution alors Liza cherchait à le faire par ce qui se rapprochait le plus du mode de vie qu’elle aurait du avoir. Et cela, c’étaient les X-Men.

Hochant doucement la tête, l’Echo considéra la motivation même si elle était perplexe quand à la promesse. Ne pas vouloir s’intégrer à la société et envisager les X-Men comme une alternative n’était pas inédit, d’autres l’avaient déjà fait et d’une certaine manière elle-même le faisait aussi. Après elle avait un travail au-dehors de l’Institut également, quand bien même était-il à temps « partiel », son absence de qualification ne nuisant pas à tous les domaines. Il lui fallut plusieurs instants de réflexion afin de répondre, trouvant les bonnes idées et des mots pour les transmettre. Il était difficile de juger d’une motivation, toutes ayant une valeur purement émotionnelle quand bien même il en était pour mieux valoir que d’autres, cependant, qu’est-ce que Liza croyait trouver chez les X-Men ?

L’adolescente, bien qu’en complet désaccord avec la prostitution médiatique et la soumission partielle aux forces d’un gouvernement quelqu’il soit, considérait que le mouvement de protection, d’éducation et d’aide était la voie la moins sanglante afin de changer la société et les mentalités. Non, ces valeurs n’étaient pas propres aux X-Men mais ils les possédaient et l’appartenance à une organisation était la seule forme d’appartenance que Liza connaissait et voulait connaitre. Elle ne ferait jamais confiance à un organisme gouvernemental pour intervenir avec autant de justesse qu’eux et aucun des premiers ne cherchera jamais à changer la société comme eux le font. Tant d’absolutisme à l’âge de son interlocutrice peinait Rachel mais elle n’en dit rien, se contenant d’acquiescer à nouveau et de reformuler sa question : comment Liza percevait-elle le fait d’être X-Men ?

Simple, déclara celle-ci. Etre X-Men c’était mener une vie plus ou moins normée avec travail, généralement dans la pédagogie et la base la plus proche, et plus si affinité ; vie personnelle, vie de famille, loisirs… Mais tout cela ce faisait dans un Idéal de Cohabitation Pacifique, tout du moins une recherche de pacifisme et d’altruisme, et impliquait de pouvoir être convoqué comme un membre de force d’intervention, qu’il s’agisse de police ou de pompier, afin d’accomplir des objectifs nécessaires à la préservation de la paix et à la limitation des dégâts du conflit, genre Casques Bleus de l’ONU. Certains faisaient cela dans l’ombre et la clandestinité, d’autres cherchaient la reconnaissance et l’influence, mais c’était avant tout des individus agissant selon un système partagé de valeurs. Exactement comme les Confréristes.

Rachel décroisa les bras à cette dernière précision, les portant à ses hanches. Il était manifeste que Liza avait encore de l’attachement au groupe, pourquoi risquer un jour de le confronter ? Cette constatation et la question qui l’accompagna firent mal chez l’adolescente et elle ne s’en ferma que plus. Mais elle fit l’effort de répondre : elle avait trahie la Confrérie, tout autant qu’elle avait trahi son père. Celui-ci avait prise l’entière responsabilité pour l’attaque à Baltimore alors qu’en réalité il était venu l’empêcher. Magneto avait appelé à la paix et à l’exode face au MRA mais nombre de Confréristes réclamaient une contre-attaque et Liza en avait été, intervenant de sa propre initiative. Son père avait simplement cherché à l’en empêcher et, une fois écroué par le BAM, il avait demandée la réintégration pour elle. Non, Liza ne voulait pas s’intégrer à la société humaine mais elle espérait toujours participer à son changement. Sergei lui avait demandé que ça ne soit pas par haine ou par peur qu’elle le fasse, que ça ne soit pas par la révolution, et Elizabet le lui avait promis. Il finirait sa vie en prison à cause d’elle, cela ne serait pas fait pour rien.

Voilà pourquoi Liza estimait être capable d’endurer un entrainement qui faisait manifestement fuir les autres : pas parce qu’elle avait été préparée à ce genre d’entrainement mais parce qu’elle avait quelque chose à perdre. Sans présumé des passifs des précédents étudiants de Rachel, l’adolescente ne pensait pas qu’ils aient grandis dans ce conflit, même s’ils pouvaient en avoir souffert, ni qu’ils aient quelque chose à perdre à ne pas y participer, même s’ils pouvaient y gagner. Elle avait été éduquée avec le rêve d’une société meilleure, elle avait souffert des affres du conflit, elle avait une vocation et une famille à gagner ainsi que la vie de son père à perdre. C’était pour cela qu’elle ferait tout pour y arriver.

L’Echo la regarda et la comprenait. Elle voyait la haine et la douleur qui tentaient d’être retransformées en quelque chose de positif, elle percevait la résolution et l’envie de bien faire, elle sentait la culpabilité et le besoin que tout ce qui c’était passé ait un sens. C’étaient des choses qui lui parlaient car elle les avait elle-même traversée. Peut-être pourrait-elle former Liza, peut-être pas ; dans tous les cas elle pourrait l’aider et cela elle le ferait. Plissant les lèvres en un sourire bienveillant, la jeune femme hocha la tête.

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MessageSujet: Re: "Liza"   Ven 1 Juil - 11:54


Elizabet « Liza » Volkova


Sergei Volkov était un pilote soviétique patriote. En 1986, il participa à une mission d’extraction de composés chimiques et minéralogiques dans la queue de la comète Halley mais l’entrée dans l’atmosphère entraina l’instabilité des matériaux qui détruisirent à leur tour la navette spatiale. Sergei ne survécu à cela que grâce à la révélation de ses pouvoirs latents, lesquels lui permirent de guérir de ses blessures grâce à l’énergie solaire présente en haute altitude et de générer une bulle plasmique qui le protégea des frottements de l’air comme de l’impact dans l’océan, l’eau étant transformée en vapeur au contact du plasma. Récupéré par les autorités soviétiques, Sergei fut placé dans un programme militaire spécial destiné à mettre à profit ses capacités à des fins militaires. A la chute de l’Union Soviétique, le programme fut arrêté et le mutant retourna à son Ukraine natale. Les services secrets russes cherchèrent rapidement à le récupérer et à expérimenter sur lui, Sergei mettant à profit les enseignements du programme ainsi que ses pouvoirs afin de s’échapper. Migrant jusqu’à Cuba, jugé comme le dernier véritable bastion du communisme, il fit la connaissance de membres de la Confrérie qui utilisaient l’opposition de l’île afin d’échapper aux représailles des Etats-Unis. Sensible au discourt révolutionnaire, l’ancien pilote rejoignit le groupe.

En 1997, Sergei a une fille avec Brandi Czabasky, l’une de ses consœurs de nationalité américaine. Nommée Elizabet, l’enfant est éduquée selon l’idéologie Confréristes et initiée aux bases du combat durant son enfance. Elle n’est cependant en rien une enfant-soldate, la Confrérie installant sa famille à Mutant Town afin de pouvoir l’y élever dans une normalité relative. Si elle est trop jeune pour comprendre les implications de l’attaque de la base des X-Men de Graymalkin Lane, Elizabet suit avec attention la confrontation d’Husdon Bridge et l’attaque du Cube où sa mère trouve la mort à l’encontre des Mandroïdes de l’Olymp Corps. La situation continue de s’envenimer avec la contre-attaque humaine lors du la Purification de Mutant Town durant laquelle Elizabet découvre des pouvoirs identiques à ceux de son père et parvient à s’échapper. Leur maison en cendre, Sergei et elle emménagent à la base de la Confrérie située sur la cote Est et Elizabet regrette amèrement de ne pouvoir participer à l’Yggdrasil afin de faire payer aussi bien les Purificateurs que les membres du Bureau des Affaires Mutantes. Sergei fait parti des Confréristes impliqués dans les destructions d’objectifs économiques mais la perte de contrôle de l’arbre et les nombreux morts faits par la Confrérie lui laissent un goût amer, l’organisation n’ayant jusqu’à lors visés que des objectifs stratégiques et évité au mieux les dommages collatéraux. Elizabet poursuit son entrainement physique afin de progresser sans endommager l’évolution de son corps, attendant impatiemment la fin de sa croissance pour pouvoir accomplir un entrainement intensif, et apprend l’usage de ses capacités mutantes sous la tutelle de son père.

Tiraillée entre sa haine naissante pour la société humaine et son envie de bien faire, Elizabet cherche à s’engager toujours plus dans les actions Confréristes suite à la destruction de la branche de la cote ouest par les Zodiaques et elle se met à errer dans les rues à la recherche de dealers de Speed X. La mise en place du Programme de Réinsertion du Bureau des Affaires Mutantes est considérée par certains Acolytes et Sergei comme une possibilité si l’adolescente continue de poser problème par son intervention non-autorisée sur le terrain et les tendances extrémistes toujours plus prononcées dont elle fait preuve à chaque recadrage par un membre de la Confrérie. Franche partisane des actions de Bleecker Street, Elizabet décide de prendre le nom mutant de Liza, une déesse vaudou du soleil, de la chaleur, du ciel et du pouvoir représentant également la guerre et la répression. Intégrée comme une apprentie en 2015, l’adolescente commence l’entrainement intensif pour lequel elle c’est préparée toute ses années et atteint un excellent niveau. L’adoption du Mutant Registration Act la conduit cependant à chercher les représailles à l’encontre de Kelly et de ses partisans malgré l’appel à la paix de Magneto. De sa propre initiative, Liza cherche à mener un attentat mais est interceptée par Sergei, les deux mutants attirant l’attention par une confrontation directe. Arrêtés par le BAM et placés en détention, Sergei est condamné à la prison à vie au sein du nouveau Cube mais parvint à convaincre les autorités de laisser une chance à sa fille et demande à Elizabet d’oublier sa haine envers l’Humain et de chercher un autre moyen de changer le monde que le terrorisme. Liza, rongée par la culpabilité d’avoir condamné son père, accepte la promesse et est réinsérée à l’Institution Charles Xavier.

Bien consciente de se trouver dans une base X-Men, Elizabet s’intéresse à l’idéologie progressiste qu’ils enseignent et aux membres connus de l’organisation. Volontairement marginale, elle s’abstient d’être problématique et accompli les nécessités liées à sa réinsertion sans broncher. Liza ne se cache cependant pas de sa volonté de faire parti du groupe d’intervention et tisse des liens dans ce but, principalement avec l’agente de sécurité du campus et X-Woman Rachel Summers. Gardant le contact avec son père, l’adolescente utilise les diverses évaluations échelonnant sa réinsertion pour rendre visite à Sergei au Cube et lui faire part de sa progression.


Capacités Spéciales :

  • Mutation : le corps d’Elizabet est capable d’émettre un champ psionique qui condense l’énergie solaire environnante pour recomposer un « feu solaire » qu’elle peut manipuler à volonté. La dangerosité et la luminosité de l’énergie ainsi générée est maitrisable mais la mutante est dépendante de la présence d’énergie solaire autour d’elle pour utiliser ses pouvoirs ; si elle se retrouve dans une pièce complètement coupée de toute lumière et chaleur naturelle, elle est privée de ses capacités surhumaines. Etant encore en apprentissage de ses capacités, la colère et la joie conduisent à leur manifestation et l’accroissement en puissance involontaire tandis que la tristesse et la peur les affaiblissent.
  • Aura de feu solaire : la principale manifestation de la mutation d’Elizabet est une bulle plasmique à quelques décimètres de son corps. Malgré l’apparence d’une flamme, celle-ci peut être aussi inoffensive que la lumière du jour et varier sa température, donc sa puissance, se fait d’environ 100°C/sec même si elle peut dissiper instantanément sa bulle plasmique. Son plein potentiel est atteint à une température d’environ 5.000°C pour la brillance d’un soleil, ce qui lui confère une résistance de classe 5 et un éblouissement. Pour des raisons de maitrise cependant, Liza se limite généralement à une fourchette entre 20 et 60% de puissance ; ce qui correspond à 1.000°C/R1 et 3.000°C/R3.
  • Vol : en orientant son champ psionique et le plasma généré par celui-ci, Elizabet est capable de générer une déflagration produisant des pressions d’éjection similaires à un pulsoréacteur. Cela lui permet de se projeter et de voler jusqu’à 500km/h au maximum et suit la même logique de gestion de puissance ; elle atteint donc généralement entre 100 et 300km/h avec une variation de 10km/s.
  • Absorption d’énergie solaire : plutôt que d’être endommagées par les énergies dérivées des rayonnements solaires (lumière, chaleur, rayons cosmiques, etc.), les cellules d’Elizabet les absorbent afin d’en retirer de l’énergie qui maintient l’organisme au mieux de ses capacités. Ainsi, lorsqu’elle est en pleine santé, la mutante ne semble pas consommer d’énergie à accomplir un effort physique, lui offrant une endurance d’une dizaine d’heures en cas d’effort physique intense. Lorsqu’elle est blessée, elle se soigne à une vitesse incroyable, une minute lui permettant de faire ce que les humains mettent une heure ; une coupure superficielle ou un hématome mettent donc une heure à guérir tandis qu’une blessure par balle seize.
  • Combat à mains nues : fille de militaire élevée dans l’idée de devenir une Confrériste, Liza dispose de capacités de corps-à-corps exercées qui font d’elle une combattante experte pour son âge. Capable de concourir en compétition professionnelle de MMA, elle utilise une technique basée sur le Systema soviétique même si elle apprend peu à peu l’art de guerre Askani développé par sa mentor. Elizabet est capable de défaire trois à quatre adversaires disposant d’un entrainement militaire standard. Sa technique de combat ne subit aucune difficulté supplémentaire en cas d’armement adversaire et lui a appris le maniement du couteau de combat tandis qu’elle apprend également l’utilisation d’armes de corps-à-corps variées dans le cadre de l’art de guerre.
  • Capacités sportives : ayant pratiqué du sport toute sa vie et s’entrainant régulièrement de manière intensive, Elizabet dispose d’une condition physique exercée se concentrant principalement autour de l’athlétisme, principalement les courses et les sauts, et les acrobaties, principalement réalisées en chute libre ou sur trampoline. Elle pourrait participer à des épreuves nationales dans ces domaines.
  • Polyglotte : Elizabet parle un certain nombre de langues, tenant l’Ukrainien et le Russe de son père ainsi que le Roumain et le Hongrois de sa mère. Elle a aussi appris l’Espagnol cubain et l’Anglais au cours de son enfance.
  • Connaissances : éduquée selon l’idéal Confrériste, Elizabet dispose d’une bonne culture générale internationale, n’était pas liée à un model culturel précis, ainsi que de connaissances techniques et scientifiques supérieures à la moyenne des américains ayant terminées leurs études secondaires. Elle est ainsi capable de faire preuve de compétences de mécanique, d’électronique et d’informatique sans atteindre le niveau de gens ayant accomplies des formations supérieures dans le domaine.
  • Sceaux Psychiques : Elizabet, en tant qu’ancien apprentie de la Confrérie, connait l’emplacement de sa base principale sur la cote est ainsi qu’un certain nombre de ses membres et de ses codes. Cependant, elle bénéficie de sceaux psychiques rendant impossible le prélèvement de ses données par le BAM ou des Télépathes n’étant pas de hauts niveaux et n’est pas capable d’avouer volontairement les informations qu’ils contiennent à un membre n’étant pas identifié comme allié de la Confrérie.

Psychologie :
Elizabet a grandi au sein de la Confrérie, étant éduquée selon leur valeur afin de devenir une Confrériste à son tour. Son père étant militaire de carrière, elle fut élevée avec discipline et sérieux afin d’être son héritière, ce qui contribua encore plus à la placer à l’écart des autres enfants de Mutant Town lorsqu’elle y déménagea après Cuba. Malgré la stabilité de son environnement social, Liza a toujours eu une certaine distance avec celui-ci et la perte de sa mère alors qu’elle a treize ans puis la destruction de sa demeure lors de l’incendie de Mutant Town lorsqu’elle en a quinze marquèrent définitivement son évolution psychologie. La vie d’Elizabet est ainsi irrémédiablement liée au conflit mutant.

Ainsi, l’adulescente ne cherche pas réellement à devenir une citoyenne modèle que la société humaine et reste relativement à l’écart des autres. Si cela la conduit à sembler repliée sur elle-même, Elizabet ne l’est pas véritablement et n’hésite jamais à apporter son aide si celle-ci est utile et constructive, préférant rester seule lorsque ce n’est pas le cas. Relativement solitaire, elle ne parle que lorsqu’elle a quelque chose d’intéressant à dire et n’agit que lorsqu’elle a quelque chose à faire, n’hésitant pas à se montrer plus rigide et désagréable qu’elle n’est afin de limiter les interactions qu’elle juge inutiles. Blasée et sarcastique, Liza est aussi investie et assidue dans ce qu’elle entreprend.

A côté de cela, l’objectif militaire sur lequel Elizabet a construite sa vie ainsi que la sensibilité de ses capacités mutantes l’ont conduite à être impassible et concentrée dans son comportement, se tenant bien droite et silencieuse. Elle fait preuve d’une grande maitrise d’elle-même, ne se laissant que rarement aller et n’en étant que plus touchante quand c’est le cas. Consciente d’être dangereuse et puissante, elle ne fait pas grand-chose pour le cacher et est difficile à impressionner ou émouvoir. Loin d’être insensible, l’adulescente ne se laisse simplement pas parasiter par ses ressentis et cherche à se montrer professionnelle à l’occasion. Si elle craint de blesser accidentellement des personnes à cause de ses capacités, Liza possède également une certaine anxiété lorsqu’elle se retrouver dans des lieux privés de toute lumière naturelle, indifféremment que celle-ci soit diurne ou nocturne.

Le débat autour de la mutation, Elizabet a baigné dedans toute sa vie et sait qu’elle la lui dédira. A ses yeux, la mutation est une progression naturelle de la nature offrant un avantage sur les non-mutants et par la-même une supériorité envers ceux-ci. Cependant, cette supériorité entraine une responsabilité, celle de l’emploi légitime des capacités, et un devoir, celui de se battre pour les droits et la légitimité de son espèce. L’Humanité privilégiant la violence comme moyen d’action, c’est donc par la violence qu’il faut se protéger même s’il faut user de celle-ci avec la même responsabilité que précédemment. L’être humain évoluera vers l’être mutant mais tant que les deux espèces cohabiteront il y aura du conflit entre elles et, si Liza a longtemps cherché à y participer, elle a faite la promesse de chercher à le limiter à présent afin d’encourager la société à évoluer à son tour.

Du fait, la position idéologique d’Elizabet est bancale. Elle a été éduquée dans un esprit d’union des communautés mutantes et de révolution afin d’instaurer une société plus juste tant entre les humains et les mutants qu’entre les classes sociales mais ce voit à présent enseigner la voie du pacifisme et de l’amélioration progressive d’une société imparfaite. Si elle admet volontiers que la majeure partie des êtres humains comme mutants sont en quête de paix, Liza sait appartenir à la minorité vivant par le conflit et pour celui-ci.
Elle éprouve ainsi un très grand respect pour la Confrérie, dont les membres ont su dépasser leurs différences et s’unir dans un but commun afin d’apporter un meilleur monde à des gens qui leur crache au visage à la moindre occasion. Les Confréristes sont les êtres jugés le plus durement de la Mutanité mais ils seront l’avenir de celle-ci si la société humaine refuse de changer, l’histoire ayant prouvée que les révolutions étaient bien plus efficaces que les évolutions.
Les Acolytes sont à la Confrérie ce que les X-Men sont à l’Institut : un groupe restreint guidant et formant les autres afin de permettre au mieux la propagation de l’idéologie du clan tout en accomplissant ce que cette idéologie et le membre normaux du groupe ne peuvent accomplir. Ils sont des héros et des figures historiques en devenir pour lesquels elle a une grande admiration.
Les X-Men représentent également beaucoup de possibilités aux yeux d’Elizabet, même si elle est en complet désaccord avec leur recherche d’intégration et de médiatisation. La perte d’indépendance qu’il y a à s’allier aux forces gouvernementales, même pour en retirer une acceptation théorique, est une erreur qui entravera beaucoup un groupe pouvant pourtant énormément apporter de par une protection jusqu’à lors socialement engagée et politiquement indépendante. Liza craint qu’à chercher à appartenir à la société humaine, les X-Men perdent leur vocation à la changer cependant elle espère les rejoindre car leur mouvement de protection et d’éducation reste la voie la moins sanglante afin de changer le monde.
L’Institution Charles Xavier est aux X-Men ce que la Confrérie est aux Acolytes hors, contrairement aux Confréristes qui sont confrontés aux réalités sociales, les étudiants et résidents de l’Institut sont bien au chaud dans un petit cocon hors du monde. Elizabet trouve les choses trop faciles et douillettes à l’Institut, comprenant que ses membres se prennent à rêver d’être des super-héros pour justifier un quotidien plat et routinier qui ne leur apprend rien de la difficulté de la vie. Y étant résidente de par le Programme de Réinsertion, Liza n’a pas l’intention d’y étudier ou même d’y rester si elle parvient à y remplir ses objectifs même si elle n’y trouble pas la quiétude.
Le Bureau des Affaires Mutantes est une organisation gouvernementale charger de s’occuper du Problème Mutant. Rien que de part sa féodalité à une politique versatile et capitaliste, Elizabet ne peut que le déprécier. Et même si le BAM cherche à résoudre le problème tant par la réhabilitation que la répression, elle trouve des mesures comme le Cube ou le Mutant Registration Act tout bonnement fascistes et révoltantes ; une prison pour mutants est inutile lorsque l’on dispose de colliers inhibiteurs de pouvoir et un registre civil est absurde lorsque l’on n’a pas de lois clairement définies quand à l’utilisation des capacités qui y seront enregistrées. Comme si cela ne suffisait pas, les agents du Triskelion ont tuée sa mère et enfermé son père à vie, la conduisant à voir en eux l’incarnation de l’attention de la société américaine sur les mutants ; une attention se divisant entre contrôle et isolement.
Les Purificateurs sont, eux, le pire de l’être humain et un syndrome aussi vieux que l’humanité elle-même : des fanatiques. Plus dangereux encore que les mouvements les plus radicaux de la Confrérie de part leurs actions cruelles et sans distinction, ils reproduisent le schéma qui conduit aux guerres et aux génocides sous couvert d’une volonté leur étant supérieure. Des barbares lâches qui mériteraient de finir dans des prisons spécialisées mais qui, étrangement, souffrent bien moins des actions du BAM que la Confrérie ou même les X-Men.
© Amaranth (Echo)


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Phénix

"Des monstres ont fait de moi un monstre,
Des divinités ont fait de moi une divinité,
Seuls les humains peuvent faire de moi une humaine."






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