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 Loptr Laufeyson [Terminée]

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Loptr Laufeyson



Messages : 2
Date d'inscription : 10/10/2015
Age : 22

MessageSujet: Loptr Laufeyson [Terminée]   Dim 7 Fév - 22:07

CARTE
D'IDENTITE




© Marvel Studio

NOM : Laufeyson

PRENOM(S) : Loptr, Loki, Hveðrungr

KENNIGAR : « Fils de Farbauti et de Laufey, de Nál ; le frère de Byleistr, de Helblindi ; le père de Fenrir, de Jörmungandr, de Hel, de Nari et de Vali ; le parent, l'oncle paternel, le compagnon de route et de siège d'Odin et des Ases ; le visiteur et l'ornement du coffre de Geirröđr ; le voleur des géants, du bouc, du collier des Brísingar et des Pommes d'Idunn ; le parent de Sleipnir ; le Mari de Sigyn ; l'ennemi des dieux ; le dévastateur de la chevelure de Sif ; l'artisan de malheur ; l'Ase malin ; le diffamateur et le trompeur des dieux ; le ráðbani de Baldr ; l'Ase lié ; l'ennemi obstiné de Heimdall et de Skadi » Skáldskaparmál, Chapitre 16

AGE : 1.921 ans

DATE DE NAISSANCE : 28.04.94

ACTIVITE(S) : Trickster, Agent du BAM, prédicateur Ásatrú

NATIONALITE(S) : Américaine (originellement Viking)

SEXE : Mâle

CLAN : Bureau des Affaires Mutantes (Investigation)

Pouvoirs :


Description :
Je suis l’un des nombreux croisements entre deux familles mutantes que l’on trouvait entre le IIe et le XIIIe siècle en Europe du Nord, à savoir les Jötunn, de par mon père, et les Ases, de par ma mère. Mon patrimoine génétique se rapprochant plus des premiers, j’ai développé une force surhumaine et des capacités de métamorphose. Néanmoins, à côtoyer les seconds, j’ai également appris comment imiter la longévité que leur conférait l’une des leurs. Toutes ces capacités passent par une maitrise cellulaire de mon corps, dont mon Gène X m’a accordé le contrôle, et furent par le passé bien plus grandes qu’elles ne le sont aujourd’hui ; outre les exagérations dues aux légendes, les mésaventures qui conduisirent à ma mort puis ma résurrection m’ont fait perdre une grande partie de mon potentiel d’autrefois. On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs et, pour le coup, c’est à moi qu’on les a brisés. Aparté mis à part, lorsque j’expliciterai plus en détail mes capacités, je me permettrais également de glisser un mot sur ce qu’elles furent et pourraient être à nouveau à l’avenir s’il me venait la fantaisie de les développer à nouveau.

Force Surhumaine
La première capacité des Jötunn comme des Ases fut leur force surhumaine ; une force dont j’ai toujours une grande partie. Elle provient des tissus musculaires, lesquels ont été altérés par les conséquences du Gène X. Bien que le langage courant limite le terme de muscle aux muscles squelettiques, ceux unissant les os entre eux et permettant la motricité, il s’agit ici de tous les tissus de ce type. Les muscles lisses, composant les couches superficielles des parois vasculaires, des voies digestives, respiratoires, urinaires et génitales, ainsi que le cœur sont aussi affectés par cette amélioration qui leur permet de supporter des tensions bien supérieures sans se déchirer.
Cela me permet principalement de soulever des masses importantes et, conséquemment, d’effectuer des bonds prodigieux ainsi que de disposer d’une excellente endurance. La principale faille à cela est que mon corps ne dispose pas de la résistance associée ainsi mes propres capacités peuvent s’avérer dangereuses pour moi ; une super-force ne pouvant s’utiliser de façon bourrine, il fallait l’inventer. L’exemple le plus frappant est un coup : en règle générale, je ne réagirais pas à l’impact, puisque ma force sera supérieure à celle de mon assaillant, cependant il est à même de me blesser comme n’importe quel humain. S’il est improbable qu’un coup de poing me laisse un hématome, considérant la possibilité de tension de mon système vasculaire,  il n’est pas impossible qu’il endommage ma structure osseuse fonction de la force employée ; une autre implication de cela est que tout saut ou chute d’une trop grande distance me serait fatal à l’atterrissage. De même, lames comme balles sont toutes aussi dangereuses pour moi que pour le commun et je ne parle pas de finir écraser si je venais à lâcher une trop grosse masse portée précédemment. Une mort disgracieuse et tout aussi conne que se rompre la nuque en glissant sur une peau de banane, en somme. En revanche, là où de n’ai rien à craindre, c’est en cas de crise cardiaque : l’effort pour actionner mes muscles étant bien moindre que celui des humains afin d’accomplir une même tache qu’eux, je suis infiniment plus endurant. Ceci étant dit, ma force n’accroit en rien ma vitesse de mouvements dans des conditions normales, puisque le reste de mon corps serait endommagé par l’accélération même si elle peut me protéger de difficultés de mouvements diverses et variées.
En terme de chiffres, mes muscles améliorés me permettent de soulever environ trois cent soixante-quinze fois mon poids ; à l’heure actuelle, je dispose donc d’une force de classe 30 ; elle me permet de porter des masses allant jusqu’à 30t sans effort, de porter des coups de 294.199,5N ou encore de soulever jusqu’à 60t ou de tracter et pousser jusqu’à 180t avant que mes muscles ne se déchirent. Je suis également trois cent soixante-quinze fois plus endurant qu’un humain, pouvant tenir sprint environ 10h25min, bien que l’utilisation de ma force à son maximum implique de me ramener à leur échelle ; mon sprint est peut-être plus long mais il est improbable que je puisse soulever plus de 30 tonnes un long moment, ce chiffre pouvant décroitre jusqu’à une dizaine de secondes si l’on atteint les limites précédemment citées. Enfin, concernant les bonds, il ne m’est pas possible de sauter de plus de 30m en longueur sans briser mes os et une chute ayant les mêmes effets que sur le commun je dois faire attention à ne pas tomber de plus de quelques mètres en hauteur.
Par le passé, ma force fut telle qu’il m’était possible de déclencher des tremblements de terre.  Aujourd’hui, cette capacité a disparue par l’affaiblissement de mes tissus mais, en retrouvant ma vigueur d’autrefois, sans doute pourrais-je accroitre ma force au-delà du mesurable et de nouveau générer de ces séismes.

Métamorphose
Bien qu’ils n’en fussent pas tous doués, un certain nombre de Jötunn développèrent également des capacités de métamorphose.  Le principe était simple : plus que d’altérer les cellules composant leur muscle, un allèle de leur Gène X leur permettait d’altérer à volonté tous leurs tissus biologiques, accomplissant du remodelage charnel. Ils pouvaient ainsi se changer en hommes ou en bêtes, grandir ou rapetisser, déplacer leurs organes internes sans dommages… une capacité énormément consommatrice d’énergie pour le corps. D’où le féroce appétit des « Géants » afin de satisfaire leurs incroyables besoin en protéines, nécessaires à la duplication cellulaire, ainsi qu’en glucides, requis par le remodelage .
Dans mon propre cas, il m’est possible de me métamorphoser en une liste délimitée de créatures et je ne suis pas limité par le sexe ou d’éventuels accessoires n’incluant aucun mécanisme technologique. En effet, je peux modifier ma structure cellulaire pour générer vêtements et objets simples, mes cellules formant des tissus imitant l’apparence d’autres matériaux ; ceux-ci ne possèderont cependant pas la résistance des matériaux copiés mais une égalant mes tissus (les souples seront contre proche de mon épiderme tandis que les durs pourront aller jusqu’à ma structure osseuse). Ces matériaux étant non-vivant, mes cellules deviendraient « mortes » tant qu’elles auraient cet aspect mais il m’est aisé de les réabsorber et de leur insuffler à nouveau la « vie ». Ôter des vêtements ainsi créés est aussi indolore qu’une mue et seule une analyse des tissus révèleraient la fraude ; ou un lavage en machine, les fibres textiles et animales n’étant pas similaires. Du fait, il est envisageable de pallier à une amputation en générant un nouveau membre ou en recollant des morceaux perdus de mon corps sans difficulté. En revanche, les blessures se transposeraient d’une forme à l’autre.
Au niveau des limites, la liste des choses en lesquelles je puis me changer est la suivante : humain, cheval, mouche, faucon, saumon, phoque, loup et serpent. Les proportions que je peux prendre dans chacune de ses espèces sont celles naturelles à l’espèce fonction de l’âge et de la constitution adoptée, et je duplique également leurs capacités naturelles à un niveau naturel (venin pour le serpent, vol pour la mouche ou le faucon, etc). Une fois une apparence adoptée, ma structure morphologique est stabilisée ainsi je peux la conserver indéfiniment ; elle est ma nouvelle forme « naturelle ». Les changements d’une forme à une autre ne sont l’affaire que de quelques secondes, tout au plus 1 par variation de 100kg de masse. Guérir d’une amputation me dix mois par dixième de ma masse ; un bras entier prendrait donc environ un an, ce qui n’est pas le pied. Enfin, au niveau de la nutrition, si je n’ai pu me nourrir convenablement dans les 48 dernières heures, je ne pourrais plus effectuer de changement de masse conséquent et serais obligé de conserver la même espèce sous peine de risquer de mourir de malnutrition. Privé de nourriture durant 1 semaine, je ne pourrais plus du tout me métamorphoser avant d’avoir retrouvé une alimentation correcte.
Par le passé, il me fut possible d’adopter n’importe quelle forme animale et il fut aussi question de choses plus exotiques comme un mort-vivant ou une noix. Il m’est possible de parvenir un jour à nouveau à me métamorphoser en autre choses que des animaux. Intrinsèquement liées à la métamorphose, des capacités de gigantisme et de diminution de tailles sont à prévoir ainsi que de la régénération et de l’élasticité.

Longévité
Certains Jötunn possédaient des capacités de longévité voir d’immortalité tandis que chez les Ases, tous avaient droit à cette jeunesse grâce à une mutante capable de générer un virus régénérant les cellules. Bien que la mythologie veuille que ce soit ses pommes qui soient magiques, la réalité en tenait au fait que les fruits étaient des hôtes permettant de stocker le virus, lequel se libérait et intégrait l’organisme à la digestion. Comme tout membre des Ases, j’ai eu l’occasion de gouter cette source de jouvence sauf qu’à la différence des autres, j’ai agit intelligemment la concernant. J’en ai volées, oui, mais ce n’est pas cela l’idée ; en observant leur effet sur mes cellules, j’ai cherché à le reproduire et ai ainsi percé le secret de la longévité. En modifiant mes cellules, je suis capable d’annuler les effets de leur vieillissement : cela consiste simplement à prendre une structure plus jeune que la précédente. La faille de cela est qu’elle a des conséquences sur mon corps, principalement la mémoire : si le cerveau humain a la capacité d’emmagasiner une quantité colossale de données, celle-ci n’est pas illimitée et est estimée à trois siècles. Cela implique que ma longévité m’ait fait oublier nombre de souvenirs, pas forcément les plus anciens ceux auxquels j’ai le moins fait appel, implique que je continue à disposer d’une mémoire parcellaire.
Etant liée à la Métamorphose, l’altération de mon âge est instantanée à chaque remodelage charnel. Cela signifie non seulement que je continue de vieillir lorsque je ne l’utilise pas mais également qu’il soit toujours possible de me faire vieillir de façon prématurée (ce qui arrive naturellement quand j’adopte une forme plus âgée). Je ne suis nullement immunisé au vieillissement, je suis simplement capable de l’annuler rétroactivement. Plus problématique, le passage du temps érode cette capacité également et, d’après mon instinct, implique que je vivrais au mieux cinquante fois plus vieux qu’un être humain normal ; pour vous dispenser des calculs, si je devais vivre cent ans en termes humains je tiendrais cinq millénaires. Mon âge actuel est donc, approximativement, d’une quarantaine d’années même si je conserve une forme trentenaire.
Il est important à noter que cette capacité, sans avoir été affectée par mes mésaventures, ne peut pas être améliorée et finira donc, dans plusieurs millénaires, par ne plus fonctionner du tout.

Niveaux de Maitrise :
J’ai eu des siècles pour me former à la maitrise de mes pouvoirs mais en ai perdue une grande part avec les évènements du Ragnarök. Ainsi donc, sans disposer d’une maitrise absolue, je suis capable d’user des capacités qu’il me reste à l’envie et sans trop de gêne malgré quelques accrocs. Je pourrais surement redévelopper les autres par la maitrise cependant cela impliquerait efforts et entrainements que je n’ai jamais accomplis jusqu’ici ; moins j’en fais, mieux je me porte hors je me porte très bien.
Sans me permettre toutes les possibilités qu’elle avait auparavant, ma métamorphose ne souffre nulle implication émotionnelle ou extérieure à une exception près : l’injection d’un venin ou d’un poison dans mon organisme implique une impossibilité d’en user tant que je ne suis pas purgé et ce quelque soit les effets originels.
La longévité est, elle, capable de s’activer envers et contre tout, étant un simple mécanisme de volonté. Comme pour la Métamorphose, un venin viendrait à la bloquer le temps que mon organisme s’en remette.
Enfin, la Force Surhumaine ne m’empêche pas d’effectuer des manipulations délicates sans risque de casser involontaire quelqu’objet que ce soit. Il ne m’est cependant pas possible de la désactiver à volonté, simplement de la maitriser, ainsi en cas de colère, je peux vouloir briser un objet et y arriver bien plus aisément qu’un être humain ne le ferait ; ma super-force reste une super-force ainsi donc même si elle est bien plus fine que la norme elle n’en reste pas moins limitée à une certaine brutalité que la plupart des autres capacités.

Lien entre les Pouvoirs :
Ma mutation altère la composition de mes cellules, permettant à une partie des tissus qu’elles composent d’avoir un rapport masse-puissance bien supérieur à la norme ainsi que de changer les structures qu’elles forment pour en adopter de nouvelles ou revenir à un état de jeunesse antérieur. Si je devais résumer ma mutation globale, il s’agirait de Biokinésie : le contrôle de la matière vivante par l’esprit.

Description Physique

Apparence :
Alors là, on entre dans une section anormalement problématique. Demander à un polymorphe de décrire son apparence est une forme de masochisme puisque celle-ci change au gré de sa volonté mais, comme toute personne à peu près stable d’esprit, nous considérerons que j’ai une apparence première. Et par commodité, on prendra celle ayant servie à créer mes papiers d’identité. Hors donc, je suis un mâle de « race » blanche, un trentenaire athlétique de 188cm pour un poids variant aux alentours des 80kg, aux cheveux variant du noir au blond et aux yeux du bleu au vert. Je me considère comme charmant et beau, par vanité peut-être même si l’absence de défauts de mon apparence tend à renforcer cette considération ; à quoi bon la posséder sinon. Ma gestuelle est placide et flegmatique, accompagnant un naturel détaché voir peu réactif. Qu’on se rassure, il n’est néanmoins possible d’accélérer mon antique prestance si le besoin s’en fait sentir mais, d’ordinaire, je préfère en rester à ce calme observateur. Car il n’est pas difficile de deviner que, malgré mon comportement j’m’enfoutiste, je prête une grande attention à ce et ceux qui se trouvent autour de moi. C’est volontaire, révélateur et naturel à la fois, me donnant une aura de majesté posée et sage.
Mon visage en est le centre. Je l’estime d’une belle noblesse et d’une certaine finesse, avec un front très large souligné par des sourcils broussailleux. Il est d’ailleurs probablement ce qu’il y de plus imposant sur ma face, celle-ci fondant à mesure que l’on descend : mes tempes sont légèrement moins épaisses et se situent de part et d’autres de grands yeux bleu-verts au regard perçant et malicieux, lesquels sont eux-mêmes fort rapprochés d’un nez large et peu marqué aux grandes narines. Menton et bouche sont surement les plus petites parties de mon visage, les lèvres étant fines et étroites et le menton quasiment non prononcé. Le style pileux accompagnant cela peut varier ; comme mes sourcils, mes cheveux tendent à être broussailleux et ils peuvent encadrer plus ou moins front et visage. Plus rarement, une barbe de quelques jours peu apparaitre afin de jouer sur un aspect faussement négligé.
Car, comme on s’y attend, je suis quelqu’un qui prend grand soin de ma personne. Mon style vestimentaire a généralement cette même distinction et est donc premier témoin de mon bien-être mental. Si je vais mal, t-shirts informes et jeans impersonnels seront donc de sortie. En revanche, mieux je vais et plus les costumes seront sur mesure et complexes : d’un simple ensemble complet, je pourrais y mettre cravate ou nœud papillon, y rajouter gilet et écharpe voir canne et chapeau, etc. J’ai également une passion particulière pour les manteaux longs et les chaussures hautes, lesquelles se retrouvent dans ma tenue « spéciale ». Cette tenue est bien plus complexe et significative que les autres, intimement liée à mon aspect mythologique tel que je l’ai modernisé. Une tunique bi-matière de cuir noir et de coton vert dont les lanières forment des chevrons sur l’avant, l’un d’eux entrelaçant des mailles d’or, et possédant un col droit souligné d’un collier d’or. Par-dessus cela ce met un pourpoint long et sans manches en cuir, plus épais et plus lourd, avec des pièces de métal au niveau du torse et une coupe bisotée sur les côtés. Son bas, fendu en quatre à l'arrière, descend sur des braies en cuir noir possédant des protèges-cuisses maillés et des chevrons en cuir au niveau des genoux. Des bottes en cuir montent jusqu’aux genoux et sont agrémentées de guêtres. Enfin, les avant-bras sont protégés par des brassards et l’épaule droite supporte une épaulière pouvant parfois se poursuivre sur une sangle en bandoulière.

Signes Particuliers :
Les signes particuliers, à l’instar de l’apparence, sont quelque chose dont je me pare et qui ne me sont pas naturels. Je considère donc n’en avoir aucun de nature, une chose particulière en soit.
Néanmoins, quelque soit ma forme, les battements de mon cœur sont incroyablement lents pour quiconque est capable de les percevoir ; au repos, ils vont de cinq à neuf battements par minutes.
Egalement, je suis un énorme mangeur ; capable d’engloutir plus d’un kilogramme et demi de nourriture en un unique repas, pour une moyenne de trois repas par jour.

Caractère

Mental :
La première chose à savoir pour aborder ma psychologie est la suivante : je fus, en des temps reculés, la divinité scandinave de la discorde. Je servais donc office de messager et de bouffon pour les Ases qui, malgré qu’ils me considéraient comme un inférieur, faisaient régulièrement appel à moi pour résoudre leur problème ; des problèmes dont j’étais parfois l’origine également. Je suis donc réputé pour être une figure négative et traitresse, menteuse et injurieuse, rusée et trompeuse ; personnellement, je me déclarerais plutôt ingénieux et observateur, certes impulsif et m’amusant de farces perverses afin de générer des situations délicates et dont les répercussions ne m’intéressaient nullement. Néanmoins, cette confiance dans le fait que je pourrais toujours m’en sortir et cette méthode de pensée me conduisit à devenir un « criminel » et à déclencher une guerre qui conduisit à la fin de la plupart des familles mutantes que les humains vénéraient dans leur mythologie.

Des siècles plus tard, je me suis assagi. Si je reste une personne amorale, perdre tous ceux qui m’ont été proches m’a appris à minimiser ma nature traitresse. En de nombreux points, je me rapproche du stéréotype du psychopathe : je tends à mentir et à manipuler de façon presque pathologique, puis me montrer impulsif et m’intéresse principalement à ma personne tout en ayant une très haute opinion de ma valeur. Il faut néanmoins me comprendre : je tente d’être arrangeant au mieux et d’atteindre mes objectifs comme tout le monde, simplement que j’assume cela, et suis très rapide à décider d’une chose et à rester sur mes décision. Sans compter que je suis moi, autrefois considéré comme une divinité et aujourd’hui figure secondaire du nouveau panthéon qu’ont forgés les médias ; en somme, je suis plus que pas n’importe qui. Ingénieux, observateur et curieux, je conviens que je puisse être haineux et envieux également mais même quelqu’un de ma qualité ne peut être parfait. Toujours rusé et trompeur, je sais néanmoins me comporter de manière à être un mal nécessaire afin de m’assurer que je ne serais pas rejeté. La plupart du temps, cela passe par un jeu d’acteur afin d’être « au plus adéquat » avec le rôle qu’on s’attend à me voir tenir, moyennant une manière bien personnelle de tourner les choses. Je me sais doué d’un esprit d’analyse exceptionnel et ai une confiance en moi à sa mesure, usant de l’un comme de l’autre afin de m’intégrer. Mes affects restent relativement superficiels mais il existe de nombreuses exceptions, particulièrement dans ma famille. J’ai appris de mes erreurs et, si j’éprouve toujours du mal à accepter la responsabilité personnelle, je suis bien moins insouciant et ne suis plus sujets ni aux crises de colère ni à celles de désobéissance. Les siècles écoulés m’ont également doté d’une grande sagesse et d’un détachement impressionnant, ayant vu et fait nombre de choses semblant si farfelues que je n’ai plus aucun rapport avec quelque forme de normalité que ce soit ; pour peu que j’en ai jamais eu un.

Je suis un Jötunn et ce n’est pas pour rien que, une fois mystifié, mon clan fut considéré comme l’incarnation des forces chaotiques de la nature. Mon éducation, si tant est qu’on puisse m’en attribuer une, est basée sur l’acceptation de la nature comme de l’autre dans ses bons comme ses mauvais penchants, n’ayant ni tabou ni interdit. Néanmoins, avoir trahi mon peuple pour rejoindre le clan des Ases me conduisit à m’adapter à une forme de civilisation plus « développée » ; une chose que j’ai continué depuis. Tout en étant un autodidacte plutôt indifférent aux normes sociales, je sais user de ces dernières afin de mieux les transgresser en toute impunité ; une chose qui ne m’est pas propre ni n’est juridiquement condamnable, bien évidemment.  Encore une fois, la différence majeure entre la plupart des personnes le faisant et moi est que j’ai l’honnêteté de reconnaitre cette malhonnêteté.
C’est d’ailleurs là-dessus qu’est basée une grande partie de ma philosophie. Tout le monde ment, une personne vous disant qu’elle n’a pas menti le fera à l’instant même. On ment aux autres, on se ment à soit, et la subjectivité fait que la vérité des uns sera le mensonge des autres. Actes et faits sont les seules choses sur lesquelles on peut réellement s’appuyer afin de se forger une vérité qu’il faudra prêcher aux autres ; ceux qui contesteraient cela feraient bien de repenser à leur système judiciaire. De plus, sur ce même principe de subjectivité, le bien et le mal par qui tant de personnes jurent ne sont que des notions dénuées de sens ; les seules véritables valeurs référentielles sont l’ordre et le chaos ; hors si le chaos peut exister sans l’ordre, le meilleur moyen de combattre le chaos est de le maitriser. Ce n’est pas pour rien que ma figure mythologique est associée au feu : je suis traitre et destructeur mais je suis également nécessaire et utile. Un mal nécessaire. Un mal cherchant à connaitre les règles afin de ne jamais pouvoir être condamné d’avoir trouvée et exploitée la faille pour des intérêts pouvant tant être les siens que ceux de ceux qu’il sert. L’ingratitude ayant beau être très répandue, songez au point suivant : transgresser les règles afin de les faire respecter, afin de les maintenir, est-il condamnable ? Nombre de mes observations me disent que non. Mais que l’on se rassure, je ne jure que par une unique méthode et elle ne s’oppose pas toujours à l’ordre ; une méthode absolument neutre et omnipotente : le Système D. Je comprends la nécessité de procédures afin d’accomplir des choses dans les formes mais il viendra toujours un temps où elles seront trop étriquées et inadaptées et là seul restera la débrouillardise. Je pars du principe que je peux tout accomplir, moyennant la carte blanche et le temps nécessaire à le faire.

Néanmoins, sans mentir, la majeure partie de mon temps est investie dans le loisir. Je suis joueur et mauvais joueur, prêt à résoudre les problèmes des autres s’ils m’intéressent et représentent un défi ; une chose dont j’ai faite ma profession. Résoudre des problèmes comme les causer, créer ou relever des défis de ruse et d’intelligence, c’est chez moi une passion millénaire même si j’ai compris depuis bien longtemps qu’il valait mieux résoudre quelque chose que le créer. Un non-sens, puisque la causalité ne s’arrêtera jamais et que résoudre un problème ou répondre à une question en causera toujours nombre d’autres. Ceci étant, on s’ennuierait grandement sans la source de conflit qu’est l’être humain. Je me considère comme un bon vivant, une chose généralement vue par les autres comme de la perversité tant je suis désinhibé et dévergondé, et vis ma vie fonction du meilleur compromis que je parviens à trouver afin qu’elle me soit la plus agréable possible. J’aime analyser et manipuler les relations des autres êtres entre eux tout autant que je ne supporte pas l’ennui ; c’est une chose maladive, bien supérieure à ce que la plupart des personnes semblent avoir vécu voir être capable de concevoir.
Mais le pire qui puisse m’arriver reste d’être enfermé à nouveau. Si je crains la mort, la prison est une condamnation bien pire et je préfère largement devenir marginal ; ce qui me conduit à me placer du côté des forces de l’ordre, leur permettant de garder regard sur mes activités et de pouvoir avoir l’assurance de connaitre les choses de l’intérieur si jamais je venais à entrer en conflit avec elles. Je dois avouer que cela peut conduire à mon enfermement, comme ce fut le cas autrefois avec les Ases, mais c’est un risque que je juge adéquat puisque je continue de chercher à me rendre plus utile que potentiellement nuisible. Et je sais être très convaincant.

Il vous faut des preuves ? Et bien, outre le nombre de personnes ayant suivies mes conseils et mes indications au cours des siècles, je pense que le fait que je sois devenu Agent d’Investigation du Bureau des Affaires Mutantes démontre mes capacités. Dans la structure géopolitique mutante actuelle, le Triskelion fait office de garant de l’ordre et c’est en cela qu’il m’intéresse. Créé pour être un organe de répression contre la criminalité et le terrorisme mutant très développé jusque dans les années 2010, il a su muter avec la diminution de ces deux courants suite aux coups d’éclats de 2012 et est devenu un instrument d’intégration et de gestion de la mutation sans en perdre sa vocation sécuritaire. C’est là toute la subtilité du Mutant Registration Act, tout décrié qu’il soit, puisqu’il représente ce changement d’une police répressive à une agence cherchant à accompagner ; punir et aider, il s’agit peut-être de l’organisme le plus complexe dans le contexte mutant actuel, avec ses parts de lumières et d’ombres. J’ai déclaré préférer la mort à l’emprisonnement et je suis sur que, si je venais à trahir le BAM, c’est ainsi qu’ils géreraient mon cas considérant les antécédents.
A côté de cela, les personnes formées dans l’Institution Charles Xavier pour Jeunes Surdoués semblent dérisoires : plus que leur nombre réduit et les années qu’il leur faut pour accomplir la formation, c’est surtout l’isolement de l’Institut et sa marginalité qui sabordent l’idéalisme dont ils font preuve. Former une élite qui obtiendra les capacités de changer le monde et les mentalités est louable mais guère efficace considérant le protectionnisme par rapport à la réalité de la mutation dont bénéficie des jeunes gens qui ne sont au final plus réellement des étudiants mais des protégés. Nombre d’entre eux restent à l’Institution une fois leur cursus terminé, comme c’est courant à la faculté, mais trop rares sont ceux à chercher à prôner ailleurs la cohabitation pacifique. Sans doute cela permettra-t-il de changer les législations et la société mais non les mentalités.
Les X-Men ont plus fait pour les mentalités que les étudiants de Xavier, à se demander pourquoi l’Institut ne se concentre pas sur eux. Néanmoins les X-Men ont autant divisé que les Mutants eux-mêmes, étant intimement liés à la criminalité mutante. Sans la Confrérie des Mutants ou les Purificateurs à combattre, sans des malheurs auxquels intervenir comme des super-héros médiatiques, ils ne sont plus utiles à la société. Ni policiers, ni militaires, ni aides sociaux, ni grand-chose au final, les X-Men sont une organisation qu’il est difficile de classifier et il semble que même eux soient incapables de se mettre d’accord sur leur nature. Néanmoins, mon avis étant faussé par le prisme des médias et les maigres informations recueillies par le BAM durant leur collaboration, il est possible que je me trompe complètement. La seule chose dont je suis certain est qu’ils ne sont pas les parangons de l’Idéal de leur Fondateur, simplement une société secrète aux buts obscurs bien que tournés vers le maintien de l’ordre établi.
Ce qui les places en concurrence naturelle avec la Confrérie des Mutants. Qu’on se le dise, tout agent du BAM que je sois, j’ai un grand respect pour la Confrérie et son combat. Choisir la résistance violente par rapport à un système donné est certes le moyen le plus sûr de renforcer celui-ci et ils jouent souvent contre leur camp à passer pour les méchants de l’histoire mais les combats menés au cours des dernières années, non plus dirigés à l’encontre des humains mais de ceux responsables de la crainte des mutants par les humains (Purificateurs et Zodiaques pour ne pas les nommer), ont prouvé le développement d’une maturité dans leur combat. Ce sont des terroristes, indiscutablement, mais il vaut mieux des terroristes avec un code de valeur occupés à réagir à des événements que des fanatiques créant les événements.
Je pense indiscutablement aux Purificateurs, qui sont pour moi une sorte d’Al Qaeda anti-mutant.
Les similarités entre les deux organisations sont impressionnantes lorsqu’on les analyse, depuis le système de guérilla au fait qu’ils soient financés par les Etats qu’ils combattent et y recrutent leurs membres en cherchant non-pas à mener une guerre secrète, comme le BAM ou la Confrérie, mais des actions visibles et médiatiques, plus proche de la manière des X-Men et de leurs grandes déclarations. Ils misent sur une loyauté aveugle et la puissance de la Foi de leurs fidèles afin d’accomplir des actions parfois contraires à leur propre morale malgré une idéologie des plus intéressantes, particulièrement pour les Purificateurs. Comme la Confrérie, ils sont souvent résumés au terrorisme mais leur vocation à purger l’humanité est, de leur point de vue, des plus humanistes. Ils ont juste de nombreux siècles de retard.
Les Zodiaques sont quelque chose de bien plus actuel et de bien plus vicieux d’ailleurs. Leur mise au point d’une drogue mortelle me semble les prémices à une nouvelle génération d’armes biologiques : aucune drogue étant mortelle à court terme pour ses utilisateurs n’est rentable mais faire passer un poison pour une toute nouvelle drogue et profiter de l’effet de mode pour en tester les effets et les dosages est bien plus logique. Ils sont donc à mes yeux la principale menace à l’avenir, tant physiquement que moralement : leur indifférence aux idéologies mutantes n’implique pas qu’ils n’altéreront pas la perception du mutant et leurs technologies pourraient changer la face du monde et assurer la victoire de l’Humanité dans une troisième guerre mondiale. La mémoire humaine faisant, nombre d’états et d’organismes oublieraient rapidement les « dommages collatéraux » des débuts d’une telle organisation si elle venait à leur vendre, directement ou non, une arme leur assurant la supériorité technologique. L’absence d’idéologie n’est pas la particularité des personnes les plus dangereuses, elle est aussi celle des entités étatiques.
Ce qui nous conduit aux idéologies autour de la mutation. La crainte de la maltraitance et de l’extermination de la Confrérie est l’héritage du sort des Juifs du siècle précédent et il serait aisé de se dire qu’une terre promise est la solution. Comme l’a prouvé l’Israël, c’est une illusion car cet état se retrouverait en confrontation avec les autres forces déjà en présence et ne ferait donc qu’offrir un ennemi désigné là où le mutant est actuellement plus diffus. Pour cesser de craindre le mutant, il faut l’intégrer à l’humain ; pas l’en séparer. C’est ce que prône l’Idéal Xavier et force est de constater qu’il est déjà là. L’absence de Cohabitation Pacifique est la Guerre Génétique, un conflit qui n’existe que dans l’esprit de quelques fanatiques qui la craignent ou la souhaitent, hors cette guerre n’est pas déclarée. Il y a de la maltraitance, des crimes, du racisme et du communautarisme, indiscutablement ; je ne le nie pas. Mais c’est là la paix de l’Humain depuis qu’il existe. Le mutant est craint comme l’arabe, comme le noir, comme le jaune, comme le juif et le mutant craint également ceux-ci, voir l’humain en général. C’est dans la nature humaine et cela fait partie de l’humanité que de chercher à exclure d’autres parties. A force d’intellectualiser les choses, de parler d’inadaptation de la société et de changement nécessaire, on en oublie cette simple et basique constatation. Il ne faut pas fantasmer l’homme, il ne faut pas avoir une foi aveugle en lui : il est capable du meilleur comme du pire et il y aura toujours des gens pour faire l’un comme l’autre, parfois en croyant faire l’un ou l’autre.

Pour conclure, j’aborderai mon propre point de vue sur l’homme et le mutant : c’est un non-sens. A parler d’une ethnie comme mutante, on en oublie que l’homme lui-même est un mutant car c’est par mutation que se fait l’évolution. Sans doute l’homme qui sait qu’il sait (Homo Sapiens Sapiens) cédera-t-il la place à une nouvelle espèce mais il est probable que ça ne soit pas l’homme qui sait qu’il est supérieur (Homo Sapiens Superior) mais un mélange d’elles deux. L’absence de sélection naturelle entraine des mutations semblant aléatoires partout à travers le monde là où, au cours de l’Histoire, seuls des gènes précis ont réussi à se développer correctement. On ne nommait pas cela « mutant » à l’époque, on le nommait « dieu » et même parmi eux il y en avait pour se détester et s’entretuer. J’ai vu la fin de nombre de clans mutants stables, puisque je l’ai causée, et témoigne de cela comme d’une réalité même si je me doute que les choses soient plus complexes. Les Lignées Mutantes sont néanmoins un fait irréfutable, certains Gènes X devenant dominant et apportant similaires capacités au travers des générations ; c’est par cette stabilité que le mutant deviendra une nouvelle espèce et elle lui proviendra de son croisement avec l’être humain, comme ce fut le cas pour Neandertalensis et Sapiens. Les gens manquent simplement du recul nécessaire pour le voir.
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Loptr Laufeyson



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MessageSujet: Re: Loptr Laufeyson [Terminée]   Dim 7 Fév - 22:08

Histoire

Talents Particuliers :
Définir les exactes talents que je possède est compliqué. Je serais bientôt multimillénaire et cela permet d’accumuler des compétences et des connaissances en une quantité incroyable. Parallèlement, ma mémoire parcellaire fait que j’ai perdu un certain nombre des secondes et ignore posséder un certain nombre des premières. Néanmoins, cela ne sera pas un problème puisque je me contenterai d’évoquer mes talents particuliers.

Le premier d’entre eux est justement cette expérience millénaire. Par commodité, on considérera que je possède une culture générale hors du commun du fait des fragments de connaissances que j’ai conservé. Elle inclut des connaissances spéciales également, particulièrement poussées sur la Mythologie Scandinave mais également sur d’autres mythes occultes liés à d’anciens mutants et aux entités ; dont je connais l’existence. Je suis également un autodidacte exercé, capable d’apprendre rapidement de nouvelles choses par observations et essais.
Ensuite, ma longue existence m’a permise de développer pleinement mon intelligence et d’acquérir une grande sagesse, bien au-delà de la moyenne humaine. J’aime à me considérer comme un génie, sans que cela soit forcément le cas au niveau du QI, et suis d’une ruse mythique. Il n’est pas réellement possible de quantifier cela mais je pense parvenir, avec le temps, à résoudre n’importe quel problème quelque soit sa complexité tant que cela n’inclus pas des « impossibilités » comme une invention technologique. De même, je suis quelqu’un extrêmement capable dans la construction de plans, d’énigmes et autres « problèmes » allant jusqu’aux machinations et aux manipulations sociales comme psychologiques.
En lien avec cela, je me considère comme un génie dans les domaines de l’observation et de la déduction, principalement vis-à-vis de la synergologie, de la psychologie, de la criminologie et de l’investigation. Ce sont des choses que je pratique régulièrement depuis des temps immémoriaux, même pour moi. Cela me permet d’être un expert du commandement, capable d’inspirer les autres et de donner ordres et tactiques de façon très efficace.
Après, je dispose de résistances physiques et mentales largement supérieures à la normale. Sans êtres surhumaines, elles sont réellement impressionnantes. Je peux rester conscient et continuer d’agir malgré des lourdes blessures et des hémorragies, ayant été capables d’arracher des points de suture sans coup férir. Mon esprit est également entrainé aux jeux lui permettant de tromper ceux qui chercheraient à s’y aventurer, tant indirectement qu’à l’aide de méthodes psychiques. Outre les habituels trucs mentaux afin de diriger ses pensées instantanées pour éviter une lecture compromettante, j’ai su tourner ma mémoire ravagée à mon avantage en matérialisant un palais de mémoire sous forme d’un labyrinthe. Ainsi, trouver mes souvenirs se fait par un chemin précis entre chaque, chemin qu’un télépathe ayant une excellente maitrise découvrira sans problème mais qui peut prendre l’équivalent de trois siècles de mémoire à décrypter pour quelqu’un de bien moins doué, fonction du souvenir précis qu’il cherche. Néanmoins, c’est parfaitement inutile pour tout ce qui est contrôle et illusion, ou encore attaque et destruction.
L’avant dernier champ de compétence où je suis très performant est la linguistique. J’ai côtoyé tant de cultures et vue suffisamment de civilisations pour devenir un hyper-polyglotte. Je comprends environ 300 langues, dont un tiers sont mortes, et parle couramment plus d’une centaine dont les principales langues historiques européennes.
Enfin, le chapitre martial sera étonnamment court pour quelqu’un de ma qualité. Je ne suis pas un guerrier même si mes pouvoirs me permettent d’être étonnamment dangereux au corps-à-corps. Mais s’il l’on se concentre sur un point de vue technique, sans pouvoir aucun, je suis en mesure de vaincre deux personnes ayant un entrainement moyen et cela peut aller jusqu’à trois si je dispose d’une arme de corps-à-corps ; mes prédilections allant à l’épée, la dague, la lance et le bâton. Je suis incapable de démonter une arme à feu et en userai sans aucune expertise le cas échéant, touchant hasardeusement même à 10m. Je pratique principalement deux techniques martiales, une proche de la boxe qui maximise la puissance de mes coups et une autre basée sur le détournement des coups, bien plus défensive et me permettant d’immobiliser sans risque.

Possessions :
Que peut bien posséder un être comme moi ? C’est une question parfaitement sensée quand on considère que je suis moins périssable qu’une civilisation. J’ai connu bien des modes de vies, sédentaires comme nomades et basés sur le troc comme l’argent. J’ai vu l’avènement de la société industrielle et le développement de l’économie de marché. J’ai été objet de culte comme marginal. Sans doute pourrais-je être richissime ou grand propriétaire mais ce n’est pas le cas. J’ai vu des empires économiques s’élever mais je me suis contenté de les regarder.

Monétairement, je ne suis guère mieux loti que l’américain moyen. Mon compte en banque ne doit pas s’élever à plus de quelques milliers de dollars, sans avoir jamais atteint la dizaine d’ailleurs. Mais cela n’est pas gênant car il m’est toujours aisé de trouver de l’argent ; sans parler de mon salaire d’agent fédéral, mon métier de prédicateur me permet de réunir à l’occasion plusieurs milliers de dollar en quelques heures. Néanmoins, l’amasser les devises n’étant pas dans ma culture, je tâche de rester modéré dans le domaine et tout surplus s’en irait résoudre les problèmes de ma communauté religieuse.
Cette modération se retrouve dans les autres aspects de mes possessions. Je ne dispose de rien qui soit « superflu », ayant tout loisir d’user des choses des autres au besoin. Un couteau, un téléphone portable, quelques vêtements de réserves bien qu’ils ne me soient que rarement utiles, etc. Je ne dispose donc d’aucun véhicule et autre bien nécessitant un investissement important.
Dans ce même esprit, je ne possède pas d’appartement. En Californie, je vivais dans la villa de ma fille. A New York, je me suis arrangé afin d’être assuré de toujours disposer d’une chambre ou d’une suite disponible dans un Hilton, sans avoir à la payer. Posséder des connaissances dans le milieu, une bonne réputation et savoir résoudre des problèmes est utile afin de passer outre les détails financiers.
Et parlant de connaissances et de bonne réputation, je dispose d’une carte du Club des Damnés, en tant que membre. Mon ancienneté m’a permis de rencontrer nombre de puissantes familles à travers l’histoire, des gens de la qualité des Hilton ou des Rockfeller, et mon réseau est donc une possession à part entière ; matérialisé par mon invitation.

Biographie :
Samedi 11 Juillet 2015
Prenant une grande inspiration, je réajuste la tige du micro portable afin que celui-ci soit au mieux placé vis-à-vis de ma bouche. C’est moins un signe de stress que d’habitude de prendre la parole en public, à l’inverse de celui de boire une énième gorgée d’eau repoussant au passage le micro suscité à l’exact même endroit d’où je viens de le déplacer. Ce qui, évidemment, entraine le besoin de le remettre en place comme précédemment. Et ce faisant, je reprends une grande inspiration. Tout est dit même si je sais qu’il me faudra être plus clair.
Quelques minutes plus tard, je suis sur la scène du Comic Con International, dont le logo est derrière moi tant sur les murs que la table où s’assit d’ordinaires les personnes venant s’adresser à la foule. Mais je ne suis pas une personne ainsi ai-je décidé d’une présentation un peu différente.

Bonjour, San Diego ! Et les touristes également, je me doute bien qu’en cette occasion je ne parle pas qu’à des autochtones. Mais rassurez-vous, votre origine ne m’intéresse pas. C’est là la première différence entre vous et moi, je suppose. Vous savez, la première question qu’on me pose sur mon origine, une fois que l’on a admit que je sois effectivement le Loptr dont parle la Mythologie Scandinave, c’est « êtes-vous un dieu ? ». Mon psy s’entête à me dire que non mais réfléchissons un instant à ce point si vous le voulez bien. Enfin, non, laissez-moi réfléchir à haute voix tout seul et soyez attentifs : vos avis de m’intéressent pas.

Hors donc, pour savoir si je suis un dieu, il faut savoir qu’est-ce qu’un dieu ? Pour moi, la réponse est simple : ce que l’on nomme comme tel. L’Homme a toujours eu besoin de croire en des créatures supérieures à sa propre condition, expliquant et manipulant ainsi les phénomènes qu’il ne comprenait ni ne maitrisait. Et quoi de plus naturel, lorsqu’il se retrouvait face à des êtres capables de pus qu’il ne pourrait jamais, que de nommer ceux-ci « dieux ». Mais avec le temps, il n’y a plus eu qu’un seul Dieu, plus GrosBill que tous les autres réunis et malgré cette bourrinitude il m’a pu empêcher la Science d’éloigner ses fidèles comme lui-même l’avait fait de ceux l’ayant précédés ; bien fait. Hors la science nous a donné un nouveau nom aux êtres capables de manipuler les phénomènes naturels : mutant. Je fus une divinité parce que l’on m’a considéré comme tel et, malgré les mouvements néopaïens auxquels je participe depuis un certain nombre de décennies, je suis aujourd’hui un mutant. A ceux qui ont un problème avec cela, rassurez-vous : beaucoup de monde voit d’abord en moi un salaud, un connard ou autre équivalence alors vous n’aviez rien à craindre. Je suis comme vous. Aux autres, ne vous inquiétez-pas non plus : je ne suis pas raciste, il y en aura pour tout le monde. Mais cessons de parler de vous, parlons de moi.

Même si beaucoup discutent le fait que je sois un imposteur, je conserverais ma version des faits. Ainsi donc, si je ne me souviens plus quand je suis né, je sais l’avoir fait dans un milieu où évoluaient un certain nombre de parentés mutantes : celles qui allaient donner la mythologie scandinave. N’ayant pas connue la guerre entre les deux principales d’entre elles, les Ases et les Vanes, qui se serait terminée vers le second siècle avant JC, j’en déduis être l’un de ses contemporains à une centaine d’années prêt. D’un autre côté, puisqu’il est né avant lui-même, on me pardonnera bien d’être venu après. Je suis né de l’union du Jötunn Farbauti, les « Géants » sauvages associés à la nature et au chaos, et de l’Ase Laufey ; j’ai fait partie d’une fratrie de trois frères dont je ne me souviens ni n’ai d’intérêt pour. De tels mélanges entre clan étaient courants à l’époque, malgré l’antagonisme des deux familles, et le droit du sang provenait du père comme c’est toujours le cas. Néanmoins, même si je ne me souviens plus pourquoi, j’ai préféré revenir aux origines maternelles et ai cherché à intégrer le clan des Ases ; peut-être une histoire de me sentir plus intelligent que les autres, puisqu’ils n’étaient pas des flèches pour la plupart, ou encore simplement m’étais-je fais viré de mon clan originel justement parce qu’ils étaient moins limités. Dans tous les cas, je conclus un pacte avec leur roi : le fait de partager le lignage Ase par ma mère me permis d’accomplir le rite du fóstbroedralag qui scella une fraternité sacrée avec Odin, me permettant d’user de mon matronyme en tant que membre de sa parenté. Ainsi j’obtiens ce qui est aujourd’hui mon nom : Laufeyson.
Ma vie chez les Ases fut proche de ce qu’en ont retenu les Edda. A défaut de vous refaire la mythologie nordique, d’une parce que je n’ai pas que ça à faire et de deux parce que je ne m’en souviens plus réellement à cause du temps, je me concentrerais sur ce qui est important pour me comprendre. Oui, j’arrive à être égocentrique dans un One Man Show ; admirez le talent. Du coup, chez les Ases, je trouvais ma place en tant que divinité de la discorde, une sorte de bouffon résolvant autant de problèmes qu’il en déclenchait, généralement responsable de l’un et l’autre d’ailleurs. Ne riez pas trop parce que c’est exactement ce que je fais avec vous : le bouffon pour l’intégrer. Néanmoins, une chose que vous ne ferez assurément pas, les Ases me menaçaient souvent des pires sévices pour me convaincre d’intervenir et certaines aventures furent pour le moins folkloriques dans le genre. C’est ainsi que j’eu mon premier enfant, devenant mère d’un charmant poulain mutant que j’offris à Odin pour être sa monture ; oui, quitte à en avoir chié, autant faire les choses bien après ça. Mais j’eu aussi des enfants avec mes femmes et en tant qu’homme… ou au moins que mal. Chez les Ases, ma femme s’appelait Sigyn. Je me souviens qu’elle était une battante, sa seule défaite dans la vie ayant été de m’être offerte en mariage, et d’une grande loyauté, une loyauté non mérité puisque je ne la traitais guère que comme une amie malgré nos deux enfants, Nari et Vali. J’eu également une femme Jötunn, Angrboda, avec qui j’eus trois enfants. Fenrir fut le premier, un loup gigantesque preuve que la zoophilie ne m’avait guère traumatisée, rapidement suivit de Jörmungand, un serpent plus gigantesque encore, et d’Hel, première mutante à forme à moitié humaine. Oui, on a fait de notre mieux mais la plus réussie l’était à moitié : l'un des côtés était d'une beauté inhumaine, chose qu’elle tenait bien évidement de son père, tandis que l'autre était à l'état cadavérique et pourrissant. Non, je ne dirais rien concernant l’héritage de sa mère. Vous êtes gentil mais j’étais avec, plus dans le sens d’un plan cul c’est vrai mais faut les choisir les plans culs. Mais revenons-en à mes enfants : trois monstres en somme, d’une certaine manière à mon image, destinés à grandir chez les Jötunn si les Ases n’avait prophétisée leur dangerosité pour leur clan. Fenrir fut enchainé, Jörmungand lancé à la mer et Hel fut intégrée au panthéon en tant de gardienne des morts, sur lesquels elle avait pouvoir, et exilée loin de nous pour ne pas nous nuire. Mais comme pour mes enfants Ases, je n’avais guère d’intérêt pour eux ; pas plus que pour mes femmes. Les aventures m’occupaient bien plus, des aventures que vous saurez trouver en vous renseignant sur la Mythologie Scandinave ; qu’importe que les choses n’aient été exactement comme elles vous le seront racontées, elles n’ont pas grand intérêt dans cette biographie et la rallongerait inutilement. Ce qu’il faut véritablement retenir de cette époque, c’était que cette vie me convenait parfaitement, me permettant de tromper mon ennui tout en laissant s’exprimer ma malice et mon intelligence sans aucune limite ou sensation de conséquence à mes actes.
Le paroxysme de ma mauvaise nature se révéla avec le Ragnarök. Tout commença avec le rêve de Baldr, fils-héritier d’Odin et plus aimé des Ases, de sa mort prochaine. Inutile de dire que, ne pouvant sentir ce « neveu » dont on était sensé ne pouvoir dire que du bien, je sautais sur l’occasion de découvrir la faille de ses capacités d’invulnérabilité.  Je l’obtiens de sa mère, Frigg, me faisant passer pour sa servante et recueillant ses craintes après l’avoir saoulée. Juste saoulée. Du coup, je poussais secrètement un aveugle à lancer sur Baldr un rameau de Gui, causant la mort prophétisée et l’une des plus grosses mort de merde de l’Histoire. Dommage, le livre Guinness des Records n’existait pas encore. Mais comme dans l’univers des surhumains, la mort est une mauvaise grippe, les Ases s’en allèrent demander à Hel de ramener à la vie leur prince défunt ; une chose que, dans sa gentillesse infinie, ma fille accepta à condition que tous le pleurent. Merde quoi. Vous vous rendez comptes ? Bannie dès sa naissance par les Ases et contrainte de les servir et elle accepte de foutre en l’air le travail de son paternel ? L’adolescence est une période charnière chez tout le monde, dira-t-on. Mais je n’allais pas me laisser faire : sous une forme métamorphosée, je refusais de le pleurer et obtient ainsi que Baldr reste mort comme il se devait. Incroyable de devoir en arriver là, c’est pourtant une question de bon sens que les morts restent morts. Tout aurait été parfait dans le meilleur des mondes si, à un banquet en l’honneur de sa mémoire, je n’avais été complètement saoul et m’étais mis à prendre la tête à tous les Ases ; ben quoi, j’avais bien le droit de fêter ma victoire non ? Arrivé à Frigg, je me narguais d’être la cause de son malheur et, même pour moi, elle était intolérable celle-là ; avec le recul je dois bien reconnaitre que c’était plus con encore que parier ma tête avec des forgerons pour ne pas avoir à les payer – sisi, je l’ai fait, mais on s’en fout. Résultat des courses : en prévision de ma fuite sous forme de saumon, je crée un filet de pêche en me disant que c’est le seul moyen de m’attraper et je brule le filet de pêche pour pas que les Ases le découvrent, ils le découvrent et ils m’attrapent. Que voulez-vous, la gueule de bois ça ne me réussi pas non plus… Enfin bref, quelques péripéties plus tard, mon fils Nari était transformé en loup et éventrait son frère Vali afin que ses entrailles fassent des liens assez solides pour me maintenir prisonnier et les Ases placèrent un serpent au-dessus de moi dont le venin imbibait mon visage, me faisant atrocement souffrir. Seule Sigyn me resta fidèle, tentant d’apaiser mes tourments en recueillant le venin, malgré les pertes qu’elle venait de subir. Et lorsque je parvins à me libérer, elle n’eu ni merde ni merci : je n’avais de cesse de me venger, obtenant d’Hel une armée et conduisant les Jötunn dans une guerre vengeresse. Une guerre qui couta la vie à pratiquement tous les Ases, les Vanes et les Jötunn. Ce conflit se déroula « secrètement » au cours du XIIe siècle de sorte qu’au XIIIe, nous n’étions plus que légendes ; des légendes mortes, puisqu’il n’y avait que quelques survivants à être restés au-dehors du conflit. Hel en faisait parti, moi pas.


Marquant une pause dans mon récit, je me retourne de manière à contempler la bouteille d’eau qui se tient sur la table derrière moi et me permet de poursuivre la culture de mon envie d’uriner ou encore de proposer à quiconque une aspirine pourtant méritée.

Comme vous le savez surement, d’ordinaire une histoire s’arrête à la mort du protagoniste principal. Mais comme pour Baldr, il ne fut pas question que je reste mort bien longtemps ; à dire vrai, ma mort fut plutôt l’élément perturbateur de ma vie. Pas que je n’étais pas perturbé avant mais disons que le fait que tout ce qui avait été ma vie durant plus d’un millénaire avait été réduit en cendre et cela, même pour moi, ce fut difficile à encaisser : qu’allais-je faire à présent que ma source d’occupation n’était plus ? Ce fut la première fois que je compris que ma vie ne m’avait pas été entièrement rendue car elle n’était pas constituée que de mon existence et cela fut une révélation qu’il me fallut des années à avoir. J’ignore pourquoi Hel me ramena à la vie mais, du fait qu’il ne restait qu’elle, j’appris à la connaitre et développais avec les décennies des sentiments plus profonds pour elle que je n’en avais jamais eus. Pas bien dur, me direz-vous… et vous auriez entièrement raison. Elle était une personne exceptionnelle et fascinante. Je ne parvins cependant pas à comprendre son attachement à la vie, tout particulièrement aux hommes ; les humains avaient toujours été des quantités aussi négligeables que périssables dont nous acceptions la vénération par bienveillance envers nos cultistes. Un peu comme les stars actuelles envers leurs fans, si vous voulez un point de vu comparatif. Hel, elle, éprouvait des sentiments sincères envers eux ; envers vous quoi. Des sentiments suffisamment forts pour qu’elle en ait épousé un humain, un ancien roi du nom de Dyggve qu’elle avait ramené à la vie après sa mort. Nous n’étions, aux yeux d’Hel, pas si différents. Ce souvenir est l’un des plus marquants de ma vie : écouter cette jeune femme qui n’avait d’humain qu’une moitié de son corps parler des différences et des similitudes entre nous pour défendre les secondes… cela pouvait paraitre risible que de nous considérer comme humains considérant nos capacités mais elle le faisait. A l’époque, j’avais pensé que son isolement des Ases comme des Jötunn l’avait conduite à trouver refuge parmi eux mais son discours avait cette conviction véritable qu’on ne retrouverait que des siècles plus tard. Cette conviction que certains d’entre vous doivent avoir, sans quoi vous n’écouteriez pas un mutant vous raconter sa vie dans une parodie de One Man Show. Vous y réfléchirez après le spectacle, revenons-en à nos bergers.
C’est pour donner sa chance à l’Humanité que je passais les siècles suivants à parcourir le monde, caché parmi elle, afin de les découvrir tous deux. Aidé de la puissance colonialiste de l’Europe, je pus me rendre sur tous les continents et côtoyer toutes les cultures qu’ils y avaient découvertes. Je contemplais des hégémonies et des massacres mais également des croyances et des actes de bontés égalisant la balance de l’âme de votre espèce qui, finalement, avait effectivement nombre de points communs avec ce que je considérais comme la mienne. Votre croyance en un Dieu unique prônant la paix ne vous empêchaient pas de massacrer et de vous massacrer en son nom, ne respectant pas tous vos propres lois, et les êtres qui avaient perdus le statu de divinité sans avoir encore gagné celui de mutants étaient chassés et éliminés comme tout ce qui ne pouvait être réduit en esclavage par « l’Homme Blanc ». Comment pouvait-on vouloir une parenté, ne serait-ce que morale, avec vous ? Pour ma part, je me sentais en effet proche de vous de part mes actes passés. Et vous devez comprendre à quel point ceci est tout sauf un compliment. Mais passons, il était l’heure pour moi de prendre part à de nouvelles aventures que l’Histoire retiendrait encore sans plus y associer mon nom. Comme pour la mythologie, il serait inutile de s’attarder sur toutes, ma mémoire ayant oubliée la plupart d’entre elles d’ailleurs, ainsi nous contenterons nous de celles m’ayant apporté du changement. Je suis certain d’avoir participé à la guerre d’indépendance américaine, du côté remettant en question l’ordre préétabli, et à la révolution française car ayant fort apprécié ce qui c’était passé durant la précédente. Mais je ne pourrais décrire mon rôle en détail, de gardant que la sensation que je n’étais qu’un participant parmi d’autres et, si ne vis jamais le moindre champ de bataille, je n’influais jamais suffisamment pour changer le cours des choses. Arrivé à la révolution industrielle, je profitais des innovations pour me stabiliser. En effet, la résurgence des paganismes antiques,  permise par de rares romantiques tels qu’Erik Gustaf Geijer, m’intéressa afin de retrouver la place qui m’était due. Et oui, pas encore de mutants à l’époque donc c’était simplement l’occasion de #E25822evenir une divinité ; ne vous inquiétiez pas, depuis que l’on a inventée la psychanalyse et la psychologie, je suis un excellent client et mon égo l’est tout autant. Toujours est-il que j’’encourageais à ma manière la nouvelle religion Odiniste, bien que les détails m’aient depuis longtemps échappés. Néanmoins, les deux Guerres mondiales qui dévastèrent l’Europe réduire à néant mes efforts, causant par la même de nouveaux massacres. Si je pus échapper à la Première de part mon retrait en Europe du Nord, retrouvant la demeure de ma fille inchangée par les siècles, la Seconde me poussa à fuir encore plus loin vers les terres de l’Amérique.
Les retrouvailles avec Hel ainsi que les années folles furent d’excellents souvenirs ; Hell Yeah, en somme. Néanmoins, comme la précédente fois, à côtoyer ma fille j’en développais une nouvelle vision du monde. Si j’avais compris son message de similitude malgré les différences, je n’avais en rien appréhendé l’ambition qu’elle avait de me faire affectionner ces gens. Et c’est gens, c’est vous. Donc cela pose la grande question : fais-je cela parce que je vous affectionne, parce que ça m’amuse ou parce que ça m’est utile ? Suspens. Il vous faudra attendre la fin de mon histoire pour le savoir ; sauf si j’oublie d’ici là. Je me permets de vous interroger sur ce que, pour un extérieur, vous pouvez avoir d’attachant. Vous êtes éphémères et si prompts à détruire ce que vous peinez tant à construire que franchement, même la publicité aurait un mal fou à vous vendre. Les Guerres mondiales passèrent et furent suivies par d’autres comme cela avait toujours été le cas. L’Humanité découvrit des horreurs qu’elle pensait inédites alors qu’elle avait simplement la mémoire trop courte pour se rappeler qu’elle ne faisait qu’améliorer son ingéniosité à chaque récidive dont la seule variation était la victime. Néanmoins, peu à peu, elle apprenait. Et je dois avouer avoir appris avec elle. N’est-ce pas merveilleux ? Ni vous ni moi ne sommes des cas désespérés. Ce qui implique au passage que nous restions des cas.

Le nouveau tournant de l’Histoire fut dans les années 70. Il y eut tout d’abord la seconde renaissance de l’Ásatrú, nom donné au néopaganisme scandinave depuis près d’un siècle, et je pris de nouveau une part active à cela en m’installant en Californie où se développaient les principales structures. Comme vous pouvez le savoir si vous vous renseignez suffisamment, je n’en ai pas bougé et l’absence de vieillissement de mes papiers de l’époque est une preuve plutôt convainquant que je ne raconte pas de connerie quand je dis avoir connu le Moyen-âge. Mes dieux, ce que ça ne me rajeunis pas. Mais le phénomène qui me permet d’être impérissable se développera également en ce temps là, le Phénomène Mutant. Il fallut deux décennies pour que l’existence d’une nouvelle ethnie, le Mutant, soit rendue publique suite au massacre de la communauté clandestine des Morlocks ; sans doute les plus vieux d’entre vous s’en souviennent encore, même si pour les plus jeune ça doit être obscur. L’émois de la population fut grand et enclencha de nouvelles récidives de réaction de l’Homme face à l’Homme, quand bien même Il n’en avait terminé avec les précédentes. Le Mutant Act de 1995 donna à cette nouvelle race une égalité avec les autres que ces dernières ne partageaient déjà pas dans les faits, entrainant les mêmes conflits. Les apparitions de la Confrérie des Mutants et du mouvement de Cohabitation Pacifique sonnèrent comme un air de déjà-vu à mes oreilles mais le phénomène intéressant énormément ma fille, trouvant là ce qu’elle avait toujours souhaité : un lien tangible entre nos races ; car le terme de race est encore valide de nos jours, dans notre pays tout du moins. Pour ma part, j’étais agacé de cette explication scientifique de notre nature et de la banalisation de notre engeance sans pour autant m’inquiéter des conflits à venir. Le 11 Septembre 2001 marqua la popularisation du Terrorisme et, par opposition avec les actions bien humaines d’Al Qaeda, la Confrérie devint le premier mouvement de Terrorisme Génétique ; rien de nouveau une fois encore, laissant présager un XXIe siècle aussi trouble que son prédécesseur. Face à cela, afin de limiter les dégâts comme les amalgames, une petite équipe de mutants pris sur elle de devenir les nouveaux gardiens de l’ordre : les mystérieux X-Men, nommés ainsi suite aux découvertes du Gène X. De mon point de vue, on assistait simplement à une énième répétition du passé : face aux forces grandissantes du chaos, un clan de l’ordre se fondait ; exactement comme les Ases c’étaient opposés aux Jötunn. Il s’avéra par la suite que les choses étaient plus complexes.
Les deux idéologies concernant la mutation se tenaient sans se démarquer au début : à l’aube du XXIe siècle, il était tout autant possible de voir se répéter les événements du précédent que d’apprendre des erreurs de celui-ci. Néanmoins, principalement par insistance d’Hel, je pris partis de mettre mes projets aux services de l’acceptation du mutant ; d’où que je sois devant vous aujourd’hui, vous parlant de cela et ayant fait bien plus que sortir du placard. Usant de mes liens avec le culte Ásatrú pour étayer mon identité de Loptr Laufeyson, je devins le prédicateur impliqué à réellement résoudre les problèmes que lui amenait sa communauté que vous connaissez aujourd’hui. L’écriture du livre De la Mythologie, Divinités ou Mutants ? me permet d’amener la théorie qu’une majeure partie des êtres que l’Humanité avait divinisés dans ces âges précédents – et qu’une partie recommençait à considérer comme telle – étaient simplement les premiers mutants de l’Histoire. Cette action entraina de vives réactions dans les communautés scientifiques et religieuses mais j’eus pour moi un avantage décisif : j’étais moi. Dans une Amérique à moitié créationniste  et ayant pour mythologie principale le Western, il était difficile de toucher le plus grand nombre avec un tel ouvrage mais qu’il puisse être considéré par l’élite intellectuelle permettrait de donner une nouvelle vision de l’Histoire Humaine, plus favorable au mutant. Et pour m’adresser à tous… et bien me voici.
Ma préparation me tint à l’écart des événements majeurs de ce début de siècle. L’attaque de la Confrérie à l’encontre de l’Institution du dirigeant de la Cohabitation Pacifique attira mon attention sur celle-ci, ne comprenant pas quel intérêt il y avait a tuer l’une des rares figures humaines à être favorable au mutant. Heureusement qu’il y eu les X-Men pour limiter les dégâts, les plaçant comme au enchantement comme défenseurs de l’Idéal Xavier. Le fait qu’il soit également le fondateur des X-Men explique cependant cette action, laquelle n’a pas été reconduite lorsque les mutants détruisirent l’Académie du Massachussetts quelques temps plus tard. L’Attaque d’Husdon Bridge et l’assassinat du Maire de New York conduisirent à une nouvelle montée en puissance du Terrorisme Génétique, transformant une guerre jusqu’à lors dissimulée dans les ombres en quelque chose de bien plus médiatique ; et divisant d’autant plus les camps concernant les mutants. Par une belle ironie, le leader du secteur de la Sécurité Mutante devint l’Olymp Corps, une entreprise fondée par un mutant et usant de technologies créées par des mutants pour fournir au Gouvernement des Exo-Armures de combat et des technologies d’inhibitions de pouvoir regroupées dans une immense prison au sud de l’île de Manhattan : le Cube. Je veux bien que le Maire de New York ait été une perte tragique mais l’incompétence mise dans le projet était assez exemplaire ; s’il était une bonne idée de confier à des mutants la surveillance des mutants, le fait que l’entreprise soit privée et que le lieu soit public ne faisait qu’amorcer une bombe qui explosa plus vite encore que la voiture de feu monsieur le Maire. La Confrérie rasa le Cube, infligeant une nouvelle défaite cuisante aux X-Men ayant déjà échoué à sauver le Maire, avant même que l’organisme sensé gérer la prison ne voit le jour.  Et quel ne fut-il pas… le BAM. Pour une publicité coup-de-poing, l’acronyme était bien trouvé. Sur les ruines encore branlantes du Cube fut construit le Triskelion, ruche d’une nouvelle force de police ouvertement répressive chargée de s’occuper du « Problème Mutant ». En deux décennies, voici l’ethnie mutante passée de « phénomène » à « problème » exclusivement grâce aux actions de ses membres. Et puisque tout américain est apte à mener la justice lui-même s’il est capable de prouver son bon droit, vous n’avez pas tardé à le faire. L’Incendie de Mutant Town était inévitable, même s’il fut surprenant qu’il soit mené par des fanatiques religieux et non par de simples citoyens déterminés à se protéger ainsi que leurs proches. Je me permettrais cependant de féliciter ceux d’entre vous qui ont eue l’intelligence de ne pas participer que ce soit par manque de conviction ou simplement parce que leur dépréciation des Mutants n’étaient pas assez forte. Si je n’ai pas prise de balle à quelqu’endroit que ce soit du corps d’ici la fin de mon monologue, c’est que vous êtes tous dans ce cas et alors… et bien c’est bien. Mais revenons-en aux tragédies des dernières années, bien moins affolantes au regard de l’Histoire qu’elles n’ont due être à le vivre. Comme à chaque chose sa conséquence, la Confrérie répliqua de nouveau suite à l’attaque des Purificateurs. Enfin, en fin d’année, deux nouvelles confrontations inter-mutants dévastèrent un quartier de San-Francisco et un autre de Manhattan. Rien que sur la vitrine de New York City, en 2010 on avait détruit le pont le plus au nord, tué le Maire élu et rasé une île artificielle au sud, en 2012 furent dévastés deux quartiers au sud et un autre au nord… tout cela par des pouvoirs mutants. Inutile de dire qu’Al Qaeda était fortement dépassé et que la guerre civile s’approchait à grand pas ; simplement qu’elle n’était pas plus déclarée que contre les autres mouvements terroristes. Sincèrement, je comprends la peur que dégageais le mutant suite à cela ; même les mutants devaient avoir peur d’eux-mêmes à regarder les informations et à voir ce que d’autres étaient capables de faire. Mais fallait-il se limiter à cette partie émergée de l’Iceberg coulant le Titanic ? Personnellement, je préfère m’adresser à l’innocente partie immergée.
Le tournant des choses fut 2013 avec le changement de politique du Bureau des Affaires Mutantes. Ce ne fut qu’à ce moment-là que je commençais réellement à m’intéresser à lui car, tout organisme de répression qu’on nous l’avait vendu, il eue la surprenante et adéquate réaction : tout en restant ferme face à la criminalité mutante, il tendit également la main vers le civil mutant. Le Programme de Réinsertion permis de démontrer que les Mutants, même dangereux, pouvaient être réinsérés dans la société ; pas encore insérés mais réinsérés. Je ne pense pas me tromper en m’avançant que pour un grand nombre d’entre vous, c’est un signe de la possibilité de paix par l’éducation ; ce que l’Institution Charles Xavier fait en secret depuis des années, certes, mais la seule tentative publique s’étant soldée par la destruction de l’Académie du Massachussetts il y a plus de raisons de ne pas croire en l’Idéal Xavier que d’y croire. En somme, le BAM changea le cours du conflit en ouvrant une simple possibilité. Et afin de parachever la mise en terre du conflit violent, l’Attentat de Bleecker Street poussa humains et mutants à s’unir pour s’entraider au mieux, guidés en cela par les X-Men parvenant enfin à changer la donne. Beaucoup de suspicions sont nées concernant l’identité des auteurs de cet attentat mais pour moi, ce sont des héros puisqu’ils ont poursuivit la démonstration du BAM quand à la possibilité d’entraide des deux Homo Sapiens. Sans doute vais-je créer la polémique en disant cela mais vous me connaissez, vous savez que cela fait parti de mon habitude ; à vous de vous faire une idée quand à ma démagogie mais en terme de résultat, Bleecker Street eu l’exact inverse de ce qui était escompté par les terroristes à son initiative. La médiatisation des X-Men consécutive à leurs actions à Bleecker fut cependant maladroite, proche d’une prostitution de la part de leurs membres n’ayant visiblement aucune formation à cela. Alors qu’ils tentaient de se placer comme protecteurs, même s’ils galéraient plus qu’autre chose, et comme modèles, venir exposer toute leurs faiblesses et leurs incertitudes devant le monde entier fut une immense connerie. Les révélations sur leur organisation étaient bienvenues mais plutôt que d’encourager à y croire, ils la décrédibilisèrent complètement. Pour ma part, je retins des spécimens présents qu’ils avaient les idées et les pouvoirs mais nullement la psychologie et la force de s’en servir. Je sais ne pas être le public cible d’une telle démonstration mais je suis incapable de voir en quoi elle a apporté à d’autres personnes que de jeunes gens terrifiés par leurs pouvoirs. Je serais curieux de savoir ce que vous en pensez vous, franchement, mais pour ma part je les trouve grandement surestimés. Heureusement, le BAM repris les choses en main l’année suivante lorsque le Mutant Registration Acte fut ajouté à son arsenal. Poursuivant les deux objectifs du Triskelion, à savoir la sécurité et l’intégration, le projet du Sénateur Kelly réussi à passer malgré qu’il était critiqué des deux côtés, son aspect sécuritaire faisait crier à l’anti-mutant et son aspect social faisait crier au pro-mutant. Clairement construit comme la première pierre de quelque chose de plus grand, je comprends la méfiance qu’il a générée et ne suis en rien surpris du fait qu’il soit pour l’heure un échec de fin de mandat. Car le plus gros problème actuellement avec le MRA reste le changement de présidence et la direction que cela donnera au projet et, plus largement, au BAM. Ce qui nous amène à mon intervention.
Vous êtes venus avoir des exclusivités sur ma vie et en voici une énorme : j’ai décidé de chercher à devenir Agent du Bureau des Affaires Mutantes. Inattendu, n’est-ce pas ? En vérité, c’est plutôt logique. Bien que je sois profondément marqué par le chaos dans lequel j’ai grandi, j’ai toujours cherché à me tenir du côté de l’ordre. Bien évidemment, l’établissement de lois comme les changements de ma psyché au cours des siècles font que je ne règlerai plus les choses comme j’ai été renommé pour le faire. Qu’on interroge les membres de la communauté Ásatrú à laquelle j’appartiens, je suis un membre impliqué et respectueux des préceptes de notre religion et les ai aidés du mieux que je pouvais chaque fois qu’ils m’en ont faite la demande. Bien sur, devoir migrer à New York impliquera mon retrait de notre communauté mais j’espère que mon action sera comprise tout autant que celle que j’accompli en ce jour le sera également. Vous avez des raisons d’avoir peur du mutant, que vous soyez humains ou mutants, considérant les dégâts causés par leurs confrontations depuis que le « phénomène » est connu. Mais il ne tient qu’à vous, humains ou mutants, de chercher à dépasser cette peur. Et si vous pouviez le faire sans avoir à devoir vous unir contre des catastrophes, ça serait bien mieux. Pour ma part, c’est pour cela que je suis ici devant vous aujourd’hui et que je continuerai d’œuvrer au rapprochement en m’assurant que la main reste tendue et que nous soyons tous en sécurité ; une chose que le BAM vous promet.


Je me tais, une fois de plus ; une avant-dernière fois même. J’ai été plus long que je le prévoyais mais sans doute ceux qui me connaissent n’en seront nullement surpris. Parler d’elle-même est toujours passionnant pour une personne même si rares aiment à faire cela devant un aussi large public qui est le mien. Mais je suis amplement capable de faire ce pantomime.

Pour conclure cette autobiographie qui s’ouvre sur un sujet me dépassant tout autant que vous, je vous demanderai une ovation. Pas pour moi mais pour toutes ces personnes, dont vous faites peut-être parties tout comme moi, qui croient et travaillent à l’acceptation de l’autre qu’il soit blanc, noir, jaune, humain, mutant, etc. Une ovation pour prouver à tous ceux qui croient au conflit que nous souhaitons la paix et que la majorité silencieuse que nous sommes peut faire du bruit. L’Avenir de l’Humanité a besoin de nous. Qu’en dites-vous ?

Alors que cela hésite, je me tourne pour boire une gorgée d’eau, poussant par la même mon micro qu’il me faut remettre en place. Prenant une dernière grande inspiration, j’entends les premiers applaudissements retentir, en entrainant toujours plus dans une cacophonie croissante. J’écarte les bras et penche légèrement la tête en arrière, recueillant l’ovation pour tous ceux qui ne pourront le faire.

Tout était dit avant même que je prenne la parole mais je pense avoir été plus clair. Pas dans mes mots, non, mais dans quelque chose de plus profond. L’Homme a toujours eu besoin de croire en des créatures supérieures à sa propre condition, expliquant et manipulant ainsi les phénomènes qu’il ne comprenait ni ne maitrisait. Ces créatures, quels que soient leur nom, ont traversée l’Histoire. Les X-Men veulent être de celles-ci. Et je pense être un excellent candidat également.

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MessageSujet: Re: Loptr Laufeyson [Terminée]   Mer 24 Fév - 12:47

Bon, là ça devient n'importe quoi. J'ai explosé toutes mes promesses de délais, c'est presque criminel.
On en a déjà parlé à plusieurs reprises mais quand même, je suis vraiment désolé du temps d'attente que je viens de te mettre. On connaît déjà mon incapacité complète à gérer mon temps, plus un concours de circonstances qui a fait que je n'en ai eu absolument aucun la semaine passée, je te fais pas toute l'histoire mais même si ça ne sera pas beaucoup mieux pour celle en cours je ferai de mon mieux pour être plus réactif sur le(s) prochain(s) tour(s).
Je te fais pas la blague de te réexpliquer le fonctionnement que tu connais bien mieux que moi, en plus on a déjà assez tardé, du coup on commence tout de suite, et si tu veux discuter de la modération tu sais où me trouver Wink



  • Pouvoirs:

    • Description

      • Force Surhumaine:

        • Citation :
          en règle générale, je ne réagirais pas à l’impact, puisque ma force sera supérieure à celle de mon assaillant
          Je réagis sur ça puisque tu avais aussi évoqué la collision avec une voiture lors d'une conversation, j'aimerais juste qu'on parle bien de la même chose. Lors d'un impact, le fait que tu sois projeté ou non ne dépend pas de tes capacités physiques, mais de la force qu'exerce sur toi l'autre corps et de ta masse. Si Loptr se prend un coup puissant, il reculera de la même façon que n'importe quel autre humain de 80kg. Bien sûr, s'il s'y est préparé et s'accroche ou prend appui quelque part, cela se passera effectivement comme tu le décris, il y a des chances qu'il ne bouge pas mais soit blessé quand même.
          Sinon cette partie est assez bien expliquée, attention simplement à ce que ça ne devienne pas une résistance surhumaine camouflée. Certes ses muscles sont plus solides, mais un coup lui fera mal comme à n'importe qui d'autre. (Je dis surtout ça pour l'exemple de l'hématome, la suite ne porte pas vraiment à confusion)
        • Je comprends l'intention de séparer les capacités de levée maximale ou de traction (même si je ne connais pas les proportions) mais là c'est un peu trop pour moi : je te demanderais de baisser tout cela. Je voudrais pour commencer que la force de traction ne dépasse pas les 100t. Pour le reste, même si le principe de classe de Marvel est effectivement très simpliste, une classe 30 implique de ce que j'en comprends que le personnage est capable d'exercer une force maximale de 294kN. Du coup, je préférerais que 30t soit la charge soulevée maximale (et donc 15t pour le sans effort et 90t tractées, si on se fie à tes valeurs)
        • Ici par contre, on a une endurance surhumaine pleinement assumée. Je comprends la nécessité pour les capacités ramenées à l'échelle, mais il en reste qu'avec ses capacités de sprint et toutes celles que tu ne décris pas mais qui en résultent automatiquement, ça devient un pouvoir supplémentaire. Je te demanderai donc de retirer cette partie, et on peut réfléchir si tu le souhaites à une autre façon d'expliquer le fait qu'il puisse tout de même supporter des charges très lourdes pendant plusieurs minutes.


      • Métamorphose:

        • Pour ce qui est des accessoires créés, je voudrais que tu te limites à des vêtements ayant la souplesse de ta peau et qu'on évite la création d'objets et surtout la dureté des os qui donne beaucoup trop de possibilités à mon goût pour ne pas impliquer un pouvoir supplémentaire.
        • Même si on présuppose ce qu'il en est, tu peux parler des voix également.


      • Longévité:

        • Pour le coup je vais aller dans l'autre sens, de ce que j'en ai compris la longévité dans cette version n'est qu'une conséquence de la métamorphose et non une capacité supplémentaire, donc si tu souhaites la passer en tant que telle pour garder l'une des deux capacités que je t'ai demandé de retirer plus haut, cela m'irait.




    • Niveaux de Maitrise :


          Ok



    • Lien entre les Pouvoirs:


          Bien entendu





  • Description Physique:

    • Apparence:


        • Tu peux décrire sa voix (ou en tout cas celle qu'il a le plus souvent, on se comprend) ainsi que sa façon de s'exprimer.



    • Signes Particuliers:


          Ok





  • Caractère:

    • Mental:


          Rien à dire, c'est parfait.



    • Histoire:

      • Talents Particuliers:


          • La centaine de langues parlées (même si j'imagine que ça compte une bonne partie de dialectes) fait assez mal même pour quelqu'un de l'âge de Loptr, considérant sa mémoire qui laisse à désirer. Je trouverais ça plus réaliste si tu baissais à quelques dizaines, mais concrètement en termes de jeu ça ne changera absolument rien que ce soit 40 ou 200, donc je forcerai pas dessus.
          • Attention aussi aux techniques de résistance télépathique, il ne faut pas que ça égale une mutation allant en ce sens. Pour le coup ça relève purement de l'automodération, je te fais plus qu'assez confiance sur ça mais je fais quand même l'avertissement par acquit de conscience Smile
          • J'ai un doute aussi sur le style de combat maximisant la puissance des coups quand on est un classe 30 qui se bousille lui-même tout autant que ses cibles en frappant, mais je te laisse gérer ça o_o



      • Possessions:


            Ok, rien à dire!



      • Biographie :


            Là encore rien à dire, c'est excellent. Le genre d'histoire qui peut être un bordel sans nom, que tu résumes très justement et avec un humour assez sympathique. C'est vraiment agréable à lire, et il y a tout ce qu'il faut et même plus. A titre purement personnel, je suis un peu mitigé sur l'existence dans notre univers de jeu d'êtres comme Fenrir ou Jormugand tels que présentés dans la mythologie, mais vu que ça reste sans conséquence, ça me gène pas du tout.







  • Hors-Jeu:


      • Avatar: Ok
      • Personnage Marvel: Ok. J'aurais préféré qu'on le classe comme tel uniquement pour les registres, parce que même si ton interprétation est effectivement extrêmement différente, il n'en reste pas moins que tu bloques le personnage Marvel à un potentiel joueur. Après, je n'y accorde pas une très grande importance puisque Loki ne fait pas partie de l'univers X-Men, et compte tenu que ce ne serait pas tout à fait sans conséquence pour ton personnage, je n'insisterai pas.
      • Multiple Compte: Ben… Ok?
      • Pseudo: Ok La classe.
      • Age: Ok Mensonge!
      • Comment avez-vous connu le forum? Ok Comment il se la pète!





Bon bah voilà, quelques limitations en section pouvoir, mais sinon vraiment rien à dire, à part que c'est très cool. Tu réussis une fois de plus le tour de force d'une fiche longue, complète et assez technique, et qui malgré ça ne devient jamais lourde à la lecture. Le personnage est évidemment très intéressant (même si très bourrin aussi Rolling Eyes), j'ai assez hâte de le voir en jeu. Ouais je sais, j'aide pas beaucoup sur ce plan là...

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MessageSujet: Re: Loptr Laufeyson [Terminée]   Sam 4 Juin - 9:48

Fiche considérée comme refusée sur décision du joueur.

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MessageSujet: Re: Loptr Laufeyson [Terminée]   

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Loptr Laufeyson [Terminée]
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