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 Rescue of the Slaves II {Damian Clester}

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Sage
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MessageSujet: Rescue of the Slaves II {Damian Clester}   Dim 31 Jan - 18:27

Lundi 1er Février 2016 – 05 : 21 A.M.

L’eau froide lui accole au visage comme un masque et est uniquement percée par la chaleur des bulles qui la caressent pour emporter son souffle jusqu’à la surface. Tout est calme, comme toujours sous l’eau, et ses longues mèches de cheveux noirs flottent paisiblement, se tortillant comme des rubans en souvenir des mouvements de sa tête. Ils pulsent, attirés vers le haut par une force qui s’accroche fermement à eux, et la surface troublée couvrant le monde paisible s’éloigne brutalement.

Les bruits viennent, sourds et agressants. L’air est aspiré dans un bruit de raclement irritant, irrégulier, alors que la lourde voix répète une nouvelle fois sa question. Les mots sont compris, leur sens aussi, mais elle n’y répond pas. C’est un réflexe humain, c’est un réflexe naturel : elle cherche à respirer. Un lourd choc contre son plexus lui fait recracher ce qu’elle a réussi à voler puis, après un instant de chute, la froideur et le calme sont à nouveau là. Ils s’engouffrent toujours plus profond dans sa gorge.

A nouveau, sa tête sort de l’eau. Le lieu a changé et la lumière l’aveugle. Du noir sale de la pièce close éclairée par un néon froid, elle ne voit plus que le blanc de la neige de la vallée située entre deux montagnes et éclairée d’un soleil doux. Du la forte poigne qui la maintenait prisonnière sous l’eau, elle ne perçoit plus qu’une poigne tout aussi forte la maintenant contre soi. De la voix l’agressant pour savoir pour qui elle travaillait, elle n’entend plus qu’une supplique affolée. Du visage qu’elle ne pouvait voir à cause du contre-jour fait par le néon, elle ne regarde plus qu’une face embroussaillée de noir et auréolée de la lumière du soleil.

Son nom raisonne et elle comprend qu’elle est entrain de se noyer, à nouveau. Tant qu'elle ne vomit pas, cela ira.

***
Dimanche 31 Janvier 2016 – 11 : 34 P.M.

Quatre ans plus tôt, le Professeur X avait détecté que des rassemblements de mutants au niveau des docks de Red Hook et, après une rapide inspection télépathique, découvert qu’il s’agissait d’un trafique d’êtres humains. Plus qu’impliquer des mutants, les passeurs avaient eue la particularité de revendre les membres de leurs cargaisons qui s’avéraient « intéressants ». Une équipe d’X-Men avait été dépêchée sur place afin de mettre un terme à cela, ayant pour objectif de rassembler preuves et indices permettant de faire cesser cette activité, et c’était vue confrontée à des vétérans de la mafia italienne. Si la Reine Blanche avait été blessée, Nephilim et elles étaient parvenues à sécuriser le hangar et mettre aux arrêts les personnes présentes. L’arrivée du Bureau des Affaires Mutantes permis de récolter preuves et indices ainsi que d’interpeler les criminels présents mais, malgré sa mise en examen, Roberto de Conti ne fut jamais emprisonné. Mouillé également, le dirigeant de centre recherche pharmaceutique Seang Fringe échappa à toute sanction faute de preuve puisqu’aucun des mutants étudié par son entreprise ne provenait du trafique.

Avec la guerre contre les Maraudeurs puis l’arrivée du Speed X, cette affaire fut reléguée au second plan par les X-Men ; mais si l’intervention des groupes mutants avait interrompue le trafique, il en profita pour se redévelopper par la suite. L’approche directe afin de servir les preuves sur un plateau d’argent au Triskelion n’ayant pas suffise à résoudre le problème, il fallait à présent s’enfoncer plus profondément dans l’illégalité afin de neutraliser la structure de l’intérieure. Et pour cela, il n’est pas la peine de mobiliser une équipe entière ; même si, d’un certain point de vue, Sage est une équipe d’une seule personne.

Le monde de la pègre lui est plus familier depuis sa collaboration avec Nikolaï Kolyakov, dans le cadre d’une prise de pouvoir d’un empire de la drogue de rang mondial, mais il ne reste pas un milieu qu’elle plébiscite forcément pour ses missions. Simplement qu’une fois encore, il n’y a personne d’autre. X-Team se concentre sur la formation d’une nouvelle génération afin de combler ses pertes, Phénix n’étant absolument pas apte à de l’infiltration et de l’enquête, tandis que les X-Women ayant quittée l’équipe sont toutes suffisamment occupée pour ne pouvoir intervenir. Elle ne blâme ni n’accuse, accomplissant ce qui doit être fait avec sa discrétion habituelle.

D’un autre côté, la forme de discrétion employée ce soir n’est pas celle qu’elle préfère ; pour ne pas dire qu’elle la déprécie franchement. Durant douze ans elle a réussi à l’éviter mais il n'y a pas eu énormément de moyen d’approcher aussi rapidement sa proie que de rendre ce rôle pour le moins dégradant. Un avantage pour sa couverture, nombre de propriétés du Club des Damnés sont renommées pour exceller dans cette activité et obtenir une lettre de recommandation lui a permise de se faire ouvrir les portes du Night-club dans lequel se retrouvent les bras droits de De Conti et de Fringe, respectivement Pietro « Sony » Orlandi et Maximilian Fringe ; et ce malgré son âge.

De ce qu’elle sait d’eux, Pietro Orlandi est un trentenaire italien servant de Conti sans condition, étant calme et distingué mais fier et docile. Plus problématique, il possède des capacités mutantes de vitesse et d’ouïe surhumaines. Maximilian Fringe est le frère cadet de Sean Fringe, un escroc cinquantenaire doté de plusieurs identités aussi avare qu’opportuniste et particulièrement lié à l’aspect illégal de l’affaire familial. Si Orlandi est un « fils adoptif » pour de Conti, les Fringe sont dans un rapport plus conflictuel mais l’un comme l’autre sont des points d’accès fiables pour le reste du réseau. D’où la nécessité de les approcher.

Prenant une grande inspiration, Sage s’apprête à le faire en musique. La tenue est somme toute classique, un tailleur sur mesure accompagné d’une jupe peut-être un peu courte, de bas transparents et d’escarpins peut-être un peu hauts. La coiffure aussi est normale, un chignon strict et serré, bien qu’elle soit maintenue de baguettes dépassant allègrement des cheveux noirs. Le maquillage n’est pas très différent non plus, la peau entretenue n’ayant pas besoin d’être mise à neuf mais ayant été accompagnée de fond de teint et d’un léger rouge à lèvres. Définitivement, le plus indicateur de ce qui va suivre est la lumière tamisée qui lui parvient de l’autre coté des rideaux, ses yeux bleus entrevoyant la scène. La chanson lance le départ.

Un pas après l’autre, la directrice adjointe de l’Institution Charles Xavier pour jeunes surdoués s’avance sur l’estrade d’un déhancher qu’elle a plus observé que pratiqué. Chaque pied s’en va de l’autre côté de la ligne imaginaire qui se trouve devant elle et ses mains chassent le rideau pour laisser libre avance sur l’estrade rectangulaire entourée de sièges. En un instant, ses pupilles se dilatent alors que ses yeux embrassent toute la salle, les autres estrades, les autres filles, et les personnes sur les sièges qui l’embrassent du regard également. Son visage perd sa sévérité alors que ses mains s’en vont aux boutons de sa veste. L’ouverture se fait d’un bouton à chaque pas et le haut du tailleur déchoit au milieu de l’estrade, révélant entièrement un chemisier blanc.

Sourire aux lèvres et les yeux rivés sur le trentenaire et le cinquantenaire qui lui font face, elle fait glisser ses doigts le long des boutons de cette nouvelle épaisseur et poursuit la caresse dans sa nuque. D’un geste, toujours synchronisé avec son pas, elle retire l’une des baguettes, laissant tomber une partie de sa chevelure jusqu’au niveau de ses omoplates. D’un autre, à cette même vitesse, ce sont ses fesses que viennent couvrir les mèches de cheveux de nuits, accompagnant un instant plus tard son déhancher.

Arrivée au bout de l’estrade, elle remette chacune des baguettes à chacun des deux invités d’honneur, les détaillant tous deux. Ses yeux comme son esprit les analysent et accomplissent d’un geste la partie renseignement de sa mission,  lui fournissant les données nécessaires à nuire de l’extérieur à l’organisation italienne. Il ne manque plus qu’à y aller de l’intérieur.

Se relevant d’un mouvement de hanches souligné de ses mains, elle reprend sa marche  féline et claquante toujours suivie de sa chevelure afin de se repositionner sur scène. S’immobilisant d’un claquement de talon exagéré, toujours dos aux spectateurs, elle entreprend de s’accroupir sensuellement, levant ses bras et mouvant ses jambes unies, son bassin et son torse comme s’ils n’étaient que d’une seule pièce. Ainsi arrivée, elle marque une pause et, tout en gardant un bras levé, abaisse l’autre pour se saisir d’une chaussure.

Le pied nu se pose sur l’estrade, entouré de cheveux noirs soyeux, et d’un geste vif, elle pivote pour faire de nouveau face à son public. Un sourire malicieux et elle fait glisser sa chaussure jusqu’au siège de l’un des autres spectateurs. Marquant la pause, bras tendu, elle pivote de nouveau afin de se cacher derrière sa chevelure. L’autre chaussure est ôtée et trouve possesseur d’une même manière, la conduisant à faire de nouveau face aux hommes présents là.

D’un geste ample, elle appose une main au haut de son chemisier et l’autre au bas. Un bouton est défait, dévoilant sa gorge. Un autre s’ensuit, dévoilant son bas-ventre. Un troisième. Un quatrième. Elle s’arrête. Ni sa poitrine ni son nombril ne sont visibles et elle joue de ce faux suspens pour s’approcher à nouveau du rebord, serpentant afin de s’accroupir, que tout soit plus visible.

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Damian Clester
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MessageSujet: Re: Rescue of the Slaves II {Damian Clester}   Lun 8 Fév - 20:28

Je dois dire que je ne m'y attendais pas. Lorsque j'ai rejoint la Confrérie, il y a presque un an, je ne m'attendais absolument pas à ce que mon assignation principale soit de « continuer comme je le faisais avant ». Par la suite, il m'est apparu que c'était peut-être ainsi que je pouvais me rendre le plus utile. La rue est mon domaine, et mes actions, bien qu'à petite échelle, ont tout de même leur petit impact sur la population, de Mutant Town principalement. Bien entendu, j'ai également été associé à de vraies missions, lorsque mes supérieurs le jugeaient nécessaire. Toujours est-il que le nom de Damoclès n'a pour le moment jamais été ouvertement associé à celui de la Confrérie des Mutants.

Mon travail de ce soir, si je ne le gère pas correctement, risque de changer cette réalité. Pour celui-ci, j'ai reçu des ordres directs. Et heureusement, car il se situe à un niveau auquel j'ai rarement agi auparavant. Je me suis déjà attaqué à de petites organisations criminelles, mais jamais à des véritables branches de la mafia. Et si je suis habitué aux dealers et aux proxénètes, les marchands d'esclaves sont une véritable nouveauté.

Car c'est de cela qu'il s'agit ce soir : un réseau de trafic d'êtres humains, et pire d'une certaine façon, de trafic de mutants. Un réseau auquel, d'après ce que l'on sait, se sont déjà intéressés les X-Men et le BAM, les attaquant une fois avant de considérer l'affaire réglée. Une preuve de plus, s'il en fallait encore, de leur efficacité indéniable. Les deux principaux responsables ont été relâchés faute de preuves tangibles, et s'ils semblent s'être tenus relativement tranquilles pendant un moment, ils ont vite reconstruit leur petit commerce.

C'est récemment que la Confrérie a obtenu des informations concernant l'existence du problème, et a lancé une petite enquête pour révéler les faits que je viens de citer. Et étant donné que personne n'espère que les gouvernementaux viennent terminer leur travail, devinez qui a été envoyé pour l'occasion.

A première vue, ma mission est assez simple : approcher de Conti et Fringe, et identifier les autres membres importants de leurs groupuscules respectifs, afin qu'on puisse ensuite en neutraliser un maximum en une seule action globale. Dans les faits, c'est peut-être l'intervention la plus compliquée que j'ai jamais eu à réaliser. Heureusement que je dispose maintenant de moyens très différents des années précédentes.

Je gare ma moto de l'autre côté de la ruelle, avant de ranger mon casque dans le compartiment sous-siège, et de passer ma main dans mes cheveux, parfaitement taillés pour l'occasion. Ce n'est d'ailleurs pas la seule chose qui a changé pour l'occasion : mis à part mon âge apparent, ce soir sous la vingtaine, mes vêtements sont incomparables à mes tenues habituelles. Des mocassins cirés et un jean flambant neuf et parfaitement taillé, tous deux noirs et de marque Dolce & Gabbana, pour le bas du corps. Une chemise blanche Givenchy près du corps, sous une veste en cuir qui doit certainement coûter plus à elle seule que toute ma garde-robe personnelle réunie, noire elle aussi, pour le haut. De quoi me donner l'air de l'arrogant fils de riche que je dois avoir.

Je traverse, avec le pas assuré de l'homme qui sait où il va, avant de frapper à la porte métallique. Il ne faut pas longtemps pour qu'elle s'ouvre sur un type en costume et crâne rasé aussi haut que moi et deux fois plus large, qui répond très bien au stéréotype du videur. Il me regarde d'un air sévère, tentant sans doute de déterminer si j'ai ma place dans un club underground servant de point de réunion pour le crime organisé du quartier.

-Hudson. Rob.

Robert Clint Hudson Junior, né le 14 septembre 1996, c'est le rôle que je joue aujourd'hui. Fils unique et héritier d'une bien réelle mais presque insignifiante famille de la pègre de Philadelphie, je suis là pour parler affaire. Il se fait que, dans la version du soir, mon père est intéressé par l'achat d'une partie des « produits » du joyeux duo. Et moi, gamin irresponsable et relativement peu malin dépensant beaucoup trop d'argent en fêtes, en femmes et en drogues, je suis envoyé pour m'occuper du deal, histoire de faire mes preuves. Il faut bien que je me montre capable, puisque je devrai un jour prendre la relève de mon paternel à la tête du business familial.

La plupart de ces informations, et encore quelques autres, sont trouvables sur le web ou facilement déductibles. Pour ça, je dois remercier les quelques petits génies de l'informatique qui me servent de collègues, qui ont réussi à me créer cette identité en ligne assez crédible en un temps record.

C'est grâce à eux que j'ai donc pu obtenir un rendez-vous commercial, si pas avec mes principaux intéressés, au moins avec leurs hommes de main. Ce qui est déjà un pas non négligeable. Mais en ce moment, pendant l'interminable seconde où le videur me fixe sans bouger, je me surprend à sérieusement flipper. Il suffit d'une petite faille dans le portrait qu'on m'a dressé, pour me mettre dans une merde noire. Il est d'ailleurs tout à fait possible qu'ils l'aient déjà découvert, et que quelques hommes de main m'attendent tout près pour me casser les genoux.

Finalement, le gorille se détourne pour consulter sa liste, hoche la tête, et s'écarte de l'embrasure de la porte pour me laisser passer, tandis que je fais un effort assez important pour ne pas retenir ma respiration et sembler sûr de moi. Je le remercie d'un mouvement de tête, et j'emprunte le couloir, puis l'escalier qui m’emmènera au sous-sol, sans pouvoir réprimer quelques sombres pensées en entendant la porte se refermer derrière moi.

A l'intérieur, c'est bruyant, et bordélique. D'un seul coup d'oeil, je peux voir des poudres blanches magiques, des prostituées peu satisfaites de leur situation, des échanges de billets, et des armes. Beaucoup d'armes. Tout ce qu'il peut y avoir de plus détestable dans ce genre d'endroit, en somme.

Alors que mon regard fait rapidement le tour du lieu, je sens une main ferme se poser sur mon épaule. Je me retourne sur un petit gars sec et dégarni, au nez aquilin et évidement au costume visiblement hors de prix. Sans dire un mot, il me guide vers le fond de l'établissement, jusqu'à une petite porte sur laquelle il pose la main avant de prendre la parole d'une voix aussi froide que le laissait supposer son visage.

-T'attends gentiment qu'ils t'adressent la parole.

Évidement. J'adore ce genre de types, qui ont un poil de cul de pouvoir et se prennent direct pour la reine d'Angleterre. Mais bon, c'est pas comme si j'avais vraiment le choix. Alors je hoche la tête en silence tandis que le gars ouvre la porte.

J'entre dans un petit salon beaucoup plus calme. Une douzaine de sièges confortables font face à une petite estrade. A peu près la moitié sont occupés, et les discussions se mêlent à la musique sans créer le brouhaha de la salle principale. Dans les sièges centraux, mes deux futurs amis boivent du scotch, le regard tourné vers la scène. Je les détaille brièvement, puis viens m'installer en croisant les jambes dans le siège directement à leur droite, au même moment où une strip-teaseuse à la beauté étonnamment froide pour sa profession apparaît devant nous.

Je m'adosse plus confortablement dans mon fauteuil, et je fixe mes yeux sur elle avec un sourire. Comme on me l'a ordonné, j'attendrai que les deux mafieux daignent m'accorder leur attention. En attendant, Rob Hudson ne serait pas Rob Hudson, s'il ne profitait pas du spectacle.
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Sage
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MessageSujet: Re: Rescue of the Slaves II {Damian Clester}   Mer 17 Fév - 19:16

Elle a accomplie une erreur, les esprits qu’elle perçoit le lui signalent sans rien altérer de son comportement. Les chaussures ont été enlevées trop tôt, bien plus utiles à maintenir la démarche féline ainsi que la mise en avant des jambes et des fesses. Cela et son âge, bien qu’elle fasse plus jeune qu’elle n’est, jouent contre elle ; sans encore éveiller les soupçons, ce sont là des indices qu’Orlandi et Fringe seraient capables d’utiliser contre elle par la suite. Elle le sait.

Elle le sait alors qu’elle leur fait face, dévoilant ventre et poitrine bouton par bouton à ceux-là même qu’elle tente de tromper. Les autres sont d’un intérêt bien secondaire, bien qu’elle les analyse tout de même dès qu’ils entrent dans son champ de vision périphérique et que ses pupilles se dilatent dès qu’elle se focaliser sur l’un d’entre eux afin de dévoiler jusqu’à sa structure génétique. Sur la demi-douzaine de personnes occupées à la regarder, il y a deux mutants et la place du second par rapport au premier indique une importance quelconque.

Une importance motivant une écoute nageant dans les eaux troubles de l’éthique télépathique, laquelle s’heurtent à nombre de défenses mentales inhabituelles. Sans posséder un quelconque bouclier, le second mutant dispose de sceaux psychiques afin de sécuriser des informations mentales et il n’est pas beaucoup de structures criminelles à disposer de similaires pratiques ; d’ordinaire, elles se retrouvent chez des organisations comme les X-Men, qui abusent des télépathes, le Bureau des Affaires Mutantes ou bien le Club des Damnés. Dans le milieu du crime organisé, seul le Walhalla dispose des connaissances pour cela. Et que le Walhalla s’intéresse à du trafique de mutants implique une confrontation surhumaine des plus violentes, telle que même les X-Men n’ont pas cherché à fermer l’endroit.

Terminant de défaire son chemisier et se relevant pour le laisser déchoir le long de son corps en une danse aussi serpentine que sensuelle, elle continue d’analyser la situation. Sa position est suffisante pour entendre la conversation de business concernant ses cibles et elle le fait donc comme si de rien était. Certaines paroles entrent néanmoins en contradiction avec les informations recueillies par la pensée et les pensées qu’elle laisse résonner dans sa tête marquent encore plus la différence entre ce qui est sensé se passer et ce qui se passe réellement à quelques décimètres d’elle.

Les probabilités que les choses tournent mal s’accroissent à chaque instant.

Avançant d’un pas, elle pose son pied sur l’épaule d’Orlandi. Partant de sa gorge, ses mains soulignent ses maigres mais musclées courbes jusqu’à en arriver aux bas qu’elle retire sensuellement. Après plusieurs secondes, elle laisse le vêtement au soin de celui à qui elle l’a offert et se remet à la position précédente. S’accroupissant souplement, jambe nue pliée et jambe couverte tendue, elle entreprend de retirer le second bas en direction de Fringe afin de le laisser s’en saisir ou l’ignorer à loisir.

Accompagnant son redressement de ses mains, elle lève les bras au plus haut et se met sur la pointe des pieds avant de reculer de quelques pas félins, cherchant à compenser l’absence des talons. En sous-vêtement, elle entreprend alors des mouvements de pole-danse plus classique, n’interférant plus avec les discussions.

Elle continue d’écouter et d’analyser, se rappelant qu’une Reine Blanche est déjà née de telles méthodes sans savoir si elle doit y voir du positif ou du négatif. Néanmoins, elle a pour objectif similaire recrutement, justifiant un favoritisme factif envers sa personne. Peu à peu et avec une grande subtilité, elle influence l’attirance d’Orlandi et de Fringe à son égard. Le temps de la danse est mis à profit, même s’il ne tardera pas à se terminer.

Avec une fausse pudeur, elle se retourne et s’ôte d’une main de son soutien-gorge alors que l’autre s’en vient cacher sa poitrine. Tendant les bras et s’accroupissant, elle laisse son dessous pendre à portée de main de ses spectateurs et tourne sur elle-même pour que l’un d’entre eux s’en saisisse. C’est là le second prix, après tout, quand bien même il est en 85B.

Peut-être aurait-elle due user d’illusion pour se parfaire une forme physique plus attirante mais elle ne l’a pas fait. La décision c’est prise, comme toujours, instantanément. Outre les risques de se faire repérer à employer une télépathie aussi constante que ce modelage d’esprit, elle a quelque chose à se prouver dans l’exercice. Elle estime y arriver plutôt bien, même si ce sont les sujets secondaires qui sont seuls véritables juges.

Elle dévoile ses seins l’un après l’autre, faisant durer le suspens, puis attrape une partie de sa chevelure pour les couvrir à nouveau par pur jeu ; un jeu que ses lèvres marques, souriant aux réactions de ses spectateurs. Certes, la fibre naturelle ne cache pas aussi bien que le faisaient les vêtements mais les entraperçus sont aussi intéressant à utiliser que les caches.

C’est en une caresse sensuelle à sa chevelure et ce qui se trouve dessous qu’elle s’en va mettre un terme à sa prestation, effeuillant et dissimulant son sexe tout en continuant sa danse. Un nouveau tour sur elle-même, culotte au bout des doigts, puis elle termine sur ses genoux à faire une souplesse arrière. Couverte de ses cheveux, elle en remercie mentalement la longueur alors que sa tête touche la scène.

Elle se retire, aussi bien physiquement que psychiquement, et s’en va dans le vestiaire des « artistes ». Comme tout coulisse, celui-ci détruit entièrement la magie d’un spectacle qu’elle déprécie déjà et son analyse des jeunes femmes ne lui apporte rien de différent de lorsqu’elle était occupée à se préparer. Il faut de tout pour faire un monde et si le tout est ici esthétisé, de façon naturelle ou artificielle selon les personnes, il n’en est pas moins varié.

S’asseyant sur la coiffeuse lui ayant été attribuée, elle regarde les tenues qui pendent à son côté. Des sous-vêtements sont rapidement repassés puis sont couverts d’un corset et d’une mini-jupe accompagnés de résille et de bottes à talons compensés dans une tenue similaire à celles qu’elle-même a conseillée à Rachel de ne plus porter à l’Institut. Cette digression mise à part, elle prend sur elle de laisser sa longue chevelure libre, consciente de ne devoir raisonner en tant qu’elle-même.

Les choses se passent comme prévu lorsque l’un des tenanciers annonce qu’on veut la voir et qu’on la conduit en face de Pietro Orlandi dans une pièce bien plus intimiste que la précédente pour un numéro bien plus intimiste aussi. Le temps écoulé a du permettre au jeune « Sony » d’en finir avec les rencontres qu’elle a épiées lorsqu’elle se montrait à tous et de décidé de s’offrir un supplément. Néanmoins, alors qu’elle commence à se montrer au jeune homme, il parle des rencontres justement.

Il ne se livre pas, non. Il lui demande ce qu’elle a entendu. Elle lui répond donc la vérité : des bribes de choses qui ne la concernent pas. Une bonne réponse. Pietro remarque qu’il ne l’a jamais vue ici et qu’elle est âgée pour un tel métier, ne se laissant distraire par ce qui lui est présenté. Elle lui demande donc s’il s’agit là d’un mal ou d’une constatation laissant envisager plus. Une bonne réponse. Il s’agit d’envisager plus, oui ; comme elle l’a prévu. Et qu’est-ce qui est envisagé ? Qu’elle s’intéresse un peu trop aux choses qui ne la concernent pas.

La tension monte alors que Pietro Orlandi alias Sony expose son habitude à écouter les cœurs d’autrui durant les négociations hors il s’avère que, toute occupée qu’ait été la « jeune » femme à sa danse, son cœur suivait les aléas de la conversation comme tous les autres impliqués. Hors, la soirée ayant déjà connus quelques rebondissements problématiques, il vient s’assurer que ça ne soit pas de nouveau le cas. Il est mutant travaillant avec des mutants et un moyen simple de guider ses pensées en cas de lecture consiste à se placer dans une position où elles seront accaparées par deux choses importantes, une pour la partie rationnelle et une autre pour la partie émotionnelle. Hors, il lui semble rétrospectivement avoir senti quelque chose. La question est simple et il y a une bonne réponse une fois encore.

Sage maitrise sa tension corporelle tout autant qu’elle sait ne pouvoir en faire de même avec son cœur et se retrouve dans une position que d’ordinaire elle inflige : celle de ne pouvoir mentir à la question qui lui est posée. Question qui se résume à savoir si la nouvelle arrivante est liée aux contretemps du soir.

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