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 Lucky's {Charlie Reyes & Lucy Prissy}

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Echo
X-Men Oméga


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MessageSujet: Lucky's {Charlie Reyes & Lucy Prissy}   Dim 11 Oct - 18:14

Vendredi 5 Juin 2015 – 05 : 35 P.M.

La fin de la journée arrivait plus tôt le vendredi puisqu’il s’agissait de la fin de la semaine et que les cours s’arrêtaient plus tôt également. Après, considérant son rôle, cela signifiait surtout que Rachel bossait une heure de plus le vendredi : jusqu’à preuve du contraire, les élèves de l’Institution étaient comme ceux des autres écoles, soit plus sages quand ils étaient en cours qu’au-dehors. Il fallait néanmoins reconnaitre la présence des résidents et des élèves n’ayant pas cours suffisait à lui offrir de quoi surveiller et que même sans cela elle aurait à le faire tout de même. Une chose qu’elle faisait de toute manière à sa manière, justement.

Vêtue d’une robe « Magdalena » de Marissa Webb, une sorte de chemise sans manches descendant jusqu’à ses chevilles, qu’elle n’avait boutonnée qu’au niveau de la poitrine pour laisser le col ouvert et le ventre visible ainsi que d’un jeans long évasé pour couvrir ses pieds nus dans des mules à talons de simili-bois, l’Echo était prête à attendre le solstice d’été. Il ne lui manquait que seize jours à attendre et elle pourrait enfin en faire de même (attendre) pour les vacances scolaires, plus ou moins dans ces eaux-là elles aussi (à partir du solstice d’été). Dis d’une traite, il lui restait un demi mois à attendre pour avoir sa saison préférée et un entier pour avoir sa partie de l’année préférée ; il ferait chaud et elle aurait moins à surveiller à défaut d’avoir plus de temps libre.

Il ne fallait pas se mentir, le temps libre n’était pas ce qui lui manquait : aucune nécessité de surveiller les écrans liés aux caméras de sécurité de l’Institut, si écrans il y avait, puisque Danger veillait en secret et que Rachel pouvait percevoir tout ce qui se passait dans son esprit. En clair, la jeune femme avait des journées entières à occuper puisque son travail se faisait mentalement, moyennant quelques interventions physiques de temps à autre. Elle songeait à changer cela à présent mais les choses attendraient les vacances du mois suivant.

L’Echo avait une décision importante à prendre et elle se donnait jusqu’à la fin du mois pour ce décider. En attendant, elle continuait son remplissage de journée au jour le jour ; les deux heures d’avant déjeuner passées à combattre en Salle des Dangers auprès d’autres X-Men disponibles, ou seule s’il n’y en avait pas, étaient devenir régulière et Rachel s’entrainait également au gymnase trois fois par semaine, histoire de s’entretenir. Mais ceci étant passé, il lui restait principalement les consoles et autres ordinateurs pour passer le temps, en plus du social avec les autres membres de l’Institut. Ses demi-matinées étaient mieux organisées que ses après-midis et soirées mais d’un autre côté, le flou permettait de répondre au mieux aux besoins imprévus.

Ce jour-là, l’imprévu était d’un peu moins d’un mètre soixante pour quarante-cinq kilogrammes, un adolescent  brun aux yeux bruns dont les derniers avaient presqu’aussi bien signifiés que l’attitude global qu’il c’était passée une merde. Charlie faisait parti des élèves que l’Echo côtoyait plus que la moyenne du fait de son aspiration à devenir X-Men ; même si Rachel n’était pas devenue sa tutrice ou sa mentor, elle n'en essayait pas moins d’instaurer une proximité avec lui car consciente qu’ils aspiraient à une chose commune et qu’un jour ils feraient partie de la même famille. Et pour le coup, la proximité signifiait qu’il faisait ce que tout le monde finissait par faire un jour : demander son aide. Au plus VITE !

S’échappant de sa chaise d’ordinateur et prenant par reflexe le sac à main en bandoulière qui trainait non loin de son bureau afin de s’habituer à en porter un, une chose la gonflant presqu’autant que les lunettes de soleil à dire vrai, l’X-Woman suivit l’élève dans le besoin afin d’accomplir son devoir, devoir qui lui fut résumé de façon fort concise : il devait être à New York le plus rapidement possible. En volant, y’en avait à peu prêt pour cinq minutes. De toute façon, Rachel avait bien du promettre à Charlie de l’emmener voler un jour, c’était courant comme promesse car la difficulté n’était pas de l’accomplir mais de s’en souvenir, et cela donnerait le temps à l’adolescent de s’expliquer sur le tout.

Arrivée à l’extérieur de l’Institut, sur la grande cour pavée entourant le buste de Charles Xavier, elle s’immobilisa pour passer la sangle sur son épaule et poser son autre main sur celle de l’élève. Voler était une chose, faire voler les gens une autre, voler en faisant voler les gens une troisième ; mais pas le temps de s’interroger, ils étaient pressés n’est-ce pas ?

Son bouclier psionique s’étendant pour englober Charlie, Rachel les fit s’envoler à une vitesse toujours plus rapide. En une minute, ils auraient atteinte la vitesse du son, d’ailleurs il faudrait une minute pour en décélérer également, mais les frottements de l’air ne les blesseraient ni ne compliqueraient leurs capacités respiratoires : le bouclier se chargerait de filtrer les échanges afin de continuer à leur en fournir sans qu’ils soient pour autant obligés de subir la vitesse.

Restait le problème du son cependant puisqu’au-delà du mur du son, plus de communication possible ; pour peu que les bruits environnant ne massacrent déjà pas le peu qu’ils pourraient en avoir. L’Echo ne pensait pas à tout, c’était un fait, mais du coup la forme du bouclier s’altéra pour devenir ovoïde. Toujours allongés, les deux passagers pouvaient à présent discuter du fait de leur petit cocon protecteur et invisible ; une chose dont Rachel ne se priva pas.

- Bon. On va où précisément et c’est quoi l’urgence ?

Elle gardait l’esprit pratique : d’abord savoir où pour ne pas avoir à s’interrompre dans le pourquoi. Rachel avait pris soin de mémoriser la carte de New York City grâce à sa mémoire eidétique, du fait que les principales interventions du secteur d’X-Team s’y trouvaient, ce qui la laissait confiante dans sa capacité à trouver le lieu demandé. En revanche, elle préférait avoir une bonne raison de s’absenter dix minutes de l’Institut car, si ce n’était pas grand-chose en soit puisque l’utilité de son rôle pouvait être discutable, elle tachait de rester sérieuse tant qu’elle devait assurée la sécurité du site et la surveillance des élèves. Deux choses normalement différentes mais pas dans un Institut manquant de personnel.

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Charlie Reyes
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MessageSujet: Re: Lucky's {Charlie Reyes & Lucy Prissy}   Jeu 17 Déc - 16:12

Il arrivait, par moments, que l'on rencontre au hasard de son chemin une personne qui vous laissait une très forte impression. Une personne qui, bien que l'on n'ait échangé que quelques mots avec elle, l'ait côtoyé le temps de quelques minutes seulement, ne se laissait pas oublier, sans aucune raison apparente. Une personne qui se gravait dans la mémoire par sa simple présence. Certains appelaient cela coup de foudre, mais ce n'était pas tout à fait approprié puisqu'il n'y avait pas forcément une notion amoureuse ; non, c'était une vision étrange de la personne proche de l'admiration, très difficilement explicable puisqu'elle n'avait rien de rationnel.

Une demi-année plus tôt, Charles Samuele Reyes-Stone avait rencontré l'une de ces personnes. Une rencontre qui avait duré moins d'une heure, le temps d'un café et de quelques dizaines de piques échangées. Une rencontre qui malgré les promesses faites des deux côtés ne s'était pas réitérée, les seuls contacts s'en suivant étant les obligatoires messages de vœux de Noël et du Nouvel An envoyés par le jeune Mexicain. Et pourtant, une rencontre qu'il n'avait pas effacé de son esprit, tant elle avait été particulière. D'une façon bien à elle, elle l'avait profondément marqué. Et c'est ainsi que l'image de Lucy Prissy réapparaissait régulièrement dans ses pensées, alors même qu'il ne se souvenait plus réellement des traits de son visage. Oui, sans qu'il ne puisse se l'expliquer, il repensait fréquemment à la jeune fille, et ce de façon tout à fait innocente – ou presque. Et tout cela malgré le fait qu'il n'envisageait pas réellement la possibilité de la recroiser un jour.

Alors lorsqu'en début de semaine, il avait reçu ce sms en plein milieu d'un cours de chimie, un sourire béat avait fendu son visage, encore une fois sans qu'il ne puisse se l'expliquer. Un sourire qui évidemment n'avait pas échappé à l'adolescent anglais assis à sa droite, chose dont témoignait un haussement de sourcil blond et l'obligation tacite pour Charlie de faire lire le message à son ami. Un message court, aussi simple que sobre.

« Salut Mallgreen, c'est moi. Ramène toi vendredi vers 18h à Seward Park. C'est mon annif »

Un message venant d'un numéro inconnu, mais qui pourtant ne laissait pas le moindre doute sur l'identité du Moi, ne serait-ce que par l'utilisation d'un surnom inventé qu'il n'avait pas entendu depuis le mois de décembre. Surnom qui faisait partie des détails qu'il avait volontairement omis en parlant de la jeune fille à ses amis, connaissant les railleries auxquelles il se serait exposé. Mais pour le coup, c'était grillé, il avait fallu qu'il explique après la lecture.

Un message qui en tant que tel n'avait rien de particulier. Rien qui puisse laisser croire qu'il n'ait pas eu de ses nouvelles depuis six mois, ou qu'ils ne se soient en réalité adressé la parole qu'une seule fois dans leur vie. Mais le fait même qu'elle ait pensé à lui était déjà suffisamment agréable, avant même de commencer à spéculer sur le pourquoi. Et des spéculations, Charlie en avait, et même quelques très bonnes. Mais rien ne pouvait se confirmer à l'avance.

C'est le mercredi qu'il avait réalisé qu'il ne pouvait pas venir les mains vides. C'est le mercredi qu'il avait réalisé qu'un cadeau générique, fait à la va-vite, ne lui conviendrait pas – à lui peut-être même moins qu'à elle. Et c'est le mercredi qu'il avait réalisé qu'il ne connaissait absolument rien de la jeune fille. En réalité, il ne savait même pas quel âge elle allait avoir. Comment trouver un cadeau approprié pour quelqu'un dont on n'avait que le nom ?

Après avoir cherché des informations la concernant, il avait dû se rendre à l'évidence ; elle avait dit la vérité concernant sa présence sur les réseaux sociaux. Il avait donc fallu se débrouiller seul. Après de longues hésitations, c'est le jeudi soir, en sortant de cours, qu'il avait enfin eu une idée qui lui semblait bonne. Il avait fallu qu'il se déplace jusqu'à Salem pour acheter ce dont il avait besoin, et il n'avait évidemment pas trouvé de peintures, mis à part les aquarelles vendues au supermarché, de bien trop mauvaise qualité. C'est donc après le repas du soir qu'il avait toqué à une bonne moitié des dortoirs pour emprunter de quoi renouveler son matériel, et vers 22h qu'il avait commencé son travail, pour être bien entendu interrompu par l'extinction des feux. Il avait donc passé son temps de midi du vendredi pour poursuivre, et passé la dernière couche après la fin des cours.

Et bien sûr, à l'heure où il aurait dû sortir, ce n'était pas sec. Il avait donc fallu attendre presque une heure de plus, puis aller passer sa création au fer à repasser pour que les peintures accrochent. Puis enfin l'emballer à la va-vite, la fourrer dans son sac et courir à l'arrêt pour découvrir que le bus n'arriverait pas avant une demi-heure. Paniquer un instant, retourner au Manoir les bras ballants, penser aux deux personnes à même de l'aider, courir au foyer dans l'espoir d'y trouver la plus avenante des deux. Regarder sa montre, réaliser à quel point il était en retard, expliquer la situation de façon aussi concise et confuse que possible en espérant qu'elle lui propose un moyen de transport inconnu et rapide jusque la ville. La voir se lever, la suivre à l'extérieur de l'Institut, s'interroger en la voyant s'immobiliser, une main sur son épaule. Et puis…

Puis il avait baissé les yeux, pour réaliser que ses pieds ne touchaient plus le sol. Il lui fallut de longues secondes pour comprendre ce qui lui arrivait. Il se souvint que le jour de son arrivée, presque un an plus tôt, Rachel lui avait proposé de le faire voler un jour. Il avait depuis légèrement oublié l'idée, mais elle restait tout de même dans un coin de sa tête. Et aujourd'hui, c'était le jour. Il avait un peu de mal à en revenir. Et tandis qu'il s'élevaient à une vitesse ahurissante, il ne savait plus dans quelle direction regarder. Son regard brillait, bougeant sans cesse sans réellement se fixer, sur l'entièreté du décor en dessous d'eux comme sur le visage de sa pilote du moment. Ses pensées suivaient l'exemple de ses yeux, comme pour marquer le coup de cette expérience nouvelle.

C'est d'ailleurs au moment où il se rendait compte que ses cheveux ne battaient pas le vent comme il l'aurait imaginé, que la X-Woman s'adressa à lui. Sous l'émotion, il lui fallut un long moment pour entendre la question, et répondre un simple «Ben, New York » avant de tourner son attention sur la jeune femme et réaliser l'absurdité de sa réponse.

-Seward Park, je devais y être dans dix minutes, et le bus m'a lâché.

Quant à l'urgence de la situation… Difficile d'expliquer, il ne s'était pas attendu à ce qu'elle l'y emmène elle-même. Maintenant, cela lui semblait un peu ridicule d'avoir fait le Phénix se déplacer pour lui faire office de taxi alors que le besoin n'était pas de premier ordre. Et en plus, il fallait le lui justifier.

-Et, ben… C'est, euh… Y a pas vraiment d'urgence, en vrai. Je dois voir quelqu'un, une amie… Enfin c'est même pas vraiment une amie, je l'ai rencontré il y a quelques mois mais… Euh, 'fin soit. J'ai pas pu être à l'heure, parce que je devais préparer des trucs, et puis le bus...

Il se força à s'interrompre, se rendant bien compte que ses propos ne devaient pas avoir beaucoup de sens, et encore moins d’intérêt. Il ennuyait déjà suffisamment Rachel en lui demandant de l'aide, inutile d'en rajouter avec ses paroles.

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Echo
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MessageSujet: Re: Lucky's {Charlie Reyes & Lucy Prissy}   Sam 26 Déc - 15:47

Nombre de personnes avaient rêvé de voler ; une part d’entre elles avaient même pu le faire, d’une certaine façon. Beaucoup de moyens permettaient de reproduire des sensations de vol, aussi bien à l’intérieur d’avions qu’à l’air libre, et explorer les cieux était une sensation plaisante. Si Rachel lui préférait la chute libre, pour la véritable sensation de liberté qu’elle lui apportait, elle appréciait également la lévitation permise par ses dons. Il était agréable de sentir le vent au plus prêt de son corps et de se déplacer sans contrainte, c’étaient des choses qu’elle appréciait faire partager aux autres.

S’ils avaient eu plus de temps et s’ils n’avaient eu le besoin de communiquer, elle aurait fait découvrir pleinement à Charlie ce qu’était voler. Mais à défaut, ils volaient quand même ; sans le contact du vent ou la réelle liberté de déplacement. Et cela semblait déjà beaucoup pour le jeune garçon. Un beaucoup qui la fit sourire.

Un beaucoup qui laissa un sérieux temps avant que son passager ne lui réponde quand à la destination, une chose bien moins sympathique pour le coup : si Rachel avait pris plein sud, se doutant de la direction à prendre, elle ne pouvait savoir précisément et la vitesse impliquait qu’une mauvaise direction leur ferait perdre un temps important.

New York, son intuition avait vue juste. Elle avait la bonne direction mais il lui manquait cela qu’elle avait demandé, même si s’eut été beaucoup plus gênant s’il lui avait été demandé Seattle. D’un autre côté, Seward Park ne lui parlait guère plus malgré qu’elle pourrait le trouver dans sa mémoire, ayant enregistré le plan de la Grosse Pomme.

Dix minutes, cela serait largement suffisant ; heureusement que le bus avait lâché parce que l’heure de route pour arriver à la mégalopole aurait de toute façon été de trop. Loin de l’idée de l’Echo de donner une leçon de ponctualité mais, pour le coup, Charlie avait eue une aussi bonne estimation du temps qu’elle. Une chose qui la fit sourire encore plus.

Pas vraiment d’urgence, voici qui lui fit relever les sourcils même si elle ne décéléra pas le moins du monde. La panique mais pas d’urgence, cela signifiait donc qu’il n’y avait pas de mauvaise nouvelle à l’arrivée. Bien. Charlie devant voir quelqu’un, une amie n’étant pas vraiment une amie, rencontrée quelques mois plus tôt et pour qui il transportait une toile peine « mais-euh-enfin-soit ». Mieux.

D’accord.

C’était attendrissant de voir la normalité d’un stress que l’on c’était soi-même créé et qui n’aurait grande importance au final. Un amusement qui titilla un peu la curiosité de l’Echo, continuant de la faire sourire bienveillamment.

Je te poserais plus de questions à ton retour. T’as une heure précise ?

Il était possible que Charlie ne souhaitât pas parler de ça, considérant qu’il peinait déjà à en parler, et Rachel respecterait son choix. Mais l’histoire l’intéressait particulièrement. Deux raisons à cela : l’adolescent sortait du microcosme de l’Institut, chose toujours positive, et l’amie pas vraiment amie rencontrée quelque mois plus tôt avait motivé un investissement artistique. Mine de rien, c’était pas mal quand même. De là à dire que cela alimenterait les gossips… tout dépendrait du garçon suscité !

Relâchant l’épaule de l’élève, lequel resterait dans le champ psionique quand même, Rachel porta ses mains à ses tempes et ferma les yeux tout en continuant de les projeter en avant. Les images défilèrent dans sa tête, extraite de sa mémoire parcellaire mais efficace dans ce qu’elle pouvait retenir, et l’Echo eut tout loisir de se dire qu’un téléphone avec GPS aurait été plus rapide à trouver la destination. Mais Seward Park fut trouvé en quelques secondes, délais toujours long à cette vitesse, et ils continuèrent d’aller tout droit.

Ralentissant bien avant l’arrivée à New York, Rachel continua l’avance vers Manhattan Sud ; elle c’était suffisamment élevée en altitude pour que les buildings soient vus de haut et se contenta du fait que Google Maps n’avait pas une telle profondeur. S’immobilisant au-dessus du parc et de ses bâtiments, elle regarda Charlie avec un sourire malicieux.

Comme bien d’autres, l’Echo c’était demandé si le jeune mutant pouvait se transformer par réflexe de manière à éviter une chute. Il n’était pas question de tester cette théorie à cette hauteur mais la chute libre restait sacrément tentante : Charlie avait bien mieux apprécié le vol que la plupart des gens, n’ayant eus ni vertige ni haut-le-cœur, du coup peut-être serait-il capable d’apprécier quelques secondes de descente. Après, il y avait aussi la possibilité que cela le traumatise…

Rachel aurait pu demander s’il lui faisait confiance mais c’était manifeste, sans quoi il n’aurait pas remise sa vie entre ses mains de cette manière ; même s’il restait possible que l’adolescent ne conçoive pas la chose de cette manière, comme c’était généralement le cas avec la télépathie. Rachel hésita aussi à lui demander s’il était aventureux mais, finalement, il restait possible que le retard et avoir raté le bus soient déjà suffisamment d’aventure. Il n’y avait qu’un seul moyen de le savoir.

Regardant malicieusement Charlie, l’Echo laissa passer plusieurs secondes avant d’agir.

Ça te tente un peu de chute libre ?

Ils devaient en avoir pour une demi-douzaine de secondes, peut-être dix au mieux, mais Rachel maitrisait la discipline.

Sous eux, Seward Park : ses arbres verts, ses terrains de sport et ses bâtiments ; c’étaient auprès d’un chemin qu’ils atterriraient, doucement quelque soit la vitesse de descente. Il y avait, à cette heure, des groupes d’adolescents pour profiter du week-end commençant en trainant ou jouant, surveillés ou non par des adultes discutant ou se divertissant également. Cela ressemblait à un petit quartier communautaire dont l’espace vert attirait bien au-delà du bloc d’habitation. Lequel avait des logements à louer, une chose à laquelle l’Echo ne prit pas réellement attention sur le coup puisque ces immeubles entassant appartements plus ou moins grands ne l’intéressaient pas le moins du monde.

Mains dans les poches de son jeans une fois atterrie sur le sol, elle fit le tour des environs du regard en étant parfaitement consciente qu’elle ne savait pas ce qu’elle cherchait. Le coin lui semblait sympa, c’était déjà une chose, et elle attendrait que Charlie soit arrivée à destination pour repartir.

Pas que New York était dangereux, surtout à Manhattan, mais les choses n’avaient pas encore pétées cette année. Le Mutant Registration Acte promettait de changer la donne mais ils n’étaient pas là pour cela. Sans être particulièrement curieuse, Rachel s’intéressait à l’affaire et escomptait voir l’amie pas vraiment amie rencontrée quelque mois plus tôt de Charlie.

Elle attendit simplement qu’il la guide, du fait, ignorant s’il avait ou non la moindre adresse concernant la mystérieuse anonyme.

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Charlie Reyes
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MessageSujet: Re: Lucky's {Charlie Reyes & Lucy Prissy}   Jeu 14 Jan - 12:49

Une heure précise ? Il ne savait même pas où il se rendait, ni ce qu'il allait y faire. Alors savoir quand ça se terminerait… On en était loin. Et puis il n'allait certainement pas demander à Rachel de revenir le chercher après, il se sentait déjà assez gêné de l'avoir fait se déplacer jusqu'à la ville pour lui.

-Ben, pas vraiment. Mais vous inquiétez pas, je me débrouillerai pour rentrer.

S'il n'était pas pressé sur l'heure du retour, l'heure de bus serait parfaitement supportable. Mais cela supposait effectivement qu'il ne soit pas pressé.

-M'enfin du coup, je rentrerai peut-être après l'heure, ça le fait?

Ca ne le « faisait » pas non, pas pour un élève de quatorze ans en tout cas, il le savait très bien. Mais il espérait que la chargée de sécurité fasse une exception dans son cas. Après tout, il n'était pas n'importe quel élève, si ?

Il sursauta lorsque la X-Woman lâcha son épaule, mais se ressaisit vite en constatant qu'il ne tombait pas pour autant. Il n'eut pas réellement le temps de se demander à quoi elle semblait réfléchir si intensément, car dans le lointain on commençait à distinguer les grattes-ciel newyorkais.  C'était incroyable à quel point ils semblaient petits, à cette distance, surtout après s'être dévissé le coup à leurs pieds.

Ils s'immobilisèrent au dessus de la partie la plus proche de la rivière de ce que Charlie supposa être Manhattan. Pile sous eux, à quelques centaines de mètres, se dessinait un petit carré de verdure percé de quelques immeubles résidentiels à la forme étrange et de ce qui semblait être des courts de tennis.

Ne sachant plus où donner de la tête face à cette vue unique de la Grosse Pomme, il fallut plusieurs secondes au jeune mutant pour remarquer le sourire légèrement inquiétant que son accompagnatrice lui adressait.

Ça te tente un peu de chute libre ?

Écarquillant les yeux, à la fois terrifié et incroyablement excité par l'idée, le garçon ouvrit et referma la bouche à plusieurs reprises sans qu'aucun son n'en sorte, tandis que ses yeux balançaient à nouveau entre la jeune femme et les sommets des arbres, si loin sous leurs pieds. Au bout d'un moment, l'excitation finit par l'emporter et il hocha la tête, toujours incapable de prononcer un mot.



Il hurla. Fort, et longtemps. Il hurla de terreur pendant toute la durée de la chute, qui malgré sa vitesse vertigineuse sembla durer une éternité. Sur la dernière seconde, en voyant le sol foncer directement vers son visage, il ferma les yeux, plissant les paupières aussi fort qu'il le pouvait, comme si cela allait le sauver de sa mort certaine face au bitume.

Mais étonnamment, il ne mourut pas. Ou pas tout de suite, en tout cas. Et pourtant, il n'ouvrit pas les yeux, même lorsqu'il se rendit compte qu'ils ne tombaient plus. Il ne lui fallut pas longtemps pour reconnaître cette sensation. Les images en trois dimensions de tout son entourage lui étaient renvoyées par les vibrations quasi imperceptibles de ce qui avait été sa peau. Il ne voyait plus, mais il distinguait tout. A un mètre sous lui apparaissait très clairement la terre meuble à côté de l'allée bétonnée, avec les quelques plantes basses qui y poussaient, leurs feuilles et les petits insectes qui s'y reposaient. Plus haut, il pouvait percevoir d'un côté le grillage fin d'une clôture métallique, de l'autre la jeune femme affichant une posture désinvolte. Il lui fallut d'ailleurs un énorme effort de volonté pour ne pas laisser son attention se perdre sur les formes plaisantes qu'il percevait un rien trop clairement, puisque le tissu relativement fin et la fermeture très approximative  de la robe qu'elle portait ne reflétait qu'une petite fraction des ondes envoyées par le jeune mutant. Effort qui ne l'empêcha bien sur pas d'apprécier grandement la vue.

Tout ce qui était un peu plus éloigné était bien trop flou, même s'il pouvait deviner que la clôture se prolongeait, et que les épais poteaux rugueux étaient certainement des arbres. La dernière chose qu'il remarqua, enfin, fut à quel point ses propres vêtements le gênaient. La sensation de leur contact était assez désagréable, et ils perturbaient ses sens, puisqu'ils étaient restés plus ou moins en place autour du corps du gamin qui avait gardé une silhouette vaguement humaine.

Jusqu'à ce que le Phénix les fasse définitivement atterrir, puisqu'à ce moment la structure indéfinie du mutant ne lui permit pas de supporter son propre poids, et il s’étala au sol en une masse informe de liquide visqueux violacé, de vêtements, de brindilles et de petits cailloux.

Plusieurs secondes s'écoulèrent tandis que cet ensemble reprenait forme, se glissant prudemment dans le boxer rouge, le jean bleu pâle et le t-shirt manches longues rayé gris sur gris, puis qu'en émergeait un Charlie à quatre pattes et haletant. Il lui fallut encore quelques secondes pour reprendre son souffle, après quoi il se redressa doucement sur un genou et qu'il leva sur Rachel les yeux brillants d'un enfant qui venait de rencontrer le Père Noël.

-C'était… C'était trop cool! s'écria-t-il en se levant brusquement pour prendre la jeune femme dans ses bras en un geste de reconnaissance tout naturel.

Une étreinte qui malgré tout ne dura qu'une seconde avant qu'il ne se détache en rougissant, pas tellement parce que le geste était déplacé envers une représentante du personnel de son école si sympathique soit-elle, mais surtout parce que sa tête de moins que la représentante en question faisait atterrir son menton en un lieu tout à fait inapproprié.

-Je, hum… Désolé, bredouilla-t-il en se détournant pour ramasser sa chaussure gauche qui avait échappé à l'opération de rhabillage, embarrassé au possible même s'il savait que la rousse ne lui en tiendrait probablement pas rigueur.

Et c'est en s'accroupissant pour nouer son lacet qu'il aperçut un passant se baladant tranquillement un peu plus loin qui venait de traverser leur allée, et qu'il réalisa en hoquetant qu'ils venaient de littéralement tomber du ciel et que lui-même s'était liquéfié, en pleine journée dans un lieu public.

Se relevant d'un bond une fois de plus, il lança autour de lui quelques regards paniqués. C'est après plusieurs tours sur lui-même qu'il se tranquillisa enfin, puisqu'il n'avait vu personne d'autre. Et surtout, surtout pas de Lucy Prissy. Elle ne devait pas l'apprendre… Pas comme ça en tout cas. Dieu seul savait comment l'adolescente réagirait.

Mais elle n'était pas là, ce qui était pour le coup une bonne nouvelle. Mais ce qui ne l'empêchait pas de devoir la retrouver, où qu'elle soit. Et pour ça, une solution très facile, puisqu'il ne connaissait rien du lieu.

Suis la, je te rejoins ou ?

Remettant le téléphone dans sa poche, il épousseta enfin ses habits qui s'étaient légèrement salis lors de l'atterrissage, et retroussa ses manches à hauteur de ses coudes. Moyennement satisfait du résultat, il continua à frapper son jean du plat de la main en attendant une réponse de la jeune fille pour aller à sa rencontre.

Mais avant ça, il lui restait une précaution importante à prendre. Il leva sur l'Echo un regard inquiet.

-Par contre… Rachel ? Lucy, elle sait pas qu'on est… Enfin que je suis… Enfin vous voyez, quoi.

Une façon de demander à la jeune femme de se montrer prudente dans ses propos, histoire de ne pas les dévoiler. Une prudence peu utile lorsque l'on était l'une des X-Women les plus médiatisées du moment, mais Charlie aurait bien le temps de réaliser ce détail plus tard.

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MessageSujet: Re: Lucky's {Charlie Reyes & Lucy Prissy}   Dim 24 Jan - 15:33

Charlie se débrouillerait pour rentrer ? Ben tiens. Rachel n’était pas la personne la plus intelligente qui était mais elle savait être responsable de l’adolescent, puisqu’elle l’avait fait sortir de l’Institution où il était sensé résider et qu’il était mineur donc pas sensé être laissé seul à l’extérieur du domaine. Si la jeune femme lui faisait confiance pour sortir sans avoir à passer par l’administration et sans le suivre à la trace, elle n’allait pas pousser son non-professionnalisme jusqu’à se désintéresser de lui. Et, même si c’était secondaire, elle avait des questions également.

D’autant plus s’il rentrait « après l’heure », l’heure devant être le couvre-feu. Même Charlie ne croyait manifestement pas que ça ne le faisait pas et en effet, il avait raison. Néanmoins, afin de ne pas imposer une autorité qui était peut-être sienne mais que l’Echo n’usait guère avant le couvre-feu suscité, celle-ci ce contenta de changer de sujet pour se donner le temps de réfléchir ; une réflexion double, du fait. Mais il n’y avait rien à craindre, elle savait prioriser. Le loisir d’abord, le boulot ensuite.

L’avantage fut que Charlie fit le poisson pendant plusieurs instants, hésitant à sa proposition, ainsi Rachel put également réfléchir à son discourt avant de tout lâcher.

Le cri de l’adolescent fut une désagréable surprise mais la jeune femme n’avait pas réellement le temps de se poser des questions quand à arrêter ou non les choses ; ce qu’elle ne fit pas, considérant qu’il était plus facile de ce remettre de cette émotion de fête foraine choisie que de la gâcher. Enfin, ce qui la décida surtout fut d’obtenir la réponse à la question que tant c’étaient posés : après le cri, le ploc.

Rachel n’avait jamais vu ni perçu la forme alternative de Charlie avant, ou alors ne s’en souvenait-elle simplement plus, mais elle comprit très bien que seule une personne ne l’ayant jamais vu pouvait qualifier ça de « pudding ». Sans être ragoutant, et en tant que Britannique d’adoption elle pouvait témoigner, le pudding restait plus bizarre que dégueu dans sa texture. Là, la texture était dégueu : une sorte de semi-liquide mauve plus proche de la morve que d’autre chose. Et au niveau de ses perceptions mentales, c’était exactement comme cela que la jeune femme s’imaginait les blobfishs.

Sauf que les blobfishs ne possédaient pas de sonar là où Charlie pulsait, une chose que les perceptions suscitées percevaient sans peine ; tout autant que les échos astraux des pensées du jeune garçon. L’Echo ne prit pas mal ce qu’elle capta ainsi, cela n’ayant rien de malveillant et étant plus du au manque d’habitude de l’élève à percevoir les choses d’une telle manière, et fit comme si de rien était même si son fin sourire resta amusé. S’il avait été traumatisé par la descente, l’adolescent avait su y trouver des points positifs.

Pouvait-il entendre les paroles sous cette forme ? Vu qu’il captait les ondes, oui. Pouvait-il les comprendre en revanche ? Rachel n’en avait aucune idée. Ainsi, une fois le semi-liquide devenu flaque au sol, elle resta sur son attente comme si la situation avait été parfaitement normale. Heureusement, le cri semblait avoir été étouffé par la transformation puisqu’il n’y avait guère de témoins pour considérer cela autrement.

La reprise de forme humaine, par sa durée bien plus longue que la transformation, fut plus intéressante à observer mentalement. Physiquement aussi, d’ailleurs, même si voir du liquide bouger d’une volonté propre et chercher à faire une forme précise tout en éjectant des formes qui n’avaient rien à y faire n’était pas comparable. En effet, la restructuration d’un organisme à l’échelle cellulaire, lesdites cellules reprenant une fonction propre plutôt que la générique qu’elles suivaient auparavant, était quelque chose d’impressionnant.

Le cool fit sourire l’Echo. Le câlin la surprit. Et elle n’eut pas le temps de faire autre chose que Charlie se reculait déjà, ayant manifestement rebondit au contact de sa poitrine et s’empourprant violemment à cela. Sa réaction à elle fut de rester bête un instant de plus, regardant l’adolescent avec des sourcils plus relevés que ce n’était permis. Il fut difficile de dire si ce fut la chasse à la chaussure ou simplement l’entièreté de l’action qui la fit rire mais la jeune femme pouffa, souriant à pleine dents alors que ses lèvres se retroussaient comme un rideau de théâtre sur ses dents blanches en un sourire enfantin.

Le rire fut étouffé d’une main mais le sourire y survécu alors même qu’elle prenait la parole, surplombant Charlie accroupie.

Contente que ça t’ait plus. On pourra refaire du vol et de la chute libre à l’occasion si tu veux. T’es drôle aussi en blobfish.

Interrompue par la réaction de Charlie lui-même interrompu par le passant qui était bien le seul à n’être interrompu par personne, Rachel se tendit par réflexe à la panique du jeune garçon. Elle savait qu’il n’y avait personne pour les percevoir mais, dans un environnement ainsi neutre, restait réactive.

Le reflexe passé, elle perçu le lien entre cette panique et celle qui avait conduit Charlie à elle, se détendant et souriant de nouveau. Mettant ses mains dans les poches, Rachel affina ses perceptions mentales afin de percevoir les ondes qui s’échappèrent du téléphone portable, les perdant avant qu’elles n’atteignent l’antenne relais mais retrouvant similaire message à destination d’un des appartements du bâtiment le plus au sud.

Sans bouger, elle regardant Charlie évacuer la poussière comme il aurait sans doute aimé en faire de son stress. L’inquiétude qu’il manifesta ce faisant obtient un sourire bienveillant de l’Echo.

Oki.

Rachel était médiatiquement connue comme le second sidekick du Wonder Beaver et avait fait polémique avec sa déclaration sur ses pouvoirs, s’attirant énormément de détracteurs et disparaissant des médias pour conserver l’image qu’essayait de donner sa coéquipière, mais cela n’avait pas à rejaillir sur Charlie. S’il n’assumait pas sa mutation, tout décevant que ce soit, cela restait son choix.

Sans en dire plus à ce sujet, l’Echo posa une main dans le dos de Charlie et commença à suivre le chemin à destination du sud et du bâtiment sud.

Sinon, pour revenir à l’Institut et au couvre-feu. Je suis déjà pas sensé te laisser seul hors du domaine, tu devrais même pas en sortir sans autorisation. Je vais pas te suivre pour la fête mais tu m’appelles quand c’est fini et tu es à l’heure pour le dodo.

C’était dit gentiment et simplement, de façon rapide mais posée, comme à l’habitude de Rachel. Mais ce n’était pas plus discutable qu’à l’habitude non plus. Elle faisait confiance à Charlie pour ne pas faire de bêtise mais ne l’autoriserait pas à transgresser les règles. La seule fautive pour l’heure, c’était elle.

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Lucy "Lucky" Prissy
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MessageSujet: Re: Lucky's {Charlie Reyes & Lucy Prissy}   Dim 24 Jan - 17:08

Vendredi 5 Juin 2015 – 05 : 46 P.M.

Le 5 Juin est le 156e jour de l’année, 157e si c’est une année bissextile, et le 15e jour du signe astrologique des Gémeaux. C’est aussi la journée mondiale de l’environnement instaurée par l’ONU, le jour de l’arbre en Nouvelle-Zélande, la fête nationale du Danemark et la saint je-ne-sais-pas-combien-de-gus-ni-ce-qu’ils-ont-fait. Entre les écolos et les paumés, je sais vraiment pas ce qui m’a pris d’arriver ce jour-là moi ; après tout, je suis ni écolo ni paumée. Et puis c’est d’un tel manque d’originalité ! J’aurai pu naitre le 4 Juin ou le 6 Juin que ça aurait rien changé. Encore que le 6 c’est la journée de la langue russe et la journée mondiale de la maladie de Verneuil tandis que le 4 c’est la journée internationale des enfants victimes innocentes de l’agression et la fête nationale du Tonga… merci Wikipédia de m’avoir prouvé que je n’avais pas à me plaindre en fait, même si je me sens un peu concernée par les enfants victimes innocentes de l’agression. Si, je suis innocente ! Mais c’est pas le sujet ; le sujet c’est mon anniversaire…

La particularité avec le jour d’anniversaire c’est que c’est le jour où tout le monde craint que tu l’ais oublié. D’accord, j’étais pas la première personne au courant de ma venue au monde, Maman l’était quelques heures avant que ça n’arrive et, Papa peu de temps après à la différence des Médecins parce que je suis arrivée en avance, mais je signalerai que ça me concerne bien. Donc c’est pas la peine de me le rappeler comme on me dit bonjour ! Nan sérieux, quand on me dit « c’est ton anniversaire », j’hésite toujours entre répondre « nan, c’est vrai ? » ou alors « ça fait quinze ans que c’est le cas ». Y’a le « merde alors, je savais pas » qui fonctionne bien aussi.

Mais le pire avec les anniversaires c’est la surprise d’anniversaire. C’est un hasard incroyable que mes parents aient tous les deux rien à foutre spécialement ce jour-là et que mes amis tentent de me mentir sur leur activité du soir. En fait, le jour de mon anniversaire c’est le seul jour de l’année où on me prend vraiment pour une conne. Tous les autres jours c’est pour jouer mais là c’est sérieux. ; le pire étant que ce sont eux qui sont cons à croire que j’ignore vraiment ce qui se passe.

Y’a que Marshal qui ne s’en mêle pas ; enfin, à sa façon. A ne réussir à roupiller que d’une oreille en cours, je commence à me demander si Marshal ne nous a pas menti. Elle n’est pas irlandaise en fait, c’est une fausse-rousse, elle est suisse : dans la guerre appartementale qui peut m’opposer à l’axe parental,  elle est d’une neutralité qui aide les deux camps. Genre là, elle sert de diversion pour que je ne sois pas rentrée chez moi avant 18h. Mais d’un autre côté, elle a accepté de garder le secret sur l’invité surprise.

Mes parents vont se prendre le débarquement de Seattle en plein dans les dents et comme il manquera une assiette je pourrais leur dire qu’ils n’avaient qu’à me prévenir parce que moi, comme tous mes potes étaient mystérieusement occupés, ben je me suis organisée ma soirée de mon côté avec un mec qu’ils avaient totalement oublié ! Même Marshal elle a mit du temps à le retrouver le MallGreen, mais c’est surement parce qu’elle n’avait pas retenu le « surnom à la con ». Sauf que comme elle ne retrouvait pas le nom non plus…

Mes profs croient que je n’ai aucune mémoire, croyance que j’entretiens avec un naturel j’m’enfoutiste de niveau olympique, mais comme bien souvent ils ont tord : j’ai juste une mémoire hyper-sélective. La preuve : j’ai retenu que la Suisse c’était comme Marshal, « neutre », alors que l’Allemagne c’était plus du genre du proviseur, un petit brun teigneux qui gueule fort en prônant le travail et l’exclusion des minorités qui lui plaisent pas. Bon après, les minorités qui lui plaisent pas ce sont les branleurs et les trouble-fêtes et il gueule plus qu’il ne mort : la preuve, je suis toujours pas virée de son établissement. Le point Godwin, c’est fait !

Les digressions aussi d’ailleurs. Et la ballade enfin. C’était con que même en m’invitant à boire un truc sur le retour de l’école, Marshal n’arrive pas à me retenir suffisamment longtemps. D’un autre côté, ayant bien comprise l’idée, j’avais déjà pratiquement un litre de coca dans le bide à profiter de ce contretemps pour enchainer les boissons. Inutile de dire que je n’allais pas dormir de la nuit mais ayant prévue ma fête une fois celle de mes parents terminées, tout se déroulait selon mon plan.

Revenue avec un quart d’heure d’avance, je suis entrain de vérifier discrètement par la fenêtre si les préparatifs étaient finis, moi-même surprise qu’aucune des personnes qui pensaient me connaitre le mieux au monde ne surveille le balcon pour voir s’il n’y avait pas un buisson de cheveux châtains qui y poussait subrepticement mais supposant qu’ils s’en foutaient corps et bien, quand je sens quelque chose vibrer dans ma poche ventrale.

Mon téléphone a cette incroyable capacité à me servir à contacter les autres mais à ne pas fonctionner dans le sens inverse. Il faut dire que lorsqu’il n’est pas éteint, il est généralement en silencieux. Mais ayant oublié de le repasser en silencieux à la fin de ma journée de cours, il est toujours en mode vibreur. Oui, vibreur, je n’ais pas l’intention de me faire réveiller par ma sonnerie en plein cours, les profs font suffisamment de bruit comme ça.

Toujours est-il que, me rebaissant sur le rebord du balcon, je consulte le texto.

Mall Green a écrit:
Suis la, je te rejoins ou ?
Oh merde ! Lui ça fait six mois que je l’oublie pas et c’est ce soir que ça me prend. D’une main accrochée au balcon, je clavette habilement pendant que la porte-fenêtre coulisse un peu plus loin.

Lucky a écrit:
Bat1. pas de ballons cherche la fenêtre où je suis on la voit depuis la rue.
La voix de ma mère se fait entendre et, quand je relève les yeux, c’est son visage entier qui se fait voir. Accoudée au balcon, elle me regarde de haut avec l’air blasé. Et c’est parti pour le monologue sur pourquoi, même quand on sait qu’il y a une surprise, on laisse les gens la faire quand même parce que là elle vient de gâcher tous les efforts. Et blablabla, et blablabla. Et Marshal fait pas son boulot, assise qu’elle est sur la barrière en contrebas. Et blablabla, et blablabla. Et que je la regarde quand elle parle, d’ailleurs c’est à qui que je textote comme ça ?

Lucky a écrit:
Encore loin ?
Je dois avouer avoir le grand sourire de la victoire quand j’envoie le sms et regarde ma mère dans le vert des yeux.

Même quand on sait qu’il y a une surprise, on laisse les gens la faire quand même pour pâs gâcher leur effert.

Lucky 1 – Rosy 0. Et la Rosy elle secoue la tête, soupirant. Elle a de la cuisine à s’occuper donc Marshal a intérêt de m’occuper et moi de faire comme si j’étais surprise de la surprise pas surprise du tout. Perso, je pense que je vais être la personne la moins surprise après la Marshal suscitée mais shut, faut pas spoiler.

Un téléphone dans la poche, une main sur le marqueur d’étage puis une traction inversée et me voici en équilibre sur la barrière grillagée qui mène directement à la porte codée de l’entrée. Accroupie là, je fais la sage en attendant l’arrivée de ma surprise à moi.

T’es irrécupérable tu sais ?

Oui. Heureusement que t’es la Suisse.

J’ai beau me plaindre allègrement du jour de mon anniversaire, je tâche d’y voir un point positif : il motive les gens à faire des choses qu’ils ne feraient pas de norme. Une surprise malgré qu’ils sachent pertinemment que je sais qu’ils savent que je sais qu’ils la feront ou encore simplement revenir vers moi alors qu’on n’a aucune raison de le faire. Charlie n’avait aucune raison de venir et pourtant il arrive.

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Charlie Reyes
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MessageSujet: Re: Lucky's {Charlie Reyes & Lucy Prissy}   Dim 31 Jan - 21:32

Sous l'inquiétude du moment, il avait entendu sans directement les enregistrer le rire gentiment moqueur de la jeune femme et sa réplique concernant la chute libre et le blobfish ; la compréhension vint quelques secondes plus tard et s'il était outré par la comparaison avec le poisson élu à l'unanimité comme le plus laid du monde, il rangea son indignation dans un coin de sa tête pour plus tard. Le moment venu, il pourrait expliquer à Rachel que les deux n'avaient strictement rien à voir, que le blobfish était répugnant, mou et gluant, alors que lui sous cette forme était juste mou. Et peut-être un peu gluant aussi, mais vraiment qu'un peu alors.

Mais pour l'heure, il avait d'autres préoccupations, et en premier lieu que la reine de la fête de ce soir ne soit pas amenée à faire la même comparaison. Pas qu'il n'assumait pas sa mutation, mais la dernière année à Seattle lui avait appris que même les personnes de confiance pouvaient réagir de façon surprenante à ce genre de révélation… Et que c'était rarement une surprise agréable. Alors il n'avait pas l'intention de tester la chose avec quelqu'un qu'il connaissait à peine.

Une préoccupation à laquelle la X-Woman acquiesça par un seul mot qui n'en était même pas vraiment un, avant de le pousser doucement pour se mettre en mouvement dans une direction qui devait être due au hasard : ne connaissant pas Lucy, elle ne pouvait pas se baser sur sa vision de Big Brother pour la trouver, selon toute logique. Ou peut-être se contentait-elle de suivre le chemin en direction du building le plus proche des deux qui s'élevaient dans le parc.

C'est alors qu'elle décida de relancer sur le sujet qu'il espérait oublié. Évidemment, ça ne le faisait pas, mais la tentative en valait le coup. Certes il n'était pas un élève ordinaire, et effectivement elle lui faisait une fleur pour l'occasion ; et même une double fleur, puisqu'en plus de lui permettre de rester à l'extérieur sans adulte responsable – autre que Marshal, si elle était là – Rachel ne lui tenait pas rigueur pour son oubli d'informer qui que ce soit de sa tentative de quitter le Manoir seul. Un oubli qui n'en était pas tout à fait un, mais cela, la rouquine n'avait pas besoin de le savoir.

Elle allait donc venir le rechercher après la fête. Et ce n'était plus une proposition. Charlie n'était pas en mesure de contester. Malgré son caractère, Rachel restait pionne avant tout, dans ce cas-ci.

Tandis qu'il était prêt à répliquer, il sentit dans sa poche la vibration signalant une autre réponse. Dégainant le téléphone le temps de lire le message, il le rengaina immédiatement après en se demandant si l'immeuble vers lequel ils se dirigeaient était bien le Bâtiment 1. Décrétant que la seule façon de le savoir était de l'atteindre, il revint sur le sujet qui était sensé être l'actuel.

-D'accord.

Une réponse donnée avec la voix la plus neutre qui soit, le regard rivé devant lui. Puis un instant d'hésitation, avant de lever les yeux vers la jeune femme pour poser une question aussi évidente que primordiale.

-Mais, euh… Je vous appelle comment?

Il ne connaissait pas la portée de la télépathie de la X-Woman, mais il doutait qu'à près de cent kilomètres il lui suffise de hurler son nom en pensée pour la voir rappliquer aussitôt. Ceci étant, il avait eu le temps d'apprendre qu'en vivant à l'Institut Xavier on n'était jamais à l'abri d'une surprise. Ce qui était encore mille fois plus vrai dans le cas de son accompagnatrice du moment. Une qualité qu'elle semblait partager avec l'adolescente pour laquelle il enfreignait les règles de son école.

Adolescente qui signala s'inquiéter de lui alors qu'ils passaient la grille désignant la sortie du parc pour atteindre une rue qu'une petite  plaque indiquait comme East Broadway. Une inquiétude à laquelle il ne répondit pas immédiatement, puisqu'ils se dirigeaient maintenant sur le gauche sur le même trottoir, et que la résidence potentiellement nommée Bat1 se dressait maintenant à quelques dizaines de mètres. Tandis qu'ils avançaient, il aperçut deux silhouettes appuyées sur la grille basse longeant le trottoir. Il ne lui fallut pas longtemps pour les reconnaître toutes les deux, malgré les six mois qui s'étaient écoulés depuis leur dernière et seule rencontre.

En arrivant à leur niveau quelques secondes plus tard, il affichait un sourire très légèrement crispé, sans savoir comment exactement comment réagir mis à part une main levée en guise de salut. Un simple Salut à l'attention de la plus jeune, et un Bonjour hésitant tourné vers la cousine avec un hochement de tête ; pas de «Madame McClaine » cette fois-ci, pour la simple et bonne raison qu'il ne se souvenait plus de son nom de famille. Ce qui n'avait pas énormément d'importance, puisqu'il avait déjà à nouveau reporté son attention vers Lucy, hésitant sur la façon de fêter les retrouvailles. Quelques secondes s'écoulèrent, qui ne lui suffirent pas à se décider entre la bise et la main serrée. Finalement, il se décida à rompre l'instant de gêne en faisant glisser le sac à dos de son épaule, avant de l'ouvrir pour en sortir un emballage cadeau à pois qu'il tendit timidement à la jeune fille.

-Bon anniversaire.

Lorsqu'elle l'ouvrirait, elle y découvrirait le cadeau sur lequel il avait passé tant d'heures la veille au soir et le jour même. Un t-shirt noir en coton, dont il avait peint toute la face avant. Des couches de teintes différentes, allant du bleu au mauve clair, formant des sortes de nuages de poussière colorée. Des points blancs dispersés sur toute la surface, représentant autant de petites étoiles, et quelques-une plus vives, formant des petites croix immaculées pour les faire paraître éblouissantes. Un motif galaxie assez classique, mais qu'il appréciait particulièrement, et qui mis à part les couches successives qu'il nécessitait devenait assez simple à réaliser une fois qu'on en prenait l'habitude. Et l'habitude, il l'avait, puisque lorsqu'il était à Seattle il avait fait bénéficier de ce traitement plusieurs classeurs, la surface de son bureau et le dessous de son adorée planche de skate. C'était la première fois qu'il le réalisait sur tissu, mais il était assez content du rendu final, et il espérait qu'elle le serait également. La nouveauté cette fois-ci, c'était la personnalisation. Cinq lettres violettes qui se détachaient au niveau de la poitrine : LUCKY. Une personnalisation qui l'avait un peu fait hésiter, jusqu'à ce qu'il décide que l'adolescente était certainement assez égocentrique pour le porter fièrement. Encore une fois, il espérait ne pas se tromper.

-Juste, pas le laver à haute température. Genre quarante degrés, max. Sinon ça risque de pas tenir.

Un conseil lu sur internet, sans aucune certitude de son efficacité. A défaut de tentatives précédentes, rien ne garantissait malheureusement que la peinture ne s'écaillerait pas de toute manière.

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Echo
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MessageSujet: Re: Lucky's {Charlie Reyes & Lucy Prissy}   Dim 7 Fév - 16:27

Charlie ce rangea à sa non-question d’une étrange façon. Etait-ce un moyen de faire valoir un éventuel mécontentement que de le contenir exagérément ? Rachel n’en savait rien mais savait surtout que, vu que les choses n’étaient pas négociables, tant qu’ils étaient en accord les choses iraient. En revanche, l’hésitation et la question suivante la firent hésiter à son tour. Les sourcils froncés, la jeune femme chercha à se souvenir si elle avait ou non déjà donné son numéro à Charlie, comme elle avait pu le faire pour d’autres apprentis X-Men officiels, mais elle ne trouva rien. Pas même son numéro de téléphone.

Heureusement, elle avait l’objet à portée de main, bien rangé dans son sac en bandoulière, ce qui lui permit de s’en aller à sa recherche simultanément à sa marche. Et chercher le numéro dans son répertoire pris également quelques instants, suffisant à ce que le sujet change alors qu’ils en arrivaient à l’adolescente et son accompagnatrice, armées. L’Echo ne s’en formalisa pas, c’était courant d’avoir des adultes armés aux USA même si c’était plus rare que les adolescents le soient également ; mais c’était New York et ils avaient toute raison de le faire. D’ailleurs, plus que le couteau, c’était la position de l’amie n’étant pas vraiment une amie qui était intrigante. Perchée comme elle était, la jeune chanceuse, puisque c’était ce que suggérait le cadeau de Charlie, démontrait ses capacités physiques sans même qu’il faille s’intéresser à sa physionomie des plus sportives.

Relevant les yeux, Rachel fit face à l’autre duo accompagnatrice/adolescent(e) et les détailla rapidement. Son sourire disparu alors que celui de Charlie se faisait plus discret et, sans éprouver la moindre gêne, elle ignorait comment aborder les choses. Suivant le mouvement, la jeune femme salua avec le sourire et une certaine distance sans chercher à comprendre les tenant et les aboutissants. Si elle ignorait ce que savait la plus jeune d’elle-même, l’Echo était assurée que la plus âgée – et rousse de surcroit – l’avait parfaitement reconnue. Elle fit donc face avec simplicité, sans être particulièrement ouverte puisque son homologue de l’était pas.

Autour d’eux, les pensées fortes raisonnaient et Rachel leur était plus qu’ouverte, récupérant ce qu’elle pouvait afin d’en savoir plus sans pénétrer mentalement les esprits l’entourant. Charlie restait concentré sur sa raison d’être ici mais en face de cela, l’attention était partagée. Et pas du plus positif ; interrogations et agacements. L’Echo pris une inspiration avant de chercher à détendre les choses. Un sourire forcé et sa voix rapide franchissait ses lèvres.

Bon anniversaire. Je m’appelle Rachel Summers, j’accompagne Charlie dans sa sortie. Enfin, je vais pas m’imposer : puis-je le laisser à ta garde jusqu’à ce soir ?

Bien sûr. Mary McClaine, enchantée.

McClaine, comme dans Die Hard ?

La question de l’Echo était tant à la fois réelle qu’humoristique et eu le droit à un silence qui parvint à la gêner également, silence qui se ponctua de la poignée proposée par l’autre rousse. Prenant une grande inspiration, Rachel se détourna donc de Mary afin de se tourner vers Charlie et de lui sourire ; dans quelle panade c’était mis l’adolescent ? Il y aurait fort à gossiper là-dessus s’il était d’accord car les questions affluaient encore plus à présent.

Tiens, note mon numéro de téléphone. Hésite pas à m’appeler au besoin.

Concluant d’un clin d’œil, Rachel énonça à haute voix son numéro avant de ranger son téléphone, certaine que celui à qui il était destiné n’était pas le seul à l’avoir en mémoire. Cela fait, elle marqua une pause afin de faire le tour des personnes présentes puis haussa les épaules.

Bon, je vais vous laisser. Passez une bonne soirée, à toute à l’heure surement. Et Charlie, sois sage. Tu me raconteras.

Hochant la tête, Rachel salua tout le monde avant de s’en détourner, marchant simplement en suite du chemin par lequel ils étaient arrivés. Elle n’avait pas besoin de se retourner pour percevoir et attendit que plus personne ne la perçoive avant de s’envoler, n’ayant pas oubliée sa promesse à Charlie. Si elle avait été un peu grillée, cela n’avait pas senti le roussi ; combinaison de dictons rendant l’un et l’autre parfaitement logique, elle était contente d’elle. A défaut de comprendre comment ils pouvaient signifier quoi que ce soit séparément.

Interagir avec l’extérieur de l’Institut était une chose où elle devrait progresser également, persuadée que cette rencontre aurait été plus simple si elle n’avait pas été connue et incapable de détendre l’atmosphère. La diplomatie n’était pas son truc mais, au final, peu de choses étaient son truc malgré ses possibilités. Prenant une grande inspiration, elle se souleva légèrement du sol et parti dans les cieux afin de retourner à ce qu’elle était sensé faire.

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Lucy "Lucky" Prissy
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MessageSujet: Re: Lucky's {Charlie Reyes & Lucy Prissy}   Dim 7 Fév - 18:06

Et il arrive accompagné, le Charlie. Mes paupières se plissent et mes pupilles rétrécissent alors que je les fixe. Okay, je serais peut-être pas la moins surprise après Marshal parce que là ça en tient une bonne couche. Je l’aurais croisé dans la rue sans l’attendre que je l’aurai pas reconnu le Charlie, et pourtant je suis bonne à chercher Charlie. Mais Charlie il a changé en six mois ; c’est pas encore un mec mais c’est plus un gamin. Bordel, l’adolescence ça fait des ravages !

Il a grandi, ouais, mais son visage a fondu pire que la banquise des écolos. Encore que ce qu’il a perdu aux joues il semble l’avoir pris dans le nez car désormais… et bien son nez ce voie comme le nez au milieu de la figure ! Nan ça peut pas être l’adolescence qui a fait ça, quelqu’un lui a pété et ça a repoussé enflé. On gardera cette théorie le temps de s’y faire. Ça sera surement plus facile que la croissance suscitée parce que j’allais pas aimer perdre la compétition de taille là. C’est pas question de me la mesure avec lui, juste que je ne veux pas perdre contre lui. Mais bon, pas comme si j’avais le choix. Positivons : je devais rester plus musclée que lui-même si son t-shirt cache tout. Il faudra que je le vire pour être sure car il me semble avoir pris des épaules le Mallgreen. Sans parler de son pas qui est beaucoup trop maitrisé par rapport à la dernière fois.

Et à côté du Mallgreen, et bien l’Empire State Building : grande, plus que toute personne ici, et montée, plus que toute personne ici aussi. Outre que je note que les garde-fous sont syndicalement rousses, je m’arrête surtout à deux choses : la différence esthétique entre la sienne de garde-fou, la mienne et moi, ainsi que le fait de savoir c’est qui cette meuf. Tout le monde est en jeans mais l’autre elle est moulée et le vent pourrait lui déboutonner sa chemise longue puisqu’elle est uniquement fermée au niveau du soutif. Soutif qui est remplis d’ailleurs, plus que Marshal et moi réunies même si j’aide pas beaucoup pour le coup, et encore mis en avant par la sangle de son sac en bandoulière. Même le nez rivé sur son téléphone à s’en demander comment elle marche droit, même si elle tord sacrément du cul se faisant du fait des talons hauts, elle fait modèle de magasine. Le vert de Seward Park derrière s’harmonise le bleu de son jeans et le rouge de sa chevelure et elle ressort de cela avec le blanc de sa camisole. Fais chier, je commence à perdre contre le Mallgreen et il se ramène avec ça ; comment veut-il que je sois à la hauteur après ?

Je ne suis pas jalouse, je suis territoriale. Nuance. Et à défaut d’avoir marqué Mallgreen pour l’instant j’ai le putain de sentiment d’injustice vu comment il est accompagné. Je rejetterai bien la faute sur Marshal qui n’est pas assez bien pour comparer mais pour le coup c’est vraiment entre moi et l’Empire State Building. J’aime pas faire pouilleuse à côté des amies de mes amis.

Mon mécontentement doit ce voir considérant la distance mise par Mallgreen malgré son sourire et lorsqu’il lève la main, je penche simplement la tête sur le côté. Son salut obtient la réponse de Marshal avant la mienne puisque je me contente de le fixer en redressant la face là où Mary hoche la tête et répond à l’hésitation par quelque chose de plus franc avant d’en passer à son homologue rousse d’esthétisme supérieur. Charlie, lui, m’en revient à moi et je lui lève les sourcils.

Çâ vâ ?

Non, je ne lui demande pas ça que pour lui expliquer que moi ça ne va pas parce que c’est définitivement la journée où tout le monde me troll de façon volontaire ou non mais aussi parce que ça m’intéresse. Vu ce que lui a mis l’adolescence, il aurait des raisons de ne pas aller. Dommage parce qu’à par le nez, c’est plutôt cool.

Il est gêné, son accompagnatrice est gênante et Marshal est étonnamment impliquée… bordel l’ambiance promet d’être épique. Et on est à l’avant-match. La prochaine fois je lui dis de venir seul. Elle peut dire tout les bons anniversaires qu’elle veut et être accordée avec la saison, Rachel l’accompagnatrice a intérêt de laisser la garde fissa avant que je le lui explique que le dernier Die Hard c’est Belle journée pour mourir. D’un autre côté avec le blanc que sa parole laisse, c’est déjà une bonne journée pour mourir de honte.

Mallgreen sauve un peu la situation, enfin d’une certaine façon. Mes yeux s’arrondissent et je marque la surprise alors qu’il sort un cadeau fort moche et me le tend fort joliment en me souhaitant l’anniversaire à son tour. Je reste interdite un instant, déglutissant, puis descend de mon perchoir pour le prendre, le soupeser et le sentir, pour en finir par fixer l’offreur. Et voilà, il est plus gêné lui mais il m’a tout refilé. Chier.

J’ai envie de l’ouvrir son cadeau, oui, mais c’est pas vraiment l’heure et puis j’ai rien à donner moi. Enfin, je voulais utiliser cette journée pour voir s’il méritait le bracelet de l’amitié mais je l’ai pas sur moi et… ben je me perds un peu pour le coup. Je souris, je lui souris même, puis sa pouf ESB en fait de même pour lui passer son téléphone !

Je sais très bien que je retiendrais pas le numéro mais je tente tout de même de retenir l’attention en déchirant le papier cadeau avant l’heure, découvrant un t-shirt noir à l’avant de plein de bleus différents percés de points et de croix blancs. Délaissant le papier déchiré, j’utilise mes deux mains pour tendre le vêtement face à moi, le tournant dans un sens puis dans l’autre en en faisant de même de la tête avant d’immobiliser le tout relativement droit et de sentir à nouveau. Okay, ça, c’était de l’art. Et c’était prouvé, l’art ça se termine dans une laverie… chose que me confirma Mallgreen à ma grande surprise, me parlant de ne pas le laver à haute température. Je le regarde du coin des yeux et souris sans y penser, juste contente. D’autant plus qu’on était tous fixés sur à qui ça appartenait : c’est marqué dessus. LUCKY.

Repliant à l’arrache le vêtement pour le garder dans une seule main sans qu’il touche le sol, je fixe Charlie en me passant une main sur la nuque. Mon sourire se fait plus gêner avant de disparaitre et, pour le coup, j’aimerai bien que son ESB fasse diversion. Je déglutis péniblement et prends une grande et crispée inspiration.

Bon ben merci hein. C’était… euh… sympâ.

Je me considère comme ayant pour animal totémique le chat. Et bien en l’occurrence, totémiquement parlant, je suis entrain de m’embourber dans ma litière. Désignant la porte d’un index directif, je poursuivis pour changer de sujet.

Bon ben c’est pâs tout çâ mais il y a une surprise pâs surprise à aller faire avec une surprise dedans et on va finir par plus être en âvance.

ESB a la riche idée de nous laisser, hochant la tête avant de se barrer pour laisser entendre qu’à défaut d’être aussi refait derrière que devant ça restait bien fait quand même. Je souffle un grand coup en allant vers la porte à mon tour, récupérant le papier cadeau déchiré et n’attendant personne. Je crains fort qu’il y en ai des choses à raconter.

Tapant le code d’entrée, je pénètre dans le hall avec toutes les boites aux lettres, les escaliers, un couloir et la porte du gardien. Laissant le temps aux deux M de me rattraper en bourrant le papier cadeau dans la boite aux lettres des Prissy, je me dirige ensuite vers l’escalier afin de me rendre au premier étage d’un pas léger et rapide.

Arrivée devant la porte, je m’interromps pour regarder l’heure avant de parler à Mallgreen, sans relever le nez.

Oh, pendant que j’y pense. Comme mes pârents m’ont pâs mise au courant pour leur fête, ben j’ai pâs eue l’occâsion de les mettre au courant pour toi non plus.

Je ne donne aucun conseil ni ne lui demande si ça lui pose un problème, rangeant mon téléphone avant de gratter des ongles à la porte pour qu’on vienne m’ouvrir.

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Charlie Reyes
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MessageSujet: Re: Lucky's {Charlie Reyes & Lucy Prissy}   Dim 13 Mar - 13:43

Entre une adolescente fidèle à elle-même, une rousse quasi-muette mais dont la gestuelle en disait assez et une autre rousse faisant des bides et suscitant une hostilité tellement évidente de la part de la première que même lui avait pu la remarquer, Charlie se sentait évidemment complètement à sa place. Le duo Lucky-Marshall avait un talent indéniable dans le fait ne pas le mettre à l'aise, une occupation qu'elles pratiquaient toutes deux avec un très grand professionnalisme.

L'attention focalisée sur Rachel, et pas forcément en bien, s'était un peu dissipée lorsqu'il avait tendu le cadeau à la plus jeune. L'atmosphère s'était un peu allégée par la même occasion, même si la principale concernée avait l'air de ne pas savoir quoi faire du paquet, le retournant dans ses mains pour l'inspecter avant de se livrer à un rituel fort étrange. En y repensant, Charlie se souvint qu'il avait déjà remarqué ce geste chez elle à plusieurs reprises lors de leur dernière rencontre, où elle avait pris le temps de renifler chaque objet qu'il lui avait tendu. Est-ce que c'était lui le problème, ou est-ce qu'elle avait un problème majeur avec le concept d'offrande, le jeune mutant n'en savait rien, mais il se surprit à s'attendrir devant le tic unique de son « amie pas vraiment amie » malgré le malaise ambiant, tandis qu'il transmettait les consignes de lavage.

Seconde d'attendrissement qui considérant les deux caractères aurait pu s'avérer fort dangereuse pour lui, et que Rachel eut la bonne idée d'interrompre en ramenant la focale sur sa personne, activité dans laquelle elle excellait également ; cela avait pu s'observer à de nombreuses reprises, que ce soit en privé ou…

Ou à la télévision nationale.

Écarquillant les yeux, il n'eut le loisir que d'une demi-seconde pour paniquer en réalisant qu'il était accompagné du Phénix, et sentir son sang se glacer en gagnant la certitude que cela expliquait les regards assassins que lui portait Lucky. Il n'eut pas le temps de se demander comment il avait pu être stupide à ce point, puisque la mutante Omega récemment devenue l'une des plus célèbres représentantes de son espèce qui lui servait d'accompagnatrice avait déjà commencé à dicter son numéro personnel.

Sortant son téléphone à la hâte, il pianota fébrilement sur son écran, toujours aussi paniqué et rattrapant tant bien que mal son léger retard. Il espérait de pas s'être trompé d'un chiffre, mais il n'osa pas lui demander de répéter. Dans le pire des cas, le numéro était incorrect, et il connaissait le chemin pour rentrer seul. Il aurait droit à un sermon et peut-être quelques heures de colle, mais en ce moment c'était réellement la dernière chose qui pourrait l'inquiéter.

Aveugle à ses craintes, ou peut-être les ignorant volontairement, la Princesse du jour reprit encore une fois l'attention sur elle, jouant avec Rachel une sorte de ping-pong des projecteurs. Charlie aurait certainement préféré qu'elle choisisse un autre moment pour ouvrir le paquet – à savoir le plus tard possible – mais s'était toujours mieux que la pique anti-mutante qu'il craignait entendre très prochainement. Il restait donc planté face à elle, les mains dans les poches et dansant d'un pied sur l'autre, dans l'attente d'une quelconque réaction. Elle vint, plus positive que ce qu'il avait pu espérer, puisqu'après une nouvelle inspection minutieuse de l'objet et ce même petit rituel olfactif, elle avait laissé échapper un sourire. Charlie se détendit d'un coup, ses jambes se détendirent, même la goutte de sueur glacée qu'il sentait couler dans son dos se détendit.

Mais, comme toujours en cette compagnie, la détente n'était qu'un court instant de calme avant la tempête. Les montagnes russes émotionnelles que lui imposait la jeune fille étaient sans pareil. Elle l'avait remercié, oui, mais d'un air tellement crispé que l'adolescent supposa qu'elle venait de se rappeler qu'elle avait accepté le cadeau d'un mutant. Car oui, Lucy était assez futée pour savoir faire 2+2. S'il était chaperonné par une X-Woman, cela ne laissait que très peu de doute sur sa propre nature. Restait à voir ce que ça impliquait pour la suite, mais c'était déjà assez peu engageant.

Son De rien avait été lâché d'une voix froide, tandis que son regard fuyait celui de la gamine pour chercher de l'aide dans celui de Rachel. Une aide qui ne vint jamais, puisque son hôte désigna la porte d'entrée de l'immeuble avec une phrase d'invitation dont il ne comprit pas, ayant décroché après la première surprise. Il la fixa d'un air stupide, les sourcils hauts et la bouche entrouverte, alors que la grande rousse décida de prendre congé. Une bonne ou une mauvaise chose, il n'en savait rien pour le moment. Il doutait fortement que les Prissy lui veuillent du mal, et même si c'était le cas il doutait fortement qu'ils puissent lui en faire. Mais il n'avait aucune envie d'affronter seul les remarques et les accusations, s'ils s'avéraient effectivement anti-mutants. Ce qui, malheureusement, était plus que probable d'un point de vue statistique. Quand à savoir si cela expliquait le comportement de Lucy, c'était difficile. Un esprit rationnel aurait jugé qu'il n'était pas plus erratique que lors de leur précédente rencontre, et que ça faisait certainement partie de son caractère – caractère que Charlie appréciait particulièrement, soit dit en passant. Mais en éternel optimiste, le jeune mutant voyait le pire. Elle était donc mal à l'aise parce qu'elle l'avait identifié comme tel, et ce jusqu'à preuve du contraire.

Faisant à l'Echo un signe de la main, sentant un présage néfaste derrière le « sûrement » et craignant qu'il n'y ait en effet des choses à raconter, il suivit les deux cousines d'un pas traînant jusqu'à l'intérieur de l'immeuble résidentiel. Il était maintenant livré à lui-même, sans aucune certitude sur l'environnement dans lequel il s'était plongé.

Le menant jusqu'à une porte du premier étage, elle lui offrit sans prendre la peine de se tourner vers lui ce qui serait probablement la seconde meilleure révélation de la soirée.

Quelques mois plus tôt, cette surprise imposée lui aurait donné l'envie de disparaître sous terre, surtout considérant l'addition avec tout le reste. Aujourd'hui, étrangement, cela le mettait presque à l'aise. Finalement, le comportement de Lucy était tout à fait naturel. Il avait retrouvé l'adolescente avec laquelle il avait jouté au début des vacances de Noël, cela ne faisait aucun doute. Et c'était extrêmement rassurant, compte tenu des circonstances. Peut-être n'était-il pas si fiché qu'il le pensait. Ou peut-être s'en fichait-elle.

Le soupir qu'il lâcha était volontairement exagéré, et un sourire en coin était apparu au coin de ses lèvres.

-Evidemment.

Il ne restait plus qu'à espérer que les parents de Lucy soient aussi compréhensifs que lui vis à vis des manies de leur fille. Si ce n'était pas le cas, il en subirait les conséquences au moins autant qu'elle. Mais pour le coup, il ne s'en inquiétait pas vraiment. Il était bien trop occupé à se réjouir de la normalité de la jeune fille vis à vis de lui. Ou plutôt de son anormalité, qui dans son cas était tout à fait normale. Enfin, il se comprenait.

-Du coup, c'est quoi le plan ? Je me planque derrière la porte et je crie « SURPRIIIISE » en même temps qu'eux?

Avec le large sourire moqueur et les grands mouvements de mains qui accompagnaient la proposition, Charlie espérait simplement que la jeune fille ne le prenne pas au sérieux. Même si le caractère cocasse d'une telle situation aurait été indéniable, il doutait fortement que ce soit la meilleure façon de se présenter aux proches de Lucy Prissy.

Ou peut-être que si. Après tout, il s'agissait des proches de Lucy Prissy.

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MessageSujet: Re: Lucky's {Charlie Reyes & Lucy Prissy}   Lun 28 Mar - 19:31

Mallgreen semble étonnamment bien prendre le fait d’être mêlé à mes histoires de règlement de comptes familiaux mais, d’un autre côté, il est surement autant au courant que moi du fait que l’adolescence ne soit pas qu’un changement physique assez important. La crise d’adolescence, elle est purement comportementale chez tout le monde ! Et tant que sa crise ne joue pas contre moi, ça me va. Quand à la mienne, je ne dirais pas qu’elle joue contre lui ; de façon plus générale, je joue avec lui. Comme avec pas mal de monde ; mais peu de monde a son répondant.

Son soupir me fait sourire tandis que son sourire en coin et sa réponse me font lui offrir un clin d’œil. Sa proposition me fait rire, un petit bruit nasal s’échappant rapidement tout en étant accompagné d’un grand sourire ; sourire qui se dissipe complètement alors que je lève les yeux dans un sérieux de réflexion bien moins exagéré que sa réplique.

Nan… vont croire que t’es complice après. Contente toi d’être  gêné et mâl à l’aise… nâturel quoi.

Ça, c’était fait ; pas que je ne souhaite pas partager ma culpabilité mais c’est peut-être pas trop top que de montrer à mes parents que j’ai réussi à trouver quelqu’un qui se rapproche de mon niveau d’emmerdement… encore que…

En fait, fait comme tu l’sens.

Aller hop, dédouanée ! Je vais appliquer le sophisme à l’innocence. Le sophisme, c’est considérer que le plus important c’est de prouver que l’autre a tord car s’il a tord on a raison. Du coup l’innocence c’est prouver que les autres sont coupables car s’ils sont coupables je suis innocente. Je suis machiavélique…

La porte s’ouvre sur le visage usé de Maman, ses cheveux presqu’aussi pas coiffés que les miens et sa robe jolie sans être compliquée, dont le sourire ne tarde pas à fondre sous la présence inattendue de Mallgreen. La fixant avec un j’m’enfoustime travaillé, j’hausse les épaules et répond en prenant position au côté de mon complice.

Ben quoi, j’étais pâs au courant.

Changeant du tout au tout d’attitude, je ne prends pas la peine de savourer ma victoire que j’insiste dessus d’un sourire en coin avant d’entrer, une main dans le dos de mon complice pour être sure qu’il en fasse autant.

S’tu veux, j’t’apprendrais à faire une surprise.

Pénétrant dans le couloir d’entrée, lequel a une bonne taille et donne sur quatre portes fermées ainsi qu’une salle ouverte où attend une demi-douzaine de personnes, je ne m’arrête pas ni de marcher ni de forcer Mallgreen à suivre mon rythme, le soutenant au passage. La différence entre lui et les autres c’est qu’il a été prévenu qu’il allait se faire avoir mais ça n’empêche pas s’il soit eu donc j’ai pas l’intention de le laisser tomber face aux tronches qui ce tiennent là. Et ce n’est que lorsqu’on leur fait face que je fais les introductions, désignant tour à tour les gens en les présentant.

Le presque cinquantenaire presque grand et presque pâs gros, c’est mon père. Tu peux l’appeler Monsieur mais tu devrais pâs trop âvoir à lui parler, c’est pâs son truc quand on n’est pâs dans une salle d’interrogatoire.

La pièce principale, où se déroule l’action, est large et équipée d’un canapé, d’une télé, d’une table suffisamment grande pour que quatre personnes y tiennent à l’aise et même que l’on monte à six en occupant la largeur, ainsi que des étagères et enfin un bar séparant de la cuisine au fond. A côté de celle-ci, qui est toute équipée que ce soit d’un réfrigérateur de la taille d’une porte, d’un four, de plaques électriques, d’un évier, de rangements et d’une machine à laver, se trouve la porte vitrée et coulissante conduisant au balcon. Papa, tel que présenté à l’instant, est affalé sur l’une des chaises dans la bonne position du bon flic qui attend ses bons donuts mais reçoit une affaire à la place. Mon arrivée contribue à sa nature blasée et son regard bleu s’attarde bien plus sur Mallgreen que sur moi, ses sourcils broussailleux témoignant d’un intérêt bien plus vif envers l’imprévu que la prévisible à qui il rendra la pareille dans les prochains instants.

Le moyen brun moyennent ténébreux et trop bien fringué pour être ici, c’est Lenti ; l’est un peu lent de norme mais quand on sait comment lui faire accélérer les choses çâ vâ mieux.

Je tiens à remercier la participation du Lenti suscité, alias Valentino, un garçon d’environ mon âge qui se tient bien droit avec les autres et peste de mécontentement en plissant ses gros sourcils au-dessus de ses petits yeux bruns. Mais rien à faire, avec son brushing de boursier, pas possible de le prendre au sérieux dans ses grondements. La prochaine fois, il ne se mettra pas au premier rang à gauche s’il veut pas que le choléra commence par lui.

Ouais, le cholérâ c’est mon surnom : contrairement à lâ peste, on en guérit, pâr contre je fâcilite grandement le transite intestinâl quand je parle et je force les gens à se déshydrâter quand ils tentent de me tenir lâ conversâtion ; c’est Pâm qu’a trouvé.

Pamela, c’est la rousse benjamine du groupe et fille de docteurs et pharmaciens ; d’où qu’elle soit timide et ait, elle, eue la bonne idée d’être à la droite des gens pour passer la dernière dans les bonjours. Pas certain qu’elle ait réfléchie jusque là mais, pas de bol, je l’ai évoquée avant les autres et la désigne donc. Sa réaction est de regarder avec le visage légèrement penché sur le côté tout en ayant les mains dans le dos à ses tortiller les doigts et les pieds à essayer d’en faire de même à travers de ses chaussures.

Pâm c’est lâ petite rousse qui vâ te donner l’impression d’être aussi impressionnant qu’un bodybuilder de deux fois tâ taille et quâtre fois ton poids. Mais même si c’était le câs tu ferais pâs l’poids donc mon conseil, tu ne bois rien qu’elle ait prépâré si t’as au-dessous de 39 de fièvre.

Je suis vache, c’est vrai, le grand noir a raison de prendre la défense de celle qu’ose tellement pas s’imposer qu’elle se laisse faire ; sauf que, pour moi, dire à quelqu’un qui manque de confiance en soit qu’elle est capable de s’occuper d’un bodybuilder en l’empoisonnant c’est l’encourager. Mais ne rentrons pas dans les débats philosophico-moreaux dont tout le monde se fout et retenons-en que si Pamela veut te faciliter le transit intestinal, elle a l’esprit pratique et y va aux laxatifs. Mais sinon elle est mignonne comme tout.

Le mec qui s’indigne pour les autres là, c’est le meilleur pote black tout bien comme Disney il les aime : gentil, loyâl, toujours là pour toi… un mâgnifique Sidekick en somme. Mais il préfère qu’on l’appelle Macky.

Ainé du groupe avec presque quatre ans de plus, c’est certainement pas le plus intelligent mais c’est le plus travailleur et le plus protecteur. Je l’ai rencontré en classe, comme les autres, parce que ça faisait déjà deux ans qu’il repiquait. Moi je suis parti pour le faire aussi sauf que je vais pas m’acharner comme lui, je réussirai bien à me faire virer.

Enfin lâ chinoise c’est Esphelte Cook, malheureusement pour elle aucun lien de pârenté âvec Tim. Et elle fait pâs la cuisine non plus. J’ai due faire toutes les blâgues possibles et évitables avec elle mais, malgré son humour, j’ai toujours eu l’impression de lâ faire rire jaune.

Esphelte et moi nous entendons bien car on a un peu le même humour : corrosif. Ça a tout de suite accroché entre nous car on c’est tout de suite accrochée et mine de rien c’est important dans mes rencontres. Lenti aussi cherche à avoir de la répartie mais il met toujours un temps à l’avoir alors qu’Esphelte sait être bien cassante sans être vexante, moyennant des ratés à mon instar. Pam aussi peut en sortir des belles de temps en temps mais c’est généralement trop recherché pour nos petits cerveaux, même si j’adore sa justification du choléra à défaut de savoir comment ça s’écrit. Le plus clairement désavantagé dans nos jeux c’est Macky mais il faut bien quelqu’un qui rattrape les dégâts qu’on fait en nous forçant à faire la paix et en soulignant combien on peut être cons et puérils dans nos réactions.

En bref, mâ bande d’âmis que je suis sure qu’ils se demandent autant que moi comment ils font pour me supporter.

Je leur fais à tous un clin d’œil avant de me retourner vers celle venue m’accueillir et complètement passée à la trappe depuis. Fixant Maman dans les yeux, je lui fais un sourire ambigu.

Et lâ meilleure pour lâ fin : mâ vieille. Tu peux l’appeler Rosy et tu te rendrâs vite compte qu’elle a des épines. Juste qu’il faut s’y frotter pour qu’elle pique.

Relâchant Charlie pour qu’il puisse naviguer à vue dans ces hauts-fonds rocheux où je l’ai entrainé, je m’en vais faire le tour des gens que j’ai pas vus aujourd’hui ; c'est-à-dire mon père, les autres l’ayant été dans la matinée ou la journée. Je suis accueille à bras ouvert par un regard blasé alors que je m’approche puis c’est avec toute son affection que Papa me demande si je ne veux pas reculer un peu, me faisant sourire et le remercier d’être venu.

Et après que j’ai oublié, les gens voici Charlie. Mais vous pouvez l’appeler Mallgreen, il vous expliquerâ. Si vous m’âviez prévenue pour lâ surprise, je vous aurais dit que je voulais l’inviter mais comme vous m’âvez tous dis que vous étiez pris ben je l’ai invité de mâ propre initiative. C’est lui qui m’â offert çâ.

« Ça » étant le t-shirt constellé avec mon nom dessus que j’agite à la vue de tous avec une fierté un peu conne avant de l’expédier sur mon épaule. Ma démonstration de mauvaise foi terminée, je commence à me diriger vers la troisième porte du couloir-vestibule ; celle qui donne sur ma chambre.

J’vous laisse faire connaissances, vous inquiétez pâs il mort pâs. Il casse les tasses par contre, méfiez-vous.

M’éclipsant avec la discrétion d’une princesse ayant réussi à interrompre sa surprise-party par une autre surprise-surprise et à réchapper aux « joyeux anniversaires » divers et variés, je m’en vais dans mon antre afin d’y farfouiller l’une des boites ramenées de Chicago, déposant au passage le cadeau sur l’échelle de ma mezzanine. Marshal est à la porte en me regardant, bras croiser, et je l’ignore avec cette même royauté que j’ai fait mon show à l’instant. Trouvant ce que je cherche, je souris et m’empare de la petite lanière avant d’en revenir dans le couloir et la pièce principale.

Les réactions face à Charlie seront très différentes : je suis quasiment certaine que mes parents resteront à distance, évaluant son comportement, tandis que Valentino et Macky s’en iront vers lui pour faire plus ample connaissance. Pamela suivra le mouvement par curiosité sans oser se mettre en avant, genre un pas derrière les deux autres, et Esphelte tournera autour comme je pourrais le faire moi-même.

Arrivant par surprise pour attraper le poignet de Mallgreen, je lui claque la lanière de cuir autour de celui-ci afin que le bracelet clouté referme son attache magnétique avant de relâcher ma pauvre victime ainsi territorialement marquée. Continuant comme si de rien était, je m’en vais faire face à tout le monde à côté de la table d’où Papa n’a pas bougée, déjà prêt pour la suite des opérations.

Bon, vous m’connaissez tous donc vous sâvez que je suis pas douée en discourt. Du coup je vais voir faire le meilleur discourt politique de tout les temps : à table !

Là, c’est le jeu des chaises musicales bruyantes : six places à table, six gamins. Je n’y avais pas pensé avant mais d’avoir ramené Mallgreen, je force mon père à lever son cul ! Ce talent, mais ce talent ! Par contre faudra le convaincre et ça c’est une autre histoire. C’est donc pour cela que je fais exprès de perdre afin d’avancer en me tenant bien droite avec un grand sourire jusqu’à lui plaçant les deux mains sur mes hanches dans une fierté victorieuse comme j’ai rarement connu. Qu’il ne se pleine pas, il lui reste le canapé ; sauf qu’il est encombré, des cadeaux, qu’il me répond…

Je me déconfis en regardant les autres avec une surprise me laissant perdue un instant. Heureusement, mon père la voit et change de sujet rapidement en se levant à grand renfort d’un effort surhumain pour un flic de sa qualité, me permettant de finir assoir à côté de Mallgreen avec un malaise dissimulé que je suppose tout égal que le sien.

Maman embrasse Papa pour le féliciter de sa migration tout en se dirigeant vers la cuisine, ce dernier s’arrêtant au bar pour attraper un nouveau jeu de couverts pas dessus celui-ci en bon pilier qu’il a l’air d’être, et Marshal regarde tout cela ce passer depuis l’entrée avec sa position d’attente habituelle. Comme si elle croyait pouvoir échapper à la cuisine de ma mère ! D’un autre côté je vois pas pourquoi elle le ferait…

Gâteau au yaourt et au chocolat, que les gens fassent leur choix ou prennent des deux ! Huit parts de chaque, y’en aura pas pour tout le monde à cause de moi, souligne Maman.

Aucun problème, râvie de prouver que le Système D est lâ seule orgânisâtion vâlable.

Le sourire est revenu et je recommence à être moi. D’un petit coup de coude à Mallgreen au moment où il réceptionne son assiette servie avec adresse par Maman, je le regarde de façon complice.

Alors, tu survies ?

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Charlie Reyes
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MessageSujet: Re: Lucky's {Charlie Reyes & Lucy Prissy}   Sam 1 Oct - 16:44

Lucy semblait fort amusée par sa proposition. Un peu trop pour son propre bien, en y réfléchissant à deux fois. Fort heureusement, elle se ravisa rapidement.

Contente toi d’être gêné et mâl à l’aise… nâturel quoi.

Touché. Une grimace amusée et un léger hochement de tête pour lui accorder le point tout en lui signalant que ça ne resterait pas impuni. Pas sur que Lucy comprenne le message muet, mais lui ne pourra pas dire qu'elle n'avait pas été prévenue. On se frappait sous la ceinture certes, mais il n'y avait pas à complètement oublier le code d'honneur pour autant. Un vrai combat d'hommes… Enfin, il se comprenait.

Il était encore à la recherche d'une réplique cinglante lorsque la porte s'ouvrit sur une femme d'âge moyen, dont l'expression faciale à sa vue le découragea immédiatement de poursuivre sa blague. Il eut juste le temps de prononcer un « bonjour » timide, avant que sa jeune hôte ne le pousse à l'intérieur de l'appartement sans trop se soucier du regard lancé par celle qu'il supposa être sa maternelle. Faisant de son mieux pour en faire de même, il se laissa guider jusqu'à un salon où l'attendaient une demi-douzaine d'autres regards à peu près aussi oppressants les uns que les autres, que l'adolescente entreprit de lui présenter un à un. Entre le père flic qui tirait la gueule, la mère sur laquelle il n'eut aucun mal à croire à cette histoire d'épines malgré le jeu de mots douteux, et la bande de potes incluant un sidekick black qui se résumait à ça, une gamine qui apparemment cachait très bien son jeu, une asiat victime de toutes les blagues qu'on nem ou qu'on nem pas, et un type beaucoup trop propre sur lui pour être honnête, il ne savait pas trop par où aborder la joyeuse clique. Heureusement, Lucy ne l'aida absolument pas en l'abandonnant au milieu de l'arène, sans oublier bien entendu de l'exposer à nu face aux autres, en même temps que le nouveau t-shirt. T-shirt sur lequel il aurait peut-être mieux fait, effectivement, d'écrire « Choléra ».

Serrant une ou deux mains et répondant tant bien que mal aux tentatives de sociabilisation d'en face, Charlie eut l'impression de ne pas trop mal s'en tirer. Au point que le sourire adressé aux deux autres garçons était presque entièrement honnête lorsqu'il eut à fixer son poignet pour comprendre avec quoi la jeune fille revenue plus vite qu'il ne l'avait craint l'avait frappé. Après avoir fait tourner le bracelet de cuir pour l'inspecter sous tous les angles et lui avoir lancé un regard interrogateur qui fut royalement ignoré, il se contenta d'un haussement d'épaule et d'un autre soupir amusé – certainement pas le dernier de la soirée. Et enfin d'écouter le bref «discours» de la birthday girl.

Les quatre autres, visiblement plus préparés que lui, ne se firent pas prier pour reprendre rapidement leurs places respectives autour de la table. Charlie, lui, eut besoin d'encore quelques secondes pour se diriger d'un pas témoignant bien de son assurance vers la seule chaise encore libre, évidemment situé juste à côté du chef de famille, toujours aussi visiblement ravi d'être là. L'observer ensuite négocier avec sa fille pour ne pas avoir à se lever fut une vision bien plus amusante qu'il ne l'avait cru, même s'il aurait largement préféré l'observer de beaucoup plus loin. Là encore, la scène ne dura pas assez longtemps pour être malaisante, et il fut assez soulagé de voir la gagnante du duel s'installer en le regardant avec un air plus ou moins satisfait.

-J'ai connu pire, répondit-il à son hôte qui, pour la première fois, semblait s'inquiéter de son ressenti. Et il ne mentait pas ; même s'il ne se sentait pas particulièrement à sa place, il n'était pas aussi mal à l'aise qu'il n'aurait pu l'être compte tenu des circonstances. Pas aussi « lui-même », s'il pouvait dire. Les amis de Lucy, s'ils étaient tous aussi particuliers qu'elle, chacun à sa manière propre, étaient loin d'être de mauvaise compagnie et surtout faisaient preuve de beaucoup de bonne volonté pour l'intégrer au brouhaha commun. Même ses parents, tout réservés qu'ils soient, semblaient assez sympathiques en soi. Il suffit d'ailleurs au jeune mutant d'une seule bouchée d'un délicieux gâteau pour s'en convaincre.

Prenant soin d'effacer d'un coup de langue les dernières traces de chocolat de ses dents, tant par souci esthétique que pour ne pas en perdre une miette, il adressa un large sourire à l'adolescente avant de se répéter.

-Clairement, j'ai connu pire.



_________________________________________________________



61 Cedar Street, Seattle WA – Dimanche 5 juin 2016, 13:35 PST

-Carlito, ven a comer !

La voix aigue de sa grand-mère, en visite depuis une dizaine de jours, traversait les murs et provoquait des crissements de dents. Il n'était vraiment pas mécontent qu'elle retourne au Mexique dès le lendemain. Même si c'était un réel soulagement de ne pas avoir à faire tourner le ménage – ou du moins ce qui en restait – absolument seul, le caractère invasif et la volonté de diriger de la vieille dame compensaient largement l'aide qu'elle lui apportait. D'autant plus que, ayant lamentablement échoué dans la mission qu'elle s'était fixée de sortir son quadragénaire de fils de son mutisme alcoolique, elle avait reporté l'intégralité de ses efforts sur son petit-fils adolescent et ce qu'elle considérait comme étant le mieux pour lui ; point sur lequel, étrangement, leurs points de vues respectifs ne se rejoignaient pas. Le «petit Carlito», fatigué et frustré de la tournure qu'avait pris sa vie récemment, l'évitait donc aussi soigneusement que possible en attendant le lundi matin. Surtout qu'il avait pour l'heure en tête des choses autrement plus importantes que la soupe au lentilles.

-Ouais ouais, j'arrive!

Assis sur la rambarde du petit balcon de sa chambre, le jeune homme tremblait légèrement. Dans une de ses mains se trouvait un bracelet de cuir clouté, qu'il ouvrait et refermait machinalement, en un geste devenu si naturel pour lui cette dernière année. Dans l'autre, le téléphone sur lequel était rivée toute son attention, le pouce suspendu au-dessus de la touche d'appel d'un numéro qu'il connaissait par coeur.

Il devait être près de sept heures du soir, chez elle ; peu probable qu'il l'interrompe dans quelque chose d'important. Mais ce n'était pas ce qui le retenait. Ce qu'il craignait, c'était sa réaction.

Car depuis les événements de la mi-avril, Charlie avait subitement coupé tout contact avec toutes ses connaissances newyorkaises. Il avait simplement enlevé la carte SIM dont ils avaient le numéro, ne voulant pas avoir à recevoir leurs messages et leurs appels. Cette disparition totale impliquait la quasi-totalité de l'Institut… Et surtout, elle. Elle ne savait pas ce qui était arrivé. Peut-être ne savait-elle même pas qu'il était toujours sur la côte Ouest. Quant à lui, il ne savait pas comment lui parler. Elle comprendrait, cela ne faisait aucun doute… Simplement, il n'avait eu jusqu'à présent ni l'envie ni la force d'expliquer. Il voulait tourner le dos à tout ça, pas recevoir la pitié des gens – surtout pas la sienne. Il était donc resté caché, par facilité… Et le temps avait passé, beaucoup plus vite que prévu. En voyant la date, si importante, sur le calendrier de la cuisine, il s'en était rendu compte. De ça, et du fait qu'il était largement temps de changer quelque chose. Il était prêt, maintenant.

Il aimait à croire qu'elle n'avait peut-être même pas remarqué son silence, trop habituée à parler seule. La vérité, c'est qu'il était à peu près certain qu'elle lui en voulait terriblement. Peut-être lui pardonnerait-elle rapidement, comme à chaque fois. C'était dans son caractère, elle explosait vite et se calmait tout aussi vite – même si elle faisait tout son possible pour ne pas le montrer, trop bornée et trop heureuse de le forcer à s'excuser pour la millième fois. Un petit jeu auquel il se prêtait toujours sans broncher. Ou peut-être que cette fois-ci, ce serait différent. Peut-être qu'avec presque deux mois sans la moindre nouvelle, il lui avait fait un affront au dessus duquel elle ne pourrait pas passer. Peut-être qu'elle lui réserverait le même traitement. Ou peut-être qu'elle ne lui adresserait plus jamais la parole. Ce serait justifié, il n'en doutait pas. Il n'essayerait même pas de la convaincre de quoi que ce soit. Seulement de lui donner l'explication qu'elle aurait dû recevoir plusieurs semaines plus tôt. Est-ce qu'elle l'accepterait ou non, il n'y avait qu'un moyen de le savoir. Et c'était maintenant.

Avec une inspiration qui lui sembla extrêmement douloureuse, il appuya sur la touche avant de porter l'appareil à son oreille. La sonnerie fut la plus longue qu'il n'avait jamais entendu, et lorsqu'il entendit quelqu'un décrocher à l'autre bout, il avait l'impression que son coeur allait sauter hors de sa poitrine.

-C'est moi, articula-t-il à bout de souffle. Une information qui semblait bien ridicule par son manque de précision, mais il savait qu'elle lui serait plus que suffisante.

-Joyeux anniversaire.


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Lucy "Lucky" Prissy
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MessageSujet: Re: Lucky's {Charlie Reyes & Lucy Prissy}   Lun 10 Oct - 14:20

Mallgreen avait connu pire ; niveau survie ? J’aurai été curieuse d’en savoir plus mais, pour des questions de propreté, j’attendrais d’être sortie de table pour lui tirer les vers du nez. Mais bon, le meilleur du pire reste à venir. Il y a la bouffe, oui, mais ma pensée ne va pas vraiment à cela puisque ma mère cuisine bien. Suffisamment bien pour que Charlie connaisse clairement pire, d’ailleurs. Ça me fait sourire en réponse, avant que je ne me débarbouille à mon tour mains et lèvres à coup de serviette de table, et la fête continue. Les cadeaux me foutent un malaise monstre, n’ayant rien à faire d’autre qu’accepter et remercier parce que même blaguer sur la pertinence de certains m’est difficile, mais heureusement je commence à me faire tailler pour détendre l’atmosphère et peux répliquer avec la même hargne. Et puis, la survie finale de la soirée reste le karaoké : à tous d’avoir la honte et le sourire !


***
Dimanche 5 Juin 2016 – 04 : 30 P.M.

Un énième sms me prévient que je vais être en retard, me laissant l’occasion de répondre une nouvelle fois que c’est ma surprise de cette année : mon horaire d’arrivée. Je suis occupée, c’est pas difficile à comprendre. C’est peut-être le week-end mais ce n’est pas le week-end pour tout le monde et, sans rien avoir à reprocher à mes potes que je ne côtoie plus autant par déscolarisation, je garde des horaires similaires à leurs cours : faut pas me demander d’être à la maison avant cinq heures de l’aprèm’. Même pour mon anniversaire.

Je remonte Baxter Street depuis Hester Street, longeant la Public School 130 non sans trouver cela ironique, comme je l’ai fait toute la semaine. C’est Flori, l’un des sdf de Little Italy, qui m’a donné le tuyau et je fais ma partie à présent. J’ai suffisamment suivi et observé pour passer à l’action, à mon sens, et déambule parfaitement normalement malgré la température. La veste cargo en vrai faux-cuir me laisse pleine de gratitude envers ma régulation thermique et s’ouvre sur une sweet-shirt à capuche bien imprégnée à l’inverse du pantalon en coton et des bottes souples et montantes, bien plus neuves que le reste. Enfin, le reste à l’exception des gants même si ceux-ci sont, pour l’heure, rangés dans la veste suscitée au côté de ma balle rebondissante, mon cran d’arrêt, mes lunettes de soudure bidouillées et mon téléphone. Des diverses poches occupées, seule une est entrouverte : celle de mon portable. D’une part, il en sort une chainette accrochée à l’un des passants de ceinture et, de cette même part, les écouteurs s’échappent jusque dans mes oreilles. Veste mise à part, je dois avoir l’air presque normale et me comporte de cette façon lorsque je pénètre dans l’impasse entre le 143 Baxter Street et le 179 Grand Street, grimpant le portail avec une normalité toute aussi absolue afin d’accéder au pseudo-parking et aux portes qui se trouvent derrière. Personne ne fait réellement attention, la question étant moins de ne pas se faire remarquer que de se faire oublier et c’est selon ce bon principe que rentre dans le bâtiment comme je rentre chez moi. Je grimpe les escaliers comme je l’ai fait tous les jours de la semaine et intercepte Nanoo dans le couloir, la bousculant alors qu’elle s’en va de chez elle en rangeant la clé dans sa poche, comme tous les jours à cet horaire ; une autre qui ne connait pas les week-ends. M’immobilisant à son côté, pied bien appuyé sur le sol, je m’excuse et prend des nouvelles de Dessie, son mec, avant de la regarder s’en aller en continuant dans le couloir également, mon pied laissant paraitre la clé d’appartement qu’il écrasait l’instant précédent. Nos dos tournés, je sors mes gants je sors mes gants et les enfile ; ils sont cloutés au niveau des doigts et du dos de la main, offrant le double avantage de ne pas laisser d’empruntes digitales sur ce que je touche et de faire de belles marques sur ceux que je frappe, quand cela arrive.

Je m’en retourne rapidement à la clé une fois le champ libre et la ramasse avant de prendre en photo le numéro d’appartement avec mon téléphone. Cela fait, je tourne la serrure et entre le plus tranquillement du monde, refermant derrière moi et m’en allant ouvrir la fenêtre donnant sur le bâtiment d’à côté. Je ne prends même pas la peine de fouiller la pièce principale, laissant là canapé de cuir et télévision plasma pour ouvrir les portes des autres pièces ; une chambre pour le couple, une pièce qui sert de débarra à bordel comme s’ils étaient en déménagement et enfin une salle avec divers jeux rétros depuis une cible pour fléchette à un babyfoot. Le tour fait, je regarde la cuisine à part ainsi que la salle de bain et retire mes écouteurs, convenant que je suis définitivement à la bourre alors que la musique s’arrête. Commençons par le commencement : les photos. Chaque pièce l’est prise avant que j’en passe à celle où il me semble le plus probable de trouver ce que je cherche, le débarra.

Le carton plus proche de l’entrée me semblant stupide, je commence à en déplacer certains pour accéder à plusieurs autres. Seuls les ouverts m’intéresse et je farfouille assez rapidement, n’ayant que faire des effets personnels. Mon téléphone vibre de nouveau, insistant pour me faire comprendre qu’il s’agit d’un appel cette fois. Avec un soupire, je replace l’un des écouteurs à l’une de mes oreilles, gardant le micro non loin de la bouche, et décroche sans aviser le numéro. Je n’ai pas le temps de râler qu’une voix de m’étant plus familière s’introduit d’une manière qui m’est bien plus familière sur un ton qui ne l’est pas du tout, familier, dans les souvenirs que j’ai de la personne tout du moins.

Mallgreen, Charlie Stone ; ironique aussi d’avoir de ses nouvelles en ce moment précis, considérant comment on s’est rencontré. Je sais plus la dernière fois que j’ai eue des nouvelles mais lui c’est pas la déscolarisation qui a mise de la distance. C’est l’absence de réponse de son côté qu’a foutu un vide. Et il continue quelque temps alors que je poursuis dans les cartons avec un peu plus de lenteur.

Qu’est-ce que j’ai pensée de sa disparition ? J’aimerai dire que je n’en ai rien pensé, que c’était juste une personne de plus à disparaitre sans que l’on sache jamais ce qui leur est arrivé ; ça arrive régulièrement et parfois l’ignorance est meilleure que la connaissance. Je n’en suis pas réellement capable cependant et c’est pour cela que j’ignore quoi répondre. Je vais retomber sur mes pattes, je le fais toujours.

On s’appelle que quand on â quelque chose à ce dire, hein ? Prochain coup d'fil dans trois mois âlors. M’enfin bon, cool de t’entendre.

Je suis méfiante, plus que je ne voudrais, mais plus expéditive que froide, c’est toujours ça.

Lâ fin d’année scolaire doit être chargée, vu comment tu souffles. Ton internât tous frais payés doit pâs plaisanter âvec lâ réussite. Et si, çâ m’intéresse : c’est pâs parce que j’ai plus école que j’ai plus d’intérêt pour ceux d'mes potes qui s’y trouvent encore. Il te reste combien d’années à tirer d’ailleurs ?

Je balance lourdement l’un des effets personnels encartonné de mes hôtes du jour dans le papier plastifié de son carton après avoir constaté qu’il n’y avait rien d’intéressant pour moi dedans, passant rapidement à un autre. Les boîtes à chaussures sont cool pour ça, t’ouvre le couverte et tu vois tout. Les cartons sont plus chiants, faut fouiller puis replacer. Le pire c’est les livres et les magazines, super-pratiques pour planquer quelque chose dessous sans que ça ce voit et t’as toujours de belle surprise quand tu les feuillettes. Y’a vraiment des gens qui ne sont pas encore passés à l’ère du numérique pour leur porno…

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Charlie Reyes
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MessageSujet: Re: Lucky's {Charlie Reyes & Lucy Prissy}   Lun 21 Nov - 11:19

Son pouls s'emballa encore plus lorsqu'il entendit la voix bien connue à l'autre bout du fil. Il ne savait pas encore ce qu'elle avait à lui dire, le simple fait de l'entendre après tout ce temps suffisait à le déstabiliser. Il lui fallut un effort considérable pour maîtriser sa respiration et écouter calmement la réponse de son interlocutrice.

Réponse qui fut aussi cassante qu'attendu, faisant apparaître sur le visage de l'adolescent un sourire amer. Cependant, le ton n'était pas celui auquel il s'était préparé. Il lui était assez difficile de déterminer si elle s'en fichait complètement et qu'elle l'attaquait par simple automatisme, ou bien si elle ne camouflait qu'à moitié une certaine rancœur. Il n'avait en règle générale pas de soucis à interpréter ses tirades – ou du moins c'est ce qu'il aimait croire – mais ce n'était de toute évidence pas le cas aujourd'hui. A quoi cela était dû, il n'en savait rien et n'avait aucune envie d'y réfléchir ; il savait pertinemment qu'aucune des raisons qu'il serait capable d'imaginer ne lui plairait.

Il fut tout de même agréablement surpris en apprenant qu'elle se souvenait de sa date de naissance, même approximativement, et surtout qu'elle le lui signalait. C'était une forme d'attention atypique pour elle, et par conséquent un bon point pour lui. Son sourire devenant plus sincère, il se perdit quelques instants dans des films qu'il avait cru oubliés depuis des semaines, avant de les effacer en secouant doucement la tête. C'était ridicule.

La suite lui confirma ce qu'il savait déjà : elle n'avait aucune idée de l'endroit où il se trouvait, encore moins de ce qui était arrivé. Rien d'anormal ; même si elle avait voulu faire la démarche de s'y intéresser, elle n'avait aucun moyen de l'apprendre. Elle ne connaissait aucun de ses amis, n'avait aucun contact sur le sujet, et ne connaissait ni le nom ni l'adresse de son «internat tous frais payés», même si quelques recherches sur Rachel auraient pu résoudre ce dernier point relativement facilement.

Les questions étaient posées, c'était maintenant son tour d'apporter des réponses. C'était la principale raison de son appel, après tout. Il n'avait pas la moindre idée de comment il était sensé commencer. Il ne savait même plus ce qu'il avait voulu lui dire. Un raclement de gorge lui fit gagner quelques instants pour réfléchir, avant d'entamer d'une voix hésitante.

-J'y suis plus. Il s'est passé… Y a eu des changements. C'est compliqué.

Ca ne l'était pas réellement. Il n'avait simplement aucune envie de lui expliquer, il venait de le décider à l'instant. Il ne souhaitait finalement voir se concrétiser aucune des réactions potentielles auxquelles il pouvait s'attendre face à une telle annonce.

-Je me suis fait virer. Une connerie. Pas vraiment ma faute. Pas totalement. Bref. Je suis à Seattle, chez mes vieux. Pas moyen de faire autrement. Je suis en école de photo, maintenant. C'est plus tranquille, plus utile, et ça donne un diplôme tout à valable. Ca me laisse quand même encore deux ans à tirer, mais ça va.

Entre autres choses, il avait appris durant la dernière année à être un menteur un tant soit peu crédible. Un point sur lequel il était devenu obligatoire de travailler après l'infiltration chez Abraham Blackwood. Mais cette fois-ci, le cœur n'y était pas. Quand on ne parvenait pas à se convaincre soi-même, il était assez improbable de convaincre qui que ce soit d'autre. Il comptait simplement sur le fait que le quelqu'un d'autre en question soit trop occupé ou pas assez intéressé pour relever son manque de conviction.

De l'intérieur se firent entendre des pleurs de bébé, suivis de près par une voix de dame rouspétant avant de hausser le ton pour s'adresser à lui et lui rappeler une fois de plus en espagnol que la soupe attendait toute son attention. Il ignorait si cela pouvait s'entendre à travers son téléphone, mais il n'y réagit pas, conscient que les lentilles ne disparaîtraient pas avant qu'il arrive. La main tenant le bracelet prenant appui sur la rambarde sur laquelle il était perché, il pivota d'un mouvement fluide pour faire basculer ses jambes du côté extérieur du balcon. Il pouvait parfaitement prévoir la réaction de sa grand-mère lorsqu'elle le trouverait dans cette position. Inutile de lui expliquer qu'il n'avait aucune raison de craindre une chute éventuelle, et que même sans tenir compte de sa mutation, son sens de l'équilibre était suffisamment entraîné pour qu'il n'y risque rien ; c'était comme le vélo, ça ne s'oubliait pas. Elle n'écouterait aucun de ses arguments, mais ça n'avait aucune importance : en la matière, il était son digne héritier.

-Et toi, tu fais quoi en ce moment, du coup?

Des banalités, il en avait un tas à disposition. Pour l'instant, il voulait juste continuer la conversation aussi longtemps que possible, tant qu'il ne serait pas interrompu ou qu'elle ne s'en lasserait pas. Peu importe si la discussion n'avait aucun intérêt, être simplement en contact avec elle lui convenait parfaitement, pour le moment.

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Lucy "Lucky" Prissy
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MessageSujet: Re: Lucky's {Charlie Reyes & Lucy Prissy}   Dim 11 Déc - 16:17

Je m’arrête un instant à la déclaration de Mallgreen quand au fait qu’il ne soit plus dans son institut privé et privatisant, y réagissant bien plus qu’aux bruits et silences qu’il a fait précédemment.

Les changements c’est toujours compliqué. S’hâbituer à lâ nouveauté, âdapter l’ancienneté, tout çâ tout çâ.

Je fais parti du compliqué, je le sais bien. J’ignore si j’aide beaucoup dans ce cas d’ailleurs considérant que je suis compliquée de nature. Je ne dirais pas que je m’en fous d’ailleurs, juste que je suis occupée à faire plusieurs choses en même temps et que l’autre me perturbe un peu. Refoutant les magasines dans leur carton, je pousse un soupire puis m’interrompt à la grande révélation. Charlie Stone c’est fait virer pour une connerie et est retourné chez ses parents à l’autre bout des Etats-Unis. Con pour lui, chiant pour moi. Pire, il a repris des études là-bas. Chiant pour lui, con pour moi.

Deux ans à tirer dans une école t’apprenant à tirer des portraits, tu mériterais qu’on te refasse le tien.

Le Mallgreen semble peut-être absolument pas convaincu par son diplôme et le fait que les années à tirer aillent mais j’en ai un peu rien à foutre. Ouais, à défaut de pouvoir avoir les boules j’ai un peu les glandes et je le manifeste. C’est salaud de le blâmer considérant que je suis parti sans rien dire de Chicago et qu’aucun de mes amis de Windy ne sait ce que je suis devenue mais j’avais de bonne raison, pas juste une connerie. Passer des mois sans nouvelles parce qu’on a rien à se dire, ça me va. Rappeler pour dire qu’on se verra plus jamais car on a foutu le camp à quatre mille bornes, beaucoup moins. Heureusement, j’ai des cartons sur lesquels me concentrer et j’en fouille un nouveau, bazardant un peu ce qui s’y trouve.

Les pleurs de bébé m’interpellent et la connerie me saute à la gueule plus que l’odeur qui doit motiver les pleurs de celui-ci tandis que les râles étranges de la dame me fait me rendre compte de la stupidité de l’idée précédente ; Mallgreen, avoir un gosse… Je doute déjà fortement qu’il soit capable d’avoir une copine alors cramer la capote leur d’une première nuit est très improbable. Surtout dans un internat tout frais payés. Et dans le fait que le bébé met quand même neuf mois à être livré par la cigogne ; la cigogne étant le non d’oiseau que j’accorde à la copine inexistante du Mallgreen. Bref, je m’égare.

Et toi, tu fais quoi en ce moment, du coup ?

Je suis dans les cartons. Mais pâs les miens, j’te rassure. Pâs que j’aurai prévenu si j’âvais déménagé, l’USMS n’aurait pâs voulu que j’l’fasse, mais… ouef, de toute façon l’USMS ne voudrait pâs que je fasse ce que je suis en train de faire de toute façon.

Sont chiant. L’USMS. Les cartons aussi cela dit : je trouve rien. J’en ai pas fait beaucoup, même si c’est déjà un bon pourcentage, et je me dis qu’en cas de perquisition c’est peut-être le premier endroit où les bleus chercheraient donc que les choses d’intérêt ont été mise ailleurs. Je refous les choses en place du coup, même si ça prend un peu plus de temps pour que ça ressemble pas trop retourné.

Çâ t’aide pâs, hein ? Je te ferais bien deviner mais t’es à quatre mille borne de là donc le temps que tu trouves j’me serais faite attrâper. Ouais, je te fais mâriner mais c’est mâ manière d’te cuisiner. Je suis juste pâs lâ meilleure personne en cuisine, donc faut pâs  t’inquiéter si tu finis noyé. J’préfère çâ à être grillée. Logique.

J’ai sérieusement pris en niveau depuis qu’on c’est rencontrer et je souhaite bonne chance pour qu’il teste encore, même si ça ne se fera plus en face à face. Fais chier ça. Je referme le carton et le repousse avec les autres, sortant de la pièce pour faire un tour des quatre murs de l’horizon bas de plafond où je me trouve.

Lâ question à plusieurs milliers de dollars et plusieurs heures de garde à vue est lâ suivante : dans un appartement âvec entrée-pièce principâle, chambre de couple, débarrâ, salle de jeux rétros, cuisine et salle de bain, où tu planquerais lâ dope que tu reçois tous les vendredis soirs au McDrive du coin et que tu refourgues pendant lâ semaine suivante ? Pâs possible que tout parte en un Week-end hein ?

Tournant en rond dans la pièce principale suscitée, je grimpe sur le dossier du canapé pour faire un peu d’équilibre et avoir un point de mire plus central. Après un soupire, je me gratte l’arrière de l’oreille et sors ma balle rebondissante avant de la lâcher le plus neutrement possible et de suivre ses rebonds du regard. Après quelques secondes et acquiescement de la tête un peu con en écoutant le pauvre Charlie et en me faisant une réflexion à son sujet.

En fait, çâ m’étonne pâs que tu t’sois fait renvoyer pour une connerie. Charlie et Connerie, çâ rime. Et toutes les prophéties du monde te diront çâ, quand çâ rime c’est vrai. Faut juste croire dans les Prophéties. Sachant que çâ rime aussi âvec Conneries. Conclusion ?

Je saute du divan pour suivre ma balle qui se dirige vers la chambre, restant aussi silencieuse dans mes déplacements que je ne le suis pas dans ma discussion, et conclus afin d’apporter la vérité à tout cela.

Conclusion j’ai raison. Et du fait t’âs tord. Mais pâs autant que quand t’âs foutu l’camps, j’te rassure.

Je sais presque ce que je fais, contrairement à ce qu’il semble à tout le monde moi incluse. Ramassant ma balle et pénétrant la chambre, je fais vite-fait le tour du mobilier classique à l’exception d’une armoire un peu grande. Une photo plus tard, c’est du fait vers celle-ci que je me dirige et l’ouvre pour constater qu’elle inclut une penderie avec des affaires de toute saison. Les tiroirs sont la première chose que je m’en vais retourner.

Commence à faire des économies, dans deux ans tu rappliques ici. J’aurai un job pour toi, si je suis encore en vie d’ici là. Tu f’râ des r’cherches sur l’USMS et tout, je suis sure qu’tu finirâs par comprendre.

Calçons et culottes ne m’intéressent pas vraiment, même si je note quelques similitudes avec les magasines vus précédemment, et j’ai vite fais le tour des tiroirs du coup. M’en reste à faire les poches et ça m’emmerde bien que ça ne soit pas celles de personne ; d’un autre côté, ça m’emmerderait encore plus qu’il y ait des personnes en fait. Faire les poches c’est plus intéressant quand il y a des gens accrochés avec mais là des gens seraient des témoins. Les flics seront au courant mais pas trop tôt non plus.

Attends une seconde…

Faire les poches c’est intéressant mais c’est facile ; sauf les poches intérieures. Mais ce qui me fait tilter, c’est pas tant les poches intérieures que les doublures de vestes d’hiver, doublures pour la plupart fermées avec des fermeture éclair et rembourrées. J’ouvre et souris avec un énorme contentement, ne tardant pas à prendre une photo.

Çâ, c’est pâs de lâ neige artificielle mais çâ ressemble bien à noël quand même. Excuses-moi, j’vais devoir appeler les flics du coin pour signâler une intrusion dans un appartement, j’te rappelle dès que c’est fait. Ok ?

Les bleus ont pas besoin de mandat pour entrer chez les gens si un individu suspect s’y trouve ; rien n’a jamais été dit que l’individu suspect ne devait pas se trouver du côté des flics. Enfin, officieusement.

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