AccueilPortailCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 A French Connection {Abraham Blackwood}

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage
Abraham Blackwood
Agent du BAM Delta
avatar

Messages : 366
Date d'inscription : 16/01/2014
Age : 35

MessageSujet: Re: A French Connection {Abraham Blackwood}   Dim 17 Juil - 15:15

Abraham sourit de la réponse. Il ne doutait pas qu’une majorité des prénoms passent à la trappe. Et encore, si elle en retenait la moitié, ce serait déjà largement miraculeux. Retenir des prénoms, c’était tout simplement la barbe quand trop était annoncé d’un coup, il en était bien conscient. Et puis, si elle atteignait le 50%, ce serait largement suffisant pour des personnes qu’elle ne verrait qu’une fois dans l’année. Et encore. Lui-même ne venait pas tous les ans. Il essayait mais n’y arrivait pas toujours. Tout dépendait des événements. Cette année en revanche, bien qu’il ne voie pas ça comme une corvée de venir voir la famille, il avait plus que rempli son quota.
Après cette réflexion, il se rendit compte qu’il intégrait déjà la jeune femme aux réunions de famille. Et que peut-être elle n’en avait pas envie. Peut-être que lui demander son avis pourrait être un bon départ. Même si, pour celle-ci, c’était entièrement de sa faute. C’était elle qui avait débarqué et elle qui avait dit oui à Clara. Il était innocent. Non mais. Et totalement ravi de sa présence.

Au sourire de Rachel, il fut satisfait, interprétant cette réaction comme positive. Il n’était pas toujours aisé d’être balancé sans préavis au milieu de la belle-famille, d’autant plus quand on ne la connaissait. Et c’était sans oublier le barrage de la langue. Tout pour faciliter le moment. Observant sa grand-mère qui l’ignora avec superbe, il ne dit rien et attendit qu’elle reparte pour tenter de s’adresser à la jeune femme. Tenter seulement puisqu’il se retrouva avec un verre de champagne dans les mains. Soit. Pourquoi pas. Son discours s’adapta.

« Tu n’es pas obligée de le boire, si tu laisses ton verre sur la table pour demander autre chose, il trouvera preneur avant que tu n’es le temps de t’en rendre compte. Sans dire que nous avons à peu près tout dans le réfrigérateur, je peux aller te chercher du jus de fruits, du soda ou descendre à la cave pour un autre alcool si tu préfères. Dis-moi juste si le champagne te convient ou si tu veux autre chose. »

Il s’apprêtait à revenir sur les propos de sa grand-mère mais ce fut cette dernière qui lui coupa l’herbe sous le pied alors qu’elle revenait les bras chargés d’un plat qui, à l’odeur, devait être du foie gras poêlé. Donc, si elle n’avait pas changé de recette, il devait y avoir des pommes aussi … Son ventre gargouilla immédiatement. Il tendit les bras pour l’aider mais elle se déroba.

« Bee, tu veux bien appeler tes cousins s’il te plait ?
- Bien sûr. répondit-il avant de s’éclaircir un peu la voix Alyssa, Eliott, Thomas, à table ! »

Cri de ralliement universel, il ne fit sortir, un instant après, que la demoiselle de dix-sept ans. Tout sourire, elle vint embrasser son cousin avec entrain.

« Je ne savais pas que tu étais là !
- Pourtant, nous n’avons pas été spécialement discrets …
- Oui mais avec ça … commença-t-elle en désignant le portable qu’elle tenait d’une main auquel était branché une paire d’écouteurs
- Ha ha ! Ce n’est pas moi qui te le reprocherais ! Au fait, je te présente Rachel. Rachel, Alyssa. puis, poursuivant pendant que cette dernière adressait un petit signe de tête à la jeune femme accompagné d’un sourire timide Tu sais où ils sont les deux autres ahuris ?
- Dans leur chambre. Enfin, la dernière fois que je leur ai parlé et que je les ai vus, c’était là qu’ils étaient en tout cas. »

Il patienta un peu pendant qu’elle rejoignait ses parents en jetant un petit coup d’œil à Rachel. Elle pensait bien la reconnaître mais elle avait quand même un doute. Et elle n’oserait jamais demander à l’intéressée directement. Elle attendrait plutôt l’occasion d’interroger son cousin discrètement et sans témoin. Sa grand-mère eut le temps de faire un autre aller-retour mais toujours rien. Il soupira et lâcha sa remarque en anglais sans y réfléchir.

« Ils sont chiants quand ils s’y mettent. Je me demande si je l’étais tout autant à 19 ans moi … Oublie, ma mère te dirait sûrement que oui. »

Puis il se mit à sourire. Sourire qui trahissait une intention pas très charitable à leur encontre.

« Ha ha … attend, ils vont voir … énonça-t-il en se dégageant doucement du bras de Rachel Je te reviens tout de suite. »

Sans prévenir personne, il se téléporta. La seconde d’après, un double cri de surprise assez sonore s’échappait de l’étage. Celle d’après, l’américain était de nouveau sur la terrasse, hilare, et retendait son bras à Rachel. Rire qui gagna tout d’abord les parents des victimes puis tout le reste de la tablée. Ils n’eurent pas à attendre bien longtemps pour que les jumeaux fassent leur apparition, leurs émotions oscillant entre la surprise maintenue, l’acceptation de la blague, le rire et un peu de colère malgré tout.

« P’tain, sérieusement Bee, t’es con …
- Regarde-moi ça … en plus ça le fait marr … er. »

De variable, leurs émotions se fixèrent, de façon synchronisée, sur une seule valeur : l’ébahissement ahuri. Avec l’option air idiot, bien entendu. De nombreux sourires en coin apparurent sur les lèvres des attablés. Abraham soupira doucement en secouant la tête.

« Rachel, je ne te présente pas les jumeaux … Les jumeaux, Rachel. »

Aucune réponse ni réaction ne vint de leur part, absence qui irrita quelque peu leur paternel. Il ne s’attendait pas non plus à ce qu’ils lui fassent la bise mais le minimum ne mangeait pas de pain.

« Dites donc les garçons, ce n’est pas comme ça que nous vous avons élevé …
- ‘chanté.
- ‘chanté. »

Romain leva les yeux au ciel pendant que les jumeaux allaient s’asseoir, tout penaud en se regardant. Judith reprit à l’intention de Rachel, dans un anglais où perçait désormais une légère pointe de français.

« Pardonnez-les. Ils sont dans une période où la vue d’une jeune femme les trouble un peu. Et c’est d’autant plus marqué lorsqu’elle est jolie. Ils vont juste éviter de vous regarder pendant un petit moment, le temps de s’en remettre. »

Souriant et vérifiant que son amie n’en prenait pas ombrage, le sujet de la fête presque surprise l’entraina doucement vers deux chaises côte à côte à un bout de la table. Il lâcha son bras pour tirer doucement la chaise et l’invita à s’asseoir, la repoussant doucement quand elle fut devant avant de prendre place à ses côtés. Il regarda l’assemblée avec un sourire heureux avant de se regarder Rachel avec un sourire ravi.

Le repas allait bien se passer, il en était sûr.

_________________

Beam me up Scotty !

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Echo
X-Men Oméga
avatar

Messages : 1011
Date d'inscription : 10/05/2012
Age : 23

MessageSujet: Re: A French Connection {Abraham Blackwood}   Ven 22 Juil - 11:32

L’Echo fixa Abraham alors qu’il lui offrait une nouvelle occasion de rester un peu à l’écart du groupe familial, toujours animé de cette même bienveillance. C’était une chose qu’elle appréciait chez lui, une chose que très peu se permettaient d’avoir lorsqu’ils la connaissaient plus ou l’avaient vue en action. La jeune femme ne doutait pas de ses paroles et lui sourit en remerciements sans répondre plus, ne se débarrassant pas de son verre pour autant et se contentant de confirmer que le champagne lui convenait. C’était mignon que voir l’homme être aussi réactif pour des détails qui lui échappaient encore mais il n’y avait pas à s’affoler et l’Echo descendit son verre d’une seule traite, comme elle buvait de l’eau. Cela passé, elle tâcha de rester parfaitement calme.

Plus qu’à l’arrivée de Mari la Grand-Mère qui s’en venait avec du foie gras bien odorant et accompagné de pommes, faisant se détourner le visage de Rachel pour que tous les sens s’accordent sur le plat. Si cette simple entrée lui plaisait déjà beaucoup, le gargouillement d’Abraham lui arracha un petit rire et elle se retourna vers lui avec son sourire enfantin. Ses lèvres se refermèrent sans se détordre pour autant alors que l’homme s’en allait aider et se faisait rediriger, la jeune femme l’accompagnant paisiblement. Sans comprendre la demande par les paroles, l’action lui permis de saisir et elle se dit qu’Eliott et Thomas étaient des noms qu’elle avait déjà entendu ; même si elle les retenait, elle n’aurait toujours pas un pourcentage de réussite suffisant pour qu’il eut contenté sa belle-mère durant sa scolarité mais elle-même en serait pleinement satisfaite. Retenir les noms était à sa portée, même si elle n’y avait pas pensé immédiatement, mais Rachel n’escomptait pas user de la mémorisation photographique pour cela. Sans être une question d’importance, elle considérait simplement que ce n’était pas nécessaire et cela avait été confirmé par l’autorisation d’oublier.

Regardant une adolescente sortir et venir embrasser Abraham, Rachel  en déduisit qu’il s’agissait d’Alyssa et tâcha de ne pas gêner les retrouvailles. Cela ne dura pas longtemps avant qu’il fasse les présentations et la jeune femme s’inclina légèrement de la tête comme du buste de façon bien plus paisible que son interlocutrice dont la timidité fit sourire avec une pointe de bienveillance. Laissant les choses se poursuivre, elle attendit au côté de l’homme même si elle surveillait plus les allers-retours de Marie que l’arrivée de Thomas et Eliott.

Ils sont chiants quand ils s’y mettent. Je me demande si je l’étais tout autant à 19 ans moi… Oublie, ma mère te dirait sûrement que oui.

L’Echo sourit de concert en laissant la remarque s’évaporer puis levant les sourcils d’interrogation alors que le sourire d’Abraham lui sembla porteur d’une idée qu’il confirma l’instant d’après avec un rire et en reprenant sa liberté. Ramenant ses mains dans son dos, la gauche saisissant le poignet de la droite et se reposant contre son postérieur, la jeune femme attendit simplement que l’homme disparaisse et réapparaisse par démolécularisation afin de surprendre ses cousins, chose qui fonctionna parfaitement et fit rire tous les présents de façon graduelle.

Rachel les regarda avec ce fin sourire qui ne la quittait plus, continuant d’observer les deux autres adolescents mentalement, et se dit qu’elle ferait mieux d’avertir que ce n’était pas une bonne idée pour Abraham de lui faire cela un jour. Oui, il était indiscutablement l’une de seules personnes à pouvoir la faire sursauter. Mais il y avait des risques à cela. La parole ne vint jamais car les jumeaux descendirent rapidement, toujours sous le coup de leurs émotions. Et si Abraham prit la peine de ne pas présenter les jumeaux, ce qui fit hésiter la jeune femme puisque ça ressemblait vachement à une présentation même s’il était assez aisé de déduire qu’ils s’agissaient d’eux les jumeaux, le paternel des deux – Romain si elle ne se trompait pas – fit une remarque pour qu’eux se présentent. Ce qu’ils firent à moitié et malheureusement sans changer de moitié fonction du jumeau. La jeune femme s’inclina légèrement de nouveau.

La mère ne tarda pas à intervenir à son tour et l’Echo n’avait pas d’hésitation quand à son nom à elle, comprenant sans peine l’anglais britannique avec un peu d’accent français. Les mots l’amusèrent sans la surprendre, de part l’habitude qu’elle avait des diverses réactions qu’elle pouvait déclencher à l’Institut au gré de ses excentricités vestimentaires, et elle répondit avec un anglais américain bien prononcé.

Abraham peut leur conseiller la tête sous l’eau, cela a bien fonctionné pour lui.

Si l’Echo avait suffisamment de maturité pour ne pas tirer la langue au concerné, le regard qu’elle lui jeta devait être parfaitement explicite. Et il lui valut de se faire entrainer doucement jusqu’à une place à son côté, en bout de table ; l’instinct d’Abraham ne lui jouait pas de tour, c’était positif. Peut-être une rémanence de la cuisine mais limiter la zone que pourrait dégrader la jeune femme en mangeant était sage, même si elle s’était bien améliorée dans le domaine et pouvait le montrer quand elle le voulait.

S’asseyant en déposant sa trousse à main à son côté et en souriant à Abraham pour son geste de galanterie, Rachel regarda les autres convives en se remémorant leurs noms : Jean et Marie pour le couple âgé, Judith, Romain et Thomas/Elioth pour la première branche ainsi que Constance, Lucas et Alyssa pour la seconde branche avec en conclusion Clara. Elle avait tout le monde et tira également la chaise d’Abraham lorsque celui-ci se prépara à s’assoir, gardant poliment les mains sur la table et sur les couverts qui étaient, fort heureusement, limités à la trinité basique.

Le repas commença avec le foie gras aux pommes présenté précédemment, l’Echo attendant de voir si elle était servie ou si elle devait se servir seule sans réellement cacher sa préférence pour la seconde option. Mais Marie tenait à le faire presqu’autant qu’Abraham et Clara tenaient à l’aider, la jeune femme se satisfaisant de ce trio pour pouvoir être servie trois fois sans avoir à embêter la même personne. Si toute personne avait le droit de se servir à nouveau par la suite s’il en revoulait, ce ne fut pas nécessaire pour elle : triple portion, que ce soit en foie gras, en pain ou en pomme, cela lui allait comme entrée. Elle tartina avec habileté et mangea avec le même entrain qu’un petit-déjeuner, veillant néanmoins à ne pas se refaire le rouge à lèvres à coup de nourriture.

Vinrent ensuite de petits verres contenant une boule de glace à la poire baignant dans un alcool de poire, des choses qui surprirent Rachel à nouveau tant par le mélange que l’aspect bonne poire et la taille des contenants ; d’accord, il ne fallait pas dissoudre la glace trop vite mais il n’y avait pas beaucoup d’alcool pour le coup. Une chose qui lui fit demander à Abraham ce dont il s’agissait en réalité, même si elle gouterait sans soucis et à coup de tentative de cul-sec parce que l’alcool passait mieux ainsi. Une grimace amochée plus tard, encore rendue plus grotesque parce que c’était froid en plus d’être alcoolisé, et la jeune femme était prête pour la suite. Cette fois-ci, en revanche, elle se contenta d’une seule coupe, étonnamment. Et elle fut tout autant étonnée lorsque le trio de service défit le service en remportant couverts et assiettes pour en amener d’autres avec le plat principal.

Plat principal qui était de la viande blanche accompagnée de légumes compensant leurs tailles par leur nombre et dont l’Echo chercha à profiter du triple service à nouveau, plus pour la viande que les légumes d’ailleurs. Viande qu’elle enfourna rapidement, usant plus du couteau que de la fourchette et se réservant sa gêne afin de s’épargner au maximum les légumes malgré que quelques uns suivirent à nouveau malgré tout. C’étaient peut-être des légumes mais ils étaient bons. Mais c’étaient quand même des légumes. L’Echo n’aiderait pas à les finir. En revanche pour la viande blanche, s’il n’y avait plus de volontaires, elle était là. Et même s’il y avait des volontaires d’ailleurs.

Le service changea encore en prévision d’un nouveau service et de l’étape suivante du repas, celles des fromages. Et pour le coup, Rachel resta simplement à sa place parmi les odeurs fermentées plus ou moins prononcées. Ça ne la gênait pas, non, mais ça ne lui faisait pas tellement envie non plus. Elle comprenait que les Français aiment les fromages, c’était une de leur spécialité et il y avait parfois affiliation à l’odeur même si ce cliché-là était grandement exagéré, mais elle préférait se tourner vers la viande blanche ou le foie gras avec pommes. Ayant achevé le premier, elle demanda simplement le second à Abraham afin d’avoir à nouveau l’occasion de tartiner même si ce n’était pas tellement synchrone avec le reste des convives ; une chose que la jeune femme vivait d’autant mieux que la pomme était son fruit préféré. Et que de toute façon, elle ne comprenait pas la grande majorité de ce que disaient les autres convives, n’étant pas non plus synchrone dans les conversations. Elle n’avait rien contre y participer cependant et n’hésiterait pas à le faire si on l’impliquait dans sa langue natale, quand bien même elle parlait toujours peu. Et la bouche pleine aussi, accessoirement. A défaut de pouvoir tout faire en même temps, on ne pouvait lui reprocher de ne pas essayer.

_________________
Phénix

"Des monstres ont fait de moi un monstre,
Des divinités ont fait de moi une divinité,
Seuls les humains peuvent faire de moi une humaine."






731 Posts Rp
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Abraham Blackwood
Agent du BAM Delta
avatar

Messages : 366
Date d'inscription : 16/01/2014
Age : 35

MessageSujet: Re: A French Connection {Abraham Blackwood}   Ven 5 Aoû - 15:51

Les joues légèrement rosies, Abraham endura sans broncher le sourire amusé de sa tante qui ne jugea pas utile d’en rajouter. Il lui adressa un sourire éclatant en retour avant de répondre à Rachel, ignorant sciemment son regard puisqu’il savait parfaitement, merci bien, ce à quoi elle faisait allusion. Il réussit, sans trop savoir comment, à la guider vers le bout de la table pour l’y installer.

« Je pourrai. Mais ce serait nettement moins drôle. Autant qu’ils galèrent encore un peu. Ça leur fera les pieds, ils n’avaient qu’à descendre plus vite aussi voilà … »

S’il avait réfléchi sur les propose qu’il venait de tenir, il se serait rendu compte qu’ils n’avaient ni queue ni tête. Enfin, pris séparément, c’était bon. Ensemble, c’était un peu décousu. Oui, il aimait voir les jumeaux avoir du mal à s’en remettre, aucune solidarité masculine sur le coup. Mais qu’ils aient mis longtemps à descendre … ça n’avait aucun rapport avec Rachel. Là ou non, ils auraient mis, de la même façon, une plombe à descendre. Elle était juste la cerise sur le gâteau. Une très jolie cerise …
De fait, il ne tenait pas spécialement à ce qu’ils apprennent qu’il avait lui-même réagi peu ou prou de la même manière. Etait-ce plus justifié de sa part, plus légitime ? En avait-il davantage le droit suite à sa relation avec la jeune femme ? Il n’en savait rien et pour l’heure, il ne poserait pas la question, s’il la posait un jour, ayant bien mieux à faire. Comme par exemple, profiter de la présence et du sourire de l’intéressée.

S’il était prêt à s’asseoir, sa chaise décida de bouger d’elle-même, lui épargnant la peine de la tirer. Il se retrouva attablé comme par magie. Souriant, il remercia Rachel, puisque cela ne pouvait venir que d’elle à moins que ses cousins ne lui aient caché des choses, il jeta un œil à la table dans la foulée. Plusieurs options se présentaient à lui. Juste deux, en fait. La première, personne n’avait remarqué que sa chaise avait été, pendant un bref instant, mue par une volonté quais personnelle. Et la deuxième, sa favorite, s’ils avaient vu quelque chose, ils n’en avaient juste strictement rien à faire tant que la chaise ne décidait pas de leur piquer les fesses.

Alors que Marie commençait à servir ses convives, il se proposa spontanément pour l’aider, secondé par Clara. L’un comme l’autre se virent enjoints de rester assis sagement sans bouger. Point dont ils décidèrent tous deux d’ignorer sciemment, provoquant un bref bruit de désapprobation de la part de leur mère et grand-mère mais qui ne put faire autrement que de les laisser faire, justement. Pendant qu’il faisait le service, l’américain observa la technique de Rachel et approuva silencieusement. C’était une façon d’opérer plutôt originale … et diablement efficace en plus. Il n’était pas vraiment surpris dans le fond.

Il la laissa à son assiette quand, toujours en agissant outre les ordres de sa grand-mère qu’il suivit dans la cuisine, il se leva pour aller chercher les trous normands tout en remportant le foie gras et les pommes.

« Abraham mon trésor … c’est ton anniversaire, tu pourrais rester assis quand même.
- Le jour où tu décideras de ne plus cuisiner, peut-être.
- Autant dire jamais.
- Exactement. Et puis, tu sais bien qu’au-delà de ne pas me déranger, ça me fait plaisir de pouvoir t’aider. »

Il embrassa sa joue et repartit avec le plateau contenant les coupelles avant qu’elle ait le temps d’ajouter quelque chose. Il y avait également le fait qu’elle avait soixante-dix ans et que même si elle choisissait de ne pas le montrer, il voyait bien qu’elle se fatiguait plus vite. C’était sa fierté que de pouvoir recevoir et cuisiner pour tous mais lui, il tenait bien trop à elle pour la regarder sans bouger. Quitte à se faire réprimander un petit peu …
Il avait déjà servi la moitié de la table quand elle revenait avec la bouteille de liqueur pour ceux qui n’en avaient pas assez. Il termina par sa propre assiette avant de se rasseoir tout en posant le plateau non loin puisqu’il servirait aussi pour tout remporter. Il était prêt à asséner le premier coup de cuillère avec une motivation non feinte quand son amie l’interrompit en plein vol, lui demandant ce que c’était au juste.

« Ah pardon, on part du principe que tout le monde connait puisque c’est assez répandu en France mais c’est une erreur. Aloooors … sorbet maison à la poire expliqua-t-il en désignant la boule de glace et la liqueur à la poire qui va avec. C’est frais, c’est rafraichissant et ça facilite la digestion. Dans une mesure variable selon chacun, ça t’évite aussi d’avoir l’impression que ton estomac va exploser. Enfin, pour moi, ça marche plutôt bien. Si tu n’aimes pas, je suis volontaire. »

Mais son volontariat ne fut pas nécessaire. Il ne put s’empêcher de rire en la voyant grimacer après avoir sifflé toute la liqueur d’un coup. Il aurait peut-être dû la prévenir du degré d’alcool … trop tard. Cette fois, elle n’y revint pas. Sifflotant alors qu’il débarrassait, embarquant avec lui aussi bien les coupes que les couverts et Clara qui l’aidait, ils revinrent avec le suprême de dinde et ses petits légumes du jardin. Il put faire un nouveau constat alimentaire sur Rachel : la viande, oui, les légumes, le moins possible. Pauvres petits légumes. Ils allaient se sentir rejetés et mal aimés … mais dans l’absolu, ça en faisait plus pour lui et cela ne le dérangeait nullement de s’en faire péter la panse. Même s’il ne refusait jamais un bon morceau de viande, les légumes du jardin familial … voilà. Tout était dit : cultivés avec amour, ils étaient juste les meilleurs du monde. Non, aucune objectivité là-dedans.
Les plats restèrent suffisamment longtemps sur la table pour que chacun puisse se resservir à loisir, lui-même ne se privant pas pour prendre la dernière cuillère de légumes, avant que tout ne disparaisse pour laisser place aux assiettes de fromage. Oui, parce qu’une seule, chez les Delacour et descendants, ce n’était pas suffisant. Et qu’il fallait bien avoir le choix ! Quand il eut une des assiettes en main, il en proposa à sa voisine qui déclina. Donc, pas légumes et pas fromages. C’était noté. Chacun ses goûts après tout. Et là encore, ça en ferait plus pour lui. Pour eux. Enfin, pour les autres quoi. Il commençait tranquillement à se servir un fromage de vache aux épices quand son amie lui demanda de nouveau les pommes qu’il y avait eu en entrée. Il reposa le couteau et embrassa sa tempe en se levant.

« Bien sûr, je te ramène ça de suite. »

Le temps d’un aller-retour en cuisine dont personne ne fit attention, chacun absorbé dans sa conversation avec ses voisins, il lui rapportait les pommes avec plaisir.

« Et voilà ! Mais garde quand même un peu de place pour le dessert. »

Il sourit en se rasseyant, reprenant sa découpe stratégique de différents fromages, n’ayant même pas honte de remplir son assiette. Il faudrait qu’il pense à en remporter d’ailleurs … c’était tellement galère d’en trouver des bons à New York. C’en était même un crime pour tous les New-Yorkais d’origine française ou affiliés. Et même pour tous les autres : ils ne savaient pas ce qu’ils rataient. Là encore, les assiettes restèrent à disposition un temps nécessaire pour les voir se vider presque intégralement. Non, on ne plaisantait pas avec le fromage dans la famille. Cliché ? Un peu. Mais ils le vivaient plus que bien. Leur estomac aussi.

Alors que Clara et Marie se levaient de nouveau pour débarrasser, le soldat ne bougea pas et cette dernière intima les jumeaux de leur filer un coup de main. Ils ne rechignèrent pas et il leur sourit en les voyant disparaitre. Ils étaient de nouveau tels qu’il les connaissait. La surprise de Rachel était passée. Mais il ne doutait pas que le bug pourrait revenir si elle s’adressait directement à eux. Mais en attendant, c’était elle qui lui adressait un regard interrogateur devant son immobilité. Il lui sourit et lui expliqua.

« On va passer aux desserts. Et c’est mon anniversaire. Il est de coutume que l’intéressé ne voit pas les gâteaux avant qu’ils ne soient sur la table. Il est possible qu’il y ait quelques bougies aussi … »

En prévision, connaisseur, il dégagea de l’espace devant eux pour que les desserts puissent être déposés aisément sans risque. Et ils ne le firent pas mentir. Les lampions furent éteints, ne laissant que les bougies sur la table … et celles des gâteaux qui arrivaient cérémonieusement sur l’air de Joyeux Anniversaire. Un sourire s’inscrivit sur ses lèvres. Tout en comptant les bougies, les 33 y étaient, il attendit qu’ils finissent le petit morceau musical pour les souffler sous les applaudissements. Il réussit à éteindre les deux premiers gâteaux qu’il ne reconnaissait pas encore dans la pénombre mais quelques-unes lui échappèrent sur le dernier. Il reprit son souffle pour les achever, toujours sous les applaudissements.

« Merci tout le monde ! »

La lumière revint et il put dévisager les desserts avec envie : omelette norvégienne, vacherin et forêt noire … sans compter la salade de fruits un peu plus loin.

« Vous n’avez pas fait les choses à moitié ! puis, constatant de nouvelles bouteilles sur la table Vraiment pas à moitié ! J’vais devoir rouler pour sortir de table avec tout ça ! »

Tout sourire, il commença à retirer les bougies avec plaisir puis attrapa le couteau pour découper des parts pendant que Romain et Lucas ouvraient les bouteilles de cidre en différents déclinaisons : doux, fruité et brut.

« Alors, qui veut quoi ? »

Il s’adressait tout d’abord à l’autre bout de la table pour revenir progressivement vers lui. Il servirait Rachel, en lui présentant ce qu’étaient les gâteaux si elle ne connaissait pas, et terminerait par lui. Il en salivait d’avance. Ce qui lui plaisait moins en revanche, c’était qu’avec le dessert, la soirée touchait, tout comme le repas, elle aussi lentement à sa fin.

_________________

Beam me up Scotty !

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Echo
X-Men Oméga
avatar

Messages : 1011
Date d'inscription : 10/05/2012
Age : 23

MessageSujet: Re: A French Connection {Abraham Blackwood}   Mer 7 Sep - 11:21

Sorbet maison à la poire avec liqueur à la poire, jusque là Rachel avait ; aussi bien physiquement que dans sa compréhension. Frais et rafraichissant, elle avait et aurait aussi, c’était la facilitation de la digestion qui lui avait échappée. Elle hocha donc la tête à l’affirmative quand bien même l’impression que son estomac aille exploser n’était pas chose familière pour elle. Toute morphale que puisse être l’Echo, elle s’arrêtait de manger avant cela. Parfois parce qu’elle avait fini son repas, d’autre fois parce qu’elle n’avait plus faim ; dans un cas comme dans l’autre, le volontariat d’Abraham ne serait pas récompensé à la mesure.

Le foie gras aux pommes en fut témoin, ou victime selon le point de vue, et le baisé sur la tempe que fit Abraham à l’Echo laissa cette dernière perplexe. Elle l’identifiait parfaitement comme une bénédiction de protection similaire à celle, plus frontale, que Caitlyn avait pu lui faire par le passé mais ne comprenait pas ce qu’elle venait faire ici. Et elle ne s’attarda pas à comprendre, regardant simplement l’homme faire son aller-retour à l’intérieur pour lui rapporter son plat. Souriant, la jeune femme le remercia.

Et merci. Il y aura de la place pour le dessert, crois-moi.

Abraham aimait le fromage et les légumes, ce qui faisait une paire plutôt viable dans la répartition des aliments même si Rachel craignait fort ne pas s’en rappeler à l’avenir. Il ne lui était pas rare de s’endormir moins bête qu’elle ne c’était levée mais comme elle se levait toujours aussi bête cela compliquait un peu la tâche. Ou la simplifiait, selon le point de vue une fois encore.

Et quand vint le moment du dessert suscité, Abraham resta à sa place pour commander aux jumeaux Thomas et Eliot de faire ce que lui-même avait fait jusque là, attirant une fois de plus l’incompréhension de l’Echo jusqu’à ce qu’il lui explique avec un sourire. Hochant la tête, la jeune femme s’apprêta à lever les mains mais l’homme la devança pour faire de la place, l’interrompant dans son geste qui attendit quelques instants alors que les lampions étaient éteints par les autres membres de la famille.

Tu as dit sur la table, hein ?

Rachel posa sa main sur les yeux d’Abraham puis tâcha de participer au chant avec une précision plus ou moins approximative ; même en sachant dire « bon anniversaire » en français, l’accent était d’autant plus sensible qu’elle ne comprenait pas ce qu’elle disait sur les autres couplets et qu’elle détaillait du regard les plats apportés : une base de biscuits alcoolisés surmontés de crème glacée et masqué de jaune d’œuf et de sucré en ruban additionné de blancs montés en neige, une enveloppe de meringue fourrée de glace et de fruits confits tout en étant masqué de crème chantilly et d’un coulis, un gâteau monté à partir de génoise au cacao parfumée à l’alcool et fourrée de cerises au sirop et de  tout en étant recouverte de crème chantilly et décorée de copeaux de chocolat… inutile de dire qu’il y avait suffisamment de fruits pour que la salade de fruits n’intéressait guère. L’Echo ne retira sa main que lorsque les gâteaux furent tous sur la table, comme cela avait été dit. C’était là sa manière d’aider et elle le faisait au mieux. De toute façon, elle avait besoin de sa seconde main pour applaudir également alors qu’Abraham s’époumonait.

Vous n’avez pas fait les choses à moitié ! Vraiment pas à moitié ! J’vais devoir rouler pour sortir de table avec tout ça !

Pourquoi ? Tu ne tiendras plus debout à cause de l’alcool ?

La question était sincère, Rachel ayant bien perçu l’alcool imbibant la plupart des recettes et sachant qu’elle, elle risquait de ne pas voler bien droit après. Le champagne c’était une chose, la liqueur de poire aussi… mais là… même si elle ne risquait pas d’être à jeun, plus elle mangerait pour absorber l’alcool plus elle absorberait l’alcool et plus elle devrait manger, ce qui serait contre-productif.

Laissant la découpe et les ouvertures se faire, l’Echo regarda les choses avec un peu de distance et fut plutôt contente qu’on ne commença pas par elle. Sa réponse lui semblait une évidence mais elle avait besoin d’un peu de préparation psychologique avant d’y aller. Son estomac était prêt mais son cerveau en doutait un peu. Heureusement qu’elle se réveillerait tout aussi bête le lendemain.

Je vais prendre ça, ça et ça…

Rachel désigna les trois desserts dont elle ne connaissait pas le nom, snobant les cousins des légumes qu’étaient les fruits, et écouta attentivement les noms qu’elle avait presqu’autant de chance de retenir que ceux des personnes ci-présentes ; ce qu’elle avait plutôt bien réussi. Il y avait Marie et l’Autre en guise de grands parents, Judith, Romain et Alyssa d’un côté, Lucas, sa femme et Thomas et Eliot de l’autre, Clara enfin. Du coup, une part de forêt noire, une autre de vacherin et une troisième d’omelette norvégienne et une seule à chaque fois, merci. La préparation psychologique étant faite, l’Echo pouvait y aller et elle y alla de bon cœur. Elle ne tenta pas le diable cependant et n’en reprit donc pas, attendant que tous aient fini repas comme discussion comme elle avait fait jusqu’ici.


Lorsque tout fut terminé et qu’il fut question d’en faire de même pour la soirée, l’Echo se leva, s’empara de sa trousse à main et laissa le soin aux volontaires de débarrasser en préférant s’en aller en suite de la terrasse en fixant le ciel à la recherche de la lune. Arrivée au rebot de la première et fixant la seconde, elle resta simplement là, droite et silencieuse, à converser en pensées avec une personne qui n’avait jamais véritablement été là. Elle ne prit la parole que lorsqu’elle sentie une présence familière derrière elle, fermant les yeux et s’en revenant au monde.

Tu as une belle famille. Merci de m’avoir fait partager ce moment. J’ai pensé à toi, Abraham, aux cours des deux dernières années de ma vie…

S’interrompant d’elle-même, Rachel pouffa légèrement en se disant qu’ils ne c’étaient rencontrés qu’un an plus tôt, ici, et que son discourt devait la faire passer pour plus alcoolisée qu’elle ne l’était. D’un autre côté, Abraham savait également faire des phrases n’ayant de sens que pour lui malgré qu’elle-même avait l’impression de les comprendre.

Je vais te montrer quelque chose. Nous sommes au point de départ de nombreux chemins et je crois que nous savons déjà lequel nous voulons prendre.

Beaucoup diraient qu’ils allaient trop vite en besogne, c’était possible. Rachel ne se souvenait plus de combien de temps il lui avait fallu avant d’avoir un enfant avec Franklin mais elle savait que le contexte était différent et qu’ils s’étaient bien plus côtoyés. Avec Abraham, c’était tout aussi instinctif mais bien plus réfléchit que cela en avait l’air ; pour elle, tout du moins.

Se détendant, la jeune femme s’embrasa petit à petit de flammes dorées et translucides, calmes et silencieuses, formant autour d’elle l’aura d’un oiseau de feu. Doucement, ailes repliées et bras le long du corps, elle se retourna vers Abraham et ouvrir ses deux paires d’yeux, superposées à l’instar de son visage humain et de celui du Phénix. Penchant la tête sur le côté, elle sourit finement.

Je suis Rachel Anne Summers et je suis l’Echo du Phénix. Tu ignores encore tant de moi mais cela… crois-moi que tu ne dois pas l’ignorer.

Baissant les regards vers ses mains, levant celles-ci qui furent accompagnées de ses ailles, l’Echo sourit d’autant plus alors que ses flammes bleuissaient légèrement. Son regard en revient à Abraham et son sourire redevint celui enfantin qui lui était particulièrement beau. Elle du passer une mèche de cheveux derrière son oreille, ses ailes se déployant d’une envergure de plusieurs mètres derrière elle, avant de reprendre.

Joyeux anniversaire, Abraham Blackwood.

Un bras le long du corps et l’autre replié afin de porter sa main à sa gorge avec une mèche de cheveux entre ses doigts, se tenant droite dans sa robe blanche et auréolée de ses flammes psychiques dont les ailes étaient déployées, Rachel continua d’offrir son plus beau sourire et de fixer Abraham dans les yeux avec naturel.

_________________
Phénix

"Des monstres ont fait de moi un monstre,
Des divinités ont fait de moi une divinité,
Seuls les humains peuvent faire de moi une humaine."






731 Posts Rp
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Abraham Blackwood
Agent du BAM Delta
avatar

Messages : 366
Date d'inscription : 16/01/2014
Age : 35

MessageSujet: Re: A French Connection {Abraham Blackwood}   Mer 21 Sep - 18:46

« Exactem … ah ? »

Abraham ne confirma qu’à moitié, coupé dans son élan par l’intrusion délicate d’une main qui l’était tout autant dans son champ de vision. Il ne prononça pas la dernière syllabe, certain que Rachel l’avait compris, et se contenta de reprendre, différemment et avec un sourire en coin.

« Non mais j’aurai fermé les yeux hein ! Et sans tricher en plus, d’abord. »

Bon, presque. Peut-être qu’éventuellement, comme à chaque fois en fait, il aurait entrouvert les yeux pour voir sans voir ce qui arrivait. Et surtout constater si sa manœuvre était remarquée ou non. Petit, il se faisait griller tout le temps. Avec les années, il avait perfectionné sa technique ! Il n’y avait qu’Elena qui savait toujours quand il tentait de tricher. Il ne savait pas comment elle faisait. Et ne saurait jamais. Cela dit, il n’avait jamais voulu savoir. Ç’aurait détruit … quelque chose. Il ne savait pas le nommer mais ç’aurait été différent. Et moins drôle.

Alors qu’il se délectait du léger contact de la paume de Rachel, il entendit les voix s’élever et son sourire s’agrandit. L’amour qu’il portait à sa famille faisait partie des choses qu’il ne savait quantifier, ni même exprimer ou comparer. Il était là et puis c’était tout. Il n’y avait rien d’autres à ajouter.

Toujours tout sourire alors qu’il entamait un découpage stratégique de ce qui lui apparait comme délicieux, il répondit tranquillement à la question de son amie, posée juste avant, entre deux parts servies aux plus pressés. Ou gourmands.

« Hum, debout, si, totalement. Même si je ne bois pas régulièrement, tout seul ce n’est pas drôle ni intéressant, ma capacité à tenir l’alcool est au-delà du cidre, même brut. J’exagère en disant que je vais devoir rouler mais je pensais surtout à la quantité de nourriture avalée. Je ne sais même pas d’où vient l’expression pour tout te dire mais l’idée est la suivante : quand tu manges trop, ou en grand quantité en tout cas, ton estomac gonfle, devient rond, tu ne peux plus marcher et du coup, tu te sers de ton ventre tout rond pour avancer. C’est dingue, expliquer comme ça, ça n’a pas vraiment de sens. Enfin, je n’ai pas l’impression d’être clair … »

Il continua de servir les siens sans se planter et sans rater le transfert du plat à l’assiette jusqu’au moment où il ne restait plus que Rachel et lui sans dessert. Il ne fut même pas surpris de sa demande, en fait. Il sourit en la servant, désignant chaque part à chaque fois. Cela dit, il savait très bien qui allait se resservir une fois la première part dégustée. Il opta pour la Forêt Noire et un verre de cidre fruité. Le reste attendrait un peu. Il leva son verre à l’assemblée.

« A nous ! »

Puis but une gorgée, imité par tous, avant d’attaquer, enfin, son dessert d’anniversaire. L’un d’entre eux en tout cas. Il n’y avait rien à dire de la suite de la soirée. Elle ressemblait en tout point à un anniversaire dans une famille qui n’est pas déchirée. Joie, bonheur et allégresse. Le tour était fait. Il n’avait pas besoin d’autres adjectifs.
Quand il ne resta que de quoi faire râler Marie avec un « Ah non, vous ne me laissez pas ça les enfants, vous finissez ! » suivi de la réponse « Et ben, t’as qu’à finir toi Mamie ! » rapidement reprise par un « Ah non, moi je n’ai plus faim ! » enchaîné d’un éclat de rire général, certains se laissèrent couler dans leur chaise avec un soupir appréciateur. Et d’autres débarrassèrent pour éviter d’être encore moins motivés plus tard mais aussi pour esquiver la venue d’insectes indésirables.
L’américain avait bien noté l’éloignement de Rachel et il ne la blâmait pas pour ça. Mais il ne comptait pas non plus laisser la table se vider toute seule, même s’il était, en quelque sorte, l’invité d’honneur. Heureusement qu’employer plusieurs paires de bras restait une technique efficace. Il fallut peu de temps pour tout apporter à la cuisine et la table de la terrasse se retrouva immaculée de tout repas. Excepté les verres et les bouteilles … il ne fallait quand même pas déconner. Les discussions reprirent tranquillement autour de la table alors que lui-même rejoignait la jeune femme qui ne prit même pas la peine de se retourner pour reprendre la parole.
Il hésita un instant à se téléporter devant elle mais il se retint. Tout comme il réprima l’envie de lui chatouiller les flancs alors qu’ils étaient si facilement accessibles depuis sa position … Un autre jour. Il continua de sourire, s’apprêta à lui répondra mais ses mots devinrent perplexité quand elle annonça deux ans. Deux ? Il haussa un sourcil. A moins que sa mémoire ne lui fasse vraiment défaut, cela ne faisait qu’un. Pas deux. Il avait manqué quelque chose ? Comptait-elle différemment ? Le petit rire au même lui mit un gros doute. L’alcool ? Non, il n’avait pas l’impression que ce soit si simple. Mais il n’était pas convaincu que ce soit le moment de demander des explications alors il attendit tranquillement la suite, heureux de savoir qu’elle avait pensé à lui.
La suite lui confirma qu’il avait mieux fait de se taire et de remiser ses questions à plus tard. Il était tout ouï. Enfin, tous yeux ouverts pour observer, avec plaisir, ce qu’elle voulait. Et elle avait raison, de nombreux chemins s’ouvraient devant eux mais celui qu’il voulait emprunter, c’était celui où elle serait là, à côté. Les autres, bien qu’intéressants aussi, le tentaient nettement moins.
Il eut un petit mouvement de recul devant la surprise qu’elle lui donnait de voir. Il n’était pas apeuré ni dégouté. Juste surpris. Et admiratif. Il laissa échapper un sifflement qui concordait précisément avec cette réaction. Il continuait de sourire quand elle se retourna mais il fallait l’avouer, au lieu de la regarder elle, il contemplait avec une certaine curiosité les flammes couleur d’or qui formaient un …

# Non mais le con. Phénix … t’as pas fait le lien crétin ? #

Cela dit, c’était autre chose de voir que de savoir. Il finit par remonter à son visage. La superposition des yeux, ça faisait un peu bizarre, quand même, mais il ne s’en détourna pas pour autant, cherchait à voir derrière le masque doré. Elle était peut-être l’Echo du Phénix, mais pas que. Il ne dénigrerait pas une partie au profil de l’autre mais chercherait à connaître les deux.

« Si je savais tout dès le début, ce serait beaucoup moins drôle. Nous prendrons le temps de découvrir l’autre, je ne m’inquiète pas là-dessus … »

Il observait le bleuissement des flammes tout en se demandant si c’était uniquement visuel ou si elles avaient les mêmes caractéristiques que le feu. La question pouvait sembler idiote mais il n’y avait que les imbéciles qui ne s’interrogeaient pas. En attendant, vue l’envergure, elle ne devait pas passer les portes. Il s’avança vers elle et saisit délicatement sa main libre avant de la lui baiser.

« Merci d’être là, Rachel Anne Summers, Echo du Phénix. »

Il se redressa et recula d’un pas, toujours en lui souriant et sans lâcher sa main. Elle était magnifique. Et parce qu’il ne pouvait pas rester sérieux trop longtemps, même si cela ne changeait pas ce qu’il éprouvait pour elle, il ne put résister.

« Ça fait quand même long, pour t’appeler. Et ça doit prendre un peu de place quand tu signes. Tu ne m’en voudras pas si je m’en tiens à Rachel j’espère ? »

La question n’attendait pas particulièrement de réponse mais il ne savait pas comme enchainer. Il ne voulait pas qu’elle parte, il voulait la retenir un peu. En bon égoïste, la garder un peu pour lui, même s’il savait pertinemment qu’elle allait devoir rentrer sur New-York.

_________________

Beam me up Scotty !

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Echo
X-Men Oméga
avatar

Messages : 1011
Date d'inscription : 10/05/2012
Age : 23

MessageSujet: Re: A French Connection {Abraham Blackwood}   Jeu 29 Sep - 11:23


En cet instant, le temps semblait avoir interrompue sa simultanéité aux yeux de Rachel. Le mouvement de surprise d’Abraham ne la fit pas plus réagir que son sifflement là où leur face à face souriant était quelque chose qui la marqua. Elle écouta les paroles sur l’ignorance et la découverte, sur le présent et l’avenir, sur l’absence d’inquiétude et le remerciement. Elle vécu le baisemain et les flammes bleuirent autant que la peau rougit, portant son sourire à ses limites puisque l’Echo ne pouvait le faire plus qu’en cet instant. Elle fixa Abraham dans ses yeux gris sans plus penser alors qu’il se reculait d’un pas sans la lâcher. Puis le temps reprit son cours.

Ça fait quand même long, pour t’appeler. Et ça doit prendre un peu de place quand tu signes. Tu ne m’en voudras pas si je m’en tiens à Rachel j’espère ?

Rachel mit un instant à réagir, son sourire s’affinant et sa tête se redressant avant qu’elle ne réponde sur un ton doux et légèrement moqueur.

La version complète est Dame Rachel Anne Summers DCVO, l’Echo du Phénix, mais Rachel et Echo me vont parfaitement.

Retirant doucement sa main de celle d’Abraham, l’Echo glissa les doigts le long du bras de celui-ci pour passer par son épaule et sa gorge afin de finalement atteindre la joue où la paume se posa.

Abraham Lincoln Blackwood…

La voix, sa voix, était différente. Elle était accompagnée d’un écho ardent perceptible moins par les sens que par impression de l’entendre. Abraham avait déjà put entendre cela lorsque Rachel avait craquée lors de Bleecker Street et hurlé à l’encontre de toute l’Humanité, « Mutanité » incluse. Cette fois-ci, c’était calme et doux, non plus pour engueuler la vie qui s’autodétruisait que pour former une promesse de vivre. Mais, comme alors, cette véritable voix précéda son départ.

La main glissa peu à peu contre la joue, caressant celle-ci avant de rompre le contact, alors que la silhouette de la jeune phénix lévitait pour s’éloigner du sol. Son sourire ne disparu pas alors qu’elle s’en allait dans le ciel, ses regards continuant de fixer Abraham. Son œil gauche s’illumina à son tour, donnant l’impression de disparaitre dans les flammes psychiques alors que les pensées de Rachel raisonnaient.

*Je ne te dis pas « au revoir », je te dis « à bientôt ».*

Battant des ailes sans produire le moindre vent, l’Echo prit de la vitesse pour s’éloigner dans le ciel nocturne. Elle ne tarda pas à se retourner pour voir où elle allait, ou ce qui s’approchait le plus. Sous elle, les terres étaient parcourues de lumières. Au-dessus d’elle, les cieux étaient ponctués de brillance également. Lorsqu’elle fut au-dessus de l’océan, celui-ci reflétait le ciel tout autant qu’il lui renvoyait son reflet. Il y avait, parmi toutes les étoiles du ciel et de l’océan, une lumière pour être aussi bleue que le second. Mais cette lumière n'était pas la seule à savoir ce que cela signifiait vraiment.

Quand se reverraient-ils ? Rachel l’ignorait et appréciait cette ignorance. « Si je savais tout dès le début, ce serait beaucoup moins drôle » avait dit Abraham, c’était entièrement vrai pour elle aussi. « Nous prendrons le temps de découvrir l’autre, je ne m’inquiète pas là-dessus » ; elle aussi ne s’inquiétait pas. Ils avaient prise cette direction ce soir et, bien qu’elle soit partie tôt, elle reviendrait. Les pensées de l’Echo dévièrent sur un souvenir, celui d’un matin avec la mer à ses pieds et le Golden Bridge face à elle, et elle su. Elle su qu’il n’y avait pas de fin, seulement des renouveaux.

Abraham et elle avait en commun une chose dont ils n’avaient jamais parlé et dont ils ne parleraient peut-être jamais. Ils étaient, chacun à leur manière, en paix avec cette perte. Et ils se trouvaient, non pour avoir une seconde chance, mais bien pour se donner une nouvelle chance.
RP TERMINE pour Rachel
I love you

_________________
Phénix

"Des monstres ont fait de moi un monstre,
Des divinités ont fait de moi une divinité,
Seuls les humains peuvent faire de moi une humaine."






731 Posts Rp
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Abraham Blackwood
Agent du BAM Delta
avatar

Messages : 366
Date d'inscription : 16/01/2014
Age : 35

MessageSujet: Re: A French Connection {Abraham Blackwood}   Mer 12 Oct - 18:29

Les flammes bleuirent un peu plus mais l’américain n’y accorda pas vraiment d’attention. Un peu, il est vrai puisqu’il remarqua le changement mais c’était plus comme une sorte d’apparition dans son champ de vision périphérique. Parce que le reste, lui, était totalement concentré sur le visage de la jeune femme. Pour rien il n’aurait manqué un instant du sourire qu’elle lui offrait ou l’éclat dans ses yeux.

Il allait lui répondre, sur un ton amusé pour paré le côté moqueur du sien, que c’était encore pire dans la version complète mais la pensée resta à son état primaire et les mots ne franchirent pas ses lèvres. Parce que d’un seul coup, il avait une autre priorité, un autre problème : il sentait sa main quitter la sienne. Et ça ne voulait dire qu’une seule chose : la séparation approchait. Il la laissait néanmoins faire, frissonnant. Et ce n’était pas à cause de la fraicheur qui tombait doucement au fur et à mesure de l’avancée de la soirée, de la nuit. Il soupira, doucement, du contact de sa peau contre la sienne et ferma les yeux un instant, les rouvrant quand elle prononça son propre nom dans son entièreté.
Il avait déjà entendu ce timbre. Ailleurs, dans un autre contexte, dans une autre conversation. Et là, même s’ils avaient quelque chose en commun, il restait différent. Il ne pouvait pas l’expliquer clairement, pas de preuves scientifiques à apporter. Il le sentait. Il se contenta de sourire, heureux, malgré le départ qu’il savait proche. Il referma les yeux le temps que sa main quitte sa joue, comme pour profiter de cet instant. Il continua de sourire alors que la lévitation, ce devait être pratique pour lessiver le sol sans laisser de traces, l’éloignait doucement.

Qu’ajouter à ça ? Bisous et bon retour ? Envoie-moi un sms quand tu es rentrée ? Fais attention sur la route et ne parle pas aux inconnus ? Un léger lui échappa et il lui répondit mentalement en souriant. En espérant qu’elle écoutait …

# A tout de suite. #

Après tout, à l’échelle d’une vie, qu’est-ce qu’était quelques jours, quelques semaines ? Pas grand-chose. Mais il attendrait ce jour avec impatience. Il la regarda s’élever sans soulever le moindre grain de poussière puis lui tourner le dos avant de devenir un petit point dans le ciel étoilé. Il soupira d’aise, toujours souriant. Il se retrouva seul avec son sourire légèrement idiot alors qu’il ne quittait pas la voute céleste des yeux, au cas où elle reviendrait qui sait ? Il en doutait fortement mais pourquoi pas ?
Abraham entendit des pas derrière lui mais ne daigna pas se retourner. Il savait parfaitement identifier les pas des membres de sa famille, qu’elle soit biologique ou non. Fatalement, si Rachel se mettait à léviter, il aurait un peu plus de mal.

« Elle a l’air très bien cette petite. Tu nous la ramèneras j’espère mon trésor ?
- Ce sera avec plaisir Mamie.
- A la bonne heure. »

Il se retourna enfin et alla embrasser sa grand-mère. Les mots pouvaient sembler convenus mais encore une fois, il était plus que ravi de sa réaction. Elle n’acceptait pas tout le monde chez elle avec autant de facilité que ce soir. Quant à elle, cela faisait bien longtemps qu’elle n’avait pas vu un tel sourire sur le visage de son petit-fils et cela suffisait à son bonheur.


● RP terminé pour Bee ●

_________________

Beam me up Scotty !

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: A French Connection {Abraham Blackwood}   

Revenir en haut Aller en bas
 
A French Connection {Abraham Blackwood}
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2
 Sujets similaires
-
» confirmation ABRAHAM BISSONNETTE
» Si vous n'arrivez plus à vous connecter à Servimg.com !
» Sites fiables ?
» Virus sur Mac
» Toc toc ! c'est imyao

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
X-men RPG :: New-York et Autres Lieux :: Le Reste du Monde :: L'Europe-
Sauter vers: