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 A French Connection {Abraham Blackwood}

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Echo
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MessageSujet: A French Connection {Abraham Blackwood}   Dim 11 Oct - 11:10

Mardi 28 Juillet 2015 – 16h28 (heure locale)

Le trouver avait pris moins de temps que le rejoindre, grâce au Cérébro principalement, même si le rejoindre avait pris à Rachel huit fois moins de temps qu’un avion de ligne normal, grâce à ses capacités propres. Elle n’avait pas souvenir d’être allée aussi vite pour un déplacement en vol, dépassant une demi-dizaine de fois la vitesse du son,  mais elle avait rarement fait des trajets de prêt de six mille kilomètres. Cependant, plus que le trajet qui avait semblé relativement long une fois que la jeune femme c’était lassée de regarder les eaux de l’Atlantique, c’était la durée qui lui posait problème : peut-être avait-elle mise moins d’une heure de vol pur mais elle avait l’impression d’avoir fait bien plus. Les décalages horaires ce n’était pas son truc hors il y avait une demi-douzaine d’heures de différence entre l’Etat de New York et la France.

C’était effectivement en France que ce trouvait la personne que l’Echo cherchait, ou tout du moins qu’elle l’avait localisée quelques temps plus tôt. Si Abraham avait décidé de disparaitre ailleurs, elle était assez mal barrée pour le retrouver. Jouer à cache-cache avec un Téléporteur c’était plus difficile que chercher une aiguille dans une botte de foin : c’était chercher un humain sur une bonne moitié de la planète. Mais il n’y avait pas de raison qu’il bouge à nouveau, elle tâchait de s’en convaincre. Il avait de la famille en France et c’était surement chez elle qu’il résidait depuis son départ de début d’année.

Rachel n’avait aucun problème avec cela, n’étant pas du genre à donner des nouvelles non plus, mais le jour était spécial et c’était pour cela qu’elle c’était élancée dans cette recherche et avait parcourue tant de distance. Ralentissant dans le bleu du ciel du sud de la France alors qu’elle terminait de survoler les étendues boisées d’un parc national dont elle ne connaissait pas le nom pour en faire de même des étendues agricoles toutes aussi anonymes, la jeune femme se dirigea vers le « centre urbain » de la zone où elle avait repérer sa connaissance une heure plus tôt.

Son œil gauche émit à nouveau une lumière dorée alors qu’elle étendait son esprit à la recherche de celui d’Abraham, se rapprochant toujours plus de la petite ville ; une chose qui ne lui prendrait que quelques secondes, qu’elle en revienne ou non bredouille. Ses cheveux cuivrés continuèrent de marquer sa vitesse, s’élevant au-dessus de sa tête alors que Rachel commençait à perdre de l’altitude, pieds devant et dissipant sa vitesse du mieux qu’elle le pouvait ; une chose qui lui prendrait bien cinq minutes. Sa veste aussi suivait cette logique, n’ayant aucune fermeture à laquelle se raccrocher même si sa prise au vent était limitée puisqu’elle ne descendait qu’à la ceinture, et les fleurs blanche et dorée brodées sur le noir du tissu s’agitaient comme si elles suivaient leur porteuse. Porter du French Connection pour aller mettre les pieds en France tombait sous le sens, pour l’Echo. Pour accompagner cela, un t-shirt à manche courte et à col en V noir également, lui laissant un décolleté dont elle n’était pas peu fière même, un jeans coupé près du corps et s’arrêtant au-dessus de la cheville pour laisser cette dernière comme les dessus des pieds à l’air libre puisque ceux-ci étaient chaussé de ballerines grises. Enfin, l’accessoire qui faisait bien et s’élançait derrière elle à l’instar de sa chevelure et de sa veste pour lui revenir dans la gueule lorsqu’elle atterrirait, un sac à bandoulière noir en similicuir et à détail doré contenant un cadeau emballé ; lequel avait fait le voyage depuis New York, ce qui n’était pas sans ironie quand on en connaissait la contenance. Mais bon, cela ferait un petit trait d’humour.

Il en faudrait de l’humour de toute façon, surtout pour accepter qu’elle se pointe ainsi sans prévenir alors qu’Abraham était probablement occupé. Mais c’était le bon jour pour ça de toute façon et s’il était vrai que l’Echo aurait pu appeler avant, son téléphone faisant l’international, la surprise en aurait été moindre. Bonne ou mauvaise, cela resterait à voir sachant que les raisons ayant poussé sa connaissance à s’en venir ici pouvaient être bonnes ou mauvaises également ; la jeune femme n’en perdait pas de vue que l’homme qu’elle venait rencontrer était un agent du Black Hawk.

Atterrissant dans l’une des rues clairsemées d’arbres et explosant son sac parterre à défaut de sur elle-même, Rachel dérangea des passants et des automobilistes qui s’y trouvaient. Ce n’était pas la première fois que voir une personne tomber du ciel déclenchait de mauvaises réactions autour d’elle, la nouveauté en venait au fait qu’elle ne comprenait pas un traitre mot de ce qu’ils pouvaient se dire. Allaient-ils appeler les flics ? S’eut été un problème cela puisqu’elle n’avait aucun passeport pour se trouver ici ; ce n’était pas la première fois qu’elle était en infraction de la loi sur ce point et la jeune femme ne s’en inquiétait pas. Elle n’avait pas tellement affolés les gens qui se détournaient plutôt de La Mutante, ou alors s’intéressaient à elle avec méfiance. Les français avaient une bonne réputation de racistes et de xénophobes, la montée de leur extrême droite tendant à confirmer cela, mais de là à appeler les autorités pour un mutant usant de ses capacités sans emmerder personne il y avait une marge ; peut-être pas pour eux, cependant.

De toute façon, Rachel était grillée question mutation puisqu’elle n’avait pas non plus de lunettes teintées pour cacher tant bien que mal sa mutation ; ce n’était pas faute d’avoir vue Caitlyn le faire, c’était juste qu’elle n’y avait pas pensé avant de partir. Et cela ne passait pas vraiment plus inaperçu que son atterrissage, même si son œil lumineux ne tarda pas à redevenir normal puisqu’elle faisait face à la maison jusqu’où elle avait remontée la présence d’Abraham.

Cessant de regarder les regards hostiles ou accusateurs, l’Echo s’avança simplement jusqu’à la sonnette afin de signifier sa présence. L’agressivité passive des témoins de la scène ne la laissait pas indifférente, bien au contraire, mais elle tâchait de se concentrer sur pourquoi elle était là et sur ce qui serait, somme toute, le plus agréable.

Pressant le bouton, la jeune femme réajusta sa veste et passa sa main afin de recoiffer au mieux sa chevelure en attendant une réponse quelconque. Elle n’aurait su dire exactement le nombre de mois qui c’étaient écoulés depuis la dernière fois qu’elle avait vu Abraham, surtout que pour elle cela ce comptait en année, mais il y avait un mélange de stress et d’impatience qu’elle gérait plutôt bien, à son avis du moins.

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Abraham Blackwood
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MessageSujet: Re: A French Connection {Abraham Blackwood}   Mer 21 Oct - 19:37


Mardi 28 Juillet 2015, 16:28 UTC, Centre-ville, Condom, France

Abraham ne suivait pas du tout la mode. Il considérait ça comme une perte royale de temps et il avait bien d’autres choses, plus intéressantes de son point de vue, à faire avec celui qui lui était imparti. Sans s’en préoccuper, il choisissait ses fringues selon ses envies et ses humeurs, celles qui lui plaisaient et qui lui allaient bien. Et régulièrement, il consentait à laisser une jeune femme choisir avec lui. Cette activité éclatait Sasha quand il était à New-York. Et depuis toujours, cela amusait Clara au point plus au moins de s’y livrer quand il était en France.
D’une part parce qu’il était bonne pâte et qu’il acceptait d’essayer tout ce qu’elle lui tendait, même si c’était n’importe quoi. Juste pour le fun, il acceptait de passer des vêtements que jamais il n’aurait fait quitter leurs portants s’il avait été seul. Leurs virées shopping passaient fatalement par un moment de fou-rire où les vendeurs se demandaient ce qui pouvait bien se passer. « Rien rien … » était une réponse évasive qui suffisait la plupart du temps. Même s’ils s’attiraient bien souvent des regards perplexes. Voire hautains. Ils s’en fichaient.
Et d’autre part parce que sa tante avait très bon goût et que son avis lui importait. Ces dernières années, il était fréquent qu’il renouvelle une partie de sa garde-robe quand il passait la voir. Et comme cela leur faisait plaisir à tous les deux, il ne voyait pas pourquoi se priver.

A défaut de la mode, ce qu’il suivait vraiment, c’étaient les saisons. Et il ne variait que peu. Ou alors juste pour faire plaisir. Ou, comme aujourd’hui par exemple, lors d’un pari débile … même si, au final, l’objet dudit pari se rapprochait presque de ce qu’il aurait pu choisir de lui-même. Presque. Le bermuda blanc, il aurait pu l’adopter sans le moindre problème. La chemise hawaïenne en revanche … heureusement qu’elle était d’un bleu sombre commun et les motifs floraux tout aussi classiques parce qu’autrement, il ne l’aurait même pas enfilée. Là, il se refusait tout de même à sortir avec. Merci la génétique pour la téléportation, il n’aurait pas à s’exhiber avec ! Elle avait au moins le mérite de faire rire sa tante et de lui faire gagner le pari. Pour le moment en tout cas.
Et puisque c’était l’été et qu’il était, plus ou moins, en vacances et surtout à domicile, il n’y avait qu’une paire envisageable : des tongs. Qui, pour l’instant, trainaient sous la table basse du salon parce qu’être pieds nus prévalait largement.

Depuis le début d’après-midi, il avait été envoyé chez sa tante. Tiens donc, elle ne travaillait pas un jour en pleine semaine … Il s’y était rendu avec un petit sourire en coin. On le chassait du domaine un jour comme aujourd’hui ? Il n’y avait pas trente-six options. Sage, il n’en avait pas bougé. Pourquoi faire ? Il aimait Clara et passer du temps avec elle ne le dérangeait absolument pas … même si cette dernière devait avoir reçu pour consigne de ne pas le laisser partir. Aucune importance. Ils avaient ressorti les souvenirs, des jeux de sociétés et préparé des bols de choses indignes pour la ligne à grignoter. Puis ils s’étaient posés dans le salon de sa petite maison. Et n’en avaient pas décollé, trop absorbés à rire et passer du bon temps.

Jusqu’au moment où la sonnette de l’entrée les avait interrompus, Clara arquant un sourcil.

« Tu attends quelqu’un aujourd’hui ? Ou une livraison peut-être ?
- Non, c’est bien ça qui me surprend en fait. A moins que ça ne soit encore un colporteur …
- Ou les témoins de Jéhovah !
- Ou les témoins de Jéhovah ! »

Ils se turent, se regardèrent et éclatèrent de rire en même temps.

« Ha ha, si ce sont eux, je t’en supplie, laisse-les moi !
- Promis Bee ! »

Gracieusement, elle se releva et se dirigea vers la porte d’entrée avec légèreté. De sa position, l’américain n’avait qu’à pencher la tête en arrière pour voir ce qui se tramait. Ce qu’il ne se priva pas de faire, même s’il n’était pas chez lui.
La première réaction de la propriétaire des lieux fut de jeter un coup d’œil perplexe à la nouvelle venue. La seconde de se dire qu’elle ne l’avait jamais vue par ici. Une rousse, ça se démarquait tout de même du lot. La troisième de tiquer quand même un peu, elle avait l’impression de l’avoir déjà vue. Mais où ? Et la quatrième que sa veste était vraiment très jolie. Ce n’est que dans un cinquième temps, même s’il ne s’était pas écoulé plus de quelques secondes, qu’elle prit la parole.

« Oui ? Je peux vous aider ? »

Pendant ce même temps, Abraham avait lui aussi noté une chevelure rousse, même s’il ne voyait pas le visage de son détenteur, masqué par Clara. Une idée lui traversa tout de suite l’esprit. Non. Non quand même pas. Elle avait sûrement bien mieux à faire que de passer ici. Et puis, il était à l’autre bout du monde quand même. Elle n’avait pas l’adresse … ce qui ne l’avait pas dérangée pour le trouver à Brooklyn. Oui mais même, c’était une coïncidence et puis c’est tout. Les roux ne couraient peut-être pas les rues mais ils n’étaient pas non plus une couleur capillaire en extinction …
Curieux malgré lui, il se leva d’un mouvement et s’arrêta net derrière Clara qui venait juste de prononcer ces premiers mots. Et bien … si, en fait.

« Rachel ?
- Rachel ? répéta l’autre présence féminine avec une pointe d’étonnement en se tournant vers son neveu
- Qu’est-ce que tu fais ici ? demanda-t-il, un peu plus abruptement qu’il ne l’aurait souhaité, totalement pris au dépourvu
- Bee ? On parle bien de la même personne ?
- Oui.
- Alors je crois que tu devrais reposer ta question en anglais parce que je pense qu’elle ne doit pas avoir compris un traitre mot de ce que tu viens de dire. Et tu devrais te pousser de là et l’inviter à entrer avant qu’elle ne prenne racine sur le palier. Sinon c’est moi qui le ferais. »

Une flopée mentale de jurons plus tard, eux-mêmes étant devenus anglais, il invitait effectivement Rachel, en utilisant cette fois la bonne langue, à entrer, refermant derrière elle. Pendant ce temps, l’hôte des lieux, ne manquant pas de tact contrairement à la majorité des gens, s’éloignait de l’entrée et allait chercher un autre verre, n’étant nullement dérangée par l’arrivée soudaine d’une troisième personne qu’elle ne connaissait pas encore.
L’américain, toujours surpris, souriait avec une légère idiotie et poursuivit sans se planter de canal linguistique.

« Je t’avoue que je ne sais pas trop quoi exprimer en premier … d’un côté, je suis ravi de te voir, vraiment. dit-il, tout sourire De l’autre, je me demande ce que tu fais là ? »

La plupart du temps, il réussissait à ordonner ses pensées de façon cohérente et concise. Là, que dal. La surprise était vraiment de mise et elle primait sur la joie qu’il avait de la revoir.

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Echo
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MessageSujet: Re: A French Connection {Abraham Blackwood}   Mar 3 Nov - 16:04

Abraham était à l’intérieur, les capacités de traque de Rachel n’étaient pas aussi rouillées que cette dernière aurait pu s’y attendre. Une bonne chose puisqu’usitée pour une bonne raison. Une moins bonne chose était que l’Echo dérangeait dans une activité en cours, partagée entre la personne qu’elle venait voir et une autre inconnue plus âgée. Ce fut cette autre qui s’en vint, après une rapide discussion que les sens psychiques perçurent comme ondes sonores mais que les oreilles de la jeune femme n’entendirent jamais mais qui fit éclater de rire les deux autres.

Faisant face sans problème, Rachel étudia rapidement la quarantenaire à son tour. Une personne normale et sans histoire, probablement doté d’un lien de parenté avec les Blackwood considérant ses caractéristiques. Et une française aussi qui s’adressa à elle en français pour la plus grande incompréhension de l’Echo : « oui », elle savait ce que ça voulait dire mais le reste c’était vraiment pas ça. Néanmoins la jeune femme ne se laissa pas démonter pour autant, sachant que les noms n’avaient pas changés à la frontière.

Abraham Blackwood ?

La prononciation était 100% américaine, à n’en pas douter, et la question était d’autant plus marquée dans l’intonation que la rousse ne comprenait pas celle qui lui avait été posée précédemment.

Les choses se passèrent au mieux puisque le demandé vint aussi voir ce qui se passait, sans doute parce qu’il se demandait ce qu’il se passait. Tout était assez simple en fait, malgré la possible complexité de la situation.

Rachel ?

Rachel ?

Oui ?

L’Echo avait parfaitement singée la seule parole qu’elle avait comprise de l’introduction de la française, hochant néanmoins la tête pour confirmer ce que ses paroles disaient déjà. Ce ne fut guère suffisant puisque la discussion repartie en français et qu’à par « Bee ? » et « Oui », elle ne comprenait pas réellement ce qui était dit. Il n’y avait pas de « bonjour », de « merci » ou de « pardon », ou encore de « nom de dieu de bordel de merde de fils de pute d’enculé de ta mère », qui étaient ses principales bases dans la langue étrangère ; aux côtés de noms de plans et de recettes de cuisine bien évidemment.

Ne perdant pas son temps à ne rien comprendre, Rachel passa son regard sur la tenue d’Abraham qui était des plus significatives en elle-même. Le seul moyen que le San franciscain démontre plus qu’il était en vacances était de le lui écrire dessus. L’Echo ne l’avait jamais réellement imaginé dans similaire tenue même si cela n’avait pas grande importance et qu’en avoir perçue mentalement la forme avant de la voir physiquement avait ôtée toute surprise.

Laissant les échos astraux qu’elle percevait sans entendre une fois encore, la jeune femme obtempéra simplement une fois qu’il reprit à lui parler en langue compréhensible. Laissant la femme mure s’en retourner ailleurs sans lui accorder son attention physique, Rachel ne détailla guère plus son environnement et resta à écouter Abraham lui parler avec le sourire. Elle-même en avait un également.

A sa question, elle répondit en ramenant son sac à main devant elle. L’ouvrant, elle en sortie une boite de chocolat Lindt : Champs-Elysées et la tendit à Abraham. La boite, un assortiment trois chocolat sur plusieurs niveau et centrée autour de l’arc de triomphe, atteignait tout de même le raisonnable poids de 445 grammes.

Joyeux Anniversaire.

Le sourire de l’Echo s’était agrandit avec le don de son cadeau, tant par le fait de le donner que de l’humour qu’il représentait. Ramener une boite Champs-Elysées de New York à un mec en vacances en France, c’était simple mais sympa elle trouvait.

Ravi de te revoir aussi. Tu vas bien ?

Comprenant à l’apport du verre qu’elle était invitée à rester, Rachel déclara un « merci » à la quarantenaire en inclinant légèrement la tête vers l’avant. Elle suivit le mouvement et ne tarda pas à quitter l’entrée pour se rendre dans le salon déjà bien dérangé.

S’arrêtant un instant sur la bouffe présente, l’Echo tâcha de rester polie et coopératrice avec les règles de la maitresse de maison ; après tout, on ne lui avait pas encore dit de faire comme chez elle.

Ne sachant guère que dire, du fait, Rachel accrocha simplement ses mains à sa veste et entreprit d’attendre pour voir comment les choses se dérouleraient. Elle ne perdait pas son fin sourire, sachant parfaitement quoi exprimer de son côté.

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Abraham Blackwood
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MessageSujet: Re: A French Connection {Abraham Blackwood}   Ven 6 Nov - 17:12

Cela faisait longtemps que l’américain n’avait pas arboré un sourire idiot comme ça. Il était juste heureux de la voir, peu importe les raisons qui l’avaient poussée à venir ici. A défaut de savoir pourquoi pour le moment, il ne doutait pas qu’elle le lui dise prochainement, il ne se demandait même pas comment elle l’avait retrouvé. Elle avait déjà réussi cette opération quand elle était venue le trouver chez lui à Brooklyn. Elle devait avoir opéré de la même manière.
Cela dit, la distance à parcourir n’était pas … exactement la même. S’était-elle embarrassée d’un billet d’avion ? Il en doutait sérieusement. Il optait plus sincèrement pour le vol. Comme la première fois. La seule fois en fait. Le vol … cela signifiait qu’elle avait probablement atterri dans la rue … Il retint un soupir de soulagement pendant qu’elle fouillait dans son sac. Heureusement qu’il était chez Clara et non chez ses grands-parents. Ils n’avaient rien contre les mutants mais ils n’étaient pas friands des démonstrations …
S’il était, à peu près, remis de la surprise de la voir apparaître, il semblait qu’elle n’en avait pas encore terminée alors qu’elle lui tendait une boîte qu’il, en habitué des chocolats, reconnut immédiatement. Et en rajouta une couche en précisant la raison de sa présence.

« Hé hé hé … »

A état mental idiot, réponse similaire. Il n’avait pas réussi à formuler mieux sur le coup, bien trop ravi et surpris pour ça. C’était tout un ensemble de petites choses. Déjà, les chocolats. Gourmand oblige, il ne crachait jamais dessus. Elle était sûre de marquer des points. Ensuite, lui apporter des Champs-Elysées alors qu’ils étaient en France, elle avait osé faire la vanne … ç’aurait été encore plus marqué s’ils étaient vraiment à Paris. Mais l’idée le faisait rire. Surtout qu’ils avaient surement fait le trajet avec elle depuis New-York. C’était vraiment bien vu. Et puis surtout … elle avait fait le déplacement exprès. Il appréciait énormément. Vraiment énormément. Même si elle était venue les mains vides, cela lui aurait largement suffit.
Il attrapa la boite d’une main et l’écarta légèrement de son chemin pour faire un pas vers Rachel. Il continua de sourire, un peu différemment cette fois. C’était toujours aussi chaleureux mais plus personnel. Il embrassa sa joue avec douceur.

« Merci. »

Tout était dit dans cet unique petit mot. Il n’y avait rien d’autre à ajouter. Le faire serait superflu. Il fallait parfois savoir ne pas en faire trop pour ne pas dénaturer la valeur de quelque chose. Continuant de sourire, il reprit docilement à son attention.

« Je suis en vacances, énonça-t-il en désignant ses fringues estivales alors je vais forcément bien ! »

La réponse aurait été différente il y a quelques mois, mais en l’état actuel, elle était tout ce qu’il y a de plus vraie. Son grand-père s’était rétabli à merveille, son oncle également, que demander de plus ? Il aurait pu rentrer à Brooklyn, c’était également vrai. Mais suite aux événements, il préférait profiter des siens, pendant qu’il le pouvait. Et puis, comme les vacances scolaires étaient en cours, il pouvait également emmerder ses cousins, Thomas et Eliott, qu’il ne voyait que rarement … tout comme sa cousine Alyssa qui passait le mois ici pour profiter du soleil.
Alors que Clara repassait devant eux pour retourner au salon avec un verre supplémentaire, il initia le mouvement, invitant son amie à faire de même. Les fauteuils et canapé étaient confortables, pourquoi s’en priver ? Alors qu’il se réinstallait en même temps que leur hôte, celle-ci reprit, en anglais avec un petit accent français qui restait néanmoins compréhensible à l’attention de sa nouvelle invitée.

« Je vous en prie, faites comme chez vous. Les amis de Bee seront toujours les bienvenus chez moi. »

Alors qu’elle-même souriait, le concerné finissait de déglutir avec empressement pour corriger légèrement la phrase afin d’éviter quelques surprises.

« Oui alors oui mais non ! Je ne remets pas en cause le fait que tu sois la bienvenue, loin de là, par contre … Fais tout presque comme chez toi on va dire, d’accord ? »

Il adressa un sourire amusé à Rachel. Il ne lui reprochait toujours pas d’avoir foutu le bordel dans sa cuisine mais il aimait autant qu’elle se restreigne un tout petit peu ici. Pas totalement hein, pas un peu. Histoire de … voilà quoi. En revanche, sa tante, qui n’était pas au courant de l’histoire, lui adressa un regard outré et reprit en français, le naturel revenant au galop.

« Mais enfin, Bee ! Ça ne se fait pas !
- Peut-être mais tant pis. Et crois-moi, c’est mieux … pour l’instant en tout cas.
- Tu en es sûr ?
- Oui !
- Bon, d’accord … »

Son neveu lui avait parlé de la jeune femme mais il n’avait pas mentionné cet aspect … ou elle ne s’en rappelait pas en tout cas. Elle décida de se fier à son avis. Après tout, il la connaissait mieux qu’elle. Et d’ailleurs, il n’avait pas fait les présentations. Elle s’apprêtait à le lui faire remarquer quand il aboutissait à la même conclusion de son côté.

« Au fait, avant que j’oublie ! Je te présente Clara, la plus jeune de la fratrie du côté de ma mère. Officiellement, c’est donc ma tante. Officieusement, comme on a juste sept ans d’écart, plutôt ma grande sœur comme tu pourras t’en rendre compte si tu restes assez longtemps ...
- D’ailleurs, vous restez longtemps ? Enfin, pas chez moi spécifiquement, ça je m’en fiche. Mais en France je veux dire ? Et vous êtes libre ce soir ? »

Abraham, qui n’avait pas eu le temps d’en placer une, regarda sa tante avec curiosité, un sourcil levé et reprit en français.

« Où tu veux en venir là ?
- Ne fais pas l’idiot tu veux ? Tu sais très bien où je veux en venir. »

Elle marquait un point. Mais quand même …

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MessageSujet: Re: A French Connection {Abraham Blackwood}   Mer 18 Nov - 22:07

Abraham souriait avec une simplicité continue ; était-ce toujours du contentement ou cela se rapprochait-il d’une légère euphorie ? Rachel n’en savait rien mais était au moins assurée que, si elle avait dérangée de part son irruption, elle ne gênait en rien.  Elle amusait même, ce qui était une bonne partie du but de son cadeau. Son sourire, sans être stupide de part sa légèreté, n’en restait pas moins aussi présent que celui de son vis-à-vis.

Le baiser sur la joue fut une surprise inattendue à laquelle ses yeux s’arrondir. Elle avait bien perçue l’approche mais son attention comme son regard avaient suivis la boite de chocolat écartée du chemin. Cela n’empêcha pas son sourire de changer, ses lèvres s’élargissant pou r dévoiler sa dentition blanche comme des rideaux dévoilaient une scène de théâtre. C’était un sourire enfantin et le plus beau qu’elle pouvait offrir, servant à lui seul de réponse alors qu’elle regardait Abraham de biais.

Il était en vacances donc cela allait ; c’était une association qu’elle ne ferait pas forcément mais visiblement la scolarité et ses congés réussissaient pas mal. Il faudrait qu’elle essaie un jour, elle qui commençait réellement à s’activer durant les congés suscités. Mais il lui restait encore un bon mois pour essayer, même si Rachel ignorait encore comment elle l’occuperait.

Une fois installée comme l’inconnue l’y invita dans un anglais accentué, l’Echo sourit à nouveau à pleines dents alors que son ami rectifiait le tir de la maitresse des lieux. Le ricanement amusé ne passa pas inaperçue et fut une nouvelle fois la seule réponse que reçu Abraham. Elle comprenait le principe même s’il y avait une chose importante à savoir : ce n’était pas lui le maître de maison ici, quand bien même il devait avoir le droit de faire comme chez lui.

Rachel se perdit dans la discussion en français, son sourire s’effaçant alors qu’elle suivait les répliques. Elle voyait le ton outrée de l’ainée et pouvait en déduire l’intention mais cela n’allait guère plus loin. Du fait, elle resta elle-même silencieuse à observer de ses yeux verts, les mains sur les cuisses et les jambes croisées d’aise. Visiblement elle ne ferait pas comme chez elle et se limiterait au « presque »…

A la présentation, l’Echo se réinstalla pour faire au mieux face à Clara, une tante qui en tenait plus d’une grande sœur et qui s’enquérait du temps de résidence. Elle n’y avait pas pensé et ce trio de questions fit se figer son regard alors que ses pensées s’agitaient. Le nouvel échange en français lui laissa le temps de réfléchir et, lorsque ce fut fini, la jeune femme passa une main dans ses cheveux afin d’en rapatrier une mèche vers son oreille.

Je dois être rentrée à New York à 9 P.M., ce qui fait deux heures du matin chez vous. Il faudrait que je reparte vers une heure.

Elle aussi se limitait à quelques mots pour en sous-entendre bien plus ; même s’il y en avait bien plus que lorsqu’Abraham l’avait fait. Elle estimait avoir cependant répondu aux trois questions, en plus d’en dévoiler bien plus à qui saurait entendre. Regardant celui qui aurait le plus de facilité à le faire, tant par sa meilleure compréhension de la langue que sa connaissance de la personne, elle ajouta avec son fin sourire.

Ou vers deux heures si tu est capable de me faire le trajet.

Rachel savait pouvoir voler très vite mais la téléportation restait quelque chose de bien plus rapide, de part son instantanéité. Elle ne connaissait pas les limites exactes d’Abraham dans le domaine mais savait d’instinct qu’elles avoisinaient la dizaine de milliers de kilomètres. Et surtout il ne coutait rien de demander.

Une fois la réponse obtenue, l’Echo se leva pour remplir son verre nouvellement apporté. Elle n’avait pas à chercher du regard une boisson qui l’intéressait, se dirigeant immédiatement vers le soda, mais demanda si quelqu’un en souhaitait également ; auquel cas, une fois servie, elle ferait passer la bouteille.

Cela fait, elle revint s’assoir et reprit sa position détendue. Elle n’avait à se présenter puisque Clara semblait déjà la connaitre, Abraham n’ayant pas pris soin de faire des introductions réciproques, et n’avait pas réellement de question particulière à poser. Que ce soit sur la soirée ou sur la famille d’Abraham, Rachel ne savait réellement quoi dire d’autre. Considérant de la pensée les jeux présents, et qu’elle avait interrompus, alors que son regard se perdait dans le vide, délaissé d’attention, elle reprit doucement la parole.

C’est sympa de rencontrer de la famille d’Abraham, je n’ai entendu parler de vous qu’à travers vos fuseaux horaires.

L’Echo avait été marquée par cette histoire d’horloges à différentes heures, gardant extrêmement nettement l’alignement et l’explication qui était allé avec ; San Francisco, New York, Paris et Moscou. Et oui, la jeune femme avait retenue Paris et non la France car pour elle, c’était kif-kif. Heureusement, elle avait appris que les parisiens pensaient pareil donc elle n’était pas totalement en tord. La seule chose lui posant problème restait la langue et il était possible que ce fut également le cas pour Clara. La fixant, la britannique reprit à son attention.

Tu parles bien. Mais si ça devient trop compliqué, repasse en français. Je n’ai pas l’intention de forcer tout le monde à user de ma langue.

Pour l’instant, Rachel s’accommodait parfaitement de ne pas comprendre ce qui pouvait être échangé en français mais elle ignorait si s’en serait toujours le cas dans un cadre plus élargie. Si la barrière des langues n’était pas un problème difficile à contourner, la jeune femme ne le contournerait que s’il y avait nécessité.

Et puis si on ne ce comprend pas, Abraham pourra mettre en pratique ses capacités de traducteur.

Souriant à celui-ci, Rachel se détourna à nouveau pour regarder les jeux de façon plus directe cette fois, cherchant ceux qui lui étaient familier tout en écoutant.

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MessageSujet: Re: A French Connection {Abraham Blackwood}   Ven 15 Jan - 13:29

Il fallait avouer que l’américain n’avait pas réfléchi plus que ça quand il avait choisi, plus ou moins consciemment, d’embrasser Rachel sur la joue pour la remercier, non seulement du cadeau mais surtout de sa présence. Pour lui, le geste avait été naturel. Mais s’il en croyait la réaction de la victime, elle ne l’avait pas vu venir. Une habitude française peut-être. Ou au moins une influence … Et même s’il n’allait certainement pas lui dire à haute voix, cela l’amusait bien. Au-delà de ça, il était ravi. Qu’elle puisse être surprise par un petit quelque chose aussi simple le rendait étrangement satisfait, comme s’il avait quelque chose à prouver à son sujet. Et puis … son sourire. Voilà qui valait largement le coup. Il le mémorisa avec attention, presque sûr qu’il ne le reverrait pas de sitôt.

Rectifiant les propos de sa tante pour éviter tout débordement et se demandant ce qu’elle avait en tête, même s’il en avait une petite idée, Abraham se tourna de nouveau vers l’autre jeune femme, écoutant sa réponse avec attention.
Si elle restait effectivement jusqu’à 1h du matin pour être à 9h à New-York, elle n’allait pas franchement dormir. Il connaissait des personnes capables de ne dormir que quelques heures pour être opérationnels, mais faire une nuit blanche … personne de son entourage n’en ressortait frais et dispo. Une autre corde à son arc que celle-ci ? Possible, il ne lui avait jamais posé la question. A moins qu’elle ne réagisse comme tout le monde en ayant les yeux tirés et en se servant du café, ou autre substance du même genre, en perfusion directement. La curiosité le reprenait une nouvelle fois mais il ne se voyait pas lui poser la question de but en blanc.

« Génial, vous allez avoir le temps de manger avec nous ce soir alors ! Enfin, si vous êtes libre !
- Tu veux dire à ce repas top secret pour mon anniversaire que je ne suis pas censé être au courant ? rétorqua l’américain en français avant de sourire devant l’air de Clara qui lui répondit dans la même langue
- … je leur avais dit que ça ne marcherait pas. Ils ont voulu tenter le coup quand même. Tu feras comme si et puis c’est tout. Mais oui, celui-là. »

Il grimaça quand Rachel s’adressa à lui peu après et lui répondit, dans leur langue commune, commençant par la traduction des sous-entendus de sa tante.

« Alors, tu es plus que cordialement invitée à notre repas secret mais pas vraiment pour mon anniversaire ce soir mais il ne faut pas que tu te sentes obligée d’accepter. Je veux dire, même si je ne suis pas censé le savoir, je pense qu’il va y avoir toute la fratrie ou pas loin alors ça fait pas mal de monde d’un coup … qui pour la plupart ne parle pas un mot d’anglais. Même si traduire ne me dérange pas hein, la question n’est pas là. Mais je ne veux pas que tu te sentes mal à l’aise ou quoi que ce soit. puis, grimaçant, il poursuivit Ce n’est pas que je ne veux pas te garder une heure de plus ou te déposer chez toi mais la distance est trop élevée, je suis désolé. Là, grosso modo, je pourrai te larguer en plein océan Pacifique, pour peu qu’on trouve un ilot où j’aurai déjà mis les pieds. Je suis désolé, vraiment. »

Il y avait environ 5.900 kilomètres entre Condom, la ville où ils se trouvaient actuellement, et New-York. Le souci, c’est qu’au-dessus de 5.000, il le vivait déjà mal tout seul. Là, ça ferait peu ou prou 12.000 kilomètres et … ce n’était même pas la peine d’y penser. Il était vraiment déçu de ne pas pouvoir lui faire faire le trajet. Peut-être était-il temps qu’il se mette à bosser un peu pour augmenter cette limite … si c’était possible. Ou au moins élever la limite des sauts qu’il pouvait faire sans se taper une migraine atroce. Cette option était même préférable, en fait. A voir.
Déclinant d’un air distrait la proposition a contrario de la propriétaire des lieux qui attrapa la bouteille quand elle lui fut tendue tout en restant bien assise où elle était, il regardait Rachel s’installer de nouveau.
Mine de rien, il était vraiment ravi qu’elle ait fait le déplacement. Qu’elle reste pour la soirée ou non ne changeait rien à sa satisfaction. Elle était venue. Exprès. Juste pour son anniversaire. Le fait qu’elle ne reste que peu de temps quoi qu’il arrive ajoutait encore au geste. Non, il ne fallait pas grand-chose à l’homme pour s’estimer heureux. Restant silencieux, il poursuivait son observation de la scène pendant que sa tante prenait la parole.

« Ah, vous aussi vous avez vu sa cuisine alors ? dit-elle en souriant avant de poursuivre Il faut croire qu’il a été un peu plus bavard à votre sujet. N’allez pas croire qu’il a tout dit de vous en revanche. Monsieur sait très bien rester hermétique quand il le faut. Un peu trop parfois d’ailleurs …
- Hey, je suis toujours là.
- Je ne dis que la vérité. répliqua-t-elle en tirant la langue avant de se tourner vers son invitée qui avait réussi à en placer une malgré tout Aucun souci, ne vous en faites pas pour ça. Puis riant à ses propos suivants Effectivement, puisqu’il est là, autant qu’il se rende utile.
- Hey ! Je suis toujours là je te signale !
- D’ailleurs, reprenant comme si de rien était si vous avez des questions, n’hésitez surtout pas.
- Mais tu as fini oui ! Rha, tante indigne ! s’exclama-t-il, riant, avant de lui jeter un coussin En tout cas, si tu veux jouer à l’un d’entre eux, ouvre la boîte. On ne faisait que ça depuis quelques heures. Et puis, je pourrai peut-être te battre au moins cette fois ! »

Il se tut de nouveau, ayant à son tour reçu un coussin en pleine figure.

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MessageSujet: Re: A French Connection {Abraham Blackwood}   Dim 24 Jan - 21:55

Rachel cocha la tête à l’affirmative lorsque Clara l’invita au diner, une chose qu’elle ne refusait pas en bonne mangeuse qu’elle était. Elle était libre, oui, tant qu’elle respectait les horaires précédemment énoncés. L’intervention d’Abraham ne lui laissa pas loisir d’assurer de cela aussi, repassant en langue étrangère pour un nouvel échange que la jeune femme regardant sans comprendre. Heureusement, cela ne lui importait pas pour l’heure.

La traduction qui lui fut faite l’impressionna grandement, la faisant redresser dos et sourcils alors que le flot de mots polis et policés continuait sans s’interrompre. Cela compensait quelques mécompréhensions mais l’amusa plus qu’autre chose. Se fut à son tour de se pencher en avant pour répondre.

Elle a vraiment dit tout ça en si peu de mots ?

La curiosité était sincère même si totalement hors sujet, surtout considérant qu’une bonne partie du discourt ne concernait pas Clara. Gardant son sourire, elle se réinstalla dans son siège et haussa légèrement les épaules.

Pas grave pour le transport, même si le pacifique est à gauche de la carte alors qu’on est a droite.

Faisant un petit clin d’œil à Abraham, l’Echo se contenta de l’interprétation qu’elle avait du lapsus de celui-ci : une île déserte dans le Pacifique, c’était un banc de sable, des palmiers, du soleil et eux deux. Un tableau plus enviable, surtout en période de vacances, que le venteux et humide Atlantique.

Comme bien souvent, la personne ayant demandé vivait bien mieux le refus que celle l’ayant subit et le fait qu’Abraham décline la proposition de boisson laissa l’Echo dans l’expectative d’avoir plus mal fait qu’autre chose à demander. La sagesse lui avait appris qu’il était de nature humaine d’avoir des limites mais qu’être mis face à celles-ci pouvait fort mal réagir ; peu de gens voyait cela comme des remparts les protégeant, beaucoup y voyaient des chaines les entravant. Etait-ce le cas de son ami ?

Du coup je dois juste repartir vers une heure du matin. Jusque-là je suis avec vous ; si vraiment la barrière des langues est trop forte, j’apprendrais le français.

Rachel apprenait extrêmement vite et elle en était consciente. Même en excluant l’apprentissage télépathique et la mémoire eidétique, deux choses pourtant incalculablement pratiques pour emmagasiner de nouvelles connaissances et aptitudes, elle avait démontré progresser à une vitesse vertigineuse lors des deux dernières années. Une chose qu’elle taisait mais qui lui apportait une confiance en elle aussi discrète qu’elle était supérieure à celle qu’elle avait possédée.

Regardant Clara parler, l’Echo acquiesça de nouveau au fait qu’elle avait effectivement vue la cuisine d’Abraham ; un regard à celui-ci sous-entendis d’ailleurs qu’elle avait fait bien plus que la voir. Mais le fait qu’il ait été bavard ramena l’attention à celle qui exprimait autant et le tout en langue étrangère.

Baissant légèrement la tête sans l’hocher, la jeune femme pris plus d’attention alors que son homologue faisait un peu de mystère quand à l’herméticité d’Abraham. Avait-elle la moindre idée de ce dont elle parlait ? Rachel était incapable de le dire. Et n’eut pas tellement le temps d’y penser puisqu’elle réagit elle aussi au fait que le concerné était toujours là.

Retenant un petit rire à la réaction de Clara, l’Echo reçu un nouveau flot de paroles alors que la française monopolisait la conversation. C’était vraiment un truc d’européen que de parler autant et, malheureusement, elle n’était pas prête à adopter cette habitude. Mais c’était vrai : Abraham était là alors autant qu’il soit serviable, il se montrait ainsi de nature de toute façon. Un naturel qui courrait au galop derrière leur discussion, purement et simplement ignoré par sa tante-sœur.

Rachel était tenté de rentrer dans le jeu mais n’eut le temps ni de le faire ni d’y réfléchir qu’un Abraham indigné attaquait de façon indigne sa tante qui l’était tout autant. Une phrase lui étant destinée puis les Blackwood, ou ce que la jeune femme affiliait aux Blackwood même si le nom était purement américain, s’occupèrent à régler leur indignité ensemble à coup de coussin.

Portant son verre à ses lèvres, l’Echo regardant une scène qu’elle n’avait jamais vue, même dans le foyer de l’Institut. Sans doute avait-elle faites des batailles de polochon avec sa sœur elle-aussi, autrefois, mais qu’elle y aille avec un oreiller ou un parpaing n’aurait rien changé.

Buvant une gorgée, elle éloigna discrètement le verre de Clara de la bataille que menait celle-ci, l’objet clissant comme si de rien était de sa position jusqu’à une autre plus sure. La bouteille ne craignait pas grand-chose, au pire ça serait le prochain à l’ouvrir qui prendrait, mais le verre risquait bien vite de faire partager sa boisson sucrée à un plancher qui ne l’aimerait pas plus que la personne chargée de le nettoyer.

Comme lorsque les deux autres parlaient en français, ce fut avec une bienveillante distance que Rachel les regardant croiser les tissus, les coussins n’étant manifestement pas faits de fer. Elle n’y participa pas, non, préférant siroter son verre calmement. Elle finit néanmoins par s’accouder, posant son menton dans le plat de sa main et regardant des yeux les jeux ci-présents. Pas un seul où l’on ne pourrait l’accuser de tricherie puisque tous étaient physiques mais certains avaient une bonne tête tout de même ; et puis, il n’était pas certain qu’aucun de ses adversaires ne pense à l’accuser d’une telle chose. Après, ceux dont la forme ne lui était pas familière étaient parfaitement inconnus puisqu’elle ne comprenait pas le français.

Attendant un peu que la confrontation moelleuse se calme, elle intervint dans un moment d’hésitation des autres partis. Accompagnant ses paroles d’un grand sourire amusé, elle expliqua haut et fort de sa voix rapide :

Je déclare Clara vainqueure par solidarité féminine.

Laissant le temps de bien comprendre l’injustice de la chose, l’Echo se leva puis s’accroupie pour ramasser la boite du jeu l’intéressant le plus : le jungle speed. Outre qu’elle ne risquait que minimalement de tricher, les réflexes de tous ci-présents étaient à échelle humaine ; même si elle ne doutait pas que, comme les siens, ceux d’Abraham soient entrainés. Son entrainement martial intense lui donnerait probablement l’avantage mais s’en serait moins flagrant que le reste.

Posant la boite sur la table et l’ouvrant à la vue de tous, Rachel sortie les cartes et les fit glisser entre ses doigts tout en alternant les regards à Abraham et à Clara.

Mettez-vous l’un en face de l’autre, ça fera un peu duel de western.

Toujours d’une unique main, l’Echo posa le totem au côté du paquet de carte avec une lourdeur légèrement exagérée. Cela fait, elle se recula sur son siège et prit son verre à deux mains.

Et si ce n’est pas suffisant, on fera une Wanted ; après je suis pas certaine de comprendre les cartes en français.

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MessageSujet: Re: A French Connection {Abraham Blackwood}   Mer 3 Fév - 19:45

« Non, pas vraiment. dit-il en riant doucement Je t’ai ajouté les sous-titres pour tu saches au moins dans quoi tu t’embarques si tu acceptes. Je n’aime pas prendre de décision sans savoir alors généralement, j’applique ce principe pour tout le monde. A deux ou trois exceptions près … Plus sérieusement, je serai ravi que tu sois des nôtres ce soir mais je tiens … pas à t’obliger à venir à l’un de nos repas de famille. Tu fais comme tu le sens Rachel. »

Phrase bancale bonjour. Son cerveau pensait à autre chose et sa langue allait délivrer un autre message qu’Abraham n’était pas prêt à admettre de vive voix avec un témoin à proximité même si l’anglais pouvait lui en compliquer la compréhension. Il avait réussi à rattraper le coup au dernier moment. Peut-être que cela passerait inaperçu. Ou pas.
Fronçant les sourcils à la remarque de son amie et à son clin d’œil, il réfléchit à ce qu’il venait de dire. Enfin, avant que sa langue ne fourche. Le Pacifique à gauche ? Mais l’Europe en était loin du Pacifique … Il ferma les yeux brièvement pour se rappeler. Et soudain l’ampoule s’éclaira. Il s’était planté. Atlantique, pas Pacifique, pour rejoindre les US depuis la France. Mais … mais c’était de sa faute, voilà. Elle le perturbait et il devenait une quiche en géographie. Voilà. C’était tout simple.

« Génial ! reprit Clara, enchantée avant de continuer en anglais J’appellerai juste pour prévenir qu’il faut ajouter un couvert.
- Ce qui ne risque pas de poser de problème puisque c’est Mamie qui cuisine … Elle fait toujours des quantités pour un régiment entier précisa-t-il à Rachel Tu pourrais débarquer à vingt que ça ne changerait rien du tout. J'espère que tu as prévu des doggy bags ! Mais il faudrait quand même qu’elle comprenne qu’il faut qu’elle se ménage un peu … Pardon, je digresse. »

Tout en ayant en tête sa grand-mère qui en faisait trop pour ses 70 ans, il pensait que sa tante n’avait rien dit quant au fait que Rachel proposait d’apprendre le français comme ça, entre maintenant et la soirée … ou même pendant le repas directement. Il ne connaissait pas tout de la jeune femme, loin de là. Il en avait appris des bouts par inadvertance, sans l’avoir demandé. Il ne déplorait pas cette connaissance spontanée même s’il estimait que c’était le genre de choses que l’on devait choisir de raconter. Et généralement, c’était à des gens proches, pas à des inconnus sortis d’une station de métro en ruine. Peu importe, ce qui était fait en fait. Au-delà de ça, s’il était au courant de certains de ses pouvoirs, il ne se rappelait qu’un apprentissage aussi rapide en faisait partie. Cela étant, il ne lui avait pas demandé la liste complète non plus. D’un point de vue professionnel, il aurait dû. D’un point de vue personnel, il s’en foutait totalement du  moment qu’elle acceptait de revenir cuisiner avec lui, de foutre le bordel dans sa cuisine, de jouer à Mario Kart ou de sourire comme elle l’avait fait plus tôt.

Alors que l’américain recevait son premier coussin en pleine tête, réflexe aidant, il en choppa deux autres, un qu’il lui relança immédiatement, prenant soin d’éviter les objets fragiles, et garda l’autre en main, prêt à servir. De vrais gamins. L’âge mental venait de chuter considérablement dans la pièce.  Heureusement qu’une tierce personne aux cheveux roux remontait le niveau. A moins qu’elle ne se joigne à eux … auquel cas débarrasser la table basse aurait été intelligent.
D’un coup d’œil, tout en restant concentré sur les attaques plumeuses de Clara, il regarda son amie. Non, elle ne semblait pas particulièrement motivée à rejoindre la partie. Tant pis, ils resteraient à deux joueurs. Il apprécia cependant le mouvement discret du verre qui se mit de lui-même hors de portée. Il n’embrasserait pas à grand renfort d’effet liquide le sol qui n’en demanderait rien si ce n’était de rester sec.
Un instant plus tard pour lui, mort de rire, il observait sa tante, réfléchissant au fait de lancer un nouveau coussin ou non. Elle semblait mener la même réflexion. Il s’apprêtait à mener un dernier assaut, pour la gloire, quand une annonce coupa court à toute envie belliqueuse. Il se tourna vers celle qui venait de prononcer la sentence.

« Ah mais non ! Je proteste ! commença-t-il à dire en anglais pendant que Clara lui demandait des explications, les mots ayant été prononcés trop vite pour sa compréhension. Il repassa alors en français Elle déclare, par solidarité féminine, que c’est toi qui l’emporte !
- Mais elle a parfaitement raison ! Merci Rachel !
- Deux contre un, je ne vais même pas essayer de lutter contre vous les filles ! »

Il leur tira la langue l’une après l’autre et, quand il entendit la demande de l’étrangère à la famille, ne put s’empêcher de se tourner vers sa tante, qui savait parfaitement compris ce qu’il allait lui demander.

« Tu les …
- Oui, dans le coffre dans la chambre d’amis.
- Merci ! »

Le temps que Rachel finisse de distribuer et d’installer le totem, il était revenu, sa tenue de vacances maintenant complétée par un chapeau de cowboy et le holster qui allait avec, ce dernier contenant une belle réplique en plastique d’un revolver. Clara morte de rire, il sourit à Rachel tout en lui parlant dans leur langue commune.

« Hé hé, pardon, je n’ai pas pu résister. Et puis, ça va tellement bien avec ma chemise hawaïenne que ç’aurait été un crime que de ne pas le faire ! »

La propriétaire des lieux s’apprêtait à répondre quand le téléphone sonna, différent le début de la partie de quelques instants. Se levant en râlant, elle décrocha néanmoins rapidement.

« Oh merde, j’ai oublié ! »

Le téléphone retrouva sa pose initiale peu de temps après alors qu’elle courait pour mettre une paire de ballerines et attraper une veste ainsi que son sac.

« J’ai oublié de récupérer … un truc. Bee, tu as les clés, faites comme chez vous mais soyez revenus à 19h au plus tard ! Et ne m’oblige pas à te chercher dans le centre ! A toute ! »

Et avant que quiconque ait eu le temps de dire quelque chose, elle était sortie tel un ouragan , la porte claquant derrière elle.

« Bon et bien … je crois que ça va être entre nous deux du coup ! »

Il reprit toutes les cartes pour les mélanger et les redistribuer. Avait-il une chance de l’emporter ? Il n’en savait rien mais il ne lui coûterait rien d’essayer en tout cas. Alors qu’ils retournaient leurs cartes sans que des symboles identiques ou une carte spéciale sortent du lot, il reprit la parole docilement. Dans l’espoir de la distraire peut-être …

« Au fait, curiosité de ma part en fait parce que je ne me rappelais pas que ça faisait partie de tes capacités, si tu décidais d’apprendre le français, réduisant par-là mon maaaaaaaaagnifique rôle de traducteur à néant ce qui ne serait pas très charitable de ta part avoue-le commença-t-il d’un ton amusé il te faudrait combien de temps ? »

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MessageSujet: Re: A French Connection {Abraham Blackwood}   Ven 12 Fév - 16:20

Ajouter des sous-titres pour savoir qu’on s’embarquait dans un flot de paroles ? Le trait d’humour était sympa, surtout suivit d’un nouveau flot de paroles. Il allait de soit que Rachel faisait comme elle le sentait, étant bien moins tenue par la politesse et les conventions sociales qu’Abraham semblait le croire. Avait-il oublié le « fais comme chez toi » ? Si oui, il faudrait le lui rappeler. Par contre, pour l’hésitation, c’était effectivement passée inaperçu.

Les précisions considérant le couvert laissèrent Rachel perplexe même si manger avec un unique couvert ne la dérangeait pas, un couteau lui suffisant, mais les quantités astronomiques de nourriture de la grand-mère comme le défit que de débarquer à plusieurs la concerna un peu plus. Non elle n’avait pas de doggy bags mais elle avait son estomac et pas besoin d’aller chercher des versions alternatives d’elle-même pour être capable de manger comme vingt. Au figuré. Au propre, parce qu’elle était capable de manger au propre même s’il lui fallait plus d’un couvert, cela devait avoisiner les deux à trois personnes fonctions de leurs appétits comme du sien.

Et niveau plusieurs personnes, Abraham n’avait en effet aucune chance de lutter à deux contre un ; déjà qu’à une contre un il peinait. Sa défense linguale fit sourire, ramenant tant le fait qu’être étudiant en langue impliquait qu’il sache s’en servir que celui qu’il pratiquait la langue étrangère une parole sur deux actuellement, puis l’Echo le regarda battre en retraite vers le coffre de la chambre d’amis.

Il y trouva un fragment de déguisement qui surprit Rachel, la faisant pouffer dans le vide avant même qu’il ne soit physiquement revenu ; sans savoir où était la chambre d’amis, elle perçut parfaitement le chapeau et le holster dont le san-franciscain se para rapidement. Clara réagit donc beaucoup plus qu’elle-même, qui se contenta de sourire amusée en regardant Abraham continuer de prouver que le ridicule ne tuait pas et qu’il valait mieux rire que pleurer.

Rachel chercha une surenchère à faire quand au costume mais ne trouva pas, une chose qui la laissa perplexe le temps de la recherche car la situation le méritait vraiment. Et comme Clara fut interrompue dans sa réponse, Abraham connu un vent tel qu’il en aurait perdu son chapeau et sa chemise s’il avait été au premier degré ; sachant qu’un vent d’un degré lui aurait surement aussi mise la chair de poule, une image qui refit sourire l’Echo avant que Clara n’interrompe comme elle avait été interrompue. L’allocution habituelle des situations désastreuse n’était pas inconnue de Rachel, même en français, et la locutrice s’empressa de s’en aller en continuant en français.

Regardant cela son verre à la main, la rousse se senti d’autant plus bête qu’elle n’avait rien compris. Au français, pas à la situation.

Bon et bien… je crois que ça va être entre nous deux du coup !

Tu vas pouvoir essayer de lutter du coup.

Le sourire de Rachel était amusé, celle-ci laissant Abraham refaire ce qu’elle-même avait fait pour ne pas avoir à en faire de même. Elle se prépara à participer au jeu en essayant d’appuyer au plus sur ses cartes tout en élargissant au plus ses perceptions mentales, réduisant au mieux la précision qu’elle avait dans l’observation des couleurs et des formes cachées à sa vue.

Tâchant de se concentrer au jeu néanmoins, elle laissa son verre sur le côté de la petite table et son sac comme sa veste courte sur le siège à son côté, se penchant en avant pour être au plus prêt du jeu. Le fait qu’Abraham entreprit de lui parler pendant ce temps n’était pas réellement une gêne pour l’Echo, qui restait aussi multitâche que la plupart des autres femmes, et de devait pas plus déconcentrer le premier que le décolleté mis en avant de la seconde. Fixant le français sans plus réellement porter d’attention visuelle aux cartes, qu’elle percevait toujours, Rachel entreprit de répondre avec simplicité à une demande moitié humoristique moitié sérieuse ; ce qui ne l’empêcha pas de le faire avec légèreté et un petit sourire.

Je dirais moins d’une demi-douzaine de secondes si j’utilise mes capacités mutantes, pour devenir bilingue. Avec mes capacités humaines, je pense pouvoir avoir les bases en une demi-douzaine d’heures.

Beaucoup de choses lui passeraient encore au-dessus de la tête avec la mémoire eidétique, principalement du fait de la nécessité d’associations visuelles, mais c’était déjà une bonne base. Elle pourrait au moins converser sans pour autant comprendre tout ce qui était dit, voir entreposé sur la table puisque la grand-mère semblait très  efficace à la cuisine.

Les mutants posent problème à ta famille ? Je n’ai pas l’intention de me cacher d’eux, même s’ils ne m’ont pas reconnue. Pas plus que je veux causer des problèmes.

La réputation des Français faisait d’eux des racistes malpropres mais très bons dans le domaine de la bouffe, entre autres, et Rachel pouvant confirmer qu’elle n’était pas infondée sur la nourriture elle n’aurait pas été étonnée qu’ils aient aussi nombre de problèmes avec les mutants. Leur police spécialisée avait du retard sur le BAM et le MI-13 tout comme ils avaient globalement du retard au niveau universitaire.

Presque parfaitement à même de continuer à jouer tout en parlant du sujet, Rachel était néanmoins plus lente et moins souriante à l’idée de se confronter à une famille fermée d’esprit. Prôner la cohabitation pacifique faisait partie intégrante de sa vie et n’était en rien un problème mais elle ne souhaitait pas mener le combat durant l’anniversaire d’un ami.

Et puis, si tu préfère vraiment avoir un poisson roux te regardant avec de grands yeux incompréhensifs toute la soirée, y’a pas de souci. Au moins je sais que tu regarderas mes yeux.

Clignant de l’un, l’Echo se déconcentra encore plus du Jungle Speed en se disant que de tous ses amis actuels, elle n’avait réellement rencontrée la famille d’aucun. Pas même les Aoe, qui pourtant avaient du beaucoup entendre parler d’elle quand Sanzo était à l’Institut, ou l’entièreté des Oldfields, qui la craignait et la détestait. Elle restait énormément limitée à Graymalkin Lane, malgré qu’elle cherchait à interagir plus avec le reste du monde. Sans doute cela changerait, ses habitudes comme sa vision ayant changées au cours de son voyage temporelle.

D’ailleurs, il faudra une tenue spéciale pour ton anniversaire ?

L’association d’idée pouvait paraitre obscure mais en tenait simplement aux différences de dress-code impliquées par le voyage suscité. Elle avait déjà des idées dans l’esprit, preuve étant qu’elle s’égarait complètement d’un jeu nécessitant pourtant une grande concentration, et cherchait pour une fois à être réellement attirante. Son avant-dernière réplique était, du fait, bien moins innocente qu’elle-même l’avait cru sur l’instant.

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MessageSujet: Re: A French Connection {Abraham Blackwood}   Mer 17 Fév - 21:01

« C’est très charitable de ta part que de me rappeler que j’ai perdu la dernière fois contre toi ! Mais j’me suis entraîné à Mario Kart ! J’ai peut-être une chance maintenant … ou toujours pas plus, je ne sais pas. Il faudra vérifier pour voir … »

Si Abraham lui avait parlé dans le but de la distraire, ce dont il n’était même pas sûr à la base, il fallait bien avouer que ce n’était pas franchement efficace. Autant qu’une attaque électrique sur un type roche. Pourtant, il aurait dû s’en rappeler : il était de notoriété publique que les femmes, contrairement aux hommes, savaient faire plusieurs choses en même temps. Et les faire bien, en plus. Cet ajout mental avait, étrangement, pris la voix de Clara. Pour sûr, elle aurait été capable de sortir un truc pareil. Continuant de jouer, il échappa un juron russe quand le totem lui échappa pour finir dans les jolies mains de Rachel.
Et le silence s’invita quand elle énonça peu après la rapidité avec laquelle elle pouvait apprendre une nouvelle langue. Et il perdura un instant supplémentaire quand il releva les yeux pour lui faire une remarque. Il fut momentanément, à peine l’espace d’une seconde, distrait quand une vue agréable se présenta. Même mutant, il ne restait qu’un homme. Il fallait simplement remercier son temps de réaction pour qu’il ne passe pas pour un lourdingue complet. L’absence de bave aux lèvres devait aider aussi. Ses yeux continuèrent donc de remonter vers ceux de son interlocutrice et il continua l’air de rien.

« C’est de la triche. dit-il avant de poursuivre rapidement, se rendant compte que la remarque s’appliquait autant pour la vue qu’elle lui offrait, à dessin il en était sûr, qu’à la rapidité d’apprentissage dont elle était capable Cela dit, je parle français parce que la moitié de la famille en est … donc c’est un peu de la triche aussi. Mais moins. D’abord. »

Il lui sourit et la quitta des yeux, yeux qui étaient largement suffisants pour le déconcentrer, jetant un bref coup d’œil à l’heure avant de fixer de nouveau les cartes. Il n’avait pas une perception étendue de l’environnement et il ne voyait que ce qu’il regardait. Malgré ça, lui aussi était capable, contrairement à certains de ses homologues apparemment, de faire au moins deux choses en même. Plus, il ne pariait pas dessus. Alors il continua d’alimenter la conversation avec joie.

« Autrement, tu as un peu moins de deux heures, donc si tu souhaites apprendre le français, ce sera avec tes capacités.  Mais cette rapidité ne marche qu’avec les langues ? Ou à peu près avec tout ? Pardonne ma curiosité si elle est mal placée. Et n’hésites pas à me la renvoyer si tu ne veux pas répondre d’ailleurs, tu n’es en rien obligée. Excepté de ne pas faire comme chez toi, à la rigueur. »

Un sourire en coin s’installa et disparut, laisse place à un nouveau juron, japonais. Le totem lui avait encore échappé. Il y arriverait. Un jour, il réussirait à la battre. Au ménage peut-être ? A la capacité de laisser une cuisine propre tout en s’en étant servi ? Ha ha ! Il tenait peut-être un début de réponse.
L’américain arrêta toute surveillance des cartes tout comme l’ajout de nouvelles quand il entendit sa question. Il releva aussitôt les yeux et sans s’interrompre à mi-chemin cette fois. Son sourire semblait s’être atténué et ce n’était pas quelque chose qu’il appréciait. Il lui répondit sans cesser de la fixer et sans ciller.

« Hey … crois-bien que si c’était le cas, outre le fait que je ne serai pas resté aussi longtemps en France, je n’aurai certainement pas accepté que tu viennes ce soir. Et Clara ne te l’aurait même pas proposé. Alors tu n’as pas à t’en faire à ce sujet. Tu seras aussi bien accueillie qu’ici. Et tu peux toujours changer d’avis de toute façon. Ou partir juste après l’apéro, personne ne t’en tiendra rigueur. »

Il posa une nouvelle carte en la regardant, au cas où il puisse gagner au moins une fois, relançant le jeu par là même, tout en continuant de parler à Rachel d’une voix chaleureuse qu’il voulait rassurante.

« Donc tu n’auras pas à te cacher … ni de mes grands-parents, ni mes oncles et tantes. Excepté des jumeaux peut-être parce qu’ils vont te reconnaître je pense. Et qu’ils ont encore parfois les hormones qui les travaillent et qu’ils n’ont que 20 ans à peine. Mais rien de plus méchant … Ah, peut-être que ma grand-mère va penser que l’on est ensemble, par contre. Si elle te jette des petits regards en coin, ne sois pas surprise. Mais ce sera de la bienveillance à ton égard et un peu de curiosité, rien d’autre, je te le promets. »

Concentré et bien décidé à avoir le totem au moins une fois, il ne vit pas le clin d’œil mais répondit, amusé. Surtout compte tenu de sa réaction précédente au décolleté …

« Ha ha ha … très drôle va. Je suis un homme civilisé moi, je sais me tenir madame. Non mais ! Ou la plupart du temps en tout cas … mais tu devrais plus te méfier des jumeaux sur ce point-là. Tu pourras les défier en combat singulier à Mario Kart pour réclamer réparation si tu veux. Ce serait un moyen de les faire taire aussi … »

Il quitta les cartes des yeux un instant, juste le temps de lui adresser un grand sourire ravi à l’idée qu’elle les écrase à l’un de leurs jeux favoris.

« Hu ? Une tenue particulière ? »

Surveillant les motifs et les couleurs, son cerveau ne faisait pas les liens nécessaires. Il lui fallut quelques secondes avant de comprendre ce qu’elle lui demandait.

« Pardon ! J’essaye de te battre mais ce n’est pas évident. dit-il en relâchant son attention pour la regarder en souriant en lui répondant Non, aucun dress-code imposé. C’est une petite soirée familiale, rien d’extraordinaire. Tu es ravissante comme ça, tu n’as pas besoin de te changer. Sauf si tu veux faire saigner du nez Eliott et Thomas … Perso, je vais juste changer de chemise parce que, quand même, j’vais pas sortir avec ça dans la rue ! Mais il est clair que je vais garder les tongs. Vacances obligent. »

Il reposa une carte. Toujours rien.

« A moins que tu saches déjà quoi mettre d’autre ? Et d’ailleurs, commença-t-il en jetant un coup d’œil aux alentours, tu n’as rien apporté d’autres, si ? »

Nouvelle carte.

« YEAH ! Le totem est pour moi ! »

Comment ça « réaction disproportionnée » ?

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MessageSujet: Re: A French Connection {Abraham Blackwood}   Sam 27 Fév - 16:04

La charité, l’Echo ne s’y attardait pas tellement même si elle pensait que son naturel l’y conduisait un peu. Mais oui, Abraham avait perdu et aurait peut-être plus de chance maintenant qu’il s’était entrainé et qu’elle-même devait avoir perdu. Il faudrait vérifier, elle hocha la tête à l’affirmative. Mais sur MK8, jusqu’à la sortie du prochain néanmoins.

C’était de la triche, souvent lorsqu’on impliquait la jeune femme. Rachel était habituée à ce qu’on évoque ce fait en occultant tout le reste dont elle pouvait faire preuve et n’y prêtait guère plus n’attention. Le fait que son ami déclare être aussi tricheur, même moins qu’elle, la surprit plus déjà. C’était dit avec humour et fut pris comme tel, continuant de la faire légèrement sourire.

Les deux heures lui firent perdre la torsion des lèvres, doutant un peu, mais la pensée partie avec les nouvelles questions qui furent posée. Et le sourire revint accompagné d’un petit rire à la conclusion. Elle l’avait traumatisé avec le fait de faire comme chez elle, c’était amusant, mais Abraham oubliait qu’il n’était pas chez lui non plus et n’avait donc à permettre ou interdire cette action à autrui. Un moyen de le faire tourner en bourrique que l’Echo utiliserait assurément, même si elle avait compris la demande sous-jacente et éviterait de faire le bordel. Tant celui qui était physique que le moral impliqué par les interactions entre mutants et humains ; interactions sur lesquelles Rachel interrogeait.

Le sérieux de la réponse d’Abraham entra en écho avec celui de l’Echo, le premier tentant de rassurer là où la seconde tentait d’assurer. Elle n'aimait pas beaucoup qu’il envisage de faire des choix à sa place mais comprenait la bienveillance de l’intention, n’ayant pas l’intention de faire défaut et continuant tant de jouer que de se préparer mentalement pour la fête à venir.

Se cacher des anonymes jumeaux parce qu’ils étaient de jeunes hommes travaillés par leurs hormones, voici qui la fit sourire ; elle habitait dans une institution privée à la moyenne d’âge similaire et côtoyait des personnes bien plus juvéniles ou accros à leur libido. Mais si se cacher se limitait à diminuer les surfaces de peaux visibles… sans y aller en burqa, l’Echo pourrait continuer de rajouter des épaisseurs à son style d’ordinaire effectivement plus léger. Ce n’était pas un problème même si ce n’était pas tellement son intention.

Pas plus que le quiproquo d’une grande mère décidément très active, physiquement ou intellectuellement, qui laissait Rachel dubitative quand au fait que ce soit un problème ou non. Mais cela ouvrait le champ à un trait d’humour sur la partie la plus découverte à l’heure actuelle, qui alimentait la complexité de la chose précédemment citée tout en changeant le sujet de conversation. Les regards d’attirance étaient quelque chose que l’Echo appréciait tant que cela n’en allait pas au voyeurisme, différence évoquée par Abraham entre lui-même et ses jumeaux, mais elle n’avait pas vraiment de considération pour les derniers dans son idée. La tenue en devenait donc d’autant plus importante.

Si c’était Abraham qui avait cherché à perturber Rachel, il avait perdu encore plus que contre Clara ; il ne pouvait pas lutter, quelque soit la ferveur et le sourire avec lequel il essayait. Même si ses sourires restaient agréables et communicatifs.

L’Echo hocha la tête à l’absence de dress-code et considéra la petite soirée familiale ordinaire. Le compliment la fit néanmoins sourire, chassant les pensées sur lesquelles elle tentait de se concentrer, et elle pouffa à la volonté de faire saigner du nez Eliott et Thomas, qu’elle supposait être les jumeaux tant évoqués, avant de rire franchement au changement de chemise et à la conservation des tongues. Une réaction insuffisante à ce qu’Abraham attrape à temps le totem mais appréciée tout de même.

A moins que tu saches déjà quoi mettre d’autre ? Et d’ailleurs, tu n’as rien apporté d’autres, si ?

L’Echo s’apprêta à répondre mais cet instant d’inattention fut mis à profit par un Abraham qui gagna enfin, ayant la joie à la mesure de l’action et faisant se taire comme sourire la jeune femme.

Il va falloir que je te le laisse plus souvent, c’est le seul moment où je comprends ce que tu dis juste après.

Rachel faisait référence aux jurons réguliers et exotiques qu’elle avait aussi bien entendus qu’incompris. Mais elle ne s’arrêta pas à la traduction de ce qu’elle supposait être des grincements de frustration et repris la parole vis-à-vis de ce qui lui avait été demandé.

J’ai des idées sur quoi mettre mais je ne te dirais pas : tu verras. Non je n’ai rien emmené d’autre que ton cadeau dans mon sac mais mes capacités… Je manipule l’esprit et la matière. Si je veux apprendre une compétence, je peux la télécharger directement depuis un autre cerveau. Si je veux changer de tenue, il me suffit d’altérer celle que je porte.

Lors de son interview télévisée au côté de Caitlyn, Rachel avait déclenchée une polémique lui ayant valu un retrait médiatique des plus complets par la suite. Les Purificateurs devaient la haïr bien plus que la moyenne des mutants, même s’il était aussi possible qu’ils aient généralisée sa déclaration comme pensée mutante, mais les chrétiens en général avaient fortement déprécié qu’une mutante se compare à Dieu. Elle n’était pas dieu ni ne voulait être une déesse. Elle refusait d’avoir l’omnipotence liée à un tel statu et ne l’avait pas. Cependant, elle gardait un nombre de capacités proprement affolant comparé à la moyenne des mutants.

Ma classification scientifique est Oméga.

La déclaration fut ponctuée d’un silence sec. L’Echo supposait qu’Abraham saurait ce que cela signifiait et, malgré tout ce qu’elle avait vécu, avait du mal à énoncer ce fait. Ce n’était pas comme déclarer quelque chose de négatif, comme une maladie, mais ce n’était pas non plus comme déclarer quelque chose de positif, comme une réussite, sans pour autant être neutre. La jeune femme avait toujours une certaine ambivalence concernant ses capacités mais elle ne se prit pas la tête avec cela, improvisant un sourire et un pouffement avant de briser le silence qu’elle avait mis.

Mais je sais pas me téléporter donc c’est toi qui triche niveau du déplacement. Je me contente de le faire sur le reste.

Elle avait bien essayé de développer des capacités de téléportation par trou-de-ver mais l’implication gravitationnelle de la création d’un corps céleste, même à toute petite échelle, était un risque immense. Trou-de-ver ou trou noir, il n’y avait que quelques différences mathématiques et Rachel préférait d’éviter de jouer à cette échelle.

Reprenant son verre, elle précisa avant de s’auto-faire taire pour boire une gorgée :

Enfin, sauf pour le jeu.

Rachel ne trichait pas vraiment ; le mot le plus important étant le vraiment. La distraction dont elle faisait preuve évitait que, même si ses sens psychiques les percevaient, les images des cartes soient consciemment connues avant qu’elle ne les dévoile. Réussite mitigée mais réussite quand même. Reposant le verre, elle continua de parler.

Mais y’a que dans les jeux électroniques qu’on est sure que je peux pas tricher.

Souriant, elle fixa Abraham avant de se détourner complètement des cartes et de se redresser. Le laissant parler sans réellement considérer ses paroles, l’Echo attendit un silence pour conclure un sujet en penchant la tête sur le côté pour laisser ses cheveux couler le long de son visage.

Paisible, Rachel observait sans savoir si elle s’attendait à une réaction disproportionnée ou non. Les yeux verts plongeaient dans les yeux gris comme de la végétation faisant face à un ciel d’hiver.

Tu sais, ça ne me gêne pas que ta grand-mère pense qu’on est ensemble.

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MessageSujet: Re: A French Connection {Abraham Blackwood}   Mar 22 Mar - 22:07

Le cerveau de l’américain, malgré les idées reçues sur les versions masculines, réussit, alors qu’il s’écriait de joie suite à sa victoire, toute relative, à également entendre le rire de Rachel tout en notant son sourire. D’aucun aurait grillé une connexion neuronale avant. Il continua de sourire mais les proportions s’inversaient. Actuellement, la réaction de la jeune femme était ce qui importait le plus, sa récente réussite passait au dernier plan.

« Ah oui ? puis comprenant de quoi elle parlait Ha ! Pardon, j’fais pas gaffe dans ces moments-là, c’est la première langue trouvée qui l’emporte. Mais note que tu ne perds rien à ne pas avoir la traduction. Loin de là … »

Des jurons, peu importe leur idiome,  restaient ce qu’ils étaient. Et puis, elle devait en avoir des biens plus colorés à l’Institut si un certain nombre d’adolescents y étaient. Certains pouvaient être très imaginatifs quand le besoin se faisait sentir. Alors que lui … il ne faisait que répéter ceux qu’il avait entendu et appris. Ses préférés restants quand même ceux du Capitaine Haddock … il fallait qu’il les case, consciemment ou pas. Sauf qu’elle ne les comprendrait pas. Donc il n’y avait aucun intérêt pour le moment. Plus tard, quand elle aurait appris le français. Là … Là il pourrait s’éclater. Son souhait pouvait se réaliser plus tôt que prévu si elle décidait de faire son apprentissage d’ici ce soir. Curiosité bonjour …
Il écouta son interlocutrice tout en replaçant le totem et en continuant l’air de rien, réussissant, plus ou moins, à tout faire en même temps. Pendant qu’il mémorisait ce qu’elle lui apprenait, se promettant d’y revenir plus tard, il ne put retenir une exclamation ravie avant qu’elle n’enchaine plus que rapidement.

« Cool, j’adore les surprises ! puis, après avoir marqué un temps d’arrêt Bon, d’habitude, c’est moi qui les fais. Surtout pour Halloween avec la téléportation, frissons garantis …  mais ça ne me dérange d’être ta victime, volontaire en plus, une seconde fois. Je te noterai sur une échelle de 1 à chocolats tiens ! »

Une référence sauvage apparait. Il doutait que Rachel la comprenne mais elle était sortie toute seule. Chassez le naturel, il revient au galop. Qu’il refasse la même ce soir à table et c’était bingo. Les jumeaux seraient intarissables pendant quinze voire vingt bonnes minutes.
En attendant, manipulation de l’esprit et de la matière. Rien que ça, tranquille. Maintenant qu’elle lui en reparlait, cela lui disait quelque chose … il était persuadé de l’avoir déjà vue faire. Mais où ? Bonne question. Cela l’avait tellement marqué qu’il avait oublié. Preuve que cela le perturbait énormément tiens.
Il ne fut pas surpris de sa classification. Mais il n’aimait pas ranger les gens dans des cases de cette façon, comme s’ils ne se résumaient qu’à ça. Bordel, l’être humain était suffisamment complexe pour déborder. Les cases seraient toujours trop petites et trop restrictives.

« Heureusement que tu ne sais pas te téléporter dis donc. A quoi je servirai moi sinon hein, tu m’expliques ? J’pourrai même plus prétendre au titre de taxi … énonça-t-il d’un ton faussement déçu avant de reprendre, un peu plus sérieux Autrement, j’aurai préféré Xi en classification. C’était franchement plus rigolo à prononcer. Ou N … »

La surprise traversa son regard et s’étouffa en comprenant ce qu’il allait dire. Il attrapa son verre et le vida d’une traite, en réussissant l’exploit de ne pas en mettre partout, pour reprendre contenance. Plus ou moins. Restait à espérer que Rachel ne s’y connaissait pas en alphabet grec et qu’elle passerait à autre chose.
Il sourit, de travers sans le vouloir, à la précision sur le jeu et la laissa continuer pendant qu’il se resservait. Il pourrait en avoir besoin rapidement s’il continuait à penser un peu trop fort à son goût.

« Bouarf … tu sais, si tu me dis que tu ne triches pas, ta parole me suffit, je n’ai pas besoin de plus. »

Buvant une nouvelle gorgée, Abraham la suivit du regard quand elle sembla, dans une grande déception pour elles il en était sûr, se désintéresser des cartes. Il avait à peine eu le temps de se demander pourquoi que la réponse arriva sur un plateau d’argent. Il réussit à ne pas recracher sa seconde gorgée sous la surprise et l’avala l’air de rien avant de reposer son verre, pour plus de sûreté.

« Hé hé hé … »

A état mental idiot, réponse similaire. Bis repetita et jamais deux sans trois. Mais il allait déjà profiter de cette seconde fois, en fait. Qu’avait-il à dire de plus ? Rien. Elle ne laissait pas indifférent et apparemment, s’il n’était pas trop mauvais en interprétation, c’était réciproque.
Il se leva, déploya sa carcasse par-dessus la table basse et embrassa le front de la jeune femme tout en continuant d’arborer un sourire idiot avant de se rassoir.

« Ça ne me dérange pas non plus qu’elle le pense. »

Et maintenant, il ne savait plus où se mettre ni trop quoi ajouter. Il n’avait jamais été doué pour ça. Il doutait de l’être un jour. Le jeu ayant perdu tout intérêt désormais, il le rangea machinalement sans s’en rendre compte pendant qu’un silence s’installait. D’un côté, il espérait que … en fait non, il ne savait pas ce qu’il espérait. Si cela devait se prolonger, si Clara devait arriver pile à ce moment-là pour qu’il retrouve l’usage de la parole, si … avec des scies, on scie le bois.

# RHA ! #

En fait, la seule chose qu’il espérait sincèrement, c’est que Rachel ne lui tienne pas rigueur de son manque de communication parce qu’il n’était pas des plus à l’aise.

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MessageSujet: Re: A French Connection {Abraham Blackwood}   Mar 29 Mar - 14:52

Qu’Abraham adore les surprises étaient une chose à ne pas oublier, même s’il préférait les faires que les recevoir visiblement. Halloween et la téléportation devaient faire un mélange explosif, il devait juste se méfier d’à qui il les faisait sous peine de finir effectivement explosé ; de part ses sens mentaux, Rachel était quasiment impossible à faire sursauter et c’était tant mieux puisqu’elle réagissait généralement par le bon principe de « la meilleure défense c’est l’attaque » en cas de jumpscare. Mais bon, Abraham était grand, majeur, vacciné et entrainé, s’il souhaitait tenté il aurait aussi droit à une surprise.

Le principe de la victime volontaire n’était pas étranger à l’Echo, à la différence de l’échelle de 1 à Chocolats qui la laissa une fois de plus ignorante. Mais elle le vivait bien et passait très vite à autre chose donc elle n’aurait probablement jamais la signification réelle de cette échelle possiblement ouverte. Ceci étant, même si elle ne le fit pas remarquer, Abraham ne pouvait déjà pas prétendre au titre de taxi, puisque la course pour la raccompagner chez elle était trop longue, pas plus qu’il ne put prétendre à celui de scientifique puisqu’il s’étouffa tout seul alors même qu’il laissait encore la jeune femme passer à côté son humour sans le comprendre. Pour le coup, il y avait un mélange de chouette et de bovin dans le regard du Phénix qui voyait passer ce qu’elle supposait être des références étrangères.

Mais, à l’instar de l’humour d’Abraham, cela passa vite et Rachel poursuivit sur autre chose, suivant le flux et le reflux de ses pensées. Sa parole quand à la tricherie suffisait peut-être à autrui mais elle-même ignorait ce dont il en retournait vraiment, ne la donnant pas du fait, mais la jeune femme était déjà passé à autre chose une fois encore. Une autre chose qui faillit noyer son interlocuteur après qu’il se soit déjà étouffé tout seul, mettant en doute sa capacité à survivre jusqu’à sa soirée d’anniversaire.

Mais pour une réaction, c’en était incontestablement une et la triple ponctuation ricanante fit se redresser la tête de l’Echo, dont l’ignorance avait quelque chose de bien plus sage que les précédentes. Elle regarda donc simplement les choses se dérouler autour d’elle avec une certaine passivité, laissant son interlocuteur se remettre et agir jusqu’à ce qu’il ait conclu. Le baiser sur le front qu’il lui fit avait une signification particulière pour Rachel, apprise de Caitlyn qui apportait également cette bénédiction de confiance sincère et de protection affective. Elle-même se souvenait l’avoir échoué pour Jade et ne croyait pas l’avoir reçu de qui que ce soit d’autres ; c’était un acte d’une grande intimité que la raison dictait comme prématuré.

Ça ne me dérange pas non plus qu’elle le pense.

Etrange comme les mots pouvaient prendre des significations différentes fonctions des perceptions là où les pensées restaient généralement pures car limitées à une unique. Les lèvres de Rachel se plissèrent néanmoins en un fin sourire, consciente qu’elle était de combien les paroles étaient porteuses de plus de sens qu’on ne pouvait l’imaginer au prime abord. Abraham comme elle-même avaient fait preuve de cet usage polysémique et l’Echo le laissait donc flotter dans l’air et dans son âme.

Et autant son interlocuteur s’agitait pour ne pas en rester là, autant l’Echo restait parfaitement calme et en paix. Elle le regarda ranger le jeu sans rien dire, elle le perçut vociférer mentalement sans entendre, elle le laissa gérer la porte qu’ils venaient d’ouvrir à sa manière. Le silence ne la gênait pas plus que l’agitation et il y avait quelque chose d’attendrissant à voir Abraham tourner comme un lion en cage.

Rachel se demanda si elle devait l’interrompre puis se leva et posa doucement sa main contre la clavicule d’Abraham avant de lui parler paisiblement, le fixant toujours de ses yeux verts.

Ne t’affole pas de ce qui peut arriver… nous verrons bien si cela arrivera ou non avec le temps.

Rachel n’avait pas la même conceptualisation temporelle que la plupart des gens, ne voyant pas la trinité du passé-présent-futur mais une constante d’un présent simultané avec ce que l’on avait déjà vécu, le passé, et ce que l’on vivrait, le futur. Simplement que les gens ordinaires ne pouvaient regarder que dans une seule direction et imaginer l’autre là où elle-même pouvait voir et imaginer l’une comme l’autre ainsi que s’y déplacer, mélangeant pouvoirs surhumains, inexistence dans la ligne temporelle et mémoire défaillante. Cela l’aidait à être en paix avec cette voix qu’elle laissait possible sur les émotions qu’elle ressentait présentement alors qu’il y aurait nombre d’autres choses pour venir en contradiction si les choses venaient à s’approfondir.

Relâchant Abraham tant de la main que du regard, l’Echo se détourna sans réellement considérer plus avant les jeux présents. Ce fut vers l’extérieur qu’elle tourna yeux et esprits avant de reprendre la parole.

Clara a dit qu’on devait être de retour vers 19h. Y’a des trucs à visiter dans le coin ?

Il devait leur rester au bas mot deux heures, une chose qui aurait été problématique pour la plupart des gens mais leurs capacités leur laissait une marge de manœuvre bien supérieure et Rachel avait l’idée d’en profiter. Elle avait fait le déplacement jusqu’en France, même si c’était techniquement le pays d’à côté puisque l’Océan Atlantique n’était pas un pays ça restait à une belle distance, et espérait pouvoir faire un peu de tourisme. Et en bonne américaine, elle avait une image très développée de ce qui était intéressant dans le pays des Lumières.

J’aurai bien aimée voir la Tour Eiffel, si seulement un taxi pouvait nous y conduire.

La France, c’était une tour osseuse qui jouait les phares la nuit, de la bouffe et des racistes avec béret et baguette de pain. Absolument pas réducteur. Mais pour deux heures à tuer cela suffirait surement comme bagage culturel. Et le taxi, c’était à voir avec le san-franciscain lié au pays.

Et même si on n’en trouve pas, il doit bien y avoir autre chose que des cultures dans le coin, non ?

C’était une vraie question, considérant que Rachel avait littéralement survolée cette petite ville dont elle n’était même plus certaine d’avoir connu le nom. Tant qu’ils pouvaient aller se balader en discutant, cela lui allait ; même s’il y avait une chose qui lui allait plus que les autres.

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Abraham Blackwood
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MessageSujet: Re: A French Connection {Abraham Blackwood}   Lun 11 Avr - 19:21

Abraham sursauta quand il sentit un contact sur sa clavicule avant de la regarder, leurs regards se croisant, soulagé sans s’en rendre compte. En d’autres temps, en d’autres places, sa réaction aurait été différente, genre une téléportation immédiate, un coup de coude ou ce genre de choses vachement amicales. Mais en aucun cas un simple sursaut surpris. Les temps changent il parait. Peut-être qu’il se ramollissait. Ou que son esprit était parti faire une pause hors de son enveloppe corporelle. Théorie bien plus viable. Quoi qu’il en soit, même s’il doutait que Rachel soit en mesure de subir quoi que ce soit de sa part à l’heure actuelle, il aimait autant être ici et maintenant. Un sourire idiot aux lèvres, il reprit tranquillement, un peu moins mal à l’aise.

« Ce n’est pas vraiment de l’affolement … enfin, je ne crois pas. Peut-être que si ? Bonne question tiens … c’est juste que … rha, voilà, ça recommence dit-il en se grattant la nuque distraitement C’est juste que certaines situations, même si dans le fond me plaisent beaucoup, me rendent mal à l’aise … »

Il la suivit des yeux alors qu’elle-même se détournait. Lui qui était quelqu’un de sûr de lui en temps normal, devenait timide, perdant le sens de la formulation et préférait se retrouver ailleurs. Genre, un terrier de lapin ou le trou d’une autruche. Techniques n’ayant pas fait leurs preuves mais tout de même. Heureux malgré lui d’avoir un autre sujet de conversation, il reprit à son intention, réfléchissant en même temps.

« Hum … la Cathédrale et son cloître, un certain nombre d’églises dont les noms m’échappent toujours, le musée de l’Armagnac évidemment mais bon, si tu n’es pas fan de l’alcool, ça n’a pas d’intérêt … voyons, qu’est-ce qu’on a d’autres … un ensemble d’hôtel du 18e il me semble … ou 19e ? J’ai un doute … et celui de Cugnac qui date du 17e, ça j’en suis sûr. Mais sinon … le Château du Puypardin … et je crois que c’est à peu près tout … enfin, ce que ma mémoire me permet en tout cas. Si j’avais su que tu venais et que tu voulais visiter, j’aurai préparé ma tenue de guide touristique ! »

Clara avait peut-être un guide de la ville mais il était loin d’en être sûr … et il avait la flemme de chercher. D’autant plus que sa tante avait un système de rangement bien à elle, autrement dit, un chaos organisé. Si elle trouvait tout tout de suite, c’était loin d’être son cas, à quelques exceptions près. Et il n’avait pas  très envie de perdre son temps. Rachel vint à son secours en proposant une autre destination. Il sourit de plus belle.

« Il fallait commencer par là, ç’aurait été plus rapide … puis, commençant à calculer pour lui à vol d’oiseau On est à quoi … à peine 600 bornes, 2.400 au total … il me faudra juste de l’aspirine en revenant. Laisse-moi cinq minutes pour me changer et on est parti. »

Et sans lui laisser le temps de répondre, l’américain s’éclipsa en sifflotant gaiment, réempruntant les escaliers pour atteindre la chambre d’amis où il avait laissé ses affaires. Il troqua la chemise bleu hawaïenne pour un quelque chose de plus discret : un tee-shirt rouge. Hormis quelques motifs noirs abstraits  et son col en V, ce dernier était des plus simples. Il était juste un peu voyant. Mais il s’en foutait totalement, sa taille attirait déjà l’attention alors un peu plus ou un peu moins … Il n’oublia pas d’attraper des converses de la même teinte ainsi qu’une paire de chaussettes basses avant de redescendre. Les tongs, il n’y avait que ça de vrai … sauf quand il s’agissait de marcher et de jouer les touristes. Encore moins à Paris quand leur proportion était élevée et que se faire marcher sur les pieds n’avait rien d’exceptionnel. Même s’il avait des orteils lambda, il y tenait.
Il revint dans le salon en sifflotant toujours avant de se laisser tomber sans élégance dans le sofa afin de pouvoir mettre ses pompes. Tout en les mettant, il reprit la parole, la tête au niveau de la table basse.

« On est presque bon. Juste le temps de laisser un mot à Clara, histoire qu’elle sache où nous sommes si elle revient avant nous et on est parti. »

Une minute après, il était de nouveau debout en train d’écrire rapidement une petite note à sa tante qui lui indiquait juste qu’ils étaient partis jouer les touristes à Paris. La minute d’après, il se rapprochait de Rachel.

« J’avais repéré une petite ruelle tranquille sans passage la dernière fois. Elle n’est pas tout à côté de la Tour, il faut marcher à peine dix minutes mais ça évitera de déclencher un scandale avec la téléportation. La plupart des Parisiens sont assez … il ne termina pas sa phrase et enchaîna et je préfère aussi me méfier des touristes. Tu ne sais jamais trop sur qui tu vas tomber. »

Il vérifia la présence de son portable dans une poche et de son portefeuille dans l’autre en les tâtant puis il reprit la parole.

« Je ne sais plus si je t’ai expliqué le fonctionnement de ma téléportation, ou si tu le savais déjà, mais dans le doute : il faut que ma paume soit en contact avec la personne que je veux téléporter. De ce fait … il lui tendit son bras gauche en souriant Y allons-nous ? »

Quand elle lui accorda le sien, il y posa sa main et lui adressa un petit signe de tête, toujours souriant.

L’instant d’après, ils n’étaient plus là.

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MessageSujet: Re: A French Connection {Abraham Blackwood}   Ven 22 Avr - 14:28

L’aveu gêné d’Abraham sur la situation laissa Rachel perplexe quand à l’appréciation de celui-ci de cet affolement qu’il doutait en être. Elle en prenait note pour la prochaine fois où il tournerait seul sous son regard car, si le sens des mots lui avait échappé, elle en avait comprise l’intention ; non un rejet mais au contraire un laissé-allé. Tout du moins, c’était ainsi que la jeune femme le percevait.

Le changement d’idées et de sujet permit une reprise bien plus efficace, les centres d’intérêts étant énoncés. L’Echo était peut-être plus fan de l’alcool que des églises car, à défaut d’avoir tellement de souvenir de la seule fois où elle avait bu, elle avait de mauvais souvenirs des fois où elle avait pénétrées des églises. La Traque c’était fini en un tel lieu et les sacrifices y avaient été faits dans la douleur. La jeune femme prit une inspiration simple pour chasser le souvenir en écoutant l’ensemble d’hôtel datant du même siècle que l’Institution et possédant possiblement une architecture similaire du fait. Le château de Puypardin avait l’air de quelque chose de plus sympathique que le reste déjà mais ce n’était pas non plus l’idéal des constructions uniques et symboliques. Rachel aurait put être fière d’elle si elle c’était rendue compte combien elle semblait à que touriste normale dans sa chiantise à ne pas visiter les lieux qu’elle n’avait pas déjà vus plusieurs fois dans divers médias alors qu’ils avait surement plus d’intérêt que ce qu’elle visait par nouveauté justement.

Mais la prochaine fois, elle commencerait par la Tour Eiffel en effet. Ils commenceraient même par cela visiblement et le taxi couterait une aspirine. La jeune femme grimaça légèrement à cette idée, plus le fait qu’il faille prendre une drogue que dans la nature de la drogue d’ailleurs, mais n’eue l’occasion d’interrompre Abraham qu’il était déjà parti. Sans doute aurait-elle également quelques tours à accomplir pour éviter l’utilisation du médicament au retour ; après tout, ses capacités ne ce contentaient pas du déplacement et de la perception de son environnement même si c’étaient là les utilisations les plus courantes et qu’elle continuait d’en faire usage.

Récupérant sa veste puis son sac à main pratiquement inutile pour le repasser en bandoulière, l’Echo se contenta d’attendre alors qu’Abraham ce changeait. Il n’y avait rien à espionner ce faisant, tout ayant déjà été perçu, mais elle y accorda une attention plus appuyé qu’au reste. Le son du sifflement aidait à cela, comme le relatif immobilisme du reste de la demeure. La jeune femme ne fut donc nullement surprise lorsque son interlocuteur revint guère moins voyant que précédemment, le rouge et noir ayant échappés aux perceptions mentales, et se contenta de le fixer alors qu’il reprenait la parole et s’équipait.

Abraham enchaina les actions avec cette même vivacité qu’il en avait mise à tourner en rond, observé avec similaire passivité chez Rachel. Sa seule action fut d’hocher la tête aux explications tant sur la ruelle que sur les parisiens et les touristes. La France n’avait pas réputation de tolérance malgré son passé humaniste et il était plus sage d’éviter de se faire remarquer en tant que mutant. S’eut été plus facile si elle n'avait pas déclaré à la face du monde être le Phénix, indiscutablement, mais Clara n’avait mentionné ce fait et sans doute très peu s’en rendraient compte, quelqu’en soit la raison.

Tu ne m’avais pas expliqué et j’ignorais mais allons y.

L’Echo ne comprit pas si elle devait prendre le bras du sien considérant qu’il avait été question de paume et chercha alors à passer sa main dans celle d’Abraham là où celui-ci lui repris apposa son autre main par la suite ; s’attendait-il à marcher avec elle a son bras ? Elle l’ignorait et n’eu guère le temps de se poser la question que le décor changeait.

Plissant les yeux, Rachel secoua brièvement la tête sur les côtés ; la démolécularisation était indolore mais le changement de décor surprenant et un instant perturbant. L’air était aussi bien différent, bien plus proche de celui de New York moyennant l’absence des vents marins, et y passer directement était désagréable. Les bruits avaient également remplacé la quiétude de façon brutale mais c’était le moins agressant considérant l’absence de fréquentation de la ruelle. Les quelques secondes d’habituation passèrent cependant rapidement et l’Echo pu découvrir l’architecture parisienne qui, sans lui être étrangère, était nouvelle et intéressante en elle-même. Quelque fut la modernité intérieure des bâtiments, ils gardaient une façade traditionnelle dans certaines rues. Dans d’autres la modernité se voyait bien plus clairement et les affichages étaient aussi intrusifs qu’à New York City, une chose ne posant pas le moindre problème à l’Echo puisque son doute en était resté aux dernières pensées remontées chez Clara ; pensées qu’elle n’avait pas laissée derrière.

Un doute qui était perceptible dans son attitude puisque, sans avoir rompu le contact, l’Echo avait relâchée sa prise sur la main et le bras d’Abraham puis c’était immobilisée sans un mot. Elle se sentait bête et hésita un instant à le faire partager mais n’en fit rien, reprenant la position initiale dont elle avait déjà doutée. Sans s’imposer, la jeune femme gardait cette accroche entre leurs bras tout en étant consciente qu’elle la romprait tôt ou tard ; tôt si ce n’était pas ce qui était attendu, tard dans le cas contraire puisqu’il lui faudrait sa mobilité afin d’observer certaines choses.

Rachel ce laissa guider en silence dans la capitale étrangère, ne comprenant pas ce qu’elle écoutait et regardant avec une certaine curiosité. Elle ne commentait pas, elle découvrait simplement. Pas de jugement, peut-être même un certain manque de recul. Son pas suivait celui d’Abraham et son sourire ne tarda pas à se dessiner à nouveau, fin aux lèvres closes. Peu de vent, beaucoup de bruits et de gens, un décor et des langues auxquels elle n’était pas habituée. Peut-être n’était-elle pas si mauvaise touriste après tout. Une chose qui ne changeait rien à son objectif cependant même si, au final, le Champ de Mars était tout aussi intéressant que la Tour Eiffel qui le ponctuait.

Le coin était sympathique malgré la population et les vendeurs à la sauvette qui s’y trouvaient, vendeurs dont les bricoles attirèrent plusieurs fois l’Echo qui du s’en remettre à Abraham pour se dépatouiller de l’intrusif vendeur dont elle ne comprenait pas un traitre mot. Il y avait des musiciens aussi, agrémentant le charme de l’endroit et faisant la quête ; une chose laissant la jeune femme perplexe, incapable de savoir si c’était là une opportunité d’encourager un talent ou une nécessité pour ledit talent de vivre. Hors, cette différence transformait complètement la nature de ce qui se faisait en face d’elle.

Sont-ils pauvres ?

Rachel n’était pas des plus familières de l’argent et de sa gestion tout comme elle savait pertinemment n’avoir rien sur elle. Sa carte bancaire fonctionnait à l’international cependant, une nécessité lorsqu’elle était faite au Royaume-Uni alors que l’on vivait aux Etats-Unis. Fonction de la réponse d’Abraham, soit l’Echo chercherait à continuer en destination de la grande structure qu’elle était venue voir au prime abord et qui grandissait toujours au fur et à mesure qu’on s’en rapprochait, soit elle partirait en quête d’un distributeur afin de récompenser les talents qu’elle appréciait ; une chose qui nécessiterait de la monnaie en pièce et impliquait donc d’échanger le billet qu’elle retirerait. Même si elle n’en avait pas l’idée sur l’instant, il y avait nombre de moyens touristiques de se faire de la monnaie à Paris.

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Abraham Blackwood
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MessageSujet: Re: A French Connection {Abraham Blackwood}   Mer 4 Mai - 20:20

Rachel ne sembla pas réagir à sa mention des parisiens et des touristes. Soit elle avait déjà eu l’occasion de croiser l’un et l’autre et savait pertinemment de quoi il parlait, soit elle lui faisait confiance et le croyait sur parole. L’américain optait plutôt pour la première option. Ce qui n’était pas, dans l’absolu, incompatible avec la confiance. Mais le sujet n’était pas là.
Alors qu’il pensait avoir été clair en proposant son bras, il constata que ce n’était pas le cas. Dans sa tête, c’était vachement simple. En pratique, quand la visualisation de la demande n’était pas la même, c’était autre chose. Démêlant le méli-mélo de bras tant bien que mal pour les accorder comme il le souhaitait, il finit par s’en sortir avant d’apposer sa main droite sur le bras de Rachel. Et de les téléporter.


Même jour, plus tard, Paris, France

Ce n’est qu’une fois arrivés dans la ruelle qu’Abraham se rendit compte que peut-être, éventuellement, s’il avait été un homme digne de ce nom et non pas un abruti fini, ou presque, il aurait pu, potentiellement toujours, la prévenir avant qu’il ne les fasse migrer quelques kilomètres au nord de la position. Mais non. Il soupira mentalement tout en se donnant une paire de claque de la même façon. Trop heureux de l’amener à Paris, il avait oublié les précautions d’usage.
Seulement quelques secondes, même pas une dizaine, s’étaient écoulées le temps pour lui d’avoir cette réflexion et se tournant vers son amie, il la vit plisser des yeux et secouer la tête docilement. S’il n’avait pas raffermi sa prise sur son bras, il se tenait néanmoins près à la rattraper, ou toute action utile, en cas de besoin. Mais elle semblait bien le vivre alors il ne lui demanda rien. D’autres voyageurs avaient eu besoin de s’asseoir. D’autres avaient vomi. Glamour bonjour ! Dans l’absolu, c’était avant le repas, cela le dérangeait moins : aucun gaspillage de la nourriture préparée par sa grand-père. Oui, c’était assez égoïste comme point de vue.
Laissant le temps à la jeune femme de s’habituer au nouveau lieu, il jeta un œil vers l’extérieur de la ruelle. Aucun hurlement du genre effrayé ni de regards outrés en leur direction. Nickel, leur arrivée était passée totalement inaperçue. Il vérifia que des caméras de sécurité n’avait pas été installées pile poil dans cette impasse précise. Toujours rien à signaler. Ils étaient en veine. Sentant une prise moins grande sur son bras, l’américain regarda de nouveau sa belle accompagnatrice qui semblait réfléchir sur la conduite à tenir. Il allait la prévenir que si elle préférait garder son bras pour elle, elle le pouvait et il ne lui en tiendrait pas rigueur. Mais il n’en eut pas le temps. Souriant, il garda sa remarque pour lui, appréciait la situation l’air de rien.

Il l’entraina vers la rue avec douceur et s’intégra parmi les piétons naturellement, comme s’il avait toujours été là. C’était là l’un des principes de base pour éviter les regards curieux : faire comme si tout était normal et qu’il n’y avait rien à dire. Rares étaient ceux qui se méfiaient de la normalité. D’un coup d’œil, il chercha le nom de la rue et reprit à son intention.

« Bon, sauf si je me suis totalement planté, on continue un peu dans cette rue et on devrait tomber sur la Dupleix et ça sera tout droit. Normalement. »

Gardant le sourire, il continua d’avancer, se plaisant simplement dans le fait d’avoir son amie avec lui. Comme prévu, et heureusement, ils tombèrent sur l’avenue de Suffren qui leur permit, en tournant à droite d’emprunter la rue Jean Carries. Et là … là s’offrait à eux le Champ de Mars.

« Bon, ça va, je ne suis pas si rouillé que ça en orientation parisienne ! »

Déambulant en s’approchant de la Dame de Fer, non, pas Margaret Thatcher, il repoussa sans violence et avec succès les assauts d’un vendeur insistant. Il les avait oubliés ceux-là. Il faut dire aussi qu’ils venaient en plein mois de Juillet, en pleine vacances scolaires françaises et au beau milieu de la saison touristique … Maintenant qu’il y pensait, pour voir la Tour Eiffel, il aurait dû l’emmener à la Tour Montparnasse. Il y avait moins de monde et la vue était géniale. Il l’avait déjà vérifiée. Cela ferait bientôt dix ans s’il ne se trompait pas … il soupira silencieusement alors que la musique, aussi diverse et variée dans ses instruments que sa qualité, se faisait entendre autour d’eux. Tendant une oreille, l’autre capta la question de Rachel.

« Hum … tout dépend. Je peux te répondre oui et non. Certains viennent jouer ici parce qu’ils ont du public et qu’ils n’en demandent pas plus. D’autres en revanche jouent parce qu’ils ont du mal à joindre les deux bouts en fin de mois et que tout argent supplémentaire est le bienvenu. Et enfin, tu as ceux qui dépendent totalement de cette activité pour vivre. Seulement, ce n’est pas écrit en gros sur leur front et qu’ici, enfin, en France, il est assez … mince, le mot m’échappe … Rha, zut. En gros, on ne parle pas d’argent et encore moins avec des inconnus. Donc bon … il n’est pas vraiment facile de les distinguer. »

Abraham marqua une pause, lui laissant le temps d’intégrer ce qu’il venait de dire et reprit par la suite.

« Après, chacun fait ce qu’il veut de son argent. Personnellement, je donne quelque chose si ça me plait et que ça me fait m’arrêter. Quant au montant … il haussa les épaules c’est selon tes propres moyens et de ce que tu penses de la prestation. Cela étant dit, je te conseillerai de ne pas trop donner, si je peux formuler ça ainsi. Enfin, pas une trop grosse somme à la même personne. Les voisins pourraient être jaloux et décider de venir taper dans la cagnotte. C’est moche, mais ça c’est déjà vu. »

Nouvelle pause pendant laquelle il regarda autour de lui avant de poursuivre.

« Tu souhaites que l’on trouve un distributeur avant de continuer ? Sinon, j’ai un peu d’argent sur moi si tu le veux … »

Il ne se trimballait pas avec une fortune mais il devait avoir de quoi faire quelques heureux.

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MessageSujet: Re: A French Connection {Abraham Blackwood}   Sam 14 Mai - 14:05

Il y avait deux solutions pour se repérer dans Paris : soit Abraham était un bon guide, ce qu’il avait l’air en énonçant les noms des rues, soit ils étaient tous les deux paumés, ce qui aurait pu si son doute c’était avéré juste. Rachel ne s’inquiétait ni de l’un ni de l’autre, faisant confiance et n’ayant pas crainte de prendre plus de temps que prévu quand bien même celui-ci était limité. Mais de cela non plus elle ne s’inquiétait pas. La jeune femme allait simplement de pair avec l’homme, tant dans le sourire que dans l’avance. Cela alla même jusqu’à l’ombre qui passa sur leurs visages, pour des raisons différentes mais à un instant proche.

La pauvreté dépendait, l’Echo se douta bien qu’il s’agissait là d’une question de point de vue. Mais visiblement, il s’agissait plus d’une diversité et il faudrait, comme bien souvent, distinguer au cas par cas. La jeune femme hocha sobrement la tête alors qu’Abraham était pris de son doute ; une chose qui l’amusa, tant parce qu’il manquait un mot à son interlocuteur que parce qu’elle était une fois de plus hors des considérations culturelles.

Tabou. Ici il est tabou de parler d’argent avec des étrangers.

Les tabous étaient une chose avec laquelle Rachel avait une considération bipolaire, comme beaucoup d’autres. Elle en connaissait un certain nombre qui pouvaient la concerner envers ses amis ou les autres X-Men, comme sa nature ou encore les gens qu’elle avait tués et vus mourir dans son monde, mais manquait de ceux plus normés de son monde d’adoption. Elle avait cependant prise bonne note de ne rien demander à ce sujet et observait simplement les gens faisant face dans une indécision passive proche de l’inaction.

Abraham reprit la parole pour donner son avis sur la liberté d’utilisation de ses ressources comme sa manière de le faire, le tout agrémenté d’un conseil. L’Echo le considéra d’abord avec perplexité mais compris les explications et passa son regard sur tout ceux qui faisaient, d’une manière ou d’une autre, la manche. Qu’ils soient imprégnés de la violence inhérente à l’Humain ne surprenait pas mais elle aurait pensé le besoin et la difficulté comme apprenant le sens du partage et de l’entraide plus que celui de la rivalité et de la charogne. Néanmoins, elle supposait également que c’était plus exceptionnel que normal, le fait de « taper dans la cagnotte ».

Tu souhaites que l’on trouve un distributeur avant de continuer ? Sinon, j’ai un peu d’argent sur moi si tu le veux …

Je veux bien, merci. Par contre, j’espère que tu ne comptes pas le récupérer.

C’était dit avec franchise et le fin sourire en regardant Abraham, Rachel étant parfaitement décomplexée au niveau des propositions qu’elles soient faites par politesse ou non. Comme pour le traumatisant « fait comme chez toi », si on lui proposait de l’argent il fallait s’attendre à ce que ce soit accepté et utilisé ; d’autant que ça lui évitait le détour au distributeur. Après, n’étant pas ingrate, l’Echo consulterait le propriétaire du portefeuille avant de piocher dedans. Encore une fois, c’était comme avec la cuisine : elle faisait comme chez elle mais n’oubliait pas qu’elle était chez lui. Du coup, il fallait aimer la musique et ne pas trop donner, le trop dépendant des moyens d’Abraham. Il allait faire le comptable en fait.

N’hésite pas à me donner ton avis d’ailleurs.

Et le conseiller. Parce que quitte à demander, autant le faire jusqu’au bout. C’était peut-être l’argent d’Abraham mais ils l’utiliseraient à deux. Rachel réfléchissait déjà à une manière de compenser cela à l’avenir mais ignorait s’ils en auraient le temps aujourd’hui et savait pertinemment qu’elle aurait oubliée d’ici la prochaine fois qu’ils se verraient.

Reprenant la marche, l’Echo recommença à faire silence et à suivre le Champ de Mars vers ce qui l’avait véritablement motivée à venir. Toute la zone était assez populeuse et plus l’on se rapprochait de la Tour Eiffel plus cette population ce concentrait au point que la jeune femme s’arrêta à bonne distance en considérant le monde avec un pincement de lèvres puis un soupir nasal. Le chaos de la foule ne lui était agréable ni physiquement ni mentalement, ses sens physiques comme psionique et psychique ne saturant pas mais lui renvoyant un trop plein d’informations pour qu’elle les analyse correctement, et cela gâchait un peu le plaisir que d’être ici ; heureusement que ses sens étaient trop imprécis afin de gérer l’abondance sans quoi il lui aurait également fallu une aspirine, chose qu’elle se refusait de prendre.

Délaissant de ce qu’elle pouvait diriger, à savoir ses yeux et son attention, les passants entourant la Tour, Rachel se concentra sur celle-ci. C’était grand et bien présenté mais il y avait plus grand et impressionnant de part le monde, même si les buildings auxquels elle pensait avaient été faits bien après la construction qu’elle observait.

Elle fait un peu squelettique, tu trouves pas ?

C’était une vraie question. Avec la structure ainsi visible, ce qui faisait évidemment parti de la Tour et de son esthétique, l’Echo trouvait un aspect squelettique en comparaison des bâtiments habillés de vitre qu’elle avait pu observer. Cela rendait assez bien, du fait des jeu d’architecture faits afin que tout ne soit pas limité à son utilité, mais n’empêchait nullement la question.

En tout cas, c’est sympa avec le parc à ses pieds.

Le bleu du ciel percé par le gris de la tour lui-même s’écoulant jusqu’au vert du parc malgré le « noir » de monde, plus coloré que noir mais c’était du figuré, avait effectivement du charme. Un charme qu’un certain nombre de personne autour d’eux profitait en étant allongé sur l’herbe et Rachel traina donc Abraham hors des terrains de marche avant s’assoir à même le sol et de se pencher en arrière, prenant appuis sur ses coudes. Veste et sac attirés par la gravité, l’Echo resta à lézarder en regardant d’abord la Tour, qui semblait déjà plus impressionnante sous cette perspective,  puis le reste du Champ de Mars en penchant la tête en arrière, voyant tout à l’envers, avant de s’en revenir à Abraham avec son fin sourire qui ne la quittait plus.

Dis… t’es déjà monté tout en haut ?

La question n’était pas innocente et l’amusement presqu’enfantin de Rachel laissait clairement paraitre l’idée qu’elle n’avait pas l’intention de faire la queue pour ça. C’était sans doute une bêtise mais, comme pour la téléportation, elle partait sur un simple principe de pas vu, pas pris.

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Abraham Blackwood
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MessageSujet: Re: A French Connection {Abraham Blackwood}   Mar 24 Mai - 18:30

« Tabou, c’est ça ! Merci ! puis marquant un blanc alors qu’il réfléchissait … On aurait pu y jouer tiens, d’ailleurs … une autre fois ! »

Après cette remarque des plus pertinentes, Abraham laissa Rachel assimiler ce qu’il venait d’énoncer puis poursuivit tranquillement sur le sujet. Elle ne lui en avait pas demandé autant en une seule question mais il trouvait que cela allait de pair. Alors pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Et tant qu’elle ne l’envoyait pas voir ailleurs s’il y était, il prenait ça comme une invitation à continuer. Sauf si elle était trop polie pour le lui faire remarquer … Sans douter de sa politesse, il ne pensait pas qu’elle soit du genre à se retenir quand quelque chose ne lui plaisait pas. Il espérait un jour pouvoir transformer cette supposition en certitude. Sur ce point et beaucoup d’autres …

Il sourit de sa réponse. Il aurait pu s’en douter, en fait. Après tout, elle avait fait comme chez elle quand il le lui avait dit. Il proposait, elle acceptait. Rien d’étonnant dans sa réaction du coup, c’était même carrément logique. Il n’ajouta rien à ce sujet et lui tendit simplement son portefeuille. Hormis l’argent liquide, et seulement des euros puisqu’il avait pris soin de virer les dollars pour éviter de se planter, présent sous forme de petite monnaie et de billets, il n’y avait rien que du très commun dans l’étui en cuir. Et surtout des cartes en fait : d’identité, de crédit, de fidélité, d’abonnement … Il y avait aussi des reçus qu’il n’avait pas triés et des places de cinéma. Et puis quatre photos au petit format tout au fond : ses parents le jour de leur mariage, les jumeaux, plus si jeunes, pris en flag dans le jardin en train de préparer des bombes à eau, son unité en tenue du désert et puis Elena et Kira dans le parc où ils avaient l’habitude d’aller. Du commun auquel il tenait énormément. Et même un peu plus que ça.

« J’y penserai si je suis radicalement en désaccord avec toi. Autrement, les  goûts et les couleurs diffèrent selon chacun alors … il se peut que tu aimes quelque chose et moi pas. Et inversement. On avisera ! »

Souriant, il lui emboîta le pas pour ne pas la perdre quand elle reprit la marche. Enfin, la perdre … il se savait capable de la retrouver si jamais ils étaient séparés. Outre le fait qu’il dépassait la population d’une bonne tête sans avoir à se mettre sur la pointe des pieds, une jolie rousse comme elle était une cible facile à localiser. Cible … la déformation professionnelle reprenait le dessus par moment, sans qu’il n’y fasse attention. Et puis, même si sa couleur de cheveux était différente, il la retrouverait. D’une façon ou d’une autre.
Sans compter sur ses moyens à elle pour l’identifier. Elle avait bien décidé de venir lui passer un petit coucou à Brooklyn sans qu’il ne lui donne son adresse alors … mais ils n’en étaient pas là et ils avançaient tranquillement vers la Dame.

Il se tourna vers elle quand elle s’arrêta doucement. Même s’il n’était pas spécialiste dans le décryptage des expressions faciales, le pincement et le soupir étaient tout de même des signaux assez clairs. Il orienta son regard vers le chaos humain qui se répandait entre leur position et la Tour. Journée ensoleillée et ciel dégagé … le combo parfait. Le contraire aurait été étonnant. Il n’en était pas friand plus que ça non plus. Voire pas du tout, en fait. Il aimait bien avoir son petit espace privé, sa petite zone de confort et dans une foule pareille … c’était loin d’être évident. Il avait l’avantage de sa taille et de sa carrure pour lui, sans compter les yeux gris relativement rares. Les gens, par peur ou par précaution, s’esquivaient souvent d’eux-mêmes. Mais là … là il était tout sourire, comme un gosse le matin de Noël. L’effet n’allait sans doute pas être le même. Il  ne s’en plaindrait pas.
Abraham allait lui dire qu’il n’était pas important de s’approcher plus, qu’on la voyait très bien d’ici puisqu’on la voyait dans son ensemble mais il n’en eut pas le temps. Il considéra sa question avant de lui répondre, le regard tourné vers l’un des symboles de la ville de lumière.

« Je suis plutôt d’accord avec toi. Les simples poutres lui donnent un côté fil de fer. Et puis, comme on voit directement la structure, ça fait un peu comme si on voyait ses côtes … il pencha la tête sur la gauche comme pour avoir un nouvel angle alors que cela ne changeait fondamentalement rien L’avantage, c’est que l’on voit ce qu’il y a de l’autre côté. Et qu’elle ne garde pas tout le soleil pour Elle. »

Il n’arrivait pas à imaginer autre chose à la place. Quelque chose de « plein », une espèce de gros bloc monolithique … il tenta de visualiser différentes formes de la même taille. Sans succès. L’habitude et l’absence d’imagination architecturale ne devaient pas jouer en sa faveur. Il acquiesça, d’accord avec l’avis de Rachel, avant de se laisser entrainer en ayant une volonté d’opposition, sur une échelle de 0 à 10, dans les valeurs négatives. Et il la suivit sans la moindre hésitation quand elle s’installa dans l’herbe. L’habitude lui permit tout de même de jeter un petit coup d’œil au tapis herbeux pour être sûr qu’aucun rejet animal n’était présent.

« Adieu les pompes ! »

Retirant converses et chaussettes en moins de temps qu'il ne le faut pour dire ouf, il s’installa lui en tailleur au côté de la jeune femme. L’air de rien, un grand sourire aux lèvres tout en vérifiant qu’elle regardait ailleurs, il commença par arracher discrètement mais avec entrain des brins d’herbe qu’il lui jeta sur les mollets, recouverts par son jean. Et tant qu’elle ne lui ferait pas de remarques …
Nullement perturbé par la question ni trompé par son ton, il lui répondit en poursuivant son œuvre de dissimulation mais en la regardant.

« Le sommet ? Une fois je crois … les niveaux un et deux, une dizaine au total je dirai. Mais tu sais aussi bien que moi que ça ne serait pas raisonnable d’y aller … énonça-t-il avec un grand sourire amusé, pas totalement opposé à l’idée pour autant Cela dit, si tu veux une vue imprenable sur Paris, j’ai mieux, à mon avis en tout cas, que ça à te proposer Rachel … »

La tour Montparnasse avait une bien meilleure vue d’ensemble et permettait d’y inclure la Tour Eiffel. Et puis, comme la plupart des visiteurs, touristes et locaux inclus, se focalisait sur la Tour en tant que symbole, il y avait moins de monde à l’autre.

« A toi de voir si tu te laisses tenter ou non. Si tu refuses aujourd’hui, on reviendra un autre jour. »

Il préférait quand même éviter de se téléporter, ou tout autre moyen d’accès qui évitait la queue en bas. Si les gens à leur côté ne remarqueraient rien puisqu’ils ne faisaient pas attention, il ne savait pas ce qu’il y aurait au sommet. La sécurité, probablement … et un tas de touristes.

« Note que si tu acceptes, on pourra revenir quand même hein ? »

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Dernière édition par Abraham Blackwood le Dim 5 Juin - 8:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: A French Connection {Abraham Blackwood}   Sam 28 Mai - 16:43

Le portefeuille d’Abraham fut récupéré et intégré au sac à main de Rachel avec un naturel complètement décomplexé, ne ralentissant qu’à peine celle-ci sans qu’il soit réellement possible de savoir si c’était le geste ou bien la rapide considérant d’un jeu basé sur les tabous qui l’altérait dans sa pensée. Le pauvre homme, il ne connaissait pas encore suffisamment l’Echo pour savoir qu’elle pouvait être très maladroite de part la différence de ses tabous et, s’il cherchait réellement à faire un jeu basé sur lesdits tabous, il s’en allait au devant de questions… et bien taboues justement. Néanmoins il faudrait que la jeune femme connaisse les règles avant de s’essayer à ce défi, ce qui n’était pas le cas pour l’heure.

D’accord, on avisera.

Qui avait la priorité dans une discussion sur le don de l’argent d’Abraham ? Il aurait été facile de dire que c’était lui puisque c’était son argent mais c’était Rachel qui portait le portemonnaie à présent. Comme avec un téléviseur, le propriétaire importait moins que la personne ayant la télécommande. Tant que c’était fait dans la bonne humeur, cela irait.

Et la bonne humeur y était. L’Echo sourit d’amusement à l’idée d’une Tour Eiffel en fil de fer, il faudrait qu’elle essaie ; pas à l’échelle bien sur, elle n’aurait jamais assez de matériau pour cela, mais cela ferait un souvenir sympathique. Quand à ce qu’on voit les côtes, c’était un point de vue même si cela ne choquait en rien la jeune femme et elle ne tarda pas à profiter du soleil laissé par l’immense tour qui, en effet, avait une ombre en gruyère.  Pas le meilleur pour bronzer mais de quoi lézarder tout de même.

Laissant Abraham s’installer en congédiant ses chaussures, Rachel pris note de sa position mentalement sans cesser de regarder les alentours. Ils avaient chacun leur occupation même si celle du premier surpris la seconde. L’homme pouvait sans souci s’emparer d’un brin d’herbe, ce n’était pas à elle de faire le moindre commentaire, cependant lui envoyer ledit brin au bas du jeans s’arrêtant aux chevilles la concernait déjà un peu plus. Ne sachant pas comment réagir, l’Echo se contenta de suivre le flux de ses pensées et de lancer un nouveau sujet ; ce n’était pas la première fois qu’elle ce faisait jeter des trucs dessus, Cerberus ayant déjà cherché à lui foutre de l’herbe à chat plein les pieds, néanmoins la signification de cela échappait toujours.

La jeune femme agrandit son sourire à l’énoncé d’Abraham : elle savait aussi bien que lui que ce n’était pas raisonnable. Sans doute pas plus que traverser l’atlantique pour une seule journée. L’Echo ne pensait pas être une personne des plus portées sur la raison, se percevant plus liée à ses ressentis parfois complètement illogiques par rapport au reste, mais elle comprenait l’intention. Le placement d’une limite qu’elle ne se serait elle-même pas mise était une contrainte mais elle le vivait bien, c’était normal de posséder contraintes et interdictions. Exodus lui avait dit, il y avait plusieurs années de cela, qu’elle pouvait tout accomplir parce qu’il n’y aurait personne pour l’en empêcher, personne pour lui faire prendre ses responsabilités si elle n’en voulait pas. Rachel avait prises ses responsabilités mais avait déjà démontré, plusieurs fois, être incapable de respecter ses propres interdictions. Elle avait ramenée Jade alors qu’elle c’était promise de ne plus interférer avec le cours de la vie et de la mort et la demande de Caitlyn concernant l’arrêt de cette interférence lui semblait creuse avec le temps considérant l’incapacité de celle-ci à accepter la mort d’un proche. Une incapacité dont la jeune femme s’estimait responsable du fait d’avoir ramenée Caitlyn puis Jade à la vie et d’avoir offerte une seconde chance à Aislinn, perturbant les mécanismes de deuil et de reprises de la vie avec celui-ci. En définitive, la mort la moins traumatisante restait la sienne.

Note que si tu acceptes, on pourra revenir quand même hein ?

Rachel revint au monde pour se rendre compte combien son regard c’était assombri et son sourire c’était éteint, tournant le visage vers Abraham pour plisser les lèvres à nouveau face à sa proposition. Revenir ici, un autre jour, pour du mieux. La jeune femme ramena l’une de ses mains pour replacer une mèche de cheveux roux derrière son oreille.

Je suis pas une très bonne touriste. Mais la prochaine fois que je viens, c’est pour plusieurs jours. Enfin, si t’as l’occasion de m’héberger.

L’Echo avait quelqu’appréhensions à laisser l’Institut mais il avait existé longtemps avant son arrivée et n’aurait probablement pas à se défendre en son absence tout en ayant d’autres X-Men pour le faire. Il faudrait juste qu’elle découvre comment prendre des congés de façon normale, en réalité.

Se redressant en position assise, Rachel ramena ses genoux contre elle en regardant l’herbe s’en retourner au sol sous le mouvement. Relevant les yeux vers Abraham, elle parla simplement.

Pourquoi tu fais ça ?

La question lui était venue à l’esprit et elle la posait du fait, bien consciente qu’elle passerait autre chose rapidement. Restait à savoir si Abraham aurait un retour d’attaque de type plante ou non.

L’autre chose vint rapidement alors qu’elle se relevait complètement terminant de s’ôter des résidus herbeux d’un geste de main unique cette fois, avant de reprendre à son intention.

Montre-moi Paris comme tu veux que je la vois. Un jour, je te montrerai comment je perçois les choses à mon tour.

Maintenant, cela aurait pu. Mais pas ici. Ce n’était pas l’endroit, non parce que ce qu’elle escomptait montrer la rendrait voyante mais parce que leur environnement n’était pas au mieux.

On peut s’y rendre à pied ? Que je t’ai pas piqué ton portefeuille pour rien.

Rachel n’était pas particulièrement curieuse mais elle voulait user de son temps à flâner avant de rentrer et de se préparer pour la soirée. Peut-être faisait-elle trainer les choses mais prendre son temps ne la dérangeait pas : le présent était la seule chose qu’elle vivait et elle n’attendait rien d’autre qu’en profiter.

***
Le retour chez Clara c’était fait de manière à pouvoir se préparer un minimum avant de se rendre à la fête. Conformément à la correction d’Abraham envers sa tante, Rachel avait faite presque comme chez elle mais pas totalement : elle avait peut-être squattée la salle de bain et empruntés les produits de maquillage s’y trouvant mais elle avait demandé avant. Et sa préparation ne serait pas longue, même s’il faudrait plusieurs minutes afin d’être au mieux. Sac à côté de l’évier auquel elle-même faisait face afin de profiter du support et du miroir accroché au-dessus, elle s’en allait altérer sa tenue afin de la rendre adéquate pour l’occasion. Ses vêtements perdirent leurs traits et redevinrent une unique combinaison de molécules instables avant qu’elle les altère de nouveau et l’Echo sourit dans la glace, espérant plaire.

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Abraham Blackwood
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MessageSujet: Re: A French Connection {Abraham Blackwood}   Dim 5 Juin - 9:23

Abraham ne put s’empêcher de sourire en la voyant remettre une mèche de cheveux derrière son horaire. Ce simple geste était rattaché à de nombreux souvenirs. Nombreux et indénombrables étaient les bons. Seul le dernier en date, qu’il avait en tête, ne l’était pas. Il continua de sourire malgré tout. Dire qu’il était marqué à vie et au-delà par la mort de sa femme et sa fille était juste. En revanche, dire qu’il n’était plus capable d’être heureux ne l’était pas. Ne l’était plus.
Haussant un sourcil perplexe aux propos de Rachel, il la laissa finir avant de lui répondre d’un air tranquille mais curieux malgré tout.

« Une mauvaise touriste ? En quoi tu es une mauvaise touriste ? Tu le serais si tu ne respectais pas les lieux mais ce n’est pas le cas. Tu n’as pas jeté de papiers hors d’une poubelle, tu n’as rien dégradé … Non, sincèrement, je ne vois pas en quoi tu es une mauvaise touriste. »

Elle n’avait pas non plus agressé des passants pour le simple plaisir de le faire ou été désagréable avec qui que ce soit. Pour lui, il n’y avait pas de problème. Il poursuivit.

« Moi personnellement, non, puisque je n’ai pas de pied-à-terre à Paris. Ce serait bien hors de mon budget. Et actuellement, j’ai déjà le remboursement de mon appartement à Brooklyn en cours … On ne peut pas tout faire. Par contre, on pourra toujours squatter chez mes grands-parents ou chez Clara. Ils en seront ravis. Il faut juste les prévenir disons … allez, quelques heures avant de débarquer, histoire qu’ils soient quand même au courant. Surtout ma grand-mère, en fait. Elle râle si tu débarques sans prévenir parce qu’elle n’a pas eu le temps d’adapter les repas … alors qu’elle prévoit toujours trop. Mais c’est tout. »

Marie avait gardé ce vieux réflexe lorsque l’exploitation disposait d’un grand nombre d’ouvriers agricoles. Il fallait toujours prévoir et adapter les quantités. Maintenant, même si cela ne changeait rien à cause des quantités qu’elle pouvait faire et qu’une ou deux bouches en plus n’impactait en rien, elle râlait surtout pour la forme. Ce qui avait plus tendance à faire sourire qu’autre chose.
Abraham fit une légère moue quand il vit l’herbe soigneusement déposée retourner au sol mais n’en dit rien de plus et poursuivit même s’il savait pertinemment qu’il était vu et observé. Il continua tout en lui répondant comme si c’était parfaitement normal.

« Hum … juste pour t’embêter, je pense. »

Souriant sans la regarder, il ne put retenir une exclamation quand elle se redressa.

« Hey ! Mon chef-d’œuvre ! Mais … Rha. Tant pis. Je recommencerai une autre fois. Puis avec un sourire en coin, totalement amusé Et je passerai au niveau deux. Voilà. Ce sera ma vengeance ! Na. »

Mais oui, totalement adulte et crédible tout ça. Se relevant d’un mouvement souple sans s’aider des mains, il se désherba à son tour avant de récupérer ses chaussures sans oublier de chaussette en se penchant, les gardant à la main droite pour le moment. Il ne les remettrait qu’à l’instant où l’herbe lui ferait défaut. Il s’étira, faisant craquer quelques os doucement.

« D’accord. Il me tarde d’être à ce jour. Et compte sur moi pour te le rappeler si tu oublies. puis réfléchissant brièvement pour éviter de sortir une énormité Oui, on peut. Il faut … de mémoire … à peu près trente minutes. »

Il jeta un bref coup d’œil à l’heure et sourit de nouveau.

« Ça vaaaaaa, on est large. Tu vas avoir le temps et l’occasion de l’utiliser mon porte-feuille, ne t’en fais pas. »

Il lui tendit son bras gauche, la laissant libre d’accepter ou non et de le lâcher quand bon lui semblerait. Sourire aux lèvres, il l’entraina sereinement en direction de la Tour Montparnasse.


Toujours le même jour, encore plus tard, Condom, France

Clara était déjà prête quand ils étaient revenus. Le côté décontracté de sa tenue le rassura sur le sérieux de l’événement à venir. Même s’il n’avait pas été particulièrement inquiet puisque la famille n’était pas fan de la mondanité, il était soulagé. Quitte à voir Rachel rencontrer un grand nombre d’un coup, il préférait que ce soit relax. Alors que cette dernière se chargeait d’occuper la salle de bain après avoir demandé l’autorisation, lui-même avalait un cachet d’aspirine, le gobant comme s’il s’agissait d’un bonbon. Il n’avait pas à se changer. Il avait juste troquer les Converses pour retrouver avec plaisir ses tongs adorées qu’il quitterait tout aussi rapidement pour rester pieds nus quand ils seraient sur le domaine. Sentant le regard de sa tante sur lui, il rétorqua d’un air tranquille.

« Hey, tu avais parlé du centre-ville. Tu n’as pas dit que nous n’avions pas le droit d’aller plus loin. Et puis c’est juste de l’aspirine hein, pas de la morphine.
- Soit. Mais comment tu sais que c’était ce que j’avais en tête ?
- Intuition masculine évidemment !
- Ben tiens. Cela dit, j’vais rien dire, ce serait l’hôpital qui se fout de la charité.
- Tu m’ôtes les mots de la bouche ! Et donc, y aura qui ce soir hormis nos hôtes bien-aimés ? »

Clara ouvrit la bouche et la referma aussi sec, ne laissant rien échapper mais il était déjà trop tard et son neveu levait les bras, victorieux.

« Ha ha ! S’il n’y avait personne, tu l’aurais dit ! Mais là, tu allais dire quelque chose et finalement non ! Ha ha ha ! J’t’ai eue !
- Tu es infernal …
- Oui. Mais ce n’est pas nouveau. Et tu sais très bien de qui je tiens ça hein …
- Effectivement …
- Et donc, qui sera là ?
- RHA ! Bois de l’eau et tais-toi tiens ! »

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Echo
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MessageSujet: Re: A French Connection {Abraham Blackwood}   Mar 7 Juin - 14:33

Le point de vue d’Abraham sur le tourisme était différent de celui de Rachel, indiscutablement : de ce qu’elle avait observé, la majeure partie des touristes ne respectaient pas les lieux et ils devaient être ainsi les bons par défaut. De plus, elle venait voir un truc de ses propres yeux sans s’intéresser au reste, chose habituelle des touristes également, même si elle s’améliorait sur ce point en laissant son interlocuteur prendre les choses en main. Une chose qu’il fit par l’explication des conditions de squattage familial chez la partie française des Blackwood, qui devait surement s’appeler autrement d’ailleurs. Prévenir quelques heures avant l’arrivée, c’était probablement équivalent à prévenir au départ de New York City. Et que la grand-mère prévoit toujours trop et refuse le risque que cela soit assez en cas d’invité surprise… Rachel ne savait qu’en penser ; il valait mieux trop que pas assez et finir les restes ne lui posait guère de problème. Pas plus qu’être nourrie, logée et blanchie même si elle devrait apprendre la langue histoire de se simplifier les interactions.

Quand à savoir pourquoi Abraham lui jetait de l’herbe, la réponse de celui-ci alla à l’Echo : l’embêter ? Elle acquiesça simplement. Ça ne l’embêtait pas vraiment mais elle appuya son geste de la main pour se débarrasser des restes végétaux comme si c’était le cas, embêtant beaucoup son vis-à-vis du fait. Suffisamment pour que ça vengeance passe au niveau deux, une chose qui ne laissant nullement la jeune femme perplexe car convaincue de découvrir lequel il serait en temps voulu. Qu’importait que cela soit aujourd’hui ou un autre jour, ici ou ailleurs, elle était convaincue d’avoir le temps.

Les trente minutes de marche en consommeraient pas mal mais cela allait aussi à Rachel, qui s’accrocha de nouveau à bras d’Abraham avant de se laisser guider vers une Tour dont sa connaissance se résumait au fait qu’elle soit infernale. Mais elle ne la reconnue pas, seul le nom lui parlant et celui-ci étant gardé secret jusqu’à l’arrivée.

***
Percevant la prise de l’aspirine et les échanges entre Abraham et Clara par le biais de ses sens mutants, Rachel s’immobilisa un instant. Elle n'entendait pas les dires mais comprenait les attitudes et regrettait la prise de drogue, même si celle-ci semblait relativement faible. L’aller-retour avait valut le coup, indiscutablement, et l’homme était celui qui semblait vivre le mieux tout cela alors qu’il était le premier concerné. Baissant les yeux et hésitant quelques instants, la jeune femme s’en termina sa préparation alors qu’Abraham obtenait sa première victoire à l’encontre de sa tante.

Le maquillage était simple, uniformisant la peau et faisant légèrement briller les lèvres, et la tenue n’était guère plus compliquée tout en cherchant à la mettre en valeur. Ouvrant la porte de la salle de bain, l’Echo en sorti au son de sandales à talon qui portaient sa taille pratiquement au mètre quatre-vingt. Une trousse en main droite, laquelle contenait toutes les affaires ayant précédemment eu refuge dans le sac à main qu’elle avait retransformé, la jeune femme était toute de blanc vêtue. Sa robe fourreau lui descendait jusqu’aux genoux tout en étant fendue afin de dévoiler sa jambe gauche à partir de la jointure avec le bassin et disposait de bretelles assurant un décolleté plus important encore que le précédent. Si le t-shirt noir avait simplement laissé voir, la robe blanche montrait.

Il est infernal, c’est pour cela qu’il aime la Tour Montparnasse ?

Rachel n’avait pas une grande culture cinématographique, surtout concernant les films français, mais elle se souvenait avoir vu dans sa jeunesse une préquelle à un film nommé La Tour Montparnasse Infernale et c’était bien la seule connaissance qu’elle avait eue de l’existence de ladite tour avant l’après-midi précédent. Ceci étant dit, elle ne s’attendait pas à ce que quiconque comprennent cette association d’idée, n’ayant déjà elle-même guère comprit plus que « infernal » dans le dialogue en français. En revanche, le « bois de l’eau et tais-toi tiens » sonnait particulièrement bien comme juron. Restait à savoir ce que cela voulait dire.

Avançant jusqu’aux deux autres, elle ouvrit sa trousse pour en sortir le portefeuille d’Abraham, le lui rendant avec toute la normalité du monde. L’Echo avait bien hésité à le garder tant qu’il ne lui serait pas réclamé mais l’aspirine avait, à ses yeux, été une emmerde suffisante pour l’homme. Elle n’allait pas lui en rajouter et n’avait pas besoin de ça pour s’assurer de le revoir par la suite.

Clara, comme ma surprise est aussi grillée que la votre, il faut mieux remballer les chocolats que j’ai amenés pour les offrir en même temps que tout le monde ?

Poser la question en présence d’Abraham n’était pas plus gênant que lui demander son portefeuille ou lui rendre en présence de Clara. Non, ce qui posait réellement problème à Rachel c’était de venir « les mains vides » et qu’elle ne savait pas faire les paquets cadeaux. Même si, en regardant les tenues des deux ainés, la jeune femme doutait que cela soit problématique de ne pas y mettre les formes. Après, elle allait suffisamment ne rien comprendre à la soirée pour mal faire des choses qu’elle comprenait et s’assurait de ce côté-là en demandant simplement. S’il le fallait, elle demanderait de l’aide en avoir son ignorance, sinon elle s’en resterait à sa position.

Plaçant sa trousse devant-elle pour l’attraper à deux mains, l’Echo entreprit simplement d’attendre que tous fussent sur le départ et de suivre le mouvement. Elle s’accrocha au bras d’Abraham lorsqu’elle en eut l’occasion, n’ayant pas plus de gêne à faire cela à côté de Clara qu’elle n’en avait eu précédemment, et se contenta d’un fin sourire.

Vous êtes sûrs que votre grand-mère ne va pas trop râler qu’on ait pas signaler ma venue ?

Ce n’était pas une inquiétude vis-à-vis de la quantité de nourriture, plus vis-à-vis de la première impression. Si Rachel n’avait pas l’intention d’agir de façon à plaire aux gens qu’elle allait rencontrer, elle voyait cette rencontre comme importante pour la suite. Elle ne savait pas où ils allaient mais savaient qu’ils y allaient et cela lui suffisait, dans tous les sens du terme.

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Abraham Blackwood
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MessageSujet: Re: A French Connection {Abraham Blackwood}   Lun 20 Juin - 20:23

Abraham fut ravi qu’elle accepte son bras et son sourire s’agrandit encore un peu, si la chose était possible. Un gosse le matin de Noël n’aurait pas été plus ravi. Potentiellement moins d’ailleurs, puisqu’il n’aurait pas su le contenu des cadeaux empaquetés. Alors que l’américain, lui, était pleinement conscient de la chance qu’il avait. Il l’entraina docilement, laissant derrière eux la Tour, la pelouse et les malheureux brins d’herbe qui s’envolaient au vent, déçus d’avoir été retirés de leur superbe support qu’était le jean de la jeune femme. Même s’il savait qu’elle n’entrait pas chez les gens sans frapper, il évita de penser à sa prochaine vengeance pour ne pas lui donner d’indices. Ne manquerait plus qu’il se vende tout seul l’idiot …
Chemin faisant, la laissant distribuer l’argent quand elle l’estimait utile, lui réclamant son propre portefeuille quand lui-même voulait rétribuer quelqu’un qui le méritait à ses yeux, ils finirent par arrivée au pied d’une tour. Une autre Tour.

« Rachel, la Tour Montparnasse. La Tour Montparnasse, Rachel. »

Il laissait le temps à son amie de la dévisager avant de reprendre la parole tranquillement.

« Elle n’est pas exceptionnelle de l’extérieur, elle n’a même rien de notable, mais il ne faut pas se fier aux apparences. Le meilleur se passe après tu vas voir … »

Sans l’avoir lâchée … ou en ayant repris son bras spontanément, il ne savait pas très bien, il l’invita à avancer vers la billetterie. Après tout, c’était elle qui avait leur argent du moment. Et les queues étaient bel et bien moindres par rapport à celles de la Tour Eiffel. Il se mit au bout de l’une d’entre elles et attendit sagement que ce soit à eux, ce qui ne prit guère de temps.
Et c’est un instant plus tard, les ascenseurs étant d’une efficacité redoutable, l’ascension était effectuée et ils étaient au sommet.

« Tadaaaa ! »

Ce n’était pas le toit du monde mais ce dernier offrait tout de même une vue imprenable sur la capitale française. Le guide improvisé laissa sa touriste décider du côté par lequel elle souhaitait dévisager le reste. Il n’aurait plus qu’à lui pointer du doigt les structures qui valaient le coup d’œil comme les jardins du Luxembourg ou l’hôtel des Invalides. Il ne doutait pas qu’elle reconnaisse la Tour Eiffel d’elle-même.
Il s’étira, quelques os craquant au passage. Il n’y avait pas à dire, il préfère cette tour-ci : moins de monde, moins de bruit. C’était plus reposant. Il pouvait profiter d’avantage de la charmante compagnie de Rachel.


Toujours le même jour, en soirée, Condom, France

Si l’américain entendit la porte s’ouvrir, il n’eut pas le réflexe de se retourner, sachant pertinemment qui allait en sortir. Et pour le coup, il préférait clouer le bec à sa tante. S’il avait seulement su ce qui l’attendait … il aurait regardé dans son dos sans hésitation. Il en était encore à rire de sa dernière réflexion que la voix de Rachel retentit. Clara lui jeta un coup d’œil interrogatif, tentant de comprendre le sens de la question alors que lui-même y réfléchissait.

# Infernal. La Tour Montparnasse. Infernal … la Tour Montparnasse … Infer … PUTAIN JE L’AI ! #

Il continua de rire et commença à répondre à sa tante.

« J’ai compris, je vais t’expliquer, Ra … »

Il avait dans l’intention de se tourner pour s’adresser à Rachel et lui demander de le corriger s’il se trompait dans ses propos. Et puis, quand il la vit, le reste de sa phrase resta bloqué au fond de sa gorge, l’intelligible se transformant en borborygme primaire avant de s’achever sur un silence chèrement acquis. Il imita brièvement le poisson rouge en fermant la bouche, l’ouvrant puis la fermant une nouvelle fois. Rien à faire, aucun son ne sortait. Pour éviter de gober une éventuelle mouche qui passerait par-là, il estima que rester dans cette position était aussi bien. Il la suivit des yeux en silence lorsqu’elle se rapprocha d’eux. Il récupéra son portefeuille sans vraiment comprendre ce qu’il faisait.

« Ah … oui … merci …
- Vous êtes plus efficace que moi pour le faire taire. »

L’air de rien, elle enfonça un doigt dans les côtes de son neveu qui n’en réagit pas plus. Absence de réaction qui la fit sourire. Elle reprit à l’intention de la jeune femme pendant qu’Abraham s’excusait auprès d’elles et disparaissait dans la salle de bain.

« Oh non, ne vous inquiétez pas. Je crois qu’il y aura déjà assez de chocolat comme ça. Et puis … elle marqua une petite pause le temps de réussir à formuler la suite de sa phrase vous êtes déjà un cadeau. Votre présence suffira. »

Un bruit d’eau qui coule se fit entendre, supposant qu’il n’avait pas trouvé d’autres moyens que de se passer la tête sous l’eau froide pour faire revenir les fonctions principales de son cerveau. Un instant après, il redescendait en excellente compagnie, souriant et continuant de regarder Rachel.

« Ça y est, tu es de nouveau parmi nous ?
- Hum ? marmonna-t-il en détournant le regard de son amie pour se tourner vers sa tante Oui, oui. On peut y aller. »

Il récupéra vérifia la présence de son portefeuille dans une poche et son téléphone dans l’autre avant de sortir, laissant le soin à Clara de fermer derrière eux. Il ne fallut pas plus de temps d’attente dans le petit jardin entre la maison et la rue avant que son bras gauche se retrouve accaparé pour son plus grand plaisir.

« Non …
- Non … »

La tante et le neveu se regardèrent un instant avant de rire puis ce dernier reprit.

« Non, ne t’en fais pas. Comme je te le disais, c’est plus pour la forme qu’autre chose qu’elle râle gentiment. Et puis, elle sera bien trop heureuse de voir une nouvelle tête pour y penser ce soir … avisant Clara qui s’avançait vers le portail, il s’adressa, en français, à elle Attend, j’ai mieux, reviens et approche-toi. »

Une fois à proximité suffisante, il posa sa main droite sur le bras de Rachel qui enserrait le sien et, sans lâcher l’intéressée,  tourna suffisamment la main gauche pour saisir celle de Clara qui comprit où il voulait en venir.


Encore le même jour, un poil plus tard
Domaine viticole familial, Condom, France

« Merci Bee.
- A ton service. »

Et sans demander son reste, Clara les planta à l’entrée du domaine pour avancer tranquillement vers l’intérieur et les rires qui s’entendaient d’ici. L’américain profita de ce petit moment de relative intimité pour embrasser la tempe de Rachel et lui sourire.

« Avant que j’oublie, ta robe te va à merveille et tu es splendide. »

Il lui sourit de plus belle.

« Merci d’être là aujourd’hui. »

Il l'entraîna vers la terrasse où devait se trouver ... du monde. Son monde. Une partie tout du moins.

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Echo
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MessageSujet: Re: A French Connection {Abraham Blackwood}   Sam 25 Juin - 14:28

Rachel, la Tour Montparnasse. La Tour Montparnasse, Rachel.

L’Echo convint que, même si celle-ci ridiculisait de hauteur les bâtiments l’environnant, la tour n’avait rien d’exceptionnel de l’extérieur. Elle était très haute, sans aucun doute, simplement les gratte-ciels étaient courant à New York City et en voir un, même tout seul, ne parlait pas énormément à la jeune femme. Elle avait du notable dans le paysage, de part sa taille et sa couleur, mais après cela… bof. Néanmoins, l’adoptée britannique acquiesça au fait qu’il ne fallait pas se fier aux apparences et se laissa guider jusqu’au meilleur se passant après.

Après la queue. Rachel ne se considérait pas comme patiente et, si sa conceptualisation différente du temps lui permettait de l’être, elle n’appréciait pas s’ennuyer. Hors, faire la queue l’ennuyait quand bien même celle-ci était bien moindre que précédemment. Il n’y avait cependant nul brin d’herbe à jeter à Abraham ou autre occupation digne de ce nom, la conduisant à faire la moue durant l’attente. Elle n’en dit rien, elle ne dit rien tout court d’ailleurs, mais s’absenta mentalement jusqu’à ce que son gardiennage de l’argent d’autrui fut réclamé par ledit autrui afin de le dépenser pour une décision de celui-ci. Une chose qui ne fut nullement contesté, quand bien même la jeune femme garda le portemonnaie et l’utilisa comme prévu. Elle ne faisait pas exactement comme s’il était le sien, non, Abraham ne l’y avait pas autorisé. Il avait appris de ses erreurs…

Et une fois au sommet de la tour, la moue se transforma en sourire alors que Rachel s’avançait aussi loin qu’elle en eu l’occasion. Elle aimait regarder les choses depuis les hauteurs, principalement les airs, ainsi cette vue lui plaisait. Elle ne s’interrogea pas sur les noms des bâtiments, regardant simplement le panorama et tournant autour des rebords afin de percevoir l’étendue urbanisée qui s’étendait au loin. Néanmoins, l’Echo ne put s’empêcher de faire une remarque, regardant Abraham avec un sourire plus amusé sans chercher à s’éloigner de lui.

La Tour Eiffel est plus grande non ?

Ça n’avait pas la moindre importance en réalité mais c’était dit quand même. La Tour Eiffel était peut-être plus grande mais la queue en bas l’était aussi. Et la Tour Montparnasse n’était pas creuse, elle. Et il devait être possible de continuer longtemps comme ça quand on avait un minimum de culture française mais ce n’était pas le cas de l’Echo ainsi elle n’en rajouta rien. Mais, alors qu’elle perdait de nouveau le regard dans le lointain, elle fit une promesse.

Un jour, je te montrerais aussi comment je perçois le monde.

Cela dit, Rachel se contenta de regarder celui qui lui était offert. Si elle ne posa jamais la tête sur l’épaule d’Abraham, elle resta accrochée à son bras.

***
J’ai compris, je vais t’expliquer, Ra…

L’interruption d’Abraham laissa un temps mort à l’entièreté de la conversation, laissant l’appréhension à l’Echo d’avoir mal fait d’intervenir. La réaction de l’homme la gênait quelque peu, même si ce sentiment s’accompagnait d’un certain contentement, et la jeune femme continua donc d’approcher afin de rejoindre véritablement le duo comme elle l’avait prévu. Le sourire qui accompagna ses gestes n’était pas moqueur, juste content. Et l’intervention de Clara y ajouta de l’amusement, détournant d’un repli stratégique de l’homme alors que s’entamait une discussion entre filles même si elle concernait ce dernier.

Ne pas s’inquiéter, Rachel hocha la tête. Qu’il y ait assez de chocolat, elle espérait que ça soit la grand-mère qui s’en soit chargé afin de pouvoir partager un bout sans nuire à la part normale d’Abraham. L’hésitation de la tante et la phrase sur laquelle celle-ci conclue laissant la jeune femme perplexe, ne parvenant à comprendre le sens des paroles. Son visage se décomposa légèrement et la gêne revint, bien plus incertaine que la précédente. Si la présence suffisait, tant mieux, mais elle ne comprenait pas en quoi elle était un cadeau et ne voyait pas ce qui aurait pu être l’idée originale. Et Abraham était trop occupé à cherché à rendre à sa tête de poisson le milieu aqueux de l’animal pour pouvoir faire la traduction, n’ayant probablement rien entendu de cet échange.

La position d’attente de l’Echo fut plus malaisée qu’elle ne s’y était attendue, s’accrochant un peu plus à sa trousse et ne disant rien jusqu’au retour du seul homme ci-présent qui se déclara prêt à y aller un instant avant de le vérifier. Il sorti le premier et la jeune femme ne se fit pas prier pour l’accompagner, le raccrochant rapidement avec plus d’aise que durant son attente.

La double-réponse à sa question et l’hilarité qui la suivit laissèrent Rachel à nouveau perplexe, même si Abraham s’empressa de donner des précisions. Hochant simplement la tête, la jeune femme continua de buger sur l’implication de sa présence comme « cadeau » dans la joie qu’elle pouvait impliquer. Ne comprenant pas plus la phrase en français, elle se dit que cela allait être une drôle de soirée même si elle n’en était pas particulièrement craintive. Même si on cherchait à la faire tourner en bourrique, ça ne pourrait jamais atteindre le niveau de l’Halloween de Nobody. Et heureusement pour elle, parce qu’elle préférait s’en souvenir.

La nouvelle téléportation la conduisit une nouvelle fois à secouer la tête le temps que tout s’y remette en place, toujours légèrement perturbée par l’instantané changement de son environnement, mais Rachel s’en remit aussi vite que la fois précédente. Se concentrant d’abord sur ses perceptions mentales, elle sembla tout de même absente un instant avant de lever le regard vers le bâtiment où se dirigeait Clara.

Se laissant faire au baiser sur la tempe, l’Echo tourna le regard vers Abraham et lui sourit à son tour. La réplique élargie cela encore un peu, ses lèvres dévoilant sa dentition blanche dans un sourire enfantin qui fut la seule réponse qu’elle donna pendant plusieurs secondes. Elle était contente de plaire et de lui plaire en particulier, même si elle pensait qu’il serait vexant qu’il l’oublie. Restait donc à le lui rappeler, une chose que ne devrait pas être très difficile puisque l’Echo n’escomptait pas tellement s’éloigner d’Abraham au cours de la soirée ; c’était pour lui qu’elle était là et il était la seule personne qu’elle était certaine de pouvoir comprendre. Normalement.

Merci d’être là aujourd’hui.

Heureuse de l’être.

Rachel n’ajouta rien, n’ayant rien à ajouter. Elle était prête à aller faire râler gentiment la grand-mère, dont elle ignorait toujours le nom, ainsi qu’à l’enjouer de voir une nouvelle tête qui serait prise comme compagne d’Abraham. Mais la jeune femme était consciente que cela faisait parti de ce qu’elle venait chercher. Heureusement pour elle, ça ne serait pas elle qui pourrait expliquer tout cela à tout le monde qui les attendait à l’intérieur.

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MessageSujet: Re: A French Connection {Abraham Blackwood}   Lun 4 Juil - 19:20

Lors de leur, pourtant brève, attente, Abraham avait bien pris note de la petite moue affichée par son amie. Les files n’étaient donc pas du tout sa tasse de thé, même minimes. Il en prenait note pour la prochaine fois. Heureusement pour elle, exceptés quelques bâtiments tels que la Tour Montparnasse, les lieux qu’il préférait n’en avait pas, d’attente. Il fallait juste une bonne paire de pompes et ne pas avoir peur de marcher un peu.
Quoiqu’il en soit, il fut ravi de la voir sourire de nouveau, ce qui lui allait bien mieux mais il était sûr de ne pas être objectif sur ce point. Hey, il l’avait bien dit qu’il ne fallait pas se fier aux apparences. Pour une fois qu’il ne racontait pas uniquement des âneries. Il la suivit des yeux sans ciller et sans se cacher, mémorisant le moment dans un petit coin tranquille de sa mémoire. Elle le sortit de sa rêverie admirative en le questionnant.

« Yep. D’une centaine de mètres il me semble. »

Puis il reprit son observation délicieuse avec un sourire idiot. Il n’avait rien à ajouter. Il préférait profiter avec insouciance.  Il ne brisa son silence que pour répondre à Rachel.

« Et j’attendrais ce jour avec impatience. »

Il n’insisterait pas. Cela pouvait être demain, dans un mois ou dans un an. C’étaient ses pouvoirs et sa vision du monde qui entraient dans la balance. Il n’avait pas à la forcer là-dessus. Et ne se le permettrait pas de toute façon. Il n’était pas comme ça. Et puis, il avait sa promesse. Il avait confiance en elle. Il ne lui en fallait pas plus que ça.
Heureux de l’avoir à son bras, il la rejoignit de nouveau dans leur mutisme appréciateur pendant le temps restant qui leur était alloué. Il attendit le tout dernier moment pour lui annoncer qu’il était l’heure de rentrer. Lui demandant si elle était prête, il posa sa main sur son avant-bras et jeta un coup d’œil à sa montre. Il eut un petit rire.

« 18h59. Timing impeccable. »

A sa confirmation, il les ramena chez Clara.


En soirée, Condom, France

Comment passer pour un idiot en trois leçons. En fait, même pas trois. Une seule. Prenez une  jolie jeune femme, faites-lui porter une robe qui lui va à ravir et plus encore puis faites pour qu’elle soit dans le champ de vision d’un homme pour qui elle compte un peu. Beaucoup. Enormément. Bingo, vous obtenez l’idiot mentionné.
L’eau fraiche soudaine était une des options qu’il connaissait pour remédier à la désertion des facultés cognitives. Une des autres impliquait une gifle mais il doutait que les dames présentes ne lui en administrent une. Et l’eau avait l’avantage de ne pas laisser de trace de doigts, quand bien même c’était pour la bonne cause. Peu après, il était déjà de retour, frais comme un gardon, entrainant tout le monde à sa suite. C’est non sans plaisir qu’il retrouva Rachel à son bras avant d’avoir eu le temps de lui proposer. Elle ne devait pas trop lui en tenir rigueur pour son bref passage légumier.

L’instant d’après, ils étaient tous trois sur le domaine. Alors que Clara atteignait déjà l’entrée, l’américain profitait de la présence et du sourire de son amie avec une espèce de contentement radieux. Il pourrait juste s’assoir et la regarder sans rien dire jusqu’à en chopper des crampes. Mais cela risquait de les retarder un peu. Et l’on viendrait forcément les chercher. Il continua de la regarder sans ciller un instant avant de l’entrainer sur le chemin bien entretenu qui menait à la demeure.
Plus ils approchaient, plus les rires se faisaient entendre. Il se mit à rire à son tour, contagion oblige.

« Ils n’ont pas perdu de temps ! Et ils ne nous attendent même pas en plus … »

Tendant l’oreille, il essaya d’identifier les rires mais celui de son oncle, plus fort que les autres, avait la fâcheuse tendance à couvrir ses voisins. Tant pis. Il découvrirait les invités presque surprises en débarquant sur la terrasse, couverte mais ouverte aux quatre vents à l’exception du mur attenant au salon, de pierre. Ils ne leur restaient que quelques pas pour ça et un angle à contourner.
Est-ce que tout serait comme il y a deux mois pour l’anniversaire de sa tante et de sa grand-mère ? Probablement. La table en bois massif et ses rallonges. Les chaises en fer forgé adoucies par leur dossier rembourré et leur petit coussin assortis, beige et turquoise. La nappe beige elle aussi déployée sur la table. Qui elle-même serait couverte du service ancestral. Les lampions de papier accrochés tout autour, sans compter les chandeliers et autres bougies à la citronnelle sur la table. Et puis ils y arrivèrent. Il eut tout juste le temps de confirmer le décor qu’il avait en tête qu’ils furent accueillis par une salve d’applaudissements. Il ne put s’empêcher d’éclater de rire tout en espérant que Rachel ne prenne pas peur.
Puis il remarqua plusieurs choses en même temps, son cerveau ne sachant trop dans quel ordre les traiter pendant que le niveau sonore baissait progressivement. La branche d’exilés bretons fut quand même ce qu’il nota dans les premières secondes même s’il s’en doutait un peu, beaucoup.

« La Bretagne est parmi nous !
- Tu ne croyais quand même pas que nous allions rater ton anniversaire alors que tu es en France pour une fois ?
- Hé hé … »

Il continuait de sourire, ravi de leur intention pendant que le second constat faisait son bout de chemin : personne n’était surpris de le voir accompagné. Il se tourna alors vers Clara, qui eut le réflexe de regarder ailleurs. Bon, elle avait vendu la mèche. Volontairement ou non, c’était là la question. Il compta rapidement les couverts. Douze. Pile ce qu’il fallait pour toute l’assemblée. D’accord, il admettait que c’était plus simple ainsi que de tout décaler, de sortir une nouvelle rallonge et tout ce qui allait avec. Admettooooons. Il sourit. Maintenant, la suite …

# Ha ha, même pas peur … #

Il n’avait pas spécialement réfléchi à comment présenter la jeune femme. Autant faire simple …

« Tout le monde, Rachel. commença-t-il en français avant de poursuivre en anglais tout en désignant de la main Rachel, de gauche à droite pour pas te perdre : Jean, mon grand-père, Romain, mon oncle, Judith, ma tante par alliance qui je ne sais comment à accepter d’épouser son voisin de gauche … »

L’intéressée, anglaise de souche, pouffa de rire alors que Bee se voyait obtenir un froncement de sourcil indigné.

« Hey, dit donc toi … je ne sais pas ce que tu as dit mais j’aimerai bien savoir !
- … Lucas, mon oncle par alliance via Constance, mon autre tante enchaîna-t-il sans se soucier de l'interruption Clara, que tu connais déjà et Marie, ma grand-mère. à qui il lui adressa un sourire radieux en continuant Il manque les jumeaux, Thomas et Eliott, les fils de ces deux-là énonça-t-il en désignant Romain et Judith et puis Alyssa, la fille de ceux-ci poursuivit-il en pointant Lucas et Constance Ils doivent être en train de jouer sur la console. En attendant, c’est déjà pas mal pour une première fois. Tu peux oublier des prénoms, ils s’en fichent. »

Il se tourna vers elle et lui sourit chaleureusement avant d’être dérangé par Marie qui s’était levée pour se rapprocher d’eux, tout sourire elle aussi. Elle regarda Rachel avant de poser sa main sur son épaule.

« Bienvenue chez nous. »

Elle s’était exprimée en français, ne parlant pas l’anglais, mais la sincérité et la bienveillance transparaissaient dans sa voix et dans ses gestes. Elle dévisagea encore un instant la jeune femme puis elle s’en retourna à sa cuisine pour vérifier que tout se déroulait normalement.

« Bon, maintenant que vous êtes là, on trinque ? »

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Echo
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MessageSujet: Re: A French Connection {Abraham Blackwood}   Dim 10 Juil - 11:16

Suivant Abraham simplement, l’Echo perçut les rires et leurs propriétaires puis les entendit alors que les premiers se répercutaient pour annoncer les seconds et contaminaient au passage l’homme suscité. La jeune femme sourit simplement, acquiesçant à la déclaration sans dire mot. Il y avait sept personnes à la terrasse, seule Clara n’étant pas inconnue, plus trois autres à l’intérieur de la bâtisse, ce qui restait assez limité comme nombre mais la différence de langue et la familiarité de tous risquaient d’exclure plus que de norme la mutante. Il n’y avait aucun mal à cela, l’Echo était consciente que, même si elle c’était améliorée en sociabilité et dans son approche des groupe d’inconnus, elle n’était pas la personne la plus douée dans ses interactions et ne cherchait pas à l’être. Si elle était mal à l’aise, elle le manifesterait simplement et resterait sincère tant avec elle-même qu’avec les autres. Juste que cette fois, elle ne les comprendrait pas souvent.

Il y avait une certaine aisance dans cette famille, traduite par leur mobilier, ainsi qu’un parfum qui les accompagnait de façon plutôt agréable. Les nombreuses petites flammes donnaient un sentiment ancien et cérémoniel à la jeune femme, laquelle fut un instant perplexe quand au papier utilisé pour les lampes du fait des risques de combustion. Ignorant le décor déjà connu de part ses sens mutants, Rachel s’apprêtait à poser ses yeux verts sur les différents participants rassemblés dans celui-ci quand ils se mirent à applaudir pour les accueillir, lui faisant sourire d’un mélange de contentement et de malaise. Le rire d’Abraham fut sonore et elle releva le regard pour le regarder, se retournant vers la famille de celui-ci alors qu’il s’adressait à celle-ci.

La Bretagne, l’Echo savait où c’était : en bas de la carte de la Grande-Bretagne, à une mer près. Donc logiquement plus au nord de leur position ce qui, même si la France était un petit pays, impliquait plusieurs centaines de kilomètres. Restait plus qu’à savoir pourquoi elle était évoquée sachant qu’elle fit répondre l’un des inconnus, citant la France à son tour ainsi que l’anniversaire et faisant pouffer à nouveau.

Tout le monde, Rachel.

L’Echo supposait que le « tout le monde » devait désigner le seul à avoir déjà engagée la conversation et s’apprêta simplement à lui faire face tout en gardant un bras accroché à celui d’Abraham mais elle avait visiblement faux puisque celui-ci commença à faire des présentations plus spécifiques pour ne pas la perdre. La perdre ne la gênait pas et de toute façon elle sèmerait les prénoms comme la petite poussée…

Jean, le grand-père ; celui-là elle pourrait peut-être retenir, même si l’accent n’était pas le même que pour sa mère, le prénom était familier. Rachel hocha la tête en guise de salutation, manquant de perdre le rythme en plus des éventuels prénoms, conversation et autres constituantes de cette soirée.
Romain, l’oncle ; il n’était donc pas « tout le monde » et risquait d’avoir rapidement droit à se faire appeler « monsieur » parce que Rachel n’avait même pas l’espoir de s’en rappeler.
Judith, la tante par alliance ; nom anglophone, cela avait plus de chance de marcher. Et l’histoire d’ignorance concernant le mariage avec l’anciennement supposé « tout le monde » aiderait peut-être à retenir. Ou pas. En tout cas elle parlait l’anglais, à la différence du voir des précédents.
Lucas, oncle pas alliance ; celui-là aussi avait des chances de se faire appeler par son prénom, c’était positif. Oui, trois sur dix c’était un bon début, pour ne pas dire presque un tiers. Comment s’en rappeler ? Et bien il suffisait de se dire que Georges c’était un prénom français et puis Georges Lucas. En fait, après « monsieur tout le monde », il y allait avoir « monsieur Georges ».
Constance, l’autre tante ; celle-là faillit passer aux oubliettes avec les considérations sur son mari.
Mais Marie, c’était la grand-mère qui avait suffisamment été vendue pour que ça soit retenu avec plus d’attention et moins d’association d’idées foireuses.
Et il manquait les jumeaux, qui seraient les jumeaux car c’était encore plus piège de devoir associer des prénoms à des visages quand le visage était partagé, et Alyssa, qui serait probablement retenu même si Rachel n’avait pas la moindre idée de pourquoi.

L’Echo avait l’impression de se retrouver dans certaines rencontres des ordres de chevalerie britannique, sauf qu’il n’y avait que dix prénoms et dix visages à retenir alors que les nobliaux avaient titre-prénom-second prénom-nom-lettres post nominales ; et autant, elle se démerdait avec le « Dame Rachel Anne Summers DCVO, l’Echo du Phénix », autant faire ça pour les autres ça prenait un peu de temps et d’intimité. Mais de toute façon, elle était surtout allée à la réunion parce qu’on lui avait promis le banquet…

En attendant, c’est déjà pas mal pour une première fois. Tu peux oublier des prénoms, ils s’en fichent.

Compte sur moi.

Comme pour le « fais comme chez toi », l’Echo prenait la proposition comme sincère et se contentant donc, de gauche à droite toujours, de Jean le grand-père, de Monsieur tout le monde, de Judith, de Monsieur, de Madame, de Clara, de Marie la grand-mère, des Jumeaux 1 et 2 et enfin d’Alyssa. Elle avait la moyenne, comme durant sa scolarité, et cette idée comme sa réplique lui firent sourire en retour à Abraham, avec un peu d’amusement d’ailleurs.

L’approche de la grand-mère fit se détourner Rachel pour la fixer et son sourire se fit plus hésitant malgré l’accueil chaleureux de celle-ci, revenant à la norme rapidement. Sans comprendre le français, la jeune femme saisi le « bienvenu » qui lui était familier : c’était en rapport avec le métro, si elle avait bien compris les panneaux à côté de la tour Montparnasse qui s’intitulaient « Montparnasse Bienvenüe ». L’adoptée britannique hocha donc une nouvelle fois la tête, conservant son sourire.

L’échange de regard ne la mit pas mal à l’aise, au contraire ; peut-être que la grand-mère la dévisageait mais c’était quelque chose de plus proche et de plus personnel que la présentation générale et les nombreux regards distants qu’elle impliquait, offrant à l’Echo l’occasion de se poser et de voir comme laisser voir. Elle ignorait ce que pu voir Marie mais se satisfit de n’être cause d’aucun trouble, la laissant repartir car ayant manifestement d’autres choses à surveiller qu’une petite amie potentielle de son petit fils qui se comportait déjà comme tel. Suivant la matriarche du regard, la jeune femme ignora la nouvelle parole de monsieur tout le monde mais revint rapidement à cette réalité lorsqu’elle eue un verre dans les mains.

Rachel connaissait le champagne, sans trop apprécier par difficulté avec l’alcool depuis l’Halloween de Nobody où elle avait constitué en une fois une réserve de dossiers dont elle ne connaissait pas la moitié pour avoir oubliée la totalité de l’aventure après coup, et prit la bonne résolution de se limiter à cela : elle avait un océan à retraverser alors boire ou voler il fallait choisir. C’était une résolution, non une parole, comme ça elle pouvait être résolue à la faire mais échouer à la tenir sans remettre en cause sa sincérité de volonté. D’un autre côté, elle ne percevait rien qui puisse l’entamer plus que du champagne et ce n’était peut-être pas plus mal. Elle n’avait pas l’intention d’être plus câline à défaut d’être plus bourrée ou encore de refuser d’être bourrée parce qu’elle tenait parfaitement debout grâce à l’aide d’autrui. Et si elle ne se souvenait pas avoir dit ça, l’Echo faisait confiance aux personnes qui lui avaient témoignées.

Restant docile et au côté d’Abraham comme d’une bouée de secours linguistique à qui elle avait une chose à rappeler dont elle-même n’était pas certaine de se souvenir, l’Echo attendit la rencontre avec les enfants des couples ci-présents en suivant les mouvements de tous. Elle n’avait pas réellement de curiosité envers eux, comme elle pouvait en avoir pour les parents d’Abraham à San Francisco, et elle ne perdait pas son principal intérêt de la soirée des yeux ; ou même du bras, puisqu’il faudrait une raison pour qu’elle lâche sa prise. S’assoir à son côté serait suffisant, laissant tout le loisir à la jeune femme de détailler l’argenterie en espérant qu’elle ne soit pas d’une complexité supérieure à la trinité couteau-fourchette-cuillère sans quoi cela allait être un massacre.

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Phénix

"Des monstres ont fait de moi un monstre,
Des divinités ont fait de moi une divinité,
Seuls les humains peuvent faire de moi une humaine."






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A French Connection {Abraham Blackwood}
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