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 Love is Blindness ( Pv Sanzo)

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MessageSujet: Love is Blindness ( Pv Sanzo)   Jeu 1 Oct - 4:50


L’amour est Aveugle.

L'amour est aveugle
Et Je ne veux pas voir.
M’envelopperas-tu de ta nuit ?
Prends donc mon cœur
L'amour rend aveugle

Dans une voiture garée
Dans une rue bondée
On voit son amour se concrétiser.
Puis les fils se rompent
Les nœuds se défont.
L'amour est aveugle

L'amour est mécanique
Froid comme l’acier
Des doigts trop engourdis pour sentir
Serrent la poignée
Puis l’heure où on souffle la bougie
L'amour est aveugle


Juste une petite mort sans deuil
Et pas d'appel
Et pas d'avertissement
Bébé... voilà bien une idée dangereuse
Qui a presque enfin un sens

L'amour noie
Dans un puits profond
Tous nos secrets
Et il ne reste personne à qui les dire

Prends ton due
Mon amour
Aveugle

L'amour est aveugle
Et je ne veux pas voir
M’envelopperas-tu de ta nuit ?
Oh mon amour
Aveugle

U2/translation S.G






Je n’ai jamais aimé la nuit.
La nuit pousse à l’introspection lorsque le sommeil se refuse à nous et j’ai déjà tant de sujets de préoccupation pour me pourrir l’esprit. Posée entre mes draps, inerte physiquement et toute offerte à l’esprit, je laisse l’obscurité être mon linceul et mon âme le couvercle du cercueil. la pénombre tend à camoufler bien mieux que le pouvoir d’invisibilité, c’est l’heure imbécile où on refait son monde à coup de « et si ? » ou de « j’aurais dû ».
J’essaye de vivre sans remords mais je ne peux rien faire contre les regrets, on les chasse à coup de futilités mais ils reviennent, guettant leur heure pour infuser en nos chairs le terrible poison du j’aurais dû, l’inutile questionnement des pourquoi, l’injustice du reflet des illusions dont on se leurre.
Dans la nuit, il n’y a plus de déni.
Il n’y a que des projections et leurs terrifiantes vérités.
Fut un temps où je n’avais pas d’avenir, fut un temps où j’en ai trouvé un.

Depuis je nage sur une ligne tenue entre ces mondes.
En attente d’accidents.

Car notre vie se résume à une série d’accidents, de conjonctions, de probabilités. Je sais cela, je sais cela et ça me parle. Ma raison à un langage plus tranchant et précis que mon cœur. Je peux rester sourde à ce qu’il me murmure, inlassablement, inévitablement.
Je n’ai que rarement des coups de déprimes, des absences, oui je concède…Des sortes de moments d’inexistence où ma vie elle-même devient l’image de ma mutation, invisible, inexistante et monotone. Vous savez ? Ces moments où lassé d’agripper le sable du sablier entre nos doigts crispés, nous vient l’envie d’ouvrir la paume de la main et de le regarder s’écouler avec la célérité qu’il voudra bien prendre. La vie nous fuit alors, volontairement et ce moment d’abandon, ce lâché prise nous satisfait enfin.
Non, je déteste me laisser aller à la mélancolie parce qu’elle n’apporte rien.

Mais la nuit me rappelle que je suis une idiote. Que malgré tout mon savoir, tout mon vécu et toutes mes capacités, je suis une idiote.
Ma famille pense que je manque cruellement d’humilité. Ils ignorent que la personne avec laquelle je suis la plus intransigeante, la plus dure, la plus tranchante : c’est tout simplement moi avant tout.
Mon arrogance se limite à ne pas divulguer tout haut ce que je pense de moi derrière mes suffisances et mon acidité.

Je suis une merde, un poids inutile de ce monde. Je n’y ai ni ma place, ni les qualités qu’il faut pour devenir une bonne personne. Et j’ai tant de modèles et le chemin pour devenir comme eux me parait si inaccessible. Ma vie est vouée à l’échec sur le plan personnel. Définitivement abimée, gâtée comme un fruit muri trop vite, j’ai cette impression sourde de me décomposer avant même d’être décédé.
Je donne le change
Je ne sais faire que cela.

C’est souvent la peur, la peur de mal faire, la peur de me tromper et d’échouer qui dicte mes choix. Et bien sur cette peur imbécile qu’on puisse voir, derrière ce déguisement, combien je ne sais pas, combien j’ignore tout et combien trop souvent je prône l’argument d’avoir raison pour avant tout me rassurer.

Tu savais le voir, toi, n’est-ce pas ? Tu voyais quelque chose au fond de mes yeux noirs, tu me le disais …Me voyais tu plus nue que je ne l’étais, me voyais plus dans toutes mes cicatrices et mes fêlures ? Tu disais voir la couleur de mon cœur…Tu disais savoir.
Mais moi je ne savais pas.

Je n’ai su que quand je t’ai laissé partir, que quand j’ai su que j’avais tort.

Je l’avoue, ce n’est plus un regret, là enveloppé dans les dernière brume de la nuit, c’est du remord. La différence entre les deux ? Une putain de douleur.
Tuer ne me torture pas. Faire le mal non plus.
Mais verser de l’acide sur mon cœur….c’est tout de suite une douleur inédite et terrifiante.

Alors oui…Je regarde le sable qui s’écoule et je le dis alors que la nuit m’enveloppe et m’écrase
Je t’aime…Je t’aime….je t’aime…

Mais l’amour est aveugle,
Et je n’ai pas voulu voir.

Que c'était là tout ce qui comptait.

L’aube. L’aube et ses promesses d’un nouveau jour menteur, il est temps d’enfiler ma vie et de laisser à l’ombre, ce qui doit y rester.
Je reprendrais mon quotidiens, m’éveiller en bougonnant, baver quelques mots à caitlyn alors qu’elle me cuisine un déjeuner, la voit vaquer à son travail, faire le ménage prendre ma douche et ne pas arriver une fois de plus, à me sourire dans cette foutue glace.
C’est ma vie, c’est comme ça que je me mens.
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