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 Les liens du coeur ( Pv Ororo)

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Les liens du coeur ( Pv Ororo)   Sam 25 Juil - 10:22


Afrique- non loin du Lac Victoria - Debut Aout 2015

Elle releva légèrement son chapeau blanc à large bord avant de contempler le village en contrebas, petit hameau fait de bois et de paille d’où émergeaient rires d’enfants, chants et bruit paisible d’une peuplade indifférente aux affres de la civilisation. Le soleil de plomb écrasait le paysage sous une quiétude salvatrice alors qu’au loin se dessinait le Lac Victoria et les premières montagnes de la glorieuse Afrique.

- C’est beau…ce n’est pas le plus fabuleux paysage que j’ai vu mais je comprends qu’on puisse tout quitter pour vivre ici.

Elle se tourna vers celle qui l’accompagnait avec un demi-sourire triste

- Ca n’avait rien de personnel maman, tu le sais très bien. L’égoïsme est parfois une question de survie, parfois s’en aller c’est avant tout se préserver, tu l’as fait aussi…a ta façon  mais  l’amour entre vous est toujours là sinon nous ne serions pas là.

Caitlyn redressa le visage depuis sa capuche en voile ayant pour but de protéger sa peau diaphane et sensible de la morsure d’un soleil trop violent, elle releva un instant ses lunettes de soleil afin qu’elle puisse à son tour contempler  le village depuis toute son étendu de par son regard électrique. Elle soupira brièvement.

- Je sais…c’est juste que, j’ai un peu la trouille, ce n’est pas une simple personne à qui je rends visite…
- Non, je sais. Mais c’est amusant de voir les rôles s’inverser, on est tous un peu intimidé devant sa mère. Parce que son regard compte. Il compte parfois au-delà de toute chose raisonnable.

Caitlyn lui renvoi un sourire léger et chargé de tendresse alors qu’Aislinn tourne à nouveau la tête vers le paysage.

- Tu ressembles à une vraie afghane ainsi accoutrée, elle va avoir du mal à te reconnaitre.  Si tu stresses trop, j’irai en avant-garde si tu veux ?

- Trop tard pour une pause pipi ?
- Il doit bien y avoir un buisson épais par la bas, au pire.
- Heu je blague hé ! et puis…avec ce vêtement…ce n’est pas pratique. Tu ne crèves pas de chaud toi ?
- Nope, je ressens à peine la chaleur et le froid, un héritage de ma condition de Voyageuse, je ne suis que très peu sensible aux écarts thermiques et immunisée aux décalages horaires, tu le sais pourtant, tu m’as assez reprochée de me balader à demi nue…Alors ? On y va ?

- ….hum…Avant-garde tu disais ?

La grande rouquine souffla légèrement avant de baisser son chapeau sur ses yeux  bleu et de reporter son attention sur le village.

- Ok….Qu’est ce qu’on ferait pas pour ses parents…pfff.


-----------------------------------------------------------------------------


- Madame Munroe ?

Sa voix venait d’interrompre le bavardage des petits élèves qui regardaient tous d’une façon émerveillée cette étrange apparition se tenant dans l’encadrement vide marquant la porte de la salle de classe et pour cause, pareille apparition était surréaliste dans ces contrées. Plus grande que Caitlyn, plus élancée et les formes moins ronde et plus marquée, elle avait hérité de son côté russe de ce port de silhouette proche du mannequina qu’une poitrine proéminente venait rehaussée. Son visage rond et poupin semblait rayonner sous ses iris d’un bleu intense encadré par une épaisse et indisciplinée crinière rousse la faisant ressembler à une lionne, sa peau laiteuse trahissait son héritage irlandais mais c’est bien plus les similitudes avec les expressions du visage de sa mère qui révélait immédiatement à tout initié sa filiation avec Caitlyn car c’est indéniable qu’elle lui ressemblait énormément. Ses vêtements d’été léger et volant la faisait ressembler à un spectre vaporeux  transpirant une féminité affirmée et charmeuse. Elle ôta son chapeau par respect  dégageant une fois de plus sa folle crinière impressionnante.

- Toutes mes excuses pour troubler ainsi votre cour, pourriez-vous m’accorder un moment ?

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Ororo Munroe
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MessageSujet: Re: Les liens du coeur ( Pv Ororo)   Lun 3 Aoû - 8:09

Qu'elle était loin NY et sa foultitude dans ce monde de calme.
Qu'elle était loin NY et ses grattes ciels là ou de simples cases se regroupaient comme de petits champignons autour d'un point d'eau.
Elle était surtout loin de NY et de sa vie d'autre fois.
Hier professeur d'histoire dans la prestigieuse "Institut"
aujourd'hui elle enseignait tout à tous.
Il était loin le temps du stress et des larmes.
Des combats sans fin pour un monde qu'elle aurait aimer plus juste.
Pour un monde qui accepterait enfin la différence.
Ici, quand le soleil vous écrasait de ses rayons, quand l'eau se faisait rare pendant plusieurs mois, la différence elle n'était pas importante.
Bien sur tout n'était pas rose. La chaleur et le manque poussaient les êtres à leurs instincts les moins flatteurs. Mais ce n'était pas le pire. Le pire venait de ces hommes blancs qui se croyant tout permis braconnaient sans considération aucune sur les terres pourtant protégées.
Ororo avait fini par y mettre le holà de façon sinon brutale du moins musclé. Ce qui n'était pas très difficile quand 1/ on était une mutante pouvant commander les éléments et 2/ en ayant autour de soit non seulement d'autres mutants mais aussi de "simples" humains prêts à défendre leur terre.
Les "chasseurs" étaient allés voir ailleurs après s'être heurté à des troupeaux d'éléphants furieux.

Elle était entrain d'écrire les différentes capitales européennes au tableau quand un brouhaha se fit entendre dans sa classe, ce qui était plutot rare. La discipline était la première valeur qu'elle inculquait aux jeunes. Et s'ils avaient bien sur le droit de poser des questions, parler dans son dos n'était pas toléré.
Elle allait les rappeler à l'ordre quand une voix se fit entendre.


- Madame Munroe ?

La voix était plus mature que celle de sa classe qui cet après midi ne dépassait pas les 11 ans. Les plus grands étaient maintenant pris en charge par une autre professeur, meme si Ororo leur dispensait aussi des cours.
Elle fronça légèrement les sourcils tout en se retournant


"mon dieu" lança t elle stupéfaite par la jeune femme qui se tenait devant elle tout en portant une main à sa bouche. Un fantôme, elle avait devant elle un fantôme.
Elle fixa un bref instant la jeune femme tandis qu'un prénom était murmuré
"Caity ..." puis elle se reprit. Non la jeune femme n'était pas Caitlyn. Elle était plus grande, son visage plus rond. "oui c'est moi."

- Toutes mes excuses pour troubler ainsi votre cour, pourriez-vous m’accorder un moment ?[/quote]

se reprenant avant que les enfants ne s'inquiètent elle leur demanda de sortir. Un joyeux chahut mêlant bruit de chaises et rires se fit alors entendre.
Une fois le calme revenu elle s'approcha de sa jeune interlocutrice lui montrant une chaise


"je vous en prie. Veuillez excuser ma surprise en vous voyant, vous ressemblez à quelqu'un de très cher. "

Fixant toujours la jeune femme d'un regard plus doux mais toujours emprunt d'un peu de surprise elle poursuivit tout en se dirigeant vers une petite table posée dans un coin de la salle.
"désirez vous un thé ?" ultime concession au "confort" qu'elle n'avait pu se résoudre à laisser. Elle emportait toujours un thermos d'eau chaude. Meme si le village était pourvu d'électricité, elle ne l'utilisait qu'à des fins professionnels dans l'école.

"j'en ai de Chine ou du Maroc. " une légère nostalgie l'envahit en prononçant ses mots. Elle se demanda si la jeune femme allait lui demander une photo. Photo qui d'ailleurs trônait royalement sur son buffet dans sa belle maison. Un sourcil légèrement relevé elle attendait la réponse de la jeune femme. Ce n'était pas la première ni certainement la dernière qui venait la voir. Beaucoup était attiré par la vie "sauvage" et surtout le désir "d'aider". Malheureusement pour son interlocutrice le poste d'enseignant avait été pourvu récemment, peut être trouverait elle plus facilement à l’hôpital.

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Les liens du coeur ( Pv Ororo)   Lun 3 Aoû - 18:39

Le « caity » prononcé par la belle africaine amena un bref sourire malicieux sur les lèvres de la jeune femme. Elle n'était pas aveugle et savait combien elle ressemblait physiquement à sa mère, c'était d'ailleurs souvent le reproche qu'on lui avait fait lors de son enfance, ses camarades la nommant perfidement « demi légende » ou « la mini dragon » lors des cours de formation. Elle observa silencieusement Ororo donner ses directives avant de concéder un dernier regard plein de tendresse aux petits élèves chassés prématurément dans la cour de récréation.

Etre cher, elle n'était pas loin de la vérité puisqu'en toute logique la femme se tenant devant elle avait le poste de grand Mère adoptive dans sa famille, chose étrange car dans son passé, il n'y avait pas trace d'une Ororo chez les X Men et que c'est Miss Frost qui se chargea de lui apporter une éducation stricte et pétrit de manières et de devoirs.Elle fit preuve de ses manières en attendant d'être invitée avant de s'installer d'une façon somme toute très scolaire à sa table. Il se dégageait d'elle une certaine rigidité héritée de cette éducation stricte, et la politesse et la retenue contrastait complètement avec l'attitude désinvolte de sa mère même si elle s'efforçait peu à peu d'être plus « détendue » surtout en société et surtout grace à « l'herbe magique à fumer de tonton Kyle », après tout sa mère aussi avait eu ce penchant, non ?


Si cela ne vous incommode pas d'en préparer, j'accepte volontiers. Le thé est ma boisson de prédilection, en Irlande j'en bois très souvent, du thé noir assez fort mais j'aimerai bien goutter votre thé marocain, je garde de très bons souvenirs des thés de cette région.

Elle esquissa un large sourire enfantin avant de rabattre un de ses accroches cœur roux lui tombant sur le visage.

votre instinct ne vous a pas trompé Mme Munroe même si nous n'avons jamais été présenté officiellement. J'ai eu l'occasion de vous observer avant...j'ai appris à vous connaître ensuite à travers tout ce que m'a dit celle que vous nommez affectueusement Caity et celle que je nomme à présent « maman ». Je suis très impressionnée de m'adresser à vous aujourd'hui, surtout ici au bout du monde. Ma mère ne peut passer une journée sans évoquer votre présence et votre importance dans sa vie.Ce jour compte pour moi.
Mais je ne pouvais pas en toute décence me présenter ici sans implorer votre pardon. Ce jour maudit qui a tant fait pleurer de larmes, vous savez que j'en suis l'instigatrice comme vous savez sans doute aussi pourquoi. Elle m'a pardonné mais pourtant je n'arriverai jamais à me pardonner ce que j'ai du faire pour la sauver, qu'importe le but : c' était un acte ignoble et impardonnable , j'insiste. Je ne rependrais pas en excuses ni en explications car ce qui a été fait a été fait.
Je comprend la haine qu'on peut me porter car je me porte une haine analogue.
C'est pourquoi si vous me portez ce ressentiment, je l'accepterais comme justice et ne vous demanderais pas la pitié, vous avez une bonne raison de me haïr même si j'aimerai infiniment vous compter comme faisant parti de ma famille.
Je ne suis donc pas venu pour m'excuser même si j'aimerai votre pardon, je suis venu surtout pour vous assurer de l'amour inconditionnel de ma mère pour vous et du malaise qu'elle ressent depuis votre léger froid.

Un silence s'installa quelques instants où Aislinn sembla hésiter.

- Vous savez, Dame Ororo, j'ai été élevé loin des bras aimant de ma mère, dans la rigueur et l’obéissance d'être la fille d'une X Men de légende. Elle ne voulait pas de moi, j'étais une mouche dans sa large peinture de ce monde : un monde de combats et de sacrifices. Mon cœur réclamait son affection mais ses sentiments étaient définitivement verrouillés par une alchimie nommée l’Oblitération. Ce froid, je l'ai enduré toute mon enfance et je ne le connais que trop bien.
Vous ne devez pas laisser ce froid entre vous car il fait souffrir. Ne faites pas ca, ne laissez pas une fille et sa mère se tourner le dos pour des griefs plus futiles que l'amour entre vous.
Personne ne mérite ça. Personne ne peut se priver volontairement des...des calins d'une mère, du rire leger et des baisers de sa fille.
S'il vous plaît.


Si son regard restait volontairement rivé dans celui de sa vis à vis avec une sincérité désarmante, la tristesse et les regrets étaient véritablement perceptibles dans sa voix.

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Ororo Munroe
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MessageSujet: Re: Les liens du coeur ( Pv Ororo)   Mer 5 Aoû - 8:53

Avec un léger sourire elle s'activa à la préparation du thé. La jeune femme lui plaisait beaucoup. Polie, aimable, elle avait un "je ne sais quoi" de réservé.

votre instinct ne vous a pas trompé Mme Munroe même si nous n'avons jamais été présenté officiellement. J'ai eu l'occasion de vous observer avant...j'ai appris à vous connaître ensuite à travers tout ce que m'a dit celle que vous nommez affectueusement Caity et celle que je nomme à présent « maman ».

elle suspendit son geste pour se retourner vers elle. "Aislinn, tu es Aislinn. C'est évident, j'aurais du te reconnaître de suite. "
elle n'avait aucune excuse si ce n'est le choc de la voir.

Je suis très impressionnée de m'adresser à vous aujourd'hui, surtout ici au bout du monde. Ma mère ne peut passer une journée sans évoquer votre présence et votre importance dans sa vie. Ce jour compte pour moi.

elle ne put retenir un léger rire avant de sentir son coeur se serrer de nouveau. Elle aussi pensait souvent à Cait. Outre les photo qu'elle avait chez elle, elle parlait souvent de "grande soeur" à sa cadette. D'ailleurs à chaque fois que la petite Ash voyait sa grande soeur elle embrassait la photo.

La suite plongea Ororo dans une grande tristesse mêlée de surprise. Ainsi Aislinn se sentait coupable de tout ça.
La haïr ... mais comment pouvait elle la haïr ? La jeune femme n'avait aucune responsabilité dans sa "fuite". C'était elle et elle seule la coupable. Celle qu'on devait haïr.

Ororo reposa la tasse et s'approcha d'Aislinn pour l'entourer de ses bras de mère. Elle l'embrassa légèrement sur les cheveux comme elle le faisait pour Ash et meme pour Cait. Comme elle le faisait pour la plupart des enfants malheureux.  


"ma chérie mais je n'ai aucune haine à ton égard ni envers ta mère. Tu n'as aucune excuse à me faire. C'est plutot à moi de vous en faire pour vous avoir abandonné ainsi. C'est moi que vous devriez détester. C'est moi et moi seule qui ait perdu de vue l'essentiel et me suis fourvoyée sur le mauvais chemin. "

elle se recula très légèrement pour plonger ses yeux dans ceux d'Aislinn  "ta mère fait partie de ce que j'ai de plus précieux. Être parent est à la fois merveilleux et effrayant. À chaque instant on se demande si ce que l'on fait est bien. C'est en partie pour cela que je suis partie. J'avais peur, peur de perdre mes filles, mon mari, ma vie. Et finalement, je les ai sacrifié pour mon bonheur personnel. "

elle soupira. Comment expliquer à Aislinn ce qu'elle ressentait ? Au bout d'un an, elle n'avait pas vraiment réussi à mettre des mots dessus. Elle avait préféré se lancer dans d'autres projets au fin fond de l'Afrique mais le passé la rattrapait une nouvelle fois.

"tu sais ce froid, je crois qu'il s'appelle jalousie et orgueil. Jalousie de voir que l'autre n'a pas autant besoin de soi que l'on veut le croire. Jalousie de voir que son coeur est aussi à d'autres meme s'il est assez grand pour tous. Et orgueil de ne pas avoir le courage d'en parler. Orgueil de se réfugier derrière des raisons somme toutes futiles. "

elle eut un léger rire désabusé "c'est d'une stupidité quand on y pense. Je suis heureuse que tu sois venue m'en parler. Vraiment heureuse. "

Elle était sincère. Un bout de mur qu'elle avait elle meme construit s'effondra et elle n'en ressentit que du soulagement.
Elle se releva après avoir de nouveau embrassé la jeune femme avec tendresse
"allez donne moi des nouvelles de ta mère et du reste de la famille pendant que je finis de préparer ce thé"

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Les liens du coeur ( Pv Ororo)   Jeu 6 Aoû - 6:52

Aislin la regardait tout en conservant un silence pudique. Cette explication sur l'amour maternel lui paraissait aussi enrichissant que complexe à concevoir surtout pour quelqu'un comme elle n'ayant véritablement connu sa mère qu'une fois l'age adulte passé. Mais au fond cela n'avait pas été si compliqué de forger des liens puisqu'il est si vrai que nous pouvons passer facilement d'un pole à l'autre d'un sentiment extrême, un pont existe réellement entre l'amour et la haine et cela dans le deux sens. En tout cas elle croyait en cela.

Etre égoïste, avoir ce besoin de vivre pour soi...Même si c'était un chemin qui éloignait des autres, même si au fond c'était une erreur consciente. Était-ce finalement un besoin naturel, humain. Détruire pour avancer, abandonner pour se retrouver, pour reprendre la bride de sa vie, pour à nouveau s'appartenir et continuer de prétendre à l'existence. Ces considérations philosophiques et existentielles lui parlaient, parlaient à cette libertaire dans l’âme qu'elle était au fond.

L'amour est un sentiment, l'amour dans son tout, disons l'affection décliné en amitié, entente, fraternité ou sentiment amoureux, mais aucun sentiment ne peut dénaturer ce besoin primaire d'exister et de se sentir en adéquation avec ses valeurs. On peut réellement aimer quelqu'un et rompre les ponts avec lui parce que c'est un besoin impérieux, on peut aimer quelqu'un et se montrer egoiste au point de le laisser vivre sa route et au fond n'est ce pas la une forme d'altruisme que d'enlever les chaines avec lesquelles on s'est emprisonnées ?

Etre égoïste, c'est au fond un besoin salvateur, c'était là la leçon des mots de sa Grand mère et c'était là un message qu'elle devra méditer. Oui tout cela lui parlait à un point dont personne sans doute ne pouvait en avoir l'idée.

Elle fut tirée de ses pensées par l'accolade,à demi surprise par un geste d'affection qu'elle devrait intégrer. Signifiait il l'acceptation ? Le pardon ? Elle décida l'abandon et goutta ce moment avec tendresse avant de renvoyer un charmant sourire à son interlocutrice. La question qui lui était posé était épineuse cependant et elle médita un instant.


Et bien...Je sais que vous entretenez une correspondance écrite avec maman mais je doute qu'elle se soit montré sincère dans ce qu'elle vous a délivré comme nouvelles et ceci afin de vous ménager et de ne pas vous inquiéter.
Elle était mal lors de votre départ et cela depuis longtemps , elle a du tuer de ses mains son propre père biologique et intégrer le fait que la colère et le mal puisse être encré dans ses propres gènes mais ce mal, elle a cherché à le combattre seule et ailleurs. Cela nous a mené à Casablanca, aux origines même de notre famille et ...comment dire....avec l'aide d'une mutante elle s'est livrée à une...dénaturation de ce qu'elle était, de sa psychée dans le but d'emprisonner définitivement une partie de sa personnalité. Mais il y a eu un prix. Un prix physique, son gène s'est réactivé et elle continu d'évoluer vers l'inhumain, sa peau est devenue aussi pale que de la porcelaine et parfois on y voit le courant électrique parcourir ses veines en transparence, son regard s'est électrisé en un bleu surnaturel, elle avance vers ce qu'elle va devenir : une hybride, une femme électrique....Psychologiquement, elle est devenue fragile, dépressive, je dirais bi-polaire...Puis il y a eu la médiatisation des X men, elle a été sollicité...beaucoup....trop. Mais elle pensait que c'était là son devoir. Elle n'a pas su gérer la pression et s'est effondrée. Pendant des mois elle est restée maladivement cloitrée dans sa chambre avec la terreur d'en sortir...puis elle a accepté d'être soignée pour dépression, elle l'est toujours.
Nous l'avons soutenu tout au long de cette triste période de réclusion et maintenant elle en est sortie mais je garde en tête que même si elle semble à nouveau sur pied et souriante, c'est une personne extrêmement fragile et changeante, elle se soigne mais je pense que sa guérison prendra vraiment longtemps.
Ma petite sœur, Jade, est égale à elle même, un petit génie irrévérencieux et raleur, mais avec un fond de bonté qu'elle cherche a dissimuler aux autres, sauf à nous sa famille. Elle est d'un grand secours même si je pense qu'elle a aussi ses propres problèmes, nous sommes toutes les deux très complices.
Maty...Amy pardon, court partout entre son rôle d'X Men et ses examens, elle supervice aussi la construction de notre maison familiale qui sera à l’extérieur de l'Institut, juste à coté...Quant à moi....et bien...disons que je cherche ma place...


Des rires d'enfants se firent entendre dans la cour et Aislinn tourna légèrement la tête d'un air amusé avant de poursuivre.


Dame Ororo, vous devriez préparer une troisième tasse.
Je crois que votre ainée est en train d'amuser la galerie là au dehors. Elle m'a accompagné ici mais mourrait de trouille à l'idée de ne pas savoir quoi vous dire.
..

…......................................................................................................................

Ben nan j'suis pas une poupée ! Quoi ? Pas tous en même temps....ha ha !! Si je suis un monstre ?
Oh que Nan les enfants, j'suis une sorcière ...mais une gentille sorcière !! Comme dans Harry Potter !! une Fée ? Ah nononon...c'est culcul les fées ! Je suis une mutante ! Ben quoi on vous apprend rien à l'école ?
Hey vous voulez voir un tour de magie ?? Oui ??
Bon regardez....TADAAAAAh....(elle fit passer d'un main à l'autre une gerbe d'éclair). Mais...mais non n'ayez pas peur ! Rhaaa les gosses c'est chiant ! Un tour de cartes alors ? Ben trouvez moi des cartes !

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Ororo Munroe
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MessageSujet: Re: Les liens du coeur ( Pv Ororo)   Mar 11 Aoû - 9:08

Rapidement elle finit la préparation du thé et le servit.
Les sourcils d'Ororo se froncèrent lors qu'Aislinn commença son "rapport". Puis elle soupira. C'était bien du Cait tout craché ça. Bien sur que la colère faisait partie d'eux. C'est aussi ce qui les rendait humain. Elle n'avait donc pas réussi à le lui faire comprendre.
La colère, l'amour, la peur, le courage ... tous ces sentiments aussi différents que complémentaires étaient ce qui composaient l'humain, ce qui le faisaient vivre, ce qui le faisaient avancer. Et les mutants ETAIENT des humains.
Renoncer à la colère était comme renoncer à ses pouvoirs.
Quand au mal ... il n'était pas plus présent, ni plus puissant chez Cait que chez n'importe quelle autre personne.
Ororo l'avait compris lors de cette terrible épreuve en SdD.
Et puis qu'était le Bien sans le Mal.
La lumière sans les ténèbres.
Le but n'était pas de le combattre mais au contraire de l'accepter et surtout le maitriser.
Peut être que si elle était restée, elle aurait pu lui faire comprendre ... peut être.
Mais elle était partie.

Indifférente aux pensées d'Ororo, Aislinn poursuivait, décrivant le calvaire qu'avait subi sa mère.
"une femelle électrique", Ororo eut un léger sourire à cette description. Cait avait toujours été "électrique".
Quand à la description mentale ..
Cait paraissait si forte tout comme elle. Mais voilà les plus forts avaient aussi leur part de faiblesse, elle en savait quelque chose.
Elles avaient réagi chacune à leur façon. L'une s'exilant à l'autre bout de la terre, l'autre s'enfermant dans sa chambre. Mais le résultat était le meme : une fuite pour se protéger.
Un nouveau soupir.
Guérir ... mais était ce vraiment une maladie ?
Pourquoi ? Pourquoi faire comme si tout allait bien ?
Pourquoi devoir donner tout le temps le change ?
Pour les autres ?
Pour soi ?

Le thé était chaud et fort. Il coulait avec délice dans sa gorge. Si seulement ses pensées pouvaient être aussi fluides et douces.

Elle sourit aux dernières remarques de la jeune femme. La vie continuait malgré tout.

Puis des rires résonnèrent dans la cours. Les enfants criaient. Une voix adulte se fit entendre. Une voix connue. Une voix aimée. Sa main se mit à trembler


"oh mon dieu" lança Ororo pour la deuxième fois.

Cait ici mais ...
elle n'était pas prête, c'était trop tôt.


---------

"oh regardez la dame, qu'elle est belle.
- madame, madame t'es belle. T'es une poupée ?
- naann t'es bête c'est monstre, elle va nous dévorer grrrrr (rires et cris faussement apeurés)

Ben nan j'suis pas une poupée ! Quoi ? Pas tous en même temps....ha ha !! Si je suis un monstre ? Oh que Nan les enfants, j'suis une sorcière ...mais une gentille sorcière !! Comme dans Harry Potter !!  

- une sorcière ... oooohhhhh
- madame c'est qui Harry Potter ?

les enfants ouvraient de grands yeux curieux cherchant à toucher cette étrange apparition. Des blancs ils en avaient déjà vu mais aucun avec des cheveux de feu et une peau aussi pale.

- c'est une fée comme dans les histoires de maitresse.

 une Fée ? Ah nononon...c'est culcul les fées ! Je suis une mutante ! Ben quoi on vous apprend rien à l'école ?  

- si on sait les mutants c'est des comme nous mais qui font des trucs supers. Comme maitresse. Elle fait pleuvoir.

  Hey vous voulez voir un tour de magie ??

- ouiiiiii s'il te plait madame" hurlèrent les enfants dans un bel ensemble.

Bon regardez....TADAAAAAh....(elle fit passer d'un main à l'autre une gerbe d'éclair). Mais...mais non n'ayez pas peur ! Rhaaa les gosses c'est chiant ! Un tour de cartes alors ? Ben trouvez moi des cartes !

ceux du premier rang qui s'étaient agglutinés autour de Cait reculèrent un peu effrayés.

Un jeune homme plus vieux, plus grand et plus fort s'approcha d'un pas lourd. Ses yeux étaient vifs et méfiants, très méfiants.


"vous devriez partir, Mère n'apprécie pas les intrus dans son école" sa voix était rude, rocailleuse. Si les mots sortaient plus facilement, il était évident que la parole n'était pas son moyen de communication favori.

"c'est bon Pachy. Elle est et sera toujours la bienvenue ici. "

Ororo s'était levée et approchée de la porte. Elle fixait son aînée, à la fois heureuse de la revoir et inquiète de sa réaction.

"Ma chérie ... " elle mourait d'envie de courir vers elle, de la prendre dans ses bras. De lui montrer combien elle lui avait manqué. Mais elle avait aussi peur, peur de la faire fuir, peur de la perdre encore une fois.
Elle finit par s'approcher, les enfants s'écartaient, lui ouvrant une voie vers la jeune femme.
Ororo leva une main avant de se laisser emporter par des émotions qu'elle n'arrivait plus à contrôler. Elle enlaça Cait, les larmes coulant sur ses joues.


"pardonne moi."

au loin l'orage se mit à gronder.

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Les liens du coeur ( Pv Ororo)   Mer 12 Aoû - 14:55

L’innocence des enfants était un élément salvateur pour elle. Leurs étonnements et réactions, leur façon si ingénue et simple de la juger, des mots simples des sourires par de là de ces étonnements. La différence mais au-delà aucune méchanceté ni aucun jugement de valeur. Voilà qui était bien et réconfortant, se voir dans les yeux d’un enfant, c’est se voir dans le plus grand dénuement, c’est se voir dans toute sa simplicité et bien entendu toute sa fragilité tant il était vrai que ces enfants voyaient bien au-delà des masques, bien au-delà de toute nos conventions sociales et nos étiquettes protocolaires.

La californienne gouttait cela, laissant sa chevelure rousse à l’air libre tout en prenant garde de ne pas dévoiler sous regard surnaturel qui bien souvent savait intimider les humains.
L’adolescent et sa mise en garde la fit élargir un sourire indulgent alors qu’elle réfléchissait déjà à comment apprivoiser cet élan du cœur naturel de ce petit être se chargeant déjà du fardeau de protéger sa communauté. Elle inclina la tête avec douceur avant d’être surprise par le timbre d’une voix qu’elle connaissait par cœur.

Elle tourna la tête vers elle et son sourire se crispa en une émotion non feinte, figée là dans une attitude d’attente, elle faisait face dans un immobilisme troublé et trahissant un trouble immense. Caitlyn n’était qu’émotions et le surnom sucré que lui accorda Ororo lui fait plisser les yeux en un effort profond de ne pas céder à l’effusion de sanglots. Et pourtant.
Et pourtant, elle ne put pas esquisser un autre geste, un autre mouvement comme une fille de Lot changée irrémédiablement en statue de sel pour avoir contempler la chute de Sodome et Gomorrhe.
Sa bouche s’ouvrit en un son muet tant les mots ne venaient pas, tant leur chemin semblait difficile à trouver à travers le flot d’émotion qui la saisissait jusqu’au tremblement tout entier de son être.

Près de l’entrée du bâtiment, en arrière-plan, Aislinn s’était adossée à l’embrasure vide de la porte, la tête délicatement penchée en un mouvement attendri et un sourire malicieux couvrant à demi son visage. La scène semblait la ravir même si elle ne se laissait que rarement à manifester son émotion puisque son éducation lui avait toujours appris combien il était « inconvenant » de céder en public aux élans du cœur.

Caitlyn se laissa enlacer avec une sorte d’abandon inhabituel alors que sa mère lui prononçait des mots dont chaque son lui vrillait le cœur. Ses mains alors s’agrippèrent à sa taille alors qu’elle restée là encastrée dans les sanglots de l’autre, ses idées s’entrechoquaient avec un chaos inhabituel alors que d’une voix tremblante elle arrivait enfin à émettre des bribes de conversation.

- Non…non…non…t’excuses pas…pas juste…c’est pas…c’est moi…c’est moi….j’ai essayé…essayé…pas pu…pas pu ….pas assez forte…pas assez…pas une amie…ma maman…toujours…ma maman…pardon…pardon, pardon….pardon…maman…maman…

Elle reprit sa respiration en un log râle qui se brisa dans la tristesse d’un violent sanglot. C’était comme si cette vague longtemps refoulée trouvait enfin un rivage où s’étendre et dès lors elle pleura, incapable de rajouter ne serait-ce qu’un mot, secouée qu’elle était de ces longs sanglots violents et libérateur, se fichant du reste, des autres, de tout jugement. Elle était là où elle voulait être, là où elle se sentait en sécurité, une enfant dans les bras de sa mère et comme une enfant, elle se laissait aller.

Un bref claquement et la ZPCE se déploya, enluminant les deux femmes sans blesser la belle Africaine, une sorte d’aura magnifique de luminosité bleutée et qui fit promptement réagir la spectatrice silencieuse en arrière-plan. Elle se déplaça d’un pas rapide et sans hésitation pour se placer entre elles et les enfants tout en levant un bras d’interdiction à leur intention.

- Les enfants, n’approchez pas…C’est la grande Fille de votre maitresse et elles sont heureuses de se retrouver, mais comme votre maitresse, sa fille a aussi des pouvoirs magiques, elle commande à l’électricité. Et ce que vous voyez autour d’elles, est une barrière électrique qu’elle ne peut pas contrôler parce qu’elle est trop heureuse. Ce n’est pas dangereux pour votre maitresse ni pour moi mais pour vous, c’est comme si vous touchiez la foudre d’un orage. Alors reculez d’un pas où deux, s’il vous plait. Laissez-les se retrouver.

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Ororo Munroe
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MessageSujet: Re: Les liens du coeur ( Pv Ororo)   Sam 29 Aoû - 9:59

Ces mains qui s’agrippaient désespérément à elle.
Ces mots qui sortaient si difficilement entre deux sanglots.
Ses propres sanglots qu'elle n'arrivait pas à maitriser.
Et surtout cette jeune femme.
Cette enfant qu'elle n'avait pas portée.
Cet être aux origines si étranges.
Cette mutante aux pouvoirs versatiles.
Elle l'aimait.
Elle l'aimait tellement.
Elle l'aimait comme elle aimait sa petite Ashake.
Elle l'aimait comme sa grand mère l'aimait elle.
Elle l'aimait comme sa mère l'aurait aimé.

Alors ses bras se resserrèrent encore un peu, caressant le dos et les cheveux de sa grande fille.

Puis un claquement et le pouvoir de Cait se matérialisa formant un dôme autour d'elles. Ororo savait qu'elle ne risquait rien. Aislinn éloigna les enfants sous l'oeil vigilant du jeune Pachy.

L'orage s'éloigna. Ororo ne pleurait plus. Apaisée, rassurée, réconfortée par les mots de son ainée.
Elle eut alors une vision fulgurante. Une vision qui lui laissa un drôle de goût dans la bouche.
Elle se vit.
Elle se vit berçant un bébé vagissant, effrayé par un cauchemar mais trop petit pour s'exprimer.
Elle se vit courant vers une fillette, le genou en sang par une chute de vélo.
Elle se vit les bras autour des épaules d'une adolescente blessée par les moqueries de ses paires, par un coeur brisé trop tot. Lui répétant que "les garçons étaient tous des pourris"
Elle se vit expliquant les rudiments de la maitrise d'un pouvoir que personne n'avait demandé.
Elle se vit. Elle la mère.
Elle la vit. Elle la fille.

Elle vit surtout que cette jeune fille n'avait pas les cheveux roux. Qu'elle ne les aurait jamais.
Elle vit que la jeune femme qui sanglotait toujours dans ses bras n'avait et n'aurait jamais cette vie. Ce passé.
Elle vit qu'elle ne pourrait jamais le lui donner comme elle le donnerait à Ashake.

Alors elle lui donnerait un futur et surtout un présent.


"chut tout va bien ma chérie. Je suis là. Tout va bien. Maman est là. Tu n'as plus rien à craindre ma chérie. Je suis là. " lui murmura t elle encore et encore. Ses mains caressant toujours son dos et ses cheveux. Ses bras la berçant doucement comme elle berçait la petite. Non elle ne la laisserait plus se débattre toute seule. Elle la protégerait comme une mère protégeait son enfant. Peut importe sa propre souffrance. Elle avait eu tord. Elle avait eu peur.
Mais peur de quoi ?
Peur de trop aimer peut être.
Mais on était jamais trop aimé et on aimait jamais trop.

Elle essuya doucement le visage de Cait de ses doigts encore humides de ses propres pleurs. Elles n'avaient pas le meme sang mais leurs larmes étaient identiques.


"raconte moi ma chérie. Raconte moi tout" Aislinn lui avait raconté bien sur mais elle voulait non seulement l'entendre de la bouche de Cait mais surtout la faire parler. Elle connaissait le pouvoir des mots. Elle connaissait le désastre de tout garder. Elle l'avait expérimenté. Ce n'était pas la bonne solution. Et puis à quoi servait une maman si ce n'est écouter.

------

le jeune homme fixait "l'intruse" d'un oeil noir voir agressif. Les enfants quand à eux riaient et dansaient autour des deux femmes. Ils ne comprenaient pas vraiment ce qui se passait. Tout ce qu'ils voyaient était leur maitresse occupée et cela leur suffisait.
Ils étaient aussi fascinés par cette lumière bleue. La foudre ils connaissaient. L'orage ils connaissaient. Mais ça.


"l'école est fini. Allez oust rentrez chez vous." lança t il de sa grosse voix. Les enfants se regardèrent avant de s'éparpiller tel un vol de moineaux.

Il ne restait plus que lui et la jeune femme. "la Grande fille" avait elle dit. C'était donc elle la femme rousse de la photo. Un élan de jalousie lui serra le coeur.

Il se tourna vers Aislinn
" et toi t'es qui ?"

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Les liens du coeur ( Pv Ororo)   Dim 30 Aoû - 10:55

Aislinn surveillait la scène avec tendresse, restant à quelques pas des deux femmes enlacées, elle se sentait quasi comme intruse à ce spectacle mais en comprenait chaque bribes d’émotion la touchant en écho.
La voix tonitruante et impérative du jeune garçon lui fait tourner la tête et l’observer alors qu’il dispersait la foule des petits élèves. Son intonation, son regard et les flammes qui y dansaient, rien ne lui échappa, après tout c’était la fonction première des Voyageuses jadis d’observer les cœurs sans en éprouver les soubresauts. Elle se laissa aller à un sourire frêle avant de tourner le visage vers la chaleur solaire en plissant les yeux avec une sorte d’absence qui lui était propre.

- Et toi t'es qui ?

Elle décroisa les bras, amusée et rappelée au monde par le ton bourru de la voix du jeune homme. Elle se contenta de le regarder, impassible et calme avant d’avancer lentement vers lui et de s’agenouiller pour placer son visage rond et juvénile face au sien.

- Quelqu’un qui comme toi ferait tout pour protéger les personnes qu’elle aime mais qui essaye d’abord de comprendre leur cœur avant de laisser parler le sien.
Pachy ? C’est bien cela ? Tu es courageux et brave et tu auras à cœur de protéger ta famille, je le vois et je le sais. Moi c’est Aislinn, et elles sont ma famille aussi, la dame rousse, c’est ma mère.


Elle laissa passer un instant avant de murmurer d’un ton rassurant.

- De guerrier à guerrier, jeune Pachy. De protecteur à protecteur…Tu dois apprendre une chose. L’amour n’a pas de limite, le cœur même ne peut le contenir. Celle que tu nommes Mère, elle ne t’aimera jamais moins parce que sa fille est dans ses bras car cet amour entre elles, il existait déjà bien avant mais ne s’exprimait pas…c’est juste cela. Son  affection envers toi, elle est immortelle, comme son affection pour toute personne qui compte pour elle, l'amour ne se "divise" pas, il se distribue mais reste toujours aussi puissant que l'on aime 1 ou 1000 personnes. Le soleil, il chauffe la terre avec la même douceur sur tout ton village, non ? Et bien c’est la même chose. Cette chaleur, personne ne te la prendra jamais.
Et si tu crains que ta mère s’en aille…rassure-toi. J’ai passé mon enfance privée de la mienne, je ne ferais ça à personne d’autre, ni ne permettrai que ça se fasse. Tu as ma parole de guerrière.


Elle se redressa en s’inclinant avec respect.

- Rêves-tu de voir un endroit  du monde de tes propres yeux, jeune Pachy ? Si ton cœur est aussi courageux et vaillant que ton regard, je t’y emmène en promenade en un instant afin de sceller notre amitié.  Si tu n’as pas peur d’un peu de « magie » bien sûr ?


Son sourire se fit malicieux et un brin provocateur.
Derrière eux en retrait, Caitlyn reprenait constance en reniflant bruyamment. C’était amusant d’assister à un tel spectacle, elle ressemblait vraiment à une fillette ayant dû essuyer un gros chagrin, sa réputation de Sérial Chouineuse n’était plus a faire mais une telle réaction infantile était finalement désarmante et en disait assez long sur les failles qui lézardaient la carapace solide de cette adulte grandie seule et bien trop vite.
Finalement, elle avait besoin de « sa maman » et deux jeunes filles c’est bien Aislinn, forgée toute jeune dans les larmes et les frustrations, qui avaient récupéré cette abnégation presque bornée et froide qui faisait la dureté des êtres au sang-froid.
Elle se contenta se secouer la tête pour acquiescer à la demande de Ororo puis soupira lourdement.

- Mon…mon foulard est tout trempé de larmes…j’suis une grosse cruche….c’te honte ! t’as pas…des mouchoirs, je suis affreuse.. je..j’aurais du prévenir qu’on viendrait…je voulais pas…tu sais…faire des problèmes ou t’imposer…mes chouineries.  

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MessageSujet: Re: Les liens du coeur ( Pv Ororo)   Mer 2 Sep - 8:47

Pachy

cette fille était étrange, vraiment étrange. D'abord elle parlait beaucoup et son langage était un peu bizarre. Pachy n'était pas idiot seulement il n'avait appris la langue des hommes que depuis peu. Certain mot il les comprenait comme : mère, amour et famille. Il comprenait aussi le mot : guerrier. Et surtout il comprenait l'intonation.
Cette fille elle était comme lui.
Lui aussi avait été privé de sa mère.
Lui aussi s'était retrouvé orphelin.
Car cette dame aux cheveux blancs qui l'avait trouvé et accepté n'était pas sa "vrai" mère.
Sa "vrai" mère était morte. Terrassée par un "bâton de feu".
Sa mère et ses frères et soeurs. Si nombreux. Ils avaient été si nombreux à mourir ce jour là mais pas lui.
Maintenant il savait pourquoi.

Ils vivaient pourtant tranquillement sans faire de mal à personne.
Ils vivaient entre eux. Se déplaçant à la saison des pluies.
Ils évitaient au maximum les animaux à deux pattes. Ils connaissaient les pistes, les points d'eau et surtout les tanières des animaux à deux pattes. Il arrivait que l'un deux soit tué par les "2 pattes". C'étaient les seuls qui osaient s'attaquer à eux, mais ils ne s'en prenaient qu'aux plus faibles. À ceux qui de toute façon étaient condamnés. Leurs bâtons étaient si fragiles face à leur propre masse et leur peau épaisse.

Mais eux. Ceux aussi pales que la lune. Leurs bâtons crachaient le feu tueur.  
Il s'était vengé meme si cette notion était totalement abstraite pour lui. Il n'avait été que colère et douleur. Ils avaient tué sa famille alors il les avait tué. Massacré plus exactement.
Il savait qu'il n'était pas tout à fait comme ses frères et soeurs. D'abord lui aussi marchait sur 2 pattes, et puis il était moins gros et n'avait ce "nez" si long et si pratique. Mais jamais il ne s'était senti exclus. Il arrivait à faire des choses que les siens n'arrivaient pas.
Il avait appris ce jour là que les 2 pattes et leurs bâtons de feu pouvaient être détruits. Qu'ils pouvaient mourir tout comme sa famille.

Et cette femme était arrivée. Elle n'avait pas eu peur. Ses cheveux blancs flottaient au vent encadrant un visage chocolat. Il l'avait attaqué mais elle avait esquivé, 1 fois, 2 fois, 3 fois jusqu'à ce qu'il se calme ou plutot jusqu'à ce qu'elle le calme. Et elle était partie sans rien lui faire au contraire. Il avait fuit un moment mais la solitude ne lui réussissait pas alors il était revenu. Il avait pisté son odeur jusqu'à une étrange tanière. Elle était immense, bien plus grande que les tanières habituelles des 2 pattes. Mais surtout elle sentait bon. Une bonne odeur de nourriture qu'il avait fini par trouver jour après jour. Et finalement il était resté.

Il avait appris le langage humain.
Il avait appris les coutumes humaines.
Il avait enfin appris qu'il n'était pas tout seul.
Et surtout qu'il n'était pas un monstre, ni une erreur juste un jeune mutant.
Sa vie avait changé et meme s'il regardait avec une certaine nostalgie les troupeaux qui passaient non loin, il restait. Tout comme sa mère, ses mères, il serait le gardien. Le protecteur de tous ces jeunes.

Et cette fille. Il s'approcha la dominant de toute sa grande taille mais avec un sourire. Du moins ce qui passait pour un sourire pour le jeune homme.


"toi, tes cheveux sont de feu et ton visage comme la lune. Tu parles beaucoup mais tu es bien. Mère t'aime, alors JE t'aime. "

il tendit sa large main paume vers le ciel à Aislinn "Guerrière montre moi le monde de Mère et je te montrerais le mien. Et sache que je n'ai peur de rien."

---------------

Ororo

Une vieille légende racontait que les démons ne pleuraient pas. Il était claire que sa grande "chouineuse" n'en était pas un.
Des mouchoirs oui elle en avait, des paquets meme.
Gardant un bras autour de Cait, elle se dirigea vers la classe remarquant au passage que non seulement les enfants étaient partis mais les deux jeunes aussi. Elle eut un léger sourire. Cela ferait du bien au jeune hybride de se frotter à la "civilisation" et Aislinn était quelqu'un de bien et responsable. Elle lui faisait confiance.


"n'ai pas honte de tes larmes Caity. Elles sont magnifiques. Et sache que tu ne m'imposes rien. Tu es et seras toujours la bienvenue. À quoi servirait sinon la famille. " lui dit elle avec un doux sourire.

Dans la classe elle lui montra la chaise qu'Aislinn occupait un moment plutot avant de poursuivre tout en débarrassant la tasse de cette dernière.


"je t'en prie. Je vais refaire chauffer l'eau."

laissant Cait s'installer, l'eau chauffer puis le thé infuser, elle farfouilla dans l'armoire à la recherche de mouchoirs.

"voilà ma chérie. " dit elle tout en posant le paquet devant sa grande.

Une fois assise, le thé servit elle reprit
"je t'écoute. Je veux tout savoir. Et ne t'inquiète pas nous avons tout le reste de la journée à nous. Aislinn et toi pourrez rester dormir à la maisons si vous le souhaitez. Cela me ferait plaisir. Et Ashake serait ravie de revoir "gandsoeu""

avoir toute sa famille autour d'elle. Depuis combien de temps cela ne lui était il pas arrivé ? Bien trop longtemps. C'était vraiment ce qu'il y avait de plus merveilleux pour Ororo.

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Les liens du coeur ( Pv Ororo)   Jeu 3 Sep - 7:11



Rester dormir ?
Et pourquoi pas.
Qui cela dérangera ? Qu’est-ce que ça changerait ? Jade savait s’occuper d’elle du moment qu’on la prévienne et seul un grand lit froid et vide l’attendait à l’Institut. Sa famille…Sa famille a elle ne ressemblait plus à grand-chose, Amy avait décidé de vivre en semi indépendance à New York et de reléguer le reste à une visite dominicale, elle n’avait pas eu vraiment son mot à dire à ce sujet de toute évidence se sentait bien mal placé pour le faire. Elles avaient leurs combats et ces combats les séparaient, elle pensait leur amour indestructible et sacré : de toute évidence, il ne l’était pas.
Elle ne lui en voulait presque pas pourtant même si le choix de vivre avec une personne l’ayant presque tué et abandonné, refusant ses choix de vie et la détestant elle pour avoir osé « s’unir avec elle » était une horreur absolue ne lui laissant même pas l’espoir de se rapprocher d’elle tant cela ressemblait à un abandon et une mise à distance. Chaque jour, chaque soir, elle finissait par s’attendre au détour d’une de leur conversation à une phrase du genre « écoute, j’ai bien réfléchi.. » « Écoute, il faut qu’on se parle… » . Et là, elle comprendrait. Comme on met une croix sur une tombe, comme on referme les pages d’un livre. Elle craignait ce jour. Elle ne le voulait pas et préférait se jeter à corps perdu dans le travail pour ne pas le voir arriver tant elle savait déjà que ce jour-là, elle serait détruite…totalement, parce que si les choses changeait, son amour pour la belle italienne, lui non.
Elle devait donner le change, pour ses filles, elle le devait. Jade n’était pas dupe de cette distance entre elles et Aislinn avait la pudeur de ne pas en parler. Elle restait une fois de plus seule avec ses problèmes et pour la première fois depuis longtemps, totalement seule. L’institut même lui semblait hostile est morne, à l’image de sa nouvelle directrice adjointe, à l’image de ses couloirs déserts, à l’image d’une sœur devenue silencieuse et taiseuse. Le fossé s’était transformé en précipice et le message devenait évident, pernicieux et fait de sous-entendus subtiles : vas t’en, personne ne veut de toi ici.
L’idée du suicide lui avait effleuré l’esprit même si elle la repoussait de toute force, la mettant sur le dos des médicaments qu’elle prenait. Les nuages noirs menaçaient et s’accumulaient…mais combien de temps cela pourrait durer ? Elle se refusait à essayer de formuler des réponses. Le MRA l’occupait comme une bouée de sauvetage. C’était ce qui comptait à présent.
Elle avait une fois de plus envie de pleurer et de s’effondrer ne sachant pas par où commencer. Elle joua un instant avec son paquet de mouchoir avant de murmurer d’une voix éteinte.

- Je…je ne sais pas quoi dire…J’essaye de faire face à tellement de problèmes…je ne sais pas…j’ai l’impression de me…de me noyer…J’ai essayé…j’ai essayé de les résoudre…Regarde ce que je suis devenu…une hybride…je ne suis même plus humaine et le docteur..Moira…dit que ça évoluera encore…je ne contrôle plus ma mutation, Maman….je n’ai plus aucun contrôle sur ma vie…sur mon couple….sur rien…Tout s’effondre.
J’essaye d’exister…de me trouver une utilité pour moi….pour le monde…au moins que je puisse être utile…J’ai été mise sur la touche de la X Team puis jetée comme un kleenex, oui j’ai des tords…mais les choses sont devenues différentes…radicales…militaires. Rachel semble diriger la X Team et Sage l’Institut et la formation des jeunes…Ils ..ils se montent une armée de soldats disciplinés et conditionnés ! je…je ne suis pas d’accord avec ça…ce sont des gosses, bon sang, des simples gosses !!! Une école doit préparer à la vie, pas à combattre. Ou alors c’est moi qui me trompe…c’est moi qui suit à côté de la plaque…j’sais plus…je suis totalement perdue… Et Amy…Amy a décidé de suivre les ordres et en bon soldat va vivre avec ce foutu borgne du triskelion !!! Il la drague, j’en suis sure !! Peut –être même que c’est pour ca qu’elle ne vit plus avec moi…qu’elle a son appart a New york, pour qu’ils puissent s’envoyer en l’air tranquillement et …et …et rire de moi ! Je suis une mauvaise épouse Maman….seigneur…c’est ma faute…je n’ai pas…je n’ai pas pu lui apporter ce qu’elle voulait…je suis invivable…elle a juste…elle en eu marre….Tout est ma faute…Je n’en peux plus de faire semblant…de donner le change….Ou alors je deviens dingue…je me fais des idées…j’ai peur Maman…peur de ce que je pourrai faire….de ce que je ressens. Je ne sais plus comment vivre avec toutes mes peurs et mes craintes.


Elle sanglota longuement avant de croasser d’une voix misérable.

Depuis Bleeker…depuis que j’ai vu le corps sans vie de Jade….que j’ai senti cette solitude…dans les ténèbres. Elle n’était pas là…tu sais…elle n’était pas là…au fond avec moi…Elle a choisi. Choisi les X Men…. Alors j’ai souhaité. J’ai souhaité…tout détruire…tout envoyé en l’air…avec mon pouvoir…Me désintégrer et désintégrer ce monde injuste avec….en finir avec tout ça…Si Aislinn n’avait pas trouvé les mots…je l’aurais fait Maman…je l’aurais fait….j’aurais tué tous ces gens !!! Rachel a ramené Jade mais….j’ai perdu mon enfant ce jour-là maman…ma petite fille…je l’ai vu défiguré et morte….Cette douleur…je ne l’ai partagé avec personne…personne même pas Amy, elle n’était pas au fond avec moi où sa place aurait dû être, je…je lui en veux pour ça…je ne peux pas m’empêcher de lui en vouloir…….ça m’étouffe. Cette vie…cette vie m’écrase et m’étouffe….je n’en peux plus….juste…plus.

Elle réfugia son visage entre ses bras tout en laissant éclater des sanglots déchirants et violents. Cette fois ci, les mots étaient sortis. Tous les maux, qu’importe leur ordre, tout avait été délivré, tout ce qu’elle retenait depuis des mois, tout ce qu’elle taisait religieusement. Tout ce qui la rongeait et la détruisait.

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Ororo Munroe
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MessageSujet: Re: Les liens du coeur ( Pv Ororo)   Mer 9 Sep - 8:38

De nouveau les pleurs. De nouveau des sanglots déchirant qui lui mettaient le coeur en pièce.
Ororo se rapprocha de sa fille et la reprit dans ses bras. Comment avait elle pu en arriver là ?
Mais au fond c'était si simple. Si facile.
Se taire.
Ne rien dire.
Juste ... attendre. Voir.
Et un jour craquer.
Exploser en mille morceaux.
Voir son corps et son coeur devenir un petit tas informe. Pressé, tordu, jusqu'à la dernière goute. Jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien. Plus rien de soi. Plus rien d'amour. Plus rien de vie. Plus rien d'espoir.
Voilà ou en était Cait.
Voilà ce qu'elle meme avait vécu il y avait un an.

Et le pire c'est qu'il n'y avait aucun remède. Aucun sirop. Aucun médicament. Le "bisou magique" ne marchait pas.
Les pansements ne retiendraient jamais les larmes.
Le bandage ne maintiendrait jamais le coeur.

Seul le temps finissait par apaiser. Mais c'était long. C'était douloureux.

Ororo fronça les sourcils aux dernières paroles de sa fille. Ça c'était plus grave que quelques soucis domestiques.
Elle la laissa pleurer un moment avant de lui relever la tête. Prenant un mouchoir elle lui essuya le visage.


"ma chérie tu n'es ni une mauvaise mère, ni une mauvaise épouse. Juste une jeune femme tiraillée par son travail, sa famille, ses devoirs, et ses rêves. Je sais ce que tu ressens. La culpabilité, l'échec, l'impression d'etre inutile et surtout de ne pas être à la hauteur. Je suis passée par là."

elle lui sourit et prit un air plus sérieux. Les choses n'allaient pas être simple. Elle allait devoir jongler entre ses propres sentiments envers sa fille, son devoir de mère mais aussi faire la part des choses. Elle ne pouvait pas rester neutre et pourtant...
Commencer par le plus simple, meme si rien n'était simple. Tout s'imbriquait un peu trop. Mutation, couple, amour et mort. L'un ayant entrainé l'autre qui déclenche le troisième.  


"bien prenons dans l'ordre. Ta mutation évolue. Tu deviens une hybride, cela t'effraie et c'est bien compréhensible. Mais en quoi cela fait il de toi un monstre ? En quoi cela te rend il moins humaine ? Ma chérie as tu déjà tout oublié des enseignements que tu as reçu. As tu mis de coté tout ce que tu as appris. Caity la mutation ne caractérise pas les gens. Tu le sais. Ton jeune ami hybride, le trouves tu moins humain que toi, que moi, ou qu'Amy parce qu'il est hybride ? A t il moins de valeur à tes yeux que Jade ? L'aimerais tu plus s'il n'était pas hybride ? Cait aurais tu peur d'etre moins aimée par tes filles, ta femme, par moi ? Penses tu que nous cesserions de te considérer comme une fille, une mère une épouse juste à cause de ta mutation ? Caity nous t'aimons toutes parce que tu es toi. Avec ta mutation. Sans ta mutation. Nous t'aimerions toujours meme si tu te transformerais en pur énergie électrique. Nous t'aimerions quoique tu deviennes. Nous t'aimons et t'aimerions parce que tu es toi, ma chérie.  "

elle fronça légèrement les sourcils "ne me dit pas que tu es devenue ce genre de personne. Le genre qui ne juge que sur l'apparence."

elle savait que Cait n'était pas comme ça mais elle semblait l'avoir oublié, plongé dans sa détresse et son égarement. Accepter sa mutation, s'accepter tel qu'on était, était ce qu'il y avait de plus dur pour un mutant. Elle poursuivit d'une voix douce, reprenant les mots que Cait avait dit aux enfants des enfants

"allez ma jolie et gentille sorcière n'ait plus peur de ce que tu es. Au contraire soit en fière. Tu es une fille formidable. Une mutante exceptionnelle. Une mère aimante et attentionnée. "

elle la sera contre elle.

"pour le contrôle, il n'y a que par l'entrainement que tu pourras l'acquérir. A toi de voir si tu le souhaites. Je pourrais t'y aider si tu en as envie. Je connais des espaces qui ne risquent vraiment rien. "

elle lui sourit de nouveau tout en lui caressant la joue d'un pouce pour chasser le reste de larmes.

"la X-Team, les X-men." elle soupira " je ne suis pas la mieux placée pour te faire la morale. J'en suis partie, plus d'une fois. Cette fois je ne crois pas que j'y retournerais. Tout change. Le monde change et si vite. Le futur est si ... versatile et imprévisible. Je ne m'étendrais pas sur le coté militaire. Tu sais combien il me convient mais je comprends que pour toi ce soit difficile.
Quand aux jeunes ...


elle lança un regard sur les murs de son école recouverts de dessins naïfs mais sincères. Les enfants ... le futur, leur futur. Humain, mutant, garçon, fille, noir, blanc ... ils étaient tous pareil. Des cahiers vides que les adultes remplissaient. Des feuilles vierges et avides d'apprendre sur lesquels les adultes consignaient leur valeur bonne et mauvaise. Enseigner sans remplir. Faire apprendre et surtout apprendre c'était ça être adulte, être parent, être professeur. L'Institut l'avait il oublié ? Les Xmen l'avaient ils oublié ? Possible. Mais ces jeunes élèves, ce n'étaient plus vraiment des enfants. Pas des adultes non plus. Et surtout ils avaient souffert. Souffert du racisme, de l'injustice et meme pour certains des coups. Les combats ils connaissaient déjà malheureusement. Un cadre plus stricte leur apporterait il ce qu'ils leur manquaient. Un échappatoire, une reconnaissance. Un but ... une vengeance. Elle soupira de nouveau.

"les enfants ... Oui ils sont jeunes. Oui ils sont insouciants. Oui ils méritent une vie simple, une vie d'enfant. Oui l'école doit leur permettre d'apprendre la vie mais la vie n'était elle pas un perpétuel combat. Tu n'es pas "à coté de la plaque" ma chérie. Tu as simplement ta propre vision des chose tout comme j'ai la mienne. Je ne leur donne pas raison. Je ne te donne pas raison. Je dis juste que si cela ne te convient pas, fait à ta manière. Montre leur qu'il y a d'autres méthodes. Pas forcément mieux. Pas forcément pire. Simplement différentes. Donnes à ceux qui le souhaitent cette "autre chose". Montre à ceux qui refusent de se battre, à ceux qui n'osent pas, à ceux qui ont peur, ce chemin. Ton chemin. Et pour les "soldats" laisse les. Ne les juge pas. Accepte ce qu'ils souhaitent et s'ils se trompent, s'ils finissent par se rendre compte que ton chemin est meilleur pour eux, ouvre leur les bras. C'est ça aussi, ma chérie être un X-men. Être un adulte. Être une mère.
Tu comprends ?
Et puis, il y a une chose que j'ai apprise ici. Une chose importante. Une chose essentielle je pense. Une chose que tu dois savoir. L'Institut, les X-men, qui se souviendra des individus dans 10 ans, dans 50 ans, dans 100 ans. Aujourd'hui qui se souvient encore des fondateurs. Ce ne sont que des noms, des gens qui passent. Des gens qui meurent. L'Institut, les X-men ce n'est pas Sage ni Rachel, ce n'est pas Graymalkin Lane, ce n'est pas New york et ce n'est meme pas les USA. L'Institut, les X-men sont partout. Partout ou NOUS décidons d'etre. Partout ou NOUS décidons de protéger. Partout ou NOUS décidons d'enseigner. Partout ou NOUS décidons d'agir. Chacun d'entre nous, tous autant que nous sommes. Personne tu entends personne ne détient ni ne détiendra les X-men et l'Institut meme pas le Professeur. Et au fond, je crois ... je crois que c'est ce qu'il souhaite. "


elle finit son thé et se resservit, le temps de laisser Cait réfléchir à ce qu'elle venait de dire. Puis elle la reprit dans ses bras. Dieu que s'était difficile. Elle non plus, rien ne l'avait préparé à ça.
Comment l'aider, comment la rassurer, la réconforter.

Amy ... leur début avait été plus que chaotique. En fait si elle était totalement franche avec elle meme, elle ne l'avait pas aimé mais pas du tout à leur première rencontre. Rencontre qui avait été aussi leur première et dernière mission ensemble. Rencontre suite à la capture de Cait. Les choses auraient elles été différentes dans un autre contexte ?
Elle avait appris à la connaître. Elle avait appris à l'apprécier. Elle avait appris à l'aimer.
Pour Cait ? Non pas que.

Mais aujourd'hui voilà ... voilà que les choses s'étaient envenimées entre elles.
Qui avait raison ? Qui avait tord ? Prendre partie pour l'une au détriment de l'autre. Mais cela aiderait il vraiment Cait ? Elle était loin d'en être sur. D'un autre coté n'était ce pas son rôle de mère. Sa mutation, les X-men se n'étaient que des "à coté". Ils ne revêtaient qu'une importance minime à vrai dire. Mais Amy. Et les filles. Ca ...
elles étaient le coeur même de sa fille.  


"Quand à ton couple ... En tant que mère, je devrais bien sur te dire que tu as raison. Que ce n'est pas toi la fautive mais Amy. Qu'elle est la "méchante". Qu'elle pourrait faire plus d'effort, essayer de mieux te comprendre, te soutenir mais ... cela ne te rendrait pas servir, ne VOUS rendrait pas service. Et tu sais que c'est pas vrai. Tu sais que c'est bien plus compliqué que cela et que dans ce genre d'histoire il n'y a ni bon ni mauvais.
Alors je vais te parler non en tant que mère mais en tant que femme. Tu es jalouse. Tu es en colère. Et tu t'imagines des choses. Mais ça aussi c'est normale. Je dirais meme que c'est sain. La jalousie est une constante dans un couple qui s'aime. Crois tu que ça me plaise de voir mon mari passer autant de temps à enseigner et à aider de très jolies jeunes femmes. Pas du tout. Vraiment pas. Mais j'ai confiance. Et tu dois faire confiance à Amy. Tout comme elle doit avoir confiance en toi. L'amour est le plus fort et le plus destructeur des pouvoirs. Bien plus que toutes les mutations. Bien plus que toutes les armes qui puissent exister. Tu es rempli d'amour ma Caity. Et cet amour te détruit. Il te ronge comme un acide. Mais il est aussi la plus belle chose qui existe. Grâce à lui, tu es là avec moi. Grâce à lui, tu as deux filles superbes. Grâce à lui tu as une petite soeur. C'est grâce à lui et pour lui que tu te bats avec autant d'acharnement. "


De nouveau elle lui leva le menton pour plonger son regard dans ses yeux électriques " tu n'es pas dingue, ça j'en suis sur. Quand à "te faire des idées" la seule façon d'en être sur, c'est de lui demander. Je sais c'est difficile. Je sais c'est douloureux mais c'est la seule solution ma chérie. Tu dois lui faire part de tes doutes, de tes craintes. Et si elle te rit au nez. Si elle te dit que tu es "stupide" ou que tu te fais des idées, alors crois là. C'est ta femme. Celle que tu aimes. Celle que tu as choisi pour élever tes filles. Et s'il s'avère qu'au final elle t'a menti, que ta confiance était mal placée, peut importe. Quelque soit ta douleur, tu auras fait ce qu'il fallait. Et surtout n'oublie jamais : je serais là. D'accord ? "

ça lui faisait mal de lui parler ainsi. Bien sur qu'elle aurait voulu la réconforter.
Bien sur qu'elle aurait préféré chasser d'un simple revers tous les démons de sa fille.
Bien sur qu'elle aurait préféré mille fois souffrir plutôt que de voir Cait ainsi.
Mais cela ne l'aiderait pas.

Bleecker Street. Ce n'était que quelques lignes dans le journal ici.
Ce n'était qu'un attenta de plus dans une ville lointaine.
Sur un autre continent.
Mais voilà.
Cela devenait un problème familiale. Un drame.

Elle soupira. Que pouvait elle bien lui dire ?
Comment lui remonter le moral alors qu'elle aurait peut être (surement) fait la meme chose ?
Elle n'était pas la mieux placée pour la critiquer, pour lui donner tord.

Lorsqu'on peut faire des choses extrêmes, il était parfois difficile de s'en priver.

Elle reprit Cait dans ses bras et lui embrassa les cheveux.
"ma chérie. Tu as traversé la pire des épreuves. Et seule. Perdre un enfant, rien n'y prépare. Rien ne console. Rien ne remplace. Je pourrais te dire que ça va passer. Que le temps va guérir tes blessures. Que ton geste n'a pas d'importance puisque tu n'es pas allée au bout. Que tu dois oublier. Mais ... ce n'est pas vrai.
Alors tout ce que je vais te dire que je t'aime. Encore et encore. Et si tu veux pleurer, j’essuierais tes larmes. Si tu veux parler, je t'écouterais. Si tu veux te relever je te soutiendrais. Si tu veux t'effondrer, je te prendrais dans mes bras autant de fois que tu auras besoin. Car tu es peut être une mère et une adulte mais surtout tu es ma fille. "


d'autres questions la taraudaient mais elle estima que ce n'était pas le moment. Cait en avait assez entendu. Elle n'avait pas besoin de plus. Plus tard peut être. Dans quelques jours ou quelques mois.
Pour l'instant elle devait se retrouver, retrouver son calme et sa force.

Elle meme s'était retrouvée ici, dans ce pays qu'elle aimait tant. Peut être aiderait il aussi sa fille.

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Les liens du coeur ( Pv Ororo)   Lun 21 Sep - 7:54

Elle laissa Ororo lui relever le visage tout en essayant de contrôler ses sanglots et d’en ravaler brutalement chaque saccade. C’était pénible et difficile de respirer entre chaque à-coups et surtout de se savoir si laide, dévastée par les larmes, si en dessous de tout. Mais à qui pouvait-on au fond se montrer si vulnérable si ce n’était qu’à ses très intimes ?

La mutation ? Bien sûr que non elle n’était pas ce genre de personne à juger les autres mais le problème n’était pas la. Ce qui l’inquiétait dans cette évolution c’était la perte de son identité, de sa conscience. Cette chose qu’elle devenait, elle ne savait pas communiquer ou de façon très primaire, et surtout elle n’avait pas conscience de l’être, ni de « le » vivre. Tout simplement l’Eclait comme ils la nommaient était une autre forme de vie qui n’était pas elle et ne semblait pas avoir ni sa conscience, ni sa raison. Elle n’ignorait pas que sa famille l’aime, elle ignorait juste si elle, continuerait de les aimer tant cette forme était indépendante d’elle. Allait-elle juste « disparaitre » pour devenir cette chose ? Allait-elle finalement cesser d’exister pour avancer vers autre chose ? Allait-elle tout simplement cesser d’aimer pour devenir une sorte d’entité primaire ? Cette peur de l’inconnu et du devenir était difficile à échanger et à expliquer clairement, surtout lorsque les sanglots l’étranglaient comme maintenant. Elle y reviendrait plus tard, elle savait maintenant que sa mère serait là pour écouter.
Elle ne put s’empêcher de sourire lorsqu’elle l’appela « jolie sorcière », après tout ce qu’elle était non ? Un personnage de fiction des contes de son Irlande natale, à l’image même de ce qui frémir les enfants qui ont oublié d’être sage.
Elle se laissa enlacer et expira longuement, c’était si bon d’être là, d’être réfugiée dans ses bras nimbés d’amour.

Les X men, voilà un sujet épineux. Pouvait-elle encore se targuer d’en être une ? Pouvait-elle encore avoir une quelconque légitimité dans cette famille qui loin d’être ouverte, n’écoutait plus aucune voix que celle qui l’arrangeait ? De rebelle, elle était passée à marginale, de marginale elle passait à l’exclusion. Etait-ce ainsi que les choses devaient se passer ? Devait-on laisser tout tomber et s’en aller lorsqu’on n’était pas d’accord ? Tout simplement.

Ses mots.
Ses simples mots.
Si pénétrants, si justes.

Comme une caresse sur son âme, comme une main la retenant fermement et la hissant à nouveau debout. C’était comme une révélation pour elle, comme un trésor longtemps cherché et enfin trouvé. Elle n’avait ni tort, ni raison : il fallait qu’elle se place sur une autre perspective, au-dessus. Elle tenait un chemin et si ce chemin était le bon à ses yeux, il n’avait pas à être déprécié, ni comparé à d’autres du moment qu’il était juste et intègre.
Oui elle était une X Men, oui Ils étaient des X Men, oui ce titre n’appartenait pas à une caste de décidant, ni à un lieu : c’était là, partout. Partout où ils pouvaient agir, qu’importe leur poids ou puissance.
Elle resta silencieuse comme frappée par la puissance des mots prononcés.
Personne, personne ne lui avait jamais tenu pareil discours, personne ne lui avait si clairement indiqué le chemin, son chemin.
Les larmes reprirent, différentes et paisibles, des larmes de gratitude.
Elle l’étreignit avec une force inédite, la force du combattant qui a enfin trouvé sa justification, son graal. Ce moment, elle le savait, resterait graver à jamais en sa mémoire.

Le sujet d’Amy était épineux, elle le savait, elle savait l’injustice de ses propos comme de ses procès d’intention mais elle était blessée de ses choix parce que de toute évidence, ils ne passaient plus par la priorisation de leur bien-être. Amy aimait sa famille, son épouse et ses filles mais l’héritage Grigori commencer à poindre, elle les aimait « à leur place et en leur temps » pas exclusivement. Amy avait cessé d’être fusionnelle, ce changement d’attitude était très compliqué à gérer pour Caitlyn qui détestait être seule. Parce qu’il fallait passer au-dessus, et comprendre que l’amour d’Amy était intact mais s’exprimerait différemment. Un combat de plus…encore un.

Elle ne bougea pas lorsque Ororo aborda les évènements de Bleeker street, tout était toujours très compliqué pour elle, brumeux et devoir y revenir c’était comme plonger les mains dans une plaie béante et sanglante. L’image même du corps ensanglanté et sans vie de Jade l’obsédait comme une balafre posée à même son âme.

Elle se perdit un instant dans le regard si proche de l’africaine, fronts presque au contact. Puis lorsque les paroles cessèrent, elle enroula ses bras autour de son cou pour venir enfouir son visage contre son épaule en soupirant et la serra avec toute la tendresse et l’affection dont elle fut capable.
Elle murmura.

- Je suis…ta fille…maman…je le suis vraiment. Personne…ne m’a parlé comme ça depuis si longtemps…personne ne m’a montré…ce que je ne voyais pas et qui était juste là…sous mes yeux. Je me suis perdue….je me suis perdue mais je rentre à la maison aujourd’hui. Même si…même si j’avais commis les pires bêtises…Je sais, que tu n’auras qu’à ouvrir les bras…et je serais à nouveau chez moi. Je t’aime. J’ai besoin de toi…j’aurais toujours besoin de toi. J’ai fêté mon anniversaire il y a deux jours…tout le monde était là…Amy, les filles, Rachel…mais je ne pouvais pas m’empêcher de penser à toi. C’est Aislinn qui m’a décidé à bouger, c’est une bonne petite tu sais…tu m’avais dit d’écouter mon cœur et tu avais raison…c’est une bonne petite. Je..je crois qu’elle a besoin de toi aussi, elle s’est montré admirable ces derniers mois mais elle peut…le devenir encore plus et personne n’est plus douée que toi pour déceler cela…Comme tu l’as fait pour moi.
Nous allons rester un peu, si tu veux bien…j’ai besoin d’être ici, d’être avec toi…et de voir ma petite sœur, j’espère juste qu’elle ne m’a pas déjà oublié.




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MessageSujet: Re: Les liens du coeur ( Pv Ororo)   Dim 27 Sep - 8:15

(Maison d'Ororo - début de soirée)

Le temps avait passé si vite surtout à discuter. Caitlyn s'était calmée et elle avait accepté l'invitation de sa mère, à son grand bonheur. Tranquillement, Ororo avait rangé la classe comme elle le faisait tous les soirs puis bras dessus, bras dessous, les deux femmes avaient regagné la magnifique maison de l'africaine. Elle n'était pas loin. À peine 30 minutes à pied. Des gamins les saluaient avec enthousiasme et gentillesse. Des femmes aussi. Beaucoup de femmes d'ailleurs. Certains vêtues à l'africaine d'autre à l'européenne. Le village était un mélange de culture ancestrale et de culture moderne. Des ado, smartphone à la main, regardaient d'un air le plus souvent inexpressifs voir moqueurs leur mère cuisiner "à l'ancienne". Des chants s'élevaient ça et là. Une très vieille femme berçait un tout petit. Quelques blancs ou plutot blanches se distinguaient parmi la population noire. Et bien évidement la rousseur de Caitlyn ne passa pas inaperçu.
Les enfants qui l'avaient vu à l'école étaient tout fiers de la présenter aux autres. Ororo les regardait avec tendresse. Oui Caitlyn, sa Caity était rentrée à la maison.

La maison était éloignée du village, isolée des humains. Le chemin était entretenu pour faciliter le passage des voitures meme si un 4x4 était quand meme le véhicule le plus approprié.

A quelques centaines de mètres, une lionne, suivit de ses 4 petits de l'année, regarda les deux jeunes femmes d'un air suspicieux. Elle cligna une fois des yeux avant de disparaître dans les hautes herbes avec sa progéniture. Leurs fourrures sables se mêlant parfaitement au jaune-ocre de la végétation.

La maison respirait la propreté et le calme, surtout le calme. L'ordre un peu moins. Dans la salle, des cubes en bois, une poupée de chiffon multicolore, ainsi que des peluches traînaient par terre. Sur le canapé, la table basse des animaux en plastique, des livres pour enfants, un biberon d'eau à moitié plein recouvert de trace de nourriture, bref tout un joyeux bazar indiquant la présence d'un petit.

Au début Ororo s'était appliquée à tout ranger sous le sourire moqueur de son mari. Mais elle avait bien vite compris et admis que sur ce plan, c'était Ashake la plus forte. Elle avait donc fini par abandonner. Tant pis si sa maison ressemblait à un champ de bataille du moment que l'enfant était en bonne santé et heureuse.

D'un vaste geste elle avait dégagé le canapé posant les jouets par terre avec un léger haussement d'épaule pour son ainée.
Depuis qu'elle était ici, Ororo avait décidé de ne plus se prendre la tête pour de tel détail. Sa maison était comme elle était et tant pis pour ceux qui n'étaient pas contents. C'était SA maison.

Sur le buffet, des photos, de nombreuses photos. Une de son mariage. Celle bien sur avec Caitlyn. Une du mariage de sa fille. Une bonne dizaine d'Ashake dans un cadre "pêle-mêle". Avec elle, avec son père, avec sa grand-mère, avec les cousins, les tantes. Les premiers pas. À NY. Ici. Une avec Pachy sur laquelle le jeune homme était manifestement mal à l'aise.

Sur la grande table, un ordinateur portable, des dossiers plus ou moins empilés, plus ou moins fermés. Des factures et des bouquins. Son mari avait pourtant un bureau mais il travaillait toujours dans la salle. "pour mieux surveiller Ash" telle était la raison invoquée.

Dans la cuisine, le lave vaisselle ronronnait paisiblement. Ororo sortit une assiette qu'elle remplit de gâteaux aux miels faits mains. Elle en raffolait. Et bien sur son fameux thé noir.

Les deux femmes étaient tranquillement assises sur le canapé de cuir clair à bavarder quand un bruit de porte se fit entendre ainsi qu'une voix masculine.


"bonsoir chérie c'est nous."

Ororo lança un sourire à sa fille ainée et tout en lui tapotant amicalement sur la cuisse, elle répondit à la question posée plus tot dans la soirée "tu vas le constater par toi meme, ma chérie "

En effet quand les deux femmes étaient arrivées la maison était silencieuse. Un mot sur frigo indiquait que le père et la fille étaient "allés à la ville" suivit d'un coeur tremblotant dessiné par une toute petite main maladroite. Ce n'était pas la première fois mais le coeur d'Ororo se serrait de bonheur à chaque "dessin" de sa cadette.

Un bruit de clés qu'on pose, de pas lourds et un homme de haute taille, noir, les yeux remplis d'amour, un grand sourire aux lèvres fixa la femme de sa vie comme s'il ne l'avait pas vu depuis des mois. Dans ses bras une fillette d'un an et demi aux cheveux d'un blanc éclatant comme ceux de sa mère.

Ororo se leva avec grâce
 "bonsoir mes amours. Nous avons de la visite." son regard se tourna vers Caitlyn.

T'Challa fixa la jeune rousse avec surprise et gentillesse
"Caitlyn quelle bonne surprise. Ça fait si longtemps. Comment vas tu ma belle ?"

sa voix était grave et chaleureuse, pleine d'amour et de gentillesse. Dans ses bras la fillette fixa "l'étrangère" de ses grands yeux bleus. Puis ses petits bras se tendirent vers elle, ignorant totalement au passage sa mère "gand-seu, gand-seu" cria t elle gigotant comme un vers de terre.

Non elle n'avait pas oublié sa "gand-seu". Tous les soirs ou presque Ororo lui parlait de NY, de Caitlyn, des mutants, des X-men, du Professeur et de l'Institut en lui montrant les photos. Meme si l'enfant était encore trop jeune pour vraiment comprendre, plus tard elle saurait, elle comprendrait. Ashake était le résultat de l'Amour inconditionnel entre un humain et une mutante. Elle était la preuve concrète que l'entente était possible entre eux.

Ororo fixa son ainée d'un regard plein de sagesse et de sous entendu. "oui ma grande bienvenue chez toi." voilà ce que disait son regard et son sourire.

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MessageSujet: Re: Les liens du coeur ( Pv Ororo)   Dim 4 Oct - 17:43


thème d'Aislinn


Il n’a pas eu l’air d’être effrayé par le voyage mais sans doute la fraicheur relative du climat de New York comparé à celui de l’Afrique et surtout l’atmosphère embrumée de pollution des gaz d’échappement de la mégalopole urbaine l’aura fait réagir lorsqu’il émergea de la lumière du voyage.
Je l’entraine à ma suite d’un geste amical afin qu’il m’accompagne



près de la corniche du toit de l’immeuble où nous nous sommes perché afin qu’il puisse embrasser du regard l’étendu de la ville et son paysage urbain si affolant pour les regards des non-initiés.
Je le laisse observer en silence alors que moi-même lassée de cette scène, je porte mon regard vers le ciel entre ces grandes aiguilles de ciment et de ferrailles et ce bleu laiteux sans nuages Peu à peu gagnée par une grande mélancolie, je fini par soupirer en murmurant.

- Cela peut te paraitre folie. Et en un sens ça l’est.
C’est une jungle créée par le seul désir des hommes, par ce besoin de se frotter aux dieux, par cette volonté imbécile de trouer le ciel et de plier la nature à son unique but …la dominer, la transformer.
A vouloir se libérer des contraintes du temps, du climat, des saisons, de la nature…l’Homme s’est attaché à de nouvelles chaines.
Regarde les courir, se ruer dans leur vie rythmé par leur montre, leur téléphone, leur désir de paraitre, d’exister tout simplement dans le regard de l’autre…La modernité, Pachy….Elle n’apporte au fond que l’isolement et l’oublie de ce qui compte vraiment.
Tu crois qu’ils sont heureux ?
Le sont-ils vraiment ?
Si tu écoutes ce que rapporte le vent écartelé dans leurs rues, tu entendras la réponse. Ils n’ont jamais été aussi seuls, sans racines et sans…rêves. En bas, ce n’est que lutte pour exister, tristesse pour supporter différence et solitude, violence pour survivre et  colère face à l’injustice et l’isolement.
Des gens seuls….perdus, écrasés par les autres, par la ville….mais heureusement…
Heureusement, il y a des gens comme Dame Ororo Munroe et comme ma mère pour leur tendre la main.
Je n’aime pas….la ville.


Je soupirais avant d’esquisser un geste de la main.

- Tu as de la chance Pachy…Plus de chance qu’eux. Tu connais ce qui a de l’importance et tu sais qu’il te faudra le protéger. Chéris ceux que tu aimes et ton village. Ne laisse pas le progrès isoler les êtres. Laisse la folie et le temps à ceux qui veulent s’y enchainer.
Le monde n’est pas que cela, jeune homme, il peut être aussi beau que la chaleur de tes savanes et la douceur de ton soleil. Je veux te montrer le pays où ma mère et moi sommes nées. Viens…


Le repos est suffisant, le lien avec ma terre est presque instinctif, il me suffit que d’un geste pour rouvrir un portail, ce que je fis sans accorder un regard en arrière à la fureur de la ville.
Les embruns, l’odeur de la mer…le bruit du fracas sur les rochers et ce vent vivifiant qui fait onduler mes cheveux. J’en soupire d’aise avant de regarder derrière nous la prairie accidentée menant aux falaises, les bois se découpent au fond en un appel évident à la magie et l’introspection. Je suis chez moi, je le sais depuis déjà. Je viens de cette terre et j’y retournerais un jour, mes cendres dispersées sur la mer que nous observons avec une expression de fierté teinté de défi, nous autres femmes d’Irlande.
Je laisse Pachy s’accoutumer au paysage avant que de m’assoir sur un rocher effleurant l’herbe, le regard posé sur la mer.

- C’est une ile….une ile solitaire posée sur les océans, je n’ai pas grandi ici mais c’est ma terre. C’est ce qui me tient à ce monde. Ca et l’amour des miens.
C’est l’unique vérité que j’ai trouvé. Notre place : une terre et l’amour.
Si tu possèdes cela, alors aucun roi d’aucun royaume ne peut être plus riche et plus heureux que toi.
Le monde est fait de beauté…et de silence.


Alors je me tue, longuement sans doute, bien plus longtemps après qu’il eut parlé. Je me contentais de recharger mon âme de cette vision, de cette quiétude. Lorsque je vis le ciel capricieux d’Irlande se couvrir, je soupirais avant de lui sourire.

- La pluie aussi est un bienfait, si elle met fin aux rêveries, c’est qu’elle doit aussi abreuver la terre. Toute chose à droit à son temps et à sa vie. Viens, il est temps de me montrer ton royaume et tes amours.

____________________________________________________

Le soir tombe silencieusement.
De nouveau silencieuse, je respire l’air chaud de l’Afrique et j’observe en silence ce que mon guide à me montrer. Il aura grandi aujourd’hui. Et moi aussi j’aurais appris.
Car le monde est si vaste
Qu’il y a toujours quelque chose à voir, quelque chose à s’en émouvoir et quelque chose à retenir.
Ainsi va ma vie.
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MessageSujet: Re: Les liens du coeur ( Pv Ororo)   Lun 5 Oct - 10:06

(Pachy)

Pachy se mit à frissonner lorsque l'étrange duo arriva à New York. Il avait froid bien sur. Passer de l'été africain à meme un mois d'aout new yorkais n'était pas sans conséquence. Mais plus que le froid c'était ce qu'il voyait qui le faisait frissonner.

Le ciel, si bas, si sombre malgré le soleil.
Et la terre, si lointaine, si absente malgré la tache de vert qui s'étalait non loin.

Et puis l'odeur. Acre, métallique, poussiéreuse, rempli de miasme de la circulation, mélange aussi de nourritures, de pourritures, d'odeurs corporelles qu'il ne pouvait sentir à cette altitude.

Pachy frissonna et se recula légèrement. Pas de peur non. Les monstres rugissants d'en bas n'étaient guère plus gros qu'un lion mais de dégout. Un dégout profond. Un dégout qui lui collait à la peau.

Les bras croisés dans une attitude totalement fermée, les yeux froncés il regardait. Il comprenait.
Il comprenait pourquoi sa mère était partie.
Il comprenait pourquoi sa première mère était morte, tuée par ces fourmis qui s'agitaient en bas. Les "cracheurs" de feu et de mort.

Et ce fut la haine. Une haine viscérale, une haine primitive qui l'envahit. La haine du "sauvage" face à l'homme "moderne".

Mais Aislinn se mit à parler. Et la pitié remplaça petite à petit la haine. La pitié pour ces gens si seuls. La pitié pour ce monde de métal et de pierre. Ce monde qui ne connaissait plus les bienfaits de la pluie. Ce monde qui ne remarquait plus la chaleur du soleil.
La pitié pour ces fourmis accroc à leur technologie, à leur modernité.
Des arbres déracinés. Voilà ce qu'ils étaient.
Bien sur ils étaient vivants, en bonne santé. Ils avaient un toit, de la nourriture en abondance. Un boulot mais après ... Rien ils n'avaient absolument rien.
Les joies simples ils se les refusaient.
Danser pieds nus sous la pluie bienfaisante.
Suivre la rapide gazelle ou le buffle puissant pour avoir le plaisir de manger.
Se battre contre les lionnes pour défendre son bien.
Tout ça ils ne l'avaient pas.
Ils ne savaient pas.

Pachy se tait.
Pachy observe.
Pachy enregistre tout.

Et Pachy se jure que jamais il ne laisserait son havre devenir ainsi. Gris, froid et si solitaire.



- Tu as de la chance Pachy…Plus de chance qu’eux.


oui il avait de la chance et il venait de s'en rendre compte. Là. Perché sur les hauteurs des buildings new yorkais.
Le monde était si vaste.
Le monde était si plein de différence.

Mais au final il n'était que un.
Un meme monde.
Une meme terre, foulée par une multitude d’êtres vivants.


"je n'aime pas le monde de mère, Aislinn, vraiment pas." furent ses seules paroles.  

Et Aislinn l'emmena ailleurs. Si loin. Si différent.



Le froid était encore plus mordant pour le jeune africain qui était finalement vêtu que d'un pantalon court et d'un léger tissu qui lui couvrait à peine les épaules et le torse.
Cette fois l'odeur était salée, humide. Et ce monstre qui rugissait là en bas. Pas de la meme façon que la ville mais le bruit y était infernale. Meme les orages de Mère n'en faisaient pas autant et pourtant ...

Il avait peur, vraiment peur de cette chose immense qui semblait vouloir l'attraper. Ces longs mouvements qui se fracassaient sur les pierres. Ce blanc qui remontait et lui fouettait le visage.

Mais Aislinn n'était pas effrayée bien au contraire. Elle semblait heureuse, sereine. Elle s'assit sur une grosse pierre avant de lui parler d'une voix lointaine et rêveuse.

Domptant sa peur, Pachy alla s'accroupir près d'elle.  


"une ... île ... " répéta t il interloqué  "c'est quoi une "ile" Aislinn ?"

Pachy était plus ignorant qu'idiot. Meme s'il était sensé avoir suivi les cours d'Ororo, il s'était bien vite arrêté une fois les bases de la lecture, de l'écriture et des mathématiques acquises.
Il savait déchiffrer un livre, s'il n'était pas trop compliqué. Il savait écrire son nom, faire des additions et soustractions basiques à 3 chiffres quand meme, ce dont il n'était pas peu fier. Pour le reste ... quelle importance. Lui au moins savait remonter une piste vieille d'une semaine. Il savait trouver les points d'eau les plus reculés. Il résistait à la chaleur et pouvait parcourir des distances phénoménales.

Mais là, avec Aislinn il regrettait un peu de ne pas en savoir plus. Une vague plus forte vint s'écraser sur la roche les éclaboussant de son écume. Le garçon eut un léger mouvement de recul mais Aislinn, elle ne bougea pas. Elle semblait ne faire qu'un avec le paysage.

Terre et amour, beauté et silence. Les mots tournaient dans l'esprit du jeune homme. Cette fille était comme Mère.

Puis la pluie se mit à tomber, douce, tendre, légère et surtout salée. Rien à voir avec la pluie d'orage qu'il connaissait bien.
Le visage et les bras levés vers le ciel il se mit à danser et à chanter, remerciant Mumbo l'esprit du lac. C'était primitive. C'était enfantin. C'était à la fois joyeux et libre. Lui le jeune mutant africain dansant sur les terres irlandaises.


- La pluie aussi est un bienfait, si elle met fin aux rêveries, c’est qu’elle doit aussi abreuver la terre. Toute chose à droit à son temps et à sa vie. Viens, il est temps de me montrer ton royaume et tes amours.

Pachy s’arrêta de danser pour fixer Aislinn avec respect, puis il joignit les mains et s'inclina devant elle. Par ces simples mots, la jeune fille avait définitivement et indéfectiblement scellé l'amitié du jeune mutant. "msichana maji" (fille de l'eau) avant de rajouter "Rafiki" (ami)

Enfin la chaleur. Enfin l'odeur de la terre sèche. Enfin le rugissement des lions. Ils étaient de retour chez lui.

"chez lui" jamais il n'avait autant pris conscience de ces mots qu'en cet instant.
"chez lui" il les retourna dans sa tête avant de les prononcer encore et encore comme s'il suçait un bonbon.


"viens" dit il en lui attrapant la main.

Le soleil était bas sur l'horizon nimbant d'orange, de pourpre et d'écarlate le ciel. Une brume de chaleur s'élevait de la terre ocre.



Pachy avait envie de courir. Il avait envie de tout montrer à Aislinn. La puissance de l'éléphant. La beauté sauvage de la lionne. La légèreté de la gazelle. La grâce de la girafe.

La maison de Mère n'était pas très loin du lac Victoria.

Marchant main dans la main le plus silencieusement possible, il la laissa à son tour gouter à la splendeur africaine.


"là regarde" chuchota t il en tendant le doigt. Haute de plusieurs mètres deux girafes profitaient du déclin du soleil pour se restaurer de feuilles d’acacia. Derrière un troupeau de buffles et de zèbres se partageaient l'herbe sèche mais néanmoins nourrissantes pour ces herbivores. Des gazelles passèrent rapidement, dans un ballet gracieux de bonds.
Un très léger frôlement dans les herbes fit dresser la tête de ces craintifs animaux. Les carnivores étaient à l'affut. Principalement des lionnes et leurs petits.

Ce fut rapide, brutal et sanglant.
Ce fut la mort pour l'animal trop jeune, trop faible.
Ce fut la vie pour les lionceaux qui allaient une fois de plus pouvoir manger à leur faim.
Ce fut le sauvage.
Ce fut l'Afrique.


"chez moi" murmura de nouveau le jeune homme qui tourna son regard vers sa nouvelle amie, avec de l'interrogation dans les yeux. Avec de la fierté dans les yeux. Avec du défit dans les yeux. Avec aussi de la douceur et un amour inconditionnel pour sa terre, pour son "chez lui"  

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