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 Bal de fin d'année 2014-2015 {Libre}

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Charles F. Xavier
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Date d'inscription : 28/11/2014

MessageSujet: Bal de fin d'année 2014-2015 {Libre}   Jeu 16 Juil - 23:08



Vendredi 3 Juillet 2015

Comme tous les ans, en ce dernier jour de classe, il était donné une remise des diplômes pour ceux en ayant acquis et un bal pour tout le monde. Le gymnase c’était vu décoré pour l’occasion : sur toute la longueur de cette salle de la taille d’un terrain de football avaient été accrochées des banderoles, le coin d’à côté des gradins où d’ordinaire se trouvaient les tapis de sol s’en était vu délesté pour accueillir un buffet qui serait tenus  par deux volontaires tandis que celui au-dessous des murs d’escalades avait vu une table de mixage être installée et un DJ professionnel engagé pour la soirée. Enfin, la partie principale du terrain omnisport restait réservée à la danse, comme toujours. Au gré de la musique relayée par des enceintes aux quatre coins de la pièce, les élèves et résidents pourraient tout aussi bien s’y trémousser que regarder depuis les gradins, sur lesquels ils pourraient également boire et manger les amuse-gueules et les boissons du buffet d’à côté. Pour ceux qui trouveraient la musique trop forte, il serait toujours possible de quitter la salle vers les extérieurs boisés afin d’y être plus paisibles toujours éclairés par les lumières du bâtiment voir les quelques lampes de sol qui balisaient le chemin jusqu’au manoir. Pour ceux à qui elle conviendrait néanmoins, la soirée pourrait durer tard, le couvre-feu étant suspendu à titre exceptionnel. Autre exception pour la soirée, la possibilité de trouver des boissons alcoolisées payées par l’Institut ; boisson bien évidemment accessibles uniquement à ceux étant autorisés par la loi puisque l’Institut y restait soumis jusqu’à preuve du contraire. En plus des bénévoles pour tenir le buffet, il y aurait quelques autres surveillants et tuteurs de soirées afin de s’assurer que tout ce passerait bien. Néanmoins, ce ne fut que vers 20h que le bal commença puisqu’avant il y avait la première étape.

La remise des diplômes c’était faite dans le parc, par-delà le lac Breakstone. C’était sur sa rive, avec l’Institut en arrière plan, que la petite estrade sans marche avait été posée, supportant le pupitre et les quelques chaises des professeurs et intervenants les plus importants de l’Institution. Face à cela, toutes les chaises avaient été placées en rang et supportaient des étudiants de tous niveaux et des résidents car, quand bien même cette cérémonie n’était pas obligatoire, on avait toujours un proche à accompagner si l’on n’était pas soi-même diplômé. Charles Xavier avait présidée la cérémonie, bien évidemment, faisant son discourt pour féliciter cette nouvelle année, parler des réussites et des difficultés, remercier le corps enseignant et les intervenants ainsi que les élèves certes moins nombreux que par le passé mais tous guidés par cette soif d’apprentissage et d’acceptation.

Il lui était difficile de faire aussi concis et précis que la regrettée Mlle Frost, qui avait fait ce discours l’année précédente, et d’ailleurs il en reprit bien des points. Sur le changement, sur ceux arrivés durant cette année scolaire pour certaines personnes de leur institution et pour d’autres à travers le monde. Ce changement n’était peut-être pas ce à quoi ils aspiraient mais il ne fallait pas y voir que du noir, même après des événements aussi tragiques et difficiles que l’Attentat de Bleecker Street. Ils ne devaient pas perdre espoir et voir aussi les bonnes choses : la tragédie de Bleecker Street avait prouvé qu’humains mutants et normaux pouvaient œuvrer ensemble et c’était là leur rêve à tous, l’idéal de l’Institut Xavier, que de rendre cela possible. Pas uniquement dans le malheur, face au pire, mais dans le meilleur également, pour le meilleur. Car cette institution n’avait pas pour but de préparer à un diplôme mais de préparer à un monde meilleur que les anciens élèves tâchaient de mener. Beaucoup revenaient ici, oui, mais plus encore en partaient pour essayer de changer le monde. Ils partent porter les espoirs qui sont enseignés et cultivés ici, prouvant une fois encore que ce sont les élèves et les étudiants de cette Institution qui sont son avenir comme l’avenir de la cohabitation pacifique. Et ce fut sur cette déclaration en laquelle il croit toujours, même après toutes ces années, que Charles Francis Xavier laissa la place aux majors de promotions afin qu’ils fassent un discourt au nom de leur classe.

Puis, à chaque diplômé il remit son diplôme, lui souhaitant personnellement bonne chance avec un sourire et une poignée de main. Puis lorsqu’ils furent tous passés, ce furent aux enseignants et intervenants extérieurs de parler de leur expérience cette année là. Pour les anciens, il s’agissait de constats sur l’évolution des choses. Pour les nouveaux, il s’agissait de la découverte d’un nouveau milieu et souvent ils étaient tout aussi élève que les élèves qu’ils avaient pu avoir. Mais c’était toujours ainsi, les professeurs auraient toujours à apprendre de leurs élèves tout autant qu’ils avaient à leur enseigner. Certains poursuivraient leurs contrats l’année suivante, retrouvant avec plaisir les élèves et le cadre de ce lieu unique, tandis que d’autres iraient prêcher à leur tour dans d’autres écoles et universités.

Malgré la chaleur, que le léger vent et la proximité du lac rendaient supportable, ce fut un bel après-midi et s’il se termina à l’horaire des cours classiques ce n’était que pour mieux redémarrer plus tard. Le week-end seraient plutôt festif malgré les événements du monde car ils étaient là pour se préparer à y aller tout en étant à l’abri de celui-ci. Bien moins de monde seraient à la soirée au gymnase mais elle se ferait tout de même car c’était la tradition, de même que le lendemain verrait un grand barbecue du fait de la fête nationale.

L’Institution Charles Xavier pour Jeunes Surdoués était un lieu d’espoirs, il l’enseignait et le cultivait pour le monde mais l’apportait et le protégeait pour ses gens. C’était là sa plus belle réussite et elle ne s’arrêterait pas avant d’avoir accompli ce rêve que son fondateur et ses suivants enseignaient année après année. Une année de plus c’était écoulée et dans quelques mois, une nouvelle année commencerait.


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Amy de Lauro
Agent du BAM Gamma
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MessageSujet: Re: Bal de fin d'année 2014-2015 {Libre}   Jeu 6 Aoû - 19:56

Vendredi 3 Juillet 2015

C’est une journée particulière. Je suis assise dans les premiers rangs, face aux professeurs, en attendant qu’on me remette mon diplôme. J’écoute leurs mots sans réellement les entendre car comme pour toute fin j’en reviens au début.

Lorsque je suis arrivée ici, en plein milieu d’année et il y a quatre ans de cela, je n’aurais jamais été capable d’imaginer ce qui m’arriverait. J’étais juste une jeune montagnarde italienne, une mutante comme il y en a des millions. J’ai été classifiée Gamma quand on m’a examiné, cela signifiait que j’avais un potentiel malgré des « défauts » majeurs de ma mutation. Et à côté de cela, le cursus de psychologie ne pouvait qu’être partiellement apporté par Xavier je devais faire mon semestre en partie à l’une des Facultés de NYC. Rien de bien compliqué, rien d’extraordinaire. Une personne comme une autre. Si seulement…

Charles Xavier félicite la nouvelle année et parle des réussites et des difficultés de cette année exclusivement ; y a-t-il eue une unique année où il n’y a eue aucune difficulté ? Et je ne parle pas des difficultés scolaires ou de ce corps enseignant fluctuant par incapacité d’avoir une autosuffisance de notre école, je parle de ce qui c’est passé dans la vie de la plupart des élèves d’ici. Je sais que cela en a affecté plus d’un car, sans même parler de mes proches, c’est moi qui ramassais les traumatismes alors même que je n’ai pas le droit d’exercer ; ce qui explique pourquoi je suis parmi les élèves et les résidents, remerciée d’une bien différente façon.

Les flammes de Mutant Town m’ont prise avant mon premier jour de classe, je résidais chez une élève également en double-cursus lorsqu’elles ont commencé. Séléna Royce est morte dans l’incendie, je n’ai jamais prononcé son nom après cela ; elle n’était pas une amie, même si elle aurait pu le devenir. Elle n’était pas la première personne que je voyais mourir, car je ne l’ai pas vue mourir. Elle était juste une personne qui m’a sourie, qui m’a mise en confiance, qui m’a hébergée dans l’idée de me guider dans l’immense fac où l’on allait. Elle est morte et oubliée aujourd’hui. J’ai survécue et avancé.

L’évocation d’Emma me fait grimacer et je baisse la tête ; qu’importe de faire un discourt aussi précis et concis qu’elle, on ne peut que la regretter et je suis certaine que le regret s’en ira comme elle-même c’est en allée. Je ne l’oublierai jamais mais je sais qu’elle c’est oubliée et que la plupart des autres le feront.

L’Attaque des Purificateurs avait foutue ma scolarité en l’air. Emma Grace Frost est celle qui c’est battue bec et ongle pour que je ne sombre pas. Jubilee m’aidait à confronter mes démons en devenant mon amie et m’entrainant sans rien demander en retour, Emma me forçait à continuer ma scolarité avec son exigence et son intransigeance. La première faisait avancer, la seconde mettait des barrières pour que je ne me perde pas. La première cultivait ma confiance, la seconde m’enseignait ce que j’étais venue faire. Je leur dois tout ce qui est arrivé ensuite et n’ai pas su les aider quand elles ont eu besoin de moi ; elles ont essayé de s’entraider mais, au final, ce n’est pas pour rien qu’elles sont absentes aujourd’hui.

J’écoute l’évocation de la « tragédie » de Bleecker Street et du positif qu’on peut y voir. Bleecker Street n’est pas une tragédie, je ne comprends pas ce qui y a plus marqué les esprits que l’Incendie de Mutant Town ou l’Attentat d’Yggdrasil ; l’année d’accalmie que le BAM avait gagnée entre les deux ? Foutaise, il n’y avait aucune accalmie, simplement que ce n’était pas New York qui avait été touché.

2012 avait été une telle merde que les premiers mois de 2013 n’étaient que dépression et non-vie. J’étais X-Woman, j’étais en couple, l’un comme l’autre était dévasté et m’avait dévastée. Jubilee était toujours là, tendant la main et aidant à se relever sans que l’on ne lui donne rien en retour car même lorsqu’elle avait craquée, Caitlyn et moi nous étions choisies l’une l’autre en l’abandonnant elle. Nous construisons notre bonheur pour échapper au malheur, le bonheur comme le malheur des autres, qu’ils fussent étrangers ou qualifiés de « meilleurs amis » nous était indifférent. Nous nous sommes mariées, avec à nos côtés familles et amis, nous avons eue une lune de miel et des modifications de chambre à leurs frais. Jade est arrivée, Clélia aussi ; le besoin de maternité de Caitlyn c’est manifesté. Elle était en âge, moi pas.

Les noms commencent à être appelés, les diplômes sont remis ; les certificats d’étude supérieur sont donnés aux plus jeunes, équivalents de la Maturità italienne ou du Bac français, qui ne savent pas encore s’ils seront ici l’année prochaine ou s’ils partiront dans le grand monde. Pour les Undergraduate, qu’ils aient accomplit leur Bachelor en 2 ou 4 ans, généralement c’est suivit d’un Master ainsi les retrouvera-t-on encore pendant 1 à 3 ans ; Nobody en est, encore, même si elle ne reçoit rien cette année. Tous les deux ans, en général, elle a eu Master et Bachelor l’année dernière alors qu’elle en laisse un peu aux autres quoi !

En laisser aux autres, c’était un de nos problèmes je crois ; l’exclusivité entraine souvent l’exclusion des autres. Les X-Men n’ont jamais eu droit d’intervenir dans nos problèmes personnels alors que sans leur formation nous-mêmes n’aurions jamais pu y survivre et s’en remettre. 2014 n’a pas été différent. Mais comme toujours, après l’effondrement est venue la reconstruction ; toujours plus résistante, toujours plus haute. Moi qui n’était pas prête à avoir un bébé j’ai acceptée et aimée deux filles, l’une de mon âge et l’autre plus vieille, sur lesquelles je n’ai jamais eue la moindre autorité malgré des punitions à répétition. Pas prête, tout simplement, j’ai voulue aller trop vite comme toujours et j’ai foiré. C’est le sentiment que cela me donne et les accusations de Caitlyn suite à Bleecker Street me l’ont confirmé. Je ne lui en ai jamais voulue d’avoir tabassée Jade parce qu’elle souhaitait devenir comme nous, j’ignore combien de temps elle m’en a voulu de ne pas être venue parce que ce que j’étais impliquait parfois faire passer les autres avant soit. On a essayé de reconstruire pourtant mais plus rien n’a été pareil et nous sommes allées chacune de notre côté.

Je me lève et m’apprête à poursuivre cette dynamique. Mes études sont finies ici, grâce au sacrifice d’Emma Frost je suis parvenue à obtenir Bachelor et Master bien trop rapidement et les seules choses que j’ai réellement travaillées sont mes thèses ; aujourd’hui, j’en reçois le résultat. Amy Teresa Elioth de Lauro, Psychologue et Docteur en Psychologie… c’est l’accomplissement de ma scolarité et cela me gêne autant que me laisse nostalgique. Mon projet était de poursuivre en tant que Psychologie à l’Institut mais ça ne sera pas le cas, mon devoir m’appelle ailleurs. Je vais quitter ces lieux et m’en retourner au monde, quand bien même cela ne sera guère loin.

L’Institution Charles Xavier pour Jeunes Surdoués était un lieu d’espoirs, il l’enseignait et le cultivait pour le monde mais l’apportait et le protégeait pour ses gens. C’était là sa plus belle réussite et elle ne s’arrêterait pas avant d’avoir accompli ce rêve que son fondateur et ses suivants enseignaient année après année.

Mon enseignement s’arrête ici. Il est temps pour moi de voler de mes propres ailes. Je reviendrais ici mais n’y aurait ma place que pour cette même raison qui me fait m’en aller. Nicholas Fury sera-t-il suffisamment compréhensif pour, plus que m’accepter comme ambassadrice des X-Men, m’engager comme consultante pour mon expertise dans le décryptage comportemental ? Après tout, je ne suis pas que docteur en psychologie clinique spécialisé dans l’impact de la mutation sur la psyché de l’individu mais également docteur en psychologie philosophique spécialisée dans l’étude et le décryptage du langage corporel et des expressions et micro-expressions faciales, une branche tellement rare que Frost était prête à me payer 3.000$ par jour comme consultante. Si j’arrive à obtenir ce salaire de façon mensuel, je pourrais doublement aider le BAM et ma famille, en plus d’accomplir ma mission X-Men. Tout le monde y trouvera son compte, cela me fait sourire. Je serais moins présente, c’est sur, puisque travaillant à plein temps à New York et devant surement avoir des soirs de gardes mais je le serais quand même ; de toute façon, les filles sont grandes. Jade réussira à avoir les études qu’elle mérite et Aislinn est déjà indépendante. Je n’aurai vue grandir aucune d’elle mais je les aurai vues prendre leur envol en même temps que je prenais le mien. Quand à Caitlyn, nous sommes habituées aux longues absences pour mieux nous retrouver. J’accomplirai nos projets, elle sera heureuse. Elles seront heureuses, toutes. Que puis-je espérer de plus ?

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Bal de fin d'année 2014-2015 {Libre}   Ven 7 Aoû - 9:39

Je n'aurais jamais songé me trouver un jour à cette place. Qu'est devenue cette petite irresponsable azimutée ayant débarquée un jour de pluie dans cet établissement il y a quelques années ? Je me souviens de mes a priori et d'avoir comparé cet endroit à un Barnum pour Mutos, le sort veut qu'à présent, j'y tienne ma place. On ne sait jamais où la vie nous entraînera, je n'aurais pas pu prévoir cela du haut de mes 15 ans d'age mental, je n'aurai pas pu prévoir la femme que je suis à présent.
Mariée à une autre femme et avec deux grandes filles à charge, qui aurait pu le dire ?

Certainement pas toi sur qui mon regard s'attarde avec tendresse alors que mains jointes derrière le dos et en tailleur élégant, je suis à cette place derrière Charles Xavier et parmi l'équipe éducative de l’établissement, j'en suis un rouage et j'en connais parfaitement le fonctionnement à présent. Charles égraine ses mots et nous l'équipe, sommes au garde à vous afin de rendre mérite aux élèves.

J'ai été une élève insupportable et rebelle ne m’intéressant à rien et toi une sorte d'orpheline un peu gauche et naive et à présent regarde nous petite brune...

De ta fragilité et de ton innocence il ne reste rien, c'est une femme qui attend là le couronnement d'un début de vie passé en accéléré, j'ai honte parce que je sais que j'aurais du freiner les choses, nous donner le temps. Je ne l'ai pas fait et tu m'en tiens rigueur même si tu m'aime bien trop pour le dire...Tu as sacrifié ton adolescence, pour cet endroit et pour moi. Nous avons sacrifiés beaucoup de choses je crois...bien trop.
Et moi ? Avocate au barreau de New York et Intendante de l'Institut. Quelle ironie non ? Quand on sait d'où je viens, ce que j'ai fait et combien je suis si peu sure de moi.

Quand est-ce arrivé ? Quand sommes nous devenue adultes ? Qu'est ce qu'on y a gagné au fond ? C'est un constat amer alors que je te sens perdu là bas dans la foule et que je te connais si bien pour savoir que ton regard ne voit pas cette scène mais autre chose qui n'est qu'à toi, quelque chose de plus interne, avec une précision qu'on arrivera jamais à avoir.

Ce jour ne me rend ni heureuse, ni optimiste et pourtant je sais combien il t'importait. Peut etre bien trop pour qu'il importe vraiment au fond.C'est la nostalgie qui domine, et un sentiment de gâchis effroyable sur...ce qu'on aurait pu changer, éviter ou faire. J'y vois la fin d'une époque, la fin d'un combat qui au fond nous soudait épaule conte épaule amour avec amour, j'ose espérer que l'amour ne mourra pas mais adulte c'est aussi apprendre la grande vérité de l'Homme : tout meurt. Nous travaillerons à le garder vivant, nous inventerons de nouvelles routines parce que tu m'as appris à croire en demain et qu'on s'est promis qu'en demain, nous croirons.

Mais après que sera demain ? Nous quitterons l'Institut tout en veillant d'un œil sur lui, moi pas vraiment puisque j'y occupe un poste mais toi ? Que se passe t-il derrière ton attitude fataliste et résignée parfois ? Es-tu au moins heureuse de cette vie et de ce que l'on tente de construire ensemble ? A t-on trop détruit pour reconstruire à nouveau ? C'est un sujet houleux qui nous pousse parfois à considérer que pour rester ensemble, il faut savoir se donner du lest et de l'espace, je sais combien tu aimerais être fusionnelle et tu sais combien cela me déplaît. Nous chercherons l'équilibre, nous devons le chercher.

J'applaudis machinalement à l'évocation de chaque nom appelé à venir chercher son diplome, l'esprit perdu dans mes doutes, je ne raccroche à la réalité que lorsque j'entends nos noms joints et alors je te prouve une fois de plus combien malgré le temps qui frappe et cogne, je garderais ce que je suis.
Plaçant mes doigts dans la bouche je souffle et émet un sifflement d'admiration si tonitruant que Charles lui même se retourne ainsi que la moitié du corps professoral. Je les regarde un instant comme honteuse avant de crier en brandissant le poing


HELL YEAHHHHHHHHHH !!! C'EST MA FEMME !!!! C'EST ELLE !!!!!!

Oui certaines choses, je ne les changerais pas et voir ton visage stupéfait une demi seconde avant peut etre une taupification d'usage, ca n'a pas de prix.

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MessageSujet: Re: Bal de fin d'année 2014-2015 {Libre}   Dim 6 Sep - 12:39


J’entends les noms, je vois les sourires et je vibre sous les hourras depuis mon monde.
Tout là-haut perchée sur une des plus grandes branches d’arbre qui encadre le parc près du gymnase, adossée au tronc et l’esprit embrumé de mes regrets et de nos cœurs si loin et si proches.
L’assistance à mes yeux n’est que nuances de couleur violette et Bleutée.
Personne ne me voit.
Je vois l’espoir, je vois les lendemains.
Mais surtout.
Surtout.
Je te vois toi.

Ta silhouette, ta stature, presque ton odeur.
Je te vois là-bas près de lui, un de ces autres amis pour qui je n’en suis jamais revenu.

Et c’est ainsi.
Juste comme tu as dit que ça serait.
La vie s’écoule facilement hors de mes mains
La plupart du temps.

Et c’est ainsi,
Une histoire si brève
Avec ni amour, ni gloire
Et aucun héro dans mon ciel.

Mais voilà…

Et je ne peux pas m’empêcher de te regarder.
Et je ne peux pas m’empêcher de te regarder.
Et je ne peux pas m’empêcher de te regarder.
Et je ne peux pas m’empêcher de te regarder.
Te regarder….

Et c’est ainsi,
Exactement comme comme j’ai dit que ça devrait être.
Nous avons tous deux oublié nos frissons
Enfin….la plupart du temps.

Et c’est comme ça.
L’eau me semble plus froide qu’avant.
Je suis devenue la fille d’un souffleur de répliques.
Et je reste cette apprentie pétrifiée dans le déni.

Mais en vérité.

Et je ne peux pas m’empêcher de te regarder.
Et je ne peux pas m’empêcher de te regarder.
Et je ne peux pas m’empêcher de te regarder.
Et je ne peux pas m’empêcher de te regarder.
Te regarder….

Bon sang !
Est –ce que je t’ai dit que je te détestais ?
Est-ce que j’ai dit que voulais laisser tout ça…
Derrière nous ?

Bien sûr que non…

Et je ne peux pas m’empêcher de penser à toi
Et je ne peux pas m’empêcher de penser à toi
Et je ne peux pas m’empêcher de penser à toi
Et je ne peux pas m’empêcher de penser à toi
De penser…
De penser…
Jusqu’à ce que quelque chose d’autre m’occupe.

Je soupire recluse dans le Silent World et le cœur gros. Je crois que les larmes coulent d’elles même cascadant discrètement.
Je le regarde se lever et partir avec les autres.
Je le suis du regard jusqu’à ce qu’il disparaisse.

Et je sais,

Je sais combien on se rend compte de combien on aime quelqu’un
Lorsqu’on l’a perdu.

Il n’y a aucune remise de diplôme pour ça.




Mon dieu comme je t’aime.
Mon dieu comme ça fait mal.
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MessageSujet: Re: Bal de fin d'année 2014-2015 {Libre}   

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