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 Quotidien [PV Lucas]

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Warren Worthington
Résident(e) à l'Institut Beta
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MessageSujet: Quotidien [PV Lucas]   Mer 15 Juil - 1:08

Une salade dans le frigidaire. L'ordinateur portable ronflant gentiment sur la table du salon. Une lumière oubliée permettant de lire le post-it affectueusement collé sur le dossier d'une chaise. Cette même chaise où, indubitablement Warren s'asseyait pour prendre le petit déjeuner, celle-là et pas une autre, question d'habitude.  

Jamais Warren n'aurait pensé entrer dans un appartement avec cette ambiance paisible, typique d'une vie de couple. Bien sûr, il aurait encore moins imaginé apprécier cela. Le trentenaire cherchait beaucoup moins à sortir, les soirées l'ennuyaient et il devait parfois se forcer pour sortir de sa routine installée: Les repas laissés dans un tuperware à son intention, les petites disputes à propos d'une armoire mal rangée, les réveils en pleine nuit dû à un voleur de couette récidivistes. N'étant plus X-Men et ne remettant d'ailleurs plus le nez à l'institut, la vie d'Angel était désertique, lui poutant la trouvait remplie. Merveilleusement remplie, au point de se donner fréquemment des nausées. Pouvait-on être plus mièvre que lui en ce moment ? Difficile, certes, mais d'un autre côté, c'était agréable, tellement qu'il avait l'impression de ne jamais arriver à satiété. En réalité, sa seule inquiétude -jalousement gardée secrète- était de rentrer tardivement et de ne trouver aucune trace de Lucas dans l'appartement. Son cerveau se brouillait pour se bloquer sur un passé loin d'être aussi rose que leur vie de couple présente. Oui, il était déjà arrivé à Warren de laisser ses affaires en plan pour faire le tour de New York dans le vain espoir de retrouver son amant fuyard. Oui, il avait déjà choisi de rester dans la chambre à tourner en rond comme un tigre... Tout, il avait tout fait dans ce genre de cas, pour finalement accueillir l'avocat normalement, avec son tuperware et un petit baiser tout en retenue en guise de bonjour. Son histoire semblait d'origine, déjà basée sur une de ces séries à rallonge où l'on sacrifiait la logique pour l'action, préférant créer un personnage sans saveur capable de dérober au couple fard sa petite tranquilité. Il n'avait jamais imaginé le brun avec une ou un autre mais conservait en revanche la phobie- sans doute justifiée après deux au-revoir ressemblant beaucoup à des adieux - de ne plus jamais revoir le mutant annulateur de pouvoir. A tout moment il s'était imaginé une autre mission où l'ancien du BAM devrait partir sans le prévenir, à un règlement de comptes. Bref, une excuse qui ne tenait pas la route mais parviendrait quand même à entraver leur amour.

Petit à petit, pourtant, Angel avait donc dû réapprendre à faire confiance à Lucas. Ses fameuses crises d'angoisse qu'il piquait dans cet appartement spatieux s'espaçaient, lentement. Sa vie se rangeait comme un tiroir à vêtements dans lequel il fallait bien oser mettre son nez un jour. Tirer sur la manche d'une vieille chemise, l'épousseter, tenter de la récupérer, y parvenir ou la jeter... Mais changer, délaisser le passé, finir par carrément changer le meuble et le remplacer par un neuf qui sentait bon la seconde -enfin la troisième ici- opportunité.

Le jeune homme en serait presque venu à s'ennuyer s'il n'était pas amoureux ou n'avait pas eu son entreprise à faire tourner. Pour des gens comme eux néanmoins, ce train de vie somme toute chargé n'était rien. Avoir quitté les X-Men après les accusations terribles d'Ororo et son inutilité flagrante avait percé un trou énorme dans son emploi du temps. Sans compter que Worthington Industries était si prospère qu'elle semblait marcher seule, sans bruit par peur de déranger son propriétaire et PDG enfin heureux. Rien de juteux en définitive... Ce qui évidemment quand on s'appelait Worthington était intolérable.

Mû par le destin qui ne laisserait décidément jamais Warren en paix, l'institut Charles Xavier s'était rappelé à lui pour revenir faire des classes d'économie. Le jeune homme avait continué de financer une partie de l'école, même lors de la période de froid-pour ne pas dire d'ère glaciale- qui avait régné entre lui et cette dernière. Néanmoins, c'était après ses compétences qu'on en avait, probablement parce que c'était un des meilleurs économistes de la nation... Un prof capable d'allier théorie à pratique puisqu'il était aussi l'un des plus riches d'Amérique. Son diplôme tout droit obtenu LA référence en matière d'école de luxe, bagne pour gosses de riches obligés à briller lui aurait-il valu cette supplique ? Ou était-ce une façon maladroite de dire qu'il manquait là-bas ? Ou n'y avait-il tout simplement pas de supplique ? Il était fort possible que malgré lui, le trentenaire se le soit imaginé, encore un brin vexé de la manière dont il estimait avoir été traité. Comme un vieux de la vieille, un ancien héros valeureux mais obsolète, bref, inutile à l'équipe des X-Men. Autant dire qu'il hésitait, tiraillé entre le sentiment d'avoir raison et celui d'avoir exagéré, jouant un peu les martyres, sans oublier un fond de vérité. Il fallait l'admettre, devant  certains dons impressionnants, les ailes de ce pauvre Warren étaient aussi jolies qu'une vieille cassette et son Walkman. Empruntes de nolstalgie, de poésie mais surtout de fragilité.

Heureusement le temps noir où l'ange se renfrognait à cette idée, presque sanglotant était passé. Il avait fait le vide et regardait aujourd'hui la convocation pour redevenir prof à l'école avec surprise, mais sans colère. Il ignorait sa réaction face à Ororo mais pour le moment, en effet, la curiosité et la mélancolie primaient sur le reste, le rendant dubitatif. Ce serait une bonne occupation, sans compter que les gosses eux n'avaient rien fait.-Les pauvres, effectivement, ils se transformeraient en victimes innocentes de l'ennui si Warren revenait en classe, efficace, savant, plein de bonne volonté mais assez laconique comme enseignant.-

L'air songeur, le mutant déposa les clés sur la grande table design du salon. Ces dernières émirent un petit clic caractéristique tandis que la lettre à demi décachetée en main, il s'avança vers le frigo. Une voix l'interrompit, lointaine et familière à la fois. Tout à coup le ton se fit plus insistant et Angel rétracta ses doigts par automatisme. Ah oui, c'est vrai, pas de plat préparé ce soir -un plat préparé par un vrai cuisinier employé presque toute la semaine bien sûr.- ils allaient au restaurant. C'était Warren qui avait eu l'idée en plus, ayant dégotté sur internet un endroit chic particulièrement courru qui venait d'ouvrir. Sa boîte mail était pleine de spams concernant les restaurants, vu ses recherches assez... Fréquentes sur la nourriture. Et oui, les sites webs savaient aussi cibler les millionnaires.

Donc, lui et Lucas avaient été invité en tant que VIP pour l'ouverture du restaurant. Angel frétillant d'avance se dépêcha de filer sous la douche -autant que le permettent 5 m d'envergure plumeuse.- avant de passer un smoking d'un gris foncé élégant tranchant avec ses ailes blanches. L'endroit acceptant les mutants et Warren étant nationalement connu comme, il n'allait pas se priver de se mettre à l'aise. Evidemment, le concernant, "à l'aise" voulait dire les ailes à l'air libre dans un costume sur mesure à 2 000 dollars.

Une fois arrivés à destination-Angel avait laissé à Lucas le plaisir de choisir la voiture qui les emmèneraient- les deux mutants furent invités à s'assoir. On leur avait réservé une place dans la salle typique des "hommes d'affaires" s'entassaient, gentiment guidés par les serveurs. Quand on les voyait, effectivement, vu la timidité d'Angel à ce propos, on les imaginait venir ici pour discuter boulot et c'était parfait ainsi.

-Alors, que penses-tu du décor ?

Commença Warren d'un ton anodin sans que ce ne soit non plus une formule d'usage. Avec Lucas, il aimait commenter les paysages, les lectures ou les petites découvertes que des personnes culturelles tels qu'eux pouvaient faire. Les musées, les vernissages, même si ça n'était pas non plus la grande passion de Warren, ils en avaient l'habitude, se moquant parfois avec autant d'élégance et de discrétion possible de la tête de ces "allumés d'artistes", prostrés devant leur oeuvre. Loin du cliché que devaient s'imaginer les restaurateurs ou même les autres clients, ces deux là s'amusaient bien, n'ayant que très rarement des conversations qu'on leur prêterait volontairement. Sans doute était-ce en partie dû au flegme de Warren habitué à cacher leur relation sous couvert d'une courtoisie amicale -oui Lucas avait finalement obtenu de lui qu'ils se tutoient en public.-

-J'ai faim.

Lança finalement le jeune homme avec un sourire malin. Depuis longtemps déjà, peut-être même dès le début de leur relation, les fringales de Warren était un grand thème de divertissement, de complicité et d'étonnement. Lui-même n'hésitait d'ailleurs pas à exagérer, le tout avec un air sérieux qui achevait de rendre la situation burlesque. Pour eux évidemment, pas pour le serveur à l'expression morne qui les regardait fixement en attendant leur commande.

-Un homard à la la crème marinière avec ses pointes d'asperges sur son lit de caviar.

Et maintenant, avant même de parler à Lucas de la proposition de l'institut, il était temps d'attaquer les amuses-gueules amenés pour les faire patienter.

-Alors tes codes pénaux, ça marche ?

Demanda-t-il d'un ton enjoué, prêt à écouter les anecdotes de Lucas sans aucune compassion pour ses pauvres clients. Lui aussi en avait de bonnes à raconter après avec les représentants tarés qui circulaient dans le monde du commerce.


Dernière édition par Warren Worthington le Jeu 16 Juil - 21:23, édité 1 fois
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Lucas Slang
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MessageSujet: Re: Quotidien [PV Lucas]   Mer 15 Juil - 22:57

Une vie ordinaire pour des gens extraordinaires, c’était ce qui résumait la vie du couple Lucas Warren. Après tout ce qu’ils avaient vécu ce quotidien qui pouvait être des plus banales, était un nectar que savourait chaque jour le beau brun. Lucas n’avait pas rechigné longtemps à faire ses valises pour venir emménager dans l’appartement que venait d’acquérir Warren afin d’y loger les deux tourtereaux.

De nature prudente il ne s’était pas séparé totalement de son logement préférant assurer ses arrières, si jamais le navire sur lequel il voguait venait à prendre l’eau. Il avait donc mis son bien en location. C’était toujours un peu d’argent qui rentrait.  Lucas restait purement matérialiste, il n’était pas comme Warren. Il n’était pas né avec une cuillère en argent dans la bouche. Il s’était fait seul, lui le fils du garagiste de sa petite bourgade. Que de chemin parcouru depuis cette époque.  Même si ses revenus d’avocat étaient confortables, Lucas s’assurait toujours de continuer à amasser de l’argent. Même si au fond de lui il savait que pour le moment sa situation était très confortable. Il ne voulait surtout pas être dépendant de Warren. C’était pour lui primordiale pour son égo. Lucas ne faisait cependant pas la fine bouche contre le luxe que pouvait lui offrir Warren. Rapidement Lucas avait dû admettre que Warren et lui n’évoluaient pas dans les mêmes sphères. Si Lucas avait des revenus forts confortables qui lui permettaient de vivre très à son aise, il s’était vite aperçu que comparait à son cher et tendre il était loin de lui arriver à la cheville au niveau financier. Lucas en avait toujours eu conscience. Il le vivait maintenant au quotidien. L’avocat s’était vite acclimaté à sa nouvelle existence qu’il avait tout fait pour provoquer. Lucas découvrait ce que signifiait réellement de vivre dans le luxe. Si au début il avait été un peu déboussolé par cette abondance, maintenant il n’y prêtait plus réellement attention. Il s’en amusait même souvent intérieurement, avec son esprit sarcastique.

Il n’y avait donc pas d’ombre au tableau. Lucas n’était pas peu fier d’avoir réussi à mettre enfin le plus beau parti de New York sous sa coupe. Même s’il était conscient que son union était d’un équilibre précaire et que le moindre faux pas pouvais réduire sa vie de couple au néant. Il fallait croire que du chaos que Lucas avait provoqué était enfin né l’ordre. Les sentiments, qu’éprouvait le beau brun, étaient toujours plus ardent envers son bel ange. Tout coulait de source comme une mécanique bien huilé pour son plus grand bonheur. Il se surprenait de quitter tôt le travail afin de passer du temps avec Warren. Il avait même pris à cœur à se mettre à cuisiner pour son bel ange gourmand, afin d’essayer de rassasier cet éternel goinfre. Il s’était même offert le luxe d’embêter le cuisinier qui venait à demeure afin que ce dernier lui apprenne les bases. Si les débuts avaient été peu concluants à force d’acharnement Lucas commençait à progresser. Ce n’était pas encore un chef étoilé, mais  il trouvait que certains de ses plats étaient dignes de certains restaurants. Ils avaient souvent l’occasion de manger à l'extérieur ce qui lui permettait de facilement comparer ses plats. Sa cuisine n'était pas encore très raffiné, mais elle était en voix d'amélioration.
Si Lucas était clairement un hédoniste et que faire bonne chère ne lui déplaisait pas, il n’en oubliait pas de faire attention et il continuait à s’entretenir de peur de voir son allure s’en ressentir. Il n’avait clairement pas la même constitution que Warren.
Il ne boudait pas son plaisir d’aller souvent au restaurant ou tous autres vernissages que Warren lui proposait. Si des fois c’était un supplice pour l’ange de faire acte de présence, Lucas lui paraissait comme un poisson de l’eau.  Utilisant tour à tour sarcasme, savoir vivre, et conseil juridique pour survivre formidablement bien dans ce milieu de requin. Son seul petit regret était que Warren ne s’affichait pas officiellement avec lui. Il était le bon ami, peut-être même le bon avocat qu’on emmène pour négocier des affaires, mais pas le mari avec qui on se balade main dans la main.
Lucas savait qu’il ne fallait pas trop en demander et qu’il devait faire preuve de patience. Warren acceptait de le tutoyer en public ce qui était déjà une sacré avancé. Lucas ferait preuve de patience et savait qu’avec le temps il aurait sans doute l’ange à l’usure ou pas ses charmes...

Ce soir était l’une des soirées que Lucas adorait, avoir la primeur de tester un restaurant qui venait d’ouvrir en ville. Il savait qu’une bonne partie du gratin de la haute serait là. Pour ce faire l’avocat avait choisi dans sa garde-robe un costume trois pièces gris anthracite, assortit d’une chemise blanche. Quand Angel arriva pour prendre sa douche Lucas était en train de nouer une cravate grise claire avec un nœud windsor autour de son col. Pour compléter sa panoplie du parfait homme de la haute, il mit des boutons de manchette en argent. Il resta un instant à se regarder dans le miroir.* Parfait, pas fausse note, élégant sobre ce soir.*
Puis il attendit bien tranquillement dans l’un fauteuil de la chambre se délectant au passage de pouvoir observer Warren s’habiller. C’était tous ses petits plaisirs du quotidien de Lucas aimait. Ils étaient parfaitement coordonné ce soir.

*Toujours le même dilemme, quelle voiture prendre.* C’est que l’homme d’affaire en avait tellement. Après quelque instant de réflexion Lucas finit par se décider.

« La jaguar »*Elle est grise on sera assortit à la voiture.*
Une fois sur place, Lucas dut constater qu’il y avait déjà foule et que les serveurs s’affairaient pour faire de leur mieux.

« Personnellement je trouve leur déco trop épurée, moderne certes, mais il manque un je ne sais quoi qui aurait fait toute la différence. J’ose espérer pour toi que ce ne soit pas le cas de leur assiette.»*Sinon tu vas râler*.

Il lui esquissa un sourire de connivence quand il entendit la plainte de son gourmand ami. Lucas s'installa et il observa un instant la carte, les mets avaient l’air tous appétissants.

« Je prendrais un turbot, cuit au beurre mousseux, sur son lit de courgettes et sa farandole de girolles et Yusu *Il m’éclate avec leur appellation pompeuse. Histoire de noyer le poisson.*Vous nous mettrez une bouteille de Saint André de Figuière.»

Lucas adorait choisir le vin et surtout trouver la bouteille en parfaite adéquation avec le repas que les deux amoureux allaient déguster. Warren avait beaucoup d'attention pour le travail qu'exerçait Lucas.

« Je suis surtout sur une affaire qui frôle l’abus de faiblesse et le détournement d’argent. Mon client affirmant que sa gouvernante avec lequel il a eu une relation lui aurait dérobé des fortes sommes d’argent. Un vrai sac de nœud. Peu de preuves matérielles, car si effectivement il y a eu des prélèvements à la source sur ses comptes bancaires aucune somme n’a été retrouvé sur ses comptes à elle. Je pense que tout va se jouer sur l’accusatoire.» *L’argent et le sexe c’est bien ce qui fait tourner ce monde.*

Puis machinalement il scruta l’horizon il y avait peut-être parmi les clients de ce soir des futurs clients qui auraient besoin  de ses compétences. Lucas avait repris le chemin du cabinet. Il ne plaidait que quelques affaires, les plus délicates ou épineuses les trillant sur le volet. Laissant les autres à ses collaborateurs, afin d'avoir du temps pour lui. Il restait toujours officiellement agent du BAM. Même s’il avait pris pour le moment un peu de recul avec cette agence. Il n’avait pas tranché si son avenir était là-bas ou pas. Il était conscient que ses compétences étaient réellement appréciées, mais si le prix à payer était de perdre Warren alors son choix serait vite fait.
L’heure n’était pas à se morfondre sur son boulot, mais de passer une délicieuse soirée.

« Et toi ? Quoi de neuf dans le monde impitoyable de la finance ! Des OPA en perspective ? »

Il esquissa un petit sourire malicieux. Il savait que Warren aimait diriger son entreprise de façon humaine et pas comme un requin près à tout pour le profil.
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Warren Worthington
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MessageSujet: Re: Quotidien [PV Lucas]   Jeu 16 Juil - 22:45

La soirée se déroulait doucement, dans un décor effectivement très épuré, sans doute une volonté de modernité. Le minimalisme était une mode plutôt pratique pour le ménage. Angel ayant commencé en bas de l'échelle lorsqu'il avait travaillé avec son père le savait mieux que quiconque. Ah, il en avait briqué des maudits tableaux baroques, plein de fines régnures. Chaque allée de l'entreprise était à l'époque, bardée des portraits des anciens Worthington, et ne parlons pas des meubles anciens si lourds à pousser. Se souvenir de l'adolescent perché sur son pauvre balai avec la tenue d'assistant le fit légèrement frissonner bien qu'il soit aussi reconnaissant envers son père de ne pas l'avoir éduqué comme un gosse de riche. Warren avait beau être né avec une cuillère en or dans la bouche, il avait dû suer pour apprendre la valeur de chaque chose, à commencer par le travail. Voilà qui, aujourd'hui, lui donnait cette très utile capacité à réfléchir sur le soulagement des techniciens de surface nettoyant ce restaurant somme toute bien assez grand comme ça. Enfin bref, ni Lucas ni lui n'avaient à s'inquiéter de la poussière ce soir, sinon de leur plat. D'ailleurs le serveur arriva bientôt, transportant deux beaux homards dans un plateau. Warren les observa attentivement pendant quelques instants avant de condamner son favori. C'était un plat qu'il choisissait souvent, sûr de sa qualité quand il les voyait frais devant sa personne. Un jour peut-être songerait-il à songer.

Le serveur parti sans un mot, Warren tendit le plateau de petits fours à l'avocat. Il rêvait bien entendu de grignotter toutes ces petites choses destinées à calmer sa fringale- évidemment, Lucas ne l'avait même pas laissé mettre la patte dans le frigo en arrivant, pauvre Angelot volontairement affamé par son mari cruel.- mais la politesse avant tout, n'est-il pas ? De fait, c'était cette même courtoisie qui l'avait fait connaître, ô ironie du sort pour un enfant né dans des draps de soie, l'horrible sensation de la faim. La vraie faim, celle qui vous prenait aux tripes, vous vidait de votre énergie, tout ça parce qu'il ne pouvait se servir plus que de raison à table quant sa mutation le nécessitait. A une époque d'ailleurs, alors que ses ailes commençaient tout juste à sortir et que son père venait à peine de découvrir son secret, Warren avait été un adolescent très maigre, presque maladif avant de trouver comme unique solution de gâcher son argent de poche dans des repas extras hors de la maison. Il vivait donc dans le luxe tout en gardant la capacité de réellement profiter de ce qu'il avait. C'était d'ailleurs normalement un homme assez simple, sauf peut-être en ce moment où il se lâchait vraiment avec Lucas: Cuisinier personnel, restaurants et autres petites sauteries, vacances en projets. Mais comment lui en vouloir après avoir passé des années à courir d'un bord à l'autre entre son travail d'entrepreneur et sa double vie de X-Man ? Autant l'austérité -bien qu'elle reste relative- de l'école ne lui avait pas déplut fut un temps, mais à 30 ans, il avait non seulement décidé que le confort lui allait très bien mais aussi qu'il ne pouvait définitivement pas priver son époux. Jouer les pingres en couple n'avait jamais été son créneau, même avec ses aventures d'une nuit qu'il couvrait de cadeaux. On pouvait freiner le gêne de fils-à-papa capricieux, pas l'enterrer totalement.

C'était donc très généreusement et sans aucune intention cachée que Warren avait déposé le beau présentoir argenté où siégeaient les amuses-gueules à son amant; salivant en silence devant eux en attendant que celui-ci daigne enfin les honorer.

*Bon tu te sersssss ?*

-Je vois. Encore un pauvreeee riche dérobé par une gouvernante à qui il a certainement fait des avances insistantes, avec la subtile promesse de la virer si elle refusait.

Fit-il, sortant de ses pensées un peu primaires pour prendre la défense automatique de la gouvernante. En réalité, celle-ci était peut-être une manipulatrice mais dans son monde, l'ange ne se faisait pas d'illusion, c'était souvent le patron n'ayant rien à perdre qui draguait, forçant presque ses employés à coucher avec lui. Néanmoins l'histoire d'argent pouvait aussi être une vengeance sentimentale... Lucas avait raison, c'était un véritable sac de noeuds, impossible de savoir qui mentait. Brrrr, franchement, l'ancien X-Man aurait détesté ça, défendre un potentiel c*** fini,le tout sans même avoir à se demander si s'en était un ou pas. Pour lui, le justicier, il était impensable de se mettre du mauvais côté de la barre. D'où son emportement passionné qu'il tâcha de tempérer ensuite.

-Où alors, il a inventé cette histoire car il l'aimait réellement mais qu'elle est partie avec un autre ? Comme ça peut-être elle l'intrigante. Les employées prenant de tels risques sont peu nombreuses mais très organisées et cruelles. Si elle a plumé ton client en plus de lui avoir brisé le coeur, je te souhaite toute la chance du monde.

Que le beau brun ne rêve pas, Warren n'allait pas l'encourager si jamais son client était un fieffé menteur. Autant il pourrait le consoler sachant pertinemment que son amoureux avait quand même une conscience et préférait probablement aider les vraies victimes, autant il n'allait pas le féliciter d'achever une personne déjà mise à terre. M'enfin, c'était le travail d'un avocat et il en fallait dans ce monde. L'ange était déjà très reconnaissant à Lucas de continuer à partager avec lui ses histoires -car il n'était pas un public vraiment facile.- tout comme lui, ayant pleinement confiance envers son amant, n'hésitait pas à lui donner ses chiffres ou combines. Son père lui avait enseigné à ne jamais dire quoique ce soit à sa future épouse, de la même manière qu'il lui avait appris que le mariage était un simple contrat pour sauvegarder ou agrandir le patrimoine... Qu'il lui fallait absolument un hériter... Et enfin que les hommes allaient avec les femmes, n'est-ce pas ?

-Il y a une OPA amicale en cours avec une entreprise spécialisée dans le café, surtout exotique: Amérique Latine, Colombie etc... Le patron était asphyxié par les dettes. Que veux-tu, ces petites machines "What else" ont coulé son commerce. Mais en concentrant la publicité sur les réunions d'amis chaleureuses, en refondant totalement le design de sa chaîne de cafétéria et en vendant d'autres produits autour du café comme des petits gâteaux etc, on devrait pouvoir remettre le goûter à l'ordre du jour chez les jeunes. Il y a une clientèle à toucher, j'en suis certain.

Warren avait beau être philantrope dans son genre, ce n'était pas non plus un benêt ou tout du moins, pas autant qu'avant malgré son air de gamin de 25 ans tout juste sorti premier de sa promotion. S'il proposait une OPA amicale, c'est que le commerce rachetable avait du potentiel, sans compter qu'il n'avait pas encore donné ses idées au PDG... Attendant d'avoir l'entreprise sous sa coupe pour se faire et profiter des bénéfices. Il savait qu'il fallait éviter de trop parler sous peine de se voir doublé, même par ce fameux patron si reconnaissant de l'autonomie qu'il pourrait conserver malgré le rachat.

-De plus, Worthington industries n'a jamais touché au marché du café. J'espère que nos chercheurs pourront apprendre des techniques de cette entreprise pour produire son propre café de luxe. Je pourrais aussi fournir mes restaurants ou hôtels à prix moindre. Bref, même si l'idée de refonte ne fonctionnait pas, ce ne serait pas perdu pour tout le monde, l'entreprise se convertira simplement en fournisseur.

Angel avait beau avoir hérité de ses géniteurs, s'il avait été un bon à rien, sans doute se serait-il retrouvé à la rue. Pour conserver sa vie confortable, le jeune homme avait dû apprendre à réfléchir, à éviter des pièges, bref, à nager dans ce monde de requins-quant on savait combien l'eau le traumatisait, littéralement parlant.- Pour faire son travail, il fallait avoir la tête sur les épaules, plus encore lorsqu'on faisait le choix difficile de rester humain. Pour Warren, garder sa ligne de conduite signifiait perdre des milliers de dollars par jour, seuement son père possédait déjà cet espèce d'honneur-quoique bien moins développé-, c'était un genre de tradition familiale que l'ange se plaisait à exacerber. Quoiqu'il en soit, ce monde aussi fatiguant que passionnant l'absorbait tout entier, et il dû prendre garde à s'arrêter juste avant que ça ne devienne ennuyeux pour Lucas. Au lieu de ça, le jeune homme se décida à lui avouer le contenu de la lettre reçue plus tôt à son entreprise.

-Sinon... Tu sais... Je voulais te parler de quelque chose, savoir ce que tu en penses. L'institut m'a rappelé pour devenir professeur d'économie, enfin redevenir pour être juste. J'aime mon mode de vie actuel et je n'oublie pas la façon dont j'ai été traité mais j'avoue que l'endroit me manque, il a eu tant de signification pour moi... Comme toi pour le BAM. A ce propos... Je souhaitais aussi en discuter. J'ai réfléchi et... Je voulais te dire que si on te proposait d'y retourner, tu dois accepter si c'est ce dont tu as besoin. Je ne suis personne pour t'en empêcher et te retenir prisonnier. Je te demande juste de me dire lorsque tu devras t'absenter, et si tu ne peux pas parler, simplement écrire "je dois m'en aller", je comprendrais pour quelle raison c'est.

La phobie de voir son amant partir pour x temps voir à tout jamais demeurait, mais Angel avait apprit à lui refaire confiance, pas à pas. Il savait définitivement que Lucas avait été plus maladroit que cruel, dès lors, il était impensable de lui en vouloir, même si ce dernier décidait de rejoindre le BAM et donc de perdre beaucoup de leur temps libre, voir de mettre sa vie en danger. Ancien X-Man, Angel était totalement apte à comprendre la potentielle nécessité de son amant à retourner sur le terrain, il imaginait juste que ce dernier n'osait pas lui en parler. Pour lui, le plus important était que Lucas mène pleinement sa vie, comme avant qu'il ne débarque dedans, atterrissant comme une brute en plein milieu de ses projets. Pire encore que sa phobie de perdre Lucas, il avait la hantise de se transformer en un genre de marâtre accaparante, jalouse et indéfiniment inquiète pour son époux. Leur vie plus ou moins tranquille leur convenait maintenant mais lorsque cela deviendrait de l'ordre du banal, peut-être s'ennuieraient-ils au risque de s'enliser. C'était totalement hors de question, et également hors de question de souffrir en silence. Chacun devait pouvoir exprimer ses envies et y avoir accès. Au fond, oui, Warren le coeur froid, le Don Juan sans scrupules révélait un petit organe battant tout mou, tout tendre et bien idéaliste. Paradoxal pour un commercial planifiant les choses en se basant sur des généralités. Parce qu'une entreprise trop exotique allait forcément se casser les dents, parce que la différence n'était qu'ineptie, parce que les mêmes clichés revenaient toujours, surtout quand on voulait les éviter... Il gagnait de l'argent... Mais, et si sa priorité avec Lucas n'était pas de gagner ? Sinon d'offrir ?

Quitte à se noyer dans la guimauve -avant même d'entamer les plats salés !- Warren aurait aimé accompagner ses propos d'un geste tendre, mais évidemment ici, c'était une chose impensable. D'autant plus que l'homme d'affaires stressait déjà à l'idée d'avoir contredit un de ses principes: jamais de discussion personnelle révélant leur relation -et celle là si elle avait été entendu les trahissait plus que jamais- à l'extérieur. Seulement, comme un ado à la fois surexcité et inquiet, il avait été incapable d'attendre le retour à l'appartement, guettant les réactions du brun.
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Lucas Slang
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MessageSujet: Re: Quotidien [PV Lucas]   Sam 18 Juil - 9:49

Lucas n’avait rien reproché pour l’instant au service qui semblait impeccable. Ce genre d’établissement ne pouvait se permettre le moindre faux pas surtout lors de l’inauguration, sinon c’était la faillite assurée. Le jeune brun se doutait que dans tout ce beau monde présent ce soir il devait y avoir des journalistes et des critiques culinaires qui pouvaient faire et défaire la réputation du restaurant. Il fallait viser juste, car si les clients n’étaient pas satisfaits ce soir, le tout New York  serait au courant dès le lendemain. L’établissement aurait grand mal à se défaire d’une mauvaise réputation.
*Tiens une mise en appétit qui arrive.*  Lucas regarda le plat de petits fours que lui tendait Warren. Ils avaient l’air tous plus appétissant les uns que les autres. La présentation était très soignée ce qui était déjà un bon signe. L’aspect visuel était tout aussi important que le coté gustatif. Avant que les pupilles gustatives soient en émoi c’était avant tout le plaisir des yeux qui étaient mis en avant.*Bel effort de présentation.* Lucas se doutait que l’ange n’avait qu’une envie c’était de les engloutir les uns après les autres, ayant déjà fait part de sa fringale. *Mon pauvre glouton.* Lucas n’avait pas envie de faire endurer le supplice plus longtemps à son amant qui s’était déjà montré galant en lui laissant la primeur de pouvoir choisir. Warren était un vrai gentleman même dans leur quotidien. Il avait toujours une délicate attention. Même s’il n’était pas à l’aise en public, il savait se racheter.
Avec un geste d’une grande élégance Lucas prit trois amuses bouches et  un léger sourire apparut sur son visage.

« Tu peux prendre le reste, fait toi plaisir. J'en ai assez.»

Il savait au combien Warren avait besoin de manger, son métabolisme en avait grandement besoin. Lucas se montrait du coup noble dans son geste et n’avait pas une faim de loup. Il savait que le reste du repas lui suffirait amplement pour contenter son estomac. Tout en dégustant le premier amuse-bouche, Lucas écouta ce que Warren avait à lui dire sur son affaire.

« Il ne faut pas tirer de conclusion trop hâtive *se serait tellement plus simple.* Je pense que les deux parties ont leur tord respectif sans nul doute. Mais de toute façon je me dois de défendre les intérêts de la personne que je présente. *même si c’est un pauvre type.* Je pense que je vais avoir de nombreuses surprises au fil du temps. »

Lucas était persuadé que cette affaire connaitrait de nombreux rebondissements avant la fin du procès. Lucas n’avait jamais eu de scrupule à défendre même un voyou, la seule règle qu’il imposait, était de connaitre la stricte vérité afin de défendre au mieux son client.

La loi du marché était impitoyable, même au niveau du café. Il admirait le sens des affaires de Warren, l’homme d’affaire avait déjà tout pensé même en cas d’échec. C’était sans nul doute ce qui permettait à l’homme d’affaire d’être si bon et de pouvoir se montrer si humaniste avec les sociétés en détresses sans pour autant couler la sienne.* Beau geste et puis tu pourras te goinfrer de gâteau au café pendant tes heures de boulots.* Lucas voyait déjà Warren en train de manger une montagne de gâteaux.

« J’espère que cette OPA sera fructueuse et que tu arriveras à le sortir de la crise qu’il connait. Je vois que tu as déjà bien pensé ton dossier. S’il te faut un play boy, nouveau sexe symbole de ta chaine, je veux bien faire le futur Clooney. »* Ma gueule vaut bien celle de cet acteur.*Dit-il d’un ton amusé.

Lucas avait toujours eu une haute estime de sa personne, mais s’il ne se voyait pas être mannequin. Il avait toujours  utilisé son charme pour en tirer avantage. Si la nature l’avait bien gâté c’était qu’il y avait une raison. Il ne sent plaignait pas bien au contraire.

« A ce nouveau départ pour cette boite, elle est entre de bonne main.»

Lucas savait que Warren ferait son possible pour mener à bien ce projet. Il n’y avait pas de raison de ne pas y arriver. Il  avala la dernière friandise apéritive de son assiette. Qui faillit passer de travers quand Warren lui annonça son intention de retourner à l’institut.

« Ah… » Fut les seuls mots qui sortirent de sa bouche à ce moment là.* Nous voilà rattrapé tous les deux pas nos passés.*

Lucas savait qu’il ne pouvait pas mettre Warren dans une cage, ni même le garder pour lui. Cependant il aurait préféré que l’institut l’oublie à jamais. Il avait une dent contre cet endroit qui avait si maltraité l’ange. Il savait au combien Warren était attaché à la mission que proposer l’institut. Si ce dernier ne gardait visiblement pas de rancœur, ce n’était pas le cas de Lucas. Il trouvait qu’il avait largement abusé de sa bienveillance. *Pour les remerciements que tu as eu mon pauvre.* Au vu du discourt de Warren Lucas n’avait pas le cœur à aller contre sa volonté, si c’était son choix alors il ferait avec.

« Si tel est ta volonté, fait ce qui te plait. Protège-toi juste des influences néfastes qui règnent là-bas. *sinon je les irradie tous et les rends aussi docile qu’un toutou à sa mère pour leur donner une bonne leçon.*

Il n’avait pas le cœur à lui dire le fond réel de sa pensée pour ne pas le blesser. *si cela te rend heureux.* C’était l’essentiel pour Lucas le bonheur de Warren. Il baissa un instant son magnifique regard quand son mari lui parla du BAM. Lucas n’avait pas tranché la question. Si effectivement le cabinet tournait bien, après ce qu’il avait vécu au BAM cela lui paraissait morose.

« Je ne sais pas, je ne vais effectivement pas pouvoir fuir ce sujet éternellement. Ma mise en disposition va toucher à sa fin. »

Après ce qu’il avait vécu et afin de ne pas mettre son couple en péril, Lucas avait demandé un congé sans solde. Si son chef de service avait été retissant il avait fini par accepter plutôt que de voir Lucas démissionner complètement.

« Je crois que nous aimons tous les deux l’action et le fait d’aider à notre manière les autres. »

Là-dessus ils se ressemblaient, mettre leurs vies en danger pour défendre plus faible.  Lucas réfléchit un instant.

« Ce code me va très bien, mais je n’ai pas tranché la question. Je dois admettre que les procès pépères m’ennuient un peu. »

Lucas savait qu’il y avait peu de chance qu’il plaide pour une affaire pénale très intéressante, au mieux un assassinat. Il n’avait pas l’attention de se faire bouffer par le BAM, alors que pour une fois tout aller si bien entre lui et l’ange. Il avait sans nul doute appris de ses erreurs du passé. En tout cas la dure réalité venait donc de les rattraper ce soir. *Tu ne pouvais pas croire que le monde extérieur vous oublie totalement.* Il pestait intérieurement  contre l’institut qui venait d’un coup chambouler cette harmonie.*C’est peut être mieux ainsi, on savoura nos instants ensemble.*

« Quel que soit nos décisions, je voudrais… »

Il marqua une pause, visiblement mal à l’aise. Si Lucas avait fait des efforts pour exprimer ses sentiments, ce n’était toujours pas facile de les aborder, surtout que Warren n’aimait pas les effusions en public. *Merde faut ça sorte.*

« J’aimerais qu’on ne se fasse pas bouffé réciproquement par ses deux monstres gloutons qui sont capables de nous accaparer complètement. Et je sais de quoi je parle, sans vouloir revenir sur le passé.»

Rien que cette idée, Lucas sentit un frisson lui parcourir l’échine. Il se rappela au combien il avait failli perdre Warren par ses choix maladroits et stupides.

« Je voudrais que l’autre soit toujours  la priorité… »

Puis il se tut, il se disait qu’il lui en demandait sans doute trop et lui-même serait-il en mesure de respecter ce deal qu’il lui proposait. Il n’avait malheureusement pas de réponse et ne savait pas ce que le futur lui réservait. C’était peut-être une demande insensée. Lucas ne pouvait pas concevoir maintenant son existence sans Warren. S’il s’était autant battu ce n’était pas pour rien. Il y tenait à sa tête blonde. *Des deux c’est toi le maillon faible.*

Il se sentait de nouveau bouleversé dans son fort intérieur. C’est à ce moment-là que le serveur revient avec leur plat respectif en leur souhaitant un bon appétit.
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Warren Worthington
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MessageSujet: Re: Quotidien [PV Lucas]   Dim 19 Juil - 22:20

-Pas si fort
Supplia presque Warren lorsque son ami se lança dans un discours, certes charmant, mais traître au possible. D'ailleurs il était temps que ce dernier finisse car le serveur venait d'arriver avec leurs plats. Sur le coup, le blond avait été tellement stressé à l'idée que quelqu'un les entende, et plus particulièrement le serveur qui leur avait été assigné, qu'il avait oublié de manger les amuses-gueules que Lucas avait généreusement laissé pour lui. C'était la preuve authentique que le pauvre n'était pas près d'assumer leur relation, les conséquences possibles de leur imprudence tournoyaient dangereusement dans sa tête, et il dût respirer profondément pour reprendre. Tous deux n'en avaient pas fini avec la discussion, laquelle était bien trop importante pour la laisser pour plus tard, surtout qu'Angel avait besoin de la terminer, il voulait s'assurer de ne plus jamais revivre le départ de Lucas sans un mot, tout comme il refusait de lui faire vivre la même chose.
-Je ne serai que professeur là-bas. Je n'oublie rien, mais dans le lot de ce que je n'oublie pas, il y a aussi ces pauvres gamins qui ont besoin d'armes pour s'intégrer autant que possible... Ils ont le droit à la même éducation que les autres, et je ferai ce que je peux dans le domaine de l'économie.
Fit-il sobrement, s'apercevant quand même au passage que ses mots le trahissaient. Lui qui n'était pas certaine de vouloir retourner à l'institut venait de prendre sa décision. Il pouvait faire l'effort de se protéger afin de ne pas faire souffrir son mari mais pas tourner totalement le dos aux problèmes de ce monde. Son âme de justicier n'y survivrait pas et sa vie à deux s'en ressentirait. Pour le moment la découverte, l'exaltation produite par cette liberté le tenait occupé mais comme Lucas, il était un homme d'action. Son train-train entre l'entreprise et la maison ne lui suffisaient pas, de la même manière que le brun supportait de moins en moins les procès barbants.
-Je suis d'accord. Tu ne pars pas sans me prévenir, et je ne me mets pas en danger sans te consulter avant. D'ailleurs on va éviter les missions sur le long terme tout court qu'en dis-tu ? Même si je ne suis sensé qu'être prof.
L'air digne et le regard désintéressé de l'Ange ne correspondaient évidemment pas à ses mots prononcés avec une certaine douceur. Il avait juste peur qu'on devine ce qui les unissait après avoir pris "autant de risques". Lucas n'avait-il donc aucune idée de la puissance de portée des oreilles de ces serveurs entraînés ? Oui enfin, maintenant un autre problème se posait. De quoi parler avec Lucas s'il était sensé jouer les amis ? Des fois ce petit jeu lui pesait autant qu'à son mari, sauf qu'il n'avait jamais assez de force pour finalement se dévoiler.
-Et bien... Bon appétit.
Fit-il le ton et le dos trop rigides pour être naturel. D'un côté, il s'en voulait beaucoup de couper ainsi Lucas dans ses élans, surtout que c'était une discussion importante qu'ils avaient eu là, enfin bon, au moins ils étaient tous deux d'accord. C'était déjà ça de gagner, en plus, Warren avait encore l'occasion de se rattraper à l'heure du deuxième dessert, chez eux.
-Merci bien pour l'OPA, avec ta bénédiction elle ne peut que marcher.
Et... En tant que mannequin, tu te proposes parce que je suppose que je ne ferais pas l'affaire ?
Lança le jeune homme en se forçant un peu. Il se sentait tellement mal de n'accepter aucune référence à leur complicité qu'il avait finalement osé lancer cette petite blague. Bien entendu, il attendait une réponse on ne peut plus discrète de Lucas. Entamant son homard de meilleur humeur bien qu'encore un peu inquiet, l'homme d'affaires en évalua la saveur. Merveilleux. Et s'il kidnappait le cuisinier en lui proposant un salaire doublé ? Dommage qu'il ait trop de principes pour ça. Enfin, il restait Lucas qui se débrouillait de mieux en mieux en la matière au contraire de Warren qui parvenait toujours à se couper le doigt en essayant de cisailler une tomate.
-Le B.A.M ne t'a donc jamais relancé ?
Demanda finalement Angel, surpris que le bureau des affaires mutantes se tient si tranquillement au lieu de presser Lucas. Lequel était un élément essentiel -et non le jugement de Warren n'était pas du tout subjectif- de leur équipe. Ils ne devaient pas tant que ça y tenir pour ne pas essayer de le tenter plus que ça. A moins que son cher mari ne lui ait fait quelques cachotteries.
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Lucas Slang
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MessageSujet: Re: Quotidien [PV Lucas]   Mer 22 Juil - 19:47

Sur le moment Lucas n'apprécia pas la remarque de Warren. *Qui lance les sujets délicats, c'est pas moi. Il faudrait peut-être que je me taise et que je fasse comme si de rien. * Lucas l'espace d'un instant lança un regard noir, qui se radoucit rapidement. *Laisse tomber, tu sais qu'en public il n'est pas totalement lui-même. Il avait cas attendre le moment le plus opportun pour  lancer un tel sujet de conversation. Cela nous concerne tous les deux! A moins qu'il veuille me piéger pour que je ne puisse rien dire* Lucas n'avait pas envie de prendre la tête à Warren. L'avocat savait que le lieu ne s'y prêtait pas et ne voulait pas le mettre de l'embarras. Il aurait cependant aimé que Warren soit moins farouche sur leur relation. C'était de sa faute si l'avocat avait évoqué publiquement ses sentiments. Lucas assumait pleinement sa relation, ce n'était pas aussi simple pour lui non plus. Il avait tendance à ne vouloir s'attacher à personne dans le passé. Il s'était fait avoir lui-même pas ses sentiments avec l'homme d'affaire. Il préférait pester intérieurement pour une fois que d'exploser pour si peu. *Tu faisais moins le délicat quand je te draguais publiquement, tu as la mémoire courte mon cher. Enfin sauvons les apparences qui lui tiennent tant à cœur.*

« Bon appétit. »Lança simplement et un peu sèchement

Lucas préférait se plonger dans son assiette, que de fusiller du regard son amant si indélicat. Puis il écouta d'une oreille ce que lui disait Warren ne voulant pas le snober complètement durant la soirée et ne voulant pas s'attirer les foudres du beau blond une fois rentré à leur domicile.

« Fait comme bon te plaira. Je me rallierai à ton choix s'il te convient et si tu es heureux ainsi. »*Ta grande charité te perdra et te mènera à ta perte. Mais c'est aussi cela que j'aime chez toi, ton dévouement et ton abnégation envers autrui.*

Lucas savait qu'il n'aurait pas pu pardonner à l'institut s'il avait été à la place de l'ange. Il n'avait pas le même dévouement pour les autres. En général son désintéressement n'était pas total. Bien au contraire, Lucas était carriériste et il savait souvent tirer profit d'un éventuel désintéressement. Il savait surtout noyer le poisson et abuser de faux semblants. Il concevait que les futures générations de mutant avaient besoin d'un guide et Lucas se rappelait au combien cette période de sa vie n'avait pas été simple. Il avait au moins eu cette chance que sa famille le protège au mieux et face des sacrifices. L'avantage qu'il avait aussi c'est que son don se déclencher surtout face à d'autres mutants. Il lui avait été facile d'éviter ses congénères pendant longtemps.
Il comprenait pourquoi Warren avait de si bonne attention. Pour connaitre un peu le passé de l'ange, Lucas savait que lui n'avait pas eu la même chance. L'institut pouvait représenter pour des jeunes mutants en détresses une porte de salut, avant qu'ils ne finissent à la dérive.

« Ses mômes auront de la chance de t'avoir comme professeur. » *Ce qui m'inquiète plus c'est les X-men et toute cette bande d'ingrat qui t'ont jeté comme un malpropre. Tout ce nid de vipère sous couvert de vouloir faire le bien. Ils se pensent au-dessus des lois.*

Lucas ne portait pas dans son estime l'action des x-men qui agissaient en dehors du cadre légal. Il estimait qu'ils étaient tous aussi responsables de leur acte que n'importe quel autre citoyen et qu'ils provoquaient autant d'exactions que la confrérie dans leur bataille acharnée. Dans cette lutte stupide entre le bien et le mal. Qui des deux camps étaient le bien ?

« N'en fait pas trop et fait surtout attention à toi. »

La situation était bien différente pour Lucas. Ne pas mettre sa vie en danger était une chose, cependant s'il était apte à aller sur le terrain il se voyait mal refuser ses dons à sa hiérarchie. *Comme si j'en faisais exprès de tomber sur des fous dangereux.* Le BAM appréciait bien le coté annihilateur de pouvoir de Lucas. L'organisation en tirait clairement bénéfice. Lucas ne regrettait pas son engagement, même si des fois il se disait qu'il aurait dû rester bien sage en tant que simple avocat.

« C'est l'administration, ils ne vont pas venir me supplier que je reprenne mes fonctions. En résumé je suis le bienvenu si je le souhaite et si je suis apte. Sinon fin de l'histoire.»

Lucas était réaliste, s'il ne faisait plus l'affaire le BAM le remplacerait. Certes les mutants comme lui ne couraient pas les rues, cependant il n'était pas une exception. Il savait que le BAM avait les moyens pour essayer de trouver un remplaçant si ce dernier ne faisait plus l'affaire. *Je ne suis qu'un simple pion, comme nous tous.* Lucas rentrait de cette organisation afin de s'approchait des sphères qui l'intéressaient, en particulier le bureau du procureur. C'était un poste qu'il convoitait et il se disait que ses actions au sein de l'organisation gouvernementale pouvaient sans doute lui ouvrir des portes.  Ses ambitions étaient clairement de finir Attorney General, mais il avait encore un long parcourt pour ce faire. Il n'était pour le moment qu'un petit fonctionnaire d'état qui faisait la liaison entre le BAM et le bureau du procureur.
Quoi qu'il en soit Lucas avait bien retenu la leçon et n'était pas prêt à re-commettre son erreur du passé. Il savait qu'il faudrait des années pour que Warren puisse totalement lui pardonner. *Mon vieux tu vas en bouffer de la vache maigre.*

« T'inquiète je t'enverrais un fax s'il le faut. » * et si j'étais télépathe je t'enverrais le message directement.* A cette idée stupide un petit sourire vient orner son visage qui s'était si brusquement fermé. Ne voulant plus jouer les renfrogné, ni les blasé, Lucas décida de gouter son plat qui était fort délicieux.

« Très bon, leur chef assure. »

Il ne pouvait pas en vouloir à Warren, qui voulait sauver les apparences. Il était vrai que des fois cela le blessait de n'être considérer comme un simple ami en public alors que dans leur intimité ils étaient bien plus. Le plus important c'était que Warren était à lui rien qu'à lui et c'était tout ce qui comptait.
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MessageSujet: Re: Quotidien [PV Lucas]   Mar 28 Juil - 23:26

Le rejet faisait mal. Même s'il en était l'origine, cela restait douloureux. Sans compter que la culpabilité s'ajoutait à ses sentiments déjà bien embrouillés, car il se rendait compte de la position de Lucas lorsqu'il feignait l'indifférence. Du coup, le jeune homme en avait perdu l'appétit. Enfin... Le temps des amuses-gueules, car le homard était tout simplement succulent, et surtout, la conversation avec Lucas semblait s'adoucir. D'un côté, Warren mourrait d'envie de stopper les promesses et autres indices de leur relation, de l'autre, il avait besoin de se rassurer. En résumé, il était une gimauve déguisée "mâle". Son défunt père avait raison sur un point: le mariage était un véritable danger potentiel... Pour la virilité.
-Je ferai attention, je te le jure
S'empressa-t-il de dire d'ailleurs, révélant encore une fois et de manière encore plus évidente ses sentiments. Depuis quand craignait-il que Lucas se fâche ? Décidé à changer un peu de conversation, ou plutôt l'alimenter d'autre chose que de la gêne et des suppliques voilées, le jeune homme proposa à son mari quelque chose qui tournait en rond dans sa tête depuis bien longtemps.

-Tu pourrais monter ton propre cabinet d'Avocats. Un grand cabinet je veux dire, avec ton nom et des filiales un peu partout... Tu as de bons contacts pour commencer, et tu peux ramener des clients que tu as déjà maintenant. Par exemple Worthington Industries.

Un sourire voyou effleura les lèvres de Warren. S'il était souvent humain avec les clients ou les entreprises, il n'avait aucune pitié pour le groupe restant, celui des requins. Les cabinets étaient souvent corrompus, bourrés d'argent et ils avaient tendance à se reposer sur leurs lauriers. Lucas pourrait faire fureur en ouvrant son propre bureau car Warren le savait un peu moins "gentil" que lui -ce qui pouvait se comprendre car on ne pouvait pas se le permettre en tant qu'avocat.-

-Tu sais que je te soutiendrais si le projet venait à voir le jour. Tu n'y as jamais vraiment pensé avant ?


Un sourire voyou effleura les lèvres de Warren. S'il était souvent humain avec les clients ou les entreprises, il n'avait aucune pitié pour le groupe restant, celui des requins. Les cabinets étaient souvent corrompus, bourrés d'argent et ils avaient tendance à se reposer sur leurs lauriers. Lucas pourrait faire fureur en ouvrant son propre bureau car Warren le savait un peu moins "gentil" que lui -ce qui pouvait se comprendre car on ne pouvait pas se le permettre en tant qu'avocat.-

Bien sûr, l'organisation demanderait beaucoup de travail, plus que les heures actuelles que Lucas passait au bureau peut-être mais ça restait un projet sympathique. Angel savait que le brun en avait les capacités, il ne voudrait pas l'en priver sous prétexte de l'avoir pour lui. Ce serait trop égoïste. Hâtif de connaître les réponses du concerné, il patienta comme il put en avalant une cuillérée du riz raffiné qui accompagnait le homard.

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Lucas Slang
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MessageSujet: Re: Quotidien [PV Lucas]   Lun 10 Aoû - 20:02

Lucas était du coup rassuré, visiblement Warren n'allait pas tomber dans un traquenard, ni même se faire avoir par l'institut. Si ce dernier lui promettait d'être vigilant c'était tout ce qui lui comptait. L'avocat savait qu'il ne pouvait pas le soustraire à ses obligations qui lui tenaient tant à cœur. Lucas savait que se mettre en travers la route de l'institut c'était prendre le risque de se faire renverser. *Maudit soit ces x men qui te font un lavage de cerveau sur le bien-fondé de leur cause. Je ne suis pas dupe de la situation, si toi tu pardonnes, moi pas. Je serais ton garde-fou et crois moi je serais vigilant pour deux.* Lucas savait qu'il devait être stratégique pour ne pas braquer son amant au risque de faire la concession de le partager avec ses obligations X-men. C'était sans doute le prix à payer pour que Warren soit heureux. *Tu ne vas pas la jouer trop sentimentale, cela ne servira à rien et surtout tu risques de te faire éconduire.* Lucas savait que son amour propre ne supporterait pas si Warren ne tranchait pas en sa faveur et il n'était pas sûr de gagner sur ce terrain là.* L'usure du temps sera ta meilleure arme et puis ils sont assez maladroits pour encore te décevoir. Je serais là pour ramasser les morceaux. * Lucas préférait que ce soit l'institut lui-même qui se brise et déçoive Warren par ses faits. L'avocat savait qu'il aurait le bon argument au moment voulu. Il lui fallait juste faire preuve de patience afin de parvenir à ce résultat. Le temps dans cette affaire était son meilleur allié, il en était persuadé.
Il décida donc de ne pas s'opposer plus à cette situation et de laisser Warren faire ses choix d'homme. Sans plus aucune autre remarque de sa part, Lucas décida de savourer le repas qui s'offrait à lui et de profiter de la soirée le plus agréablement possible. Warren était assez malin pour rebondir et trouver un sujet de conversation dont Lucas était au centre de tous les intérêts. Le beau brun resta un instant perplexe, ne sachant pas quoi répondre sur le coup.

« Heuu…. » C'était assez rare qu'on lui couple le sifflet. Lucas n'avait jamais réellement envisagé d'avoir sa propre firme.

« Pour être honnête non je n'ai jamais envisagé une telle chose. Le droit pénal n'étant pas spécialement propice aux  affaires. »

Il eut un petit sourire malicieux.

« Dans ce business c'est le droit d'entreprise qui rapporte et qui font la fortune des cabinets. On associe souvent à ce droit un pénaliste pour pouvoir offrir à son client une assez grande couverture. »

C'est ainsi que Lucas avait été engagé quand le cabinet avait décidé d'élargir leur gamme de produit. A l'époque il était un jeune diplômé. Un jeune loup au dent longue qui avait vu les perpectives qui s'offraient à lui.
Quand le cabinet avait senti que Lucas risquait de partir, il lui avait proposé de s'associer sur leur nouvelle filiale de New-York et de diriger leur département pénal afin de le garder dans leur rang. Lucas n'avait pas longtemps hésité à l'époque au vu de l'augmentation de salaire et de ses ambitions personnelles.

« Il est vrai que le portefeuille d'affaire que tu représentes n'est pas sans intérêt et que toute firme révérait d'avoir Worthington Industries comme client. »

Lucas se rémora à ce moment précis la tête de son chef quand il lui avait dit que Worthington Industries souhait que Smith and Carter soit leur cabinet. Il avait sur le coup cru que Lucas lui faisait une blague jusqu'à la venue de Warren dans leur locaux. Ce joli coup avait valu à Lucas au sein de la firme un sacré nom même au niveau national. Peu d'avocat pouvait s'en enorgueillir d'avoir réalisé dans leur vie un tel succès. La firme était surtout connue pour ses services personnels auprès de riches clients, mais n'avait que peu de gestion d'entreprise entière.

«  Si ta proposition est alléchante je ne pense pas qu'elle soit réalisable. Un nom seul ne suffit pas. »

Warren pourrait le soutenir et monter ce projet colossal. Il ne voulait cependant pas être totalement sous la joute de Warren, ni lui être redevable. Il était trop fier pour cela.

« Non, comme quoi même mon ambition n'est pas si demeuré. »

Il éclata d'un petit rire cristallin.  *Juste un peu avec le poste de procureur que je convoite, mais qui m'échappe pour le moment.* Lucas avait d'autre but personnel. Il ne pouvait nier que la perspective d'être à la tête d'une firme ne lui déplaisait pas totalement. *Tu sais flatter mon ego.* Il était conscient que c'était un rêve un peu fou pour le moment.

« Je vais réfléchir à ta suggestion.»

*Avec toi le monde est si surprenant.* Lucas était conscient que Warren lui offrait une opportunité  qu'il n'avait jamais vraiment effleuré même dans ses rêves les plus fous.
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Warren Worthington
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MessageSujet: Re: Quotidien [PV Lucas]   Dim 23 Aoû - 21:30

Un sourire satisfait s'étira sur les lèvres de Warren. Sa fibrede Pdg avait apparemment réussi à convaincre Lucas. Enfin, convaincre... Il allait un peu vite en besogne mais c'était ça son travail après tout. Voir loin, prédire le futur. Conscient des dons de son amant, bien qu'il ne l'ait jamais réellement vu exercer -et c'était d'ailleurs réciproque à son avis.-, le jeune homme était certain que ce dernier saurait s'épanouir en tant que chef de son propre cabinet. Pour Warren, l'Amour s'il existait réellement, ne consistait pas à offrir des chocolats pour la Saint-Valentin, ni même penser à l'anniversaire de l'autre, sinon le pousser à aller toujours plus loin. Oui, le blond croyait en Lucas, il le voyait même comme un excellent investissement, un signe de grande confiance. En somme, ce projet valait le coup, et désormais, Warren s'attacherait à distiller l'idée dans l'esprit de Lucas, petit à petit, en douceur. D'abord, son mari hésiterait, comme il venait de le faire présentement, avant de se convaincre tout seul du bien fondé de tenter. Warren ne le forcerait pas s'il n'y voyait ni avenir, ni joie pour son interlocuteur, pour autant, il était persuadé que cela aiderait Lucas à reprendre confiance et surtout, apaiser sa soif d'aventures que personne ne daignait étancher, sauf quand on avait besoin de lui. Plus personne ne devait les utiliser comme l'institut ou le BAM. Sans se couper du Monde, Warren espérait bien en arriver à une certaine auto-suffisance, afin de ne plus jamais retomber de haut. Les X-Mens ne pouvaient décidément pas être son seul projet, ni le BAM pour Lucas.

- Rien ne t'empêche de commencer par le droit d'entreprise. Suis une formation externe s'il le faut avant. Ensuite tu pourrais reconcentrer doucement le cabinet sur ta spécialité et faire ce que tu aimes le plus. Et surtout, avoir ta propre "entreprise" te permettrais de choisir les affaires qui t'intéressent.

Combien de fois Angel avait entendu râler Lucas sur un dossier particulièrement ennuyeux ? Son compagnon ne voulait pas dépendre de lui, il le savait et le comprenait, pensant exactement pareil. Néanmoins, ses comptes étaient suffisamment garnis-même si Warren ignorait la réelle étendue de ses possessions, ne s'y étant jamais intéressé.- pour maintenir à flots un business à perte. Il était persuadé qu'avec de la volonté, Lucas pourrait finir par se démarquer, quitte à passer par le droit d'entreprise pour ensuite en revenir à ses premiers amours.

- Est-ce que tu as d'autres projets en tête pour le travail ou... Autre chose ?

Demanda finalement le jeune homme, en faisant un effort pour ouvrir le dialogue sur un autre sujet, peut-être un peu plus dangereux. Seulement voilà, il sentait bien que sa négation systématique de leur couple blessait Lucas, sans compter que sa réponse l'intéressait sincèrement. Se saisissant d'une bouchée de riz délicieusement nimbée de crème fraîche, Warren savoura l'instant avant de s'attaquer à une autre saveur en piquant dans un bout de chair de homard. Décidément, le mutant ne comprendrait jamais les femmes aggripées à leur salade. Même si son pouvoir ne le débarassait pas de sa graisse superflue, le blond se voyait continuer d'engloutir tous les plats passants à sa portée, non pas en tant de goinfre sinon comme gourmand gourmet qu'il était. La vie, c'était aussi ça finalement... Un bon petit plat, une nuit étoilée, un bain dans sa piscine, ou juste une promenade. C'était sans doute une de ses vertues, sa capacité à apprécier autant le luxe que le simple... Un détail qui le rendait différent des autres fils à papa et certainement plus heureux car il n'était jamais blasé. Lucas aussi possédait cette énergie qui avait irrémédiablement attiré Angel. Ils devaient y revenir, retrouver leur force commune et cesser de porter leur chappe de misère partout où ils allaient. Ce soir, Warren sentait que le dialogue allait revenir, ils allaient enfin retrouver leur complicité du début, esquisser des projets en commun sans que cela ne l'effraye-tout du moins, pas trop.- et construire quelque chose en-dehors de ce qui avait jusque là, rythmé leur vie. Ils auraient probablement dû commencer par ça.

Levant son verre de vin, le jeune homme planta ses yeux bleus dans ceux de son amant, comme une promesse silencieuse. Que ce dernier lui laisse juste encore un peu de temps et tout serait différent, il finirait pas admettre devant tous sa relation... Comme il l'avait fait avec sa mutation. Cette fois, ils seraient plus forts que la fatalité, ils se l'étaient promis en renonçant à s'engager dans des missions trop dangereuses ou des "amitiés" conflictuelles.

Le verre fièrement dressé attendait la réponse de son congénère. Le brun percevrait-il son message à peine subtil ? Il y avait en tout cas dans le regard de l'ange, une tendresse remarquable pour tout regard attentif, mais qu'importe. Ce dernier avait déjà commencé à lutter contre son désir de cacher, protéger, mentir. Il n'irait pas jusqu'à chanter son goût pour les hommes-notamment un !- dans ce restaurant, là, tout de suite, mais un effort venait d'être esquissé, une montagne d'être soulevée.
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Lucas Slang
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MessageSujet: Re: Quotidien [PV Lucas]   Mer 2 Sep - 19:19

Lucas leva un sourcil en entendant la réponse de Warren. *Il croit que le cursus d'avocat se fait en quelques mois ou quoi ?* Lucas avait déjà dû repasser un examen quand il avait voulu exercer dans l'état de New York , il avait dû se remettre à potasser quelque temps avant afin de connaitre les subtilités de l'état de New York , il n'était donc pas spécialement désireux de reprendre un cursus complet afin de pouvoir exercer dans une spécialité qui ne lui plaisait guère.

« Je pense qu'il y a plus simple que de repasser par un cursus professionnel complet. Les deux filières sont vraiment très différentes et je me vois mal retourner à la fac.» * Sauf peut-être le plaisir de plonger dans la débauche des soirées étudiantes auxquelles je ne serais pas invité, car trop vieux.*

Lucas savait qu'il existait des écoles privées ou d'autres cursus pour devenir avocat, mais le beau brun n'avait pas spécialement envie de cette reconversion, mais si c'était pour obtenir son propre cabinet.

« Il y a plus simple, embaucher un bon juriste d'entreprise ou bien effectivement offrir mes compétences de pénalistes. Je te disais que dans le buisness le droit d'entreprise rapporter souvent gros, il y a tout l'aspect juridique et conseil d'entreprise et il y a souvent de prime ou des bonus si l'avocat fait les bons choix stratégique pour l'entreprise. Ce n'est pas un domaine qui me passionne plus que cela.» *Comme si défendre ses pauvres filles de riches pour ivresse sur la voie publique était ta tasse de thé.*
Lucas savait que dans tout métier il y avait toujours le revers de la médaille. Entre ce qu'on pouvait imaginer de son métier et ce qui en était dans sa pratique professionnelle couramment. Lucas n'était pas si mal en tant qu'associé. Il n'avait pas spécialement l'âme d'un chef d'entreprise comme son mari qui était un sacré investisseur. Lucas avait toujours vécu comme un employé offrant ses services aux plus offrant ce qui lui avait plutôt pas mal réussi. Il faut dire qu'il était plutôt bon dans son domaine et que du coup il avait toujours eu l'avantage de revoir ses salaires à la hausse.

« Même si j'avais mon propre cabinet je ne pourrais pas choisir que les affaires qui m'intéressent. Il faut être réaliste, elles ne sont pas forcément les plus rentables. »

Il eut un petit sourire malicieux, après tout pour qu'un cabinet soit viable il fallait faire rentrer de l'argent. Lucas n'était pas assez philanthrope pour faire ce genre de choix de vie. *Sinon j'aurais sans nul doute fait le choix d'être public defender. Trop peu pour moi d'être un pauvre petit avocat. * Lucas savait que son cabinet trier les affaires soit par le retomber économique soit par la notoriété que pouvait apporter l'affaire. C'était là toute la stratégie mise en place par sa firme qu'il cautionnait pleinement. Il avait vite intégrés les règles du système dans lequel il vivait. Il avait compris qu'il devait en jouer et le tourner à sa faveur.

« Des projets, *vivre avec toi et te faire tourner la tête* un voyage à l'étranger me plairais bien. Je n'ai pas eu l'occasion de quitter le sol américain. J'aimerais bien voir ce qui se passe hors de nos frontières. »

Lucas n'avait pas l'âme d'un grand voyageur, mais depuis quelques temps il avait envie de connaitre d'autres cultures, se confronter à d'autres peuples. Une envie d'aller voir ailleurs ce que le monde pouvait offrir. Il n'avait jamais réellement eu le temps de voyager, son boulot l'avait souvent accaparé.

« Tu as du pouvoir visiter un peu ce monde ? Les cultures étrangères sont telle si différente que la nôtre ? J'aimerais bien pouvoir confronter nos différences. Le Mexique n'est pas si loin, la France me parait si roman….»

Il coupa net sa conversation s'apercevant qu'il allait aborder un sujet fort épineux et qu'il ne souhaitait pas se retrouver à nouveau dans une situation qui allait le mettre mal à l'aise.

« Heuu si si… Capitale de la mode et du luxe je crois Paris non…. »* Qu'est-ce que j'ai pas encore dit.*

Lucas savait au combien ce genre de sujet pouvait mettre mal à l'aise son ange et il ne voulait surtout pas le voir se refermer comme une huitre. Pour une fois l'attitude de Warren était trop subtile pour Lucas qui ne comprit pas tout de suite le signe que lui faisait son ange. * S'il continue à me dévorer des yeux comme ça je ne réponds de rien dans ce restaurant.*
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Warren Worthington
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MessageSujet: Re: Quotidien [PV Lucas]   Sam 17 Oct - 17:51

Au fur et à mesure qu'il écoutait Lucas, Warren se rendait compte de ce qui lui manquait dans sa vie. Des voyages à l'étranger ? La réponse qu'il préparait était assez surprenante au vu de ses possibilités financières, un peu triste également remarquait le concerné. Dans un sens, cette conversation banale lui faisait prendre conscience du temps négligé. Pour lui, pour ses proches. Trop occupé à grossir le patrimoine de sa famille, le jeune mutant n'avait jamais dépensé ses dollars pour des caprices sains. A part quelques soirées délurées dans sa prime jeunesse, des repas exquis pendant lesquels il volait deux heures à ses actionnaires réclamant son attention, la majorité de ses visites dans des hôtels ou restaurants avaient un objectif financier. Vendre, présenter un nouveau produit, participer à des réunions ou conférences. Mëme après avoir quitté les X-Men, Angel n'avait pas diminué sa charge de travail, choyant son entreprise plus que jamais et délaissant le reste.

Après son voyage avec Lucas au Canada, il avait simplement reprit le cours de sa vie, oubliant que ce genre d'expérience agréable pouvait se renouveler. D'ailleurs, tandis qu'ils mangeaient, avant que son cher époux ne le coupe dans ses aspirations un peu trop ambitieuse, il avait prit le rôle du requin de la finance, proposant à son amant des plans ingénieux pour gagner encore plus d'argent... Et certainement perdre du temps. Le constat qui venait de le frapper en plein visage l'avait surpris, il ne s'attendait absolument pas à se retrouver devant cette vérité, et surtout pas en cet instant.

-Je n'ai pas voyagé tant que ça en fait. Pour les missions, ou pour l'entreprise en général.

Lucas faisait des efforts, il stoppa sa phrase concernant Paris, craignant sûrement la réaction de son amant parfois imprévisible. C'était un fait, la gêne lui faisait feindre le désintérêt ou entrer dans des colères pouvaient inquiéter ses interlocuteurs. Sur le coup, Angel se sentit coupable. Jusque là c'était l'avocat qui faisait de gros efforts, et il avait autant à perdre que lui... Pas grand chose en réalité. Ayant l'influence qu'il avait, sa crainte était légèrement stupide et surtout réellement insensé. Qui irait lui repprocher ses décisions en ce sens ? Et puis ce n'était pas comme si les gens n'avaient pas l'habitude après ses aveux concernant 5 mètres de secrets duveteux. Théoriquement Angel commençait à comprendre où étaient les priorités, il lui fallait juste le temps de mettre en pratique. Petit à petit. Via ce mini sourire courageux par exemple et une grosse maîtrise de soi. Au moins, il était parvenu à faire comme si de rien.

-Oui, Paris, ce serait une bonne idée. En plus je parle un peu le français si messieur.

Parvint-il même à blaguer, avant de reprendre d'un ton plus sérieux sans être insistant. Il abandonnait simplement l'idée du cabinet, tout du moins, pour l'instant.

-Laissons là les projets financiers. Et parlons voyages... Tu y penses depuis longtemps ? Quand voudrais-tu partir ?


C'était une façon de renforcer son engagement, mais pour une fois, le stress n'était pas au rendez-vous. C'était suffisamment indirect pour le rassurer. Finalement, mettre un voyage entre eux était un bon compromis.
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Lucas Slang
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MessageSujet: Re: Quotidien [PV Lucas]   Mer 11 Nov - 10:02

Lucas avait réellement cru que Warren avait été un globetrotteur. Il l'avait imaginé sans cesse d'un pays à l'autre. Sa vision était donc erronée. Il le voyait comme un homme d'affaire parcourant le monde sans cesse afin d'agrandir sa société telle une pieuvre aux quatre coins de la planète. *Tu es comme les hôtesses de l'air qui n'ont souvent pas le temps de visiter puisqu'elles ne restent jamais longtemps sur place.* Il voyait mal Warren jouer les stewards, le gabarit de ses ailes serait clairement un handicape afin de se faufiler dans les allées d'un avion.  Au moins ce projet avait visiblement fait mouche chez son ange qui avait l'air tout aussi emballé que lui. Lucas aimait pouvoir se changer les idées en quittant New York et son rythme effréné. Même s'il ne concevait pas sa vie dans une petite bourgade. Il avait besoin de temps à autre de dépaysement afin d'apprécier à  sa juste valeur ce qu'il avait.

« Et bien nous sommes deux dans ce cas à ne pas avoir eu réellement l'occasion de voyager. Mon métier d'avocat ne m'a pas amené dans des contrées exotiques. Comme c'est bizarre...» dit-il malicieusement.

Il était clair qu'il n'avait pas un métier qui facilitait les voyages. Lucas avait bien souvent préféré se noyer dans le boulot afin d'oublier et quand il profitait de la vie c'était souvent dans des soirées de débauches qui valaient mieux taire. Il aimait les excès en tout genre et avait toujours eu du mal avec la demi-mesure. Il savait cependant donner le change. Il avait le visage qui lui permettait de se faire passer pour un ange. Il avait vite compris qu'il pouvait tirer avantage et tirer profit de la situation. Il n'en abusait pas avec Warren, même si de temps en temps il était bien tenté.
Visiblement Warren était d'accord sur ce projet de partir un peu, de quitter leur petite routine confortable afin de s'offrir un peu de bon temps ailleurs. Lucas esquissa du coup un magnifique sourire ravi d'entendre que son amant soit d'accord avec lui. Il n'en espérait pas temps.

« Et bien vous serez mon traducteur personnel Monsieur. »

Lucas n'avait jamais réellement fais d'effort pour maîtriser une autre langue que la sienne. Après tout il avait la chance d'avoir une langue parlée dans le monde entier. Même s'il devait admettre que l'accent français avait un certain charme.

"Heuu je ne connais qu'une seule phrase en français et te connaissant elle va te faire rougir de honte si je la sors ici." dit il malicieusement. Sa culture français était assez limité, il en était conscient.

« Oui je songe à voyager depuis quelques années effectivement, mais cette idée me tient à cœur depuis réellement quelques mois. Le temps passe et je suis conscient que je ne serais pas éternel et qu'il faut que je réalise mes rêves pendant que j'en ai encore le temps. Je ne sais pas de quoi demain sera fait. Même si profiter de l'instant présent est une chose agréable, il est bon parfois de voir sur du plus long terme. » il lui jeta un petit regard complice.

« Il est important dans la vie de concrétiser ses désirs. Professionnellement je n'ai pas trop à me plaindre, il faut donc passer à l'étape suivante celle de la concrétisation personnelle. »*Après tout l'argent est fait pour être dépensé et se faire plaisir.*

Lucas avait toujours rêvé de pouvoir vivre comme bon lui semble. L'accumulation de richesse n'était là que pour son plaisir personnel et pouvoir en jouir quand bon lui semblerait. Il savait certes être raisonnable et pouvoir se pondérer sur les dépenses inutiles. Il avait toujours aspiré à vivre dans le luxe. S'il n'avait jamais manqué de rien enfant. Il avait vu ses parents beaucoup travaillaient pour à peine réellement s'offrir quelques petits plaisirs de la vie. Son père lui avait appris la valeur du travail, Lucas n'avait donc pas hésité quand ses moyens avaient commencé à être confortables à investir dans le garage familial afin de le soulager. Le placement n'avait pas été une si mauvaise affaire, certes l'affaire ne rapportait pas des millions mais elle était largement bénéficiaire.
Les yeux du beau brun pétillait de plaisir à la perspective d'un voyage à l'autre bout du monde avec son amant. * Paris ville des lumières et de la gastronomie. Je pense que mon cher ange tu vas succomber au charme de la nourriture française. N'est ce pas le pays de Sade...* Quelques images grivoises lui vient du coup à l'esprit, qu'il essaya de chasser de sa tête pour ne pas trop se déconcentrer.

« On dit que la gastronomie française et l'une des plus succulentes au monde. Je demande à voir. Je pense que tu vas en défaillir mon cher ami.*

Si Lucas avait déjà mangé dans des restaurants à la française sur le territoire américain.*Je suppose que cela n'a rien à voir dans le pays d'origine, on adapte toujours le gout pour plaire au client d'un pays.* Cette perspective de voyage le ravissait au plus haut point.

« Est-ce que tu penses que c'est envisagé sur la période des fêtes avec ton travail ? »

Lucas savait que Warren était un homme très occupé et qu'il lui était des fois impossible de pouvoir s'absenter aussi longtemps. *La perspective de passer du temps avec toi et pour moi la meilleure chose qui me soit arrivé ce soir.*
Lucas était profondément touché, il espérait voir ce voyage se concrétiser.
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