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 Beyond Blue Eyes {Ninon Lenoir}

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Sage
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MessageSujet: Beyond Blue Eyes {Ninon Lenoir}   Mar 16 Juin - 22:50

Ce rp est une suite directe de Behind Blue Eyes
Vendredi 5 Juin 2015 – 05 : 35 P.M.
Elle la regarde. Elle est vêtue de noir ; que ce soit les bottines à semelle plate, le jean, la ceinture multi-usage, le débardeur, les gants ou le ras-de-cou, tout est de ce même noir que sa chevelure, entortillée à l’arrière de son crâne à l’exception de deux longues mèches lui encadrant visage et gorge en tombant jusqu’à ses clavicules.

Elle la regarde. Elle est assise sur un banc, jambes croisées, mains posées.

Elle la regarde. Elle la fixe de ses yeux bleus, à peine cachés derrière des verres rouges devenus presque translucides, dont les coins laissent couler ses tatouages en croissant de lune.

Elle la regarde. Bientôt, les vacances scolaires du supérieur commenceront. Bientôt Ninon rentrera chez elle pour quelques mois. Alors elle la regarde, enregistrant le souvenir.

L’adulescente a tant progressé et c’est tant affirmée, tant sur ses capacités mutantes que dans sa psychologie. Sa confiance en elle a été gagnée grâce à sa « magie » et désormais « l’Impératrice des Ombres » pourra s’exercer seule. L’objectif sera accomplit dans les temps et comme son hirondelle, Ninon volera de ses propres ailes, poursuivant ces mêmes vents d’été qui agitent les feuilles des arbres et les herbes du sol autour d’elles pour accomplir une lointaine migration.
***
Vendredi 5 Juin 2015 – 05 : 42 P.M.
L’envole crée une bourrasque, les herbes sont les premières à plier et les feuilles ne tardent pas à les suivre. Les arbres tiennent et fendent le souffle, le banc l’encaisse et elle-même est reversée. Ses mains maintiennent le sol loin de son visage et de son buste alors qu’elle est un genou à terre. Elle voit choir ses lunettes comme sa chevelure détachée par l’impact. Tout autant qu’elle voit Ninon déchoir et disparaitre. Ses pupilles se dilatent ; 1B+2B+5C+26A.

Un instant, elle se tient au-dessus de Ninon et plonge sa main gantée dans les ombres. Le noir se fond dans le noir. Elle a une décision à prendre. Elle la prend.
***
Vendredi 5 Juin 2015 – 05 : 47 P.M.
Ses cheveux détachés tombent jusqu’à ses fesses et la suivent en une cascade filandreuse portée par le vent. Son pas prend le relais de cette animation lorsqu’elle franchie l’une des portes arrières de l’Institution.

Ses yeux clairs reflètent l’environnement du croisement lui donnant accès aux cuisines et réfectoires, aux dortoirs et salles administratives ou aux escaliers. Ils notent les quelques personnes à se trouver là qui regardent à leur tour, se parant d’expressions surprises qui s’heurtent à sa propre impassibilité.

Rachel Summers s’y trouve, la fixant alors qu’elle-même lui accorde un regard ; elles savent, toutes deux. Il n’est besoin que d’une seconde pour qu’elles s’accordent sur la situation. Sage gravit les marches à destination du premier étage, rapidement.

La porte claque et la serrure retenti, la chambre est là. 20m², une fenêtre sur tout un flanc et à l’opposée de la porte excentrée qui côtoie une pièce mitoyenne contenant une salle de bain minimaliste avec douche, toilette et évier. Elle franchit le petit vestibule formé par le mur de la petite salle et la penderie servant de cave à vin, contourne l’armoire qui occupe le mur adjacent et longe la commode en kit qui fait l’angle et sert de table de chevet pour s’approcher du grand lit à baldaquin qui occupe le centre et la quasi-totalité de l’espace disponible dans la pièce principale.
***

Le grand lit à baldaquin occupe le centre et la quasi-totalité de l’espace disponible dans la pièce, éclairé par une lumière extérieure passant par la fenêtre se trouvant au-dessus de sa tête. A son chevet, une chaise de bois.

Sur cette chaise, couverte d’une cape noire, une personne. Ses jambes croisées sont couvertes de bottes remontant jusqu’aux milieux de ses cuisses à la manière d’un collant. Son corps est couvert d’un corset souple de matière similaire mais plus épaisse. L’un de ses bras, gantés de la même manière que les jambes, se trouve contre le ventre à soutenir le coude de son homologue qui remonte jusqu’au menton marqué, que pincent le pouce et le dos de l’index. Le visage, trop fort pour paraitre joli mais frappant, est penché vers l’occupante du lit. Autour des yeux azurs, les sourcils épais et aussi noirs que la tenue se froncent tandis que les paupières sont plissées.

Ces mêmes yeux se lèvent et retombent en rythme, fixant une pièce de monnaie qui s’élève un instant dans les airs pour choir le suivant. Elle trouve son équilibre entre les dos d’un auriculaire et d’un annulaire, nus, qui ont tôt fait de la faire basculer dans le creux de doigts suivant pour la pousser jusqu’à l’index et au pouce qui la renverront virevolter et tournoyer. La main est nue. Le poignet aussi, appuyé contre le dossier de bois d’une chaise de bois. Le bras également. L’épaule, en revanche, est partiellement couverte par une bretelle rose qui s’en descend jusqu’à un bustier rouge à décolleté et s’en remonte jusqu’à une nuque couverte d’une chevelure brune à mèches blondes qui encadre ce même visage que le précédent mais dont les traits n’expriment pas la même concentration. A califourchon sur la chaise, jambes écartées de part et d’autre du dossier et couvertes d’un pantalon rouge, la femme lève et baisse le regard en suite de son jouet tout en laissant le soin aux deux autres de faire la surveillance de ce qui n’en est surement pas un.

En effet, la troisième occurrence de ces pupilles bleutées observe la scène d’un peu plus loin. Cette fois-ci, les sourcils sont aussi blonds que la chevelure qui s’écoule jusqu’au bassin, couvrant le fourreau dorsal de l’épée à poignée dorée et la tenue moulante bleutée à laquelle il est intégrée. Malgré la différence de couleur, la matière est identique à cette de la première tenue comme la physionomie d’ailleurs, chevelure exceptée. Les mains, gantées de blanc, s’appuient sur une ceinture à sacoches rouge, prêt de la jointure avec les plaques de protection qui descendent le long des cuisses. Ce ne sont pas les seules, les talons compensés des bottes comme les genouillères et épaulières dorées ayant cette même vocation.

Les triplettes font toutes silence, chacune ayant sa place et échelonnant la distance qui sépare le lit de draps noirs et de bois brun de la porte de ce même matériaux qui se trouve à l’opposée de la fenêtre, centrée dans le mur du fond. Mur qui diffèrent par leur matériau, étant faits de pierre, alors que le plancher et le plafond, dont les poutres porteuses segmentent des cercles et des lignes aux motifs changeant à chaque regard, sont également de bois.

Les triplettes font toutes silence, il n’est donc pas un bruit, pas même celui d’un souffle ou d’un extérieur quelconque, quand bien même les vitres de la fenêtre donnent en contrebas sur une immense ville de bois et de chaume, traversée d’une rivière et encadrée d’un rempart derrière lequel rien ne se trouve. Il n’y a pas d’horizon, juste un ciel bleu et un soleil invisible pour éclairer paisiblement le tout, laissant couler ses doux rayons jusqu’à la forme reposant sur le lit qu’elles veillent.

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Sage

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Ninon Lenoir
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MessageSujet: Re: Beyond Blue Eyes {Ninon Lenoir}   Dim 21 Juin - 22:06

Gentille petite Nini, toute blonde et de rose vêtue.

PARDON?!

Paisiblement endormie sur le lit, c’était une Nini bien étrange, qui se trouvait là, paupières closes, perdue au beau milieu des draps noirs et satinés. Ce n’était pas ses longues boucles CHATAIN CLAIR qui étaient éparpillées sur l'oreiller, tout autour de ses épaules jusqu’à sa taille. Non, car elles avaient laissé place à de courtes et volumineuses ondulations blondes comme les blés, qui encadraient maintenant son visage avec une rondeur répondant à celle de ses charmants traits poupins.

Jésus,

Ces derniers étaient eux aussi maquillés de manière différentes, puisque de petites touches de fards rosées venaient se fondre ici et là, pour rehausser la teinte naturelle sur ses paupières, ses joues et ses lèvres, sur lesquelles flottait d’ailleurs un discret sourire.

Marie,

Même sa tenue avait subit ce traitement des plus étranges. Le style subtile de ses coordinations vestimentaire semblait avoir subitement perdu en maturité pour ne plus être qu’une parodie de la personnalité enfantine de la française. Enveloppée dans son camaïeu de roses et de crème, elle aurait presque pu avoir sa place dans une vitrine Ladurée, exposée entre deux pièces montées de macarons. Les bras et le buste de Nini étaient recouverts par un T-shirt à manches longues de jersey rose pâle, rebrodé de petites perles claires. Il était rentré, à la taille, sous la ceinture de sa jupe courte et évasée, coupée dans une dentelle crème. Elle portait aussi aux pieds de petites soquettes blanches s’arrêtant par un volant de dentelle sur ses chevilles, ainsi qu’une paire d’escarpins roses, à paillettes et d’une nuance légèrement plus soutenue que celle de son haut.

JOSEPH! Nini réveilles toi mon p’tit Trognon, on a un problème! On nous a sapées comme une poupée Barbie!

A peine dérangés par la lumière douce inondant la pièce, les yeux de Nini commencèrent cependant à papillonner avant de s’ouvrir sur le drapé noir et satiné du ciel de lit.

Nini on est BLONDE!... Allo?

Toujours somnolente, elle s’étira de tout son long avant de se retourner sur le côté en soupirant d’aise, prête à s’endormir de nouveau. Ce qu’elle aurait bien volontiers fait, si ses cils ne s’étaient pas ouverts sur un visage connu. Ninon commença à se redresser en souriant à ses traits familiers avant de se stopper dans son geste en fronçant imperceptiblement les sourcils.

_Sage?

Quelque chose clochait dans ce “rêve”, et elle avait du mal à cerner quoi… Peut-être était-ce le lit à baldaquin? A vrai dire, ce type de meuble n’avait pas grand chose d’anormal, surtout dans l’un des rêves de Nini. Si l’Impératrice des Ombres ne dormait pas sur le pavé, ce n’était certainement pas pour se retrouver sur un clic-clac.
Par contre, la couleur noir des draps était quant à elle une surprise, même pour l’Impératrice des Ombres.
Non, non, non, c’était autre chose… qu’est ce qui pouvait bien clocher là dedans?

Ooooh, et pourquoi pas Sage portant une guêpière et des cuissarde?! BLONDE!
OH!

_ Mais… enfin … Sage!

Ninon écarquilla les yeux en prenant conscience de la situation avant de se rendre compte du reste du problème, les deux Sages plus ou moins blondes qui étaient elles aussi à son chevet. Prise de panique, elle s’agita un peu trop vite sur les draps pour s’en dépêtrer et reculer, mais malheureusement pour elle, sa maladresse étant aussi astrale qu’elle était innée, Nini glissa et bascula à la renverse, de l’autre côté du lit sur le planché…

Alors non, là c’est trop, on nous a aussi mis une culotte rose… Je veux parler à un responsable![i]
[i]Au moins on en a une… Et elles le savent.

Tu me désespère…

Le cri de surprise ainsi que les bruits de chute et de dégringolade étant passés, le silence se fit à nouveau dans la pièce pour quelques secondes, avant qu’un gémissement plaintif ne se fasse entendre de dessous le drap, entraîné lui aussi dans la précipitation. Nini se redressa légèrement avec une grimace, et en se frottant l’arrière du crane, pour que seul le haut son visage ahuri ne dépasse du lit derrière lequel elle s’était maintenant barricadée. Ses yeux bleus, partagés entre l’étonnement et la méfiance, regardèrent à tour de rôle les trois jeunes femmes qui lui faisaient face pour les détailler.

_ Sages…?

Elle commença par la première qu’elle avait aperçu en ouvrant les yeux et qui était la plus proche de la Sage qu’elle connaissait. A bien y réfléchir, elles étaient similaires en tout point, le même visage, quoi que celui qu’elle était en train d’étudier paraissait plus préoccupé, les même yeux bleus, les mêmes cheveux noirs, la tenue entièrement de cette même couleur, mais un tantinet plus “légère”.
La française plissa les yeux en fronçant les sourcils dans une vaine tentative pour se rendre intimidante par un regard plus perçant. Foi de Nini, on ne l’entourlouperait pas comme ça! Mais la chose n’étant déjà pas bien aisée en temps normal, il fallait bien avouer qu’elle l’était d’autant moins une fois transformée en délicieux petit chou à la crème.

Chou à la crème? NON MAIS TU T’ES VUE?!

Vint ensuite la seconde Sage, celle avec des mèches blondes. Nini fronça les sourcil face à ce choix capillaire des plus navrant, quelle idée de choisir sois-même d’être blonde! Elle tenta à nouveau sa technique d’intimidation oculaire en se baissant un peu plus sous le bord du lit, telle un chat prêt à bondir… Elle détailla aussi la tenue de la semi-blonde et se rendit compte que non, elle ne pouvait définitivement pas être Sage, car Sage n’avait jamais mis de rouge. Néanmoins, la ressemblance était quand même frappante, car si l’on oubliait ces détails, son visage était en tout point similaire, quoi qu’un chouilla plus nonchalant… Sage nonchalante? Elle d’ordinaire si stricte et rigide? Non, c’était définitivement le monde à l’envers.
Enfin vint la blonde…

POUR-QUOI?
Et si le rêve de Sage était d’être blonde?...
Kkksss! Folie!

Mais là encore, bien que blonde, et vêtue d’or et de bleu, cette nouvelle Sage avait une fois de plus des traits similaires à ceux de l’originale. Elle eut donc aussi droit à un regard perçant de la part de Ninon qui hésitait maintenant entre rester barricadée derrière le lit sous son drap, ou bien refaire surface en remontant à bord. Elle trouva un compromis en se redressant pour pouvoir poser ses coudes sur le matelas.

_ Sage? … Est-ce que je suis en train de rêver? Parce que je dois bien vous avouer que ce ne serait pas la première fois.
Mais d’un autre côté, je n’ai encore jamais rêvé de vous en plusieurs exemplaires, et encore moins en blonde!
D’ailleurs quand je me réveillerai, il faudra que je pense à vous dire que le rouge vous va très bien!

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MessageSujet: Re: Beyond Blue Eyes {Ninon Lenoir}   Lun 22 Juin - 14:30


Les triplettes regardent l’adolescente s’agiter avec pour seule réponse l’attente passive qu’elle finisse de le faire. Les questions troublent le silence mais n’ont nul écho tandis que la dégringolade du lit ne permet pas d’échapper au triangle qu’elles forment, savamment positionnées pour être complémentaire dans leur veille. La tenue attire l’œil comme le visage l’a fait auparavant mais il ne faut qu’un instant pour qu’elles s’y fassent ainsi aucune ne bouge réellement plus qu’yeux et visage pour suivre les péripéties de l’intruse. La tentative d’intimidation fait plus réagir : les bras se croisent en simultané alors que l’attente en vient à se manifester aussi physiquement que la situation le permet.

- Sage ?

Un nouveau silence d’hésitation chez l’adolescente, sur lequel aucune des triplettes ne rebondit.

- Est-ce que je suis en train de rêver ? Parce que je dois bien vous avouer que ce ne serait pas la première fois.

La femme en rouge rompt l’harmonie comme l’immobilisme d’une levée de sourcils et de coins de bouche, amusée.

- Mais d’un autre côté, je n’ai encore jamais rêvé de vous en plusieurs exemplaires, et encore moins en blonde !

La femme en bleu agit à son tour et ses sourcils se froncent alors que sa bouche s’étire à l’horizontale, perplexe.

- D’ailleurs quand je me réveillerai, il faudra que je pense à vous dire que le rouge vous va très bien !

La femme en noire bouge également, se levant doucement et croisant ses doigts sur son ventre avec la distinction des siècles passés.

- Nous ne sommes pas Sage, commence-t-elle d’une voix pausée et exercée à la prononciation délicate et travaillée, nous sommes des hétéronymes : des facettes distinctes de sa personnalité, comme des reflets de miroirs ayant des angles différents, déformées par télépathie pour être des personnalités à part entière. Je suis Lady Tessa Hartley…

- Et moi Diana Fox,
reprend la femme en bleu, poursuivant la phrase de la précédente comme si la voix avait simplement changée de corps et d’intonation, devenant plus forte et affirmée. Vous êtes entrain de rêver d’une certaine manière, oui. Si ce n’est que vous n’êtes pas dans votre subconscient ; vous êtes dans celui de Sage…

- Ce qui ne vous empêche pas de rêver d’elle en tenue SM, remarquez,
renchaine la femme en rouge d’une même manière que précédemment, parlant avec rapidité et désinvolture. Ça vous arrive souvent ?

Comme la seule personne qu’elles sont, Tessa et Diana tournent leurs regards sur la troisième dont le sourire s’accroit et les mains se lèvent en bonne innocente.

- C’est elle qui l’a dit que ce n’était pas la première fois. Les différents modèles, si, la blondeur, si, mais les tenues fétichistes, non. Vous remarquerez également que je suis la seule qu’elle ait complimentée. Mais ne soyez pas jalouses, visiblement elle avait déjà rêvée de vous ! Je suis la seule à être inimitable.

- C’est hors de propos,
reprend poliment Tessa, profitant d’une pause dans le débit de paroles de son homologue. Ninon, voici Ema Nymton…

- Créée selon le principe que pour trois grains de raisons il en faut un de folie,
expose Diana.

- Et la seule à avoir un nom humoristique, pour peu qu’on réussisse à le comprendre,  conclue la concernée, appréciant parfaitement être le centre d’attention et le gardant par modulation des paroles et des gestes en un léger sur-jeu. C’est là le grand damne de ma vie : je suis une petite génie dans un monde d’idiots.

- Voudrais-tu nous faire le plaisir de réfléchir à ta condition de petit génie derrière la porte ?

- Diana, ma chère, comment te dire non ? Le rôle de videur te va si bien.

- Tu clame tout le temps que « le rouge ça va plus vite » ; pourquoi es-tu encore ici en ce cas ?

- Il suffit,
déclare simplement Tessa, imposant son autorité sans perdre sa contenance et le silence sans hausser le ton. Veuillez taire vos querelles le temps que nous nous occupions de mademoiselle.

Hochant la tête à l’affirmative, Diana entreprend de s’avancer à l’encontre de ce qui est, sensément, leur centre de préoccupation. Tendant la main gantée de blanc à direction de Ninon, elle prend la parole avec un sourire bienveillant.

- Inutile de nous craindre, nous ne sommes pas un danger pour toi.

- Enfin, pas plus que le fait de te retrouver dans un subconscient étranger suite à une perte de contrôle de tes pouvoirs qui ont eu un effet pour le moins imprévisible. Mais Tessa t’expliquera, moi je commente.

- Le résumé, bien qu’expéditif, est adéquat,
reprend la concernée sans perdre son port d’aristocrate, contournant à pas mesurés le grand lit alors même que Diana tente d’y faire assoir Ninon et de rester à son côté. Ton corps semble c’être converti en une forme alternative d’ombres maintenues en cohérence par les champs psioniques qu’il générait pour les contenir. Afin d’éviter tout risque de dispersion de ton esprit, tu as été enfermée ici.

- Grosso-modo, tu t’es changée en matière noire et on s’est servies d’une capacité de réflexion mentale pour te canaliser dans un petit coin de notre cerveau afin d’éviter qu’en l’absence du tien tu t’éparpilles ; c’est courant avec les formes alternatives non solides et pas maitrisée.

- On va te laisser le temps de digérer tout ça d’accord,
conclue Diana, saches juste que la situation est sous contrôle, Sage ne devrait pas tarder à arriver.

***
Vendredi 5 Juin 2015 – 05 : 50 P.M.
Assise sur le lit, elle respire doucement. Son visage impassible ne laisse rien paraitre de sa concentration et pourtant elle l’est. Son dos est courbé et ses mains pendent appuyées sur ses genoux. Elle sait maitriser la situation mais c’est de l’inédit et jamais elle n’a envisagée cette possibilité. Elle ne regrette pas son geste, elle déprécie juste l’imprévu qui l’a conduit à le faire.

Se redressant, elle prend une grande inspiration et expire rapidement. Elle déglutit puis enlève ses chaussures, les laissant au pied du lit sur lequel elle ne tarde pas à s’allonger. Elle ne doit pas seulement s’endormir, elle doit se rendre dans une partie de la zone de sécurité forte de son cerveau ; dans sa forteresse mentale. Fixant le ciel de tissu de son lit à baldaquin, Sage commence les autosuggestions nécessaires à maximiser ses chances de rêves lucides, déverrouillant également la partie de l’ordinateur qui lui sert de cerveau contenant Ninon et ses trois hétéronymes qu’elle a fait migrer pour s’occuper de la situation. Une aurait été suffisante mais elle a agit en dépit des raisonnements, comme lorsqu’elle a craint la dissipation de l’esprit de l’adolescente.

Alors que ses yeux se ferment, la dernière image de son esprit est celle d’une chambre aux murs de pierre et aux plafonds et planchés de bois.

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Ninon Lenoir
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MessageSujet: Re: Beyond Blue Eyes {Ninon Lenoir}   Jeu 9 Juil - 21:38

Lady Tessa Hartley… Une Aristo-Sage Lady-like accoutrée avec toute la subtilité d’une courtisane droit sortie d’un club SM. Nini leva un sourcil perplexe en penchant la tête sur le côté. A l’évidence, cette nouvelle Sage toute en noir et peu vêtue semblait être celle des trois à gèrer le mieux la situation, ce qui n’empêchait malheureusement pas la pauvre petite Nini de ne plus savoir trop quoi penser. Il fallait dire qu’avec sa belle élocution, elle avait le chic pour perdre la française qui n’avait pas tout compris à ses histoires d’hétéronymes, et qui commençait à voir ces trois jolies Sages comme des triples de la personnalité de la Sage originale… Peut-être étaient-elles comme des pêchés capitaux? La luxure, la gourmandise et … la blondeur?

Nini, relis ton catéchisme mon p’tit trognon, je ne suis pas certaine que la blondeur fasse partie des sept pêchés capitaux…

D’ailleurs en parlant de blonde, elle s’appelait Diana Fox. Et après réflexion, sa blondeur était déjà à moitié pardonnée grâce à son nom, car Nini l’appellerait désormais Mlle Renard.

Comme ça j’aurais l’impression qu’elle est blonde vénitienne.

... Oh Seigneur, pourquoi ais-je donc cette soudaine envie de lover mon visage aux creux de ma main? …

A côté de Mlle Lady, qui avait un parlé chic des plus ravissant, Diana elle, avait un ton de voix ferme et direct. Et comme le laissait présager son épée, c’était une femme de l’action, la Lady Oscar se cachant dans chacune d’entre nous. Elle parlait aussi de manière sensiblement plus simple, ce qui n’était pas pour déplaire à Nini qui comprenait déjà mieux le concept d’inconscient… Mais cela ne l’empêcha pas pour autant de rapidement froncer les sourcils avant de regarder partout autour d’elle avec étonnement. L’intérieur de la tête de Sage était définitivement surprenant, et Ninon n’aurait jamais parié sur le château enchanté, même si elle la féliciterait pour le lit à baldaquin qui était toujours un excellent choix.

Et puis il y avait la troisième…

Je n’aurais jamais pensé que Sage puisse être si peste…

Pour le coup, moi non plus mon p’tit Trognon.

_ Ce qui ne vous empêche pas de rêver d’elle en tenue SM. Ça vous arrive souvent ?

_ Mais… mais… mais…

Ninon rougit en écarquillant ses grand yeux bleus face à la mi-blonde. A quel moment avait-elle fait mention de corset et de cuissardes dans ses rêves? L’idée n’avait même jamais effleuré son esprit, car si Sage s’invitait effectivement dans son subconscient de temps à autre au milieu d’un songe, ces rencontres n’avaient jamais rien eu d’ambigu.
Peu importait ce que la majorité pouvait bien penser, le petit poisson de Ninon était terriblement actif! La chose fourmillait d’idées et d’images, d’aventures emmagasinées pendant la journée et de souvenirs à classer précieusement pour se les remémorer plus tard. Or, comme tout le monde, elle canalisait tous ces trésors pendant la nuit pour en faire le tri, et il n’était donc pas rare de croiser un visage connu au milieu du fouillis. Un sourire de Sage, un câlin de Souricette, ou encore, Rachel la bouche pleine, qui agrippait fermement un plateau de feuilletés industriels comme si sa vie en dépendait.

_ C’est elle qui l’a dit que ce n’était pas la première fois. Les différents modèles, si, la blondeur, si, mais les tenues fétichistes, non. Vous remarquerez également que je suis la seule qu’elle ait complimentée. Mais ne soyez pas jalouses, visiblement elle avait déjà rêvée de vous ! Je suis la seule à être inimitable.

La tête toujours penchées sur le côté, Ninon haussa à nouveau un sourcil en fixant Ema avec perplexité.

On peut l’étouffer?

Moi je l’aime bien.

- C’est hors de propos. Ninon, voici Ema Nymton…

La concernée tourna son regard vers Lady Tess, dont l’explication venait. Elle hocha la tête avant de reconcentrer son attention sur la dite Ema, spécimen rare à l’égo presque aussi impressionnant et inattendu que ses mèches blondes.

_ Créée selon le principe que pour trois grains de raisons il en faut un de folie.

Lady Fox marquait un point sur ce coup là, car l’étonnante Ema semblait définitivement en avoir un, de grain.

_ Et la seule à avoir un nom humoristique, pour peu qu’on réussisse à le comprendre. C’est là le grand damne de ma vie : je suis une petite génie dans un monde d’idiots.

Comme le m&m’s à deux cacahuètes, il faut toujours qu’il se la ramènes parce qu’il en a plus que les autres dans la coquille celui là…

Tu peux parler, nous la cacahuète on l’a pas…

_ Voudrais-tu nous faire le plaisir de réfléchir à ta condition de petit génie derrière la porte ?

Booom, he-he-head-shot!

Elle est peut-être blonde, mais je l’aime bien cette Mlle Fox!

_ Diana, ma chère, comment te dire non ? Le rôle de videur te va si bien.

_ Tu clame tout le temps que « le rouge ça va plus vite » ; pourquoi es-tu encore ici en ce cas ?

_ Il suffit. Veuillez taire vos querelles le temps que nous nous occupions de mademoiselle.


Encapuchonnée dans son drap noir, et barricadée comme elle le pouvait derrière le matelas du lit, Nini avait commencé à glousser en regardant les salves de punchlines s’envoler à travers la pièce, entre la blonde et la mi-blonde. Avec son flegme et sa réserve, Sage n’avait jamais rien laissé paraître de ce sens de la répartie bien plus étonnant encore que la chambre de princesse ou les cheveux blonds. Mais en entendant Lady Tess’ reprendre la parole et en sentant l’attention se repositionner sur elle, Ninon perdit son sourire et se recroquevilla imperceptiblement. Cette Sage SM n’avait peut-être pas la voix ferme de Mlle Fox, mais il fallait dire que son petit air impérieux ne manquait ni d’autorité, ni de charme, surtout lorsqu’il était question pour elle de se faire obéir.
Nini regarda la main de Mlle Fox tendue vers elle, avant d’aller à son visage sur lequel flottait une expression de douceur, encore relativement inédite sur les traits de Sage.

- Inutile de nous craindre, nous ne sommes pas un danger pour toi.

Les fourbes, elles avaient envoyé la blonde pour la faire sortir de son trou! Mais cette dernière avait l’air si gentille, que Nini n’hésita pas longtemps avant de laisser tomber son drap et de mettre sa petite main dans la sienne, gantée de blanc, pour se relever. Une fois debout, perchée sur ses escarpins, elle la remercia d’un sourire avant de s’épousseter rapidement.

_ Enfin, pas plus que le fait de te retrouver dans un subconscient étranger suite à une perte de contrôle de tes pouvoirs qui ont eu un effet pour le moins imprévisible. Mais Tessa t’expliquera, moi je commente.

Ninon qui s’était sagement assise sur le lit à côté de Mlle Fox, l’avait écoutée elle, Lady Tess et Ema avec attention, sans comprendre pour autant leurs explications sur les causes qui l’avaient conduite ici. Elle fronça les sourcils avec un signe négatif de la tête.

_ Mais je ne me souviens pourtant de rien. Elle plissa ses yeux en retroussant son nez sous l’effet de la concentration. On était dans le parc… J’ai simplement sourit à Sage avant de commencer l’entraînement, et puis je me suis réveillée ici… Dans sa tête?
D’ailleurs, comment je peux être certaine que je sois dans la tête de Sage? Pourquoi tout ça ne se passerait pas dans ma tête? Je veux dire… Il m’arrive bien de rêver d’elle, alors pourquoi pas en trois exemplaires?
Oh! Et tant que j’y suis, j’aimerais clarifier quelques points. Entendons nous bien, je n’ai jamais rêvé de Sage en tenue… tenue…
Elle se tourna vers Lady Tess avec un regard suspicieux, Je peux savoir pourquoi vous portez cette tenue si vous êtes l’une des personnalités de Sage? …
Et Mlle Rena… Fox, pourquoi Sage aurait-elle envie d’une personnalité blonde?

Jésus Marie Joseph, je suis désolée, je ne voulais pas vous vexer, ce n’était pas contre vous! Je… je … Je vous aime bien en plus. Vous avez un beau sourire et de la répartie!

Elle se racla nerveusement la gorge en baissant la tête silencieusement…. Mais finit tout de même par se tourner vers la semi blonde avec un air sincèrement désolé,
Et je suis navrée pour votre nom Mlle Ema, entre les neuneu, nunuche et nounouille, je n’ai pas eu de chance non plus avec ce titre de courtisane vous savez... Du coup, je peux comprendre que vous en ayez ras le bol des “ema-tome”, “ema-mainsurtaface”, “ema-sculé”… Je sais bien que ce n’est pas facile à porter, et que ça demande du courage d’entendre les gens rire à nos dépends. Si vous avez besoin de soutien, n’hésitez pas



Quoi? Je suis certaine qu’elle en souffre, et que c’est pour cette raison qu’elle est aussi désagréable! L’altruisme, ça te parle?

En attendant l’arrivée de Sage, Ninon écoutera les triplettes reprendre la paroles pour répondre à ses interrogations, avant que son sourire ne s’efface de sur ses lèvres et que ses couleurs ne quittent ses joues pour la laisser livide...

_______


La chute… la chute… la chute…
Elle avait pourtant été aussi douce que de se glisser dans un lit et de se fondre avec les draps frais. Il y avait eu cette sensation presque agréable, comme juste avant le sommeil, quand l’esprit veillait encore à peine, alors que le corps avait déjà lâché prise depuis longtemps. Ninon se sentit perdre pied en se dissolvant dans la matière jusqu’à ce que toute sensation eut complètement disparu. Même penser devenait compliqué, et si elle avait été paisible, elle aurait pu s’endormir, jusqu’à n’être plus qu’une pensée diffuse, et s’éteindre sur la vision pâle du ciel. Mais paisible, elle en était loin. Paniquée jusqu’à l’angoisse, la tache d’encre qu’elle formait au sol vrilla, trembla et se tordit comme si elle avait été prisonnière sous la glace. Par moment, une partie s’étirait, comme si le corps de Ninon fut prisonnier à l’intérieur de cette chose hermétique et qu’il cherchait à s’en échapper par des coups de poing et de pied. L’ombre s’agita de plus belle, et la terre gondola sous elle. Tremblante et déformée comme un électrocardiogramme qui s’affolait, elle s’élança sur un arbre qui vacilla en grinçant alors que des oiseaux s'échappèrent d’entre ses branchages en piaillant. Elle hurla elle aussi, elle essayait... Mais aucun son ne se fit entendre, car sous l’eau, empêtrée dans ce mazoute, aucun son ne pouvait sortir. Elle retomba au sol en se débattant, et une main aux doigts écartés sembla même se tendre avant de se volatiliser dans la forme incertaine qui se recroquevilla sur elle-même.
Et puis, quelque chose était venu, comme une main tendue dans l’obscurité, un corps auquel se raccrocher. Un gant et une cascade de cheveux noirs, des yeux pâles, comme le ciel.


Terrifiée, Ninon déglutit.

_ Je crois que je me souviens. Mais comment je vais faire si je n’ai plus de corps?

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MessageSujet: Re: Beyond Blue Eyes {Ninon Lenoir}   Mar 14 Juil - 22:37

Les réactions de Ninon sont en adéquation avec les trois différents rôles et leurs interactions ; interactions qui semblent même l’amuser, à un moment. Elle obtempère néanmoins, malgré quelques hésitations, et tente même de se rendre présentable dans sa tenue allégorique. Tentative méritoire mais relativement futile considérant la longueur de la jupe, bien qu’aucun commentaire autre que le penchement sur le côté d’Ema Nymton ne soit fait.

Les trois hétéronymes considèrent l’absence de souvenir à leur manière et laissent l’adolescente tenter de remettre ensemble les pièces du puzzle. Le parc, le sourire, l’entrainement… elles se souviennent quand bien même ce n’est pas réellement « leur » souvenir. La théorie les fait également réagir différemment, Diana regardant Tessa alors que cette dernière reste immobile et qu’Ema se contente de lever les yeux au ciel ; ce n’est pas incohérent du tout mais il est vrai qu’aucune d’elle n’a de réelle preuve que ce ne soit pas un rêve de Ninon. D’un autre côté, prouver quelque chose dans un espace onirique est bien plus complexe qu’il n’y parait. Néanmoins, la semi-blonde est prête à en rajouter une couche dès que le fait de rêver de trois exemplaires altérés de Sage est évoqué : en effet, les trois exemplaires sont tous suffisamment particulier pour lui permettre d’enfoncer une fois de plus le clou vis-à-vis de la tenue du HellFire Club. Et du fait qu’elle soit inimitable mais la meilleure défense étant l’attaque, cela passe après.

- Oh ! Et tant que j’y suis, j’aimerais clarifier quelques points. Entendons nous bien, je n’ai jamais rêvé de Sage en tenue… tenue…

Tessa hoche légèrement la tête à l’affirmative alors que l’adolescente la regarde, amusant légèrement Diana tandis qu’Ema grimace peu convaincue, portant une main à son flan. Sa réplique est néanmoins tuée par la question suivante.

- Moi je sais… ricane-t-elle avec amusement, s’attirant la magnifie ignorance de ses deux ainées qui restent les sujets d’attention de Ninon.

Le sourire d’Ema s’agrandit encore à l’évocation de « Mlle Rena », cette dernière haussant les sourcils et fixant son interlocutrice. Les sourcils se rabaissent bien vite de contrariété cependant, la française n’ayant évité une première maladresse que pour mieux accomplir une seconde ; au grand amusement de la semi-blonde.

- Moi je sais…

- Jésus Marie Joseph, je suis désolée, je ne voulais pas vous vexer, ce n’était pas contre vous ! Je… je… Je vous aime bien en plus. Vous avez un beau sourire et de la répartie !

Les sourcils blonds de la blonde en bleu remontent à nouveau et elle hésite à répondre, finissant par simplement sourire en hochant légèrement la tête. Ema sourit également, laissant la bonne ambiance s’installer en attendant la prochaine ouverture pour revenir sur le devant de la scène. Et c’est ce qui arrive l’instant d’après, quand c’est vers elle que se tourne Ninon. Le visage de la semi-blonde semble d’abord perplexe puis à mesure que l’adolescente cite son Curriculum Vitae il s’atterre, les choses devenant si facile qu’elles n’en ont plus aucun intérêt, puis lorsque vient la charge c’est de l’amusement qui passe sur ses traits.

- Hématome, bien trouvé ; sans doute parce que tu crains que je t’en fasse un pour cette tirade. Y’a pas de soucis, je n’aime pas la violence quand elle m’implique directement. Et ma main sur ta face, on en revient à l’hypothèse précédente mais c’est déjà moins bien. Emasculé… on va rester dans du NC-17 même si c’est un peu original. C’était pas du tout ça le trait d’humour mais c’est bien tête, brave bête. Dites les filles, on peut la garder ?

La porte de bois, située à l’opposée du lit et de la fenêtre, laisse échapper un lourd bruit de loquet. Face au silence imposé, Tessa, jusqu’à lors observatrice silencieuse et en retrait, se met en marche vers la fenêtre et regarde au loin à travers celle-ci. Ema prend une inspiration et soupire, déçue de ce signe qui est plus que signifiant pour elle. Diana, quand à elle, regarde Ninon pour lui expliquer.

- Sage vient de déverrouiller la zone où on se trouve. Elle ne devrait pas tarder à s’endormir. Tu voulais une preuve que tu es dans son subconscient ?

- Et bien tu vas en avoir une.

- Nous allons nous rendre dans un de ses rêves,
conclu Tessa, en parfaite suite des deux autres.

Comme une seule personne, les trois hétéronymes se tournent vers Ninon alors que Diana se lève avec la volonté de l’entrainer à son côté, n'obtenant aucune réaction de la part de l’adolescente jusqu’à ce que cette dernière se décompose de terreur. La blonde grimace à la question tandis que la semi-blonde lève les yeux au ciel. Seule la noire reste impassible et prend la parole.

- Votre corps a été décomposé par les effets secondaires de votre gène X ; c’est une conversion et elle est réversible. Le risque, généralement, consiste en une dispersion de l’esprit une fois qu’il n’est plus rattaché à une matrice cérébrale. Une fois revenue à la conscience, vous allez devoir réussir à maintenir votre esprit cohérent et trouver le processus inverse afin de reconvertir la matière psychique en matière physique, vos « ombres » en chairs.

- En simplifié,
reprend Diana, ton corps n’a pas cessé d’exister, il est juste composé d’une matière compliquée et tu vas devoir faire la conversion inverse pour qu’il redevienne normal.

- De préférence hors de notre corps car les probabilités de résultat dans un tel cas sont peu ragoutante et tu ne veux rien en savoir.

- Si vous craignez d’échouer, nous pourrons intervenir afin de « forcer votre réussite ». Et par nous, il faut entendre « Sage ».


Si le visage de Tessa reste impassible, celui des deux autres s’assombrit légèrement ; de résolution pour Diana et de malaise pour Ema. Néanmoins aucun commentaire n’est fait entre elles ou sur ce sous-entendu qu’elles sont les seules à comprendre et la blonde reprend rapidement, essayant de lever Ninon et de la mettre en confiance à nouveau.

- Ça va bien se passer, tu verras. Si Sage te propose une information comme carotte pour réussir, demande-lui pourquoi ses lunettes sont rouges.

Les trois hétéronymes sourient, à divers degrés mais leur geste est une fois de plus partagé, puis Tessa s’éloigne de la vitre pour s’en aller ouvrir la porte. Après un regard à Ninon, Ema suit le mouvement tandis que Diana attend que l’adolescente le fasse également pour l’accompagner. Une fois l’ouverture de bois déblayée, on aperçoit une colline verdoyante et un chemin pavé descendant jusqu’à un village en contrebas. Difficile d’estimer la distance, le plus troublant restant que ledit village semble être le même que celui visible depuis la fenêtre à l’autre bout de la pièce.

- Un petit conseil, averti Ema alors qu’elle sort la première, ne touche plus à rien à partir de maintenant. Et cherche pas la cohérence, y’en a pas.

Laissant passer les deux blondes, la noire s’en referme la porte pour se retrouver avec elle au pied de cette immense tour fortifiée dont la base carrée repose sur une colline en plein centre d’une ville de pierre et de bois ; ce n’est pas tant médiéval, malgré les remparts qui servent de bord de monde à ce microcosme, que fait avec des matériaux facilement trouvables et récupérables. Prenant la tête du groupe, ou plutôt du trio puisqu’Ema n’attend réellement les autres avant de suivre le chemin, Tessa entreprend de guider le tout en expliquant.

Il leur faut un instant comme une éternité pour arriver entre les bâtisses où se déplace une foule hétéroclite de gens de toutes origines, aussi bien ethniques que sociales, vaquant à des occupations mystérieuses. Personne ne discute, personne ne s’arrête, quand bien même les comportements sont des plus naturels. Il est un nombre de demeures égal  à celui des projections en ce lieu, certaines étant transparentes et sans couleur telles des bulles formant la structure mais n’ayant plus rien à l’intérieur, tandis qu’un certain nombre d’autres bâtiments sont à thème : une archive, un cinéma, un cabinet de médecine… le tout dans la même architecture que le reste.

- Tous ses personnes sont des gens réels, commence Tessa. Les maisons, ce sont les informations que nous avons sur eux et les projections la perception que l’on en a. Les autres bâtissent compilent chacune des données sur un sujet précis.

- Les effacés, se sont des informations qu’on sait avoir sans plus s’en souvenir,
rajoute Diana, toujours au côté de Ninon.

- OUAIS, cri d’un peu plus loin Ema, se retourna pour marcher à reculon. Elles ont été enfermées dans la forteresse, où on était aussi !

- Notre cerveau fonctionne avec différentes zones de protection, comme un pare-feu,
reprend la première. D’où les murailles que tu vois et le château. Egalement, il stocke les informations bien plus efficacement et peut en contenir bien plus qu’un cerveau humain.

- Si tu veux une conceptualisation simple, tu te trouves dans un ordinateur.

- Techniquement, tout cerveau est un ordinateur biologique, juste que le notre c’en est un superordinateur !


Une balade touristique, c’est une balade touristique à destination d’un terrain vague au cœur de cette cité mentale des plus ordonnées : comme un parc en son sein, la surface est relativement grande et dénote complètement, présentant un décor aussi changeant qu’exotique. Présentement, il y a les racines de montagnes sur lesquelles grimpent des arbres d’altitude et que toutes les projections évitent le plus naturellement du monde. Elles seules s’y dirigent, Ema s’arrêtant pour les attendre à l’orée du théâtre à ciel ouvert. Les deux mains sur les hanches, elle inspira un grand coup puis pencha la tête sur le côté en poussant le bassin à l’opposé.

- Bon… on attend qu’elle devienne lucide ou on tente le coup ?

S’arrêtant à côté de la semi-blonde, la noire reste immobile et impassible un instant avant de se tourner vers Ninon. Elle la détaille un instant de plus avant de prendre la parole.

- Mademoiselle Lenoir a peut-être eu son content d’émotions fortes pour la journée. Ai-je tord ?

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MessageSujet: Re: Beyond Blue Eyes {Ninon Lenoir}   Dim 26 Juil - 20:49

Alors que Ninon et les triplettes quittaient la chambre de Sage, enfin ce que Ninon assumait comme étant la chambre de Sage, pour s’engager sur le petit chemin pavé menant au village en contrebas de la colline, la française resta pensive, l’air absent. Malgré le combo précaire formé par les pavés au sol, et les talons à ses pieds, qui aurait mérité un tantinet plus d’attention, il y avait toujours ce point épineux au sujet du retour dans son corps qui occupait ses pensées. Lady Tess avait bien essayé de lui expliquer, mais encore une fois avec des mots trop compliqués pour l’esprit déjà embrumé de la petite Nini paniquée. Alors sur le coup, elle n’avait pu que la regarder avec inquiétude, ses yeux brillants et écarquillés, et un “C’est grave docteur?” à peine dissimulé dans le fond de ses prunelles perturbées. Il avait fallu plus de simplicité, aller droit au but, et c’était Diana qui avait trouvé la solution en lui résumant la situation.
Son corps avait… changé de matière? Petite Nini Jolie n’était donc plus constituée de chair et d’os, mais d’autre chose. Et malheureusement, même si elle aurait aimé qu’on lui annonce qu’elle avait été changée en sucre et en paillettes, son petit doigt lui disait qu’elle était loin de la réalité… Bien loin. Tessa avait parlé d’ombres. Alors c’était ça?
Avait-elle réellement disparu du monde en trois dimensions, où tout n’était que sensations et lumières, pour ne devenir que cette tâche sombre et déformée qui la suivait en permanence, où qu’elle se trouve et où qu’elle aille? S’était-elle évaporée pour ne plus être qu’un reflet vague de la réalité?
Non, pas tout à fait… et elle réussirait à retrouver son corps, Diana l’avait affirmé, même si Ema s’était montrée plus septique quant à la dangerosité de l’opération. “Hors de notre corps”, oui, cela avait sonné comme une évidence, car Ninon n’aurait pour rien au monde voulu blesser Sage, même par mégarde. Elle accepterait son aide, mais de loin… de très loin.
Et puis il y avait eu autre chose, cette histoire de carotte qui n’était pas claire. Ce n’était presque rien, juste un tout petit doute, un minuscule “Et si”… Et si Sage n’avait rien trouvé d’autre pour la faire progresser, que de lui offrir des informations comme récompense à chaque exercice réussi pour… “satisfaire sa curiosité”? Ce n’était pourtant pas une question de curiosité, en tout cas pas de curiosité à satisfaire, car pour Ninon c’était juste la chose la plus normale du monde que de vouloir connaître d’avantage les êtres avec lesquels elle se liait d’amitié.
Aimer apprendre à connaître l’autre, et aimer apprendre à se laisser connaître, deux principes inhérents au concept d’amitié.
Mais si Sage se servait de ses informations comme d’une carotte, qu’est ce que cela changerait? L’amitié n’était-elle alors qu’une vulgaire récompense?
Ninon secoua la tête, incapable de se résoudre à penser que les gestes de Sage jusque là puissent avoir été dénués d’une quelconque affection. Elle tenta à la place de se concentrer sur le chemin de pavé qui n’en finissait pas et sur laquelle elle se tordit une première fois la cheville.

Rrhaaa!

Mais il restait encore un point sensible… C’ETAIT QUI LA BRAVE BETE?!

Rrhaaa! Résidu de péroxyde d’hydrogène! Arachide germé! Mnm’s bicéphale!

Mais la blondinette n’eut pas le temps de penser d’avantage au plat froid que serait sa vengeance, qu’elle et ses trois guides étaient déjà arrivées dans les rues de la petite ville où grouillait une vie bien singulière. La foule, complètement silencieuse, semblait s’affairer dans un petit monde à part, sans même se préoccuper des trois Sages ainsi que de Ninon, même si celle des 4 qui aurait définitivement du faire tourner les tête était Lady Tess. Mais non, pas un battement de cil, pas un regard, pas un mouvement rien, le fait d’avoir une dominatrice SM déambulant tranquillement au milieu de la foule semblait tout à fait normal. Ninon l’écouta d’ailleurs lui présenter les lieux, tout en levant le nez en l’air pour observer ce nouveau décor. Elle apprit donc que tous ces gens qui s’animaient sans but précis sans se parler n’étaient en fait que les avatars des personnes que Sage avait rencontré, et que les maisons représentaient en quelque sorte les dossiers où elle stockait les informations collectées sur chacune d’entre elles. L’espèce d’une seconde, Nini se demanda si elle avait elle aussi sa propre maison ici, ainsi que sa petite “poupée” qui gambadait gaiement quelque part dans l’une des rues de ce village. Elle gloussa pour elle, amusée.

_ Ca serait marrant de se croiser. Avant de se tordre la cheville sur seconde fois… Rrrhh… Concentrée sur la route Nini, concentrée…*

Plus intrigant encore, elle remarqua ici et là des formes transparentes, de bâtiments et d’habitants, semblables à des figurines de cristal. Les “effacés”, lui avait expliqué Diana, qui était restée au près d’elle depuis qu’elles avaient quitté la chambre, tout du long de la visite, jusqu’à maintenant. Assez étrangement, elle était peut-être la plus blonde des triplettes, mais elle était présentement celle avec laquelle Ninon se sentait la plus en confiance. Mlle Renard avait toute la douceur simple de ce petit côté naturellement maternel qui suffisait à l’amadouer. Elle était aussi certainement celle des trois à être la plus proche de Sage, du moins de la Sage qui Ninon avait appris à connaître, plus réservée qu’Ema, mais plus chaleureuse que Tessa.

_ …, ce sont des informations qu’on sait avoir sans plus s’en souvenir.

_ OUAIS. Elles ont été enfermées dans la forteresse, où on était aussi !

_ Notre cerveau fonctionne avec différentes zones de protection, comme un pare-feu. D’où les murailles que tu vois et le château. Également, il stocke les informations bien plus efficacement et peut en contenir bien plus qu’un cerveau humain.

_Mais j’ai du mal à comprendre… Pourquoi Sage voudrait-elle garder des informations “effacées” dont elle ne se souvient plus dans un endroit sécurisé? C’est bien ce que la forteresse est, une protection supplémentaire? La logique veut que l’on oublie ce qui n’a pas d’importance, et qu’on l’on garde ce qui en a, non?

Dans le village, entre les maisons et les gens, il y avait aussi d’autres bâtiments plus spécifiques qui chatouillèrent la curiosité de la française.

_ Si tu veux une conceptualisation simple, tu te trouves dans un ordinateur.

_ Techniquement, tout cerveau est un ordinateur biologique, juste que le notre c’en est un superordinateur !

A la limite, trouver des archives à l’intérieur d’un esprit pouvait sembler relativement logique, par contre un cabinet de médecine l’était un peu moins...

_ Je … pense comprendre. En fait, l’esprit de Sage marche un peu comme Facebook, sauf qu’on n’a pas à signer le contrat qu’on ne lit jamais… Mais on y a nos avatars, nos informations et même des applications, j’ai vu un cabinet de médecin dans l’autre r… Oh vous avez vu, il y a même un cinéma!
Je me demande quels films sont au programme… Aieuh! Rha fichus talons!
...
Et vous pensez qu’il y a aussi un salon de thé? Même si Sage ne l’a jamais avoué, elle aime le chocolat chaud, alors ça serait normal que l’idée monopolise une partie de ses pensées.


Les 4 jeunes femmes abandonnèrent ensuite la foule qui continua son petit manège, alors qu’elles se dirigeaient vers un parc inanimé, et bordé d’arbres, ce qui Ninon déduisit comme étant une autre partie du cerveau de Sage… Mine de rien elle comprenait vite la Nini!

Ne nous emballons pas…

_ Bon… on attend qu’elle devienne lucide ou on tente le coup ?

_ Mademoiselle Lenoir a peut-être eu son content d’émotions fortes pour la journée. Ai-je tord ?

_ Mon content d’émotions fortes pour la journée? Je ne suis pas en sucre! Et puis c’est la premières fois que je me retrouve ailleurs que dans ma tête, et je crois même ne jamais m’être retrouvée de cette façon dans ma propre tête.
Vous aviez parlé des rêves de Sage tout à l’heure, c’est là où on va?


Même si la situation était inédite, Ninon hésita tout de même quelques secondes en perdant son sourire pour prendre une expression plus concernée.

_Vous… vous êtes sûres que Sage cautionne le fait qu’on aille jeter un oeil dans ses rêves? Parce que vous à la limite, elle ne dirait rien, mais moi… Ca me fait penser au moment ou Harry Potter atteint les souvenir de Snapes sans faire exprès, ce qui le met en colère parce qu’il ne voulait pas qu’il sache que quand il était jeune, James, Sirius et Peter le martyrisaient…
Enfin tout ça pour dire que je ne veux pas mettre Sage en colère, ou simplement dans l’embarras en voyant des choses qu’elle n’a pas décidé de me montrer.
Même si je sais bien que vous êtes elle, et qu’elle est vous, je la vois dans vos traits, mais j’ai du mal à la reconnaître complètement en vous, malgré vos similitudes.
Vous êtes apparues il y longtemps dites?


Et puis ce fut le drame, le cailloux en trop, la motte de terre excédentaire… Qui fit se tordre la cheville de Nini en plein changement d’appuis. Elle grimaça en grognant, et en ronchonnant un peu aussi...

_ Et pourquoi les talons à paillettes?! On est dans le subconscient de Sage, c’était son idée de m’habiller comme Miss America?

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MessageSujet: Re: Beyond Blue Eyes {Ninon Lenoir}   Ven 31 Juil - 14:51

Ninon est un numéro, lorsqu’on passe outre les doutes qu’elle peut taire ; perturbée mentalement par l’aventure, ce qui est relativement normal d’ailleurs, mais également perturbée physico-psychiquement puisque même dans un lieu allégorique elle arrive à se faire mal. La prochaine fois, elles iraient en volant puisqu’après tout, il n’y avait aucune gravité en ce lieu, seulement l’habitude de marcher à terre. Mais c’est là un détail, quand bien même il s’avère récurrent.

- Mais j’ai du mal à comprendre… Pourquoi Sage voudrait-elle garder des informations « effacées » dont elle ne se souvient plus dans un endroit sécurisé ? C’est bien ce que la forteresse est, une protection supplémentaire ? La logique veut que l’on oublie ce qui n’a pas d’importance, et qu’on l’on garde ce qui en a, non ?

Question logique dont la double réponse n’est jamais donnée, explicitement du moins. Les hétéronymes ont peut-être un comportement différent mais elles n’en restent pas moins Sage et donner des informations n’est jamais gratuit ou le fruit d’une simple bonne volonté. Se laisser observer dans son comportement naturel, oui, se laisser découvrir en donnant des informations, non ; toute information a une valeur et les personnelles sont tues par habitude. S’il est plus facile de mentir que de dire la vérité, il est également plus facile de ne rien dire que de dire sa vérité. A de nombreux points de vue les hétéronymes sont un mensonge quand bien même elles savent beaucoup de vérités.

L’esprit de Sage marchant comme FaceBook, voici qui fait rigoler Ema, dépite Tessa et laisse perplexe Diana ; oui pour les avatars et les informations, d’une certaine manière, mais pour les applications… c’est bien plus complexe. Tout comme les films au programme, chose qu’aucune ne prend la peine d’expliquer puisqu’approchant de leur objectif. Et puis cela fera de la discussion avec la véritable personnalité, le fonctionnement de son esprit.

- Et vous pensez qu’il y a aussi un salon de thé ? Même si Sage ne l’a jamais avoué, elle aime le chocolat chaud, alors ça serait normal que l’idée monopolise une partie de ses pensées.

Les sourires se font à l’unisson comme ceux d’une même personne, quand bien même leurs amplitudes sont différentes.

- Un salon de thé avec des beignets… ça serait le pied, imagine Ema, dans son monde.

- Bonne observation, Mademoiselle Lenoir, reprend Tessa, légèrement contente de cette preuve d’observation et de déduction de la part de la française prouvant qu’il n’est pas besoin de donner les informations pour qu’elles soient comprises.

- Il doit y avoir une cuisine, oui, néanmoins ça n’a jamais intéressée aucune de nous, conclue Diana, alors même qu’elles en arrivent aux frontières du rêve et reprennent les paroles comme prévu.

Ema sème le doute, Tessa laisse l’occasion à leur invitée de décider et Diana se tait, une sorte d’ordre naturel des choses. Ninon, elle, s’offusque de la supposition et explicite sa position, amusant la semi-blonde en tenue rouge.

- Vous aviez parlé des rêves de Sage tout à l’heure, c’est là où on va?

- Oui. C’est à cela qu’on fait face, expose Tessa, tournée vers l’adulescente, tout en désignant d’une main le changement de décor à quelques mètres d’elles. Sage c’est endormie et nous devons profiter de son rêve pour entrer en contact avec elle.

- Vous… vous êtes sûres que Sage cautionne le fait qu’on aille jeter un œil dans ses rêves ? Parce que vous à la limite, elle ne dirait rien, mais moi…

Les visages perdent de leur expressivité alors que les hétéronymes écoutent l’exemple littéraire et cinématographique donné pour expliqué un sentiment qu’elles comprennent parfaitement. Ninon n’aurait jamais pu atteindre les souvenirs de Sage néanmoins sont raisonnement est valable vis-à-vis des rêves, qui peuvent être tout aussi personnels ; une donnée que les trois constructions mentales ne prennent pas réellement en comptent, conscientes que de toute façon elles n’auront pour mémoire que les données qui leur seront données dans ce cadre. Elles sont des reflets déformés, rien de plus, là où l’adulescente est une personne à part entière. C’est pour cela que cette dernière ne peut reconnaitre complètement Sage en elles malgré les similitudes ; et c’est pour le mieux, sinon elles seraient inutiles.

- Vous êtes apparues il y longtemps dites ?

- Impossible à dire, répondent les hétéronymes à l’unisson, alors même que l’adulescente réussit à se tordre de nouveau la cheville sur un simple changement de pied, attirant les trois attentions mais aucun commentaire.

- Nous n’apparaissons pas spontanément, reprend Tessa, dirigeant les explications. Nous ne sommes pas comme vous, une perception inconsciente que l’on a de nous-mêmes. Nous sommes construites et retravaillées, il peut y avoir plusieurs versions de nous fonction des modifications qui nous sont apportées. Vous, vous êtes une projection astrale, une matrice de votre conscience prenant la forme sous laquelle vous vous percevez vous-même.

- Sage n’est donc pour rien dans ton apparence,
poursuit Diana, traduisant. Ni Ema d’ailleurs, même si cela serait bien son style. C’est juste qu’inconsciemment, tu te perçois comme « Miss America ».

- Je confirme Madame Renarde,
surenchérie la concernée avec vivacité. Et j’ajoute que tu n’y es pour rien si Sage a des penchant SM, Blonde et Géniale. Elle nous a construites ainsi et nous n’avons pas de réelle projection astrale, nous sommes des modifications de la sienne au mieux. Enfin, dans son cerveau ; après dans tes rêves je ne sais pas.

- Mais pour répondre à votre seconde question, il nous est impossible de savoir précisément quand nous avons été créées.

- D’autant plus que cela prend du temps.

- Parlez pour vous, moi je suis sur que Sa’ était très inspirée et m’a faite très rapidement, c’est pour ça que je suis aussi vive et appréciée !

- Pour ma part, j’ai au moins quatorze ans et je suis restée active durant une douzaine d’années,
impose Tessa afin qu’Ema se taise. Diana est cadette mais n’a jamais été active, et Ema…

- S’active de temps à autre, la dernière fois c’était en projection astrale à travers le Cérébro, c’était classe. J’ai jouée les officiers de la NYPD auxiliaire et…

- Tu auras du rester à la circulation, c’est le seul endroit où tu ne gesticules pas pour rien,
coupa Diana avec un air de défi amusé.

- Il suffit, toutes les deux. Pour répondre à votre première question, Mademoiselle Lenoir, ce qui serait le plus déprécié par Sage n’est pas que vous jetiez un œil dans son rêve, tout personnel qu’il soit il est forcément un désir conscient ou conscient pour nous permettre de le faire sans quoi nous en défendrions l’accès…

- Mais c’est le fait que son rêve puisse être dangereux pour toi qui lui poserait problème. Nous sommes capables de te défendre face à ce qui peut s’y trouver cependant si mourir dans un de ses propres rêves signifie se réveiller…

- Mourir dans celui d’une autre personne c’est mourir définitivement. Et comme tu tiens déjà pas sur tes pieds, l’Afgha c’est déconseillé,
reprend Ema avec un étonnant sérieux, avant de redevenir égale à elle-même. Pas que je ne fasse pas confiance à Madame Renarde pour assurer ta sécurité mais tant que Sage n’est pas lucide y’a un risque. T’y finiras forcément, pourquoi se presser ? Tu peux attendre que ça soit safe.

- L’une d’entre nous suffit à guider Sage. Vous pouvez attendre ici que l’on revienne ou partir la chercher, c’est votre choix Mademoiselle Lenoir.


C’est là le seul point où les hétéronymes sont d’accord : le choix de Ninon. Les désaccords entre eux signifient une chose très simple que pourtant Sage ne manifeste jamais.

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