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 Un café le matin, il n'y a que ça de vrai! [Yitzhak + Libre]

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MessageSujet: Un café le matin, il n'y a que ça de vrai! [Yitzhak + Libre]   Jeu 4 Juin - 14:21

Hmf....l’alarme de mon téléphone me ramène à la réalité. Pourquoi ce n’est pas mon radio-réveil qui sonne? Ah c’est vrai, je ne suis pas chez moi ! Pendant un instant, j’ai oublié que j’étais resté ici pour la nuit. J’avais mis le réveil pour 7h00, je m’en souviens bien maintenant. On m’a attribué cette chambre, mais je n’y suis pas encore vraiment à l’aise. Je suis encore un étranger pour la Confrérie...

  Bon, assez rêvasser je ne vais pas rester ici indéfiniment! Il y a une armoire à ma disposition pour avoir des affaires de rechange ici, mais je n’ai encore rien amené. Je suppose que pour beaucoup cet endroit est leur seul chez-soi. Une fois mes vêtements d’hier enfilé, un jeans gris foncé et une chemise noire légèrement froissée, je sors dans le couloir. Où notre guide végétal  avait-il indiqué le réfectoire encore ? Mm...oui, ça semble être ici. Je sais que tout le monde n’est pas forcément matinal, mais cet endroit est quand même très calme. Avec la « sobriété métallique » de l’endroit, on se croirait presque dans un film d’épouvante, où un tueur en série surgirait de nulle part. Je ne sais pas trop comment ça marche par ici, mais vu qu’il n’y a personne je vais me permettre de me servir. Je commence par préparer du café, j’en prévois pour plusieurs personnes, on verra bien.

  Mon regard part dans le vague pendant que je mets à penser... Comment me rendre utile ici ?  Je veux dire, je veux vraiment aider la Confrérie à aider la cause mutante, mais d’un autre côté ce n’est pas comme si ma mutation pouvait vraiment faire beaucoup... Je crois que ce que la Confrérie a besoin pour l’instant, c’est de faire comprendre qu’ils pas juste des criminels qui abusent de leurs pouvoirs. Il faut marquer les esprits en bien, sans effusion de sang. Je réfléchirai à ça tiens...  Après tout, je n’ai peut-être pas la faculté la plus utile, mais je peux contribuer à ma façon.
 
  Je fais un peu les quatre cents pas dans la pièce en attendant que le café soit prêt. Je me sens un peu penaud, à attendre comme un idiot mon café dans la planque d’une des organisations les plus recherchées au monde. Mais au moins j’ai une raison d’être là. Une fois mon café bu, je ferais quoi ?  Le mieux serait d’essayer de rencontrer un peu les autres confréristes, après tout je vais cohabiter avec eux la moitié du temps dorénavant. Je suppose qu’ils ne doivent pas être très nombreux pour l’instant, vu ce que nous avait dit Greenbane, d’un côté c’est une bonne chose je pense: il sera plus facile pour Dam’ et moi de nous familiariser avec eux.  Et pendant que je pense à ça, une drôle d’idée me vient à l’esprit: et si Magnéto débarquait à moitié endormi en pyjama, me demandant de lui servir une petite tasse de café ? Un petit rire m’échappe pendant que j’imagine la scène. Je crois que je serai prêt à payer pour voir ça !
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Yitzhak Anavim
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MessageSujet: Re: Un café le matin, il n'y a que ça de vrai! [Yitzhak + Libre]   Mer 10 Juin - 20:17

Généralement, quand je suis réveillé à 7h du matin, ça veut dire que je n'ai pas encore dormi et que je ne vais pas tarder à me coucher. Là, c'est un peu différent, j'ai fait une nuit blanche la nuit dernière pour rattraper mon retard sur un projet d'année à rendre absolument avant 18h. Moi et les dates, ça a toujours été moyen mon fort, mais je tiens pas à rater mon année. Du coup, je suis tombé raide mort de fatigue après et, forcément, à 7h, je suis réveillé. Ces dernières semaines, on m'a assez peu vu au QG de la Confrérie. Genre, c'est pas comme si j'avais grand-chose à y faire. J'y suis précisément retourné bosser parce que c'est foutrement tranquille. Je ne vais pas dire que je m'en plains dans l'immédiat, ça m'aide à rester concentré sur les études, et puis je suis d'humeur assez blasée. Faire assassiner une petite frappe anti-mutant, c'était drôle, mais ça reste un coup d'épée dans l'eau sans plus d'efforts, puis ma vie est navrante. J'ai beau me dire que je suis parfaitement mieux tout seul, je garde en travers mon dernier échec « sentimental ». Enfin, c'est pas allé bien loin, ça remonte déjà à l'hiver mais quand même, j'étais prêt à me dévoiler. Ça faisait longtemps que je ne m'étais pas livré et j'ai bien senti qu'avec une vie comme la mienne, les gentils garçons bien sur eux, les confidences mignonnes et tout ça, c'est terminé. J'vois même pas quel genre de belle histoire on pourrait construire avec moi d'ailleurs. Donc ouais, les études, la vie d'étudiant faussement normal, c'est bien aussi. Je me suis un peu éloigné, j'ai manqué de sérieux, fait des fêtes chez des camarades de promo que je peux même pas encadrer en vrai pour me persuader que, mais oui, je peux aussi être un jeune de dix-neuf ans parfaitement normal, aussi connement insouciant que les autres. Ce rythme, c'est cool un mois, deux mois… Puis on s'en lasse en fait ou, plutôt, je m'en lasse. Je n'aime pas qu'une chose se répète trop souvent, et je constate que je suis content de me réveiller à la confrérie, en confrériste et non plus en étudiant en ingénierie.

Je réalise très vite que j'ai super faim. Forcément, j'ai bossé en continu et je me suis endormi sans manger. Vu mon état de fatigue, j'avais pas la tête à « avoir faim », de toute façon. Hier, j'ai rien avalé de plus qu'un paquet de chips et, d'ailleurs, il est vide maintenant. Faut que je me traîne à la salle à manger, que j'imagine vide par avance. Du coup, je fais assez peu d'efforts vestimentaires à part enfiler un t-shirt et un pantalon de jogging au cas où papy fougère traînerait dans les parages. Je suis même pas coiffé. Même si je me sens bien réveillé, je ne pense pas avoir une mine encore super fraîche non plus, mais bon, je me dis que ce n'est absolument pas grave jusqu'à ce que je sente une odeur de café. C'est pas la fougère, elle boit que de l'eau. Un peu plus curieux, j'entre dans la pièce pour faire ma première vraie rencontre avec un des jumeaux. Pour l'instant, je connais surtout le dossier des deux nouvelles recrues, des jumeaux assez sympa pour éviter d'avoir le même look et plutôt assez hot, ce qui laisse le choix entre le type sexy sauvage, ou le sexy intello. J'avoue, je sais pas trop ce que je préfère, j'ai toujours été moi-même très partagé entre ces deux extrêmes. Là, j'ai le plus intello. Je lui fais un sourire, je regrette comme une meuf débile de pas m'être au moins passé un coup d'eau sur la tête, et je réactive mes souvenirs pour avoir l'air au courant.

– Tiens, j'ai l'impression qu'il faut vraiment descendre ici à des heures improbables pour rencontrer les nouveaux. – Morgan m'avait fait le même genre de coup il y a quelques mois. - Hello… Brian… c'est ça ? Moi c'est Yitzhak, Zack, Yit, Cymrod, comme tu préfères… Je ne sais pas si tu as déjà un peu entendu parler de moi. Qu'est-ce qui te faisait marrer ?

Ouais parce qu'il m'a semblé entendre un rire en arrivant. Or, le mec est tout seul, donc c'est un peu bizarre. Mais je me doute que c'est le genre d’hilarité gênant qu'on a quand on pense être tout seul, alors je peux difficilement résister à la tentation de le mettre un peu mal à l'aise. Plus pensif, je commence à ouvrir tous les placards pour me donner de l'inspiration. J'hésite. Est-ce que j'ai vraiment envie d'un petit déjeuner, ou d'un dîner ? Dans le doute, j'attrape du pain, des céréales, du lait, du fromage, du houmous et un soda. Un petit-dej'-dîner ultra équilibré quoi. Mon estomac me dit aussi de mordre directement dans le fromage sans me poser de question. Je me sens obligé de m'expliquer un peu juste après :

– Désolé, je voudrais pas me faire une réputation de pilleur de frigo hein, c'est juste que j'ai pas mangé hier, j'avais des devoirs à la bourre.

_________________

Scipion : Je puis nier une chose sans me croire obligé de la salir ou de retirer aux autres le droit d'y croire.
Caligula : Mais c'est de la modestie, cela, de la vraie modestie ! Oh ! cher Scipion, que je suis content pour toi. Et envieux, tu sais... Car c'est le seul sentiment que je n'éprouverai peut-être jamais. [Caligula, Camus]


Dernière édition par Yitzhak Anavim le Mar 16 Juin - 20:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un café le matin, il n'y a que ça de vrai! [Yitzhak + Libre]   Lun 15 Juin - 19:12

Alors que je me verse une tasse de café - sans lait et sans sucre, « à la dure » -, une autre personne  rentre dans la pièce, l’air pas tout à fait réveillée. Un jeune homme en fait, mais il m’a l’air bien jeune pour se retrouver dans ce genre d’endroit.  Il doit avoir quoi, la vingtaine ? Et-il seulement majeur ? J’avoue être assez étonné.  Il n’a pas vraiment la tête de l’emploi! Ni le corps d’ailleurs, il a l’air un peu maigre.  Pendant que je continue comme un idiot de le dévisager, il me dit avec un sourire:

– Tiens, j'ai l'impression qu'il faut vraiment descendre ici à des heures improbables pour rencontrer les nouveaux.

Je lui rends un sourire et réponds sur le ton de la plaisanterie :

- Si je savais qu’ici on a pour habitude de se réveiller plus tard, je serai encore rester dormir un peu!

J’espérais pouvoir profiter de la matinée pour rencontrer les autres membres mais c’est évident que la Confrérie n’a pas des heures de bureaux. Les gens ont une vie au delà de ces murs.

-Hello… Brian… c'est ça ?  Je hoche la tête en signe d’affirmation. Je me demande ce qu’il connait déjà de moi. Ça ne m’inquiète pas tant que ça le devrait normalement. Après tout c’est normal que la Confrérie se renseigne sur ses membres, mais c’est surtout que ce jeune homme n’a pas l’air d’avoir de mauvaises intentions. Ce n’est qu’une première impression mais malgré tout j’ai du mal à le considérer comme un individu potentiellement dangereux. Je vois seulement un ado en train de se réveiller.

Moi c'est Yitzhak, Zack, Yit, Cymrod, comme tu préfères… Je ne sais pas si tu as déjà un peu entendu parler de moi. Qu'est-ce qui te faisait marrer ?
Bonjour, Zack Je ne sais pas trop comment l’appeler, mais Zack me parait la manière la plus simple- Non désolé, je viens d’arriver très récemment. A vrai dire, tu es la première personne que je rencontre après Greenbane. Je ne riais pas vraiment, enfin, ce n’était rien d’important...Tu veux du café ?  J’en profite pour changer de sujet en détournant mon regard vers ma tasse, je n’ai pas vraiment envie de partager mes petits délires personnels, encore moins avec quelqu’un que je ne connais pas vraiment.  Mais à vrai dire je n’ai pas l’impression qu’il ait besoin de café. Ouvrant différents placard, il commence à en sortir de quoi faire un bon grand déjeuner. Enfin je crois, car de la limonade le matin ce n’est jamais vraiment agréable. Il avait l’air affamé en tout cas !

– Désolé, je voudrais pas me faire une réputation de pilleur de frigo hein, c'est juste que j'ai pas mangé hier, j'avais des devoirs à la bourre.
-Il n’y a pas de problème, je connais ça les dates de remises de travaux. Mais ça ne doit pas être facile de lier une vie d’adolescent normal avec la Confrérie. Tu es ici depuis longtemps ?  

Ma curiosité l’emporte, j'ai envie d’entendre son histoire. Chaque personne ici a une raison d’avoir rejoint la Confrérie. Je pense que la connaitre est un bon début pour apprendre à faire connaissance avec chacune des personnes qui résident ici.
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Yitzhak Anavim
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MessageSujet: Re: Un café le matin, il n'y a que ça de vrai! [Yitzhak + Libre]   Mar 23 Juin - 21:24

Vu la manière qu'il a de me dévisager, je me demande s'il est juste surpris de voir quelqu'un ou s'il se demande comment un « gosse » a fait pour atterrir ici. Je suis assez habitué à ce genre de réactions, malheureusement. Les mutants de mon âge ont un peu plus tendance à se retrouver à l'institut Xavier qu'à la Confrérie. Ce n'est pas tellement évident de choisir un groupe considéré comme terroriste à moins de vingt ans et d'être accepté. Je suis à un âge où beaucoup sont encore plus occupés par la découverte de leur corps que par la manière dont ils pourraient améliorer le monde, autrement qu'en lançant des mouvements de grève et manquer des cours « pour la bonne cause » je veux dire. En fait, je crois que je ne suis jamais passé par la case petite rébellion, ou alors j'étais trop jeune pour qu'on puisse parler de crise d'adolescence à ce moment. Chez moi, tout a toujours été assez radical, sans doute parce que j'ai atteint une certaine maturité intellectuelle plus rapidement que la moyenne. Quand un nouveau confrériste se trouve devant moi, il a toujours tendance à se méfier un peu, surtout pendant une mission. C'est comme ça depuis deux ans que je suis là. Je trouve ça un peu lassant, et en même temps, je comprends bien que, quand on fait partie d'une organisation illégale, on préfère être certain de pouvoir compter à 100 % sur ses coéquipiers. Alors je décline sans trop me gêner un peu de mon expérience, de mes capacités. Généralement, ça calme. Brian ne me demande pas direct des comptes cependant. Il plaisante avec moi, tout sourire, en mec super sympa.

– Bah, il n'y a pas tellement d'habitudes je crois. Les gens font un peu ce qu'ils veulent, sauf s'ils ont des missions ! Du coup, c'est un peu comme une grande coloc, c'est pas toujours évident de se croiser à heures fixes.

Je me présente et, après le fromage, je me verse un verre de coca. On m'a parfois dit que j'avais des attitudes alimentaires bizarres mais je ne vois pas non plus pourquoi il faudrait être si rigide sur la nourriture. Un goût en efface un autre. Tant que ça cale, quelle importance ? Bon, ça me rapproche peut-être plus de l'animal que du grand gastronome mais je réfléchis trop à longueur de temps sur des trucs techniques et compliqués pour avoir en plus besoin de me prendre la tête sur la composition d'un repas en fonction des heures de la journées et tout ça. La souplesse de mon esprit a des limites, et je préfère les placer sur des choses plutôt inutiles.
Brian choisit le surnom Zack. Parfait, c'est aussi celui que je trouve le plus naturel. Il m'apprend aussi qu'il connaît la plante verte et me demande si je veux du café. Là, c'est sûr que je vais passer pour un bébé mais je suis toujours plus accro au sucre qu'à la caféïne. Du coup, je lui désigne mon verre de soda.

– Merci mais, c'est plutôt ça mon énergisant en fait… T'as été accueilli par Monsieur Mousse ? Mon pauvre, j'espère qu'il t'a pas trop fait peur. Je lui ai dit qu'on avait quand même de meilleures gueules pour se charger du comité d'accueil, mais il n'en fait qu'à sa tête !

Peu à peu je commence à me réveiller, et quand il s'agit de bâcher gratuitement les autres confréristes, vous pouvez être sûr que je suis toujours présent. On est peut-être pas très nombreux, mais on est assez « à la cool » entre nous. Je crois qu'on a besoin de ce genre de relation vache pour faire retomber un peu la pression, surtout sur le terrain. Je souris quand même pour bien montrer à Brian que c'est de bonne guerre, et que même si Morgan entrait maintenant, je ne risquerais pas grand-chose de plus qu'un coup de fouet sur les hanches pour avoir osé baver dans son dos, s'il arrive à me toucher du moins !
Mais la question de mon âge arrive tout de même, avec une volonté aimable de la maquiller en s'inquiétant pour ma vie d'adolescent. Je sens Brian sincèrement curieux, mais répondre n'est pas très évident, surtout pour faire une version courte correcte. Je hausse donc les épaules, me verse du lait dans un bol, et je prends un air assez détaché.

– ça fait un peu plus de deux ans que je suis là. Ça fait de moi un ancien, même si j'en ai pas trop l'air. Et pour faire simple, je pense pas avoir de vie d'adolescent normal à lier à tout ça, j'essaye juste de me faire passer pour un jeune normal en dehors de la Confrérie. On va dire que j'ai progressé plus vite que les autres mais comme il m'a manqué l'esprit scolaire, j'ai occupé mon temps à d'autres choses que passer des diplômes le plus tôt possible… J'ai pas vraiment besoin d'activer mes pleines compétences pour faire ce qu'on me demande en cours. C'est pour ça que je peux me permettre de m'éparpiller et de m'y prendre au dernier moment. Et toi, tu gères comment ta nouvelle vie ?

Ouais, je suis le parfait « génie je m'en foutiste » comme on dirait. J'attends pas à recevoir des compliments sur mon intelligence ou ce genre de trucs, je préfère même que « dans la vie normale » ça ne saute pas aux yeux. Bien sûr, mes camarades ont remarqué que j'arrivais à être parmi les meilleurs sans avoir l'air d'en branler une, et les profs apprécient mon efficacité. Si je n'étais pas un mutant, je me comporterais peut-être avec moins de fausse humilité là-dessus, mais les gens connaissent en partie mes pouvoirs parce que j'ai fait le choix de ne pas les cacher. Tant que j'ai le niveau qu'on attend d'un élève de deuxième année, ça ne pose pas un excessif problème. Par contre, s'ils pouvaient mesurer mon réel potentiel, savoir toutes les machines, et surtout les armes, que je suis déjà capable de créer, je suis pas sûr que ça m'aiderait à terminer tranquille mes études pour obtenir ce fichu bout de papier qui dira que « oui, oui, je suis vraiment apte à mériter un titre d'ingénieur ou de docteur ». En fait, c'est un peu l'inverse de ce que pense Brian, ma vraie vie, c'est celle de confrériste.

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Dernière édition par Yitzhak Anavim le Dim 12 Juil - 12:31, édité 1 fois
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Damian Clester
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MessageSujet: Re: Un café le matin, il n'y a que ça de vrai! [Yitzhak + Libre]   Sam 11 Juil - 10:32

Jeudi 16 avril 2015 – 7:15

Aujourd'hui, je me suis permis de dormir un peu plus longtemps que d'habitude. Pour la première fois depuis très longtemps, j'ai pressé la touche Snooze de mon réveil. Il faut bien dire, c'est pas vraiment une journée normale, puisque je me réveille pas à la maison. Oui, parce que la semaine dernière, nous avons fait notre grande entrée dans le quartier général d'une des plus grandes organisations terroristes au monde. Enfin officiellement du moins, parce que de l'intérieur c'est pas trop ça. C'est un peu vide, il paraît. Bien sûr, tout est relatif, et même en nombre réduit on peut agir efficacement. Moi, j'aime à croire qu'en travaillant seul ses trois dernières années, j'ai quand même changé quelque chose.

Enfin bref, si je me lève un peu plus tard aujourd'hui, c'est parce que j'ai prévu de pas faire mes exercices du matin. A la place, je compte m'en aller tester les salles d'entraînement de la Confrérie, histoire de voir un peu ce que ça vaut. Certainement un peu plus que le matelas de gym et la barre de traction fixée dans l'encadrement de ma porte, que j'utilise habituellement.

J'ouvre le sac de sport où j'avais préparé mes affaires, j'en sors un pantalon type militaire noir, le genre large avec plein de poches, que j'utilise habituellement pour Damoclès, ainsi qu'un t-shirt sans manches, noir lui aussi, le genre qui met bien en valeur ma musculature. C'est pas le but hein, l'idée est que je me sente à l'aise pour bouger, mais on va pas se mentir, ça reste un petit plus. Je les enfile rapidement, ainsi que mes bottines, qui me grandissent tout de suite de trois-quatre centimètres, comme si c'était encore nécessaire. Remarque, s'ils sont tous comme Grassquatch, ça peut l'être. Je mets pas mes brassards, ils me gêneraient et de toute façon il faudrait vraiment que quelqu'un regarde de près mes bras pour remarquer les cicatrices. Je tiens pas à ce que le monde entier sache que j'étais toxico, mais faut pas tomber dans la paranoïa non plus. Pour finir, je rejette ma chevelure en arrière, la coince dans cette position avec deux dreads plus courtes que les autres que je noue entre elles au niveau de la nuque, et enfin je sors de la chambre que l'on m'a attribué.

Celle à gauche de la mienne, c'est Brian. J'y toque, au cas où. Pas de réponse. J'essaye de tourner la poignée, c'est fermé. Il doit être déjà levé. Maintenant que j'y pense, il avait un truc ce matin, je crois. Un rendez-vous avec le professeur qui s'occupait de son mémoire, ou quelque chose du genre. Donc il serait déjà parti ? Le salaud, il m'aurait laissé là sans me prévenir !

Délaissant le couloir, je me dirige vers le réfectoire. Toujours bien déjeuner avant le sport, hein. J'y entre un peu plus tard. Brian est à une table, un café à la main. Il discute avec une autre personne, ou plutôt c'est elle qui discute ; un grand bavard mon frangin. L'autre personne, je ne la vois que de dos, mais à sa voix on devine qu'il est plutôt jeune. Et à son discours aussi, d'ailleurs. Un adolescent, qui lie étude et Confrérie. Un peu comme ce qu'on fait, en fait, les études en moins pour moi. Je me demande si Greenbane a aussi une vie civile normale à côté. Sauf que celui-ci, il est du genre extrêmement modeste, faut dire. Après c'est peut-être justifié, il y a toujours eu des gens avec plus de facilités que d'autres.

-'Jour !

J'arrive à leur hauteur. Première chose, je prends la tasse des mains de Bri pour en boire une gorgée. Oui, je pourrais me servir, mais pourquoi me compliquer la vie ?

-Bien dormi ?

Je me tourne ensuite vers l'autre, vraiment un gamin à en voir son visage. Pas sur qu'il ait vingt ans. Par contre il est pédé comme un phoque, j'en mettrais ma main au feu. J'ai le malheur de ne jamais avoir eu gay-dar fonctionnel, ce qui fait que je me suis très souvent trompé, causant des situations pour le moins gênantes ; c'est peut-être encore le cas cette fois-ci, mais franchement j'en doute. Ca pourrait être écrit sur son front pour ce prix-là. Dommage d'ailleurs qu'il soit si jeune, parce qu'il est vachement mignon, malgré sa tête de déterré que j'attribue à une nuit d'étudiant. Je m'assied à côté de mon frère, et je tends la main pour que l'autre la serre.

-Salut, moi c'est Dam, je suis la version sexy de l'autre là. Et le seul pour lequel ça ait une importance, si je ne me suis pas trompé sur son compte, puisque la question de la sexualité de mon frère reste toujours un mystère complet.

Mon sourire s'agrandit encore au regard que Brian me lance. Non, je ne flirte pas avec ce type, contrairement à ce que mon frère semble me reprocher, en tout cas si je l'ai bien compris. Je ne fais que plaisanter, je flirte pas avec les gens comme ça. Déjà, je le connais pas. Ensuite ce serait pas du tout sérieux ; on est là pour sauver la mutanité entière, pas pour draguer. Et puis putain, qu'est ce qu'il est jeune. Si jeune et déjà en un lieu pareil. Remarque, si je repense à ce avec quoi je m'occupais à son âge, je m'en serais peut-être mieux tiré à la Confrérie. Par réflexe, je ramène mes bras pour les croiser sur mon torse, cacher ces vilains souvenirs. Mais malgré tout, j'ai fini par m'en sortir. Et pour finir je suis là, avec sans doute dix ans de retard sur le jeune homme. Qui s'en sort mieux ? Si ça ne bousille pas sa vie en dehors, y a pas de mal. Et tiens, en parlant de vie en dehors…

-Dis Bri, t'avais pas un rendez-vous ce matin ?

C'est marrant, on peut voir dans ses yeux l'instant précis où il se rend compte qu'il est dans la merde. Mon frère est pas du genre à oublier des réunions importantes comme ça, donc c'est sans doute attribuable à l'arrivée à la Confrérie qui l'aurait perturbé. Bien sur, ça il ne peut pas le dire à son prof.

-Allez file, prends la voiture. Je trouverai bien de quoi m'occuper. Reviens juste me chercher en début de soirée, je dois être à New York à 19h… Enfin tu sais.

Ouais, le jeudi soir c'est mon rendez-vous hebdomadaire avec mon psy. Quand je dis qu'on a aussi une vie normale.

Brian se lève brusquement, s'excuse auprès de l'autre, qui s'appelle apparemment Zack, puis file en quatrième vitesse, j'imagine en direction des garages. Du coup, je me retrouve seul avec une tasse de café à moitié vide – ou à moitié pleine, c'est selon – et l'adolescent. Et merde, on va encore dire que je l'ai fait exprès, mais c'est pas le cas. Sérieux, quelle réputation je vais me faire ?

hrp:
 
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Yitzhak Anavim
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MessageSujet: Re: Un café le matin, il n'y a que ça de vrai! [Yitzhak + Libre]   Lun 20 Juil - 21:30

J'ai à peine fini de répondre qu'un autre type entre, le même, en plus stylé et sauvage. Y'a pas à dire, autant Brian est le genre de mec mignon mais à coté du quel on pourrait passer sans le relever, autant son frère a juste besoin d'entrer dans une pièce pour envoyer du lourd. Il le sait, c'est évident, avec son look désinvolte travaillé pour bien orienter votre regard sur ses pecs furieusement bandants. Je me gêne pas pour mater et, d'ailleurs, je ne pense pas que ça lui pose un gros problème. Il veut qu'on l'admire, qu'on le trouve cool, trop cool pour se servir un café alors que son jumeau a déjà une tasse bien chaude dans les mains. Damian a un sens du spectacle certain et… il est pas hétéro. Je saurais pas vous expliquer clairement pourquoi, j'irais pas affirmer à ce stade s'il est bi ou gay parce qu'il a pas la touche snobinarde que je peux avoir quand je parle, mais je le sens, c'est comme ça, une impression qui va pas, qui fait que mon cerveau n'arrive pas à associer avec évidence telle personne avec le sexe opposé et bloque dessus. J'ai toujours été très doué pour repérer les bons signes, même avec les personnes qui ne se le sont pas encore avouées – et là, ça devient drôle, surtout avec ceux qui sont plus âgés que moi. Pour Damian, je suis assez surpris malgré tout. Il y a des styles plus rares que d'autres dans le milieu. On cède souvent à un certain conformisme pour se reconnaître entre nous, j'avoue, et je sais que je suis en plein dedans. Mais le dreadeux baraque, c'est une espèce assez rare.

J'attrape la main qu'il me tend en esquissant un vague sourire. Je me retiens de faire un commentaire débile, je reste dans l'observation et, pour une fois, c'est pas moi qui lance la première provocation. Je sais pas trop ce que cherche à faire Damian en se présentant comme une « version sexy » de Brian. M'impressionner par tant d'assurance peut-être ? Chercher à me séduire par pur automatisme ? C'est un truc que je fais souvent aussi, même si mes idées ne suivent pas. En fait, j'ai le sentiment que, lui et moi, on se ressemble beaucoup, et je ne sais pas si c'est une bonne chose. Ça a un coté dangereusement attirant, et en même temps, on sait tous les dégâts que deux caractères de feu, avec autant d'égo que de problèmes de confiance en soi bien tapis, peuvent faire s'ils se brouillent. Ce que je ressens pour son frère est différent. Le regard outré qu'il lance à son double est vraiment craquant. J'aime bien les gars timides qui se choquent d'un rien, les difficiles à séduire et à faire sortir de leur coquille, qui resteront avec vous pour la vie une fois bien apprivoisés. Enfin… ça, c'est quand on tombe sur le vrai timide gentil. Parfois, ils cachent des choses encore plus tordues que les personnes comme Damian et moi, leur absence totale d'impertinence les bouffe, et on en fait des Jason, des comme mon ex quoi. C'est peut-être le souvenir de mon ex, affectueux pour une fois, qui me rend le Clester intello attirant. Jules aussi avait d'adorables manies quand je le choquais. Vous voyez un peu comme mon cœur balance maintenant ! J'accorde ceci dit un point à Brian pour calmer les attitudes un peu trop cavalières de l'autre. Et, d'une voix tranquille et peu élevée, je lance :

– Oh… Ton frère se défend bien…

J'ai le sourire au coin des lèvres, et le regard qui soutient un instant celui de Damian comme pour lancer un défi à sa fierté. Je ne sais pas très bien avec lequel des deux frères j'ai le plus envie de jouer mais quelque chose me dit quand même que, statistiquement, deux gays dans les membres proches d'une famille, c'est un truc assez rare. D'ailleurs, le fait qu'ils partagent un peu la même vie m'éclipse un instant. Apparemment, Brian avait un rendez-vous et ne s'en souvenait plus. Il prend encore un air affolé du plus bel effet avant de disparaître en me saluant rapidement. Je suis un peu déçu. D'un coté, faire connaissance de ces deux numéros aussi opposés malgré leur apparence en simultané est pas non plus la meilleure des situations. Seul avec moi, Damian se retrouve soudain un peu plus mal à l'aise. Il a perdu son principal spectateur et ne sait plus tellement comment rebondir. Bah oui, je comprends ! J'entre dans la vingtaine, il est pas loin de la quitter, il doit se dire qu'il a peut être lancé un peu trop vite un scénario qui risque de lui échapper. Mais, faut pas qu'il s'inquiète, de mon point de vue, il reste relativement jeune.

– C'était trop beau pour durer. - Je soupire avec une petite moue dépitée. - C'est votre talent caché, à votre frère et toi, de disparaître et d’apparaître comme des tornades ? En tout cas, il avait l'air de me trouver plus intéressant que son rendez-vous… Tu t'assoies un peu ou tu as aussi mieux à faire ?

En lui demandant ça, je prends la mine blasée du pauvre gamin qui s'attend à être abandonné. Je sais que c'est pas très cohérent avec ce que je viens de lui sortir avant mais tout ce que j'ai vu du beau dreadeux, c'est un type à moitié arrogant qui a voulu m'en mettre plein la vue. Et il faut pas me chercher, même un peu, sinon je teste les limites. J'ai bien envie d'en apprendre plus sur la manière de fonctionner et d'agir de ce nouveau confrériste.

_________________

Scipion : Je puis nier une chose sans me croire obligé de la salir ou de retirer aux autres le droit d'y croire.
Caligula : Mais c'est de la modestie, cela, de la vraie modestie ! Oh ! cher Scipion, que je suis content pour toi. Et envieux, tu sais... Car c'est le seul sentiment que je n'éprouverai peut-être jamais. [Caligula, Camus]


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Damian Clester
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MessageSujet: Re: Un café le matin, il n'y a que ça de vrai! [Yitzhak + Libre]   Mar 4 Aoû - 20:57

Le gamin me renvoie ma réplique en pleine gueule avec un petit air arrogant du plus bel effet. J'ai du mal à déterminer s'il veut me rembarrer pour que je me calme, ou au contraire jouer sur le même plan que moi. J'avoue, mon ego me fait pencher vers la seconde option, même si la première serait probablement plus raisonnable ; de son point de vue comme du mien, d'ailleurs. Ce qui est certain, c'est que je suis moins affecté par la remarque que mon jumeau, qu'on peut presque voir rougir à vue d’œil tandis que son regard se détourne de gêne. Heureusement que je le sauve en lui rappelant son rendez-vous, parce que de ce que j'ai pu observer de notre nouvelle rencontre il y a fort à parier que Brian aurait très vite fini par se pisser dessus s'il avait participé à notre conversation plus longtemps. Il ne le sait pas encore, le jeunot, mais il l'apprendra sans doute très vite : ce genre de réflexion, avec mon frère, c'est niet. Enfin, sauf si tu veux t'amuser à ses dépends.

Le Zack semble l'avoir compris, ceci étant, puisqu'il attend le départ de ma moitié avant d'en remettre une couche. Effectivement, on a tous les deux tendance à arriver et partir assez brusquement. C'est un trait de famille, il faut croire. Un trait que j'ai exacerbé, vu que ma survie ces trois dernières années est en grande partie basée sur cette qualité. Ma survie, ou ma liberté, je place les deux à un niveau similaire. C'est donc à juste titre que Zack formule sa crainte que je l'abandonne, moi aussi. Mais pour le coup, je suis assis en face d'un interlocuteur plus que mignon, j'ai une demi-tasse de café chaud, et – chose plutôt rare – aucun réel plan pour la journée. Ainsi que jusqu'à preuve du contraire, aucune raison de fuir. Donc oui, je compte bien rester un peu plus longtemps, ne serait-ce que le temps d'en apprendre plus sur l'adulescent. Et cela avec une motivation purement professionnelle, bien sur. Dans l'hypothèse où nous recevons une mission commune, ça me semble plutôt important de savoir à qui j'ai affaire. Surtout que j'ai toujours travaillé en solo, ce sera une vraie nouveauté pour moi ; sans parler de Brian le gentil citadin que j'amène ici et pour lequel je suis entièrement responsable. Donc ouais, motivation professionnelle, et c'est tout, hein. Mais si. Bon d'accord, bien sur que le fait que le jeune confrériste ait finalement clairement répondu à ma première provocation et veuille visiblement jouer la vilaine séductrice est la raison principale. Il suffit pas d'un joli minois, de deux mots un peu ambigus et d'un regard faussement innocent pour me faire perdre mes repères… Mais ça peut me faire m'arrêter, surtout si on fait semblant de me résister. Oui, je tombe dans les plus gros panneaux. Je suis un idiot, je l'assume. Mais comme je suis beau gosse et que je sais ce que je veux, ça m'a toujours réussi.

Je fixe le jeune homme dans les yeux durant quelques instants avec un sourire en coin.

-Oh, ça dépend. J'ai de quoi faire, mais qui sait, tu peux peut-être me proposer mieux?

Bon, d'accord, je suis un peu direct. Peut-être un peu trop. A vrai dire, même moi je ne sais pas vraiment ce que j'essaye de faire. C'est de l'humour, en grande partie, je pense. En tout cas je n'ai pas réellement d'arrière-pensée, c'est plus par réflexe qu'autre chose que je me comporte de cette façon. Et puis j'aime plaire, ça je ne peux pas le nier. Je crois que ça se voit assez clairement, d'ailleurs. Mais pour le coup, mieux vaudrait que je calme mes ardeurs, je crois. Je laisse donc passer quelques courtes secondes en avalant une gorgée de café, avant de reprendre sur un ton plus sérieux.

-Je pensais visiter les salles d’entraînement, si ça te tente et si tu as le temps tu peux m'accompagner ? Je suis certain qu'y aller avec un habitué serait mieux.

Ce dont je suis certain aussi, c'est que la discussion peut tout aussi bien se dérouler si je contrôle mes hormones et que je m'adresse à lui normalement et pas comme à quelqu'un avec qui je vais passer la nuit. Mes dernières paroles montrent que c'est possible, mais les habitudes ont la peau dure comme on dit.
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Yitzhak Anavim
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MessageSujet: Re: Un café le matin, il n'y a que ça de vrai! [Yitzhak + Libre]   Dim 16 Aoû - 19:05

Damian ne fait rien pour suivre son frère ou quitter la pièce, au contraire, on dirait que mes petites provocations ont l'air de lui plaire. Il s'installe, me rend un sourire en biais… C'est à la fois cool et pas bon du tout. Je me connais, je sais que je vais en rajouter tant qu'il mordra à l'hameçon. On va se retrouver à s'envoyer des piques, des sous-entendus salaces n'importe quand et, si ça ne finit pas par déraper sévère, on risque au minimum de s'entraîner à faire des conneries, en plus d'énerver tous les collègues en dehors du délire… Et, même si je peux entrevoir le pire, je ne vais rien faire pour l'arrêter. Ça me semble inéluctable, parce que devenir sérieux maintenant ne serait absolument pas drôle. Puis je dois dire que je ne suis pas mécontent d'avoir une aussi agréable distraction que lui pour me changer les idées. Ça se voit pas, mais je suis pas au top ces derniers temps. Je me laisse aller, je m'enfonce dans le boulot, j'arrive à peine à m'amuser aux fêtes étudiantes où je me traîne pour me prouver que je suis capable d'avoir un semblant de vie sociale. J'en peux plus de ne pas savoir où me situer. Je divague bêtement entre l'envie de connaître une entrée dans l'âge adulte un minimum normale, et de tout plaquer, m'enfermer dans mon trou, me contenter d'une existence virtuelle. Ouais, un vrai blasé t'as vu. C'est compliqué, je voudrais pas vous embêter avec ça. J'ai juste envie qu'on me voit comme je me montre actuellement, comme un gamin séducteur, rayonnant de confiance en lui, dont les yeux pétillent de promesses. Damian me demande si je peux lui proposer mieux, et si le sous-entendu est assez fort, le regard vrillant que je pose sur lui est encore plus direct.

– Et ça, tu ne pourras pas le vérifier sans rester avec moi.

Au fond, je ne dis rien de terrible, mais tenir un discours anodin en ayant une attitude opposée est une chose que je gère très bien. Sur un type comme Brian, c'est assez redoutable. Pour Damian, je ne sais pas trop. Je ne m'attends pas à le mettre mal à l'aise, mais sans doute qu'il va se laisser embarquer dans un truc plus imprévisible qu'il ne le souhaiterait. Mine de rien, ça reste compliqué. Il ne me connaît pas, il n'a pas la moindre idée de ce que je pourrais attendre de lui. Ma jeunesse a tendance à abuser les gens. Tant que je peux le faire, je profite de leurs préjugés pour les laisser dans l'incertitude. C'est un petit plaisir qui me permet de calmer un peu ma frustration de ne pas être traité avec le respect que j'estime devoir mériter.
Damian se retient visiblement d'en rajouter une couche. Il sent que ça va trop vite. Ça fait même pas deux minutes qu'on se parle et on en est déjà presque à prévoir un plan-cul sur la table de la cuisine. Dans les faits, un échange de deux répliques avant la baise, ça me perturbe pas trop, mais ça dépend du contexte. On est quand même dans le QG d'une organisation plus ou moins criminelle, pas dans les backrooms d'une boîte de nuit. En tout cas, ça ferait assez mauvais genre de confondre. Mon nouveau « coloc » a l'air de penser la même chose puisqu'il fait soudain diversion en parlant de la salle d'entraînements. Dans l'intention, ça semble un programme plus sérieux. J'acquiesce, et je me lève après avoir vidé mon bol.

– Pas bête, j'ai un peu négligé mon entraînement ces derniers temps. J'peux te montrer tout ce qu'il y a oui. Le plus terrible c'est la salle de tir, il va te falloir des semaines pour t'amuser à tester toutes les armes qu'on a, et je sais ce que je dis, j'ai personnellement veillé à compléter la collection.
Là, Damian peut souffler. Si on parle de flingues, je redeviens comme un sale gosse qui s'extasie sur sa panoplie d'items rares dans un jeu vidéos. Sauf que les items là, ils sont bien réels, dangereux, et j'en ai fabriqué moi-même. Je quitte la pièce en lui faisant signe de me suivre puis, après m'être de nouveau attardé sur ses bras aux formes saillantes, je lance avec un sourire :
– Mais je suppose que t'es plus intéressé par le matos qu'on a pour faire travailler les muscles. Il y a de tout aussi. On essaye de nous former à nous battre sans utiliser nos pouvoirs, un truc dont tu dois avoir l'habitude non ?

J'en sais un peu plus sur lui, pour avoir déjà consulté son dossier, mais je ne veux pas le lui révéler de suite et passer pour un gros maniaque. Chaque chose en son temps, et je ne suis jamais pressé, surtout si je suis avec une personne prête à s'amuser un peu avec moi. En tout cas, Damian a un pouvoir très intéressant et pratique, il peut interrompre le vieillissement ou accélérer la décrépitude de ses ennemis, ce qui doit éviter pas mal de confrontations inutiles. Si il a l'habitude de gérer des ennemis de cette manière, on va s'en tenir aux règles de Surion en cas d'entraînement commun parce que j'ai aucune envie de savoir quelle gueule j'aurai dans 50 ans. Surtout que j'ai pas prévu de vieillir moi non plus. Je peux changer ma structure atomique, alors je préfère remplacer ma peau par de belles imitations, plutôt que me retrouver avec un visage tout fripé. J'ai pas prévu de devenir vieux, je serai un pur cyborg bien avant, vous inquiétez pas.

[Je te laisse enchaîner dans la salle d'entrainement Smile]

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Un café le matin, il n'y a que ça de vrai! [Yitzhak + Libre]
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