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 Collaboration [PV Amy De Lauro]

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Nick Fury
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MessageSujet: Collaboration [PV Amy De Lauro]   Mer 27 Mai - 8:06

(26 novembre - New York - Complexe du BAM - 10h)

New York la ville qui ne dormait jamais. Rien n'était plus vrai en ce jour. Il faisait gris, temps normal pour la ville en cette période. Dans un mois, Noel. De sa fenêtre il pouvait la voir. Si belle, si grande et si pleine de promesse non tenue. La Liberté, cette utopie recherchée par tous, hommes, femmes, enfants, noirs, blancs, jaunes, humains et mutants. Tous la revendiquaient mais à quel prix. Lourd, très lourd pour certains. Extrême pour d'autres allant jusqu'à briser leurs compatriotes pour y parvenir. Un soupire lui échappa alors que son regard accrochait le reflet d'un homme, son reflet. 94 ans, il avait 94 ans et pourtant. Physiquement, il avait l’apparence d'un quarantenaire, aller 45 mais guère plus. 1M85, 102 kg, il avait la peau noire. Son visage ovale, crane rasé lui donnait un air de voyou, un air dangereux, accentué par le bandeau qui lui recouvrait l'oeil gauche, triste souvenir de son passé. Pantalon noir, pull noir fermé par fermeture éclair, une grosse ceinture sur laquelle il pouvait mettre son arme, des ranger en cuir noir aux pieds il n'avait pas son habituel manteau. Les mains croisées dans le dos, il attendait.
Serait elle en avance ou pas. Juste à l'heure. Viendrait elle ? Il l'espérait après tout cette réunion était leur idée. Une bonne idée bien sur mais leur idée quand meme.
Son regard glissa sur la fenêtre vers le bas. C'était l'avantage lors que l'on faisait parti du sommet : voir toutes ces petites abeilles, SES abeilles qui allaient et venaient, dans un ballet bien rodé. Chacun à sa place. Chacun à son travail. Des hommes, des femmes, des humains et des mutants, tous ensemble dans un meme but : accomplir son devoir. Et pourtant. Elle était pourrie cette ruche. Il le savait. Il en était conscient mais il n'était pas assez haut. Le sommet était loin, encore plus loin. Il n'aimait pas ça. 3, ils étaient 3. le Trium. Si semblable et si différent. Darger son alter égo. Petit, grassouillet, il avait la tête du bon grand-père. Une tête qui inspirait la confiance. Il savait sourire et encourager. Fury se souvenait de son discours de lancement de ce projet appelé BAM comme si c'était hier et surtout son soutien aux mutants et au projet Hopes ...
Daniel Hopes, meme s'il ne l'avait pas connu intimement, laissant à Darger le soin de traiter avec lui, il avait apprécié son travail et s'était attristé de sa mort. Combien en avait bénéficié ... combien avait ce tampon sur son dossier ... trop ... trop peu. En tout cas certain comme cette ravissante Caitlyn Ellioth-De Lauro s'en était bien sortie.
Le deuxième de ce trio s'appelait Gallagher. Fury ne l'aimait pas beaucoup. Un bureaucrate en costard cravate, une cigarette à la main. Maigre, 1m75 pour 75 kg, blanc voir blafard, il avait accepté bien vite la collaboration, un peu trop pour Fury qui se demandait ce qu'il pouvait bien cacher.
Mais une chose était sur le trio fonctionnait et le BAM tournait. La plupart des civils avait confiance et dormait mieux depuis sa création. Mais voilà les choses allaient si vite, trop vite. Un arbre gigantesque, un quartier entièrement ravagé par les flammes, des attentas, la drogue, des flics tués gratuitement, Big Apple était pourrie, rongée par un vers appelé Confrériste par certains, Purificateur par d'autres. Meme le respectable Professeur Xavier et les X-men n'étaient pas à l'abri de rumeurs. Elles pouvaient faire le show, faire toutes les interviews qu'elles souhaitaient elles étaient et resteraient toujours des mutantes, des parias, des "à coté" efficaces mais gênantes.
De nouveau, il soupira, un long soupire nostalgique. Ou était le temps si simple où l’ennemi était à l'autre bout de la terre ? Ou personne ne vous demandait des comptes ? Aujourd'hui la guerre était à la porte meme de ce grand pays. Se servir des autres n'avaient jamais fait parti de ses principes. Homme de terrain il s'était sali les mains plus d'une fois pour "la gloire", pour "l'honneur" mais il avait aussi dirigé, guidé, pour au final finir dans ce bureau, à la tête de cette agence à laquelle il croyait. Le BAM, Bureau des Affaires Mutantes, tout un programme. Un grand nom pour de grands idéaux mais quel résultat ... Bien sur ils avaient vaincu l'arbre, brisé l'attaque des Confréristes mais à quel prix. Ils avaient été félicités, comme de bons petits soldats. Certains hommes appréciaient les récompenses, pas lui. Sa médaille, il l'avait donné à son équipe, à ses hommes. C'étaient eux les vrais héros, eux qui avaient piloté les machines de guerre, eux qui avaient risqué leur vie. Tout comme ces deux flics. Il s'était juré de traquer les responsables. D'ailleurs l'un de ses agents avait commencé l'enquête. Nick appréciait à sa juste valeur son initiative.
Et il y avait eu cette ... intrusion qui l'avait surpris voir agacé. Une ombre sortie de nul part avait envahi son bureau. Son premier geste avait été de tendre la main vers son arme dissimulée sous son bureau, logique mais il n'avait pas été au bout de son geste ... à quoi bon. Si l'ombre était parvenue à lui, dans son propre bureau, au sein meme de ce qui était censé être le complexe le plus sécurisé de NY elle avait surement le moyen de se défendre. Et puis cette ombre n'était pas là, pas vraiment. Il reconnaissait une présence astrale.
Elle avait délivré son message, mécaniquement, cliniquement. Cela lui avait brièvement rappelé les vieux télégrammes d'autrefois.
L'ombre en savait beaucoup, un peu trop meme mais ses info étaient justes. Un coup de poker. Donner un peu pour avoir plus. Elle lui avait aussi donné un os le ... « Strategic Homeland Intervention, Enforcement and Logistics Division ». Ce nom lui était totalement inconnu. Qui avait pu pondre un tel nom ... surement un bureaucrate qui n'avait que ça à penser.

- Le monde n’a besoin ni de héros ni de policiers, il a besoin de protecteurs et d’exemples à suivre.

un très léger sourire avait effleuré ses lèvres. "héros" ... ce mot lui semblait dorénavant si désuet, si vieux jeu, d'une époque révolue, bel et bien révolue. Non il n'y avait plus de héros juste des types qui tentaient de faire au mieux leur boulot.

A peine 3 minutes, l'ombre était repartie. Seul devant la fenêtre il réfléchissait attendant que ses hommes déboulent, armes au poing. Il les avait remercié et congédié, prétextant un exercice. À quoi bon les inquiéter, elle ne lui avait fait aucun mal. Il avait vu dans leurs regards un certain scepticisme mais c'était des soldats, payés pour obéir et ils avaient obéit.

Le lendemain comme promis, la clé était sur son bureau. Il l'avait tourné et retourné un long moment entre ses doigts. Et si c'était un piège ? C'était simple de lancer le nom du plus célèbre des "pacifistes" mutant, n'importe qui pouvait le faire. Mais d'un autre coté, l'ombre ne lui avait pas menti, ne l'avait pas attaqué.
Il avait fini par appuyer sur un bouton caché qui révélait une petite pièce bien encombrée. Ses "trésors" comme il les appelait. Des souvenirs d'un passé bel et bien révolu. C'était l'inconvénient quand on vivait depuis aussi longtemps que lui. Ces dernières années, la technologie avait pris la place de l'humain. Chaque jour apportait son lot d'avancée soit disant pour un monde meilleur ... ce qui le laissait dubitatif. Toujours plus vite, toujours plus loin mais pour quel but au final.
Il avait fini par trouver son vieil ordinateur, si lent qu'il lui fallait au moins 10 mn pour se lancer. Il n'était raccordé à rien. Peu de risque qu'il soit piraté vu qu'il "n'existait plus". Ses pensées s'égarèrent un moment lorsque ses yeux se fixèrent sur un vieux poste tsf datant de la 2ème guerre mondiale. Charger les fichiers lui avait pris un temps fou mais il l'avait. Il en avait profité pour décrocher son téléphone et avoir une longue, très longue conversation avec le Professeur Xavier.
Quelques jours plus tard, il avait reçu un courrier, belle écriture, papier raffiné. Ses yeux avaient parcouru attentivement la lettre, style un peu pompeux certes mais qui allait "légitimer" son action. En effet, comment convaincre ses deux collègues (sans parler de ses supérieurs) en leur signalant simplement qu'il avait reçu "une visite" dans des bureaux sensés être inviolables. Au moins la lettre était tangible.
Il était sur que Darger serait de son coté, mais Gallagher ... c'était moins sur. Et pour une fois Nick souhaitait l'unanimité. Un Trium pouvait parfois être une malédiction. Il les avait donc convoqué pour une réunion extraordinaire. Son dossier prêt, ses arguments bien en tête, il les avait attendu de pied ferme mais à sa grande surprise, et quelques soient les raisons de ses collègues, le projet avait été adopté à l'unanimité et rapidement en plus. Il s'était quand meme brièvement demandé si c'était une bonne chose ou pas.
Il avait hésité à leur parler de la clé et surtout de l'ombre. Il avait fini par leur montrer le dossier, sans leur en dire plus.
Pondre un contrat en bonne et dû forme avait demandé plus de temps. Le pinaillage de Gallagher l'avait agacé mais il était sur d'une chose, aucun avocat au monde ne pourrait y trouver la moindre faille. Les clauses s'étalaient sur plusieurs pages, avec des appendices et des appendices d'appendices. Il espérait que la X-men qui allait venir aurait de bons yeux et surtout beaucoup de patience. Lui meme avait demandé un condensé avec les principaux points à débattre. Ils n'étaient pas nombreux mais certains lui tenaient à coeur.
Il parcourut du regard son bureau : sobre mais élégant. Un bureau en demi lune mélangeant le bois, l'acier et le verre faisant face à l'une des deux grandes baies aux vitres renforcées. Un fauteuil en cuir noir à haut dossier. Une armoire et une bibliothèque pour ses dossiers, quelques babioles rapportées de l'étranger. Une ou deux médailles, les plus significatives à ses yeux, vestiges d'une époque de guerre et d'une amitié sans faille. La seule "curiosité" était la grande bannière étoilée qui couvrait une bonne partie du mur derrière son fauteuil. Sur son bureau un ordinateur portable dernier cri, un téléphone archaïque mais qu'il affectionnait bien plus que ces nouveaux modèles toujours en panne et bien sur le fameux dossier et la lettre bien en vu. Sur une petite table rajoutée des tasses en porcelaine qu'il trouvait affreuses, une assiette de viennoiserie qui lui donnait faim. Des instructions avaient été données pour faciliter le passage, car ce n'était pas simple d'arriver jusqu'ici. Contrôle, fouille, le Bam était encore plus sécurisé que le bureau du Président. Un léger coup à la porte, il se retourna après avoir lancé un "entrez".
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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Collaboration [PV Amy De Lauro]   Jeu 28 Mai - 16:03

Mercredi 26 Novembre 2014 – 09 : 30 A.M.
Le mercredi est le jour où je me rends au Purgatoire ; j’ai nommé New York City. Je n’ai pas réellement le choix que d’avancer dans cette mégalopole mondiale si je veux avancer dans ma vie, nous vivons dans son état pour ne pas dire dans son ombre. Par conséquent, dès qu’il faut trouver quelque chose, c’est vers elle que l’on va. Ma thèse théorique s’y accomplit dans les recherches, les rencontres et les avancées. J’ai même mon petit réseau qui, non content de m’avoir aidé à la faire, sera ravit de faire appel à mes compétences plus tard. Il me faut juste réussir la soutenance mais j’ai encore des mois pour m’occuper, même si les choses me semblent aller si vite ; comme toujours, en somme. Dix-huit jours depuis la première médiatisation de Caitlyn et elle les enchaine à présent, c’est vertigineux et assez inquiétant. Presque deux mois depuis Bleecker Street et les esprits ne sont toujours pas apaisés ; Jade se réfugie dans les études, Sanzo dans la solitude, Sean continue à être lui-même comme s’il ne c’était rien passé, Kamen et Ninon je ne suis pas réellement leur histoire. Enora a été prise et s’en est sortie, elle est très indépendante de l’Institut depuis bien avant la mort de Daniel Hopes, quand à la fille dont la tombe vide repose à côté de celle de ce grand homme je n’en connais guère plus que le nom.

Le mercredi est le jour où je me rends au Purgatoire ; j’ai nommé New York City. J’y suis bien plus tôt que d’habitude. D’ordinaire, à cette heure, je m’entraine avec Rachel en Salle des Dangers, je me donne l’illusion que je peux protéger ceux que j’aime alors qu’au final, c’est elle qui le fait. Je suis dans l’ombre de Grandes et c’est là qu’est ma place, je l’ai acceptée en courbant l’échine. J’ai toujours été secondaire dans la X-Team comme dans l’Institut, je suis un second rôle et c’est là la place qui me va le mieux. Ce n’est que parce que ceux qui devaient y aller aujourd’hui ne sont pas là que je le suis, moi. La médiatisation a détruit le Projet X-Calibur, cette équipe qui s’en devait collaborer avec le BAM et couvrir le reste des X-Men tout en prouvant la bonne foi de nous tous. Nous en revenons donc à l’agent de liaison ; nous en venons donc à moi.

Je suis vêtue d’un tailleur, veste noire et pantalon noir pour chemise blanche, toutes deux boutonnées jusqu’en haut, bottes d’hivers pour manteau de cette saison aussi, bruns, et enfin écharpe verte. Mes cheveux sont libres, comme la majeure partie du temps, et mon visage est maquillé comme il se doit ; fond de teint pour uniformiser la peau, highliter pour avoir la peau légèrement brillante à certains endroits, eye-liner pour entourer et surplomber les yeux, fard à paupières pour continuer de mettre en avant mon regard, mascara pour rallonger les cils, crayon à sourcils pour qu’ils soient réunis et disciplinés, gloss pour que les lèvres brilles elles-aussi. Je me trouve sous toutes ces couches comme mon collier en croix se trouve sous toutes celles de mes vêtements. Il ne m’en faut pas moins pour braver les souvenirs et les températures humides de Manhattan. Le froid, cela me connait ; l’humidité, non. Le combat, cela me connait, la négociation non plus. Mais je suis le choix le moins pire et je fais ce qu’on me dit, comme toujours, parce que j’en reconnais la valeur. C’est ce qui me fait montrer mes papiers à l’agent lorsqu’il me les demande alors que je suis au pied du pont, à l’extrême Sud de l’île, et une fois la barrière levée et, mon identité à nouveau sur la place passager et l’attaché-case qui s’y trouve, j’appui sur l’accélérateur et la voiture avance vers cette autre île, plus petite, plus fortifiée, entièrement artificielle.

Le Triskelion ; la première fois que je suis venue ici, je m’y suis réveillée après Mutant Town. Une agente du BAM m’avait ramenée de l’Incendie et une autre m’avait interrogée sur celui-ci. Seconde fois que je mettais les pieds à New York, dormant chez une ancienne élève de l’Institut qui m’aiderait à me retrouver dans la Faculté de science humaine chargée de compléter mon cursus de psychologie avec l’Institut. La première fois, j’avais simplement été prise à l’aéroport. L’autre fois où je suis venue dans cette base, c’était lorsqu’ils avaient emmenée Caitlyn. N’y étant pas invitée, j’avais attendue trois jours au pied de l’embarcadère avant qu’on ne finisse par me laisser entrer ; premier geste d’amour, je ne l’ai jamais regretté. Mon avis sur le Bureau des Affaires Mutantes aurait été mitigé, donc, s’il n’y avait pas eu ce soupçon comme quoi ils auraient fait assassiner Daniel Hopes. Malgré un X-Man envoyé sur place pour enquêter, nous n’avons jamais eue la réponse. Mais cela ne nous empêche pas de tendre la main, aujourd’hui, et de façon plus officielle qu’on ne l’a jamais fait auparavant.

Le Triskelion ; cet endroit m’intimide. Il se trouve sur les ruines du Cube et le Cube se trouve dans ses fondations, littéralement. Cela fait de cette île-forteresse l’un des endroits où l’on peut entrer sans jamais en ressortir. Je suis consciente que je pourrais parfaitement faire parti des prisonniers qu’ils retiennent, je n’en ai pas le passif mais ma simple affiliation aux X-Men leur donne des charges contre moi. Le BAM nous a toujours tolérés car nous étions utiles et qu’il n’avait pas de réels moyens de nous endiguer. Nous, nous avons pour certains fondés des espoirs en lui, pour d’autres simplement vu un risque ; la vérité est entre les deux et il est temps d’agir pour essayer de le faire changer comme nous aimerions. Il est temps de cesser d’être des parias car des parias ne changeront pas le monde. Caitlyn va essayer de changer les gens à travers des médias, Sage va essayer de changer les lois à travers le HellFire Club. Moi, je vais essayer de veiller à ce que le BAM continue ce qu’il tente de faire.

Ils l’ont présenté comme un instrument de répression, à sa création ; c’est ironique. Il s’agit de la force sécuritaire qui intègre le mieux les mutants et ils ont bien plus opérés à l’insertion des nôtres qu’à la répression même si leur utilité principale reste l’investigation et la mise aux arrêts. Ils sont des flics. Ils ne sont que des flics. Ils pourraient être tellement plus. Tout comme les X-Men. Est-il temps que l’on devienne plus ? Je ne peux qu’y participer.

Je m’arrête où on me dit de m’arrêter, j’obtempère à tout ce qu’ils me demandent. Mon identité a déjà été contrôlée, puis c’est mon corps qui y passe ; la fouille est minutieuse, j’ai droit au détecteur de métal et l’attaché-case passe au scanner. Je suis certaine que s’ils pouvaient, entrer au Triskelion serait plus compliqué encore que passer la douane. Je bipe, à un moment, ce qui me surprends et m’inquiète : je n’ai rien qui puisse me faire biper, aucune arme et aucun autre morceau de métal et mon collier en croix et ma bague. Alors, on m’explique que ce n’était pas un détecteur de métal, mais d’ondes cérébrales. Je suis mutante, je suis identifiée comme telle ; suis-je fichée ? Pas encore. Mais ils ont ma photographie et mon identité, il ne leur manque plus que mes empruntes et un échantillon d’ADN. Ça aurait pu être pire : ils m’ont laissé mon portable, ce qui m’aurait mise en stress de devoir attendre de le récupérer à la sortie, et mon rendez-vous officiel avec Nicholas Fury m’évite le collier inhibiteur, une bonne chose ; je n’ai pas envie d’avoir l’esprit embrouillé pour ce qui va suivre. J’ai un joli badge de visiteur, j’ai un joli chaperon en costume avec un 9mm à la ceinture, j’ai un parcours aussi tracé que surveillé qui m’empêche de trop en voir ou de perdre trop de temps. Je passe de la zone de périphérie à celle de la tour, immense building à en attirer les avions, en me disant que moi qui ait été capable de me perdre dans l’Institution je serais capable d’être retrouvée morte de faim ici ; ou d’autre chose, éventuellement. Comment fait Pristina pour s’y retrouver ?

J’inspire profondément durant la longue montée de l’ascenseur, cachant mon stress à peu prêt aussi bien que pour des examens oraux. Je vérifie l’attaché-case du regard, sur lequel se trouve mon manteau chaud, puis me concentre sur les chiffres des étages avant d’en passer au paysage ; même la baie de New York un matin d’hivers n’est pas suffisante à me changer les idées. Mon cœur bat légèrement plus vite que la norme et mon malaise attire l’attention de mon accompagnateur. C’est fous, mais je crois que même pour mon entretient d’embauche avec Xavier, je n’étais pas aussi tendue. Ce que je ne donnerai pas pour un massage…

Nous finissons par arriver, à l'heure, et je quitte le flanc de la tour vers son intérieur, menée jusqu’à un bureau précis. La pièce est sobre mais personnelle, avec une armoire et une bibliothèque qui impliquent que le Directeur passe lui-aussi un certain temps ici même, un cadre avec des médailles prouvant sa valeur comme sa volonté de ne pas être ostensible puisqu’il n’en laisse qu’un petit nombre, une grande bannière étoilée comme preuve de son allégeance à sa patrie, une table basse avec des tasses prêtes à emplois et des viennoiseries qui – je l’espère – ne seront pas pour la décoration et me renseigne sur l’attitude qu’il cherche à adopter vis-à-vis de la rencontre, un bureau assez sympathique et esthétique mêlant les matériaux, comme une œuvre d’art et me laissant loisir de voir à travers son plan de travail de verre, sur lequel repose un ordinateur portable récent et un téléphone vieux me permettant de déduire qu’il apprécie le matériel mais uniquement celui sur lequel il peut compter – ce qui s’applique probablement aux gens aussi –, un dossier lié à notre affaire et la lettre officialisant notre demande, un grand siège à haut dossier au cas où on douterait de qui est le patron et enfin une baie vitrée vers ce que ledit patron surveille, comme une sentinelle.

Je le regarde avec une quinzaine de centimètres et tout autant d’année de moins, physiquement parlant, et déduis ce qu’il y a à déduire de son visage et de sa tenue. Même si pour le coup c’est sacrément piégé : la morphopsychologie permet de déduire la manière de réfléchir des gens en regardant le développement de trois zones faciales liées au développement de cette dernière, sauf que lorsqu’on truque lesdites zones rien ne va plus ! Il est chauve, ce qui complique l’évaluation de l’étage cérébrale, il est borgne avec un bandeau, ce qui complique l’évaluation de l’étage latéro-nasal, et il a une barbe, ce qui complique l’évaluation de l’étage mandibulaire ; je dirais néanmoins qu’il s’agit de quelqu’un de cérébral et d’instinctif. Il est vêtu de noir, mais pas d’un uniforme ou d’un costume : pull zippé jusqu’en haut, preuve qu’il ne prend pas ses aises et est donc rigide même dans ce lui qui lui appartient, pantalon ample pour lui laisser la possibilité de ses mouvements, ceinture presque multi-usage avec un semi-automatique à la ceinture. Si j’étais du genre à aller chercher des emmerdes, ce qui n’est pas le cas, je n’irais pas le chercher lui. Après, comme l’équilibre du karma le veut, j’ai tendance à avoir quand même des emmerdes : il m’attendait comme le seigneur qu’il est en ce lieu, les mains croisées dans le dos, ainsi lorsque je lui fais face c’est avec toute la réserve de la personne intimidée que je suis. Mes deux mains saisissent la poignée de l’attaché-case, comme une écolière avec son sac, et je baisse le regard face au sien. J’ai déjà vu tout ce que je voulais voir et s’il est bien un atout que je possède à être si secondaire c’est qu’on me sous-estime toujours.

Je lui laisse cette initiative qu’il maitrise et sait maitriser, prête à lui serrer la main s’il me tend la sienne comme à aller m’assoir où il me l’indiquera, que ce soit en tant qu’invitée ou que subordonnée convoquée.

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Nick Fury
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MessageSujet: Re: Collaboration [PV Amy De Lauro]   Dim 7 Juin - 9:48

{Amy De Lauro ... Madame Elioth-De Lauro} pensa-t-il tout en se demandant brièvement laquelle avait pris le nom de l'autre ou du moins lequel était cité en premier. Avaient elles joué ça à pile ou face ...
Son regard la détailla. Jolie fille. Un peu crispée mais mignonne. S'il avait eu 20 ans de moins ... enfin le double largement, il l'aurait surement dragué. Elle portait un tailleur qui ne cachait rien de ses formes très féminines. Pantalon au lieu de jupe, pour cacher ses jambes ou bien être plus à l'aise dans ses mouvements ... Son chemisier n'apparaissait qu'au niveau du col, tache blanche sur ce noir. Bottes et manteau complétaient sa tenue.
Un très léger sourire signe d'un certain soulagement effleura brièvement les lèvres de Nick. Le Professeur ne lui avait pas dit qui serait son ou sa interlocuteur/trice. Ne le savait il pas lui meme ? Avait il voulu laisser ses X-men agir seuls ? Ou bien piéger le BAM. Non Fury ne le pensait pas aussi stupide. Il avait rapidement fait la liste des potentiels ou plutot potentielles car les X-men étaient plus des X-women pour ce qu'il en savait.
Il savait que la famille Monroe était repartie en Afrique.
Il avait un moment redouté de voir apparaître Rachel Summers, le redoutable phénix.
"ingérable" avait été le mot la caractérisant. Mot sous entendu par son contact et homologue du MI-13.
Pour être franc il ne s'était pas attendu à elle, mais plutot à l'autre Elioth-De Lauro. La volcanique avocate. Un de ses agents avait eu à faire à elle et ne s'en était pas trop mal sorti vu le personnage. Il se demandait si toutes les rousses étaient comme ça.
Ses mains fines serraient la mallette et son regard après un bref passage sur son visage s'était baissé. L'image meme de subalterne. Le cliché de la secrétaire devant son patron. Mais que se passait il dans sa tête ? Qu'est ce qu'il y avait sous ses longs cheveux ?
Nick se méfiait toujours (voir plus) des gens "sois disant" humbles et soumis, c'était souvent les plus intelligents et les adversaires les plus redoutables. La vrai force ne se montrait pas sous des muscles.


"Madame Elioth-De Lauro, je suis ravi de faire la connaissance d'une aussi charmante jeune femme." lui dit il en tendant la main "Directeur Fury, Nick pour les amis. Puis je vous appeler Amy ? "
Sa voix était grave et chaleureuse. Toute son attitude indiquait qu'il la traiterait comme une invitée de marque, voir comme une familier. Après tout elle pourrait être sa fille et meme son arrière (voir arrière) petite fille.

"la vue est magnifique d'ici n'est ce pas ? " dit il en se dirigeant vers la grande baie vitrée d'ou on pouvait voir la Statue de la Liberté "New york ville de liberté. Mais pour qui ... et à quel prix." sa voix s'était éteinte sur les derniers mots. "tous ces gens qui comptent sur nous, qui croient en nous. Un bien lourd fardeau."
Tout en fixant la ville, il lui laissa le temps de répondre (ou pas) avant de lui désigner le fauteuil. "s'il vous plait. Désirez vous un café ou un thé ? ... ou autre chose ?"

un très léger sourire sur ses lèvres. Il manquait d'habitude c'était assez visible. Bien sur il aurait pu directement rentrer dans le vif du sujet mais il ne voulait pas donner à cet entretien un coté guindé au contraire. Il y voyait un partenariat, une collaboration. Il attendait sa réponse tout en posant les viennoiseries sur son bureau, à portée de la jeune femme.
Une fois le service fait, il alla s’asseoir derrière son bureau. Cela faisait si ... officiel, un peu trop. Et le fait que ce soit une femme, jeune n'arrangeait pas les choses. Il finit par se lever et tirer son siège pour venir à coté d'elle.
"c'est mieux non ?" Elle allait le prendre pour un abruti voir un dragueur. "Bien. Commençons. A vous l'honneur. Quelles sont vos exigences ?"
il avait croisé les jambes, ses coudes reposaient sur ses cuisses et ses doigts étaient joints. Son regard fixé sur Amy
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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Collaboration [PV Amy De Lauro]   Lun 8 Juin - 14:22

Je n’ai pas perdue mon habitude, quand bien même certain la qualifie de tic, à remonter les yeux et à les rebaisser fréquemment même lorsque je me soumets ; cela ressemble à une enfant grondée, oui, mais me permet de continuer à voir les réactions par intermittence, ce qui est mieux que pas du tout. Le cerveau humain est programmé pour lire sur les visages afin de déterminer la dangerosité de nos homologues, j’ai la chance de savoir lire consciemment ce qui y est marqué également. Je me laisse détailler et lis le sourire de Nicholas Fury, joie simple tendant à quelque chose de plus complexe au fil de son appréciation. Puis de la perplexité, face à mon attitude ; ben quoi ? On ne peut pas toute avoir le courage, la confiance en soi ou une grande gueule ; je suis courageuse mais pas téméraire, ce qui signifie que je peux faire preuve de courage au besoin mais que je n’irai pas me mettre volontairement dans des situations le nécessitant, ma confiance en moi est celle d’une personne de mon âge qui combat avec brio une timidité enfantine mais n’en est pas pour autant la plus affirmée du monde et ma grande gueule… juste non quoi. Quand je perds le contrôle oui mais là si je perds le contrôle c’est tellement mort de chez mort…

La voix du Directeur me fait relever la tête franchement pour le fixer, par politesse automatique, même si très vite ma mine se baisse un peu alors que le sang monte aux joues ; aussi charmante jeune femme… hum. Ce n’est pas tellement professionnel et c’est apprécié comme tel, un peu gênant au passage, ainsi je m’empresse de lui serrer la main pour en revenir à notre affaire. Le hic c’est que lui-même n’a pas l’air dans cette optique : Nick pour ses amis. Mais je ne m’estime pas être son amie quand bien même il tente simplement de me mettre en confiance, avec un peu trop de familiarité à mon goût.

- Si vous voulez, monsieur le directeur, réponds-je rapidement, contente d’éviter un Monsieur Nick ou autre Directeur Nick qui aurait un autre sens.

Il s’en retourne vers la baie vitrée et m’invitant à la voir, chose que je n’ai pas besoin de me déplacer pour faire et ainsi reste sur place, ne sachant si je dois répondre à sa question qui me semble rhétorique et après laquelle il reprend rapidement avec des questionnements qui doivent lui être fréquent et qu’il est, ce me semble, trop tôt pour me faire partager.

- Tous ces gens qui comptent sur nous, qui croient en nous. Un bien lourd fardeau.

Il en est suffisamment pour nous détester et nous décrier afin que cela compense, de mon point de vue, mais je le laisse se dévoiler sans rien dire. J’observe, je l’observe, ne réagissant qu’à ces invitations véritables et non à ce qui lui sert à s’introduire en tant que personne. Je reste silencieuse face à la sentinelle dont l’âme est plus érodée que le corps et m’en vais m’assoir lorsqu’elle me le demande avec politesse.

- Un thé sera très bien, merci, réponds-je avec un sourire, alors que je le laisse faire le service en bon hôte et m’assois à la place qu’il m’a réservée, déposant l’attaché-case à mon côté.

Nicholas Fury sourit encore, il fait de son mieux mais peut-être ne sait-il pas réellement comment faire. Il est habitué à parler à des subordonnés, des gens qu’il tient par hiérarchie, ou à des égaux, des gens avec qui il doit composer autour d’une table. Du coup on fait sacrément tâche, ce que je représente et moi-même. Il aurait eue plus de facilité avec Rachel, elle était été beaucoup plus détendue que moi et réceptive à sa familiarité ; un peu trop surement. Puis sa diplomatie…

Fury en a une bien meilleure ! Et je ne dis absolument pas cela parce qu’il pose l’assiette de viennoiserie sur son bureau, même si ça aide beaucoup. La grande question de la seconde est « pain au chocolat ou au raisin ? », ce qui est un peu hors sujet mais je réfléchis suffisamment vite pour que cela ne se perçoive pas. Et puis j’ai tout le temps qu’il serve la boisson pour me décider, donc tout est bon. Le sens de l’hospitalité de « Nick » me rappelle celui de Daniel Hopes, plus proche de celui du siècle dernier que d’aujourd’hui ; ce qui n’est pas un mal, même si assez surprenant.

Il s’en va s’assoir et je me prépare donc à faire ce pourquoi je suis venu, avec le bonus double-petit déjeuner. Mais son inconfort m’alerte et je n’ose entreprendre le geste, pas plus que lui en demander la cause d’ailleurs. Je le regarde, simplement, et me surprends lorsqu’il se lève pour promener son siège jusqu’au même côté du bureau que je me trouve. Okay, celle-là elle est forte.

- C'est mieux non ?

- Oui-oui, lui répondit rapidement l’Amy-chouette comme si elle hululait, avec ces grands yeux ronds rapidement suivis par le doute du siècle.

Si je m’attendais à cela venant d’un directeur du BAM… merde, en fait ce n’est pas que ces gens préfèrent faire la réinsertion, c’est qu’ils sont trop gentils pour faire la répression ! Hum, voici qui est déstabilisant et gênant. La prochaine fois, qu’ils fixent le rendez-vous dans un restaurent, le ton sera donné. Et tout cas, Nick prenait un autre sens…

- Bien. Commençons. A vous l'honneur. Quelles sont vos exigences ?

C’était quoi ? Une tactique de poker pour me déstabiliser ? Ah mais c’était très réussi, très-très réussi même. Il eut encore le droit à se que je le fixe, sourcils relevés, pendant une bonne seconde, voir deux ! Et c’était bien long pour moi.

- Euh, d’accord.

Que de conviction et de professionnalisme ! Non mais sérieusement, on s’en était mieux sorti avec Exodus… En tout cas sa prouve qu’il ne fallait pas envoyer Sage, elle aurait tout gâché. Où elle se le serait tapé parce qu’après tout, ils ne doivent pas avoir tant de différence que cela, physiquement parlant ; la dizaine, grand max. Mais bon, il faut toujours se méfier de la copulation chez les araignées, la femelle finie souvent par manger le mâle. Enfin Bref.

Je note le croisement de jambes et les doigts en révolver, ressortant mon savoir sur le décodage gestuel pour déduire ; les croisements de jambes ou de chevilles traduisent les fluctuations du climat mental, un code gestuel alternatif permettant de savoir si celui qui l’effectue est à son aise ou non, tandis que les interactions et positions des doigts et plus généralement des mains sont indicatrices des interventions des cerveaux qui leur sont liés et donc des raisonnements de l’individu. Nicholas Fury c’est mis à son aise et attend ma proposition sur une défensive ouverte, il n’a pas encore prise sa décision quand à me répondre car il considèrera véritablement mes propos mais il gardera l’esprit critique les concernant. Bien.

Montant l’attaché-case sur mes genoux, je roule les cadenas pour former le code et l’ouvrir sur une pochette cartonnée accompagnée de quelques stylos. En faisant de même pour la pochette, je sors l’un des exemplaires de propositions avant de le tendre à mon interlocuteur. Je n’ai pas besoin de m’emparer du second pour lui faire la récitation.

- Comme vous pouvez le constater, nous avons moins des exigences qu’une proposition. Enfin, deux propositions, une sur le court terme, comme une « période d’essaie » pour voir si nous sommes capables de collaborer ensemble de façon constructive, et l’autre à moyen voir long terme au cas où cela fonctionnerait bien.

Dans les deux cas, nous voudrions les points suivants :
Premièrement, la connaissance des identités civiles des membres des X-Men par le gouvernement et/ou les médias reste à l’initiative dudit membre. Si certains d’entre nous sont connus voir célèbres, il n’est pas question que l’on perde notre droit à une vie privée ou que l’on soit fichés, par vous ou qui que ce soit d’autre.
Secondement, dans le cadre de la collaboration X-Men/BAM, vous pourrez faire appel à nous si vous en estimez le besoin. En contrepartie nous pourrons intervenir de notre propre initiative sur tout événement où nous jugerons notre présence nécessaire. Il doit possible, législativement parlant, de faire passer cela pour de la consultance ou équivalent.
Troisièmement, tout membre des X-Men bénéficiera du même traitement qu’un agent du BAM dans l’exercice de ses fonctions et nous ne pourront donc être mis en examen qu’en cas de bavure, non pour usurpation du rôle des forces de l’ordre ou autre. Afin de vous assurer de la légitimité de nos actions, nous vous fournirons un rapport de nos interventions paramilitaires en territoire américain, lequel inclura les noms de code des X-Men ayant participés.
Quatrièmement, nous garderons un droit de retrait d’une affaire ou intervention qui irait à l’encontre de nos idéaux ; nous ne sommes pas des militaires, nous n’attendrons pas d’accomplir la mission pour la remettre en question et n’avons pas l’intention de devenir des instruments politiques. Nous vous proposons une collaboration, nous une vassalisation.

Maintenant, dans le premier temps, la collaboration et la coordination entre X-Men et Bureau des Affaires Mutantes seront assurées par un agent de liaison. Cela peut prendre la forme d’une personne physique, auquel cas nous vous enverrons un membre pour travailler ici et qui sera intervenir ou coordonner une intervention de notre groupe à vos côtés, ou d’une ligne de communication sécurisée vous permettant de nous contacter au besoin.

Dans un second temps, si notre collaboration est fructueuse, nous vous proposerons une équipe d’X-Men pour opérer depuis le Triskelion, en interaction directe avec vos instances. Une sorte de section spéciale tant chez vous que chez nous afin de maximiser notre efficacité commune ; elle impliquerait néanmoins une politique et une image moins répressive de la part de votre institution mais vous permettrait un meilleur regard sur les activités de ladite équipe. Et, je pense, une section plus adaptable que vos Mandroïdes.


Amy Elioth de Lauro mesdames et messieurs, n’applaudissez pas : je suis habituée aux monologues, juste que généralement ils se construisent tout seul. J’espère ne pas avoir tué Monsieur Fury durant celui-ci, j’ai essayé de faire concis par rapport aux pages qu’il a sous les yeux qui se contentent de plus détailler ce que j’ai dit.

- Evidemment, on continue de se débrouiller avec nos financements et nos équipements. Pas d’échanges technologiques, juste de la collaboration.

D’un autre côté, c’est plutôt à notre avantage. Outre qu’entre Graymalkin Industries, Worthington Industries, Frost Industries et le Club des Damnés on ne manque pas de financements, nos technologies non répertoriées sont encore plus en avance que celles que possèdent le BAM et il n’est pas dans notre intention de partager.

- Cela correspond-il approximativement à ce que vous escomptiez exiger ?

Nicholas Fury s’est trahit en parlant d’exigences et bien que je me sois corrigée pour mon partie, je n’ai pas oublié cet abord de la négociation bien moins détendu qu’il ne tentait de l’établir. Je suis normale, quand je suis face à des gens impressionnants je suis impressionnée, ça ne signifie pas que je sois incompétente !

Attendant la réponse, je me tourne discrètement vers le thé et les viennoiseries… sur lesquelles je ne me suis toujours pas décidée. Ce n’est pas le moment ? Mais que pourrait-il arriver de grave ? Au pire, je m’étouffe à ce qu’il me dit voir lui recharge du thé ou du chocolat sur les vêtements mais ce n’est pas un costard, donc c’est moins grave…

Aller, la leçon est récitée, maintenant on stresse en attendant la réponse de l’autre partie. Amen.

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Nick Fury
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MessageSujet: Re: Collaboration [PV Amy De Lauro]   Dim 14 Juin - 10:58

- Si vous voulez, monsieur le directeur,

l'aurait elle appelé par son prénom s'il avait eu quelques années de moins ? Ou un poste moindre ou ... peut être avait elle simplement elle aussi reçut des ordres. "monsieur le directeur" c'était tellement solennelle voir impersonnel. Il laissa passer. Elle avait choisi.
Bon au moins elle ne refusait pas le thé qui lui servi.
Par contre sa gêne lorsqu'il approcha son fauteuil lui fut visible. Elle était déstabilisée meme si elle finit par se reprendre rapidement. Un bon point pour elle. Elle ne s'était pas enfuie, elle ne l'avait pas giflé. Il la regarda prendre son attaché-caise et faire le code. Tout y était bien rangé : chemise cartonnée, crayons. Un deuxième bon point. Il aimait l'ordre et les gens organisés.
Il prit l'exemplaire qu'elle lui tendait sans y jeter un oeil. Jusqu'ou allait aller son professionnalisme ? Aurait elle besoin de ses notes ? Connaissait elle son dossier par coeur ?
Il n'eut pas à attendre beaucoup pour avoir sa réponse. Il la laissa parler sans l’interrompre. D'abord ce n'était pas poli et ensuite toujours cette curiosité vis à vis de la jeune femme. Sa voix était agréable, douce mais affirmée. Elle avait un coté "militaire" qui lui plaisait bien. Elle était structurée et directe, lui faisant grâce de tout bla-bla pseudo scientifico-morale-administratif qu'il détestait tant.
Il la vit porter les yeux sur son thé et les viennoiseries tandis qu'il gardait toujours le silence.
Oui cela correspondait à peut près à ce que le Trium espérait.

Il attrapa sa propre tasse et prit le temps de boire une bonne partie de son café, noir bien sur. Il ne cherchait pas à gagner du temps juste à voir ce qu'elle allait faire.
Au bout d'une bonne minute il releva les yeux, reposa sa tasse. D'un geste rapide, il tendit le bras, attrapa ses propres dossiers et lui en tendit un. Puis il prit une des feuilles recouvertes d'une écriture fine, un stylo plume, raya plusieurs mots pour en inscrire d'autres et fit plusieurs croix.


Exigence, : terme trop fort ? Préfère proposition : moins symbolique (?). A peur d'etre trop lié avec le BAM ?

Son écriture avait quelque chose d'un peu vieillot et de suranné.

Utilise beaucoup le terme collaboration. Pacifiste, reste dans l'optique de Xavier.
Pas de fichage : risque de poser pb. Programme Hopes. Autres agences ?
Propre initiative : à voir. Beaucoup de membres difficilement gérables. Limite ?
Consultance, collaboration : ne souhaite pas être sous l'autorité du BAM ? D'un agent ? Du Trium ?
Mais veut meme traitement : à voir. Pb avec les agents (?)
bavure : ok. Limite ?
Rapport : ok
droit de retrait : limite ?
Instruments politiques : ... difficile.
Agent de liaison : qui ? Quel niveau ?
Ne se propose pas. (dommage ?)
Equipe d'Xmen physiquement dans le Triskellion : danger ?  A voir.
Pas de financement, pas d'équipements. Possède les leurs  bien sur
pas d'échanges technologiques , sont plus avancés que le BAM . Peur de "vol". Manque de confiance.


Sa main s'immobilisa un instant comme s'il réfléchissait. Il n'avait pas vraiment caché ses notes aurait elle l'audace de les lire à l'envers. A voir. Un très léger sourire effleura ses lèvres.
"bien. Dans l'ensemble nos ... propositions (de nouveau un sourire) correspondent. Il y a bien sur quelques détails à ne pas négliger. "

son ton se fit un peu plus sévère, plus "boss".

"Tout d'abord le fichage. Je comprends votre point de vue et nous (il avait appuyé sur le nom, lui faisant comprendre qu'il parlait au nom du BAM) le respecteront au maximum mais il nous faut savoir un minimum avec qui nous travaillons. Nous ne divulguerons aucune information privée vous concernant sans votre accord bien sur, surtout aux médias. (son ton laissa paraitre son agacement vis à vis des journalistes. Il ne les appréciait que moyennement. "fouteurs de merde" était le terme le plus gentil dont il les gratifiait) Par contre, je ne peux pas vous le garantir pour les autres agences gouvernementales. De plus vous savez déjà que tous ceux qui font partis du programme Hopes le sont déjà fichés et le resteront qu'ils travaillent ou pas avec nous. Sommes nous d'accord ? "

il la regarda brièvement avant de reprendre "la réciprocité sera vrai bien sur, n'est ce pas ?" il ne doutait pas un instant que les X-men allaient se renseigner sur ses agents voir avaient déjà leur propre liste. Eux aussi voudraient savoir avec qui ils allaient travailler.

"préférez vous un consultant mutant ou cela n'a pas d'importance ? " si collaboration il y avait, ce qu'il espérait, autant ne pas froisser les susceptibilités.

"Sinon le BAM vous couvrira tout comme il couvre ses agents sauf pour tout acte à caractère strictement personnel et bien sur lors d'une bavure avérée ou s'il y a meurtre délibéré. Vous serez, comme n'importe quel agent, jugé et puni en conséquence et il est évident que le X-man sera immédiatement viré tout comme le sont nos agents. "

le plus difficile allait venir. Il croisa de nouveau les doigts. "vous avez soulevé un point qui risque d'etre un peu plus problématique. Vous voulez les memes avantages que nos agents mais sans en avoir les inconvénients et surtout vous voulez une certaine liberté mais sans rien nous donner en contre partie. Je comprends que nos "missions" puissent heurter vos convictions mais nous ne sommes pas les méchants dans l'histoire. Nous nous efforçons de limiter les dégâts que provoque cette guerre humain-mutant et de répondre au maximum aux besoins de tous. Nous ferons tout pour vous éviter le moindre dilemme morale, et si ça peut vous rassurer votre représentant pourra discuter du dossier avec moi ou avec Darger en personne mais une fois la mission acceptée et lancée vous devrez aller jusqu'au bout. Une défection de votre part pourrait non seulement compromettre l'opération mais mettre nos agents en danger, sans parler des civils. "

il la regarda sans plus rien manifester que sa sévérité habituelle. Allait elle réagir ? Et si oui comment ? Allait elle discuter, défendre son point de vue et/ou celui de l'Institut ou bien partir ? Demander à parler avec les autres X, chipoter sur des détails, pleurnicher ... Il était vraiment curieux.
Il avait un avantage sur elle, il n'était pas obligé d'en référer à qui que ce soit. Il savait que s'il restait dans l’intérêt général, Darger le suivrait sans hésiter. Il était quand meme l'instigateur du programme Hopes c'est d'ailleurs pour cela que Nick l'avait cité. Le savait elle ? Surement.  
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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Collaboration [PV Amy De Lauro]   Dim 14 Juin - 16:39

Dépréciation de mon choix quand à l’aspect formel, rien de surprenant. Je ne m’y arrête donc pas. Nicholas Fury exprime tout un tas de choses plus intéressantes et importantes par la suite, notamment  lorsque c’est en réaction à mes propres réactions. Il a de l’expérience en observation, sans doute du fait de son expérience générale ; après, ce n’est pas sa spécialisation.  Mais c’est amplement suffisant pour me décoder partiellement, je pense, quand bien même la vitesse surhumaine ne doit pas encore être perçue.

Mon discourt est écouté et apprécié, malgré quelques erreurs de prononciations dont je ne me rends compte qu’après ; le stress. Je ne sais faire ni plaidoyer ni plaidoirie, ni cours ni conférence, j’en suis toujours aux exposés oraux moi. Le grand silence qui suit ma récitation me laisse tout le temps de méditer sur mon amen comme son ma pâtisserie, que je n’ose plus prendre du coup. Enfin jusqu’à ce qu’il le fasse, me permettant de suivre le mouvement ; ce que je fais très bien, au point de singer son rythme de boisson avec un naturel parfait. Et de toujours ramer quand à la viennoiserie. Mais au moins je suis décidée : pain au chocolat.

Je repose ma tasse lorsqu’il en fait de même et prend le dossier pour l’ouvrir et le consulter avec un peu de précipitation ; enfin de ce qu’il semble. Je suis curieuse, oui, mais surtout stressée et ça pose quelques problèmes de vitesse. Je m’interromps dans ma lecture lorsque je le vois prendre des notes, surement muries durant sa boisson. Oh, bon, ben… je devrais en prendre aussi moi ? J’ai tout ce qui faut, oui, mais enfin ça me surprend un peu. Je suis tellement une newbie…

Nicholas Fury finit par s’arrêter d’écrire et réfléchit un instant avant de se tourner vers moi, commençant un sourire qui ne cesse de s’agrandir à mesure qu’il parle. Nos « propositions » se correspondent dans l’ensemble ; voici qui me fait sourire également, légèrement et avec une pointe d’amusement face à la manière dont il choisit mon mot, même si j’en repars très vite lorsqu’il se fait plus sévère. Je n’aurai pas dû, c’est ça ?

Fichage : en savoir un minimum avec qui ils travaillent, j’hoche la tête. Développement à fournir là-dessus, tel qu’indiqué dans la paperasse. Néanmoins ne pas divulguer nos informations à la presse c’est un minimum, le faire aux autres organisations gouvernementales c’est un autre problème.

- De plus vous savez déjà que tous ceux qui font partis du programme Hopes le sont déjà fichés et le resteront qu'ils travaillent ou pas avec nous. Sommes nous d'accord ?

Certes, même si pour le coup je le regarde avec perplexité.

- Le Programme Hopes ne concerne pas les X-Men ou notre collaboration avec vous, c’est au niveau de l’Institut et n’est par conséquent pas sous ma responsabilité. Après, si vous penser à Caitlyn de Lauro-Elioth, ma femme, – ça c’est glissé au passage, c’est pas parce qu’elle risque de passer plus de temps devant les photographes et les caméras qu’auprès de moi que je vais arrêter le namoé et puis au moins la chose sera dite et bien dite – en effet elle est fichée en tant qu’ancienne membre du Programme Hopes. Vous savez donc tout à propos de ce qui a été nécessaire à la placer dans ledit programme, depuis son évaluation psychologique à son dossier médical ; vous savez même qu’il ne s’agit pas d’une souche génétique primaire.

D’un point de vu légal, c’est à peine si elle ne leur aurait pas appartenu considérant qu’il s’agit d’un clone, s’il n’y avait pas eue toute cette magouille pour créer James Tucker et remplacer la « précédente » Caitlyn. Cette affaire, tout aussi discutable qu’elle soit d’un point de vue éthique, m’a permise de trouver l’amour et ce « changement » de Caitlyn a permis à ma Caitlyn de s’épanouir, ce pour quoi je suis reconnaissante au BAM. Même si c’est là l’un des dossiers qui nous permettraient de faire chanter le Triskelion au besoin.

- Maintenant, c’est de votre droit, voir de votre devoir, de vous assurer que le membre du Programme Hopes puissent se réinsérer sans être des dangers pour la société ; ce sont vos protégés, que vous sachiez tout d’eux ne me choque pas. Les X-Men seront d’accord avec vous tant que vous ne tentez pas de leur imposer similaire traitement.

- Préférez-vous un consultant mutant ou cela n'a pas d'importance ?

Consultant mutant ? Ne sont-ce pas les X-Men qui sont les consultants dans l’histoire ? Et s’il s’agit de l’agent de liaison… jusqu’à preuve du contraire, tous les X-Men sont mutants – en tout cas je n’en connais aucun d’humain – donc cette question n’a pas lieu d’être.

- Je ne suis pas certaine de bien comprendre la question. Mais par principe, nous ne faisons pas de distinction entre les humains et les humains mutants.

Couverture législative : la même que les agents de l’ordre sauf pour tout acte à caractère strictement personnel ou bavure avérée. Donc comme pour les agents de l’ordre. Ça c’est bon. La possibilité d’être jugé, puni ou viré en revanche me fait beaucoup plus tiquer. Et ce n’est pas le point problématique pour lui… je me disais aussi, le thé et les viennoiseries, ça commençait trop bien pour pas se finir mal.

- Vous voulez les memes avantages que nos agents mais sans en avoir les inconvénients – j’hoche la tête à l’affirmative, c’est vrai ; mais c’est le but d’une collaboration, ils nous offrent leur aide contre la bureaucratie et on leur offre la notre contre les emmerdes physiques – et surtout vous voulez une certaine liberté – j’hoche encore la tête ; c’est l’idée, on reste indépendant mais on a officiellement le droit de venir donner un coup de main et si on se montre plus transparent on continue d’agir comme on le fait – mais sans rien nous donner en contre partie. – là par contre je suis surprise, parce que la contrepartie y est : les rapports de mission, c’est quoi ? Parce que concrètement, le BAM n’a aucune idée de combien on a de base ou de ce qu’on trame sur le territoire américain, qu’on leur donne la possibilité de surveiller ça c’est déjà beaucoup – Je comprends que nos "missions" puissent heurter vos convictions mais nous ne sommes pas les méchants dans l'histoire. – je me redresse et croise les bras, le fixant avec un regard plutôt critique même si je n’ai pas l’impolitesse de commenter dès maintenant – Nous nous efforçons de limiter les dégâts que provoque cette guerre humain-mutant et de répondre au maximum aux besoins de tous. – je prends une inspiration, la situation me semblant bien plus compliquée que cela, à tord ou à raison qu’importe – Nous ferons tout pour vous éviter le moindre dilemme moral, et si ça peut vous rassurer votre représentant pourra discuter du dossier avec moi ou avec Darger en personne mais une fois la mission acceptée et lancée vous devrez aller jusqu'au bout. – j’hoche une nouvelle fois la tête, déjà plus en accord – Une défection de votre part pourrait non seulement compromettre l'opération mais mettre nos agents en danger, sans parler des civils.

Je souris et détourne le visage, d’un amusement légèrement plus tendu que précédemment ; pour ne pas dire qu’il contient une pointe de mépris quand à sa dernière réplique. Je prends une nouvelle inspiration, un peu plus contrite, puis relève la tête pour lui faire face. Courageuse mais pas téméraire, il est temps d’être courageuse.

- Pardonnez-moi, monsieur Fury, mais les X-Men n’ont jamais eu besoin d’une demande du BAM pour intervenir en faveur des civils. Si vous nous laissez le choix d’accepter les missions à mesure qu’elles se présenteront, à l’unité si je puis dire, nous sommes en accord. Mais si accepter de travailler avec vous revient à devoir accepter toute mission que vous nous demanderez, nous ne pourrons pas. Votre vision du BAM, organisme que vous connaissez mieux que moi c’est évident, ne correspond pas aux objectifs de la Maison Blanche dans votre création et c’est malheureusement l’image qu’en garde la population. La Répression : vous avez été présenté au monde comme une police pour mutant, chargé d’arrêter ce que la culture populaire nomme les « super-criminels ». Vous avez énormément fait pour la Cohabitation Pacifique et l’insertion des mutants dans la société, le Programme Hopes en est une preuve et notre volonté commune de travailler ensemble une autre.  Mais concrètement, si demain la Maison Blanche vous demande de mettre aux arrêts toutes les personnes d’Alphabeth City, vous êtes obligés de le faire. Jamais les X-Men n’accepteront cela et je pense, pour le peu que j’en ai vu de vous, que si vous deviez faire face à un tel ordre vous seriez plutôt heureux de nous trouver en face de vous.

Il a joué sur mes valeurs, je joue sur les siennes ; et comme il a mit dans le mille, je suis certaine de mettre dans le mille également. Oui, il m’impressionne et je le respecte, c’est indiscutable. Mais je suis une X-Woman, je sais faire face à des situations qu’en un siècle il n’aura probablement jamais imaginé. Je suis une personne impressionnable, intimidable, qui aspire à la tranquillité et à un monde meilleure ; je suis une idéaliste. Mais cela ne m’empêche pas de savoir que pour une chose, quelle qu’elle soit, il faut se battre quelle qu’en soit la manière. Et dans le domaine, j’ai traversées des crises bien pires que ce que j’avais imaginé jusqu’à lors. Jamais je n’abandonne. Je suis prête à aller jusqu’au bout et ma force elle est là. C’est cela qui m’a permis de devenir X-Woman.

- C’est également pour cela que nous préférons garder l’initiative des sanctions concernant nos membres ; en cas de bavure, l’avis du BAM sera consultatif, considéré mais consultatif, et nous resterons seul juge quand à exclure ou livrer à la justice l’un de nos membres. Une fois encore nous collaborons, nous ne sommes pas vos vassaux. C’est pour cette même raison que vous resterez entièrement maitres de vos opérations et informations, nous pourrons y participer mais n’aurons aucun droit de regard dessus. Et cela me permet de revenir sur votre point de vu concernant l’absence de contrepartie au fait que nous demandions la même protection législative que vos agents. La contrepartie est, de notre point de vue, très simple : votre droit de regard sur nos opérations paramilitaires. Vous n’avez, à l’heure actuelle, aucune idée de ce que nous pouvons faire sur le territoire dont vous êtes chargés de vous occuper. Vous connaissez la base de l’Institution et l’équipe qui s’y trouve, certes, mais combien de base croyez-vous que nous ayons dans les 51 états de ce pays. Nous sommes l’organisation secrète non gouvernementale la plus développée au monde, monsieur Fury, et pour une équipe qui fait de temps à autre la couverture des journaux, combien croyez-vous qu’il y en ait opérant en toute discrétion, sans jamais attirer le regard de personne ?

Voici qui devrait clairement poser la situation ; le BAM est peut-être mieux accrédité que nous, la Confrérie plus nombreuse ou le HellFire Club plus influent, mais ce sont les X-Men qui restent le groupe paramilitaire mutant le plus puissant au monde. Cela peut faire de nous une menace comme le plus précieux des alliés. A Fury de choisir comment il nous présentera au Trium et au secrétaire de la défense.

Je marque une petite pause dans mes paroles, cessant d’assener mes réponses afin d’improviser les modifications du contrat. Ma voix est suave et mon débit maitrisé mais il est clair que derrière son apparence de douceur elle cache une forte violence, chose que je compare à un courant de reflux sous des aux placides. Je ne suis pas agressive, non, mais défensive certainement, quand à mes gestes ; et bien je reste une italienne : tout mon corps parle, quand bien même une bonne moitié est tenue à l’immobilisme par la position assise. Mes mains sont bavardes, soutenant ma parole et soulignant certains points de certains gestes, tandis que mon buste s’avance et se recule fonction de si je l’implique ou lui expose des faits. Ma tête dodeline également, sur les côtés en plus de précéder les mouvements du buste suscités. Il faut néanmoins garder la mesure, je ne suis pas en exposé et reste en position relativement concentrée, ainsi n’ai-je pas non plus de la familiarité dans mes mouvements comme je pourrais en avoir avec mes amis. Je suis une personne avec un grand rapport au corps, il réagit à chaque chose avec précision et vivacité tout en étant incroyablement bien maitrisé. Bien mieux que mon discourt, en sommes, que je reprends après seulement quelques secondes de réflexion :

- Maintenant, pour prendre en considération vos volontés, voici les précisions et modifications que je peux apporter à notre proposition :

Concernant le partage d’information sur nos membres, si notre identité civile ne vous sera pas communiquée par obligation, rien n’empêchera des X-men de se faire recenser. Néanmoins, il faut que vous gardiez en tête que les pseudonymes des X-Men participants aux missions vous seront donnés, il semble naturel que vous en fassiez une base de données. Après, est-ce que cela inclurait les capacités mutantes et particulières de chacun de nos membres, c’est à en discuter. Moins on en dit, plus cela nous va, néanmoins nous pouvons faire des concessions sur ce point. Encore une fois, il n’y a pas de réciprocité : vos agents ont une plaque officielle, il ne nous est donc pas nécessaire de dresser un fichier de nos collaborateurs ou d’avoir plus amples informations vous concernant.
Concernant la manière de collaborer, les X-Men n’accepteront pas l’un de vos agents dans notre base. C’est pour cela que les options auxquelles nous avions pensées sont une ligne sécurisée pour que vous puissiez nous contacter en cas de besoin, ou un agent de liaison de notre bord qui s’en chargera. Pour l’instant, nous n’avons personne à vous proposer mais sous réserve de l’acceptation de cette période d’essaie, nous nous chargerons de vous faire une proposition dans les plus brefs délais ; proposition que vous pourrez accepter ou refuser, évidemment. Je pense que l’on peut aller jusqu’à vous laisser proposer l’ambassadeur vis-à-vis des membres que vous connaissez mais cela n’impliquera en rien qu’il soit disponible et volontaire.
Concernant le traitement législatif des X-Men, la contrepartie à notre considération en tant qu’agents de l’ordre est le fait que nous vous fassions parvenir un rapport sur chacune de nos activités paramilitaires en territoire américain. Il est moins de dix pourcent de nos actions à être couvertes par la presse et le fait de savoir ce que l’on fait vous permettra de juger de la légitimité morale et citoyenne de notre aide. En gros, à chaque rapport, vous serez en mesure de décider si oui ou non, nous méritons d’être considérés comme des gardiens de l’ordre. Dans le cadre de bavure, nous réglerons l’affaire en interne même si, comme dit précédemment, vous aurez votre avis à donner. Il reste envisageable de vous livrer un de nos membres ayant commis de véritables crimes mais cela sera à notre initiative. Nous ne pouvons pas vous laisser vous immiscer dans notre fonctionnement interne, pas plus que nous de vous demandons ne nous laisser le faire pour vous. Je suis certaine que vous comprenez et m’excuse de n’avoir été suffisamment claire la première fois, sur ce point-si.
Concernant le droit de réserve, il s’agira de voir au cas par cas les affaires, cela reviendra à l’agent de liaison de décider pour toute l’équipe. Si une équipe entière vous est confiée, il s’agira alors du leader de cette équipe qui prendra la décision. Nous ne nous encombrerons pas d’administratif, ça sera lors du briefing que vous aurez un oui ou un non ; et vous connaissez notre morale, notre idéal, s’il doit s’agir de protéger des civils nous seront là. En revanche, s’il doit s’agir d’en opprimer ou d’en sacrifier un petit nombre pour en sauver un plus grand, c’est hors de question. La balle est dans votre camp mais une fois encore, nous essaierons de vous aider à faire ce que nous estimons juste, nous ne nous battons pas pour des intérêts politiques.


Je clos mes lèvres et ramène mes mains sur l’attaché-case, toujours présent sur mes genoux. J’ai parfaitement dévoilé que, toute gamine que je puisse être, je n’en suis pas sans expérience ni sans intelligence. Je me suis grillée même si j’ignore si Nick parvient à prendre la mesure de ce qu’est Nephilim. Voir de ce qu’est une X-Woman.

Je reprends une inspiration, tachant de me montrer plus cordiale que je ne l’ai été dans la négociation. Mes gesticulations reprennent assez naturellement, bien moins neutres cette fois. Mes expression accompagnent mes mots, je suis triste lorsque je parle de choses qui m’attristent et entêtée dans mes convictions. Mais surtout, je crois en ce que je dis car j’ai toujours l’espoir, peut-être même la foi.

- L’image du BAM comme celle des X-Men ne correspond pas véritablement à ce que l’on fait. On vous taxe de force sécuritaire pouvant tendre au fascisme, ce que vous ne voulez manifestement pas plus que moi quand bien même on vous a créé dans un but de répression. On nous considère comme des criminels, héros ou terroristes mais criminels tout de même, des gens que vous devez chasser et emprisonner alors que l’on essaie juste d’améliorer le monde comme on peut, en évitant qu’il ne devienne pire et en tentant de montrer que les Mutants peuvent aider et apporter quelque chose. Je pense que nous sommes ici tout les deux dans l’espoir d’améliorer cela, de parvenir à travailler côte à côte pour qu’en effet, tout ces gens qui comptent sur nous et que l’on peut aider le soient. Vous parliez de guerre humain-mutant ; elle n’a pas encore commencée, monsieur Fury. Vous savez pourquoi ? Parce que ni vous ni moi n’avons échoué. Si un jour elle doit commencer, nous aurons un choix à faire, le plus douloureux de notre vie : désigner l’ennemi. Mais pour l’heure, nous devons nous battre pour qu’elle n’arrive jamais car bien souvent, nous créons nous-mêmes nos ennemis.

Je m’appelle Amy Teresa Elioth de Lauro. Je suis une X-Woman, nom de code Nephilim. Je sais pour quoi je me bats et je sais pour qui je me bats. Partant de là, il n’est rien qui pourra me faire renoncer. Si je n’avais qu’une unique phrase à dire au monde entier, pour me désigner moi comme mon groupe, voici laquelle elle serait. Je sais que j’aurai une réponse, je sais qu’elle raisonnerait dans bien d’autres cœurs que le mien ; cela a été le cas dans le passé car cette phrase ne m’a jamais appartenue. Je ne l’ai pas trouvée mais je l’ai apprise avec et par Caitlyn, par notre amour.

In Tomorrow, We Trust.

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MessageSujet: Re: Collaboration [PV Amy De Lauro]   Sam 4 Juil - 9:39

Un geste de la main pour balayer "l'affaire Caitlyn Elioth" lui signifiant que ce n'était pas le jour. Pour lui cette histoire était du passé. Caitlyn Elioth était Caitlyn Elioth. Les magouilles scientifiques et bureaucratiques étaient surtout du ressort de Gallagher et il avait si bien magouillé que la plupart des détailles de l'affaire avait étrangement disparu dans les méandres du couloir des archives "ultra secrete" du BAM, voir s'était "perdu" entre le BAM et la maison blanche. La jeune femme était un atout, un atout chiant comme tout X-men qui se respecte mais un atout quand meme.

- Préférez-vous un consultant mutant ou cela n'a pas d'importance ?
- Je ne suis pas certaine de bien comprendre la question. Mais par principe, nous ne faisons pas de distinction entre les humains et les humains mutants.

un léger froncement de sourcil, sa question n'avait pas été comprise. Il le nota brièvement pour y revenir, ne souhaitant pas l’interrompre tandis qu'elle poursuivait sa tirade.

- Pardonnez-moi, monsieur Fury, mais les X-Men n’ont jamais eu besoin d’une demande du BAM pour intervenir en faveur des civils. Si vous nous laissez le choix d’accepter les missions à mesure qu’elles se présenteront, à l’unité si je puis dire, nous sommes en accord. Mais si accepter de travailler avec vous revient à devoir accepter toute mission que vous nous demanderez, nous ne pourrons pas. Votre vision du BAM, organisme que vous connaissez mieux que moi c’est évident, ne correspond pas aux objectifs de la Maison Blanche dans votre création et c’est malheureusement l’image qu’en garde la population. La Répression : vous avez été présenté au monde comme une police pour mutant, chargé d’arrêter ce que la culture populaire nomme les « super-criminels ». Vous avez énormément fait pour la Cohabitation Pacifique et l’insertion des mutants dans la société, le Programme Hopes en est une preuve et notre volonté commune de travailler ensemble une autre.  

bon ils étaient d'accord meme s'il ne comprenait pas vraiment pourquoi elle insistait sur le fait "d'accepter toute mission" alors qu'il lui avait proposé d'en parler avant. Ce qu'il refusait et refuserait était une défection au milieu d'une opération. Tant que chacun des partis savaient à quoi s'en tenir l'accord serait maintenu.

Mais concrètement, si demain la Maison Blanche vous demande de mettre aux arrêts toutes les personnes d’Alphabeth City, vous êtes obligés de le faire. Jamais les X-Men n’accepteront cela et je pense, pour le peu que j’en ai vu de vous, que si vous deviez faire face à un tel ordre vous seriez plutôt heureux de nous trouver en face de vous.

Comme elle se trompait mais c'était normale. Oui le BAM était vu comme un agent de répression, c'était volontaire. Quand aux "objectifs" de la Maison blanche, dieu seul  (et encore) savait exactement ce qu'il en était. Et surtout il y avait un monde entre ce que le Président voulait et ce qu'il pouvait. Sans parler de tous les "intermédiaires" qui ne voyaient  que leur propre intérêt. Mais il n'allait pas engager un discours politique avec elle. De toute façon elle ne comprendrait pas. Elle ne voyait d'une partie du problème. Problème qui se résumait à : contenter la majorité ; et la majorité n'était pas les mutants. Ils ne représentaient qu'une infime partie de la population et surtout c'était juste un arbre parmi une immense forêt. Un arbre bien mis en valeur pour cacher le reste. Tant que les politiciens se battraient pour ou contre la cause mutante, ils ne pensaient à rien d'autre, ne verraient rien d'autres, ne s'occuperaient de rien d'autre. C'était ça la triste réalité mais elle était bien trop jeune pour s'en rendre compte.
Changer les choses ... la guerre ne s’arrêtera jamais. Combien en avait il vu depuis sa naissance ? Hier contre les allemands,  aujourd'hui les mutants et demain ...
Non il n'obéirait pas à un tel ordre tout directeur qu'il était. C'était aussi pour cela qu'il était l'un des 3, tout comme Darger. Ils étaient aussi des mutants avant d'etre des membres du BAM.
Elle avait raison cependant, oui les X seraient les bienvenus dans une telle situation mais il ne pourrait pas lever la main sur eux, pas dans ces conditions.


- C’est également pour cela que nous préférons garder l’initiative des sanctions concernant nos membres ; en cas de bavure, l’avis du BAM sera consultatif, considéré mais consultatif, et nous resterons seul juge quand à exclure ou livrer à la justice l’un de nos membres. Une fois encore nous collaborons, nous ne sommes pas vos vassaux. C’est pour cette même raison que vous resterez entièrement maitres de vos opérations et informations, nous pourrons y participer mais n’aurons aucun droit de regard dessus. Et cela me permet de revenir sur votre point de vu concernant l’absence de contrepartie au fait que nous demandions la même protection législative que vos agents. La contrepartie est, de notre point de vue, très simple : votre droit de regard sur nos opérations paramilitaires. Vous n’avez, à l’heure actuelle, aucune idée de ce que nous pouvons faire sur le territoire dont vous êtes chargés de vous occuper. Vous connaissez la base de l’Institution et l’équipe qui s’y trouve, certes, mais combien de base croyez-vous que nous ayons dans les 51 états de ce pays. Nous sommes l’organisation secrète non gouvernementale la plus développée au monde, monsieur Fury, et pour une équipe qui fait de temps à autre la couverture des journaux, combien croyez-vous qu’il y en ait opérant en toute discrétion, sans jamais attirer le regard de personne ?

bien sur qu'il ne connaissait pas l'étendu de leur développement mais il n'était pas dupe au point de penser que l'Institut était leur seule base. Elle marqua une pause mais il ne réagissait toujours pas, la laissant poursuivre. Dans sa volonté de le convaincre elle parlait et se livrait plus qu'elle ne le pensait. Puis elle reprit et enfin l'italienne s'animait. Il l'avait su dès qu'il l'avait vu, une petite maline celle là sous ses airs de ne pas y toucher. Sa voix avait changé, ses mains s'étaient mises en mouvement. Ses cheveux s'agitaient dégageant un agréable parfum. Fury aimait ça. Elle avait du caractère qu'elle cachait bien, meme très bien mais elle était encore bien jeune. Sa jeunesse voir une certaine timidité l’empêchait de donner sa pleine mesure mais une fois lancé ... Lui ne montrait rien, limite toujours ce très léger sourire. Il retint un soupire, s'il avait eu quelques années de moins.
Des femmes de caractère il en avait rencontré, aimé meme. Il avait vécu de brèves et torrides relations avec certaines, s'était fait jeter par d'autres. Meme si depuis qu'il avait accepté ce poste tout était différent. Il n'était plus le soldat Fury mais l'un des directeurs du BAM. Il se souvenait particulièrement d'une brunette, vraiment très belle, malheureusement elle en aimait un autre, un capitaine. De toute façon, elle était morte maintenant. C'était le poids à porter lorsqu'on avait une plus longue longévité que la plupart des humains. C'était aussi pour cela qu'il ne s'était jamais marié après la mort de Pamela.


La première proposition lui convenait. La deuxième aussi avec une condition cependant. Il la voulait elle, certain de son choix, certain qu'elle en avait toutes les qualités. La troisième proposition le fit un peu tiquer. Gallagher n'allait pas apprécier, ni les scribouillards de la Maison Blanche, mais il comprenait sa position. La dernière le fit franchement sourire cette fois. C'était bien des paroles de X-men, derrière sa jolie voix il entendait le vieux Xavier.
3 points sur 4 où ils étaient d'accord c'était un record. Il s'était attendu, voir préparé à plus de difficultés. Beauté et intelligence, une combinaison parfaite.

Elle se tut, redevenant la petite jeune femme un peu timide. Il allait répondre quand elle inspira avant de reprendre, elle n'avait pas fini finalement. De la surprise dans le regard de Nick, voir de la déstabilisation. Avait elle un bouton "off" ?
Son discours était différent, il venait du coeur, Fury le sentait non seulement dans le choix des mots mais dans sa voix et ses gestes.
20 ans et toute la vie devant elle.
20 ans et déjà si vieille.
20 ans et tant d'espoir qu'il avait fini par perdre au fil du temps.

Elle l'avait touché dans ses derniers mots remportant la victoire en parlant avec son coeur. Oui elle était redoutable.

Il la regarda un petit moment sans aménité. S'il avait eu une fille il aurait apprécié qu'elle ait la meme force et les mêmes faiblesses.


"vos propositions une et quatre sont acceptées. La troisième aussi meme si je pense qu'elle ne va pas plaire à tous. Quand à la deuxième, elle ne sera acceptée qu'à une condition ..."
il laissa un léger silence en profitant pour porter sa tasse de café désormais froid à ses lèvres tout en la fixant.
"c'est vous que je veux comme ambassadrice. Vous et moi ensemble."
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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Collaboration [PV Amy De Lauro]   Jeu 9 Juil - 20:27

Les critiques et les considérations ne m’interpellent guère à trois exceptions : le balayage du sujet de Caitlyn et le mépris pour ma considération sur les ordres du BAM sont les deux premières. Je poursuis sur mon discourt mais découvre une autre facette de Nicholas Fury des plus inquiétantes. Il est courant de dire que le BAM c’est comme une pomme infestée de vers, particulièrement à sa création, mais jusqu’où ont-ils pu monter dans sa hiérarchie ? Xavier avait « choisi » Nick Fury pour être notre interlocuteur et si Sage ne remettrait pas en doute ce choix, j’étais parfaitement capable de le refaire. Etait-il possible que la personne en face de moi ait été choisie pour sa corruptibilité ? Pour une potentielle défection au Bureau des Affaires Mutantes en faveur des Mutants ? Ça ne semblait plausible. En revanche ce qui l’était moins c’était que ce genre de personne atteigne un si haut rang dans l’organisation. Mais bon, je restais parfaitement secondaire et relativement ignorante de toute cette politique et ces manipulations.

La troisième est la seule à réellement me déstabiliser : il est en joie de m’écouter parler, de me regarder m’agiter, non une joie méprisante et supérieure mais quelque chose de bien plus dérangeant. Quelque chose qui ne m’arrêtera pas mais qui me dérange au plus haut point.

Je note les accords et les désaccords avant qu’il ne me les manifeste, seuls les ambivalences et autres indécisions me posant problème à ma vision de ses ressentis. La première partie est bonne. La seconde est à continuer de discuter. La troisième surprend mais obtient crédit et la dernière le fait sourire. Nous y sommes presque. Mon rôle est bientôt terminé même si ma dernière tirade me permet d’avoir un coup d’avance sur Nicholas Fury ; surprise, incertitude, je marque de nombreux points dans tout autant de domaines je crois.  C’est en bien comme en mal, voir en neutre pour certain, comme la constatation d’un regard usé. L’œil unique peut l’être, usé et délavé par les ans, mais il ne se limite pas à cela.

J’écoute le silence comme s’il était une suite de mon discourt, preuve d’une réussite et d’une maitrise dont je ne me vanterais pas, puis considère à mon tour cette brève et concise réponse qu’il me fournit. Droit au but, sans explications ou mots superflu, il me prouve sa supériorité d’expérience là où j’ai la fougue de la jeunesse et d’idéaux purs.  Il ne m’apprend rien sur ses acceptations et me fait fortement déprécier sa condition d’acceptation ; si son suspens a l’effet voulu, puisque je suis pendue à ses lèvres en attendant la condition, sa contreproposition ne doit pas du tout avoir celui qu’il avait escompté. Emma disait qu’il ne fallait jamais refuser un compliment mais pour le coup il en devenait aussi gênant que compromettant, ledit compliment. Heureusement que pour le coup, j’avais un coup d’avance.

Je prends une grande inspiration et me lève pour lui faire face, closant dans ce mouvement l’attaché-case et nous plaçant d’égal à égal puisque c’est ce que Nick veut. J’entrouvre une fois la bouche mais aucun mot ne sort, ma gorge se bloquant désagréablement. Je referme les lèvres et déglutis, inspirant de nouveau en baissant légèrement la tête et en fermant les yeux un instant. Ce sont les deux mains accrochées à la mallette que je fais face pour répondre.

- Directeur Fury, nous sommes ici en représentants de choses qui nous dépassent. Il n’y a pas de « vous et moi », il y a le BAM et les X-Men. Néanmoins, comme dit précédemment : je pense que l’on peut aller jusqu’à vous laisser proposer l’ambassadeur vis-à-vis des membres que vous connaissez mais cela n’impliquera en rien qu’il soit disponible et volontaire. J’aurais pensé qu’il vous faille l’avis de vos codirecteurs mais sachez que votre demande sera considérée. Je ne puis cependant vous assurer de mes disponibilités : je suis une étudiante et une employée à mi-temps, tant que mon contrat comme mes thèses ne seront pas terminés il m’est impossible d’être présente de façon quotidienne au Triskelion. Si vous avez la patience, il nous sera possible d’en rediscuter en fin de l’année scolaire en cours, soit dans neuf mois ; il est probable que vous préfériez un agent de liaison plus tôt que cela même s’il reste la possibilité de la ligne sécurisée.

Je n’estime pas valoir la mise au banc d’un projet aussi important durant les trois quarts d’une année. Je ne suis ni l’X-Woman la plus compétente, sauf au corps-à-corps peut-être, ni la plus expérimentée. Peut-être est-ce pour cela qu’il me veut, parce que j’ai prouvée être moins inexpugnable que la plupart de mes coéquipières. Je sais qu’il y a plein d’autres raisons possibles mais je ne me triturerai pas l’esprit pour les trouver. Au point où nous en sommes, je verrais si la X-Team et Xavier n’ont rien pas d’inconvénients à ce que l’on accède à cette demande, côté X-Men, et si Caitlyn le tolérera. Dans tous les cas, il est hors de question que je laisse tomber mes projets de vie pour cette affaire : je suis dispensable, à de très rares cas nous le sommes tous. Il n’est rien de mieux qu’un Immortel pour s’en rendre compte, quelque soit son âge.

J’ignore si Fury bluffait ou bluffera, je ne le pense pas en capacité de refuser l’accord entre nos groupes pour « raison personnelle » mais sa réaction face aux ordres me fait craindre le pire. Je déglutis une nouvelle fois mais je continue de lui faire face, hésitant même longtemps à lui sortir une réplique Made by Frost complète mais qui remettrait sans doute bon nombre de choses à leurs places. Après tout, plus qu’être mariée et lesbienne, je reste une experte du décryptage comportemental mariée à une avocate et je suis certaine de pouvoir être toute aussi gourmande que je ne le suis à consommer mon mariage dans un procès pour harcèlement sexuel.

Mais autant, si la quasi-totalité des X-Women auraient eue la bravoure de sortir cela face à Nicholas « Nick » Fury, je préfère m’abstenir. Courageuse mais pas téméraire : là c’était de la putain de témérité.

J’attends donc simplement qu’il conclut, continuant de lui faire face malgré la quinzaine de centimètres qui me manque, quand bien même elle est un peu réduite par les talons hauts. C’est l’heure du verdict et je retiens donc mon souffle. Je peux le faire très longtemps d’ailleurs.

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MessageSujet: Re: Collaboration [PV Amy De Lauro]   Lun 20 Juil - 9:21

Quel dommage encore une fois qu'elle n'ait pas conscience de sa valeur, d'un autre coté elle ne serait pas aussi naturelle si c'était le cas, et elle ne l'aurait pas intéressé.
Elle s'était levée, lui était resté impassible. Sa bouche s'était ouverte mais rien  n'en était sorti. Il n'avait toujours pas bougé, la laissant aller jusqu'au bout de ses sentiments, au bout de sa "mission".
Comme elle lui rappelait sa Pamela.
Qu'aurait elle pensé de cette gamine ?
Lui aurait elle défoncé le crane par jalousie (ou le sien plutot) ou bien l'aurait elle invité à faire du shoping pour vider son compte en banque ?


- Directeur Fury,

pas de "Nick", ni meme monsieur, c'était clair et net elle suivait sa propre ligne de conduite.

 nous sommes ici en représentants de choses qui nous dépassent.

peut être ...
peut être pas.


 Il n’y a pas de « vous et moi », il y a le BAM et les X-Men.

elle le remettait gentiment mais fermement à sa place, quel dommage. Mais encore une fois, un éclair de fierté passa dans son regard. Rare, vraiment très rare étaient les gens qui avaient osé lui parler ainsi mais cette femme osait. Ce petit bout d'être humain osait.

-  Néanmoins, comme dit précédemment : je pense que l’on peut aller jusqu’à vous laisser proposer l’ambassadeur vis-à-vis des membres que vous connaissez mais cela n’impliquera en rien qu’il soit disponible et volontaire.

un compromis. Avait elle peur qu'il refuse tout en bloque parce qu'elle l'avait "jeté" ? Cette fois, il eut un sourire. Pas si sur d'elle que ça finalement. Il n'était pas comme ça. Et puis quel intérêt à poursuivre un lapin déjà soumis, il préférait la rebelle.

-  J’aurais pensé qu’il vous faille l’avis de vos codirecteurs mais sachez que votre demande sera considérée.

bien vu. Meme s'il savait que son choix serait accepté. C'était d'ailleurs pour ça que c'était lui qui conduisait l'entretien et pas l'un des deux autres.

-  Je ne puis cependant vous assurer de mes disponibilités : je suis une étudiante et une employée à mi-temps, tant que mon contrat comme mes thèses ne seront pas terminés il m’est impossible d’être présente de façon quotidienne au Triskelion. Si vous avez la patience, il nous sera possible d’en rediscuter en fin de l’année scolaire en cours, soit dans neuf mois ; il est probable que vous préfériez un agent de liaison plus tôt que cela même s’il reste la possibilité de la ligne sécurisée.

une explication plausible. Une forme d'excuse ? une façon d'adoucir ses propos ? En tout cas elle ne lui avait pas totalement fermé la porte au nez. Elle irait loin, vraiment très loin.

il se leva à son tour et lui tendit la main.


"vous recevrez tous les documents dûment signés dans la semaine Madame Elioth-De Lauro."

l'entretien était terminé.

Il la regarda partir, mais avant qu'elle ne quitte la pièce il l'interpella  


"Amy, ne changez pas."

sa voix était douce et fatiguée, rien à voir avec le Nick qu'elle venait de voir. Il n'y avait devant elle qu'un vieil homme qui vivait depuis trop longtemps.

fin pour Nick
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MessageSujet: Re: Collaboration [PV Amy De Lauro]   Dim 26 Juil - 20:47

La critique de mes dires se fait immédiatement après leur prononciation et il y a presqu’autant à dire sur les réactions qui en témoignent que sur les paroles elles-mêmes ; chose logique s’il en est puisque tout muet qu’il soit c’est un commentaire que fait Nicholas Fury. Ailleurs et ici, en accord ou non, ses pensées sont un labyrinthe comme il semble logique vu son échelon et son âge mais elles laissent ce même marques sur son visage. Je crois à ce que j’ai dis, lui beaucoup moins ; cela peut être une part de mégalomanie comme une de déconsidération, c’est du moins l’interprétation que je fais face à ses premières réactions. Je ne suis peut-être que moi mais cela ne m’empêche pas d’être suffisamment intelligente pour percevoir ma véritable place dans cet univers et d’avoir conscience des enjeux de ce qui ce joue ici. Je peine à savoir s’il est méprisant ou amusé et ne perds pas de vue que c’est accessoire, complètement accessoire. Tant que je ne fais pas tout foirer, les choses iront et je suis pratiquement sure que similaire raisonnement se passe en lui, il a juste bien plus de recul face à eux.

- Vous recevrez tous les documents dûment signés dans la semaine Madame Elioth-De Lauro.

Je suis surprise, un cinquième de seconde, puis ne sait que dire ou penser et ai donc la bonne idée de me taire. Je prends donc sa mais sans rien rajouter qui pourrait tout compromettre, quand bien même j’ai l’impression que beaucoup trop de choses me sont passées au-dessus. Peut-être ferais-je examiner mes souvenirs afin d’avoir l’avis d’autres sur la question mais pour l’heure, les choses se closent. Je déglutie une fois la main lâchée, ayant déduit ce qu’il y avait à déduire de ce signe traitre. Je ne referais pas ma leçon là-dessus cependant.

- Merci, Monsieur Fury, réponds-je fortement. L’Institution Charles Xavier nous fera suivre les documents et votre parole orale sera suffisante à ce que l’on commence déjà à nous organiser de notre côté.

Ça nous a déjà joué des tours par le passé mais on n’est pas des plus procéduriers chez les X-Men ; ce qui ne nous empêche pas d’avoir des archives des membres et des missions effectuées, compilées dans chacune des bases pour l’équipe qui s’y trouve et les freelance qui y résident. Sans doute que ces bases de données communiquent entre elles mais je ne pense pas que quiconque autre que Xavier ait les accréditations nécessaires à les consulter toutes ; ce n’est pas mon cas en tout cas, ce n’est même pas du ressort de mes connaissances. Enfin Bref.

Les salutations à nouveau données, je m’en retourne à direction de la sortie et du chaperon qui ne devrait pas tarder pour m’éconduire sous surveillance. Néanmoins avant que je ne franchisse la porte, Nicholas Fury m’interpela de nouveau pour une phrase qui me laissa perplexe, tant par sa prononciation et l’expression qui l’accompagnait que par ses mots. Expression qui m’est familière car je l’ai déjà vue chez deux personnes. Sébastian et Frank lui donnaient un nom : le mal de l’immortalité. Cette impression qu’on a dépassé notre temps et notre époque, qu’à présent on ne peut que regarder le monde lentement continuer sans nous. Les mortels ne l’ont pas car ils meurent avant, les immortels doivent apprendre à vivre avec ou à la transcender s’ils ne veulent pas mourir également. Frank a apprit à vivre avec, Sébastian l’a transcendée. Je suis certaine de la transcender avec Caitlyn à mes côtés. Quand à Nicholas, je ne sais s’il s’agit de ce qu’il ressent. Il ne me semble pas approcher du siècle mais peut-être les épreuves ont-elles faite vieillir prématurément son âge, ou bien s’agit-il également d’un immortel.

Je ne saurais le dire et je m’en vais sur cette question. L’ascenseur me fait descendre et y réfléchir mais je n’y trouverais pas de réponse. Pas sans revenir et apprendre à connaitre Nicholas « Nick » Fury puisqu’aujourd’hui je m’adressais à lui en tant que directeur et représentant du BAM. Peut-être était-ce pour cela qu’il cherchait à devenir autre chose que cette fonction. C’est un problème qu’on reproche souvent aux élèves de l’Institut, celui de considérer les X-Men comme des fonctions et non des personnes, et si aujourd’hui nous étions tous deux des fonctions nous n’en sommes pas moins des personnes derrières. J’en suis consciente tout comme je sais qu’il y a un temps pour tout.

Et pour en venir au temps de mon égocentrisme, j’ai coutume de dire que le changement est la seule constante de l’univers. Même sans vieillir, je change, même si cela ne se voit pas, je change ; sans doute n’a-t-il pas plus d’idées sur combien je change que moi sur combien lui a changé avec les ans. Même dans mon comportement, je reste fidèle à mes valeurs et mes paroles mais j’ai plus changée en quatre ans qu’une personne normale en une décennie.

Ce souhait me perturbe, c’est indiscutable. Il me travaille encore au sortir de l’ascenseur alors qu’on en suit le chemin jusqu’à la sortie, jusqu’à ma voiture. Je suis silencieuse mais différemment qu’à l’aller. Plus concentrée, moins stressée, mon visage est fermé alors que mes pensées bouillonnent.

Le passé est toujours venu impacter mon futur, depuis Sébastian s’en venant m’arracher à mon père peu après ma naissance puis me précipitant maladroitement dans ses bras peu après ma renaissance à cette malédiction encodée dans mes gènes, en sera-ce de même cette fois ? Un être venu du passé conduira-t-il mon destin à changer de nouveau, comme le père et la tante de Caitlyn l’ont fait ?

Je m’assieds sur le siège conducteur en lançant le dossier sur le siège passager et je démarre le moteur, regardant la route.
RP TERMINE pour Amy

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