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 L'évolution des choses {Forge}

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Amy de Lauro
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MessageSujet: L'évolution des choses {Forge}   Jeu 30 Avr - 22:33

Dimanche 1er Mars 2015 – 08 : 21 A.M.
Nous étions le 2 décembre 2011. Je venais d’arriver d’Europe, c’était la première fois que j’allais aussi loin et je n’avais plus réellement de chez moi. J’avais définitivement quitté le foyer de l’enfance dans lequel j’avais grandi, enfant à charge des services sociaux, et savait être prise dans une école « pour gens comme moi » grâce à la Sœur Evangelina Grigori ; ma sœur, en réalité, même si je l’ignorai à l’époque et que je l’ai perdue aujourd’hui. Cette école devait m’aider à me comprendre mieux que les docteurs et les scientifiques c’étant penchés sur mon cas jusqu’à lors tout en me permettant de suivre le cursus d’études que je désirais et n’avais pas les moyens de me payer en Italie. A l’époque, j’étais une adolescente dans l’apparence et sans doute dans l’âme aussi ; 157cm, 45kg environ, des cheveux bruns longs et lices, des traits juvéniles trahissant la timidité, un front large, des sourcils fins, un nez grec, une bouche pincée aux lèvres discrètes, un menton fuyant, des yeux de cette même couleur d’une intensité qui faisait tout mon charme et d’une vivacité peu confiante… On m’aurait trouvée plus jeune que je n’étais en réalité lorsque j’ai rencontré Jonathan Silvercloud, lequel m’avait fait sursauter dans son accueil en revenant d’une mission dont il ne voulait pas parler. Quatre mois plus tard, il repartait.

Trois ans et demi plus tard, il revient. Je suis installée à présente, j’ai une famille à laquelle je tiens et un chez moi que j’espère leur construire. J’ai définitivement trouvé le lieu où je vivrais cette vie avec Caitlyn, Jade et Aislinn, même si la dernière reste pour l’heure dans le manoir et ses ancêtres et que l’avant-dernière étudie afin d’avoir une prestigieuse université. Cette école a été plus qu’une aide, elle a été la source d’aventures et de mésaventures qu’il me serait impossible de résumer et qui m’ont changée à jamais. Aujourd’hui, je suis une femme dans l’apparence et j’ignore ce que je suis dans l’âme ; 171cm, 55kg environ, des cheveux toujours bruns longs et lices, des traits adultes sculpturaux emprunts de résolution, un front toujours large, des sourcils toujours fins, un nez toujours grec même si un peu plus long, une petite bouche aux lèvres équilibrées, un menton carré, et surtout des yeux d’un bleu cristallin que j’ai appris à accepter et à aimer… mais des yeux qui tuent tout l’air de famille que je pouvais avoir avec « l’ancienne Amy ». C’est ainsi que je vais le retrouver. On c’est connu, j’aurai pu avoir quinze ans ; aujourd’hui, je pourrais en avoir trente.

J’avance dans les couloirs de l’Institut à destination de ce couloir qui nous est réservé ; ancienne chambre d’amis et de personnel aujourd’hui reconverties en chambre d’X-Men ; amis et personnels privilégié du Professeur X, d’une certaine manière. J’ai fait mon premier aller-retour à leur destination aux sept heures, lorsque je me suis levée, préparée, échauffée et qu’en descendant prendre mon thé j’ai préparé et ramené à Caitlyn son petit déjeuner ; miel pops dans du lait chaud, comme toujours. Puis comme toujours également je suis allée faire un « footing », pour peu qu’on puisse appeler cela ainsi, croisant plusieurs fois d’autres étudiant profitant du week-end pour en faire de même. La demi-heure accomplie et la cinquantaine de kilomètres parcourus, je suis revenue à ma chambre une nouvelle fois ; si en semaine cela me prend jusqu’aux midis, il n’est pas d’entrainement le week-end. Ça fait parti de l’équilibre de vie de famille ou plutôt c’était sensé en faire parti. Il n’est toujours pas là.

J’ai retrouvée Caitlyn, j’ai essayé d’être là. Elle se brule les ailes à mener la bataille médiatique sur des terrains auxquels je ne nous aurais même pas crus invités. Mais c’est un mal qu’elle ne veut partager, elle a ce réflexe de la caverne qu’on trouve chez les hommes et qui signifie qu’il faut que je me tienne à l’entrée, patiente, au risque de causer plus de dommages encore. Elle ne refuse pas la communication et je suis preneuse de toutes celles qu’elle peut me fournir mais je crains qu’à force cela ne l’use également. Je ne le veux pas. Rien ne sera jamais comme avant, pas depuis Bleecker, nous avons embrassée la destinée du monde après avoir réussit à se sortir de celle de nos mondes ; et le monde, bien que mon cruel, n’en est que plus vampirisant. Il n’y a pas d’ennemis dans le monde, pas de personne que l’on puisse combattre par l’ardeur et la ténacité. Une falaise tient mieux contre une tempête que contre l’érosion ; j’espère juste que l’érosion s’arrêtera, qu’on aura le temps de guérir. Mais le temps nous manque : Caitlyn est une star, tant et si bien que je dois être l’une des dernières personnes à la demander en terme de quantité de demande et que le namoe n’a plus le moindre sens, tandis que je suis une étudiante dont les échéances se rapprochent trop vite. Nous sommes immortelles et le temps nous manque, la belle ironie.

Je laisse mon aimée à présent, cela ira comme elle me dit souvent et qui me fait comprendre que si ça ne va pas pour le mieux ça ne va pas pour le pire et je n’ai pas à insister là-dessus. J’ignore si je le devrais, je n’ai jamais été douée avec les gens lorsqu’il ne s’agit pas de réfléchir et de comprendre. Je tâche de devenir spécialiste du langage corporel pour palier à cette sensibilité manquante mais quand il y a sensibilité j’en perds tout ce que j’ai appris et je m’aveugle de façon parfois destructrice. J’essaie de m’améliorer mais s’il est une majeure partie qui appartienne à la tête, le cœur a ses propres bastions et ils sont inexpugnables.

Contre mon cœur repose cette croix catholiques, offerte il y a une vie par Caitlyn mais qui a tout traversé à notre instar. Elle est partiellement  cachée par mon vêtement, un débardeur sombre, lequel se complète d’un survêtement noir, d’une veste grise même si je suis de nouveau en intérieur et d’éternelles baskets même si à présent il m’arrive la majeure partie du temps d’être en talons ; elles sont nécessaires pour le sport cependant. La course ne m’a pas réellement faite suer mais les températures oscillant entre -4 et 7°C me poussent à être un peu plus couverte que de norme. Je viens de la montagne et cela m’épargne l’écharpe, la polaire et les bottes chaudes mais tout de même, deux épaisseurs c’est le minimum. Mes cheveux sont ramenés en arrière par mèches, du fait de la course, mais ils auront tôt fait de reprendre leur chaos naturel. Pour l’instant ils en restent ainsi « disciplinés », suivant tout de même mes pas alors que je me dirige vers l’une des portes de l’autre partie du couloir.

Cette porte n’a encore aucun nom dessus mais j’entends le bruit à l’intérieur, non qu’il n’y en ait beaucoup mais j’ai l’ouïe plus que fine à présent. L’occupant de ces lieux ne devrait pas tarder à en sortir et c’est pour cela que je l’attends, tout simplement. Mon téléphone est dans ma poche, je suis joignable comme la quasi-totalité du temps par phobie de ne pouvoir l’être dans un moment critique. Je déglutis d’abord à la pensée du pire de ces moments puis à celle du fait que celui que j’attends n’était pas là. La Traque a consumée la X-Team et la foi de Caitlyn dans les X-Men parce que seule la X-Team c’est déplacée pour la sauver, tout aussi inefficace qu’on ait été. Ce n’étaient pas les X-Men qui c’étaient déplacés mais les amies de Caitlyn, X-Men ou pas. Intellectuellement, je comprends pourquoi il était impossible de rapatrier plus de monde pour participer à l’opération tout autant que je suis certaine qu’il est d’autres situations similaires dont nous n’avons pas eu connaissance. Mais émotionnellement, cela tue tout le côté « famille » que l’on peut appliquer aux X-Men ; peut-être peut-on instaurer ce sentiment au sein d’une équipe, pour peu qu’elle se stabilise, mais au sein de toute non. Trop de secrets, trop de brouillard. Si nous ne sommes pas des terroristes nous fonctionnons comme tel et le seul à avoir une vue d’ensemble se garde bien de la faire partager. Pourquoi être là alors ?

Parce que je suis redevable à l’homme que j’attends et que s’il n’est pas un proche c’est parce qu’il est parti trop tôt à l’époque. Je ne le connais que peu tout autant que je suis certaine qu’il ne me connait guère plus et ne me reconnaitra pas, du fait. Quand bien même j’ai un air de famille avec l’Amy que Forge a connue et envers laquelle il a été bienveillant, je suis plus vieille de dix années alors qu’à peine plus d’un tiers se sont écoulées et mes yeux sont bleus là où les siens étaient bruns.

- Ciao Prométhée, dis-je de ma voix différente, suave qui, derrière son apparence de douceur, cachait une forte violence comme un courant de reflux sous des eaux placides ; j’espère que tant l’italien que l’utilisation de ce surnom destiné à le rendre plus familier et moins intimidant seront suffisant à lui faire comprendre que malgré les changements, il s’agit bien de moi. Ce n’est pas grave si tu ne me reconnais pas, peu y sont arrivés au début. Tu t’y feras.

Un fin sourire se dessine sur mes lèvres ; j'étais une personne souriante à l'époque, je le suis toujours aujourd'hui même si j'ai comprise la valeur d'un sourire, cela sera un indice de plus. Mon sourire est différent d'alors, oui, puisque mon visage l'est mais c'est le geste qui importe.

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MessageSujet: Re: L'évolution des choses {Forge}   Ven 1 Mai - 20:10

Bureau de Charles Xavier | Institut Charles Xavier|  Etats-Unis | 1 mars 2015 | 8 : 00 PM

Passez une bonne journée, professeur.

C’est après un long débriefing de ma mission, qui aura duré un bon quart d’heure, au directeur assis derrière ce bureau en acajou massif que je ramasse la clé de mon dortoir respectif que Charles me tend. Avant de me lève tranquillement de ma chaise et quitter le bureau du grand manitou par la porte où je suis entrée. Voilà une chose de faite. Bon…. me manque plus qu’à aller enregistrer mon rapport auprès de Danger, mais chaque chose en son temps.
Tout  d’abord, faut que j’aille réaménager mon dortoir en allant chercher mes affaires personnelles planqué au garde-meuble, situé au garage de l’établissement. Et compte tenu que mon intérieur se composait de pas mal de chose, non seulement je risque de passer toute la matinée ainsi qu’une bonne partie de la journée à faire des allers-retours intempestifs en transportant mes affaires unes par une, mais avoir droit également à un lumbago carabiné en fin de journée. Surtout venant des plus gros meubles, notamment mon lit-armoire en particulier qui fait bien son poids. Soit trois cent kilos. Ça ne m’étonnerais pas d’apprendre que ce soit ce bon vieux Beast qui se soit chargé lui-même de vidé mon dortoir durant mon absence, ou d’un X-men télékinésiste.
La prochaine fois que je suis appelle ailleurs, je tacherais de concevoir un miniaturiseur. Au moins j’aurais plus de problème pour le transport des gros mobiliers.

Heureusement qu’il fait beau ce matin avec un ciel presque dépourvue de nuage, même si la petite fraicheur matinal me conseil de porter une veste sous mon t- shirt blanc, mais comme je ne suis pas frisquet je me contente de ce simple haut et d’un survêt bleu marine pour une paire de baskets blanche confortable qui change de mon traditionnelle pantalon beige foncé et de mes chaussures marrons. C’est moins serré et je me sens plus à l’aise dans mes mouvements. Manque plus que la veste qui va avec et j’aurais l’air d’un de ces russes qui portent un amour obsessionnelle pour les survêts addidas. Et le pire… c’est que mon futal, comme mes chaussures, sont de marques addidas en plus.
C’est après avoir quitté l’immense bibliothèque où je me suis retrouvé en quittant le bureau de Professeur X que je déboule les escaliers pour rejoindre l’étage en dessous qui débouche directement au large couloir où se tient les chambres réservés exclusivement aux X-mens et X-womens que je traverse. Avec ma démarche toujours aussi nonchalante qu’à l’accoutumée. Pas plus tard qu’une heure, j’ai croisé deux élèves passer par ici. Non pas pour venir s’infiltrer dans l’une des chambres, mais pour s’en servir comme raccourcie pour rejoindre la bibliothèque plus rapidement. En particulier lorsqu’ils arrivent par la porte du hall d’entrée. Ça évite de faire un méga détour. Quoique ce doive être une habitude car je n’ai pas trouvé une quelconque différence entre passer par ce couloir pour rejoindre l’escalier derrière moi que les couloirs du flanc.
Mais alors que je marche vers l’autre bout du couloir centrale pour emprunter la sortie de l’établissement en passant par le hall , quelqu’un d’autre s’y tenait en face. Plus particulièrement une femme brune trentenaire avoisinant le mètre soixante-dix, aux cheveux bruns fins et lisses qui cascade au niveau de ses épaules, encadrant son visage ovale se terminant par un menton plat et arborant une féminité transpirant une maturité des plus séduisante. Auquel s’ajoute une paire d’yeux en amande pour des pupilles d’un bleu océan, de sourcils fins et légèrement arqués pour une bouche aux lèvres fines et charnues. Forcément, je n’ai pas souvenir de l’avoir vue auparavant, donc ce doit être une prof. Ou bien une collègue X-Women. Je m’arrête devant elle.

- Bonjour mademoiselle. Vous m’attendiez ?

A ce moment-là…. c’est de l’étonnement pur et dur qui me submerge. Pas le fait qu’elle me salut en italien, loin de la, mais bien du sobriquet qu’elle m’attribut. Ou plutôt qu’on m’avait attribué. Cela fait bien longtemps qu’on ne m’avait pas appelé ainsi. Et jusqu’à aujourd’hui, il n’y avait qu’une seule qui m’avait appelé ainsi : Amy De Lauro. Pas de doute, c’est bien elle. Ce simple surnom à lui seul m’a vite fait de me mettre la puce à l’oreille plus vite qu’une dinde le jour de Thinksgiving.
En tout cas elle ne m’en veut pas que son visage ne m’est pas familier et que ce n’est pas la première fois qu’elle fait cette effet. D’un côté c’est logique quand j’aperçois à quel point elle a tellement changée. Elle ne m’aurait pas appelé par le pseudonyme du titan grec, j’aurais eu beaucoup de mal à la croire autrement. Sauf, peut-être, si elle aurait dévoilée ses membranes oculaires vertes. Très certainement !
N’empêche que je ne peux retenir un bref haussement de sourcils par cette agréable surprise tout en ayant cligné subitement les yeux, la bouche légèrement entrouverte. Puis c’est au tour de mes lèvres d’arborer un sourire ravi par cette belle retrouvaille.  

- Wow…. Ah ouais en effet, Rachel n’avait pas tort. C’est dingue ce que t’as changé physiquement. Je m’attendais bien à te voir différente depuis notre dernière rencontre…. mais malgré ça, j’avoue d’être étonnement surpris.

Et pas qu’un peu d’ailleurs. Ma moue se fait plus détendue, mais nimbée d’une joie sincère.

- En tout cas ça fait plaisir de te revoir, Amy.
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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: L'évolution des choses {Forge}   Jeu 7 Mai - 15:28

- Bonjour mademoiselle. Vous m’attendiez ?

Au mauvais endroit, visiblement. Je me retourne, je parle, je vois ; je dois toujours relever la tête à cause de sa taille presque trop grande tout comme je vois les marques de son âge avançant. Je vois tellement plus que la première fois qu’on c’est vu, mes yeux bougeant si vite qu’ils doivent lui sembler flous quelques instants, avant que tout ne se calme. Sourcils relevés, yeux écarquillés, légère ouverture de la bouche pour tendre vers un ovale, c’est de la surprise. Il comprend rapidement même s’il reste plusieurs longues secondes à penser puis c’est la joie qui domine ; mon sourire trouve un écho sur son visage avant qu’il ne me réponde.

-  Wow… Ah ouais en effet, Rachel n’avait pas tort. C’est dingue ce que t’as changé physiquement. Je m’attendais bien à te voir différente depuis notre dernière rencontre… mais malgré ça, j’avoue d’être étonnement surpris.

Je suis surprenante, ça n’a pas changé ; peut-être le suis-je plus qu’avant mais c’est les personnes dont on n’attend rien qui peuvent toujours s’avérer les plus surprenante et Dieu sait que lorsque je suis arrivée on n’attendait rien de moi, je n’étais personne en arrivant et c’était ici que j’étais devenu quelqu’un tout aussi secondaire que ce quelqu’un soit.

- En tout cas ça fait plaisir de te revoir, Amy.

- La même, Jonathan.

J’ignorais si je pouvais l’appeler Jonathan à présent mais verrais bien s’il me le faisait remarquer ou si nous étions sur un pied d’égalité.

- Je ne te demanderais pas ce qu’était ta mission, poursuis-je en référence à notre première rencontre, mais je te demanderais comment elle c’est passée : ça va toi ?

Non que la mission ne m’intéresse pas mais la personne qui l’a accomplie m’intéresse plus. Si je veux savoir les détails de la mission il me suffit de lire le rapport enregistré par Danger, moyennant que mon accréditation soit suffisante, tandis qu’avoir impressions et sentiments ne passerait que par la personne ; et c’est cette dernière à laquelle je m’adresse et que je veux apprendre à connaitre. C’est l’une des choses les plus difficiles car à laquelle les gens pensent le moins mais avant d’être des X-Men, nous sommes des gens aussi. J’ai toujours placés les gens avants, parce que c’est ainsi que je fonctionne, mais je sais que cela reste une minorité. Je n’ai jamais eue l’occasion de connaitre aussi personnellement Forge que je l’aurai voulu à l’époque mais j’escompte me rattraper à présent, à moins qu’il ne soit encore ici que pour un passage.

Je l’écoute tout en m’apprêtant à répondre, considérant ce qu’il me dit tout en sachant que je lui ferais parvenir un résumé également. Peut-être me le demandera-t-il, peut-être pas ; dans le second cas je suis assez égocentrique pour prendre l’initiative seule.

- De mon côté : mariée, deux enfants à charge, niveau technique olympique et en phase terminale de mes deux thèses, quasiment plus de temps pour moi mais je tiendrais la distance. Ce qui m’inquiète le plus c’est Caitlyn, j’ai peur qu’elle finisse en dépression avec tout ce qui arrive autour d’elle, j’ai l’impression de ne pas être assez là même si je garde l’espoir qu’on s’en sorte. C’est toujours plus facile de mener une bataille à coup de poings que de faire face à la vie et au temps. En parlant de cela j’ai rencontré mon père, il nous a enterrées vivantes sous une église avec Caitlyn mais sinon on a une relation à peu près stable, comme le reste c’est une longue histoire.

Bon, ça aussi c’est une chose qui n’a pas changé : je suis une pipelette. Et une pipelette qui pense cinq fois plus rapidement qu’à l’époque au point d’avoir besoin de « trucs » mentaux pour éviter de dériver trop longtemps hors sujet, une chose reconnue comme spécialité des italiens. Je me souviens lorsqu’on m’avait sorti que les italiens pouvaient dévier de tous les sujets possibles et imaginables à l’exception d’un seul, celui vers lequel ils finiraient toujours par atterrir si on leur laissait suffisamment de temps de réflexion : le football. Bon, je n’ai jamais été particulièrement football mais je ne suis qu’à moitié italienne par mes parents et d’un peu partout par ma lignée. Mais cela prendrait des heures à raconter ainsi puis-je faire une magnifique démonstration du « truc » précédemment évoqué : Enfin Bref.

- Peut-être essayer d’être productif, même si tu veux avoir le résumé. Tu as un réaménagement à faire non ? Je pourrais t’aider.

Emménagements et déménagements à l’Institut ; si simple pour les élèves, si complexe pour certains X-Men. Jonathan doit en être, vu qu’il fabrique des trucs. Lesquels, je n’en sais rien, les seuls que j’ai eue l’occasion de voir son ses équipements et le premier des miens. Je sais que Xavier est aussi un génie technologique, même si pas par mutation, et quand je vois tout ce qu’il a bâti au-dessous de l’Institut cela me laisse imaginer combien la chambre de Forge pourra être différente de celle des autres au final. Et Xavier arrive également à se déplacer en fauteuil roulant dans un manoir sans ascenseur et avec plusieurs étages ; même moi je suis incapable de dire s’il a un système dans son fauteuil pour franchir les marches, genres roues tout-terrain ou mini-lévitation, ou si ce sont les marches qui s’abaissent pour lui former une pente à l’instar de la rampe du X-Jet. Mais c’est hors sujet là-encore donc Enfin Bref ; heureusement que je pense bien plus vite qu’un être humain. Autant j’ai appris à ralentir mes mouvements à leur échelle même si j’aime beaucoup être à la mienne, autant mes pensées filent toujours aussi rapidement et c’est assez utile.

- Crois-moi que j’ai encore des surprises pour toi, ponctue-je avec ce même petit sourire que j’avais auparavant.

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MessageSujet: Re: L'évolution des choses {Forge}   Sam 9 Mai - 17:10

Plus je regarde Amy, plus je me rends compte à quel point elle est ravissante. Non pas au point de vouloir me la taper, de toute façon je suis trop vieux pour elle et elle est déjà prise…. mais faut quand même reconnaitre qu’elle n’a rien à envier des mannequins de magasines.
Soudainement, elle m’appelle par mon nom et non par mon pseudonyme. Si ca me dérange ? Non. Bien au contraire, je préfère davantage que cela se passe ainsi. Forge… Prométhée… Le faiseur…. tous ces pseudonymes ne sont que des identités qui sont et doivent rester secondaire en dehors des missions. Si des X-mens aime et préfère qu’on les nomme constamment par leurs nom de code, ce n’est pas le cas pour moi. Encore mieux, j’ai une légère réticence que mon surnom soit utilisé dans la vie quotidienne. Ça me donne toujours l’impression d’être en mission vingt-quatre heures sur vingt-quatre, ce qui peut être désagréable. Et nulle besoin de ça pour éprouver une forme de respect, un simple « monsieur Silvercloud » ne suffit largement.

Comment s’est passé ma mission, hein ? Bonne question. Lui partager mon avis sur cette dernière ne me dérange pas. Sauf pour détailler les parties les moins glamours. Non pas que j’ai assassiné des personnes, mais plutôt pour les scènes d’exécutions arbitraires exécuter au summum de la barbarie la plus bestiale. Ouais….. c’était moche….. Salement moche.

- Dans son ensemble elle s’est plutôt bien passée….. mais j’ai été témoin de scènes qui n’avaient strictement rien à envier à l’incident de Mutant Town et ne me laissent pas un souvenir que j’aimerais garder. De toute façon, j’ai bien l’intention d’arrêter les missions solo et réintégrer officiellement la X-Team. A commencer par une séance en Salle Des Dangers avec Rachel, bientôt. Pour peaufiner l’esprit de corps du groupe qui fait sérieusement défaut au sein de l’équipe en ce moment.

En tout cas, Amy a vécue pas mal de choses elle aussi. Et il n’y a pas à dire : Amy demeure toujours aussi bavarde qu’avant. Ca débite tout un flot de paroles difficilement suivable pour le citoyen lambda, une avalanche de mots. Moi ça va, je n’ai pas de souci à suivre le courant. J’ai connue bien pire. Mariée, je n’en doute pas. Je l’ai remarqué sur la plaque de sa chambre. Par contre, le fait qu’elle ait adopté deux enfants …. c’est une agréable surprise intérieur qui me frappe.
Tout comme les deux thèses en phase terminale qu’elle enchaine simultanément qui est tout aussi étonnant. Si ça ce n’est pas de la performance, bah j’ai plus qu’à aller manger mon maillot ! Après, forcément, elle peut faire de suite une croix pour avoir presque plus de temps libre. Hormis, peut-être, pour prendre une pause d’un quart d’heure par exemple. Moi-même j’ai fait deux thèses, mais effectuer une par une non pas simultanément. Et encore, j’ai pas mentionné le programme spécial pour surdoués que j’ai eu droit et qui a retiré deux ans pour mes doctorats. Ah oui ! J’ai failli saper le fait qu’elle possède à présent un niveau sportif olympique. Pas mal.
Mais c’est pas le cas de ses soucis. Non, ce qui la tracasse avant tout c’est l’état de santé mentale de Caitlyn rudement mie à l’épreuve par sa couverture médiatique. Quand j’ai vu débarquer sur le plateau d’Ellen Stone, même avec ses lunettes teintées j’ai vite trouvé à quel point elle était crispée. Je le voyais clairement sur son visage par ce petit « quelque chose » qui ne trompe pas. Pas besoin d’être nécessairement un génie de la vérité pour l’avoir aperçue. J’avais mal pour elle et pour Rachel. Aurais-je fait pareille à sa place ? Que sais-je….. Peut-être pas, mais risquer de faire des dérapages, probablement. Personnellement, je n’aime pas les shows télévisés. Faut toujours que tu te montres à peu près comme le veut la presse sous peine d’être pointé du doigt, humilié et calomnié en long en large et en travers. Voilà ce pourquoi je n’ai jamais aimé et ce n’est pas près de s’arrêter.
Sa remarque que c’est moins casse-tête de batailler à coup de boule que tout simplement faire face aux tracas de la vie banale n’est pas fausse. Mais ce n’est pas non plus faux quand c’est l’inverse.
Si jusqu’ici j’avais hoché la tête, tout en gesticulant de temps à autre, la mésaventure avec son père me fait hausser un sourcil surpris et d’une moue incrédule du genre « Sérieux !? » tant c’est quelque chose d’atypique. Son père devait être un malade du cerveau bon à interner pour vouloir enterrer vivante sa progéniture. Ca explique peut-être pourquoi elle était orpheline. En tout cas je préfère me garder de toute remarque sur son paternel, sachant que je ne connais ni les raisons ni l’entièreté de cette histoire qui semble plus compliqué qu’elle n’y parait. Pour preuve, elle a toujours une relation avec lui, bien que plus ou moins stable.

Je prends une longue inspiration nasale tout en balançant légèrement ma tête affirmativement.

- Et bah dit donc….. Ça en faits des anecdotes.

Et pas des moindres. Elle poursuit en précisant qu’elle est au courant pour mon déménagement et qu’elle me propose son aide. Aide que je ne refuse pas. C’est pas dans mes habitudes de cracher dans la soupe et le fait d’apprendre qu’elle a plus d’une surprise dans son sac depuis notre dernière rencontre annihile l’envie de refuser. Et de me décocher un sourire enthousiaste.

- Ah bah ça n’pouvait pas tomber mieux : j’adore les surprises. Un coup de main serait le bienvenue.
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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: L'évolution des choses {Forge}   Lun 11 Mai - 19:14

- Dans son ensemble elle s’est plutôt bien passée… – mes yeux fixent son visage et y voient la tension, les crispations des points bien précis liés aux muscles et trahissant des émotions que le cerveau produit ; mon esprit est suffisamment véloce pour qu’entre chacun de ses mots je puisse penser et son hésitation est plus que suffisante à en déduire que les parties c’étant mal passées se sont vraiment mal passées – mais j’ai été témoin de scènes qui n’avaient strictement rien à envier à l’incident de Mutant Town – « incident » de Mutant Town ; mon tour de grimacer, pour y avoir été cela n’avait rien d’un incident mais était bel et bien un massacre, ce que l’on peut concevoir dans les zones de guerre – et ne me laissent pas un souvenir que j’aimerais garder. – cela arrive souvent en tant qu’X-Men, j’ai une collection de souvenirs que je n’aimerai pas garder et je le suis depuis trois années – De toute façon, j’ai bien l’intention d’arrêter les missions solo et réintégrer officiellement la X-Team. – voici qui me fait sourire ; du renfort ce n’est vraiment pas de refus, et cela signifie également qu’il restera – A commencer par une séance en Salle Des Dangers avec Rachel, – là mon sourire devient un peu plus moqueur ; j’ai du mal à tenir le rythme de certain « entrainements » de Rachel en SdD avec ma constitution surhumaine, je plains d’ores et déjà Forge – bientôt. Pour peaufiner l’esprit de corps du groupe qui fait sérieusement défaut au sein de l’équipe en ce moment.

Wow, l’esprit de corps du groupe ; l’esprit d’équipe en somme. Il a fait sérieusement défaut, oui, on en est à ramasser les miettes actuellement. Refondre l’ancienne X-Team après son implosion est un travail complexe, j’y ai prise la part qu’on m’a donnée et me suis tournée vers le Bureau des Affaires Mutantes. J’ai eue mes difficultés en travail d’équipe et me considère comme une part du problème originel, j’espère m’être améliorée depuis. Mais je ne parle pas de cela, faisant passer le reste de ma vie avant comme je le fais souvent ; il n’a pas demandé, certes, mais il n’a pas l’air de s’en plaindre non plus.

Forge semble enthousiaste à mes réussites et inquiets à nos difficultés avec Caitlyn, j’ignore jusqu’où il se sent concerné mais en l’étant il accorde déjà bien plus d’attention à nos personnes que la plupart des élèves. J’ai son assentiment pour beaucoup de choses, et sa surprise pour encore plus. Ça en fait des anecdotes… yep, je vis cinq fois plus vite et j’ai entrainée Caitlyn avec moi, pour le meilleur et pour le pire…

- Ah bah ça n’pouvait pas tomber mieux : j’adore les surprises. Un coup de main serait le bienvenue.

J’hoche la tête : nous en sommes partis pour le déménagement, donc. Moins hard que l’entrainement mais plus « lent » également, de mon point de vue ; sans rien savoir de ce que Jonathan a à transporter, je pense pouvoir le faire. Néanmoins je devrais rester à sa vitesse à lui, ne serait-ce que pour maintenir la discussion. Et c’est ce que j’entreprends de faire alors que j’avance vers le hall d’entrée, restant au niveau de mon interlocuteur.

- Bon, pour le résumé de ces trois dernières années… je vais pas entrer trop dans le détail et tu ne dois pas hésiter à m’interrompre si t’es perdu, ou juste si t’en à marre. Mais grosso-modo après l’Incendie de Mutant Town et l’attaque au Met, j’ai commencé à m’entrainer sérieusement avec Jubilation Lee pour savoir me défendre. Emma Frost est revenue à l’Institut et a repris le cursus de psychologie, que j’étais bien parti pour joliment foiré, faisant son possible pour que malgré mes problèmes je suive une scolarité normale. Avec Caitlyn, on a commencé à se rapprocher en tant que coloc’, fallait dire que le lendemain de notre rencontre j’étais déjà à l’infirmerie après un arrêt cardiaque, et elle aussi c’est mise à s’entrainer, pour me protéger. Dès le début elle était protectrice, et bien plus douée que moi niveau combat.

Nous arrivons à l’escalier, et le descendre ne me fait pas ralentir dans mes paroles ; je continue de m’exprimer avec tout le corps, non seulement la voix mais également le visage et les mains, à défaut de pouvoir pleinement laisser s’exprimer le reste puisque je marche en même temps.

-  On a formée une bande avec Jubilee et ça ce passait plutôt bien. Caitlyn m’a apprise à tirer avec les armes à feu, incluant ton PIT. Et j’ai eue le droit à de la mise en pratique assez violente avec Arkady. Jubilee et Caitlyn m’apprenaient à me défendre, lui il vérifiait que je savais me battre ; ça a fait très mal mais je régénère. Puis ça a été au tour de Caitlyn d’avoir des problèmes, elle a fait cramer une partie de la bibliothèque à cause d’une perte de contrôle de ses pouvoirs. Arrêt cardiaque elle aussi, puis embarquée par le BAM… elle était sous le coup du Programme de Réinsertion, on avait rien le droit de dire, mais je suis quand même allé faire le forcing devant le Triskelion pour qu’ils me la rendent. J’avais aucune idée de ce que je faisais et je ne voulais pas savoir, je voulais juste qu’ils la relâchent ; j’ai attendus trois jours avant que Daniel Hopes ne me fasse entrer, Xavier l’avait prévenu qu’une élève ne rentrait pas… On a découvert le passé de Caitlyn, le bordel avec les Maraudeurs, et même après être rentrée elle n'allait pas mieux. Elle a faite une tentative de suicide. On a réunit à aller mieux ensemble mais ensemble, ensemble. On c’et vraiment mise en couple ; au début on n’aimait pas qu’on nous dise lesbiennes, force est de constater que les rumeurs avaient raison. Et j’en suis contente.

Aucune pause, alors qu’on arrive dans le hall et le traverse pour avancer dans la cours où se trouve le buste de Xavier. Mes pas deviennent plus claquants mais je n’en continue pas moins mon résumé devant évoquer environ la moitié des choses arrivées, dont je me souviens parfaitement grâce à ma nouvelle mémoire.

- Mon histoire avec Caitlyn, c’est l’histoire de ma vie. Elle a eu pas mal de monde avant moi, moi jamais, mais je ne regrette pas car c’est elle, je le sais. On a construite notre vie ensemble, peut-être trop vite, mais on l’a fait, je ne regrette pas ni les douleurs ni les épreuves car elles ont permises les victoires et le bonheur. Ma passation c’est mal passée : seulement neuf mois après avoir commencée à m’entrainer, on me l’a proposée et j’ai accepté. J’ai été trimbalé dans un scénario où je ne pouvais rien faire et qui m’a conduite à voir une Caitlyn à moitié folle et vieillie d’années chercher à se sacrifier pour moi pendant que je cherchais la mienne ainsi qu’un moyen de sortir de là où on était. Les ennemis, je n’avais aucune chance de les vaincre et finalement, mon seul choix c’était de me sacrifier ou de sacrifier quelqu’un d’autre. Cruel, c’était très cruel. Mais c’était pertinent également : elle était là, ma limite, à ce que mes actions engendre la mort d’une autre personne. J’ai dépassées mes limites et ma mutation c’est emballée. En quelques heures j’avais vieilli d’années et j’en suis morte. On a réussi à me ramener sous la forme actuelle mais l’Amy que j’étais à l’époque, celle que tu as connue, elle n’a pas survécue à la passation. Je suis meilleure sur tous les plans, que ce soit physique ou intellectuels, ma mutation a atteint un nouveau stade mais ça a eu un énorme coût. Je comprends l’épreuve de la passation, je comprends qu’il faille tester la limite et que ça ne se fait pas sans casser des œufs, mais je ne comprends pas pourquoi le scénario a été aussi douloureux personnellement. Mais c’est toujours le cas, de ce que j’ai compris ; Caitlyn à souffert de ma mort pour ma passation et la suite, durant le même mois, l’a vu devoir choisir entre se sacrifier elle et sacrifier Rachel, sans doute la seconde personne la plus proche après moi. Elle c’est sacrifiée. Inutile de dire qu’on était haineuse contre Xavier et les X-Men de nous avoir fait cela. Les X-Women anti-X-Men, personne n’a jamais osé nous le dire en face mais c’était carrément ça. Ça nous empêchait pas de nous battre pour ce en quoi on croyait mais ça a posé beaucoup de problèmes. On a faites quelques missions, moi avec Emma principalement mais également avec Caitlyn. On a essayé d’enseigner comme Jubilee nous avait enseigné ; le fiasco. Presque aussi mauvais que moi avec mon année scolaire : je n’avais eu qu’un semestre et je l’avais planté. Mais Emma a voulu m’aider, pour pas que mes mésaventures gâchent ma scolarité, et elle a essayé de me transférer les connaissances que j’aurai du avoir en psychologie par télépathie… elle a mal négocié le fonctionnement amélioré de mon cerveau et je me suis retrouvée avec les connaissances de son doctorat en psycho et de sa maitrise en éco. Pour le coup l’année suivante ça a été du gâteau niveau connaissance, j’ai surtout gratté pour le mémoire. En parlant de « mémoire », avec Caitlyn on a renoué avec nos passés, à tour de rôle : on est allée à San Francisco et en Irlande pour elle, puis j’ai découvert qu’Evangelina, la soi-disant « sœur » qui m’avait amené ici, c’était ma sœur. Je ne lui ai pas pardonné et je lui ai claquée la porte au nez. Mon beau-frère, pas le mec d’Evangelina mais celui de ma sœur ainée – on était quatre, je suis la seule survivante – m’a retrouvée et nous a enlevées avec Caitlyn. Il avait un plan pour que mon père nous retrouve et nous sauve sauf qu’ils étaient aussi cons l’un que l’autre et que mon père, Ezéchiel – que tu pourras rencontrer, il bossera ici l’an prochain – a cru à un piège : j’avais les yeux bleus, je ne pouvais pas être sa fille qui avait les yeux marrons. En plus il était venu avec un arrière-arrière grand père, ou un truc du genre, qui c’est retourné contre lui et a enlevée Evangelina ; non content d’être cons de génération en génération, on est immortel dans ma famille. Mon beau-frère avait décanillé mon père et m’avait déposée à l’orphelinat, ça m’a permis d’échapper à tout ça, mais lorsqu’on m’a retrouvée il voulait me placer sous la protection de mon père, d’où la mascarade, l’église sur la gueule – parce que mon beauf a un fort penchant pour le théâtre, je te laisse imaginer le bordel – et Evangelina enlevée. Résultat, tout le monde se fracassait la gueule et j’ai faite une belle crise d’identité mais Jubilee, Emma et Caitlyn m’ont aidée à m’en remettre. Et le mois suivant, les Maraudeurs ont enlevée Caitlyn , l’ont torturée à mort. J’ai pas décrochée, alors même qu’elle m’avait appelée sur mon téléphone… c’est… bref.

C’est la première fois que je me tais et ce n’est pas sans culpabilité. Nous avons traversé le bois à destination du garage, bâtiment trapus plusieurs fois plus large que haut et dont la majeure partie de la façade est composée de volets électriques. Néanmoins, une porte pour y pénétrer, vers laquelle je vais.

- J’ai utilisée Rachel pour qu’elle nous aide, il y avait Ororo avec qui je n’ai pas arrêté de m’engueuler parce que je gérais plus rien et qu’elle ne me gérait absolument pas, se comportant comme un sergent militaire alors que c’était la première fois que je la voyais. Il y avait Emma en soutien et Jubilee qui tentait de faire tourner le tout. Puis mon beau-frère est intervenu, de notre côté. Ça n’a pas été suffisant.

J’allume les lumières de cette pièce intérieure large dont l’un des flancs conduit aux places des véhicules, successivement, et dont l’autre contient un abri à vélo. Le dernier mur, celui du fond, contient une réserve d’outils de mécano et c’est vers là que je me dirige. Je n’ai jamais particulièrement foutu les pieds dans cet endroit mais je ne pense pas avoir trop de mal à m’y retrouver : à côté de l’atelier, il y a le garde-meuble ; ça le fait derrière les voitures en sommes, comme dans un garage souterrain.

- Caitlyn est morte, avec Jubilee on l’a tenue morte dans nos bras. Rachel a donnée sa vie pour qu’elle revienne à la vie puis a disparue en prenant la forme du Phénix.

Autant dire que pour sauver ma copine, j’ai sacrifiée une amie ; j’ai bien retenue la leçon de la passation… je prends une grande inspiration et je me tais, passant sous silence ma tentative de vengeance-suicide suivante qui c’est terminée par mon beau-frère avec une balle dans la tête.

Je pénètre dans le garde-meuble, sorte de miroir des places de parking mais remplis d’objets et de cartons étiquetés, allumant la lumière pour y voir plus clair.

- On va arriver en 2013, là, niveau chronologie. Et du coup, où sont tes affaires ?

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MessageSujet: Re: L'évolution des choses {Forge}   Jeu 14 Mai - 20:04

Sitôt ma réponse dit que je lève le camp pour reprendre ma route en direction du garage. Cette fois ci en compagnie d’une Amy prête à déballer un récapitulatif de ses mésaventures pas si récapitulatif que ça, étant donnée qu’il est tout aussi long que le précédent. Pour ne pas dire, pire encore. Je reconnais bien là Amy que j’avais connue !  Même si c’est au fond on n’a peu conversé ensemble à cause de mon ancien planning. Si la suite se passe à merveille comme je l’espère, j’aurais plus d’occasions de passer plus de temps avec Amy et converser plus souvent qu’avant. Fin…. en théorie. Si à l’époque Néphilim avait bien plus de temps libre que moi, c’est dorénavant l’effet inverse : mon emploi du temps est soft et me donne assez de temps libre, tandis qu’Amy n’a presque aucun moment de répit entre ses thèses, ses entrainements physiques intensives et j’en passe. Etonnant non ? Enfin bon, que voulez-vous que j’y fasse…. on ne peut pas tout avoir dans la vie.

Alors que je marche aux côtés de ma collègues, avec toujours ce réflexe de mettre mes mains dans les poches quand j’écoute quelqu’un tout en me déplaçant, j’apprends dans la foulée que ce n’est qu’après le barbecue géant à Analphabète city et à l’attaque terroriste du MET, selon les médias mainsteam, qu’elle s’est décidée à suivre des entrainements physiques rigoureux afin d ‘avoir du répondant le jour où elle se fera agresser. Sous la tutelle de la ravissante naine qu’est Jubilee qui, au passage, est une excellente prof de sport. Cela n’a rien d’étonnant venant d’une X-Women formée personnellement par Wolvi. Puis vient s’ajouter le retour d’Emma à l’établissement et sa reprise de ses cours en psychologie qui était tout bénef pour Amy. Elle qui souhaitait suivre des cours en psychologie avec quelqu’un d’autre que Xavier, malgré un dossier scolaire pas très polichon. En tout cas elle s’est vite attachée à Caitlyn en tant que camarade de chambre et cette dernière s’est mise elle aussi à s’entrainer durement pour pouvoir protéger plus efficacement la brunette qu’un garde du corps. A croire qu’elle c’étaient faites pour s’entendre dès leurs naissances. Par contre, qu’Amy ait eu un arrêt cardiaque le jour suivant sa rencontre avec Fuzzy me surprends, mais moins que précédemment. Faut croire qu’à force d’entendre des anecdotes toutes aussi surprenantes les unes que les autres, je deviens de moins en moins surpris.

Nous atteignons le bout du couloir pour passer par l’escalier principal que je déboule tout en ayant le réflexe de glisser ma main bionique sur la rembarre. La porte d’entrée franchit, nous voilà dans l’immense cour auquel se dresse fièrement en son centre le buste en marbre du fondateur de l’institut.
Elle poursuit en disant qu’elle et Jubilee aurait formé un petit groupe où tout s’est déroulé comme sur des roulettes, donc sans soucie. Sa copine rousse lui a même enseigné le maniement des armes à feux, incluant également l’arme non létale que je lui avais fabriquée, bien après l’évènement du MET. Arkady ? Ce nom me dit quelque chose, comme s’il m’était familier. Ce n’était pas l’un des anciens surveillants de l’établissement ? Bof, c’est pas vraiment important. Par contre, il s’est porté volontaire pour mettre en pratique le savoir-faire d’Amy et qui, apparemment, ne s’est pas passer en douceur. Loin de là. Encore heureux qu’elle a un facteur guérisseur. Et comme si cela ne suffisait pas, il y aussi le déchainement incontrôlé des pouvoirs de Cait qui aurait mis s’en dessus dessous la bibliothèque. Ah d’accord…. c’était donc elle la responsable.
En effet, je vivais encore ici à cette époque, mais je n’étais pas présent à l’institut quand l’incident s’est produit. Il n’empêche que la pauvre Cait ait subit elle aussi un arrêt cardiaque à l’instar d’Amy. Sauf qu’après ça elle fut envoyée au BAM, car chose que je ne savais pas : Caitlyn faisait partie de ses jeunes mutants soumis au programme de réinsertion HOPES. Que cela a inquiété profondément Nephilim qui n’a pas hésité d’harceler l’organisation étatique de lui rendre sa meilleur amie, se fichant royalement des conséquences de son acte aux yeux de la loi. Allant jusqu’à poireauté trois jours consécutive devant le bâtiment du BAM, avant qu’elle puisse entrer par la bonne grâce d’un certain Daniel Hopes. Je suppose que ce doit être lui qui ait mis en place le programme. C’est là qu’Amy aurait découvert le passé de Fuzzy dont elle ne précise pas quoi au juste et qui me titille l’esprit, mais si elle fait ça c’est que ça ne doit pas être jolie à entendre. Il va s’en dire qu’on peut rajouter des problèmes gênant avec les maraudeurs, une bande de criminels à la botte d’un savant fou aux objectifs aussi abyssales que la tête de Paris Hilton. Ils sont aussi dangereux que les purificateurs, voir même pire encore étant donné que se sont tous des mutants. Pas étonnant qu’en retournant à l’institut ça n’allait pas mieux et qu’elle ait tenté de mettre fin à ses jours sous l’overburn colossal. Après quoi, elles ont fini par former un couple lesbienne qui confirmait officiellement les ragots des élèves. Et elle en est toute fière. Pas de regrets, ni de frustration et encore moins de honte. Tant mieux pour elle !

Si jusque-là j’ai suivi toute la conversation de la jeune brunette, ça l’est moins pour la suite où j’ai perdu le fils à quelques reprises, le long du chemin. Néanmoins, j’ai quand même compris une grande majorité de son speech et assimilé entièrement l’essentiel de cette discussion. Pour Amy, Cait est la personne qui compte le plus dans sa vie. C’est indéniable et elle le souligne bien dans son phrasé. Je sais également la cause qui l’a fait vieillir à vitesse grands V, qui n’est d’autres que son gène qui fut chamboulé dans tous les sens par la passation. Démarrer à peine neuf fois depuis le début de ses entrainements physiques. Moi il m’a fallu cinq ans avant de passer cette épreuve ayant pour but de tester toutes nos limites, physiques comme mentaux. Mais jamais je n’ai crue, jusqu’ici, qu’elle aurait causé la mort d’Amy. Celle que j’avais connue jadis, comme le précis bien à l’instant même où nous traversons le chemin conduisant au garage. Elle a peut-être été ramenée à la vie, mais à quel prix ? L’estime que j’avais pour la passation, qui été moyenne avant la révélation, vient de descendre d’un cran sec. Celui ou celle qui ait organisé la passation est allée trop loin…. beaucoup trop loin. Forcément, ça a également affecté la pauvre Fuzzy qui en a souffert tout autant que Nephilim. Je ne leurs en veut pas d’avoir porté atteinte à Xavier, j’aurais eu la même haine pour Xavier si j’aurais enduré ce qu’elles ont vécues. Certes, j’en ai mangé des vertes et pas des murs dans ma passation, mais à ce point-là. Jamais.
Il y a aussi la fois où elle et Cait ont tenté de faire comme Jubilee en enseignants à leurs tours. Mais visiblement ça n’a pas très bien marché. Sans parler de son premier semestre désastreux qui n’était pas mieux de ce côté. Elle a donc fait appel à Miss Frost et lui demandé de télécharger ses connaissances personnelles en psychologies. Mais la faute à « pas de chance » a fait qu’Amy a eu, en plus des connaissances d’Emma en psychologies, celles en économie. Deux pour le prix d’un, carrément ! Elle a touché le jackpot la brunette.
Au moins son voyage à San Francisco et en Irlande avec son épouse semble s’être bien passé sans encombre. Et j’ai l’impression que c’est la seule chose paisible qui leurs ait arrivé en moins de trois ans. C’est sans oublier ses retrouvailles avec sa grande sœur « biologique » qui s’est plutôt mal passée et s’est conclue par un claquage de porte au nez de son ainée. Quoi d’autres encore ? Bah de l’enlèvement d’Amy, de sa soeur et de Cait par le beau-frère de la première pour une histoire, plus tordue encore qu’une œuvre de Picasso avec le père biologique de Nephilim. Paternel que je risque de croiser régulièrement l’année prochaine puisqu’il viendra taffer ici. Je me demande déjà quel genre de jobs il va faire……
Quoiqu’il en soit, je sais maintenant que c’est son beau-frère qui l’a déposé à l’orphelinat de son pays. Et j’ai la certitude qu’il a bien fait de la séparer de son taré de père et de grand-père. Tous deux immortels en plus. Géniaaal ! J’ose même pas imaginer à quoi doit bien ressembler un diner en famille avec eux, brrrr….
Et puis le fait que son beau-frère la replace sous la garde de son père, une fois qu’elle la retrouve…. l’action métaphorique de l’église sous la gueule….. Sans parler du kidnapping de Cait par les maraudeurs et la torturée….. Vous parlez d’une histoire de dingue !  

On se rapproche du garage qui demeure inchangée comme le reste. Haut dans les quatre mètres environs, mais beaucoup plus large. Toutes équipées plus ou moins d’une porte de garage enroulable à ouverture mécanisée. Au lieu d’ouvrir directement l’une d’elle, Amy passe par une porte de derrière. Et moi je la suis comme son ombre.
Reprenant sa lancé, Amy ajoute que malgré l’intervention de Jubilee, son beau-frère, Rachel et de Storm, le sauvetage de Cait s’était conclu par la mort de cette dernière. Et n’a pu être ressuscité par Rachel que par le sacrifice de celle-ci.


Bon sang ce qu’elles en ont bavé, elle et Caitlyn…..
Le pire dans cette histoire…. c’est qu’elle se sont passée sans la seule année de 2013.
Moi j’ai l’impression que ça fait des années.



A peine arrivée à l’intérieur du garage, Amy enclenche un interrupteur qui illumine le vaste local et nous nous dirigeons vers le fond de la pièce pour passer par la porte débouchant au fameux garde-meuble. Une version moderne et grunge de la caverne d’Alibaba. C’est légèrement le bordel avec toutes ces piles de caisses  empilées et entreposes le longs des murs. Mais il y a un élément indicateur qui m’aide à identifier l’emplacement de mes affaires : mon nom inscrit sur les étiquettes des cartons sur le flanc au fond à gauche du garde-meuble. Et encore, c’est le lit-armoire qui m’a mis la puce à l’oreille en premier. Normal, vue son envergure ! C’est donc vers lui et les cartons à ses côtés que ma cyber-main pointe du doigt.

- Elles nous attendent la bas, dans le coin.

Je m’avance donc vers les cartons et je m’accroupie pour saisir trois cartons carrés pris au hasard que j’empile pour les transporter plus facilement. Me relevant légèrement recourbé en arrière et regardant sur le côté, vu que le devant est obstruée par les cartons que je porte.

- Tant de merdes en seulement une année….. Je savais que la vie pouvait se montrer garce comme pas possible, mais à ce stade ce n’est même plus de la malchance.
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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: L'évolution des choses {Forge}   Mar 19 Mai - 22:06

Jonathan n’en revient pas, pour la plupart ; dit comme cela, enchainé en mode encyclopédie de comics, c’est vrai que l’on peut trouver que cela fait trop. Pas étonnant qu’on se soit mise à haïr le destin en plus des X-Men, et à en vouloir encore plus à ces dernier alors que finalement ce n’est que grâce à eux et à leur entrainement que nous avons put tout encaisser. Sans ma passation, je n’aurais jamais pu sacrifier Rachel pour faire revenir Caitlyn et me serait résignée à sa mort comme toute personne normale. Sans sa passation, elle n’aurait jamais pu encaisser ce qui est arrivé après lorsque mon héritage c’est révélé. Caitlyn est la plus belle chose qui me soit arrivée mais sans les X-Men on n’aurait jamais survécue pour en profiter, c’est une chose dont le recul m’a permis d’être consciente et qui m’a faite pardonner. Je n’ai jamais été heureuse d’être une X-Woman mais j’ai été heureuse grâce au fait que je sois X-Woman, je ne pense pas que beaucoup peuvent prétendre en dire autant. Je regarde Forge.

Ses affaires sont rangées au fond et il s’y dirige sans trop d’hésitations. Je le suis, simplement, voyant les diverses choses qui portent son identité. La plus grosse est une espèce d’armoire incluant un lit, mais en plus… Forge. J’ai déjà vu ce gendre de meuble dans des hôtels ou des résidences de vacances, je trouvais ça très cool étant petite et assez pratique niveau économie d’espace. Après, avec le matelas de 220x220cm que Caitlyn et moi avons posé contre le sol du fond de notre chambre, ce n’est même pas la peine d’envisager une telle installation. D’une, le matelas est trop grand, de deux on a déjà cassé un lit… les joies du Berserker. En parlant de lit, c’est toujours cette armoire que je fixe alors que Jonathan commence à empiler des cartons.

- Tant de merdes en seulement une année… Je savais que la vie pouvait se montrer garce comme pas possible, mais à ce stade ce n’est même plus de la malchance.

- Non, répons-je en me rapprochant de mon objet d’intérêt. On a appelé cela « destin ». Rachel dit qu’il faut un équilibre à l’univers, peut-être est-ce le fait qu’on ait vécus des trucs très positifs qui fait qu’on a mangés des trucs très négatifs aussi. Sa famille biologique, c’est un membre problématique qui a tout pourri, la mienne c’est quelques membres moins problématiques que la norme qui essaient de moins pourrir que celle-ci ; on est maudites, mais assez littéralement.

Me baissant au pied de l’armoire-lit, j’essaie de trouver des prises pour mes mains ; je n’ai pas la moindre idée de combien cela pèse mais mon premier problème c’est l’encombrement pour l’instant. Après si je n’arrive pas à soulever, il faudra appeler Rachel. Mais j’essaie d’abord, par pratique plus que par fierté personnelle. Une fois les deux prises trouvées, je m’accroche et me redresse…

- Bon… ça passe plutôt bien mais il doit faire deux-trois centaines de kilos ton truc, non ?

C’est une vrai question, qui m’intrigue ; s’il est clair que l’encombrement sera la principale difficulté, je n’en reste pas moins curieuse. En plus de la structure, il doit bien y avoir des mécanismes internes pour alourdir le truc, ou peut-être les matériaux j’en sais rien.

- Ah oui, quand je disais que mes capacités physiques et cognitives étaient améliorées, je ne déconnais pas. Je soulève une demi tonne et agis, réagit et réfléchit cinq fois plus vite maintenant. En résumé.

Expliquer ma mutation… il y a généralement deux cas de figures : soit la personne est normale et ne comprend rien, la majeure partie des cas en sommes et je m’inclus dedans, soit la personne a fait bio et veut me disséquer pour comprendre, ça fait toujours bizarre. Les concepts, je les ai ; le détail, je vais me coucher.

- Bon, va falloir que tu me guides et me tienne les portes, enfin si c’est possible, demande-je en le laissant passer devant pour faire le chemin inverse au précédent, alors même que l’histoire va continuer dès que l’on sera sorti du garage et que je n’aurai plus trop de risque de défoncer trop de choses avec ce truc qu’il aurait possiblement été bien plus malin de pendre à l’horizontal.

Une fois à l’extérieur donc, je repose le bordel et le fait basculer sur le flanc en espérant ne pas entendre un bruit de chose fragile se brisant à l’intérieur ; Forge pourrait surement tout réparer mais l’idée n’étant pas de tout casser je m’en passerai bien. Une fois l’armoire-lit portée comme un couple de déménageur pourrait le faire, moi et mes 55kg recommençons à avancer avec un bien meilleur champ de vision ; tant que je n’ai pas à tourner, je suis bonne !

- Bon, début 2013 on était dépressives, comme tu dois t’en douter ; Caitlyn était complètement anéantie par ce qui c’était passé et la mort de Rachel tandis que moi j’étais zombifiée pour supporter la situation. Rachel est revenue d’entre les morts assez rapidement, même si ce n’était plus vraiment la Rachel qu’on avait connue mais « le Phénix », elle était renue, avait renaquit – bref tu m’as comprise – en tant qu’incarnation de la Force Phénix, bien plus confiante en elle et forte, sacrément mieux dans sa peau. Une nouvelle personne, toujours proche de la Rachel qu’on avait connue mais c’était assez perturbant. Après comme elle était secondaire dans nos problèmes, on ne s’en est pas tellement préoccupées ; elle nous aidait, c’était déjà bien. Jubilee aussi nous aidait, elle m’a fait continuer le sport pour que je ne me laisse pas complètement aller et m’a bien remonté le moral. Elle a même réussi à me faire avoir les cheveux bleus ! Un pari perdu. M’enfin ça m’allait assez bien ; oui, petite nouveauté également, j’ai quelques talents de polymorphie maintenant. Enfin bon, on c’est remises sans tellement se soucier de ce que Rachel et Jub avaient pu manger également, puis le frère de Caitlyn a fait irruption dans sa vie ; à nouveau. Cait’ l’a pratiquement tabassé à mort, après qu’ils aient cherché à se dominer l’un-l’autre par jeux de provocations, et j’ai du l’en empêcher. Je n’ai pas pu rester spectatrice jusqu’au-bout, pas quand je savais qu’elle se referait du mal pour cela après ; on avait déjà eue de la chance de s’être remises des événements de la Traque en deux mois, alors il ne fallait pas refragiliser les acquis. Et puis, je ne voulais pas qu’elle ait de nouveau du sang sur les mains ; pas ma Caitlyn. Puis ça a été au tour de Jubilee de craquer. Pour ce qui c’était passé oui, mais aussi d’autres problèmes dont elle ne nous avait pas fait part. C’est parti dans tous les sens, Caitlyn c’est effondrée aussi ; j’ai fais mon choix. J’ai soutenue Cait’ en laissant encore une fois une amie seule. Jubilee nous avait montrées la porte, je pense qu’on n’aurait pas du la prendre.

Je n’ai jamais été méritante de mes amitiés, à la réflexion ; oui, l’Amour passe avant, mais cela signifie-t-il forcément devoir y abandonner tout le reste ? C’est ainsi que je faisais à l’époque, je pense m’être assagit depuis ; cela m’aura côté Jubilee, cela m’aura couté Emma, cela m’aura couté toutes celles qui ont eue besoin de moi. Et si c’était à refaire, je pense que je le referais ;  tout comme je ne m’illusionne pas sur le fait que si j’étais amenée à choisir entre amour et enfants, je prendrais le premier quitte à sacrifier les seconds. Je ne suis pas certaine que cela fasse de moi un monstre, je sais juste que cela fait de moi la personne la plus égoïste que je connaisse mais à réciter notre vie, je crains qu’avec Caitlyn nous ayons été aussi égoïste qu’aveugle malgré notre bonne volonté.

Je marche toujours sur la route menant à l’Institut, guère ralentie par l’encombrant objet puisqu’il n’y a aucune manœuvre délicate à faire.

- Daniel Hopes est mort le mois suivant. Explosion de voiture à Londres, on pensait que le BAM l’avait fait exécuter ; on n’a jamais su. Le BAM a coopéré avec le MI-13 sur l’enquête et même en interrogeant l’un ou l’autre… ben on n’est pas habilité à rien, en tant qu’X-men. Paladin est parti enquêter pour nous, il n’est jamais revenu. J’ai perdu ce qui se rapprochait le plus de l’idée que je me faisais d’un père de façon définitive, c’était une désagréable première expérience de la mort. Je lui en veux toujours d’être parti ainsi, alors même que j’ai tendue la main à ses meurtriers présumés suite aux attentats de Bleecker. Il faut savoir mettre le personnel de côté pour être professionnel hors c’est là où j’ai le plus de mal. Mais pour en revenir à 2013, on a eu le droit à un triplet d’emmerdes entre juin : la découverte qu’un élève avait essayé de pactiser avec Sinistre, celui-là même qui avait butée Caitlyn en décembre, puis Caitlyn qui nous a rabibochés avec mon beau-frère parce qu’elle avait vu clair dans son jeu. Chose qui n’était absolument pas mon cas. Et enfin Exodus qui c’est pointé à l’Institut pour parler affaire ; Exodus, c’est le bras droit de Magneto, il voulait qu’on s’allie contre Sinistre et les Maraudeurs qui visiblement emmerdaient tous les tableaux – parce que mon beau-frère et le HellFire Club voulaient aussi sa tête. Ça laissait augurer une bonne guerre de vengeance-défense-tout ce qu’on voulait si on réussissait à ce mettre d’accord. Et à côté de ça, Emma nous a organisé un mariage dans le parc… tout simplement magnifique. Le plus beau jour de ma vie. Malgré les quelques problèmes X-Men, je pense que c’était le plus bel été de ma vie. La lune de miel a été une croisière en Irlande, tout simplement magnifique.

Le pire et le meilleur ce côtoie à quelques mois d’intervalle, je n’y avais jamais réfléchi ainsi mais l’on avait véritablement une capacité à se remettre des choses assez incroyable ; un élan de fuite en avant qu’on a du perdre, actuellement. Nos difficultés deviennent normales, nos dépressions aussi je suppose. Triste à dire mais c’est une preuve d’humanité, surement. Je ne sais pas si j’en veux, du fait.

Nous arrivons vers la cour pavée et je me dis qu’il me faudra faire bien attention au buste de Xavier, ça serait bête qu’il prenne un mauvais coup.

- Tu peux m’ouvrir les deux portes s’il te plait ?

Je m’adresse à Jonathan en sachant qu’on va commencer à faire du terrain difficile et qu’il faudra que je fasse gaffe, même si j’ai une histoire à finir.

- Ensuite, fin septembre, la Confrérie de la Côte Ouest a été attaquée. Une équipe d’X-men a été envoyée là-bas. Caitlyn, Jub’ et une élève se sont fait massacrer, Caitlyn a même atteint un nouveau stade de mutation lorsque l’électricité a désintégrée son corps. Rachel est allée les chercher et les a ramenées. On c’était encore jamais prises de branlée aussi violente et je crois que ça n’a pas aidé à maintenir les accords avec la Confrérie. M’enfin la politique m’échappant, je vais surtout me concentrer sur le fait que Caitlyn avait une nouvelle capacité mutante et qu’elles avaient ramenée sa nièce à moitié morte à l’Institut ; la protégée de son frère, qui dirigeait la Confrérie de la Côté Ouest. Xavier m’a demandé de la suivre psychologiquement, je n’avais absolument pas le droit mais ça ne le gênait pas ; ce n’était pas la première fois qu’il me demandait ça et il me le demande toujours même si je n’ai toujours pas le droit, je pourrais être interdite d’exercer si ça s’apprenait. Enfin Bref, j’ai réussie à me rapprocher de Jade, beaucoup plus que personne d’autre d’ailleurs.

Je me tais lorsqu’il s’agit de grimper l’escalier principal ; là j’ai besoin de concentration pour ne rien embarquer et il en ira de même dans le couloir, surtout lorsqu’il sera question de faire rentrer la grosse armoire dans la chambre de Forge ; pas comme si le couloir principal comme la petite entrée de la chambre étaient pas des plus spacieux. Enfin, le couloir principal si, l’autre non.

- Je veux bien un coup de main pour que tu me guides. Et m’expliquer où tu la veux dans ta chambre, ça serait cool aussi, que je l’y dépose.

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MessageSujet: Re: L'évolution des choses {Forge}   Sam 23 Mai - 6:44

Perdre son indépendance est une chose à laquelle on ne peut pas s'attendre. J'ai toujours su me débrouiller par moi même dans l'une des villes les plus peuplées des Etats Unis et les plus cosmopolites par la même occasion, je n'avais pas vraiment peur des autres, j'avais accepté que l'océan était vaste et que je n'y étais qu'une sardine.Les gens passaient hors de ma vie, simples promeneurs depuis ma fenêtre mais je me sentais en totale indépendance.
Bleeker a modifié la donne d'une manière profonde et douloureuse, je sais que je ne remettrais plus jamais les pieds dans une rame de métro, je sais que c'est idiot et irraisonné mais je sais aussi que je n'y peux rien. La peur est parfois plus forte que n’importe quel raisonnement : que peut le Néo cortex face au Reptilien ? Rien, il apprend à se taire et a subir.
Exit les transports en commun, j’apprends la dépendance aux autres comme la méfiance maladive envers la ville, après tout par deux fois elle en a voulu à mon existence : on est bien mieux dans ses murs que entre quatre planches , du moins je crois .

Et la vie s’écoule dans une fausse placidité mais depuis bleeker nous avons changé, nous avons tous changé. Quelque part une page s'est tournée et inévitablement j'ai du fermer des portes.Les études sont souvent le meilleur prétexte quand on cherche la solitude et il est vrai que j'ai trouvé exactement ce que j'aspirais à faire. Tout le monde a continué sur son chemin, certains se sont trouvés de nouvelles amitiés, de nouveaux centres d'intérêt, d'autres sont retournés au silence.
J'ai fais mon deuil, plus que de raison.
J'ai pleuré ma mort, pleuré certains de mes rêves à peine espérés, pleuré l'amour et l'amitié.
Et voilà ce que la vie apprend, c'est comme ça, c'est humain.
Est-ce que ca en valait le coup finalement ? Je pense que oui car la destination importe peu, toute la magie est dans le voyage.
J'ai été heureuse, je ne peux pas le nier et ça au moins, ca occupera mon desert.

J'ai un petit agenda ou je consigne les choses importantes, rendez-vous et dates à retenir, j'y consigne aussi parfois une phrase qui résume le jour ou mon état d’âme, ce n'est pas destiné à être lu, juste destiné a extirpé de moi des chose qui entravent le bon fonctionnement de mes pensées et m'empêchent de me concentrer sur mon objectif.
La phrase d'hier était limpide : « lunettes, bordel ! ».
J'ai du mal à lire , je crois que je suis presbyte ou un truc du genre, je ne suis pas ophtalmo, je ne vais pas m'auto diagnostiquer non plus. En tout cas, ça me fatigue la vue de devoir tendre les bras pour lire ma tablette et cela fait déjà assez longtemps que je m'en plaint.
Nous avons donc décidé de prendre rendez-vous en consultation dans un cabinet de New York et Caitlyn a dit qu'elle m’emmènerait, je ne suis pas assez folle pour me faire conduire par Maty, c'est une folle du volant.
J'ai une excellente mémoire mais Caitlyn, non.J'aurais du lui faire LIRE la date, ca m'apprendra....Bref. Le jour est venu, et ma people de maman a zappé, elle a, dit-elle d'autres engagement et un rendez vous pour une interview radio.
J'etais fortement contrariée mais je n'ai rien dit car elle avait l'air prête à s'effondrer en larmes, ce qui est excessif convenons en mais qui prouve ce que nous supposons : elle arrive à ses limites. Donc j'ai mentis en la rassurant que ce n’était pas si important. On peut facilement mentir avec elle, elle n'est pas aussi douée que nous pour voir le mensonge et je suis une experte dans le domaine.
N'empêche, à moins de me voir allonger les bras pour lire de loin, ca n'arrange en rien mon problème.
Le taxi familial ne répond pas au téléphone, qu'elle a oublié à domicile avant de s'envoler parcourir le monde, d’après la voix passablement endormie de Tante Ruth qui l'a décroché et qui doit en avoir ras la caisse que nous fassions fis du décalage horaire avec l'Irlande.
Il faut me résigner à chercher après la folle du volant et de consulter son emploi du temps.

Je ne joues pas à où qu'elle est Amy. Je préfère décrocher rapidement mon téléphone et la sonner. Elle répond toujours avec une rapidité déconcertante, c'est sa signature.


T'es où ?

Un leger silence alors qu'elle répond et que j'affiche une grimace de contrariété.

Oui...oui..pardon. « Bonjour Maty, pourrais-je savoir où tu trouves car j'aimerai te parler, merci mille fois. »...non...rien de grave...maman a une fois de plus zappé MON rendez-vous chez l'ophtalmo alors à moins d'envisager la possibilité de me faire greffer des yeux bionique, j'aimerai qu'on m'y emmène et elle, elle a un truc plus IMPORTANT à faire....non, pas disponible non plus...elle s'est trouvé une vie ou elle va enfin faire couper sa tignasse rousse, j'en sais rien...Ruth a pas pu me dire....Ah t'es à coté ? Bon j'arrive...

Ce qui me rassure c'est que j'ai déjeuné leger, je ne risque pas de vomissements dans la voiture si Satanas agrippe le volant.
Je me dirige dans le couloir et j’entends déjà le bruit d'une conversation, elle est avec quelqu'un, un homme. Ca m’embarrasse, je tire nerveusement sur ma jupe plissée car je n'aime pas les gens que je ne connais pas. Je m’immobilise dans l'encadrement de la porte lorsque j'arrive en vue des protagonistes, visage impassible et tête légèrement inclinée a droite, j'entre en phase d'observation derrière ma tenue d'écolière à la japonaise et ma frange, j'ai tout d'un reptile froid scrutant ma proie.
Je reste Silent, je ne change pas.
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MessageSujet: Re: L'évolution des choses {Forge}   Dim 24 Mai - 23:37

Ma foi, je veux bien croire Amy que ce soit la volonté du « Destin » de vouloir équilibrer la balance naturel des choses. Mais le fait d’apprendre qu’elle est Rachels soient maudites à cause de leurs familles biologiques respectifs me laisse quand même un doute, après je dis ça mais très honnêtement je ne suis pas vraiment très calé en philosophie. Mais en y réfléchissant avec une bonne marge de recul, je constate qu’elle n’a pas entièrement fausse en fin de compte. D’ailleurs ça me rappelle d’un enseignement précieux reçu par mon oncle Nazé lors de mon apprentissage chamanique. Je n’ai plus le souvenir exacte de quoi, vu que cela remonte à trente-cinq ans, néanmoins ça m’est très familier.  
Je sors vite de mon instant évasif quand j’entends Amy me demander combien pèse mon armoire-lit.

- Mhuum… je crois qu’elle doit faire dans les trois cents kilos, si j'ai bonne mémoire.

Quand elle disait qu’elle avait de la surprise à revendre, elle ne blaguait pas. Car sitôt s’être penché pour saisir les prises les plus confortables du mobilier avant de soulever le tout avec une aisance qui me fait plaisir à voir. Nouvelle découverte : Amy possède une force surhumaine, en plus de capacités cognitives améliorées lui octroyant un délai de réflexion cinq fois plus court que la normal. Clair qu’en combat rapproché elle doit pouvoir foutre des tatanes de forains à ses agresseurs.
Maintenant ce ‘n’est pas tout, mais on a des meubles à faire sortir. Et c’est sans plus attendre que je m’approche de la porte pour ensuite posé la pile de carton entre mes bras sur le côté puis maintenir cette même porte grande ouverte. Puis avec mon autre main je fais des signes dans le vide tout en utilisant ma voix pour guider ma collègue sur les positions à donner à mon meuble pour faciliter la sortie. Jusqu’ici c’est assez juste pour faire sortir la grosse bête, toutefois Nephilim arrive quand même à ramener l’armoire-lit dehors et en un seul état. C’est déjà un bel exploit ! Aurais-je fait de même tout seul ? Evidement que non.

Alors qu’elle dépose mon mobilier au sol afin de pouvoir le porter dans une bien meilleure posture ainsi qu’avec une vue moins obstruer par le mastodonte, je continue de porter ma pile de cartons dont je manque de faire chuter le carton du dessus qui glisse lentement vers le bord pendant mes déplacements.
Elle finit par reprendre là où elle s’était arrêtée dans ses péripéties en 2012 pour attaquer celles de l’année suivante qui, de ce que je peux entendre, est un poil meilleur mais reste quand même toujours aussi borderline sur les bords. D’abord par la résurrection de Caitlyn qui n’a put être réalisée que par le sacrifice de Rachel et de sa renaissance en tant que Phenix. Dans le sens où elle serait devenue en quelque sorte l’Avatar d’une entité de nature divine, ramenant à la vie une Rachel différente que l’ancienne. Ressusciter…… voilà quelque chose qui tient quasiment à du miracle surnaturelle, mais le plus incroyable reste la nature de l’Entité. C’est vrai quoi ! Conceptualisé quelque chose de divin relève plus à de la science métaphysique que scientifique. Si ce qu’elle dit est vrai…. et je ne doute pas de ses dires…. alors il y a vraiment de quoi être perturber. Ce qui, en soit, et logique d’être dans cet état devant quelque chose qu’on ne peut décrire avec des mots.
Ah parce que maintenant, Amy possède également des pouvoirs polymorphiques !? Hop, nouvelle haussement de sourcil. Décidément, plus le temps passe et plus j’apprends d’avantages d’anecdotes surprenantes qui ne cessent de me surprendre. Ça doit être pratique pour elle, le jour où quelque chose la complexe comme un grain de beauté, une coupe qui ne lui va pas ou autre chose de cet acabit.
Vient ensuite les retrouvailles familiales entre Fuzzy et son grand frère qui est partie en mains courantes, aux grand dam d’Amy souhaitant s’interposer pour mettre fin à ces querelles qui m’échappe et dont je m’en contrefous d’un côté. Par contre elle ne dit rien sur cette histoire de « Traque » qui me turlupine. Encore une histoire compliqué et certainement ensanglantée je présume. Il faut ensuite que ce soit Jubilee d’être en burnout, pas seulement pour la «Traque » en elle-même, mais aussi pour des raisons dont ni Amy ni son entourage savait puisque l’asiatique préférait garder ça pour elle seule. En tout cas je constate qu’elles ont passés de très bons moments ensembles.

Alors qu’on continue de se déplacer à la même vitesse de marche vers la cour où nous sommes passés, elle poursuit sa lancée en déclarant la mort de Daniel Hopes qui ne m’est pas inconnue. En effet, c’était l’intendant de l’institut pendant des années avant de servir les X-men à sa manière en allant rejoindre le BAM. Je l’ai souvent croisé en chemin, mais jamais trouver le temps de converser avec lui. Ça m’attriste qu’il a était victime d’un attentat à la bombe dans une voiture et ça l’est bien plus pour la jeune brunette qui voyait en lui comme une figure paternaliste. Le responsable n’a pas été identifié, bien qu’Amy et les autres aient accusés le bureau des affaires Mutant d’être le commanditaire. Et le fait d’être X-men n’a pas suffi pour avoir des réponses clair auprès du BAM comme de son homologue britannique qu’est le MI-13. Qu’il aurait fallu que ce soit un X-men nommé Paladin se charge d’enquêté pour le compte des X-men pour éclaircir ces zones noirs de cette affaire. Mais qu’il ne serait jamais revenu. Rien ne garantit qu’il soit toujours en vie ou s’il est passé de l’autre côté du mur. En tout cas ça me suffit de me poser bien des questions sur cette histoire louche.
Puis c’est en début juin qu’elle annonce trois grosses anecdotes étonnantes les unes que les autres. A commencer par la trahison d’un élève ayant vendue son âme avec le leader des maraudeurs et responsable du meurtre de Fuzzy. Et d’un délire complotiste de Caitlyn sur le beau-frère d’Amy. Par contre, apprendre que le bras-droit de Magnéto en personne, Exodus, soit venue de lui-même à l’institut afin de former une alliance contre Sinistre et ses sbires, y compris le Hellfire club qui voulait sa tête sur un plateau d’argent ….. la ça tape fort. Très fort même !. J’ai même pas pu résister à échapper un sifflement d’étonnement tant ça parait surréaliste. Néanmoins, je n’y vois pas d’un mauvais œil. Du moins, tant que ça peut entretenir une relation stable sans pour autant devenir des alliées pur et dur. Le BAM n’y verrait pas d’un très bon œil et je n’imagine pas les conséquences. Malgré tout ça, je suis ravi d’entendre qu’Amy ait vécu un mariage épanouie mis en place au parc de l’établissement. Pour conclure par des voyages de noces : l’un en Irlande et l’autre à San Francisco. Je suis content pour elle.

Voilà que nous traversons la vaste cour principale pour se rapprocher de la double porte d’entrée principale en chêne massive dont je me charge d’ouvrir pour Amy, après avoir posé de nouveau ma pile par terre pour avoir les mains libres.
Parallèlement, j’apprends que la Confrérie de la Côte Ouest s’est fait prise d’assaut en fin septembre. A tous les coups ce soit être ce fameux incident qui est eu lieu à San Francisco, où des zones  importantes aurait été fortement dégradés. Et que l’équipe de la X-team envoyée la bas ce sont prise une dérouillée sévère qui leurs a coutés la vie, notamment à Caitlyn pour la deuxième fois, à Jubilee ainsi qu’a une élève. Mais vite ramenée à la vie par l’intervention de Rachel. On peut dire que Fuzzy aura fait mieux que Jésus en revenant deux fois d’entre les morts, mais pas pour racheter les péchés des autres. Ça ne m’étonne pas qu’après ça le gêne mutant de la femme d’Amy ait évolué et que son corps s’est fait…..désintégrée ? Eeet bin…..
Pour finir, Caitlyn aurait pris en charge la fille de son frère responsable de la branche californienne de la Confrérie. Jade qu’elle s’appelle. Que Xavier voulait qu’Amy endosse la responsabilité de faire un suivi psychologique à sa nièce, malgré le fait que juridiquement parlant elle n’avait pas le droit. Et pour ce coup-là, elle n’a pas fait de bourde. Que ça s’est très bien passé avec elle.

Si jusqu’ici ce n’était pas très compliqué de transporté mon armoire-lit, ça risque d’être bien plus tendue pour monter l’escalier principale avec, principalement d’évité de faire un faux pas sur les marches.

- Bien sûr !

Tout d’abord, je monte à l’escalier en premier pour déposer mes affaires pour la énième fois. Puis je me place devant l’escalier et comme dans le garage je me charge d’aiguiller Amy avec les mots, accompagnés par des gestes indiquant la direction à prendre, afin d’éviter qu’un coin de mon mobilier abime la rembarre d’escalier. Voir même qu’elle la brise. Une fois arrivée à l’étage sans encombre, je ramasse mes cartons et je passe en premier dans le couloir principal tout en faisant volteface pour continuer de guider ma collègue à avancer en ligne droite et lui prévenir si un élève passe par là. Mais avec seulement ma voix, étant donné que mes mains sont prises, néanmoins je fais de mon mieux pour être clair et précis.
Arrivée près de l’entrée de mon dortoir, je force à fond dans mon bras droit pour porter mes charges pendant que l’autre s’occupe d’ouvrir ma porte, avant qu’elle vienne aider mon bras-droit. Je dépose ma pile à côté de moi puis je demande à Nephilim de me laisser le temps de faire de la place dans ma chambre en déplaçant le lit standard dans un angle au fond de la pièce, au lieu d’être au milieu du mur sur ma droite lorsque je rentre. Ca gênera moins Amy. Après quoi, toujours en guidant Amy, je lui demande de poser mon armoire-lit à l’ancienne place du lit que j’ai fait changer de place. J’en profite également pour ramener mes cartons que je cale dans ma salle de bain. Maintenant que c’est fait, je demande à Amy de se décaler de mon meuble avant de presser sur un bouton mécanique à l’arrière de ce dernier. Cela déclenche une série de mécanismes internes qui élargissant le mobilier d’un mètre d’envergure de plus et révélant quelques tiroirs, placards et étagères, avec un petit air de « Transformers » qui fait coulissés deux portes en bois et déplie automatiquement un lit un peu plus grands que l’autre, mais avec un matelas bien plus épais et en mousse mémoire.

- C’est bon, les jointures n’ont pas été endommagées lors du déménagement précédent, durant mon absence.

Je réappuie sur le même bouton pour replier le lit et rétracter le tout. Ensuite, vient le tour des cartons que je ramène au centre de ma chambre pour commencer à déballer l’un d’eux au hasard et sortir mon droide nettoyeur. Aussi gros qu’un ballon de basket et à tout du robot sortie tout droit d’un film de Star wars avec son désigne très futuriste avec un petit aspect arachnide dans sa posture, avec des pattes postérieurs plus grosses que celles de devant. La partie frontale bleu métallique tandis que les côtés comme ses pattes sont d’un bleu clair au contraste grisâtre, ainsi qu’une partie de ses pattes, de ses « appendices » et de ses flancs de couleur bleu marine. Entre ses mêmes appendices se trouvent un orifice d’aspiration, avec des capteurs latéraux espacés entre l’orifice et donne l’impression que ce sont ses yeux. Je jette un œil sur la barre d’énergie situer sur le côté droit, en cas où s’il pourrait fonctionner un petit quart d’heure pour passer un coup de propre dans mon dortoir. Hélas, c’est vide. Tant pis, j’aurais qu’a le recharger après le déménagement.


- C’est mon drone nettoyeur. C’est lui qui se charge de faire le ménage dans ma chambre. Bon, en ce moment ses batteries est vide mais c’est normal…. mais une fois en marche, c’est le top ! Il ne fait pas que nettoyer le sol, mais également toutes les surfaces des meubles en grimpant sur les parois avec ses pattes. Il te traite les saletés par aspiration avec la puissance du meilleur aspirateur industriel, purifie l’air d’une pièce de manière total et travaille aussi efficacement qu’un technicien de surface expérimenté. Et encore, c’est avec de simple moyen conventionnelle. Même pas eu besoin que je lui intègre un mode de nettoyage par désintégration et de module qui expédie ce qu’il aspire dans une dimension de poche pour remplacer le traditionnelle sac d’aspirateur.

Je le pose dans un coin de la pièce. Après quoi je passe au deuxième carton que j’ouvre pour sortir mon ordinateur portable et de mon cellulaire que je pose sur le bureau, près de mon attirail technologique " made in me " qui n’a pas bougé depuis hier soir. Suivit d’une bonne pile de vêtements soigneusement pliées qui vont rejoindre un des tiroirs de mon armoire-lit. Suivit d’une bonne dizaine de photos en cadres, rangée au fond de la caisse. Elles, je les mets de côtés en les laissant dans la boite en carton, pour m’en occuper à la fin.

- Il ne reste plus qu’à aller prendre ma table de bureau en verre, mon siège personnel ainsi que quelques cartons supplémentaires. Et le déménagement sera fait. Restera plus qu’à mettre le mobilier standard qui ne m’appartient pas dans le garde-meuble. Enfin, je crois….

Je fais volte-face à Nephilim.

- Tu peux me décharger le dernier carton, s’teuplait ?
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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: L'évolution des choses {Forge}   Jeu 28 Mai - 20:36

300kg l’armoire-lit… This is Sparta ! Mais ceci exclut, j’en suis à 60% de ce que je peux soulever, grosso-modo, d’où que je m’en sorte pas mal. Je suis une fourmi : je soulève un peu plus de dix fois mon poids. Et comme une fourmi, une fois le truc bien soulevé, et bien je n’y vois plus grand-chose. Pour savoir ce que fais Forge ou où je vais, c’est nettement plus compliqué car je ne suis pas des phéromones moi. Mais je reste une fourmi, je devrais pouvoir jouer avec les humaines !

Enfin Bref. Mon monologue amiesque écouté par un très bon auditeur, Jonathan étant meilleur public que la plupart des gens qui décrochent rapidement au bout d’un moment, on en arrive au couloir des X-Men et à faire rentrer l’armoire-lit dans sa chambre et là, c’est le drame. Heureusement qu’il passe en éclaireur et m’aide parce qu’une fois encore, mon champ de vision est limité et je n’ai pas le permis poids lourd ; les mauvaises langues disent que je ne mérite pas mon permis tout court mais c’est hors sujet et de la faut d’Emma Frost. Une longue histoire qu’on résumera dans le fait que mon appréciation de la vitesse vienne de sa personnalité ; je ne déconnais pas quand je disais une longue histoire.

Je suis les indications de Jonathan, progressant par étape dans un silencr contrastant avec ma bavarderie naturelle, puis attends qu’il fasse de la place. S’eut été une brillante idée à faire avant ça, tient ! Rien que dégager son autre lit pour faciliter la pose de celui-ci comme le déménagement de celui par défaut, c’était une pensée à avoir. Mais bon, penser cinq fois plus vite ou tout inventé n’empêche pas l’étourderie et heureusement sinon la vie serait bien triste et mécanique.

- Un milieu de mur à droite pour une maladroite au milieu, un, plaisante-je lorsqu’il est question de rentrer, m’espérant moins maladroite que je ne le dis.

Je dépose l’armoire-lit sans rien casser nulle part et me recule à la demande, croisant les bras d’attente. L’appui de Forge sur le bouton faisant s’agrandir le meuble me laisse un air dubitatif, m’expliquant pourquoi le truc pesait son poids ; les cases de rangements devaient être repliées ou un truc du genre, c’était donc du compacté autour de ce qui était incompactable – le matelas – d’où le surpoids ! Le lit aussi s’abaisse comme un lit-levis, ce que j’ai toujours trouvé génial, même si je ne comprends pas l’intérêt de l’abaisser maintenant alors même qu’on a l’autre lit à sortir ; je ne fais pas passer les choses par la fenêtre, moi ! Je suis civilisée, moi ! J’espère que tu entends ces pensées, Flemmarde de Phénix tire-au-Flan !

- C’est bon, les jointures n’ont pas été endommagées lors du déménagement précédent, durant mon absence.

D’accord. Moi ce que je remarque surtout c’est que le lit est plus grand que la moyenne, peut-être un 200x200. Lit dont le matelas m’est étranger dans sa matière et qui repart rapidement dans l’armoire, refaisant cette place et m’ôtant de mon argument pour faire déranger la paillasse d’une chambre d’en face.

Je regarde Jonathan commencer à déballer ses cartons sans savoir trop quoi faire, ça reste un peu trop personnel pour que j’y touche là. Le transport, je peux, le déballage des affaires, beaucoup moins. Si je peux aller très loin dans les niveaux d’intimité cela fonctionne par pallier et nous n’en sommes pas encore à ce que je touche et range ses affaires personnelles et réciproquement. Cela ne m’empêche pas d’être curieuse surtout lorsqu’il sort un « petit » robot insectoïde genre vaisseau-cafard de la taille d’un ballon de basket. Les couleurs sont celles de sa tenue d’X-Man, qu’il portait à chacune de nos précédentes rencontres, et de toute façon la connaissance de ses capacités me fait comprendre deux choses : premièrement, c’est l’une de ses inventions, secondement, je ne veux surtout pas savoir comment ça fonctionne.

- C’est mon drone nettoyeur. – j’hoche la tête, simplement – C’est lui qui se charge de faire le ménage dans ma chambre. – oui, bon, ça… les mecs et le ménage, il faut toujours quelqu’un ou quelque chose pour le faire à leur place ; d’un autre côté comme ça il est bien fait – Bon, en ce moment ses batteries est vide mais c’est normal… – oui, trois ans d’inaction ça use – mais une fois en marche, c’est le top ! – ça pourrait être un cadeau pour Jade ça, un drone nettoyeur ; s’il fonctionne vraiment bien, elle n’aura qu’à revérifier après qu’il soit passé – Il ne fait pas que nettoyer le sol, mais également toutes les surfaces des meubles en grimpant sur les parois avec ses pattes. – oui, définitivement intéressant – Il te traite les saletés par aspiration avec la puissance du meilleur aspirateur industriel, purifie l’air d’une pièce de manière total et travaille aussi efficacement qu’un technicien de surface expérimenté. – ça devrait pouvoir correspondre à ses critères de propreté s’il y a une fonction désinfectant – Et encore, c’est avec de simple moyen conventionnelle. Même pas eu besoin que je lui intègre un mode de nettoyage par désintégration et de module qui expédie ce qu’il aspire dans une dimension de poche pour remplacer le traditionnelle sac d’aspirateur.

Je dois avouer que je suis pas mal perplexe pour le coup, le regardant avec les sourcils levés.

- Et bien… ça aurait pas été un peu GrosBill de le faire ?

Il ne l’a pas fait mais de mon point de vue, ça aurait été pas mal abusé de le faire ; souvent, les choses les plus simples sont les meilleures même si rien n’est plus simple que de compliquer. Je parle en experte.

Toujours non loin de l’armoire-lit, je continue mon observation du déballage avec du nouveau matériel électronique moins customisé, enfin de ce qui est visible. Ils vont à côté de ces équipements dont je ne remets que le fusil. Les vêtements suivent, parfaitement indicateurs dans leurs couleurs et leurs formes, et ils ne s’attardent pas avant de rentrer dans l’armoire-lit, me faisant me décaler au passage pour ne pas être dans le passage, justement. Face aux cadres, cependant, je détourne le regard ; cela ne me concerne pas.

- Il ne reste plus qu’à aller prendre ma table de bureau en verre, – cool, au moins ça je verrais au travers ! – mon siège personnel ainsi que quelques cartons supplémentaires. Et le déménagement sera fait. – j’hoche la tête, une nouvelle fois, décroisant les bras pour me mettre en mouvement – Restera plus qu’à mettre le mobilier standard qui ne m’appartient pas dans le garde-meuble. Enfin, je crois…

- Oui c’est ça ; il faudra enlever les draps mais pour le mobilier brut, ça va là-bas, réponds-je alors qu’il se tourne vers moi.

- Tu peux me décharger le dernier carton, s’teuplait ?

- Oui, commence-je avant d’être interrompue, ou pas. Excuses-moi.

Je m’empare de mon téléphone, comme toujours présent dans ma poche depuis la Traque de décembre 2012, décrochant dans la seconde suivant la première vibration. Pour Jonathan, mon geste doit être flou, son cerveau n’analysant pas suffisamment d’images par seconde pour suivre ma vitesse de déplacement naturelle ; c’est normal, cela fait cela à tout le monde. Dans un duel de cowboy, à défaut de dégainer plus vite que mon ombre je le fais cinq fois plus vite que l’adversaire.

- Allô ?

- T'es où ?

- Bonjour à toi aussi Ptit Citron, répons-je avec un sourire amusé.

- Oui…oui…pardon. « Bonjour Maty, pourrais-je savoir où tu trouves car j'aimerai te parler, merci mille fois. »

- Un problème ?

- non… rien de grave… maman a une fois de plus zappé MON rendez-vous chez l'ophtalmo alors à moins d'envisager la possibilité de me faire greffer des yeux bionique, j'aimerai qu'on m'y emmène et elle, elle a un truc plus IMPORTANT à faire…

- Ta mère fait ce qu’elle peut avec sa nouvelle vie médiatique, tu n’as déjà pas à te plaindre qu’elle tienne les médias loin de nous et tu sais que cela est dur pour aller alors pense un peu à elle. Tu as essayé Taxislinn ?

- Non, pas disponible non plus… elle s'est trouvé une vie ou elle va enfin faire couper sa tignasse rousse, j'en sais rien… Ruth a pas pu me dire…

- Calme avec le bougon des le matin, s’il te plait. Je finis d’aider à emménager une vieille connaissance et je t’emmène si tu me promets de ne faire aucun commentaire sur ma conduire. On est dans le couloir des X-Men.

- Ah t'es à coté ? Bon j'arrive…

- A tout de suite.

Je la laisse raccrocher la première avant de m’en revenir à Jonathan, sans avoir oublié ou réellement touché son carton.

- Jade, dont je te parlais tout à l’heure. Ancienne protégée du frère de Caitlyn, maintenant notre fille par adoption.

Rangeant mon téléphone dans ma poche, je m’en retourne à la tâche qui m’étais confiée en me rappelant ma gêne quand à ainsi entrer dans une inimité qui n’est pas celle que je possède. Peut-être s’agira-t-il simplement de bidules assez impersonnels, toujours est-il que je fais passer à Forge ses affaires pour qu’il les dépose là où il l’entend sans trop m’arrêter dessus.

- Je vais sortir le vieux lit, comme ça ça nous économisera un voyage. Tu me refais le guide ?

M’en allant sur ledit lit, j’en ôte les draps que je suppose rajouté d’hier soir et les plis rapidement avant d’en faire un petit tas bien prêt à être rangé que j’entasse par terre.

La sortie est plus aisée du fait de l’encombrement bien moindre du lit et c’est alors que je tourne la tête dans le couloir que je la vois, dans son nouveau style pour attirer les regards de nouveaux garçons et qui prouve sa plus grande monstration même si tout le reste n’est que fermeture et méfiance d’agressivité passive. Prenant une brève inspiration, je repose le lit et lui souris.

- Viens-là, j’ai quelqu’un à te présenter, dis-je en l’invitant du geste, avant de poursuivre lorsqu’elle s’approchera assez. Jade, voici Jonathan Silvercloud. Jonathan, voici ma cadette, Jade.

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MessageSujet: Re: L'évolution des choses {Forge}   Dim 31 Mai - 7:11



A l'annonce de son nom, mon visage exprime une brève surprise avant que je ne reporte mon attention sur la personne que ma désigné ma mère. Je reste immobile pour l'instant, alors c'est lui le fameux Forge ? Ce n'est pas l'image que j'avais de lui, il me semblait d'après les photos d'archives où j'avais illégalement fourré mon nez qu'il ressemblait à une sorte de Freddie Mercury avec moustache balaie brosse en prime, là j'avais à faire à un semi gringalet au physique latino de vendeur de chouchou sur les plages de Los Angeles, rien à voir avec l'image du ténébreux scientifique qui a un tas de doctorats sous le bras gauche et une invention pour sauver le monde sous le droit : est ce que la Fée tochope est passée par là, je l'ignore mais le réveil est rude : on a rêvé à un paquebot de croisière et on se réveille avec une sacrée gueule de bois sur un vieux bateau de pèche en bois vermoulu : c'est ça la vie ou alors j'ai VRAIMENT besoin de yeux bioniques.
N'empêche, c'est une légende à mes yeux, et pas seulement parce que sa combinaison de X men lui moule avantageusement l'entre jambe mais parce que c'est une p....de grosse tête aussi bien remplie que la mienne, enfin j'espère parce qu'en toute franchise, il a plus la dégaine à collectionner Playboy que le Petit Scientifique illustré.

Reste que moi non plus je ne suis pas à mon avantage pour faire bonne impression et lui démontrer qu'enfin ici, il y a une personne qui cumule à elle seule tous les QI de l'aile du pavillon des élève de l’Institut.
J'aurais aimé avoir une blouse, des lunettes ou tout autre signe d'une intelligence évidente pour l'impressionner, il faut que j'improvise et ça c'est vraiment pas ma tasse de caféine de plus mon immobilisme continu après l'invitation d'Amy va finir par lui faire croire qu'en plus d'être étrange et myope je suis frappé de surdité en prime.
Trois pas mesuré pas plus, une brève inspiration qu'Amy analysera comme du tract face à quelque chose qui m 'impressionne et le menton levé bien haut (trop) vers lui en une pose de fausse assurance et de défi pour lui adresser la parole avec cette voix murmurante et faible qui me caractérise.


Je sais qui vous êtes, vous êtes Forge. Vous avez écrit des ouvrages remarquables, spécifiquement sur la micro-mécanique et la bio mécanique, vos doctorats étaient prometteurs mais vous avez décidé de « sauver le monde » au lieu de le faire progresser, c'est dommage, c'est une grosse perte pour la communauté scientifique. En plus vous ne ressemblez pas à vos photos d'archive, c'est déstabilisant.
Etes vous revenu pour enseigner ? Parce qu'à part Game Of Trone, ici tous les élèves sont soit obsédé par leur libido ou par la poursuite de futilités idiotes, vous risquez de vous sentir bien seul en cours...Personne n'aime les mathématiques ou les sciences exactes, c'est affligeant. Heureusement, il y a moi.
Maty a du vous dire que je suis un génie, c'est exagéré je préfère « personne aux capacités intellectuelles fortement développées dans le domaine des sciences. »
Est ce que vous avez une bonne hygiène parce que c'est important le soin apporté à l'hygiène...


En ais-je trop dit ? Je l'ignore mais le visage amusé de ma mère me laisse à supposer que non, elle n'a pas eu le temps de lui faire mon Cv et que je dois passé pour une attardée bien prétentieuse.
Merde, foutues relations sociales ! C'est lui aussi ! Il ne pouvait pas être propre et moustachu DANS son laboratoire plutôt que là? Comment faire quand les gens s’évertuent à ne pas être ce qu'ils devraient être
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Forge
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MessageSujet: Re: L'évolution des choses {Forge}   Dim 7 Juin - 17:15

Elle accepte volontiers de m’aider sans la moindre hésitation, mais la sonnerie de son téléphone reporte son aide pour une demi-minute. Téléphone qu’elle sort avec une vitesse étonnante qui me surprends intérieurement, tant le geste était quasi instantanée, pourtant elle n’a pas l’air d’être stressé. Autant vous dire que dans une scène de duel de western elle m’aurait laminé sans que j’aurais compris quoi que ce soit, même pas j’aurais eu le temps de poser ma main sur mon revolver.
Pendant ce temps-là, je me charge de rangers mon attirail technologique dans l’un des placards de mon armoire-lit, tout en gardant une oreille attentive dans sa conversation. Seule la voix d’Amy est audible, mais la petite connotation « Petit Citron » suffit amplement à me laisser penser que ce doit être sa fille adoptif avec qui elle parle. Nephilim lui annonce la nouvelle vie publique de Caitlyn qui lui rogne le peu de temps libre qu’elle a à consacrer pour sa fille. En tout cas la petite doit être remontée pour que sa belle-mère, derrière moi, pour être presque audible sur le coup. Amy l’informe qu’elle me file un coup de main à condition qu’elle reste à carreaux, après quoi elle termine la conversation par un « a tout de suite » avant de raccrocher et se tourner vers moi pour confirmer mon hypothèse que c’est bien Jade. L’ancienne protégée du frère de Fuzzy, en plus d’être l’un des enfants adoptives de ma collègue et de sa compagne.

Ayant terminé de ranger le dit attirail, j’entrepose les cartons vides vers le coin opposé à celui où j’ai posé le carton contenant mes photos de souvenirs, pour ensuite me porter volontaire de guidé à nouveau Amy pour faire sortir le lit déjà présent à mon arrivée. Pour le coup elle a beaucoup moins de difficulté, vu qu’il est bien moins imposant que son prédécesseur. Du coup elle passe par la porte comme une lettre à la poste. Après qu’elle ait pliés puis déposer les draps tout près de ma salle de bain.
Soudain, je la vois reposer le lit devant moi puis se tourne vers moi pour interpeler quelqu’un qui se tenait derrière moi. En faisant volte-face j’aperçois une jeune fille Asiatique à la coupe très carrés, vêtu d’une ravissante tenue d’écolière du Soleil Levant et qui se tenait près du cadre de ma porte, en train de nous épier. Je me tenais donc devant la dite « fille adoptive » qu’Amy m’a racontée et on peut pas dire que la nature n’a pas été généreuse avec jade. Une belle bouille, de beaux cheveux et des formes féminines convenables. Elle doit certainement faire de le l’effet a bien des élèves ici. Et en plus de cela, elle n’hésite pas à me complimenter pour mes ouvrages scientifiques  sur la micro-mécanique et la bio-mécanique que j’avais rédigées durant ma période d’étudiant au MIT et celle au DARPA. Ce qui fait vraiment plaisir à entendre et me fait sourire. Mais semble ne pas comprendre la raison qui m’ait poussé à vouloir empêcher le monde de mourir plutôt que de faire avancer le progrès sur terre. Et je peux comprendre son ressentie, néanmoins elle ignore la raison principale de ce choix et qui a toute son importance à mes yeux. En plus d’être logique. Par contre, elle semble étonner que je ne ressemble pas aux anciennes photos d’archives datant du début des années deux mille et qui me laisse croire qu’elle aurait fouiné la base de donnée de Danger. Ce qui est strictement interdits aux élèves.
Comment s’en est -elle prise ? Je l’ignore. Soit par autorisation, ce qui m’étonnerais, ou bien par piratage. Et dans ce cas de figure, cela signifie que c’est une redoutable experte pur et dur dans le hacking. Sinon à part ça, j’apprends également qu’en dehors de la série « Le Trône de Fer » il n’y a quasiment plus personnes présents dans les matières scientifiques que sont les maths et la physiques, ce qui désole la jeune fille. En même temps faut croire que ces matières ne sont pas les matières de prédilections de la grande majorité des jeunes. Trouvant soit trop dure, soit trop chiants. Pour certains, c’est aussi du à un dégout profond dans leurs enfances où cela ne s’est pas très bien passé. Ce qui n’a pas l’air d’être le cas pour Jade, en revanche. Ajoutant même qu’elle serait une personne particulièrement douée dans les sciences appliquées. Chouette ! Ça fera une élève de plus parmi le peu d’élèves que j’ai actuellement et bien différent du nombre que j’avais AVANT. Par contre, je sens en elle un fort potentiel très prometteur dans un futur encore incertain. Vient ensuite la question de l’hygiène qui, vue le ton employé, à une importance crucial pour Jade. En tout cas, le fait de dire que les élèves se consacrent dans des « futilités idiotes » me laisse penser qu’elle soit une élève de rigide et d’hyper sérieux qui considère les activités non-intellectuelles comme une perte de temps.

- Pour ce qui est de mes photos, elles datent tout juste des années deux milles et que j’ai oublié de mettre à jour, tout simplement. A cette époque, j’avais une moustache ainsi que les cheveux plaqué en arrière et se terminant en queue de cheval. Quand à ta question sur l’hygiène, tout dépend de ce que tu considères comme une « bonne hygiène » pour toi. Pour moi, en principe, elle est correcte. Je me douche et me lave les mains au moins deux fois par jours, ce qui ne doit pas être le cas pour la majorité des gens qui, selon moi, doivent se laver seulement une fois par jour et uniquement le soir. Après, je ne connais pas les statistiques la dessus, donc je ne m’aventure pas trop dans ce sujet.
Et oui, je viens ici pour enseigner. En même temps c’est mon seule job, ici. D’ailleurs, je ne doute pas que les salles de maths et physiques doivent sentir le renfermer. Mais tant qu’il y a un élève présent, cela ne me pose aucun souci pour enseigner. C’est tout ce qui compte.


Et Mathias est certainement le seule élève qui n’était jamais absent dans mes cours. Je ne doute pas qu’après mon retour, il manque la première journée de son cours favori dès ma reprise. Je prends une petite pause pour respirer profondément quant au sujet que je vais aborder et qui me tient à cœur.

- Concernant mes travaux, je te remercie du compliment. Mais vois-tu, j’estime avoir fait le bon choix à vouloir empêcher notre monde de partir en vrille plutôt que de faire progresser. Et je ne le regrette pas. Après tout, a quoi bon faire ça pour qu’à la fin cela favorise les risques que mes innovations soient perverties, deviennent hors de contrôle ? Ça semble stupide aux premiers abords… mais ça ne l’est pas. Tu veux savoir pourquoi ? Parce que la dernière fois que j’ai tenté de mettre ma main à la patte au nom du progrès ce fut à deux moments de ma vie : durant mon service et quand je bossais au DARPA. la première, j’ai dû le payé au prix de ma main comme de ma jambe droite. La deuxième où je suis devenue le créateur des tous premiers colliers inhibiteurs et que si je n’avais pas espionnait mon employeur en pleine conversation avec son client par le biais d’un droide et que j’aurais fabriqué l’arme anti-mutant demandé. A l’heure même où nous parlons….. Ils n’y auraient plus eu un seul mutant sur terre….. sans effusion de sang. Une certaine forme de génocide sans morts en apparence.... mais un génocide quand même. Le genre d’arme capable de supprimer littéralement le Gène mutant d’autrui et le rétrograder « génétiquement » en simple humain. Depuis, voir mes inventions être pervertie ou bien tomber entre de mauvaises mains est devenue ma plus grande peur. Pas au point de cesser toute envie de vouloir faire avancer le progrès de ce monde, bien au contraire.... mais « sauver le monde » reste ma priorité n°1. Le reste en second. Et quand à ce dernier, je n’ai pas encore pris le temps pour réfléchir sur ce qui pourrait être à la fois bénéfique pour la science tout en minimisant le plus de risques d’être détourner à des fins pas très catholiques.

Mon ton chaleureux est devenu plus songeurs et surtout moins gaie. Mon regard se décroche de Jade pour se plonger dans le vide.

- Faire avancer la science n’améliore pas forcément la mentalité des gens. L’histoire l’a mathématiquement prouvé de A à Z sur toute la première moitié du vingtième siècle.....
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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: L'évolution des choses {Forge}   Lun 15 Juin - 14:48

Jade réagit au quart de tour, naturellement surprise comme renfermée puis évaluatrice de la personne que je lui présente. Il ne doit pas lui être inconnu de visage, elle a du déjà voir des photographie de lui plus jeune dans les archives numérique du MIT ; toute génie qu’elle soit et décevante comme punie qu’elle ait été à hacker des bases de données comme celle de l’Institut, notamment pour y voir des profils psychologiques qui ne la concernaient absolument pas et que le secret professionnel comme le droit à l’intimité me déprécier encore plus son comportement dans cette démarche, Jade n’est pas capable de pirater l’IA de Danger qui reste liée à toute la base des X-Men de Graymalkin Lane. Personne ne doit le pouvoir, dans ce monde. En tout cas elle semble mécontente, comme de norme ; on s’y fait et on l’aime quand même, c’est le principal. Mécontente des autres comme mécontente d’elle-même, plaçant la barre trop haute à sa mesure que malheureusement, même elle peine à atteindre. Mais elle fait des efforts et c’est le plus encourageant, s’avançant et faisant face malgré lesquels quarante centimètre qui les sépare ; j’ai perdu le droit à « Ptite Brune » avec ma transformation mais même en talons et avec une taille raugmentée pour dépasser mon père, il y a toujours des personnes que je regarde en contre-plongée. Heureusement c’est sur mon âge que je complexe ; Enfin Bref.

J’écoute en silence en me disant que je n’ai pas la moindre idée de ce qu’a pu écrire Jonathan, les simples intitulés de ses thèses, que ça soit sur les systèmes mathématiques régit pas des équations différentielles (ce qui me suffit à aller faire des bulles) ou sur l’évolution des modèles de donnés représentatifs des concepts numériques et de leurs relations ; tellement pas vendeur, le compliqué pour le compliqué.

Je ne tarde pas à me sentir de trop, outre les reproches habituels qui participent à l’impopularité de Jade et me concernent bien plus qu’elle ne l’appréhende, puisqu’à une année prêt j’aurai fait parti de tous ces personnes qu’elle méprise, je n’ai en effet pas participé à sa mise en avant même si je comprends parfaitement qu’elle essaie de se vendre ; je trouve juste dommage qu’elle le fasse au détriment des autres, cela gâche de beaucoup le mignon qu’aurait pu avoir la démarche. Heureusement, malgré la tête et les chevilles, il y a l’hygiène pour me faire sourire.

Les explications de Jonathan suggèrent qu’il a comprises les sources de Jade, sources qui lui vaudrait bien une punition si elle n’avait déjà été faite puisque je pense que le hack remonte ; je punie après les faits, sinon je la punirai tout le temps. Heureusement qu’il y a Caitlyn pour contrebalancer, sinon Jade ne toucherait plus un ordinateur depuis bien longtemps tant je ne m’attends plus à ce qu’elle arrête ses délits. La joie de n’avoir aucune autorité maternelle…

Deux douches par jour, fonction des activités c’est bien ; deux lavages de mains par jour, quelques soient les activités ça risque de ne pas passer. Mais un point pour Forge, la plupart des gens se douches une fois par jour, que ce soit le soir où le matin ; je pense que le nombre n’importe qu’en lien avec les activités entreprises et sans l’entrainement matinal, je ne me doucherai probablement qu’une fois. En revanche, je me laverai les mains entre chaque activité salissante les employant, incluant les repas avant comme après. C’est tellement plus simple de parler d’hygiène que de mathématiques appliquées !

Quand aux salles de sciences et de maths, considérant le nombre de Salle à l’Institut, je ne crains pas trop personnellement ; il faut bien mettre la centaine ou la centaine et demi d’élèves quelque part et je ne pense pas que des salles soient délaissées, même s’il y a en effet quelques salles spécialisées pour les matières comme la chimie et la biologie, matériel obligeant. L’enseignement, c’est plus cela qui a retiré Forge de la communauté scientifique à mes yeux, être X-Man n’empêchant pas de poursuivre des recherches « dans le civil ». Encore que le fait que la plupart des résultats ne soient pas référencés n’aide pas à faire progresser la science, non, pas plus que les recherches effectuées par le BAM ou le HC en somme.

J’écoute la défense de Jonathan vis-à-vis de son choix, me rappelant qu’il est parti avant que je puisse réellement le connaitre et me plaçant au même rang d’élève que Jade quand à ses choix et motivations. J’essaierai de le côtoyer régulièrement, comme les autres membres d’X-Team et peut-être un jour de mes amis, puisqu’après tout il est simplement parti trop tôt. J’apprends pour les pertes de ses membres comme pour son implication dans les colliers inhibiteurs, ainsi que pour le Virus Legacy. Et ce détail-là me fait sérieusement tirer la tronche. On disait Sinistre le seul généticien sur Terre capable de concevoir une telle arme mais l’apparition du Speed X prouve que des biotechnologies agissant sur le Gène X sont d’actualités ; y a-t-il un lien avec la volonté de l’employeur de Forge ? Je ne crois pas celui-ci capable de concevoir une telle arme, il reste dans la mécanique pure non dans la biologie, mais qu’il y ait des recherches sur ce fait depuis au moins une quinzaine d’années ça me semble des plus problématiques. Absolument pas étonnant mais des plus problématiques.

- Mais « sauver le monde » reste ma priorité n°1. Le reste en second. Et quand à ce dernier, je n’ai pas encore pris le temps pour réfléchir sur ce qui pourrait être à la fois bénéfique pour la science tout en minimisant le plus de risques d’être détourner à des fins pas très catholiques.

- Ouef, dis-je de façon exagérément peu convaincue, ça dépendra desquels on va dire.

C’est triste à dire, mais si Caitlyn était catholique par le passé et que j’ai reçue une éducation de cette même doctrine, la plupart de ceux qu’on a rencontrés par la suite n’étaient pas du genre à nous faire aimer la religion ; aussi bien nos paternels respectifs que les purificateurs. Mais pas de généralité, c’est un trait d’humour même s’il est un peu plus tendancieux que ceux que j’essaie de faire habituellement. Et ça fait ton sur ton avec celui de Jonathan, bien loin de le contredire je le crains.

- Faire avancer la science n’améliore pas forcément la mentalité des gens. L’histoire l’a mathématiquement prouvé de A à Z sur toute la première moitié du vingtième siècle…

- Le problème avec la technologie c’est que le progrès technique ne va pas aussi vite que le progrès éthique donc on se retrouve avec la possibilité de faire des choses sans avoir la moindre idée de si on devrait ou non les faire. C’était le sujet de philo de ma Maturità, y’a quatre ans.

Reprenant le lit pour le soulever sans effort, je commence à me placer de manière à faire un nouvel aller-retour jusqu’aux garages sans rien casser. Me retournant vers Jade, je lui dis avec un sourire :

- Tu nous accompagne ? On fini rapidement le déménagement et je t’emmène à ton rendez-vous. Puis c’est bien que tu sois là, Jonathan et toi vous sentirez moins seuls, intellectuellement parlant.

J’ai des capacités d’analyses surhumaines mais je fais mon possible pour en user au minima ; je ne suis même pas une littéraire, opposé naturel des scientifiques, je suis une linguiste ! Dès qu’on rentrera dans des mathématiques ou de l’informatiques, tout autant que je pourrais comprendre je ne le veux pas. En revanche, ce que je veux, c’est que Jade poursuive sa première approche de l’une des rares personnes pour qui elle a de l’intérêt ici. La voir se passionner pour une discussion ou sourire… cela fait trop longtemps qu’elle ne le fait plus. Est-ce que Jonathan y arrivera ?

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MessageSujet: Re: L'évolution des choses {Forge}   Jeu 18 Juin - 15:40

Deux lavages de mains ? Sérieusement ? Je ne peux m'empêcher de déglutir avec un certain dégoût à cette annonce et me frotte nerveusement les mains jointes dans le dos. Combien pour ma part ? Ca peut monter a 30 je crois et je ne parle même pas du flacon de solution hydro-alcoolique qui ne me quitte pas.
Sa réponse me laisse pensive et à proprement parlé légèrement perplexe.  A Quoi bon faire progresser la science si c'est pour faire de la garderie sociale ensuite ?
La science est un outil, un outil dangereux qu'il ne faut pas placer entre des mains profanes ou mal intentionnées, mais doit on blâmer l'arme ou le tireur ? Doit on obligatoirement se sentir investi d'une mission de protection envers ceux qui ne comprennent pas et ne s’intéressent pas ? De toute évidence Forge à le « syndrome du fardeau de l'Homme  Blanc ». Ce qui n'est pas mon cas et ne le sera jamais. SI l'Homme est assez débile pour se faire sauter une grenade à la gueule et bien qu'il crève, tant pis. Ce n'est pas à moi ou à nous, de prendre en charge l’imbécillité du monde, nous qui cherchons déjà à en comprendre et établir le fonctionnement.
Si il y a une chose dont j'ai horreur, c'est l'altruisme et la mièvrerie des bons sentiments.

Je me contente de hausser les épaule avec un parfait air hautain en murmurant.

tout dépend de l'objectif, la science ne cherche pas seulement à créer de nouvelles technologies mais parfois simplement à comprendre comment la nature elle même fonctionne. C'est la différence entre un scientifique et un indiana Jones de la recherche. Chacun son point de vue même si il diverge du mien...mais vous avez le droit d'être dans l'erreur aussi même si c'est décevant.

Un gargouillis échappé de mon estomac me réduit au silence et me fait légèrement rosir d’embarras. Je n'ai pas prit le temps de déjeuner ce matin, espérant par là pouvoir m'incruster à la table de Cait pour qu'elle me fasse des muffins, et bien peau d'balle...Là non plus elle n'avait pas le temps, quand je le clame haut et fort que je suis une ado brimée ! Einstein lui au moins était nourri.

Tu nous accompagne ? On fini rapidement le déménagement et je t’emmène à ton rendez-vous. Puis c’est bien que tu sois là, Jonathan et toi vous sentirez moins seuls, intellectuellement parlant.

Mon regard se pose d'abord sur ma mère puis sur le capharnaüm contenu dans la chambre, j'esquisse un demi sourire avant de secouer la tête à la manière négative.

Rester ici, dans ce temple microbien, je pourrais chopper le tétanos rien qu'en respirant. Je sais que vous êtes deux fiers représentants encapés de l'idéal d'intégration mais mon intégration à ses limites. Je ne veux pas de représentation en live de C'est du Propre, non merci.
Je vous laisse à vos déplacement d’acariens et de poussières et vais attendre comme une recluse sans mères dans le corridor.
Et arrête de te dévaloriser, Maty, tu es et resteras toujours mon modèle et je ne conçois pas d'avoir un modèle de...enfin tu me comprends.


Elle s'inclina à la façon des asiatiques.

Bon courage pour sauver le monde et tout ce qui va avec Monsieur Forge.

Avant de ressortir, elle se retourna vers Amy avec une expression méconnaissable, affichant un large sourire spectaculaire modifiant totalement sa physionomie.

- Oh et si on pouvait passer par une pâtisserie...j'ai faim. Merciii.

La vie est une question de priorité, non mais oh !
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MessageSujet: Re: L'évolution des choses {Forge}   Mar 30 Juin - 20:30

A en juger par la petite moue légèrement dégoutté de la fille adoptif d’Amy, je n’entre pas vraiment dans la catégorie des personnes à l’hygiène correcte. Limite, je serais plus proche du Vieux SDF qui vit dans la rue et qui ne s’est pas laver depuis trente ans. Cette fille doit être une hypocondriaque de très haut vol comme on en voit plus de nos jours.
En tout cas, Amy marque un beau point sur le progrès de la technologique au détriment de la morale et l’éthique. Pendant longtemps la science a été plus utilisée comme un instrument de puissance que de clé de vérité pour les hommes. Dans sa recherche éperdue de la force, tend à ne plus considérer l’individu comme un but en soi, mais comme un instrument, utilisé dans une œuvre qui l’écrase. La machine, à l’origine, est faite pour l’homme, mais trop souvent l’homme devient le serviteur, le servant de la machine. La remarque de Jade comme quoi la science ne se limite pas à la conception de nouvelles technologies, mais aussi à l’étude et à la compréhension sur le fonctionnement des forces naturels n’est pas fausse non plus. Même si je reconnais qu’à notre époque, les recherches de nos jours sont majoritairement financées dans l’unique but de découvrir de nouveaux moyens pour faire plus de bénéfices pour la société qui leurs apporte un soutien financier. Oui, il existe bien des scientifiques s’intéressant davantage à la compréhension de la nature qu’a l’argent. Et heureusement d’ailleurs.
Nos points de vue divergent, certes, mais je respecte le sien. Et il est même possible que je me trompe sur certains côté de mon opignon dont j’admettrais l’erreur sans la moindre amertume dans mon estime de soi, une fois que je m’y pencherais dessus plus tard.

Mais voilà qu’un gargouillement gastrique interrompt ma petite introspection et donne un sentiment de malaise pour une pauvre asiatique morte de honte. On dirait bien que la demoiselle n’a pas pris son petit dej. Ça ou bien qu’elle n’ait pas assez manger, ce qui m’étonnerais sur le coup puisque ce n’est pas ce qui manque en termes de nourriture. Jade refuse l’aide de sa mère adoptive de nous suivre, préférant rester ici avec une remarque sur le tétanos et une émission de télé qui me fait légèrement hausser un sourcil. Ah ouais quand même.... son hypocondrie est sacrément violente. Dommage.

- Comme tu veux.

Et c’est en s’inclinant respectueusement à la japonaise qu’elle me souhaite bon courage à sa manière qui me fait agréablement sourire. Hochant la tête puis la remerciant par un simple « merci » courtois, avant de me mettre devant Amy et être prêt à lui servir de guide pour faire sortir l’ancien lit de mon dortoir. Après je dis ça, mais peut être bien qu'elle n'aura pas besoin de mon aide, vu que le lit prends bien moins d'espace que mon armoire-lit. Du coups, ça lui dégage la vue pour faire gaffe aux murs du corridor.
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MessageSujet: Re: L'évolution des choses {Forge}   Ven 3 Juil - 14:41

Ou est-ce que Jade lui donnera l’occasion d’y arriver ? Son air hautain m’attriste et si je suis d’accord avec le fond de la première partie de son discourt, la fin ne m’en fait pas grimacer d’avantage. Je n’arrive pas à savoir s’il s’agit d’arrogance mais à laquelle elle reconnaitrait le défaut si on lui expliquait ou bien si elle est réellement incapable de se remettre en question. Jade et moi partageons le défaut d’égocentrisme mais je crains qu’elle ne le cultive là où j’essaie de le limiter et ne pense pas qu’elle accepterait mon avis là-dessus. Je serais surement dans l’erreur et la décevrait, sans plus.

Son corps la trahit une fois de plus en un signe du Ciel qu’il ne faut pas essayer de la contredire quand bien même ça semblerait naturel et permettrait d’essayer de construire une relation quelconque avec elle, et l’on en revient à ce qui fait son charme malgré ses défauts. Jade est tellement dans son monde qu’elle en oubli les bases du notre ; elle n’a pas encore petit déjeuner… Je lève les yeux au ciel alors qu’elle secoue sa bouille rosie dans à l’horizontale, déclinant avec humour ma proposition. Ça aurait put se passer plus mal même si je dois avouer que je regrette qu’elle ne reste pas, ne serait-ce que pour la discussion ;  mais je ne force pas les choix, ce qui est peut-être un tord.

Quand à être son modèle, je ne peux m’empêcher de sourire et de me sentir gênée ; je n’ai jamais voulu être un modèle, juste être moi et m’assumer, mais je suis l’une des rares personnes envers qui jade peut éprouver de la reconnaissance et de l’attachement. Si seulement elle parvenait à étendre cela à d’autres, sans doute se surprendrait-elle tant de ce qu’elle peut être comme ce que les autres peuvent être. C’est toujours de ceux dont on attend rien que viennent les plus belles surprises, justement parce qu’on en attendait rien. J’hoche la tête car je comprends et la laisse s’incliner avant de partir, terminant sur une note ambigüe quand on connait la détestation des X-Men qu’elle possède depuis que Caitlyn lui a cassée la gueule pour vouloir en être. Forge conclut en trois mots également, à son tour déçu par Jade mais ne le soulignant pas.

- Oh et si on pouvait passer par une pâtisserie, réintervient Jade avec une expression d’enfant quémandeuse qui me fait sourire de consert, j'ai faim. Merciii.

- Aucun problème, j’accélèrerai un peu plus pour pas que tu sois en retard. Quelle heure et où pour ton rendez-vous ?

Une fois l’information obtenue, j’en retourne au déménagement et à Jonathan qui se tient déjà prêt à m’aider, me faisant légèrement sourire de gratitude.

- Jade… deux visages et malheureusement de moins en moins de personnes pour faire ressortir le meilleur. J’aurai aimé qu’elle soit plus jeune, même si notre relation a commencée avant la crise d’ado. Enfin Bref.

Je pourrais parler d’elle des heures entières mais on ne les a pas, je dois en finir avant qu’elle ne rate son rendez-vous ou qu’elle ne fasse une hypoglycémie ; chose qui va passablement raccourcir cette rencontre, je le crains. Du fait, j’en avance un peu plus rapidement, toute mesure gardée, guidée par Jonathan quand bien même le lit est plus petit et léger ainsi que bien moins encombrant que son armoire.

- S’il y a d’autre meuble dont tu ne veux pas, genre la table de chevet, hésite pas à les prendre dé maintenant hein ? Moi tant que tu arrives à te libérer les mains pour me tenir les portes, ça me va. Tu te rends compte, je t’oblige à être galant ?

Une petite demande comme si de rien était et un trait d’humour pour équilibrer, puis me voici à avancer dans le couloir en direction de l’escalier et du hall pour attendre simplement le gentleman proclamé pour poursuivre ma marche à l’extérieur. Je ne tarde pas non plus à reprendre la discussion.

- Pourquoi tu es devenu X-Men ? Je n’ai jamais eue l’occasion de te le demander avant.

Même si je n’ai jamais abordé les X-Men pour le fait qu’ils fussent X-Men – enfin sauf quand je suis allée supplier Jonathan de me faire une arme de self-défense suite à l’attaque de Met – et ai une grande différence avec la plupart des élèves actuels peinant à voir les personnes derrières l’insigne, je dois avouer que je suis curieuse de savoir. Veut-il vraiment aider le monde, à défaut de le sauver puisque tel n’est pas notre rôle quand bien même il a acceptée la vulgarisation pour Jade ? Ou est-ce une raison plus personnelle qui me fera regretter d’avoir évoqué le sujet ?

L’Institut a toujours eu un fort pourcentage d’étudiant et de résidants aux passés tragiques ; Lizzie, Ciera, Caitlyn, Neassa, Morgan, Alex, Ernest, Rachel, Jade… D’un autre côté, William, Josh, Sanzo et moi sommes arrivés sans problèmes et les avons attrapés ici ou en périphérie. Peut on eue la chance des Cuckoos ou de Sam, d’entrer et de repartir d’ici sans qu’il n’y ait eu rien de plus qu’un cursus scolaire adapté à leurs pouvoirs.

- Enfin, si tu es d’accord pour en parler. Je me rends compte qu’on a pas suffisamment fait connaissance la dernière fois.

Nous n’avons guère de temps cette fois-ci, la majeure partie a été prise par mon résumé, inachevé d’ailleurs puisqu’il me manque l’année dernière, mais il vaut mieux un petit peu qu’un grand rien. Et puis même avec un petit peu je peux faire ma gossip derrière !

Les garages approchent à mesure que nous traversons le bois en discutant, suivant cette même voie routière que précédemment.

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Forge
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MessageSujet: Re: L'évolution des choses {Forge}   Dim 5 Juil - 20:00

Peu après que Jade ait répondu à la dernière question d’Amy que cette dernière soulève de nouveau l’ancien lit. J’apprends par la suite que Jade est une personne vraiment atypique et pas seulement sur le plan vestimentaire. Qu’elle a deux facettes de sa personnalité qui la rend encore plus complexe qu’elle ne l’est, si bien que cela rend la tâche toujours plus ardue pour autrui de s’ouvrir aux autres. J’ignore encore ce qu’elle a dû vivre pour être comme elle est mais chose est certaine : elle a dû en manger des vertes et pas des murs. Remarque, c’est généralement le cas des orphelins. A-t-elle des amies ? Que sais-je.... peut-être, peut-être pas. Si elle s’est quand même fait des amis, soit ils doivent être spéciaux ou bien ils doivent avoir un vécue similaire à Jade pour savoir s’y faire avec elle.
Et même si Amy aurait pu adopter Jade quand elle été tout juste une prébubère et que cela aurait simplifié la tâche pour la sociabilisé, cela aurait fait qu’une petite marge de différence.

- Faut croire qu’elle ne facilite pas la tâche à autrui en restant enfermer à huit clos sur soi. Mais je n’lui en veux pas. Après tout, elle a bien ses raisons.

On arrive une nouvelle fois dans l’escalier du grand hall qu’on redescend, continuant de guidé ma collègue mais avec plus de facilité qu’avec mon armoire-lit. Son commentaire sur la galanterie, aux sujets des meubles restants dans le garage, m’amuse bien et me fait doucement rigoler tant cette remarque est bien placé.

- Ouaip ! C’est vrai que c’est assez fort, héhé. En tout cas je m’en occuperais. Normalement il devrait rester seulement mon fauteil de bureau, mon bureau de verre.... et c’est tout. Du moins pour ma chambre, car il reste encore mes équipements et outils de conceptions personnelles à récupérer puis à ranger au laboratoire tous-terrains.

Parce que oui, mes affaires ne se limitaient pas seulement aux affaires du quotidien. Comment d’après vous j’ai conçu ma technologie personnelle pour m’aider dans ma dernière mission ? Par la magie du Saint Esprit ? On ne fabrique pas une technologie mutante ultra avancée avec des outils conventionnels de mécanos, à moins de s’appeler Macgyver. Et encore j’assure mieux que lui.....
Qu’est-ce qui m’a fait pousser à devenir X-men ? C’est une bonne question de sa part. Vrai qu’elle ne m’a jamais posé cette question lors de notre première rencontre. Certes, on avait beaucoup papoté à mon sujet mais ce n’était pas des masses. Encore moins sur cette question. J’hoche la tête négativement en levant une main pour dire que cela ne me dérange pas.

- Non rassure toi, ça ne me gêne pas, bien au contraire. Depuis qu’on se connait tu mérites bien de le savoir.

C’est vrai quoi, après tout on s’entend bien et je trouve que c’est le minimum que je puisse faire pour la remercier de me donner un coup de main actuellement. Bonne respiration pour bien démarrer d’abord.

- Déjà si j’ai souhaité devenir X-men ce n’est pas parce que j’avais vue de la lumière, comme ça. Tout simplement parce que cela correspond à mon idéal à moi de vouloir offrir un monde meilleur, de l’améliorer pour les générations futures par pur foi en l’humanité. Et l’institut fut pour moi la solution la plus simple... mais aussi la moins radicale. J’aurais très bien pu le faire à ma manière de départ. Laquelle me diras-tu ? Pffiouu... et bien par le biais d’une Megacorporation. Construite avec l’argent acquis par une déposition d’une myriade d’inventions hyper révolutionnaires brevetées. Le genre de Megacorporation qu’on ne trouve que dans la littérature cyberpunk : qui a le quasi-monopole sur de multiples marchés mondiaux et assez puissante pour avoir sa propre armée, ignorer la loi, contrôler politiquement des territoires.... et même agir comme un gouvernement. Ouais... vue comme ça, ça fait carrément flipper. Je ne dirais pas le contraire.

Surtout que j’étais capable de très grande inventivité technologique alors que mes capacités mutantes étaient encore très loin d’être au même niveau qu’aujourd’hui.

- Mais à l’époque j’étais encore jeune. Je n’avais que 16 ans et j’étais encore au MIT. A mon arrivée je n’avais que quatorze ans. Et ouais, j’étais carrément le plus jeune élève de l’établissement. J’peux t’assurer que ça m’faisais tout drôle au début. Etre aux milieux d’élèves dont pas mal faisait le double de mon âge. Je ne compte même plus le nombre de fois où je me suis fait bizuter. Heureusement, c’était de bonnes guerres. J’ai eu de la chance de n’avoir pas subi des violences physiques, seulement verbales. Remarque, ce n’est pas le genre d’endroit où les agressions sont monnaies courantes. C’était un milieu de têtes après tout. Aux fils des années, j’ai vite réalisé des conséquences monumentales que cela allait engendrait quand je m’y suis penché un peu plus. Puis lorsque Charles est venu à moi pour me voir et me dire qui il était ainsi que l’institut qu’il dirigeait, j’ai appris qu’on était tous deux dans la même longueur d’onde. Et du coup j’ai opté pour me joindre à lui en quatre-vingt-quinze, année. Mais pas dans l’immédiat. Seulement plus tard.....

Cette partie-là est sans aucun doute la partie la plus douloureuse, si bien que chaque fois que j’y repense j’ai quelques nœuds à l’estomac par le sentiment de culpabilité. A vue d’œil je n’affiche pas de tête dépité et rongé par le remord, mais pour un génie de la vérité tel Amy il peut aisément voir une certaine mélancolie.

- En effet j’étais déjà marié et j’avais un enfant avec qui je vivais, en Virginie. J’ai dû me séparer d’eux, sachant que ma femme avait une peur certaine pour les mutants et que lui dire la vérité sur ma nature allait balayer notre famille d’un revers expéditif de la main. Et ça il n’en était pas question. J’ai dû lui mentir que j’avais trouvé un job presque aussi bien payer que l’ancien en tant que prof de math dans une grande école privée prestigieuse, nourris, loger et me permettre de lui envoyer de l’argent de côté. Tout ceci fut possible et a pars la séparation difficile, le reste s’était bien passé. J’ai même put passer plusieurs semaines avec elle durant mes congés. Tout allait bien pour elle, sur le plan financièrement comme relationnelle.
Jusqu’au jour.... où j’ai appris qu’elle venait de mourir d’une leucémie lymphoblastique aiguë en phase terminale, il y a quinze ans, alors que je rentrais tout juste d’une longue et rude mission en Australie. Ça m’a démonté... en long, en large et en travers. Surtout que j’aurais aisément pu la guérir en un rien de temps avec des nanobots médicaux de ma manufacture..... si ma mission n’avait pas été aussi longue et chiante. Remarque qu’en y rependant... même si ça aurait été le cas, je n’aurais pas eu terminé mes nanobots à temps.
J’ai dû confier la garde de mon fils aux parents de mon épouse et tous les week end, je descendais en Virginie pour passer du bon temps avec mon gosse. Sauf qu’au fils du temps j’étais de plus en plus absorbé à la fois par mon jobs de prof ainsi qu’aux missions importantes toujours plus nombreuses un peu partout dans le monde. Cela a affecté profondément ma relation avec mon fils. Puis en deux mille six j’ai plus eu de nouvelle de lui. Du moins, il ne voulait plus me parler. Quand je ne tombais pas sur le répondeur du téléphone, son grand-père ou sa grand-mère m'informait qu’il s’était absenté pour X ou Y raison. Mais je ne suis pas dupe. Je savais qu’ils disaient ça par demande de mon fils. Je savais qu’il m’en voulait, mais pas à ce point-là. Néanmoins je l’aime toujours autant et je n’abandonne pas l’idée de vouloir mettre fin à ce conflit qui n’a que trop duré...
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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: L'évolution des choses {Forge}   Dim 12 Juil - 15:32

Non, en effet, Jade ne facilite pas la tâche à autrui avec ses raisons. Dans l’idéal il faudrait que tout le monde fasse des efforts et dans la pratique bien souvent personne n’en fait plus. Ça ne s’applique pas qu’à la sociabilité ou à nous mais c’est un courant général et majoritaire : soit l’on ne fait plus rien, attendant que cela soit fait, soit on fait les choses pour nous et nous seuls. Travers de la société et de l’égoïsme de l’Humain je pense, même si je suis bien jeune pour en parler. Je cherche à accomplir mes rêves comme toutes les personnes de mon âge mais j’ai plus de désillusions que la plupart, par vécu comme anticipation. J’ai toujours avancé trop vite et sans doute disparaitrai-je sur ce même principe.

C’est assez fort ? Mais c’est parce que je suis assez forte voyons ! Après tout, je soulève toute seule lits et armoires du haut de mon mètre soixante-dix et de mes cinquante-cinq kilos tout mouillés. De quoi soulever le bureau de verre, à travers lequel je verrai sans problème, et le fauteuil en même temps ; bon, avec l’encombrement j’en serai pas capable puisque je ne pourrais plus me déplacer sans démolir trop de truc mais pour frimer il faut toujours prendre les données brutes, sinon c’est parti pour la désillusion. D’ailleurs, si Jonathan m’explique ce qu’il y aura à remonter, il ne prend rien de ce qu’il y aurait à redescendre et ne relève pas du tout le truc. Bah, au pire, il se débrouillera. Comme pour les outils au labo, doit pas y’en avoir pour plus de deux mallettes et il a deux mains ! Le Seigneur fait bien les choses et moi je vais finir déménageuse, pas psychologue… ça correspondrait peut-être bien vu mon niveau de finesse des fois.

Heureusement, Jonathan ne le prend pas mal ma demande sur ses motivations, « bien au contraire ». Depuis qu’on ce connait, ça m’interpelle un instant considérant que même si ça fait techniquement trois ans et demi, on ne c’est réellement vu et parlé que quatre fois dans toute cette durée. Mais bon, je serais mal placée pour faire des commentaires là-dessus puisqu’il n’y a pas dix-minutes je lui racontais ma vie de façon assez littérale.

Forge n’a pas vue de la lumière « comme ça », c’est une étrange formulation ; m’enfin comme pour les coups de foudre, c’est bon qu’à vaciller après. Cela correspondait à son idéal, voici qui me fait hocher la tête. Vouloir offrir un monde meilleur et améliorer la société pour les générations futures le tout en ayant foi en l’Humanité, je souris légèrement. L’Institut comme solution la plus simple et la moins radicale, je tique complet ; l’Institut et les X-Men sont deux choses différentes, il est très dangereux de faire l’amalgame car l’Institut n’a pas vocation à former des X-Men, ce n’est pas une école paramilitaire, et si les X-Men recrutent dans les rangs de l’Institut ils n’y sont ni limités ni rattachés : seule X-Team réside à l’Institut, plus Caitlyn et Sage qui y œuvrent également. Toutes les autres équipes ont chacune leur base, leurs membres et même, je suppose, leurs recrues. Enfin Bref, pour en revenir à Jonathan, sa manière de faire m’intrigue d’abord et me fait halluciner ensuite. J’aurai pu lui demander s’il était sérieux mais je vois bien qu’il l’est et… comment penser ça sans être trop méchante ?

On dirait le rêve d’un élève qui se croit dans un film et n’a aucune conscience des réalités politico-économiques comme du problème socio-capacitaire posé par la mutation. Les Megacorporation, avec toutes les lois anti-monopolistiques et anti-trust ainsi que les différentes législations nationales ça ne peut pas exister, surtout basées exclusivement sur des inventions. Tesla c’est fait baiser à mort par Edison car si Tesla avait le génie Edison était un homme d’affaire. Forge pouvait peut-être créer des inventions révolutionnaires mais son sort n’aurait pas été différent de l’Olymp Corp avec les colliers anti-pouvoirs et les Mandroïdes : le dépôt de brevet aurait été brisé par le Gouvernement et les inventions récupérées, la société aurait soit continuée de bosser pour le Gouvernement soit aurait été fermée – c’est ce qui est arrivée à l’Olymp Corp, peu après les événements du Cube. Si ce n’est que les ingénieurs ont été suffisamment malins pour effacer les SCS des Mandroïdes, quand bien même ça a dû leur coûter la prison au Cube, justement. Nous ne sommes pas dans de la littérature cyberpunk et le fait que Jonathan s’y croit me déçoit beaucoup ; il aurait plus à faire dans le HellFire Club que chez les X-Men, en réalité. Ça ne fait pas flipper, ça fait pitié. Et dire qu’il défendait le point de vue de la sagesse face à Jade alors même que sa « méthode » est complètement en adéquation avec la sienne. Heureusement que Xavier l’a trouvé sinon les X-Men auraient eu un ennemi de plus, pour peu que le Cercle Intérieur ne l’ait pas recruté ou fait assassiner. En tout cas, je regrette ma question.

Il était peut-être jeune à l’époque mais n’a-t-il pris du recul depuis lors ? Je peux concevoir qu’il y ait des gens qui, malgré ce que le monde peut leur foutre dans la gueule, sont suffisamment forts pour en ressortir encore et toujours en se reconstruisant plus forts et meilleurs ; je nous considérais ainsi avec Caitlyn, avant Bleecker et la médiatisation. J’ai en revanche plus de mal à comprendre les gens qui n’évoluent pas même si cela doit pouvoir aider face aux traumas de la vie : s’il est impossible d’évoluer en bien ou en mal, on ne se traumatise pas de ce qui nous arrive même si on ne progressera jamais en tant que personne. J’espère que Jonathan a progressé et continuera de le faire ; c’est à mes yeux le seul moyen de faire quelque chose. Presque une nécessité de survie.

Forge est un surdoué, comme Jade ; mais là où Jade a du se battre pour ne serais-ce que s’instruire, lui semble avoir toujours tout réussi sans la moindre difficulté. Ces gens-là n’ont pas le sens des réalités car ils ne savent pas ce que c’est que bosser, sueur et dépasser ses limites pour avoir ne serait-ce qu’un résultat médiocre. Tout leur arrive naturellement et ils suivent donc la facilité ; je comprends et je sais ce que ça fait depuis que mon cerveau a changé, j’ai des résultats bien meilleurs sans rien foutre mais lesdits résultats sont d’un amer. Autrefois, j’étais enjouée lorsque je réussissais à avoir un 17 en une note quelconque parce que cela signifiait que les heures de révision et de travail personnel avait payées ; aujourd’hui je peux avoir un 18 voir un 19 sans fournir le moindre effort. Heureusement, aujourd’hui je ne suis plus notée, cela m’évite de me dégouter de moi-même. Mais les gens comme Jonathan, qui s’enorgueillisse de tout faire mieux que tout le monde sans rien faire, j’ai du mal ; j’ai encore plus de mal quand cela les faits se croire supérieurs.

C’est Charles Xavier qui est venu à Jonathan, ce n’est pas Jonathan qui a rencontré Charles Xavier mais c’est bien ce dernier qui est venu à lui. Sur la même longueur d’onde ou pas, la formulation traduit d’un égo assez impressionnant. Et les problèmes d’égo ont causé beaucoup de problèmes jusqu’ici ; j’en ai même faire partie, je maitrise donc mon sujet. J’ai apprise ma réelle place, secondaire et dans l’ombre de grands, mais cela n’a pas empêchés lesdits grands de s’entredéchirer avec ma participation lorsque je croyais leur appartenir. Il ne me semblait pas que ce fusse ainsi avant qu’on arrive, avant que les générations ne se mêlent, mais que cela puisse recommencer ne m’étonnerait absolument pas. Les X-Men sont peut-être une élite mais à partir du moment où ils se considèrent comme tel, voir comme une élite au sein même de l’élite, viendra toujours un moment où ils entreront en conflit. Quid de la notion d’équipe et de famille dans un tel cas ?

En parlant de famille, Jonathan étant déjà marié ; à 16 ans ?! J’ai du louper un passage là parce que s’il doit attendre 1995, soit quelques années avant les premiers X-Men, pour rejoindre l’Institut, il n’a jamais été question de petite amie ou d’enfant obtenu prématurément au MIT. Je pince mes lèvres en considérant de comment la famille a tournée tout en considérant que, vu comment elle a été introduite, elle ne devait pas être un élément si important que cela ; mais après tout, lorsqu’on est persuadé de pouvoir changer le monde, sa famille à côté de cela c’est une quantité négligeable. On rendra bien plus de gens heureux avec son travail ; Xavier en est l’exemple parfait. Tout fondateur et leader qu’il soit de l’Idéal de Cohabitation Pacifique ou des X-Men, il n’a jamais été foutu d’avoir une famille et a délaissées femmes et enfants. J’ai suivi David Haller lors de son dernier passage à l’Institut et la relation au père ce n’était pas ça. Enfin une erreur dont on me parle et que je n’ai pas commise. Cela ne m’empêche pas de voir et de comprendre le remord ressenti, loin s’en faut, même si les bugs dans le récit me sortent pas mal de celui-ci.

Jonathan est arrivé à l’Institut en prof de math, presque aussi bien payé que l’ancien job dont il n’a pas parlé non plus mais qui, considérant les diplômes du MIT, devait l’être sérieusement plus qu’un prof de math, même enseignant dans le supérieur ; et je ne crois pas que l’Institut faisait déjà dans le supérieur à l’époque. Il n’a du commencer qu’après la formation des premiers X-Men afin d’avoir une excuse pour que ceux-ci restent dans les locaux et puissent y enseigner une fois leur propre cursus finis.

- Tout ceci fut possible et a pars la séparation difficile, le reste s’était bien passé. J’ai même put passer plusieurs semaines avec elle durant mes congés. Tout allait bien pour elle, sur le plan financièrement comme relationnelle.

J’ai du mal à percevoir comment la distance peut ne pas dégrader du relationnel, surtout avec un enfant que je suppose en bas âge, mais tant mieux pour eux s’ils s’en contentaient ; pour moi c’est juste une preuve de plus que la famille était secondaire par rapport au reste. C’est une méthode de vie, légèrement carriériste mais je suis mal placée pour en juger considérant que je me situe à l’autre bout du spectre et que ma famille a souvent reléguées mes études au second plan, au point que mes thèses risquent de connaitre une fin malencontreuse avec un foirage total. Mais bon, ce n’est pas comme si cela faisait déjà deux ans que j’exerçais illégalement… Enfin Bref.

La perte de la femme a du être un coup dur, expliquant peut-être d’ailleurs le fait qu’elle soit complètement anonyme dans ses paroles. Je sais qu’il a une femme à qui il n’a pas pu dire au revoir mais elle ne m’est pas définie comme autre chose que la femme de Jonathan,  du coup si je peux compatir à la douleur de celui-ci elle n’est pas tant une personne qu’un élément de sa vie et cela nuit beaucoup à l’affect. Même si c’est atroce à dire, je compatis avec lui d’une même manière que s’il avait perdu un animal de compagnie, créature par définition uniquement définie en fonction de son propriétaire. Forge n’a même pas eu à choisir entre les X-Men et sa famille, sa famille était morte pendant qu’il servait les X-Men. Je comprends qu’il tente de se persuader qu’il aurait pu faire quelque chose, que ça soit vrai ou pas ça ne l’en fait que plus souffrir par remord et regret ; la culpabilité du survivant. Chacun sa méthode, j’ai tenté de me suicider à la mort de Caitlyn, la première fois.

- J’ai dû confier la garde de mon fils aux parents de mon épouse et tous les week-ends, je descendais en Virginie pour passer du bon temps avec mon gosse. Sauf qu’au fils du temps j’étais de plus en plus absorbé à la fois par mon jobs de prof ainsi qu’aux missions importantes toujours plus nombreuses un peu partout dans le monde.

Les cours à préparer, cela prend des plombes sauf si on réutilise les mêmes d’année en année, quand aux missions importantes de part le monde… peut-être était-ce du à la mise en place des bases mais maintenant, des missions il n’y en a plus tant que cela ; la Confrérie est tranquille, pour pas dire qu’on est en non agression avec eux malgré le massacre de 2009, le HellFire Club et Weapon X sont sous surveillance, le BAM se charge des crimes et délits normaux et les différentes équipes ont toutes leur secteur d’intervention même si on peut se croiser. Jonathan avait l’impression d’avoir le monde sur les épaules et y a sacrifié à la mesure alors qu’au final, je ne pense pas que cela ait été plus qu’une impression. C’est courant chez les X-Men et tout aussi destructeur que chez les gens normaux ; Xavier, Ororo, Emma, Caitlyn, Jubilation, Rachel… ça fait un bon score niveau des X-Men que je connais. Jonathan rejoint le lot. L’idée du suivi psychologique obligatoire n’est peut-être pas une mauvaise idée finalement, malgré que personne ne l’aurait acceptée.

Ça aurait peut-être permit à Jonathan, à défaut de sauver sa femme, de lui dire adieu et de conserver sa relation avec son fils, tout aussi anonyme. Sachant que celui-ci doit avoir mon âge à présent, s’il c’est construit sans père il n’en aura jamais ; je sais de quoi je parle, dans l’orphelinat où j’ai grandi il y en avait pour tenir sérieusement rancune à leurs parents de les avoir abandonnés et ceux-ci ne seront probablement jamais ni parent ni enfant de personne.

- Quel âge a-t-il et comment s’appelle-t-il ? demande-je alors qu’on arrive aux garages et que je me retrouve bloquée devant la porte. Je pense que tu ne devrais pas essayer de l’aborder en tant que père, en fait ; il c’est construit sans toi, donc si tu cherches à prendre cette place tu l’agresses. Parles-lui plutôt comme à une personne totalement indépendante, comme si tu tentais de construire une nouvelle relation ; parce que c’est le cas. Il doit apprendre à te connaitre, et toi aussi d’ailleurs, en tant que personne avant de voir, ou non, un parent en toi. Désolée pour la formulation mais dans son esprit, son père c’est le mec qu’il ne voyait que de temps en temps et qui l’a abandonné lorsque sa mère est morte, donc forcément ça fait pas envie. S’il rencontre la personne qu’il y a derrière se père, s’il comprend pourquoi tu n’étais pas là, tu auras des chances de te faire accepter voir même pardonner ; et c’est uniquement s’il te pardonne que tu pourras redevenir son père.

La psychologie familiale, de la part d’une orpheline lesbienne avec famille recomposée ; on avait convenu précédemment que j’étais très forte, et bien en voilà une nouvelle preuve. Déposant le lit dans les zones de stockage, je me dis qu’il serait sans doute très bien de refoutre les draps antipoussières dessus mais que je n’ai pas la moindre idée d’où ils ont atterrit. En tout cas, ce n’est pas encore le temps d’aborder cela : tout d’abord, le bureau de verre en espérant que Forge prendra sa chaise et que je n’aurais qu’à revenir une dernière fois ici pour prendre une voiture et conduire Jade.

- Si tu veux une relation stable avec d’autres personnes, tu dois arrêter de courir le monde. J’ignore combien de base X-Men tu as visitées au cours de tes missions, ou combien d’équipe tu as temporairement intégrées, mais regarde : y en a-t-il une seule qui ait été ta maison ou tes amis ? Je n’ai jamais quitté l’Institut ou X-Team et j’ai des amies en son sein, j’ai une famille et une maison en son sein. Ça ne m’empêche pas de vouloir me construire ma propre vie en dehors des X-Men ou de l’Institut mais je sais que je ne m’en éloignerai pas. Je suis une X-Woman parmi d’autres, je suis une mère parmi d’autres, je suis une personne parmi d’autres ; je suis unique oui mais je ne suis pas indispensable et je n’ai pas le poids du monde sur les épaules. Je ne pense pas que tu sois différent et c’est une bonne chose : nos responsabilités, que ce soit en tant que parents, que professeur ou stagiaire-psychologue, qu’X-Man ou X-Woman, ont un cadre défini et une limite. Sauver le monde ça n’en a pas parce que le monde comme les gens qui y sont auront toujours des problèmes. Sage m’a dit, à propos de mon entrainement, qu’être la meilleure n’importait pas ; ce qu’il fallait c’est être au mieux. La différence est simple : un ou une meilleur(e) se bat contre les autres pour les dépasser, un ou une au mieux se bat contre lui-même pour faire de son mieux. Le meilleur se compare aux autres et s’y brulera les ailes, l’au mieux ne se compare qu’à lui et n’en progressera que plus.

Je marque une pause dans mon monologue, trouvant une fois de plus ma place en tant que personne : non sur l’avant-scène mais en coulisse pour soutenir ceux qui y sont. Je n’émets aucun jugement de valeur sur ce choix que de se mettre ainsi en avant ou de rester ainsi en arrière mais je pense que chacun doit faire ce choix en son âme et conscience, non s’y croire forcé sans quoi cela finira mal. J’en veux pour preuve Caitlyn dont la médiatisation va de mal en pire.

Je grimace un instant avant de changer de sujet, soulevant la table de verre et me signalant ainsi prête à faire un autre voyage.

- Tu as quelque chose d’autre à prendre ou on peut y aller ?

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MessageSujet: Re: L'évolution des choses {Forge}   Mer 7 Oct - 15:01

Etais-ce vraiment nécessaire de lui mentionner cette période de ma folle jeunesse ? Vue comment Amy le prends, je crois bien que non. En même temps je peux la comprendre. J’étais, pour ainsi dire, un jeune abrutie qui n’avait pas la moindre idée des conneries et des conséquences qu’allais causait mon « projets » digne d’un méchant de série B. Et encore.....
Etais-ce de l’inconscience ? De l’ignorance ? De la Stupidité ? Je dirais plus ou moins les deux. J’avais beau être un jeune prodige de haut niveau juvénile, cela ne voulait pas dire que j’avais la tête sur les épaules. Non seulement ce délire de gosse n’était pas seulement insensé, il était pratiquement irréalisable. En plus de raccourcir sévèrement mon espérance de vie à causes des ennuis, problèmes et que sais-je encore qui m’aurait vue comme quelqu’un de très dangereux. Mais le pire, c’était que cela avait duré jusqu’à ma démission du DARPA, alors que j’étais suffisamment âgée et mur pour avoir le recul nécessaire. A vrai dire.... je ne sais même plus ce qui m’avait obstiné à ce point-là pour me lancer corps et âme dans cet objectif. Si j’avais de bonnes raisons, je les aie oubliées avec le temps. Où bien étais-ce le contexte du rapport humain-mutant de l’époque, qui était moins envahissant, qui m’avait poussé à me lancer dans cette aventure.  

Ouais... il n’y a pas à dire.....ca relève plus que de la chance que Xavier fut là pour me détourner de cette voie dangereuse par des réponses brefs, mais criantes de logiques et de raisons.

Après quoi, il y a eu cette rupture familiale causé par la mort de Véronica par le baiser de la leucémie, ainsi que des conséquences désastreuse qu’elle a engendré à la relation Père-fils, avec les missions un peu partout dans le monde qu’on m’avait confié. C’est moche, je l’accorde.....
Pour la première, bien que la période de dépression fût courte, soit 1 mois à peine, ce n’était pas rare que de gros coups de blues bien violent m’aient tiraillé entre deux cours. Combien j’en avais ? Bonne question. Au moins quatre par semaines. Forcément, fallait pas trop me parler durant ces moments où mon humeur n’était pas au rendez-vous. Je dirais même qu’il était en RTT.
Et puisqu’on en parle, alors que moi et Amy retournions au garage pour récupérer les derniers meubles qu’il reste à prendre, elle souhaite connaitre le nom et l’âge de mon fils. Par simple curiosité. Mon regard se détourne de ma collègue vers la porte devant nous que j’ouvre en premier et laisser passer la mutante en première. Malgré mon enfance particulière, j’ai quand même appris la politesse.

- William Silvercloud. Et si je ne me trompe pas, il a plus ou moins ton âge. Soit vingt-deux ans.

Une fois a l’intérieur qu’elle poursuit en me donnant des conseils précieux pour m’aider à me réconcilier avec William. En clair, ne pas l’aborder comme un père mais comme une personne lambda. Étant donné qu’il a grandi sans moi et s’est pris en charge lui-même, si bien qu’il serait néfaste que je l’aborde comme avant. Surtout après la perte de Véronica. Que le mieux serait une approche plus simple et moins paternaliste. Une redécouverte de chacun de nous deux pour ainsi dire. Sauf que ce sera à moi de venir vers lui et, sans faire ressortir le côté papa poule, lui révéler les raisons de mon absence quand sa mère était mourante ce jour-là. Avec peut être l’espoir d’un nouveau départ pour moi et William.
Je dois dire qu’elle a entièrement raison. Bien que la dernière fois qu’on s’est vue il avait tout juste la puberté et qu’il a été pris en charge par les parents de sa mère, William a du s’éduquer par lui-même. Ses grands-parents je les connais suffisamment pour dire qu’ils n’ont pas été doués pour se montrer comme étant des parents attentionnés pour leurs progénitures. Jadis, Véronica m’avait informé qu’ils avaient peu de temps libre à consacrer pour passer du temps en famille, ne serait-ce qu’une balade au parc, dans un parc d’attraction ou autre. Pourtant ils n’avaient pas un métier chronophage. Mais puisqu’ils sont dorénavant retraités depuis un bon bout de temps, peut être que c’est différent.

En tout cas ça fait plaisir de savoir que tout n’est pas perdu. Loin de là. Hochant la tête d’un signe compréhensible, Amy poursuit en soulignant cette fois ci l’importance de ne pas se sentir comme étant indispensable envers les X-men. Du moins, ne plus se sentir invertie de porter le sort du monde entre mes épaules et que si je veux une situation familiale stabilisée, il est préférable que je me contente seulement d’être qu’un simple X-men parmi tant d’autres. De trouver l’équilibre parfait entre mes devoirs de X-men et celle de ma vie familiale comme relationnelle. Et encore une fois elle marque un point. Surtout et avant tout sur l’exemple des amis X-men que je me suis fait dans les différentes équipes à travers les bases X-men auquel j’ai vécue pendant un temps. Ainsi que l’une des planques qui aurait était pour moi un semblant de maison. Les séjours passés et les relations entretenues avec mes « collègues » n’étaient pas aussi agréables qu’ici. C’était creux, presque vide. En fait, ça n’était pas si différent qu’une relation collègue de boulots classique. Quant aux bases en elles-mêmes, ce n’était pas le top non plus. Ça avait autant de chaleur que le vieux paquebot chinois que j’ai pris de Chine pour rejoindre le pacifique. Froid et dénuer de vie. En même temps elles n’ont pas était faite pour qu’on s’y sente comme chez mémé.
Tout ça pour dire que le mieux à faire est de ne pas faire en sorte de ne pas être le meilleur X-men ou X-women, mais seulement être au mieux. Un conseil que lui avait aussi donné Sage, également. Faudrait vraiment que je la rencontre un de ces jours.

- A vrai dire, j’ai eu beau avoir intégrer cinq équipes temporaires dans trois bases X-men à travers le monde : Une en Chine, une autre en Malaisie et la troisième en Allemagne. Déjà mes relations avec les membres des équipes n’étaient pas terribles. Disons que certaines n’étaient pas très bavards tandis que d’autres étaient soit trop chiant, ou bien trop ennuyeux. Quant aux bases en elles-mêmes... ugh... elles ne risquent pas de me manquer. En tout cas je te remercie pour tes conseilles. Ça va beaucoup m’aider pour la suite avec William. Et pour le reste. Pendant longtemps je me suis donné beaucoup de ma personne pour rendre ce monde un peu meilleur, quitte à accepter toutes les missions proposés ou confiés. Au détriment de ma famille. Et j’en ai payé les pots cassés.....

Quand je me disais que tu ferais une grande psychologue, je ne m’étais pas tromper !


Et c’est sur cette phrase que je m’approche de ma chaise anti-gravitée pour la porter et passer devant Amy vers le chemin du retour. Je lui fais volte-face.

- Non, on a tous. Bon... il reste encore tous mes outils et machines de conceptions à amener au laboratoire sous-terrains, mais on fera ça une autre fois. Je ne suis pas presser. Autrement on en a pour toute la journée. Et encore.......

Mais aussi parce que j'ai la flemme.....
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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: L'évolution des choses {Forge}   Ven 16 Oct - 21:09

L’insistance de Jonathan sur le nom de son fils me surprend mais je ne m’y arrête pas et hoche la tête à la fin de sa phrase. 22 ans, au moins la crise d’adolescence est finie même si c’est la véritable indépendance qui commence. Ça sera plus facile que s’il avait été en rébellion, même si celle-ci aurait pu avoir des « bons côtés » également, puisque William aura la maturité de laisser au moins une chance à une nouvelle personne.

Jonathan semble content de mes conseils et cela m’en ravi également, c’est toujours un plaisir d’aider. Le sujet des X-Men et des bases casse cette joie, me laissant tout loisir de supposer que les problèmes ne sont pas qu’itinérant à la X-Team ; c’en est triste même si logique. Tous les membres d’une même famille s’apprécient rarement et il y a toujours des disputes et des clans, c’est juste dommage que les X-Men soient autant querelleurs entre eux.

Cinq équipes temporaires dans trois bases à travers le monde, c’est plus que ce que je connais du groupe. De savoir, il y a une base à Graymalkin Industries, à côté de San Francisco, ainsi qu’une autre à Muir Island, au-dessus du Royaume-Unis ; celles de chine, de Malaisie et d’Allemagne me sont inconnues mais si les équipes y étaient temporaires c’est peut-être logique. Le fais que je ne cherche pas à me renseigner plus que cela n’aide pas à ma connaissance également, je ne suis pas comme Sage dont la volonté d’indépendance la conduit à concurrencer Xavier dans les secrets.  Enfin bon, les relations pas terribles on connaissait bien à l’Institut aussi, même si on a tout le confort d’un 20m² à nous et du reste du Manoir moyennant qu’on en respecte les règles.

Je souris face aux remerciements et reste immobile quand à la constatation du coût de donner trop de sa personne, me retenant d’acquiescer de nouveau. Mon sourire revient néanmoins au compliment suivant, qui m’en gêne assez même si j’en suis contente.

On a tout, sauf ce qui va au laboratoire, voici qui me donne l’occasion d’hocher de nouveau la tête. En avoir encore pour la journée, voici qui me laisse bien perplexe. Déménager des trucs dans la base des X-Men pendant une journée c’est sacrément voyant et j’ai du mal à comprendre pourquoi lesdits trucs n’y ont pas été tout simplement laissés ; les élèves ne connaissent pour la plupart pas les passages secrets conduisant à la base, passages qui sont contrôlés par Danger et ne s’ouvriraient pas face à des non-X-Men, mais devoir ainsi déménager là-bas… puis y’a vraiment tant de bordel que cela ou c’est juste une expression ? Je dois avouer être perplexe avec Jonathan.

Reprenant le chemin du dernier aller-retour, je rebondis tout de même sur cette parole.

- Au pire, demande à Rachel : la télékinésie c’est bien pratique pour les déménagements, tant niveau poids que manœuvrabilité. Et n’oublis pas que t’es à l’Institut ici, ainsi ce qui prendrait des mois ailleurs peut prendre des minutes ici !

On plaisantait parfois en disant que si l’Institut avait été détruit, il serait reconstruit dans les cinq minutes. Les dégâts de l’attaque de la Confrérie en 2009 avaient déjà disparus à mon arrivée en 2012 et quand on considérait les potentialités mutantes c’était vrai que l’on pouvait accomplir beaucoup plus que des humains et leurs machines. Une preuve supplémentaire que l’on pouvait apporter beaucoup à la société.

- Tu sais, reprends-je sur le chemin, alors que mes pas raisonnent sur le goudron, Je suis X-Woman depuis la mi-2012 et niveau mission… j’en ai faites 12. 12 Missions en 31 mois, ça fait 0,38 missions par mois. Une mission tous les deux mois et demi en sommes. Régulier mais pas trop intrusifs non plus. Après, c’est vrai que je m’entraine 4h en vitesse accrue chaque jour afin d’entre prête mais ça ne me mange pas tout mon temps. Les X-Men doivent s’entrainer régulièrement pour garder un niveau d’élite mais on est pas mal à ne pas avoir ne serait-ce que le niveau qu’on avait à la passation, je pense. Avec Rachel, on s’amuse plusieurs fois par semaine à travailler l’esprit d’équipe en Salle des Dangers, c’est cool et efficace mais ce n’est pas non plus cela qui nous fera progresser dans nos compétences respectives ; hors le travail d’équipe, sans doute. Elle tient beaucoup à cette sensation de famille bienveillante et soudée, c’est l’image qu’elle en avait et elle cherche à la restaurer ici je pense. Ça me gêne pas de participer personnellement, même si je garde la mesure de ma place.

Je serais bientôt envoyée au Triskelion, je le sais. Il me faut réussir mes doctorats et puis je quitterais l’Institut pour continuer à servir l’Idéal et les X-Men ailleurs. Au départ, ça devait être une équipe entière qui collaborerait mais la médiatisation est arrivée et a annulé le projet, du fait on a fait appel aux éléments secondaires pour faire ce que les principaux ne pouvaient plus. L’indépendance de Caitlyn vis-à-vis d’X-Team pourra peut-être lui permettre de se réaliser, comme pour Sage, et j’espère que l’investissement de Rachel dans X-Team lui permettra d’en faire de même, comme pour Forge et moi. C’est à nous d’essayer de nous attacher les uns aux autres et de ne pas foutre le bordel. Ou trop de bordel. Ou un bordel trop nocif. Bref je me suis comprise.

Arrivés à la cour pavée puis au hall, je grimpe les escaliers avec mon meuble avant de ralentir le pas dans le couloir des chambres. On en revient à une partie délicate, même si la dernière pour aujourd’hui.

- Essais de trouver la tienne de place, même si ce n’est que temporaire. Je ne sais pas ce que tu préférerais, ou même si je suis la bonne personne pour en parler, mais c’est à voir avec tes capacités. Il y a des X-Men préférant le terrain, d’autres préférant le soutien… on est diversifié et il faut s’arranger pour que ça marche entre nous, qu’on se complète. Caitlyn essaie d’utiliser la popularité du Wonder Beaver pour attirer la sympathie des populations, moi je vais essayer d’user de ma docilité et de ma sociabilité pour nous représenter au BAM, Rachel tend à réunir les gens autour d’elle naturellement et peut aider à notre cohésion, Sage essaie d’aider quand on en a besoin, toi tu dois pouvoir réussir à trouver quelque chose qui te convienne parmi nous.

Comme pour tout groupe, il faut une intégration chez les X-men et cela fait peut-être parti de ce qu’on a raté durant les années précédentes. Mais bon, je reste une optimiste : cela ira mieux si on tache de changer les choses en mieux.

Pénétrant dans la chambre avec précaution, je conclus simplement à l’intention de Jonathan.

- Dis, où je te mets le bureau de verre ?

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MessageSujet: Re: L'évolution des choses {Forge}   Lun 19 Oct - 15:09

Ouais, ce n’est pas faux. C’est vrai que je pourrais toujours demandais à Rachel de me décharger tous mes outils de travaux au labo sous-terrain à l’aide de sa télékinésie. J’ignore jusqu’à quelle poids elle peut transporter des objets par la pensées, ni jusqu’à combien, mais si je me fie aux dires d’Amy, elle soit pouvoir facilement déplacer de gros objets de plusieurs tonnes. Et oui, à l’institut il n’est pas rare que beaucoup de choses peuvent se faire très rapidement et avec aisance ce qui aurait pris tellement plus en situation normale d’un non-mutant. Quoiqu’il en soit, je verrais ça avec Rachel plus tard.

Quittant une seconde fois le garage pour le chemin vers mon dortoir, cette fois ci sans que je sois indispensable pour guidé Amy étant donné que ma table est moins imposante que mon lit et que le verre aide à voir ce qui à devant ma collègue, je continue d’écouter son nouveau speech concernant le temps passé depuis qu’elle est X-women ainsi que sur sa vision des choses concernant l’organisation. Remarquable calcule et précision de sa part sur le nombre de missions par mois ! Et puis tant mieux que ses missions ne se montrent pas intrusives dans sa vie privée, malgré leurs recrudescences intempestives. J’en reviens même à presque l’envier. Moi qui ait eu tout le contraire : moins de missions qu’elle, mais toutes très intrusif. Et pas qu’un peu d’ailleurs. Qui a eu pour conséquence la fracturation de ma famille. Mais d’un côté c’est en partie de ma faute, puisque je pouvais tout aussi bien demander un break à Xavier et laisser le travail à un autre. Donc, j’ai une part de responsabilité dans cette histoire.
Okay, donc cela fait un bon quart de la journée qu’elle passe à s’entrainer physiquement pour maintenir un niveau combatif correcte pour une X-women, comme pour un X-men. D’un côté son gène mutant y est pour quelque chose. De ce que je me souviens elle se nourrie exclusivement d’eau et de lumière, en plus d’autres joyeusetés améliorant son métabolisme ainsi que ses capacités physiques. Et pendant qu’on y parle, faut que je m’y mette moi aussi très prochainement. D’ici demain peut-être. Maintenir nos capacités physiques et combatives est très importante. Autrement cela peut porter préjudices au cours d’une mission. Je ne doute pas non plus qu’elle doit bien s’amuser avec Rachel lors des entrainements, tout comme les autres. Tant mieux si travailler l’esprit d’équipe est amusant. Par contre, le petit inconvénient, c’est le manque de sérieux qui peut se répercuter sur la qualité des séances. Et plus tard sur les missions.
J’apprends également que la fille de Cyke porte une importance capitale pour le sens de la famille, qu’elle compte retrouver. On dirait bien que nous avons un point en commun là-dessus auquel on pourra bien s’entendre. J’ai toujours été quelqu’un ayant un sens aigue pour la famille. Et je suis bien motivé pour le reforger, mais tout en ne lui donnant pas une place centrale dans ma vie. C’est déjà arriver avant lors de mes débuts en tant que X-men et on voit ou ça à conduit. Pour ma famille surtout.....

Je dois trouver l’équilibre adéquat. Où plutôt, l’apprendre.  

Nous repassons déjà par la cour principale, puis les escaliers du grand Hall où je profite de la remontée pour passer un coucou de la main suivirent « salut » simple à Mathias qui sort d’un couloir pour se faufiler dans un autre. Croquant une barre de chocolat dans sa main et tenant son ipod dans l’autre, les écouteurs enfoncés dans ses oreilles.
Amy poursuit en m’invitant à « trouver ma place » dans l’institut. Dans le sens où je peux me montrer utile naturellement et qui ne concerne pas seulement que les missions, sachant qu’il n’en tombe pas tous les jours. C’est une très bonne question. À vrai dire.... je suis dubitatif. Oui, il y a bien mon métier de prof de math, hélas il n’y a que très peu d’élèves qui y vont. Toutefois, parmi les actions des X-Womens cité par Nephilim, celle d’Amy semble se rapprocher le plus de ce que je sais. Après tout, j’ai quand même passé quatre années de services en tant qu’ancien directeur d’équipe scientifique du DARPA et des petits contacts que j’ai là-bas, si contacts il y a encore, je devrais pouvoir poser ma brique à l’édifice sans problème. Ou encore retaper, comme concevoir des technologies qui puissent apporter une aide précieuse pour l’institut et la X-Team. Comme.... je sais pas moi.... des armes non-létales, des X-bikes, des dispositifs technologiques de protections. Bref, il y a largement de quoi faire. C’est d’ailleurs ce que je sais faire de mieux !

Ca me suffit à me faire doucement sourire rassurant.

- J’y compte bien. J’ai même quelques idées en têtes. Je n’ai plus qu’à trancher sur laquelle me convient le mieux pour moi, comme pour tout le groupe.  

Nous traversons le large couloir des X-men pour finalement arriver dans mon dortoir. J’entre en premier pour ensuite me déplacé sur le côté,  collé à l’angle du mur sur la droite de la fenêtre donnant une vue de l’extérieur. Je fais signe de la tête à Amy, portant toujours le siège entre mes bras.

- Par là. Ce sera nickel.
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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: L'évolution des choses {Forge}   Mer 28 Oct - 21:32

Jonathan réfléchit puis sourit, sachant visiblement déjà où il va dans son intégration à X-Team ; c’est positif, cela lui évitera beaucoup des doutes et des soucis qu’on a pu connaitre. J’ignore si cela va marcher mais il est X-Man depuis tellement de temps que tout ça doit lui être naturel. Une chance. Je me demande ce qu’il en sera pour moi dans dix-douze ans, quand j’aurai son expérience.

J’acquiesce avec un sourire au fait qu’il ait des idées « en tête », une chose qui doit lui être courante voir constante avec son don et ses capacités, et le laisse libre de trouver ce qui lui ira au mieux. On doit tous le faire et il y en a pour qui c’est plus difficile que d’autres. Normal, somme toute.

Je dépose le bureau là où indiqué, n’ayant pas fait le moindre effort de tout le déménagement et restant des plus présentables, à mes yeux tout du moins. Un peu de lissage manuel du textile de mes fringues et je peux m’en aller conduire Jade à l’opticien, sans obliger de passer par une boulangerie pour son « déjeuner ». Je suis plutôt contente d’avoir pu revoir et aider Jonathan, me permettant un dernier regard à sa chambre avant d’en revenir à lui.

Bon, et bien c’est une bonne chose de faite. Je vais te laisser du coup. Si jamais t’as besoin d’un coup de main ou d’un avis pour quoi que ce soit, n’hésite pas. Je suis ni la plus expérimentée ni la plus douée mais je pense avoir mes qualités aussi.

Je continue de lui sourire simplement encore quelques secondes avant de me mettre à marcher vers sa porte et le couloir du premier étage.

Une main dans les cheveux pour les remettre en place et je les range toutes deux dans mes poches, l’une attrapant le portable qui s’y trouve en prévision de ce que je vais faire.

Postée à l’entrée, je me retourne une dernière fois vers lui et prends une inspiration avant de parler.

Contente de revoir un visage familier et j’espère que tu ne partiras pas à nouveau. Si Rachel ne te le propose pas, moi je t’invite à venir travailler avec nous en SdD le matin, généralement de 10h à midi. Ça sera sympa même si on ne peut pas tout le temps y être toutes les deux.

Et que je ne me fais pas d’illusion quand au fait qu’à partir de juillet ou d’aout, je n’y serais plus tout bonnement. J’espère que le BAM a des salles d’entrainement suffisantes à ce que je poursuive au moins l’athlétisme et la gymnastique, cela est un minimum pour moi. Jubilation a réussie à faire de moi une sportive et il n’est pas question que je perde cela. Surtout pas considérant les facilités que j’y ai développé par mutation : s’il m’est plus facile d’arriver à faire une chose, je pense qu’il faut du fait essayer de faire mieux. Peut-être est-ce le fait que j’ai évolué de capacités moyennes voir basses pour atteindre le niveau de génies qui me fait songer ainsi mais je crois que cette pensée m’aidera plus à avancer qu’elle ne me freinera.

M’avançant pour faire la bise à Jonathan, je signifie par là que nos retrouvailles touchent à leur fin. J’ai une adolescente à m’occuper à défaut de ne plus en être totalement une moi-même. Ah, les responsabilités… mais je ne lui spoilerai rien, d’une il découvrira cela en son temps et de deux je lui ai conseillé de ne justement pas aborder la situation de cette façon. Je veux bien me tirer une balle dans le pied mais j’évite d’allumer ceux des autres.

Bye Prométhée, prends soin de toi.

Telle est ma conclusion alors que je m’éloigne de son visage, la salutation faite. Ressortant ma main droite de mon pantalon, laquelle tient mon téléphone, je lui fais un coucou avant de m’en retourner une fois de plus vers les garages. Dans la foulée, je tape un sms à Jade pour lui dire que je suis prête. Enfin prête, aussi, possiblement.

Il n’y aura pas de retard, même si la distance est longue : les limitations de vitesse, pour moi, c’est l’inférieure. Je ne dois surtout pas passer au-dessous de la limitation du panneau, en somme. Je peux l’égaliser, particulièrement s’il y a un radar, mais à moins de vouloir m’arrêter ce n’est pas la peine. Inutile de dire que je préfère les motos aux voitures, du coup. Ou alors simplement courir mais ça c’est une autre histoire.

Je descends l’escalier sans me retourner et franchi à nouveau la porte sur une belle matinée. J’ai confiance que l’avenir en sera ainsi aussi.
RP TERMINE pour Amy

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