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 D'une pierre deux coups [Brian; Morgan]

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Damian Clester
Apprenti Gamma
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MessageSujet: D'une pierre deux coups [Brian; Morgan]   Mar 21 Avr - 22:11

Mercredi 8 avril 2015 – 7h00 – Appartement des Clester

Ma main droite éteint calmement le réveil tandis que j'ouvre les yeux et que je me lève d'un mouvement souple. Mon regard se pose un instant sur le grand terrarium à ma droite, dans lequel se prélasse sur une branche un peu plus haute un magnifique python vert. C'est que le matin est là, et que c'est un animal nocturne mon chouchou, un vrai chasseur. D'ailleurs, il ne reste rien des souris décongelées distribuées la veille. Peut-être un peu trop nombreuses d'ailleurs, il faudra que je fasse attention à sa ligne.

Détournant mon attention du reptile, j'avance de deux pas vers la fenêtre pour écarter les rideaux et laisser entrer dans la chambre le soleil matinal. Derrière moi, j'entends quelqu'un gromeler. Je me retourne vers mon lit pour regarder en souriant le jeune homme d'à peine vingt ans qui s'y trouve, aussi nu que je le suis. Jorgen, il me semble, ma conquête de la veille. La troisième en moins de dix jours, ça en devient presque lassant, malgré les traits parfaits de celui-là, tout juste sorti de l'adolescence.

-Réveille-toi blondinet, lui dis-je d'une voix douce, il est l'heure de te lever. Faut que j'aille travailler, et toi que tu rentres chez toi.

De préférence avant que Brian se réveille. Mon frère a beau être quelqu'un de très tolérant, il a toujours été mal à l'aise en ce qui concerne ma vie sexuelle, je n'ai jamais compris pourquoi. Il ne m'a jamais rien dit bien sur, mais ça se sent, ça se voit. C'est dommage, mais c'est comme ça.

Blondinet ouvre difficilement un oeil qu'il dirige sur moi, puis sur le réveil de la table de chevet, avant de grimacer et de me répondre avec un accent scandinave prononcé.

-Gnn, il est trop tôt, recouche-toi... Il tapote le matelas, juste à côté de lui, pour m'inviter à le rejoindre à nouveau.

-Non, il faut vraiment que t'y ailles, et je dois me préparer pour le boulot.

Ce n'est pas tout à fait vrai, je ne travaille pas au zoo le mercredi depuis que je suis passé en mi-temps. Mais j'ai quand même du travail prévu en ce jour, et d'une importance tout autre. Brian et moi avons été convonqués, à dix heures, à une adresse qui nous a été communiquée, et qui se trouve être celle d'une base de la Confrérie. Si techniquement on a rejoint le groupe depuis plusieurs semaines, c'est aujourd'hui que les choses sérieuses commencent. Aujourd'hui qu'on deviendra réellement membres. Je ne sais pas ce qu'ils nous ont réservé, mais ça s'annonce intéressant. Alors le gamin qui continue à occuper mon lit est la dernière de mes priorités.

-Laisse moi rester un peu, je te ferai encore monter au septième ciel, qu'il me dit avec un sourire en coin, en repoussant la couverture pour laisser admirer sa virilité.

Là, il commence à devenir lourd. Si encore il s'était montré particulièrement talentueux cette nuit, ça aurait pu passer. Mais là, rien ne justifie une telle assurance. Non, parce que pour me faire “monter au septième ciel”, on repassera. C'est pour ça que j'évite les jeunes, en général. Une vigueur à toute épreuve, mais un manque flagrant d'expérience. Et malgré ça, une arrogance assez impressionnante, pour la plupart.

Je retiens un soupir avant de me répéter, d'un ton beaucoup plus sec.

-Allez, t'as qu'à dire à ton patron que t'es malade! Je suis un très bon docteur, tu sais...

C'est là que je sature. Il commence sérieusement à m'énerver, et je crois que ça se voit. D'un pas assez vif, je contourne le lit, me penchant pour ramasser d'une main les habits du Danois, tandis que de l'autre, je l'attrappe par le bras, pour le soulever, lui et ses soixante-cinq kilogrammes, et le trainer en direction de la porte. Evidement, il commence à protester, mais il finit par se taire devant mon air déterminé, semblant enfin avoir compris la situation tandis qu'on longe le couloir jusqu'à la porte principale de l'appartement, que j'ouvre avant de le pousser en dehors, toujours nu comme un ver, et de littéralement lui jeter ses vêtements dans les mains. Tandis que je commence à refermer, je lui dis encore une fois, d'une voix douce mais assez ferme pour couper court à toute discussion:

-J'suis vraiment désolé, mais c'est pas le bon jour aujourd'hui.

-Tu m'appelleras? Demande-t-il d'une petite voix. Je crois qu'il est juste stupide, en fait. Je sais pas ce qu'il m'a pris hier soir. Je n'ai même pas l'excuse de l'alcool, c'est peut-être ce qu'il y a de pire dans ma sobriété.

-Bien sur.

La porte claque.

Pauvre gosse, tout de même. J'ai peut-être été un peu trop rude. Je suis pas comme ça normalement, mais j'ai pas de temps à perdre, aujourd'hui. Oui, on a encore plus de deux heures avant de devoir sortir, mais j'ai une routine matinale à tenir, moi. Routine que je m'en vais justement éxécuter directement, après être retourné dans ma chambre. Pompes, abdos, tractions sur la barre fixée à ma porte, pompes à nouveau. Vingt-cinq minutes d'exercice, au total. L'air de rien, ces exercices ont énormément d'importance. En d'être bien sur très bénéfiques pour mon corps, ils font partie de tout un programme, fixé avec mon psy il y a quelques années. Un programme qui m'impose une rigueur et une hygiène de vie exemplaires, complètement incompatibles avec la consommation d'héroine. En somme, le fitness y est pour beaucoup, si je n'ai pas replongé, en cinq ans.

Ma musculation finie, je sors de la chambre, toujours à poil, pour rentrer dans la salle de bain. Une douche de cinq minutes, très précisément, puisque je n'ai pas à laver mes cheveux aujourd'hui, suite à quoi je me sèche et je sors de la pièce, une simple serviette nouée autour de la taille, pour enfin dépasser les deux chambres à coucher et entrer dans le salon, dans lequel je trouve mon frère, qui apparement a déjà commencé son petit-déjeuner.

-Alors, prêt à devenir un grand méchant terroriste? Un grand sourire, les exercices et la douche ont. suffi à me rendre ma bonne humeur, après l'histoire avec Jorgen. J'espère juste que Brian n'a rien entendu. Mange bien, tu vas en avoir besoin!

Je me dirige vers la petite cuisine située dans un coin de la pièce pour sorttir une bol, des céréales et une bouteille de lait, suite à quoi je m'assieds à la table en face de mon jumeau.

-J'te l'ai déjà dit, va falloir que tu te trouves un surnom bien méchant, maintenant que t'es un vrai criminel, comme les grands. Si tu veux faire simple, tu choisis un truc par rapport à tes pouvoirs. Tiens, Aspirine, ça sonne bien, non? T'aimes pas? Ca t'irait bien pourtant. Oh! Ou alors, Pain! Tu t'appelles Pain, tu te laisses pousser une mèche que tu teinds en rouge et tu te mets de l'eye-liner! Ah, et bien sur, tu passes ton temps à fumer des splifs et tu bois jamais rien d'autre que du café...

Le café, je me disais bien qu'il me manquait un truc, je retourne à la cuisine, où je m'en sers une grande tasse, noir, une cuiller à café de sucre.

-On sort à neuf heures et demi. Et si, c'est moi qui conduis, c'est comme ça.
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Morgan Clayton
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MessageSujet: Re: D'une pierre deux coups [Brian; Morgan]   Mer 22 Avr - 11:20

Voilà déjà trois plombes que j’suis revenue au QG après m’être soigneusement occupée d’un de ces p’tits dealer de Speed X dont j’ai passé des mois entiers à remonter ses pistes par le biais de sa clientèle principalement constitué de punk à chiens qui créchaient généralement dans des zones industriels désaffectées et dont le Q.I ne vole pas plus haut qu’un piaf obèse. Faut toujours que ce soit dans ce genre d’endroits qui doit puer la rouille et la fumette à plein nez. Sérieux, z’ont pas trouvé mieux !? Une fois le lascards trouvé chez lui j’ai dû l’assommer, le planquer dans sa vieille fourgonnette et l’embarquée avec moi en direction d’un sous-sol issue d’une maison abandonnée depuis belle lurette. Où j’ai pris tout mon temps pour lui faire tirer les vers du nez sur tout ce qu’il savait des types qui fabriquent cette mort X. Il savait déjà ce que je savais des : c’est-à-dire, pas grand-chose. Et ce n’est pas grave, le contraire m’aurait même étonné. Mais il s’est montré moins coopérative pour me relever ses collègues dealers ainsi que la planque où il reçoit la marchandise qu’il soit revendre. La par contre j’ai pris touuut mon temps pour le torturé physiquement par des méthodes dont je vous passerais les détails qui sont tous saufs glamour et fins. Que dans le gore, le trash et le hardcore. Ce con est mort dans sa chiasse sans même avoir cracher un seul mot. A croire que le révéler revenait également à mourir sur-le-champ.

Mais aujourd’hui aller être une journée pas comme les autres. Pas plus tard qu’il y a une heure, un collègue confrériste revenant lui aussi de l’extérieur m’a informé qu’on aller avoir deux nouvelles têtes. Forcément, j’suis de bonne humeur, mais je ne me fait pas trop d’illusion non plus. Je suis prêt à mettre mon bras à couper qu’ils ne resteront pas longtemps ici avant de déserter la confrérie. Toute façon j’peux me refaire un autre bras de toute façon, huhuhuhu.
Le collègue en question, Kiril, m’a aussi informé qu’ils allaient venir dans la matinée. A quelle heure exactement ? Seul le destin nous l’dira….. Kiril lui-même ne le savait pas. Misère…..
A la base, c’est censé être Surion qui a l’habitude de se charger de cette tâche…. mais comme il est en RTT, c’est à moi de porter le flambeau. Du coup je me tiens près de l’entrée secrète du QG qui n’est ni plus ni moins qu’une grosse porte blindée finement camouflée par la végétation environnante qui rampe sur les murs. Jouant à pile ou face avec une pièce de un dollar avec le profil de Kennedy en pile, et armoiries du pays de l’autre face.

Et merde.... il commence à pleuvoir.

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MessageSujet: Re: D'une pierre deux coups [Brian; Morgan]   Mer 22 Avr - 17:55

6h33. Ça fait une heure que je suis réveillé, c'est officiel je n'arriverai pas à me rendormir. Ah, ces petites frustrations de la vie...

Je me dirige vers la salle de bain. Aucun bruit chez Dam', il doit encore être en train de dormir, ou bien il se demande comme moi dans quoi il s'est fourré. La Confrérie des Mutants de Magnéto. Une des plus grandes organisations terroristes au monde. Et je m'embarque dedans avec mon frère. Est-ce qu'on se rend compte de tout ce qu'on risque? Et si on se faisait attraper? Et si on tombait dans un piège de la police, ou pire, du BAM? Ou que nos identités soient révélées? On devra dire adieu à nos vies présentes... Mais la pire des choses serait que Damian se soit trompé, et que la Confrérie ne soit qu'un repaire de malades et de criminels.

S'il m'entendait, il dirait que je suis en train de sombrer dans la paranoïa. Il n'aurait pas totalement faux le frérot! S'il lui arrivait quelque chose, ce serait ma faute. Respire un bon coup Brian, profite de l'eau chaude. Une bonne douche, il n'y a rien de mieux pour se détendre. Tout se passera bien. Ce qu'on va faire, on le fait pour de bonnes raisons. Ce n'est pas parce qu'ils sont appelés terroristes qu'ils sont mauvais! Non, et puis je suppose qu'on sera ménagé. Ce n'est pas comme si on allait partir en mission ou je ne sais quoi dès aujourd'hui!

6h51, ça fait presque vingt minutes que je suis dans la douche! Il est temps de s'habiller et de préparer du café! Un jeans et une chemise grise foncée unie, pas besoin de plus.

Dans le cuisine, je fais un peu de café pour Dam' et moi. Je crois que l'odeur du café est plus revigorante que la boisson elle même. Assis devant mes tartines et mon café, je me projette déjà dans la rencontre de tout à l'heure. Comment serons-nous accueillis? Je me doute bien qu'on ne sera pas accueilli par Magnéto en personne, mais alors par qui? Est-ce que des confréristes s'occupent spécialement des nouveaux, une sorte de ressource humaine? Comment fonctionnent-ils? Le bruit d'une porte qui claque me ramène sur terre.

J'avance hors du salon, personne devant la porte d'entrée mais j'entends Damian qui s'agite dans sa chambre. Je retourne déjeuner tranquillement. Je pense avoir compris... il aurait pu éviter de ramener quelqu'un la veille de notre rendez-vous avec la Confrérie. Mais je n'ai pas envie d'en parler avec lui. C'est stupide je sais, mais rien n'y fait, mon frère qui... aime les hommes, ça fait bizarre. Je me demande si des non-mutants se disent la même chose de nous? Et si c'était l'inverse, un monde rempli de mutants mis à part quelques humains "normaux", comment penserions-nous? Je suis à nouveau dans mes pensées quand Damian apparait un peu plus tard:

-Alors, prêt à devenir un grand méchant terroriste? Mange bien, tu vas en avoir besoin!

Je ne peux m'empêcher de sourire, au moins l'un d'entre nous semble avoir passé une bonne nuit!

-Salut Gringalet! Ne t'inquiète pas, bientôt on ne parlera plus du Croque-mitaine mais de Brian Clester pour effrayer les petits enfants! Et sur ces paroles je mords à pleine dent dans une de mes tartines beurre-confiture. Je ne vais pas lui saper son entrain et son énergie avec mes questionnements, c'est plutôt à moi de profiter de sa bonne humeur.

-J'te l'ai déjà dit, va falloir que tu te trouves un surnom bien méchant, maintenant que t'es un vrai criminel, comme les grands. Si tu veux faire simple, tu choisis un truc par rapport à tes pouvoirs. Tiens, Aspirine, ça sonne bien, non? T'aimes pas? Ca t'irait bien pourtant. Oh! Ou alors, Pain! Tu t'appelles Pain, tu te laisses pousser une mèche que tu teinds en rouge et tu te mets de l'eye-liner! Ah, et bien sur, tu passes ton temps à fumer des splifs et tu bois jamais rien d'autre que du café...

Rire quand on a un mélange de café et de pain en bouche n'a jamais été conseillé, et je manque de m'étouffer.

-Mais où tu vas chercher ça toi! Tu t'imagines? "Je viens purifier le monde de l'intolérance, je suis le bras armé de la justice! Je suis...Aspirine!" D'ailleurs, on a rendez-vous à quelle heure? J'irai bien amener Ulysse au car-Wash avant de nous y conduire. T'es trop excité, avec toi au volant on finira au premier arbre qu'on croisera!

-On sort à neuf heures et demi. Et si, c'est moi qui conduis, c'est comme ça.

Soyons bon prince, je vais lui concéder la place du conducteur.

-D'accord, mais alors reverse-moi un peu de café s'il te plait. Tu connais déjà ceux qu'on va rencontrer?

Je regarde l'heure, presque 8h00. Encore un peu plus d'une heure avant que ma vie ne change du tout au tout.
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Damian Clester
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MessageSujet: Re: D'une pierre deux coups [Brian; Morgan]   Jeu 23 Avr - 14:57

-D'accord, mais alors reverse-moi un peu de café s'il te plait. Tu connais déjà ceux qu'on va rencontrer?


Je hausse les épaules en signe d'ignorance en me relevant, remettant correctement ma serviette avant d'aller chercher la cafetière.

-A part celui du zoo, j'ai rencontré qu'un gars. Pas la moindre idée de leurs noms. Et je sais pas qui va nous accueillir aujourd'hui, ça fait sans doute partie du truc.

C'est sans doute pas très prudent, de se lancer comme ça sans rien connaitre du lieu où on va. J'aime à penser que ça en vaudra la peine, mais si jamais je me trompe et que ça nuit à Brian je me le pardonnerais pas. C'est un grand garçon, et il sait ce qu'il fait, mais quand même. C'est mon petit frère, et c'est moi qui l'ai embrigadé là dedans. Evidement, je peux pas lui montrer que je m'inquiète, alors je garde mon grand sourire et je sers le café, en bonne ménagère que je suis.

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Mercredi 8 avril 2015 – 9h56

La route s'arrête ici. Je me déporte sur la droite et je coupe le moteur. On descend de la voiture, même si je vois pas d'entrée ça doit être ici. On a failli arriver en retard, c'aurait été con. Il a fallu qu'on parte plus tôt, pour avoir le temps de passer au car-wash. Je comprends pas le délire de Brian. On a chacun nos petites manies, moi le premier, mais quand même. Ulysse a bientôt vingt ans, elle est cabossée de partout, elle démarre que quand elle est de bonne humeur, elle a une couleur qui, même propre, s'apparente à de la saleté, et malgré ça mon frère insiste pour l'envoyer au lavage assez régulièrement. Pourquoi pas.

Le mur est couvert de végétation, da la base au sommet. C'est sensé faire office de camouflage? C'est un batiment quoi, qu'on foute de la verdure par dessus ou pas ça reste un batiment. Le seul truc qu'il manque à ma vue, c'est une porte. Et ma logique me dit qu'où il y a bâtiment, il y a porte. Elle est peut-être cachée. Elle est peut-être de l'autre côté. Mais dans tous les cas y en a une. Faut bien qu'on rentre dans cette foutue base, d'une façon ou d'une autre.

-Tu vois une entrée toi? Faudrait peut-être qu'on fasse le tour? Ou qu'on gueule pour qu'on vienne nous chercher?

Me tournant vers mon jumeau, je ne peux pas manquer la tension qui émanne du moindre de ses mouvements. Il appréhende ce qui nous attend, et c'est tout à fait compréhensible. Moi aussi pour être honnête, mais la peur et les doutes j'ai appris à composer avec, ces trois dernières années. Et j'arrive à pas le montrer.

-Tu flippes? C'est normal, on a pas la moindre idée de ce qui est là pour nous. Moi non plus je suis pas super à l'aise.
Je m'approche de lui, et je passe mon bras droit par dessus ses épaules en un geste qui se veut rassurant. Mais tout va bien se passer, Bri. Si ces gens nous voulaient du mal, ils auraient eu l'occasion de le faire y a plusieurs mois. Et de toute façon, j'suis là pour toi, tu le sais bien. C'est toi et moi p'tit frère, tant qu'on est à deux il nous arrivera rien. Bien sur que c'est un mensonge. La Confrérie compte des mutants d'une puissance inimaginable, qui pourraient nous anéantir en une pensée, amour fraternel ou pas. Mais c'est des paroles rassurantes, elles comportent toujours une part de mensonge.

Retournant à la voiture, j'en ouvre le coffre pour en sortir le sac de sport qui contient des vêtements amples pour Brian, et la panoplie de Damoclès, arme comprise, pour moi. Après avoir vérouillé Ulysse, je reviens vers mon frère, sac sur le dos, en fixant le mur, avant de reprendre, d'une voix plus enjouée.

-Allez viens, faut qu'on trouve comment entrer dans ce truc. Si ça se trouve, c'est le premier test!
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Morgan Clayton
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MessageSujet: Re: D'une pierre deux coups [Brian; Morgan]   Jeu 23 Avr - 16:36

Remarque… il a beau pleuvoir, d’un côté cela ne me gène nullement. Et puis ça m’hydrate bien et c’est ça qui est bon. J’ai même pas d’soucie à poireauté ici gentiment pendant toute la journée juste pour prendre l’air et contempler la nature vierge où se tient le repaire. Perso, j’ai toujours aimé les vastes espaces forestiers et ceux depuis ma plus tendre enfance. Ça détend l’esprit et personne pour venir te faire chier en faisant une remarque à la con sur votre tronche de monstre humanoïde végétale. Quand j’étais gosse….. les forets étaient les seules endroits où je me sentais en paix avec moi-même, comme si les plantes ne faisaient pas seulement que filtré le gaz carbonique dans les airs, mais également les mauvaises ondes.
Ça l’est toujours encore

Tiens…. j’commence à entendre le bruit d’une conversation qui se rapproche de plus en plus. Ce doit être les nouveaux….. ou bien des randonneurs du dimanches, ce qui n’est pas improbable. Mais dont la chance est vraiment trèèès faible, compte tenu des télépathes de Papy métal qui doivent certainement faire des manipulations à leurs neurones pour qu’ils aillent voir ailleurs si on y est. Ou une autre méthode de cette acabit, sinon cela aurait fait bien longtemps qu’on se serait fait grillé par les autorités. Bref, a part ça, revenons à nos moutons de tout à l’heure.
Du moins, deux moutons et qui, au passage, galère un peu pour localiser l’entrée. Ça m’fait bien sourire. Et ouaip…. c’est moi-même qui me suis chargé d’embellir le camouflage de la grande porte blindé de mes petits soins. Et visiblement, c’est très efficace, huhuhuhu. Encore mieux, je suis tout juste devant le flanc avant du QG, tout près de l’entrée et ils ne m’ont même pas aperçue ! Pas même mes deux loupiottes rouge aux contrastes orangées. Remarque, c’est en somme logique, puisque j’arrive sans problème ni effort à me fondre dans le décor façon caméléon. Sur ceux, j’crois que j’vais pas attendre ces messieurs plus longtemps.  
Je cesse de contempler la verdure tout en faisant les cents pas en m’approchant des deux zigottos comme un certain noir d’une certaine série.




Boum ! C’est sans préliminaire que je m’approche d’eux pour me tenir à leur côté, pièce dans une paluche verdâtre fermée et les saluant avec l’autre.

Yop !


J’ai fait mieux comme entrée, mais actuellement je ne me casse pas la murge. Et comme toujours, je n’fais pas d’effort pour me montrer moins « effrayant » avec mes deux mètres de masse végétale,  de mon regard à vous aspirer votre âme ou encore de ma voix naturellement rocailleuse, limite caverneuse.

- Vous inquiété pas les enfants… je n’mors pas. Du moins, pas les intrus. Je suppose que vous êtes les nouveaux qu’on m’a informé, c’est ça ?

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MessageSujet: Re: D'une pierre deux coups [Brian; Morgan]   Dim 26 Avr - 15:39

On arrive enfin à destination. La première chose qui me frappe, c'est toute la végétation qui recouvre le bâtiment. Je fais directement un lien avec Yggdrasil. Est-ce qu'il s'agit du même mutant qui a lancé l'attaque à Manhattan et créé cette barrière de végétation? Peut-être que je me trompe, et que le mur végétal est simplement naturel. Il n'empêche, je ne peux m'empêcher d'imaginer des lianes sortir du mur et foncer sur nous.

-Tu vois une entrée toi? Faudrait peut-être qu'on fasse le tour? Ou qu'on gueule pour qu'on vienne nous chercher?

-..Hein? Euh oui, on devrait faire le tour je pense. Mais évitons de faire trop de bruit, je ne sais pas si c'est une bonne idée.

La porte est probablement cachée sous la verdure, ça me parait logique. Je m'attendais à ce que l'homme qui avait contacté Damian soit là pour nous accueillir. Ce calme, le fait que personne n'est encore venue à notre rencontre, tout cela m'inquiète énormément je dois bien l'avouer. Mes mains enfoncés dans les poches de mon manteau, je scrute le haut du bâtiment, comme si quelque chose allait nous tomber dessus.

-Tu flippes?

Je n'ai pas le temps de protester qu'il continue déjà:

-C'est normal, on a pas la moindre idée de ce qui est là pour nous. Moi non plus je suis pas super à l'aise. Mais tout va bien se passer, Bri. Si ces gens nous voulaient du mal, ils auraient eu l'occasion de le faire y a plusieurs mois. Et de toute façon, j'suis là pour toi, tu le sais bien. C'est toi et moi p'tit frère, tant qu'on est à deux il nous arrivera rien.

Je souris affectueusement à mon frère jumeau. Toutes ces années où je lui ai tourné le dos...j'étais vraiment un idiot. Ses paroles arrivent à me rassurer. Il a raison, ils avaient tout le temps d'agir mais n'ont rien fait. Non, la Confrérie ne nous veut pas du mal.

-Oui, c'est toi et moi, puis je rajoute avec un sourire petit frère!

-Allez viens, faut qu'on trouve comment entrer dans ce truc. Si ça se trouve, c'est le premier test!

J'aime voir la chose sous cet angle. S'il suffit d'être attentif et logique, on devrait y arriver.


Yop !

Je me retourne vers la voix et je recule directement, à moitié par réflexe, à moitié à cause de l'apparence de l'homme, plus précisément du mutant, que je viens de voir. Si j'ai déjà vu des mutants à l'apparence physique particulière, celui-ci est malgré tout plutôt effrayant. Bien que d'apparence humanoïde, il est plus grand et beaucoup plus imposant que mon frère ou moi-même, et pourtant on se place haut niveau carrure. Sa peau semble avoir été remplacée par un amas de plantes, à l'amas de l'immeuble. Et ses yeux... de couleurs rouge orangé, ils rendent le tout encore plus menaçant, comme une version végétale d'un Terminator.
Mais il n'est pas agressif. En fait, il nous salue d'une main avant de rajouter d'une voix rauque:

- Vous inquiété pas les enfants… je n’mors pas. Du moins, pas les intrus. Je suppose que vous êtes les nouveaux qu’on m’a informé, c’est ça ?

J'expire un coup. Je ne m'attendais pas à une telle réaction, mais il a l'air amical. Je comprends mieux la réaction que certaines personnes ont la première fois qu'ils me voient! Par contre, "les enfants" ? Je veux bien croire qu'on ressemble à des brindilles face à lui, mais quand même! Il ne nous dépasse même pas d'une tête. Enfin, mieux vaut un confrériste comme ça qu'un psychopathe ou je ne sais quoi.

- ...Oui c'est bien nous. Voici mon frère, Damian. Je m'appelle Brian. Je me permet de rajouter, avec une pointe d'humour Sinon, surgir par surprise, c'est votre manière de dire bonjour à la Confrérie?
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Damian Clester
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MessageSujet: Re: D'une pierre deux coups [Brian; Morgan]   Mar 28 Avr - 23:04

Ca doit pas être si compliqué à trouver, si? Remarque, c'est l'entrée du repaire d'une organistion terroriste mondialement connue, normal que ça soit bien caché. En attendant, il faut qu'on la trouve, sinon on aura l'air fins. “La Confrérie? Nan, on a laissé tomber l'idée. Si, on y est allés, mais on a pas réussi à entrer...” Tu parles de deux génies.

Yop !


Je me retourne en même temps que Brian, mais contrairement à lui je parviens à résister à l'envie de faire un pas en arrière. J'en suis pas moins surpris, par contre. Faut dire que c'est pas commun, ça. Déjà rencontrer quelqu'un qui nous concurence en taille et en carrure, c'est pas tous les jours que ça arrive. Alors quelqu'un qui nous dépasse -de peu, mais quant même- en hauteur, et qui est bien une fois et demi plus large que Brian, qui lui est déjà plus costaud que moi... Et je veux même pas parler de l'apparence du bohnomme. Un truc à mi-chemin entre le Sasquatch et une fougère, avec des yeux rouges qui brillent, comme tout bon monstre de série Z. Je dois avouer que c'est plutôt impressionnant,  même moi je me pisse un peu dessus en voyant la trombine du gars. Ca commence bien, ils sont tous comme ça à la Confrérie?

Le truc prend la parole, d'une voix à provoquer des tsunamis en Indonésie. Même mon frère et moi on s'approche pas le moins du monde de ce timbre, et Dieu sait qu'on en a dans la cage thoracique. Mais il a l'air plutôt sympathique en fait, il s'essaye même à l'humour. Comme quoi faut pas trop se fier aux apparences hein. D'ailleurs c'est con de ma part, c'est à peu près l'effet qu'on fait aux passants, Brian et moi, depuis qu'on est ados. Alors on trouve des parades, mais faut croire que pour notre Mr Hyde végétal, prendre des expressions faciales bienveillantes  est pas trop aisé. En même temps je ferais sans doute pas mieux, avec cette dégaine! Même pour quelqu'un qui n'a aucun préjugé envers les mutants, bien au contraire, ce type peut pas inspirer confiance au premier coup d'oeil. Je sais pas, moi à le voir comme ça je lui confierais pas mes gosses à la garderie. Heureusement que j'ai pas de gosses, du coup. Non parce que si c'est lui qui nous accueille, imaginez la tête de la baby-sitter.

Bien sur qu'il y a pas de baby-sitter attitrée à la Confrérie. Ca va, je suis pas idiot. Et mes analogies sont très bien.

Enfin bref, Grassquatch semble être plus sympathique que sa face ne le laisse présager. Sauf que moi j'aimerais bien savoir à quel point. C'est simple, si je vais cohabiter avec un gars qui a l'air de pouvoir me péter trois côtes avec une tape amicale, je préfèrerais savoir à quoi m'en tenir sur son caractère. Et je préfère le tester maintenant, il n'est jamais trop tôt. Rien de bien méchant, un peu d'humour, on voit comment il réagit, et on rehausse le niveau doucement jusqu'à ce qu'il ait pas l'air d'apprécier. Et à ce moment-là on se calme, et dans le pire des scénarii on évite les coups, sauf qu'on y est préparé.

Sinon, surgir par surprise, c'est votre manière de dire bonjour à la Confrérie?

Ha! Brian a l'air d'avoir eu la même idée que moi. On n'est pas jumeaux pour rien après tout! M'enfin c'est trop léger, va falloir faire plus fort. C'est un peu mon esprit de compétition qui parle, pour me montrer plus couillu que mon frère, mais y a pas que ça. Je veux vraiment le pousser. Mais du coup on oublie le plan, et on y va à la bourrine, advienne que pourra.

-Et donc, c'est vous qui allez nous faire la visite? Ou vous êtes juste le jardinier?

Sous mon sourire arrogant, je suis au taquet, et je dois dire que j'ai un peu la trouille. Mais si ça, ça passe, alors je sais que je peux être tranquille avec le gars. Mais dans tous les cas, je voudrais bien qu'il nous fasse rentrer. La pluie me dérange pas particulièrement, tant qu'elle est pas trop forte, mais je me suis pas habillé pour. Et mon t-shirt commence à me coller au buste, je suis probablement ultra-sexy mais c'est pas le but aujourd'hui.
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Morgan Clayton
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MessageSujet: Re: D'une pierre deux coups [Brian; Morgan]   Sam 16 Mai - 17:28

Mais c’est qu’ils aiment jouer les malins ces p’tits blancs becs. Remarque, un peu d’humour ne fait pas d’mal entre temps. Si le type à la veste et cheveux noir a été surpris par ma tronche de porte bonheur, c’est moins le cas pour son compagnon qui, lui, reste de marbre. En toute cas ils ne semblait pas s’attendre à avoir l’abominable homme des fougères en guise de comité d’accueil.
Le premier se demande même si c’est une coutume à nous, les confréristes, de recevoir les nouveaux. Comme si c’était un bizutage coutumier. Ca, ainsi que la remarque amusante du dreadlockeu au bouc si je n’étais pas le jardinier de service, me font esquisser un sourire plus malsain que moqueur et me fait doucement rigoler. Ça va, ils sont marrant les zigotos…. mais pas autant que Surion.

J’ me tourne vers le type à la veste noir qui, comme son pote, n’ont pas l’air d’être taillé comme des brêles.

- Bah depuis qu’on est sérieusement en manque d’effectif, on a presque tendance à faire partie intégrant du décor, sans même faire exprès. Faut croire que c’est pas la forme chez nous. Le comble ! Moi ce n’est pas mieux, loin de la : je me fonds tellement dans l’environnement que vous m’avez même pas vu alors que je me tenais sur le flanc avant du bâtiment, près de l’entrée.  

Pivotement de ma tête en direction, cette fois-ci, de son partenaire.

- On peut dire que je cumule les deux. A la base, c’est un autre collègue à moi qui se charge traditionnellement de faire visiter notre QG aux nouvelles têtes, mais comme il s’est absenté depuis quelques temps, c’est moi qui m’y colle.

Et encore, je n’ai pas eu de nouvelle de lui depuis un bon bout de temps. J’espère sincèrement qu’il n’a pas déserté les rangs, alors que j’étais sur le point d’être copain comme cochon avec lui. Ce serait bien ma veine……
Maintenant, passons aux modalités.

- En tout cas, content de vous connaitre les loupios. Moi c’est Greenbane. Et comme je l’ai déjà dit, c’est moi qui vais me charger de vous faire visiter votre nouvelle piaule. Suivez l’guide !

Gros claquement de mains qui met fin aux présentations, alors que pousse le camouflage sur le côté pour dévoiler la grosse porte blindée que j’ouvre et qui grince. Faudrait penser à mettre de l’huile aux fixations. Nous voila donc arriver devant une large place hexagonale, presque aussi vaste qu’un gymnase classique mais où tout est métallique et avec une bonne odeur de rouille qui vous met dans le bain. Sur les flancs opposes se tiens des couloirs, tous séparées entre eux à distance égales.
Je pointe du doigt le plus petit corridors. Situé au fond à droite.

- Ce p’tit couloir la bas mène au garage de la base. Ça tombe bien, vous pourrez aller gare votre bagnole après notre visite.

Le doigt vert de ma main gauche se déplace ensuite vers le sens opposée. Au fond à droite.

- Ce couloir-là vous conduira directement au réfectoire où vous pourrez aller casser la croute quand vous aurez un p’tit creux.

Je baisse mon bras gauche pour lever mon avant-bras droit et montrer l’un des deux couloirs adjacent l’entrée principale de la base. Sur leurs gauche.

- Ce chemin conduit au lac souterrain de notre QG. Me dites pas à quoi sert t’il, j’en ai aucune idée. ca fait plus d’un an que j’traine ici et j’ai même pensé à poser cette question à un ancien.

Suivit de l’autre passage symétrique.

- Lui il mène juste à des couloirs et pièces vides qui sont la juste pour le décor. Provisoirement….

Une façon à moi de dire qu’en gros : j’en sais foutrement rien d’où elles mènent. Je fais un piètre guide moi….
Nous contournant le gros pilier centrale de la salle et qui sert également d’accés à l’ascenseur menant directement au sous-sol de la base, puis je m’arrète devant l’entrée du plus large couloir. Auquels sont alignée deux rangée de portes sur les flancs.

- Ça, les p’tits loups, c’est le quartier des confréristes. Notre quartier. A droite c’est pour les garçons et à gauche pour les filles.

Je me retourne à présents vers les deux louffias.

- Voilà pour l’aile supérieure du QG ! Il nous reste encore la partie inférieur à visité. Des questions ?  

_________________



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MessageSujet: Re: D'une pierre deux coups [Brian; Morgan]   Dim 24 Mai - 12:02

-Et donc, c'est vous qui allez nous faire la visite? Ou vous êtes juste le jardinier?

Je regarde Damian, il y va quand même un peu fort. Mais notre nouvel ami n’a pas l’air de mal le prendre, enfin je crois. A vrai dire, je ne sais pas trop comment interpréter son rire... Il me répond avec humour en expliquant aussi que la Confrérie est en manque d’effectifs, ce que je peux comprendre avec le recul: il est plus facile de tenter de vivre une vie rangée et d’accepter les maltraitances, au moins on n’est pas recherché par le monde entier. C’est triste de se résigner ainsi à une vie où on est pointé du doigt, détesté, ou encore agressé...

- En tout cas, content de vous connaitre les loupios. Moi c’est Greenbane. Et comme je l’ai déjà dit, c’est moi qui vais me charger de vous faire visiter votre nouvelle piaule. Suivez l’guide !

En entendant son pseudonyme, j’esquisse un petit sourire: avoir un Terminator végétal nommé Greenbane vous dire « content de vous connaitre les loupios » a tout de même quelque chose de surréaliste!

   Une partie des plantes recouvrant le bâtiment se déplace pour faire apparaitre une grosse porte en métal qui semble capable de résister à tout. Son grincement me fait serrer  les dents tandis que l’on rentre dans le QG de la Confrérie. Nous arrivons dans un grand hall depuis lequel partent plusieurs couloirs. Je suis étonné de l’état apparent d’abandon, tout est en métal -ça me parait logique vu les capacités de Magneto- mais la rouille semble s’épanouir tranquillement sans que personne ne vienne lui régler son compte. J’imagine qu’à l’image de notre guide, les locaux sont « repoussants dans la forme et chaleureux dans le fond ».  Greenbane commence alors à nous expliquer où les couloirs mènent :

- Ce p’tit couloir là bas mène au garage de la base.  Ça tombe bien, vous pourrez aller gare votre bagnole après notre visite. Ce couloir-là vous conduira directement au réfectoire où vous pourrez aller casser la croute quand vous aurez un p’tit creux. Ce chemin conduit au lac souterrain de notre QG. Me dites pas à quoi sert t’il, j’en ai aucune idée. Ça fait plus d’un an que j’traine ici et j’ai même pensé à poser cette question à un ancien.  Lui il mène juste à des couloirs et pièces vides qui sont la juste pour le décor. Provisoirement….

Il nous avait expliqué que ce n’était pas lui qui s’occupait habituellement de l’accueil et de la visite, je vois ça en effet! Il ne vend pas vraiment du rêve pour l’instant. Enfin, s’il cherchait à attiser ma curiosité, il a réussi. Je veux en savoir plus, à propos du lac. Un passage sous-terrain pour quitter la base discrètement ? Je ne pense pas qu’il soit pour faire joli, ça contrasterait un peu trop avec le reste. Quand aux salles vides, se peut-il qu’il s’agisse simplement d’une apparence ? Comme la façade du bâtiment, qui ne laisse pas croire à ce qu’il y ait de la vie entre ces murs.

Puis vient le tour du dortoir. Il nous demande ensuite si nous avons déjà des questions. Je suis assez curieux de savoir à quoi ressemble l’intérieur des chambres, mais je peux attendre un peu, je suppose qu’il nous montrera nos chambres à la fin de la visite. Maintenant, nous allons visiter les sous-sols. J’ai envie de continuer la visite et de voir ce qu’il y a en bas, aussi je garde mes pensées pour moi-même et secoue la tête en guise de réponse.
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Damian Clester
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MessageSujet: Re: D'une pierre deux coups [Brian; Morgan]   Mar 9 Juin - 10:12

Brian a l’air de prendre ma blague plus mal que Grassquatch, qui se laisse même aller à un petit sourire. Enfin, si on peut appeler ça un sourire, disons plutôt un plissement assez peu naturel de ce qui lui fait office de lèvres. Mouais, avec le recul, j’aurais presque préféré l’énerver, je crois. Enfin pas trop non plus.

Il nous apprend qu’ils sont en manque grave d’effectifs, ça c’est moins cool. Bon, quand on voit la tronche de l’hôtesse d’accueil, j’imagine que c’est pas trop surprenant. Mais ça craint quand même, si je m’engage chez les terroristes, c’est pas non plus pour me retrouver dans un groupe vide. Enfin, on verra bien ce qu’il entend. En revanche j’affiche un air surpris quand il nous dit nous attendre au pied du bâtiment depuis le début. Ca veut dire qu’il a entendu toute notre conversation d’arrivée, et ça c’est un peu la honte. On aurait pu faire mieux comme première impression, surtout de la part du grand justicier Damoclès. Sauf que notre guide a pas du tout l’air de savoir qui je suis. D’un côté c’est plutôt une bonne chose, mais ça a pas l’air de beaucoup communiquer par chez eux.

Ah, donc Grassquatch s’appelle Greenbane. Un surnom qui correspond bien à sa gueule de monstre des marais, mais je préfère celui que je lui ai choisi. En revanche, nous on aurait sans doute été plus crédibles en se présentant par noms de code plutôt par prénom. Non parce bon, « Bonjour, on est Gégé et Jean-Patrick les Confréristes », ça claque moyen. Mais bon, Brian en a pas encore, même après qu’on en ait longtemps discuté dans la voiture, et on va pas faire les choses à moitié. Et je suis pas certain de vouloir qu’il sache directement qui je suis, pour autant qu’il ait entendu parler de Damoclès ça peut me mettre dans une position désagréable. Même s’il est probablement aussi recherché que moi, si pas plus.

Enfin bref, Greenbane commence la visite guidée. Je serre moi aussi les dents lorsqu’il ouvre la porte, c’est bien utile d’avoir un QG ultra-secret si on nous entend depuis Memphis chaque fois qu’on utilise l’entrée de service. Mais nous voilà enfin dans la base de la si célèbre Confrérie des Mutants de Magneto. Je regarde autour de moi quelques secondes. C’est grand, c’est vide et c’est métallique. Logique en soi. Mais ça semble à l’abandon depuis des années, là encore ça me plait pas trop. Ou peut-être simplement que le décorateur d’intérieur a vraiment mauvais goût, ce serait pas du jamais vu.

J’écoute d’une oreille à moitié distraite les explications du Grand Truc Vert, jusqu’à ce qu’il nous parle du lac souterrain. Okay, là on commence à parler ! C’est vrai quoi, t’es pas dans une vraie base secrète de méchants si t’as pas un lac en dessous, avec un sous-marin nucléaire dedans. Et un fauteuil pivotant sur lequel tu peux t’assoir avec un chat pour dire « Je vous attendais, monsieur Bond… » Ouais bon, je déconne encore. Et puis pourquoi c’est nous les méchants ? Je me demande bien s’il y a un lac sous le Triskelion ou la base d’opération des X-Men. J’espère pour eux, parce que c’est quand même vachement classe comme truc.

Sinon, dans le monde réel,  la visite continue tranquillement. Des pièces vides et inutilisées, ça me semble louches, mais c’est logique aussi que les nouvelles recrues n’aient pas accès à tout. Il pourrait juste être un peu plus discret… Enfin, je sais pas s’il pourrait. Discret n’était pas le premier mot auquel j’ai pensé, en voyant sa dégaine.

Et on en arrive à nos quartiers. A droite les hommes, à gauche les femmes. Je lance à Brian un regard amusé accompagné d’un clin d’œil, signifiant la droite pour moi, la gauche pour toi, mais je sais pas s’il comprendra. La « Télépathie Jumeaux » c’est des conneries, ça n’a jamais fonctionné pour nous. Et c’est pas plus mal s’il comprend pas, mon frère a aucun humour sur ce sujet-là, c’en est grave. Même s’il comprend il va me prendre au premier degré, et il va se vexer. De toute façon, le connaissant, ce sera plutôt la gauche pour moi, la droite pour moi aussi. Non, parce qu’en cinq ans, j’ai jamais eu un seul écho d’un truc se rapprochant de près ou de loin d’une relation. Je sais bien que c’est quelqu’un de discret mon frangin, mais il aurait pas pu tout me cacher aussi bien. Non, il est asexué, c’est la seule explication plausible. Non ?

Des questions ?  

Ah ouais, c’est vrai qu’on suit toujours une visite guidée. Je devrais sans doute être plus sérieux, mais si je passais pas mon temps à déconner je serais probablement en asile depuis longtemps. Ou au Cube. Et aucun des deux ne me fait particulièrement saliver.

-Ouais, plusieurs en fait. Je croise les bras en fixant Greenbane dans les yeux, ou plutôt dans les points rouges luminescents. Tu dis que vous êtes en sous-effectifs, ça signifie quoi ? Combien de personnes, actuellement ?

Ca me parait vachement important, si on veut pouvoir travailler correctement, de savoir avec qui on travaille. J’aimerais rencontrer les autres, mais ce sera pour plus tard.

-Et comment se passe le boulot ? On reçoit des ordres de mission, j’imagine ? On va rencontrer le grand patron pour qu’il nous explique ?

J’imagine globalement une hiérarchie militaire, avec des missions données aux membres par les supérieurs. Ca doit être ça, sinon ce serait le bordel intégral.
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D'une pierre deux coups [Brian; Morgan]
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