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 Un retour avec une odeur de cramée dans l'air [PV : Rachel]

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Forge
X-Men Delta
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MessageSujet: Un retour avec une odeur de cramée dans l'air [PV : Rachel]   Sam 28 Fév - 20:39

Zones portuaire de San Francisco | Etats-Unis | 28 Février 2015 | 9 : 00 PM

Spouf !

C’est dans un flash lumineux bleuté et grésillement électrique que j’apparais sur le toit d’un des buildings d’une San Francisco bercée par un coucher de soleil des plus romantiques. Se reflétant sur le vitrage des immeubles et dégageant un petit quelque chose de mystique qui lui donne ce charme que je contemple avec plaisir durant une poignée de minutes, avant de jeter un œil sur la barre d’énergie de mon téléporteur. Comme prévue le trajet Honolulu-San Francisco a déjà pompé à peu près la moitié des réserves qui été bien pleine avant d’accoster sur l’île Polynésienne par voie maritime en partant de Sendai au Japon, à bord d’un des rares cargos acceptant des civils sur le pont. Deux milles dollars le voyage Hong Kong- Honolulu, soit la quasi-totalité de mon argent sur moi. En même temps c’est un moyen plus couteux et très peu développée que le transport aérien, mais compte tenue de mes prothèses cybernétiques qui m’empêche de passer le contrôleur de métaux dans les aéroports j’ai donc opté pour une autre alternative. Même si elle craint, je vous l’accorde. J’ai eu le mal de mers tout le long du voyage….
Mais d’un côté c’était ça ou bien traverser toute l’Amérique en alternant taxis et auto-stops. Donc le choix fut vite fait. Maintenant j’ai plus qu’à poireauter une bonne dizaine de minutes avant de pouvoir rejoindre directement l’institut à la prochaine téléportation.

Et il reste tout juste l’énergie nécessaire pour entamer un dernier voyage.

Ça me laisse le temps de repenser à ce qu’il s’est passé plus tôt. Deux semaines auparavant Je venais tout juste d’interrompre un massacre inhumain au Bhoutan quand j’ai eu le l’appel du rapatriement de Xavier. Un nouvel attentat terroriste venait d’éclater à Bleeker et qui aurait fait un nombre de victimes effrayant. Ce n’est qu’en regardant une rediffusion de l’évènement à la télé, dans un hôtel à Hong Kong, que j’ai appris à quel point ça avait eu une ampleur médiatique forte. Difficile d’être de marbre devant ces images de personnes blessées, transporté sur brancards non loin des soldats du feu et forces de l’ordre présents. Une sale affaire. Ce fut un long et pénible voyager à travers la Chine pour trouver un cargo prenant des civils sans me faire soupçonner de mutant auprès d’une population pas très tendre envers les mutants. A côté d’eux, nous les Américains ont est des bisounours. Le plus dure aura été de cacher ma technologie mutante tout le long du voyage jusqu’à Honoalulu. Surtout mon blaster. A cinq reprises j’ai failli me faire griller par les conducteurs de taxis et le personnel du cargo en chemin. C’est une veine que j’ai pu trouver une cachette idéale dans l’un des dortoirs du cargo. Qui été dégueulasse au passage, limite un cagibi. D’ailleurs Je porte encore la forte odeur ferreuse du cargo mêlée à l’odeur iodée de la mer sur mon T-shirt noir monté sur un bombardier rouge bordeaux aux bandes noirs, mon pantalon beige foncée et mes chaussures marron. Dès que j’arrive à l’institut j’envisage de prendre direct une douche bien chaude.

Je vérifie bien si les dix minutes se sont écoulées sur ma montre digitale. Et c’est le cas. Je visualise l’endroit à atteindre, puis d’un toucher tactile sur l’appareil….

Spouf !

Un énième flash retentit et le paysage urbain sous mes yeux fait place au hall d’accueil de l’établissement à ce cher papy roulette. Toujours avec son style du XVIII siècle, éclairé par le lustre au plafond  et par les rayons lunaires d’un ciel nocturne apparut par la magie du décalage horaire. Filtrés par l’immense atrium derrière moi encadrant la double porte en chêne. Suivit du grand escalier se dressant fièrement devant moi, débouchant vers un long corridor puis deux autres à gauche à et droite pourvues de baies vitrées donnant un vue panoramique sur la statue en marbre exposant fièrement le buste de Xavier dégageant toujours ce charisme qui impose le respect. Se tenant droit au milieu de la vaste terrasse, telle une sentinelle.
Au même moment j’aperçois un adolescent qui doit faire dans les dix-sept ans qui sort du couloir principal à l’étage supérieur. Au visage assez harmonieux avec sa mâchoire fine pour un menton étroit, une petite bouche suivit d’un nez aquilin au milieu d’une paire d’yeux bleue pour des cheveux mi-long blond comme les blés. D’abord surpris, mais très vite il sourit sous l’étonnement de me voir, s’approchant vers moi et m’invite à lui serrer la main comme s’il me  connaissait depuis longtemps.

Ce qui est tout à fait exact en plus. Et c’est sans hésiter que je lui serre la main par une poigne chaleureuse de ma cyber-main. Sourire amusé aux lèvres.  

- Ca alooors c’est vous monsieur Silvercloud !? Je croyais que vous aviez démissionné.
- Pas du tout. J’étais juste partie en mission à l’autre bout du monde, comme j’ai l’habitude d’opérer en quelque sorte. Donc rassure toi j’occupe toujours mes fonctions de prof, si cela peut te consoler.
- Ah d’accord. En tout cas ça fait trop plaisir de vous revoir ! Vous n’imaginez pas à quel point vous m’avez manqué depuis l’temps !
- Nan, à ce point-là !?
- Et comment ! Depuis votre départ les cours de maths n’ont jamais été aussi peu présents. Pour ne pas dire, absents ! Ma dernière séance remonte à…. pfffiouuuu…. loiiiin ! Plus loin tu meurs ! En fait depuis votre départ. Il y avait bien Alan West pour vous remplacer, mais c’était un professeur spécialisé dans la chimie. Prof que je n’ai plus revu depuis le mois d’octobre.
- Je vois.

Lui c’est Mathias Queens, un mutant pourvu d’une intelligence surhumaine et d’une super mémoire. Un mordue des maths de premier ordre. Plus qu’un simple élève c’est l’un des rares élèves avec qui j’ai un lien affectif tenace. Pour ne pas dire, le seul. C’est aussi l’un des premiers mutants que j’ai secourus dans l’une de mes premières missions de récupération, où j’ai dû stopper un groupe de cinq loubards s’apprêtant à lui faire passer à tabac. Non loin du Barry House Hyde Park London, en Angleterre. D’autant plus que c’est un orphelin qui avait l’habitude de s’attirer volontairement des ennuie. Il avait 12 ans à cette époque. Et ce n’est qu’en le voyant plonger dans des livres de maths à la bibliothèque que j’ai eu l’idée de lui proposer des cours de maths adaptés à ses capacités intellectuelle. Au fils du temps il retrouvait peu à peu la joie de vivre et un lien intime s’est forgé. Au point de me montrer paternaliste avec lui de temps en temps. Pas autant que mon fils William, néanmoins ça s’en rapprochait.

D’ailleurs…. je me demande comment il va…..

Je quitte subitement mes pensées quand Mathias contemple ma gadgeterie technologique sur moi avec des yeux de gamin de quatre ans tout excité devant son cadeau de noël.

- Popopooo les gadgets de ouff ! Et ce gun de malade sur votre dos ! Pour le coup vous y avez mis du lourd.

J’haussement d’épaules accompagnée d’un sourire amusé.

- On peut dire ça comme ça.
- Sérieux, on croirait vraiment que vous venez d’un futur lointain ou que vous vous êtes échappé du prochain Mass Effect. J’ignore quel genre de mission vous deviez avoir, mais pour avoir embarqué un tel arsenal ce n’était certainement pas pour aller cueillir des champions dans les bois, hahahahahaha !
- Hinhinhinhin. Ça c’est clair.
- Hé, au faite. Est-ce que vous allez reprendre les cours de maths demain ?
- Si Xavier ne me demande rien de spéciale à la fin de mon compte rendue, ouais pourquoi pas.
- Chouette ! Et après les cours, est-ce que je pourrais essayer votre fusil ?
- Bien sûr !
- C’EST VRAII !!?
- Dans une autre vie, hinhinhin.
- Rhoooo allleeeeer ! au moins l’un de vos gadget, sinon !
- Désolé mais c’est encore non. Depuis le temps tu devrais savoir aussi bien que moi que quand c’est non… c’est non. Surtout quand il est question de ma technologie, hein ?
- Eerf !! Toujours aussi vachard
- Et toi toujours aussi têtue qu’une mule à ce que je vois.

Il n’y a pas à dire, j’aime bien le charrier quand il entre dans ce genre de conversation avec moi.


Dernière édition par Forge le Jeu 12 Mar - 18:37, édité 6 fois
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Echo
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MessageSujet: Re: Un retour avec une odeur de cramée dans l'air [PV : Rachel]   Jeu 5 Mar - 21:38

Dimanche 1 Mars 2015 – 00 : 00 A.M.
Etait-ce possible d’avoir un anniversaire tous les quatre ans ? Rachel n’y avait jamais réfléchi avant ce jour-là mais oui, c’était possible, en étant né un 29 Février. C’était une arnaque totale, pour le coup : même rythme de vieillissement que les autres, même âge pratique, quatre fois moins de fêtes d’anniversaires. Elle n’était pas dans ce cas, chez elle le compliqué c’était son âge à cause du voyage dans le temps et de sa renaissance, mais ne tenait pas particulièrement à fêter ses dates de naissance comme de renaissance ; la seule fête qui lui importait, c’était Halloween, la fête des morts. Le reste, c’était des reliquats du passé, des choses depuis longtemps abandonnée même si elle participait bien volontiers pour faire plaisir aux autres. Et puis c’était généralement sympathique, de bons moments entre amis même s’il n’y avait pas besoin d’anniversaires pour s’organiser ce genre de choses. Sauf évidemment s’il fallait une excuse pour le faire et si l’Echo ne se trompait pas, l’excuse plus le 29 Février c’était difficilement compatible, même s’il s’agissait de le faire à une autre date.

Cela avait été l’une des préoccupations de sa journée, c’était dire si les engagements pris fin 2014 avaient beaucoup affectés son quotidien. Oui, ils l’avaient affecté et changé mais elle avant encore pas mal de temps libre entre ses diverses obligations, généralement additionné au fait qu’elle pouvait accomplir une grande partie desdites obligations simultanément à un loisir.

Une autre de ses préoccupations de la journée en avait tenue à quelques manifestations de son syndrome de l’évitement, après que Charles Xavier l’ait prévenue du retour prévu d’un X-Men qu’elle n’avait pas encore rencontré sur ce monde : Jonathan Silvercloud, de son nom de code Forge. Le fait de retrouver des X-Men malheureusement pas inconnu continuait d’en appeler aux troubles mentaux de la jeune femme, qui ne pouvait s’empêcher de se questionner sur ce qu’il était advenu de l’alter-égo et si elle avait été impliqué dans son meurtre ou non ; de quoi déclencher de l’anxiété. Anxiété toujours plus supportable que les manifestations du syndrôme de répétition, bien plus douloureuses et destructrices pour elle. Pourquoi Forge revenait-il ? Pourquoi maintenant ? La X-Team avait besoin de renforts puisque la majorité des X-Men à l’Institut ne lui appartenaient plus et que les membres qui lui appartenaient n’étaient plus à l’Institut, majoritairement ; c’était l’hypothèse avancée par Sage en tout cas. Amy, elle, était tellement noyée dans son travail et la préparation de ses soutenances pour n'avoir que le temps de manifester son contentement de revoir un visage connu et de se promettre de trouver le temps d’une discussion, après tout c’était le week-end. L’Echo enfin, attendait de voir sans se faire d’idées puisque ça permettrait d’accepter quelque soit la raison. Et elle avait suffisamment de problèmes avec l’idée, oui, même si elle tâcherait de faire les efforts nécessaires à outrepasser ses troubles mentaux. Elle choisissait la voie la plus difficile mais refusait la médication tandis que le suivit psychologique avait déjà échoué à guérir cette moitié de ses troubles, chose signifiant tout de même qu’il en avait éliminée l’autre partie. Après, Rachel ne pourrait rien faire contre la répétition, les cauchemars et les flashs allaient de paire avec sa mémoire parcellaire et détruire ce mécanisme de défense était un trop grand risque à ses yeux, elle n’était pas certaine de s’en remettre. Quand à l’évitement, il n'y avait qu’un moyen pour le combattre et c’était le courage. Elle avait faite preuve de courage toute la journée, continuant ses activités en attendant de devoir faire la seconde partie placée en première de son rôle d’hôtesse d’accueil et de sécurité. Le seul hic c’était que toute la journée, ce qu’elle attendait et craignait n’était pas arrivé.

Du fait, après la fermeture du Réfectoire, la jeune femme avait faite comme tous les soirs. Elle s’en était rentrée à sa chambre après avoir souhaitée la bonne nuit à ceux qui lui avaient souhaitée, elle avait mit son mètre soixante quatorze sous la douche, savonnant de façon expéditive sa silhouette svelte légèrement émaciée comme à son habitude, se séchant à grand coup de psychokinésie comme à son habitude là-encore, s’habillant de son pyjama Lovely Castor, se brossant les dents en faisant face au reflet de son visage sculptural dont l’ossature légèrement marquée ne faisait que mettre en valeur ses pommettes comme le creusement de ses joues autour de ce fin nez en trompette et de cette petite bouche aux lèvres charnues retroussées pour que les dents blanches et parfaitement alignées puissent être énergiquement frottée afin de conserver au maximum ce sourire qu’elle savait faire parti de son charme et devoir rendre le plus blanc possible, comme dans les publicités. Sauf que la pub’ ça donnait droit à la retouche alors qu’elle elle dégoulinait sur son menton assez prononcé plus qu’autre chose. Après comme seuls ses plus beaux sourires dévoilaient ses dents et que le reste du temps ses lèvres continuaient de les couvrir, c’était pas grave, pas plus que le fait que ça dégouline ; elle mangeait déjà salement, qu’elle se lave les dents à la mesure n’étonnerait pas, non ? Tant qu’elle n’en avait pas dans les cheveux, ça passait pour elle. Et ça passait à autre chose aussi, ledit autre-chose se résumant à se foutre dans son canapé pour allumer l’écran qui lui faisait face, posé sur le bureau à l’autre bout des neuf mètres carrés de sa chambre, pour y suivre des séries télé jusqu’à ce qu’elle pique du nez et ne l’éteigne, le tout avec le supplément chat contre le ventre la plupart du temps.

Rachel s’endormait pratiquement sur commande, quelque soit la luminosité, mais cela ne changeait pas grand-chose à ses nuits fragmentaires. Les cauchemars étaient toujours réguliers, même si c’était une progression par rapport à la récurrence des débuts, mais ce qui troublait réellement son sommeil était cette habitude à s’éveiller dès que des mouvements se faisaient trop présents dans son environnement « immédiat » ; et par immédiat il fallait entendre le rayon de ses perceptions psychiques,  soit une dizaine de mètres autour d’elle et dans toutes les directions. Les gens qui se retournaient dans leur sommeil ou les mouvements de Cerberus, cela ne la gênait pas, mais dès les 7h du matin et les déplacements normaux dans les couloirs au-dessous de sa chambre comme dans les chambres voisines la jeune femme ouvrait les yeux, continuant de végéter dans son lit jusqu’à son petit déjeuner et ses entrainements matinaux. Une bonne nuit partait d’entre les onze et minuit jusqu’aux les sept et ne comportait qu’entre un et trois réveils sans cauchemars. Hors, cette nuit-là vit le premier réveil arriver très rapidement.

C’était bête pour Mathias Queens, il avait presque réussi à faire le mur cette nuit. C’était un exploit que de réussir à passer dans le manoir de l’Institution suffisamment doucement pour ne pas éveiller Rachel et s’il l’avait accompli, son sursaut au bout du couloir en entraina un également chez la jeune femme. N’envisageraient-ils donc jamais d’arrêter d’essayer de faire le mur ? Toujours allongée sur le flanc, en position fœtale et le dos contre le dossier de son canapé-lit, la jeune femme prit une grande inspiration nasale agacée. Fermant les yeux elle sépara son esprit de son corps, n’ayant absolument pas envie de sortir vêtue de son pyjama short/débardeur blanc marqué de l’étoile rose et de la tête de castor au niveau de la poitrine. A la place, ce serait une apparence vêtue d’une combinaison moulante rouge, cloutée autour du coup et jusqu’aux poignets et nombril, auréolée d’une silhouette aviaire de flammes, dont les cheveux tressés descendaient jusqu’entre ses omoplates et le visage était marqué des tatouages rouges allant par paire qui irait rappeler qu’être à l’Institut c’était également en respecter les règles.

Son esprit se déplaça, accompagné de ses perceptions qui lui révélèrent tant la raison du sursaut qu’elles la firent se stopper dans son geste, toujours présentes sur le plan astral tout en continuant de percevoir les deux. Grand, athlétique, partiellement cybernétique, surtout armé ; et accueilli avec joie par le fraudeur. Rachel ne pouvait entendre ce qu’ils se disaient mais tâcha d’observer, prise d’une tension mentale tout aussi crispante que l’était la physique. La discussion semblait se faire, assez bruyamment même ce qui témoignait d’irrespect des autres en plus de l’irrespect du couvre-feu, puis l’attention se tourna vers ce qui posait pas mal de problème à l’Echo : les armes. Outre que, même en en percevant la structure, elle comprenait parfaitement que cette technologie dépassait celles qu’elle pouvait comprendre c’était la présence de l’énorme fusil qui l’arrêtait. Une telle arme, entre les mains d’une personne autre qu’un X-man, n’aurait jamais franchie la porte des lieux. Mais le nouveau était X-Man, sans doute. Il lui faudrait le percevoir sur le plan physique pour réellement le reconnaitre mais l’Echo avait au moins comprit de qui il s’agissait. Visiblement Jonathan venait juste d'arriver, même s'il était demain à présent, d'une certaine façon. S’il n’avait pas de chambre préparée, il allait emmerder pas mal de monde.

Se matérialisant prêt de l’homme et de l’adolescent, Phénix croisa les bras et les interrompit dans leur discussion.

- Tête de mule transgressant le règlement, déclara-t-elle de sa voix assez rapide, parfaitement exprimée malgré sa forme actuelle comme la tension qu’elle ressentait et manifestait, tachant de rester focalisée sur ses priorités. Mathias, retourne à ton dortoir. Faire le mur sert à rien, y’a toujours rien à faire dans les 8km autour du manoir.

S’écartant pour désigner d’une main ouverte les couloirs à destination de l’arrière de l’Institut, lesquels se trouvaient de part et d’autre de l’escalier du hall au rez-de-chaussée. Le hall était, comme la partie originelle du Manoir, dans le style du XVIIIe siècle et son atrium grimpait jusqu’au premier étage, éclairé par la lumière extérieure par la grande baie vitrée encadrant la porte, auquel il était relié par un grand escalier central qui donnait sur un couloir unique et large, dont les portes donnaient sur les chambres originelles de la bâtisse et actuellement occupées par les membres de X-Men en présence à l’Institut. Au rez-de-chaussée, la logique était inverse et les couloirs qui s’en allaient dans la longueur du manoir se trouvaient sur les flancs, avec des fenêtres ouvertes sur l’extérieur afin de maximiser une fois de plus l’éclairage naturel. Enfin, deux autres couloirs partaient sur la droite et la gauche pour donner aux ailes de salle de classe encadrant la cour de devanture, ailes sur deux étages et dont les escaliers se trouvaient non loin.

Tournant son attention visuelle vers le revenant, Rachel resta plusieurs secondes sans rien dire, prête à revivre son meurtre en un flash. Mais il n’y eut rien alors, même si elle ne se détendit pas, la situation ne s’aggrava pas.

- Désolée de l’accueil, reprit-elle à l’intention de l’autre X-Men, détournant les yeux. On t’attendait plus tôt, des difficultés à rentrer ?

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Phénix

"Des monstres ont fait de moi un monstre,
Des divinités ont fait de moi une divinité,
Seuls les humains peuvent faire de moi une humaine."






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Forge
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MessageSujet: Re: Un retour avec une odeur de cramée dans l'air [PV : Rachel]   Sam 7 Mar - 15:11

Mathias s’apprêtais à grommeler dans sa barbe, comme j’ai souvent l’habitude de voir chez lui quand on le saoul sur certaines choses à ne pas transgresser, quand une apparition apparaît subitement à côté de nous. Le jeune mutant sursaute spontanément en faisant un pas en arrière, tandis que moi j’affiche une moue assez surprise. L’apparition en question est celle d’une jeune fille aux traits faciaux doux et fin, une mâchoire fine aux joues creuses avec une petite bouche agréable. Suivit d’un nez aquilin pour des yeux d’émeraudes et aux sourcils fins. Sans oublier ce tatouage géométrique ornant son visage juvénile. Le tout encadré par une chevelure rousse incendiaire coiffée en une longue tresse cascadant sur son dos. Mais les deux petits détails qui me frappent avant tout c’est cette combinaison rouge sombre cloutée au niveau de son cou puis descendant sur le plat de ses bras et juste en dessous de son nombril, ainsi que ces flammes transparentes formant un oiseau. Deux éléments très familier qui me rappelle face à qui j'ai affaire devant moi : Phenix. La même X-men qui était passé sur CNN, lors de l'affaire de Bleeker ! Et de loin l'une des collègues les plus médiatisée, avec Fuzzy.   

Et vue comment elle resserre les vis, déjà bien serrer, d’un Mathias recevant l’ordre de retourner à son dortoir car n’ayant rien à faire à cette heure-ci par ma collègue X-men, ça doit surement être la surveillante de l'établissement. Content d'apprendre qu'on en ait un, ce qui n'était pas le cas avant que je part en mission. Ah mais c'est déjà le couvre-feu !? Zut.... j'étais pourtant sur d'être arriver plus tôt, mais Rachel vient de m'affirmer le contraire en annonçant l'origine de la transgression. D'un autre côté ce long voyage m'a bien épuisé et le sommeil agité qui m'a rongé pendant tout le trajet n'arrange pas l'affaire. Je suis de ceux qui ont un sommeil très exigeant pour pouvoir être en forme, dont je dois ça aux inconvénients mineurs de ma mutation. C'est d'ailleurs pour ça que j'ai ces légères cernes noirs sous mes yeux. Chose est sûr, malgré la présence d'une surveillante à l'institut n'a pas suffit à dissuader Mathias de ne plus récidiver. Ce qui m'étonne sur le coup étant donnée qu'il ne faisait jamais ça avant mon absence. Peut-être mettra t'il fin à sa série de transgression maintenant que je suis revenue.

Après ce double sermon, il ne reste plus qu’ Mathias de se contenter d’un soupire agacé.

- Okay... okay... j’ai compris… j’y retourne.

Joignant le geste à la parole, il passe à côté de la présence fantomatique pour rejoindre le couloir sur le  flanc gauche du rez-de-chaussée. S’éloignant de moi et la rousse par cinq mètres d’écart avant de faire volte-face vers moi.

- Au fait, chef ! Vous faites toujours cours dans la même salle qu’avant ?
- Oui bien sûr. Et s’il te plait, fait moi le plaisir de parler à voix basse, il y a des gens qui dorment à cette heure-ci….  
- Ah oui… désolée m’sieur…..

Je souris légèrement au coin de ma bouche en le regardant s’enfoncer dans le couloir menant au dortoir des garçons avant de reporter mon attention vers la jeune collègue qui s’excuse pour l’accueil un peu brutal. Oui collègue… puisque quand elle dit « on » ça ne peut être que les X-men, puisqu’il n’y a que eux qui ont été mis au courant de mon retour. Je hoche positivement la tête en réponse à sa question.

- Ô ce n’est pas grave pour l’accueil. quant au retour… Oui en quelque sorte. Disons que j’ai pas pu passer le contrôle de métaux à l’aéroport de Paro, au Bhoutan, à cause de mes prothèses cybernétiques et ma gadgeterie. Surtout cette dernière…... alors j’ai dû me taper un long voyage jusqu’à Hong Kong pour embarquer dans un cargo Chinois pour Honolulu. Qui, en plus d’avoir payé le voyage à un prix scandaleux, j’ai eu droit comme cabine…. un cagibi réaménagé. Avec juste un matellas qui a connu des jours meilleurs et une armoire. d’ailleurs je porte encore son odeur dégueulasse et je compte bien prendre une bonne douche bien chaude avant d’aller roupiller.
Ce n’est qu’une fois arriver à Honolulu que j’ai utilisé mon téléporteur
je retrousse ma manche droite pour lui montrer le gadget en question vite fait avant de ranger le tout…. pour me transporter aussitôt à San Francisco. C’est aussi la distance maximale que mon appareil puisse faire, si tu préfères. Puis de cette ville jusqu’ici. Deux téléportation qui ont Pompés toute la batterie. Bref… ce fut une sacrée épopée. Remarque… je n’ai pas trouvé d’autres alternatives moins chiantes.

Je lui laisse le temps de digérer mon long voyage, étirant mes bras engourdie par le manque de sommeil accumulé pendant le retour. Puis frottant l’arrière du crâne. L’envie de m’affaler sur mon lit douillet est tellement prenante.  

- Je ne me souviens pas de t’avoir déjà croisé avant mon départ en mission. Ça fait longtemps que tu es ici ?
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Echo
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MessageSujet: Re: Un retour avec une odeur de cramée dans l'air [PV : Rachel]   Sam 14 Mar - 21:44

S’excuser avait une signification particulièrement importante pour Rachel, elle ne le faisait que lorsqu’elle avait faite une faute selon son propre jugement. Ce qui n’était pas le cas, présentement, car même si elle manquait à son rôle d’hôtesse d’accueil s’occuper d’abord du problème transgressant les règles ne la mettait pas en tord avec celui outrepassant le décalage horaire. Néanmoins elle tâchait de faire une différence entre les excuses et être désolée, à présent : être désolée n’impliquait pas s’excuser même si l’on pouvait se désoler d’en guise d’excuse. Ce dont elle était désolée, donc, c’était de l’accueil général et cela avait donc une portée bien plus grande que des simples excuses ne l’auraient eu. Désolée de l’horaire comme du fait qu’il y avait un chieur pour transgresser les règles.

Chieur qui soupire avant de s’en retourner, non sans trainer des pieds… et saisir une occasion de gueuler dans le couloir, léchant le cul de l’X-Man au passage. Ah, les intellos ; Rachel leva les yeux au ciel mais n’eut pas à faire la remarque, Jonathan la soutenant après avoir répondu à la question. Ah, les salles de classe et l’Institut, c’était toute une histoire. Son père lui avait raconté les cours avant l’aménagement, dans le bureau de Xavier ou ce qui deviendrait plus tard le foyer et le bureau des professeurs ; pas beaucoup de place mais très convivial. Le rajout des deux mandibules à l’avant de l’Institution et des dortoirs à l’arrière avait permit de démultiplier les possibilités d’enseignement, offrant plus d’une quinzaine de salles de classe relativement grandes. Néanmoins plus que les remplir il fallait des professeurs pour y enseigner et la plupart des non-résidents étaient des intervenants extérieurs, ce qui permettait à certains résidents de considérer comme « leur » une salle de classe précise même s’ils n’étaient pas les seuls à y enseigner. En général, les salles de classe étaient plutôt prévues pour une classe spécifique avec les professeurs qui s’y alternaient même si certaines matières se retrouvaient toujours dans les mêmes salles, équipement spécial obligeant. Après, si Forge ne donnait cours qu’à un niveau, il aurait en effet une salle unique : mais Mathias n’en était pas encore à être en études supérieures de mathématiques, seule Jade avait ce niveau-là et elle escomptait bien l’employer dans une grande université. Peut-être que si Jonathan acceptait à donner des cours d’un niveau suppérieur à l’High School l’adolescente accepterait de rester néanmoins c’étaient des choix qu’il ne revenait pas à l’Echo de faire, elle respectait le libre arbitre et par conséquent les choix des autres quelle qu’en soit son appréciation.

Raccrochant à l’onomatopée de Forge, Rachel revint à la réalité pour écoute ce qu’il lui disait. Pas grave pour l’accueil, non du tout ; elle n’avait pas précisée en quoi elle était désolée de toute façon. Et le récit du retour jusqu’à l’Institut fut écouté avec sa simplicité naturelle. Pas pouvoir passer de contrôle de métaux… c’était sur qu’entre la cybernétique et le matos ça semblait difficile. Et autant le matos devait pouvoir être mit en valise puis en cale, même si ça pouvait être risquer qu’on le découvre, autant les prothèses… même en fouille manuelle ça ne passait pas, vu comment elles étaient voyantes. Quand aux références géographiques, l’Echo ne connaissant pas les noms des états US elle n’avait pas la moindre idée d’où ça se trouvait. Hong Kong, c’était en Chine, la Chine c’était en Asie, l’Asie c’était à gauche de la carte. Donc il avait faite toute la traversée des USA ? Plus que le cagibi, c’était la distance qui lui posait problème. Même avec un téléporteur, lorsqu’on restait à un niveau purement matériel, ça faisait une sacrée trotte.

- D’ailleurs je porte encore son odeur dégueulasse et je compte bien prendre une bonne douche bien chaude avant d’aller roupiller.

Ouef, ça comme elle ne pouvait pas sentir sous cette forme, elle se contentait de le croire. Après, pour avoir vécu un certain nombre d’années dans sa crasse puis celle des autres, Rachel évitait autant qu’elle pouvait mais s’estimait parfaitement apte à s’en accommoder.

En parlant de téléporteur, Forge retroussa sa manche pour lui en montrer un qu’elle avait déjà perçu, comme tout ce qui se trouvait à l’échelle macroscopique dans un rayon de dix mètres. Ce n’était pas la première fois que Rachel voyait ce genre de gadget même si celui qui lui revenait le plus facilement en mémoire était intégré à la cybernétique d’Achab, donc pour le moins lié à des souvenirs désagréables. Le transport instantané des molécules d’un endroit à un autre était une technologie très rare car très difficile à faire, principalement à cause d’éventuels désassemblages moléculaires qui pouvaient s’avérer plus problématique sans champ de confinement. Les raccourcis dans l’espace-temps étaient une méthode bien plus sure et, à son avis, préférable. Regardant cet objet qu’elle aurait sans doute pu démonter et remonter même si c’était là le maximum de compréhension qu’elle en avait, la jeune femme ne fit aucun commentaire. De toute façon l’histoire continuait même si la Téléportation permettait de l’écourter autant qu’elle avait écourté le trajet.

- Bref… ce fut une sacrée épopée. Remarque… je n’ai pas trouvé d’autres alternatives moins chiantes.

- Ok, répondit-elle simplement, détachant son regard du bracelet-téléporteur dont son esprit continuait à analyser les composantes ; frustrant de ne pas tout comprendre alors qu’on percevait tout ?

Nan, heureusement d’ailleurs sinon la réalité même la frustrerait plus que de raison. Rachel ne cherchait pas vraiment à s’éduquer plus que le peu qu’elle avait car si sa scolarité c’était arrêtée très tôt elle était capable de comprendre beaucoup de choses par elle-même et l’étude théorique des domaines de la biologie, de la physique et de la chimie avait une dimension bien différente par rapport au commun. Elle n’était pas si théorique que cela et l’Echo préférait se prémunir de trop en savoir de crainte de trop en pouvoir. Du coup, elle tâchait de rester simple et aimait bien la philosophie, même si ça n’était vraiment pas simple parfois.

- Je ne me souviens pas de t’avoir déjà croisé avant mon départ en mission, reprit Forge après c’est étiré et gratouillé. Ça fait longtemps que tu es ici ?

Rachel marqua une pause de réflexion, son regard se détournant un instant, avant de répondre. C’était plus compliqué qu’il n’y paraissait mais elle finissait par avoir l’habitude, cela faisait tant de fois qu’on lui posait la question. La difficulté était toujours la même : jusqu’où pouvait-elle en dire ?

- Juin 2012, commença-t-elle, mais… d’une certaine façon, j’ai grandie ici.

La vidéo d’explication sur ce qu’elle était comme qui elle était ne devait pas être sortie de l’Institution, peut-être ses parents avaient-ils été avertis mais même cela elle n’en était pas sure, donc il était improbable que Forge soit au courant des tenants et des aboutissants. Peut-être l’apparence de Rachel lui rappelait-elle celle de Jean, tandis que son nom de famille trahissait son ascendance avec Scott, néanmoins aucune remarque n’avait été faite pour l’instant. L’X-Man n’avait pas faite partie des deux premières équipes, de ce qu’il semblait à Phénix, ainsi peut-être ne les connaissait-il tout simplement pas. Peut-être ignorait-il sa véritable identité aussi. Les informations n’étaient pas ce qui circulait le mieux chez les X-Men, il n’y avait bien que Xavier pour savoir combien d’équipes il y avait et par extrapolation pour connaitre tous les X-Men. L’indépendance avait pour prix le secret même si certaines équipes étaient plus proches que d’autres et certains solitaires connus également. Mais l’Institution Charles Xavier resterait le berceau des X-Men et si la plupart l’avaient quitté il en était pour le garder et d’autres pour y revenir. Et en parlant d’y revenir…

- Tu as besoin d’un petit tour des lieux pour voir si tout est comme quand tu es parti ?

Un tour du propriétaire à cette heure-ci, comptait-ce comme faire le mur ? C’était sur qu’il faudrait être discret, pour n’emmerder personne, mais est-ce que cela rentrait dans ce que Rachel devait empêcher… dilemme, dilemme. Et comme pour résoudre tout dilemme sans importance, l’Echo se contenta simplement de passer outre : c’était un membre du personnel, donc pas besoin de le renvoyer au dortoir. D’ailleurs, si en tant qu’X-Men il avait droit à une chambre non à un dortoir, cela amenait à une nouvelle question :

- Euh… T’as une chambre de prête ou va falloir la préparer ? Pas qu’on manque de libre dans le couloir mais si faut t’en choisir une et faire les draperies…

Jouer à Marraine la bonne fée à minuit passé, le Phénix ne l’avait encore jamais fait.

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MessageSujet: Re: Un retour avec une odeur de cramée dans l'air [PV : Rachel]   Dim 15 Mar - 21:20

Ainsi, Rachel serait arrivée ici en 2012 ? Etonnant que je n’ai aucun souvenir de l’avoir croiser dans les couloirs il y a trois ans, sachant que j’étais à l’institut durant cette période. Certes on a pas mal d’élèves ici, mais ce n’est pourtant pas compliqué de se remémorer une jeune fille dont la couleur de cheveux n’est pas fréquente à voir ici. Ce n’est pas de la discrimination que je fais, juste un constat. Je me souviens d’avoir croisé pas mal d’élèves bruns et blonds, mais rarement de personnes roux. La seule qui me vient facilement à l’esprit est Caitlyn qui, au passage, est actuellement une X men. Dont j’ai encore des souvenirs frais d’elle comme une élève turbulente qui foutait un bordel monstre auprès de ses camarades. Toutefois je ne doute pas qu’elle ait gagné en maturité depuis la dernière fois, bien que je n’aie pas eu l’occasion de converser avec elle.

Plus étonnant encore c’est qu’elle semble vouloir dire aussi qu’elle a grandie ici. Dans le sens où elle a vécue dans ce manoir depuis son enfance. Pour le coup ça me turlupine beaucoup. Ça doit faire au moins 12 ans que je vis ici et je n’ai pas le moindre souvenir d’une gamine trainant au sein de ces murs. Pourtant j’ai une bonne mémoire. Et le « d’une certaine façon » me pose mille questions par ma curiosité très prononcée. Serais-telle la fille d’un ou d’une collègue X-men ? C’est fort probable. Peut-être de Jean. Qu’est-ce qui me fait dire ça ? Hormis le roux de ses cheveux je pourrais mentionner son visage partage des similitudes assez proches avec Jean Grey. Après je peux me trompe et que c’est juste une jeune femme partageant une certaine ressemblance avec Marvel Girl. Il n’est pas rare que des personnes se ressemblent ou ont un air familier sans pour autant avoir un quelconque lien biologique entre eux.
Dans tous les cas je prendrais le temps d’aller consulter son dossier dans la banque de donnée de l’institut d’ici demain pour en savoir plus. D’autant plus qu’à peine répondue qu’elle renchaine aussitôt en me demandant si j’étais d’accord pour une visite nocturne rapide des lieux, en cas où des changement aurait été entamés pendant mon absence. J’hausse les épaules avec une moue approbatrice, mains enfouie dans les poches de mon bombardier.

- Oui, pourquoi pas.

Bon… ça ne fait que deux ans que je me suis absenté et je doute fort qu’il y ait eu pas mal de changement. Ce n’est pas comme si cela faisait dix ans que je ne suis pas revenue, néanmoins ça m’évitera peut être quelques surprise le lendemain. Faudra juste que je pense à parler à voix basse pendant la séance. Ce serait ballot qu’on réveille malencontreusement de pauvres élèves et qu’il ait la tête dans le guidon à cause de nous.
Puis elle demande si j’ai déjà une chambre personnelle ou s’il fallait en préparer une.

- A priori j’ai déjà une chambre personnelle avec toutes les affaires que je n’ai pas embarquées avec moi. A moins que Charles ait fait un déménagement sans m’avoir tenue au courant, mais ça m’étonnerais beaucoup…. Ça ne fait que deux ans que je me suis absenté. Avant ça j’étais là....

Et ceux depuis treize ans pour être exact.
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MessageSujet: Re: Un retour avec une odeur de cramée dans l'air [PV : Rachel]   Jeu 19 Mar - 15:46

Le dossier de Phénix, tel qu’en registré dans la base de donnée de Danger, comportait tout ce qu’elle avait révélé aux X-Men et accepté qui soit enregistré sur elle. Son identité, Rachel Anne Summers DCVO, ses dates et lieux de naissance, 05/09/2007 à Graymalkin Lane, sa nationalité, Britannique Honorifique, mais les points les plus développés restaient ses pouvoirs et son passé. Ce dernier était principalement contenu dans une vidéo qu’elles avaient tournée, avec Caitlyn, des Confessions que les autres membres des X avaient tout loisir de pouvoir consulter afin de se faire une idée sur son passé ; une idée survolée cachant le pire mais une idée tout de même. Son arrivée à l’Institution c’était faite en Juin 2012 alors qu’un certains nombres de télépathes avaient localisée une faille dans le plan psychique et une apparition pour le moins peu discrète et que les X-Men avaient simplement été les premiers sur place. L’inconnue ramenée avait été sondée par Xavier et ses pouvoirs bridés pour qu’elle ne représente pas le même danger sur ce monde qu’elle l’avait été sur le sien, puis elle avait passé plusieurs mois en quarantaine à l’Infirmerie. Les X-Men avaient rapidement été écartés de l’affaire suite à l’intervention de McCoy, tout visage du passé conduisant à des crises de la jeune femme en convalescence. Même Xavier c’était le moins possible approché d’elle, laissant faire élèves et résidents inconnus. Malgré quatre tentatives de suicide et une agression à l’encontre dudit Xavier, la situation avait finie par s’améliorer et Rachel avait été confiée aux Stepford Cuckoos qui, plus que l’accepter dans leur dortoir, étaient chargées de l’aider à s’intégrer et de la surveiller. L’adoption d’un animal de compagnie et la présence de proches avaient permis de continuer à ramener la jeune femme à un semblant de normalité malgré quelques heurts, notamment l’agression de deux autres élèves et le sauvetage d’un troisième à Mutant Town. Lors de la confrontation avec les Maraudeurs fin 2012, Rachel c’était jointe aux X-Men essayant de retrouver Fuzzy et avait complètement libéré le Phénix, ramenant à la vie Caitlyn en échange de sa propre vie et disparaissant sous la forme du Phénix Noir. Réapparue plusieurs semaines plus tard, Rachel se présenta comme le nouveau Phénix, fusion de l’entité et de la mutante, et plus que n’être la menace crainte elle y avait gagnée un équilibre psychologique. Elle avait part de son intérêt pour les X-Men lors de l’intervention de Caitlyn sur le sujet et avait une fois de plus secondée X-Team lors de l’apparition d’Exodus à l’Institut, en Juin 2013. En Septembre de la même année, elle intervient à nouveau au côté des X-Men pour extraire l’équipe envoyée à la Bataille de San Francisco puis accomplie sa propre passation deux mois plus tard ; passation dont l’enregistrement avait été partiellement censuré par Xavier et dont lui-seul avait le complet accès. Après cela, la place officielle de Phénix dans les X-Men permettait d’avoir ses rapports concernant chaque mission à laquelle elle avait participée, rapports généralement concis voir légèrement expéditifs. Secourir l’Equipe de Récupération au Maine, confronter les WarWolves à Londres, participer à l’extraction de Sage et la récupération d’une mutante incontrôlable en fuite, puis Bleecker Street. Additionné aux deux réunions récentes, le changement de chef d’X-Team et la création d’une nouvelle équipe à visée collaborative avec le BAM, aux médiatisations aussi bien en Angleterre qu’aux USA et à ses recherches sur la nature du Phénix et de son Echo, recherches qu’elle partageait bien au-delà des X-Men même si eux-seuls savaient comment la tuer, Phénix des X-Men avait été relativement active et son dossier promettait d’être lourd. La Psychokinésie, la Télépathie, le Voyage Temporel et les capacités accordées par son statu de Phénix n’étaient pas la majeure partie de ce que l’on avait sur elle, contrairement à ce qu’il était aisé de croire. Il y avait des parties à accès restreintes et plus qu’un fragment de sa passation c’était son évaluation psychologique où seul Xavier en avait accès, comme pour tous les X-Men en sommes. Rachel n’avait rien tenu à cacher, contrairement à d’autre, donc tout ce qu’elle avait dévoilé était accessible en principe. Restait ce qu’elle n’avait pas dévoilé, évidemment. Après si l’on se limitait à son dossier officiel en tant que membre de l’Institution Charles Xavier pour jeunes surdoués, sans chercher dans la base de données de Danger, Dame Rachel A. Summers DCVO était une bénévole résident sur les lieux, disposant d’un droit de séjour US et de deux dérogations l’une pour un animal de compagnie, une chate du nom de Cerberus, et l’autre pour une épée, ramenée d’Angleterre et inventivement désignée comme Excalibur. Beaucoup plus simple et rapide à lire, à dire vrai.

Bien loin de telles considérations, Rachel se contenta d’hocher la tête lorsque Forge accepta le tour des lieux ; la plupart des X-Men partant en mission au loin ne revenaient pas avant des années, voir pas du tout, et seule la X-Team était basée à l’Institut. Les autres équipes pouvaient avoir leurs propres bases, sans doute, voir être nomades l’Echo du Phénix n’en savait pas grand-chose, seulement reconnaissante qu’on lui laisse sa chambre au Manoir malgré qu’elle ait fondée sa propre équipe ; d’un autre côté, elle continuait de passer la quasi-totalité de son temps ici et d’y travailler donc ça pouvait se défendre, même si les autres membres du personnel non X-Men n’avaient pas le droit à ce traitement de faveur. D’ailleurs, en parlant de chambres et de traitement de faveur…

- A priori j’ai déjà une chambre personnelle avec toutes les affaires que je n’ai pas embarquées avec moi. A moins que Charles ait fait un déménagement sans m’avoir tenue au courant, mais ça m’étonnerais beaucoup… Ça ne fait que deux ans que je me suis absenté. Avant ça j’étais là…

L’Echo croisa les bras en se refrognant, semblant prendre une inspiration même si sa forme actuelle ne respirait pas le moins du monde.

- Ben en fait, on garde pas les chambres des X-Men qui sont pas à l’Institut, pas assez de chambres sinon.

Enfin, en théorie. Parce qu’en pratique, même si les chambres étaient en nombre limité les X-Men encore plus donc la majorité des chambres étaient libres ; après, impossible de savoir quel X-Men reviendrait quand donc les garder libre pour improviser quand cela arrivait était une manière parfaitement efficace de gérer l’affaire. Lorsqu’il y avait un retour, on passait généralement par Charles Xavier pour le débriefing de mission, on faisait le rapport enregistré pour Danger et on pouvait aller se réinstaller.

- Les affaires sont conservées au garde-meubles, dans le garage.

Même s’ils faisaient de la place, ils ne viraient rien tout de même. Que ce soit les penderies affolantes d’Electra lorsqu’elle avait été X-Men et qu’elle s’était enfuie ou les quelques trucs de Paladin, qui était parti après Forge, tout était conservé en espace de stockage avec identification claire du propriétaire. Juste que tout n’était pas laissé en place sinon ils n’auraient plus eue de place pour les nouveaux X-Men. Rien qu’avec ceux que Rachel connaissait, il y avait de quoi remplir trois ou quatre fois les chambres disponibles, ou plutôt en mettre trois ou quatre par chambre pour tous les faire tenir. Les X-men n’avaient pas vocation à se trouver tous à l’Institution et surtout pas au même moment, certains des anciens comme Warren ou d’autres des actuels comme Ororo avaient leur propre maison et non la nécessité de résider à l’Institution. C’était un objectif des Elioth de Lauro d’ailleurs, que de faire construire, leur chambre aménagée et agrandie ne leur suffisant plus.

- Du coup, vaut mieux attendre demain si t’as de gros trucs à trimbaler. Pour faire la réinstallation je veux dire.

Bienvenu à l’Institut, un lieu où il ne fallait pas espérer arriver pour mettre les pieds sous la table et être servi ; particulièrement lorsqu’on était X-Man. Après tout, les X-Men aidaient à faire vivre ce lieu. C’était peut-être pour ça qu’il y en avait autant qui ne voulaient pas rester : c’était toujours plus chiant d’être à l’Institution à s’occuper de ses élèves et résidents plutôt qu’à parcourir le monde à vivre des « aventures », même si celles qui impliquaient la X-Team avaient tendance à être assez difficile psychologiquement. Mais comme tout corps d’élite, les X-Men avaient à faire face à des choses qui les mettaient à rude épreuve, ça n’avait rien de surprenant. Et puis la merde restait rare, un plus dont il ne fallait pas se plaindre. Dommages qu’ils soient suffisamment régulier pour que l’on ait plus le temps de se remettre que celui de profiter de la quiétude. Et en parlant de quiétude :

- Je sais pas ce que tu penses de la télépathie, reprit Rachel avant de s’arrêter une seconde, perplexe, mais ça peut être utile pour éviter de faire trop de bruit en tchatchant.

Une fois ce point éclairé, la projection astrale invita simplement de la main à ce que l’autre la suive dans l’escalier, flottant à quelques centimètres des marches pour le gravir complètement et arriver à ce large couloir où, de part et d’autres, se trouvaient un certain nombre de portes nominatives largement espacées entre elles. Sur la droite, l’on avait « Ororo Munroe » puis plusieurs chambres de libre et, environ au milieu du couloir, « Rachel Summers » suivit de « Jubilation Lee » et de « Elioth de Lauro » en bout. De l’autre côté, seule une des portes était marquée et elle l’était par « Sage ».

Eclairant faiblement le couloir de ses flammes psychiques, pour ne pas avoir à allumer les lampes de plafond qui porteraient sans doute sous toutes les portes, Rachel laissa le soin à Jonathan de se diriger vers l’une des chambres inoccupées dont les dimensions se rapprochaient d’une des petites salles de classe que l’on trouvait à l’avant, soit une vingtaine de mètres carrés maximum en incluant la salle de bain personnelle, et qui possédaient un mobilier minimal, puisque justement inoccupée. Lorsque l’on ouvrait la porte, excentrée par rapport à la pièce, on arrivait dans un petit vestibule  néanmoins suffisamment large pour deux et dont l’un des murs, celui mitoyen à la salle de bain « intégrée », était aménagé afin de pouvoir recevoir chaussures et manteaux ainsi qu’éventuellement un appareil électrique ; Rachel, elle, y avait collé un mini-frigo. Une fois cela franchi, on arrivait dans la pièce principale qui occupait la majeure partie de la surface et semblait, juste dotée du strict minimum, assez grande et très vide. Sur le mur du fond, une grande vitre segmentée en quatre parties dont les deux du milieu coulissaient pour s’ouvrir et qui permettait de profiter un maximum de la lumière naturelle, le jour, et dans la pièce elle-même un grand lit, une armoire, un guéridon, un bureau et une chaise tous recouverts par des draps blancs. Enfin, la salle de bain était une pièce rectangulaire avec un coin occupé par une douche, l’autre par un robinet incrusté dans un meuble de rangement, et des WC ; il devait y avoir la place pour une petite machine à laver même si la plupart des X-Men utilisaient celles présentent au rez-de-chaussée des dortoirs.

Laissant Forge redécouvrir l’endroit, Rachel leva les mains en retournant les paumes pour virer les draps des meubles qu’ils recouvraient, déclenchant une grande volée blanche qu’elle tacha de regrouper prêt d’elle mais qui n’en prenait pas moins une certaine place ; tant qu’elle n’embarquait ni chaise ni Forge dans l’un desdits draps, ça irait.

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MessageSujet: Re: Un retour avec une odeur de cramée dans l'air [PV : Rachel]   Dim 22 Mar - 16:59

Ah parce que les chambres ne se gardent pas durant nos absences ? Je ne savais pas. C’est ça où bien j’ai dû l’oublier avec le temps, mais en prenant du recul c’est une bonne initiative de la part de Xavier quand on sait qu’il y a un nombre restreint de dortoirs pour X-men et que d’autres collègues X-mens, anciens comme nouveaux, débarquent au compte-goutte. Et en toute franchise j’ai beau être un X-men et avoir vécue ici pendant plus d’une décennie, je ne connais pas tous mes confrères et consœurs X-men. Je connais assez bien Beast et un peu moins Karma, tandis que le reste….. bah j’ignore complètement de leurs existences. J’ai bien croisé Cyclope, Jean Grey et Angel en de rares occasions dans les couloirs, mais  ça s’arrête là. Seulement des « Salut ! » qu’on s’échangeait, rien de plus. Comme moi, certains ont été envoyés en mission quelque part, d’autres ont probablement rendue leurs costumes de X-men et quitté le groupe pour se construire une vie familiale stable, loin des devoirs contraignants et des risques encourues. Ce que je peux comprendre parfaitement. Etre X-men n’est pas une carrière où il faut s’attendre à avoir une belle vie confortable avec un salaire de cadre. Surtout qu’a la base c’est plus une vocation qu’un métier à part : celle de missionnaires de la paix et d’éducateurs de l’avenir. Où le sacrifice de soi pour le bien commun doit passer avant notre propre personne. Du moins c’est le principe théorique écrit sur le papier, car sur le plan pratique…. c’est une tout autre paire de manche.  

Rachel ajoute également que toutes mes affaires laissées dans ma chambre ont été rangés au garage de l’institut, ce qui me plaisir à entendre. Depuis le temps il est possible qu’elles aient dû prendre la poussière. Un bon coup d’aspirateur leurs ferait un plus grand bien. Bien entendue il faut d’abord que j’aille faire mon débriefing auprès de Xavier suivit d’un enregistrement détailler de mon rapport à l’I.A de l’institut avant d’envisager à réaménager mon dortoir personnelle. Et comme je doute fort que Xavier se tient encore dans son bureau à Minuit passé, le débriefing devra attendre demain. A moins bien sûr qu’il n’ait besoin que de peu de sommeil, mais ça je n’en sais rien et je ne veux pas prendre le risque de le déranger pour le lui demander. Ce ne serait pas très respectueux….

Je suis donc « pour » l’idée de la jeune X-men fantomatique de m’occuper du réaménagement d’ici demain.

- En effet, j’avais pas mal de choses entreposaient dans ma chambre avant de partir, y compris quelques objets mobilier assez gros. Et je n’ai pas l’intention de faire du bruit en allant chercher mes vêtements. De toute façon je suis trop fatigué pour le faire à cette heure-ci.

D’habitude j’aime pas vraiment qu’on pénètre dans mon dortoir sans mon avale. Encore moins quand il s’agit de fouiller, voir de prendre mes affaires. A l’heure qu’il est je devrais être en train de rouspéter, grommeler… mais compte tenu que cela vient du directeur pour de bonnes raisons valables, je fais une exception en ne disant rien. Par contre, si je vois qu’un mon holo-reveille, mon ordinateur portable ou encore mon drone de nettoyage abimé durant le déménagement, la par contre ça va barder. Certes, je peux réparer n’importe quel appareil technologique aussi facilement que de compter deux par deux et lasser mes chaussures, il n’empêche que je ne supporte pas qu’on me casse mes affaires pour x raison, point. C’est très agaçant…. comme le fait de me réveiller tôt pendant mes week-ends grasse matinée.

Alors que je pose ma cyber-main sur ma bouche laissant échapper un long bâillement, Phenix propose qu’on converse oralement mais télépathiquement, pour éviter de réveiller les élèves par nos paroles. J’hoche la tête positivement.

- Tant que ça se limite juste à la conversation ça ne me dérange nullement. Comme ça on ne risquera pas de déranger les résidents. Sauf si je dois aller chercher du shampoing et du gel douche pour me laver.

Aaah la télépathie. Un pouvoir à la fois convoité pour son utilité et haïe à cause de sa mauvaise réputation de briseur de vie privée pour beaucoup de monde. Moi-même j’ai une certaine répulsion pour cette capacité, de peur qu’on me viole ma vie intime ainsi que des choses que je préfère garder pour moi et moi seule. Mais comme je suis auprès d’une collègue qui propose juste une conversation télépathique, j’accepte de lui faire confiance et mettre cette petite phobie de côté. On est entre X-men après tout !

On commence enfin à bouger. Je me contente de suivre l’esprit de Rachel à ma droite, gravitant au-dessus de l’escalier du hall que je monte avant de m’engouffrer avec elle dans le long corridor éclaircie par la faible lumière psychique émise par les flammes spirituelles de rachel. Que je trouve, au passage, à la fois intriguant et beaux. Même avec tout ce que j’ai vécu depuis que je suis X-men, ce n’est pas tous les jours que j’assiste à un tel phénomène dans une projection astrale. C’est dingue ce que la mutation peut faire.
Toujours les mains dans les poches de mon manteaux et marchant avec une démarche décontractée, il ne faut que quelques minutes pour arriver aux milieux des dortoirs dont le nom des X-mens défilent sous mes yeux. Mais c’est le nom de Rachel qui me fait tiquer subitement, sourcils haussés spontanément en zieutant sur ma gauche. Mon hypothèse s’avérait exacte : Rachel est bien la fille d’un X-men. Plus précisément de Cyclope pour être exacte. C’est ça qui m’étonne le plus. Ca fait déjà la moitié de ce que je voulais savoir d’elle. Mais visiblement je ne manque pas de surprise en tombant sur le nom qui suit après celui de Jubilee et qui m’a l’air on n’peut plus familier : Elioth De Lauro. Surtout le « De Lauro » plus particulièrement. Des flashbacks me reviennent à l’esprit. Le premier qui me remémore de mon récent retour de mission, deux ans et demie plus tôt. Où j’ai rencontré et accueillie cette jeune fille portant le même nom qu’elle. Cheveux long et Brun, visage enfantin transpirant la timidité, corpulence frêle et dont j’ai oublié la nature de sa mutation. Toutefois je me souviens très bien qu’elle avait des ailes étranges sur son dos. Des ailes-poumons si ma mémoire est bonne. Ainsi que la capacité à déployer des membranes vertes émeraude sur ses yeux. Oui… c’est bien ça ! Puis l’autre Flashback qui me rappelle la fois où je l’ai croisé dans le couloir du sous-sol réservée aux X-men. Elle souhaitait en savoir plus sur les cyborgs et souhaitais que je lui construise une arme non-létale pour l’aider dans sa quête à devenir une X-men. Ce fut d’ailleurs la « seule » et « unique » fois où j’ai accepté de fabriquer une arme pour une élève. Pourquoi avais-je fais ça ? Le feeling…. j’avais l’intuition intime qu’elle ferait une bonne X-men, qu’elle réussirait la passation.


Et elle l’a réussie.


Un sourire se dessine sur mes lèvres alors que je contemple la plaque avec le nom inscrit dessus pendant cinq secondes, avant de me reporter mon regard vers une porte ouverte d’une pièce presque aménagé sur le modèle militaire, d’un blanc immaculé avec l’odeur de renfermer qui montre bien qu’elle n’a pas servie depuis longtemps. Un grand lit monoplace avec un guéridon sur le côté, un bureau et une armoire. Tout couvert par des tissus blancs. Au fond se tenait une pièce plus petite qu’est la salle de bain personnelle. Comptant d’un lavabo, un WC et d’une cabine de douche. Le minimalisme pur et dur. Personnellement les petites chambres ne m’ont jamais déranger. Sauf le cagibi où je dormais dans le cargo pendant mon retour, sauf qu’il n’y avait pas de fenêtre et que ça puait la rouille et le poisson à faire griller les poils du nez. Ce n’est pas pareil.
Pendant que Rachel à la gentillesse de retirer la draperie enveloppant le mobilier classique du local, j’en profite pour déposer mon blaster ainsi que mon arsenal technologique sur le bureau, suivit de mon bombardier que je retire pour le poser sur le dossier de la chaise avant de balader tranquillement mon regards un peu partout sur la pièce principale façon touriste. Pour ensuite finir sur un dernier coup d’œil à la salle de bain dans la pièce secondaire.Horreur ! Il n' y a ni shampoing, ni gel douche !

* Ugh... va falloir que j'aille chercher mes produits de douches dans l'garde-meuble.*

A part ce détail gênant, cette sensation de redécouverte me rappelle de bons souvenirs nostalgiques, notamment celui où j’ai emménagé dans la toute première chambre X-men. Je me demande même si ce n’est pas cette même chambre où l’on se tient.

Je respire profondément sous l’effet de la fatigue avant de me recentrer sur Rachel. Mains de nouveaux dans les poches, mais de mon pantalon cette fois.

* Au fait Rachel. Est-ce que tu peux me dire comment va Amy ? J’dis ça car je suis agréablement surpris de voir qu’elle ait réussie sa passation. T’as t’elle parler de moi pendant mon absence ? *
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MessageSujet: Re: Un retour avec une odeur de cramée dans l'air [PV : Rachel]   Ven 27 Mar - 14:18

- En effet, j’avais pas mal de choses entreposaient dans ma chambre avant de partir, y compris quelques objets mobilier assez gros.

Jackpot, encore un qui allait avoir besoin d’un coup de pensée pour ramener tout son bordel dans sa chambre ! Même avec le grand escalier du hall, se trimbaler des affaires du style des lits doubles ou encore des armoires ne restait pas une sinécure lorsqu’il s’agissait de le faire à la main, du coup Rachel se retrouvait souvent à faire du déménagement télékinétique. Ce qui ne lui posait aucun problème, tant qu’on attendait l’après-midi pour le faire. La largeur des fenêtres était relativement grande, permettant de faire passer un certain nombre de choses par là, et quand elles ne l’étaient pas assez la Psychokinésiste s’arrangeait pour qu’elle le devienne par jeu sur la distance intermoléculaire. Elle se souvenant encore de lorsqu’il avait fallu monter les colonnes du baldaquin de Sage… mais bon, que l’autre télépathe demande de l’aide était un fait assez rare pour qu’on lui pardonne, même si c’était le matin !

Et niveau télépathie, Forge n’était pas dérangé « tant que cela se limitait juste à la conversation » ; oui, l’idée c’était de ne déranger personne mais la transmission de pensée restait de la transmission de pensée, si la télépathe ne cherchait pas à fouiller dans la tête du X-Man elle entendrait tout de même toutes ses pensées instantanées. Certains comparaient l’acte de télépathie à un acte sexuel, pour l’intimité qu’il créait comme la « pénétration » qu’il impliquait, et si Rachel n’était pas de cette école-là elle savait néanmoins que cela restait quelque chose de très intrusif, oui. D’où qu’elle ne le pratique qu’avec des gens de confiance lorsqu’elle avait le choix. Les X-Men avaient une confiance relative du fait de leur rang mais elle tâchait de limiter ses intrusions du genre au nécessaire, même si ce dernier était présent ce soir pour n’emmerder personne. La partie invisible de son esprit, toujours ancrée dans le plan astral, se déforma pour que l’un de ses filins psychiques vienne se planter dans l’esprit de Forge, restant néanmoins dans les strates supérieures ; ce qui, sur le corps physique, déclenchait une sublimation de l’œil gauche de la jeune femme, sous une marque psychique, n’avait aucun effet sur la projection astrale qui l’était entièrement, psychique.

Oui, la Télépathie était généralement d’abord haïe à cause des raisons même qui faisaient qu’on pouvait la convoiter et surtout il s’agissait de l’une des capacités mutantes les plus dangereuses qui soit, tant pour l’utilisateur que la « victime ». Malgré le peu d’emploi et de merdes télépathiques lui étant arrivées, Rachel avait tout de même vu certains traits de sa personnalité, et en premier lieu son orientation sexuelle, être altérés par des éléments ramenés d’autres esprits.

Elle suit les pensées de Forge comme lui suit son corps de pensée et le contemple contempler les divers noms des portes comme s’arrêter à certains : Summers, oui, comme lié à Scott Summers même si ce n’était pas un nom rare aux USA ; néanmoins le fait qu’elle ait déjà plus de la vingtaine signifiait que son père l’avait eue très jeune, ce qui n’était pas réellement le cas. Comme le démontrait si bien sa véritable, et problématique du fait, carte d’identité, l’Echo était sensée n’avoir que sept ans. La consommation légale d’alcool, elle aurait pu faire une croix dessus mais c’était déjà fait avant, à cause de sa première et monumentale cuite chez Nobody ; une cuite dont elle n’avait toujours pas le moindre souvenir, à l’inverse de la gueule de bois et des six heures de voiture pour rentrer à l’Institut, heures qui l’avaient vu vomir par la fenêtre sur l’Interstate… Mais au moins elle n’avait pas à se présenter, ce qui était une bonne chose de faire. Jonathan avait du voir son intervention télévisée et la révélation au grand jour de son identité civile ; si seulement d’autres nouveaux seraient dans ce cas, à l’avenir… Quand à Amy, Rachel n’avait pas perdu le fil des pensées de Jonathan puisqu’elles raisonnaient dans sa tête et qu’elle disposait de la discipline mentale pour gérer jusqu’à une centaine de schémas sans avoir la migraine néanmoins elle n’ajouta rien puisque lesdites pensées ne lui étaient pas destinées à elle. Les flashbacks non plus mais ils n’avaient pas la douleur des siens donc elle n’y réagissait pas réellement.

Une fois dans la chambre, l’Echo accomplit son plan sans renverser ni chaise ni Forge, ce qui était plutôt une bonne chose vu la délicatesse toute Rachelienne dont elle avait faite preuve dans l’action, et se retrouva donc avec une magnifique boule de draps de protection dont le plan suscité n’avait plus réellement de prévisions. De toute façon, à part les foutres ailleurs, il n’y avait pas grand-chose à en faire. Restait à savoir où était cet ailleurs et elle pressentait assez bien le tas en bordel dans la laverie des filles. Ou alors dans un coin de la chambre de Jonathan pour qu’il se débrouille avec demain. Ouais, c’était un bon plan cela.

Jonathan qui s’installait en se délestant de son bordel sur le bureau et visitait tout en s’horrifiant du fait qu’il n’y avait pas de savon de réserve ; il faudrait donc aller dans une réserve, là-encore. C’était vrai qu’il était sensé sentir le mâle à plein nez.

*Ugh* – ah, cette pensée là était à son intention ! – *va falloir que j'aille chercher mes produits de douches dans l'garde-meuble.*

*Ou alors en prendre dans la réserve, avec les draps de lit et tout.*

Oui, le tout elle n’avait pas beaucoup d’idée à l’inverse du fait que la visite allait être touristique : ils ramèneraient des souvenirs. Quand au gênant du détail, c’était un détail et si Forge avait su il y en aurait eu plein d’autres de gênant également. Mais bon, il lui faudrait le temps de reprendre ses marques et de comprendre que l’Institut était toujours aussi particulier comme endroit, voir plus qu’avant.

*Au fait Rachel. Est-ce que tu peux me dire comment va Amy ? J’dis ça car je suis agréablement surpris de voir qu’elle ait réussie sa passation. T’as t’elle parler de moi pendant mon absence ?*

*Elle alterne entre entrainement olympique le matin et la poursuite stressée de ses thèses l’après-midi, ça fait un moment qu’elle a plus de graves problèmes donc elle va. Elle a réussi sa passation en 2012, pas longtemps après mon arrivée, et elle m’a pas réellement parlé de toi. Elle m’a dit qu’elle voudrait se libérer du temps maintenant que t’es de retour et qu’elle sait que tu ne la reconnaitras pas.*

Les X-Men partis, ce n’étaient pas un sujet de conversation apprécié des X-Men présent vu que la plupart partaient dans de mauvaises conditions : Emma c’était auto-lavé le cerveau, Ororo et Jubilee c’étaient enfuie l’une pour se reposer et l’autre pour une mission, surement… il y avait plus de départs que de retours et ils ne se passaient pas tous bien. Les derniers départs c’étant « bien passés » remontant à Forge, Paladin et Chamber.

*Bon, je sais pas où faut récupérer la clé de ta chambre, les dortoirs c’est à la Vie Sco’ mais je pense que les chambres des X-Men c’est Xavier qui les donne tout comme les plaques à foutre sur la porte. Du coup, je peux pas t’aider là-dessus. En revanche ce que je te propose c’est on monte dans les étages faire la visite, puis un redescend au rez-de-chaussée et on passe par la réserve pour te prendre draps et savons, et tu reviens ici finir ce que t’as à faire alors que je retourne pioncer.*

Un beau programme, toujours centré sur le manoir mais pas dans l’ordre de ce qui était fait actuellement. D’un autre côté, actuellement ils en étaient à un horaire qui bienheureusement n’était pas de l’ordre du commun. Un jour, Rachel se disait qu’elle finirait simplement par imprimer le plan de l’Institut dans l’esprit des autres, ça serait un franc gain de temps. Même si ça serait beaucoup moins convivial du coup.

Les escaliers permettant d’accéder aux autres étages de l’Institution se trouvaient en bout de celui-ci, le couloir des X-Men débouchant sur un fer à cheval donnant à l’étage supérieur et deux escaliers droits donnant sur les côtés de l’inférieur, aux croisements entre les entrées du Réfectoire, des couloirs sur les flancs menant à l’avant du bâtiment et des deux dortoirs pour élèves et résidents. S’ils suivaient le plan de l’Echo, ils franchiraient le fer à cheval pour se retrouver au second étage et auraient en face d’eux la grande double-porte de la bibliothèque, d’ordinaire fermée à cette heure mais qui s’ouvrirait comme par enchantement à leur approche ; rien d’automatique, juste de la télékinésie. La bibliothèque était grande et trahissait la structure originelle du manoir puisqu’il fallait traverser cette large pièce occupait presque l’étage pour en arriver au bureau de Charles Xavier, qui disposait d’une baie vitre en demi-cercle donnant sur la cour à l’avant de l’Institut.  A cet étage se trouvaient également les bureaux fermés de la direction adjointe, vacante, et de l’intendance. Enfin, l’escalier montait encore d’un étage pour atteindre une autre partie rajoutée à la structure originelle du manoir, à savoir l’Infirmerie. Inutile de dire que dans un lieu comme l’Institution Xavier pour jeunes surdoués elle en tenait plus du dispensaire, large et épaisse tour composée d’une pièce principale ronde, à laquelle conduisait l’escalier, à d’un certain nombre de chambres d’observation ainsi même qu’un bureau de consultation multi-usage, de taille similaire à chacune des chambres.

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Forge
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MessageSujet: Re: Un retour avec une odeur de cramée dans l'air [PV : Rachel]   Sam 4 Avr - 19:35

Décidément…. ca ne manque pas de surprise dans ce bon vieil institut ! Si quelqu’un autre que Rachel m’aurait dit que cela faisait depuis 2012 qu’Amy avait faits sa passation, je ne l’aurais pas cru un instant. Pensant qu’il aurait dit ça juste pour se foutre de ma pomme. Car de ce que je me souviens d’Amy, elle était loin d’avoir la carrure ou le caractère pour réussir cette dure épreuve où dont j’ai mangé des vertes et pas des murs, en plus de n’avoir pas vraiment un souvenir positif. Comme quoi les apparences peuvent être bien trompeuses en ce monde. Remarque... ce n’est pas vraiment un cas à part étant donnée qu’elle ni la première et certainement pas la dernière à être une élève promis X-men si jeune. Le meilleur exemple est sans conteste Jubilee. Et encore…. il est fort probable que d’autres X-men que je ne connais pas on certainement battu le record que la jeune pyrokinésiste.
En tout cas ce n’est pas grave pour moi si Amy ne m’a fait part de moi auprès de la fille de Cyke. Avec ce qu’elle a vécu durant sa passation et ses responsabilités d’X-Women, il est tout à fait raisonnable qu’elle m’ait oubliée et je ne lui en veux pas, loin de là. Et encore, j’apprends à l’instant qu’elle consacre ses matinées dans des entrainements de niveau olympiques, tandis que ses après-midi tournent autour de ses thèses doctorales. En effet, je me souviens bien du jour où elle m’avait annoncé son projet de passer un doctorat en psychologie, lors de notre première rencontre. De graves problèmes avant ça ? Voilà quelque chose qui titille beaucoup ma curiosité maladive. Quoiqu’il en soit j’aurais le temps de questionner Amy de tout ça plus tard, quand elle trouvera son temps libre pour venir me voir. Ce qu’elle prévoit de faire en plus.
Parce qu’en plus, Amy est persuadé que je ne la reconnaisse plus depuis notre dernière rencontre ? A ce point-là !? Je sais bien que ça va faire presque trois ans que je ne l’ait plus revue, mais quand j’entends Rachel dire ça j’ai l’impression de revenir ici dix ans plus tard. Faut vraiment que je vois ça de mes propres yeux….

Phenix poursuit en m’annonçant qu’elle est incapable de m’épauler pour déloger la clé de cette chambre pour X-men, mais que j’hausse les épaules pour lui dire que ce n’était pas grave. Je ne suis pas de nature impatiente. Et je ne suis pas contre pour faire un tour à l’étage supérieur pour redécouvrir l’établissement, avant d’aller se rendre dans la réserve cherché mes produits hygiéniques ainsi que les draps pour mon lit. Enième hochement de tête donc.

- *Ca marche. j’attendais demain pour demander cette chambre à Charles.*

Sans plus attendre, c’est toujours auprès de Rachel que je quitte temporairement ma nouvelle chambre pour démarrer la fameuse visite. Traversant le bout du couloir pour atteindre une pièce en arc de cercle composé de deux escaliers en diagonale, calé sur les côtés de cette même pièce et conduisant directement à l’étage d’en-dessous. Escaliers que je descends rien que pour passer vite fait à l’étage où se tiennent les doubles portes pivotantes débouchant sur le réfectoire. Jusqu’ici rien n’a changé par ici. C’est également ici où j’ai conversé avec Amy, le soir même de son arrivée, autour d’une bonne pizza jambon formage. Délicieuse au passage ! C’est drôle que je me souvienne du gout aussi facilement.
J’emprunte la seconde porte de sortie sur le flanc gauche pour retourner à l’étage d’au-dessus pour aussitôt franchir un étage supplémentaire. La double porte en bois massive s’ouvre toute seule par la magie de la télékinésie Rachelienne, débouchant sur la grande bibliothèque et ses étagères frôlant presque le plafond. Bof…. à part l’étagère entreposé sur l’angle de la pièce au fond à droite dont je n’ai pas souvenir, y a pas grand-chose qu’a changé. Mais je reste satisfait de revoir cette pièce.

- *Eeet ben…. Je n’me souvenais plus qu’elle été aussi grande…. *

Petit commentaire que je place comme ça. Marchant toujours avec ma démarche nonchalante et assuré je parcoure cette gigantesque pièce, observant les étagères défiler sous mes yeux. Jusqu’à ce que j’aperçois non loin une porte richement ornée dont je pouvais aisément deviner où elle menait, rien qu’en lisant le texte graver sur la plaque : Bureau de Charles Xavier. Comme il n’y a pas de lumière diffuse sous les fentes, j’en déduis qu’il n’y a personne de l’autre côté.
Puis en empruntant le couloir de cette étage, par une porte de sortie à ma gauche, se tenais deux portes. L’une conduit directement vers l’intendance tandis que sa sœur ouvre sur le bureau du proviseur adjoint. De ce que je me souviens c’est Miss Frost qui tient le rôle.
Au bout du couloir, un nouvel escalier se tient devant nous. Moi et Rachel. Qui mène tout droit vers l’infirmerie. Ça aura fait une belle trotte, toutefois je ne regrette pas cette balade de minuit.

Je pose une main contre ma bouche pour retenir un énième bâillement décidément plus tenace que jamais. J’espère que je ne vais pas vautrer lamentablement comme une carpette en descendant les escaliers sous la fatigue. J’aurais l’air drôle…..
De nouveau je me tourne vers Rachel pour lui exprimer mon avis.

- * On va à la réserve ?*
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Echo
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MessageSujet: Re: Un retour avec une odeur de cramée dans l'air [PV : Rachel]   Sam 11 Avr - 13:40

Forge n’en revenait pas qu’Amy ai passée aussi rapidement sa passation ; d’un autre côté, il n’était pas faut de dire qu’elle comme Caitlyn après les avaient passées trop rapidement, leurs passations, et que certaines marques s’en faisaient encore voir aujourd’hui. Mais sinon, savait-il pour le mariage du coup ? Les adoptions ? L’héritage de Witcom ? Bah, au pire Amy lui dirait car à défaut d’être des secrets ce n’étaient pas le genre de choses dont Rachel parlerait spontanément. Avoir la carrure, pas à l’époque mais à présent Nephilim se défendait plus que les autres sur le plan physique, étant sans doute la meilleure X-Woman de corps-à-corps entre sa technique et ses pouvoirs, quand au caractère il fallait se méfier ; puisqu’avoir grandement changé, rien qu’à l’époque elle était déjà dans l’obstination et la débrouillardise, ainsi que dans l’altruisme et la volonté de bien faire. Mais bon, l’Echo avait rencontrée l’italienne peut avant la passation, peut-être n’avait-elle pas toujours été ainsi et sa modification de personnalité par Emma Frost plus lourde que prévue. Quand à la promotion « si jeune », Amy avait déjà la vingtaine voir la vingtaine passée même s’il était également difficile de connaitre son véritable âge ; foutus immortels.

S’il n’était pas réellement question d’avoir oublié Jonathan il était surtout important d’en garder la mesure : il était celui qui avait fait l’accueil d’Amy, oui, et qui lui avait fournie sa première arme mais c’étaient Jubilation et Emma Frost qui avaient été ses mentors, tant sur le plan des X-Men que celui professionnel, et Caitlyn qui en avait fait de même sur le plan personnel ainsi donc, après son départ, Forge était devenu secondaire : connaissance plus qu’ami, là où les autres étaient devenues des amies proches voir une amante et une femme. Il n’était rien de pire que l’absence pour défère une relation, la distance risquant de couper les ponts et la vie continuant malgré cela. Pour avoir perdue toutes les personnes qu’elle avait aimées durant les vingt premières années de sa vie, Rachel pouvait en parler avec certitude.

Les souvenirs de Forge continuaient de se faire présents à la visite, ce concentrant sur des détails qui l’avaient marqués et pouvaient être assez étrange ou peut-être vexant, l’Echo n’en savait rien et n’en pensait pas grand-chose non plus. La remarque sur la magie fit sourire Rachel, dont l’un des surnoms était marraine la bonne fée et qui lui allait parfaitement même si elle n’avait pas de baguette magique pour l’instant.

*Eeet ben… Je n’me souvenais plus qu’elle été aussi grande…*

*Ouais hein ? On n’croirait pas mais c’est la plus grande pièce de l’étage.*

D’un autre côté, dans la structure originelle Rachel n’était pas certaine qu’il y avait une différence entre le lieu de collection et le bureau du maitre, même si tout avait fini par être réaménagé ; elle se souvenait avoir entendu son père lui parler des cours généraux donnés par Xavier ici même, avant qu’il ne fasse construire les ailes dédiées à l’avant de l’Institut. Peut-être avait-ce été différent dans cette réalité, Rachel ignorait où se situait le point de divergence même si elle savait qu’il était avant sa naissance ; peut-être vers la première croisade européenne, puisqu’il n’y avait pas de Shi’ar non plus. Mais c’était pas grave, cela ne changerait rien à la situation actuelle, à part les problèmes qui étaient différents.

*Emma n’est plus là,* expliqua Rachel lorsque les pensées de Forge en arrivèrent à ce point, face au bureau désormais fermé, *elle n’est même plus dans X-Team en fait. Elle a reset sa mémoire pour commencer une autre vie.*

Triste, une nouvelle histoire d’X-Woman ayant mal finie. Une nouvelle preuve du danger de la télépathie même chez les expérimentés puisqu’il était impossible de savoir si Emma avait fait le choix de se changer où si elle avait inconsciemment tout scellé pour se fuir elle-même. Toujours était-il que la mission de secours c’était terminée sur cette conclusion : s’il n’y aura pas de nouvelle pierre dans le parc, il n'y avait plus d’Emma Frost non plus. C’était un choix, le choix douloureux d’un départ, l’Echo n’avait pas à se prononcer dessus juste à accepter, cette disparition était moins pire que celles qu’elle avait connues par le passé et ses relations avec cette Frost-ci bien moins douloureuse qu’avec sa belle-mère qu’elle avait presque battu à mort. Mais tout de même, elle était affectée et ne faisait rien pour le cacher, s’assombrissant en continuant la visite guidée.

*On va à la réserve ?*

*Yep, l’est au rez-de-chaussée et il nous manque plus que lui. J’t’épargne le gymnase, c’est toujours un terrain omnisport couvert avec des gradins et des coins spécialisés, et les garages, toujours le même hangar avec les véhicules, une partie libre pour les réparations et à l’arrière le garde-meuble. Pareil, les dortoirs ont pas changés : chambre de deux ou de quatre, plus petites que les nôtres, avec juste toilettes/lavabo tandis que les salles de bain et la laverie sont au rez-de-chaussée de leur bâtiment.*

Pour les premiers, c’était leur extériorité au manoir qui était chiante dans les visites, pour les seconds, c’était qu’ils n’avaient rien à y foutre à cette heure et que de toute façon ça restaient les mêmes bâtiments à étages dignes de cités universitaires, avec escalier et ascenseur.

Redescendant de sa manière fantomatique, Rachel envisagea quelques instants de passer au travers des marches pour aller plus vite mais n’en fit rien : après tout, elle restait la lumière portable de l’équipée donc se devait de bien guider. Arrivant au rez-de-chaussée par les escaliers, ils débouchèrent sur le croisement qu’avait déjà pu observer Forge précédemment, lequel voyait le couloir de flanc de l’Institut s’en retourner vers l’avant de ce dernier et le hall d’entrée, un autre couloir traverser la largeur jusqu’à un autre croisement symétrique doté des mêmes fonctionnalités, un passage couvert conduisant à un dortoir à l’extérieur du manoir et l’une des deux entrées du Réfectoire.

Le Réfectoire était la dernière pièce du manoir, un grand demi-cercle en baie vitrée contenant une quarantaine de tables, soit de quatre places soit de six, et dont la partie intérieure voyait le mur contenir un grand self service. Au-delà des vitres, même si cela ne se voyait pas franchement de nuit, se trouvaient les terrasses de l’Institut et le terrain omnisport comme la piscine découverts, puis les rives du lac Breakstone et autour de celui-ci le parc.

*Les horaires des repas ont pas changés, le self tourne de 7 à 9 AM pour le petit dej’, 11:30AM à 01:30PM pour le dej’ et 07 à 09PM pour le diner. Tu peux toujours te faire ta propre bouffe si tu nettoies après ton passage.*

L’Institution Charles Xavier pour jeunes surdoués avait bien des robots de ménage, des espèces de petits disques programmés pour aspirer la saleté, néanmoins ce n’était qu’au sol et ils pouvaient s’avérer bien inefficace laissés sur les plans de travail et les plaques de cuissons de la cuisine ; oui, parfaitement, c’était du vécu ! Du coup, très important que de nettoyer derrière soit en cuisine. Et ce fut vers ce lui que Rachel se dirigea, reprenant le couloir intérieur, tout de suite après.

La cuisine, ou les cuisines selon le point de vue, étaient une grande pièce toute équipée dont l’entrée était une porte double située environ au milieu du couloir suscité, non loin du réfectoire et des escaliers. De grands frigos et congélateurs tapissaient le fond de la pièce située en continuité des bureaux administratifs dans un reste d’une époque où les usages des salles étaient différents, un lave-vaisselle « industriel » considérant sa taille et son mode de fonctionnement, des placards se trouvaient un peu partout au-dessus comme au-dessous des plans de travail, qu’ils soient unis ou dotés de plaques de cuisson ou de fours, le tout répartie de manière équilibrée afin de permettre à divers cuisiniers de faire leur office sans se gêner. Enfin dans l’un des coins se trouvait les chariots de transport de plats, de plateaux et de vaisselle.

Aucun commentaire là non plus et une fois la pièce passée Rachel lévita jusqu’à un nouveau croisement, prenant le couloir qui faisait la longueur cette fois. Accolée à l’arrière de la cuisine se trouvait la réserve, large espace clos donnant sur les deux couloirs et entassant literies et produits d’entretient, chose motivant que les portes soient scellées et qu’elles furent ouvertes de la manière habituelle à la télékinésiste.

*Sers-toi,* commença-t-elle simplement, se permettant d’allumer l’interrupteur de la pièce puisqu’il n’y avait personne à gêner et restant dans le couloir, bras croisés. *Il nous reste les divers pièces administratives en continuité du couloir, puis on sera dans le hall et on reprend l’escalier pour aller au lit.*

Ou plutôt au couloir des X-Men parce qu’après tout, elle-même n’avait pas bougé de son lit, physiquement parlant. Et d’ailleurs, cela la conduisait à une nouvelle question.

*Tu es revenu pour quoi ? Tu vas juste résider à l’Institution et continuer d’opérer en freelance ou tu comptes rejoindre à nouveau X-Team ?*

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MessageSujet: Re: Un retour avec une odeur de cramée dans l'air [PV : Rachel]   Ven 17 Avr - 21:12

Ça ne m’étonne pas d’apprendre que la bibliothèque constitue la quasi-totalité de l’étage où l’on se trouve, tant elle est immense. Et depuis le temps que je vis ici, aussi drôle que cela puisse paraître, je ne me suis jamais demandé si elle a toujours été comme ça à l’origine, ou bien qu’elle ait subit des séries d’agrandissement, de travaux et de réaménagements aux fils des siècles. La deuxième hypothèse m’a l’air plus cohérent, surtout quand on sait qu’elle date du XVIII. Du moins ça en à l’air, mais passons….
Whouaou…. c’est une manière assez radicale qu’a fait Emma, la directrice adjointe, pour quitter les X-mens et tourner la page… mais je respecte son choix, si tel était le cas. Je l’ai souvent croisé dans les couloirs auparavant, sans avoir eu le temps de faire plus ample connaissance avec. Etre X-men ne veut pas dire connaître forcément tous ses membres en privée, sachant que tout le monde n’avait pas forcément la chance d’avoir beaucoup de temps libre à consacré. A commencer par moi. Et même si j’en aurais eu, je doute que ça aurait été le cas pour la belle blonde avec son emploi du temps de ministre. Faut aussi compter le poids des responsabilités chargés aux X-mens qui peuvent être un fardeau trop lourd à porter pour ceux qui n’ont pas les épaules qu’il faut, sans vouloir faire une allusion sexiste ou machiste à deux balles. Moi-même, durant les premières années, il m’est souvent arrivé à maintes reprises de faire des pauses pour reprendre une vie plus basique, avant de reprendre du service. Quoiqu’il en soit, j’espère qu’elle passe de bons moments là où elle est.

D’après Rachel, c’est bien au rez-de-chaussée où se trouve cette fameuse réserve et c’est également la dernière pièce a visité. Il y a bien l’omnisport, le garage, les dortoirs et compagnie qu’on a loupés… mais si elles sont toujours comme dans mes souvenirs avant que je parte, autant sapé ça. Ça nous fera gagner du temps.
Sitôt qu’elle ait terminé d’expliquer le garage et les dortoirs en détails on reprend notre visite en descendant les escalier par où on a déboulé plus tôt, débouchant sur un sentier couvert menant droit vers une double porte poussable donnant accès au réfectoire. Une vaste pièce en arc de cercle, pourvues de baie vitrée en guise de toiture en dôme et assez de tables comme de chaises pour héberger aisément toute une classe universitaire. Soit une bonne cinquantaine d’élèves, minimum. Au fond, le mur intérieur de la pièce mènent forcément au self-service pour les cuistots et aux travers des vitres on a une superbe vue sur le terrain omnisports et la piscine extérieure un peu plus loin que je visualise mal à cause de l’obscurité.
Les horaires non plus n’ont pas changés d’un iota, aussi bien pour le petit déjeuner du matin que le repas de midi et celui du soir. Sauf que contrairement aux écoles publiques, on peut confectionner nos propres plats si celle du cuistot ne nous convient pas. Forcément, le nettoyage de notre passage est le minium à faire. Pas seulement par obligation mais aussi par respect des autres qui souhaiterais s’en servir. C’est d’ailleurs ce que j’ai toujours fait. Après Il y a bien les robots nettoyeur… sauf qu’ils suffisamment avancée pour se taper tout le travail, se limitant qu’au sol. Contrairement à mon droïde nettoyeur de qui, lui, peut aspirer les saletés sur toutes les surfaces d’un local, en plus des plans avec la puissance d'un aspirateur industriel. Gros comme un ballon de basket et apte a se déplacer sur les murs comme sur les plafonds avec ses pattes.

Après cette brève visite au réfectoire que Rachel et moi quittons la pièce pour passer à côté dela cuisine. Située juste entre la pièce précédente et l’escalier au fond du couloir. Et il y a de tout : des frigos américains de grande capacité de stockages… un lave-vaisselle industriel… des fours, plaques de cuissons à inductions modernes… des plans de cuisines et équipement électroménagers divers. Le tout organiser de façon à optimiser l’espace.  
Plus loin, on traverse un second croisement et ce n’est qu’après une longue marche qu’on atteint enfin la réserve. Placée derrière la cuisine. De nouveau, je laisse Rachel ouvrir le sésame avant de m’engouffrer dans un petit local qui porte une forte odeur de renfermer et où sont entreposés  des produits détersifs. Un cagibi quoi...
Hop ! Je m’arrête net avant de me tourner vers la même étagère et saisis un gant au hasard. Un gris. La fatigue je vous l’dit….. la fatigue….

- *C’est bon, j’ai ce qu’il faut. *  

Viens ensuite la raison pour laquelle j’étais revenue, puis si je compte retourner auprès de la X-team ou bien que je vais stationner ici pendant un moment avant de retourner dans mes mission en solo.

- * Peu de temps après avoir finie ma mission en Asie, Charles m’a informé sur l’incident de Bleeker…. de ce qui s’était passé. C’est ce qui m’a poussé à revenir et de retourner, effectivement, auprès de la X-Team. De mon plein grès.*
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MessageSujet: Re: Un retour avec une odeur de cramée dans l'air [PV : Rachel]   Dim 19 Avr - 20:38

Radical que de se faire un lavage de cerveau pour commencer une « nouvelle vie » ? C’était une question de point de vue. Le cerveau humain pouvait avoir des réactions relativement primaires, comme le loup s’amputant de la pate pour échapper à un piège. Emma c’était amputée de la mémoire pour s’échapper tout comme Rachel avait refoulés des passages de sa vie et elle pensait que Sage aussi était dans ce cas, sans rien savoir de son passé précédent les X-Men. Trois télépathes, trois problèmes avec le cerveau et ses composantes, le tout de façon parfaitement naturelle. Cela se passait de commentaire.

Quand au fait qu’être X-Men n’impliquait pas connaitre tous les membres en privé, cela lui fit avoir un petit sourire en coin : les X-Men fonctionnait par équipes séparées et indépendantes, certaines n’ayant jamais eu le moindre contact entre elles. La X-Team était peut-être l’équipe historique, la première équipe consacrée à la protection de l’Institution, mais elle était loin d’être la seule et les X-Men loin de se connaitre tous. Seul Xavier savait combien il y avait réellement d’X-Men dans le monde, puisqu’il coordonnait toutes les équipes. Rachel s’estimait avantagée pour voir connus un certain nombre d’X-Men dans sa réalité mais elle ne pensait pas connaitre les noms de la moitié des X-Men de celle-ci, de réalité. Combien étaient-ils ? Une centaine ? Plus ? Combien l’Institut en avait accueilli au cours des dix dernières années ? Une quinzaine, tout au plus. Et lorsqu’on considérait que même ce petit groupe avait été foutu de se mettre sur la gueule par désaccord…

La visite continue avec le cagibi qui n’est pas si cagibi que cela mais peut le sembler quand même surtout quand on sort d’un cagibi vu qu’il est aussi clos que cela, et Forge y puise un gant de toilette avant de s’en contenter, répondant ensuite à sa question sur X-Team.

*Peu de temps après avoir finie ma mission en Asie, Charles m’a informé sur l’incident de Bleeker… de ce qui s’était passé. C’est ce qui m’a poussé à revenir et de retourner, effectivement, auprès de la X-Team. De mon plein grès.*

*Oki. Alors t’es bon pour un entrainement en Salle des Dangers avec moi dans les prochains jours, ok ? Tu me diras quand tu es disponible. L’absence de coopération a faillit détruire la Team alors on doit s’entrainer au travail d’équipe. Et il te manque pas le savon pour aller avec le gant ?*

L’Echo ne lui demandait pas réellement s’il était intéressé mais quand il serait prêt, ayant bien compris qu’à partir avec des « si » on prenait le risque de ne pas avancer. Elle ne lui forçait pas la main, il pouvait toujours décliner l’offre, mais exposait une nécessité à laquelle il s’était déjà engagé à répondre, en revenant vers X-Team. Enfin c’était là son jugement sur la question, s’il voulait travailler seul il valait mieux qu’il reste en solitaire.

Ressortant de la pièce avant d’en refermer la porte, Rachel poursuivie la visite du rez-de-chaussée le long du couloir latéral.  Et non loin en face de la réserve se trouvait une nouvelle ouverture, une large pièce de la taille du réfectoire mais bien plus encombrée. Forge la reconnaitrait sans doute assez facilement, avec son grand espace commun et ces petits bureaux séparés par des panneaux de bois ; la salle des professeurs. Chacun pouvait disposer d’un coin plus isolé s’il le voulait, pour travailler ou recevoir les élèves notamment, mais généralement tous s’agitaient au sein de la pièce principale, plutôt conviviale. C’était là l’un des rajouts à la structure originelle du manoir, rajouts que Rachel qualifiait de champignon puisqu’à ses yeux ils ressemblaient à des champignons ainsi accrochés aux flancs de la bâtisse.

L’autre, situé à l’opposé, était le foyer où les étudiants pouvaient se détendre et Rachel y avait élu domicile durant ses heures de taf. D’une taille équivalente à la salle des professeurs, la salle de détente suivait la même logique et à une partie principale s’ajoutaient divers coins plus isolés et spécialisés, dont celui avec le canapé et les consoles où le Phénix régnait en squatteuse. Elle aurait bien pu essayer d’acquérir ses propres consoles, après tout elle avait déjà une télévision et une 2DS comme elle finirait par avoir un ordinateur fixe, mais c’était prendre le risque de ne plus beaucoup sortir de sa chambre puisqu’où qu’elle soit dans le manoir, elle pouvait accomplir son activité de bénévole de surveillance et de sécurité. Une personne comme elle en « simple » pionne, ça devait en faire buguer plus d’un.

*Pas grand-chose de changé là non plus, la plupart des profs sont intervenants extérieurs et seule une faible minorité est X-Men… enfin à vue de nez actuellement, y’a toi et Xavier. Amy donnera peut-être des cours une fois ses thèses terminées, Sage aussi histoire de s’intégrer un peu à la structure même si on lui a refusé celui de maitrise des pouvoirs. Et certains élèves me tannent que pour que ce soit moi qui le donne mais c’est compliqué. Je suis pas pédagogue et donner un cours quand on a arrêté l’école à treize ans je trouve ça con. Même si je suis sans doute bien placée pour aider sur le contrôle de la plupart des capacités mutantes existantes. Et je vais arrêter de réfléchir dans ta tête, de toute façon ça ce décidera pas ce soir.*

Si Rachel avait de la difficulté à dépasser les trente mots à l’oral, une fois dans la tête d’autrui les pensées coulaient toutes seules et suivaient le cours, ce qui pouvait donner du tout et du n’importe quoi.

Repartant le long du couloir, l’Echo frôla les portes de ce qu’elle nommait « salles administratives » ; si cela incluait les salles des profs, celles de l’intérieur du manoir originel et qui avaient une entrée sur chaque couloir l’étaient plus à proprement parler. Divers bureaux sans fonction particulière, dont ceux occupés par le conseiller disciplinaire et la conseillère d’orientation par le passé, puis le plus proche du hall et plus grand de tout intitulé « secrétariat & vie scolaire » : une salle moitié moins grande qu’une salle de classe mais avec deux bureaux, un proche des entrées et un autre plus éloigné, dont le premier était ovoïde et pouvait contenir jusqu’à trois personnes de chaque côté et le second une place uniquement et où tous les deux possédaient un ordinateur « antique » aux yeux de Rachel, ce qui signifiait sorti avant 2017. Une imprimante-scanner au fond de la pièce, des étagères de classement de dossier et une boite à clés murales contenant celles des dortoirs, là non plus ça n’avait pas réellement changé si ce n’était le matériel, plus « récent », et les personnes qui avaient les posts.

*Darla Stringer est secrétaire à présent,* expliqua Rachel lorsqu’il fut question de la pièce. *Amy a passé quelques temps en tant que pionne, moi j’aide bénévolement, et Neassa est pionne à mi-temps.*

Darla Stringer, cyberpathe autiste, n’était pas une personne nouvelle dans cette Institution et Forge l’avait sans aucun doute déjà rencontrée. Quand à Neassa Boadicée Dorian, Nobody, elle était carrément ancienne même si elle avait plusieurs fois changé de corps au cours des quelques vingt années qu’elle avait passé à l’Institut. Atteinte du syndrome de Peter Pan suite à son « décès » et sa survie en tant qu’entité télépathique, Boadicée reprenait des double-cursus scolaire et les portaient à un niveau doctoral en boucle depuis prêt de deux décennies, ce qui faisait toujours se questionner l’Echo sur comment elle faisait pour trouver le temps de s’investir dans le fonctionnement de l’Institut.

Arrivant de nouveau au hall d’entrée, Rachel croisa les bras et se tourna vers Jonathan.

*Bon, on a fait le tour du bâtiment principal je crois. Prochaine étape le dodo. T’as des questions avant qu’on y retourne ?*

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Forge
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MessageSujet: Re: Un retour avec une odeur de cramée dans l'air [PV : Rachel]   Lun 20 Avr - 22:17

Bon ben… on peut dire que je suis bien partir pour une bonne séance d’entrainement dans la salle des dangers avec Rachel d’ici quelque jours. Si je suis blasé ? Pas vraiment. Bien au contraire, vu qu’il ne sera pas question d’une quelconque amélioration de nos performances physique à l’ancienne. Seulement de notre esprit d’équipe. Ça n’en a pas tout l’air, mais c’est de loin la partie la plus dure à travailler pour un X-men. Du moins, selon moi. Et le fait d’apprendre par la jeune rousse que ce manque d’expérience dans ce domaine a même été à deux doigts de plomber la X-Team me donne une bonne raison de plancher sur ce domaine qui fait le plus défaut chez nous. Moi y compris et c’est en toute franchise que je le pense. Le pire, dans un travail d’équipe…. c’est qu’il faut pas grand-chose pour briser la cohésion. Un grain de sable pour effleurer les rouages et engrenages de tout un ensemble. Ça peut tout aussi bien être une simple dispute pour une erreur de timing…. un manque de confiance envers ses coéquipiers…. et pour d’autres raisons dont j’ai la flème de trouver les autres raisons. Bref, beaucoup de choses.
Ca a le plaisir de me décrocher un sourire discret au coin des lèvres.

- * Bien sûr, je ne dis pas non ! Surtout si ça a pour but de peaufiner notre esprit d’équipe. Si notre Team été à ça de partir en vrille, autant pencher dessus le plus tôt possible. C’est la moindre des choses. Ah… et t’as bien fait de me faire penser pour le savon ! *

Je fais un pas vers le placard mural au-dessus de l’étagère pour l’ouvrir et ramasser la boite en plastique renfermant un savon rectangulaire tout mauve tout neuf.
Je referme, je range les produits d’hygiènes dans les poches de mon blouson pour libérer mes mains et il est temps de se tirer d’ici. Ma collègue ferme derrière elle et nous déambulant dans le couloir latéral jusqu’à atteindre une nouvelle pièce de même envergure que la cantine d’a côté, à la différence près qu’il moins aisée de s’y mouvoir à l’intérieur par la place que prends les bureaux comme les panneaux sur roulettes qui délimitaient l’espace vitale de ces mêmes bureaux. Mais cela ne m’a jamais dérangeait personnellement. C’est d’ailleurs ici où je m’installe pour préparer les futures devoirs, exercices et contrôles de maths, avant et après les cours. Donc oui, cette pièce m’est plus que familière. Quant aux quelconques changements apportée…. rien à signaler.
On reprend notre traverser en passant devant le réfectoire pour atteindre une grande salle en demi-cercle qui n’a rien à envier des deux précédentes pièces en matière d’espace et qui n’est d’autre que le foyer. Le meilleur endroit pour les élèves pour se détendre. Ca a autant de confort qu’un salon de manoir. Ironiquement, l’institut est à la base un manoir. Une canapé en cuir se tenait face à une table basse et une grande télé de salon, tandis que dans les coins de la pièce se tenait des espaces dédiés aux activités spécifiques du type jeux de sociétés et autres divertissements pour adolescents.

Ca j’en doute pas que la non plus il n’y a pas eu une once de nouveauté qui ait pointé son nez. C’est clair comme le verre des vitres de la pièce. Ah bah c‘est bien ma veine…. moi et notre papy roulette national sommes les seules et uniques profs « officiel » de l’établissement. Peut-être qu’Amy se joindra à notre groupe fermé. Par contre, pour le cas de Rachel…. vrai que donner des cours quand on a arrêté le cursus scolaire classique à treize ans, c’est chaud. Après je veux bien croire que la pédagogique ne soit pas sa tasse de thé. On l’est, on ne l’est pas…..
J’hoche la tête pour sa dernière phrase.

- * T’as raison. Te casse pas la tête pour rien.*

Nous empruntons de nouveau le long couloir par où on est passés pour passer à côtés du refuge des « gratte-papiers » comme j’aime bien désigner les personnes bossant dans l’administration. Ce n’est pas du mépris ou d’une forme de moquerie, juste que j’aime bien placer des sobriquets comme ça par plaisir. Dedans, c’était que des bureaux pourvue d’écran plats avec ordinateurs avec armoires coulissantes contenant une piles de paperasses classés et triée aussi bien par ordres alphabétique que numériques. Mais aucun des bureaux n’arrivait à la cheville en terme d’espace que la pièce, callé pas loin du rez-de-chaussée, faisant office de secrétariat et vis scolaire en même temps. Assez grands pour contenir deux bureaux dont celui du fond se limite qu’à une seule personne et se tient perpendiculaire à l’entrée, tandis que le second peut servir pour un trio. La boite métallique accrochée au mur, derrière le deuxième bureau, pas besoin de l’ouvrir pour vérifier que c’est bien là où sont stockées les clés de tous les dortoirs pour élèves. Et au fond à droite du premier bureau, une imprimante multifonction.
Darla ne m’est pas inconnue, non plus. c’est une mutante cyberpathe pas très bavarde, si bien que je ne sais pas grand-chose d’elle, depuis le temps que je la croise. Mais je ne lui en veut pas. J’apprends également que Rachel fait dans le bénévolat. C’est pas mal ! Il y a aussi Neassa, mais ce nom ne me dit rien. Pas de ma faute si je ne peux me souvenirs de tout le monde, sachant qu’il y a des entrants comme des sortants.

Et bien voilà…. je crois bien que ce sera tout pour aujourd’hui. Nous voilà de retour au milieu du hall, toujours éclairé par la lumière lunaire. Et c’est en se tournant vers moi avec les bras croisés qu’elle demande si j’ai pas des questions à poser avant de retourner dans nos dortoirs. Je retire ma cybermain de la poche pour gratter mon bouc tandis que l’autre reste planqué, prenant un moment de réflexion en rivant mes yeux dans le vide pendant cinq petites secondes…..

- * Mhuum…. non, pas vraiment. D’habitude je pose beaucoup de question, mais en ce moment je ne suis pas motivée.*

D’ailleurs, revoilà un bâillement qui sort tout seul de ma bouche. Une main vient se frotter ma figure avant que je respire profondément.

- * On peut y aller. *  
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Echo
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MessageSujet: Re: Un retour avec une odeur de cramée dans l'air [PV : Rachel]   Jeu 23 Avr - 19:51

L’amélioration des performances physiques était une chose de plus en plus difficile lorsqu’on atteignait du haut niveau mais le plus long restait de réussir à se maintenir ; pour Rachel, qui estimait avoir les capacités martiales d’une X-Woman moyenne si l’on excluait ses pouvoirs, cela passait par deux heures d’entrainement quotidien en Salle des Dangers. Après considérant qu’elle usait de ses pouvoirs à quelques pourcents dans sa technique martiale, elle pouvait rivaliser avec des personnes bien plus entrainées qu’elle-même. Combien de fois ses entrainements contre Amy c’étaient finis pas un arrêt de cette dernière, qui à défaut d’être fatiguée devait trouver le temps de régénérer les blessures infligées ? La technique de Rachel n’était pas à proprement parler un art martial, si elle devait le qualifier il s’agirait plutôt d’art assassin considérant qu’elle avait été entrainée à blesser et tuer. L’imbrication de ses pouvoirs dans sa technique de combat ne la rendait que plus efficace dans le domaine, même si elle n’avait jamais « sérieusement » combattue une personne dont elle ne souhaitait pas la mort ; absence de sérieux ne lui ayant pas empêché d’infliger de lourdes blessures à la seule mutante physique de la X-Team. Mais ça tenait du détail, désormais elles ne s’entrainaient plus l’une contre l’autre. Quel niveau avait Forge ? Elle le verrait bien mais ne s’attendait pas à un maitre d’art martial considérant que sa spécialité c’était les arme ; il devait avoir le niveau moyen, comme elle, peut-être même un peu moins. Cela restait bien supérieur aux entrainements militaires et Confréristes, de toute façon. Après, il ne se pensait pas doué en travail d’équipe non plus ; elle était belle la famille des X-Men. Sans doute l’entrainement trop solitaire, seules les deux premières générations ayant été entrainées ensembles – à moins que ce ne soit que les X-Men fondateurs, Rachel n’était pas sure. En tout cas oui, il ne fallait pas grand-chose pour briser la cohésion et le pire c’était que parfois il n’y en avait pas de base. Même si l’Echo qui avait échappé, elle avait eu vent de voyages en X-Jet passés à se mettre en froid les uns les autres. D’où l’importance de ces entrainements qu’elle pratiquait avec les autres, ayant bien comprit qu’il fallait un élément pour souder X-Team autour de lui et pensant pouvoir l’être, comme son père avant elle. Pas un chef, un leader ; il y avait énormément de différence.

L’Echo sourit à Jonathan vis-à-vis du savon, cela faisait toujours plaisir de pouvoir aider les autres même pour des choses aussi « secondaires » ; sachant qu’elles n’étaient secondaires que face à d’autres et qu’en l’heure, le lieu et l’état, se relever pour retourner chercher un savon aurait sans doute été bien plus chiant que tout le déménagement du lendemain qui aurait beau être plus encombrant serait fait à tête reposée et avec plus de motivation.

Le soutien du nouvel-ancien professeur de math lui fit plaisir aussi, cela changeait des élèves qui insistaient face à elle comme à d’autres en espérant qu’elle en ait des ouï-dire pour qu’elle prenne le post. Elle était déjà bien utile à faire les accueils et faire découvrir cet environnement dans lequel elle avait grandie l’intéressait bien plus que s’emmerder à faire des travaux pratiques en intérieurs, surtout lorsqu’ils demandaient autant de patience et de doigté que l’enseignement des pouvoirs. Sa perception différente du temps la rendait peut-être patiente aux yeux des autres mais elle ne s’estimait pas l’être, elle pouvait attendre uniquement dans la certitude que la chose arriverait ainsi attendre dans l’incertitude était très chiant, quand à la pédagogie avec des enfants pourquoi pas mais avec des adolescents ou de jeunes adultes, n’étant pas allé jusque là elle ne pouvait pas faire, tout simplement. Sans parler de devoir mettre des notes… « Te casse pas la tête pour rien » lui avait dit Forge et à défaut d’avoir l’esprit de contradiction Rachel était bien partie, alors même qu’elle avait conclue que ça ne se déciderait pas ce soir. Ça ne se déciderait pas du tout même, c’était déjà décidé. Voilà !

Tout pour ce soir, Forge avait raison. Quand à ne pas avoir de question, peut-être était-ce question de motivation oui, ou peut-être qu’elle avait bien fait son job aussi ! Même à minuit, ça c’était du professionnalisme ! Enfin, tant qu’on se limitait à sa forme astrale légèrement SM et pas à sa forme physique en pyjama Lovely Castor offert par Caitlyn, qui restait affalée et inconsciente dans ce confortable lieu où elle devait roupiller à cette heure.

*On peut y aller.*

*Oki, bonne nuit !*

C’était une exclamation mentale, parfaitement, lancée avant que Rachel ne coupe la conversation télépathique et, suite à un coucou de la main, ne laisse son corps astral réintégrer son corps, se dissipant du plan physique comme s’il en avait été effacé. Et laissant au passage Forge tout seul dans le hall, avec la seule lumière de la lune qui, si elle passait au travers de la baie vitrée, n’atteignait pas l’étage des X-Men. Ce fut cette constatation baveuse qui traversa l’esprit de la rousse qui, ayant réintégré son corps, avait le droit à la fatigue de ce dernier. Et merde, elle était partie trop vite…

Allait-elle rejoindre à nouveau Forge pour lui faire la lumière jusqu’à la chambre ? C’était mieux si elle ne voulait pas qu’il soit obligé d’allumer celle du couloir et donc d’éclairer partiellement sa chambre à elle dont la porte était toujours entrouverte, pour l’utilité de sa chatte. Supporterait-elle des rais de lumières le temps qu’il aille se coucher, sachant que l’éclairage s’éteindrait de lui-même sous la commande de Danger ? Il l’empêcherait déjà de dormir par ses mouvements, considérant son « sommeil léger ». Puis ça ne lui prendrait pas tant de temps que ça de le faire, si ? Surtout que s’il continuait de s’agiter derrière, il la maintiendrait éveillée de toute façon… D’un autre côté, c’était moche de le planter comme ça pour le coup… A-là-là, ce qu’il ne fallait pas faire des fois…

Perdant à nouveau conscience, Rachel projeta celle-ci à côté de Forge, réapparaissant tout comme elle avait disparue et inchangé que précédemment.

- ‘Scuse, déclara-t-elle, considérant avoir faite une ânerie pour le coup. J’ai des troubles du sommeil, du coup je suis assez… « pressée »… d’aller me coucher. Généralement.

Se coucher vers les 10 P.M. pour se lever vers les 10 A.M., cela pouvait laisser présager une nuit de sommeil de douze heures ; c’était faux, entre les mouvements qui la réveilleraient dès les 7 A.M. et les plusieurs fois où elle se réveillerait dans la nuit. L’Echo n’avait donc généralement qu’entre six et neuf heures de sommeil, pas toujours des plus reposants.

Accompagnant Forge jusqu’à sa chambre à lui, elle se permit de disparaitre simplement, cette fois, sans même répéter son bonne nuit. Et elle fit bien car la nuit fut loin d’être bonne : ce ne fut qu’une fois couché que Jonathan Silvercloud alias Forge ne devint vraiment gênant pour son sommeil, ronflant suffisamment fort pour se faire entendre des chambres à cotés ! Et autant, si Cerberus pouvait roupiller envers et contre tout, ce n’était pas le cas de sa maitresse qui, dès que possible, irait en toucher deux mots à l’autre X-Man. Il avait intérêt à baisser le volume sinon son retour sentirait le cramé ; et comme toujours chez l’Echo, c’était à prendre au premier degré !
RP TERMINE pour Rachel

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MessageSujet: Re: Un retour avec une odeur de cramée dans l'air [PV : Rachel]   Ven 24 Avr - 21:40

Ce n’est qu’une fois m’avoir souhaité de passé une bonne nuit avant de disparaitre sous mes yeux, me laissant au beau milieu d’un red-de-chaussée à peine éclairer par la lumière lunaire pénétrants les vitres de l’astrium. Ah ben c’est malin…. comment je vais faire maintenant pour rejoindre mon dortoir sans risquer de me manger un mur dans le large couloir ? Je peux allumer temporairement les lumières du couloir en appuyant sur l’interrupteur accroché près de l’entrée du couloir principale, le temps que j’aille rejoindre mon dortoir, puis de demander à Danger d’éteindre les loupiotes. Hors, le truc, c’est que la lumière qui se diffusera sous les portes risque certainement de déranger mes collègues. D’autant plus qu’elles ont loin de carburer en basse consommations.
Je soupire alors que je retrousser ma manche gauche pour m’apprêter à user de mon champ de force ionique. Pas pour me défendre d’une menace inexistante, mais pour utiliser la faible lumière émise par le bouclier énergétique pour me guider dans les ténèbres abyssaux qui règne en maître absolue.

Ah ben finalement ce ne sera pas la peine. Une minute plus tard, revoilà Rachel qui réapparait devant moi en accusant son problème de sommeil, mais également son envie présente d’être bercer par les bras de Morphée pour se justifier. Ce qui a le mérite de me faire doucement sourire.

- * Si ça peut te rassurer j’aurais fait exactement la même chose que toi. Moi aussi il me tarde trop de me vautrer la tête la première dans mon lit. *  

Et c’est en marchant hâtivement que je me laisse guidé par la lumière spirituel émise par l’esprit de Rachel, jusqu’à être enfin de retour à mon nouveau chez soi. La X-women, elle, s’évapore dans les airs sans réitérer sa formule de politesse, étant donnée qu’elle l’a déjà faite, tandis que moi je me dépêche de me déshabiller puis de prendre shampoing, gant de toilette et gel douche pour aller me décrasser dans la cabine de douche. Bon sang que ça fait du bien de ne plus avoir l’odeur d’un vieux loup de mer ayant passé les trois quart de sa vie sur un navire !
Une fois ça, ainsi que mes mains lavé à coup de savons et d’eau, je peux ENFIN me jeter sur le lit, de tirer la couette vers moi et d’éteindre la lampe de chevet.

J’ai attendue tout ce temps pour ce moment salvateur.

ZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZ !!!!!

FIN DE RP pour Forge.
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MessageSujet: Re: Un retour avec une odeur de cramée dans l'air [PV : Rachel]   

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Un retour avec une odeur de cramée dans l'air [PV : Rachel]
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