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 Compter les galets [Libre]

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Charlie Reyes
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MessageSujet: Compter les galets [Libre]   Lun 9 Fév - 13:51

Jeudi 20 Novembre 2014 - 16h25 - Bord du lac Breakstone

Un, deux, trois... Plouf. Trois, pas plus. Et il devait atteindre les sept.
Dieu ce qu'il faisait froid.

Grelottant dans le froid de novembre, vêtu simplement d'un sweatshirt à capuche vert bouteille et de son éternel jean gris qui contenait plus de trous que de jean, Charlie se pencha pour ramasser un nouveau galet rond, avant de le lancer dans le lac, où il fit un unique ricochet avant de sombrer lui aussi dans  un “plouf” décevant. Il n'était pas près de rentrer.

Qu'est ce qu'il lui avait pris aussi, de parier. De parier avec Martin. Il finirait par s'y faire, Martin ne lançait les paris que quand il était absolument certain de gagner. Et lui, il se laissait avoir à chaque fois. Le désaccord du jour s'était porté sur le groupe qui avait revendiqué l'attentat du métro deux mois plus tôt. Le Front de Libération Mutant ou le Front de Libération des Mutants. Désaccord majeur qui ne pouvait se régler que d'une façon.
____________

-On va vérifier. T'es prêt à parier? Tu veux parier?
-Arrête, t'es lourd Mart'.
La blague était récurrente. La mutation du jeune Anglais lui permettait de modifier à volonté la densité de son propre corps, changeant son poids en conséquence.
-J'suis mort de rire. Allez, fais pas ta chochotte Flamby, tiens un peu tes positions. Sois pas si mou. Parie.
-Pff. Okay, on fait quoi?
-T'sais quoi, on va faire mon pari spécial hiver. Tu te débrouilles bien en ricochets? Le délire c'est que le perdant va aller sans veste près du lac, et reviendra quand il aura réussi à faire dix ricochets d'un coup avec un gallet.
-C'est quoi cette idée à la con?
-Le froid te fait peur, pauvre chouchou?
-Ta gueule. Ouais okay, mais on va dire sept, sinon c'est pas faisable.
-T'as vraiment pas de couilles mon pauvre. Bon, tenu pour sept.
_____________

Mais quel con. Ca faisait bien dix minutes qu'il était là. Si il se choppait une pneumonie il enverrait la facture de médecin aux parents de Martin, tiens. Ils auraient les moyens, de toute façon. Martin Parsons Junior, né à Londres d'un homme d'affaire brittanique et d'une journaliste canadienne. Il partageait avec Charlie l'enfance plutôt facile, en y ajoutant une famille plus qu'aisée. En décrochage scolaire depuis ses douze ans, il avait été envoyé dans une école privée hors de prix, même selon leurs critères. Jusqu'au beau jour de 2013 où il s'était battu avec un autre ado et l'avait presque tué sous son poids, exploit dont il adorait se vanter. Une semaine plus tard, il voyageait pour Salem. C'était assez représentatif de sa famille, même si le fait que son grand frêre Phillip soit arrivé à l'Institut près de deux ans plus tôt avait sans doute facilité le processus.

Il devait bien se marrer le Martin, bien au chaud dans le foyer, pendant que lui se les gelait face au lac. En plus, il était nul en ricochets. Surtout quand il tremblait comme un malade du Parkinson parce qu'il faisait moins de 5°C. Il risquait de rester là un long moment.

Inspirant un grand coup pour s'empêcher de trembler, Charlie envoya en un geste à la souplesse discutable un énième gallet dans l'eau. Un, deux, trois... Quatre! Cinq! Oui! Et... Non. Le gamin s'assit au bord de l'eau avec un soupir de désespoir. Il devait avoir l'air bien misérable. C'était bien le moment que quelqu'un passe par là, tiens. Ca ferait une belle vue. Un gamin maigrelet tremblant de froid à quelques mètres de l'eau, ramassant de temps en temps sans y croire un caillou pour le balancer mollement dans le lac.

Dieu ce qu'il faisait froid.

J'crois que mes boules sont remontées dans ma gorge là. J'veux rentrer, merde.


Dernière édition par Charlie Reyes le Sam 14 Mar - 16:40, édité 2 fois
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Ariella Miller
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MessageSujet: Re: Compter les galets [Libre]   Lun 9 Mar - 19:56

Cela fessais deux mois, deux mois que l’attentat de Bleeker était arrivé, deux mois que j'avais enfin prit la décision de voir quelqu'un pour enfin réussir à maîtriser ma peur, deux mois que je m’efforçais de voire les gents autrement. C'était terriblement dur d'avancer à petit pas, de faire un effort après un autre pour changer ma perceptions des autres, pour les voir comme ils sont et non comme je l'imagine, pour être capable de ne plus avoir peur. En fait, aujourd'hui étais l'un de ces effort, j'avais tenté d'être au foyer sans Alex pour voir si j'étais capable d'être la bas sans quelqu'un pour attirer mon attention. Malheureusement, ce ne fut pas tout à fait une réussite. J'avais réussis à rester cinq minutes au foyer, tentant d'observer les autres au lieux de les voire comme des yeux. Je m'en tirai bien, très bien même, jusqu'à temps que quatre jeunes hommes de mon âge ne décident de venir me parler. Je sais pas si c'est à cause que l'un deux c'était mit à m'observer alors que moi même je l'observais en retour pour appliqué se dont Amy m'avais parlé ou si c'était pour une tout autre raison... Mais bon, je m'en étais tiré de justesse en prétextant que j'avais quelque chose à faire.

En réalité, j'étais rapidement retourné dans ma chambre pour prendre mon trench-coat ainsi qu'une veste. J'avais eut une soudaine envie d'aller prendre l'aire dehors, une envie de me retrouver un peu seule et de respirer de l'aire frais. Ainsi donc, je m'étais habillé pour sortir dehors en pensant qu'il allait faire plus froid. En fait, j'avais été surprise par la température, elle n'étais pas si froide que cela et elle se supportais plutôt bien. J'aurais presque pus juste sortir en veste... Alors que je marchais sans réel but le long de l'institue, je me rendis compte que l'hiver Canadien et la neige me manquais beaucoup... Aller rendre visite à mon grand-père avant que l'été n'arrive serrais peut-être une bonne idée... Marchant toujours en silence, je ne m'étais pas du tout rendue compte que je m'étais graduellement approché du lac. Ce fut le son d'une roche que l'on tire dans l'eau qui me sortit carrément de mes pensés. Sans arrêter de marcher, je quittais le sol du regard pour regarder en direction du bruit, Tiens... je ne suis pas la seule à avoir eu envie de prendre l'aire... Je fit un léger changement dans ma trajectoire pour m'approcher doucement de Charlie. Je me demande bien de qui il s'agit... et puis ça vas te permettre de t’améliorer pour aller vers les autres... À force de m'approcher, je me rendis compte qu'il s’agissait d'un gamin que je n'avais pas encore croisé dans l'institue, qu'il n'étais vraiment pas habillé pour le froid(des pantelons troué quand il fait froid c'est jamais une bonne idée..) et qu'il semblait littéralement trembler de froid. Pauvre petit, il fessais un peu pitié à voire assit proche de l'eau à grelotter... je ne pouvais pas le laisser comme ça...

D'un geste, je vins retirer mon trench-coat de sur mes épaules. Lorsque je fut arrivé derrière le jeune garçon, je lui mit mon trench-coat noir sur les épaules avant de venir doucement m'asseoir à ses coter. Je portais des pantalons de style gothique noir avec une veste à la Assasin's Creed noir et rouge. Sous ma veste, je portais un gilet de style médiéval de couleur beige avec corset de couleur bourgogne ainsi que mes deux brassard de cuir qui ne me quittent jamais. D'un geste lent, je vins replier mes jambes vers ma poitrine alors que mes bras venaient doucement les entourer. Pendant quelque secondes, je restais silencieuse à observer le lac avant de venir poser mon regard sur le jeune garçon. Bon.. t'est capable... commence par un sujet vague tout en te présentent... ça devrais bien entamer la conversation.. Un petit sourire c'était accroché à mes lèvres alors que je venais dire doucement:

- C'est pas une très bonne idée de sortir sans manteau... c'est le meilleur moyen de tomber malade.

Je me tus pendant quelques secondes alors que mon regard de couleur gris observait un peu le mutant. Non, je ne me rappelais vraiment pas l'avoir croisé dans les couloirs de l'institue. Remarquez qu'il étais peut-être un nouveau... Je me demande bien pourquoi il est dehors... Ça m’intriguais.. Toujours en souriant doucement, je tendis ma main vers le jeune homme au même moment ou je venais ajouter:

- Je m'appelle Ariella, t'est nouveau à l'institue? T’essaie de faire quoi au juste?

La veste d'Ari:
 

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Charlie Reyes
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MessageSujet: Re: Compter les galets [Libre]   Jeu 12 Mar - 14:38

Il devait y avoir une technique particulière, quelque chose de spécial à faire pour que ça fonctionne... Une incantation, une prière à l'esprit des cailloux, une gestuelle particulière? Le gamin n'était pas du genre supersticieux, loin de là. Mais si cela pouvait lui permettre de rentrer au chaud sans abandonner et devoir subir les moqueries de son meilleur ami, il aurait été prêt à se lancer dans un rituel vaudou... Pour peu qu'il ne dure pas trop longtemps, sinon on risquait de le retrouver congelé plusieurs millénaires plus tard, en tant chainon manquant des évolutionnistes du futur, qui les aiderait à comprendre à quel moment l'humanité dans son ensemble a acquis la capacité vitale de refuser des paris stupides.

Sa main droite fouillant dans les cailloux de la berge, il n'entendit la personne que lorsqu'elle arriva à quelques mètres derrière lui. Sa première pensée alla vers Martin, mais le pas était bien trop léger pour être le sien. Encore que léger n'était peut-être pas le bon mot, puisque l'Anglais pouvait potentiellement peser moins de cinq kilogrammes en ce moment. Mais la démarche était peu résolue, presque hésitante. Et il ne fallait pas être un génie pour la déterminer très probablement féminine. Définitivement pas celle du bourrin ignorant volontairement tout du tact à la British qui lui servait d'ami.

Le regard fixé sur ce lac qui lui voulait apparement tant de mal, Charlie résista à l'envie de se retourner, sans doute dans un vague espoir de paraitre moins pitoyable en donnant l'illusion d'être bien à sa place. Malgré cela il sursauta lorsque la fille -point sur lequel il ne s'était pas trompé- lui déposa quelque chose sur les épaules. Dans son geste brusque, il cogna sa main droite dans l'un des plus gros gallets. Une douleur vive traversa son index, mais il fit de son mieux pour le cacher.

Il tourna alors la tête pour observer la jeune fille rousse qui s'était assise à côté de lui, fixant elle aussi le lac. Elle était plutôt jolie, malgré ce style vestimentaire étrange et un corps que l'on devinait très légèrement plus large, mais probablement sportif, sous sa veste. Elle ne devait pas être très loin de l'âge de Sanzo, d'ailleurs, même si son visage rond et son expression visiblement mal à l'aise la faisaient paraitre un peu plus jeune.

Après quelques secondes d'immobilité silencieuse des deux côtés, il détourna son regard pour le poser à nouveau sur cette maudite flaque géante. Qui avait idée d'installer son manoir près de cette chose? Malgré le trench-coat que la jeune femme avait déposé sur ses épaules, Charlie sentait toujours l'air froid qui provenait de l'étendue d'eau.

- C'est pas une très bonne idée de sortir sans manteau... c'est le meilleur moyen de tomber malade.


L'adolescent lança un rapide coup d'oeil amusé à la fille qui venait de prendre la parole. Après un léger gloussement, il répondit d'une voix faussement assurée

-T'inquiète, je suis trop solide pour ça.

Ha, à d'autres. Il se voyait déjà le lendemain, 40° de fièvre et une toux à faire tomber les murs de la chambre. Mais il fallait bien sauver les apparences. Se relevant d'un bond, il ôta le trench-coat de ses épaules avant de le replier soigneusement et de le poser à côté de la demoiselle avec un regard reconnaissant. Il avait apprécié la chaleur du vêtement pendant quelques instants, mais ne pouvait pas se laisser aller de cette façon. Il fallait bien se montrer viril. Se baissant pour ramasser un autre gallet, il le balança en direction de l'eau d'un mouvement plus fluide que le précédent. Son doigt ne lui faisait plus mal, l'un des avantages du froid. Après trois pauvres ricochets, la pierre coula. Damn it.

- Je m'appelle Ariella, t'est nouveau à l'institue? T’essaie de faire quoi au juste?

-Charlie, répondit le jeune homme en serrant doucement la main d'Ariella. Drôle de nom d'ailleurs, Ariella. Pas vraiment nouveau, je suis là depuis fin aôut. Et toi? Je pense pas t'avoir déjà vue, tu dois pas passer souvent au foyer.

Il marqua une courte pause, le temps de jeter un oeil autour de lui pour trouver un autre galet de forme appropriée. Le temps aussi de trouver une histoire qui le ferait paraitre moins idiot qu'il ne l'était réellement.

-Je m'entraine. Je suis apprenti X-Man tu sais! Là, ça a l'air de rien mais ça entraine ma volonté, ma précision et ma capacité à agir dans des conditions défavorables, c'est vachement important.

Bon, c'était relativement loin de la vérité, mais ce n'était pas à proprement parler un mensonge. Et ça sonnait quand même beaucoup mieux que “J'essaye de faire des ricochets parce que j'ai perdu un pari con et que mon meilleur ami est un sadique”, non?
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Ariella Miller
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MessageSujet: Re: Compter les galets [Libre]   Dim 15 Mar - 3:56

Je l'avais vue sursauter, mais je n'avais pas du tout remarqué qu'il c'était fait mal. J'avais eu un tout petit rire lorsque le jeune garçon avait affirmé qu'il était solide. Je me doutais bien que ce n'était pas tout à fait vrais puisque je l'avais vue grelotter. Mais bon, il voulait jouer au dure à cuire et je n'allais certainement jouer à la mère. Je fis comme si de rien n'était, le laissant faire comme bon lui semblait. J'avais suivis du regard les mouvements du mutant, il n'avais pas été obligé de plier mon trench-coat. Mais bon, c'était tout même gentil comme geste et c'était tout autant apprécié. J'avais légèrement hoché de la tête, voulant dire de rien, en réponse à son regard reconnaissant. Je n'avais pas encore assez froid pour vouloir remettre mon trench-coat alors je le laissais plié à mes coter.

J'étais enchanté de le connaître et je devais avoué que Charlie c'était plutôt jolie comme nom. Je trouvais que ça sonnait bien. J'étais resté assise, mon regard suivant toujours les mouvements de Charlie, alors que je l'écoutais en silence. C'est vrais qu'il c'était passer pas mal de temps depuis le mois d'août, mais comparé à moi Charlie était tout de même un nouveau. Mon sourire s'effaça légèrement, oui je n'allais pas souvent au foyer et ce même si j'essayais depuis deux mois d'y aller plus souvent. Mais bon, je vins légèrement secouer la tête alors que je me concentrais sur la suite des paroles du jeune homme.

-Je m’entraîne. Je suis apprenti X-Man tu sais! Là, ça a l'air de rien mais ça entraîne ma volonté, ma précision et ma capacité à agir dans des conditions défavorables, c'est vachement important.
 
Mon doux sourire revint, je dois avouer que ça m'étonnais un peu d'apprendre qu'il était apprentis X-man. Au premier regard, ce n'étais pas la première chose à lequel on pensait. Mon regard divagua légèrement vers l'étendue d'eau alors que je répondais toujours sur un ton doux et amical:

- T'a du cran pour devenir X-men, j'espère que tu vas réussir à y arriver. Mais, je ne pensais pas que l’entraînement se fessait aussi à l'extérieur. Je pensais que c'était juste avec la fameuse Salle des dangers... M'enfin, je ne connaît pas ce que vous devez faire, alors ça doit être vrais ce que tu me dit.  

Je fis une petit pause alors que je venais légèrement me masser la nuque tout en m’étirant un peu. Mon regard revint sur le jeune garçons alors que je changeais ma position pour être assise en indien.

- Pour répondre à ta question, ajoutais-je, cela fait environs deux ans et quatre mois que je suis arrivé à l'institue. C'est vrais que je ne vais pas souvent au foyer, en fait j'ai une préférence pour rester dans ma chambre ou à être à la bibliothèque. Mais, j’essaie de changer cette mauvaise habitude, t'inquiète.  

Je sais que je n'avais pas vraiment dit la vérité, mais je ne me sentais pas encore apte à parler ouvertement du fait que j'avais peur du regard des autres. D'un geste, je me relevais autant parce que j'avais envie de bouger que pour éviter que ma température corporel ne baisse trop vite vue que j'étais resté immobile à terre. Je vins encore une fois légèrement m'étirer alors que je me déplaçais pour être au coter de Charlie. Mon regard resta sur l'étendue d'eau pendant un moment avant de finalement venir se poser sur le jeune mutant.

- C'est ton coup de poignet qui est problématique, dis-je, c'est un peu comme le lancez de couteau. Si t'a pas le bon angle ou la bonne vitesse de déplacement et de rotation ça ne marche pas. Dans le cas d'un galet, il rebondit quelque fois ou pas du tout. Regarde...

Je laissais ma phrase en suspend alors que mon regard se posait sur le sol pour trouver une roche de la bonne taille et forme. Je me penchais pour prendre un galet le plus plat et rond possible avant de jeter un coup d’œil vers Charlie pour m'assurer qu'il me regardait pour la démonstration. Puis, d'un geste sec et précis je lançais le dit galet sur la surface de l'eau. Un...deux...trois...quatre...cinq...six... plouf... j'eus une légère moue, je me souvenais avoir réussi à faire plus de rebond quand j'étais au canada avec mon grand-père.... Mais bon, ça fessais longtemps que je n'avais pas jouer à ce jeu alors je devais certainement être rouillé. Mais en même temps, en y repensent bien, je n'avais pas tant perdue la main que ça. Doucement, je vins glisser mes mains dans mes poches alors que je me tournais vers Charlie.

- Tu vois, continuais-je, tout dépend de la façons dont tu lance la pierre sur la surface de l'eau. Un coup que t'a la technique reste plus qu'à pratiquer.  

Tiens... J'ai l’impression d'entendre Rachel en disent la fin de ma phrase... Je m'étais tus alors que je venais légèrement me déplacer pour que mon poids repose sur ma jambe droite. Mon regard était posé dans celui de Charlie en attente d'une réaction.

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Charlie Reyes
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MessageSujet: Re: Compter les galets [Libre]   Sam 21 Mar - 15:12

Bon, apparement il n'était pas parfaitement crédible, il fallait s'y attendre. Le second degré évident derrière le “ça doit être vrai ce que tu me dis” laissait peu de doute sur ce qu'Ariella pensait de son “entrainement”. Quant à la Salle des Dangers... Charlie n'allait certainement pas avouer qu'il était encore bien loin de ce stade-là de sa préparation. Ne répondant rien, il fit mine de s'interesser à l'un des galets en le soupesant, avant de le laisser tomber au profit d'un autre, plus léger et plus plat.

Plus de deux ans, la jeune rousse était clairement une ancienne parmi les élèves de l'Institut. Où en serait-il, lui-même, dans deux ans? Beaucoup de possibilités, même si selon toute probabilité il n'aurait pas quitté le manoir. Selon la motivation, selon la force de sa volonté, beaucoup de choses pourraient avoir changé. En resterait-il au stade du simple élève, comme Martin et les autres, se contentant de profiter de l'aide fournie par l'Institut sans s'investir plus que ça? Ou serait-il un futur X-Man, prêt au combat, aux portes de sa passation? Eh bien, probablement quelque part au milieu, à l'instar de son colocataire félin. Peu probable que sa préparation ne dure que deux ans, et encore moins probable que Xavier accepte les mineurs dans son unité d'élite. Il aurait bien le temps de voir à quoi s'en tenir, de toute façon. Beaucoup de choses pouvaient arriver en deux ans.

Ariella était donc plutôt du type solitaire. Ca expliquait d'ailleurs sa présence près du lac. D'un côté il pouvait comprendre qu'on préfère la tranquilité, de l'autre ça semblait vraiment dommage de s'isoler de tout ce beau monde qui vivait à l'Institut. Car on pouvait y rencontrer des gens très intéressants, et vraiment sympathiques. Bon, peut-être Charlie ne pouvait-il pas vraiment compter ses propres amis dans cette catégorie, surtout en ce qui concernait une jeune fille un peu introvertie.

En silence, l'adolescent projeta encore une fois le caillou à la surface de l'eau, où il ne rebondit qu'une seule fois avant de couler. Soupirant, Charlie se détourna du lac quelques secondes.

- C'est ton coup de poignet qui est problématique

Autant ne pas faire de commentaires mal placés sur son “coup de poignet”, qui était par ailleurs parfaitement entrainé. Mais Ariella avait l'air de savoir de quoi elle parlait. Alors si elle pouvait lui permettre de réussir un lancer pour pouvoir rentrer au chaud... Il était prêt à écouter. D'ailleurs la jeune femme avait déjà ramassé un galet, et une fois le regard du gamin posé sur elle, elle l'envoya souplement faire ses six ricochets avant de sombrer, à un dizaine de mètres d'eux. Premier lancer, et elle avait déjà fait mieux que lui en un quart d'heure. Le monde était injuste, parfois.

Tout dépendait de la façon dont tu lançais la pierre sur l'eau? Alors ça, ça c'était un conseil incroyable. Et si elle devait apprendre à quelqu'un à marcher, elle lui dirait que tout dépendait de la façon dont il posait un pied devant l'autre?

La technique, c'était bien ça le problème, il ne l'avait pas. Alors si c'était pour donner des conseils inutiles... Il ne laissa rien sortir, se contentant d'inspirer un grand coup pour se calmer. C'était la frustration qui parlait, et c'était très mal placé. Ariella n'avait été que gentillesse depuis son arrivée, et il était évident qu'elle faisait de son mieux pour aider. Et elle n'y était pour rien si lui était mauvais, de toute façon. Il s'agirait de grandir, comme disait l'autre.

Prenant sur lui, il ramassa un énième galet. A ce rythme-là, la berge n'en compterait plus aucun d'ici deux heures. Tentant d'imiter le mouvement de son instructrice improvisée, il obtint le score non négigeable de quatre ricochets. Coup de chance, ou vraie amélioration? Quatre, ce n'était pas suffisant, mais c'était bien au dessus de sa moyenne personnelle, donc plutôt satisfaisant.

-Hm, c'est pas encore ça, marmona-t-il tant pour son interlocutrice que pour lui-même.

Et si on se contentait d'en compter trois de plus et qu'on rentrait? Qu'est ce qui l'en empêchait? Pour l'heure, Ariella. Mais ce n'était pas un problème, sa compagnie était assez agréable, maintenant que Charlie avait réussi un lancer plutôt correct. Restait le problème du froid cependant, mais on faisait avec ce qu'on avait. Peut-être qu'il finirait par développer une résistance.

Fourrant ses mains dans ce qui avait un jour été les poches de son jean, il fit face à la jeune rousse. Il aurait pu lui proposé de rentrer au foyer, mais cela voulait dire rencontrer Martin, ce qui impliquait qu'elle apprendrait la vraie raison de sa petite sortie, et qu'il faudrait la mettre dans le coup. Et donc passer pour l'imbécile qu'il était. Définitivement non. D'un autre côté, il en avait assez des galets, et rester ici à discuter n'améliorerait pas la situation. Mais au moins, ça ferait passer le temps, et il pourrait revenir au foyer victorieux -ou presque- plus tard.

-Tu veux marcher un peu? Si je bouge pas dans les trois minutes je tombe en hypothermie, avoua-t-il avec un léger sourire. On peut faire un tour dans le parc si tu veux éviter l'intérieur.

Raison de plus pour ne pas rentrer, si Ariella n'était pas à l'aise en présence de grands groupes il fallait mieux ne pas la brusquer. Ils restaient à l'extérieur, tout le monde y gagnait.

-T'es vachement douée à ça, ajouta-t-il en désignant la surface du lac, c'est quelqu'un qui t'a appris? Et t'as d'autres talents cachés, comme ça, ou ils impliquent tous de lancer des cailloux dans l'eau?

Le sourire franc de Charlie laissait peu de doutes sur le sérieux de la dernière question, mais il espérait ne pas mettre la jeune femme mal à l'aise. Ce ne serait bien sur ni la première, ni la dernière fois qu'il vexerait quelqu'un par mauvaise communication, mais ça restait à éviter autant que possible.
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Ariella Miller
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MessageSujet: Re: Compter les galets [Libre]   Mar 14 Avr - 20:01

J'avais vue le jeune homme inspirer un grand coup ce qui eu pour effet de me rendre légèrement inquiète. Il ne voulait pas que je lui donne des conseilles? Ça le vexait la manière dont je lui avais parlé? Ou c'était carrément autre chose? J'avais fini par pencher légèrement la tête sur le coter alors que j'observais en silence Charlie. À moins que ce sois moi qui interprète mal... Du regard, je suivis les mouvements du jeune homme mais surtout lors du lancé du galet. J'avais suivis les ricochets de la roche du regard tout en comptent le nombre de dit ricochets. Quatre c'était pas mal, c'était même plutôt bien. M'enfin, de mon point de vue c'était bien puisque je ne savais pas si il avait déjà pratiqué cette activité ni même depuis combien de temps il était dehors à essayer de faire des ricochets.  

-Hm, c'est pas encore ça.


- Pourtant tu y est presque, répondis-je aussitôt alors que mon regard se posait à nouveau sur le mutant, je dirais que maintenant c'est la vitesse et l'angle du galet qui n'est pas tout à fait parfait, mais il est quand même pas mal ton lancé. Comme j'ai dis c'est la pratique qui manque....  

J'eus un petit sourire qui se voulait encourageant lorsque Charlie me fit face alors que je m'approchais encore un peu du mutant. Je m'étais légèrement éloigné lorsque j'avais fais ma démonstration alors je m'étais déplacé pour être à nouveau à une distance de bras du garçon. Mon petit sourire s'agrandit légèrement lorsqu'il avoua en quelque sorte que le froid était en train de gagner. Je le savais, mais je m'abstins tout de même de dire tout commentaire. Autant parce que ce n'étais pas vraiment nécessaire qu'à cause que je ne voulais pas le vexer. M'enfin, j'avais doucement hoché de la tête pour signifier au jeune mutant que ça ne me dérangeais pas de marcher un peu. En fait, cela m'arrangeais beaucoup de faire le tour du parc puisque cela impliquait de ne pas rentrer tout de suite.

-T'es vachement douée à ça, c'est quelqu'un qui t'a appris? Et t'as d'autres talents cachés, comme ça, ou ils impliquent tous de lancer des cailloux dans l'eau?


Mon regard c'était légèrement perdue sur la surface de l'eau lorsque Charlie l'avait désigné. Sérieusement, passer du temps avec mon grand-père au bord du lac près de son chalet me manquait grandement. Un léger soupire fut pousser alors que mon sourire revenait suivit d'un petit rire. Je ne m'étais pas attendue à ce qu'il parle ainsi, mais je l'avais très bien pris. Je vins encore une fois poser mon regard dans celui du jeune homme alors que je répondais doucement:

- Merci. Bien sure que j'ai d'autre talents que de lancer des cailloux dans l'eau: Archerie, lancer de couteau, dessins... et je suis très calé en histoire! Oui, bon, étudier pour devenir prof d'histoire ça aide. Mais, il y à tout de même un certain talent combiné à un très grand intérêt.  

Je vins doucement rire encore une fois alors que je me déplaçais pour aller chercher mon trench-coat. Je revins doucement au coter de Charlie avant de lui tendre avec un petit sourire mon manteau. Je savais que plus tôt il l'avait refuser, mais je lui proposais tout de même encore une fois de le mettre.

- Mets le, dis-je amicalement, moi je suis correcte pour l'instant et ce serrait vraiment dommage que tu tombe en hypothermie ou malade.


Je restais immobile pendant quelque secondes pour voire la réaction du jeune homme. Si Charlie décidait de prendre mon trench-coat, j'allais lui prêter sinon j'allais tout simplement le remettre sur mes épaules. Je vins encore une fois glisser mes mains dans mes poches alors que mon regard divaguas un peu en direction du parc.

- Je te suis, ajoutais-je alors que je me mettais en route en même temps que le mutant, et pour répondre à ta première question: c'est mon grand-père qui m'a montré comment faire ricocher un galet sur l'eau. Plus jeune, quand j'allais lui rendre visite au Canada, on pouvait passer des heures près de l'eau à lancer des galets tout en discutant. Même chose lorsque je me pratiquais à l'archerie avec lui...

Plusieurs bon souvenirs revenaient à la surface dans mon esprit et il était évident que je tenais beaucoup à mon grand-père. Mon petit sourire reflétait bien le bonheur qui était lié à ces souvenir, mais celui ci s'effaça légèrement lorsque je me mis à penser que je m’ennuyais de mon grand-père. Je vins légèrement secouer la tête pour sortir de mes pensés alors que je venais poser mon regard dans celui de Charlie. J'avais gardé le silence pendant un petit moment avant de demander sur un ton doux:

- Dit moi, par simple curiosité, pourquoi tu veux devenir X-men?
 

Je me tus alors dans l'attente d'une réponse mon regard toujours posé sur Charlie. Ça m'intéressais réellement de savoir pourquoi il voulait devenir  un X-men, mais en même temps si il ne voulait pas trop en parler je n'allais pas insister.

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Charlie Reyes
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MessageSujet: Re: Compter les galets [Libre]   Mer 22 Avr - 12:36

La technique était correcte, mais la pratique lui manquait. Pas vraiment rassurant, puisque la pratique prenait généralement plus de temps, et que lui avait besoin de résultats immédiats. Motivation de plus pour simplement compter trois ricochets supplémentaires et oublier l'affaire. De toute façon, sur la fin le galet glissait toujours sur l'eau plus qu'il ne rebondissait. D'ailleurs en y repensant, ses cinq de plus tôt avaient peut-être bien été sept, si, si! Affaire classée, problème résolu. Ah, le pouvoir de l'autopersuasion...

Archerie et lancer de couteau. Il aurait du s'en douter, considérant l'accoutrement de la jeune femme. Et histoire. Tout cela concordait, elle devait être une fan inconditionnelle de l'époque médiévale. Quand au dessin, c'était un talent qu'elle partageait avec lui, même si les raisons initiales en étaient probablement différentes. Peut-être pourrait-il lui montrer quelques-uns de ses croquis, ceux qui versaient dans le fantastique lui plairaient sûrement. Sans avoir un niveau exceptionnel, l'adolescent était tout de même assez doué, même si le manque de rigueur et de motivation le faisait stagner les deux ou trois dernières années.

Ariella s'éloigna pour ramasser le manteau, avant de revenir vers lui pour le lui tendre à nouveau. C'était vraiment gentil de sa part, mais il devait être fort, et puis c'était une veste de fille, et puis si quelqu'un le voyait... Et tant pis, il avait vraiment froid. Après deux secondes d'hésitations, il accepta le trench-coat avec un sourire un peu gêné avant de l'enfiler. Il s'inspecta, et trouva que ça ne lui allait pas si mal. C'était un vêtement unisexe en vérité, et même s'il était légèrement trop grand et très éloigné de son style habituel, ça lui plaisait plutôt.

-Merci... Mais si jamais t'as froid à un moment, hésite pas à le reprendre hein. Faut vraiment pas t'inquiéter pour moi, j'tomberai pas malade comme ça.

Ils se mirent en route, commençant à longer le lac. Ils s'en écarteraient très vite, pour se diriger vers le parc. Son grand-père lui avait appris les ricochets au Canada? Elle était canadienne, ou juste originaire? C'était assez intéressant, toutes les origines différentes que l'on pouvait trouver à l'Institut. Il n'y avait pas une telle diversité, dans son ancienne école.

-Ca devait être sympa. Moi je suis allé quelques fois rendre visite à mon grand-père au Mexique, mais il m'apprenait pas ce genre de choses.

Mexico City, pas vraiment le rêve américain mais ça commençait de plus en plus à s'en rapprocher, d'après son père. Et puis bon, une bonne partie de sa famille du côté paternel y était, ce qui était une bonne excuse pour s'y rendre une fois toutes les quelques années.

- Dit moi, par simple curiosité, pourquoi tu veux devenir X-men?  

Charlie regarda la jeune Canadienne en silence pendant quelques secondes, un léger sourire aux lèvres. C'était probablement la question à laquelle il avit du répondre le plus souvent ces quelques derniers mois, que ce soit envers ses amis, ses parents, ou de véritables X-Men. Et malgré ça, il ne savait jamais vraiment comment l'aborder.

-Ben, c'est pas très compliqué, en fait. Je veux aider, simplement, et c'est le meilleur moyen que je connaisse pour le faire. Utiliser mes pouvoirs pour protéger les gens et faire avancer l'idéal du professeur, c'est plutôt un concept qui me plait bien. C'est ça, en gros. Y a d'autres raisons aussi, mais rien de bien intéressant.

Il se tut quelques secondes, regardant devant lui tandis qu'ils s'écartaient du sentier qui suivait le lac, avant de se tourner à nouveau vers Ariella.

-Et toi? Pourquoi tu veux devenir prof d'histoire?
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Ariella Miller
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MessageSujet: Re: Compter les galets [Libre]   Jeu 30 Avr - 2:19

Lorsque Charlie avait finalement prit mon manteau, mon petit sourire c'était légèrement agrandit. Autant pour l'encourager à le prendre que pour lui faire comprendre qu'il n'avait pas à être gêné. Après tout, nous étions pas mal juste tout les deux à être dehors près du lac et ça lui allait quand même bien comme vêtement. J'avais murmuré un petit de rien lorsque le jeune homme me remercia alors que j'avais légèrement hocher la tête. C'était noté, si jamais j'avais froid j'allais le reprendre... ou pas. M'enfin, pour l'instant j'étais correcte alors ça servais un peu à rien de penser à ça. Oui, je sais que je n'avais pas à m'inquiéter, mais c'était un peu plus fort que moi. Certes je n’irais pas jusqu'à l’extrême, mais je m’inquiétait tout de même un peu du confort des autres.

Oui j'avais passé de très bon moment avec mon grand-père. En fait, nous étions extrêmement proche l'un de l'autre. Tiens, il a des origines mexicaines, je ne l'aurais même pas deviné. Je me demande bien ce que son grand-père lui à montré... oui, bon, je me doute que ça risque d'être très différent que mon cas, mais je suis tout de même curieuse. J'eus un petit sourire en réponse à celui du jeune garçon alors que j'écoutais attentivement ce qu'il disait. Je vins légèrement hocher de la tête, je vois. C'était très logique ce que Charlie venait de m'expliquer et je devais avouer qu'il n'a pas tort. Je pourrais presque faire la même chose, moi qui avais la volonté d'aider les autres.... Mais, malgré que j'étais suivis par Amy, j'avais toujours cette petite crainte qui m'empêchait de faire ce que je voulais. Nah, je travaillais énormément la dessus, j'allais finir par me libérer et être capable d'aider comme je le voudrais. Voire même être capable d'utiliser sans danger mon pouvoir devant des inconnues pour les aider... Remarquez que ce serrai bien de commencer à réfléchir à cela. Je m'étais quelque peu perdue dans mes pensées, mais cela ne m'empêchais pas de continuer à suivre le jeune homme.

-Et toi? Pourquoi tu veux devenir prof d'histoire?


Mon regard revint sur le mutant alors que je gardais le silence pendant un instant le temps de sortir complètement de mes pensées. Je pris une légère inspiration alors que je sentais au même moment un petit frisson me parcourir l'échine. Je vins caler un peu plus mes mains dans mes poches alors que je répondais doucement:

- J'ai toujours aimé cette matière tout comme j'ai toujours aimé apprendre ce qui a été fait avant, comment on vivait et tout ça. C'est aussi à cause de l'archerie que je m'étais intéressé à l'histoire, je voulais en apprendre plus sur cette arme et sur comment les compétitions sont nés. L'intérêt a ensuite grandit de plus en plus jusqu'à temps que je veuille en faire mon métier. Et puis, quand tu connaît ce qui a été fait par le passer ça te donne une chance de ne pas répéter les même erreurs.... maintenant que j'y pense, ça peut être un bon moyen de faire valoir l'idéal de Xavier...  

Mon sourire vint légèrement s’agrandir alors que mon regard divagua légèrement pour observer les alentours. Je vins doucement expirer, je me sentais bien. Le chemin que nous suivions était très tranquille et en plus j'étais en très bonne compagnie. Je gardais le silence pendant un moment avant de poser à nouveau mon regard sur Charlie.

- M'enfin, ajoutais-je, à part devenir X-men tu sais ce que tu veux faire plus tard? Genre, comme métier? Et je me demandais, ton grand-père il t'a montré quel genre de truc? Moi, je suis très proche de mon grand-père, il m'a montré beaucoup de chose et je suis curieuse de voir la différence.  

Je souriais toujours, j'étais réellement curieuse de savoir et cela pouvait très clairement se lire dans mon regard.

- Le Mexique, c'est bien? Tu parle Espagnol? C'est quand même vachement plus chaud comme pays que le Canada.

Je ne pus m'empêcher d'avoir un léger rire, j'avais tenté de faire un peu d'humour. J'espérais juste que Charlie trouve ma touche d'humour drôle. M'enfin, je m'étais finalement tus laissant la parole au jeune garçon.

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Charlie Reyes
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MessageSujet: Re: Compter les galets [Libre]   Jeu 30 Avr - 20:05

Charlie hochait la tête en souriant, tout en écoutant la jeune fille. C'était bien ce qu'il avait cru. Même si elle appronfondissait peu ses idées en parlant, il était évident qu'Ariella avait l'air vraiment passionnée par le sujet, c'était agréable à voir. Et elle avait raison sur les leçons qu'on pouvait en tirer, même si ce n'était pas une idée révolutionnaire c'était toujours intéressant. Quand au moyen de faire valoir l'Idéal, l'idée avait le mérite d'être émise, et elle lui semblait plutôt bonne. Mais l'adolescent ayant presque aussi peu d'intêret à l'égard de l'histoire qu'à celui des mathématiques, ce n'était certainement pas lui qui l'appliquerait.

Comme occupation, en plus d'être X-Man? Oui, c'est vrai que les X-Men étaient bénévoles, et avaient pour la plupart un métier en plus de leur appartenance à l'organisation. Mais Charlie n'avait toujours pas la moidre idée de ce qu'il pourrait faire. Probablement quelque chose pour l'Institut, qui ne demanderait que relativement peu d'implication et encore moins de qualifications. Pas enseignant, ça c'était certain. Honnêtement, il pouvait comprendre qu'on aime une matière, mais comment pouvait-on vouloir être professeur? Passer ses journées à tenter de faire apprendre des choses à des ados qui, la plupart du temps, s'en foutaient et n'attendait que la sonnerie de fin de cours... Il savait de quoi il parlait. Mais enfin, c'était le choix d'Ariella, et c'était tout à son honneur.

-Je sais pas vraiment, avoua-t-il, le regard dirigé devant lui. J'ai quelques petites idées, mais rien de très précis. Mais j'ai encore le temps de me décider, ça va!

Aucun de ses amis n'avait d'idée précise sur ce qu'il voulait faire, une fois sorti de l'école; aucun, sauf Bashir, qui pensait faire des études de psychologie... Simplement parce qu'il était persuadé que la télépathie rendrait ce travail tellement facile pour lui que chaque consultation serait “comme être payé 50$ pour appuyer sur un bouton”, d'après ses propres dires. Mais de toute façon ils avaient encore, dans le meilleur des cas, trois ans et demi pour faire ce choix; et il était plus que probable qu'il soit fait dans les deux derniers mois, pour la plupart d'entre eux.

L'adolescent sourit gentiment lorsque son interlocutrice eut un petit rire à sa propre blague. Blague qu'il ne trouva pas le moins du monde amusante, mais il n'allait certainement pas le lui faire savoir. Le Mexique? Rien de bien impressionnant. Quant à son grand-père, il n'en était pas vraiment proche. Il avait du le voir trois ou quatre fois dans sa vie consciente, et il n'vait pas eu grand chose à lui apprendre.

-C'est vrai que le temps y est meilleur! Bah, il m'apprenait rien, en fait. J'ai pas beaucoup communiqué avec lui, et je le connais pas super bien. Même si je porte son nom.

Car oui, Charles Samuel Reyes était nommé d'après ses deux grands-pères, pratique ridicule s'il en était. La plupart des gens ne s'en doutaient pas, puisque lorsqu'il annonçait son second prénom, il le prononçait à l'américaine. Mais la volonté de ses parents était bel et bien là. Charles Stone était décédé lorsque son petit-fils avait quelque chose comme trois ans, et il n'en avait pas le moindre souvenir, et Samuel Reyes vivait à quelques 4,500 kilomètres de chez lui; pourtant l'identité de Charlie avait été choisie à l'honneur à ces deux hommes. Il n'en voyait pas trop l'intérêt, et avait du mal à s'imaginer appeler son potentiel fils Antonio, peu importe l'amour qu'il portait à son père.

-Enfin, je les appelle pour les fêtes et les occasions spéciales, c'est quand même ma famille, je les aime et tout ça. Juste que c'est de plus loin, j'ai pas vraiment grandi avec eux donc c'est un peu particulier. Mais du coup toi non plus en fait, si j'ai suivi? Comment ça se fait que tu sois si proche de lui?

A moins qu'il ait mal compris quelque chose, la jeune fille avait vécu aux States et se rendait périodiquement au Canada. Ca devait être ça, puisqu'elle n'avait pas vraiment d'accent marqué. Mais du coup, à moins d'être pétée de thunes, elle n'avait pas pu le voir très souvent, si? Quoique, suivant dans quelle partie du pays on habitait, le Canada ça pouvait être vachement plus proche que le Mexique. Lui-même ayant grandi à Seattle... Si sa famille avait été de la frontière au Nord plutôt que de celle au Sud, ils seraient certainement allés les visiter beaucoup plus souvent.

-Et oui, chuis parfait bilingue! Ca c'est grâce à mon père, il me parlait souvent en Espagnol quand ma mère était pas à la maison.

Et elle, est-ce qu'elle parlait français? Même en partant du principe que son ailleul soit Québécois, rien n'assurait qu'elle discutait avec lui dans la langue locale.

-Ton grand-père, il vit dans quelle partie du Canada? Tiens et toi en fait, tu vivais où avant de venir à l'Institut?
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Ariella Miller
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MessageSujet: Re: Compter les galets [Libre]   Dim 17 Mai - 22:43

J'avais légèrement hocher de la tête lorsque Charlie avoua qu'il ne savait pas trop ce qu'il voulais faire plus tard. Je le comprenais, ce n'était pas tout le monde qui savaient ce qu'ils voulaient faire plus tard. Et puis, il semble assez jeune alors il a certainement encore le temps d'y penser. Bon.. je crois que c'est loupé pour ma tentative de blague... ou moins cela a fait sourire un peu Charlie. C'est mieux que rien, non? M'enfin, je me concentrais de nouveau sur le jeune garçon lorsque celui ci reprit la parole. Je trouvais cela un peu dommage que le mutant ne connaissait pas très bien son grand-père, je trouvais que les personnes plus âgées avaient toujours quelque chose d’intéressant à dire. Que ce sois un fait vécue, une histoire ou juste des conseilles. Mais bon, c'est pas tout le monde qui avait eut la chance de pouvoir voir souvent les membres de sa famille surtout lorsque ceux ci habite loin.

Un sourire légèrement mystérieux se dessinas sur mes lèvres, il n'avais pas tout à fait tout comprit. Mais bon, je n'avais pas trop préciser non plus alors c'était tout même normal. J'ouvris légèrement la bouche pour répondre avant le refermer en voyant que Charlie continuait à parler. Je vins légèrement hocher de la tête écoutant les dires du jeune homme. Ce qu'il disait me faisais penser à ma propre famille puisque quand mon père n'était pas présent à la maison ma mère me parlait essentiellement en français. Mon sourire s'agrandit légèrement, la discutions me faisais penser à des bons moments que j'avais passer avec ma famille. Plus particulièrement le fois ou, plus jeune, je m'amusais à parler en alternant le français et l'anglais juste pour taquiner mon grand-père.  

-Ton grand-père, il vit dans quelle partie du Canada? Tiens et toi en fait, tu vivais où avant de venir à l'Institut?


Je me redressai légèrement alors que je sortais complètement de mes pensées. Mon regard, qui avait légèrement divagué vers le sol revint se poser sur le jeune mutant. Je réfléchit pendant un instant avant de répondre doucement:

- Il vit dans la province de Québec et moi je vivais en Floride avec mes parents avant de venir à l'institue. Cependant, je suis née au Canada dans la province de Québec et je croit que j'y ait vécue jusqu'à mes sept an avant de déménager au État Unis en Floride. Les souvenirs son vagues, mais je sais que ma mère et moi avont la nationalité Américaine et Canadienne alors que mon père lui il est Américain.  

Je me tus, reprenant mon souffle, alors que je prenais aussi le temps de réfléchir un peu. Mon regard se détourna encore une fois pour observer les alentour du chemin que nous avions emprunté. Parler ainsi de moi me faisais penser que je m'ennuyais de ma famille, une chance que le temps des fêtes arrive à grand pas.... Je vins légèrement soupirer alors que j'ajoutais toujours sur un ton doux:

- M'enfin, quand t'a grandis pendant un temps proche de t'est grand-parents ça aide à tisser des liens. Et puis, ma mère n'a jamais perdue contacte avec son père alors je lui parlais souvent au téléphone et avec internet maintenant je communique avec lui au travers de skype. Sans oublier les visites pendant le temps des fêtes et l'été....  

Je me tus encore une fois, je venais de réaliser que mes parents avaient plus d'argent et de moyen que ce que je pensais. J'étais vachement chanceuse... c'est pas tout le monde qui avait cette chance... ça faisais un peu bizarre de ce rendre compte de ça..  Mon regard revint sur Charlie alors que je reprenais la parole:

- Moi aussi je suis bilingue. Ma langue natal est le français, mais j'ai de vague souvenir de mon père qui me parlait en anglais quand il était avec moi et ma mère au Canada. Quand nous avons déménagé au État Unis, mon monde est devenue anglophone, mais ma mère continuait à me parler en français quand mon père n'était pas présent à la maison. De plus, j'ai toujours communiquer en français avec mon grand-père, il n'est pas très bon en anglais, alors je n'ai rien perdue.


Je crois que c'est la première fois que je parlais autant de moi, de ma famille et de mes origines. Cela faisait un peu bizarre, mais en même temps je devais avouer que j'aimais bien parler de ma famille. Je les aimais énormément. Je vins légèrement frotter mes mains l'une contre l'autre avant de les remettre rapidement dans mes poches. Une autre frisson venait de me parcourir le corps mais je fis comme si je n'avais rien ressenti.

- T'aime faire quoi pendant ton temps libre? Demandais-je après un moment de silence. T'a un hobby? T'est fan de quelque chose en particulier?

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Charlie Reyes
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MessageSujet: Re: Compter les galets [Libre]   Lun 8 Juin - 22:06

Charlie écoutait en hochant la tête les explications de la jeune femme, tandis qu'ils longaient la piscine et le terrain de sport, puis l'aile du manoir contenant sa propre chambre . La Floride, il en avait entendu parler à travers Sanzo, et en termes relativement élogieux. Le Canada, à travers Bashir, plutôt en bien également, bien que pour d'autres raison, et malgré un point sur une légère impression de racisme général à son égard et celui de sa mère voilée; qui toutefois n'atteignait pas ce qu'il avait pu entendre aux Etats-Unis, lorsqu'il y était arrivé. Bien sur, ce n'était pas en province francophone que son ami avait grandi, et Charlie avait déjà entendu plus d'une fois qu'il ne fallait sous aucun prétexte comparer un Québecois à un Canadien, donc il ne s'y risquerait pas.

Ce qu'il retint en revanche, c'est une fois de plus la multiculturalité dont bénéficiait l'Institution Charles Xavier, du fait qu'il s'agissait d'un refuge pour jeunes mutants de tous horizons. Des Britanniques, des Français, des Américains d'origine chinoise, des Américains d'origine canadienne, des Canadiens d'origine algérienne, et il en passait certainement… Et tout ce beau monde avec des capacités surhumaines diverses et variées, heureusement qu'il y avait des gens pour maintenir l'ordre là-dedans, parce que sur le papier c'était un énorme bordel. La maison des monstres, avait dit Rachel lors de l'émission d'Ellen Stone. Si l'appellation n'avait rien d'agréable, l'adolescent pouvait envisager pourquoi certaines personnes pouvaient la voir de cette façon. Une école remplie de jeunes potentiellement capables du pire comme du meilleur… Et certains disposant d'une puissance dépassant l'entendement humain. Ca avait de quoi inquiéter n'importe qui, surtout les moins informés – comme dans toute forme de discrimination d'ailleurs. Mais les gens pouvaient apprendre, les gens apprendraient. Il était confiant. De toute façon il était bien obligé de l'être, autrement il serait plutôt mal parti.

Il en revint à Ariella, qui recommença à parler tandis qu'il s'écartaient du bâtiment pour suivre le sentier sur la droite qui pénétrait dans le bois, entre les arbres nus. Des souvenirs familiaux qui lui rappelèrent que lui aussi était loin de la sienne. Et cet éloignement était à priori définitif. Peu probable en effet qu'il retourne à Seattle en finissant son enseignement, pas en tout cas sans renoncer pour une raison ou une autre à son souhait de porter la tenue moulante à titre professionnel. Mais il en restait qu'ils lui manquaient également, même s'il était évidemment impensable qu'il l'admette devant ses amis, et même s'il était assez content de pouvoir s'épanouir loin d'eux de cette façon ; l'Institut n'étant pas un internat ordinaire, et ne suivant pas les mêmes règles – il suffisait de discuter quelques minutes avec l'hôtesse de sécurité pour s'en assurer. Alors oui, ses parents et lui gardaient un contact hebdomadaire, principalement grâce à Skype - et rarement sur sa propre initiative, s'il fallait être honnête - mais ce n'était pas réellement la même chose que de les voir réellement. Heureusement donc qu'il y avait les vacances, et notamment celles de Noël qui approchaient à grands pas.

Après encore un silence, à marcher sous les voûtes des arbres, Charlie décida qu'il était temps de répondre. La Québécoise avait l'air très heureuse de sa famille, c'en était agréable à voir ; et le fait qu'elle habite en Floride depuis son enfance expliquait pourquoi elle n'avait pas d'accent canadien, et ce même si elle parlait français avec sa mère. Entre les deux, c'était plutôt lui dont on pouvait parler, avec sa prononciation du Nord-Ouest assez bien marquée. Mais qui, à l'Institut, n'avait pas d'accent ? Cela renvoyait à sa pensée de tout à l'heure, concernant la multiculturalité : tout le monde venait d'un coin du monde différent. Même si pour le coup, entre lui et son interlocutrice, le monde se résumait aux Etats Unis.

Réalisant que son esprit divaguait, comme bien souvent, le jeune homme ouvrit la bouche pour alimenter la conversation, mais elle le devança. Ce qu'il aimait faire ? Il sourit à la question, tant au fait qu'elle s'était frotté les mains, et qu'en se tournant vers elle il avait cru la voir grelotter un instant. Elle ne voulait pas montrer qu'elle avait froid, c'était assez attentionné de sa part. Il fallait dire que Charlie se sentait assez bien dans le trench-coat, au point qu'il avait presque oublié son existence, l'espace de quelques minutes. Même si les manches étaient largement trop longues, et que les poches étaient un peu trop basses, il était confortable et surtout il isolait assez efficacement de la température ambiante. Que devrait-il donc faire ? La gentillesse voudrait qu'il lui rende le vêtement. Mais si elle ne souhaitait rien montrer, faire semblant qu'elle n'avait pas froid, peut-être devait-il respecter cela et faire semblant qu'il n'avait rien vu ? D'autant que ça l'arrangeait. En tout cas, il devait répondre, avant tout.

-J'en ai, oui. Le dessin, moi aussi. Je me débrouille pas trop mal. Si tu veux un jour on pourra dessiner ensemble, il paraît qu'ici entre le arbres c'est génial, t'as déjà essayé ? Enfin, plutôt à une autre saison, hein.

Un léger rire et un regard complice à la jeune femme, avant de reprendre.

-Sinon, je suis fan de musique. Ca, c'est vraiment une passion. Y a pas si longtemps, je jouais de la guitare, mais bon…

Baissant les yeux sur le trench-coat dont il devait toujours décider du sort, il laissa sortir un léger soupir. En y réfléchissant, peut-être que le mieux serait de le lui rendre, et de rentrer. A 16h30 passées, il commençait à faire assez sombre, et cela était renforcé par l'abri relatif des arbres, même si les branches étaient dépourvues de feuilles. Il n'avait pas réfléchi à la vitesse à laquelle tombait la nuit, en hiver. Otant le manteau de ses épaules, il le tendit à Ariella.

-Tu devrais le reprendre, je t'ai dit de pas t'inquiéter pour moi ! On ferait bien de retourner à l'intérieur, tu crois pas ? Il commence à faire noir. Et puis on approche de l'heure du dîner !

Pas du tout, il restait dans le meilleur des cas deux heures et demi avant le repas, mais il ne réalisa qu'après l'avoir énoncé l'énormité de ce qu'il venait de dire. Enfin bon, l'idée y était. Quant à elle, il avait bien compris qu'elle préférait l'extérieur. Peut-être qu'elle souhaitait éviter quelqu'un, ou peut être qu'elle n'y était simplement pas à l'aise, mais quelles que soient ses raisons elle ne pouvait pas rester dehors indéfiniment. Et dans un cas comme dans l'autre, il pouvait bien essayer de l'aider, surtout après la façon désintéressée dont elle l'avait aidé, lui.

-Tiens, tu voudrais manger avec nous, ce soir ? Tu vas voir, mes potes ils sont cool, je suis sur que vous vous entendrez super bien ! Tu veux ?

Il se mordit la lèvre inférieure en se souvenant soudain de la raison de sa sortie. Il était bon pour l'humiliation publique… Sauf s'il mentait. Et ce n'était même pas un réel mensonge, puisque sur les derniers ricochets le galet flottait généralement plus qu'il ne rebondissait, ce qui rendait le compte difficile. Ouais, ça sonnait bien. Il arrivait presque à s'en convaincre lui-même, restait à en convaincre la jeune rousse ou à la mettre dans le coup. Mais cela ne décourageait pas le moins du monde son invitation, et si elle venait à refuser il insisterait gentiment.

RP Terminé pour Charlie
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Ariella Miller
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MessageSujet: Re: Compter les galets [Libre]   Lun 15 Juin - 3:41

J'eus un léger sourire en réponse à celui du jeune mutant. J'espère qu'il ne m'a pas vue grelotter... je devais avouer que moi aussi j'ai un peu tendance à vouloir paraître forte et solide.. M'enfin, je me concentrais sur les paroles du mutant tentant d'oublier les frissons qui parcouraient occasionnellement mon corps. Tiens, lui aussi il fait du dessins. Mon sourire s'agrandit un peu alors que je venais doucement hocher de la tête. Ouais, ce serais bien un jour de dessiner ensemble. Je vins légèrement faire non de la tête, je n'avais pas encore essayer de dessiner les arbres de l'institue. En fait, j'étais beaucoup plus porté à faire des dessins de type fantastique qu'à faire des dessins extrêmement réaliste selon un sujet que j'observe. Mais bon, j'étais toujours prête à essayer et puis c'était un excellent exercice pour s'améliorer en dessins. J'eus à mon tour un léger rire alors que j'avais aussi un petit regard complice.

Tiens, il adorait la musique. Je devais avouer que j'étais impressionné d’apprendre qu'il jouait de la guitare. Moi j'adorais écouter de la musique, mais je n'avais vraiment pas l'oreille musicale pour être capable d'en jouer. J'avais légèrement divagué dans mes pensées, mais lorsque Charlie soupira il attira de nouveau mon attention. Du regard, je l'observais retirer mon trench-coat de sur ses épaules avant de me le tendre. Mon premier réflexe fut de lui faire comprend d'un geste que j'étais correcte et qu'il pouvait encore le garder. Cependant, je fus stoppé dans mon mouvement par un violent frisson alors que Charlie reprenait la parole. Ok... la je crois que je commence vraiment à avoir froid...

-Tu devrais le reprendre, je t'ai dit de pas t'inquiéter pour moi ! On ferait bien de retourner à l'intérieur, tu crois pas ? Il commence à faire noir. Et puis on approche de l'heure du dîner !

Je vins doucement sourire à Charlie alors que je venais reprendre mon trench-coat pour le remettre sur mes épaules. Je sais qu'il m'avait dit de ne pas m'inquiéter pour lui, mais c’était plus fort que moi... M'enfin, je vins légèrement hocher de la tête alors que je murmurais un en effet. Je ne savais pas trop quel heure il était rendue, mais à voir la noirceur qui commençait à s’installer l'heure de manger devait arriver grandement. D'un geste lent, je vins attacher mon trench-coat avant de venir glisser mes mains dans mes poches. Finalement, j'avais bien fait de le reprendre puisque je commençais vraiment à avoir froid. Mais bon, Charlie avait raison on ferrait mieux de retourner à l'intérieure.  

-Tiens, tu voudrais manger avec nous, ce soir ? Tu vas voir, mes potes ils sont cool, je suis sur que vous vous entendrez super bien ! Tu veux ?

Je me figeais carrément, arrêtant même de marcher alors que la surprise apparaissait dans mon regard. Je ne m'étais pas du tout attendue à cette proposition et pour être franche je ne savais pas trop comment réagir... Mon regard se détourna vers le sol alors que je bégayais un je ne sais pas. Visiblement, je ne savais vraiment pas quoi répondre voir même que j'hésitais grandement à dire oui ou non. Je vins doucement masser ma nuque alors que je réfléchissais à toute vitesse. D'un coter c'est une superbe occasion pour faire un effort pour maitriser ma peur alors que de l'autre j'avais peur de ne pas être capable et de paniquer. Je vins pousser un long soupire, en plus il insistait si gentiment... Ce fut à mon tour de venir légèrement me mordre la lèvre inférieur alors que mon regard revenait dans celui de Charlie. J'avais pris ma décision, il était temps de faire un effort de plus. Je vins doucement hocher de la tête alors que je répondais avec une légère hésitation dans la voix:

- D'accord, je peux bien manger avec vous ce soir. Je te crois en ce qui concerne t'est amis.

Faite que ce ne soit pas une mauvaise idée... Malgré mon léger inconfort, je vins sourire doucement à Charlie alors que nous reprenions la route pour retourner à l'intérieur de l'institue.

RP terminé pour Ari

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