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 Famille {Elioth de Lauro}

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Amy de Lauro
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MessageSujet: Famille {Elioth de Lauro}   Ven 6 Fév - 17:03

Book Of Days by Enya on Grooveshark

Samedi 4 Octobre 2014 – 03 : 17 P.M.
Je viens de faire la découverte du siècle et je tire une tronche comme ce n’est pas permis. T-shirt blanc, jeans, basket, je suis comme de norme avec le supplément trench-coat noir et un sac à main en bandoulière mais ma norme vient de changer à jamais. Ici, dans ce magasin de lingerie où j’ai conduite Aislinn pour lui faire prendre le minimum syndical à la décence, je viens de trouver une révolution comme Steve Jobs n’en a jamais inventée ! Dommage que Caitlyn et Jade ne soient pas là, je crois qu’elles sont dans un des autres magasins du complexe, peut-être informatique si ça se trouve vu que dans la famille, ça reste l’un des points qui les rapproche en nous excluant avec Maybe. Mais elles le verront bien assez tôt ; et dire que l’on pensait qu’il y avait danger de m’emmener dans un magasin de lingerie avec Caitlyn puisque je risquais de faire que des achats pour elle, je ferais quand même des achats imprévus même si pour le coup ils seront pour moi. Je n’avais jamais entendu parler de cela avant et ait une véritable tête d’ahurie devant les articles. Ça m’apprendra à ne pas m’intéresser à la mode et à ne pas discuter vêtements avec mes amies (ainsi qu’à me limiter à vêtement sexy avec ma femme). Ce genre de chose, si cela marche vraiment, va vraiment me changer la vie. Tant et si bien que je lis la description « détaillée » du produit à voix haute…

- Soutien-gorge adhésif, parfait sous les vêtements à dos nu ou épaules dégagées. Très lèger (ne pèse que 40 g) et confortable, comme une seconde peau. Respecte la peau. Lavable en machine. En tissu.

Fini de devoir mettre des vêtements épais ou des caches-tétons pour ne pas avoir à servir de thermomètre naturel permettant au monde entier de se faire une idée de la température dans laquelle je me trouve ! Et je ne parle pas du fait que je pourrais enfin agir en accélérée en dehors des heures d’entrainement sportif et la brassière de sport qu’ils impliquent. Autant, si ma tenue X-Men était renforcée pour le maintient tout en permettant le déploiement de mes ailes, autant le reste de ma garde-robe ne contenait qu’un unique vêtement personnalisé me permettant cet exploit et avec cela, à défaut d’avoir le dos nu, je pourrais enfin ne serait-ce que courir avec une tenue normale. Ça peut paraitre très con mais ça fait super-plaisir. Bon, après cela semble relativement limité en taille, puisqu’il n’y en a que trois, et surtout en morphologie ; heureusement, le 85B reste la taille moyenne et ils semblent prévu pour, pour ne pas dire exclusivement pour. J’ai trouvé de quoi m’occuper pendant qu’Aislinn fait des essayages, au moins… et aurait surement à en faire moi aussi. Mais du coup je me permets d’appeler une vendeuse pour avoir son avis sur la question.

On est déjà venues ici avec Caitlyn, mais j’étais tellement occupée à la regarder elle que j’avais jamais capté le présentoir avec ça ; ou alors il n’y était pas, aussi. En tout cas, ils existent avec ou sans bretelle, en plein de coloris et de formes, et même en push-up visiblement. C’est bon, je crains qu’on en ait pour une heure. Mais ça fera une bonne introduction au shopping à Aislinn !

Bon alors, plus que les conditions d’utilisation relativement simples, peau propre et sèche, coques retournées appliquées une par une, qui peuvent le rendre difficile à mettre, c’est en effet que pour les « petites » poitrines de A à C – à ne SURTOUT pas dire à Caitlyn – et pour les filles menues ; la taille B c’est bien le 85B. Il faut aussi éviter lorsqu’il fait trop chaud car ça colle beaucoup moins bien… j’imagine parfaitement l’instant de solitude mais ce n’est pas un remplacement au maillot de bain que je cherche, juste un entre-deux entre le soutien-gorge qui clos le dos et l’absence de soutien-gorge qui ne maintient plus rien ; faire des efforts et porter des soutiens-gorge, je fais déjà lorsqu’il le faut, l’idée c’est justement de ne plus avoir à faire d’effort. Considération certes très banale mais totalement appropriée.

C’est donc avec un produit imprévu en main que j’entreprends d’attendre qu’Aislinn dise ce qu’elle pense du premier achat du jour, sur mon conseil évidemment, qu’elle avait ordre d’essayer. Oui, bon, il n’est pas encore passé à la machine mais c’était pour essayer, juste ça ; si ça lui va, on verra à en prendre d’autres, sinon… bah on aura un soutien-gorge trop grand pour nous avec Caitlyn mais il faudra envisager de trouver autre chose. Positivons, la miss est au moins en tenue descente aujourd’hui, jamais on ne l’aurait laissée venir avec l’une des ses vitrines transparentes habituelles. Après, je suis pratiquement sure de la voir réapparaitre en sous-vêtement quant elle reviendra mais… j’ai fait ce que j’ai pu, il faut du temps pour progresser.

Aujourd’hui est un grand jour : Aislinn apprend la décence et j’ai trouvés des soutiens gorges que je pourrais porter au quotidien. J’espère qu’on réussira à maintenir la bonne humeur et la légèreté, même si nous sommes encore si proches de Bleecker Street. Il ne s’agit pas seulement de continuer à vivre, il s’agit de réapprendre à vivre ; ou d’apprendre quant on ne l’a pas fait avant. Il s’agit de faire des choses banales mais qui au final sont importantes, importantes de normalités, importantes d’affection. Une famille ne se base pas sur des moments ponctuels où l’on s’entraide, une famille se construit et se vit au quotidien ; à nous de le faire. A nous de réussir. On le fera, je le sais. Même si on ne le fera pas normalement on le fera tout de même, à notre manière, avec notre gaucherie ; naturellement en sommes. Et c’est cela qui m’encourage dans mon optimisme comme à essayer de le communiquer.

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Famille {Elioth de Lauro}   Dim 8 Fév - 8:31



Découvrir un nouvelle facette de quelqu'un c'est toujours surprenant. Ainsi Aislinn Loyv Elioth – De Lauro , ex Voyageuse planaire, Ex nemesis temporelle se révélait une fois mise en confiance et dans un cadre jugé « récréatif et intime » d'une espièglerie totale doublée d'un gaucherie naïve héritée de son enfance stricte. Qui pour dire que cette terreur qui joua le sort du monde à pile ou face pouvait être une jeune fille dont l'héritage maternelle était indéniablement caitlynien. Plus elle était heureuse et plus elle laissait couler cette nature des pores de sa peau, et là autant le dire, elle était super heureuse la Aislinn.

c'est chiant !! Je trouve franchement que vous vous encombrez pour pas grand chose, et puis pourquoi les garçons ca gène pas de les voir torse nu ? Dans le futur on etait plus laxiste pour ce genre de choses...Et puis c'est tout comprimé, ca fera des marques...c'est pas beau ! Pourquoi je ne peux pas mettre des caches tétons comme toi plutôt ?

Elle sortait de la cabine en secouant sa poitrine armée d'un soutient gorge en dentelle violette avec l’élégance d'un camionneur ou d'un conducteur d'engin de terrassement, elle ne manqua pas par son geste impudique d'attirer le regard de plusieurs clients assez étonnes de voir surgir une grande perche rousse en sous vêtements agitant ses attributs mammaires comme des maracasses. Elle leur adressa un sourire crétin, les mains soutenant toujours les dits coupables tout en ajoutant d'un ton enjoué « salut ! Salut ! J’achète un sous tif, c'est cool ! » avant de grogner dans la barbe qu'elle ne portait pas.

Ah ouais....pas parler aux inconnus comme si c’était des connus, je sais, je sais. Non mais bon, je suis vraiment obligée Maty ? Et puis violet c'est les couleurs de Jade ça, moi j'aime bien les trucs qui se voit bien...jaune fluo, vert pomme...c'est important d'avoir des couleurs dans la vie ! Rien de tel qu'une robe blanche avec des sandales bleu foncé, ca tranche, c'est....

Elle sortit de la hanche de sa culotte un mini carnet faisant claquer l’élastique sur ses fesses avec une fois plus une normalité déconcertante.Puis se mit à tourner les pages avec rapidité cherchant une indication.

Oui bon ben dans les robes y'a pas de poches, alors j'improvise....heu..Moi j'ai passé mon enfance dans l'Institut alors les expressions de la vie, je m'y perd..AH ! «  Ca déchire sa race » !


Elle remit son petit carnet en place tout en soupirant.

Bon et bien si y'a d'autres couleurs plus « passe partout » a mon goût je prends, tu sais maman m'a dit qu'on avait les même goûts en matière de couleurs quand je lui ai dit que c'etait bien, elle a rigolé nerveusement en disant de voir avec toi..vous êtes compliqué a comprendre parfois toutes les deux...
Sinon, c'est maintenant qu'on va au sexe Shop ? Jade a dit qu'avec toi, j'allais me retrouvé avec des dessous de strip teaseuse. Je ne savais pas que tu faisais du strip tease, t'es pas si coincée que ça en fait. Tu en as déjà fait en public ?C'est bien d'avoir une vie de couple épanouie, c'est ce que dit Tante Ruth, elle elle dit s’être épanouie avec beaucoup de monde, ton père aussi je crois...il venait souvent le soir ces derniers temps...Ca n'a pas l'air de plaire à Maman, elle a dit qu'elle allait sucrer son café avec de la mort aux rats.
Je suis contente d’être ici avec toi,j'avais jamais vu un supermarché enfin comme une humaine... j'ai pas l'occasion de voir grand monde là bas en Irlande, et les moutons ne parlent pas, ils sont bêeeeeeéééétes....t'as compris ? Bêeeeeh...te c'est le cri du mouton ! C'est une blague. Il faudra la noter pour la répéter à Maman, Jade, Ninon, tante r....Ey attend moi ! Je dois d'abord me rhabiller.
Tu m'as promis de me montrer le rayon d'art créatif du super marché !
cose promesse, cose che puzzano !!!*
T'as entendu, j'essaye d'apprendre l'italien, Jade m'aide beaucoup ...je fais des efforts pour te faire honneur, c'est toi qui paye au fait ? Si oui j'en prendrais deux...Jade dit toujours  « si tu casques pas, prends un max de trucs !! ».


* Choses promises, choses qui puent.

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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Famille {Elioth de Lauro}   Mer 18 Fév - 23:10

Aislinn sort de la cabine d’essayage de la façon à laquelle je m’attendais, en pire. Outre qu’elle gueule ses considérations exhibitionnistes et surtout son appartenance à un autre monde comme si de rien était, et m’embarque au passage histoire que ma réplique ne soit pas à la hauteur de sa charge, elle malaxe ses seins d’une façon des plus… comment dire ? Je suis sure que si un jour Caitlyn et moi créons une apparence propre à Amlynn, apparence qui aura forcément une poitrine plus grosse que la notre, nous la soupèserons avec plus de délicatesse malgré l’excitation démultipliée. Là Maybe semble faire pire qu’un adolescent lors de son premier plotage !

- Tu…

- Salut ! Salut ! J’achète un sous tif, c'est cool !

Je la regarde exorbitée en me disant que pour elle aussi, désormais c’est commandes sur internet et basta ; Aislinn est si ouverte, tellement trop, des fois… pire que sa mère. Pas parler aux inconnus comme… Seigneur-Dieu cette couillonne ! Si je n’étais pas occupée à essayer d’en placer une pour lui répondre, j’aurai des choses à rajouter. Mais comme ce n’était pas gagné tant elle pouvait se montrer bavarde et me faire m’enterrer dans le même instant…

Vraiment obligée, oui. Et la couleur je m’en fous, elle a qu’à en choisir une autre… qui n’est pas aussi voyante qu’une enseigne lumineuse de préférence ! Je me facepalmerai bien si je n’avais pas un train de retard sur l’énergumène déjà passée à autre chose et entreprenant de le noter avec son carnet jusqu’à lors accroché à sa culotte dans un claquement que généralement on entendait au lit, pour exister son partenaire… m’enfin c’était Aislinn, si on la laissait seule même dans une petite agglomération comme North Salem elle finirait à poils en train de découvrir de nouvelles perspectives avec des inconnus.

- Aislinn, tu  m’étonnes que tu trouves ça chiant, le soutien-gorge c’est fait pour maintenir pas pour tripoter. Pour, non rien.

- Oui bon ben dans les robes y'a pas de poches, alors j'improvise… heu… Moi j'ai passé mon enfance dans l'Institut alors les expressions de la vie, je m'y perd… AH ! «  Ca déchire sa race » !

Ouais, ça claque aussi, pour le coup ; Grande Dio… à noter que c’est la seule à réussir à me faire penser en italien d’exaspération mi amusée mi indignée. En tout cas, l’assumer elle c’est mort.

Les couleurs plus passe-partout, on va voir ce qu’on peut faire une fois qu’elle sera rhabillée. Quand aux goûts Eliothiens… c’est pas forcément une bonne chose ; même Caitlyn le reconnait ! Voir avec moi… c’est vrai que je suis première bénéficiaire de son mauvais goût mais… euh… hein ? Je suis en train de me descendre toute seule là ! Les goûts chromatiques Eliothiens, voilà ! Compliquées à comprendre ? Ouais, c’est un fait. Ça fait parti de notre charme.

- Sinon, c'est maintenant qu'on va au sexe Shop ?

DE QUOI ? Je regarde Aislinn avec des billes pas possibles parce que là c’est pas possible : il n’a jamais au grand JAMAIS été question d’aller au sex-shop ! Je n’y emmène pas mes filles, c’est hors de question. Non Negoziabile ! Jade a dit qu… mais, mais, mais… c’est pas vrai ! Et puis des dessous de strip-teaseuse c’est toujours mieux que pas de dessous du tout ! Et qu’est-ce qu’elle en sait ? Elle a trouvée ma tenue ? Seigneur-Dieu, je savais qu’on aurait du accroitre la taille de la punition à chaque fois qu’elle fouillait nos affaires… Je vais mourir de honte, pas comme si Maybe avait dit cela devant tout le monde en plus. Et si elle insistait…

Je me tasse, je me tasse de honte, je me tasse de culpabilité ; taupe-tomate, et en croissance régulière vers le bas. Si c’est possible. Pas si coincée… je ne suis pas coincée mais j’ai jamais vraiment apprit et c’était pour faire plaisir à Caitlyn, ça n’a pas vocation à se retrouver sur FaceBook ! En faire en public… mais elle est tarée ! Je suis déjà en train de luter pour pas me casser et la planter là parce qu’elle en parle en public alors en faire… puis non, c’est privé ça, ça ne se dit pas ni ne se montre ni ne s’évoque ni ne se faire ni rien du tout, voilà ! Et c’est quoi le rapport entre du strip-tease en public et une vie de couple épanouie ? Un cassage de gueule pour NAMOE ?

Ce que dit Tante Ruth, qui dit aussi s’être épanouie avec beaucoup de monde… elle est en rut la Tante Ruth… et mon père aussi ? Oh putain, le mariage et la petite sœur sont en route… Heureusement que j’ai pas à parler, je suis morte là. Caitlyn va être enchantée… et moi je vais être grande sœur de la petite cousine de ma femme… généalogie de merde. On aurait bien du bol que Ruth soit plus en âge de procréer mais je crains la revitalisation de mon père du coup… Ezéchiel en serait bien capable.

- Ca n'a pas l'air de plaire à Maman, elle a dit qu'elle allait sucrer son café avec de la mort aux rats.

- Ça suffira pas, par contre va falloir que t’apprenne comment faire accoucher Ais’.

En plus, je crois pas avoir de sœur irlandaise… Amanda était française, Evangelina italienne, Alissa anglaise, il manque encore l’irlandaise et l’espagnole et Papa pourra aller de l’autre côté du Rhin, même s’il ne peut pas les encadrer depuis 14-18. Enfin Bref… je préfère être sœur que mère ou tante d’un autre côté… ENFIN BREF !

- Je suis contente d’être ici avec toi, – malgré la rougeur et la honte, je lui souris légèrement ; c’est sincère et ça serait bien partagé si elle n’était pas… ben comme ça ! – j'avais jamais vu un supermarché enfin comme une humaine… – ouais, ça a toujours l’air plus impressionnant quand on est pas une divinité inique, hein ? – j'ai pas l'occasion de voir grand monde là bas en Irlande, – non, c’est un fait, puis les supermarchés européens ils ont pas la même tête ni la même taille et c’est bien connu que la taille compte – et les moutons ne parlent pas, – je sens venir le truc qui va me rendre chèvre – ils sont bêeeeeeéééétes… – ça y est -_- – t'as compris ? – je la regarde estomaquée parce que le pire c’est qu’elle est sérieuse – Bêeeeeh… te c'est le cri du mouton ! – Vas-y, courage Aislinn, un jour ta conversation arrivera au niveau de celle de Laurette ! – C'est une blague. – si je ne ris pas ce n’est pas que j’ai pas comprit ou que j’ai pas d’humour, bébé-lune, c’est parce que là… voilà quoi – Il faudra la noter pour la répéter à Maman, – oh oui, je me sentirais moins seule ! – Jade, – oh oui, elle fera tous les commentaires que je n’ose pas faire ! – Ninon, – oh… en même temps ou à répétition ? – ]tante r… – bon, c’est bon, je me casse - Ey attends-moi ! – nan, c’est bon, j’ai une dignité moi et je dois la préserver, elle ne résiste pas aux abysses ; mais ne t’inquiète pas, tu es capable de retrouver Caitlyn psychiquement alors ça ira – Je dois d'abord me rhabiller.

Je m’immobilise pour la regarder, surprise ; se rhabiller avant de sortir ? Bravo Aislinn, bientôt tu comprendras qu’en dehors de certaines pièces il faut être habillée et que les pièces où ce n’est pas le cas sont largement minoritaires… Ah, les enfants, ils grandissent trop vite… surtout quant ils sont adultes de corps et ont cinq ans mentalement. Parfois, j’aimerai qu’elles rajeunissent, avec Jade, qu’on puisse les avoir du début ; ça ne sera jamais le cas. Et puis Caitlyn ne supporterait pas ma manière d’éduquer.

Oui, j’ai promis de montrer le magasin d’art créatif, j’ai mémorisé le plan du complexe et on ira, pas de problème, même si moi l’art je le regarde juste, je ne le fais pas. Quand à l’italien… Seigneur-Dieu Maybe, heureusement qu’en cette langue je suis la seule à comprendre.

- Tu sais, Jade te dit beaucoup de choses dont certaines que tu ne devrais pas répéter, dis-je en tâchant de reprendre contenance. Mais va pour les trois soutien-gorge, de toute façon il faudra que t’en ais au moins sept rapidement pour pouvoir en porter tous les jours même si trois ça sera suffisant au début, je suppose que tu continueras de pas en mettre quand on te surveillera pas. Quand à l’italien, ça me fait plaisir que tu cherches à apprendre, fais attention au vocabulaire par contre.

Passant à la caisse sans oser regarder la caissière, je sors au plus vite du magasin dans ce qui est proche d’une fuite, indiscutablement, pour me retrouver dans la galerie principale du centre commerciale. Prenant Aislinn par le bras, je commence à la guider simplement en continuant de chercher à revenir à mon état normal comme à limité l’expansivité.

- Bon, direction le rayon art créatif, hein ? Ensuite on ira retrouver Caitlyn et Jade, dis-je en commençant à baisser d’un ton arrivée à ces mots, pour qu’elle soit seule à entendre la suite. Je sais que Jade t’as dit qu’on irait au sex-shop, mais qu’est-ce tu veux y faire ? Dis-le pas trop fort…

Là, je viens de signer mon arrêt de mort et j’en suis consciente mais je dois avouer qu’Aislinn au sex-shop, je ne préfère pas imaginer ce que ça ferait. Surtout les demandes d’explication en fait, autant le gode je pense que c’est simple autant l’œuf ça serait bien plus compliqué !

- Et puis, tu sais, c’est Caitlyn qui m’a tout apprit en sexe, je pense que tu devrais aller lui demander directement.

Aislinn et la découverte de certaines choses c’est comme le jeu où il faut se faire passer la bombe suffisamment vite pour que ce ne soit pas dans nos mains qu’elle explose. Et aujourd’hui j’ai un grand avantage à ce jeu là : les absent(e)s ont toujours tord.

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Famille {Elioth de Lauro}   Sam 7 Mar - 7:52

Je sais que Jade t’as dit qu’on irait au sex-shop, mais qu’est-ce tu veux y faire ? Dis-le pas trop fort…

L'irlandaise lève un sourcil interrogateur, détournant son attention de la petite échoppe de glaces ambulantes se trouvant au coin du corridor principal où les couleurs vives des bacs de crèmes glacées attirent inévitable son regard d'artiste peintre. Elle se rapproche d'elle dans un geste d'affection puisqu'il lui semble que Amy veut lui confier des choses intimes. D'ailleurs la suite de la phrase de cette dernière concernant des choses qui concerne la sexualité la fait un peu se renfrogner sur elle même. De la gêne ? Non, plutôt une sorte d'embarras.

Bah....Moi c’était juste pour les sous vêtements...Le reste, ça...ça ne m’intéresse pas du tout. Jade me chambre tout le temps en me disant que je finirais veille fille ou en me disant qu'elle finira par me caser avec Ninon, vu qu'elle est...heu... « roussophyle ? ».... Mais moi pour tout te dire...je ne vois pas ces choses. Je n'ai jamais ressenti ni attirance physique, ni désirs de cette nature, peut être suis-je anormal. J'en sais rien.Je ne suis pas une cruche concernant à ce qu'on peut penser, je sais ce qu'est le sexe et ca ne me dégoutte pas contrairement à Jade...chut hein, lui répète pas ça, ok ...sinon elle me traitera encore de « cafetière. » vu que je t'ai dit..Mais le sexe n'est qu'un besoin primaire , pour la reproduction ou pour sublimer un sentiment amoureux, moi je ne ressent ni l'un, ni l'autre.
C'est peut être mal d'être comme ça, ou peut être ça changera...mais je m'en fiche pour l'instant. Ce qui me plait, c'est le monde...voir le monde, ses beautés, et ressentir l'émotion du « beau »...Le monde, Maty, c'est un poème et j'en saisi enfin chaque rimes avec toute son intensité. Je ressens et je veux colorer ces émotions...C'est pour ça que j'aime dessiner...peindre...pour saisir chaque émotion, la capturer. Je pense que l'émotion, c'est ce qui définit le genre humain.
C'est la chance que Phénix m'a donné, je l'ai saisi..


Elle poursuivit sa route, sourire béat aux lèvres avant qu'une ombre de tristesse passe devant son regard et qu'elle poursuive.

Maty ? Tu crois que parfois...il est trop tard pour essayer de réparer certaines choses même si on est sincère ?
J'ai vais essayer de parler au Phénix. Je pense savoir ce qu'elle peut ressentir actuellement et pourquoi elle est parti. Ce grand pouvoir qu'elle détient, il n’entraîne pas seulement de grandes responsabilités comme disait le mec araignée dans les comics de maman...Il entraîne surtout une pression effroyable et un isolement constant qui mène à une sorte d'auto rejet. Fut en temps où j'avais le pouvoir de changer le monde en claquant des doigts...c'est un sentiment effroyable de puissance et c'est en partie pour ça qu'il y a tant de règles dans le clan des Voyageuses, pour nous préserver du monde et aussi de nous même. C'est pour ca que chaque Voyageuse est incapable de ressentir la moindre émotion et est tenue de ne jamais intervenir, j’étais une des seules à avoir conserver ma mémoire « d'avant »...les autres ne sont que des fantômes errants de plans en plans, garante du bon déroulement du temps...
Tout ça pour dire...que Phénix ne doit pas retourner à sa divinité, ne doit pas se détourner de son humanité. La vie est là, Maty....Le divin , il n'y a que solitude et renoncement. Phénix ne me fait plus peur, maman la tient en haute estime au point de la considérer de son sang...alors quelque part, je dois faire abstraction de ce qu'elle a pu me faire et l'aider a mon niveau..comme quelqu'un de notre sang, non ?
C'est ce que je dois faire, tu penses ?

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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Famille {Elioth de Lauro}   Mer 11 Mar - 15:03

Où alors je me suis déjà faite prendre au piège. Ça mérite réflexion, tiens. Je profite de l’inattention d’Aislinn pour me demander si ce n’était pas la bonne excuse que je sois la plus concernée en lingerie pour me la refiler en exclusivité, après tout les deux autres auraient pu accompagner ! Mais nan, je dois voir le mal partout. Je les connais, Caitlyn et Jade… autant pour l’une, ça plaide en sa faveur, autant pour l’autre pas du tout en fait. Restons dans le présent, restons dans le présent.

Maybe répond à mon geste d’intimité en se rapprochant également afin de répondre malgré un mélange de tristesse et de peur, hésitant dans ses paroles. Juste pour les sous-vêtements, c’est quand même pas ce qu’on trouve le plus au sex-shop et ils y sont assez sexuels. Mais ça n’importe pas vraiment, c’est le reste qui importe : reste de ses mots sur le reste de son absence. Aislinn n’a eue ni une enfance ni une existence normale et au-delà des vannes de petite sœur de Jade c’est un problème insoluble qui se présente : elle n’est pas normale. C’est une chose qui tombe sous le sens, elle fait partie de notre famille, mais cette anormalité sans être mal peut devenir un problème si elle cherche à se comparer à de la normalité. Les bridages qu’elle a subis ont visés tour à tour à réorienter ses pulsions et à les supprimer, son développement est donc différent du notre et sans doute restera-t-elle ainsi à vie. Je suis d’accord sur le diagnostique de l’anormalité mais je n’y vois pas une chose mauvaise, tant qu’elle l’accepte et plus exactement s’accepte. Non, pas une cruche, seulement plus différente que la moyenne, le Bébé-Lune. Rapport au sexe différent, rapport à la réalité différent, rapports à énormément de choses différents.

Je ne souris pas à la méprise sur la cafetière même si elle me touche ; je pensais bien que Jade serait dégoûtée par le sexe, elle a été violée et ça l’a marquée à vie là-aussi, il est des traumatismes dont on se remet sans jamais les oublier. Elle a essayé d’aller de l’avant, avec Sanzo, c’était une bonne chose. Maintenant que c’est fini il reste juste à espérer qu’elle n’abandonne tout simplement pas. C’est si facile d’abandonner. Quand à Aislinn, elle a été éduquée au-delà de ses besoins et à transcendée son humanité, même un retour à la chair ne peut effacer cela. Elle n’est faite ni pour reproduire ni pour aimer autre personne que sa famille, j’espère que l’amour lui tombera sur le nez comme pour tout le monde et non que son esprit le refoulera ou le retransformera en autre chose. En tout cas, je sais qu’on restera attentive à cela.

Ce n’est pas mal, c’est différent. C’est à elle de savoir comment elle veut, de se chercher ; l’adolescence sert à ça, de norme. A défaut de vouloir une crise ou de m’attendre à ce qu’elle en fasse jamais une, j’espère qu’elle passera par cette étape autrement qu’en abandonnant le monde pour une existence supérieure et cruelle. La seconde chance ne permet pas de tout recommencer à zéro, des fois il faudrait. Mais je pense qu’on recommence tout de même, dans des instants comme ça. Je le crois. Fiches-t-en pour l’instant, Aislinn, mais ne l’ignore pas le jour où ça arrivera.

Son discours sur sa passion, voici qui me fait déjà plus sourire. Voir le monde et ses beautés, les admirer ; je ne suis pas artiste dans l’âme mais je comprends, je le visualise comme le poème chanté par Dieu lorsqu’Il est sensé avoir créé l’univers. Evidemment, côtoyer des divinités ne m’aide pas à rendre la juste valeur de la métaphore mais tout en n’oubliant pas ce qui a été, j’essaie de profiter de ce qui est. Difficile de ne se projeter ni dans l’avenir ni dans le passé, malgré les flous j’ai toujours plus ou moins su où j’allais comme d’où je venais, quand bien même c’était une illusion. Mais pour en revenir au monde, pour en revenir à l’enfant qui veut la colorer sur ses toiles, qui veut garder cette sensation près d’elle, je le comprends et cela fait parti de son charme. Une rêveuse, comme sa mère avant elle, avant nombre d’épreuve. L’émotion définit le genre humain, pour le meilleur et pour le pire. Une chance, je ne saurais le dire, mais une nature j’y crois. Quand au Phénix et à la seconde chance… oui, elle est saisie. Elle est saisie.

On entre dans un sujet bien plus délicat mais je note tout de même que c’est de la tristesse qui y figure, non de la peur. Je ne me suis pas mêlée de ce qui ne me regardait pas, je ne me suis pas mêlée de cette affaire. J’ai eue des échos des deux partis, des deux points de vue, et à défaut d’être inconciliable il est des vérités qui ne sont pas bonnes à entendre. Hors, mentir est bien une chose que l’une comme l’autre ne font pas souvent.

- Maty ? Tu crois que parfois… il est trop tard pour essayer de réparer certaines choses même si on est sincère ?

Je ne ralentis pas le pas, il l’est déjà bien trop pour que je puisse perdre ce rythme qui est une habitude mécaniquement enregistrée et non une démarche naturelle. Je ne détourne pas le visage non plus mais mes yeux s’évadent quelques instants, iris floues de par la vivacité de cette action.

Je ne sais pas où est Rachel, je ne sais pas ce qu’elle fait ou ce qu’elle ressent. Je ne pense pas qu’une personne comme moi puisse savoir même si je pense imaginer ce qu’elle fait, entre solitude et fantôme. J’ai beau me retourner tant et tant vers le passé, le mien n’est pas si sombre, dernières années exclues. Aislinn peut sans doute mieux la comprendre que personne d’autre à ce sujet. Ce grand pouvoir qu’elle a est potentiellement autant un poison que celui que Maybe avait et il n’y a personne pour priver l’Echo du Phénix du sien. Et quand bien même, qu’arriverait-il ? Que lui arriverait-il ?

Je peux concevoir ce qu’est et implique posséder un pouvoir illimité, mais j’ai mes limites et c’est pour cela que je ne peux le comprendre. Toute inhumaine que je sois je reste humaine, je ne suis pas certaine que l’on puisse qualifier un Phénix ou une Voyageuse ainsi. Ils peuvent tenter de faire primer leurs qualités humaines sur l’autre partie, oui, je pense que toute cette philosophie de l’équilibre vient en partie de cela, mais le reste… Je ne sais. J’imagine la pression, j’imagine l’isolement, je concevais plus du rejet qu’un auto-rejet cependant. Pourquoi revenir en ce cas ? Rachel a faite suffisamment de tentatives de suicide pour démontrer jusqu’où elle pouvait aller dans le rejet d’elle-même alors… est-ce cela ? Se pose-t-elle la question de revenir ou de mourir loin de nous ?

Je méprise le Clan des Voyageurs, ils sont pour moi entre les spectateurs indifférents et les bourreaux sadiques, des arpenteurs de folie qui se coupent de tout pour ne pas sombrer et n’ont donc plus rien, commentateurs inutiles de ce cosmos. Qu’ils suppriment leur mémoire également ne me dégoûte qu’un peu plus de cette assemblée de ce qui ressemble de plus en plus aux marionnettes d’autre chose de plus vaste encore, et certainement de plus effroyable. Je ne suis pas capable d’appréhender l’univers, ou plutôt le multivers, je le sais et j’en suis contente. J’ai suffisamment à faire des horreurs de ma vie pour ouvrir les yeux sur celle de mon monde alors étendre cela au reste n’est que folie, à mes yeux.

Phénix ne doit pas retourner à sa divinité, je suis d’accord car si elle se détourne de son humanité on la perd. C’est un choix sans doute bien égoïste et égocentrique mais c’est celui que je fais parce que je tiens à elle. Rachel est partisane de l’équilibre mais force est de constater qu’il y a bien plus de douleurs à faire passer le Phénix avant l’Humaine. Peut-être qu’une personne capable de lui parler en égal sur ce plan serait nécessaire mais je ne connais pas de telle personne pour l’heure. Peut-être Aislinn mais n’est-ce pas remuer le couteau dans la plaie que de revenir sur cette période qu’elle a quittée ? Et le fait justement qu’elle ne le soit plus ne risque-t-il pas d’être un problème ? Je pense que c’est ce qui attirait Rachel chez Exodus, parce qu’elle l’admette ou non de ce qu’elle m’a raconté elle était attirée, cette possibilité de parler d’égal à égal sur le plan inhumain ; ou l’impression que c’était le cas. Quel dommage que sa mère soit si loin.

Est-ce du courage Aislinn ? Ou est-ce que tu progresses aussi vite ? Oui, Caitlyn la considère comme sa sœur de cœur, ce qui me fait me méfier d’ailleurs, tout autant que je la considère comme ma meilleure amie. Une intime, qu’elle soit de la famille ou pas. Faire abstraction de ce qu’elle a pu faire pour l’aimer et l’aider, voici qui me fait sourire à nouveau ; c’est ainsi que c’est construite notre famille. On c’est pardonnées tout autant qu’on a pardonnée à l’autre, que ce soit avec Caitlyn ou avec Jade, ou même avec toi Aislinn. On progresse dans le pardon et l’abnégation, pour et par amour. Tu t’ingères enfin, après des mois si loin dans cette Irlande paumée, et tu vas dans le même sens que nous. Tu te normalises à notre normalité anormale, tu aimes et cherche à aimer comme on le fait. Cela me fait plaisir, cela me rend fière également.

- C'est ce que je dois faire, tu penses ?

- C’est comme cela qu’on essaie de faire dans la famille, en tout cas. Et je suis fière que tu raisonnes ainsi. Je ne considère pas Rachel comme de notre sang, mais il a une signification différente pour moi, ni ne sait pour quoi elle part ou ce qu’elle vit durant ses absences. Je ne lui ai jamais demandé et je n’en ferais pas plus cette fois, quand elle rentrera. Je me contente d’attendre qu’elle le fasse en entretenant sa chambre et Cerberus, la pauvre minette est trop souvent oubliée. Quand à savoir ce qu’il faut faire avec sa maîtresse, fais ce que te dis ton cœur. Elle aussi écoute le sien et même si c’est un moyen des plus simples pour entrer en conflit c’est également le moyen le plus sur de se toucher réciproquement, émotionnellement parlant. Rachel ne sait pas ce qu’elle est, elle veut croire en cette histoire d’Echo du Phénix car ce statu implique qu’elle n’a pas de mission envers l’univers, qu’elle n’est que le résidu d’un autre Phénix ; après tout, y a-t-il tant de différence entre un objet auquel on aurait confié une partie de son âme et un enfant que l’on aurait porté ? Je ne le crois pas, pas à votre échelle. Mais mon principal problème est que cette échelle, je suis incapable de l’appréhender et que je pense que face à elle je perdrais ma santé mentale. J’ai beau fonctionner par observation je crois que contempler la réalité de l’univers me détruirait complètement et en cela, vous êtes bien au-delà de ce que je peux concevoir. J’agis et j’interagis à mon échelle, je vous aime comme je suis capable de vous aimer, je vous aide comme j’arrive à le faire. Mais je n’en reste pas moins une fourmi favorisée sous le grossissement d’une loupe. Tant que c’est suffisant, tant mieux, mais le serais-ce toujours ? Je ne peux pas y répondre même si je l’espère, je sais que Rachel et l’Echo du Phénix ont fusionnés par désir de ce dernier de découvrir l’Humanité, mais il n’est rien de plus volatile que l’Humain ; la passion, l’émotion, pour le meilleur et pour le pire. Je pense que ta seconde chance t’a permise d’échapper à cette divinité et tu réapprends l’humanité, tu t’ouvres comme une fleur et c’est merveilleux à voir. Je pense en revanche que la seconde chance de Rachel est bien différente et qu’elle penchera toujours entre humanité et divinité aussi longtemps qu’elle détiendra ce lien avec la Force Phénix ; tout autant que je pense qu’elle ne voudrait pas l’abandonner si elle en avait l’occasion. Une partie d’elle, qu’on le considère comme défaut, imperfection ou danger. Je pense qu’il faut l’aimer autant que l’on l’aime, ne pas faire semblant du trop et ne certainement pas faire moins que ce qui est. Je pense aussi qu’on a nos limites, qu’elles soient plus ou moins étendues. Rachel est ma meilleure amie et je connais son histoire mais en toute franchise, je ne suis pas capable de l’imaginer. Si j’avais été témoin de ce qu’elle m’a dit avoir fait, je ne pense pas que je pourrais la regarder en face. Si tu as la volonté de l’aider, si tu as de l’amour à lui donner, fais-le. Ecoute l’émotion, écoute ton émotion, c’est ce qui te définit en tant qu’humaine aussi même si tu es « anormale ». Si le monde est un poème, je pense qu’on peut dire que l’émotion est un chant. Après, c’est peut-être parce que je sais chanter alors que les poèmes et les dessins je suis limitée à leur admiration. Est-ce que tu penses pouvoir faire ressentir l’émotion d’une autre personne si tu la peins ? Ça pourrait être une piste ça.

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MessageSujet: Re: Famille {Elioth de Lauro}   Lun 23 Mar - 6:48

Fin Décembre 2014 - Amy- Jade, chambre des Elioth-De lauro

Serrant toujours sa tasse entre ses doigts, position recroquevillée avec pieds rivés au sol, elle adoptait une posture de jeune étudiante sage et posée tout en se tassant dans le confortable fauteuil de Caitlyn. Elle n'avait pas porté aux lèvres son thé et son regard noir embrumé par les larmes encore perlantes se perdait dans les volutes de fumées s’échappant de sa tasse.
Elle suivit d'un regard réflexe, la boite de mouchoirs que sa vis à vis disposa sur la petite table de salon en verre translucide et commenta d'une voix murmurante.

Je ne pleure pas...c'est parce que j'ai...j'ai beaucoup lu aujourd'hui. Mes yeux fatiguent, c'est tout.

Le déni était inutile avec elle, elle le savait depuis toujours et de ce fait elle se contenta de laisser mourir son excuse dans un murmure de lassitude.

J'ai fait ce qui devait être fait pour nous deux, nos routes....elles divergeaient, c'était le choix le plus logique et le plus raisonnable. Je ne peux pas me permettre de sacrifier mon avenir à l'ombre d'un autre, ni de le laisser sacrifier le sien pour moi. Tu sais ces choses là Maty...tu sais. La tête plutôt que le cœur, toujours...on est pareille. On s'est quitté comme ça....sans effusions, avec juste un « salut à demain », j'ai dit que ca ne changerait pas grand chose, j'ai menti. Je sais très bien mentir aux autres comme à moi même...Je suis une De Lauro, c'est comme qui dirait une expertise de famille.

Elle porta la tasse aux lèvres avant de déglutir.

Mais ça fait mal, Maty....Ca fait terriblement mal. Pourtant j'ai raison, je sais que j'ai raison, c'était le choix le plus logique, le moins douloureux sur le moyen et long terme mais cette douleur là...je l'ai totalement sous estimée, Maman l'a vu hein ? Je n'ai plus d'appétit et je passe mon temps dans mes lectures mais je n'arrive pas à me concentrer mon esprit n'est pas docile, il se refuse à la raison...il s'évade. Ca fait une semaine, une semaine...j'ai l'impression que ça fait dix ans.
Les sentiments....c'est un poison Maty, une saloperie dont je me serais bien passé...Aislinn ne comprend pas ces choses là...Pour elle l'Amour sublime tout, pour moi c'est un paramètre oui, mais un paramètre comme un autre.  Je préfère me réfugier dans ce que je maîtrise...Mon intelligence, mes capacité cognitives, c'est ça qui me stimule et qui me sépare d'une...d'une simple bête souffrant d'une affliction débile et encombrante comme l'amour. Je peux comprendre l'intelligence, la challenger, la travailler et surtout l'expliquer. Mais l'amour, Maty....il est incompréhensible et obsédant.
Pourtant j'aimais me dire amoureuse....c'était comme gagner une certaine normalité, à présent je ne peux être que....Jade. Une sociopathe géniale et à demi autiste. Je ne veux pas qu'on me résume à ça mais...n'est ce pas ce que je suis au fond ? Qu'est ce que je suis au juste ? Ou est ma place dans la normalité ? Je sais que tu connais ces questions...tu es mon modèle et ma « mère » même si tu n'aimes pas qu'on le dise...
Je le vois dans les yeux des autres tu sais...la Fille d'Amy, dingue comme elles se ressemblent....c'est flippant d'entendre ça...mais rassurant d'être comme ça...Au moins je ne suis plus seule, je ne suis plus l'anormal, je t'ai..toi.


Elle finit par prendre un mouchoir afin de s'essuyer délicatement les yeux et garda en main le morceau de papier.

Ces comme les larmes, Caitlyn en pleure des rivières mais au fond...c'est une perte de temps si...futile. Tu sais, avant..je ne savais pas mon potentiel intellectuel si hors norme parce que je n'avais pas de points de référence, j'en arrivais à penser que j'étais une ignare du fait de mon absence de parcours scolaire...je croyais que tout le monde possédait plus ou moins ces capacités, c'est l'Institut qui m'a fait découvrir que ma particularité la plus ...marquante n'était pas ma mutation...mais mon intellect.
C'est ironique, non ? Je m'accrochais à la mutanité pour rejeter toute obédience à mon Humanité mais ma spécificité trouve ses racines dans  l'humanité et non la mutanité...je veux dire, mes pouvoir ne me serviront jamais à rien alors que ça..

Elle se tapota la tempe en affichant un demi sourire triste, puis poursuivit.

Mais c'est terrifiant combien depuis l'expression de ce potentiel je me sens me couper encore plus du monde...je ne comprends plus les autres, je ne vis pas à la même fréquence qu'eux.
J'ai peur, Maty...j'ai peur de finir seule et misanthrope, recluse au fond de mes livres et de mes univers. Mais une partie de mon être y trouverait son compte, c'est ça qui m’effraie le plus.
Je ne te demande pas de réponses...je te le dis c'est tout parce que ce genre de chose...je pense que seules nous peut les partager..
.

Elle baissa le regard un instant, absorbée par quelques pensées avant de murmurer.

- C'est ta fierté que je cherche Maman, je fais tout pour être digne de toi mais est-ce que je ne risque pas...de passer à coté des choses simples à toujours m'encombrer avec les choses les plus complexes par vanité intellectuelle ? La beauté réside dans la simplicité, c'est ce que dit Aislinn, je ne sais pas faire simple, ni même penser simple....*


* En Italien.
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MessageSujet: Re: Famille {Elioth de Lauro}   Lun 23 Mar - 14:41

Dimanche 28 Décembre 2014 – 07 : 44 P.M.
Nous sommes revenues de Suisse hier avec un millier de choses à faire, choses tombant au plus mauvais moment puisque je vois arriver la dernière ligne droite de mes thèses et qu’elles me semblent encore moins prêtes qu’elles ne l’ont jamais été. Je n’ai que trop peu de témoignages, au point que je sois allé supplier Rachel et Sage de m’en fournir en espérant éviter les hors sujets certes intéressants mais inutilisables comme me l’a fait Jade, et je ne parle pas de la préparation de la soutenance qui est une surcharge de stress me rendant particulièrement intolérante aux autres envahissements. J’ai l’impression de jouer mon avenir une fois de plus mais cette fois c’est un compte à rebours, il n’est rien que je puisse faire si ce n’est terminer et me préparer ; je suis plus habituée à la violence et j’aurai préféré pouvoir le régler ainsi, très honnêtement. La gestion de capitaux, j’ai déjà vue quand j’étais conseillère à la Frost Int. mais je m’étais limitée à du « vu », à regarder, je n’ai jamais fait. Ce n’est même pas moi qui fait les comptes alors gérer se genre d’héritage c’est plus problématique qu’autre chose. Je dois avoir les compétences de CEO grâce à la mémoire d’Emma mais je n’ai pas le temps ni les références requises pour être prise au sérieux, si ce n’est mon contrat chez la Frost Int ; bref, un bordel de plus dont j’aurai aimé ne pas entendre parler avant au moins six mois. Mais les choses ont le dont d’arriver au pire moment alors j’encaisse comme je peux, sentant les crises de nerfs à venir. A ceux qui me disent que mes années d’études seront les meilleures de ma vie, je leur réponds bien volontiers que si l’avenir doit être pire je n’ai pas vraiment envie de le vivre.

Mais passons, trêve d’égocentrisme, ce soir le problème n’est pas le mien : elle est revenue vers nous après avoir passée Noël seule, du fait de la volonté de non implication avec les parties « hautes » de la famille même si elle de devrait pas tarder à rencontrer son grand-père s’il réussit à obtenir le post de professeur d’art ici (ce qui n’est déjà pas assuré), et cela lui a visiblement fait prendre conscience de choses qu’elle a tue durant des mois. Mais lorsqu’elle a été prête, elle est venue : Jade a tenue sa promesse. Alors je tente de l’aider, thé et mouchoir à disposition, alors qu’elle sanglote recroquevillée sur le canapé de Caitlyn.

Jeans, sous-pull banc horizontalement rayé de noir, a col roulé et à manches longues, pieds nus puisqu’on se doit de laisser les chaussures à l’entrée, cheveux lisses mais chaotiques me descendant jusqu’à la poitrine, je marche lentement pour m’en retourner à mes cents pas, l’écoutant tenter de se convaincre elle-même sans y réussir. C’est bien parce que son mécanisme de défense habituel ne tient plus qu’elle est venue, je me garderais d’un « enfin » mal placé même si je dois avouer qu’il a tenu très longtemps. Ça m’attriste de la voir ainsi mais il vaut mieux que ça finisse par sortir et qu’elle choisisse de me le confier me touchera toujours autant.

L’argumentation continue, je n’en tiens pas réellement compte car je ne pense pas qu’elle me soit destinée, à l’inverse de l’excuse précédente. Je comprends, intellectuellement, leur choix de jeune couple mais je sais aussi que j’en suis incapable. Je me suis toujours sentie fière et loyale de ne pas envisager la survie sans Caitlyn, c’est peut-être stupide ou dangereux mais c’est ainsi. Nous sommes les deux faces d’une même pièce et si l’une vient à disparaitre l’autre ne serait plus que fragments brisés et éclats détruits. Ne pas sacrifier son avenir à l’ombre d’un autre, oui, cela je comprends puisque c’est ce que Caitlyn et moi tâchons de faire envers nos enfants : vivre avec elles, pas pour elles. C’est, je pense, ce qu’il faut faire aussi dans un couple : trouver un équilibre à deux, pas l’un dans l’ombre de l’autre, quand bien même il y a généralement un dominant et un dominé. La tête plutôt que le cœur, je suis partiellement ainsi c’est vrai même si je conceptualise à présent le « cœur » comme partie de la « tête », puisque les émotions ne sont pas dans le cœur mais dans le cerveau. Mon rapport au corps à bien changé et ma conceptualisation également. En revanche, le « salut à demain » m’interpelle car s’il ne me choque pas, il me fige un instant : est-ce si simple d’en finir avec une intimité ? Il semblerait. C’est sans doute mieux qu’une dispute irréparable mais ça doit en être plus douloureux encore puisqu’il est impossible de se réfugier dans la haine de l’autre. Quand à ne changer pas grand chose, c’est cruel ainsi dit puisque sa sous-entend qu’il y avait tellement peu de valeur dans la relation… enfin c’est ainsi que je le perçois. Un mensonge, oui, à elle comme à Sanzo, une « de Lauro », une expertise familiale. Grigori alors, plus que de Lauro, mais oui cela nous lie et même si c’est tristement je ne peux m’empêcher d’en être contente ; partager des défauts c’est partager tout de même quelque chose. Tu n’as pas mon sang, tu n’as pas ma malédiction, mais tu as suffisamment de « moi » pour qu’on puisse prétendre être de la même famille et c’est cela qui importe.

Avoir raison ou tord, ça a tellement peu d’importance dans ces cas là : mais c’est la chose qui importe le plus à Jade, toujours. J’aime avoir raison, moi aussi, mais ce n’est pas poussé au point que cela me suffise en tout et pour tout. La raison n’a que peu de poids face aux grandes émotions comme l’émotion perd du poids face aux grands raisonnements.

Bien sur que Caitlyn l’a vu, ce n’est pas parce que nous avons été absentes durant plusieurs jours, presque depuis que c’est arrivé en fait, qu’elle ne l’a pas vu. Caitlyn n’observe pas comme je peux le faire, elle ressent les choses d’instinct et son instinct maternel est plus que ce que je n’aurai jamais. Elle l’a ressenti, je le sais. Elle devait juste attendre que Jade face le premier pas. Ce qui est fait.

- Les sentiments… c'est un poison Maty, une saloperie dont je me serais bien passé…

Je m’immobilise et je me refroidis grandement, la fixant d’un regard bien plus sombre ; l’inexpérience parle sans doute mais face à un tel souhait je ne réagirais jamais autrement que par une froide agressivité. L’expérience du vide, je l’ai faite, et si Jade souhaite ne plus rien ressentir pour personne alors ni moi, ni sa mère, ni cette sœur sur laquelle elle tire par réflexe, ne comptons plus. Et si cela fait mal, j’y réagis avec violence à présent. L’Amour sublime tout, il n’y a pas que pour Aislinn puisque je ne pense pas me tromper en disant que Caitlyn et moi y croyons également, peut-être plus qu’Aislinn encore ; l’Amour nous a fait survivre à des épreuves bien pires que le temps qu’ont passé Jade et Sanzo. Mais peut-être est-ce justement parce que l’amour de Jade est un paramètre, compensable, que cela ne peut pas tenir. Refuges, abris… l’amour peut en être un mais il implique que ça soit l’autre, non soi-même ; c’est le plus dur pour des personnes nombrilistes et Caitlyn m’a apprit à me modérer. Jade, Sanzo n’avait pas l’expérience et c’est là une chose que je ne pense pas pouvoir enseigner. Cela ne s’apprend que par l’expérience. Une simple bête souffrant d’une affliction débile et encombrante comme l’amour, cela m’attriste même si c’est du déni, encore. Tout aussi intelligente que soit Jade elle est cela, sans rien de positif ou de négatif : nous sommes tous des animaux, juste éveillés à la conscience.

Je peux expliquer l’amour, je peux même le créer et le faire disparaitre. C’est ce qui me fait dire que certaines choses ne doivent pas être expliquées ou altérées, elles doivent être tout simplement. Incompréhensibles et obsédantes, c’est leur prix. Les souvenirs me surprennent, pas dans le fait que Jade aimait être amoureuse mais ce n’est pas ce qu’elle dit : elle aimait se dire, comme pour gagner une certaine normalité. Est-ce réellement de l’amour ou une illusion ? Je n’en saurais pas, mon amour m’a détaché de la normalité et continue comme continuera de le faire vu ce à quoi tendent nos natures mutantes.

Une sociopathe géniale et à demi-autiste, je soupire. Tu n’es pas une sociopathe clinique Jade, sinon tu ne serais là que parce que je peux t’apporter quelque chose sans ressentir le moindre intérêt pour moi autre que dans ce fait et je vois que ce n’est pas le cas. De même, en tant que sociopathe le départ de ton copain ne serait qu’un contretemps jusqu’à ce que tu t’en trouves un nouveau, la personne n’ayant aucune importance à côté de son apport. Quand à l’autisme, c’est le prix d’une trop grande intelligence et il est possible qu’à trop exercer la tienne tu développes de troubles du spectre autiste, oui ; c’est ce qui me fait rester bête à bouffer du foin malgré un Q.I. surhumain, cette volonté de ne plus voir le monde qu’en tant que paramètres et variables. Je t’en parlerais plus tard, je t’expliquerai tout cela en détail, pour l’heure ce ne sont pas des réponses que tu cherches, juste ma présence et mon soutien ; que tu as, que tu auras toujours, Ptite Brune.

Connaitre ces questions… partiellement. L’idée de normalité je l’ai abandonnée en arrivant à l’Institution et j’ai combattue de toutes mes armes ma sociopathie mutante, je cultive à présent mes émotions comme mon anormalité. Un modèle, j’essaye, une « mère » ça me pose tellement plus de problèmes. Des problèmes auxquels je ne veux pas penser pour l’instant. Je t’aime Jade, ça me suffit ; je ne cherche pas à comprendre en quoi et comment, je me comporte comme je suis et si cela te convient comme « mère » alors soit.

Voir dans les yeux des autres et penser à leur place, je baisse les épaules et grimace. Non, elle n’a pas tord, certains pensent même qu’elle n’a pas sa place à l’Institut et n’y est que parce qu’elle est liée à Caitlyn et à moi, parce qu’elle est notre fille adoptive, sans quoi son absence d’idéal ou de volonté philanthrope voir son rejet de l’Humanité et de la Cohabitation Pacifique font qu’elle devrait simplement suivre sa voie comme tous les égoïstes moyens. Mais combien sont réellement altruistes ici ? Et combien évoluent de façon à s’améliorer comme elle le fait ?

Je suis surprise de savoir qu’on nous compare considérant combien je n’existe déjà plus aux yeux des élèves, combien je ne suis qu’une psychologue à qui l’on fait appel au besoin mais qui n’est pas plus accessible ou personnel que le Directeur Charles Xavier ou le Docteur Moïra McTaggert. Jade est plus connue des élèves et résidents actuels que moi et a sans doute refusés plus de contacts qu’on ne m’en a proposé, j’ai mes amies et ma famille mais rien en-dehors de cela. Je suis déjà à moitié partie, à beaucoup d’égard. Mais je suis encore là, oui, pour ceux qui me limitent à une fonction comme pour ceux qui m’aiment et que j’aime. M’avoir, cela me fait sourire, même si ce fait est assez contradictoire avec ne plus être anormale.

Jade est comme un lac, elle peut sembler glacée mais sous la glace se trouvent toujours des mouvements d’eau formant des vagues et alors qu’on est arrivées au plus profond de la vague sentimentale, on remonte à cette surface de raison : les larmes, c’est nul. Enfin, une perte de temps futile. Une perte d’eau alors que le corps a besoin d’être hydraté. Une manifestation expansive voir « Caitlynnienne » d’une chose qu’on devrait garder pour soi. Bref… il est inutile de continuer à développer là-dessus, il faut simplement attendre la suite du déni raisonné.

Souvenirs, à nouveau. Souvenirs non du cœur mais de la raison cette fois. Potentiel intellectuel si hors norme ; je crois qu’on a comparé son quotient intellectuel à celui d’Einstein, qui se situait selon les estimations entre 160 et 180 là où Goethe était estimé à 210, néanmoins cela ne mesure que les capacités d’analyses, non celles de réflexion. Heureusement pour moi. Mais oui, c’est assez ironique d’avoir une mutation dans la moyenne là où une capacité humaine ne l’est absolument pas ; une ironie que je comprends puisque bien longtemps j’ai été plus fière d’être une Génie de la Vérité que mutante. Désormais, tout cela ne fait plus qu’un. Et puis les pouvoirs de Jade ne lui serviront jamais à rien… rien n’implique qu’il n’y ait pas un lien entre sa capacité à manipuler les photos pour s’extraire du spectre visible et un fonctionnement particulièrement poussé de ses cellules gliales. C’est néanmoins une considération secondaire considérant que nous sommes à nouveau au fond de la vague, dans le personnel émotionnel.

- Mais c'est terrifiant combien depuis l'expression de ce potentiel je me sens me couper encore plus du monde… – je grimace et soupire, bien consciente que c’est là le problème des génies que de ne jamais trouver leur place dans un système composé de personnes moyennes – je ne comprends plus les autres, je ne vis pas à la même fréquence qu'eux.

Je comprends cela, même si ma donnée est bassement physique, juste une question de vitesse, et n’ai pas réellement d’autres solutions à proposer que celle que j’utilise moi-même. Je ne dis rien et me contente de m’approcher, lentement, pour venir me placer sur le côté du fauteuil de la chef.

- J'ai peur, Maty… – le changement fait toujours peur, tout comme la différence ; c’est l’une des rares choses qui ne donne pas l’impression de changer, la peur – j'ai peur de finir seule et misanthrope, – doucement, je lui pose ma main sur l’avant bras – recluse au fond de mes livres et de mes univers. Mais une partie de mon être y trouverait son compte, c'est ça qui m’effraie le plus.

Je grimace mais ne dit rien, respirant calmement alors qu’elle continue d’hésiter, de chercher ses paroles.

- Je ne te demande pas de réponses… je te le dis c'est tout parce que ce genre de chose… je pense que seules nous peut les partager…

Ma fierté, je crois qu’elle importe moins que mon amour. Mon amour elle l’a, ma fierté est un paramètre dispensable parce que je n’ai pas assez d’expérience pour connaitre les choix qui devraient me rendre fière ; je serais fière de ses accomplissements, oui, mais ne peut pas guider à travers cette fierté. Quand à la dignité, je crois qu’il me faudra descendre de mon piédestal.

- Ma fierté, tu l’auras en t’accomplissant. Etre digne de moi, ça n’a pas réellement de sens pour moi : je t’aime comme tu es, tu n’as pas à essayer d’être comme moi pour que je continue. Tu passes à côté de choses simples, oui, parce que pour toi une formule est simple et un sourire complexe. La beauté est subjective mais elle n’a pas besoin d’être comprise pour être. Une émotion, c’est pareil. L’Amour, c’est le premier d’entre eux. Faire simple ou penser simple, c’est difficile pour des gens comme nous : entre chacun de tes mots comme des miens peuvent s’heurter jusqu’à une demi-douzaine de pensées dans mon esprit, je dois souvent compter pour ne pas perdre le fil lorsque je m’en remets à ma seule logique. Mais j’ai appris, mais Caitlyn m’a apprise, à suivre mon cœur également ; sans chercher à le comprendre, sans chercher à le théoriser. Les choses ont bien souvent la complexité qu’on leur donne. Tu veux ma fierté, tu veux ma dignité, pourquoi ? Parce que tu m’aimes. Et cela, tu n’as pas besoin de te compliquer la vie à le comprendre ou à l’expliquer, c’est là, c’est tout. C’est suffisant. Réussir à faire cela ne t’apportera pas la paix mais te fera faire la paix avec tes émotions et tes sentiments, une partie de toi que tu ne dois jamais brimer parce que sinon toutes les personnes, et en premier lieu celles que tu aimes, ne seront plus que des paramètres. Tu finiras misanthrope et recluse si tu n’arrives pas à cesser de chercher à comprendre le monde et les autres sans leur accorder de valeur autre que celle de tes calculs. Vas vers eux et ne te désespères pas de leur bêtise, tu devrais y trouver les choses qui les rendent attachant à travers elle.

Le théorème du petit génie dans le monde d’idiot : si supérieur qu’à défaut de pouvoir parler d’égal à égal il faut accepter de voir ce qu’il y a d’attachant dans la bêtise plutôt que de la dénigrer. Evidemment, cela part du principe de la bêtise moyenne, il faut toujours se méfier de la connerie.

- Le moyen le plus sur de réussir à faire ou éviter quelque chose, c’est d’agir Jade. L’un des défauts de notre famille est d’attendre qu’il soit trop tard alors tâche d’apprendre de nos erreurs. Et si à des moments ton cerveau part dans des raisonnements pas possibles et que tu n’arrives pas à les arrêter, je vais te donner ma technique secrète : « enfin bref », y’a rien de mieux pour stopper le truc. Combien de mes monologues se sont-ils terminés ainsi ? Et si ça ne marche pas, tu peux essayer des variables. Enfin… bref ENFIN BREF. Enfiiiiiiiiin breeeeeef. HENF… bref.

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MessageSujet: Re: Famille {Elioth de Lauro}   Sam 28 Mar - 8:43

Jade se contenta d'écouter silencieusement et tourna la tête vers Amy lorsqu'elle lui donna ses derniers conseils, la fixant de ses iris noirs magnétiques et énigmatiques, elle finit par laisser échapper un sourire entendu avant de baisser les yeux vers sa tasse.

tu parles d'un secret...quand tu te lances dans tes discours chiants, toute la famille guette tes 'enfin bref ' pour raccrocher à la réalité, je crois que même Ais' a comprit le truc, c'est comme quand on demande avec malice a maman d'expliquer une chose compliquée parce qu'on sait d'avance qu'elle va nous sortir une histoire invraisemblable et décousue, tu me fais les gros yeux à chaque fois mais je suis sure que ça te fait sourire aussi. Ca fait parti de nos défauts qui nous rendent aimable...comme l’étourderie et la naïveté de Aislinn ou ma mauvaise fois et mon orgueil. Je tiens d'ailleurs à dire qu'ils sont justifiés...j'ai presque toujours raison, et quand ce n'est pas le cas, c'est juste un point de vue différent du votre mais tout a fait exacte pour autant. Merci quand même du tuyau, je vais essayé de l'adapter sans le copier....par contre je persiste à penser que chercher une chose attachante chez des imbéciles, c'est une perte de temps considérable
.
Elle se détendit un instant et posa sa tasse sur la table avant de plonger sa main dans la poche de sa chemise et d'en extraire un papier plié. Elle déposa son autre main sur le bras d'Amy dans un geste de tendresse avant de poursuivre.

Je n'arrive pas à faire confiance, Maty. Je reste persuadée qu'une personne qui te sourit un jour pourra te poignarder demain. Les gens vont, viennent, font leur vie et c'est comme ça....les liens qu'on tisse avec eux se distendent et un matin, ils ne sont plus là...c'est comme ça et ça fait mal. La solitude est triste mais elle préserve de ce genre de chose surtout lorsqu'on à le cœur fragile comme moi. La vérité c'est qu'on ne change pas, jamais, ce sont les autres qui nous font changer en mieux comme en pire. Je n'aurais pas du m'attacher à Sanzo, ça m'a rendu faible, vulnérable...et du coup j'en suis altérée, de toute façon....je n'arriverai jamais à maintenir une relation sentimentale. Le sexe me dégoutte, l'intimité me fait peur...je ne guérirais pas. Je sais bien que tu m'aimes et tu sais que je t'aime aussi mais ne t’inquiète pas de cela, je suis résignée, c'est comme ça et personne n'y fera rien. Dans la vie, il y a des chose qu'on réussit et des choses qu'on foire....c'est comme ça. J'aimerai que tu regardes cette photo s'il te plaît...c'est un vieux polaroids...

Jade lui tendis la vieille photographie un peu anonyme montrant une femme d'origine asiatique dans la rue, photo visiblement prise par surprise. La femme a les traits tirés et toutes les marques d'une addiction sévère, elle porte une tenue assez racoleuse et son regard noir renvoi une mélancolie certaine, ses longs cheveux noirs descendent en cascade jusqu'au bas du dos.


Ce visage, Je vais oublier...avec le temps...je vais oublier. Avec Kyle, on est revenu à Frisco il y a peu, j'avais besoin de voir, de voir où tout avait commencé. J'y avais enterré une petite boite dans un parc quand j’étais gamine....des économies, des conneries personnelles...il y avait ça dedans....avec les filles, on avait volé un appareil pour déconner, j'avais 7, 8 ans...C'est la seule photo de ma mère. Je te demande beaucoup...mais je sais que toi...tu peux fixer cette image, la mémoriser...je veux juste...juste que quelqu'un, quelque part s'en souvienne. Je ne sais même pas ce qu'ils ont fait de son corps...elle a juste disparu du monde, complètement. Elle était ce qu'elle était mais personne ne mérite ça, personne ne mérite d'être effacé. J'ai traqué des survivantes de cette époque lors de mon bref séjour....Tous morts, camés ou cadavres en devenir...de cette bande de gamins des rues, je suis la seule à m'en être un peu prêt sortie, est ce que c'était le destin, mon gène mutant ou mon intelligence ? Cette question m'obsède depuis....comme pour les morts de bleekers. Pourquoi moi je suis là et eux non ? Y'a t-il un sens à tout ça ? Pourquoi m'aimez vous ? Qu'est ce que j'ai d'aimable ? Qu'est ce que j'ai de différent de cette pauvre pute sur cette photo ?
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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Famille {Elioth de Lauro}   Lun 30 Mar - 20:01

- Tu sais Jade, si chercher une chose attachante chez des imbéciles n’avait jamais été fait, je pense que jamais tu ne m’aurais acceptée. Les autres, quels qu’ils soient, n’ont aucune chance de se prouver comme autre si tu ne leur laisses pas l’occasion de le faire, si tu te fis à te seule vision d’eux. Faire confiance, c’est difficile, je comprends ; et oui, s’ouvrir c’est risquer de souffrir à cause des autres. Mais souffre-t-on moins à les rejeter pour se retrouver seul ? Je ne crois pas. Ce qu’il faut voir, c’est le temps passer ; faire sa vie, venir et partir, c’est vivre je pense. Que cela se finisse bien ou mal, cela se finira, et si l’autre ne part pas parce que vos chemins ce sépare il le fera lorsqu’il décèdera. Je suis d’accord que seul on continue sur sa lancée et que ce n’est qu’attiré par la gravité des autres que l’on peut changer de trajectoire ; comme un objet lancé dans l’espace. Mais l’on peut changer, on peut changer en pire en se renforçant encore et toujours dans ses idées, dans son point de vue, ignorant voir rejetant celui d’autrui.  Sanzo ne t’a pas rendu faible ou vulnérable, tu as accepté de lui montrer combien tu l’étais. L’amour pousse à la confiance sinon tu ne serais pas là aujourd’hui à m’en parler. Pas plus que tu ne te raccrocherais à cette photographie.

J’ai le polaroïd dans les mains, je n’en fais rien pour l’heure ; c’est Jade que je regarde. Elle veut que je me souvienne de sa mère alors qu’on cherche toutes les deux à ce que je m’y substitue. Elle veut que je me souvienne de sa mère parce qu’elle-même l’oubliera mais si sa mère a de l’importance pour elle, ce n’est pas mon cas. Ma propre mère n’est rien pour moi alors comment celle d’une autre pourrait-elle l’être ? Je le regarderai, oui, mais j’ai tellement mieux à en faire. Le devoir de mémoire n’est pas envers une image, il est envers une personne et les mères de Jade seront, pour moi, Caitlyn et moi. Génitrice ? C’est un mot péjoratif dans notre famille.

Je m’assieds sur l’accoudoir, usant de ma main libre pour lui relever la joue une fois qu’elle s’est tue. Je la regarde avec tendresse.

- La vie n’a pas plus de sens qu’on ne lui en apporte et lui en chercher ne rime à rien. Si destin il y a c’est simplement une prévision des événements à venir, non une prédestination. Pourquoi t’aimes-t-on ? Parce que tu as su déclencher notre affection en étant toi-même. Pourquoi tu nous aimes ? Pour cette même raison. Il n’est pas utile d’aller dans le détail. Pourquoi es-tu là, après ton enfance, après l’attentat… parce que tu as sue t’en sortir, trouver des gens pour t’en sortir. Et ce que tu as de différents avec cette pauvre femme dont tu ne veux pas qu’on oublie le visage alors qu’on en ignore le nom ou ces autres gamins qui n’ont pas réussi à s’en sortir… tu es toi, eux non. C’est sans doute bête dis comme cela mais ça n’a pas à être intelligent.

Je me relève, faisant quelques pas en arrière, toujours le polaroïd en main. Je regarde les murs et les surfaces, simplement. Je m’arrête un instant et tend le carré, le regardant certes mais regardant également comment il peut s’insérer dans nos vies.

- Nous ferons encadrer cette photo et la métrons dans l’appartement, puis dans notre maison lorsqu’elle sera. A moins que tu ne préfères l’avoir dans ta chambre. On pourrait la numériser aussi, et la dupliquer pour un collier avec couvercle, genre montre de gousset, afin que tu l’ais prêt de toi et que lorsque tu commences à l’oublier, tu puisses te la remémorer.

Prenant une inspiration, je me retourne vers elle pour poursuivre, comparant Jade à la photo.

- On t’aime parce qu’on a prit le temps d’apprendre à te connaitre et que tu as éveillé quelque chose en nous. On t’a donnée ta chance comme tu nous as donnée une chance et l’affection est née. Si tu cherches à théoriser cela, ou si tu le refuses, alors il n’y aura plus d’affection à un moment donné et tu provoqueras seule ce que tu crains. Mes discours, les explications de Caitlyn, l’étourderie et la naïveté d’Aislinn, ta mauvaise foi et ton orgueil, cela pourrait nous conduire à nous fuir non ? Si l’on n’avait pris pas le temps d’apprendre à voir au-delà de ce que c’est et à trouver cela certes chiant mais attachant, on serait parti parce que cela nous gonflerait. Je pense que nous sommes tous des imbéciles et que c’est à cause de cela que la plupart des gens partent tout autant que je sais qu’un sentiment, pour l’éprouver, il faut qu’il ait une cause. Je t’aime parce que tu es toi, si tu n’étais pas toi je ne t’aimerai pas et réciproquement. Je pourrais aimer quelqu’un d’autre, après tout j’aime Aislinn également et je suis amoureuse de Caitlyn, mais ce n’est pas le même sentiment, quand bien même il s’agit toujours d’amour.

Je reviens à elle, me penchant en avant pour lui remettre la photo entre les mains et lui conduire les mains contre le cœur.

- Tu dois apprendre à écouter ta raison comme tes émotions. N’essais pas de rationnaliser les secondes ni de noyer la première.  Ça sera dur, ça sera bordélique, mais tu n’es ni une machine ni, je n’ai pas de mot pour cela. Garde cette photo au plus proche de toi si tu as peur de l’oublier, moi ce n’est pas le cas. C’est ta mère, ta première mère, la première personne à t’avoir aimée. Et elle n’avait pas besoin de savoir si tu avais un destin, un gène mutant ou une intelligence pour le faire. Pas plus que cela ne nous importe à nous, aujourd’hui.

Posant mes mains sur ses épaules, je l’enjoins à ce lever pour la prendre dans mes bras.

- Tu as tes qualités et tes défauts, tu es toi Jade. C’est en découvrant ce toi qu’on t’a aimé. Qu’importe pourquoi, qu’importent les différences, qu’importent les ressemblances. Il n’y a pas de formule pour aimer, juste à le ressentir. Est-ce que tu ressens, en ce moment ?

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MessageSujet: Re: Famille {Elioth de Lauro}   Jeu 2 Avr - 7:04

Elle la regarda dans son attente avec une expression troublée et chargée d'une vulnérabilité presque enfantine. Il était rare de la voir dans toute cette fragilité sans aucune défense, sans aucune volonté de dissimuler. Elle détourna le regard pour le porter à cette photographie qu'elle commençait à froisser entre ses doigts en les refermant avec une sorte de colère froide.

Je ressens oui...mais je n'arrive pas à comprendre ni à analyser les émotions. Mais ce dont je suis certaine, c'est que je ne veux pas donner une place dans ma vie à cette femme mais je pense qu'on a besoin de savoir, juste de savoir d'où on vient pour ne pas oublier le chemin parcouru. Toi...Cait, je n'ai et je n'aurais jamais d'autre mères que vous. Je ne ressens pas d'amour pour celle là, juste une sorte de...pitié malsaine et encombrante.
Elle ne m'a pas aimé comme tu dis, tu n'en sais rien tu n'étais pas là.Si on aime les gens , on essaye de les protéger du mal, de leur offrir le meilleur, on les aime envers et contre eux. Elle n'a jamais rien fait d'autre que me mettre au monde, c'est tout, elle ne m'a pas chanté de berceuses en italien, pas pris le temps de m'écouter, pas pris le temps d'avoir des gestes d'affection envers moi, ou simplement de me regarder avec ce regard chargé d'amour que tu sais poser sur moi....Elle vivait sa vie, je n'y avais pas plus de place qu'un tampon périodique usagé.
Je ne la veux pas dans la mienne, je veux juste...me souvenir du visage de celle qui m'a porté 9 mois, comme j'aimerai juste savoir qui est mon père. Le savoir, la connaissance, ça peut se passer d'amour. C'est ce que je veux.



Elle leva un visage marqué par le chagrin vers elle et avec la brusquerie inhérente à sa façon de faire dans ses cas là, elle se leva d'un bond pour se réfugier entre les bras d'Amy , enserrant sa taille de ses deux bras et enfouissant comme pour la cacher, la tête contre son buste, sa petite taille aidant, elle resta là, respirant à grand peine.

Je ressens oui...je ressens l'amour pour toi. J'aimerai..j'aimerai parfois n'être qu'une enfant, ne pas avoir à m'encombrer de toute ma vie, ça m'épuise...si tu savais...comme ça épuise de jouer à l'adulte...juste rester là...dans les bras de ma maman...ne pas avoir à affronter le monde, à m'affronter moi même. Aislinn m'appelle Jade la science pour me moquer. J'aimerai aussi être autre chose, être...je ne sais pas...autre chose. Toi tu sais...tu sais que ce qu'on voit n'est pas ce qui est.. tu sais que jouer des rôles nous perd.Je croyais...je croyais que Sanzo le voyait...mais il n'a rien vu, putain...il n'a rien vu...personne ne voit...jamais ...rien...je suis invisible aussi quand je n'utilise pas mon pouvoir...
J'aimerai...m'évader de mon sérieux...Ninon dit que je devrais danser...on ne pense pas quand on danse...en tout cas pas moi...tu voudrais pas danser un peu avec moi, dit ? C'est comme de la gym et ça serait « notre truc »....


Elle resta là un long moment avant de soupirer.

- Je sais que t'aime pas ça...mais je t'aime Maman...je resterais ta fille, hein ? Même si..même si je n'arrive jamais à être normale ?
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MessageSujet: Re: Famille {Elioth de Lauro}   Ven 3 Avr - 15:52

Jade est dans ces retranchements, cela ce voit et je tâche de ne pas la brusquer. Lorsqu’elle détourne le regard vers la photo et commence à la dégrader, plutôt que d’accepter me câlin, je grimace de tristesse et m’abstiens de la forcer, la laissant aller à me répondre en ramenant mes bras le long du corps, épaules basses. Sa réponse est saccadée et si la première partie est ce que j’espérais et savais, la seconde me fait à nouveau grimacer ; je me répéterai autant de fois qu’il le faudra durant autant d’années qu’il le faudra jusqu’à ce qu’elle y renonce, analyser ou comprendre les émotions ne sert à rien. Ce ne sont que des hormones dans notre cerveau, après tout, mais n’est-ce pas triste de ce dire que les émotions sont une biochimie nous étant internes et non un lien avec autrui ?

La décision quand à sa mère biologique, je n’ai pas mon mot à dire dessus ; mon père m’a parlé de la mienne mais cela ne m’intéresse pas réellement, une injustice de plus considérant qu’essayer de suivre son cœur lui a coutée la vie. Le besoin des racines, Caitlyn l’avait aussi et m’a reconduite aux miennes également, même si le regard bien plus mature a conduit à quelques déceptions ; lesquelles seront toujours moins noires que ce que pouvait voir Jade dans ses simples souvenirs d’enfance. Je ne pense pas pouvoir comprendre ce qu’elle ressent, juste concevoir, mais en tout cas sa déclaration sur notre maternité me fait sourire et l’égoïsme me satisfait de cette injustice aussi. Pitié malsaine et encombrante ; suis-je l’une des seules personnes au monde à voir en la pitié un sentiment positif ? L’expression de la sensibilité ?

L’argumentation n’est pas nécessaire et me repousser de la manière m’enjoins juste à croiser les bras ; non, je n’étais pas là-bas et j’en suis plutôt satisfaite, néanmoins pourquoi s’encombrer d’une pièce de chair si l’on ne l’aime pas un tout petit peu ? Assurer la relève ? Je comprends la croyance dans cette expression de l’amour tout en sachant qu’on n’y arrive pas toujours, mon père n’a jamais été là et malgré sa connerie monumentale il est l’une des personnes qui m’aime le plus au monde. Le parallèle entre la génitrice et moi me malaise mais je n’en dis rien et en montre le moins possible, préfèrent croire que c’est l’impossibilité non le dépit qui a empêchée cette relation de naitre. Mais comme cela a été souligné, en toute objectivité, je n’en sais rien. Je pense juste que si en effet, Jade avait été considérée comme un tampon elle aurait été jetée de la même manière avant sa naissance, une prostituée enceinte cela rapporte beaucoup moins qu’en pleine santé ; enfin, j’espère. Pour son père, cela aurait été plus encourageant si ça n’avait été suivit d’une simple sentence.

- Le savoir, la connaissance, ça peut se passer d'amour. C'est ce que je veux.

Est-ce pour cela qu’elle est ici également ? Son mécanisme de défense n’est pas encore totalement abaissé mais au moins j’ai une solution à lui proposer, parfaitement inerte émotionnellement et qui lui apportera la connaissance qu’elle cherche, même si c’est par les sentiments d’autrui envers elle que cette solution est possible. Mais Jade a des sentiments aussi pour les autres et elle le prouve, à sa vitesse.

Elle vient, elle vient se réfugier et je décroise les bras alors même qu’elle se jette sur moi, remerciant ma vitesse et mon analyse accrues pour me permettre de le faire avant qu’elle ne m’atteigne. Je lui rends son étreinte, une main dans la chevelure à caresser celle-ci et l’autre dans son dos pour la maintenir contre moi, regrettant de n’avoir de dos nu pour pouvoir former de mes ailes cette bulle d’affection protectrice.

Nouvelle réponse, à égale avec la première dans sa formulation mais différente dans son contenu. Différente parce qu’il ne s’agit plus d’une lutte, d’une tentative d’analyse ou d’une volonté raisonnée. Il s’agit juste d’abandon, juste d’émotion. Envies irrationnelles, sentiments physiques, aveux simples et regrets naturels. Et cet espoir que je sache, que je comprenne, que je vois ; je comprends l’envie d’être autre chose, je comprends le prix que cela a à porter des masques, je comprends la désillusion et la rupture d’avec Sanzo. J’en grimace et en suis désolée, plus encore que de la conclusion qui suit.

Les conseils de Mlle Lenoir peuvent être sensés si l’on arrive à se décoincer suffisamment pour les suivre. Quand à ne pas penser quand Jade danse, voici qui retrace un petit sourire d’espoir ; sourire qui s’évacue à la seconde suivante en une déglutition face à la demande. Seigneur-Dieu, je suis dans la merde. Comme la gym, notre truc…

- Euh… c'est-à-dire que la gym, je sais faire, et que la danse, je sais pas. Enfin, j’y comprends rien, c’est pas quelque chose de naturel, ça vient juste pas si y’a pas de chorégraphie prédéfinie, puis…

Je me tais à son soupire alors qu’elle résume la chose de façon bien plus concise :

- Je sais que t'aime pas ça… – non, c’est pas ça même s’il y a un peu de ça – mais je t'aime Maman… – moi aussi, c’est pour ça que j’essaierai – je resterais ta fille, hein ? – je baisse le visage pour lui embrasser la chevelure – Même si… même si je n'arrive jamais à être normale ?

- Comment tu pourrais être normale ? Tu as une luciole électrique et une salamandre polymorphe en guise de mères, toutes deux qui ont à peine dix ans de plus que toi réunies, avec une voyageuse temporelle plus vieilles qu’elles qui semble avoir oublié son cerveau sur la lune la moitié du temps et est dans les nuages l’autre, le tout en ayant plus d’intelligence que l’adition théorique des leurs si elles étaient normales. Cherches pas à être normale, cherche à être ce que tu veux être ; s’il y a bien un lieu où cela sera accepter, c’est ici.

Je me sépare d’elle pour la regarder avec un sourire, profitant de ma main libérée de l’arrière de son crâne pour lui essuyer les joues avec le pouce.

- Si tu veux savoir qui est ton père, demande à Rachel, elle pourra te le montrer. Tâche juste que ça ne te fasse pas souffrir.

Me baissant, je plisse les lèvres pour lui déposer un baiser non-pas sur le front mais sur le nez alors même que mes mains vont prendre les siennes, pouce contre la paume et le reste des doigts contre le dos. Je la regarde, toujours aussi proche, avant de lui parler.

- J’ai toujours considérée que tu étais trop grande pour faire cela, de ce que j’imagine c’est surtout aux nourrissons que ça fait plaisir mais bon, j’essaie. Tout comme je veux bien qu’on danse si ça te fait plaisir mais je te préviens tout de suite, je garde mes vêtements.

Inutile de mentir, je sais qu’elle sait et je pense qu’elle sait que je sais qu’elle sait depuis qu’Aislinn lui a servit d’espionne avec toute la délicatesse d’une entreprise de démolition, même si c’est sans doute cette dernière qui lui a permise de conformer son savoir au-delà de simple supposition. Je ne sais pas danser grand-chose hors je ne suis pas équipé pour le cabaret donc on fera avec et je mourrai de honte plus tard, tant que cela la fait sourire ça me va.

Me reculant en rompant le contact, je me retourne vers cette petite pièce qui sert de salon en contemplant combien elle est rendue plus petite encore par tout l’ameublement. Je le considère un instant lesdits meubles puis m’empare de la table basse et de son bordel pour la soulever d’une main, tâchant de garder ses occupants plus ou moins dessus, avant d’en faire de même d’un pouf de l’autre et de me diriger vers la partie chambre où je les dépose, doucement pour la table et en vrac pour le pouf. Quelques secondes plus tard, une dizaine tout au plus, le second pouf a rejoint le premier et le fauteuil bouche l’ouverture de la porte, étuis de guitare dessus.

- Bon, dis-je en revenant vers elle, tapant dans mes mains pour me motiver au maximum. On y va ?

Dis « non ». Dis « non » Jade. S’il te plait. Par pitié. Même si personne ne risque de rentrer avec la porte d’entrée bloquée, j’ai pas envie de ternir le modèle de la « mère » exemplaire avec un strip-tease, même en gardant mes vêtements… Bon, je commence… et sans musique, j’en ai pas besoin puisque c’est juste l’exécution d’une chorégraphie qui si elle est plus ou moins rapide selon le rythme peut parfaitement s’en passer.

Seigneur-Dieu, je l’aime vraiment.

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