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 Nouvelles Pièces {Nikolaï M. Kolyakov}

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MessageSujet: Nouvelles Pièces {Nikolaï M. Kolyakov}   Mar 13 Jan - 22:31

Samedi 22 Novembre 2014 – 02 : 59 P.M.
Elle descend l’escalier de cette base sensément secrète où elle est sensée intervenir suffisamment rapidement pour empêcher ses adversaires d’apprêter le sous-marin qu’ils viennent de voler afin d’atteindre une caverne cachée depuis la préhistoire et d’y réveiller une créature qui pourrait conduire à la fin de la vie sur Terre. Devant elle s’étend un long couloir et sur le flanc de l’escalier se trouve une poubelle, un distributeur de boisson et un canapé sur lequel attend l’un des agents encapuchonnés de rouge. Elle n’essaie même pas de se faire discrète et, par curiosité, va directement au distributeur ; il propose des limonades ! Ceux qu’elle a déjà consultés avant se limitaient aux sodas, ainsi donc entreprend-t-elle d’acheter vingt canettes, sous le regard intéressé du vigil. Une fois le butin amassé et rangé dans sa sacoche de ceinture, elle s’en quitte le distributeur pour parler à cet ennemi peu réactif, lequel lui déclare avec fierté que comme elle peut le voir, il est en train de tester sa résistance à la soif ; elle prend une inspiration en se disant qu’un facepalm serait mérité mais de toute façon, ce n’est ni pour l’histoire ni pour le réalisme qu’on peut jouer à Pokémon mais bien le méta-gaming. Elle a une Rachel à battre et avant d’avoir son équipe de gaming qui lui faut déjà finir la version et réunir les Pokémons parents avant de s’intéresser à la reproduction afin de maximiser nature et IV, puis à l’entrainement pour avoir les bon EV. Le jeu est sorti le jour précédent et elle estime en être déjà à une bonne moitié, ce n’est qu’une question de temps même si cette mafia aux objectifs douteux et aux agents aux compétences égales à leur quotient intellectuel manifeste lui font perdre un temps précieux.

Elle est ici pour un autre mafieux dont elle sait les compétences égales à son quotient intellectuel et ce n’est pas péjoratif cette fois : Nikolaï Mikhaïlovitch Kolyakov a su attirer des attentions bien plus hautes que son milieu naturel et cela ne ce peut sans un certain talent. Elle a prit connaissance de ce que le Club des Damnés avait sur lui, une bonne partie de sa vie, et c’est arrangé pour obtenir le reste ; Ethan Leeds et Charles-Henri Delarue doivent encore avec des secrets pour elle, tout autant que Nikolaï lui-même, néanmoins elle a de quoi le comprendre, l’anticiper, le faire chanter et le détruire au besoin. Le télépathe de bas niveau place le renseignement comme principale ressource et se sert de ses capacités mutantes dans ce but ; elle aussi, mais son niveau est bien supérieur. Von Orchent comptait le former à la télépathie, dans le cadre des agents du HellFire Club. Von Orchent a été retiré de la partie et elle serait bien meilleure professeure puisque bien meilleure télépathe. Elle ne s’amusera pas comme son prédécesseur, elle estime avoir déjà trop vécu parmi ces vieux et luxueux murs, néanmoins sa présence y est requise alors elle y est ; impossible de jouer sur tous les tableaux sans leur concéder un peu de temps à chacun.

Le Manoir du Club des Damnés a été construit sur les ruines d’une église ayant autrefois servi de repère au Cercle Intérieur, située sur l’East Side de la Ve Avenue, et suit donc cette même logique architecturale, le tout dans l’architecture du XVIIIe. La grande double-porte de bois donne sur un hall tout aussi grand, s’étendant jusqu’au premier étage auquel conduisent des escaliers d’angle et dont les murs sont couverts de photographies et de peintures de membres actuels comme passés réalisées dans ces lieux et d’autres pour de grandes occasions tandis que des couloirs large traversent sa longueur telle les nefs d’une cathédrale, s’étendant aussi bien au rez-de-chaussée qu’au premier étage vers un nombre de pièces certes restreint mais dont la qualité compense la quantité. Le rez-de-chaussée est l’étage des invités, spacieux et fastueux, tandis que le premier est déjà moins festif et plus utilitaire puisqu’il s’agit là d’un manoir habitable, les pièces étant donc des salons saisonniers, des cuisines et autres pièces à vivre, tandis qu’en son bout se trouve l’accès au dernier étage, où se trouve seize chambres à faire pâlir d’envie les plus luxueux hôtels, strictement réservées à certains membres ; officieusement ceux du Cercle Intérieur mais également quelques invités, notamment parmi les Agents du Club dont les rôles sont liés au Manoir et au fonctionnement global, même si l’attribution des places reste à la discrétion des dirigeants officiels.

Car le HellFire Club n’était nullement limité aux Cercle Intérieur et à leurs agents, loin de là ; comment une société secrète pourrait-elle prétendre chercher le contrôle du monde si elle restait dans sa tour d’ivoire ? Le Lord Impérial et les Lords Cardinaux sont les dirigeants de l’association c’est le Club des Damnés, association ayant pour but d’offrir le divertissement à ses membres et de leur permettre de se rencontrer et de discuter entre eux en dehors du cadre officiel des affaires. Il va s’en dire que comme tout club de la haute société la limite est parfois tenue et qu’il est incontestable qu’il y aurait à redire sur les activités qui y sont pratiquées néanmoins l’influence des membres comme des Lords suffit à écarter la plupart des curieux, qu’ils soient de la presse ou des forces de l’ordre ; difficile de contredire les patrons de ses patrons. Il est toujours dur de s’attaquer au terrain de jeu des plus grands et seuls les plus grands ou ceux jugés comme ayant le potentiel d’en faire parti sont invités à se joindre au club et à pouvoir profiter en toute discrétion de ce qui leur est offert ; ni plus ni moins que ce qu’ils demandent, le tout avec une légalité grisâtre mais suffisante.

Tout ne se passe pas au Manoir, ou plus exactement très peu de choses se passent au Manoir ; les réceptions et les galas qui y sont données ne sont que pour les événements spéciaux, généralement fêtes de fin d’année, le reste du temps les membres sont libres de se rendre aux propriétés du Club pour bénéficier des services qui y sont rendus quotidiennement. Ainsi donc recevoir une invitation à ce rendre au Manoir sans autre motif et par un biais aussi officiel que nécessaire est chose extrêmement rare, suffisante à se faire déplacer quelqu’un comme Nikolaï elle ne était certaine.

L’absent de motif signifie sans doute tous les motifs possibles et imaginables pour le jeune parrain, considérant qu’il a reçue son invitation de la part d’un être lui ayant promit bien plus que ces nouveaux mondes qu’il s’amusait à lui faire découvrir pour le tester. Il y a effectivement quelque chose derrière ce club VIP auquel le cadet Kolyakov n’aurait jamais pu accéder par lui-même, il est temps de lever le voile. Et c’est ce qu’elle s’en va faire, rangeant sa console dans son sac à main puisque l’heure du rendez-vous été atteinte et que ce genre de chose ne souffre de retard.

Ils sont en hiver et elle attend dans le salon d’hiver, une pièce spacieuse située au premier étage et décorée avec ce même raffinement hérité du XVIIIe siècle et des moyens colossaux du Club permettant à chaque meuble d’être une pièce unique marquée de la griffe d’un artisan des plus compétents. Tout est blanc, depuis les coussins divans aux tapis en passant par les draperies, même ce qui ne peut l'être parfaitement n’en reste pas travaillé dans les tons clairs, qu'il s'agisse du bois de ces mêmes divans, des cadres d’œuvres peintes ou sculptés respectant le thème ou des étagères et les bibliothèques, ou encore de la table basse centrale en verre clair.

Cela ne l’en fait que plus ressortir, elle qui est assise en bout de l’un des canapés, ayant certes la couleur parfaite sur les flancs et les contours de sa robe bustier lui descendant jusqu'aux cuisses mais l’intérieur de celle-ci étant au noir de nuit, répondant parfaitement à ses propres chevelure et peau. Trentenaire de 173cm pour un 60-65kg plus de stature et de musculature que d’une quelconque graisse, elle poursuit le jeu chromatique de sa peau blanche quotidiennement entretenue et parée pour l’occasion et de ses cheveux noirs réunis en un chignon strict coiffant un visage trop fort pour paraitre joli mais néanmoins frappant. Son front relativement discret est dégagé de tout cheveu et surplombe des sourcils épais et entretenus, eux-mêmes en faisant de même avec la seule touche de couleur qu’elle ne peut accorder au décor que sont ses yeux d’un bleu azur clair. Son nez est épais et droit et renvoi à la forme de ses joues qui sont aussi passées au highliter pour donner un air radieux à la peau uniformisée par le fond de teint, tandis que sa bouche étroite a vue ses lèvres passées au gloss afin qu’elles reprennent ce même air. Seuls ses yeux ont été laissés au naturel, yeux qui sont dirigés vers la porte, attendant l’arrivée de son invité.

Alors que les bruits de pas raisonnent dans le couloir, les iris bleus disparaissent un instant sous les paupières et en un simple clignement d’yeux, Tessa ressurgit.

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Nikolaï M. Kolyakov
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MessageSujet: Re: Nouvelles Pièces {Nikolaï M. Kolyakov}   Lun 19 Jan - 15:25

Un dernier coup d’œil critique dans le miroir et je suis paré. Pour une fois, j’ai choisi la sobriété à l’opulence. Pourquoi ? Je ne saurais vraiment dire. Peut-être par excentricité. Une volonté de changer du sempiternel costume sur-mesure désormais que le froid ambiant me le permet. Ou bien par réalisme. Mes deux seules visites au Hellfire Club (manoir comme casino) ont en effet laissé on ne peut plus clair que, malgré toute ma bonne volonté, j’y côtoierais toujours bien plus haut placé que moi socialement, à quoi bon par conséquent chercher à impressionner la galerie ? Quoiqu’il en soit, l’image de moi que me renvoie la glace est celle d’un homme vêtu d’un pull bleu marine à col roulé et d’un pantalon noir droit, mocassins dûment vernis aux pieds. Mes cheveux, quant à eux, tentent vaillamment de s’opposer à la couche de gel que j’ai dû leur appliquer pour éviter que chacun ne parte de son côté. Heureusement pour moi, l’humidité ambiante les fait quelque peu friser rendant plus facile le modelage de petites bouclettes sur le devant ce qui me permet de limiter ainsi les épis.

Une fois définitivement satisfait de mon apparence, je m’empare de mon trench et d’un fedora aux couleurs adaptées à ma tenue avant de quitter les lieux. En passant dans le salon, j’y croise Galina qui me rappelle que je dois appeler Mère ce soir. Une sombre histoire de gala d’anniversaire d’une de ses innombrables cousines qui m’ennuie au plus haut point mais il faut croire qu’Alekseï et Père n’étaient pas disposées à l’écouter et qu’elle n’a eu d’autre choix que de se tourner vers son dernier fils et ce malgré les milliers de kilomètres qui nous séparent. J’acquiesce donc d’un hochement de tête aux paroles de Galina tout en m’inventant déjà une excuse pour délayer cette corvée. Tout à mes pensées, j’arrive au garage et, malgré une furieuse envie d’enfourcher ma Kawasaki, me dirige vers la limousine. C’est une chose d’arriver en tenue décontractée à un rendez-vous dont je ne sais rien si ce n’est qu’après les sous-entendus à peine voilés de Faust, j’en ai certaines attentes, ç’en est une autre de débarquer en moto. Sans compter que je me méfie comme de la peste du ciel new-yorkais. Selon la météo, il ne devrait pas pleuvoir, mais on n’est jamais vraiment à l’abri d’une petite averse et se présenter trempé au manoir sur la Ve serait du plus mauvais effet.

Je grimpe donc à l’arrière de la limousine et donne l’adresse au chauffeur. En temps normal, j’aurais échangé deux ou trois mots avec lui – car comme disait feu Eddard Stark, oui j’ai succombé à la plume de G. R. R. Martin comme tout le monde, il ne faut pas demander à ses hommes de mourir pour un inconnu – mais aujourd’hui mon cerveau est trop occupé à se demander la raison de cette soudaine invitation au Manoir pour me préoccuper de l’état de la famille d’Evgueny.

Je me souviens encore de ma surprise lorsqu’elle arriva, magnifique petite carte lustrée à mon nom, il y a de cela une semaine. Elle n’indiquait rien si ce n’est une invitation cordiale à me rendre sur la Ve avenue à trois heures de l’après-midi le samedi 22 novembre. Mille et un scénarios me traversèrent alors l’esprit mais j’ai volontairement passé la semaine à ne pas m’y attarder. Sinon, je me connais je serais devenu fou à force de conjectures. Ainsi, à l’exception de m’assurer d’être libre à l’heure dite, je me suis occupé l’esprit de toutes les manières possibles et imaginables pour ne pas y penser. Heureusement, j’attendais un nouveau chargement d’héroïne cette semaine, régler les derniers détails de la transaction a donc occupé une bonne partie de mon temps. Mais, désormais que l’heure fatidique arrive, tous mes efforts sont vains. J’abandonne donc la lutte et laisse mes pensées divaguer vers le rendez-vous à venir.

Au bout d’une petite vingtaine de minutes, nous arrivons enfin devant l’entrée et je fais signe à Evgueny de ne pas bouger, je sais sortir seul, nul besoin qu’il vienne m’ouvrir la portière. Je lui indique également que je le rappellerai lorsque j’aurai de nouveau besoin de ses services et qu’il peut par conséquent repartir. Puis, je me tourne vers le saisissant bâtiment abritant le principal siège du Hellfire Club. Il est tout aussi impressionnant qu’à ma première visite. Nettement moins occupé également si j’en crois la quasi absence de personnes que je croise tandis que je me dirige vers le bureau indiqué sur l’invitation. En même temps, lors de ma première visite j’ai l’impression que j’avais été dirigé vers la salle où tout nouvel arrivant se voit expliquer le principe du club avant de choisir d’y entrer ou de s’en repartir d’où il est venu pour ne plus jamais y remettre les pieds. Alors qu’aujourd’hui, il me semble que c’est Faust lui-même que je vais rencontrer ou tout au moins quelqu’un de très proche. D’où une atmosphère différente, plus solennelle et à la fois plus confidentielle. Ou peut-être que je me fais tout simplement des films, j’ai après tout toujours possédé une imagination des plus développées.

En tous les cas, je ne peux m’empêcher de ressentir une sorte de pression ambiante tandis que je traverse le grand hall, reconnaissant plus d’un visage accroché aux murs. Je dois également me retenir de monter les escaliers trop vite, certain que le manoir doit posséder un système de surveillance vidéo des plus sophistiqués et ne voulant pas passer pour une adolescent surexcité aux yeux du service de sécurité. Mon âge me pose déjà suffisamment de problèmes en temps normal pour renforcer l’impression de jeunesse que je dégage parfois. J’arrive donc devant la porte où m’attend mon mystérieux interlocuteur, retire mon fedora par éducation et frappe trois coups.

Lorsque l’autorisation m’en est donnée, je pousse les lourds battants et entre dans une pièce tout aussi luxueuse que la précédente. Je ne serais d’ailleurs pas étonné que plus d’un des meubles ait sa place dans un musée. Je n’accorde néanmoins que peu d’attention au mobilier, bien plus intéressé par la femme qui me fait vis-à-vis. Elle possède une beauté froide adaptée à la pièce et similaire à celle de plus d’une femme de ma patrie, mais tout dans son apparence laisse entendre que, chez elle, il s’agit de plus que d’une façade. Je ne sais par conséquent pas qui se trouve en face de moi mais la sous-estimer serait sans nul doute une erreur qui pourrait s’avérer fatale à mon avenir entre ses murs, voire à mon avenir tout court. Raison pour laquelle je me contente de me diriger vers le sofa sur lequel elle est délicatement assise et lui tend la main lorsque j’arrive face à elle.


-Nikolaï Kolyakov. Enchanté Miss … ?

Père aurait très certainement tenté le baisemain dans cette situation mais il a toujours eu un côté vieux-jeu à tendance nettement sexiste que ma génération ne peut plus se permettre d’avoir aussi facilement. Sous-estimer une femme à cause de son sexe de nos jours où elles sont tout aussi létales que les hommes, voire parfois plus, est une erreur de débutant. Une erreur que je ne ferais pas.
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MessageSujet: Re: Nouvelles Pièces {Nikolaï M. Kolyakov}   Mar 20 Jan - 21:30

Les lieux comme le Manoir du HellFire Club ne sont pas sans surveillance, non, mais plus que des gardes ce sont des majordomes qui permettent d’en assurer la sécurité. Portier, guide, serveur, ces hommes a tout faire ont parfois un passif assez impressionnant quelqu’ait été leur milieu d’origine mais aujourd’hui ils sont vêtus et nourris par le Club des Damnés et ont reçue la formation la plus complète possible, aussi bien en histoire de l’art qu’en self défense. Armés en toute légalité, il est impensable qu’il n’y en ait pas au moins  un pour s’être rendu à la rencontre d’un invité et lui avoir indiqué le chemin, à moins que Mlle Starken n’ait failli à son devoir de sécurisation des propriétés du Club et que par conséquent sa nouvelle supérieure hiérarchique n’ait également failli à son devoir d’hôte. Impensable dans un tel milieu.

Les trois coups à la porte ne surprennent pas Tessa, qui joint les mains au niveau de son ventre en toute bonne éducation, reprenant le port aristocratique qui lui a été inculqué, mais l’absence d’énoncée de l’invité lui fait comprendre qu’en effet il y a une faille dans la procédure. Même un entretient officieux ne saurait se passer du service des majordomes et cet entretient est officiel puisqu’il y a eue invitation ; des points seront à clarifier même s’il est possible que le « maitre de maison » ait laissée perdre certaines convenances. Indigne sociopathe, pourtant il avait eu l’éducation des nobles.

- Entrez.

Sa voix est assez grave et posée comme maitrisée, en corrélation avec sa stature ; le travail sur son port c’est portée jusqu’à cela.

La porte s’ouvre sur un jeune homme et les yeux de Tessa entament leur balai déductif, se contractant sur l’individu ; les informations se forment à la surface de sa conscience avec une quasi-instantanéité. 185cm pour 85kg environ, une silhouette imposante plus par entretient physique que par nature, de courts cheveux bruns légèrement bouclés et ébouriffés artificiellement, un visage plutôt allongé malgré sa rigueur carrée, un front reprenant cette forme, des sourcils épilés, des yeux enfoncés couleur noisette, un nez épais, une bouche fine, un menton s’avançant, un cou fin, un pull à col roulé bleu foncé, un trench-coat sombre, un chapeau en feutre tenu dans la main directrice, un pantalon noir, des mocassins fraichement ciré, les 46 marqueurs faciaux, les 22.000 gènes, tout n’est qu’information que cette simple contraction de l’œil lit : la structure faciale dilatée à prédominance des étages cérébraux et mandibulaires montre un mode de fonctionnement réfléchit et instinctif, la couleur de ses vêtements qu’il vient ici en « rêvant » mais tachera ne rester sage et serein tout en étant élégant et discret sur ses véritables objectifs. Tout à un sens, Tessa le lit le plus naturellement du monde, sans même avoir à y penser, le tout dans une instantanéité inhumaine. Nikolaï Kolyakov n’a pas encore posé son regard sur la femme que cette dernière en sait déjà bien plus qu’il ne le voudrait sans pour autant laisser paraitre la moindre chose ; les données lues ne sont que des données, parfaitement amorales et la laissant indifférente à cette même mesure.

En revanche, Nikolaï Kolyakov n’est pas indifférent : il l’analyse et la juge avec rapidité et sans doute efficacité, appréciant tout en sachant qu’il doit se méfier. Penchant le buste en avant en toute conscience qu’elle n’a pas les attributs pour un décolleté aguicheur mais agissant simplement pour se relever sans décroiser les mains de son ventre, Tessa s’immobilise une fois debout en laissait tout le soin au jeune homme de la rejoindre.

- Nikolaï Kolyakov, comment-il en lui tendant la main, visiblement dans l’attente d’une poignée de main ; il y a plus de soixante-dix manières de serrer la main d’un étranger et si peu d’entre elles sont véritablement accueillantes elles sont toutes significatives. Enchanté Miss…

Une signification que Tessa anticipe déjà chez le jeune homme alors qu’il n’est pas dans son intention de se trahir ainsi. Du fait si la Lady décroise ses mains et en tend la droite à destination de Nikolaï, c’est les doigts en avant et le dos en vue en une invitation plus qu’explicite au baisemain.

- Lady Tessa Hartley, répond la femme avec une légère révérence, tant de la tête que du buste et de sa main libre. Enchantée de faire votre connaissance.

Tessa a le visage de circonstance, le sourire aimable venant plisser lèvres et paupières avec la distinction nécessaire. Récupérant sa main, la Lady la joint de nouveau à sa jumelle en continuant de parler aimablement, regardant son vis-à-vis et bougeant légèrement la tête.

- Comme vous devez vous en douter considérant l’esthétique du mobilier, nous tâchons de maintenir en ces lieux des manières disons… traditionnelles. Tout est fait pour rappeler l’époque des Pères Fondateurs.

Décroisant ses mains, Tessa indique, paume ouverte, le canapé qui lui servait de siège précédemment.

- Asseyez-vous, je vous en prie. Pardonnez le manque d’hospitalité mais il semble que le petit personnel ait manqué à son devoir. Les responsables seront remerciez en conséquence. Veuillez m’excuser un instant.

Refermant la main et la conduisant une nouvelle fois à l’encontre de son autre, Tessa attend que la réponse lui soit donnée avant de s’incliner légèrement, en remerciement, et de s’en aller jusqu’à la porte afin d’appuyer sur un simili de sonnette, remplaçante moderne des cloches à valets d’autrefois ; beaucoup moins désagréables et plus efficace, d’ailleurs.

Ceci fait, Tessa entreprend de s’en revenir à sa place pour s’y réinstaller, mains à nouveau croisées sur le ventre, aux côtés de Nikolaï comme tournée vers ce dernier.

- Permettrez-vous que l’on utilise nos prénoms ? Dans le cadre qui peut nous réunir à présent, une certaine familiarité est toujours agréable.

Attendant paisiblement la réponse, une fois encore, Tessa compose simplement avec celle-ci avant de reprendre.

- Comme vous devez le supposer, je suis une collaboratrice du Léviathan, que vous connaissez sous le nom de Frederick Faust. Il est actuellement indisponible, du fait je prends le relais pour votre… approche. Néanmoins votre milieu d’appartenance n’est pas celui où je m’exerce habituellement ainsi vous serais-je grée de me pardonner mes connaissances limitées le concernant.

Nouvelle pause car Tessa attend une nouvelle réponse, sans réel développement ni parole car son discourt n’est pas encore fini, tout aussi participatif qu’il soit.

- Comme vous devez le supposer, si tous les membres du Club des Damnés sont égaux il y en a qui sont plus égaux que d’autres. Parmi ceux-ci un petit nombre a décidé de collaborer de façon un peu plus poussée en mettant une partie de ses valeurs, ses ressources et ses contacts en commun afin d’augmenter l’influence et la puissance des participants dans leurs milieux respectifs. Bien qu’ayant une hiérarchie propre, cette association a toujours été au bénéfice de ses membres et le Léviathan pensait que vous aviez le potentiel pour en faire partie.

Troisième pause, pour laisser le temps au jeune homme d’analyser toutes les informations qui lui sont fournies comme laisser aérer le discourt pour qu’il n’en soit ni ennuyeux, ni monobloc.

- Qu’en pensez-vous, tant de sa pensée vous concernant que de la votre quant à vos aptitudes et intérêts à participer à ce genre de rassemblement ?

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Nikolaï M. Kolyakov
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MessageSujet: Re: Nouvelles Pièces {Nikolaï M. Kolyakov}   Dim 25 Jan - 10:02

L’ironie est frappante et Père ne se priverait pas pour le faire remarquer s’il était présent. De peur de laisser entendre que son sexe exigerait une délicatesse particulière dans son traitement, je me suis fait un devoir de traiter la femme face à moi sur un pied d’égalité en préférant la poignée de main au baisemain. Et voilà qu’elle me tend ostensiblement son poignet pour que j’y pose mes lèvres. Je ne laisse néanmoins rien paraître de ma surprise et, me courbant légèrement pour atteindre sa main, met à profit toutes les heures passées en cours d’étiquette afin de lui payer mes respects en bonne et due forme.

Le titre qui accompagne sa présentation explique la spécificité de notre introduction. Ce n’est pas tous les jours qu’il m’est donné de rencontrer une véritable Lady. Car tout, de sa posture à sa façon de s’exprimer, laisse supposer que le titre n’est pas usurpé. Lady Hartley a reçu l’éducation d’une femme de la haute société, nul doute sur la question. Dès l’enfance ou plus tard, peu importe à vrai dire, ce qui compte c’est qu’elle aujourd’hui parfaitement capable de tenir le rôle « traditionnel » d’hôtesse qui lui a été assigné. Je suis donc ses directives et m’assois, non sans l’excuser d’abord d’un sourire compréhensif. Elle se lève par conséquent et, tandis qu’elle vaque à ses occupations, j’observe de plus près les lieux.

La décoration a été choisie avec soin. Le blanc dominant la pièce inspire une impression de tranquillité majestueuse. On ne vient pas dans cette pièce pour des discussions enflammées mais pour la sérénité nécessaire à un échange sérieux et aux lourdes conséquences. Il s’agit à la fois de pacifier les esprits et d’imprimer une certaine solennité aux paroles prononcées. Ce qui confirme complètement mes conjectures concernant ma présence aujourd’hui. Il s’agit d’une initiation. A quoi ? Là est toute la question.

Heureusement pour mes nerfs, je n’ai pas à attendre longtemps le retour de mon hôte. La familiarité qu’elle cherche à instaurer me rassure sans pour autant mettre à bas toutes mes inquiétudes. J’ai construit mon monde sur le soupçon, ce ne sont pas trois belles paroles – pour aussi sincères qu’elles sonnent – qui changeront mon caractère. J’acquiesce néanmoins, ne serait-ce que par politesse.


-J’en serais honoré.

Et s’il s’agit en partie d’une formule toute faite, elle n’en possède pas moins une certaine dose de vérité. Qu’une femme de son calibre – qu’elle que soit sa position réelle dans le Club, sa simple présence aujourd’hui sous-entend qu’elle est placée haut dans la hiérarchie – considère que nous pourrions être amenés à nous revoir et choisisse par conséquent d’instaurer une certaine proximité est gratifiant pour l’ego.

Ses paroles suivantes sur mon milieu d’origine provoquent une légère tension dans mes muscles. J’ai beau savoir qu’une collaboratrice de Faust n’ira pas dévoiler la véritable nature de mes affaires, il s’agit d’une réaction instinctive. Je n’aime que très moyennement mêler les deux mondes auxquels j’appartiens. Certaines personnes ont parfois l’occasion d’entrapercevoir la jointure des deux – un instant le visage de Lilian s’impose à moi mais je le chasse bien vite ne nécessitant pas de distractions supplémentaires pour le moment – mais je limite leur nombre au maximum. Les seuls à connaître l’étendue réelle de ma double vie sont mes subordonnés les plus proches. Je calme néanmoins les pulsations erratiques de mon palpitant et adresse un nouveau hochement de tête compréhensif à la femme face à moi. Rien de surprenant à ce qu’une Lady soit peu habituée à côtoyer le monde de la pègre. Quoique, de nos jours, tout est possible. Et puis elle côtoie tout de même Frederick Faust, ce qui la classe dans une catégorie à part de Lady. Du moins à mon humble avis.

Elle en arrive ensuite finalement au cœur du problème et, quasi inconsciemment, je me penche légèrement vers elle pour ne rien rater de ses propos. L’ombre d’un sourire se dessine tout d’abord sur ses lèvres face à sa formulation sur l’égalité mais elle disparaît bien vite pour être remplacée par une expression d’intense concentration. Plus son discours avance et plus une excitation difficile à contrôler grandit en moi. Ce qu’elle propose de m’ouvrir sont les portes d’un monde dont tout le monde rêve mais dont on préfère se dire qu’il n’est qu’un mythe pour ne pas faire face à la dure réalité qui est qu’on ne sera jamais assez important pour être amené à y participer. Sauf qu’apparemment je pourrais bien l’être. Pour une raison au-delà de ma compréhension – mais je ne vais certainement pas m’en plaindre – j’ai attiré l’attention de Faust lors de nos rares rencontres. Et, s’il est difficile de réprimer l’impression que les évènements me dépassent quelque peu, je ne vais certainement pas laisser s’échapper la chance de ma vie de grimper quatre à quatre les échelons de la hiérarchie sociale.

Je prends par conséquent quelques secondes pour assimiler l’intégralité des informations fournies et, lorsque je me sens enfin prêt à prendre à mon tour la parole sans m’humilier par la même occasion, entame ma réponse.


-Pour commencer, je dois dire que je suis plus qu’honoré de l’attention que semble m’avoir accordé Mr Faust.

Je m’arrête là sur les compliments, ne voulant pas passer pour un adolescent en pleine crise de fébrilité incontrôlée. Surtout que je n’ai pas complètement réussi à maîtriser l’émotion dans ma voix, ma gratitude s’est donc entendue clairement.

-Quant à son appréciation de ma personne, il est tout à fait vrai que l’ambition est un des principaux moteurs qui me font avancer. Accéder par conséquent à une organisation qui me permettrait d’aller encore plus de l’avant est une proposition que je ne saurais refuser. Néanmoins, je n’aime pas entamer une association sur des informations biaisées.

Tout au moins lorsque ma propre survie en dépend. A part cela, je n’ai aucune difficulté à si ce n’est mentir, tout au moins déguiser la vérité.

-Je considère ainsi nécessaire de préciser que mes rares passages au Club m’ont permis de réaliser la vaste différence de moyens entre ceux de la plupart des membres et les miens. Autrement dit, sans fausse modestie, je ne sais dans quelle mesure j’aurais la possibilité d’apporter significativement de ma personne à l’organisation.

Je m’arrête un instant, ne voulant pas rater la suite. Il ne s’agirait pas de passer pour un ingrat qui n’est pas prêt à partager avec les autres.

-Ce que j’essaye si maladroitement d’expliquer c’est que si je suis prêt à mettre mes ressources au profit de l’organisation en échange de celle d’autres membres, je crains que l’échange ne soit pas nécessairement en leur faveur. Mon installation en terre américaine est encore récente et mes réseaux loin d’atteindre ceux de certaines personnes que j’ai déjà pu croiser. Néanmoins, si malgré cela, ma participation est toujours envisageable, je reconnais sans honte être des plus intéressés.
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MessageSujet: Re: Nouvelles Pièces {Nikolaï M. Kolyakov}   Mar 27 Jan - 19:55

Malgré la tenue considérable comme inappropriée, Nikolaï tâche de rester d’une courtoisie à la mesure du lieu dans lequel il se trouve. Un minimum. Il tente de dissimuler ses émotions, également, un acte naturel mais relativement superflu pour une personne capable de lire les micro-expressions de son visage comme le reste de sa gestuelle qui est traitresse elle aussi. Les connaissances dans les significations des gens et le décryptage corporel sont un plus indiscutable dans les relations sociales néanmoins lorsqu’elles se voient renforcées par la capacité, possédée par moins d’un demi-pourcent de la population, à analyser les contractions des muscles faciaux involontaires malgré leur brièveté de l’ordre d’un vingt-cinquième de seconde elles en deviennent un outil des plus pointus. Comme beaucoup d’autres « Génies de la Vérité », Tessa considère simplement qu’on ne peut pas lui mentir, même si ce n’est pas entièrement exact : sauf exception pathologique, personne n’est indifférent à ses mensonges, néanmoins il existe nombre de moyen de se tromper soi-même pour ne pas réellement mentir. La Lady est née de l’un d’eux.

Les informations continuent de défiler, se renouvelant à chaque seconde même si c’est plus la femme qui en prend conscience durant ce laps de temps, et ni la flatterie ni le bref résumé ne le laisse indifférent ; que ce soit de façon positive ou de façon négative. Désagréable nouvelle que de voir nouvelle personne en savoir trop sur lui, compréhensible, tout autant que de savoir que Tessa n’est pas impliquée dans un monde comme celui du crime organisé. Que le jeune homme ne se leurre pas : elle apprend très vite. Et puis, le crime organisé est une question de point de vue car sans appartenir à la pègre, le HellFire Club accomplit quelques crimes de façon la plus organisée possible.

Laissant Nikolaï calmer sa respiration sans relever, Tessa poursuit simplement selon son idée en tâchant de garder les convenances, incluant celle de feindre l’absence de vision de cette inconvenance comme la précédente. La Lady voit également l’accroissement d’intérêt lorsqu’il est question de l’affaire qui conduit le jeune homme ici, affaire déjà bien entamée dont il est question de clore le troisième acte. Un instant d’amusement pour bien plus d’une concentration accrue et d’une joie toujours plus grande, Tessa regarde cela se cultiver dans le cœur en percevant les signes sur le corps et pour la première fois il est réellement question de son rang et de son pouvoir au sein de ce Club comme du monde qu’il représente. Pouvoir longtemps limité, aujourd’hui maîtrisé. Les outils du changement ne sont plus les mêmes qu’au commencement. Et elle ?

Les secondes s’écoulent classiquement une fois ses paroles finies et la Lady attend posément, sans détourner le visage ou rien montrer de plus que ce que son éducation lui a apporté. Respiration égale, mouvement minimal, tout doit être maitrisé. Tout ce qui est maitrisable l’est.

Honoré de l’attention que semble lui avoir accordée le Léviathan ; le mot le plus important étant « semble ». Aucun moyen de savoir qui il est vraiment ou ce qu’il est vraiment dans cette histoire, il ne pourrait en effet qu’être une marionnette se faisant passer pour plus qu’il ne l’est à la demande de ses maitres manipulateurs. Ce n’est pas le cas, pas dans le cadre du HellFire Club en tout cas, mais c’est une possibilité en effet. Les remerciements sont néanmoins sincères et à peine contenu : Nikolaï est, comme sa tenue le suggère, en plein rêve.

Ambition comme l’un des principaux moteurs, il n’est pas à en douter. Les autres peuvent néanmoins être tout aussi intéressant et ceux déduit par la Lady le sont, incontestablement. Pas forcément autant exploitables mais autant intéressants, oui. Accéder au HellFire Club est donc « une proposition qu’il ne saurait refuser » ; comme tout le monde, à quelques exceptions près. Quand au fait de ne pas entamer d’association sur des informations biaisées, voici qui fait sourire Tessa avec toute la légèreté possible ; prudence, son absence aurait été prévisible mais elle est tout de même notée.

Les précisions sont écoutées, analysées et considérées. Différence de moyens ? Pas uniquement. Une évidence également. Néanmoins la modestie amuse la Lady également : ignorance de la possibilité d’apporter significativement au Cercle Intérieur. Cela aussi semble une évidence, de son point de vu.

- Ce que j’essaye si maladroitement d’expliquer c’est que si je suis prêt à mettre mes ressources au profit de l’organisation en échange de celle d’autres membres, je crains que l’échange ne soit pas nécessairement en leur faveur. Mon installation en terre américaine est encore récente et mes réseaux loin d’atteindre ceux de certaines personnes que j’ai déjà pu croiser. Néanmoins, si malgré cela, ma participation est toujours envisageable, je reconnais sans honte être des plus intéressés.

Le regardant quelques secondes après sa conclusion, Tessa ne se dépare pas de son visage, semblant moins considérer les informations que la personne face à elle ; une chose parfaitement véridique d’ailleurs. Doucement, elle décroise les mains pour ses les tenir l’une dans l’autre, relevant légèrement la tête avant de répondre.

- Nikolaï, la première chose dont vous devez tenir compte est qu’il ne s’agit pas d’échange mais de partage. Vos ressources resteront sous votre entière gestion, néanmoins il sera possible aux autres membres du Club de faire appelle à elles comme à vous pour le bien commun. De même, vous pourrez faire appel à d’autres selon ce même principe.

La Lady marque une pause. Il est toujours délicat d’en dire suffisamment sans en dire trop ; non pas que Nikolaï soit une menace, ce n’est pas le cas, mais tout devra être dit au bon moment et ce n’est pas sa spécialité. Sébastian Shaw était un excellent recruteur, nombre des Agents du Cercle qu’il avait découvert avaient fini par faire parti de ce dernier, avant, pendant comme après son accession audit Cercle. Il avait recruté des personnes si douées que l’une d’elle avait prit le pouvoir avant lui, que deux autres l’avaient aidée à rejoindre le Cercle – ironiquement, X-Women toutes les deux même si une seule l’était à l’époque – et deux autres encore l’avaient aidé à prendre le contrôle du Cercle avant de l’en destituer. Tessa et le Léviathan faisaient tout deux partis des trouvailles de l’ancien Roi Noir, d’ailleurs.

- Vos ressources, qu’elles soient financières, matérielles ou humaines, sont loin d’atteindre celles de la plupart des « simples » membres du Club des Damnés, c’est vrai. Vous n’êtes pas le plus démuni à avoir été invité à nous rejoindre car s’il s’agit là d’un critère de sélection pour devenir membre du Club, la participation à notre association en possède bien d’autres. Et puis nous sommes en Amérique, vivez le rêve américain.

Tessa reste de sa neutralité victorienne même s’il est plus que probable que Nikolaï perçoive le sarcasme de sa réplique ; plus que n’être américaine la Lady ne voit en l’American Dream comme en d’autres notions telles que l’American Way of Life de simples outils de contrôle de masses. Nikolaï Mikhaïlovitch Kolyakov ne serait probablement jamais parvenu à sa position actuelle sans ce qui était suggéré par son second prénom.

- Néanmoins, reprend-t-elle peu après son « trait d’humour », vous devez garder à l’esprit également que, même si nous partageons certaines de nos ressources, notre association reste hiérarchisée et qu’en y entrant vous commencerez par être un « agent » ; n’y voyez pas là un terme péjoratif, il est juste utilitaire. Vous pourrez simplement vous voir confier des missions et devrez faire vos preuves avant de passer dans la partie décisionnelle, je pense que vous comprenez parfaitement pourquoi.

Si au Club des Damnés, tous les membres sont égaux avec certains plus égaux que d’autres, les Agents du HellFire Club le sont entre eux et sont donc par conséquent inférieurs aux Membres du Cercle Intérieur, avec différents rôles et degrés de pouvoir au sein de celui-ci. Mais cela ne sera évoqué que plus tard, lorsqu’il sera explicite que Nikolaï ne reculera plus.

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Nikolaï M. Kolyakov
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MessageSujet: Re: Nouvelles Pièces {Nikolaï M. Kolyakov}   Sam 31 Jan - 10:36

Le partage. Une notion que j’applique rarement. Elle nécessite la confiance. Tout au moins une certaine dose. Or, la confiance est une denrée dont j’ai une réserve très limitée. Non pas tant volontairement que par nécessité. Le monde dans lequel j’ai grandi et me meut toujours est en effet fondé sur les trahisons et autres prises de pouvoir. Mon frère en est un parfait exemple. Or, des Alekseï en puissance il y en a à tous les coins de rue. Pour s’en sortir, il s’agit de les déceler à temps et ne pas leur offrir les moyens de mettre leurs plans à exécution. Et si pour cela mon pouvoir est un avantage non négligeable, il s’agit également de ma plus grande faiblesse.

Car toutes les situations ne permettent pas un examen consciencieux de l’esprit de ses partenaires pour se prévenir d’une quelconque mauvaise intention. Et devoir faire sans tout en sachant qu’on pourrait faire avec est la meilleure des façons de développer une paranoïa aigue. Croyez-moi, j’en sais quelque chose. J’ai plus d’une fois dû calmer mon besoin irrépressible de fouiller l’esprit d’un associé pour apaiser mes angoisses au risque de faire capoter toute l’affaire. Alors forcément l’idée de partager mes ressources avec des inconnus pour les trois-quarts bien plus influents que moi si j’en crois mes premières impressions n’a rien de rassurant au premier abord.

Néanmoins, d’un autre côté, la différence de puissance entre nous peut également se révéler un énorme avantage. Difficile en effet de se sentir inquiété par quelqu’un de placé bien plus bas que soi sur l’échelle sociale. Quel intérêt, après tout, les hommes les plus puissants de cette ville auraient-ils à s’emparer d’une petite partie d’un empire mafieux ? A l’inverse, il paraît bien plus logique pour tout le monde d’user de mon réseau lorsque le besoin s’en fera sentir plutôt que de chercher à le dérober pour ensuite devoir y assigner quelqu’un en permanence. C’est qu’un business pour aussi illégal qu’il soit ne tourne pas seul. Par conséquence, si j’apprends à me rendre utile, je ne vois nulle raison de m’attirer des inimitiés haut placées. Tout le contraire même, si entrer dans le Club des Damés me permet de temps à autres de faire appel à un tel ou une telle, à condition d’avancer avec toute la prudence requise, j’ai grandement à y gagner.


-Et puis nous sommes en Amérique, vivez le rêve américain.

Un sourire cynique se dessine sur mes lèvres à l’écoute de ce bien faux résumé. J’ai beau ne pas être des plus informés sur toutes les problèmes internes à la société américaine, je ne crois pas pour autant au Père Noël. Le rêve américain n’existe plus, si tant est qu’il n’ait jamais existé. Lorsque certains cumulent trois jobs pour tenter vaillamment de maintenir une famille à flots malgré la hauteur honteusement basse du salaire minimum, que ceux sans couverture médicale se retrouvent endettés jusqu’au cou pour un simple bras cassé et qu’un ancien diplômé d’une quelconque université digne de ce nom n’a en général pas encore terminé de rembourser son prêt étudiant lorsqu’il commence à se préoccuper de celui de sa descendance, le rêve américain fait rire jaune. Le self-made-man est une chimère. A l’époque du Far West et des gisements d’or ou de pétrole que l’on trouvait dans son jardin, passe encore, je veux bien avaler la pilule. Mais, aujourd’hui, la réussite sociale est déterminée à la naissance. Et si vous avez le malheur de ne pas être né dans la bonne famille, à moins de vous révéler être un génie ou un sportif de haut niveau, autant faire une croix sur tous vos rêves de fortune.  

-Néanmoins, vous devez garder à l’esprit également que, même si nous partageons certaines de nos ressources, notre association reste hiérarchisée et qu’en y entrant vous commencerez par être un « agent » ; n’y voyez pas là un terme péjoratif, il est juste utilitaire. Vous pourrez simplement vous voir confier des missions et devrez faire vos preuves avant de passer dans la partie décisionnelle, je pense que vous comprenez parfaitement pourquoi.

Ah nous y voilà enfin, le nœud du problème. Laissant de côté mes futiles divagations sur le pathétique état de la société américaine, j’écoute avec attention les dernières précisions que Lady Hartley me donne. Car il semblerait que nous ayons désormais dépassé le stade des présentations plaisantes et soyons rentré au cœur du sujet. Et jusqu’à maintenant, rien de ce qu’elle déclare ne me surprend réellement. L’absence de hiérarchie aurait été quasiment inconcevable. Aucune organisation ne peut fonctionner avec une prise de décision collégiale si elle désire s’agrandir. Un petit groupe peut s’en sortir à condition de savoir contenter les ambitions personnelles de chacun. Cependant, si l’intention est d’intégrer de nouvelles personnes, une hiérarchie est inévitable. Ne serait-ce que pour éviter que les nouveaux venus ne fassent s’écrouler tout l’édifice savamment construit jusque-là. Et le premier qui me sort qu’en tant que Russe, je devrais avoir une plus grande appréciation des principes du communisme, je le renvoie réviser ses cours d’histoire.

En effet, sans compter que j’ai grandi dans une Russie post-soviétique où tout était soudain permis après des décennies de direction communiste d’où mon manque de connaissance de première main du système de mise en commun – dans la mafia c’est la règne du « tout pour moi » – j’ai suffisamment écouté mon professeur d’histoire-géographie au lycée pour savoir que notre brillant parti était une organisation des plus huilées où la position hiérarchique déterminait complètement l’influence. Et puis vous me direz ce que vous voudrez mais le camarade Staline n’a jamais été des plus prompts à partager le pouvoir. Demandez donc à ce cher Trotsky. Et, si vous voulez des exemples plus récents, tournez donc votre regard du côté de la Chine ou la Corée du Nord, ça vous éduquera. Mais assez changé de sujet, il est temps de donner ma réponse.


-Non seulement je comprends mais je dois reconnaître que l’absence totale de hiérarchie m’aurait légèrement inquiété. Une organisation ne se méfiant pas un minimum de ses derniers intégrés me n’inspire nulle confiance. Néanmoins, j’ai une question à laquelle j’espère que vous pourrez répondre. Ces « missions » auront-elles à voir avec mes « capacités particulières » pour les nommer d’une façon quelconque ou bien peuvent-elles être de tout type ?

Comprendre est-ce qu’il me sera demandé d’user de mon réseau mafieux pour utiliser des moyens plus ou moins légaux pour obtenir telle ou telle information ou accomplir tel ou tel acte ou bien mon « travail » sera-t-il plus varié ? A vrai dire, les deux solutions m’iraient bien que l’une exigera plus d’implication que l’autre, mais quoiqu’il en soit, je ne peux m’empêcher d’être curieux.
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MessageSujet: Re: Nouvelles Pièces {Nikolaï M. Kolyakov}   Sam 31 Jan - 21:49

Nikolaï Kolyakov saisit le trait d’humour avec un sourire qui lui correspond parfaitement. Cela jure un peu avec ses intenses réflexions précédentes mais il redémarre bien vite, c’est ainsi qu’il fonctionne et Tessa ne s’est pas trompée dans le diagnostique de son mode de cognition. Au moins sont-ils d’accord sur un point sensément léger qui ne le devient qu’à mesure d’indifférence sarcastique.

L’exposition se poursuit et le jeune homme à tôt fait de se concentrer à nouveau lorsque c’est nécessaire. Et son sourire change dans sa forme comme dans sa signification avant de simplement disparaitre. Il analyse et évalue, impassible. Puis il se tend, faisant relever les sourcils à la Lady ; que se passe-t-il dans la tête de Nikolaï Kolyakov est une chose que Tessa ne se permettra pas de découvrir pour l’instant néanmoins les témoignages de son visage laissent à penser que c’est important, émotionnellement du moins. Et plutôt négatif. Doucement, la femme décroise les mains pour les superposer à nouveau contre son ventre.

- Non seulement je comprends mais je dois reconnaître que l’absence totale de hiérarchie m’aurait légèrement inquiété. Néanmoins, j’ai une question à laquelle j’espère que vous pourrez répondre. Ces « missions » auront-elles à voir avec mes « capacités particulières » pour les nommer d’une façon quelconque ou bien peuvent-elles être de tout type ?

- Il est évident que vous serez le principal interlocuteur vers qui nous nous tournerons lorsqu’il s’agira d’agir dans votre milieu, néanmoins les missions pourront être de tout type tant que vous êtes jugés aptes à les accomplir. Si cela peut vous rassurer il ne sera jamais question de mission suicide, nos membres sont bien trop précieux pour se permettre ce genre d’impolitesse et ils nous ont rejoint pour leurs intérêts propres ainsi serait-il une trahison que d’agir à leur encontre de la sorte. Néanmoins, il reste possible que les missions, dont la méthode de réussite sera à votre discrétion le plus généralement, puissent coûter la vie à de vos hommes. Surtout dans un milieu comme le votre.

Tessa marque une pause, pensant cela assez explicite malgré le grand nombre d’interprétations possible quant aux « capacités particulières » de Nikolaï Kolyakov ; il va de soit qu’elles sont du fait du jeune homme qui trouvera plus de réponses que celles demandées dans la réponse qui lui est fournie. Mais du fait cette réponse peut être multiple et il s’agit une fois encore de savoir jusqu’où aller. La Lady c’est toujours arrangée, jusqu’ici du moins, pour être secondaire : la personne de confiance donnant des conseils et manipulant par ce biais mais ne possédant pas de réel pouvoir décisionnel ni n’agissant directement hormis lorsqu’on lui demandait d’agir. C’est un poste bien plus simple que celui de se retrouver face et de devoir composer avec des requins du genre de celui qui lui fait face. Il est indiscutablement compétent et à sa place ici, du fait ; elle, beaucoup moins. Mais elle tâchera de s’adapter.

- Maintenant, si par « capacités particulières » vous sous-entendez votre mutation, oui il est probable qu’elle soit utile dans la plupart de vos missions. La Télépathie est un vaste domaine de capacités dont même les plus primaires sont d’une efficacité redoutable du fait de la rareté des protections à leur encontre. C’est un outil dont vous êtes libre de faire usage comme vous l’entendez tout en gardant un certain respect pour les membres de ce Club, particulièrement ceux participant à notre association. Si la notion de respect est subjective je suis certaine que vous saurez composer avec.

La plupart des Agents du Cercle Intérieur ont reçu un entrainement pour détecter la présence d’un télépathe dans leur esprit ainsi que celui pour complexifier la lecture en dirigeant ses pensées instantanées vers des sujets bien précis afin de « brouiller », chose bien inutile lorsque le télépathe est capable d’accéder aux pensées profondes comme les données cérébrales mais restant le maximum qu’il est possible de faire pour s’en prémunir lorsqu’on ne possède pas les capacités adéquates. Il est possible de faire souffrir un télépathe se trouvant dans son esprit en transmettant une souffrance vécue mais c’est là une méthode aussi douloureuse pour la victime que le télépathe lui-même et la majeure partie est amplement capable de résister à ce genre de contre-attaques psychiques. Néanmoins cela reste un moyen de défense basique et peut, avec la surprise et selon la souffrance transmise, déstabiliser même des télépathes aguerris.

Néanmoins, les résistances télépathiques se retrouvent surtout du coté des télépathes eux-mêmes et de certains mutants comme Laetitia Starken, chargée de la sécurité des sites liés au HellFire Club et qui semble avoir oubliée de surveiller que tout le monde était bien à sa place en ce jour. Si celui qui a manqué à la politesse de rigueur est d’ores et déjà remercié, l’Agent du Cercle aura également le droit à une réprimande. Tessa n’est pas dupe et sait parfaitement qu’il ne faudrait à la mutante dotée d’un endosquelette de métal psychiquement inerte qu’un unique coup de poing de sa force surhumaine pour en finir avec la constitution humaine de la Lady néanmoins cette dernière sait comment tenir les suivants de son prédécesseur en laisse. Vaillance & Acier Froid a plus à perdre qu’à gagner à se débarrasser de la Reine Noire.

En parlant de manquement à la politesse, le majordome sonné précédemment fini par faire son arrivée, grand quarantenaire à la calvitie commençante vêtu d’un costume noir sur mesure et paré du port requit pour son emploi. Et face à cela, la Lady laisse quelques instants à son invité pour se remettre de la levée du voile concernant un savoir dont la possession était jusqu’à lors ambiguë ; comment des gens comme Faust auraient-ils pu ignorer la mutation d’un de leurs intérêts peut sembler une question absurde mais peut-être Nikolaï Kolyakov avait espéré s’être mieux couvert que cela. Outre que les télépathes sont généralement capables, par usage de leurs pouvoirs, de reconnaitre les leurs Tessa lit le génotype d’un simple regard, il n’est donc que des détails de maitrise pour être ignorés.

- Il semble que l’un d’entre vous ait manqué à ses devoirs aujourd’hui, accueille-t-elle froidement le serviteur, se détournant un instant de Nikolaï sans pour autant se lever de sa place et autorisant ledit serviteur à pénétrer la pièce. Il n’y avait personne pour accueillir notre invité et cela est inexcusable de sa part. Trouvez de qui il s’agit. Et en attendant, amenez-nous les rafraichissements.

Retournant la tête vers le jeune homme, Tessa lui sourit aimablement en se penchant légèrement en avant.

- Demandez ce qu’il vous plaira, expose poliment la Lady en reprenant sa place initiale, répétant haut et fort la demande de son invité à l’intention du domestique avant d’ajouter : Pour moi, apportez un verre du Macallan Imperiale M Decanters. Et demandez à Mlle Starken de nous les apporter elle-même.

Laissant l’intervenant repartir, Tessa se retourne vers son centre d’intérêt principal.

- Etes-vous surprit que nous soyons au fait de votre mutation ? Elle contribue pourtant à ce potentiel qui a attiré l’attention du Léviathan sur vous et s’il est un risque de faire venir quelqu’un comme vous dans des lieux si pleins de secret il semble que vous les ayez respectés, pour l’heure. Maintenant, si vous me permettez, donnez votre décision finale : oui ou non, êtes-vous des nôtres ?

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MessageSujet: Re: Nouvelles Pièces {Nikolaï M. Kolyakov}   Mer 4 Fév - 18:47

La réponse est sans surprise mais rassurante néanmoins. User de mes contacts oui. Aller droit au casse-pipe non. Sa précision sur la possibilité que certain de mes hommes y passent est soi-dit en passant attentionnée mais superficielle. C’est toujours le cas, peu importe l’activité dans laquelle ils sont impliqués. Car on ne rentre pas dans le milieu sans savoir quels sont les risques. La mort peut nous faucher à n’importe quel moment, et plus encore lorsqu’on ne s’y attend pas. Alors, une fois intégré, il faut apprendre à vivre avec cette épée de Damoclès au-dessus de la tête ou on ne tient pas longtemps. Certains s’y font néanmoins plus vite que d’autres. Personnellement, j’ai tendance à me dire que, puisque n’importe qui peut se faire écraser par un chauffard éméché en sortant de chez lui, pourquoi s’empêcher de vivre sous prétexte qu’on a des ennemis dangereux ? Un minimum de prudence est nécessaire mais nul besoin de se barricader dans un bunker. Bon, bien entendu, je n’irais pas jusqu’à dire que je ne suis pas un tantinet paranoïaque sur les bords mais, pour ma défense, si ça ne venait pas déjà avec la description de mes fonctions, mon pouvoir n’aide en rien à la confiance en autrui.

D’ailleurs, quand on parle du loup… L’allusion à ma télépathie est inattendue mais pas complètement imprévisible. Si un groupe de personnes devait découvrir mes capacités psychiques, celui dirigé par Faust me semble correspondre parfaitement à l’image que je m’en ferais. Après tout, ils ont probablement des moyens de détecter les mutations chez de potentielles recrues. Sans compter que je serais prêt à parier mes revenus du mois qu’ils ont en leur sein de puissants télépathes capables de détecter un compatriote à des kilomètres. Or, étant donné que je ne suis pas particulièrement habitué à protéger mon propre esprit contre des attaques – Père était plus intéressé à ce que j’apprenne à m’infiltrer chez les autres que l’inverse et l’occasion de m’entraîner ne s’est jamais vraiment présentée depuis – je ne serais pas réellement surpris d’apprendre que l’un d’entre eux est allé s’enquérir de l’étendue de mes capacités. Bon, par contre, ce dont je suis certain c’est que personne n’a fouillé consciencieusement mes pensées puisqu’il s’agit de la seule chose que je sais à coup sûr détecter. Ejecter l’intrus est ensuite une toute histoire mais au moins personne ne s’introduit chez moi plus d’une dizaine de secondes sans que toutes mes alarmes ne se déclenchent.

Alors que je réfléchis à comment répondre à ses propos, un majordome fait son entrée avec toute la raideur qui correspond à sa position et mon attention est attirée vers la conversation que Lady Hartley entame avec lui. Si tant est qu’on puisse nommer conversation la série d’ordres qu’elle lui assène tandis qu’il reste diligemment muet et se contente de hocher la tête à intervalles réguliers. Enfin, dans le fond, son sort m’importe peu. Que personne ne m’ait accompagné jusqu’ici fut certes quelque peu étrange mais j’y ai survécu donc les conséquences de ce manquement sur le petit personnel me sont bien égales. Ce qui m’est nettement moins égal cependant c’est l’aisance avec laquelle Lady Hartley commande un verre du whisky le plus cher que je connaisse. Je décide alors de suivre son exemple. A partir du moment où elle se permet d’exiger un alcool à un demi-million la bouteille, je peux bien me faire plaisir également, non ? Surtout qu’elle m’a expressément dit de demander ce qu’il me plaira. Or, il se trouve que je sais très exactement ce qu’il me plaît.


-Ce sera un verre de Romanée-Conti pour moi.

A whisky le plus cher au monde, vin le plus cher au monde, cela semble logique, n’est-ce pas ? Et puis, il ne s’agit pas uniquement d’un caprice. Je suis réellement un amant inconditionnel de vin de Bourgogne et l’occasion de goûter un verre du plus grand cru de la région ne se présente pas tous les quatre matins. Car nul doute qu’une association possédant du Macallan Imperiale M Decanters dans sa cave aura également du Romanée-Conti. C’est que pour aussi rare que le vin des Côtes de Nuit soit, nulle comparaison n’est possible avec la collection M de Macallan qui est composée moins de 2000 bouteilles au total. Et puis, dans le pire des cas, je compte sur le service vins de la maison pour savoir compenser l’absence de Romanée-Conti par un autre bijou similaire. Je ne vais après tout pas cracher sur un Clos Vougeot ou un La Tâche.

Je n’ai néanmoins pas l’occasion de rêvasser plus longtemps sur mon vice favori car Lady Hartley reprend notre discussion en me demandant cette fois-ci une réponse définitive. Je choisis néanmoins de répondre à ses questions dans l’ordre, question d’organisation personnelle.


-Je reconnais que je n’avais pas envisagé la possibilité que ma mutation soit du domaine du public dans l’association mais, vous avez raison, ce n’est pas particulièrement étonnant si j’y accorde quelques instants de réflexion. Je vous rassure par ailleurs, votre première impression était correcte. Je n’ai pas pour habitude d’user de mon pouvoir à tort et à travers, encore moins lorsque je ne sais pas à qui j’ai affaire. Sans compter que, comme vous l’avez si finement sous-entendu, il y a fort à perdre à prendre trop de risques avec des personnes qui peuvent vous apporter bien plus en établissant un rapport de confiance plutôt qu’en cherchant maladroitement à extraire des informations télépathiquement.

Il suffit de s’introduire dans le mauvais esprit, d’être découvert par un télépathe plus puissant que soi et tous les avantages offerts par une mutation psychique s’envolent par la fenêtre face aux inconvénients que cela apporte.

-Quant à votre question, j’en suis. Si je n’étais déjà pas suffisamment intéressé par ce que j’avais pu entendre et voir du Club des Damnés avant notre discussion, vos propos ont su finir de me convaincre que j’ai bien plus à gagner à vous rejoindre qu’à repartir les mains vides.

Outre le fait que je doute très fortement qu’après en savoir autant on me laisserait repartir tel quel, mais nul besoin de le dire à voix haute.

-Et maintenant que j’ai dit oui, y a-t-il un rituel quelconque auquel je doive me conformer ou bien ma parole est-elle suffisante pour officialiser l’acte ?

C’est que je suis originellement homme d’affaire et j’ai pour habitude que la conclusion d’un accord quelconque se matérialise d’une façon ou d’une autre (contrat signé, verres trinqués, etc.) pour qu’aucune des personnes impliquées ne puisse ensuite affirmer qu’elle ne se sent plus concernée. Simple assurance juridique si vous voyez ce que je veux dire.
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MessageSujet: Re: Nouvelles Pièces {Nikolaï M. Kolyakov}   Sam 7 Fév - 14:34

- Ce sera un verre de Romanée-Conti pour moi, demande Nikolaï Kolyakov après lui avoir laissée la galanterie de commander la première ; galanterie que Tessa avait réclamée en effet mais qui ne surpassait pas les devoirs d’hôte cependant.

Néanmoins ce sont là des traditions désuètes de plus en plus stéréotypées ainsi il n’est pas nécessaire de s’en préoccuper plus que cela ; maintenir les formes sera sans doute suffisant. La Lady tiendra son rôle, tout simplement. Et si la femme c’est tournée vers un alcool britannique, chose liée à ses origines même si d’une façon différente au sens où l’on entend ces dernières, le jeune homme l’a fait à destination d’un alcool français ; point commun amusant s’il en est. Lady Tessa Hartley est une création née d’un intérêt pour le Royaume-Uni et c’est naturellement tournée vers ce dernier pour son choix tandis que Charles-Henri Delarue, à défaut d’être forcément venu au monde pour une passion, c’est également dirigé vers un pays significatif. La variable représentée par les prix des produits n’importe pas réellement, ils sont dans le HellFire Club et le plus important est de satisfaire tous les goûts, toutes les demandes, qu’importe le vice ou la vertu.

La réponse de Nikolaï Kolyakov quand à sa mutation est joliment formulée, le « domaine public » étant une notion des plus troubles dans une société comme le Cercle Intérieur et même plus généralement le Club des Damnés ; tous ont des secrets et être dépositaire du secret des autres est aussi utile que dangereux. Reste à composer avec cela et à considérer le calcul habituel du risque et du profit. Quand à n’avoir pour habitude d’user de son pouvoir à tord et à travers, c’est là un point intéressant jusque dans cette mesure que tous n’ont pas ; que Tessa elle-même n’a pas forcément, d’ailleurs. Ce qu’il y a à perdre comme à gagner est une simple question de calcul et la Lady sait les faire pour chaque individu ; il n’est que très rarement question de véritable confiance même si raisonner ainsi place déjà plus le jeune homme dans la morale instaurée par Sébastian Shaw que la plupart des Agents du Cercle actuels. Ils avaient tous leur méthode pour contrôler le Cercle et ses Agents, depuis la domination par le pouvoir de Séléné Gallio jusqu’à la volonté de loyauté mafieuse de Sébastian von Orchent en passant par l’honnête entreprenariat du Shaw suscité ; quelle sera la position de Tessa ? Celle qui s’instaurera, sans doute, d’autant qu’elle reste sous l’égide du Léviathan, en théorie. La position de celui qui l’avait recrutée en son temps est néanmoins celle qu’elle juge la plus probante. Ces réflexions mises à part, la femme n’en a pas loupé l’important aveu de son interlocuteur : maladroitement. Ainsi, Nikolaï Mikhaïlovitch Kolyakov n’est pas des plus à l’aise avec ses capacités mutantes ; une chose prévisible considérant les contraintes qui s’y astreignent mais qu’il reconnait tout de même, volontairement ou non.

- Quant à votre question, j’en suis. Si je n’étais déjà pas suffisamment intéressé par ce que j’avais pu entendre et voir du Club des Damnés avant notre discussion, vos propos ont su finir de me convaincre que j’ai bien plus à gagner à vous rejoindre qu’à repartir les mains vides.

Doucement, Tessa hoche la tête, acquiesçant. Son souffle est calme et elle vient d’accomplir une part de son contrat avec le Léviathan, reste à planifier l’avenir à présent. Néanmoins la réplique de conclusion de Nikolaï Kolyakov la fait sourire, même s’il s’agit d’une question des plus sérieuses.

- Votre parole, tout comme la mienne, est suffisante en effet. Il n’est pas question de prendre en note manuscrite ou dactylographiée ce qui vient de se jouer ici, s’il y a des doutes nous interrogerons votre mémoire. Je vous présenterai les autres Agents du Cercle et il va de soit que vous serez tenus au secret sur leurs identités tout autant que nous le seront sur la vôtre. La plupart des règles de notre association sont basées sur le simple bon sens de ses membres. Pour le reste…

Décroisant ses mains et s’interrompant dans ses mots, Tessa se détourne un instant afin de se pencher sur son sac à main toujours au pied du fauteuil, y fouillant quelques instants. La console, l’étui à lunettes et la trousse à maquillage mise à part, le contenant ne contient pas grand-chose mais c’est une chose précise qu’elle cherche et, une fois qu’elle l’a trouvée, se redresse pour recommencer à faire face à son interlocuteur, lui présentant sur le plat des mains l’objet de sa quête. C’est un simple libre, un ouvrage dont la couverture arborait un roi d’échiquier, une sélection d’événements historiques référençant ce que le HellFire Club a changé dans l’histoire depuis l’influence politique sur un Prince Anglais, la naissance de la Société du Phénix, l’influence sur certains étudiants comme celle claire sur le développement de certains traits politiques Américains… le tout afin d’expliquer ce qu’était réellement le HellFire Club et son Cercle Intérieur. Un livre que l’on pouvait considérer comme relevant de la fiction mais qui, en cette pièce comme en ce lieu, prend un sens bien différent. Un livre qui porte sur ses pages les empruntes digitales de puissants et de grands, membres du HellFire Club depuis qu’il a été rédigé. Un livre que Tessa aurait beaucoup aimé avoir à sa portée lorsqu’elle s’acharnait à faire sa maitrise sur la Société du Phénix au point d’attirer le regard de cette dernière sur sa personne.

- Ce que vous aurez à savoir est là-dedans.* Vous serez remercié de le lire au sein de ces murs car il n’est pas sensé en sortir.

L’existence d’un tel livre a déjà été sujet à débat puisqu’après tout, il contient toutes les preuves de l’existence du HellFire Club en tant que société secrète et pourrait donc conduire à sa destruction s’il venait à être placé en de mauvaises mains ; c’est une possibilité dont les membres ont toujours été conscients, pour la plupart, mais il leur revient à eux d’être les bonnes mains et puis même si des informations venaient à filtrer, que pourraient bien faire les autorités face à eux ? Les arrêter ? Cela emmerderait beaucoup de monde très bien placé à travers l’entièreté du globe et même sans cela la disparition de l’influence financière du Club des Damnés et des entreprises liées à ses membres est largement suffisante pour faire entrer en crise l’économie mondiale. Sans parler du fait qu’il est toujours utile d’avoir se genre d’outil pour ne pas se salir directement les mains tout en assurant que les ennemis de ses ennemis soient traités comme des amis en toute discrétion.

Une fois délestée de l’ouvrage, Tessa ramène ses mains contre son ventre et attend simplement. Nikolaï Kolyakov est libre de feuilleter d’ores et déjà l’ouvrage ou de le conserver pour plus tard, dans tous les cas ils ont du temps devant eux.

- Vous m’excuserez une fois encore de ne pouvoir formaliser votre participation autour d’un toast mais manquement d’un de nos suivants complique notre belle machinerie. En attendant que nos verres arrivent, n’hésitez pas à poser les questions qui vous viennent ; j’y répondrais dans la mesure du possible.
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Nikolaï M. Kolyakov
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MessageSujet: Re: Nouvelles Pièces {Nikolaï M. Kolyakov}   Mer 11 Fév - 18:59

Les mystères insondables d’un sac de femme. Tout et rien réuni en un seul sanctuaire portatif duquel peut sortir la plus létale des armes comme la plus insignifiante des babioles. Je reconnais sans honte avoir longtemps ressenti une sorte de fascination mêlée d’inquiétude pour ces objets dont il est impossible de déterminer ce que leur propriétaire a bien pu cacher à l’intérieur. Depuis la pochette tout juste assez grande pour y caser son mascara jusqu’au sac capable de transporter un tableau, le secret qui entoure le sac à main féminin ne cesse de me surprendre.

Ainsi, lorsque Lady Hartley se baisse avec grâce pour fouiller sa sacoche, je sens ma curiosité naturelle refaire son apparition. Surtout que le suspens que son silence soudain a causé a su piquer mon intérêt. Que va-t-elle bien pouvoir me présenter qui soit à même de répondre à toutes les questions que je pourrais avoir désormais que j’entraperçois avec un peu plus de clarté en quoi consiste l’organisation que je viens d’accepter de rejoindre ?

Un livre. Définitivement pas ce que j’avais envisagé. Et pourtant, le désir de le dévorer de la première à la dernière ligne s’empare de moi comme un enfant gourmand à qui l’on présenterait un sac de sucreries gratuites. Le design épuré de la couverture attire ainsi mon regard et je ne peux retenir une certaine admiration devant le culot qu’il a fallu aux dirigeants du Club pour publier un livre détaillant leurs activités. Car, bien que Lady Hartley me fasse clairement comprendre que la Bible des lieux n’en sortira pas, je considère tout de même audacieux l’entreprise des rédacteurs de l’ouvrage. Parce que sans l’avoir ouvert, quelque chose me dit que certains des faits relatés ne sont pas à dévoiler à tout un chacun. Quoique, d’un autre côté, si les membres composant le Club sont aussi haut placés qu’on me l’a laissé entendre jusqu’ici, je ne serais pas étonné qu’un scandale de cet acabit de soit pas suffisant pour mettre en péril leurs réputations. En supposant seulement que le grand public accepte la surprenante vérité pour ce qu’elle est et n’imagine pas qu’il ne s’agit là que d’une théorie conspirationniste de plus.

Quoiqu’il en soit, c’est avec une certaine révérence que je m’empare de l’ouvrage et il me faut faire preuve d’une véritable dose de retenue pour ne pas me lancer dans sa lecture frénétique. Que je n’ai pas le droit de l’emporter est une chose, mais délaisser tout semblant de bonnes manières en me détournant de mon hôtesse pour commencer à me gorger des informations dont recèle sans doute aucun l’opuscule en est une autre d’un genre bien différent à laquelle je refuse de m’abaisser. Cependant, lorsqu’elle s’excuse des cafouillages logistiques et m’invite à poser les questions qui pourraient me traverser l’esprit, je m’autorise à feuilleter rapidement le manuscrit pour éviter les questions redondantes ou auxquelles je pourrais trouver les réponses plus tard par moi-même.

Sans surprise, en survolant les premières pages, un million de questions sur l’histoire de l’organisation s’imposent à moi mais le moment n’est pas le plus propice à exiger une leçon sur l’évolution du Club. J’aurais tout le plaisir de me gorger des moindres détails en privé une fois les détails techniques de mon intégration terminés. C’est donc quelque peu à regret que je saute les premiers chapitres, détaillant le déroulement des évènements depuis l’apparition du Club au XVIIIe jusqu’à son transfert dans la Grosse Pomme. Je m’arrête néanmoins sur une phrase proclamant l’hérédité du droit de participation au Club. Quelque part, cela ne me surprend qu’à moitié. Etant donné le standing de la façade officielle du Club, instaurer un principe dynastique fait sens. Il ne conviendrait pas de froisser les egos d’un tel ou une telle.

Lorsque j’en arrive à la description précise de l’organigramme du dénommé Cercle Intérieur, je décide de lire avec un peu plus d’attention. Heureusement pour ma compagne, des années à devoir avaler des quantités interminables d’information pour maintenir à flot un empire légal et un autre illégal m’ont appris à lire vite et bien. C’est donc après seulement quelques minutes que je relève de nouveau le regard vers Lady Hartley, plusieurs questions en tête.


-Excusez mon incompréhension mais je ne suis pas certain de saisir le sens du dédoublement de l’échiquier. Quelle est la différence entre les pièces noires et blanches ?

En effet, si l’idée d’avoir un couple royal incarnant l’égalité des sexes me semble une brillante idée – quelque chose me dit d’ailleurs que je suis en ce moment en face d’une des deux reines, Faust étant probablement un des deux rois – la division du pouvoir entre deux factions parallèles me laisse perplexe. Quelle en est l’utilité ? N’est-ce pas là s’exposer inutilement à un risque de factionnalisme ? Après tout, une fois arrivé tout en haut de la pyramide, qui voudrait partager le pouvoir non seulement avec son roi ou sa reine mais avec un autre couple royal par-dessus le marché ?

-A part cela, je me demandais, comment se déroule la transmission de missions ? Disposez-vous d’un canal privé pour contacter les membres ou existe-t-il des signes de reconnaissance pour savoir que la demande provient bien du Club ?

C’est que je ne voudrais pas me retrouver à travailler pour un tiers parti sous prétexte qu’ils se seraient habilement faits passer pour mes nouveaux employeurs. Certes, je vous l’accorde, il faudrait une sacrée hardiesse et des moyens qui ne sont pas à la portée de tous pour incarner l’organisation mais, puisqu’en ce bas monde tout est possible à qui s’en donne les moyens, comme dit le proverbe, mieux vaut provenir que guérir.
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MessageSujet: Re: Nouvelles Pièces {Nikolaï M. Kolyakov}   Ven 20 Fév - 21:24

Nikolaï tâche de se contrôler et de faire face à ce qui lui arrive, assurément excité comme devant un cadeau inespéré. C’est amusant de le voir, il n’a pas toute la suffisance et l’attitude presque dédaigneuse qui est si couramment trouvée en ces lieux. Le jeune héritier de la pègre fait partie des personnes les plus honnêtes sur ce qu’il est et ce n’est pas sans ironie. Une ironie que Tessa observe simplement tout autant que le jeune homme. La Lady l’observe être jeune, dans son comportement qui pourtant tend tant à être de cette inamovibilité patriarcale, dans cette soif avide de découverte, dans ses hésitations et maladresse. La Lady l’observe lire comme un élève lit un livre sur la demande et sous le regard d’un professeur. Est-ce qu’elle est ? Est-ce ce que ce lieu lui donne l’occasion d’être ? Elle prendrait très mal que l’un de ses personnages arrive à accomplir une chose qu’on lui a refusée parce qu’elle y échouerait. Ce n’est néanmoins pas inenvisageable.

Se réinstallant dans son siège alors que l’attention est détournée d’elle, Tessa attend simplement que la lecture soit suffisamment avancée pour que Nikolaï lui pose les questions pertinentes ; d’aucun jugerait cette lecture comme une impolitesse, puisqu’elle a détournée l’attention de l’hôte et interlocutrice, mais l’on n’a rien sans rien et puis laisser le temps au jeune homme de consulter l’ouvrage considérant qu’il ne pourra le faire qu’ici est logique. Ce n’est qu’une question de patience et l’un des points communs de tous ses personnages est cette base jadis nominative.

- Excusez mon incompréhension mais je ne suis pas certain de saisir le sens du dédoublement de l’échiquier. Quelle est la différence entre les pièces noires et blanches ?

- Il n’y en a pas. Les deux branches ont chacune la gestion de leurs effectifs et leur progression cependant à part leur couleur, elles sont égalitaires en tout point.

La division du pouvoir en deux branches opposées peut avoir bien des explications, la première que Tessa a depuis longtemps exclue est celle d’un respect de l’échiquier : s’ils cherchaient réellement à respecter l’échiquier, il leur faudra un binôme de chaque pièce majeure. Une idée à tenir dans une recherche de parité mais le Cercle Intérieur n’ayant que difficilement de quoi remplir quatre places, le faire de seize en tâchant de rester égalitaire est insensé. Une autre possibilité est d’encourager les intrigues à l’intérieur comme à l’extérieur de chaque couleur, nécessitant de favoriser des alliances pour avoir la majorité et ne pas tomber dans une bête guerre d’opposition. Mais là encore, cela part du principe d’un cercle complet, ce qui n’a pas été le cas depuis fort longtemps. La Lady comme le Léviathan n’ont fait ni loi ni tradition et tâchent de les respecter au mieux même si les écarts sont admissibles ; il n’y a personne pour les remettre à leur place de toute façon.

- A part cela, je me demandais, comment se déroule la transmission de missions ? Disposez-vous d’un canal privé pour contacter les membres ou existe-t-il des signes de reconnaissance pour savoir que la demande provient bien du Club ?

- Les ordres de mission vous seront donnés par l’un des membres du Cercle Intérieur, généralement en personne ou s’il ne le peut par l’intermédiaire d’auxiliaires de confiance que vous aurez déjà pu rencontrer ; entendez par là d’autres Agents du Cercle. Cela ne pare pas à toutes les éventualités, c’est un fait, mais c’est ainsi que nous procédons. Comme vous le déduisez, le HellFire Club est particulièrement vulnérable à la trahison, c’est le prix que d’essayer d’avancer ensemble et pour le profit de tous. Néanmoins nous tâchons de sélectionner les bonnes personnes afin d’éviter ce genre d’impolitesses.

En théorie. En pratique, Séléné contrôlait le Club par sa puissance et avait placé à son côté un docile roi noir et un peut puissant roi blanc, puis Sebastian Shaw, Emma Frost et Tessa Hartley avaient manœuvré pour vaincre ledit roi noir, dont Shaw avait reprit le titre, et mettre Frost en Reine Blanche, ce qui était déjà conceptualisable comme une trahison de la part de tous les partis concernés à l’exception du perdant. Que dire par la suite du départ de la Reine Blanche et du recrutement d’un Fou et d’une Tour Noir afin de voter l’éviction de la Reine Noire et ainsi destituer Séléné sans combat ? Ou encore de l’alliance entre le Fou Noir, la Reine Noire et le Roi Blanc pour renvoyer Sebastian Shaw et permettre au Léviathan de prendre sa place ? Au final, le seul à avoir trahit franchement était ledit Léviathan lorsqu’il avait tuée la Tour Blanche pour servir d’avertissement au Roi Blanc, Roi Blanc qui avait fini lobotomisé tandis que la Reine Noire c’était faite dépossédée de son pouvoir. Tout cela avait toujours été fait au nom « du bien commun », afin que les générations de membres du Cercle Intérieur du HellFire Club soient toujours plus puissantes que les précédentes. Tout cela avait toujours entravé le pouvoir du Cercle Intérieur et si ça avait longtemps été la mission de Tessa que d’encourager ce chaos pour justement éviter que le HellFire Club ne manipule trop les événements, c’était aujourd’hui fini. Elle sert l’idéal des X-Men comme leur Organisation mais elle ne les protège plus du HellFire Club : il est temps d’user de ce dernier à leurs fins. La morale n’a jamais été suffisante.

Laissant Nikolaï feuilleter ou questionner à nouveau, prête à y répondre, la Lady ne se détourne de lui que lorsqu’une autre personne entre en piste, non sans avoir frappé une fois à la porte et semblé défoncer celle-ci. Trentenaire paraissant bien plus jeune, n’atteignant pas le mètre soixante-dix, brune aux yeux bruns, aux cheveux longs et aux traits marqués et anguleux, Vaillance et Acier Froid se présente avec le port de circonstance. Sa dureté froide ne suffit pas à caché le sentiment d’insulte qui lui a été fait alors que, vêtue de sa combinaison en molécules instables sans manche et entièrement noire, elle arrive un plateau supportant trois verres plein à la main.

- Reine Noire, salue-t-elle simplement en hochant la tête, s’en venant jusqu’à  la table pour y déposer le plateau en guise de révérence.

Se relevant, Tessa lui fait face avec cette même impassibilité bien moins contenue puis tourne son attention et son buste vers Nikolaï, décroisant les mains pour les ouvrir et présenter de la paume la nouvelle venue comme le nouveau venu.

- Nikolaï Kolyakov, Laetitia Starken.

La concernée tend sa main à la poigne de fer au nouvel agent. Vaillance et Acier Froid est une militaire et cela se sent tout autant que le fait qu’elle s’impose parfaitement, sa petite taille nullement handicapante à sa force tant physique que de volonté.

- Laetitia est chargée de la sécurisation des propriétés du Club des Damnés.

Si aucun mot n’est dit, le regard de la jeune femme est suffisant pour faire comprendre que cela exclut le service personnel. Tessa ne relève cependant rien et se contente de se baisser, prenant le verre de vin pour le tendre à Nikolaï avant d’en faire de même pour celui d’eau et l’invitée de dernière minute. S’emparant du dernier verre, celui de whisky, la Lady le lève à l’intention d’un toast et conclut :

- A votre participation au HellFire Club, Nikolaï. Puisse-t-elle être longue et profitable.

Trinquant puis buvant une gorgée, Tessa ne tarde pas à reprendre la parole à destination du jeune homme.

- Si vous voulez bien nous excuser quelques instants. Cela vous donnera l’occasion de poursuivre votre lecture. Suite à cela nous vous présenterons d’autres de nos collaborateurs.
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Nikolaï M. Kolyakov
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MessageSujet: Re: Nouvelles Pièces {Nikolaï M. Kolyakov}   Ven 27 Fév - 18:00

De toutes les options envisageables, celle d’une absence de raison au dédoublement de la direction était la seule sur laquelle je n’aurais jamais parié, certain que toute action se doit d’avoir une justification logique. Mais, si l’on met de côté la possibilité que Lady Hartley ne soit pas au courant de la véritable raison ou bien qu’elle ait simplement décidé de me la cacher, je suis bien obligé d’admettre que, malgré mon désir – ou n’est-ce pas plutôt mon besoin ? – de rationalité, le monde n’est pas toujours un chaos organisé. Il lui arrive parfois, voire souvent, de se contenter de n’être qu’un anarchique mélange où chacun se doit d’avancer du mieux qu’il peut. Alors qui sait si le parallélisme entre les couleurs ne remonte tout bêtement pas à une lubie des fondateurs du Club, lubie peu à peu transformée en tradition au fur et à mesure que l’origine réelle de la hiérarchie disparaissait dans les méandres du temps ?

La réponse suivante est plus attendue. Plus rassurante aussi. Nous revenons sur les sentiers battus de toute organisation digne de ce nom. Discrétion et confiance parcimonieusement accordée. Néanmoins, à l’écoute de l’expression « avancer ensemble et pour le profit de tous », je dois me retenir de laisser apparaître l’esquisse d’un haussement de sourcil sceptique. Je crois certes aux alliances pour le bien commun mais j’ai du mal à imaginer une organisation dirigée par le plus dangereux mercenaire au monde se préoccuper réellement du « profit » de ses membres. Tant que tout un chacun sait s’accorder des règles en vigueur, personne ne l’empêchera de tirer son épingle du jeu, j’en suis certain, mais je mettrais cependant ma main à couper que personne n’est irremplaçable. Et pour son bien personnel, quiconque serait prêt à se défaire d’un associé. Le seul problème étant par la suite de démontrer aux autres qu’il s’agissait là de l’action la plus favorable à l’intégralité du groupe, de peur de ne devenir le suivant sur la liste des indésirables. Ou pour paraphraser Faust lui-même, le darwinisme social à son acmé.

Gardant par précaution mes réflexions pour moi, je m’apprête à jeter un dernier coup d’œil au manuel entre mes mains au cas où une autre question me traverserait l’esprit lorsque des coups vigoureux sonnent à la porte. Reportant mon attention sur l’entrée, mon regard tombe sur une jeune femme tout en puissance. De ces personnes dont pas un gramme n’est en trop et qui paraissent en permanence prêtes à l’attaque, tel un arc tendu n’attendant qu’à décocher sa flèche au moindre danger réel ou perçu. Le plateau de rafraîchissements qu’elle porte à la main contraste ainsi grandement avec l’attitude militaire qu’elle dégage et nul besoin de posséder un doctorat en psychologie pour constater dans sa conduite le peu d’estime qu’elle porte à Lady Hartley. Tout, depuis le ton dénué de toute émotion avec lequel elle s’adresse à la Reine Noire jusqu’au regard glacial qu’elle lui jette en passant par la rigidité de son salut, laisse supposer que l’humiliation subie ne restera pas sans conséquences.

J’ai néanmoins suffisamment de retenue pour que mes pensées n’apparaissent pas sur mon visage et me contente d’un sourire neutre alors que nos mains s’étreignent. Sa poignée est franche pour ne pas dire dure et je ne serais pas surpris qu’il s’agisse de l’effet d’une quelconque mutation. Je ne suis en effet pas fait de porcelaine et pourtant il a suffi de quelques secondes à serrer sa main pour être certain que, si tel en était son désir, elle pourrait briser tous les os de la mienne sans effort. Elle se retient pourtant et se contente d’un bref hochement de tête dans ma direction avant que ma nouvelle patronne ne reprenne la parole tout en me tendant mon Romanée-Conti.

Sachant reconnaître un congé pour ce qu’il est, je m’éloigne un instant des deux jeunes femmes, reprenant le livre par la même occasion, avant de m’installer de nouveau dans le sofa pour continuer ma lecture. Je pourrais certes chercher à écouter leur conversation mais il ne s’agirait pas de la plus prudente des actions après seulement quelques minutes d’intégration au Club. Car du peu que j’ai lu de l’organisation de ce dernier, si Lady Hartley est la Reine Noire c’est que, derrière son extérieur de grande dame du monde, elle cache des capacités insoupçonnées à même d’assurer sa position.

Ainsi, je me retrouve rapidement embarqué dans le monde de luxure et débauche que les mots qui défilent devant mes yeux recréent pour mon plaisir et je m’imagine alors à loisir les temps anciens. En même temps, mon esprit se lance dans un petit jeu pour déterminer qui parmi les célébrités actuelles se doit d’appartenir au Club et qui parmi ceux dont j’ai déjà pu constater la présence de mes propres yeux a franchi les portes du Cercle Intérieur. Sans surprise, le visage aristocratique de mon Britannique d’associé ne cesse de s’infiltrer subrepticement dans mes pensées et je me promets de chercher à savoir s’il a sa carte de membre. En effet, si j’ai du mal à l’imaginer intégré au Cercle Intérieur, il possède néanmoins toutes les qualifications pour être partie prenante des milieux fréquentant la partie officielle du Club. Or, quitte à l’y croiser, je préfère être prévenu. Comme je l’ai déjà dit, je n’aime que très moyennement mêler les deux mondes auxquels j’appartiens sans avoir prévu l’occasion par avance. Or Lilian s’est déjà trop approché de la réalité de mes affaires par le passé pour ne pas représenter un certain danger si je ne fais pas attention à mes futurs mouvements en sa présence.

Ne voulant pas m’attarder indéfiniment sur le statut ambigu de ma relation avec le journaliste, je noie mes sens dans le délice liquide qu’est mon verre de vin. Rien ne surpassera jamais les vins de Bourgogne. Pas même les cinq grands châteaux bordelais. Et je parle d’expérience, ayant déjà eu l’occasion d’en goûter, privilège d’être né dans une famille aussi bien reliée que la mienne. Je profite donc de la riche saveur du Romanée-Conti tout en continuant ma lecture, mais sans oublier les deux femmes présentes dans la pièce, n’attendant qu’un geste de la principale pour retourner auprès d’elles et faire la rencontre d’autres membres. Après tout, si je suis quasi certain de ne pas rencontrer d’autres pièces de l’échiquier – j’ai déjà eu l’occasion d’être recruté par le Roi et la Reine noire, il ne s’agirait pas d’être trop gourmand – je mettrais ma main au feu après avoir fait la connaissance de Miss Starken que quiconque franchira la porte à sa suite sera tout aussi intéressant. Une question me taraude néanmoins que je n’ose poser car je ne sais si j’en ai le droit : qui compose donc l’autre couple royal ?
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MessageSujet: Re: Nouvelles Pièces {Nikolaï M. Kolyakov}   Dim 8 Mar - 21:01

Laetitia Starken est une personne rancunière et si elle a dédiée une partie de sa vie à l’une de ses rancunes il est parfaitement possible qu’elle en accumule d’autres, voire en accomplisse d’autres. Tessa le sait mais Vaillance & Acier Froid a failli en ce jour et cela lui est reproché avec justesse, une fois que toutes deux ont atteinte la porte d’entrée pour en « discuter » posément. La punition n’est pas une offense personnelle, il n’y a rien de personnel, mais au moins la militaire ne recommencera plus la même erreur. Non, Lady Tessa Hartley n’a pas la puissance requise pour maintenir les Agents du Cercle sous une poigne de fer mais aucun d’eux ne le sait, ils savent simplement qu’elle a plus d’ancienneté qu’eux-tous dans cette structure et que malgré qu’il l’ait virée, le Léviathan est allé la rechercher pour s’occuper des choses en son absence alors que la logique aurait voulue que ce soient les Agents qui reprennent le cercle. A un niveau purement terre à terre, Tessa n’a aucun moyen de se défendre contre Vaillance & Acier Froid mais personne ici ne joue dans le terre à terre, et puis la jeune femme n’en a pas la moindre idée ; peut-on contrôler le monde au bluff ? C’est le bluff qui a permit de gagner la Guerre Froide.

Une fois l’affaire clore et les rouages remit à leur place légitime, il est temps de passer à la suite de l’intégration de l’un d’eux dans cette machinerie et c’est ce qu’entreprend de faire la Lady en se tournant à nouveau vers Nikolaï, marchant à son encontre afin d’attirer à nouveau son attention.

- Pardonnez-moi d’interrompre votre lecture. Si vous êtes disposé à me suivre, vous serez introduis aux autres Agents en présence et vous verrez confier quelques noms de ceux n’ayant pu ce déplacer pour faire votre rencontre.

L’égalité, une illusion qu’ils ne cherchent pas à maintenir ici. L’équité, voici ce qui les intéresse. Chaque Agent du Cercle a droit à un certain nombre de traitements et rencontrer les autres en fait parti. Certes, demander ainsi à réunir les membres de cette société secrète est un risque tout autant que peut sembler contraignant et superflu mais après tout ils sont sensés travailler ensemble et se connaitre aide toujours. De plus, les absents ont toujours tord même si leur impolitesse sera pardonnée par les raisons de leur absence ; leurs noms n’en seront pas moins évoqués afin que le nouvel introduit sache qui d’autre est à considérer comme « dans son camp ». Quand aux risques de ce déplacer pour rien parce qu’un individu refuserait de les rejoindre, ils sont si improbables qu’ils n’ont jamais réellement été pris en compte.

Ce n’est qu’à condition que Nikolaï accepte de se déplacer à son tour que les présentations pourront être faites de la manière « traditionnelle ». Si jadis les membres du HellFire Club finissaient toujours par se rencontrer et que leurs identités étaient assurées par la secrétaire, pour avoir contrôlée la fonction durant de longues années Tessa sait que c’est justement là ce qui fait l’influence de ladite secrétaire et pour des raisons politiques il n’est pas question de laisser la fille adoptive du Léviathan pouvoir entreprendre ce que la Lady avait entreprit. Sébastian von Orchent ne lui a pas remises les clés du Club des Damnés, il a toujours moyen de savoir ce qu’il s’y passe comme d’y intervenir et, s’il le faut, de l’évincer. La seule certitude qu’elle a quand à cette éventualité est sa survie, le Roi Noir sachant ce qu’il en coûte de s’en prendre à l’une des X-Men. Lady Tessa est peut-être une interface avec le Cercle Intérieur mais celle qui se tient dans son ombre n’y est pas limitée.

Quitter le Salon d’hiver pourra se faire avec le livre, si Nikolaï le retourne à sa dépositaire actuelle avant de s’en repartir, et avec les verres s’il le veut ; hors de question de les gâcher car si le prix n’importe pas la rareté est inchangée. Pour sa part Tessa n’aura aucun problème à se promener verre à la main, n’ayant personne pour le porter à sa place, tandis que Laetitia laissera négligemment le sien dont le contenant n’a pas la moindre espèce d’importance, désormais que son utilisation symbolique est passée.

En bonne guide et hôte, la Lady mènera le groupe d’un pas en avant à travers l’étage, s’enfonçant plus profondément dans le manoir et passant quelques portes, toujours doubles, donnant sur des pièces sommes toutes au moins égales, dans leurs proportions, à celle précédemment quittée. Impossible de savoir ce dont il en retourne néanmoins puisque toutes sont closes. C’est vers l’une d’elle que se dirige Tessa et qu’elle entreprend d’ouvrir de sa main libre, entrant avant d’inviter Nikolaï à en faire de même.

Un salon, encore, mais s’il est toujours du style du XVIIIe siècle il n’est plus d’une thématique particulière. Tout une partie de la pièce est consacrée à un espace de confort, l’entièreté du mur occupé par diverses sections de banquettes d’une grande qualité elles-mêmes encadrant une table basse ronde et large. Une autre est occupée par un open-bar où se trouvent un grand nombre de boissons qui ne sont pas proposées sans demande explicite, à l’instar des deux possédées par Nikolaï et Tessa. Et au milieu de cela se trouve un certain nombre de divertissements artificiels destinés à l’adresse et la stratégie, depuis une table d’échecs à un billard, même si l’on tâche d’éviter le trop bruyant et le trop peu raffiné. En comparaison de ses mesures et sans les immenses étagères pour en cacher les murs, cet espace semble bien trop grand pour les rares personnes qu’il abrite.

- Voici une salle de détente réservée aux Agents, explicite la Lady, malgré qu’elle ait toujours considéré comme superflu et nombriliste le fait de se réserver une salle pour disposer de loisirs à volonté alors que le rez-de-chaussée contient des salles spécialisées pour chacun desdits loisirs, même si elles ne sont généralement usitées que durant les fêtes.

Les Agents, parlons-en. Une majorité féminine, reste de la conduite de mal alpha du Roi Noir qui à défaut d’être machiste avait tendance à ce comporter comme un lion. Une majorité qui serait présentée, tout autant que la minorité, en personne.

- Mesdames et monsieur, reprend la Lady à l’intention des présents, permettez-moi de vous présenter Nikolaï Kolyakov.

La première à s’approcher correspond plutôt bien à l’image de la lionne : plutôt petite mais d’une bonne constitution physique, elle a une crinière blonde et des yeux d’un bleu de glace dans un visage sculpté de cette même manière et pouvant refléter à l’envie n’importe quelle émotion, si fausse soit-elle. Vêtue d’une combinaison entièrement blanche, elle avance d’un pas félin, rythmé par le son de ses talons, et d’un regard évaluateur puis s’arrête avec toute la distinction d’une personne de bonne famille, une fois face à Nikolaï.

- Tarja Wallensky. Gestionnaire du réseau d’informateurs et de surveillance du Club.

- Enchantée, Nikolaï.

La voix est mielleuse, la poignée de main aussi. Si Tarja Wallensky n’a aucun pseudonyme ou nom de code, par choix personnel, elle n’en est pas moins un serpent. Sans doute la première parmi les suivantes du Léviathan, elle sait muer pour s’adapter à ce qu’elle doit accomplir et tous les moyens sont bon pour obtenir son objectif. Sa loyauté n’est assurée que par deux choses : le fait que le club puisse lui permettre de satisfaire envies et ambitions et que Sébastian von Orchent lui ait implanté une bombe psychique dans le crâne.

Celle qui l’en suit apporte un contraste frappant car si elle lui ressemble de par la taille et la masse, elle est incontestablement plus jeune et sa crinière est du même noir que son tailleur, chemise incluse. Ses yeux sombres scrutent avec moins d’expérience que sa prédécesseure mais non moins d’intelligence et leur vivacité ne suffit pas à cacher quelque chose de triste.

- Lupita von Orchent. Secrétaire du HellFire Club.

- Mon père misait pas mal de choses sur vous.

Voix et poignée de main franches. Elle n’a peut-être pas la vingtaine mais la fille du Léviathan est débrouillarde au possible et sa télépathie lui a apportée les connaissances et les compétences d’un grand nombre de personnes, au détriment relatif de sa santé mentale. C’est une princesse et elle obtient toujours ce qu’elle veut, d’une manière ou d’une autre.

La suite apporte encore du contraste, comme s’il y avait quelque chose de choisi dans l’esthétique des agentes recrutées par le Léviathan, et double la mise : jumelles. Une brune et une blonde, bien qu’il soit difficile de savoir laquelle est teinte, aussi bien portantes que les deux précédentes, bien plus grandes puisqu’elles approchent du mètre quatre-vingt et à peine plus vieille que la benjamine du groupe. Malgré leur apparence, elles dégagent quelque chose de désagréable, leurs yeux bleus sont ceux de félins capables de jouer d’une cruauté « innocente ».

- Ljubica et Husnija, les sœurs Aube et Crépuscule. Transporteuses et gardes du corps.

- Avec potentiellement le vol et l’assassinat.

Deux voix différentes, deux poignes identiques, et la sérieuse impression de ne parler qu’à une seule personne. Elles ne jugent ni n’évaluent, elles font ce qu’il convient de faire dans une certaine mesure puis demandent la permission de s’en retourner, guère plus concernées, là où les autres restent proches de cette nouvelle recrue, formant peu à peu un cercle de juges. Aucune ambition manifeste, elles jurent avec le reste de cette faune toujours plus dangereuse mais ne sont pas ici sans raison.

La suite et conclusion est plus grande d’une demi-douzaine de centimètres que les deux autres et a pour différence avec l’entièreté de la cour présente son sexe : seul homme présent, vêtu d’un complet gris, il regarde la scène depuis l’une des banquettes sans en bouger. Lorsque vient son tour, il lève ses sourcils bruns, qui disparaissent du fait sous sa tignasse de cette même couleur, prenant en considération la situation de ses petits yeux perçants.

- Oh, serait-ce à mon tour ? La galanterie impliquait de laisser passer les femmes d’abord, non de faire la queue derrière elles.

La parole est rapide et le geste lent. Levant négligemment la main, il claque des doigts et, ce geste passé, est présent face à Nikolaï et à Tessa, purement et simplement. Son visage fin et acéré considère un instant son nouvel angle de vision puis il tend la main. On dit que l’on garde le meilleur pour la fin, dans le présent cas la Lady constate que le pire c’est gardé de lui-même.

- Luke Masters, Chronos…

- Mon pseudonyme devrait se suffire à lui-même, Milady.

La poigne est celle d’un homme d’affaires et d’un homme d’affaires impliquant généralement du sale boulot. Chronos est un nom connu du crime organisé et du Walhalla dont il a été exclut, celui d’un tueur à gages et d’un mercenaire qu’il faut venir trouver dans son antre pour espérer le faire se déplacer mais dont le travail a la particularité d’être de la même catégorie que celui de Frederick Faust en incroyablement plus propre, les deux tueurs ayant pris des noms mythiques même si le Texan n’a pas encore suffisamment de mystère autour de lui pour prétendre à une quelconque légende. Si Tessa comprend comment le Léviathan a pu s’attirer la servitude d’un psychopathe de ce genre il en est tout autre chose quand à savoir comment il escomptait le garder contrôlable ; et c’est ce qui fait de Chronos le point le plus problématique de cette équipée de dégénérés dont certains spécimens sont absents aujourd’hui.

S’en retournant également à sa place, Chronos se réinstalle et commence à siroter un verre sorti d’on-ne-sait-où, continuant d’observer en retrait.

- Pour les personnes qui n’ont pu se déplacer aujourd’hui, et pour lesquelles je m’excuse, nous pourrons citer : Thaddeus Wangrin, gestionnaire médiatique. Bai Mo-Wan, modeleuse d’esprits. Catherine Phillips, avocate d’affaires. Amanda von Orchent, conseillère du Roi Noir. Thomàs Blake, directeur d’une agence secrète du gouvernement américain et Fou Noir du Cercle Intérieur. Et enfin Sébastian von Orchent, le Léviathan, Roi Noir du Cercle Intérieur et Lord Imperial du HellFire Club, que vous connaissez mieux sous le nom de Frederick Faust.

Il est inutile de repréciser qu’aucun de ces noms ne devait jamais sortir d’ici et qu’à trahir une association de ce genre on ne risque que de rendre sa vie certes plus trépidante mais incroyablement plus courte également ; et le divertissement étant la spécialité du Club des Damnés, il valait mieux s’en contenter.

- Voulez-vous vous présenter plus amplement que je ne l’ai fait ?
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Nikolaï M. Kolyakov
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MessageSujet: Re: Nouvelles Pièces {Nikolaï M. Kolyakov}   Mer 18 Mar - 11:47

Lorsque Lady Hartley s’approche de nouveau de moi, je pressens que les membres ne viendront pas à nous mais que ce sera à nous de les rejoindre. Ce qui paraît somme toute assez compréhensible. Où seraient-ils restés dans le cas contraire ? Derrière la porte en attendant que je prenne ma décision ? Fort peu probable. Non, il semble bien plus logique qu’ils soient déjà installés ailleurs, n’attendant plus que l’arrivée du petit dernier de la troupe, en l’occurrence votre dévoué serviteur. Je referme donc le livre, le laisse sur la table et me lève. J’en ai déjà suffisamment appris pour le moment et me rendre à une réunion avec de la lecture sous le bras comme si j’espérais m’y ennuyer me semble du plus mauvais effet. Sans compter que je pourrais toujours revenir à une date ultérieure rassasier plus amplement ma curiosité. Mon verre de Romanée-Conti fera néanmoins le trajet avec moi. Hors de question d’en laisser la moindre goutte, les occasions d’en boire sont trop rares. De plus, Lady Hartley elle-même tient toujours sa boisson à la main, j’en déduis donc qu’il s’agit d’une action acceptable.

Après quelques minutes de traversée du couloir, nous atterrissons dans un nouveau salon aux dimensions similaires à celui que nous venons de quitter. Mon regard est immédiatement attiré vers le bar. Je n’ai jamais eu l’occasion de voir ainsi alignés les alcools les plus rares en ce monde. J’espère par conséquent avoir l’occasion de revenir dans cet endroit dans un futur plus ou moins proche. Les divertissements proposés m’intéressent, quant à eux, bien moins. Je n’ai jamais aimé les échecs. Je dois suffisamment faire usage de stratégie dans ma vie de tous les jours pour apprécier de me torturer l’esprit également pendant mon temps libre. Par ailleurs, le jeu perd beaucoup de son intérêt lorsque vous pouvez tout simplement lire les futurs mouvements de votre adversaire dans son esprit. Bien que je sois sûr que si jamais je venais à me lancer dans une partie en ces lieux, l’occasion ne se présenterait jamais. Mon regard tombe ensuite sur la table de billard et un demi-sourire étire mes lèvres. Voilà quelque chose de plus proche de mes intérêts. Je n’ai pas vraiment eu l’occasion de jouer depuis mon départ de la LES, mais j’étais loin d’être mauvais.

Je n’ai cependant pas le temps de me perdre dans mes souvenirs car me voilà déjà au centre de l’attention. J’observe donc avec attention les personnes qui défilent devant moi, cherchant à me faire une première idée des individus formant les rangs du club. La première à faire son entrée dégage l’aura d’une femme fatale. Sa tenue met bien en évidence sa poitrine généreuse et sa voix doucereuse sonne comme une promesse d’intimité future. Je ne peux retenir un sourire amusé de se dessiner sur mes traits à sa vue. C’est typiquement le genre de femmes qui me plaît. Dangereuse et imprévisible derrière une apparence de tentatrice. Un seul regard et je sais néanmoins que je ne fais pas le poids. Si je tentais de l’approcher de trop près, elle ne ferait qu’une bouchée de moi, c’est une certitude. Pourtant, je ne peux retenir un réel intérêt pour sa personne. Etrangement, moins sexuel que celui qu’on peut se découvrir pour une femme plus expérimentée, capable de vous faire découvrir la vie. Oui, je sais, dit comme cela, c’est un peu étrange, voire dérangeant, mais à moins d’avoir l’occasion de travailler en plus étroite collaboration avec Miss Wallensky, je doute d’avoir réellement à m’inquiéter de son effet sur moi.

La présentation suivante me prend par surprise. Je ne suis déjà pas bien vieux mais l’adolescente face à moi est exactement cela : une adolescente. Alors que fait-elle ici ? A tous les coups, elle est « fille de ». Malgré tout, je la trouve étrangement jeune pour participer à une réunion d’un tel calibre. Je suis néanmoins encore plus surpris par ses propos. Ainsi, je connaîtrais son père. Serait-elle… ? Non ! Ce n’est pas le même nom de famille. Sauf que Frederick Faust est sûrement un pseudonyme, une sorte de nom de scène. La vraie question qui se pose alors est : comment diable Faust s’est-il retrouvé avec une fille ? Qui plus est une aussi jeune que celle devant mes yeux ! A moins qu’elle ne soit adoptée. En tous les cas, j’ai réellement du mal à imaginer l’homme responsable de tant de morts atroces en père aimant. Enfin, dans le fond, c’est la même chose avec la plupart des hommes de mon milieu et pourtant les trois quarts des parrains sont pères. A commencer par le mien.

Mes questionnements sur la possibilité de fonder une famille fonctionnelle dans la pègre sont néanmoins stoppés nets lorsque les jumelles Aube et Crépuscule me sont présentées. Une impression des plus désagréables s’empare immédiatement de moi lorsque leurs yeux se posent sur moi. Pour commencer la brune ressemble beaucoup trop à ma mère au même âge pour que je me sente à l’aise en sa présence. Sans compter qu’il est des plus étranges de croiser sa mère au même âge que soi, nous n’avons jamais eu la meilleure des relations qui soit. C’est une femme froide pour qui je n’ai été qu’un accident imprévu. Et, si elle s’est assuré que je reçoive la meilleure éducation qui soit pour continuer de projeter l’image d’une famille parfaite à quiconque nous observait, je n’ai jamais eu l’impression qu’elle m’aimât vraiment. Si tant est qu’elle soit capable d’amour pour une autre personne qu’elle-même. Quand j’étais jeune, j’en ai souffert mais aujourd’hui, ça m’est complètement égal. Elle appelle de temps en temps pour se plaindre, je fais semblant de l’écouter et on passe à autre chose. Quoiqu’il en soit, vous comprendrez mon malaise face à la jeune femme devant moi. De plus, je n’arrive pas à la cerner : ni elle, ni sa sœur. Or, cela ne m’arrive quasiment jamais. Et vous savez à quel point j’ai horreur de ne pas savoir à quoi m’attendre. Enfin, cerise sur le gâteau, je ne sais pas vraiment laquelle des deux regarder car c’est comme si elles ne formaient qu’une seule identité, ce qui ne fait que renforcer le malaise qu’elles me procurent. Heureusement, elles repartent avant que je n’aie vraiment besoin de s’attarder sur les multiples émotions qu’elles provoquent en moi.

Le dernier membre à m’être présenté me provoque une nouvelle surprise de par son apparition impromptue devant moi. Je me reprends néanmoins très vite, sentant instinctivement qu’il ne faut montrer aucun faiblesse, ne laisser aucune ouverture à cet homme. Il a beau être légèrement plus petit que moi, il dégage cependant une aura impossible à confondre. Celle de la mort. D’un homme qui la côtoie quotidiennement et la sème tout autour de lui. Son nom règle d’ailleurs définitivement la question de son identité. Mes suppositions s’avèrent exactes. C’est un mercenaire de renom. Il n’a certes pas hanté mon enfance comme l’a fait Faust mais depuis mon arrivée sur le continent américain, le pseudonyme Chronos est arrivé plus d’une fois à mes oreilles et se trouver face à face avec l’homme en question n’a rien de rassurant. Car tout chez lui crie psychopathe. Autant vous dire que lorsqu’il s’en retourne d’où il était venu, je respire un peu mieux.

Les présentations continuent ensuite avec les personnes absentes. Les noms s’enchaînent et je sais pertinemment que je ne les retiendrai pas tous. Ma mémoire n’est pas mauvaise mais il y a réellement trop d’informations qui me sont fournies à la fois. Je retiens néanmoins le nom du fou noir, cela s’avérera certainement utile plus tard, et confirme mon hypothèse : Faust est bien un pseudonyme et l’adolescente sa fille. La question de savoir où il se trouve me titille par ailleurs la langue mais je me retiens. Si j’avais dû le savoir, on me l’aurait dit.

Vient enfin mon tour de me présenter. Je me lance donc tant dans la version officieuse qu’officielle mais reste bref. Pas la peine de les ennuyer avec les détails.


-Comme l’a dit Lady Hartley, mon nom est Nikolaï Kolyakov. Quant à mes activités, elles consistent à gérer la branche américaine de l’empire familial. Qu’il s’agisse de sa façade gazière ou son cœur mafieux.

J’aurais pu faire dans l’euphémisme mais cela me semble idiot au vu du public. Je garde également la nature de mon pouvoir pour moi vu que personne n’a présenté les siens. Je me demande néanmoins un instant qui d’autre est télépathe dans la pièce – il est en effet statistiquement des plus probables qu’au moins un autre télépathe soit présent au vu du nombre de variantes de la mutation télépathique existantes - mais n’ayant aucune façon de le découvrir, je laisse bien vite tomber la question. Je m’adresse donc de nouveau aux personnes présentes.

-Si vous avez des questions sur ma personne ou mes capacités, je suis à votre disposition. Vous vous êtes après tout déplacés pour me rencontrer, il s’agit de la moindre des choses que de tenter d’assagir les doutes que vous pourriez avoir sur ma présence.

Car je ne suis pas suffisamment naïf pour ne pas savoir que la confiance ne s’acquiert qu’avec le temps, peu importe que j’ai été choisi par Faust. Car personne n’est infaillible. Et puis, je suis jeune, ce dont je suis conscient. Enfin, laissons-les poser leurs questions si jamais ils en ont, on verra le reste ensuite. Car, en ce qui me concerne, des questions j’en ai quelques-unes mais je préfère ne pas apparaître comme trop demandeur dès mon arrivée. C’est que je ne suis que le petit nouveau de la bande et la hiérarchie dans ce genre d’endroits c’est sacré.
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MessageSujet: Re: Nouvelles Pièces {Nikolaï M. Kolyakov}   Mer 25 Mar - 22:41

Les réactions de Nikolaï sont perçues à l’instar de celles des autres Agents et si Tessa le fait de façon machinale les autres aussi s’étudient entre eux. Néanmoins le jeune russe l’interpelle plus que les autres du fait de sa nouveauté.

Tarja est décryptée pour ce qu’elle est et considérée comme telle, fascinante et dangereuse, même si le télépathe devrait réussir à la gérer ; tant qu’il ne s’égare pas dans son esprit il n’y a aucun risque mais s’il venait à le faire Nikolaï se risquerait à ramener dans sa propre tête quelques œufs de créatures qui, non contentes de ne pas devoir exister, lui dévoreraient l’esprit si elles venaient à éclore. Tessa n’a pas la moindre idée des conditions déclenchant ce fait mais soupçonne fortement le Léviathan d’avoir fait de cela un piège télépathique des plus courants, non seulement destiné à avoir un moyen de pression sur le porteur mais à pouvoir détruire les informations scellées ainsi que l’esprit les contenant en cas de « vol ». Et si la Lady a un niveau télépathique et des protections mentales lui ayant permise de détecter le piège et de s’en prémunir, cette protection somme toute classique n’en est pas moins efficace ; la seule particularité de la télépathie du Léviathan étant que son sceau psychique n’est pas une construction psychique mais bien une forme de vie. Intriguant, en effet, mais même elle ne préfère pas risquer sa vie à étudier ces « Psychneuein ».

Lupita est, en revanche, bien plus problématique : non qu’elle cache mieux ce elle est, là n’est pas le but, mais sans doute est-ce ce qu’elle est qui pose problème justement. Les raisons n’importent pas réellement et la distraction semble suffisante à interrompre toute considération sur les capacités de la troisième télépathe ci-présente ; de loin celle avec le plus de liberté puisque sous la bienveillance de son « père ».

Ljubica et Husnija transpirent leur(s) trouble(s) de tous les pores de leurs peaux et sont senties comme telles, voir plus encore.  Elles distraient même une seconde ou deux Nikolaï, particulièrement Ljubica, puis ce dernier laisse pleinement son instinct s’exprimer et déprécie la présence des deux jumelles à sa juste valeur. Des chasseresses, utiles lorsqu’elles ont un commandement à suivre mais non faites pour la compagnie. Une compagnie qu’elles délaissent vite et bien.

Luke joue de son petit effet et est le seul à faire démonstration de ses capacités mutantes, en disant bien moins que les autres et bien plus à la fois ; même si comprendre ce qu’il accomplit nécessite une connaissance poussée de la mutation. Si Tessa le sait par simple lecture, il est probable que Nikolaï ne le comprenne pas tout de suite. Mais il a déjà fort à faire et le fait de son mieux.

Le passage des présentations est toujours un point intéressant, d’où que la Lady y tienne plus que son prédécesseur ; plus qu’être parfaitement sensé dans l’optique d’une coopération il permet de permettre aux Agents de se jauger les uns les autres et évite quelques manipulations et alliances de circonstance « gratuites ». D’un certain point de vue, Tessa poursuit sa surveillance également.

- Comme l’a dit Lady Hartley, mon nom est Nikolaï Kolyakov. Quant à mes activités, elles consistent à gérer la branche américaine de l’empire familial. Qu’il s’agisse de sa façade gazière ou son cœur mafieux.

Lupita le sait probablement déjà, Tarja ayant été participante à la première partie du « test » de Nikolaï elle se contente de considérer les informations complémentaires tandis que Chronos continue son acte de présence ; seule Laetitia apprend véritablement quelque chose, toujours un pas derrière le nouveau et la Reine Noire.

- Si vous avez des questions sur ma personne ou mes capacités, je suis à votre disposition. Vous vous êtes après tout déplacés pour me rencontrer, il s’agit de la moindre des choses que de tenter d’assagir les doutes que vous pourriez avoir sur ma présence.

La blonde sourit avec amusement, apportant les mains à ses hanches, alors que la brune rompt sa position pour croiser les bras, accomplissant quelques pas afin de se trouver à nouveau dans la conversation. L’adolescente, quand à elle, fixe simplement le jeune adulte ; ses yeux continuent de l’observer et ses fils psychiques doivent être entrain de faire ce que le Léviathan lui a appris afin de percevoir au mieux les pensées raisonnantes de l’autre télépathe.

- La branche américaine seulement, évalue Tarja sans rien changer à son timbre onctueux. Vous êtes donc un potentiel à réaliser, Nikolaï.

Ambition, c’est bien ce fait dévorant qui maintiendra la pseudo-humaine hors des sièges du Cercle Intérieur ; elle est tant rongée par ce sentiment qu’elle finira par viser trop haut et causer sa perte. Etre ambitieux est une base pour espérer rentrer au Cercle Intérieur, oui, néanmoins l’être trop signifie qu’il viendra un moment où l’on mettra en péril ledit Cercle pour tenter de dominer les autres et cela ne sera pas toléré. La hiérarchie évoluera d’elle-même et s’il est possible de renverser les échelons supérieurs, une fois arrivé au sommet il faut savoir travailler avec ses égaux ; Tarja Wallensky ne s’arrêterait pas avant d’être seule et unique dirigeante et en cela, il est probable qu’elle serve tout au long de sa carrière. En tout cas, elle sourit doucement de son masque sculptural, non sans jeter un regard interrogateur à Tessa ; si l’Agent a un plan, elle tente de savoir si c’est le cas de la Lady.

- Si vous avez besoin de renseignements, ou d’autres choses, n’hésitez pas à me les demander ; c’est là ma partie de notre collaboration.

Difficile à dire de si la jeune femme méprise ou se délecte de la pègre et de ce monde si particulier ; son passif tendrait tant au premier qu’au second considérant les antagonismes présents dans son corps comme sa psyché. Ce qui est sure néanmoins c’est qu’elle ne fera rien qui ne peut lui apporter et si nombre des informations du HellFire Club sur Nikolaï – comme sur les autres – sont passées entre ses mains il est probable qu’elle juge qu’aucun savoir ne mérite d’être ignoré et qu’il est toujours utile de collaborer au plus prêt avec les autres Agents. Elle est particulièrement proche de Lupita, même si la télépathie a toujours donné l’avantage à cette dernière, et relativement complémentaire avec Laetitia, qui doit être sa plus proche alliée. En revanche, ses relations avec Chronos sont sans doute beaucoup plus distantes que la moyenne, même si c’est difficile à dire sur comment chacun d’eux y trouve son compte, tandis que celles avec les jumelles en vont du « respect » mutuel, sans plus puisque ces dernières sont simplement loyales à celui ou celle qui porte une couronne.

- On sait tous que vous êtes à cheval sur beaucoup de principes, inutile de s’étendre sur le sujet de votre collaboration Tarja.

Pita raille avec un naturel qui dénote relativement mais ce n’est pas là son milieu naturel. Et puis il ne faut pas croire les agents aussi drus qu’ils le montrent, ils aiment la compétition et les jeux d’esprits en sont à l’instar des autres divertissements présents. Même si la familiarité ne va pas forcément jusqu’à celle de collègues de travail, sans doute en sont-ils bien plus capable que l’actuelle Reine Noire.

- Ne vous inquiétez pas, princesse. Je préférais juste clarifier certaines choses, tout le monde n’est ni aussi accessible ni aussi facilement capable d’accéder aux secrets que vous l’êtes.

Pita détourne les yeux de Nikolaï un instant, les posant sur Tarja, avant de s’en revenir au premier non dans une dépréciation de cette dernière.

- Elle sous-entend par là que je suis télépathe. C’est l’une des principales choses qui me motive à rester au-dehors du jeu politique. Si vous avez besoin d’informations sur le HellFire Club ou le Club des Damnés, contactez-moi ; mon rôle de secrétaire est tout ce qu’il y a de plus officiel. Si j’ai besoin d’informations sur vous, je vous demanderai la permission avant de me servir, cela va de soit.

- Désireriez-vous vous assoir, afin d’être mieux installés pour discuter ?

Tessa a longtemps, trop longtemps, été secrétaire du Club des Damnés ; son comportement reste proche de celui qu’elle avait à l’époque même si son retrait lui permet de préserver certains mystères. Il est un nombre restreint d’informations disponibles sur elle et connues des Agents du Cercle mais elle reste principalement distante avec eux tous, une distance pouvant s’avérer problématique s’ils cherchent à la renverser et elle en est consciente. Néanmoins elle a plusieurs tours d’avance.

- Comme vous pouvez le voir Nikolaï, nous avons tous un rôle dans notre association. Le Roi Noir et moi-même pensions vous confier les interactions avec la pègre. Lorsque nous aurions à agir dans le monde du crime organisé, c’est vers vous que nous nous tournerions ; qu’en dites-vous ?

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MessageSujet: Re: Nouvelles Pièces {Nikolaï M. Kolyakov}   Sam 28 Mar - 10:35

-La branche américaine seulement. Vous êtes donc un potentiel à réaliser, Nikolaï.

L’ambition qui transpire de tous les pores de Miss Wallensky me tire un nouveau demi-sourire amusé. Ma première impression est confirmée. Une femme selon mon cœur. Prête à tout pour atteindre ses objectifs et par conséquent particulièrement dangereuse. Car un/e véritable ambitieux/se n’hésitera jamais à se servir de tout un chacun comme de pions sur l’échiquier le/la menant vers le succès. Je ne me sens néanmoins pas en danger immédiat. On m’a endoctriné sur les bienfaits et les dangers de l’ambition avant même que je n’en comprenne réellement le sens du mot. A peine savais-je marcher et parler que l’ombre portée par la présence écrasante de mon frère m’engloutissait déjà. Et en bon Kolyakov, Père ne fit que renforcer la compétition entre nous deux pour pousser le plus apte à lui succéder à l’emporter sur l’autre. Pendant longtemps j’ai cru que son désintérêt apparent pour ma personne avant l’apparition de mes pouvoirs provenait du fait qu’il possédait déjà l’héritier parfait et que je n’étais qu’un surplus inutile – car je pourrais dire ce que je veux d’Alekseï mais c’est un mafieux de première, son unique handicap réel étant son incapacité à régner sur ses émotions lorsqu’il est énervé – mais, avec l’âge, j’ai réalisé que derrière cette façade, Père s’était arrangé pour me fournir tous les outils pour continuellement menacer la position d’Alekseï, ce qui obligea ce dernier à ne jamais se reposer sur ses lauriers. Et autant dire que le plan a marché. Père est certes « en retraite anticipée » suite au « coup » de mon très cher aîné mais il a élevé non pas un mais deux héritiers parfaitement capables. Et non il ne s’agit pas d’orgueil mal placé, pour autant que je sois sacrément narcissique, je sais également être objectif me concernant, connaissant aussi bien mes qualités que mes défauts. Et mon sens des affaires est loin d’être faible. Tout cela pour dire donc que les implications de Miss Wallensky sont un terrain que je maîtrise. Je réponds ainsi, toujours souriant.


-Vous n’avez pas idée.

Règle numéro un du bon diplomate : toujours renforcer les rêves de puissance d’un ambitieux/se. La difficulté résidant ensuite dans la façon de le/la gérer si vous ne pouvez pas lui offrir ce qu’il/elle désire. Mais nous n’en sommes pas encore là. Elle me propose d’ailleurs son aide future en aurais-je besoin et je stocke l’information dans un coin de mon cerveau pour la ressortir le moment venu. Je dois néanmoins me contenter de signifier mon assentiment d’un simple hochement de tête sans pouvoir rajouter de mots puisque l’adolescente prend à son tour la parole. Son ton railleur colle à sa jeunesse mais pas à sa position dans le Club. Est-il prudent de laisser le poste de secrétaire à quelqu’un d’aussi jeune, pour autant que ses relations familiales me laissent supposer qu’elle soit loin d’être sans défense ? Réservant mon jugement sur la question pour le moment, en attente de plus d’informations, j’observe l’échange de piques se dérouler, cachant parfaitement l’amusement qu’il me cause. Il est clair que les deux jeunes femmes ne se portent pas particulièrement dans leurs cœurs.

La découverte de la mutation de la fille Orchent me laisse songeur. La façon dont elle en parle laisse entendre qu’elle en maîtrise toutes les subtilités. Sinon, elle ne ressentirait pas le besoin de me préciser qu’elle me demandera la permission avant de chercher des informations sur mon compte plutôt que d’aller les récupérer elle-même. Néanmoins, je ne suis pas né de la dernière pluie et quelque chose me dit qu’elle a déjà tout ce qu’il lui faut. Or, force est de constater que personne ne m’a demandé mon avis sur la question. C’était néanmoins attendu et je n’en prends pas ombrage, me contentant de répondre avec une pointe d’humour.


-Et bien Mademoiselle, c’est tout à votre honneur de vous retirer ainsi du jeu, je doute que beaucoup d’entre nous suivent votre exemple. La nature humaine voudrait au contraire que chacun fasse usage de ses capacités particulières.

Comprenne qui pourra, je ne compte pas annoncer plus clairement mon pouvoir. Surtout que je suis quasi certain que la majorité des personnes présentes dans la salle sont déjà au courant.

-J’apprécie néanmoins votre franchise et j’espère que nos collaborations futures seront fructueuses.

Façon de dire que j’accepte son deal d’échanger des informations quand l’un de nous deux en aura besoin. Puis, c’est au tour de Lady Hartley de reprendre la parole et j’accepte son offre de m’assoir, me délectant d’une nouvelle gorgée de Romanée-Conti tandis qu’elle me décrit mon futur rôle. Il est logique et malgré tout, je me surprends à en éprouver un plaisir évident que je m’efforce de maintenir sous contrôle. J’aurais tout le temps d’agir comme un enfant de quatre ans à qui on a promis le poney de ses rêves lorsque je serai de retour chez moi. En attendant, j’ai plusieurs points à éclaircir avant qu’ils ne se révèlent épineux.

-Je suis bien évidemment partant. Quelques points de détail me semblent néanmoins devoir être évoqués avant de pouvoir vous assurer ma entière participation.

Un rapide regard aux alentours me prouve que malgré l’intérêt plus ou moins marqué que les membres du Cercle donnent l’impression de me porter, ils sont tous à l’aguet de mes prochaines paroles. J’imagine qu’il n’est pas habituel pour un nouvel arrivant d’avoir des conditions. Et à vrai dire je n’en ai pas, je me suis simplement quelque peu mal exprimé. Néanmoins, il y a bien quelques précisions que je désire avoir avant d’entamer pleinement mon rôle d’agent pour savoir comment agir en de futures circonstances sans découvrir par la suite que j’ai offensé quelqu’un au Club par mes actions et/ou paroles.

-Vous n’ignorez certainement pas que le monde mafieux comme toute autre société repose sur des alliances mais également des inimitiés pour le moins marquées. Par conséquent, si je suppose que la façon de réaliser l’essentiel de mes missions sera laissée à ma discrétion, je désire savoir si j’aurais besoin d’approcher des familles rivales. Ou non, je me doute bien que cela sera le cas à un moment ou un autre, ce que j’ai vraiment besoin de savoir c’est si c’est au moment de m’adresser à elles, je devrais me présenter en tant que représentant du Club et/ou du Cercle ou non ? Car si l’aide de mes alliés me viendra naturellement, sans besoin de leur expliquer pour qui nous agissons, il en ira tout autrement avec mes ennemis. Or, autant savoir tout de suite, si j’aurai la possibilité de négocier en votre nom ou si c’est directement prêt à m’imposer par la force qu’il faudra que je me rende chez eux.

C’est que quitte à perdre des hommes, autant prévoir le coup d’avance. Je vis certes dans un monde où la vie humaine peut se terminer du jour au lendemain mais cela ne signifie pas que les subordonnés sont une ressource intarissable et un chef qui envoie ses homme se faire tuer sans émotion risque bien vite de se retrouver sans plus personne pour le suivre. Simple question de bon sens.


Dernière édition par Nikolaï M. Kolyakov le Ven 3 Avr - 15:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Nouvelles Pièces {Nikolaï M. Kolyakov}   Ven 3 Avr - 14:10

- Vous n’avez pas idée.

Premier placement de Nikolaï Mikhaïlovitch Kolyakov sur l’échiquier politique des agents et des plus efficaces, il n’est pas le seul que cela fasse sourire et vient de confirmer qu’il mérite bien les intérêts qui lui sont portés tout en laissant entrapercevoir plus encore. Il est dans son milieu, assurément, même si la variable surhumaine lui pose problème.

- Et bien Mademoiselle, c’est tout à votre honneur de vous retirer ainsi du jeu, je doute que beaucoup d’entre nous suivent votre exemple. La nature humaine voudrait au contraire que chacun fasse usage de ses capacités particulières.

Sourires, encore, chez Tarja, chez Laetitia, chez Chronos même qui regarde toujours. Tessa plisse les paupières en considérant les mots et leurs sous-entendus même si la Lady sait avoir déjà abordée la question de la Télépathie avec le cadet ci-présent. Néanmoins, les autres ne le savent pas et leur collaboration n’implique pas l’honnêteté, chose que souligne le jeune mafieux avec une distinction des plus admirables. Les collaborations seront fructueuses, c’est là le but de leur existence.

Et au niveau de la participation de Nikolaï, voici qui le fait s’enjouer également ; son influence sur la pègre va augmenter, avec l’aide des moyens du HellFire Club. Prudence néanmoins, alors qu’ils s’assoient sur l’une des banquettes, laissant les autres agents continuer de suivre la conversation à leur façon. Tarja s’en va se chercher à boire également alors que Laetitia observe debout et adresse à Lupita une simple question à laquelle cette dernière entreprend de répondre, croisant les bras et dévoilant le responsable du manquement à l’accueil de l’invité de marque. Seul Chronos est assis un verre à la main, à leur instar.

La Lady écoute les paroles du jeune homme sur son monde et ses suppositions, hochant la tète quand à celle que la réalisation des missions sera laissée à son entière discrétion. Le besoin d’approcher des familles rivales la laisse songeuse une seconde alors que les possibilités lui viennent à la conscience mais Tessa ne répond pas tout de suite, attendant son tour.

- Je me doute bien que cela sera le cas à un moment ou un autre, ce que j’ai vraiment besoin de savoir c’est si c’est au moment de m’adresser à elles, je devrais me présenter en tant que représentant du Club et/ou du Cercle ou non ?

La Reine Noire fixe le nouvel agent dans les yeux, celui-ci continuant de développer sa pensée et son explication.

- Et bien, le Cercle Intérieur n’ayant pas vocation à être connu en dehors de ses membres vous êtes prié de taire son existence tout comme les identités de vos collaborateurs. Un certain nombre de « grands » dirigeant d’organisations criminelles ont une carte du Club des Damnés ; Daniel Leo ou Franscesco Cali, je ne pense pas que ces noms vous seront étrangers. S’il vous sera possible de rencontrer de telles personnes dans le cadre du Club, voir d’évoquer avec elles la présence d’un « groupe d’amis » où quelqu’autre désignation que vous nous donniez, vous devrez tâcher de conserver le secret sur la véritable nature de notre organisation.

Chronos s’avance sur son siège, courbant le dos et s’accoudant à ses genoux, ses yeux perçant dirigés vers Tessa ; il ne fait aucun commentaire pour n’interrompre pas la conversation, se contenant de s’y engager physiquement. La Lady le note grâce à sa vision périphérique mais poursuit tout de même, ne laissant pas de temps mort.

- Néanmoins, si vous avez besoin des capacités de cette dernière, qu’il s’agisse de renseignements ou d’hommes et de matériels, n’hésitez pas à en faire part aux autres Agents ainsi qu’à moi-même : si la manière d’accomplir une mission est à votre entière discrétion, vous n’avez pas forcément à être seul pour l’accomplir. Soyez juste mesuré dans les demandes d’utilisation de nos ressources, sinon le Cercle Intérieur pourrait devenir moins enclin à considérer vos demandes.

Attendant la réponse de Nikolaï, Tessa considère du coin de l’œil le psychopathe qui n’en attendait pas plus pour prendre la parole. Alors elle se place dos à la banquette pour garder tous les visages dans son champ de vision et ne rien perdre de ce qui se suivra ; Chronos agit intelligemment et il n’y aura rien de gratuit dans son intervention, reste à savoir pourquoi il la fait.

- Je me permets d’intervenir, Milady, par curiosité quand au fait que vous appliquiez cette même politique de confidentialité envers vos équipiers, les X-Men.

Hochant doucement la tête à l’affirmative, la Lady se permet un sourire avant de répondre.

- Il va de soit que les X-Men ne connaissent pas vos identités, quand au Club des Damnés voici plus d’une décennie qu’ils savent pour son existence. Charles Xavier avait été approché et avait déclinée l’offre, néanmoins dès les premiers X-Men l’un d’entre eux était présent au sein du HellFire Club.

- Exactement, souligne le chronokinésiste en se levant, une main encore en soutien de sa thèse. Si j’admets bien volontiers que notre association puisse servir tous les buts personnels, sans référent de moralité ou d’éthique, je pense qu’il est raisonnable de se méfier des doubles allégeances.

- Il a raison, renchaine Tarja, venant se placer à son tour dans le carré de banquette. Nous servons tous nos intérêts ici, moyennant les intérêts communs du HellFire Club. Nikolaï pourrait prendre le contrôle de l’empire familial avec notre aide, s’il le souhaite, mais vous, vous servez ceux de quelqu’un d’autre.

- Il a raison, oui. Mais le fait que je n’ai pas d’ambition personnelle est bien ce qui me permet d’être au maximum juste envers vous. Et les vôtres. Mon objectif est l’Idéal Xavier, le HellFire Club m’offre la possibilité d’y tendre tout comme il vous offre divertissement, pouvoir, vengeance, importance…

Tout en énonçant les objectifs des agents présents en un unique mot, Tessa les fixe pour s’en venir au dernier et unique qui n’a pas été directement désigné par son énonciation. Prenant une inspiration et laissant apparaitre un sourire en coin, la Lady porte son verre à ses lèvres pour en prendre une gorgée. Laetitia est restée impassible, puisqu’à ce qu’elle soit visée, là où Lupita s’est malaisée dès qu’il a été question du groupe de mutants.

- Vous avez tous déjà eue l’occasion de me dire ce que vous pensiez des X-Men et de leur idéal, à votre exception Nikolaï. Seriez-vous disposé à en parler, ainsi que de ce que vous pensez de cette affaire ?

Cette rencontre s’approche de sa fin, Tessa en est consciente. Bientôt elle pourra redevenir elle-même mais avant il est question d’identifier le positionnement géopolitique de Nikolaï non plus vis-à-vis de ses ambitions mais de ces idéologies et aspirations auxquelles le Léviathan a ouvertes les portes du HellFire Club. Les X-Men comme la Confrérie représentent un avenir possible, au même titre que les Purificateurs et le militant du Sénateur Kelly, et les Agents du Club doivent avoir conscience de cela.

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Nikolaï M. Kolyakov
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MessageSujet: Re: Nouvelles Pièces {Nikolaï M. Kolyakov}   Lun 6 Avr - 9:23

Les informations arrivent les unes après les autres et je les enregistre toutes en bonne et due forme. Pas de surprise du côté de la discrétion, je n’en attendais à vrai dire pas moins. Vu l’attention portée au secret depuis mon arrivée, il m’aurait semblé incompréhensible de pouvoir ensuite parader de par le monde en annonçant l’existence du Cercle dès le premier ennui arrivé. La suite se révèle néanmoins une surprise pour le moins agréable. Si je comptais déjà sur la possibilité d’obtenir des informations à travers le réseau de Miss Wallensky, je n’avais pas envisagé qu’il me soit permis de me servir – avec modération bien entendu – des ressources humaines du Club. Voilà qui me facilitera grandement la tâche à l’avenir. C’est que si c’est au Walhalla que j’ai retrouvé Faust/Von Orchent, c’est qu’avoir un ou deux combattants mutants sous ses ordres facilite grandement les discussions. Or, si j’ai désormais accès aux agents du Club, démontrer ma supériorité en termes de force à quiconque – enfin en réalité la supériorité du Cercle mais vu la non-existence publique de celui-ci, nous dirons « ma » par commodité – ne devrait pas se révéler un problème majeur. C’est que croyez-le ou non mais beaucoup de parrains sont très vieux jeu et ne font appel à des mutants que de manière très parcimonieuse.

Pour leur défense, il est vrai qu’il est bien plus difficile de s’assurer la fidélité d’une personne plus forte que soi. D’où un manque certain de confiance envers ceux qui ne sont pas considérés comme plus que des mercenaires attirés par l’appât du gain facile associé au monde de la pègre. Ce qui explique aussi la joie immense qui s’empara de Père lorsqu’il découvrit que son petit dernier possédait le gène X. Un futur parrain télépathe ? Un véritable cadeau du Ciel, ni plus ni moins. En effet, si le chef de l’organisation est lui-même mutant, il est bien plus facile d’avoir des sous-fifres avec des pouvoirs. Sans compter que vous reconnaîtrez qu’être capable de lire dans les pensées de la partei adverse est tout de même un avantage remarquable lors des négociations. A condition bien entendu que ceux d’en face ne soient pas préparés contre une possible intrusion mentale. Or, de ce côté de l’Atlantique c’est nettement plus le cas que dans ma Russie natale. Il faut dire aussi que le « problème mutant » est bien plus exacerbé en ces terres, alors les gens se méfient beaucoup plus. Au pays, ce qui compte c’est d’être le plus fort, le meilleur et la mutation n’est qu’un atout de plus dans cette lutte constante pour la survie. A l’époque soviétique, la rumeur veut même qu’il existait des camps pour orphelins – quitte à les « rendre » orphelins – à pouvoirs, pour les transformer en parfaits petits super-soldats. Personnellement, je n’y crois qu’à moitié mais tout ça pour vous expliquer qu’en arrivant à New-York, les combats constants entre X-Men, Confrérie et autres groupes similaires m’a laissé un peu perplexe. Enfin, il ne m’a pas fallu longtemps pour me faire mon propre avis sur la question.

D’ailleurs en parlant des sauveurs de l’humanité, voici que je découvre que Lady Hartley en est membre ! Pour une surprise de première, ç’en est une. J’ai après tout un certain mal à réconcilier l’image des justiciers en bleu foncé avec la femme calme et posée face à moi. Pourtant Chronos a l’air certain de ses accusations et la Britannique, loin de le contredire ne fait qu’approuver ses paroles. Ce qui n’arrange rien à mon incompréhension. La Reine Noire du Cercle Intérieur du Club des Damnés est une X-Woman ? Il n’y a pas un sacré conflit d’intérêt quelque part ? Une rapide écoute des interventions des autres membres laisse d’ailleurs clair que je suis loin d’être le seul à penser ainsi. Et je ne peux que confirmer les paroles de Miss Wallensky. Je suis d’accord pour travailler avec un groupe d’égocentriques narcissiques désirant toujours plus pour eux, je suis après tout l’un d’entre eux, mais travailler avec une X-Woman c’est une autre affaire. Comment sait-on qu’elle ne finira pas choisir le camp du « bien » le moment venu ? Surtout que ce n’est pas n’importe qui, elle est tout en haut de la hiérarchie !

Non parce que dans les faits, les X-Men sont tout de même plutôt du côté de la loi – bien qu’ils aiment jouer avec ses limites d’après ce que j’ai pu constater – or j’ai laissé on ne peut plus clair que je joue dans le camp adverse. Par conséquent, j’aimerai m’assurer que je ne serai pas celui dont on se débarrasse pour se faire bien voir des autorités lorsque l’occasion l’exige. En effet, si avec le Club des Damnés, il n’y avait aucun risque, tout le monde ayant à perdre si je commençais à dévoiler leurs petits secrets à la police, ou pire à la presse. Il en va tout autrement des X-Men qui semblent parfois au-dessus de la loi, voire des scandales. Je n’ai néanmoins pas l’occasion d’énoncer mes propres inquiétudes sur la question car Lady Hartley reprend la parole et son discours démontre qu’il ne s’agit pas de la première fois que l’affaire est mise sur le tapis. Ses paroles me rassurent jusqu’à un certain point seulement. Certes le danger majeur est écarté mais je sens qu’à partir de maintenant, je serai incapable de ne pas me méfier au moins un peu de cette femme. Ce qui de toute façon me semble une bonne chose. Car je doute qu’on arrive là où elle est sans être puissante, voire certainement dangereuse.


-Vous avez tous déjà eu l’occasion de me dire ce que vous pensiez des X-Men et de leur idéal, à votre exception Nikolaï. Seriez-vous disposé à en parler, ainsi que de ce que vous pensez de cette affaire ?

La question me tire de mes déblatérations internes mais je prends un instant pour rassembler mes idées avant de répondre. Même en mettant de côté ma récemment acquise méfiance, répondre à pareille interrogation n’est pas aisé. Or, je perçois toute l’importance de mes propos à venir. Ils vont me positionner de manière plus ou moins définitive aux yeux de tous les présents. Pas inquiet mais néanmoins un peu nerveux – je n’ai jamais eu l’occasion de discuter de la question avec qui que ce soit d’autre que Dimitri – je m’humecte les lèvres avec une nouvelle lampée de Romanée-Conti avant de reprendre la parole, laissant le nectar des dieux détendre mes muscles.

-Je ne vois aucun problème à vous donner mon avis mais tenez en compte qu’il est celui d’un nouvel arrivant en terre américaine. J’avais en effet déjà entendu parler de votre groupe en Europe, mais je ne m’en suis jamais vraiment occupé avant de mettre les pieds à JFK.

C’est que c’est une chose de fantasmer sur les formes de Storm avec ses petits camarades de dortoir à la faculté et une autre d’être balancé en plein dans un combat entre X-Men et Confrérie au beau milieu de Manhattan.

-Sans compter qu’en Russie l’opposition entre humains mutés et non mutés est bien moins marquée. Non pas que tout le monde vive en parfait harmonie, loin de là, mais personne ne semble s’en préoccuper plus que cela tant que cela ne les concerne pas précisément.

Un peu comme pour tout le reste dans mon beau pays maintenant que j’y pense.

-Une fois cela dit, je dois reconnaître que l’idéal d’égalité prôné par le professeur Xavier est attirant. Surtout si l’on prend en compte la façon dont les autorités de ce pays traitent les personnes possédant des pouvoirs comme au mieux des anomalies, au pire des dangers pour le reste de la société. Par chez moi, on voit plutôt les mutants comme des atouts à utiliser qu’ils soient consentants ou non, mais le problème du libre choix est le même. Personne ne se préoccupe de prendre en compte ce qu’un mutant veut, on lui colle une étiquette de l’extérieur et basta.

Je suis particulièrement bien placé pour en parler et ce même si j’ai su retourner la vapeur et faire mienne l’étiquette dont on m’avait affublé.

-Cependant, l’incrédule et le cynique en moi ont beaucoup de mal à croire qu’une société égalitaire s’obtiendra par de beaux discours et en montrant l’exemple à suivre. Après tout, votre groupe a beau exister depuis un certain temps et s’efforcer d’aider les humains « normaux » pour reprendre leur terminologie, cela n’a pas l’air d’avoir changé quoique ce soit. Au mieux, vous êtes vus comme des super-médiateurs dont on se sert en cas de grosse crise et qu’on range au placard le reste du temps, au pire comme des bêtes de foire qui se sont octroyé une autorité qu’ils ne méritent pas.

Mes paroles sont dures et j’en suis pleinement conscient mais je suis convaincu que cette fois-ci il convient que je sois parfaitement honnête.

-Mon éducation m’amènerait donc à penser que seules des actions plus marquantes, démontrant que les mutants sont tout aussi - voire soyons francs - plus capables que les humains non mutés, auraient un réel impact. Sauf que la violence sans but dont la Confrérie use ne m’attire pas plus, bien au contraire. Je n’ai rien contre l’usage de la force quand elle est nécessaire, mais leur désir de revanche les rend contreproductifs. En d’autres termes, en ce qui me concerne, vous devriez trouver un juste milieu mais n’ayant nulle intention de me mêler de vos affaires, je suis parfaitement conscient qu’il est très simple de critiquer depuis les côtés.

Terminant mon verre, je rajoute enfin.

-Quant à votre double allégeance, si vous nous assurez ne pas désirer nous causer d’ennuis, je veux bien croire mais reconnaissez que votre position hiérarchique au sein du Cercle complique la question. En effet, le jour où nos objectifs ne coïncideront plus, vous aurez bien plus de facilité à vous débarrasser de nous que le contraire, n’est-ce pas ?
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MessageSujet: Re: Nouvelles Pièces {Nikolaï M. Kolyakov}   Sam 11 Avr - 18:38

La découverte de la véritable allégeance de Tessa Hartley n’est ni ce qui lui a valu son renvoi du Club des Damnés, la première fois, ni les mois de tortures psychiques qui l’ont suivit. Il y a quatorze ans, lorsque la première équipe d’X-Men a été formée, elle n’était composée que de cinq des six adolescents formés par Xavier pour devenir les X-Men ; la sixième X-Woman, plus que s’être isolée de ses homologues, avait suivit un chemin plus noir et réaliste qui était celui de Charles Xavier lui-même. Il n’était pas d’héroïsme pour elle, simplement la complémentarité avec ces autres possédants l’incompréhensible capacité à espérer. Pierre par pierre, couche de peau après couche de peau, l’adolescente c’était détruite pour parvenir à se greffer le masque qui serait nécessaire à l’accomplissement de sa mission, masque qui lui avait été forgé jusqu’à l’intérieur du cerveau pour que même face aux utilisations de la télépathie, elle ne soit pas découverte. Les X-Men paradaient en espérant devenir des héros, elle avait le comportement de leurs ennemis et s’infiltrait en leur sein. Lady Tessa Hartley avait héritée, ou plus précisément volée, la carte de membre du Club de Londres possédée par Lord Percival Hartley et cela l’avait motivée dans une recherche historique d’où la maîtrise avait partiellement mise à jour l’existence du Club des Damnés, un fait qui n’avait pas été sans attirer l’attention de celui-ci et de son recruteur de l’époque. Les capacités de Tessa Hartley lui avaient épargnée d’entrer dans le Club par la petite porte, à défaut de lui en épargner les tenues, et elle avait rapidement finie au secrétariat, retirée du jeu politique pour mieux l’envenimer et empêcher les membres du Cercle Intérieur d’employer le vrai pouvoir de celui-ci tout en se servant des invités pour recueillir la plus grande quantité d’information sensible de l’histoire. Grâce à elle, Charles Xavier pouvait faire chanter une bonne partie des notables de l’Ouest comme de l’Est. Mais ce fut pour une question de loyauté, une belle ironie, que le Léviathan l’avait congédiée une fois le Cercle Intérieur purifié et ce fut parce que ses manigances avaient été découvertes que la Déesse de la Lune l’avait chassée, capturée et tentée de l’assermenter avant simplement de la torturer face à la résistance psychique. Une résistance insuffisante à avoir épargnée les marques en croissant de lune sous ses yeux mais dont le fonctionnement avait permit d’oublier tout ce pan traumatisant de sa mémoire, tout autant qu’elle avait pu oublier qui elle était ou altérer sa personnalité afin d’être autre. C’était lorsque le Léviathan et les X-Men avaient coopérés une fois de plus durant l’Attentat de Bleecker Street qu’elle avait été identifiée comme X-Woman par l’un des Agents du Cercle, information rapidement transmise même si tous ici ne pouvaient pas comprendre sa réelle portée, pas plus que pourquoi le Léviathan avait choisi de refaire appel à elle et de lui partager son trône là où il avait tant de suivants effectivement maintenus loyaux.

Suivants qui connaissent, à moins partiellement, l’histoire ; à l’inverse de Nikolaï qui s’en perd complètement. Il est pourtant une considération simple à avoir pour comprendre sa situation à elle : les X-Men ne cherchent pas la justice, ils cherchent l’égalité et l’intégration pour les mutants. Partant de là, chacun avait ses méthodes et faisait selon sa conscience. Sage pouvait adopter n’importe lesquelles des premières parce qu’elle n’avait pas réellement de seconde. Elle est une X-Woman, oui, mais elle est une X-Woman ayant pour vocation de réussir là où les autres refusent ou sont incapables d’aller. Mais cela aucun d’eux de le sait et Lady Tessa Hartley se tient au courant du positionnement politico-idéologique de chacun des Agents ; ainsi est-il temps pour le nouveau venu de prendre position à son tour.

Les secondes de réflexion s’écoulent sous une attention majoritaire, seul Chronos s’en retournant simplement à son siège en ayant parfaitement accompli sous coup. Si elle reste debout, Laetitia s’approche pour à son tour se joindre à la conversation de sa taciturne manière tandis que Tarja et Lupita se regardent, visiblement occupées mentalement alors que le suspens continue.

- Je ne vois aucun problème à vous donner mon avis mais tenez en compte qu’il est celui d’un nouvel arrivant en terre américaine. J’avais en effet déjà entendu parler de votre groupe en Europe, mais je ne m’en suis jamais vraiment occupé avant de mettre les pieds à JFK.

L’attention pleine et entière s’en revient alors que Tessa hoche simplement la tête, prenant en considération l’inexpérience avouée tout en sachant que la position de Nikolaï est déjà réfléchie, même s’il n’a pas eue la malchance de se retrouver face aux X-Men. Amusant de ce dire que la seule X-Woman ci-présente travaille tant avec les X-Men que le Bureau des Affaires Mutantes et le HellFire Club, à l’heure actuelle, et qu’elle n’aurait rien à redire à en faire de même avec la Confrérie s’ils avaient encore quelques intérêts non bellicistes sur ce continent-ci.

La position de Nikolaï sur les Homo Sapiens Sapiens et les Homo Sapiens Superior c’est forgée en Russie, ce qui la rend différente du climat occidental qui règne sur la quasi-totalité des personnes ci-présentes puisque les seules à ne pas être nées dans le bloc de l’ouest ne sont pas celles que l’on croit. L’emploi du mot « muté » est néanmoins inexact, « mutant » étant l’officiel même si la désignation des deux comme « humain » est plutôt plaisante pour Tessa. Nikolaï Mikhaïlovitch Kolyakov se placerait donc plutôt dans l’Idéal Xavier et semble capable de le défendre malgré un réalisme légèrement pessimiste quand au traitement des mutants ; les autorités tendraient justement à les considérer comme des atouts, le BAM en est la preuve même si la NYPD et l’US Army représentent l’opposé du spectre. Les gens, en revanche, sont plus problématiques.

Quand à l’incrédulité et au cynisme, ils obtiennent l’assentiment discret de la Lady et justifient amplement sa présence en ces lieux. Néanmoins, les X-Men ont changées des choses même si le refus de leur médiatisation précédemment rectifié a été plus que problématique dans leur tentative de faire passer un message ; essayer de ne pas tomber dans les vices de la société est le meilleur moyen pour se faire marginaliser par cette dernière, ou pour se marginaliser seul, tandis qu’en prendre le contrôle sans y succomber offre bien plus de potentiel. Quand à la vision, aussi réaliste que véritable ; les X-Men ont leurs détracteurs comme leurs supporteurs et même au sein de l’Organisation il est possible de trouver des Anti-X-Men.

Si la connaissance de la partie bleue est relativement bonne, celle de la partie rouge l’est bien moins. L’Idéal Confrériste a toujours été plus difficile a comprendre et la plupart des Apprentis n’atteignent jamais le rang de Confrériste justement parce qu’ils sont incapables de saisir les espoirs portés par leurs pairs et en restes à de basiques pions consumés par la haine. Le désir de revanche comme contre-productif, s’ils s’y limitaient oui ; mais la Confrérie tend à un équilibre tant en elle-même qu’avec ses opposés, les X-Men.

- En d’autres termes, en ce qui me concerne, vous devriez trouver un juste milieu mais n’ayant nulle intention de me mêler de vos affaires, je suis parfaitement conscient qu’il est très simple de critiquer depuis les côtés.

Oui et c’est bien là ce que la majorité font, tant dans la presse que dans la gente normée, mutante ou non. Critiquer depuis les gradins est tellement plus facile que se retrousser les manches pour prendre part au jeu. Et il vaut mieux une double allégeance qu’une absence d’allégeance, dans cette optique ; il n’est pas de son désir de leurs causer des ennuis, cela serait déjà fait sinon, et elle acquiesce parfaitement quand à la complexité de sa position. Ironique de savoir que c’est cette allégeance première qui lui a value sa place actuelle mais une ironie qu’ils continueront d’ignorer, seule au courant celle que le sujet met mal à l’aise. Quand au juste milieu, le HellFire Club n’est-il suffisant ? Le monde ne fonctionne pas à la modération cependant mais bel et bien à l’opposition : il faut qu’il y ait des collaborateurs comme des résistants, les résistants sont taxés de terroristes ce qui permet aux collaborateurs d’être reconnu comme tels. Sans la Confrérie, les X-Men auraient été les ennemis numéros un depuis bien longtemps. Sans les X-Men, la Confrérie aurait déclenché le cercle vicieux qu’elle veut combattre et la Guerre Génétique aurait eue lieue.

- En effet, le jour où nos objectifs ne coïncideront plus, vous aurez bien plus de facilité à vous débarrasser de nous que le contraire, n’est-ce pas ?

Tessa les regarde, un à un, puis regarde les verres ; l’envie de porter un toast à leur collaboration est là néanmoins Nikolaï a terminé son verre ainsi la Lady ne lui fera pas cet affront.

- Vous marquez un point, énonçant tout haut ce que la plupart pense, Nikolaï. Je vous remercie de reconnaitre que le jour où nos objectifs ne coïncideront plus, vous vous retournerez contre moi. C’est d’une franchise aussi grande que la futilité d’une telle action. Oui, je suis capable de vous évincer, tous, de réduire à néant vos vies et vos empires d’une façon sans doute bien moins violente que le Léviathan mais tout aussi efficace. Les X-Men font parti des plus dangereuses personnes au monde et je fais parti des plus dangereux X-Men. Néanmoins, c’est ce qui implique également que je respecte un certain code de déontologie et c’est bien ce qui vous assure que, si un jour je parviens à cette société égalitaire qui est mon objectif, je ne me retournerai pas contre vous. Vos objectifs ne sont pas antagonistes des miens et mes objectifs, une fois accomplis, ne gêneront pas plus les vôtres ; tant que vous n’êtes  une menace ni pour moi ni pour les X-Men, notre collaboration continuera.

Elle n’a jamais réfléchi à ce qu’elle ferait, si l’Idéal Xavier venait à s’instaurer et les X-Men à disparaitre. Elle n’a cependant pas l’intention de finir sa vie en tant que Tessa Hartley, pas plus que de mourir pour la cause. Sans doute se contentera-t-elle de disparaitre à nouveau, elle n’en sait rien. Mais cela en tient à elle-même et non à cette extrapolation de partie de sa personnalité modifiées afin d’en créer une nouvelle.

- Et puis, tranquillisez-vous : ce n’est pas demain que l’Idéal Xavier s’accomplira, s’il doit s’accomplir un jour.

Visage figé d’impassibilité, Tessa porte son verre à ses lèvres pour le finir d’un coup, doucement, puis elle entreprend de se relever, ramenant ses deux mains contre son verre tout comme ce dernier au niveau de son ventre dans cette posture qui lui est classique.

- Si vous le désirez, vous pouvez rester pour faire plus ample connaissance entre vous. A moins qu’il n’y ait des questions, et je pense particulièrement à vous Nikolaï, il ne me semble pas nécessaire de prolonger éternellement cette assemblée.

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Nikolaï M. Kolyakov
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MessageSujet: Re: Nouvelles Pièces {Nikolaï M. Kolyakov}   Dim 19 Avr - 9:17

-Tant que vous n’êtes  une menace ni pour moi ni pour les X-Men, notre collaboration continuera.

Là est bien tout l’enjeu, la variable imprévisible de l’équation qui rend le pari si intéressant. Car si tout est écrit d’avance, la partie ne mérite plus d’être jouée. C’est seulement avec un mélange savamment dosé de contrôle et de hasard que la mise peut se doubler, voire se tripler, tout comme elle peut disparaître en fumée devant nos yeux. Tout dépend alors du talent du parieur. En effet, si je refuse de m’engager en terrain totalement inconnu, s’il me fallait maîtriser le moindre détail pour me lancer dans une affaire, je ferai un bien piètre businessman. Je suis certes plus prudent que la moyenne de mes collègues, à la limite parfois de la paranoïa, mais cela ne signifie pas que je ne sais pas tenter ma chance. Et le Hellfire Club est la chance de toute une vie ! J’acquiesce donc d’un signe de tête silencieux aux paroles de Lady Hartley. Je suis prêt à prendre le risque de m’allier à elle et son organisation. Après tout, lorsque j’ai décidé de suivre la proposition de Faust, connaissant parfaitement la réputation de ce dernier, je savais que je m’aventurai dans des eaux troubles et dangereuses. Lady Hartley n’est par conséquent qu’un danger de plus avec lequel il faudra compter pour profiter des ressources à nulles autres pareilles du Cercle. Sans compter que ses derniers propos sont remplis de bon sens : nous sommes encore loin d’une société correspondant aux espoirs du professeur Xavier.

-Si vous le désirez, vous pouvez rester pour faire plus ample connaissance entre vous. A moins qu’il n’y ait des questions, et je pense particulièrement à vous Nikolaï, il ne me semble pas nécessaire de prolonger éternellement cette assemblée.

L’heure de rentrer chacun chez soi approche. J’ai découvert la réalité derrière le Club, fait désormais partie d’une des organisations les plus puissantes et secrètes du monde et ai été présenté à ses principaux membres, c’est suffisant pour une première fois. Surtout que j’imagine que les membres en question ont mieux à faire de leur journée que de taper la discute avec moi. La seule que je soupçonne d’être intéressée par la question est peut-être Miss Wallensky. Mais, étant donné son rôle dans le Cercle, je suis certain que nous serons amenés à nous revoir très bientôt ; alors, pour l’instant, je préfère laisser la balle dans son camp. Si elle veut s’attarder encore un peu à mes côtés, je ne m’en plaindrais certainement pas, mais si elle décide qu’une discussion plus poussée peut attendre, je me conformerais à sa décision.

Concernant les autres personnes présentes, je n’ai rien de particulier à leur demander. Bon, ce n’est pas complètement véridique. J’aurais plus d’une question à poser à Chronos, notamment sur sa motivation pour rentrer dans une organisation aussi hiérarchisée que le Cercle, ce qui semble assez mal coller au caractère on ne peut plus indépendant dont il a fait preuve depuis mon arrivée. Néanmoins, je tiens à ma vie et sait parfaitement la préserver, nul besoin donc d’un QI supérieur à 120 pour comprendre qu’interroger pareil psychopathe sur ses choix de vie pourrait très mal finir pour votre aimable serviteur. Je me tourne donc de nouveau vers l’hôtesse de notre petit groupe et lui fait part de mes conclusions.


-Pour l’instant, aucune question particulière ne me traverse l’esprit, l’essentiel de mes doutes ayant été peu à peu balayés au fur et à mesure de la discussion. Ma curiosité concernant l’histoire du Club est encore loin d’être rassasiée et, si vous me le permettez, je m’attarderai bien encore quelques instants pour terminer ma lecture mais je ne désire nullement imposer à quiconque de rester plus longtemps en ma compagnie. J’imagine aisément que vous êtes tous des gens occupés, par conséquent, si je serai ravi de discuter avec ceux qui auraient des questions à me poser, dans le cas contraire, je ne vous retiendrais pas plus. Ce fut un honneur et un plaisir de vous rencontrer tous et toutes.

Plus certains que d’autres, je le reconnais et ils le savent parfaitement mais la politesse et la bienséance existent pour une raison précise : éviter d’aviver les différences de tempérament qui pourraient déclencher d’inutiles discordes. Je leur lance donc un sourire franc et termine sur ses mots sincères.

-En espérant que nos collaborations futures se révèlent des plus fructueuses pour chacun d’entre nous.

C’est que lorsqu’il s’agit de profit aisé, je suis toujours sincère. Le contraire serait totalement contreproductif et s’il y a bien une chose que je refuse d’être c’est contreproductif.
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MessageSujet: Re: Nouvelles Pièces {Nikolaï M. Kolyakov}   Mar 21 Avr - 17:08

La permission a été donnée et les Agents du Cercle reprennent donc leurs activités. Le doyen se contente de prendre la mesure de ce commencement de son regard acéré puis en termine de son verre, aussi antipathique que son trouble de la personnalité le laisse supposer, tandis que la benjamine tâche de reprendre contenance après que son personnel ait une fois de plus entravé son professionnel, touchant dans le fait que toute malade qu’elle soit elle n’en reste pas moins humaine et que cette humanité survit aux traitements inhumains qu’elle s’inflige elle-même. La brune n’en démord pas de sa pause d’attente tandis que la blonde n’a nullement manqué le regard de Nikolaï, ne le perdant pas plus de vue que la première ne le fait de la Reine Noire ; et lorsque ledit homme recommence à parler, tous l’écoutent avec plus ou moins d’attention une dernière fois. La Vaillance et l’Acier Froid hoche la tête en réponse à l’honneur, Tarja sourit en écho au plaisir, Lupita s’en sort de la pièce non sans salutations polies et Chronos, ayant terminé sa boisson, disparait d’un claquement de doigts.

- En espérant que nos collaborations futures se révèlent des plus fructueuses pour chacun d’entre nous.

- Cela ne dépend que de nous, répond sobrement Laetitia.

- Donc elles le seront, surenchéri Tarja, tenant son verre entre le pouce et l’index. Lorsque vous aurez finie votre lecture, cher Nikolaï, n’hésitez pas à revenir nous voir. Pour ma part, je ne bougerai pas d’ici.

Tarja Wallensky et Lupita von Orchent ont un duel à finir, duel interrompu lorsque la seconde a avertie la première de l’arrivée du centre d’intérêt primordial du jour mais désormais que celui-ci s’en retourne, elles doivent toujours se démarquer tant au billard qu’aux échecs, leurs parties étant simultanées pour leur apprendre à jouer sur plusieurs tableaux. Laetitia Starken a également une affaire à conclure et s’en retourne donc à l’instar de Chronos qui se contente d’un claquement de doigts pour disparaitre. Tessa Hartley, elle, salue de la tête les personnes présentes et entreprend de s’en retourner au salon d’hiver, ayant son sac à main à récupérer ; considérant que Nikolaï y a l’intérêt du livre de l’échiquier, elle l’attend néanmoins pour cheminer, sa position toujours inchangée.

- Vous voici introduit aux principaux de nos collaborateurs, déplace-t-elle simplement, une fois qu’ils avancent dans le couloir. Si vous avez des projets à nous soumettre, n’hésitez pas.

Quel genre de projet ? C’est là toute la beauté du HellFire Club : il n’est tenu par aucune idéologie ou éthique, il n’est rien de plus que ce que l’on en fait. Séléné Gallio a tenté d’en faire une société de domination mondiale lui étant inféodée, Sébastian Shaw une association destinée à accroitre les pouvoirs de ses membres dans leurs domaines respectifs, le Léviathan un organe d’influence pour influencer l’avenir fonction du souhait de ses participants… ils en sont toujours sous le règne de ce dernier même s’il n’est plus seul aux commandes et la question étant de savoir ce que la Lady changera. Elle a été recrutée par Shaw et a connue les trois périodes, les objectifs du Léviathan lui vont et peuvent également permettre ceux de son prédécesseur. Peut-être ne changera-t-elle rien, ou peut-être se débarrassera-t-elle de son Roi Noir pour lui substituer quelqu’un de plus en adéquation avec la politique qu’elle veut mener.

- Peut-être vous estimez-vous prêt à reprendre en main l’entièreté de l’affaire familiale, auquel cas nous pourrons vous aider. Sinon, nul doute que votre implantation dans la ville qui ne dort jamais ou encore au Walhalla pourrait bénéficier de nos appuis. A vous de voir.

Entrant à nouveau dans le salon de printemps, Tessa le laisse s’en retourner à leur livre alors même que son propre sac à main retrouve cette place qui lui est due. Se retournant vers Nikolaï, elle lui fait face en lui tendant la main, prête à s’incliner légèrement et à s’en retourner une fois la dernière politesse d’usage accomplie.

Elle marchera lentement, avec une régularité croissante, alors qu’à l’abri le masque d’impassibilité cèdera place à une véritable inexpressivité. Elle se dirigera machinalement vers son appartement, son trop grand apparentement situé au second étage de cet ancien manoir. Les appartements des membres du Cercle Intérieur sont des « chambres d’amis » aussi spacieuses et luxueuses qu’il se doit dans un tel environnement, bien trop pour elle. La place de secrétaire lui a toujours value de pouvoir résider dans cette bâtisse mais sa chambre était bien moindre que celle de la Reine Noire, les chambres s’embellissant à la mesure de l’importance de leur destinataire. Une fois seule, elle retournera à son isolement, s’installant sur le grand canapé et ressortant de son sac à main ce lien saugrenu avec ses véritables proches. Allumant la console, elle recommencera cette aventure enfantine destiné à prouver que sans être autre qu’elle-même, Sage est capable d’être tout de même.
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