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 Appartement 19, 208 E Broadway, NY 10002 {DESCRIPTIF}

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Lucy "Lucky" Prissy
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MessageSujet: Appartement 19, 208 E Broadway, NY 10002 {DESCRIPTIF}   Lun 12 Jan - 18:57

Lundi 24 Novembre 2014 – 08 : 33 P.M.
J’étais fatiguée ; une journée de plus en bagnole, même si j’avais tendance à roupiller comme c’est pas permit, c’était long et chiant. Et la banquette arrière d’un Dodge pick-up n’étant pas l’endroit le plus confortable au monde, je m’en tirerais pas sans quelques courbatures. Chier. Au moins après ça on allait arrêter de crapahuter dans les états du nord-est et se poser définitivement, de ce qu’ils disaient. Est-ce que j’y croyais ? Je l’ignorais moi-même à dire vrai, je faisais comme d’habitude et j’attendais de voir. J’espérai juste qu’on ait pas fait tout cela pour rien. Et comme d’habitude, c’était à la vie et à l’avenir de le démontrer ; et comme tout le monde savait LiB.

J’étais fatiguée et du coup le faisait bien savoir à mon entourage, à grande renfort d’un tout aussi grand soupire lorsque j’émergeais un temps soit peu avant de poser cette question aussi récurrente qu’agaçante et dont l’utilité en tenait presque plus au second point qu’à la question elle-même.

- On est bientôt ârrivé ?

Il y avait des immeubles autour et quant je m’étais endormie on était déjà prit dans les bouchons, donc selon toute probabilité oui on était géographiquement proche de notre point de chute ; le truc restait de l’atteindre. Welcome to New York.

Papa était au volant parce que dans l’environnement féminin qui était le sien il fallait bien qu’il s’impose un minimum du coup Maman n’avait pas beaucoup de place pour ses jambes derrière lui, là où je m’en sortais bien mieux avec Marshal devant moi-même si je ne prenais pas beaucoup de place de toute façon, autant en boule que possible pour essayer de dormir autant que possible là-encore. Mais autant, si certaines routes berçaient, le va et vient des embouteillages métropolitains était une vraie merde parce que juste bon à te faire chuter en avant ; c’était toujours moins pire que les dos-d’âne qui te faisaient te bouffer la vitre dès qu’ils étaient prit un peu trop vite et te laissaient à peine le temps de sortir des vapes à cause de la première bosse qu’ils te repassaient le bonus frappe quant t’en redescendait. Après vu que la première chose qu’on nous fait quant on vient au monde c’est de nous mettre une volée sur le cul pour qu’on respire, on pouvait pas dire qu’on n’était pas prévenu mais quant même, ça fait pas plus plaisir avec les années. Sauf pour les masochistes mais il faut toujours une exception.

Papa, Jimmy Prissy, quarante-cinq ans et un peu plus du double en kilo, carrure athlétique mais vraiment que la carrure ; j’ai toujours été très mauvaise en estimation de poids mais disons qu’il m’avait toujours impressionnée par son tour de panse, sans doute aidé par les collègues du bureau et leurs légendaires distributions de Donut. Par contre j’ai toujours été très bonne en estimation de distance et son mètre quatre-vingt il l’avait toujours regardé d’en-dessous. Mal rasé, mal peigné ; j’avais de qui tenir. D’ailleurs les cheveux, c’était de lui que je les tenais, moyennant qu’on lui retire son blanchiment. Large front, petit visage centré autour d’un nez large et court, avec de grands yeux bleus et une petite bouche qui semblait encore plus petite avec la grosse barbe qui lui allait jusqu’aux oreilles et sur les joues. Il avait aussi un air blasé en général, c’était assez impressionnant. Il parlait peu, il était assez conciliant et très bien dressé, Maman avait fait du bon boulot. Pour les fringues, là aussi on avait pas trop de doute sur ma filiation : survêt’ ou jeans et surtout le manteau de cuir, juste quand il avant la chemise et la cravate de l'uniforme que ça jurait un peu en fait. Mais avec un chapeau, il avait la classe.

Maman, Rosy Prissy, un âge que j’avais pas le droit de dire pour un poids que j’avais même pas le droit de savoir même si bien inférieur à celui de papa, tout comme la taille que j’escomptais bien rattraper rapidement et dépasser un peu-beaucoup. Elle était plus soigneuse mais plus usée aussi, je pense, avec des cheveux blonds assez filandreux et des yeux d’un vert délavé. Elle avait un visage un peu plus creusé avec un menton assez prononcé, un front tout aussi large, des yeux plutôt enfoncés, des lèvres charnues pour une bouche plutôt large et un nez petit ; j'avais hérité de son visage et de ses yeux. Elle parlait beaucoup plus, avec comme sans participation d’autrui, elle était aussi intelligente qu’elle pouvait te faire te sentir conne si elle le voulait et plus que diriger la famille elle avait toujours raison parce que cette capacité à te démontrer que tu avais tord quant tu n’étais pas d’accord avec elle ; mais elle était aimante aussi et faisait tourner la maison comme elle le pouvait. Niveau fringue elle était plutôt t-shirt et toile car elle avait pas toujours ce qu’elle voulait, notamment les robes.

Marshal, Mary McClaine ; pas une Prissy mais elle avait le « Y » donc on la stigmatisait pas pour ça. La trentaine et le double de kilogrammes là-encore, mais plus en musculature, et moitié-moins en taille ; un mètre soixante elle devait faire, je pense. Rousse, yeux marrons, petit front, petit nez couvert de tâches de rousseurs soulignant le regard, une bouche pas épaisse mais assez large et un menton qui semblait avoir prit quelque coup. Calme, posée, rancunière, du genre de celle qui t’explose avec le sourire et une formule de politesse à la fin ; absolument pas du vécu. Un regard et un sourire à en crever d’envie même si son objectif c’était que je crève pas. Puis elle se comportait comme une sorte de grande cousine plus qu’une garde du corps et me laissait un peu de marge donc c’était cool ; le truc qui m’avait fait le plus peur quant on nous l’avait affectée pour la protection c’était d’avoir un chien qui me suive H24 mais nan, pas du tout. Bon, ça sera plus dur de la berner elle que les deux autres puisque je reste son souci principal à leur différence mais tant que je ne lui en cause pas, des soucis non des différences, elle me lâchera la grappe. Par contre elle veut savoir où je suis et me fixe des horaires et ça, c’est déjà bien chiant. Mais bon, on ferait avec ou sans, à voir fonction de ses limites à elle.

Bon, le tour du casting était terminé à la différence de la journée en voiture me faisant sérieusement me demander pourquoi on c’était levés tôt et chercher un nouveau moyen de miauler mon mécontentement. Et comme il était impossible de trouver de nouvelles astuces dans le domaine de l’insuportabilité enfantine en voiture, je me contentais du classique mais efficace :

- J’ai envie d’âller aux toileddes.

Oui, la voiture m’emmerdait et en tant que personne sympathique je faisais partager mon emmerdement à tous. Mais voyons le bon côté des choses : si on me disait d’attendre qu’on soit arrivé c’est forcément qu’on était bientôt arrivé. Voilà de quoi me contenter et me faire m’étirer autant que l’habitacle me le permettait ; en fait, pour faire avancer les choses il ne fallait pas demander à ce qu’elles avancent mais il fallait partir sur autre chose impliquant qu’elles avancent, passé un certain point néanmoins sans quoi elles font juste un détour. Mais histoire d’être sure :

- Du coup on est bientôt ârrivé ?

C’était dans ces instants-là que j’estimais participer à l’attitude blasée de mon père ainsi qu’à l’envie d’avoir toujours raison, ou d’en donner l’impression, de ma mère ; participer à la vie familiale et de façon moins chiante qu’en faisant la vaisselle ou le ménage, en sommes. Du coup, Maman m’assura qu’on était bientôt arrivés et en effet c’était le cas : on commença à suivre une étendue blanche entourée d’arbres et de haies aussi gratinés puis on tourna pour continuer à la suivre, on passa devant une bibliothèque publique et on s’arrêta devant un bâtiment qui n’était ni plus ni moins qu’un amas d’étages tous identiques avec les mêmes fenêtres et balcons d’angle sur un certain nombre d’étages et dont l’escalade était d’un chiant absolu que ce soit pour monter ou pour descendre. J’avais soupiré durant tout le trajet à cause du trajet et l’arrivée me fit soupirer à cause du point d’arrivée. Mais ouais, y’avait un parc avec plein de terrain de sport, une bibliothèque d’un côté et un supermarché de l’autre, c’était cool… ça venait tellement du rêve…

Le pire étant que oui, comparé à ce qu’on avait eu avant, ça vendait pas mal du rêve ; chiant à grimper mais la résidence, avec porte magnétique et interphone, était dans un parc et même si c’était tout à l’identique c’était un identique plutôt agréable. Et puis c’était certes chiant à grimper mais considérant qu’on habitait visiblement au premier… et bien le chiant aurait la décence d’être court.

L’appartement était assez grand, ouais, l’entrée était une pièce à part entière même ! Elle n’était pas hyper-spacieuse mais ça impressionnait quant même, un vestibule avant d’arriver dans la pièce principale, qui regroupait salon et salle à manger avec au bout la cuisine, séparée par un plan de travail genre « bar », et le balcon. Bon, c’était tout en long du coup il n’y avait pas réellement de couloir et les pièces donnaient plus ou moins toutes dessus mais du coup il y avait des fenêtres dans chaque chambre et tout était déjà meublé ; et mieux, j’avais ma propre chambre à nouveau ! Les G-Men lorsqu’ils faisaient quelque chose, ils faisaient pas semblant. Autant dire que mon envie d’aller aux toilettes passa aux chiottes quelques instants alors qu’on avançait les bagages à la main dans ce nouveau chez nous. J’ignorais depuis combien de temps je n’avais pas souri comme cela mais je l’ai beaucoup fait en tout cas. Noël en avance et en rattrapage de tout ceux où il n’y avait pas eut de cadeaux par manque de sous. Combien que ça devait coûter un appartement comme ça ? Sérieux, j’avais l’impression de vivre chez des riches : trois chambres, une salle de bain, un vestibule, une salle à manger, une cuisine et un balcon. Y’avait quoi, 40m² ? Il ne manquait plus que notre maigre bordel en fait.

Dans le vestibule on avait un meuble sans porte pour ranger en haut les manteaux et en bas les chaussures et en face un boitier d’alarme visiblement plus neuf que tout le reste, tandis qu’en continuant d’avancer on avait sur le côté une porte qui donnait sur une salle de bain avec baignoire au fond, WC et lavabo ainsi que pleins de rangements que ce soit sous le lavabo, au-dessus des WC ou à côté de la baignoire. Pas le temps de renifler qu’on me poussait déjà parce que je gênais dans le passage mais j’avais pas l’impression qu’on ait de remontée d’égouts et puis ça semblait propre.

Seconde porte, second arrêt, pour voir une chambre avec lit double, guéridons de chevet et armoire, et je me fis encore pousser parce que je gênais toujours.

Troisième porte, là je me fis carrément virer dans la piaule et je levais le nez car en lieu et place du lit double s’en trouvait un autre certes simple mais surélevé ; une fucking mezzanine ! Je sais pas si c’est mon mètre cinquante-deux ou le fait que j’adorais ça sans jamais en avoir eu mais je devais avoir la même gueule de Newton lorsqu’il avait comprit que la pomme était tombée de l’arbre, la lueur d’intelligence dans le regard en moins. Je déposais mes affaires sur le bureau composant le « rez-de-chaussée » de la mezzanine sans réellement lâcher des yeux cette dernière et si je n’avais pas été toute salie de la journée de voiture je m’en serais allée m’y vautrer comme il le fallait. J’y croyais pas : mes parents avaient dû en parler à Marshal et elle avait du voir avec ses supérieurs pour modifier l’ameublement. J’en avais le cœur qui battait tant ça me faisait plaisir.

La quatrième porte était celle d’une autre chambre comme la première, me faisant comprendre que j’allais être encadrée à présent ; c’était toujours mieux que cernée. En tout cas, elle serait celle de mes parents visiblement, Maman y ayant déposée leur valise.

Enfin, le salon à manger était un peu plus large, me faisant me demander s’il n’y avait pas un couloir en fait devant les chambres, et avait déjà un canapé, une télé, une table suffisamment grande pour les quatre personnes que nous étions, des étagères, puis le bar qui le séparait de la cuisine au fond, avec réfrigérateur de la taille d’une porte, four et plaques électriques, évier, des rangements sous les plans de travail comme au-dessus et une prise d’arrivée d’eau pour un lave-vaisselle ou une machine à laver, tandis sur le côté de cette dernière comme d’une partie du précédent il y avait le balcon avec vue sur le parc enneigé.

Finalement cela vendait plus du rêve que ce que j’avais pu croire. Mais comme tout rêve il y avait un réveil brutal à la fin et à défaut de me manger une fois de plus la vitre du pick-up j’eus droit à un rappel que ce dernier n’était pas totalement déchargé de nos affaires, ce qui me renvoya à un autre rappel que j’étais en attente de pause toilette et m’arrangea encore plus sur le coup ; il ne fallait jamais trop investir dans une vessie, c’était toujours une excuse pratique pour éviter quelques trucs. C’est ainsi qu’on emménagea et qu’ils finirent de monter et commencèrent à défaire les paquets alors même que je m’occupais d’inaugurer le coin des dames.
Hors Jeu:
 

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Lucky
Quand je pense à tous ces voleurs qui pètent les serrures alors qu'il suffit de dire "c'est moi" pour rentrer chez les gens.





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