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 Histoire de famille ( Amy) Irish Starlight, fin octobre 2014

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Kyle Kenneth
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MessageSujet: Histoire de famille ( Amy) Irish Starlight, fin octobre 2014   Sam 3 Jan - 12:14


Irish Starlight, fin octobre 2014

New York réveille mes fantômes, pas forcément les bons mais existe t-il vraiment de bons fantômes, sans doute les appelle t-on regrets.
La frénésie et l’exiguïté de cette ville tranche forcément par contraste avec l'espace infini et la lenteur du désert de l'Arizona et finit par me mettre définitivement mal à l'aise. Je n'ai plus vraiment ma place ici, je ne l'ai plus vraiment nulle part. Mais je connais la ville, pas forcément cette ville, non. Mais la ville, ses dangers, ses mirages, sa puanteur et son malheur. L'odeur est familière, le regard est toujours aiguisé en un vieux réflexe inaltérable, j'observe.
Je suis toujours cette lame, rengainée dans un fourreau que j'espère scellé mais je ne trahis pas ma nature. Je suis retiré du monde, mais je ne l'occulte pas, ni ce que je suis.
Le contact froid du verre de bourbon m'accroche à la réalité et l’âme reste vagabonde, le lieu est sans doute plus agité la nuit, plus dans mon esprit,celui de ces fameuses créatures « grises » qui évoluent à mi chemin entre la lumière du jour et sa vie routinière et les ténèbres nocturnes et leurs activités inavouables.
Il faudra que je m'y frotte, juste pour ne pas oublier ce que je m’évertue à fuir, juste pour que j'encre un peu plus sous ma peau tatouée la noirceur qui m'habite. J'y met des limites à présent, certaines chaînes m'attachent toujours, j'ai fait des promesses et je les tiens ; je traîne à la périphérie du monde mais j'y suis toujours un peu pour elles.
Les événements de bleeker ont changé la donne, l'ambiance est explosive le mot « mutant » est sur toutes les lèvres, on avance inexorablement vers le déclin et le conflit, je le sens, je l'anticipe.
Caitlyn m'a dit que les dégâts ont été plus personnel que prévu, ça m'inquiète et je ne peux en savoir plus car ma sœur s’évertue de relativiser, de filtrer et que je connais assez Jade pour savoir combien elle refuse de s'ouvrir à ces choses. Peut être est-il préférable de s'en ouvrir à l'autre binôme de ses mères beaucoup plus pragmatique que son épouse, beaucoup plus direct.
J'ai profité d'une livraison New Yorkaise d'une Mustang que j'ai entièrement retapée et vendu pour la convoyer jusqu'ici, j'en profiterais pour rester quelques jours ici histoire de trouver certaines pièces détachée et de faire quelque virées nocturnes lucratives.
Il sera toujours temps ensuite de me faire ramener par le taxi familial, il faudra d'ailleurs que je lui trouve ce qu'elle m'a demandé.

Le jours a déjà bien engagé sa course, et je suis en avance comme à l'accoutumé, je voulais m'assurer des lieux par excès de prudence, le sentiment anti mutant s'exacerbe et ma famille a une mutanité de plus en plus visible. Les propriétaires sont calmes, Caitlyn connaît son affaire, une sorte de pub irlandais qu'elle fréquentait sûrement déjà auparavant.

Pour l'instant, accoudé au bar j'en suis à répondre des banalités à la gérante, une vieille femme du nom d'Annie qui s'est montré beaucoup plus chaleureuse depuis le moment où répondant à une question, j'ai finit par lui concéder que j'attendais ma sœur Caitlyn qu'effectivement elle décrit comme une « sacrée bonne femme ».d'autant plus depuis qu'elle est passée à le télé.

Bordel, Cait, tu ne nous épargnera jamais rien...

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Ma loyauté va à Magneto parce qu’il a compris plus vite que les X men que ce monde nous est hostile et que les armes menant à notre destruction sont déjà rougies sous le marteau des forges, il s’érige en dernier rempart d’une espèce. Il défend les siens par la seule option qu’on puisse choisir face à l’oppression : la violence et la légitimité de son usage. Mais si un jour il en vient, une fois la tempête passée à s’imposer comme une sorte de Dieu régnant sur les vainqueurs et les vaincus au nom d’une dictature « nécessaire », alors il m’aura comme ennemi, implacable et infatigable. Mon idéal va à une cause, surement pas un homme. Mon idéal, c'est la liberté. Ma cause, c'est notre survie.
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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Histoire de famille ( Amy) Irish Starlight, fin octobre 2014   Sam 3 Jan - 17:08

Mercredi 29 Octobre 2014 – 04 : 59 P.M.
New York, New York City, la Grosse Pomme, la Ville qui ne Dort Jamais, Gotham ; qu’importe le nom, il n’est pas ville que je déteste le plus au monde. J’y ai perdue ma femme, j’y ai perdue ma fille, j’y ai perdu la vie ; je ne peux parcourir ses rues sans me le rappeler. Cela fait un mois pour la blessure la plus récente mais même si mon envie en est toujours à ne plus y mettre les pieds et à la laisser continuer tel quel je n’ai pas le choix que de m’y aventurer au moins une fois par semaine, un après-midi. Combien fait-il, en cette fin octobre ? Une dizaine de degrés, environ, c’est dans les moyennes de saison. Pas encore de neige, c’est de décembre à février ici même si on peut en avoir dès novembre et jusqu’en avril. Mais le problème c’est que c’est humide, tellement humide ; je suis méditerranéenne et j’ai grandie dans des montagnes, les vents océaniques me feront toujours plus grelotter que les températures froides. D’un autre côté, le tailleur n’est pas non plus ce qu’il y a de plus isolent. C’est toujours mieux que les robes courtes, je pense, plus professionnel également ; et c’est la profession qui me conduit ici. Si mon internat de psychologie à l’Institution qui me fait vivre me permettra de compléter mon doctorat clinique, malgré le peu de témoignages recueillis et exploitables auprès de ses membres, il faut bien que j’en fasse de même pour celui de recherche. Et si l’impact de la mutation sur la psyché humaine est un sujet délicat, les applications pratiques des théories de décryptage du langage corporel sont un sujet vaste.

Emma Frost m’a permise de rédiger un certain nombre de chapitres en m’employant dans la Frost Int pour cela, elle me payait même et pas qu’un peu, mais la Frost Int ne contient pas tous les secteurs d’application et Emma n’est plus. J’espère que ma demande de changement de directeur de thèse sera acceptée par les jurys sinon les deux dernières années passées à l’Institut auront été inutiles, professionnellement parlant. Je ne devrais pas tarder à recevoir la réponse, le délai était de quatre mois pour me réponde et on s’en approche. Si cela m’est refusé, je ne sais pas ce que je ferais ; mes deux thèses peuvent être professionnalisante, je le sais, mais il n’a jamais été question d’en accomplir une seconde dans le cas où je foirerai la première et niveau avancement, la seconde l’est bien moins d’ailleurs. C’est étrange de ce dire qu’avec tout ce qui se passe, c’est au final des bouts de papiers qui décideront de si je réussirais mon avenir ou pas ; ils ont beau sembler si secondaires face au reste, ils n’en sont pas moins importants. Je n’ai jamais réussie à jongler avec mes études et mes problèmes, c’est déjà Emma qui m’a rattrapée la première fois et elle n’est plus là aujourd’hui. Comme tant de monde qui ont été guides et amies. Le temps passe, la majeure partie des gens partent, seuls restes leurs souvenirs et d’autres gens ; je n’échangerais pas ceux qui sont restés contre ceux qui sont partis, certainement pas, mais je ne cesserai de regretter les seconds pour autant.

Mais je me suis faite des relations à la Frost Int sans parler de la bienveillance fraternelle qui peut pas mal aider, j’en serais presque à lui demander une carte de membre un jour pour rencontrer des gens dont le salaire mensuel doit surpasser ce que je gagnerai en une vie et qui seront sans doute intéressés par mes capacités de détection du mensonge, considérant que leur univers en est bouffi. Que ce soit du public ou du priver ne m’importe pas, que ce soit une personne physique ou moral non plus ; pour ma thèse, je dois explorer un maximum de secteur, pour après dans l’hypothèse où je n’aurai le droit de suivre des patients en qualité de psychologue et bien je tâcherai de ne pas faire la fine bouche sur les employeurs histoire d’avoir un salaire, même si je n’ose l’espérer aussi élevé que celui que j’ai déjà connu en explorant le monde des affaires. On ne va pas se mentir, la plupart des « employeurs » que j’ai actuellement m’acceptent comme observatrice, je les aide et en tire ma thèse mais il n’y a aucune rémunération financière. Sans doute pourrais-je en trouver si j’allais plus loin, sur DC notamment, mais malgré la profonde dépréciation que j’ai pour New York City c’est la plus proche grosse ville et il est assez rapide d’y trouver preneurs ; le plus difficile reste généralement d’obtenir des rendez-vous pour convaincre que ce que je fais n’est pas du bluff mais les références servent à cela et le piston aussi.

J’en termine pour aujourd’hui avec un cabinet de détective privé qui me permet de faire dans le secteur des investigations sans avoir à en passer par la NYPD, qui accepterait plus que mal les mutants, et le BAM, auprès duquel je préfère faire profil bas ; à défaut d’avoir la qualité d’enquêtrice de droit privé je participe tout de même à ses interrogatoires pour démêler le vrai du faux et faire quelques tours de magie déductifs tout en enseignant comment faire à ceux qui possèdent la qualité. Il y a toujours un double avantage à approfondir un domaine aussi méconnu voir dénigré que le mien, après l’exploitation à des fins d’enseignements étant le premier chapitre de ma thèse il est depuis longtemps bouclé. Et non je ne l’ai jamais fait à l’Institut officiellement, s’eu été mettre plus de distance encore entre les autres étudiants et moi, hors mon internat l’a déjà trop fait.

Enfin Bref, tout aussi terminé que ça soit ma journée ne l’est pas et il n’est pas question de retourner à ma chambre pour me changer. C’est donc avec ce même tailleur noir à chemise blanche et ce même maquillage assez impressionnant que je m’en vais au rendez-vous suivant, privé cette fois. Je ne crois pas que Kyle m’ai déjà vu complètement couverte de fond de teint pour uniformiser la peau avec ajout d’highliter pour avoir la peau légèrement brillante à certains endroits, avec les yeux entourés et surplombés d’eye-liner, les paupières couvertes de fard à paupières, les cils allongés au mascara, les sourcils réunis et redessinés au crayon et la bouche couverte de gloss. Mais toute apprêtée que je sois je n’en ai pas moins mon alliance à mon doigt, tandis que mes cheveux ont vu leurs ondulations rabattues sur mon côté gauche ; une vraie petite starlette de la haute. Qu’on se rassure, je suis en basket tout de même, on ne change pas une équipe qui gagne. Bon je me le suis permise parce que j’étais chez le détective privé, il m’est déjà arrivé de devoir louer des fringues pour certains patrons quant ils ne me donnaient pas simplement celles que je devais porter avec un délai pour me préparer ; mais bon, il faut ce qu’il faut pour côtoyer certaines personnes et certains milieux. Rachel m’a expliqué qu’il fallait théoriquement douze étapes pour bien se maquiller et quant je lui ai demandé combien elle en faisait, elle m’a répondu deux quant elle n’avait pas la flemme ; la théorie et la pratique…

Je connais le point de rendez-vous pour y être déjà allé avec Caitlyn, qui est une habituée de ce bar irlandais dont le nom ne laisse que peu de doutes ; je n’y étais jamais venue seule avant, trainer dans de tels lieux n’est pas mon truc quand elle n’est pas là. Elle n’y sera pas toute de suite, même si elle arrivera plus tard, et en attendant je serais seule avec Kyle.

Kyle Kenneth. Qu’en dire ? C’est mon beau frère, notre relation est limitée à cela. J’ai empêchée Caitlyn de le tuer aussi parce que toute Berserker que je sois c’est de leur coté que la tendance est au règlement de compte violent ; le mien n’est pas mieux, non, mais on s’entretue par haine pas par attachement et quant attachement il y a on ne lève pas la main sur leur objet, en théorie du moins. Enfin Bref, avec Kyle nous nous sommes croisés, tout au plus, et quelque soit la durée du croisement nous n’avons jamais apprit à nous connaitre même si je pense que nous nous respectons mutuellement. Il est le grand frère de Caitlyn qui a essayé sans grande réussite qu’elle ne fasse pas les mêmes conneries que lui et la figure paternelle de Jade, je suis la femme de la première qui l’a entrainée dans certaines de ses « conneries » et l’une des figures maternelles de Jade ; Jade qu’il doit récupérer pour l’Halloween d’ailleurs, puisqu’elle veut changer d’air. La solitude et la sagesse de son « oncle » même si j’espère un jour qu’elle l’admette en tant que « père » pourront peut-être lui faire du bien, en effet, plutôt que l’étouffant climat qu’il y a à l’Institut. Peut-être la récupérera-t-il ce soir, même s’il n’est toujours pas le bienvenu à l’Institut considérant son passif. Ne pas pouvoir avoir une visite sans déclencher les alarmes a tendance à poser problème d’un point de vue familial…

Je pousse la porte du bar pour y entrer avec autant de discrétion que permise par un tel lieu où l’entrée d’un client n’attire bien évidemment jamais le regard, déboutonnant la veste de mon tailleur face à la différence de température bien plus « conviviale » à l’intérieur qu’à l’extérieur et tâchant de ne pas relever trop d’odeurs, quand bien même elles sont moins désagréables et plus désinfectées que celles de la rue. Le chaleureux de Mme Annie reçoit ma réponse polie et légèrement gênée, comme les dernières fois, puis je m’en tourne vers un homme que l’on n’a pas réellement vu tant que l’on n’a pas vu son nez.

- Ciao Kyle, commence-je en m’approchant pour lui faire la bise. Tu permets qu’on s’assoit à une table ?

Je ne suis pas un pilier de comptoir et je n’apprécie pas tellement y être exposée, à dire vrai, la pseudo-intimité d’une table me convient bien mieux. Et c’est d’ailleurs ce qui je signifierai parfaitement en m’y affalant assez promptement, attendant qu’Annie passe pour commander un simple jus d’abricot.

- Comment tu vas depuis la dernière fois ? Tu vas accepter de prendre Jade pour Halloween ?

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Kyle Kenneth
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MessageSujet: Re: Histoire de famille ( Amy) Irish Starlight, fin octobre 2014   Dim 4 Jan - 9:06


Je suis toujours un peu perplexe lorsque j'observe Amy, outre le fait qu'il m'est toujours si difficile d'accepter que Caitlyn puisse avoir pousser son excentricité jusqu'à épouser une femme, c'est surtout que sa compagne reste très compliquée à saisir. Elle est attrayante, c'est certain même si elle semble avoir la main plus que lourde sur le maquillage et qu'elle n'a pas besoin de tant de sophistication pour être charmante, mais elle reste un mystère et sous cette façade affichée, j'ai toujours perçu une sorte de complexité savamment camouflée par un jeu de masques de convention sociale. Sa façon d'être est étudiée, orchestrée et c'est perceptible pour l’œil aguerri mais si on remarque le phénomène ce n'est pas pour autant qu'on parvient à atteindre la vérité derrière. On la suppose mais elle nous échappe, c'est le mystère Amy de Lauro.

Elle n'est définitivement pas un pilier de bar et sa requête me le fait comprendre. Ca m'aurait franchement étonné de la voir s'installer au comptoir et de commencer à discuter avec moi sur les résultats de championnat de baseball ou des décisions du gouvernement en matière de lutte contre le chômage. Nous ne sommes définitivement pas du même monde mais j'ignore qu'elle est le sien même si elle devine parfaitement de quoi est fait le mien.


Salut belle sœur. Ok, je te suis.

C'est dit à voix haute, un poil trop haute et c'est à dessein. Les regards vont vites dans ce genre d'endroit et si effectivement Caitlyn est une habituée, le fait d'énoncer un lien de famille clairement coupera court à toute pensée déplacée de la part des gérants ou rares clients lorsqu'un homme et une femme s'en viennent prendre un verre en toute intimité. Si il est une chose que je sais par contre à défaut de bien la connaître, c'est que le territorialisme des Elioth-de Lauro en matière d'amour n'est plus à démontrer.

Je pousserais pas la galanterie jusqu'à lui choisir et présenter un siège mais je la laisse choisir la place et j’attends qu'elle s'installe avant de faire de même. Par réflexe alors qu'Annie passe prendre sa commande je reprend la même commande étant de toute façon extrêmement tolérant à l'alcool. De ma veste, j’extrais mon paquet de cigarette et mon zippo que je pose sur le coté de mon précédent verre par automatisme alors qu'elle entame sa conversation je pose mes doigts sur le paquet avant d'en extraire une cigarette et de croiser son regard posé sur ma main comme en attente. Je soupire en repoussant le tube dans son habitacle.


Ah ouais c'est vrai...les ailes poumons....une vie saine dans un corps sain, hein ? L'abricot c'est pour les 7 fruits et légumes chaque jour du coup ? Je m'adonnerais a la sucette au Cancer plus tard, message reçu...

Je lui adresse un demi sourire amusé avant de piocher un cure dent dans le pot sur la table et de le visser au coin des lèvres

On fait aller. J'ai vendu une mustang shelby 1970 un bon prix que j'ai retapé durant cinq mois...et j’attends de récupérer une Chevrolet Impala 67... mais y'a un taff de dingue à faire dessus, j'ai quelque Ford, dont une Torino sous le coude....ça m'occupe...on peut pas dire que je croule sous la clientèle vu où je suis mais la vie est...d'un calme appréciable et les étoiles la nuit brillent bien plus que sous les lumières d'un San Francisco ou d'un New York.
Tu sais, moi, une radio qui crache un rock et une bière, posé tranquille sur un siège a bascule à regarder le désert...ca suffit à mon bonheur.
T'inquiète pas pour le petit monstre, je ne lui foutrais pas les mains dans le cambouis. Je crois qu'elle a besoin d'un break de quelques jours....je la connais assez pour savoir qu'elle doit bouillir intérieurement mais qu'elle est bien trop fière pour laisser ça sortir .
Ça tombe bien, dans le désert personne t'entend hurler ni pleurer....


Je fais une pose alors qu'Annie dépose nos consommations et je poursuis.


- Et toi ? Comment tu gères ça ? Bleeker a vraiment fait du dégât...Ca doit tanguer dur à l'Institut,le gouvernement semble vouloir mettre Charles et les X men au pas, non ?

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Ma loyauté va à Magneto parce qu’il a compris plus vite que les X men que ce monde nous est hostile et que les armes menant à notre destruction sont déjà rougies sous le marteau des forges, il s’érige en dernier rempart d’une espèce. Il défend les siens par la seule option qu’on puisse choisir face à l’oppression : la violence et la légitimité de son usage. Mais si un jour il en vient, une fois la tempête passée à s’imposer comme une sorte de Dieu régnant sur les vainqueurs et les vaincus au nom d’une dictature « nécessaire », alors il m’aura comme ennemi, implacable et infatigable. Mon idéal va à une cause, surement pas un homme. Mon idéal, c'est la liberté. Ma cause, c'est notre survie.
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MessageSujet: Re: Histoire de famille ( Amy) Irish Starlight, fin octobre 2014   Lun 5 Jan - 18:13

- Salut belle sœur. Ok, je te suis.

Sobre, concis, efficace, peut-être un peu trop fort mais je ne m’y attarde pas ; sans doute n’est-il plus habitué aux bruits de la ville considérant son environnement calme. Il s’installe après moi et avec bien plus de mesure, puis reprend de l’alcool alors qu’Annie passe rapidement ; l’un des avantages d’êtres des personnes « connues » dans ces lieux où les amis des amis sont des amis. Puis alors que je tâche d’enlever ma veste pour être aussi à l’aise qu’une chemise le permet il sort un paquet de clopes et un briquet pour les déposer sur la table et entreprendre de fumer, s’arrêtant lorsqu’il me regarde.

Ah ouais ? C’est vrai ? Je le regarde quelques instants en attendant la suite de ses paroles parce que sur le coup je ne sais pas ce que j’ai fait mais ce n’est pas pour son plaisir. Les ailes poumons ? Oh, les ailes-poumons régénèrent, sinon cela ferait bien longtemps que la pollution ambiante leur aurait déclenché un cancer mortel. C’est plus les sens améliorés qui craignent, à dire vrai. Mais oui, une vie saine dans un corps sain ; je dirais même un esprit sain dans un corps sain, même si selon le point de vue je n’y suis absolument pas. Génie et athlète, c’est déjà très bien. Mais le geste me fait sourire par sa gentillesse désintéressée, même s’il ne le ressent pas forcément comme tel.

L’abricot c’est pour les cinq fruits et légumes par jour, voici qui m’amuse par son double sens même si je m’en défendrai comme d’habitude.

- Je m'adonnerais a la sucette au Cancer plus tard, message reçu…

- Merci de l’attention et, non, l’abricot était mon fruit préféré avant que je ne me découvre lesbienne.

Il fait aller, comme la majeure partie des gens je pense ; il vient de vendre une voiture, le modèle ne me parle pas, à bon prix même si considérant le boulot dessus c’est à espérer. J’ignore comment il travaille mais si retaper une voiture lui prend autant de mois et qu’il les fait une par une, à moins de faire dans la collection il ne doit pas beaucoup gagner sa vie. Mais tant qu’il fait aller, cela va, c’est pareil pour tout le monde. Après visiblement le travail ne manque pas, une bonne chose, si l’occupation fait vivre et que la clientèle réduite y suffit, pourquoi chercher plus loin ? Le calme appréciable me fait sourire doucement, quant à la métaphore des étoiles… je ne les ais pas vues dissimulées sous les lumières de New York mais j’imagine aisément, la Terre brille un peu plus chaque année quand bien même ce n'est pas forcément ni utile ni une bonne chose. Après je ne m’embarquerai pas dans un discourt écolo, je n’en suis pas.

Une radio qui crache du rock, une bière, un siège et pas d’emmerdes ; il en faut peu pour être heureux, comme disait la chanson. C’est vrai, trouver le bonheur n’est pas des plus difficiles mais le faire subsister et le cultiver au milieu du reste c’est dur. Il a réduit le reste à un désert, cela l’aide plutôt.

Ne pas m’inquiéter pour le petit monstre ? Lorsque je n’aurai plus de raison de le faire j’arrêterai mais je ne pense pas que cela arrive demain et quant à lui foudre les mains dans le cambouis cela ne risque pas, le cambouis c’est sale. Un break de quelques jours, sans doute que cela lui ferait du bien oui, c’est préférable à la fête de famille chez les Oldfield où on fera déjà beaucoup jaser et où elle ne connait personne. Oui, elle bouille intérieurement mais ce n’est pas par fierté qu’elle conserve tout, je ne crois pas. Mais je me trompe sans doute, Kyle l’a côtoyée bien plus longtemps que moi après tout.

- Ça tombe bien, dans le désert personne t'entend hurler ni pleurer…

Je grimace et je me détourne ; c’est bien là mon problème. Imaginer Jade hurler et pleurer seule, sans personne, je ne veux pas, j’aimerai être là, j’aimerai pouvoir l’aider. Il faut apprendre à renoncer à certaines choses même s’il en devient difficile de savoir quand le faire ou non ; laisser l’initiative à l’autre, c’est le mieux en théorie mais la théorie et la pratique sont trop différentes. Après cela passe lorsqu’on cherche à faire aller, oui.

Je remercie avec un sourire Annie pour sa rapidité et son amabilité, puis me retourne vers Kyle alors qu’il me renvoie la balle. Quelques secondes pour renverser le Pago dans le verre prévu à cet effet et je prends une inspiration pour parler.

- Je ne suis pas autorisée à te parler des affaires des X, mais sinon je ne gère pas grand-chose. J’essaie et je verrais ce que ça donne. On a essayé de faire avancer les choses et de les clarifier niveau familial, du fait on sait qu’il y a des problèmes et que les autres ont la volonté d’aider à les résoudre mais ce n’est pas pour cela qu’on se confie. L’Institut n’est pas le meilleur lieu pour une famille, les dortoirs ne sont pas des chambres d’enfants et le pseudo-appartement n’a rien de familial, même si on fait au mieux avec. Et je passe le fait qu’Aislinn habite de l’autre côté de l’océan et que la légalité est aussi présente que la normalité chez nous.

Je marque une pause pour boire une gorge de mon jus de fruit, histoire de faire passer tout cela et la complexité qui va de pair afin de conclure plus simplement.

- On fait aller aussi, on construit notre foyer à notre vitesse ; c’est une question de temps et d’apprendre à trouver les limites. Nous avons toutes des traumas à vie, il faudra apprendre à vivre avec et à vivre ensemble. Ça prendra du temps mais je suis optimiste, on s’aime tant qu’on ne lâchera pas avant d’avoir réussi.

Je lui souri, convaincue, puis ne tarde pas à reprendre une gorgée d’abricot. Je crois en ce que j’ai dit, je ne cherche pas à m’en convaincre, je crains juste les difficultés et les douleurs qui jalonneront cette route. Les erreurs aussi, même si on m’en accorde le droit, je crains de tout faire capoter par maladresse ou mécompréhension.

- Je sais pas si Caitlyn ou Jade, ou Aislinn d’ailleurs, t’ont dit mais on voudrait faire construire. Une vraie maison. Faut juste trouver les sous et le temps pour ce faire même si l’un comme l’autre ne devrait poser de problème qu’à rendre légal. Après on y est pas encore mais c’est plutôt bien de réussir à conserver les projets malgré ce qui se passe. Tant de choses restent à faire, on n’en est qu’au début. Mais avoir quelque chose à l’horizon permet d’avancer et aide à tenir je pense, et c’est de ça dont on a le plus besoin.

La maison est-elle plus un moyen ou une fin ? Je dirais le premier à présent, la finalité que j’y vois étant de nous réunir dans une intimité un peu plus grande que celle que nous avons déjà ; contribuer au foyer, en sommes. Mais elle reste un horizon, nous avons déjà beaucoup à faire, avec Jade, avec Aislinn, avec Caitlyn ; nous en sommes aux fondations. Je me passe une main dans la chevelure et attends qu’il réponde, évitant de me lancer dans un monologue.

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Dernière édition par Amy de Lauro le Mar 20 Jan - 17:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Histoire de famille ( Amy) Irish Starlight, fin octobre 2014   Sam 17 Jan - 15:36

Construire. Ce n'est pas un concept qui m'est familier pour tout dire, j'ai cessé de détruire déjà, ce qui est potentiellement la première étape pour avancer vers l'autre. Mais le temps me file entre les doigts sans que je ne cherche réellement à le retenir. J'évite de penser à ma vie, à la tournure qu'elle aurait pu prendre su j'avais pris d'autres routes, fait d'autres choix. Le regret n'est pas réellement neutre, il mène souvent au remord qui lui est destructeur. Je considère que les choses, celles que nous attendons, sont déjà passées et qu'elles ne sont reproduiront plus. Je ne suis pas vieux en nombre d'année mais déjà en nombre d'heures, et le poids pèse sur l’âme et me rend cynique, j'en ai conscience, j'essaye de ne plus encombrer ceux qui croisent encore ma route avec mes accès d'humeur qui de toute façon n'apporte plus rien dans un monde qui est devenu désespérément sourd et aveugle.
Le bout du monde est suffisant lorsqu'on attend que le temps s'écoule en bricolant. Reste la famille, ce qui me tient au monde et quelques promesses que je leur ai faite il y a longtemps pour moi, à l'époque ou je consumais des vies idéalistes qui n'étaient pas mienne et que je songeais avec des terme comme « pertes raisonnables » ou « sacrifice inévitables ».
Qu'avons nous changé au fond ? Rien.Tout s'écroule, les choses sont prévisibles à qui sait les voir.
Qu'ais je changé au fond ? Le monde va toujours plus mal, il demande toujours plus de héros ou de coupables, il s’étourdit sous la musique alors que le navire sombre, et j'ai choisi de planter ma tente dans le désert, avec un pack de bière et un putain de sourire ironique vissé au coin des lèvres. C'est à ça que je me suis réduit mais c'est volontaire, c'était le seul moyen de « briser » la lame.
J'ai perdu un peu le fil de sa conversation dans quelques souvenirs lointain, resserrant l’étreinte des doigts sur la fraîcheur de mon verre, son silence me raccroche au monde me faisant relever le regard vers elle et l'observer quelques instants.
C'est une belle femme avec un regard qui brille d'intelligence et d'une pointe de quelque chose de moins facile à percevoir, des restes d'enfance et d'adolescence savamment camouflé derrière un self contrôle impeccable. C'est toujours un mystère pour moi qu'une fille semblant si complexe et surtout si intelligente puisse s'être amourachée de Caitlyn qui lui est si différente. Des choses m'échappent, des choses qu'elles partagent sans doutes exclusivement entre elles.
Elle doit sûrement comprendre que le regard que je lui porte à l'instant est remplit d'intrigue à son égard, cette belle sœur si mystérieuse que je ne comprend pas. Je finis par en sourire d'amusement.

Excuses moi de te dévisager, Amy. C'est juste que nous avons rarement l'occasion de nous retrouver seuls en tête à tête, tu n'es pas à proprement parlé le beau frère que j'avais imaginé... La réciproque est sans doute du même ordre...
C'est bien de vouloir s'installer...Une maison où réunir la famille c'est cool, je voudrais aider mais à part vous bricoler une voiture qui a du style...je ne suis pas charpentier...
Je ne vous remercierais jamais assez pour Jade, ce qui se passe à l'Institut et avec vous, c'est sa chance, vraiment. Tout comme Kaede je ne voulais pas qu'elle se politise et radicalise...Xavier pouvait faire beaucoup pour elles. Jade a toujours été une victime ,elle a toujours eu bon fond, elle s'est perdue...c'est tout. Elle pensait etre libre de ses choix en restant à mes cotés, ce n'était pas vrai, elle ne cherchait qu'à imiter et se convaincre qu'elle n'avait aucunes perspectives...Sa « mort » doit l'avoir plongé dans un océan de réflexions...c'est maintenant qu'elle va faire ses « vrais » choix, je pense. Mais je n'ai pas peur, vous êtes ses mères, vous ne la laisserez pas se perdre à nouveau.
Du moment que vous n'en faites pas une lesbienne...Tiens je l'entend moins parler son hybride chat au fait ? Ne perdons pas de vue que c'est une ado perturbée par ses hormones..

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Ma loyauté va à Magneto parce qu’il a compris plus vite que les X men que ce monde nous est hostile et que les armes menant à notre destruction sont déjà rougies sous le marteau des forges, il s’érige en dernier rempart d’une espèce. Il défend les siens par la seule option qu’on puisse choisir face à l’oppression : la violence et la légitimité de son usage. Mais si un jour il en vient, une fois la tempête passée à s’imposer comme une sorte de Dieu régnant sur les vainqueurs et les vaincus au nom d’une dictature « nécessaire », alors il m’aura comme ennemi, implacable et infatigable. Mon idéal va à une cause, surement pas un homme. Mon idéal, c'est la liberté. Ma cause, c'est notre survie.
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MessageSujet: Re: Histoire de famille ( Amy) Irish Starlight, fin octobre 2014   Mar 20 Jan - 18:29

Le silence, ou ce qui s’en rapproche le plus dans un lieu comme un bar de Manhattan, c’est peut-être ce qu’appelait mon discourt. Il n'y a pas grand-chose à y répondre, c’est vrai, à part les formules classiques de contentement pour l’autre et d’encouragements ; cela fait toujours plaisir mais est banal, finalement. Hors Kyle Kenneth n’est pas quelqu’un de banal et alors même que je lui parle il est ailleurs. Je ne le pense pas au-delà comme certaines de mes connaissances, non, mais il a sans doute trop vu et trop fait pour que les considérations d’une jeune personne comme moi trouvent plus qu’un écho chez lui. Expérience ou désillusion ? Je crains que les deux ne fassent paires. Nous ne nous connaissons pas, Kyle, pas plus que ce que l’un laisse voir à l’autre et réciproquement et ce malgré jugements et évaluations. Ta curiosité me semble néanmoins plus positive que la plupart de tes autres ressentis dans ce qu’elle te déclenche.

- Excuses moi de te dévisager, – il n’y a pas de mal, chacun sa vitesse d’analyse – Amy. C'est juste que nous avons rarement l'occasion de nous retrouver seuls en tête à tête, – c’est la première fois – tu n'es pas à proprement parlé le beau frère – oui, merci de le constater, et que cela ne t’en déplaise – que j'avais imaginé… – ce qui est légèrement gênant, je dois avouer, même si j’assume parfaitement – La réciproque est sans doute du même ordre…

Je lève les sourcils et plisse les lèvres mais ne réponds rien ; je ne m’étais jamais rien imaginé à ce niveau-là, donc il n’y a ni déception ni contentement. Le beau-frère est un concept que Caitlyn m’a apprit tout comme elle tâche de m’apprendre celui de famille ; je vous considérerai toujours comme vous le voulez, frère ou beau-frère, sœur, belle-sœur ou meilleure amie. Ce sont des titres, c’est ce qu’il y a derrière qui m’importe.

L’installation, c’est une étape. Sans faire ma psychologue je comprends la progression par étape tout autant que je vois à quel point nous ne sommes pas douées pour l’accomplir, moi plus que les autres d’ailleurs. Construire ce fait brique par brique, étape par étape, en théorie ; inutile de repréciser mon avis là-dessus.

Aider, voilà qui me fait sourire ; ça fait toujours plaisir, la bienveillance d’autrui. Bricoler une voiture qui a du style, je dirais bien que je suis intéressée mais je crains fort que Caitlyn ne me laisse pas toucher au volant donc ça sera entre Kenneth qu’il faudra voir. Quant à la charpenterie… vu l’endroit où l’on se trouve il est probable que la construire ne suive pas beaucoup les étapes habituelles ; ou plutôt qu’elles soient traitées différemment. Mais bon, c’est hors sujet.

Je pose mon verre, cale les coudes sur le rebord de la table et pose mes index en révolver sur ma bouche lorsqu’il en arrive aux remerciements, lorsqu’il en arrive à Jade. Cette attention est perçante et bien plus concentrée même si mes yeux n’arrêtent pas leurs mouvements, rapides et répétitifs; malgré les artifices, je n’aurais jamais le regard aussi intense que celui de mon aimée mais le miens a ses particularités aussi, principalement sur la vitesse. L’Institut et notre famille comme la chance de Jade, sans doute. Je l’espère pour tout dire. J’ai fait tout ce que j’ai pu pour Kaede et elle vole de ses propres ailes à présent, cela reste à faire pour Jade mais la relation est différente et malheureusement l’aider est plus difficile encore. Xavier a fait beaucoup pour elles, pour nous toutes, même si personne ne lui a jamais rendu crédit de ses actes. Jade a toujours été une victime, tout comme Kaede, tout comme Caitlyn ; les victimes forment un merveilleux terreau pour toutes sortes de choses malheureusement. Elle a bon fond, elles ont toutes bon fond, et elles se sont toutes perdues oui ; mais faire ressortir le fond et le maintenir en surface est un travail quotidien, pour qu’elles ne se perdent pas à nouveau. Y arrivera-t-on ? Oui, je pense. Jade en a la volonté en tout cas.

La liberté de choix est une chose complexe, elle avait fait le choix de rester aux côtés de Kyle et en payait le prix, ce n’est pas plus compliqué que cela ; nous avons toutes nos mentors et nos idéals. Nous avons toutes un combat : que ce soit apprendre à vivre ou essayer qu’un maximum le puisse dans les meilleures conditions possibles. Néanmoins je suis d’accord qu’elle n’avait aucune perspective d’avenir du côté de la Confrérie, je n’ai jamais vu qui en avait à dire vrai. C’est sans doute le plus tragique pour ceux qui voudraient forger une nouvelle société. C’est hors juste également.

Sa mort l’a plongé dans un abîme de questions, je suis d’accord ; tout autant que ce soit à présent qu’elle fera les choix qui détermineront sa vie. Ça a été le cas pour la majorité des personnes que je connais, ça a été mon cas : c’est sous le traumatisme et la douleur qui l’on avance le mieux, puisqu’on ne peut supporter cet état trop longtemps. Elle a comprise la fragilité de son monde et cherchera à le construire et à le fortifier à présent. Comment ? Je n’en ai pas la moindre idée. Différemment  de Caitlyn et moi, cela c’est sur. Quand à ne pas la laisser se perdre à nouveau, c’est plus compliqué que cela et je brise ma pause en une grimace alors qu’une de mes mains se perd contre ma nuque.

- Du moment que vous n'en faites pas une lesbienne… – je contiens un rire qui ne m’empêche pas de me pencher en avant, sourire aux lèvres ; oui, lui est sérieux, moi ça m’amuse juste et me détend ce genre de sujet – Tiens je l'entend moins parler son hybride chat au fait ? Ne perdons pas de vue que c'est une ado perturbée par ses hormones…

- Ça vient sans doute du fait qu’elle est « HE-TE-RO » malgré que sa colloc’ soit son « âme sœur », ce qui « n’a rien de sexuel », dis-je simplement, continuant dans ma détente et attrapant à nouveau mon verre. Ne t’inquiète pas, je cite ses propres mots.

Je bois une gorgée sans perdre mon sourire.

- Elle sera ce qu’elle sera, je pense pas que ça puisse nous poser problème avec Caitlyn. Et toi, tu crains ne jamais être grand-oncle ?

Elle est osée celle-là. Mais c’est assez vrai, de toute façon. Après c’était pas forcément bon à dire.

- Maintenant avec Sanzo cela ne se passe pas au mieux, ils se fuient plus qu’autre chose et considérant qu’il y avait déjà des problèmes avant, l’accident, c’est possible que ça ne tienne pas. Ce genre de choses peut soit renforcer un couple soit le détruire et Jade n’a jamais eu l’entrainement dont on a bénéficiées avec Caitlyn.

Mine de rien il nous a beaucoup aidé, quoi qu’on ait pu lui reprocher ;  Jubilee et le Prof X ont bien fait leur travail, je ne pense pas que j’aurai tenu le dixième de ce qui nous est arrivé s’ils ne m’avaient pas apprise à dépasser mes limites et à ne jamais abandonner. Après, cela a un contrecoup dans la vie quotidienne et dans mes relations, à chaque chose malheur et bon.

- Tu sais, quant tu me dis des choses comme « dans le désert, personne ne t’entend hurler ni pleurer » ça ne me rassure pas. Je peux comprendre leur besoin de solitude, c’est typiquement masculin mais je n’ai pas étudiée la psychologie pour rien. Ça ne me plait vraiment pas, mais je peux le comprendre, intellectuellement parlant. Enfin Bref, je ne veux pas qu’elle se perde à nouveau, ça non, mais si je ne suis pas là je ne peux rien pour elle. Elle ne s’est pas ouverte sur ce qui c’est passé, sur toutes ces questions qui la tourmentent…

Je prends une inspiration malaisée et détourne le regard, d’abord vers le monde puis vers mon verre, inspirant à nouveau avant de reprendre.

- Je suis douée pour décrypter les gens mais lorsqu’il y a des enjeux affectifs je suis pire qu’une aveugle.

J’aime à croire qu’on ne peut pas me mentir ; ce n’est pas vrai. Je me laisse berner et refuse de voir tant de chose que même lorsqu’ils ne le veulent pas, mes proches me mentent. Je m’illusionne sur eux et pour eux, ce n’est pas nouveau ; j’ai des œillères et elles sont tout aussi efficaces que ma vision. Doucement, un peu plus sombrement même, je porte une fois de plus mon verre à ma bouche. S’en sera la dernière fois, même : j’ai beau chercher à boire doucement, j’ai une sacrée descente. Elle m’a déjà joués des tours d’ailleurs.

Je repose le verre et enroule mes deux mains autour, fixant à nouveau Kyle. Ma mâchoire est serrée et ma respiration calme. Je reste plusieurs secondes ainsi puis rompt la pause, m’adossant et ramenant le plat de mes mains sur le bord de la table.

- Je ne peux pas te promettre que je l’empêcherai de se perdre. Mais je n’ai pas besoin de le faire sur le fait que j’essaierai toujours de la faire se retrouver si elle se perd. Néanmoins tu connais mieux que moi les chemins sur lesquels elle peut se perdre, alors je te remercie de ta confiance mais tâche d’agir aussi, pour elle. Quoi qu’on puisse en dire tu es ce qui me semble être le plus proche d’un père pour elle, tu auras à agir également.

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MessageSujet: Re: Histoire de famille ( Amy) Irish Starlight, fin octobre 2014   Sam 24 Jan - 8:19



Construire est bien plus difficile que de détruire, une vérité encore plus marquante lorsqu'on est en couple. Je n'ai que des expériences désastreuses dans le domaine, je n'ai pas su retenir le sable d'entre mes doigts parce que je n'ai pas voulu mettre ma liberté en bouteille et je n'ai finit par ne sélectionner que des partenaires qui vivaient en ce sens. Je ne pense pas que la différence sépare, au contraire, elle cimente un couple, elle fait aimer chez l'autre ces autres points de vue qui ne sont pas notre. La différence ouvre l'esprit, toujours. Est-ce le secret de l'amour qui soude Amy et Cait, si différentes et si en besoin l'une de l'autre ? Est-ce pour cela que ma relation avec Louise était vouée à l’échec comme ce qui l'en adviendra de celle avec Jubilée ? Nous finissons par tellement nous ressembler que nous tombons dans nos mêmes travers.
Nous sommes au fond les seuls à fuir notre avenir, nous qui le prônons aux autres.
Mais comme souvent, dire est plus faciles que d'appliquer soi même, nous ne sommes que des humains perdu sur un point quelconque de l'univers, dans un système solaire si solitaire qu'il finit par se gausser d’égocentrisme. L'humilité du simple ne vaut jamais une étoile.
Jade consumera son premier amour, elle se relèvera et ira de l'avant parce que tout autour de son univers, d'autres étoiles amies y veilleront. Elle est peut être là notre réussite, notre satisfaction.Peut être qu'après tout, ça peut suffire.

Il y a de l'inquiétude dans ses propos, l'inquiétude d'une mère pour sa fille et c'est perceptible. Après tout, d'après ce que je sais Amy est plus proche de Jade que Caitlyn, et Silent semble se construire par un modèle de mimétisme par rapport à elle. Mais aussi proche qu'elle soit, il est difficile de composer avec la psychologie de l'autre et Jade s'est forgée une carapace de déni assez impressionnante, elle déteste la sensiblerie même si elle refuse de comprendre qu'elle y est assujetti aussi, elle camoufle les choses comme elle le fait du monde grâce à sa mutation.
La suite me laisse un instant perplexe sur une vérité que je sais mais que je n'aime pas aborder car même si inévitablement, Jade est l'une de ces personnes pour qui je mourrais sans hésiter, mettre des mots sur ce sentiment me met mal à l'aise par excès de pudeur.
Ma sœur n'est pas ma sœur de chair, pas plus que ma fille ne l'est, le monde est injuste mais on ne le refait pas ; il ne restera que poussières et un peu de vent de ce qui fut mon passage, j'ai à l'accepter. C'est ainsi.
Je baisse le regard, embarrassé, le portant une fois de plus vers mon paquet de cigarettes et j'esquisse un de ces rares sourires solitaires que je délivre à mes proches.


Père....voilà un mot effrayant à entendre...même si je ne souhaite à personne d'avoir comme père le plus grand bâtard que la terre est pu porter, ce que je peux être...assurément. Je suis assez âgé pour savoir...pour savoir que je ne saurais pas être un père. J'aime être libre comme le vent, ne pas avoir d'autre responsabilité que celle de guider mes pas.Oui...ca serait mentir de nier que j'aime Jade comme ma fille mais...c'est à vous que je l'ai confié parce que je ne saurais pas être le père dont elle a besoin. Tu sais comment était John...ce qu'il nous a fait à Cait et moi...J'ai toujours vécu ...avec cette ombre au dessus de moi....cette ombre de devenir ce monstre. Ce que tu as fait avec Cait, comment tu l'as changé, Amy...ça tient du miracle, alors imaginez ce qu'à deux, vous pourrez faire pour Jade...même pour Aislinn.
Il y a eu tant de souffrance, de malheur dans cette famille....c'est à vous qu'il incombe de la tirer à la lumière, d’écrire son histoire, petites victoires après petites victoires..


Je me plonge à nouveau dans son regard vibrant avant se soupirer.


Si ca peut te rassurer, personne ne connaît aussi bien les déserts que moi. Elle pourrait s'y croire seule, elle ne le sera jamais.
Laisse lui le temps de revenir vers toi, de faire le point et d'évacuer. Jade n'est pas quelqu'un qui s’extériorise sur ce genre de choses. Elle a une infinité de secrets. Tu savais qu'elle dansait ? Qu'elle adorait chanter ? Ca reste une jeune fille comme les autres, même si elle se refuse à l'admettre...
Je veillerais sur elle, comme sur chacune d'entre vous. Vous êtes ma famille.
A ce propos.
...

D'un geste lent j'extrais de ma poche une carte postal pliée que je pose sur la table. Elle montre un paysage champêtre d'Irlande avec une écriture qu'Amy reconnaîtra comme celle de Cait mais qu'elle n'aura pourtant jamais véritablement écrit.
Le texte est simple est laconique «  20 novembre, ce matin j'ai eu une vision », le timbre indique la date de 2010 mais pour perdre la traçabilité, la lettre semble avoir été posté en Angletterre

- J'ai pensé que ca intéresserait, j'ai retrouvé cette carte dans une des planques de San Francisco dernièrement...Je l'avais reçu à l'époque de son exil forcé quand les hommes de Sinistre la traquait, c'est un simple code...Vision est gaélique, ca peut se dire Aislinn, ça indique qu'elle a accouché...Jade se lamenté que Aislinn ne connaisse pas sa date d'anniversaire....voilà qui peut servira défaut de chercher dans les registres paroissiaux d'Irlande toutes les Aislinn née en 2010...Je sais que ton frère lui a falsifié une nationalité Irlandaise mais bon...

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MessageSujet: Re: Histoire de famille ( Amy) Irish Starlight, fin octobre 2014   Lun 26 Jan - 21:24

Gêne, vraiment ? Peu surprenant, en fait : pudeur des sentiments, comme pour Jade. Il faut bien qu’elle « le tienne de quelqu’un ». La majorité en est prisonnière, je pense, nos proches et moi-même ne l’ont perdue qu’à côtoyer Caitlyn. C’est ainsi, elle change les gens, qu’elle le veuille ou non ; il y a toujours eue trop de distance entre elle et Kyle pour qu’elle le change, lui aussi. Mais même s’il n’en dit rien, il possède des réactions et des sentiments analogues j’en suis certaine. Et son sourire, c’est un signe de cela.

Un Père, c’est effrayant à entendre, c’est effrayant à avoir, c’est effrayant à être. Je ne généraliserai pas à parent car même si c’est vrai Père a également une notion bien différente chez les Kenneth. Mauvais Père, j’aimerai dire mais ils semblent tant dénigrer cette image, cette relation. Adrien et John ne sont pas pardonnés et il n’est pas à moi de dire s’ils sont pardonnables, j’ai pardonné à Ezéchiel comme à Sébastian pour ma part et c’est déjà beaucoup pour une Grigori.

Je ne comprends pas de suite que c’est lui-même que Kyle désigne comme le plus grand bâtard que la terre ait pu porter mais lorsque je le fais cela me surprend et m’attriste ; je ne dirais rien mais je devrais car sans connaitre Kyle j’ai des éléments de comparaisons qui, je l’espère, le ridiculise en long, en large et en travers. Et si jamais ce n’est pas le cas… alors je suis désolée. Désolée pour lui tout autant que désolée pour ce qu’on lui fera le jour où il montrera sa véritable nature.

- J'aime être libre comme le vent, ne pas avoir d'autre responsabilité que celle de guider mes pas. Oui… ca serait mentir de nier que j'aime Jade comme ma fille mais… c'est à vous que je l'ai confié parce que je ne saurais pas être le père dont elle a besoin.

Et c’est bien en cela que tu es un Père pour moi, Kyle ; non, tu n’es pas là mais tu aimes tout de même et confie ton enfant à des gens que tu estimes en te déclarant inapte à être ce dont elle à besoin. C’est la seule forme de Père que je connaisse, cette forme distante mais qui sera là au besoin, qui aime à distance mais donnerait tout s’il le fallait. Tu protèges ton enfant des autres, toi en premier lieu ; Ezéchiel pense comme cela aussi, même s’il préfère le mensonge et la tromperie. Tu n’as pas eu à nous tester et nous éprouver, tu ne t’es jamais vraiment tourné contre nous et a été maté ; c’est la vos seules différences en tant que Père, je pense. Je souris discrètement.

Oui, vous ressemblez à John en tant de points, tous les deux. Cette ombre en est un, sans doute le meilleur d’ailleurs : c’est bien elle qui vous tiendra hors de cela, hors de cette monstruosité, autant que possible. Oui, vous sombrerez, c’est une faiblesse, c’est une faille, c’est humain. Le regret vous poussera à réparer et à reconstruire. A améliorer comme à vous améliorer.

Ce que j’ai fait avec Caitlyn, cela me fait avoir un rire nerveux et un sourire en coin, le sourire du mépris,  puis j’écoute l’énoncée d’un miracle qui n’est pas mien en bougeant imperceptiblement la tête sur les côtés, à la négative. J’imagine ce qu’à deux on pourra faire, c’est l’une des choses qu’il me plait le plus à imaginer, mais j’essaie de ne plus m’emporter dans mes rêves. Ils resteront rêves à moins qu’on ne les accomplisse et c’est vers cela que je veux tendre. Pas avec un plan réfléchis mais avec la vigueur et l’espérance que nous devrions encore avoir, à nos âges. Nous la reconquérons, je pense. Je crois, oui.

- Il y a eu tant de souffrance, de malheur dans cette famille… c'est à vous qu'il incombe de la tirer à la lumière, d’écrire son histoire, petites victoires après petites victoires…

- Non, répons-je doucement, paisiblement, lui faisant face et lui rendant son regard. C’est à nous toute de le faire. Ensemble.

Personne ne connait aussi bien les déserts que Kyle, Jade pourrait s’y croire seule qu’elle ne le serait jamais ; s’y croire est suffisant pour ressentir. Qu’on reste à la distance nécessaire, je le comprends, mais qu’on soit là, je le veux. Lui, moi ou un autre qu’elle accepterait, cela ne m’importe tant qu’il y a quelqu’un.

Laisser le temps… à mon tour d’être gênée. Mon pouce joue sur mon verre. Laisser le temps n’est pas facile. Attendre, attendre que les choses se passent. C’est difficile, surtout lorsqu’on a l’impression que tout va lentement. Attendre sans se détourner, sans regarder au-delà, j’essaie, je fais ce que je peux pour essayer. Cela en vaut la peine, j’y crois et continuerai d’y croire pour une simple raison : je la connais. Je les connais. Je les connais dans leurs silences, quant bien même ils me déplaisent ; la réciproque doit être vraie, d’ailleurs. Les infinités de secrets… oui. Et il doit en être ainsi. Je le sais, je le comprends. J’apprends à faire avec. C’est… normal. Et on n’est pas douées pour l’être.

Non, je ne savais ni qu’elle dansait ni qu’elle adorait chanter ; ça n’est pas une jeune fille comme les autres, de par ses traumatismes oui mais aussi et surtout de par ses qualités et défauts. Elle n’a rien de « comme les autres » quant bien même c’est une jeune fille. Mais je comprends ce qu’il a voulu dire alors j’hoche simplement la tête.

- Je veillerais sur elle, comme sur chacune d'entre vous. Vous êtes ma famille.
A ce propos…


- Veiller sur elle, à distance, en sachant qu’il y a d’autres personnes pour être prêt d’elle, pour l’aimer comme tu l’aimes mais capable de s’amarrer à elle sans risquer de l’emporter dans leurs travers comme tu estimes que tu le ferais toi-même. Kyle, tu corresponds définitivement à ma définition du père ; ce n’est pas la bonne, sans doute, mais ce n’est pas une mauvaise cela je peux te l’assurer.

J’ai continué à parler alors qu’il agissait, profitant de sa lenteur pour arriver au bout de ma parole avant qu’il ne change de propos. Et je regarde le nouveau avec un peu de curiosité, pour ne pas dire beaucoup de curiosité, levant le nez et me penchant en avant. J’attends néanmoins qu’il ait fait glisser la carte postale sur la table et retirée sa main pour tendre la mienne et me saisir de l’objet. Le faisant tourner entre mes deux mains, je l’analyse en un instant. Le paysage m’est familier dans sa forme mais c’est l’écriture qui me fait réellement comprendre de quoi il s’agit : Caitlyn, non ma Caitlyn, mais la première Caitlyn. Une date, quelques mots, une explication qui m’est fort utile.

Bien sur que cela m’intéresse ! Outre ma curiosité naturelle, cela touche à Caitlyn et tout ce qui touche à Caitlyn m’intéresse, ne serait-ce que par territorialisme. Une planque de San Francisco, dernièrement ; qu’est-ce que cela signifie ? Reçue à l’époque d’un exil forcé parce que les hommes de main de l’éternel Adversaire la traquaient… je relève mon regard et il est bien plus froid qu’auparavant. Je ne dis rien et attends qu’il finisse mais mon visage parle pour moi, mélangeant impassibilité et intérêt. C’est une partie de sa vie dont Caitlyn ne se souvient plus mais elle n’en est pas moins importante.

- Vision est gaélique, ca peut se dire Aislinn, ça indique qu'elle a accouché…

Doucement, j’hoche une fois de plus la tête puis, brusquement, un petit sourire se dessine sur mes lèvres ; c’est un instant certes douloureux mais débouchant sur du bonheur. Jade se lament que Maybe ne connaisse pas sa date de naissance, oui, un comble pour une personne qui a eue une éternité pour savoir ; je la soutiens dans cette lamentation et regrette qu’elle-même ne puisse en faire autant. Mais je ne sais pas si je dois lui offrir ce savoir en cadeau ou si je dois lui faire cadeau d’une date symbolique. Dans un cas comme dans l’autre, je sais comment m’y prendre.

- La falsification est la spécialité de mon autre beau-frère, oui. Ce n’est cependant qu’un ersatz, parce qu’on ne peut pas faire mieux. Aislinn a peut-être un acte de naissance irlandais, oui, mais jamais elle ne pourra vivre avec de véritables papiers d’identité sans avoir le même genre d’épée de Damoclès que Rachel au-dessus de la tête. Pareil pour Jade. C’est triste, en tout cas ça m’attriste. Mais je pense qu’une date d’anniversaire importera beaucoup ; je n’ai jamais vu les anniversaires comme la célébration de l’an de plus, même si c’est ce qui est le plus flagrant. J’essaie, quant je fête un anniversaire, de rendre mémorable la naissance du concerné. Ce jour-là, il y a bien des années, a été le premier de sa vie et l’a vu ouvrir les yeux sur le monde : que cela en vaille la peine, que cela soit quelque chose d’heureux…

Regardant une dernière fois la carte, je la replie puis me tourne vers ma veste pour la glisser dans l’une des poches intérieures, puis ceci fait j’en reviens à Kyle avec le sourire.

- Merci, Kyle. Cela fera plaisir à beaucoup de monde. En plus, ce n’est pas passé ; on pourra le fêter. J’espère que tu en seras. Tu n’es toujours pas le bienvenu à l’Institution mais on ne le fêtera pas là-bas, je pense.

J’ai déjà des idées mais je vais attendre Caitlyn, et Jade aussi surement. Baissant le regard sur mon verre vide, je tache d’attendre que les idées aillent se ranger avec le reste en me demandant si je reprends ou non un autre verre. Je finis par relever les yeux vers Kyle, sans avoir prise de décision.

- Et toi ? Quelle est ta date d’anniversaire ? Avec le transport gratuit et instantané, on pourrait venir te faire une surprise dans ton désert. Vu ton amour du quotidien je suis sure que tu adorerais… mais c’est comme ça.

Je le regarde avec un sourire amusé et un regard de défi.

- Et ne t’avise pas de me mentir, je sais lire sur les visages. Je veux savoir la date et crois-moi, je l’aurai.

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MessageSujet: Re: Histoire de famille ( Amy) Irish Starlight, fin octobre 2014   Dim 8 Fév - 7:00


Je me fendis d'un sourire qui pouvait sembler encore jeune avant de replonger dans mon monde intérieur peuplé de souvenirs et de fantômes assez encombrant, images du passé au goût amer, déroulé sans gloire du temps qui passe toujours et encore inexorablement. Ce n'est pas de la nostalgie, c'est une sorte de fatalisme familier.

Je reste persuadé que ce ne sont pas les dates qui font la vieillesse d'un cœur.
Je ne fête pas ce genre de chose même si je comprend que d'autres y accordent une importance. J'ai plutot comme coutume pitoyable de noyer le jour dans l'alcool parce qu'il me rappelle que chaque fois, je suis forcé de me dire que j'attends toujours une chose....une chose qui n'arrivera pas, enfin je devrais dire qui n'est pas encore arrivé...trouver une raison, un sens...à tout ça, ma présence en ce monde, ma vie. Je reste persuadé qu'on peut chercher sa place toute sa vie sans la trouver, j'en suis persuadé depuis que je suis gamin. De ce fait, chaque remise à zero annuel me renvoie à cet échec. Je n'ai pas trouvé ce que je cherchais....et pourtant je dévore le bitume.Pour étancher ta curiosité, le 10 mars...


Je fis une pause un instant, jouant nerveusement avec mon briquet.

L'esprit voyageur....c'est marrant, je dois tenir ça de ma mère Jessie, elle est allé dans ashram à Katmandou tu imagines ? Hippy jusqu'au bout des ongles...C'était une rêveuse inconditionnelle gavée au Pink Floyd et Beattles....Je n'ai jamais compris comment elle s'est attaché à John...je suppose que le cœur à ses raisons. John a changé au fil du temps....je me souviens d'un temps où nous étions une famille avant toutes ces merdes. Cait avait un rire si pur...il traversait les murs et lézardait la misère. je n'oublierais jamais le jour où je l'ai vu à l’aéroport derrière les agents de l'immigration...du haut de ses 5 ans, perdue et effarée par tout ce qu'elle voyait, jetant de grands yeux verts apeurés sur ce monde qu'elle ne connaissait pas, arrachée à ses parents et son Irlande. Elle ne parlait pas au début, la première fois qu'on a entendu sa voix c'est lorsqu'on l'a emmené voir l'océan, elle regardait les vagues et nous a dit «  c'est la même eau ? » Je suppose qu'elle parlait de l'Irlande, alors on lui a menti...mais ca l'a rendu heureuse...tu sais....Je n'aurais pas voulu d'autre sœur qu'elle....elle a ce don...ce don d’éveiller ce qu'il y a de meilleur en chacun d'entre nous...

Je posais mon regard sur la vitre de café regardant les gens qui passent dans la rue.

Tu reprendras quelque chose ?

Attendant la réponse, je commandais un simple café noir à défaut d'un alcool fort et la laissait décider ou non de ce qu'elle souhaitait prendre.

- Ce que je sais....C'est qu'elle est heureuse avec toi et qu'elle t'aime sincèrement, elle n'aurait pas ete capable de traverser tant de choses et de construire tant de ses rêves si ce n’était pas le cas. Vous avez su créer quelque chose d'unique et précieux, protégez le, même de vous. L'amour...il est volatile, Si j'avais eu plus de couilles j'aurais su trouver les mots pour retenir Jubilée au lieu de lui dire que je l'attendrais. Maintenant, elle court le monde parce qu'elle est persuadée que c'est son rôle, elle a fait le choix du devoir, le choix de lui sacrifier son temps et pourtant...et pourtant je l'aime à en creuver. Mais l'amour se joue à deux, toujours. Vous avez su prendre les bonnes décisions, il faudra continuer main dans la main...Aucun idéal ne vaut le coup pour qu'on lui sacrifie une possibilité de bonheur.

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Ma loyauté va à Magneto parce qu’il a compris plus vite que les X men que ce monde nous est hostile et que les armes menant à notre destruction sont déjà rougies sous le marteau des forges, il s’érige en dernier rempart d’une espèce. Il défend les siens par la seule option qu’on puisse choisir face à l’oppression : la violence et la légitimité de son usage. Mais si un jour il en vient, une fois la tempête passée à s’imposer comme une sorte de Dieu régnant sur les vainqueurs et les vaincus au nom d’une dictature « nécessaire », alors il m’aura comme ennemi, implacable et infatigable. Mon idéal va à une cause, surement pas un homme. Mon idéal, c'est la liberté. Ma cause, c'est notre survie.
K.K
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Histoire de famille ( Amy) Irish Starlight, fin octobre 2014
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