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 Give hopes until lose it {Concernés}

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Echo
X-Men Oméga
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MessageSujet: Give hopes until lose it {Concernés}   Mer 31 Déc - 17:44

Lundi 29 Septembre – 09 : 14 P.M.
Les gens soufflaient le chaud comme ils soufflaient le froid et ce pour chaque individu ; elle n’était pas différente, elle le savait. Ce qu’elle ignorait en revanche c’était quoi en faire. Ce qu’elle espérait juste ? Il n’y avait pas de justice, loin de là. Ce qu’elle décidait ? Elle était incapable de tenir ses promesses, à elle comme aux autres. Elle était fatiguée, à nouveau. Fatiguée de tout cela.

Une fois Bleecker Street quitté, elle s’était rendue à l’hôpital le plus proche, arrivant peu avant les secours qu’elle avait pourtant suivis. Vu le nombre de personnes, elle avait pensé n’avoir beaucoup de temps à prendre pour faire ce qu’elle avait à faire. Qu’était-ce ? Ce que lui disait son cœur, dans les limites du raisonnable considérant qu’il aspirait de plus en plus à la solitude à défaut de savoir faire le vide. Elle avait stabilisées un certain nombre de personnes dans la station, pour qu’ils ne meurent pas en route, et s’en revenait à eux pour faire similaire chose à ce que les étudiants recevraient à l’Institution : la guérison. Non, elle ne les guérirait pas de toutes plaies pour que cette journée n’ait jamais existée sur leurs corps mais elle guérirait ces derniers de ce que les médecins ne pourraient, eux, faire. Les blessures graves seraient régénérées ou suffisamment réparées pour que leurs propriétaires puissent reprendre la vie malgré les marques, tout comme ils le feraient malgré le traumatisme. Néanmoins elle n’avait pas prévue qu’à apporter la santé dans un lieu où l’on traitait les malades, nombre d’entre eux viendraient la quérir.

A nouveau, elle n’était plus crainte. A nouveau, on avait besoin d’elle. Pas une personne, une icône, une fonction. Cela lui donnait l’impression qu’on enterrait des petits bouts d’elle-même sous une statue de la partie où les autres pouvaient se servir ; elle n’avait pourtant pas donné son corps à dévorer comme l’Ostie, mais les gens n’avaient pas besoin de demander pour le faire de son âme. Elle avait montrée pouvoir faire une chose, on l’avait rejetée pour cela ou alors on avait voulut qu’elle le fasse pour nous, il n’y avait pas d’entre deux. Ou l’on refusait de l’approcher pour ce qu’elle pouvait faire ou l’on occultait ce qu’elle était derrière cela… triste, épuisant.

Rachel ne voulait pas rentrer à l’Institut, pas encore. Elle aurait besoin de temps pour faire face à ces visages connus et parfois chéris face à qui elle avait, une fois de plus, échoué. Echoué à les protéger, échoué à les laisser partir. Les choses avaient-elles tant changées depuis qu’elle était arrivée ici ? Elle aurait besoin de temps, comme toujours, pour faire face à sa solitude et à elle-même.  Elle accomplissait sa tâche puis elle disparaissait pour en souffrir, ce n’était pas incohérent vis-à-vis de ce qu’elle savait du Phénix. Sauveur ou destructeur, question de point de vue, sauveur par la destruction. Ne risquait-elle pas de détruire à chercher à ainsi sauver ? Se détruire, c’était possible.

Elle aurait du dire non, sans doute, elle aurait du poser ses limites plus bas encore et ne pas chercher à venir, à se préoccuper des choses au-delà de ce que les X-Men faisaient. Personne pour le lui dire aujourd’hui, même si Ororo l’avait déjà fait par le passé : à se préoccuper des malheurs du monde on n’en avait jamais fini. Rachel était venue aider les blessés de Bleecker Street mais face à cela les proches des autres blessés ou malades avaient osé demander son aide, lorsqu’ils n’avaient pas crachée sur sa mutation. Pour la plupart, qu’elle soit mutante importait moins qu’elle puisse leur être utile. Pour la quasi-totalité, qu’elle soit humaine n’importait pas du tout.

Elle avait soignées d’autres personnes que ceux pour lesquels elle était venue, elle avait cédé à certaines demandes et avait donc du le faire à toutes. Après tout, pourquoi la vie d’un enfant atteint d’un cancer vaudrait mieux que celle d’un père de famille souffrant de cette même maladie ? Et pourquoi… il y avait toujours quelqu’un pour défendre le cas d’un malade, il y avait toujours un proche pour souffrir et faire s’apitoyer. Elle n’aurait pas du être franche, elle n’aurait pas du préciser qu’elle pouvait tout soigner, cela n’était pas tombé dans l’oreille de sourds et ils s’étaient vite fait passer le mot, trop vite. Elle était fatiguée mais c’était moins grave que ce qu’avaient ces gens pour qui on venait la voir, n’est-ce pas ?

Elle avait repoussées les avances et les demandes de plusieurs autres David Collin, des journalistes cherchant leur exclusivité indifféremment du reste des événements, comme des vautours voulant le foie de la carcasse. Elle n’avait toujours rien à leur dire et était occupée, point barre. Que d’autres victimes se fassent interviewer pour profiter de leur malheur afin de passer à la télé l’aberrait mais c’était là leur choix tout comme elle faisait les siens. Qu’on interprète comme on voulait ce refus, ses actions parleraient pour elle tout autant que les leurs le faisaient pour eux. Elle n’avait pas été jusqu’à pulvériser leurs appareils malgré l’envie, tâchant juste de ne pas rester à leur portée trop longtemps et évitant de trainer dans les rues, du fait, volant d’un lieu à l’autre.

Elle ne savait même plus dans quel hôpital elle était, elle savait juste qu’elle en avait déjà fait un et qu’il lui en resterait sans doute plusieurs autres. Comment les trouver ? En demandant, tout simplement. C’était plus facile d’obtenir des informations que des services de toute façon, les gens étant bien plus prêt à prendre qu’à donner et très peu semblaient faire plus que se considérer comme redevables. Sa vision de la nature humaine en prenait un coup ce soir, sans doute aidée par la fatigue et la lassitude. Apportait-elle l’espoir et un message de paix comme elle aimait à le croire ou était-elle un simple instrument à usage unique qui aurait été jeté d’ici à ce que la nuit passe. La gratitude des uns semblait toujours moins sincère que la haine des autres, mais peut-être se faisait-elle des idées.

Elle arriva à une nouvelle chambre, accompagnée d’un infirmier chargé de lui faire le guide jusqu’à ceux qui l’intéressait tout en lui faisant un simili de morale à coup de questions rhétoriques osées sur les responsabilités qu’impliquaient un grand pouvoir, chose à laquelle elle préférait ne pas relever car ses responsabilités allaient à l’univers non au genre humain qui, contrairement à ce que son égocentrisme égoïste conduisait à penser, n’avait aucune espèce d’importance. C’était la première chambre où personne ne vint l’arrêter pour lui demander d’entrer et comme toute anormalité elle attira sa surprise, et du fait son attention.

Il y avait une jeune femme, d’à peu près son âge et plus grande comme plus lourde, mutante elle aussi mais d’une mutation physique. Hybride, Rachel n’avait pas beaucoup de considération pour les capacités des hybrides mais d’un autre côté elle n’avait pas beaucoup de considération pour les capacités mutantes en générale, pas par mépris mais par désintérêt : la mutation ne faisait pas l’être, quand bien même elle en faisait partie. Dommage que si peu le comprennent.

Cheveux roux et bouclés, maintenus courts pour faciliter l’entretient par les aides soignants, et des tatouages un peu partout, elle était typiquement le genre de personne à essayer d’être remarquable. Pourtant elle était là, dans un lit, dans le coma. Qui était-elle ? Maeva Neera Hunter, une agente du BAM dans le coma depuis plusieurs années maintenant ; une BAMeuse, sans doute les gens que l’Echo avait le plus énervés aujourd’hui puisqu’elle n’estimait pas avoir à en répondre devant eux. Ça ne serait sans doute pas aussi simple que cela mais peut-être que leur ramener une des leurs suffirait à marquer quelques points auprès d’eux. De toute façon Rachel n’était plus à cela prêt. Il y avait sans doute des gens pour l’aimer aussi, cette personne, restaient à savoir s’ils viendraient pour elle. Cela ne la concernait pas car, comme cette soirée l’avait démontrée, elle ne serait que l’instrument du retour de la comateuse, rien de plus.

Doucement, l’X-Woman posa sa main sur le large front de l’autre jeune femme, ses doigts touchant la peau là où sa paume n’entra qu’en contact avec le tissu de sa mitaine rouge, puis elle ferma les yeux. Deux ans et demi de coma, suite à un accident de la route, et pourtant cette qui se faisait appeler « Griffe » laissait espérer ses médecins d’un réveil prochain. Rachel lui tendit la main à elle aussi, s’en allant dans son inconscient pour la ramener à la conscience.

_________________
Phénix

"Des monstres ont fait de moi un monstre,
Des divinités ont fait de moi une divinité,
Seuls les humains peuvent faire de moi une humaine."






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