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 Petite discussion d'introduction. (PV Ninon)

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MessageSujet: Petite discussion d'introduction. (PV Ninon)   Mar 18 Nov - 21:56

Mercredi 3 septembre, Commissariat de New-York.

« Hey Drakôn ! Va voir dans ton bureau je t'ai laissé un dossier ca devrait te plaire »

Les yeux encore plein du sommeil de la nuit je me rend à mon nouveau bureau au radar. Perkins est sympa mais le matin il parle trop fort. Je me sert un café et pousse la porte transparente ou trône en lettre d'or le mot « lieutenant ». Je m'affale dans le fauteuil trop dur pour mon dos et sirote le café trop froid et trop fort avec une légère grimace. Je saisi le mince dossier et l'ouvre d'une seule main. Je fronce les sourcils et pose ma tasse avant de prendre une attitude un peu plus digne de ma fonction. Ce n'est ni un meurtre, ni un cambriolage ni rien de cela, le seul problème est qu'un type bizarre c'est fait tiré une balle dans le torse et c'est enfui de l’hôpital. Seul témoin sur les lieux une jeune femme Française résidant à l'institut Xavier nommé Ninon Lenoir. Je soupire et sort une cigarette avant de reprendre une gorgée de café.

Consciencieusement je commence à lire d'un œil plus attentif le dossier. Le type en question s'appel Erl Linden, Allemand, également résidant à l'institut Xavier. Aucun passif criminel connu et aucune photo disponible à part sa photo d'identité. Il est professeur à cette même institut. Voila pourquoi Perkins a pensé que ca pourrait me plaire c'est un Allemand mais combien de fois faudra t'il répéter que je suis Russe. Le dossier dit qu'il est né à Munich en 1973 à Munich de Rosa Polska et Hans Linden habitant de Francfort. La porte s'ouvre et Perkins me précise que la jeune Ninon est sensé arrivé à 9h30 pour être interroger de façon tout à fait cordiale par moi même. Je regarde ma montre, j'ai encore une bonne heure et je me décide à appelé ces Linden à Francfort, je décroche le téléphone et une voix endormie me répond. Merde le décalage horaire !

La conversation dura très peu de temps et je laissait retomber le combiné sur sa base. Voila qui était intéressant. Erl Linden était bien né à Munich le 23 janvier 1973 à 4h24 du matin, il était mort dans cette même ville de Munich le 23 Janvier 1973 à 4h27. Je fit craquer ma nuque et récupérait les résultats des différentes analyse. On avait très bien opéré Erl. La balle l'avait traversé de part en part et les toubib avait du lui ôté un bout de cartilage qui menacait de se ficher dans le poumon, trouvait les marques sur son corps bizarre on avait fait des analyses sanguines et également d'autres analyses sur ce petit bout d'os et de cartilage. Après la lecture de cette feuille je me laissait tomber au fond de mon fauteuil ma cigarette toujours au bec. Ce mec était un mutant, un vrai de vrai comme on n'en faisait plus. Maintenant je savais pourquoi on m'avait filé cette affaire. Alors pourquoi est ce qu'un mutant centenaire c'était fait tiré dessus en plein New-York. La jolie Lorraine passa sa tête par la porte et me dit que Ninon Lenoir était arrivée. Bon essayons de voir ce qu'elle faisait. Je jetait un dernier coup d'oeil à la photo de la croix gammée inscrit dans la chair de cet homme et quittait mon bureau.

Rajustant ma cravate je traversait le commissariat pour arrivé à l'acceuil ou m'attendait la jeune française. Rien qu'en la voyant je me doutait bien qu'elle n'était pas dangereuse mais la multitude de cicatrices fines et nacrées sur mon visage pourrait la faire sursauté légèrement et je m'approchais doucement. Arrivé à sa hauteur je me râclait la gorge discrètement.

« Bonjour Mademoiselle Lenoir, je suis le lieutenant Erinov mais tout le monde ici m'appel Drakon. Ma hierarchie m'a demandé de tiré au clair cette histoire de fusillade en plein New-York. Evidemment vous n'êtes pas en cause et ceci est simplement une discution de courtoisie pour avoir toutes les informations nécéssaires. Vous ne serez ni inquiétée ni retenue. »

Je lui serrait tranquillement la main et lui désignait le commissariat de l'autre main.

« Si vous voulez bien me suivre nous allons nous installer dans mon bureau, ce sera plus confortable pour discuter. »
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Ninon Lenoir
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MessageSujet: Re: Petite discussion d'introduction. (PV Ninon)   Sam 22 Nov - 15:45

Assise dans un commissariat de New-York, Ninon fixait d’un air un peu ailleurs les arabesques que formaient les volutes de vapeur s’échappant de son chocolat chaud en attendant que le vienne la chercher.
Deux jours auparavant, elle se trouvait dans cette même ville en compagnie d’un vieil Allemand tricentenaire qui l’avait successivement terrifiée, sauvée, inquiétée, puis terrifiée à nouveau avant de finir par l’exaspérer… En bref,  une sorte de lunatique au caractère de cochon qu’elle aurait adoré coller au placard aussi rapidement que possible pour toujours.
D’ailleurs, dans le car qui l’avait ramené à l’institut, elle avait vraiment cru pourvoir ranger toute cette histoire pour ne plus y penser. Mais force était de constater que ce n’était pas le genre d’incident que l’on pouvait oublier si facilement, car non seulement la police l’avait appelée le soir-même pour la convoquer dans le but de l’interroger, mais en plus de cela, ses souvenirs n’arrêtaient pas de refluer, lui ayant fait retourner l’intégralité de sa chambre les deux dernières nuits…
Le réveil s’était donc montré particulièrement dur ce matin… Au stresse de la première journée de cours s’ajoutait celui de devoir la rater pour aller au commissariat.
Le problème avait bien entendu d’expliquer à l’administration de l’institut pourquoi elle avait dû partir pour a matinée…Et de fil en aiguille, elle avait dû parler de l’agression, puis de la fusillade pour qu’au final Caitlyn soit mise au courant et qu’elle finisse avec son numéro de téléphone « au cas où » elle ait besoin d’appeler son avocate…
Déjà qu’elle n’avait jamais mis les pieds dans ce genre d’endroit, alors s’y faire interroger promettait d’être une épreuve. Sans compter les possibles conséquences judiciaires qui n’allégeaient certainement pas le tableau. Elle avait commencé à se faire tout un tas de scénarios, tous plus terrifiants les uns que les autres alors qu’elle repensait aux divers séries et films qu’elle avait pu voir sur le sujet… Est-ce qu’il y aurait une vitre sans tain ?... Un gentil flic et un mauvais flic ?...
Même le chocolat chaud trop sucré qu’on lui avait proposé n’arrivait pas à la détendre et sa jambe continuait de trembler nerveusement, faisant claquer son talon sur le sol par intermittence. Elle n’avait rien à se reprocher … Si ? … Sauver la vie d’un nazi était punissable ? … Mais elle ne l’avait pas fait exprès, il avait ses vêtements quand on lui avait tiré dessus ! … Et puis même, ça ne se faisait pas de laisser quelqu’un mourir sur le trottoir ! … Jésus Marie Joseph, il allait tellement le regretter celui-là si jamais il croisait à nouveau son chemin…
Ah oui, et de quelle manière ?...

De toute façon ce n’était pas prêt d’arriver donc elle aurait tout le temps de travailler sur sa rancune et son sadisme. Même si la tâche risquait de s’avérer compliquée puisque pour la française, ces deux concepts étaient plus qu’abstraits.
Un discret raclement de gorge la fit sortir de ses pensées et relever la tête pour regarder l’homme qui était arrivé presque sans bruit en face d’elle. A la vue de son visage, elle se figea une seconde avant de se reprendre vite, se rendant compte que sa réaction n’avait pas été particulièrement poli. A la place, elle déglutit pour essayer de faire passer son stress.
Son visage était traversé par des cicatrices qui formaient un motif régulier et répétitif plus qu’étrange, et loin de l’aspect beaucoup plus aléatoire de celles d’Erl. L’espace d’un instant, elle se demanda ce qui avait bien pu causer de genre de marques. Dans tous les cas, passé ce point, il n’était peut-être pas si terrifiant et  il avait l’air bien plus aimable que l’Allemand. C’était probablement dû au fait qu’il avait les yeux tombants, ce que Ninon aimait bien car ils donnaient un air doux et gentil aux gens. Cela ne voulait pas dire qu’ils l’étaient pour autant, mais dans ce cas-là, ils étaient assez rassurants et inspiraient une sorte de confiance.
Sans rien répondre mais en hochant simplement la tête, elle se leva pour lui serrer la main après avoir succinctement défroissé le bas de sa robe. Lieutenant… ? Ça avait l’air sérieux alors…
Mais à quoi est-ce qu’elle pensait ! Ils allaient parler d’une fusillade, bien sûr que c’était sérieux !
Une discussion de courtoisie ? … Tant qu’à faire, si ce n’était que pour la courtoisie, un entretien téléphonique aurait peut-être pu faire l’affaire, que de lui demander de revenir à New-York… Par contre, elle fut légèrement rassurée quand il lui précisa qu’elle ne serait ni inquiétée, ni retenue. En même temps, il n’aurait plus manqué que ça…

_ Si vous voulez bien me suivre nous allons nous installer dans mon bureau, ce sera plus confortable pour discuter.

Là encore, elle ne dit rien et se contenta de hocher la tête rapidement alors qu’il indiquait la direction d’un simple geste. Elle finit rapidement son chocolat, s’efforçant de ne pas grimacer alors qu’il ne restait plus que le mélange du sucre et du cacao dans le fond de son gobelet,  avant de le suivre sans un bruit, à part peut-être celui du claquement de ses talons.
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MessageSujet: Re: Petite discussion d'introduction. (PV Ninon)   Dim 23 Nov - 1:28


Pour sûr la jeune femme n'est pas rassurée et elle fait une véritable tête d'enterrement. Elle touche à peine à son chocolat, elle lève à peine les yeux et pourtant j'essaye d'être le plus aimable du monde et mes collègues également. Ils lui disent tous aimablement bonjour avant que la porte de mon bureau se referme sur nous deux. La pièce est assez large pour deux ca il n'y a pas de doute. Elle est très simple, un bureau large sur lequel trône un ordinateur éteint et le dossier de cette « fusillade ». Quelques photos en noir et blanc, une photo de promotion et un colt 1916 accroché au mur. Un bureau tout à fait normal dans un commissariat normal et il n'y a aucune raison de stresser pour quoi que ce soit. Silencieusement j'invite la jeune française à s'asseoir et pend ma veste à un crochet au dessus de mon propre fauteuil.je m'assoit lourdement et sort une boite légèrement ternie de laquelleje saisie une cigarette avant d'en proposer une en posant la dite boite ouverte vers mon invitée.

« Mademoiselle Lenoir, élève à l'institut Xavier et témoin dans l'affaire 14825696. Ne vous inquiétez pas je ne vais pas vous manger, nous sommes du même bord comme dirait l'autre. »

Ma main droite posée à plat sur le bureau est elle aussi couverte des même scarifications que son visage mais les marques sont plus fines et plus petites. Je lui fais un petit signe du regard pour lui montrer les écailles qui percent ma peau et recouvrent sa main très rapidement. La roche noire comme du basalte donne une tout autre allure à mon bras et je sourit maintenant à la jeune femme continuant à fumer en prenant bien garde à ne pas souffler la fumée dans sa direction. Elle paraît effrayée, non pas par le mutant qu'elle a en face d'elle mais par l'évènement qu'elle a vécu. Comme si elle avait quelque chose à craindre de cet Allemand. Prenant un air tout ce qu'il y a de plus posé il mets en marche son ordinateur et rapproche un petit peu son clavier tout en gardant l'oeil sur la demoiselle.

« Ecoutez je sais que ce « Erl Linden » n'est pas celui qu'il paraît être. Selon ma petite enquête Erl Linden est un nourisson mort quelques minutes après sa naissance en 1973. Je ne sais pas si ce gars est méchant ou cinglé mais ce que je sais c'est qu'un mec qui se fait tirer dessus en pleine journée au beau milieu de New-York n'est pas tout à fait clean. J'aimerais que vous m'aidiez à en savoir plus sur lui en me racontant tout ce qu'il aurait pu vous dire ou tout ce que vous avez pu voir après je vous laisse reprendre votre vie sans jamais plus vous ennuyer. »


Toujours souriant mon ton est calme et assuré. Je suis aussi honnête que l'on peut l'être. Avec un peu de chance mon numéro l'a mis en confiance et elle va tout me dire ce qui règlera le problème et si jamais ce mec est dangereux et qu'il est bien mutant comme je le pense et bien je n'aurais plus qu'à confier l'affaire au BAM et je classerais cette histoire dans l'étagère derrière mon bureau. Je ne suis pas là pour l'accabler et si elle préfère garder ce qu'elle sait pour je n'ai aucune ressource légale pour la faire changer d'avis cependant je préfèrerais qu'elle me fasse confiance. Après tout je suis simplement là pour l'aider. J'imagine que ma pointe d'accent russe ne doit pas la mettre tout à fait à l'aise ou alors ca va la faire rigoler mais en attendant je me retourne et saisit la carafe d'eau avec un verre en plastique que je pose sur le bureau.

« Mademoiselle, je tiens à préciser qu'il n'y aura que moi seul qui saura que c'est vous qui avez témoigné. Vous ne serez qu'un numéro dans un dossier obscur et il sera impossible à quiconque de vous tracer. En clair il n'y a que vous, moi et ce que vous savez. Dans 30 minutes au plus tard cette affaire sera de l'histoire ancienne. »
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Ninon Lenoir
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MessageSujet: Re: Petite discussion d'introduction. (PV Ninon)   Lun 24 Nov - 22:59

Même si Ninon remarqua que tout le monde faisait son possible pour se montrer rassurant et aimable avec elle, ça ne changeait rien au fait qu’elle était particulièrement mal à l’aise dans cet endroit qu’elle n’avait absolument pas l’habitude de fréquenter…
Une fois arrivée dans le bureau du Lieutenant, elle avisa une petite poubelle et y jeta rapidement son gobelet vide avant de s’assoir comme il l’avait invité à le faire. Est-ce qu’elle aurait humainement pu se tenir plus raide sur sa chaise ? Non, définitivement non…
Elle essaya de faire passer sa nervosité en regardant autour d’elle pour se familiariser un peu plus avec la pièce. Rien de bien personnel d’après ce qu’elle pouvait voir, un bureau, un pc, un dossier. Elle remarqua aussi quelque photos et une arme sur le mur, ce qui n’était pas le point le plus rassurant, mais en même temps, elle était dans un commissariat, il était donc normal d’y trouver ce genre d’objet.
En entendant un petit bruit devant elle, Ninon baissa rapidement les yeux pour voir que le Lieutenant lui proposait une cigarette. Même s’il fallait rarement se fier à l’apparence des gens, il n’était pourtant pas compliqué de deviner que la Française ne devait très certainement pas fumer. Elle se contenta donc de secouer nerveusement la tête en prononçant un « merci » à peine audible alors qu’elle triturait inconsciemment l’ourlet du bas de sa robe entre ses doigts.

_ Mademoiselle Lenoir, élève à l'institut Xavier et témoin dans l'affaire 14825696. Ne vous inquiétez pas je ne vais pas vous manger, nous sommes du même bord comme dirait l'autre.

Elle releva la tête du paquet de cigarettes pour regarder l’homme en face d’elle en plissant légèrement les yeux avec une expression perplexe. Du même bord ? … Lui aussi il était bisexuel ? … Mais comment il savait ça lui d’abord ? C’était marqué dans son dossier ? … Ou sur elle ? … Et qu’est-ce que ça avait à voir avec Erl ? Le monde était définitivement étrange et pour le coup, elle n’avait pas perdu sa journée…
Cependant, elle cessa de se questionner lorsqu’elle suivit le regard du Lieutenant pour voir apparaître des petites écailles noires qui transperçaient sa peau. Hhaaaaannnn, ce bord-là ! Elle remarqua qu’elles coïncidaient avec ses cicatrices, ce qui expliquait pourquoi il en avait autant vu qu’elles devaient le recouvrir entièrement. Bizarrement, Ninon fut rassurée par ce geste, au moins elle était certaine qu’il ne pourrait pas lui en vouloir d’être elle-même une mutante et pour la première fois depuis ce matin, elle commença à se détendre. Elle décrispa ses mains et arrêta du même coup de jouer avec sa robe, plus sereine pour écouter la suite de ce qu’il avait à raconter.
Nope, Erl Linden était loin d’être celui qu’il paraissait être, d’une, parce que même s’il paraissait terrifiant à première vue, il l’avait quand même sauvée ; et de deux, même s’il avait été nazi, il était plus susceptible encore qu’une adolescente… Elle haussa légèrement les sourcils au coup du nourrisson, c’était malin, mais pas tant que ça apparemment puisque traçable…
Méchant ? Non, il avait juste un sale caractère… Cinglé ? … Tous les lunatiques n’étaient pas cinglés pour autant…
Ca paraissait en effet assez évident que quelqu’un qui se faisait tirer dessus en plein jour dans une grande ville devait avoir un ou deux trucs à se reprocher… Bien joué Sherlock ! Ca elle l’avait deviné toute seule quand elle l’avait vu recouvert de sang étalé sur le pavé.
La suite se gâtait un peu, il lui demandait de dire tout ce qu’elle savait sur l’Allemand. D’un sens elle aurait pu, après tout, c’était anonyme, il l’avait dit lui-même, rien qu’un numéro dans un dossier, complètement intraçable. Sans compter qu’elle ne connaissait pas l’Allemand et puis quelque part, il aurait très certainement mérité de se faire prendre…
Mais ça, ce n’était que d’un sens.
Parce que de l’autre, il lui avait quand même évité de terminer en morceaux dans une ruelle et elle lui avait conseillé de tout reprendre à zéro. Ce n’était pas pour lui tirer dans les pattes deux jours plus tard.
Bref, la situation était délicate et même si une partie d’elle avait envie de dire « fuck it, il l’a bien mérité de toute façon » ; l’autre était bien plus modérée.
Elle soupira avant de prendre la parole, faisant un effort pour ne pas buter sur les mots ou bien laisser son accent français prendre le dessus, comme c’était souvent le cas chaque fois qu’elle était stressée.

_ J…je ne le connais pas. Je lui suis simplement « tombée » dessus le matin et une heure plus tard il était par terre…

Moui, bon, c’était quand même un peu mince Ninon, il allait falloir développer…

_ Je me suis perdue à Mutant Town et il m’a aidé à retrouver mon chemin, en m’évitant aussi des ennuis. Il parlait un bon français, un peu désuet, mais un bon français quand même. On n’a pas réellement eu le temps de discuter mais je crois que je lui ai tendu un mouchoir juste avant qu’il… enfin vous voyez quoi…
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MessageSujet: Re: Petite discussion d'introduction. (PV Ninon)   Mer 18 Fév - 17:52


« Avant qu'il ne se fasse tirer dessus oui je pense avoir saisi »


Ludwig soupira et écrasa sa cigarette avant que l'ordinateur émette un bip de notification pour la réception d'un e-mail . Il murmura une brève formule d'excuse et écarquilla les yeux en ouvrant le courriel. Perkins l'avait prévenu que les archivistes des fédéraux étaient rapide mais il ne s'imaginait pas que c'était à ce point. C'était particulièrement intéressant et il ne pouvait détacher ses yeux de l'écran. Il répéta sa formule d'excuse en précisant de prendre son mal en patience. Depuis la fin de la guerre froide toutes les archives étaient ouvertes et il faut dire que ça arrangeait pas mal de choses. Son teint devint livide alors qu'il passait de fichiers en fichiers. Il se racla la gorge de la même manière qu'Erl et regarda à nouveau la jeune femme avec un sourire franc mais le teint toujours aussi blanc.

« Mademoiselle, je ne vous demande pas de trahir quelqu'un qui est également à l'institut, je vous demande simplement de m'aider à trouver un personnel pour le moins dangereux. Cet « homme » ne doit pas rester en liberté. J'espère que vous me comprenez »

Il se leva et commença à faire les cent pas dans le bureau, ce n'était pas possible il n'avait jamais vu cela en vingt ans de boutique. Pourtant les services fédéraux étaient formel ce mec avait bien plus qu'une petite centaine d'année il courait les rues depuis le XIX ème siècle au bas mot. Ludwig n'imaginait même pas les connaissances engrangées par ce fumier. Il tira une chaise et pris place juste à coté de Ninon de la manière la plus amicale possible ne voulant en aucun cas l'intimidé. Il la regarda avec un sourire d'exaspération et posa sa voix calmement.

« Donc vous l'avez rencontré à Mutant town mais qu'y faisait il ? Vous ne vous souvenez de rien de particulier ? Une rencontre ? Une arme ? Un téléphone ? Un cliché ? Un détail dans la conversation ? Je vous assure que c'est important. Je veux simplement savoir si vous pouvez m'indiquer un détail quelconque qui me permettrait d'identifier le tireur ou la raison de cet attentat. »

Il se passa la main dans les cheveux et détourna le regard pour la laisser réfléchir tranquillement. C'était une jeune femme qui était dans un pays étranger, qui se retrouvait dans un commissariat pour la première fois et qui devait avoir plus de stress et de peur que de mauvaise volonté. De plus connaissant l'institut il était certain qu'elle ne voulait pas faire d'obstruction et que sa bonne foi ne pouvait être mis en doute cependant l’omission est aussi dangereuse qu'un faux témoignage. Se relevant il coupa sa réflexion en reprenant la parole en se dirigeant derrière son bureau.

« Je dois quand même vous prévenir, ce type a un très lourd passif derrière lui. Ca me fait bizarre de dire ça mais il a passé toute son existence connu à faire la guerre dans toute l'europe. »

Il tourna l'écran vers elle et fit défiler les fichiers espérant que cela déclenche un déclic sur elle.

« Hussard de Prusse jusqu'en 1860, fabricant d'arme jusqu'en 1888, Soldat bolchévique en 1917, mercénaire dans l'entre deux guerre, Dignitaire Nazis jusqu'en 45 pris par les russes et devenant espion et assassins pour les rouges jusque dans les années 70. Il a tué plusieurs centaines de personnes à lui seul en quelques décennies. Vous devez nous dire ce que vous savez Ninon. »

Il avait arrêter le défilement sur une photo en noir et blanc ou l'on voyait distinctement un Erl Triomphant avec le sourire jusqu'aux oreilles discutant avec un général nazis qui indiquait de son bâton un tas de cadavre encore fumant les visages déformés et les corps brisés par les balles.
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Ninon Lenoir
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MessageSujet: Re: Petite discussion d'introduction. (PV Ninon)   Lun 2 Mar - 23:04

« Drakon » soupira. Parfait, en plus d’être tous les deux mutants, ils étaient tous les deux aussi exaspérés par la situation. Cela leur faisait maintenant deux points communs, et peut-être pas des meilleurs.
La situation aurait pourtant pu être des plus comiques. D’un côté, un flic balafré, la tête dans l’pâté et qui avait besoin au choix, d’un lit ou d’un nouveau café. De l’autre côté, le stéréotype même de la princesse nunuche qui aurait donné n’importe quoi pour être ailleurs, probablement dans un jardin allongée sous un arbre. Le troisième point commun entre les deux ? Un Allemand mal luné.
Et allez, encore un soupire ! Ces choses là marchaient exactement comme les bâillements : ils étaient terriblement communicatifs, et Ninon dût lutter de toutes ses forces pour retenir le soupir aussi profond qu’ennuyé qui menaçait de faire s’affaisser sa poitrine. Seigneur, si un jour elle recroisait cet allemand de malheur, il aurait intérêt à courir vite parce qu’elle se débrouillerait pour lui tordre le coup une bonne fois pour toute! De toute façon ca leur rendrait service à tous les deux… A cause de lui, elle se trouvait dans un commissariat de New York, à à peine 9h30 du matin alors qu’elle aurait du être dans une salle de classe pour faire connaissance avec ses professeurs et ses petits camarades.
Mais non, à la place elle était coincée dans cet étroit bureau où elle continuait à ronchonner intérieurement contre ce fichu psychopathe. L’homme en face d’elle, qui n’avait toujours pas l’air plus enjoué par la situation, sembla finalement particulièrement perturbé et mal à l’aise devant son écran d’ordinateur qu’il regardait de ses yeux clairs écarquillés. En y prêtant un peu plus attention, on pouvait remarquer qu’ils étaient bleus, d’une nuance particulière mais pas si étrangère que ça pour la française qui jura l’avoir déjà rencontrée quelque part.
Un raclement de gorge plus tard, l’homme releva la tête. Son sourire calme et avenant s’était redessiné sur ses lèvres, mais son teint particulièrement pâle semblait pourtant avoir perdu le peu de couleurs dont il avait été teinté quelques minutes plus tôt.
Seigneur, pourvu qu’il ne lui claque pas entre les doigts en plein milieu d’une question…

_ Mademoiselle, je ne vous demande pas de trahir quelqu'un qui est également à l'institut, je vous demande simplement de m'aider à trouver un personnel pour le moins dangereux. Cet « homme » ne doit pas rester en liberté. J'espère que vous me comprenez.

A l’institut ? Comment ça « A L’INSTITUT » ? Mais… mais… mais… Linden était de l’institut et elle ne l’avait jamais vu, comment était-ce possible ? Son physique peu commun aurait pourtant du la marquer ou bien.. ou bien… Ou bien peut-être était-il parti en vacances durant la période estivale, ce qui aurait pu expliquer le fait qu’elle ne se soit pas souvenu de lui ?
Elle se demanda aussi comment le lieutenant était au courant de l’existence de l’institut qui était censé être un secret… Secret mal gardé et facile à trouver avec quelques recherches, mais secret quand même.
Et d’ailleurs, tant qu’on en était à parler de l’institut, il était peut-être utile de se demander si ce lieu était si sur que cela et surtout, comment étaient recrutés les professeurs. Alors oui, vous allez dire « Et la réinsertion dans la vie active ? ». Certes, éventuellement, tout le monde avait le droit à une seconde chance. Mais de là à laisser un ex nazi au passé plus que sanglant entrer dans une école et y enseigner comme si de rien n’était… C’était tout simplement limite !
L’institut avait-il seulement conscience de son passé ?
Difficile à croire que non. La base lorsque l’on cherchait à embaucher un mutant vieux de 300 ans était tout de même de lui demander son CV, ses centres d’intérêt et optionnellement, ce qu’il avait bien pu faire pour s’occuper les trois derniers siècles, surtout vu la tête de l’animal !
Comment ça délit de faciès ?!
Entendons nous bien sur ce point, l’habit ne fait pas le moine, la culotte ne fait pas la courtisane et la balafre ne fait pas le criminel. MAIS ! Vu le nombre de cicatrices dont il était pourvu, la base aurait été de lui demander d’où certaines venaient. Donc non, délit de faciès de rien du tout !
Et la visite médicale dans tout ça ? Il l’a séchée ? Parce que s’il avait été examinée, son secret aurait été bien vite mis à jour ! … Qu’elle professionnalisme j’vous jure…
D’ailleurs de quoi était-il professeur au juste? Et s’il avait du être l’un de SES professeurs à elle ? Jésus Marie Joseph, manquer le premier jour de cours n’était peut-être pas une si mauvaise idée dans le fond… Même si maintenant qu’il semblait recherché par la police, les chances qu’il se soit présenté à 8h30 ce matin étaient minces.
Oh oh… Il y avait du mouvement, cela devait être grave, très grave.
Mais bien sur que c’était grave Nini ! Qu’elle partie du mot assassina n’as-tu donc pas compris espèce de courge ?!
Ninon regarda le lieutenant se lever avant d’arpenter son bureau avec une mine sans cesse plus sombre. Instinctivement, elle se hérissa imperceptiblement lorsqu’il s’assit à côté d’elle. D’abord Linden, maintenant lui, qu’est ce qu’ils avaient tous à la coller de près en ce moment ? Ce n’était pourtant pas le printemps ! Enfin, le point positif était qu’il était beaucoup moins intrusif et intimidant que l’allemand de l’avant veille.

_ Donc vous l'avez rencontré à Mutant town mais qu'y faisait il ? Vous ne vous souvenez de rien de particulier ? Une rencontre ? Une arme ? Un téléphone ? Un cliché ? Un détail dans la conversation ? Je vous assure que c'est important. Je veux simplement savoir si vous pouvez m'indiquer un détail quelconque qui me permettrait d'identifier le tireur ou la raison de cet attentat.

Toujours silencieuse, Ninon jeta un bref coup d’œil au lieutenant qui passa une main dans ses cheveux avant de se relever pour reprendre sa place à son bureau. Décidément, il gesticulait beaucoup, peut-être était-il simplement aussi mal à l’aise que la française ?
Que pouvait bien faire Linden à Mutant Town ? A vrai dire, ils n’avaient pas vraiment eu le temps de parler et elle ne se rappelait pas l’avoir interrompu dans une activité bien précise à part celle de marcher sur le trottoir, mais jusque là, rien de suspect.
Rien particulier ? A part le fait qu’il n’était pas particulièrement souriant, non, il n’y avait pas grand-chose de plus à retenir. Ah ! Si ! Une croix gammée de la taille d’une main, profondément brûlée dans son épaule…
Ils n’avaient pas non plus fait de rencontre, à part les deux malabars dans la ruelle, mais là-dessus, Ninon aurait presque parié qu’avec ou sans l’allemand, ses organes étaient de toute façon destinés à terminer sur le marché noir. Sa seule arme n’avait été que celle des malabars précédemment cités qu’il leur avait pris juste après l’agression. Pas de téléphone, pas de photos. De toute façon, il semblait n’avoir aucun attache, donc le fait qu’il n’ait pas eu de photos sur lui n’était pas étonnant.
Concernant les détails dans la conversation, c’était assez dur de savoir où commencer. Son lourd passé martial ? Le sang qu’il avait sur les mains ? Son penchant suicidaire ? Son fils ?

_ Je dois quand même vous prévenir, ce type a un très lourd passif derrière lui. Ca me fait bizarre de dire ça mais il a passé toute son existence connu à faire la guerre dans toute l'Europe. Hussard de Prusse jusqu'en 1860, fabricant d'arme jusqu'en 1888, Soldat bolchévique en 1917, mercenaire dans l'entre deux guerre, Dignitaire Nazis jusqu'en 45 pris par les russes et devenant espion et assassins pour les rouges jusque dans les années 70. Il a tué plusieurs centaines de personnes à lui seul en quelques décennies. Vous devez nous dire ce que vous savez Ninon.

Le lieutenant avait tourné l’écran de son ordinateur vers la française, et tout en parlant, il y fit défiler un certain nombre de clichés datant tous d’époques différentes. Mais une seule chose ne changeait pas : le sujet des photographies. Chacune d’elles figurait le même homme, l’allemand que Ninon avait rencontré la veille. Ses doigts se crispèrent sur le bas de sa robe alors que ses mâchoires se serrèrent imperceptiblement quand la dernière photographie arriva. Elle s’en voulait, pire que ça, elle était en colère. Contre Linden, ce qu’il avait fait et ce qu’il continuait à faire sans même s’en rendre compte parce que c’était à cause de lui qu’elle était là à regarder une image d’archives ne montrant que mort et désolation. Contre le lieutenant, qui finalement en savait au moins autant qu’elle sur l’allemand et qui n’avait rien trouvé de mieux que de lui montrer la photographie d’une pourriture posant fièrement devant un tas de cadavre, son « œuvre ». Mais surtout contre elle et sa naïveté, simplement sa naïveté.
Elle soupira en retournant l’écran d’ordinateur vers le lieutenant pour ne plus avoir la photographie devant les yeux.

_ Je pense que je ne vous apprendrai pas grand-chose en vous disant qu’il a une croix gammée incrustée dans l’épaule, parce que vous en savez plus à propos de son histoire que ce qu’il m’a raconté.
A l’hôpital, il n’y avait personne à contacter, c’est pour ça que je suis restée jusqu’à son réveil. Il n’avait pas l’air d’avoir d’attache. Juste d’être seul. Après il a quand même mentionné un fils. J’ai cru comprendre que c’était son dernier « proche » encore en vie, mais il n’a aucun lien avec lui et je crois qu’il n’en veut pas.
Il n’avait pas non plus d’objet particulier sur lui, rien qui puisse raconter quoi que ce soit à part son manteau en cuir.
Il était vieux et très usé.
Il avait aussi un briquet. Après le coup de feu, il a voulu le sortir pour fumer mais il l’a finalement laissé tomber à terre alors je l’ai ramassé pour le lui redonner plus tard. Il y avait des aigles dessus, mais je ne me rappelle plus tellement.
Voilà, c’est tout.
Ah non, il m’a aussi demandé de le poignarder.
Voilà, maintenant c’est tout.
Je peux partir si c’est bon ?

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Petite discussion d'introduction. (PV Ninon)
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