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 Une petite partie de base-ball? (Yit)

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MessageSujet: Une petite partie de base-ball? (Yit)   Mer 12 Nov - 18:07

11 novembre 2014, Près du stade de Base-ball



Les rues se vident doucement alors que la masse de la foule est avalé par le stade illuminé. On ressent vraiment la belle amérique, des enfants, des pères, des mères, des vieillards, toute une population est en liesse pour un simple sport centenaire. Cependant ce n'est pas le sport qui me fait s'intéresser à cette soirée particulière. Dans une ruelle proche du stade se trouve un homme, grand et baraqué il est adossé contre un mur en brique rouge typique de l'après-guerre. Le long manteau en cuir noir cache la plupart de sa silhouette. C'est un beau manteau, le cuir est impeccablement tenue, les pans du manteau s'arrête au niveau des genoux, un col évasé, son visage est caché par un chapeau noir à large bord qui cache la plupart de son visage. Seul au milieu de l'obscurité il n'y a que le point rougeoyant d'une cigarette qui trahit sa présence d'un point de vue visuel. Il manipule quelque chose entre ses doigts noueux, quelques capsules de laiton s'enfonce dans le chargeur avant que celui-ci claque dans le revolver. La culasse coulisse impeccablement dans un bruit sec et l'ensemble disparaît sous le long manteau.

Presque pas de vent mais il fait un froid de canard et la fraîche cicatrice à son épaule tire un peu dans son dos et son torse, déjà deux mois et elle continue à le faire souffrir, raison de plus pour être sur ses gardes. C'est assez difficile de reprendre ses vieilles habitudes après avoir essayé d'oublier tout un passé mais comme sur un lac ou les cadavres finissent toujours pas remonté les années d'entraînement en tout genre d'Erl Linden lui avait permis de se fondre dans l'épais tissu urbain de New-York et rien n'aurait permis à quiconque de le retrouver, aucun téléphone, aucun paiement autrement qu'en liquide, aucune empreinte digitale, rien du tout. Évidemment il était toujours possible de suivre sa trace d'une manière ou d'une autre à cause de sa situation de mutant mais si il devait se laisser prendre ce ne serait pas vivant, il n'avait plus rien à perdre.

Calmement il jette le mégot avant de regarder aux alentours, son interlocuteur ne devrait plus tarder et même si sa tenue avait légèrement évoluée, ou régressée, et que sa barbe avait poussée la cicatrice présente sur son visage le rendait reconnaissable par Yit'. Il ne manquait plus que lui. C'est vrai on avait imaginé un peu plus sympathique comme lieu de rendez-vous. La ruelle avait une odeur nauséabonde que la fine pluie de la journée n'avait pas effacé, un clochard était affalé quelques dizaines de mètres plus loin, ce doux parfum ne faisant pas frissonner sa narine, sa main était étendue à coté de lui, paume vers le haut mais sa poitrine ne bougeait plus. Un mince filet rouge coulait de son nez proéminent, il ne fallait pas de témoin.

Faisant craquer ses doigts Erl se frotta l'épaule quelques instants avant d'entendre un bruit qui venait de l'entrée de la ruelle. Il resta là dans les ténèbres son feutre et son long manteau le faisant se confondre avec l'ocre du batiment contre lequel il était adossé, en clair il était totalement invisible et observait la silhouette s'avancer vers sa position. Il se détendit quand elle dépassa le SDF sans même le regarder ce n'était pas un ennemi, au pire un civil qui passait par là sans pour autant faire attention à ce qui se trouvait sur son chemin. Le ciel s'illuminait des lumières du stade tout proche et le vrombissement des supporters bourdonnait dans les oreilles des rues alentours, en clair ils étaient seuls au milieu de la nuit. Lentement l'Allemand sortit un cigarette et l'éclair jaune de la flamme l'éclaira un petit moment.

« Je crois que vous êtes en retard mon cher ami. »
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Yitzhak Anavim
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MessageSujet: Re: Une petite partie de base-ball? (Yit)   Jeu 20 Nov - 21:37

Pas vraiment compris pourquoi on doit se retrouver près d’un match de base-ball pour parler plus sérieusement affaires mais, pourquoi pas… Enfin, si j’ai ma petite idée, mais ça reste spécial. Au bar, se donner ce genre de rendez-vous paraissait tout à fait banal pour une oreille indiscrète et, si on nous surprend dans le coin, on pourra toujours jouer les supporters égarés. J’ai même préparé les écharpes, casquettes de autres accessoires de mauvais goût s’ils veulent des preuves ! Mais pour l’heure, j’ai une allure assez banale. Pas de look grung pour cette fois. J’ai laissé aussi tomber la veste cintrée noire que j’ai l’habitude de porter pendant l’hiver – trop habillé pour traîner près d’un stade, c’est un sport d’homme virils (et gras du bide) le base-ball. Donc, je ressemble à un jeune lambda, sans histoire, qui se traîne à une heure tardive dans les rues, à la recherche d’une occupation quelconque. Je porte un pull à capuche gris, un jean sans coupe particulière, des baskets qui ont l’air d’avoir déjà bien vécues. J’avance la tête à moitié baissée, les mains dans les poches, le type le plus banal du monde je vous dis. Pourtant, la rencontre que je m’apprête à faire n’a clairement rien d’ordinaire. J’ai un rencart avec un ex-nazi plusieurs fois centenaire pour programmer un assassinat. La classe non ? Ces derniers temps, j’aimerais me faire assez discret. J’ai provoqué un peu trop de grabuge en ville, laissé plusieurs cadavres en plan, et j’ai de très forts soupçons sur le fait que des services secrets spécialisés dans les perturbateurs mutants puissent être sur mes traces. Si je veux tenir le coup, mener à bien ce pour quoi je me bats, j’ai plutôt intérêt à calmer le jeu, surtout que ça pourrait aussi mettre un gars sympa que j’ai rencontré récemment en danger, et ça m’embêterait. J’ai beau avoir une méthode d’exécution assez chaotique, si mon dossier est ouvert quelque part, il y aura bien quelqu’un pour trouver des points de cohérence qui m’échappent dans ce joyeux bazar. En clair, je ne peux plus faire cavalier seul. Il me faut un vrai professionnel, un spécialiste de la dissimulation, quelqu’un qui pourra brouiller les pistes, imposer un style nouveau. Donc… Un ex-nazi immortel, logique. Ça, c’est sûr, personne ne pourra le voir venir !

Avant de partir, j’ai pris quelques précautions pour marchander convenablement. D’abord, toutes les recherches qui m’ont amenées à découvrir son identité secrètes sont toujours bien cachées. Hors de question de me passer d’un si beau moyen de pression, même si je ne pense pas avoir à les utiliser. J’ai aussi sur moi un certain nombre de preuves de ma bonne foi, une tablette achetée pour une utilisation unique dans une sacoche avec tous les dossiers sur la cible, mais aussi pas mal de détails sur mes propres activités, peut-être même que, s’il le faut, ou si je le sens bien, je lui préciserai mon appartenance à la confrérie. J’en sais trop sur lui pour obtenir sa confiance en dissimulant mon identité, alors j’espère qu’il est aussi sérieux qu’il en a l’air. Sous ma capuche, je présente un visage parfaitement naturel, sans retouche, mes cheveux bruns, mes yeux noirs, mon teint vaguement mat. Plus rien à voir avec ce pâle adolescent blond cendré qui s’est présenté à lui la dernière fois. Je mise sur le fait qu’il me reconnaîtra à ma voix, à mon allure générale.

La première figure humaine que je remarque en m’aventurant dans la ruelle où il est censé m’attendre est un clochard puant éclaté par terre. Il a pas l’air très frais, trop alcoolisé ou mort, inconscient dans tous les cas. Je l’enjambe donc sans poser de question en activant ma vision nocturne. Je le repère vite, adossé contre un mur, enveloppé dans une longue veste en cuir noir. On se croirait de retour en Allemagne des années 40. Peut-être qu’en lui signalant qu’une personne au moins sur ce continent avait été capable de remonter jusqu’à ses sombres origines, j’ai réveillé un sale truc en lui. Ça me fait sourire, même si c’est aussi pas mal flippant. Les yeux que je pose sur lui sont légèrement brillants, comme ceux d’un chat en pleine nuit. Il me reproche d’être en retard, tu parles ouais, à deux minutes près.

- C’est que je déteste être celui qui attend… - Provocation gratuite, comme la sienne d’ailleurs. – Je vois que t’as ressorti tes grands atours. Plutôt cool. Tu m’excuseras d’avoir une allure un peu moins flamboyante. Ah… Et au cas où tu te poserais la question, ceci est mon vrai visage. J’ai pensé que je pouvais te le montrer maintenant que nous sommes prêts à vraiment parlementer.

S’il a des doutes, je peux toujours lui sortir mes papiers d’identité et tout, mais je préfère éviter. A vrai dire, il y a une chose que je crains un peu, surtout après avoir réveillé ses vieux penchants, c’est sa réaction une fois qu’il connaîtra mon nom. A vrai dire, même le fait de lui montrer mon visage me fait douter, pas que je sois affreusement typé mais, pour quelqu’un qui a sans doute entretenu une passion pour les traits de quelques groupes ethniques spécifiques, un peu quand même.

_________________

Scipion : Je puis nier une chose sans me croire obligé de la salir ou de retirer aux autres le droit d'y croire.
Caligula : Mais c'est de la modestie, cela, de la vraie modestie ! Oh ! cher Scipion, que je suis content pour toi. Et envieux, tu sais... Car c'est le seul sentiment que je n'éprouverai peut-être jamais. [Caligula, Camus]
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MessageSujet: Re: Une petite partie de base-ball? (Yit)   Ven 21 Nov - 0:10

En l'occurrence celui qui attend fait une légère grimace avec un haussement d'épaule signe que les deux minutes de retard lui sont tout aussi égale que sa première chemise, et autant dire que ca fait un certain temps que cette chemise a disparu. Il jette un regard à son manteau et sourit un peu en acceptant le compliment. Quitte à passé pour un vieux con autant être un vieux con élégant. Il s'écarte du mur et tend sa main au jeune homme, les présentations passées un contact physique par une poignée de mains confirme bien des choses et le vieil allemand n'est pas déçu, de cette même main il jette sa cigarette sur le béton mouillé alors que l'autre sort de sa poche avec un revolver.

«Moi j'ai tout mon temps, désolé pour cette précaution mais je pense que tu ne le prendras pas mal, nous ne sommes jamais trop prudent et ce n'est pas contre toi. Heureux de te revoir. »

Avec des gestes presque mécaniques le chargeur est retiré et la culasse tirée en arrière afin que la munition quitte la chambre. Pas de quoi s'affoler, ce gosse est intelligent, fin et calculateur il comprendra les précautions du vieux d'autant plus qu'il est parfaitement improbable qu'une de ces munitions puisse lui faire beaucoup de mal. Quelques secondes plus tard l'arme repars sous les plis du cuir et les yeux gris du teutons se reporte sur ceux de son « ami », il enregistre autant de trait de son visage qu'il le peut avec la faible luminosité de la ruelle. Il apprécie beaucoup l'effort qu'il a fait de se montrer à visage découvert et cette dernière faveur confirme qu'on peut lui faire confiance. Un coup de tête à gauche, puis à droite et la voix grave de Linden s'élève à nouveau dans la pénombre.

« Ne t'inquiète pas pour le SDF il devrait se réveiller, si le froid ne le tue pas, en tout cas il ne peut rien n'entendre. »

La question est simple pour Linden, qui ? Quand ? Quoi ? Il s'occupera du comment mais avant de régler ces légers détails il y autre chose qu'il faut voir. Qui est vraiment ce petit, pour qui il travaille et surtout si cette gentille coopération est durable ou non.  Faisant un quart de tour à droite l'allemand tapote l'épaule de son collègue pour l'inviter à lui emboîter le pas. Le talon de la semelle dure de la rangers mord le macadam sans un son comme si les 90 Kg ne pesait rien quand il se déplace. C'est sans doute grâce à un don particulier qu'il a pu le remarquer, il ne voyait pas comment il aurait pu le détecter autrement ou alors il était vraiment doué et lui même était rouillé. Allumant une cigarette à nouveau il apparaît complètement détendu ne se méfiant plus du tout de son interlocuteur après une longue expiration et un long moment de silence l'ex-nazi parle à nouveau.

« Tu sais que je m'appel Erl Liden et tu connais mon passé mon gars. Le tiens je m'en fou c'est pas vraiment mon problème mais évidemment je te serais gré de ne pas divulguer ces informations. Au pire tu peux toujours et je suis conscient que je ne te ferais pas grand chose de mal l'inconvénient c'est qu'il n'y a pas que toi, enfin je dis ça je dis rien. Je vais partir du principe que nous sommes fait pour nous entendre cependant j'aimerais quand même connaître ton identité, simplement pour avoir un nom avec lequel t'appeler que « gamin » après si tu préfère un petit nom du style caméléon, orage ou pucelle c'est toi qui vois. »

L'humour est bien présent dans ces dernier mots et l'intonation de la voix ne peut induire en erreur. Erl se paie sa tête comme il le ferait avec un collègue ou un camarade. Arrivant au bout de la ruelle, retombant sur une rue avec un certain nombre de bar et autre restaurant rapide l'allemand s'arrête et écrase son mégot avant de regarder Yit du coin de l'oeil.

« Ceci étant dit, j'aimerais savoir si tu veux mon aide cette fois seulement ou un peu plus régulièrement si tu vois ce que je veux dire. Si tu planches sur du long terme mes conditions sont simples, je me fou de mon rôle. Renseignement, appuie, assaut, peu m'importe que ce soit seul ou en groupe mais je veux que les choses soient claires dès le départ sans enfant dans le dos tu vois ? rallumant une clope il en propose une à Yit. Ensuite je me laisse le droit de refuser si je le sens pas ou si c'est immoral, je m'explique, compte pas sur moi pour flinguer un mutant. »


Refaisant un quart de tour mais à gauche cette fois ci pour lui faire face Erl Linden sourit.

« Alors deal ou pas deal ? »
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Yitzhak Anavim
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MessageSujet: Re: Une petite partie de base-ball? (Yit)   Jeu 27 Nov - 21:31

L’une de ses premières réactions quand il me voit c’est de décharger son flingue. Un peu chelou le type quand même. Genre bien parano et flippé. Mais après tout, il faut bien une dose maximale de prudence pour survivre plus de cent ans dans ce monde de dingue. Aux dernières nouvelles, Erl n'a rien de plus qu'un vieillissement très lent des cellules. Pas de super force, aucun régénération à noter, une résistance aux maladies tout au plus... Avec tous les risques qu'il a visiblement pris ces derniers temps, il a plutôt intérêt à être blindé. Je me contente donc de hausser les épaules et répondre par un sourire à sa première remarque sympa : il est heureux de me revoir, cela me met en joie ! Enfin, blague à part, je préfère que la discussion parte sur une bonne voie. Ce serait idiot que les négociations soient mises à mal alors qu’on n’a même pas eu le temps de les entamer. Après m’avoir détaillé un peu la face, il se sent aussi obligé de me préciser que la chose étalée par terre n’est pas tout à fait morte. Ça me fait hausser un sourcil un peu sceptique. J’espère qu’il ne s’imagine pas sérieusement que je suis du genre à faire du sentimentalisme pour l’assassinat d’une loque humaine.

- Bah, c’est pas mon problème non ? Qui va le pleurer ? Le deuxième alcoolique du quartier qui faisait la manche avec lui dans le métro ?

Comme on le dit souvent, je suis gratuitement injuste et méchant avec les individus qui entrent dans la catégorie « inutile ». Mais que voulez-vous, il ne faut pas me tendre des perches aussi tentantes, j’adore envoyer des répliques propres à choquer les bien-pensants et à faire sourire d’autres connards comme moi. Je sais que Erl ne sera pas du genre à tenter de me faire la morale, au contraire. Je tiens à ce qu’il comprenne que malgré mon jeune âge, il est inutile de continuer à me ménager au cas où je sois plus sensible à la violence que prévu. Faut vraiment pas se gêner. J’ai des limites bien sûr, seulement, elles frappent d’une manière trop aléatoires pour être anticipées. Je peux, soudain, être dérangé par un point de moral très précis ou décider d’épargner une personne plutôt qu’une autre, sur le coup d’une impulsion affective. En attendant, il ferait donc mieux de ne voir en moi qu’un « gamin » sans cœur. C’est ce qui convient le mieux à notre collaboration future.
Il s’allume une cigarette et m’engage à lui emboîter le pas. Je le suis dans une marche vers je ne sais où. Là, les choses plus concrètes arrivent. Il me propose tacitement de ne pas fouiller mon passé si je veux bien ne pas balancer d’infos sur lui. Ok, il peut compter sur mon silence. Sauf cas de trahison extrême, je n’ai aucune raison de le vendre de toute façon. Je lui lance un regard plus appuyé quand il me demande mon identité, l’esprit déjà aux aguets, prêt à lui sortir toute une batterie d’éléments au besoin, mais en fait, là-dessus, il n’est pas tellement curieux non plus. Un surnom lui va très bien. Je souris aux prénoms ridicules qu’il me propose puis secoue la tête pour les refuser.

- Je ne pense pas que nous soyons encore assez intimes pour les petits noms, mais t’inquiète, ça risque d’arriver. – Un air malicieux et faussement menaçant passe sur mon visage. J’ai une pensée émue pour Greenbane, le confrériste auquel je trouve un nouveau surnom à la minute à cause de sa mutation végétale. – Je t’ai déjà donné un nom la dernière fois. Tu peux m’appeler Zack, c’est comme ça que m’appellent la plupart des gens. Sous mon nom de mutant c’est Cymrod. Et quand je m’amuse à faire peur aux humains sur internet, je suis Nero. Alors, fais donc ton choix. Tu vois, moi aussi j’aime bien les personnalités multiples !

On déboule dans une rue plus éclairée, avec des bars et tout. Je ne sais pas encore si on va continuer à marcher comme ça sans but ou si on va pouvoir ce poser à un moment, ce qui serait plutôt pratique pour lui montrer les dossiers, mais exigerait un endroit véritablement intimiste. Après, vu sa dégaine, son passé, je compte sur lui pour connaître un tas de coin peu fréquentable où aucune personne normalement constituée dans sa tête n’aurait envie d’aller traîner. Du reste, il s’exprimer comme un professionnel sans concessions et j’aime pas. Il se moque à moitié du but de la mission ou de la méthode imposée, tant que les détails lui sont clairement donnés dès le départ. Sa seule condition est de laisser les mutos en dehors de l’affaire. C’est tout à son honneur, et la ligne de conduite me plaît même si je ne la respecte pas totalement de mon côté. Après, j’ai mes raisons. Je n’élimine que des mutants nuisibles à d’autres dans le cas où je me retrouve à m’embrouiller avec eux pour des affaires plus ou moins personnelles. Aucun risque que je m’amuse à impliquer quelqu’un d’autre là-dedans donc.

- Non, les embrouilles avec les mutants ça me regarde. Si j’ai des comptes à régler avec l’un des nôtres, je gère de mon côté. Dans l’idéal, je ne suis pas pour les descendre non plus. D’ailleurs, notre victime est parfaitement humaine. Je t’ai déjà un peu présenté le topo je crois. A priori, c’est pas le type le plus dangereux du monde. Son terrain de jeu, c’est plutôt internet, et il est perçu comme un genre de gourou sur certains réseaux. J’observe depuis quelques mois sont activité, et le nombre de ses fans commence à grossir sérieusement. Il les attire avec des discours qui entretiennent la haine des mutants, tu vois le problème ? En général, on tire pas sur les penseurs bien planqués derrière un ordinateur et une identité cachée. Et jusqu’à présent je suis plutôt intervenu contre les bandes armées qui s’organisent de temps en temps dans les rues. Mais il me semble qu’il est temps de changer un peu les règles.

Je n’en dis pas plus pour lui laisser le temps d’assimiler ces premières informations et voir s’il a toujours envie d’en savoir plus ou décide finalement de me planter au milieu de mes délires. Puis, je me souviens soudain qu’il envisageait aussi une collaboration longue durée et j’ajoute :

- Je ne peux pas te dire maintenant si je veux qu’on devienne partenaires réguliers… Mais on peut partir sur le fait que ce n’est pas impossible si tout se passe bien pour la première fois. – Non, je ne fais absolument aucun sous entendu éhonté. – Tant qu’il y aura des humains pour chercher des problèmes aux mutants, j’aurai de nouvelles cibles et, pour être franc, je veux arrêter d’être trop solo. A trop suivre la même logique malgré moi, on va finir par me repérer.

Si ce n’est pas déjà à moitié le cas. Mais je garde ce détail pour moi. Je n’ai pas trop envie de perturber Erl qui, malgré ses airs bourrins, est sans doute moins frondeur et taré que moi. Une autre raison, plus sérieuse, serait aussi que j’ai envie de me poser un peu, si j’y arrive. J’aime bien l’action, mais le côté stratégie pure me plaît aussi. J’ai d’autres choses à faire de ma vie que passer mon temps à la risquer bêtement.

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MessageSujet: Re: Une petite partie de base-ball? (Yit)   Ven 23 Jan - 17:36


Les réponses de Yit lui convienne parfaitement et le vieux soldat a un petit mouvement d'épaule qui veut dire tout et n'importe quoi. La cigarette au bec il lui fait signe de le suivre d'un mouvement de tête. Ils suivent la rue durant quelques centaines de mètres pour replonger dans une obscurité relative dans laquelle Erl fait signe à son camarade de faire silence avant de se stopper devant une porte en fer, l'allemand frappe deux fois de manière espacé avant de suivre par quatre coups rapprochés. Quelques secondes plus tard la porte s'ouvre et un jeune d'une vingtaine d'année au crâne rasé ouvre la porte et leur ouvre le passage.

« Ici nous devrions être tranquille viens avec moi. »

Après une volée de marches les deux compères tombent sur une salle bien éclairé ou le rouge et le noir se mêle. C'est un remarquable cul de sac ou le mur du fond est entièrement pris par un immense bar ou une enseigne est décorée de caractères gothiques. Le bar n'est pas plein mais il y a une bonne vingtaine de personne qui regardent les deux étrangers d'un regard ou se mélange curiosité et crainte. Sans regarder personne il guide Yit vers le comptoir ou un vieil homme décrépis en chemise brune se lève aussi vite qu'il peut en voyant Linden s'avancer. Il y a un échange de regard entre les deux hommes et l'allemand soulève la plaquette et invite son ami à passer derrière avant de fermer derrière eux. La chemise brune ouvre la porte de la remise et allume la lumière avant de la refermer sur eux. C'est une petite pièce, remplis de bouteilles poussiéreuses où trône une table et des chaises en son centre, mal éclairée avec la faible source de lumière on devine le drapé d'un pavillon sur le mur du fond mais sans discerné les motifs sur le tissu. Linden invite Yit à s'asseoir et se tourne vers le barman.

« Salut Hans,moi et mon ami allons discuter de choses importantes et je compte sur toi pour que ta clientèle ne répète pas que je suis passé ici. Si j'ai le malheur d'entendre quoi que ce soit je les tuerais sans hésité sache le.(En Allemand) »

Le vieux barman se met mollement au garde à vous et bombe le torse en hochant la tête.

« Sinon ramènes nous une bouteille de vin, un cendrier et de quoi manger s'il te plaît. Je te paye en sortant. (En allemand) »

« Jawohl Herr General ! »

Avec la souplesse d'un jeune homme l'ancien claque des talons avant de repartir par là ou ils sont venus. Linden se retourne vers Yit et hausse les épaules avec un franc sourire. Il prend la chaise en face de lui et s'installe confortablement avant d'allumer à nouveau une cigarette et de poser le paquet et le briquet sur la table à mi-chemin entre eux deux pour lui faire comprendre qu'il pouvait se servir s'il le souhaitait. Il s'étire histoire de faire craquer ses vertèbres et s'appuie contre le dossier au moment où le dénommé Hans revient pour poser une assiette de charcuterie, un cendrier et deux verre sur la table. Un petit détour vers le fond de la salle et il pose une vieille bouteille débouchée pleine de toiles d'araignée entre les deux protagonistes et s'en va après un bref salut qui paraît un peu pathétique vu son âge. Erl attend qu'il ait refermé la pièce pour prendre la bouteille et remplir les deux verres, regarder l'étiquette et la reposer sur la table. Portant le verre à ses lèvres et il le goûte calmement et le repose sur la table.

« Chateau Margot 1933, Hans a toujours eu le nez pour le vin. Mais je suppose que tu te moques de la charcuterie, du vin et des cigarettes. Excuse moi pour le cadre mais nous allons dire qu'Hans est un vieil ami et qu'il est muet comme une tombe. »

Erl tape sur sa cigarette pour en faire tomber les cendres et attrape un morceau de saucisse qu'il englouti littéralement avant de reprendre la parole en écartant les victuailles sur le bord de la table.

« Un pirate informatique donc. Ca me va, quand veux tu que ce soit fait ? »
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Yitzhak Anavim
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MessageSujet: Re: Une petite partie de base-ball? (Yit)   Mer 28 Jan - 23:21

Gagné ! Il connaît bien un endroit louche du genre où même pour entrer tu dois savoir précisément de quelle manière frapper. Une technique à l’ancienne, mais toujours efficace. Le type qui nous ouvre la porte a des airs de petit caïd, crâne rasé, regard dur, silhouette baraquée. Il est pas vilain du tout à regarder, ceci dit, quelque chose dans son allume me laisse à penser que ce n’est pas le genre à apprécier de se faire draguer par des hommes. Il dégage un genre de violence brute qui me plait et qui, en même temps, appartient souvent aux bandes armées qui bastonnent tous ceux qui s’intègrent mal à leur vision du monde. A l’intérieur, la population est à peu près similaire, du bon gros red neck de la ville qui doit passer ses soirées à parler théories racistes, complot mondial des juifs, templiers, illuminatis et je ne sais quoi d’autre encore. Ça doit pouvoir se résumer par, « on nous trompe, si on nous écoutait, tout irait mieux dans le monde ». Sans immense surprise, je découvre qu’ils s’imaginent encore dans les glorieuses années quarante en Allemagne. Je me doutais que ce genre de choses existait mais je n’espérais pas le vérifier un jour. Franchement, une planque neo-nazie en plein New-York, avec ces petits américains paumés qui fantasment sur un truc dont les symboles les amusent plus qu’ils ne les comprennent, c’est assez pathétique. Et non, j’ai pas peur d’être ici. Je suppose que Erl sait ce qu’il fait. Si personne ne commence à examiner mon visage et à le trouver suspect, j’aurai peut-être une chance de quitter l’endroit sans faire de vagues. Par réflexe, j’observe quand même la populace du coin. Personne ne présente de traits ouvertement mutants. Ça ne garantit rien, bien sûr, cependant c’est déjà un peu plus rassurant, parce que j’ai pas envie d’avoir à en découvre avec un mutant accro à la croix gammée en colère. Et, surtout, je tiens à ne pas rater mon alliance avec on futur partenaire de jeux sanglants.
 
Il se dirige vers la personne visiblement à l’origine de ce ridicule décor de théâtre, un vieil allemand qui n’a pas dû quitter sa chemise brune depuis un bon demi-siècle. Si ça se trouve, il dort même avec. Je veux bien croire qu’avec des gens aussi allumés, prévoir un meurtre pendant l’apéro ne doit pas être du genre à éveiller les soupçons des oreilles indiscrètes. Les deux se mettent à parler en allemand et je ne capte pas grand-chose. Je reste juste assez attentif pour m’assurer que rien dans le vocabulaire employé ne semble trop louche. Je n’ai jamais appris cette langue mais j’en ai quelques bases, et parfois le vocabulaire est un peu transparent. N’empêche, c’est assez délirant. J’ai l’impression d’entrer dans un jeu de rôle assez malsain. Je me demande si Erl n’essaye pas de vérifier jusqu’à quel point peut aller ma tolérance envers son passé. Est-ce qu’il a seulement deviné mes origines ? En tout cas, ça ne joue pas vraiment. Je ne tiens pas à entretenir un traumatisme que même mes grands-parents ont à peine connu de loin pour me trouver intéressant. Puis, c’est pas comme si j’avais pas tenté de comprendre le fascisme et reconnu que, « parfois », c’était pas si idiot. Malgré tout le mépris que j’éprouve pour les suiveurs du bar, et le vieux qui a dû se prendre quelques obus dans la face, je serais pas le mieux placé pour donner des leçons de bon comportement dans l’intérêt d’une société tolérante et égalitaire.
 
Donc, je m’installe sans rien dire, en continuant de jeter des coups d’œil curieux autour de moi. Pour le reste, on peut dire que le service est plus accueillant que le décor, on nous donne à boire, à manger, pas de quoi se plaindre même si la date de l’étiquette du vin me laisse assez dubitatif. 1933. Je crois que je vais éviter de regarder ce qui est écrit sur les autres bouteilles, ils ont l’air d’aller particulièrement loin dans leur délire les gars. Je cède à la nécessité de boire un verre, même si je suis loin d’adorer le vin rouge. Que voulez-vous, je suis un sale gosse de dix-neuf ans habitué à se mettre en l’envers en boîte de nuit, pas une personne capable d’avoir développé un véritable goût en alcool. Mais j’ai comme l’impression que je vais finir par prendre certaines habitudes à force de traîner avec un bonhomme comme Erl.
 
-          Sympa tes vieux amis. Je suis pas sûr d’être fan du look tapageur et un peu trop retro de ta planque mais on va faire avec. J’espère que t’en as pas d’autre des comme ça parce que sinon c’est moi qui choisirai le prochain lieu de rencontre.
 
Et je prends un air menaçant histoire de dire qu’il a pas du tout envie de savoir dans quel endroit vraiment douteux je pourrais l’emmener pour rivaliser avec le bar à thème IIIe Reich. Mais on ne va pas s’attarder là-dessus, l’essentiel est d’avoir un endroit pour causer, donc, je bois rapidement une gorgée de vin et je pose ma tablette sur la table.
 
-          Ok, alors j’ai tout préparé. Je ne sais pas à quel point t’as envie d’entrer dans les détails, d’avoir des preuves de ce que j’avance etc, donc comme de mon côté j’aime que les choses soient claires, il ne devrait rien manquer. Tu peux même l’embarquer avec toi, c’est cadeau, t’as plus d’un an de pistage là-dessus. – Et, étant totalement parano, j’ai mis en place un programme pour que tout soit effacé dans quelques heures et aussi de quoi empêcher toute tentative de sauvegarde ailleurs, alors il a intérêt à vérifier rapidement s’il y tient. – Mike Johansson, c’est le nom de la cible. – Je pianote un peu sur la machine pour lui montrer sa tête. – Cheveux châtains, yeux bleus, beauté quelconque, vingt-sept ans. De ce que je sais de lui, il vit seul, pas d’emploi précis à noter depuis trois ans, ses principales ressources viennent apparemment des financements qu’il arrive à obtenir de ses fans, avec des soirées privées où il va prêcher la bonne parole, donner des informations soi disant top secrète et autres débilités. Enfin, je vais pas trop m’étendre sur sa vie dégueulasse. Mais je veux que les choses soient bien faites. Environ tous les mois, il donne un genre de conférence en direct sur internet. La prochaine aura lieu dans deux semaines, le vendredi. Si j’étais toi, je frapperai en plein milieu, en m’arrangeant pour pas être vu et me barrer très vite. J’ai déjà trouvé comment gérer sa webcam à distance afin d’assurer la suite. Voilà comment je vois les choses.
 
Je sais pas pour vous, mais moi j’adore ce scénario. Pour la peine, j’avale une tranche de saucisson. Tout ne se passe jamais exactement comme on le voudrait, et peut-être que Erl va avoir des objections, réclamer un truc plus discret ou autre, mais rien que d’imaginer cette possibilité, ça me et des étoiles dans les yeux. Sérieux, si Erl accepte, je vais me faire une mega installation d’écrans et pirater les webcams de plusieurs utilisateurs juste pour savourer leur tête quand leur idole va se faire exploser la sienne en direct devant les yeux. Putain les amis, je suis vraiment grave.

_________________

Scipion : Je puis nier une chose sans me croire obligé de la salir ou de retirer aux autres le droit d'y croire.
Caligula : Mais c'est de la modestie, cela, de la vraie modestie ! Oh ! cher Scipion, que je suis content pour toi. Et envieux, tu sais... Car c'est le seul sentiment que je n'éprouverai peut-être jamais. [Caligula, Camus]


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MessageSujet: Re: Une petite partie de base-ball? (Yit)   Mar 17 Fév - 20:07


Erl termine son verre de vin et le pose devant lui avant d'engouffrer une lamelle de saucisson. Il se racle la gorge et allume une cigarette avant de prendre l'ordinateur en main. C'est léger, c'est beau, c'est neuf, c'est proprement inutile. J'aurais préféré un dossier en papier mais bon nous n'avons pas toujours ce qu'on veut. Peu importe. Je parcours l'écran de mon doigt raccourcis faisant « tourner » les « pages » de cet appareil diabolique. Il faut le reconnaître Cymrod a fait un travail titanesque, tout ce qu'il y a à savoir est sur ce fichier. Ses parents, ses études, ses relevés de compte bancaire, les lieux qu'il fréquente, les putes qu'il a acheté, ses amis d'enfance tout ce qu'un espion pourrait rêvé. C'est fou ce qu'on peut trouver sur internet. La porte s'ouvre et un jeune coq entre dans la pièce mettant un froid entre le vieux nazis et son nouvel ami juif. Erl le regarde vociférer des insultes en allemand contre lui. Apparemment cela concerne la chute d'un régime totalitaire en 1945 et un manque de sens de l'honneur de la part des troupes. Un jeune con d'ivrogne qui a trop lorgné sur la bouteille ce soir en définitive. Erl fait signe à Yit que tout va bien avant que le jeune homme crache sur le vieil allemand qui ne bronche pas et tourne les talons en claquant la porte. Linden sort son mouchoir et essuie son visage avant d'avoir un sourire carnassier.

« Wunderbar ! Désolé pour ce petit problème je vais faire une remarque à notre hôte. Pour ce qui est de notre affaire je vous tiendrais au courant pour la suite des évènements. Vous serez aux premières loges je vous le garanti. »

Calmement Erl se lève et réarme son pistolet en un battement de cil. Il fait un signe de tête pour indiquer à Yit de le suivre et finit la bouteille d'un trait avec un haussement d'épaule qui devrait vouloir dire « ce serait dommage que ca se perde ». Il ouvre la porte derrière le comptoir et regarde le barman d'un air désolé alors que celui-ci est presque au garde-à-vous quelques gouttes de sueur perlant sur son front.

« Hans, bist du Enttäuschend »

Suite à ces mots tout va très vite. Le bras de l'ex-général se lève juste avant que la culasse du 9mm fasse un mouvement envoyant une balle dans la boite cranienne de la chemise brune dont la cervelle vient décorer le comptoir en bois. Le reste du chargeur se vide sur le portier qui s'effondre contre les battants en métal bloquant la sortie. Les clients alcoolisés ne rendent compte que trop tard de l'altercation et à ce moment précis Erl n'a d'yeux que pour le jeune skin lui ayant craché dessus laissant Yit y aller à cœur joie.

Il saute par dessus le comptoir avec la souplesse d'un jeune homme et deux hommes tente de s'interposer entre le vieillard et sa proie. Le premier aura la gorge rapidement trancher et s'étouffe sur le sol crasseux dans des gargouillis macabres alors que l'autre se fait énucléer avec un verre à schnaps posé innocemment sur la table toute proche. Acculé et apeuré le skinhead de presque 2 mètres cogne contre le mur avant de prendre une droite qui lui arrache deux dents au passage. Posant la main sur son cou il le soulève assez facilement en l'appuyant contre le mur. Les yeux de la victime deviennent rouges et celui-ci essaye de le regarder sans suffoquer. Tranquillement Erl retire un long couteau de derrière son dos et le montre à sa victime qui s'évertue à hocher la tête.

« Tu vois ce qu'il y a écrit ? Sang et Honneur et je peux te garantir que peu de personne ont eu ce poignard. Tu ne sais pas ce qui va se passer jeune homme mais comme je suis une personne correct je vais te le dire que tu puisses te faire à l'idée. Je vais t'ouvrir l'abdomen assez lentement tu comprend ? le regard du jeune con s'affole et secoue frénétiquement la tête. Tes boyaux vont se répandre sur le sol mais tu ne vas pas mourir tout de suite. Le craquement que tu viens de sentir c'est ton larynx qui vient de s'écraser et qui te prive de la parole ce qui t'empêchera de crier comme le goret que tu es. Erl se gratte la tête avec la pointe de son couteau avant de poursuivre de la même voix calme et implacable, vu le silence de mort Yit a du gérer pour le reste de la population du bar. Où en étais-je ? Ah oui te vider de tes boyaux, ils vont se répandre sur le sol et tu vas agoniser deux bonnes heures avant que ton cœur lache. Je ne vais pas te faire une leçon d'anatomie. Adieu trou du cul. »

Un craquement ignoble se fait entendre coupant net le gémissement de ce blaireau avant que l'acier du couteau tranche son bas-ventre déversant ses tripes sur le sol et les chaussures d'Erl. Une fois son travail terminé le vieil homme lâche le petit qui s'effondre sur le coté respirant fortement et essayant par de petits mouvement anarchique à attraper son téléphone sur la table ce qu'Erl anticipe en le saisissant et appelant le contact nommé « sweety ». Quelques pas en arrière lui permette d'apprécier au mieux ce détritus humain qui essaye de converser avec sa copine par grognements animales. Il fait un demi-tour droite règlementaire avant d'envoyer à Yit un sourire carnassier.

« Bon ou en étions nous mon nouvel et jeune ami ? »
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Yitzhak Anavim
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MessageSujet: Re: Une petite partie de base-ball? (Yit)   Ven 27 Fév - 1:20

J’en étais à rêver de la mort idéale de Mike, à anticiper ma jubilation et espérer voir Erl répondre avec le même enthousiasme, quand un débile ivre nous a interrompus. Il est arrivé, à balancé des trucs incompréhensible en allemand puis, pour une raison aussi inconséquente que mystérieuse, a eu la bonne idée de cracher sur mon compagnon. En observant le regard d’Erl, j’ai tout de suite pensé que ça allait vraiment mal se terminer. Il s’est levé tranquillement, mais avec le visage fermé d’un type en rogne à mort. Et il m’a dit de le suivre pour apprécier sa manière de remettre les gêneurs à leur place. Heu… Ouais mais là, maintenant, je sais pas. Je suis pas psychologiquement préparé à voir des mecs se faire défoncer. Ça peut paraître bizarre venait d’un gars de mon âge qui a déjà perpétré un nombre terrifiants de meurtres, au point d’en perdre le compte – et sincèrement j’en ai honte – mais je persiste à penser que je ne suis pas tout à fait un assassin. On pourra se dire que je me force à établir des nuances douteuses pour ne pas perdre ma maigre santé mentale, néanmoins, je n’ai jamais cautionné le massacre pour le massacre. Malheureusement, c’est très vite ce qui m’est proposé. En soit, je pourrais trouver tout à fait légitime de tuer des néo-nazis ridicules, des mecs qui, à la sortie du bar, doivent s’offrir des virées armées pour taper sur du pédé ou du feuj. Le problème, voyez-vous, c’est que je n’ai pas eu le temps d’étudier leur profil au cas par cas. Et ça, ça fait du mal à ma conscience. J’aime connaître mes victimes, j’aime m’assurer avant que les tuer en vaut la peine plutôt que frapper au hasard, sans savourer le fait de mettre un terme à la vie d’un sacré salaud, dont je peux énumérer tous les crimes, et avec le sentiment, au contraire, d’être le parfait connard de l’histoire. 
 
Si Erl m’en avait laissé le choix, j’aurais tout au plus donné de bons coups dans la tronche de ces gars. Le problème, c’est qu’en pétant un câble, il a vraiment fait des trucs dégueulasse, comme explorer une cervelle, fait sauter des yeux, etc. Et moi, je suis là, à visage découvert, à peu près sûr qu’il y aura bien quelqu’un pour balancer une fois qu’une enquête pour meurtre sauvage sera ouverte. Je suis déjà assez surveillé pour ne pas prendre ce genre de risques par excès de pitié. Du coup, j’attends même pas que les autres aient l’idée de se jeter sur moi pour former une arme au bout de ma main et tuer le premier qui croise mon regard quand j’entends mon partenaire tirer. Là, ça devient pour tout le monde une question de vie ou de mort. Deux types viennent vers moi en imaginant sans doute que je serai une proie plus accessible, mais j’enchaîne les tirs jusqu’à ce qu’une balle me touche en plein visage, et se fasse absorber sous l’œil médusé de mon assaillant. Je lui fais un grand sourire. « Oh putain… C’est un mutant !! », s’exclame-t-il d’une voix blanche, trop figé d’horreur pour essayer d’échapper au coup de feu que je lui envoie en retour. Pour trois gars qui ont réussi à s’approcher trop près de moi, je me prépare des poings d’aciers et fait brûler assez d’énergie pour avoir la force de leur écraser le nez, faire faire un aller-retour violent à leur cerveau sous leur crâne et, enfin donner un uppercut briseur de nuque. J’ai pas le temps de faire dans la finesse. J’agis vite, avec le plus de précisions possible pour laisser à personne l’occasion de filer en douce. Je fais pas dans le détail pour le reste, je tire, j’écrase, et parfois, je sors aussi une lame et je tranche. Dan l’ensemble, ça reste assez propre, des morts rapides pour le luxe du silence. C’est un beau gâchis. Quand je m’arrête enfin, après avoir fiché une balle dans la poitrine d’un type qui pensait être bien caché et s’apprêtait à me supplier de ne pas le tuer pour une raison laissée en suspens dans sa gorge, je peux constater que Erl donne dans le très dégueulasse. Le mec bourré a dû bien dégriser d’un coup avec ses intestins qui traînent par terre, surtout quand il lui explique qu’il va mourir, mais que ça sera pas si rapide que ça. Bien cruel pour un type qui avait juste un verre de trop dans le nez. Le voir essayer de dire au revoir à ce qui semble être sa copine au téléphone me fait sincèrement pitié. J’ai ce paradoxe terrible en moi. Si je ne me suis pas entraîné à détester une personne, je peux la voir encore comme un être humain, et me rappeler qu’il a une vie en dehors de ce bar, des sentiments, ça me fait de la peine. Pas au point de pleurer non plus mais quand même… L’existence est une sacrée garce.
 
Donc je fixe la scène, d’un air presque imperturbable mais avec une pointe de tristesse dans le regard, du genre qui dit « désolé mec, c’était vraiment pas ton jour ». Alors, sous une impulsion soudain, je décide de mettre fin à cette scène insupportable et surtout, de faire taire cette voix féminine qui hurle avec désespoir au bout de la ligne. J’attrape le téléphone, et, en faisant signe à Erl que je suis à lui très vite, je dis d’une voix absolument neutre :
 
-          La prochaine fois, prends en un moins alcoolique et avec des opinions moins crétines, ça lui réussira mieux et sans doute qu’à toi aussi
 
Et je raccroche. Avant d’écraser le téléphone dans mon poing. On pourrait croire que c’est de rage, mais pas tellement. Je suis navré, mes sentiments s’arrêtent là. Par contre, alerter la nana d’un type qu’on vient de tuer, c’est dangereux. Alors, j’explique :
 
-          Elle va sans doute appeler les flics, ça serait con qu’ils puissent retracer l’appel. Et sinon, j’attendais juste de savoir si mon petit speech se semblait en accord avec ta manière de procéder, sans me douter que j’aurais droit à une démonstration. Mais… - Je baisse mon regard sur l’homme éviscéré. – C’est intéressant ou, en tout cas, j’aime assez me dire que ça pourrait être notre chère cible. Je ne vais pas me plaindre d’avoir forcé la fermeture d’un tripot aussi glauque, mais ça te la fiche pas mauvaise d’avoir perdu ta planque ? Tu penses squatter encore longtemps l’institut avant de te faire virer pour ce genre de comportement ? Je me souviens d’ailleurs pas qu’on les rejoigne en approuvant le fait de tuer des gêneurs pour résoudre le problème anti-mutant
 
Tout en lançant des sujets de conversations divers pour combler le vide moribond de la pièce, je m’approche du bar pour attraper une boisson. Je fais une grimace en notant que la première chope est aspergée de bière, mais la seconde a l’air clean, alors j’en bois une longue gorgée. Rien de mieux à faire après tout ça.

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MessageSujet: Re: Une petite partie de base-ball? (Yit)   Ven 27 Fév - 18:26


Le quotidien est fait de journées comme les autres et toutes les journées sont comme les autres jusqu’à ce que ça dérape. C’est là la réflexion philosophique du jour de l’officier de police Lou Bloom, alors même qu’il attend à un feu rouge dans la voiture de patrouille qu’il partage avec son ami et collègue depuis prêt de dix ans, Rick Loder. Ce sont tout deux des hommes à la trentaine passée et à la vie construite, avec femmes et même enfants dans le cas de Rick. Ils ont faite l’école de police ensemble, avec la même vocation que de protéger et servir, puis ont tenté et tentent encore d’accomplir leur devoir dans cette ville qui les a tous les deux vu grandir. Mais cette ville, c’est la ville la plus dangereuse du monde et ils le savent. New York City, et plus particulièrement Manhattan, est le lieu le plus touché par le problème mutant. Car oui, pour eux il est indiscutable qu’il y a un problème mutant.

La NYPD est comme toutes les autres instances des forces de l’ordre : elle n’aime pas ce genre de « super-criminels ». Al-Qaïda à côté de la Confrérie des Mutants, ce n’est pas grand-chose. Les terroristes humains peuvent faire beaucoup de morts, tout comme les criminels humains, mais les mutants c’est pire. Ils ne sont pas naturellement mauvais, ce sont des individus, mais des individus qui peuvent faire bien plus de mal qu’un humain ; beaucoup sont des armes vivantes. Lou et Rick le savent. S’ils n’ont pas vu l’attaque du pont et l’assassinat du maire, ils ont vécu l’ouverture du Cube, ils ont essayé d’aider à évacuer lors de l’Incendie de Mutant Town et ils ont combattus les monstres d’Yggdrasil. Ce bouleau aura leur peau, Rick le dit régulièrement, mais il faut bien que des gens le fassent. Il faut bien qu’il y ait des personnes comme elles prêtent à se mettre en danger pour leur prochain. Ils sont la base de l’ordre, même s’ils sont incapables de mener les interventions du SWAT ou du BAM. Et cette base de l’ordre est appelée à l’aide une fois encore.

Des coups de feu, dans un bar, à plusieurs blocs de leur position. Lou regarde Rick qui lui rend un instant son regard avant de se détourner vers la photo scotchée sur le vide-poche devant lui, à la place passager. Il s’y trouve avec Linda, sa femme, et Joe, son fils d’une demi-douzaine d’années. A chaque fois qu’on les appelle, Rick ne peut s’empêcher de regarder cette photo. Lou en a une de Nina, aussi, et il est indéniable qu’il pense à elle lorsque le danger se fait mais il n’a pas cette certitude de mourir en faisant son devoir. Il ne veut pas finir comme Frank Kruse, un ancien de leur commissariat, ni penser qu’il pourrait laisser Nina vivre comme Jackie le fait : veuve. Mais cela le travail, bien sur, il fallait bien une raison pour qu’il ne veuille avoir d’enfant.

Il met les gyrophares et franchit le feu, commençant à se diriger vers le bar. Ils ne sont pas la seule voiture à y répondre et comme les autres, considérant qu’il y a déjà des coups de feu, ils revêtiront gilet pare-balle et sortiront les fusils avant d’y aller. Qu’est-ce que cela peut bien être, ils n’en savent rien. La seule chose qu’ils espèrent c’est que cela n’impliquera pas de mutants. Mais ils ne se font pas d’illusion : comme la majeure partie des problèmes à New York, il y aura des mutants. Reste à espérer que l’équipe d’intervention du Bureau des Affaires Mutantes arrive suffisamment vite une fois la présence surhumaine confirmée. Ils espèrent.



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MessageSujet: Re: Une petite partie de base-ball? (Yit)   Dim 8 Mar - 23:01



J'écoute mon compagnon de massacre d'une oreille plus que distraite mais je réalise que ce qu'il dit n'est pas idiot. Il n'y a aucun risque pour que nous ayons pu être entendu vu la porte blindé et les deux corps morts en plus du verrou empêche toute intrusion dans la cave néanmoins elle a du appeler les condé assez rapidement. Je prend un peu de recul pour trouver un moyen de sortir de cette souricière et analyse la scène. La pièce est remplis de cadavre. Déjà nous avons la cervelle du barman qui décore le comptoir et je crois que j'ai même vu ses doigts bouger légèrement, c'est vraiment gênant ces réflexes post-mortem. Les boyaux du type jonchent toujours le sol carrelé et je manque de glisser dessus ces gens n'ont vraiment aucune contenance. La plupart des autres corps se sont vidés à cause du relâchement de leur sphincter et une odeur de sang et de selles se répand dans l'air un des compagnons de monsieur « tripes à la mode de Cean » a même ses déjections qui sorte en bouillis de son short. Je recharge calmement mon arme et m'approche d'un des corps qui bouge encore pour lui mettre une balle dans la tête, la première qu'il a reçut dans la colonne a du le paralyser car il ne bouge plus ses jambes évitant de gâcher une balle j'appuie calmement sur son visage avec ma rangers jusqu'à ce que sa boite crânienne cède et déverse son contenu sur le sol. Je me tourne vers Yit en soulevant les épaules pour lui faire comprendre que ce n'était pas voulu. Reprenant mon sérieux je me rend derrière le bar et repousse un des cadavres qui tombe dans un bruit sourd en murmurant un « désolé ».

« Bon on va faire une pierre deux coups mon petit Yit je vais t'apprendre comment supprimer des preuves et également des gêneurs. »

En effet j’entends les sirènes de police et il ne vont plus tarder. Rapidement je saisis la boite à outils et récupère le pied de biche pour briser les gonds grâce à un mouvement de levier, Archimède est vraiment très intelligent. Je bloque la porte négligemment pour permettre au flic de pouvoir l'ouvrir et me retourne vers le bar afin de revenser tout l'alcool possible. Je gratte une allumette et la jette dans la flaque qui brule instantanément. La fumée noire envahie la pièce et j'emmène Yit dans la salle derrière ou nous regardons notre œuvre à travers le hublot. L'avantage de l'odeur de merde dégagé par les cadavres c'est qu'on ne peut pas sentir la fumé avec la porte fermé et celle-ci n'a pas de hublot contrairement à la notre. Je renverse derrière la porte de notre cachète toutes étagères que je peux trouver et demande à Yit de patienter. Bientôt la pièce est rempli de fumée mais ne crépite plus , le feu est totalement invisible mais nous pouvons entendre la patrouille de deux flics qui se rende dans le sous-sol pour vérifier que c'est bien ici.

« Tu vas voir on va rigoler mon pote »

Le premier flic tape à la porte de fer mais il n'y a aucune réponse. Je fais signe à Yit de reculer et de s'accroupir. Le second flic constatant qu'il n'y a ni bruit, ni lumière décide de vérifier le contenu de la cave et ouvre la porte. L'incendie qui c'était étouffé de lui même par manque d'oxygène n'attend que ça, les gaz ne veulent qu'une chose, atteindre leur température d'auto-inflammation. L'officier ouvre le battant d'un geste vif, moi et mon compagnons pouvons entendre l'appel d'air qui provoque la renaissance du brasier et permet l'inflammation des fumées. La vitre de notre porte se brise et laisse passer une flamme alors que l'explosion souffle les deux malheureux policier en même temps que la porte aux gonds fragilisés dont les deux cents kg écrase celui qui la tenait. Le second ne devrait vivre assez longtemps que pour voir son visage bruler et voir les plaques de kevlar de son gilet pare balle le transformer en petit four portatif ce qui a pour effet de bruler ses organes interne. En clair nous avons un mort certain et un handicaper à vie qui ne pourra plus jamais se regarder dans un miroir.

Une fois l'explosion passé je tape sur l'épaule de Yit et l'emmene au fond de la pièce qui contient une porte dérobé menant sur un tunnel qui n'est pas inscrit sur les plans de l'immeuble. Ni vu ni connu nous nous retrouvons à l'autre bout du quartier quelques vingt minutes plus tard. Hasta la vista baby.
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