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 Trouvé Charlie ! {Charlie Reyes}

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X-Men Oméga
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MessageSujet: Trouvé Charlie ! {Charlie Reyes}   Sam 11 Oct - 18:10

Mardi 26 Aout 2014 – 06 : 38 P.M.
Lorsque l’on arrivait à l’Institution Charles Xavier, on s’arrêtait d’abord devant un grand portail de fer, à battant et dans lequel était stylisé un « X » dans un cercle ; il s’agissait de l’entrée du domaine, encadrant la route et se faisait unique brèche dans les murs de briques qui le cerclaient. Sur la droite, contre le mur, se tenait une plaque ovale gravée du même X entouré, avec les inscriptions « Ecole Xavier, pour jeunes surdoués » suivie de l’adresse, le 1407 Graymalkin Lane, Salem Center, Comté de Westchester, Etat de New York, Etats-Unis ; adresse située à 8km du hameau de référence, Salem Center, entrainant une bizarrerie administrative puisque malgré ce qui était indiqué le domaine Graymalkin se trouvait dans la partie est d’East Branch Reservoir, juste au-dessus de la frontière nord du Comté de Weschester. Sans doute était-ce mieux puisque cela permettait à Graymalkin Lane d’être plus isolé et grand qu’il ne l’aurait été dans la commune de North Salem, le tout sans être beaucoup plus éloigné de New York City ; une heure de route peu ou prou, selon le trafic de l’Insterstate 684, puisque la majorité des 97km de route pouvaient se faire par celle suscitée.

Sous cette même plaque se trouvait une simple sonnette qui n’était cependant reliée à aucun interphone ou aucune caméra visible mais dont la pression permettait généralement d’enclencher l’ouverture des grilles ; plus qu’un système automatique elles étaient gérées par l’IA de la base des X-Men dont les logiciels se chargeaient de la défense automatisée de l’Institution ainsi à moins d’être un individu fiché comme nuisible il était possible de pénétrer Graymalkin Lane et de poursuivre sur la petite allée goudronnée qui faisait office de route, suffisamment large pour laisser passer une voiture, traversant le bois qui occupait la majeure partie du domaine dont tout son avant, tel un rempart naturel. La voie ne tardait pas à se diviser en trois mais il n’était pas possible de se tromper sur laquelle suivre puisque le Manoir Xavier était légèrement visible depuis le portail ; il suffisait donc de suivre la voie du milieu, allant bêtement tout droit.

Après deux ou trois minutes de marche sous la voute arborée, on arrivait au pied du manoir où se trouvait une cour pavée, encadrée par les ailes du grand manoir et elle-même centrée sur une statue de marbre blanc représentant le buste d’un homme chauve au visage allongé et amaigris doté d’un charisme certain ; Charles Xavier. Bien qu’il ait été construit au XVIIIe siècle, le manoir avait subit de nombreuses améliorations et transformations et les premières qu’on croisait étaient les ailes suscitées dont le rajout à la structure originel était relativement visible. Dotées d’un étage et entourant la cour comme des bras accueillant, elles suivaient l’architecture globale composée de briques et tuiles rouge-orangées et percée de nombreuses fenêtres afin de maximiser l’apport de lumière extérieur ; il n’était pas difficile, pour peu que l’on s’en approche et y prête attention, de voir les salles de classe qu’elles contenaient. Une fois la cour traversée, on arrivait à la façade du manoir originel qui avait cette même sur-présence vitreuse, la grande double-porte de bois s’en étant encadrée de cinq vitres quadrillées aussi grande qu’elle-même et dévoilant sans peine le hall d’entrée qu’elles éclairaient et qu’une fois passée la porte suscitée, qui était actionnable manuellement, on pénétrait. Au-dessus de cela, un peu en retrait du fait de l’architecture, se trouvait un second étage doté d’une baie vitrée ronde, tandis qu’en fond était visible une tour là-aussi ronde et sans doute un autre ajout à la structure d’origine.

Lorsqu’on entrait dans l’Institut, on se trouvait toujours dans le style du XVIIIe avec un grand atrium qui donnait aussi bien sur le rez-de-chaussée que, par l’intermédiaire d’un grand escalier central, sur le premier étage. De part et d’autre de cet escalier partaient deux couloirs, parallèles et éclairés par les grandes fenêtres qui se trouvaient sur les flancs de l’Institut alors qu’en le sein logeait bon nombre de pièces nécessaires au fonctionnement de l’Institut, tandis que sur les côtés on trouvait les couloirs conduisant aux ailes de classe, avec de petits escaliers pour atteindre le premier étage de ces dernières. Le premier voyait lui un large couloir dénué de fenêtre contenir nombre de chambres nominatives.

C’était dans l’une d’elle, derrière la porte au nom de Rachel A. Summers, que ce tenait la concernée suscitée. Dix-huit heures, elle s’était rentrée d’une dure journée de labeur en lézardage sur la terrasse qui n’avait cependant pas réellement laissée de trace sur sa peau clair tant grâce à la crème solaire dont elle mettait abondamment afin d’éviter le coup de soleil que grâce à son bouclier psionique qui, retraduisant son trauma suscité, l’empêchait d’aller jusqu’à bronzer. Après une dizaine de minutes de discussion avec Sage, même s’il fallait voir ce qui était nommé discussion considérant la propension au silence, la jeune femme avait prit sur elle d’appliquer l’adage « après l’effort le réconfort et avait rentrée son mètre soixante-quatorze dans sa piaule pour s’en aller se doucher, lavant même sa chevelure rousse-cuivrée lui tombant jusqu’aux omoplates et à la poitrine ; la fin de journée la voyait faire sa toilette, c’était une habitude relativement critiquable puisqu’elle devait encore manger après mais elle s’en foutait, elle évacuait le « gros » même si au final elle ne s’était pas tant salie que cela, un concept qu’elle avait désapprit à force de côtoyer Jade pour qui on était sale ou on était propre, pour ne pas dire que Rachel était sale ou elle était presque propre… Après l’Echo du Phénix était sure que sa filleule trouverait un bloc opératoire à peine nettoyé sale alors elle ne s’en faisait pas trop. Dix minutes après avoir commencée elle en avait terminé et se sécha dans l’instant par télékinésie, n’ayant pas envie de bourriner sur sa peau ou de coiffer normalement ses cheveux. Op, une frange au milieu, quelques boucles sur les pointes et le reste lisse mais avec légèrement de volume, c’était bien ! Quand au choix des fringues, elle nettoya rapidement à la main, sa combinaison informe, comme elle faisait à l’habitude également, pour la laisser sécher dans la douche et en prendre une autre dans l’armoire. La jeune femme n’avait que quatre vêtements et n’en avait pas besoin de plus, les trois combinaisons en molécules instables lui laissaient tout loisir d’exercer son imagination à se créer des tenues temporaires ; pour le reste, c’était un pyjama cadeau de sa sœur d’adoption et quelques jeux de sous-vêtements au cas où, puisque la plupart du temps ils étaient également en molécules instables. Cette fois n’échapperait pas à la règle alors qu’elle transforma l’informe combinaison noire en un soutien-gorge bandeau et une culotte tout deux d’un bleu sombre ainsi qu’en une longue robe sans manche d’un bleu clair assez transparent, basé sur un modèle qu’elle avait apprécié dix jours plus tôt sur une autre rousse mais qui descendait pour trainer sur le sol. Une ceinture intégrée à la robe pour qu’elle ne soit pas trop flottante et des chaussures à talons plus tard, elle était prête pour attendre l’ouverture du self et aller y manger parmi les premiers. Il restait à peine plus de vingt minutes à attendre avant l’ouverture du self et cela lui donnerait de quoi préparer sa propre bouffe avant d’aller manger seule ; cela ne la gênait pas outre mesure, elle s’était habituée avec le temps malgré les quelques repas partagés avec le groupe de Sanzo, qui mangeait généralement plus tard, ou les Elioth de Lauro, qui mangeaient plus tard et dans leur piaule, sa « colocataire » passant de plus en plus de temps avec elle-même histoire d’arranger le dédoublement de personnalité qui faisait justement qu’elle était sous surveillance de la rousse.

C’était son rôle au sein de l’Institut, son rôle officiel : la surveillance. L’Echo du Phénix s’investissait sans compter dans sa nouvelle maison et considérant ce qu’elle était le titre d’agente de sécurité était tout aussi dissuasif que celui d’X-Men mais son bénévolat de s’arrêtait pas à cela puisqu’elle se chargeait également de participer à la surveillance plus classique, par manque d’effectif chez les pions, et par l’accueil des nouveaux. Son décalage avec le monde ne l’empêchait pas d’agir et si sa réputation avait posée problème au début ce n’était plus le cas à présent même si elle continuait d’être intimidante même au sein de l’Institution : beaucoup de rumeurs sur un passé que très peu connaissaient et qui n’était que plus alimenté depuis qu’elle laissait voir la majeure partie de ses cicatrices, le résultat d’un travail sur elle-même de plusieurs mois et qui expliquait sa tenue, même si sa chevelure continuait à en cacher certaines. La majorité se trouvait dans son dos, accompagnant et scarifiant l’improbable tâche de naissance qui s’y trouvait. Cela avait l’aspect d’un grain de beauté mais la forme était absolument différente puisqu’elle s’étendait du creux de ses reins jusqu’à sous ses épaules, un tronc principal suivant sa colonne vertébrale jusqu’entre ses omoplates en un rétrécissement digne d’un cou et un nouvel élargissement triangulaire en guise de tête alors qu’au niveau des reins deux courbes se séparaient pour remonter plus haut encore en laissant régulièrement des segments brisés épais comme des côtes s’en aller à direction de ses flancs qu’ils n’atteignaient pas ; pour les plus imaginatifs, ceci était un oiseau, même si Rachel s’accordait avec ceux qui disait que c’était un vaisseau spatial. En réalité c’était un glyphe qui lui avait été implanté par bio-ingénierie lorsqu’elle était bébé afin d’enfermer en elle une Entité avec laquelle elle ne faisait aujourd’hui plus qu’une ; somme toute, il était encore plus difficile de deviner la vérité pour la Marque du Phalkon que pour les cicatrices à proprement parler. Cicatrices qui la marquait tout autant que le reste du corps : depuis l’épaule gauche jusqu’au flan droit, le dos de la jeune femme était marquée d’une quasi-continuité laissée par des coups de fouet mal guéris, des marques que la plupart ne pouvait heureusement identifier et qui se retrouvaient également sur son épaule gauche à destination de l’aisselle, sur son bras gauche de façon presque horizontale et sur sa cuisse gauche, bien verticale cette fois ; il n’était pas difficile de deviner quel était sa main directrice ni de quel côté elle avait le plus tiré sur ses liens lorsque les blessures lui avaient été faites, c’était justement les origines comme le pourquoi qui prêtait à supputation. Tout autant que l’impact sur la cuisse droite. Mais malgré tout ce qu’elle avait pu traverser, son visage à l’ossature marquée et aux traits acérés continuait de trahir sa nature gentille, voir gentillette parfois, avec ses fins sourcils surplombant ses yeux verts et sa petite bouche aux lèvres pulpeuses lâchant sa voix légèrement fluette et au débit rapide. Ce n’était pas un masque menteur tant il savait adopter toutes les mimiques nécessaires à l’expression du ressenti de la jeune femme, néanmoins rares étaient ceux ici à avoir eu la malchance de voir l’autre visage, qui résultait de tout ce qu’elle avait subit.

Amy de Lauro, qu’elle croisa en cuisine parce que cette dernière tentait d’apprendre à faire à bouffer suite à une remarque durant la soirée dix jours plutôt et dont le succès de l’entreprise était encore bien mitigé surtout pour une italienne, l’avait vu et en avait peur, ce qui ne les empêchait nullement de se côtoyer et d’être de proches amies.

- Plat tout cuisinés… c’est pas de la cuisine c’est du foutage de gueule, commenta simplement la rousse alors que sans un regard elle suivait ses sens psychiques afin de trouver la viande lui faisant envie.

Plus que venir d’un autre monde, Rachel ne percevait pas son environnement comme la norme car elle disposait de deux sens supplémentaires, créant dans son esprit une matérialisation tridimensionnel de ce qui l’entourait au niveau de la matière comme de l’astral ; c’était cette capacité qui lui permettait d’accomplir son office de surveillante alors même qu’elle lézardait sur un transat ou méditait en haut de la tour de l’Institut. Et ce fut cette capacité qui lui permit de voir arriver une personne qu’elle ne connaissait pas, puisqu’elle percevait sans peine l’intérieur du manoir et les environs immédiats.

- Je crois que j’vais devoir te laisser, y’a une nouvelle tête qui arrive.

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Phénix

"Des monstres ont fait de moi un monstre,
Des divinités ont fait de moi une divinité,
Seuls les humains peuvent faire de moi une humaine."






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Charlie Reyes
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MessageSujet: Re: Trouvé Charlie ! {Charlie Reyes}   Dim 12 Oct - 9:51

18:47. Pour la sixième fois dans le dernier quart d'heure, Charlie, à bout de patience, rangea le téléphone dans sa poche, frustré que le temps ne passe pas plus vite. Seulement quelques secondes plus tard, comme pour répondre à ses prières, le taxi ralentit, pour enfin s'arrêter devant un mur de brique. En se collant à la vitre, Charlie put apercevoir une large grille métallique à quelques mètres devant la voiture.

-On est arrivé, P'tit Gars! annonça le chauffeur. C'était un homme gras et moustachu, puant la cigarette à plein nez. A vrai dire, tout le taxi possédait cette odeur caractéristique de tabac froid. Charlie avait sans succès tenté de déterminer si l'homme sentait si fort qu'il empestait l'entièreté du véhicule, ou bien si avec le temps la voiture avait acquis cette senteur pour elle-même, sans nécessiter la présence de son ventru propriétaire.

Assis sur la banquette arrière, l'adolescent hocha la tête. L'institut Charles Xavier n'était pas facile d'accès, lorsque l'on n'était pas motorisé; après que son père ait rapidement calculé qu'un taxi direct depuis l'aéroport lui couterait pas loin de 200$, ils avaient fini par trouver une solution moins couteuse, mais aussi moins confortable. Ainsi, après qu'une navette l'ait déposé dans le centre de Manhattan, il était monté dans un bus à destination Georgetown, d'où il pouvait enfin prendre un taxi qui l'amènerait à destination en une vingtaine de minutes. Seulement, la navette avait été si bondée qu'il avait été contraint de voyager avec sa valise sur les genoux, le bus ne passait qu'une fois toutes les deux heures à peu près, et les vingt minutes de taxi avaient été plus proches de quarante, si bien que Charlie suspectait très fortement le chauffeur d'avoir pris des routes détournées pour allonger le trajet.

Ledit chauffeur, justement, se tourna vers son passager.
-Ça t'fera 45.78$ s'il te plait, demanda-t-il.
Le garçon fixa son interlocuteur avec un air horrifié que celui ci ne pouvait pas ne pas remarquer. Putain, pensa-t-il, ça a servi à quoi tout ça si c'était pour quand même payer la peau du cul?
-Bah ouais P'tit Gars, c'est que c'est pas tout près.
A aucun moment durant le trajet, l'homme ne s'était adressé à lui autrement que par "P'tit Gars". Charlie avait horreur de ça. Même s'il faisait bien plus jeune, il avait maintenant quatorze ans! Il n'était pas si petit que ça, non mais! Il ne supportait pas qu'on le traite de petit, peu importe que ce soit en référence à son âge ou à sa taille. Malgré cela il s'était tu, supportant sans broncher l'appellation, mais ça n'avait fait qu'empirer son humeur.

L'adolescent fixa son portefeuille quelques secondes avant d'en sortir tristement le billet de deux-cent dollars qui s'y trouvait -tout l'argent qu'il possédait- pour le tendre au chauffeur.
-T'as pas plus petit? demanda celui-ci.
Il secoua la tête, puis attendit que l'homme compte la monnaie en grommelant avant de sortir du véhicule. Le chauffeur lui-même descendit pour sortir la valise du garçon du coffre et la déposer sur le côté de la route. Charlie le remercia d'un signe de tête, mais l'homme s'était déjà retourné pour remonter dans sa voiture et démarrer en trombe.
Connard, se dit-il en regardant le taxi s'éloigner, déjà que t'arnaques tes clients, en plus tu dois le faire en puant la clope.

Enfin, il reporta son attention sur le lieu où il avait été déposé. La grille métallique était en fait un large portail de fer noir. En son centre, divisé entre les deux battants, était incrusté un cercle marqué d'un X. Derrière le portail était visible l'allée, s'enfonçant dans le domaine, encadrée à droite comme à gauche par un bois. A peut-être une centaine de mètres, on pouvait apercevoir entre les arbres un bâtiment de brique rouge.
Alors qu’il observait le portail, son attention fut attirée par une autre pièce de métal, une plaque qui avait été placée sur le mur à sa droite.  « Ecole Xavier, pour jeunes surdoués » indiquait la plaque, avant de préciser l’adresse du lieu. Cela fit sourire l’adolescent. Il ne pouvait s’empêcher d’imaginer la réaction qu’auraient eue ses professeurs s’il leur avait annoncé qu’il quittait Nathan Hale pour rejoindre une école de surdoués. Sous la plaque se trouvait une simple sonnette.
Avant de signaler sa présence, le garçon inspecta son allure. Son jean gris était toujours aussi usé et troué qu’il l’était ce matin, laissant apparents ses deux genoux écorchés, ainsi que quelques carrés de peau blanche au niveau de ses cuisses ; ses Converse rouge foncé, elles, étaient toujours aussi sales. Plusieurs mois s’étaient écoulés depuis la dernière fois où sa mère avait perdu patience et pris de force les chaussures pour les laver. Rien de cela ne le dérangea. En revanche, il grimaça à la vision des trois petites traces de sauce tomate, faites durant le repas dans l’avion,  qui tachaient le bas de son beau t-shirt noir à l’honneur de Green Day. Un instant, il hésita à fouiller dans sa valise pour se changer avant de se présenter, puis décida que la situation serait trop dure à expliquer si quelqu’un le surprenait pendant qu’il se déshabillait. Son autre option était d'enfiler un pull qui masquerait le tout, mais la chaleur estivale de New York l'en dissuada. Il grata donc du mieux qu’il put la sauce tomate séchée, puis renifla le t-shirt. Il eut l’impression de sentir une très légère odeur de tabac. Et merde. Il pria pour que ce ne soit qu’un effet de son imagination. Si être annoncé par une odeur de cigarette n’était jamais la meilleure entrée lors d’une première présentation, ça l’était encore moins lorsqu’on avait quatorze ans. Il repoussa sur le côté les mèches de cheveux châtains qui avaient commencé à tomber devant ses yeux, et se décida à entrer.
Après avoir cherché en vain un interphone pendant plusieurs secondes, il appuya enfin sur la sonnette. S’attendant devant l’apparente simplicité du système à voir un portier approcher pour lui ouvrir, il fut très surpris en voyant les deux battants du portail s’écarter automatiquement. Après s’être assuré que personne n’arrivait pour l’accueillir, il traina sa valise d’un pas hésitant sur l’allée. Après quelques pas, il entendit le portail se refermer derrière lui. Il se retourna par réflexe, puis repris son avancée sur la petite voie goudronnée entre les arbres. Il finit par arriver, après un temps qui lui parut interminable, sur une large cour pavée. En son centre se trouvait un buste sculpté de pierre blanche, mais Charlie n’y prêta aucune attention. C’était soit le fondateur de l’école soit le constructeur du manoir, peu lui importait. Son attention était toute dirigée vers le manoir en question. C’était la plus grande maison qu’il ait jamais vu. Il se demanda quel genre de fortune il fallait avoir pour se construire une bicoque pareille, puis repensa à l’étroit trois-pièces dans lequel il avait grandi. Le manoir, bien que ne  s’élevant que  sur deux étages  -même si une tour plus haute était visible à l’arrière- était large en conséquence, et deux ailes encadraient la grande cour pour encore l’agrandir. Le garçon supposa qu’il ne voyait en réalité qu’une petite partie de la construction complète, ne sachant pas jusqu’où elle s’étendait vers l’arrière. Le tout était construit en brique rouge, et couvert au rez-de-chaussée de larges fenêtres couvrant presque toute la surface des murs. Toujours en pleine contemplation, il finit par contourner le buste, qu’il trouva d’ailleurs très mal positionné puisqu’il empêchait de pratiquer toute activité sur toute la largeur de la cour, pour enfin atteindre l’énorme porte d’entrée en bois massif. Après avoir hésité pendant quelques secondes à pousser la porte pour entrer, il prit la décision de frapper trois coups sur le bois et d’attendre qu’on vienne l’accueillir, espérant que quelqu’un l’ait entendu, puis supposant que ça devait forcément être le cas puisqu’on lui avait ouvert le portail. Tandis qu’il attendait, il commença à réfléchir à la  phrase de présentation qu’il prononcerait lorsqu’on lui ouvrirait.
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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Trouvé Charlie ! {Charlie Reyes}   Dim 12 Oct - 17:12

Mardi 26 Aout 2014 – 06 : 31 P.M.
- Et puis qu'est-ce que tu nous casses les oreilles, c'est TOUJOURS moi qui fait la bouffe, tu pourrais participer de temps à autre.

- Tututut… Je fais la vaisselle et je range, je vous sers contrainte et forcée de femme de ménage, si y'en a une qui fiche rien ici, c'est mamma… Moi je suis utile à la famille, et toooc !

- Mais bien suuur, tu trouves toujours un moyen de… C'est vrai que si on aborde le sujet… hummm

- Avant, je faisais le rangement et le ménage, Jade m’a prit le second et tu es bien plus organisée. C’est donc de votre faute.

La prochaine fois, je ne dirais pas ça. Participer, oui, mais ce n’était pas à la vie familiale mais à la cuisine dont il était question. Du coup… ça va faire une demi-heure que je suis sortie de mon boulot, il ne s’est quasiment rien passé si ce n’est que j’ai droit à un « c’est ton tour » pour faire la bouffe. Depuis cette soirée « pizza » je suis abonnée à cette nouvelle participation mais Nom de Dieu, me demander de faire la bouffe à moi c’est… stupide. Je suis peut-être italienne mais je ne mange pas, en quelle langue faut-il le dire ? Bon, je serais perdante à ce jeu-là puisque malgré ma maturità linguistique je ne parle que trois langues et demi là où Caitlyn doit être à quatre ou cinq et Jade je ne les compte même plus. Et oui, les différences de capacités d’apprentissage, heureusement que ma mutation rattrape. Mais même ma mutation et l’hypermnésie qui va avec, pour la cuisine, ça ne fonctionne pas. Je suis patiente, très patiente lorsqu’on considère que je réagis cinq fois plus vite que la norme, mais je suis incapable de ne rien foutre ; et la cuisine, pour moi, c’est rien foutre. La recette, tu la mémorise, tu réunis les ingrédients et t’attends que ça se passe, c’est d’un chiant… du coup, quitte à être chiant jusqu’au bout, je leur prépare des plats tout cuisinés : le voilà mon apprentissage de la cuisine. Etudiante powa !

Naméoh, c’était à Jade que c’était demandé, la participation, pas à moi ; d’autant que participation c’est les premiers soirs, après sa devient délégation. Je le sais, c’est comme ça que j’ai fait pour Jade et le ménage : « alors, on le fait à deux. Ça ne te convient pas ce que je fais ? Et bien fais-le seule. ». En plus, moi, ça n’avait pas à me convenir la bouffe, je n’en mange pas. Du coup j’en suis rendue à attendre, en débardeur gris et pantalon de toile gris foncé, appuyée contre l’un des plans de travail, que le four à micro-ondes sonne comme quoi c’est bon, c’est prêt. Rien que d’y penser ça me vaut une brève inspiration pour une expiration bien plus longue en guise de soupire retenu. Ce soir c’est… je sais même pas d’ailleurs, j’ai vérifié que c’était pour 2-3 personnes et basta. Merde, j’espère que ce n’était pas des pâtes ! J’ai déjà fait le coup une fois et c’est déjà la honte de norme alors pour une italienne… Non, mais ça aurait déjà pété si c’était des pâtes.

- Plat tout cuisinés… c’est pas de la cuisine c’est du foutage de gueule.

- Tant que c’est mangeable, ça me va, lui répons-je alors que je me tourne vers elle, l’ayant parfaitement entendue arriver mais étant trop concentrée à me tuer les neurones sur le plat suscité et sa cuisson.

Rachel est… égale à elle-même. Ça doit être un truc de voyageuses universelles de finir à moitié à poils, d’autant plus que la tenue là est assez clairement pompée sur celle d’Aislinn. Bon après, ça lui a prit tout l’été de réussir à se montrer ainsi mais il faudrait peut-être qu’elle arrête de toujours en montrer plus sans quoi elle va finir à poils. Voyons le bon côté des choses : elle a des sous-vêtements elle. Je crains de dire cette fois parce que sa suggérerait qu’elle arrive au niveau de Maybe et même si c’est plus que probable je n’ai pas envie de l’imaginer. Et dire qu’elle est sensément l’agente de sécurité… bah, sans doute que si elle continue ainsi elle aura moins à courir après les élèves qui feront le mur, puisqu’ils le feront pour venir la mater elle. Discussion à avoir en tout cas, on reste dans une école. Il faudra que je vois si sa compte comme utilité familiale de régler les problèmes improbables parce qu’après tout, Rachel et Caitlyn sont sœurs de cœur donc même si moi je discute avec ma meilleure amie pour le bien (ou en tout cas la décence) du paysage scolaire de l’Institution X (qui du coup commence à mériter son diminutif), ça doit pouvoir compter comme travail d’intérêt général… euh, comme participation familial. D’autant plus que la connaissant, la Rachel, sa robe bleue va finir dégelasse une fois qu’elle se sera attaquée à sa viande alors…

Je la regarde s’interrompre en levant un sourcil et attends l’énonciation de l’idée brillante qui lui a traversée la tête au point de la faire s’arrêter.

- Je crois que j’vais devoir te laisser, y’a une nouvelle tête qui arrive.

Un sourire ; c’est vrai qu’elle se charge aussi de l’accueil. Nan, définitivement, le transparent faut qu’elle arrête. Pour quoi on va passer ?

- D’accord. Il faudra qu’on ait une discussion vestimentaire toutes les deux. Et sinon, ta nouvelle tête, c’est un mec ? Nan parce que Sanzo est toujours tout seul dans son dortoir, du coup tu peux lui adjoindre un nouveau ; tu connais le Chat, toujours prêt à chaperonner les nouveaux.

Et tu me connais je t’ai déjà faite la même en te demandant de voir s’il y avait personne que tu pouvais mettre avec Jade il y a quelques temps; bon, dans le cas de Jade faudra attendre que la candidate arrête d’étouffer les gens dans son sommeil mais puisque Rachel l’aide à contrôler ses pouvoirs ça devrait vite arriver. Ce n’est pas ce cours-là d’ailleurs qu’elle a donné en bikini ? Il faudra VRAIMENT qu’on parle des notions de décence… même si elle m’enverra à la figure le faire qu’avec Caitlyn on se ballade nues ; certes on le fait, mais dans l’intimité, ce n’est pas pareil ! Une longue discussion en perspective…

- Ciao, souris-je simplement quant elle s’en va, espérant qu’elle m’écoutera.
Cameo pour Amy

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Nephilim

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MessageSujet: Re: Trouvé Charlie ! {Charlie Reyes}   Dim 12 Oct - 18:33

Nouvelle tête plutôt petite et maigrelette d’ailleurs, vêtu d’un jeans troué aux genoux et aux cuisses, de chaussures plates et boueuses, et d’un t-shirt Green Day ; t-shirt plus propre que les chaussures mais pas propre pour autant et pantalon révélant des écorchures qui ne manquèrent pas d’attirer l’attention de l’Echo. Le garçon passait de l’enfance à l’adolescence mais démarquait déjà une finesse relative du visage dont les yeux enfoncés faisaient ressortir le nez et dont les cheveux cachaient à la vue front, oreilles et sourcils ; Rachel ne le voyait pas encore ce qui lui passait les détails comme les couleurs mais lui révélait bien d’autres choses. Le contenu du corps comme de la valise en premier lieu.

- D’accord. Il faudra qu’on ait une discussion vestimentaire toutes les deux. Et sinon, ta nouvelle tête, c’est un mec ? Nan parce que Sanzo est toujours tout seul dans son dortoir, du coup tu peux lui adjoindre un nouveau ; tu connais le Chat, toujours prêt à chaperonner les nouveaux.

- Ok pour la discu’ quant aux colloc’ de Jade et Sanzo, tu sais que t’aurais plus vite fait de leur interdire de baiser ?

Rachel était peut-être une grande enfant un peu niaise mais en général elle comprenait ce qu’elle voulait comprendre, n’étant pas aussi conne qu’elle le laissait entendre par gaminerie et volonté de se simplifier la vie au maximum. Elle comprenait l’inquiétude maternelle néanmoins elle ne la partageait pas et sa bienveillance envers le « petit couple », à défaut de lui faire prendre parti, la faisait encourager leur progression.

- Mais j’y penserai, conclue-t-elle en s’éloignant. Après tu sais, ça sert à rien de leur interdire d’aller dans les dortoirs, généralement pour baiser en paix les élèves vont dans le labyrinthe ; impossible de les emmerder sauf si tu r’gardes du toit.

Ressortant de la cuisine pour poursuivre le couloir jusqu’à l’un de ceux qui la conduirait jusque dans le hall, dans lequel le nouveau n’était pas encore entré, Rachel ne fit que quelques pas avant que ses pieds ne se soulèvent légèrement du sol, la conduisant à glisser à quelques centimètres de celui-ci pour arriver bien plus vite à l’entrée. Le rez-de-chaussée de l’Institut était principalement marqué par les deux couloirs sur les flancs, lesquels permettaient de le traverser en longueur alors que le hall et un autre couloir perpendiculaire en bout permettait de le faire en largueur. Les cuisines se trouvaient ici, en face du réfectoire qui terminait le bâtiment, et les autres pièces internes à cet étage étaient des pièces jadis destinées à diverses activités et qui avaient été transformées en bureaux, que ce soit pour la vie scolaire et le secrétariat, au plus proche du hall, ou encore d’autres comme le conseiller social ou le conseiller disciplinaire, fermés fautes de personnel.

Se posa à nouveau, Rachel termina les derniers mètres au bruit de ses talons puis elle porta sa main à la poignée, ouvrant la porte de gauche pour faire face à l’adolescent brun. Yeux posés sur lui et visage ouvert comme souriant, elle fit face parfaitement détendue et à son aise, ne tardant pas à prendre la parole.

- Salut, déclara-t-elle simplement, supposant qu’il l’aurait déjà entendu venir et de serait pas surprit.

L’interrompait-elle en pleine réflexion voir tentative de présentation ? Possible, pas réellement grave ; il valait mieux être trop ouvert que pas assez avec les nouveaux, de son point de vue du moins. La plupart étaient stressés et dépaysés alors c’était à elle de faire le premier pas, histoire de les déstresser à défaut de ne pas en rajouter au second point.

- Entre, je t’en prie.

Se décalant pour lui laisser le champ libre, Rachel eue droit à la découverte que la marche arrière et la robe trainante étaient deux choses ne faisant pas bon ménage mais elle ne s’en déséquilibra même pas, se marchant simplement dessus ; un pas ça passait, deux c’était à éviter. Refermant la porte une fois que le jeune garçon l’eut franchie, elle ré-avança sur sa position précédente pour éviter tout cassage de gueule impromptu.

- T’es nouveau ici, je t’ai jamais vu avant ; juste, t’es déjà inscrit ?

Dix-huit heures passées, la vie scolaire n’était plus ouverte comme bon nombre des organes scolaires de l’Institut néanmoins ce n’était pas l’inscription tardive mais l’inscription tout court qui posait problème à l’Echo du Phénix : l’administration et elle c’était une grande histoire de « moins je te croise mieux je me porte ». Même son agent superviseur au MI-13 était d’accord qu’elle foutait toujours un bordel monstre. Ne serait-ce que sa carte d’identité relevait tous les défis : date de naissance, 05/09/2007. A chaque fois qu’elle était contrôlée elle finissait au poste, alors que c’était une vraie pourtant ! Mais elle ferait l’effort de l’inscription, de toute façon elle s’y était habituée depuis le temps, tout autant qu’à oublier les clés des chambres sur place.

Ces considérations mises à part, Rachel attendit la réponse de l’inconnu avant de continuer ses blablas ou de commencer la visite, posant ses mains sur ses hanches sans rien changer à son attitude. En se présentant dans le domaine il y avait de fortes probabilités que le jeune mutant ait déjà était télépathiquement scanné par le maitre des lieux afin de vérifier qu’il n’y avait pas de danger donc l’Echo n’avait pas de réelle raison d’être méfiante et se comportait aimablement, sans plus de finesse que d’habitude cependant.

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Charlie Reyes
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MessageSujet: Re: Trouvé Charlie ! {Charlie Reyes}   Dim 12 Oct - 20:39

Charlie n'eut pas à attendre longtemps pour entendre un bruit de pas de l'autre côté de la porte. Il avait opté pour la simplicité d'un "Bonjour, je m'appelle Charlie Reyes, je devrais être inscrit normalement" et s'apprêtait à se présenter, mais ses mots moururent dans sa gorge lorsque la porte s'ouvrit. La jeune femme qui se tenait devant lui faisait un peu plus d'une tête de plus que lui -et les talons n'arrangeaient rien- avec de longs cheveux d'un magnifique roux vif. Cependant ce qu'il remarqua en premier n'était ni la chevelure flamboyante de la jeune femme, ni ses profonds yeux verts, ni même les cicatrices qui marquaient son bras gauche. Non, ce que Charlie vit en premier c'était ce qui ce trouvait juste devant son regard, et ce pour quoi pour une fois l'adolescent ne maudit pas sa petite taille. La jeune femme était habillée d'une longue robe bleu ciel, robe qui était cousue dans un tissu particulièrement léger, si bien qu'on faisait plus que deviner les sous-vêtements noirs sous celle-ci. Pour l'heure le garçon était entièrement captivé par les formes agréables que contenaient les sous-vêtements en question. Il fut cependant assez vite rappelé par sa conscience restée jusque-là en retrait, qui tirait à présent la sonnette d'alarme. Il réalisa alors qu'il gardait la bouche ouverte depuis qu'il avait essayé de parler à l'ouverture de la porte.
Ferme la bouche, ferme la bouche, lève les yeux bordel... Le jeune homme avait envie de se gifler. Il entendit presque distinctement la voix de son père lui signaler en riant qu'il risquait de gober une mouche.
La surprise initiale passée, Charlie parvint à détacher ses yeux et à les lever vers le visage de la jeune femme, s'empourprant jusqu'aux oreilles en espérant que celle-ci n'ait pas remarqué son léger temps d'arrêt. Le tout avait duré une fraction de seconde, mais n'en avait pas été plus discret pour autant. Il remarqua alors que le visage de la demoiselle était lui aussi loin d'être désagréable à regarder, bien que légèrement étrange par son aspect presque sculpté. Il allait presque retomber dans sa contemplation lorsque la jeune femme le salua.

-Euuuuh bonjour, je... Je suis Charlie... Charlie Reyes. Je huuuum... Gêné au possible, il avait complètement oublié ce qu'il devait dire, ce qui ne fit que le gêner davantage. Il continua à rougir, et se sentit l'envie de partir en courant, heureusement son interlocutrice le sauva en l'invitant à entrer, reculant d'un pas.
Charlie avança, respirant profondément pour se calmer. La fille ferma la porte derrière lui. Il regarda autour de lui. Il se tenait dans un hall d'entrée relativement classique par rapport à ce qu'il avait vu du manoir de l'extérieur, mais non moins impressionnant. Devant lui se dressait un large escalier, menant à l'étage supérieur. Des couloirs partaient à sa gauche et à sa droite, menant probablement aux ailes qu'il avait vues depuis la cour. L'architecture interne était magnifique, particulièrement pour quelqu'un qui avait vécu toute sa vie dans un petit appartement identique à tous les autres dans l'immeuble de huit étages dans lequel il était situé. Mais ce qui frappait par dessus-tout, c'était la luminosité des lieux. Aucune lampe n'était allumée, les larges fenêtres suffisaient à éclairer le bâtiment si bien qu'on se serait presque cru à l'extérieur. Le garçon admirait encore ce qu'il voyait lorsqu'il réalisa que la jeune femme lui avait posé une question. Perdu dans ses pensées, il lui fallut quelques instants pour l'assimiler.

-Pardon? Ah, euh oui, je... Oui, je suis nouveau, je viens pour... Enfin je suis un mutant, donc euh... Normalement je suis inscrit, je crois... Au nom de Charlie Reyes, ça devrait être... Charlie Reyes, c'est ça.

Toujours gêné par sa réaction initiale face à son interlocutrice, il était atrocement mal à l'aise, ce qui lui faisait perdre tous ses moyens. Il aurait voulu lui expliquer qu'en temps normal il était bien plus loquace, et puis il disait pas tant de conneries et puis il se répétait pas pour rien dire, mais la justification sonnait déjà horriblement mal dans sa tête, il n'osa même pas imaginer le résultat à l'oral.
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Echo
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MessageSujet: Re: Trouvé Charlie ! {Charlie Reyes}   Lun 13 Oct - 13:37

Pour la surprise, c’était raté ; ou réussit selon le point de vue. Sans doute aurait-elle put lui demander de la regarder dans les yeux, en précisant que c’était plus haut les yeux, mais elle n’en fit rien et laissa le jeune adolescent réagir à sa vitesse. Il n’était pas le premier à avoir ce genre de réaction et Rachel ne trouvait pas cela gênant le moins du monde, peut-être par héritage Frostien ; la question de son physique était l’une des plus simples pour la faire complexer puisque même si on lui avait déjà déclaré qu’elle était belle, une chose qu’elle croyait du fait de sa confiance dans les personnes qui lui avait dit, voir sexy si elle en croyait les commentaires sur ses 85C-62-88, il restait toujours la question des cicatrices et des tatouages pour la défigurer même si elle avait beaucoup, peut-être même trop, travaillé à la monstration. Elle ne dissimulait plus grand-chose, c’était vrai, même si les Marques d’Assermentation des Limiers étaient toujours cachées aux yeux du monde à l’exception de lorsqu’elle agissait en mission, douloureux rappel de ce qu’elle avait fait et de ce qu’elle devait faire plus pour que cela n’arrive jamais que pour obtenir une quelconque rédemption.

En tout cas, le nouveau s’empourpra très rapidement, même s’il n’en était pas au point de Ninon lorsqu’elle lui avait fait l’aide à la maitrise en bikini ; l’Echo du Phénix nota tout de même qu’il n’y avait que chez Sanzo que le sang descendait directement au sexe, chez les autres il montait d’abord à la tête. Bon, le Chat était à moitié chat et elle l’avait tenu dans ses bras, peut-être que c’étaient là deux circonstances aggravantes pour lui. Elle lui demanderait peut-être tout à l’heure si le nouveau atterrissait dans la même piaule, pour l’instant elle devait se concentrer sur le nouveau suscité ; nouveau dont les yeux semblaient prêt à se perdre encore mais qui répondit tout de même, là encore plus à son aise que la blondinette citée précédemment même si d’un autre côté, la tenue de Rachel était plus couvrante aussi.

Charlie Reyes ; elle avait trouvé Charlie ! Oui, c’était une pensée à la con mais c’était une pensée donc par définition lorsque l’on était un peu dissipée il y en avait pas mal qui n’avaient pas forcément de fondement ou de profondeur. En tout cas il entra sans rien rajouter malgré de grandes respirations pour calmer son cœur, s’intéressant aux lieux puisque la devanture c’était déjà fait.

- Pardon ? Ah, euh oui, je… Oui, je suis nouveau, je viens pour… Enfin je suis un mutant, donc euh… Normalement je suis inscrit, je crois… Au nom de Charlie Reyes, ça devrait être… Charlie Reyes, c'est ça.

- Oki, cool ; je vais vérifier puis j’te ferais visiter, d’accord ?

Qu’il soit déjà inscrit était une très bonne chose ; beaucoup de nouveaux arrivants ne l’étaient pas et se ramenaient avec leurs paquetages sans avoir la moindre idée d’où ils atterrissaient, savoir au moins dans quoi on venait s’installer et s’il y avait des places disponibles était un minimum pour s’assurer de n’avoir fait le trajet pour rien. Ensuite, que Charlie soit déjà inscrit signifiait qu’elle n’avait pas à le faire ! C’était peut-être logique considérant qu’il était mineur et sans ses parents, donc qu’il n’aurait pas forcément eue la possibilité de s’inscrire sans leurs signatures, mais tout cela c’était encore une question d’arcane législative et administrative donc passant au-dessus de la tête de l’Echo. Elle, quant elle avait besoin de savoir un truc, elle demandait à Caitlyn ou alors carrément à un membre de l’ambassade du Royaume-Uni.

Recommençant à marcher, Rachel invita d’un simple geste son jeune vis-à-vis à la suivre alors qu’elle-même se dirigeait vers le couloir d’où elle venait et la première porte qui s’y trouvait.

- Les deux ailes à l’avant de l’Institut c’est les salles de classe, généralement il y en a une part niveau avec les profs qui défilent.

L’Institut n’avait pas une place infinie même s’il avait déjà été bien agrandi et faire de la middle school aux études supérieures impliquait un certain nombre de classe, lesquelles étaient aménagées dans les parties suscitées, et de professeurs, lesquels n’étaient pas tous résidents du site. Mais en définitive les choses fonctionnaient plutôt bien pour les deux centaines d’individus résidant à l’Institut, malgré que quelques cours soient donnés par l’Université de New York pour compenser le personnel restreint.

Le claquement des talons s’interrompit à nouveau  alors que Rachel s’arrêtait devant la porte correspondant au Secrétariat et à la Vie Scolaire, qui partageaient la même pièce, porte qu’elle déverrouilla d’une pensée avant de l’ouvrir de la main pour entrer. Deux bureaux servaient de mobilier à l’endroit, le plus reculé étant celui de la secrétaire Darla Stinger, actuellement absente puisque sa journée était finie, et le plus proche des entrées étant celui des pions, sur lequel on pouvait faire tenir aisément jusqu’à trois personnes bien que les sièges fussent rarement tous remplis. Il y avait sur les bureaux des trieurs et des dossiers classés, ainsi qu’un ordinateur, un par bureau, et sur les murs des étagères pour ranger les dossiers et les trieurs dont l’une d’elle contenait une imprimante, tandis que sur un mur se trouvait un rangement de clés où des doubles de toutes celles des dortoirs reposaient parfois jusqu’en quadruple exemplaire. Il y avait aussi, sur le bureau des surveillants, des imprimés avec le plan de l’Institut et le règlement intérieur pour guider les nouveaux étudiants et résidents, bien qu’il fut possible de trouver le second encadré sur un mur dans chaque pièce où il était nécessaire de rappeler les règles.

L’ordinateur commença à s’allumer avant même que la jeune femme ne s’asseye sur la chaise qui lui faisait face, ce qu’elle ne fit pas de suite puisqu’elle se dirigea d’abord vers le conteneur à clé.

- Dis Charlie, tu préfères être seul ou avec des colloc’ ? On a des chambres de deux et de quatre, généralement on utilise les vides pour ceux qui sont assez craintif ou malaisé avec les gens.

Généralement, les chambres « seul » étaient des chambres deux places réservées soit pour les profs et membres du personnels n’ayant pas la chance de posséder l’une des chambres des X-Men, soit pour des personnes relativement instables et dont la présence d’autres risquait de créer des problèmes ; l’absence de contrôle de Ninon sur ses pouvoirs l’ayant conduite à étouffer quelqu’un dans son sommeil, elle disposait d’un tel régime même si elle comme d’autres avaient l’espoir qu’elle prenne assez de maitrise pour rejoindre une chambre normale – celle de Jade, en l’occurrence, la petite amie de Sanzo et fille adoptive d’Amy. Après ce n’était pas la peine de faire toute la généalogie et les histoires de nymphomanes refusant que leur progéniture se dévergonde, elle perturbait suffisamment Charlie comme ça et puis cela lui ferait des choses à découvrir ! Selon la réponse que lui fournirait l’adolescent, l’Echo du Phénix s’emparerait de la clé de la chambre de Sanzo, une double au rez-de-chaussée, ou d’une quelconque autre ; même s’il n’y avait pas que l’excuse utilisée par Amy qui motivait cette dernière à demander à ce qu’on mette un nouveau dans les pates de Sanzo, elle avait raison sur le point que le Chavalier Blanc était un bon tuteur pour les nouveaux ; pour ne pas dire qu’il avait un bon tuteur tout court.

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Charlie Reyes
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MessageSujet: Re: Trouvé Charlie ! {Charlie Reyes}   Lun 13 Oct - 16:02

Si l'inconnue remarqua son regard mal placé, elle n'en montra rien. Charlie avait craint qu'elle le prenne mal et l'engueule, ou pire, qu'elle commence, comme sa mère l'avait fait quelques temps plus tôt en découvrant un site peu avouable dans son historique web, à approfondir le sujet pour en discuter longuement et lui expliquer qu'être intéressé par ce genre de choses était normal pour son âge, mais qu'il ne fallait pas tout faire n'importe où, et que... Il se sentit mal à cette idée. Si les choses s'étaient passées ainsi il n'aurait certainement plus jamais osé adressé la parole à la jeune femme. Heureusement elle gardait ce sourire chaleureux et cette position accueillante, dont le garçon conclut que soit elle n'avait rien vu soit il n'était pas le seul mâle à réagir de la sorte en la voyant déambuler dans cette tenue et qu'elle avait l'habitude. Peu à peu il reprit un peu de contenance, son rythme cardiaque retombant à une fréquence presque normale.

La jeune femme annonça qu'elle lui ferait la visite des lieux, puis se retourna, l'invitant à la suivre. Marchant derrière elle, l'adolescent qui avait presque retrouvé son teint habituel s'empourpra de plus belle en découvrant que les beautés du corps humain ne se trouvaient pas toutes à l'avant. Il baissa directement son regard vers sol. Tandis que sa guide lui expliquait l'agencement des salles de classe, Charlie observait minutieusement les tâches de boue séchée sur ses chaussures, dont il ne décollait les yeux qu'une fois tous les quatre ou cinq pas le temps d'assurer son équilibre, tout en évitant soigneusement de porter son regard trop haut. Lorsqu'elle fit une courte pause pour ouvrir une porte, le jeune homme avait toujours l'air aussi fasciné par ses chaussures. Il entra, leva les yeux le temps de découvrir un bureau tout ce qu'il y avait de plus classique, bureau qui devait servir à l'administration à en juger par les étagères et les tables couvertes de dossiers, puis reporta une fois de plus son attention sur le bout de ses pieds, tandis que l'inconnue fouillait l'un des tiroirs.

- Dis Charlie, tu préfères être seul ou avec des colloc’ ? On a des chambres de deux et de quatre, généralement on utilise les vides pour ceux qui sont assez craintif ou malaisé avec les gens.

Pour la première fois depuis son entrée, l'adolescent leva les yeux vers son interlocutrice, se forçant à ne pas détourner son regard du visage de la jeune femme si fort que ça se remarquerait forcément. Il réfléchit quelques instants à la question. D'un côté, il appréciait sa tranquilité et son intimité. Il avait toujours été heureux d'être enfant unique, ne s'imaginant pas partager sa chambre déjà assez petite comme ça avec un frère ou pire, une soeur. D'un autre côté, il avait passé assez de temps dans sa solitude durant les six derniers mois. Et vivre avec d'autres garçons, pour peu qu'ils s'entendent bien, puisqu'il supposait que les chambres n'étaient tout de même pas mixtes, devait sans doute être très amusant. Il les imaginait déjà, discuttant dans leurs lit jusque pas d'heure, rigolant, faisant -mal- semblant de dormir chaque fois qu'un surveillant passerait les contrôler. Un peu comme les "soirées pyjama" qu'organisaient les filles de sa classe, mais tous les soirs. Et avec des sujets de discution beaucoup plus virils, tout de même. Ca sonnait bien. Ils eviendraient une bande inséparable, tous les quatres, et ils auraient tous des surnoms. Ca lui manquait, d'avoir une bande de copains soudée. Et pas que la bande en elle-même, ses amis aussi. Sa mère avait beau lui raconter que s'ils l'évitaient à cause de sa mutation ce n'étaient pas de vrais amis, ils lui manquaient quand même. Tant pis, ici il aurait de nouveaux amis, encore plus géniaux, et eux au moins ne seraient pas dérangés par sa mutation, en toute logique. Il aimait d'ailleurs l'idée d'être ami avec des mutants, ça leur ferait plus de choses à partager. Il avait hâte. D'un point de vue plus terre à terre, avoir d'autres adolescents pour le guider lors de ses premières semaines à l'Institut pouvait s'avérer bien utile. Et surtout, surtout, Charlie ne voulait sous aucun prétexte être classé parmi les craintifs ou les "malaisés avec les gens". De ce point de vue-là, ses premières minutes dans sa nouvelle demeure ne s'étaient pas avérées bien glorieuses, mais il était toujours temps de se rattrapper après tout.

-Ben moi avec des colloc' ça me va. Ce serait sympa. Enfin, si ça dérange personne quoi, j'ai pas envie de m'imposer non plus. Au final faites comme c'est le plus simple pour vous, moi j'ai jamais partagé ma chambre avec quelqu'un d'autre, je suis habitué, donc si jamais vous avez pas de place ça me va aussi. Vraiment comme ça vous arrange, enfin tant que... Y a pas d'animaux domestiques ici hein? Non parce que je suis allergique en fait.
La question de son allergie venait d'apparaitre dans son esprit, elle pouvait poser problème en cas de cohabitation avec le propriétaire d'une jolie bête à poils. Cependant le lieu était tout de même une école, le garçon supposait que les animaux n'étaient pas autorisés.

Il remarqua à ce moment là qu'il avait repris son calme et son éloquence. Il avait prononcé sa tirade sans y réfléchir, ne décollant pas les yeux du visage de la jeune femme. C'était déjà une avancée, il avait retrouvé Charlie. Il sourit donc, finalement content de la situation, se sentant prêt à commencer sa nouvelle vie ici.
Cette année sera la meilleure de ma vie, décida-t-il. Ca devrait fonctionner, d'après tous les coach en développement personnel du monde.
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Echo
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MessageSujet: Re: Trouvé Charlie ! {Charlie Reyes}   Lun 13 Oct - 17:36

Le garçonnet suivit le mouvement en tâchant de détourner le regard, une chose qu’elle notifia dans son esprit et qui l’attendrit relativement ; que les modes féminines aillent au plus court et/ou au plus transparent dans les années à venir n’empêchait pas Rachel d’avoir beaucoup d’avance et manifestement cela perturbait Charlie. L’Echo du Phénix se demandait si, transposée dans une autre situation, l’aisance du garçon n’aurait pas été différente ; elle ne pensait pas à un registre de découverte du corps mais simplement dans un lieu comme une piscine, ou les conventions sociales laissaient plus de place à la libération du corps. Sans doute n’aurait-il pas moins essayé de cacher ses regards mais peut-être en aurait-il moins rougit également. Les conventions sociales, c’était justement une chose dont la jeune femme n’avait rien à foutre et cela se ressentait dans ses tenues, même si l’idée l’effleura que c’était bien de cela que chercherait à parler sa psychologue et amie ; à défaut de rentrer dans un système normatif elle devrait peut-être faire un peu attention à ce que ça déclenchait chez les autres. Elle le faisait déjà, à sa façon.

Sa question fit lever les yeux à l’adolescent qui tâcha de fixer son visage non sans difficultés musculaires et oculaires même s’il était sauf, elle n’aurait pas à se baisser dans aucun des sens. Comme il ne lui répondit pas tout de suite, elle ne sorti pas tout de suite les clés, attendant qu’il parle comme que l’ordinateur s’allume entièrement.

- Ben moi avec des colloc' ça me va. Ce serait sympa. Enfin, si ça dérange personne quoi, j'ai pas envie de m'imposer non plus. Au final faites comme c'est le plus simple pour vous, moi j'ai jamais partagé ma chambre avec quelqu'un d'autre, je suis habitué, donc si jamais vous avez pas de place ça me va aussi. Vraiment comme ça vous arrange, enfin tant que… Y a pas d'animaux domestiques ici hein? Non parce que je suis allergique en fait.

- Euh, commença-t-elle en s’interrompant dans un geste déjà pas bien actif. Alors pour les animaux domestiques il faut une dérogation, y’en as qu’une actuellement et c’est pour ma chatte, mais…

Mais à défaut d’avoir des animaux domestiques ici ils avaient des hybrides et c’était une excellente question de savoir s’ils étaient allergènes ou non ; merde, ils étaient à moitié humain quand même, ils pouvaient pas rendre allergiques d’autres humains si ?

- Donnes-moi une seconde, reprit-elle alors que son œil gauche émettait une lumière dorée éclipsant totalement iris et pupilles et formant un oiseau géométrique sur les alentours de son visage.

*Toc toc Minou, je te dérange pas ? J’ai une question, je suis avec un nouvel arrivant et je voudrais le mettre dans ton dortoir, sauf qu’il est allergique. Alors je sais que l’allergie avec les chats ça va en diminuant mais t’es pas allergène toi ?*

Attendant la réponse, elle n’en porta pas moins le regard sur le sujet de sa transmission de pensée avant de préciser ce dont il retournait à celui qui ne devait pas y comprendre grand-chose.

- Je suis télépathe, lorsque je transmets mes pensées mon esprit devient tellement dense qu’on le voit sur l’plan physique, dit-elle simplement, avant que la lumière ne se dissipe. Sinon c’est bon ; je pense te placer avec un ami, il a pas d’animal mais c’est un hybride. Il est pas allergène cependant.

Prenant la clé sans même la regarder, elle la lança à l’adolescent avant de s’en aller vers l’ordinateur, sur lequel en revanche elle se pencha pour n’avoir à s’assoir. Pianotant aussi brutalement que rapidement sur les touches, l’Echo trouva rapidement dans les dernières inscriptions le dossier de Charles Samuel Reyes et le parcouru tout aussi rapidement, tout ayant manifestement été remplit.

- Il faudra que tu passes une visite médicale à l’Infirmerie dans les prochains jours, reprit-elle au court de sa lecture, consciente qu’elle ne lui facilitait pas la tâche même si son soutien-gorge lui évitait la majeure partie d’un mouvement mammaire. Tous les nouveaux y passent, c’est normal.

Une normalité à laquelle elle échappait encore puisqu’aucun instrument médical et encore moins chirurgical ne s’approcherait plus jamais d’elle, même pour surveiller qu’elle était en bonne santé ou établir une base vis-à-vis de sa mutation. Le suivi médical fait par le docteur McTaggert, mondialement renommée et ayant découverte l’existence du Gène  X, était la norme à l’Institut puisque si la majeure partie des mutations étaient stables et de petites envergures, certaines étaient évolutives voir dégénératives et il fallait au mieux se renseigner afin de parer aux éventuels problèmes ainsi créés.

- Ton colloc’ s’appelle Sanzo Aoe, poursuivit Rachel en refermant le dossier puis éteignant à nouveau la machine, se redressant par la même occasion, c’est un ami, il va t’aider à t’intégrer et te familiariser avec les lieux. On va d’abord passer par votre chambre, histoire que tu puisses déposer ta valise. Ensuite je te ferais le tour du proprio.

Contournant de nouveau le bureau, l’Echo du Phénix revint au niveau de l’adolescent, lui indiquant de la main la sortie de cette pièce où ils en avaient fini ; d’ordinaire, les étudiants avaient un double de leur inscription mais les parents de Charlie devaient déjà avoir fait imprimer le leur.

- Si t’as des questions, pose-les. D’ailleurs si ma tenue te dérange je peux en changer. J’viens de loin et les coutumes étaient un peu différentes.

Elle n’en dirait pas réellement plus, simplement prête à changer la tenue pour quelque chose de plus opaque même si, du fait, probablement plus court ; la masse moléculaire de son vêtement ne variant nullement elle devait faire avec la même quantité de matière quelque soit la forme qu’elle donne ou l’aspect qu’elle imite, et il était toujours plus facile de retirer que de rajouter.

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Charlie Reyes
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MessageSujet: Re: Trouvé Charlie ! {Charlie Reyes}   Lun 13 Oct - 23:56

Sa guide sembla prise d'un doute alors qu'il finissait de parler. D'une voix hésitante, elle lui apprit qu'elle était actuellement l'unique propriétaire d'une boule de poils à l'Institut, puis sa phrase tomba en suspend lorsqu'elle s'immobilisa et lui demanda de lui accorder un peu de temps. Charlie n'eut même pas le loisir de se demander pourquoi la jeune femme avait besoin de temps avant de sursauter à la vue de la lumière vive qui s'échappait de son oeil, dessinant sur pratiquement tout le côté gauche de son visage une forme étrange qui rappela vaguement au garçon l'aigle patriote. Complètement dans le flou sur ce qu'il était en train de se passer, il oublia que le manoir dans lequel il avait mis les pieds était un véritable repère pour mutant, et était sur le point de paniquer lorsque la rousse lui rappela ce détail non négligable. Il finirait par s'y faire, mais il supposait qu'il lui arriverait encore régulièrement d'être surpris par ce genre d'évènements le temps de s'y habituer, et ce en dépit du fait d'avoir vécu toute sa vie avec le mutant qui lui servait de père, qui n'avait jamais raté une occasion de faire montre de ses talents devant sa petite famille.
Une télépathe, donc. La première pensée de l'adolescent à ce sujet fut que ça ne devait pas toujours être agréable d'entendre toutes les pensées des gens qui vous entouraient, et qu'il espérait pour la demoiselle qu'elle soit capable de bloquer le flux d'informations entrantes; première pensée qui mena immédiatement à la deuxième, qui causa un écarquillement des yeux du p'tit gars.
Elle a lu toutes mes pensées jusque maintenant? Toutes toutes? Merde, merde, la honte... Attends, et si elle écoute là maintenant? Oh non, bordel... Bon, ne pense à rien. A rien. Putain, si elle écoute ça je passe pas pour un con...
A cette pensée, il tenta de déceler une réaction chez son interlocutrice mais une fois de plus n'y trouva rien, ce qui le rassura quelque peu. Et qu'est ce qu'elle avait voulu expliquer sur son esprit qui se densifiait? Il n'était pas sur d'avoir compris. En tous les cas, soit elle ne suivait pas le fil de ses pensées soit elle s'en fichait éperdument, puisqu'elle avait continué à parler durant son petit monologue interne.

Sinon c’est bon ; je pense te placer avec un ami, il a pas d’animal mais c’est un hybride. Il est pas allergène cependant.

Avec tout ça, Charlie avait bien eu le temps d'observer le visage de la demoiselle, il ne pensait donc pas se tromper de trop en estimant son âge à une vingtaines d'années à peu près, peut-être un peu plus. En toute logique, celui qu'elle désignait comme un ami devait se situer dans la même tranche d'âge, ou peu s'en fallait. Autant dire au revoir à sa vision de la collocation. Si la grande majorité de ses amis étaient de deux ans ses ainés, aucun d'entre eux n'approchait les vingts ans. Son nouveau camarade de chambre le verrait sans doute comme un gamin et ne voudrait pas perdre son temps avec lui. Dommage.
En revanche, il fut intrigué par la précision suivante. Un hybride? Quoi, un homme-animal? Comme un chien bipède, c'est ça? Il n'avait jamais vu d'hybride, mais il s'amusa fort à se le représenter mentalement. Puis il décida fort judicieusement que sa représentation de l'homme-chien, très proche des tableaux d'un artiste dont il n'avait pas la moindre idée du nom, était sans doute parfaitement erronnée, ce qui ne fit qu'atiser sa curiosité. Il était impatient de le rencontrer, cet hybride. Quant à son allergie, si la mutante affirmait que cela ne causerait aucun souci, elle devait savoir de quoi elle parlait. D'ailleurs il avait toujours voulu un animal de compagnie, désir qu'il n'avait pas été possible de réaliser. Mais il supposait que son colocataire ne le prendrait pas très bien s'il tentait de lui faire ramener le bâton...

Il fut sorti de ses pensées par un petit objet brillant volant vers lui. Il leva la main, trop tard, et la clef percuta le bout de ses doigts avant de tomber au sol dans un tintement métallique. Tandis qu'il s'accroupissait pour la ramasser, la télépathe se pencha sur l'un des ordinateurs pour y pianoter bruyamment sur le clavier avant de consulter quelques instants un document sur lequel Charlie aperçut son nom complet, sans aucun doute son dossier d'inscription. Ainsi penchée, la jeune femme offrait une vue encore plus appréciable que plus tôt, mais l'adolescent fit de son mieux pour ne pas le remarquer, ce qui s'avéra efficace. Son regard parcourut la pièce, s'attardant sur les classeurs rangés sur les étagères à sa gauche. Toujours dans sa lecture, elle lui annonça qu'il devrait passer une visite médicale de routine, ce qui ne le dérangea pas outre mesure. Si se balader en caleçon devant les infirmiers pendant que ceux-ci l'auscultaient n'était pas son activité favorite, par simple pudeur, il ne comprenait pas les gens qui craignaient le médecin. Après tout, ils ne faisaient que vérifier rapidement ta taille, ton poids, ta vue et ton ouïe. Et les tests d'urine également. Charlie se demanda s'il y avait des tests "spécial mutant".

-Ben, d'accord, faudra juste me montrer où ça se trouve alors.

Ayant fini sa lecture, la fille éteignit l'ordinateur et ce redressa, ce qui permit à l'adolescent d'à nouveau regarder son visage tandis qu'elle lui apprenait que son nouveau camarade de chambre se nommait Sanzo Quelquechose, nom de famille qu'il ne put retenir faute de l'avoir compris, et qu'il l'aiderait pour ses débuts à l'Institut. Le jeune garçon hocha la tête avant de quitter la pièce sur un geste de la guide, empochant sa clef.

- Si t’as des questions, pose-les. D’ailleurs si ma tenue te dérange je peux en changer. J’viens de loin et les coutumes étaient un peu différentes.

Charlie se tétanisa sur place. Des questions, il en avait. Mais à la suite de la proposition il sentit le sang affluer une fois de plus dans ses joues, même si cette fois il garda le contrôle de lui même. Que répondre à ça? Il venait d'arriver, et la jeune femme était ici chez elle, même s'il s'agissait d'une école. Si personne jusque maintenant ne lui avait interdit de s'habiller de la sorte, ce n'était certainement pas à lui de le faire. Si en revanche il déclarait qu'il ne désirait pas qu'elle se change, il passerait sans aucun doute pour un pervers, si ce n'était pas déjà le cas. Il était clairement dans une impasse, dont il tenta de se sortir plutôt mal que bien.

-Euuuh c'est comme vous voulez, moi je veux pas vous embêter, et puis ça me dérange pas vraiment, enfin j'veux dire pas plus que ça... En fait j'l'ai à peine remar... Se sentant s'enfoncer, il marqua une pause, se demandant s'il parviendrait à détourner la conversation. Vous... vous avez dit que vous venez de loin, mais vous avez pas d'accent, vous êtes d'où? Moi je suis né à Seattle mais j'suis d'origine mexicaine, enfin je suppose que vous vous en doutiez vu mon nom....

De nouveau couleur pivoine, il ressentit le besoin urgent de disparaitre dans le sol. Depuis qu'il discutait avec cette fille, son assurance jouait au yo-yo, ce qui était d'autant plus désagréable puisque moins d'une minute auparavant, il pensait avoir enfin sauvé la face. Il se demanda si ce n'était pas mieux que la télépathe lise bel et bien ses pensées, au moins cette fois-ci il devait avoir l'air moins stupide vu de l'intérieur. Pris d'une nouvelle crise d'admiration pour le bout blanc sale de ses chaussures, il tira sa valise un peu plus près de lui pour la redresser complètement, attendant que sa guide lui ouvre le chemin, et prêt à se tourner dans la direction opposée si elle décidait de se changer. Il le ferait non seulement par gêne personnelle mais aussi par pudeur et par respect pour elle, même si la jolie rousse n'avait pas l'air de particulièrement s'y intéresser, à la pudeur...
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Echo
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MessageSujet: Re: Trouvé Charlie ! {Charlie Reyes}   Jeu 16 Oct - 20:49

Les interactions entre les pensées et le plan astral, ainsi que du coup leurs manipulations par les télépathes, étaient une science peu étudiée et théorisée même si en définitive les choses restaient relativement simples : quatre catégories, ou « strates ».  La première, les Pensées Fortes, étaient les pensées suffisamment puissantes pour produire une trace psychométrique généralement par lien avec une émotion vive ou un sentiment fort voir simplement la volonté de la personne de « penser très forts » : ces pensées étaient généralement nommées « échos astraux » puisqu’elles raisonnaient sur le plan astral et étaient donc perceptible passivement par les télépathes, la plupart des inexpérimentés ayant rapidement tendance à avoir l’impression qu’ils avaient pleins de voix dans leur tête faute de savoir bloquer cela. Les pensées de surface, aussi appelées pensées instantanées, étaient le flot de pensée perpétuel se trouvant dans la tête des gens, leurs raisonnements, leurs émotions, leurs perceptions, un beau bordel en somme mais qui n’était accessible que lorsqu’on se connectait à l’esprit de la personne pour la « lire », une action consciente et volontaire. Les pensées profondes, elles, correspondaient aux données cérébrales et pour y accéder il fallait s’enfoncer en profondeur dans l’esprit d’autrui et passer ses résistances naturelles, une chose peut difficile pour un télépathe expérimenté et pouvant du fait se faire complètement à l’insu de la personne comme relativement bourrinement dans le cas contraire, offrant un bon mal de crâne pour le pénétré ; ces pensées correspondaient aux souvenirs, aux compétences et à la personnalité, grosso-modo à l’inconscient et le passif vis-à-vis des pensées précédemment suscitées. Enfin, la dernière strate était le Pur Esprit, correspondant à l’essence de l’esprit d’un être et si elle était connue aucun télépathe humain ne pouvait y accéder ; c’était ainsi que le fragment de la Force Phénix qu’elle possédait avait littéralement fusionné avec elle, de ce qu’elle savait, ne faisant plus qu’un avec son âme.

Comme tout télépathe, Rachel avait l’habitude de bloquer les pensées fortes entrantes, même lorsqu’elle usait de sa télépathie, ainsi à moins de vouloir écouter elle n’écoutait pas ; néanmoins à la différence de la majorité des autres télépathes elle possédant un sens astral la renseignant sur ce qui l’entourait sur le plan astral, à l’égal de son sens télékinétique avec le plan physique. A défaut de savoir à quoi pensait Charlie, elle vit parfaitement que cela cogitait plus que précédemment à son annonce. Peu étonnant considérant que certains n’hésitaient pas à comparer la télépathie à une pénétration sexuelle, considérant l’intimité qu’elle déclenchait entre les participants. Ce n’était pas réellement la thèse de la jeune femme qui avait énormément de mal avec les relations sexuelles et une énorme facilité à la télépathie, usant de sa transmission de pensée avec ses proches dès que les mots ne suffisaient plus ; ce qu’elle faisait à l’instant même et qui l’occupa suffisamment pour ne pas chercher à en savoir plus sur l’ébullition mentale du nouveau.

La réception de la clé se fit avec une adresse qui se passait de commentaire, l’Echo était de toute façon habituée à ce qu’ils fassent du cirque lorsqu’elle leur lançait et si celle de Charlie finit plus rapidement par terre que la moyenne elle n’y accorda pas plus d’attention, poursuivant son action. Une chose qui ne fut pas réciproque puisqu’après un regard l’adolescent retourna à ses chaussures, faisant d’abord vérifier à la rousse ce qu’il y regardait, mentalement bien sur, puis comprendre et donc rester concentrer sur sa tâche. Lui montrer où cela se trouvait était au programme ; assez étrangement même si c’était logique considérant les aménagements nécessaires, l’Infirmerie était la grande tour qui faisait office de troisième étage, un grand dispensaire posé sur le manoir à défaut d’autre chose. Fallait juste réussir à les monter les trois étages sans ascenseur.

Enfin, alors qu’elle lui demandait sa participation et fournissait une précision nécessaire considérant l’attrait pour le parterre qu’elle déclenchait, elle fit de nouveau rougir le nouveau. Mignon. Un peu encombrant mais mignon.

-  Euuuh c'est comme vous voulez, moi je veux pas vous embêter, et puis ça me dérange pas vraiment, enfin j'veux dire pas plus que ça… En fait j'l'ai à peine remar…

Il se tut en bon moment parce que même si c’était un mensonge assez flagrant une telle réplique était surtout vexante pour le coup. Non, elle ne faisait pas cela pour être remarquée mais pour être à son aise, en phase avec ce qui avait été « la mode des grandes » chez elle tout comme en phase avec son corps et son apparence, néanmoins qu’elle le soit était un peu plus qu’elle appréciait indiscutablement. Etre jolie, belle ou sexy, cela lui allait tant qu’elle avait l’impression d’être mieux intégrée et de donner un apriori certes superficiel mais positif au moins, une chose qui ne lui était pas naturelle.

- Vous… vous avez dit que vous venez de loin, mais vous avez pas d'accent, vous êtes d'où? Moi je suis né à Seattle mais j'suis d'origine mexicaine, enfin je suppose que vous vous en doutiez vu mon nom…

- Je me doute rarement, en fait, déclara-t-elle alors qu’elle passait à son côté, plaçant une main dans son dos pour lui indiquer de faire mouvement vers la sortie puisque son geste de la main n’avait été perçu dans l’admiration chaussurale de l’adolescent ; elle n’appuyait pas le contact, cependant, guidant juste en mouvement pour pouvoir quitter la pièce et remettre la porte comme elle l’avait trouvée.

Seattle, elle y était déjà allée et cela ne lui rappelait pas de bons souvenirs ; il pleuvait, de ce qu’elle se souvenait, et elle avait pour la première fois servie de Warhound aux Limiers, ramenant la tête d’une X-Woman après avoir perdu tous les autres adolescents qui l’accompagnaient. Des adolescents qui, comme elle à l’époque, de devaient être beaucoup plus vieux que Charlie.

- C’est compliqué, d’où je viens, dit-elle sombrement alors qu’elle tâchait de chasser les souvenirs. Et je crois que ça te perturberait encore plus si j’essayai de résumer.

Ramenant les bras le long de son corps une fois la porte fermée à clé sans clé, Rachel entreprit de suivre le couloir à destination de l’arrière du manoir non sans avoir fait comme elle voulait : rien changé. Elle n’était pas adepte de dire les choses par politesse ou ironie et par soucis de franchise comme de se simplifier la vie se montrait bourrine et indélicate au possible. Rien de méchant, cependant, juste une honnêteté brute.

- Bon, les portes sur ta gauche correspondent aux salles administratives, exception faite de la direction, la sous-direction et l’intendance qui sont au second ; mais en règle général ça touche pas à la scolarité donc y’a pas de problème. C’est marqué sur la porte qui fait quoi.

Comme toujours, par habitude, l’Echo était passée par le couloir de droite, celui sur le flanc sud-est de l’Institution, sa chambre étant juste au-dessus et le dortoir des filles, dans lequel elle avait résidé au début et qui était le plus peuplé, en bout. Du fait, alors que la fenêtre de flanc se terminait et qu’ils arrivaient au rajout en forme de champion qui se tenait vers la moitié de la bâtisse, elle lui présenta le large ensemble en demi-cercle de pièces séparées par des lambris et équipées pour assurer l’une des diverses formes de détente « calme » : tables et chaises, tables basses et canapés, télévision et console de jeu ou lecteur DVD/Blue-ray, jeux de société, etc.

- A ta droite, c’est le foyer ; en dehors des vacances y’a assez peu de monde en général, sauf les groupes de potes qui viennent s’y retrouver.

Elle-même y passait un certain temps aussi, n’ayant pas besoin d’un endroit précis pour assurer sa surveillance considérant ses sens psychiques et s’étant mit à retrouver quelques jeux de son enfance, enfin sortis ici. Du coup, lorsqu’elle ne méditait pas au sommet de la tour ni ne faisait la cuisine, il était courant de la trouver ici sur la Wii U principalement ; elle était imbattable à Mario Kart 8.

- De l’autre côté t’as un aménagement un peu pareil, c’est la salle des profs, précisa-t-elle alors qu’elle s’arrêtait pour lui laisser le temps de regarder, consciente que son itinéraire habituel avait au moins la qualité de montrer la pièce la plus intéressante aux nouveaux ; enfin, libre à eux de trouver la salle des profs intéressante mais ce n’était pas son cas, l’école elle n’y avait pas prit part depuis une dizaine d’années.

Repartant lorsqu’il eut fini son tour d’horizon, l’Echo marcha jusqu’à l’intersection en fin de manoir, qui permettait de poursuivre à l’avant-droite vers le dortoir des filles et à la gauche vers l’intérieur et l’autre côté du manoir, un escalier carré menant à l’étage supérieur et à ceux d’au-dessus tandis que vers l’arrière se trouvait l’une des deux portes donnant sur le réfectoire, une grande salle en demi-cercle là-aussi mais entièrement en baie vitrée qui laissait voir au-delà la terrasse, le terrain omnisport, la piscine et le lac Breakstone, et devait contenir une quarantaine de tables.

- T’as le dortoir des filles par là, déclara-t-elle en montrant du doigt, qui est réservé aux filles. Suis-moi.

Prenant le couloir intérieur qui traversait la largeur, elle désigna les éléments alors qu’ils s’en approchaient, s’arrêtant brièvement pour laisser Charlie les regarder si ce dernier commençait à ralentir le pas pour le faire.

- Le Réfectoire, les horaires des repas c’est 7 à 9, 11.30 à 13.30 et 19 à 21, t’as des plats tout préparés en self service mais tu peux aussi te faire ta propre bouffe si tu laisses les cuisines en l’état. Y’a une entrée à chaque extrémité du couloir.

- Les escaliers, là encore t’en a des deux côtés de l’Institut et ils conduisent aux étages supérieurs, on les visitera après. Le premier, c’est les chambres des X-Men, portes nominatives là-encore, le second t’as la bibliothèque et les bureaux du directeur, de la sous-direction et de l’intendance. Ensuite le troisième c’est la tour et c’est un dispensaire.


Si les entrées du réfectoire et les escaliers étaient relativement proche du croissement, pour ne pas dire juste à côté, il y avait encore une pièce dans ce couloir, en opposée au réfectoire : les cuisines ; grandes et toutes équipées : des grands frigos et congélateurs tapissaient le fond de la pièce située en continuité des bureaux administratifs dans un reste d’une époque où les usages des salles étaient différents, on trouvait un peu partout des contenant placardier et il y avait un lave-vaisselle « industriels », considérant sa taille et son mode de fonctionnement à roulement, et des fours de tout type. La majorité des meubles se trouvait équipée d’un plan de travail qu’il soit uni ou doté de plaques de cuisson, le tout répartie de manière équilibrée afin de permettre à divers cuisiniers de faire leur office sans se gêner. Enfin dans l’un des coins se trouvait les chariots de transport de plats, de plateaux et de vaisselle.

- Les cuisines, comme dit tu peux y faire ta bouffe si tu sais ou essayer d’apprendre si tu veux savoir.

Poursuivant la traversée, ils arrivèrent à un croisement symétrique au premier vis-à-vis de l’architecture où cette fois Rachel se dirigea vers le dortoir, situé à l’extérieur du manoir principal mais lié à ce dernier par un passage clôt.

- Le dortoir des mecs ; au rez-de-chaussée t’as les salles de bain, elles sont communes et tu as des douches et des baignoires, c’est mieux si tu as tes propres affaires de toilette mais l’Institut peut t’en passer.

Elle ne prenait pas la peine de préciser qu’il y avait trois étages, un ascenseur sur le même flanc que les salles de bain et un escalier de l’autre côté, tout cela il le verrait bien en explorant la petite tour carrée clairsemée de chambre de 13m² dont la façade opposée à la porte avait une grande fenêtre sous laquelle se trouvait un bureau suffisamment grand pour accueillir les locataires, dont l’une des adjacentes avait une armoire du même acabit et un petit cagibi contenant des WC et l’autre, selon que la chambre était pour deux ou quatre personnes, contenait ou deux lits simples ou deux mezzanines avec table de nuit et lampe de chevet.

Se rapprochant de l’une des chambres deux places du rez-de-chaussée, Rachel ferma le poing et tapa à trois reprises comme on tapait sur une table, faisant trembler la porte plus qu’elle ne toquait.

- Minou, c’est nous, déclara-t-elle une fois son tambourinage terminé, se reculant et posant les mains sur les hanches, laissant les deux élèves faire les présentations seuls.

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"Des monstres ont fait de moi un monstre,
Des divinités ont fait de moi une divinité,
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Charlie Reyes
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MessageSujet: Re: Trouvé Charlie ! {Charlie Reyes}   Sam 18 Oct - 2:01

- Je me doute rarement, en fait, répondit-elle. Charlie n'était pas certain de comprendre ce qu'elle entendait par là, mais il ne s'y attarda pas particulièrement, remarquant surtout que son intonation n'était pas plus froide que précédemment. Elle ne semblait pas avoir trop mal pris la bourde du garçon, ce dont il fut très reconnaissant.
Posant la main dans son dos pour lui signaler de quitter la pièce, la jeune femme le poussa doucement à travers la porte. Elle ne semblait pas avoir l'intention de se changer, ce qui le soulagea d'une certaine façon. Il ne voulait pas s'imposer face à sa guide, qui pour autant qu'il le savait pourrait très bien s'avérer faire partie de ses futurs professeurs. Et puis, si elle ne souhaitait pas se cacher, pourquoi devrait-il être gêné à sa vue? Enfin ça, c'était pour la théorie. Dans les faits, il tentait ce qu'il pouvait pour se convaincre et reprendre de son aplomb. A tel point qu'il n'envisagea même pas la possibilité que la demoiselle puisse avoir en réalité choisi de se changer et qu'elle attende de passer devant sa chambre pour ce faire, ce qui était une condition nécessaire pour la plupart des gens.

- C’est compliqué, d’où je viens. Et je crois que ça te perturberait encore plus si j’essayais de résumer, laissa-t-elle échapper d'un air sombre tandis qu'elle refermait la porte derrière elle. L'adolescent leva un sourcil. Essayait-elle de se donner un air mystérieux? Probablement, au moins en partie. Il savait bien que de nombreux mutants souffraient d'un passé tragique. Il en avait lui-même obtenu un infime aperçu durant les derniers mois, lui qui avait pourtant été particulièrement chanceux de ce côté. Et il comprenait parfaitement que tout le monde ne souhaite pas forcément en parler, encore moins avec un gosse tout juste rencontré. Mais de là à laisser entendre qu'il ne serait pas capable de comprendre d'où elle venait... Si, elle devait se faire mousser légèrement, mais Charlie n'y voyait aucun problème, après tout si ça ne fonctionnait pas sur lui, ça devait bien en impressionner d'autres.
Elle reprit la marche en suivant un couloir qui s'enfonçait dans le bâtiment, et lui reprit la marche en la suivant elle. C'est à ce moment qu'il remarqua d'un coup d'oeil furtif quelque chose qu'il n'avait pas remarqué auparavant, occupé qu'il était à éviter de poser ses yeux sur elle. Une large marque noire qui s'étalait du bas du dos jusqu'aux homoplates en une forme pour le moins étrange. Malgré sa relative transparence, le tissu ne permettait pas d'en voir beaucoup plus, et le garçon ne voulait surtout pas reluquer le corps de la demoiselle. Il était tout juste en train de reprendre son habituel teint pale qui ne témoignait en rien de ses origines, et il comptait bien faire en sorte de le conserver plus longtemps, cette fois-ci. Il vit donc dans cette marque ce qu'il y avait de plus évident à y voir, un simple tatouage, et s'il jugea l'information assez intéressante pour la noter, il ne poussa pas la curiosité plus loin.
Il hocha la tête tandis qu'elle commençait à lui expliquer la disposition des lieux, se tournant dans la direction indiquée pour voir une série de portes en effet désignées par leurs rôles respectifs. Observant toujours les alentours avec intérêt, principalement dans le but de retenir son chemin même s'il n'était pas faché que cela lui permette de limiter autant que possible la quantité de regards qu'il lançait devant lui, il faillit rentrer dans sa belle hotesse lorsque celle-ci s'arreta devant une large salle. Jetant un œil après s'être ressaisi dans ce que la jeune femme lui présenta comme le foyer, et qui s'avéra être en fait un réseau de plusieurs pièces aménagées de façon à assurer le calme dans chacune d'entre elles, il put y apercevoir, en plus des diverses tables et divans, plusieurs écrans et consoles. Il savait désormais où il passerait le plus clair de son temps. Il avait du mal à croire qu'un tel lieu puisse être généralement vide, comme elle le prétendait. Il ne put alors s'empêcher de se demander à combien de personnes s'élevait la population de l'Institut. En ce début de soirée, le bâtiment était étrangement désert. Il était vrai que les vacances n'étaient pas encore terminées, mais tout de même…
Après qu'elle lui ait désigné la salle des professeurs, ce que Charlie classa dans les informations utiles même si ça l'intéressait actuellement beaucoup moins que la pièce devant laquelle il se trouvait, ils continèrent jusqu'à arriver à un croisement probablement situé au bout du manoir.

- T’as le dortoir des filles par là,qui est réservé aux filles. Suis-moi.
Ce qui était logique, après tout, comme dans tous les internats. Mais dans tous les internats, cette règle était respectée avec une rigueur propre, il sourit en imaginant ce qu'il en était ici, si la personne chargée d'accueillir les nouveaux arrivants se présentait dans cette tenue.
Ils longèrent le couloir sur la gauche, tandis que la jeune femme poursuivait dans ses explications.

- Le Réfectoire, les horaires des repas c’est 7 à 9, 11.30 à 13.30 et 19 à 21, t’as des plats tout préparés en self service mais tu peux aussi te faire ta propre bouffe si tu laisses les cuisines en l’état. Y’a une entrée à chaque extrémité du couloir.

S'adaptant depuis le début au rythme de marche de l'adolescent, qui sans être vraiment lent était tout de même limité par la longueur de ses jambes et la valise qu'il trainait, elle ralentit encore le pas tandis qu'il examinait brièvement la cafétaria.
Il continuait à acquiescer silentieusement à chacune des interventions de sa guide, mais le fait que chaque élève pouvait se servir des cuisines à sa guise le conforta dans la suposition que l'Institution Xavier était fort peu peuplée. Tandis qu'il s'interrogeait sur la question, elle continuait à avancer tout en parlant.

- Les escaliers, là encore t’en a des deux côtés de l’Institut et ils conduisent aux étages supérieurs, on les visitera après. Le premier, c’est les chambres des X-Men, portes nominatives là-encore, le second t’as la bibliothèque et les bureaux du directeur, de la sous-direction et de l’intendance. Ensuite le troisième c’est la tour et c’est un dispensaire.

Il fallut à Charlie plusieurs secondes avant de se rendre compte de l'information qu'elle venait de lui fournir. Des X-Men ? Des X-Men vivaient à l'Institut ? Avec un étage dédié ? De là à extrapoler et en déduire que les X-Men vivaient à l'Institut… Sans être un génie, il n'était pas non plus complètement idiot. Mais… Non, il devait avoir mal compris. Elle avait sans doute dit autre chose. Absorbé dans ses pensées, il n'accorda qu'un rapide coup d'oeil aux cuisines que la jeune femme venait de lui indiquer. En y pensant, ça avait du sens. Le manoir était bien un lieu d'accueil pour mutants, non ? Il arrivèrent à un autre croisement, identique au précédent, et poursuivirent leur chemin dans le couloir qui devait mener selon la vague orientation de Charlie à une aile annexe. Et pour autant qu'il s'en souvenait, chaque fois que les X-Men lui étaient apparus par l'intermédiaire de la télévision, l'action se déroulait à New York. Il n'était pas si improbable qu'ils puissent avoir élu domicile à l'Institut Xavier. Et imaginer que les deux soient encore plus liés que par la simple cohabitation ? Possible, mais… Sa guide le tira de sa réflexion.

- Le dortoir des mecs ; au rez-de-chaussée t’as les salles de bain, elles sont communes et tu as des douches et des baignoires, c’est mieux si tu as tes propres affaires de toilette mais l’Institut peut t’en passer.

Encore une fois, le garçon hocha la tête sans répondre. Des affaires de toilette, il en avait. Un peu de savon et de shampooing, qui ne lui suffiraient sans doute pas pour très longtemps. Et, plus important, son épais peignoir de bain, qu'il trouvait si doux qu'il le portait dans sa chambre aussi souvent que possible, et qui occupait un bon tiers de l'espace disponible dans sa valise. Ce qui n'était pas un tel problème, puisque l'adolescent possédait une garde-robe plus que limitée. Ainsi, un peu plus de la moitié de la valise avait été allouée au peignoir et à sa doudoune, en prévision de l'hiver, et l'espace restant avait été largement suffisant pour contenir l'ensemble des vêtements qu'il avait souhaité emporter.
Cette histoire de X-Men était cependant trop intéressante pour être négligée. L'équipe avait laissé le jeune homme rêveur depuis la première fois où il en avait entendu parler. Des mutants justiciers, se servant de leurs pouvoirs pour secourir et aider, combattant des ennemis aussi bien mutants qu'humains… Des super-héros de la vie réelle. Il en savait au final extrèmement peu sur eux, mais ça lui suffisait. Aurait-il réellement l'occasion d'en rencontrer, ici ? La simple idée provoqua en lui une excitation toute enfantine. Mais restait encore l'option qu'il ait mal compris, qui serait fort décevante. Soucieux d'en savoir plus, Charlie décida de poser la question à la jeune femme. Des étoiles dans les yeux malgré son envie de rester sérieux, il s'apprêtait à ouvrir la bouche et prendre la parole… Au moment même où sa guide s'arrêta devant l'une des portes du rez-de-chaussée.
Bon, les questions pour plus tard, pensa-t-il avec une légère moue pendant que la femme levait le poing pour cogner trois fois à la porte avant de les annoncer. Minou ? L'adolescent ne put retenir un sourire. Il trouvait l'appellation particulièrement amusante pour un homme adulte, et d'autant plus drôle lorsqu'il la couplait avec la vision de son colocataire qu'il s'était faite plus tôt. Et tandis que sa jolie guide se reculait, lui se redressa légèrement, tout en tirant quelques coups secs sur le bas de son t-shirt pour le défroisser.
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Sanzo Aoe
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MessageSujet: Re: Trouvé Charlie ! {Charlie Reyes}   Sam 18 Oct - 14:44

(26 aout - chambre de Sanzo)

Casque sur les oreilles, manette dans les mains, il y était presque. Encore un virage et il serait 3ème. Enfin, il y était arrivé.
Après plusieurs raclées prises à Mario Kart face à Jade, Rachel et Sean, il avait fini par acheter le jeu, ramener sa console de chez son père et surtout, passé des heures à s'entrainer. Meme s'il n'était pas vraiment mauvais joueur, il en avait eu marre de subir les regards de pitié et les moqueries de ses ami(e)s.
Pour se débarrasser de Sean, il avait prétexté un entrainement pour son apprentissage de futur X-men. Il ne savait pas si son copain l'avait cru ou pas mais il s'en fichait. Par contre il avait dit la vérité à Jade qui avait eu la gentillesse de ne pas se moquer (enfin pas trop).

Plus que quelques secondes et Bowser allait dépasser le n° 3, il se pencha sur la droite, puis sur la gauche, il y était presque ...


*Toc toc Minou, je te dérange pas ? J’ai une question, je suis avec un nouvel arrivant et je voudrais le mettre dans ton dortoir, sauf qu’il est allergique. Alors je sais que l’allergie avec les chats ça va en diminuant mais t’es pas allergène toi ?*

"merrddeee Raaccchheeelll" totalement déconcentré par la voix de son amie, il se prit lamentablement le mur, perdant toutes ses chances de monter sur le podium. Il lança un chapelet de juron à haute voix avant de balancer la manette sur son lit.

** Rachel t'es pas cool, tu m'as fait perdre ** il savait bien qu'elle ne l'avait pas fait exprès, enfin il l'espérait. ** quoi ?? qui arrive ?? allergique à moi ?? heu ... non ... pas à ma connaissance**

le jingle de fin retentit avec sur le podium toujours les mêmes, ce n'était pas encore cette fois qu'il allait gagner meme tout seul. Il soupira et jeta un bref coup d'oeil à sa chambre.

Pour une chambre de garçon elle était impeccablement bien rangée et propre. Meme si le plus souvent ils se retrouvaient dans celle de Jade, comme elle y venait, il l'entretenait le mieux possible. Son lit était toujours fait, rien ne trainait par terre, ses vêtements sales étaient mis dans la corbeille et lavés toutes les semaines. Il faisait les poussières au moins une fois par semaine plus si Jade venait, pareil pour l'aspirateur. Le bureau était rangé, ses livres s’alignaient encadrant sa télé (écran plat hd bien sur) et sa console. Son ordinateur portable était posé sur le deuxième lit. Sur la petite table de chevet, une lampe, son téléphone et mp3.
Plusieurs photo : une avec Jade, une de toute la petite bande, une de Jade et ses mères et enfin une de lui avec ses pères.
Vu qu'il faisait encore bien chaud, la fenêtre était ouverte. Le chat était simplement vêtu d'un short long qui laissait ses jambes poilues découvertes, un T-shirt gris pale, et bien sur pieds nus. Ses cheveux qu'il avait un peu coupé avant l'été était retenu par un élastique et sa queue balayait l'air à son habitude. Son coté hybride était parfaitement visible sans parler de ses yeux jaunes.

Il quitta le jeu et éteignit sa tv. Il rangea son pc ailleurs et vérifia qu'il y avait bien de la place dans l'armoire.

Trois coups propre à ébranler la bâtisse, Sanzo sourit, toujours aussi discrète.


- Minou, c’est nous,

il ouvrit la porte sur son amie et un jeune garçon, un gamin meme. Sanzo baissa les yeux sur l'ado qui faisait pratiquement 30 cm de moins que lui. Il était maigre, cheveux et yeux bruns, un sourire étirait ses lèvres. Il avait une valise posée à ses pieds.
Ses vêtements étaient usés, vieux et tachés. Il remarqua aussi les genoux écorchés et le T-shirt Green Day.


"salut je m'appelle Sanzo entre, fait comme chez toi. " il se recula d'un pas pour laisser entrer son colocataire et sa guide. Depuis 2 ans qu'il était à l'Institut, il n'avait jamais eu personne avec lui. Sean et Kamen se partageaient une chambre un peu plus loin. D'ailleurs il avait personnalisé la chambre, décalant le bureau le long du mur aveugle et les lits sous la fenêtre. Il n'avait cependant rien mis aux murs.

 "j'allais gagner enfin. 3Ème j'étais presque quand tu m'as déconcentré. Tu l'as fait exprès hein ?" lança t il à Rachel d'un ton taquin avec un sourire amusé.  "t'as peur que je te dépasse" ce n'était pas vrai et il le savait. Il lui faudrait bien plus d'entrainement pour arriver à la battre de meme que Jade et Sean.

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MessageSujet: Re: Trouvé Charlie ! {Charlie Reyes}   Sam 18 Oct - 17:56

Six heures, c’était l’heure creuse : de norme, les cours étaient finis et le self n’était pas encore ouvert ainsi chacun finissait sa journée comme il l’entendait généralement dans sa chambre ou la bibliothèque à faire ses devoirs en paix et en bon élève studieux, quelques uns partaient dans le parc ou sur la terrasse et d’autres squattaient le foyer, quant aux vacances… considérant que la population chutait de presque deux centaines d’individus à une trentaine, personnel inclut, en effet cela paraissait vide. Mais de toute façon l’Institut paraissait généralement vide compte tenu que personne ne flânait dans les couloirs, cela restait une demeure plus qu’une école dans la forme et zoner y était rare.

En tout cas Charlie la suivait parfaitement calmement et avec une attention tant impressionnante qu’elle finissait par en devenir de l’inattention ; il ne la heurta pas et quand bien même tant qu’il ne se serait pas rattrapé à sa robe en tombant le drame eu été évité. Drame qui, considérant l’élasticité des vêtements en molécules instables, l’aurait vu chuter tout de même en déformant la robe jusqu’à l’arrêt de son mouvement par le sol et lorsqu’il l’aurait lâchée elle aurait reprise sa place avec une instantanéité admirable et un claquement que toute personne s’étant déjà expédié un élastique tendu dans la gueule avait apprit à craindre. Mais ceci n’arriva jamais donc ils purent continuer tranquillement, l’Echo du Phénix tâchant de se placer à son côté en continuant d’avancer au rythme de ses talons. Un rythme qui trouva bien vite réponse dans les pensées fortes de Charlie mais une fois encore elle ne chercha rien à en entendre, les laissant se perdre dans l’astral.

Si Charlie avait une attention confinant à l’exclusion, Rachel avait une attention bien plus volatile et même si elle perçu ses mimiques et son ouverture de bouche elle en continua ce qu’il faisait, l’interrompant par l’arrivée à la chambre. Chambre où Sanzo avait arrêtée son activité gameuse malgré l’interruption subie plus tôt qui l’avait fait jurer et rouspéter, une chose dont elle avait tenu compte un instant avant de passer à la suite puisqu’il n’avait pas réellement perdu à Mario Kart, étant dans les 12 premiers, et qu’elle avait besoin de ses réponses. Pas à la connaissance de Sanzo, niveau allergène, ça signifiait « non » pour elle. Le même non que le fait qu’elle ait fait exprès de lui faire perdre la course ; elle l’avait bien vu jouer mais ce n’était pas son objectif que de le faire perdre, l’interrompre en lui parlant oui, par contre. Qu’il ait arrêté de jouer pour les attendre ne relevait que de sa responsabilité personnelle à lui !

Il approcha et ouvrit rapidement la porte, baissant les yeux pour regarder Charlie de la même manière que l’avait fait Rachel la première fois, la rousse suffisamment grande pour égaler le chat ; chat qui lui fila un vent mémorable mais elle s’en contrefichait, non par habitude mais par absence de notion sur ce qu’était un vent. D’un autre côté, Jade ne pourrait l’accuser d’avoir regardée l’Echo du coup, puisqu’il ne l’avait même pas fait malgré la tenue. D’un autre côté encore, Jade ne pourrait pas accuser l’Echo de s’être montrée, même si elle l’avait fait en revanche. Et d’un dernier, l’Echo fut un peu vexée de n’avoir aucun regard même si c’était pour le mieux puisque de toute façon Sanzo fantasmait déjà trop sur elle et pas assez sur sa copine. En tout cas, Rachel croisa les bras dans une position d’attente alors même que son ami invitait le nouveau à entrer, avant de finir par la regarder elle avec amusement.

"J'allais gagner enfin. 3Ème j'étais presque quand tu m'as déconcentré. Tu l'as fait exprès hein ? T'as peur que je te dépasse"

- Quant tu battras Jade et Sean, tu pourras envisager de finir derrière Cait’. Si tu réussis à battre Cait’, tu pourras peut-être me rattraper en Anti-G, répondit-elle avec un sourire.

Sanzo jouait un lourd, son principal problème était la vitesse max ; elle-même étant une semi-lourde elle avait un bon compromit entre l’accélération et la vitesse max. Un moins bon que les normaux mais d’un autre côté les normaux se faisaient dégager au contact et comme c’était sa spécialité elle avait prit le compromit au-dessus.

- Faudra qu’on s’fasse un mariathlon un soir, en plus avec ta console on pourra jouer à huit en réseau.

Mariathlon, ou comment nommer le fait de passer plusieurs heures pour faire les trente-deux courses du jeu dans l’ordre et d’une traite. Un vrai défi, surtout en multi-joueurs, où les stratégies pouvaient se faire au-delà de l’échelle d’une course même si en général, sauf si l’on mettait des gages, le bordel était juste le même que la norme mais en plus long.

- M’enfin c’est pas le sujet. J’vous laisse vous expliquer puis nous on repartira faire le tour de l’Institut, une fois que ça s’ra fait vous aurez tout loisir de faire plus ample connaissance.

S’épaulant à l’encadrement de la porte, Rachel entreprit de les regarder faire le tour d’une piaule où, de toute façon, ça serait vite vu, suite à quoi elle repartirait avec Charlie pour explorer les étages ; une chose qui lui fut l’occasion de se demander si les robes trainantes pouvaient être aussi problématiques lorsqu’on essayait de grimper les marches deux à deux qu’elles ne l’étaient pour la marche arrière. Elle verrait bien, au pire elle avait un sens de l’équilibre psioniquement amélioré et pas peur du ridicule !

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Charlie Reyes
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MessageSujet: Re: Trouvé Charlie ! {Charlie Reyes}   Dim 19 Oct - 13:38

Encore une fois sans qu'ils aient à attendre longtemps, ce qui en soi était logique puisque l'occupant de la chambre pouvait difficilement se trouver bien loin, la porte s'ouvrit sur un garçon de quelques années son ainé, qui devait être Sanzo et qui d'ailleurs ne ressemblait pas DU TOUT à un chien bipède. Si son attention fut en premier lieu attirée par la couleur des cheveux du jeune homme, elle passa rapidement aux deux petites oreilles en pointe qui en dépassaient, puis aux yeux d'un jaune vif aux pupilles légèrement fendues. Il mit plusieurs secondes à remarquer la queue qui se balançait en un rythme régulier dans le dos de son vis-à-vis, mais celle-ci le fascina. Charlie ne savait pas pourquoi il avait d'emblée classé l'hybride parmi les canidés, mais l'animal auquel était assimilé son nouveau camarade de chambre laissait à présent peu de doutes. "Minou" semblait dès lors beaucoup plus logique, mais pas moins amusant pour autant. En revanche il décida que sa guide avait raison quant à son allergie, puisque le félin n'était pas particulièrement velu. Ses jambes étaient bien recouvertes d'une fine fourrure de la même couleur que ses cheveux, mais il supposa que si l'homme se lavait un tant soit peu régulièrement, il ne devait pas être un nid à acariens.

-Charlie, enchanté, répondit-il simplement lorsque l'autre se présenta, faisant un pas pour pénétrer dans la chambre. Celle-ci était assez petite mais avait l’air plutôt agréable. Juste en face de lui, une large fenêtre ouverte laissait encore entrer le soleil  en cette fin de journée, surplombant deux lits simples possédant chacun leur table de chevet.  A l’un des murs à côté de lui était accolée une armoire, à l’autre un grand bureau sur lequel étaient placés entre les livres une télé à écran plat et une console. Il se demanda si c’était la propriété personnelle de Sanzo ou si toutes les chambres étaient ainsi équipées,  auquel cas il comprenait que le foyer puisse être peu fréquenté.

Mis à part le manque flagrant d’intimité, la chambre  lui plaisait bien. L’unique problème était l’état des lieux. La pièce était propre, bien rangée, chaque chose ou presque avait sa place. Les lits étaient parfaitement faits, si bien qu’il n’aurait presque pas pu déterminer lequel des deux était libre, sans la table de nuit servant de support à plusieurs cadres photo montrant le chat dans plusieurs groupes, dont une avec une jeune asiatique qui devait probablement être sa petite amie, et une dernière montrant uniquement la fille en question accompagnée de deux jeunes femmes d’un âge relativement proche au sien, sans doute ses meilleures amies. L’état impeccable de la chambre inquiéta légèrement le jeune garçon. Soit il avait rapidement rangé en apprenant leur arrivée, soit son nouveau colocataire était maniaque. La deuxième option alléchait très peu Charlie qui considérait qu’on pouvait lui trouver beaucoup de qualités, mais savait qu’ordonné n’en faisait en aucun cas partie. La perspective de se faire hurler dessus à longueur de journée pour chaque objet qu’il ne remettait pas à sa place exacte ne le tentait pas beaucoup.

Les deux autres étaient en pleine discussion, parlant à ce que le garçon en comprit d’un jeu de course. Il écoutait la conversation d’une oreille distraite tout en baladant son regard dans ce qui serait dès à présent son lieu de vie, pour combien de temps il l’ignorait, et lançait régulièrement des coups d’œil se voulant discrets à la queue qui continuait à brasser l’air dans le dos de l’hybride. Il savait que certaines personnes avaient des mutations visibles, mais il n’avait encore jamais vu quelqu’un qui possédait une queue, il trouvait cela réellement intéressant. Et la façon dont elle bougeait, on avait vraiment l’impression de voir la queue d’un chat. Logique, après tout.

-C’est mon lit ? demanda-t-il en désignant celui dont la table de chevet ne soutenait qu’une lampe. La question étant rhétorique, il n’attendit pas spécialement de réponse avant de poser négligemment sa valise, la jetant presque sur le matelas. Il envisagea d’en profiter pour enfin changer ce t-shirt, puis décida d’attendre que la fille soit ne soit plus là pour se déshabiller. Si elle n’était pas pudique, lui pouvait l'être un peu, et il ne tenait pas à se montrer devant elle, considérant qu’il était déjà assez mal à l’aise en sa présence pour en rajouter.

- M’enfin c’est pas le sujet, précisa la jeune femme pour couper court à la conversation. J’vous laisse vous expliquer puis nous on repartira faire le tour de l’Institut, une fois que ça s’ra fait vous aurez tout loisir de faire plus ample connaissance.

S’expliquer ? Comment ça s’expliquer ? Charlie ne savait absolument pas quoi dire. Il n’était pas particulièrement timide, enfin sauf dans quelques situations bien particulières comme avait pu l’observer sa guide, mais il n’était pas non plus capable de lancer une discussion comme ça, sur commande, sans aucune base. Que dire ?

-Et donc en fait euh, t’es un chat c'est ça?

Et le Prix 2014 de la meilleure conversation revient à Mr. Charles S. Reyes ! Sérieux, t’as pas trouvé pire ?

-Hrrm, en tout cas c’est vraiment gentil de m’accueillir dans ta chambre, j’espère que ça te dérange pas trop ?

Bon, c’était un peu mieux. Il ne savait pas si on avait réellement laissé au choix à Sanzo sur la décision de l’installer ici, mais il espérait sincèrement que ça ne lui pose pas trop de problèmes. Il savait qu’à la place du chat il ne serait pas spécialement heureux si du jour au lendemain un gamin venait investir son petit espace personnel.
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Sanzo Aoe
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MessageSujet: Re: Trouvé Charlie ! {Charlie Reyes}   Lun 20 Oct - 13:51

-Charlie, enchanté,
c'était bref et concis mais de toute façon ils auraient bien le temps de faire connaissance. Tandis que le nouveau parcourait la chambre des yeux, Rachel lui expliqua qu'il n'était pas prêt de la battre ce qui était vrai vu ses résultats surtout si elle le déconcentrait.

- Faudra qu’on s’fasse un mariathlon un soir, en plus avec ta console on pourra jouer à huit en réseau.

Il ne savait pas réellement ce qu'était un mariathlon mais vu ce que Rachel avait rajouté il supposa qu'il s'agissait de faire des courses ensemble, voir peut être un maximum. 8, cela voulait dire, Jade, Sean, Rachel, Cait, lui-meme, mais cela ne faisait que 5. il savait que Kamen ne jouerait pas, Amy peut être. Il se demanda si Charlie aimerait, ainsi que Nobody peut être ou l'autre fille de Cait Aislinn.

En tout cas jouer à 8 risquait d'etre vraiment amusant. Il sourit appréciant déjà cette soirée.
"ouai cool. Ça serait sympa. "
Il espérait qu'elle s'habillerait un peu plus car là c'était certain qu'il ne gagnerait jamais, ni Sean d'ailleurs. A moins que ça ne soit une tactique.  Il se retourna pour accorder son attention à Charlie qui le fixait, ou plutôt fixait une partie de son anatomie. Le chat avait l'habitude et il aimait plutot ça (bien sur il préférait quand c'était des filles)

-C’est mon lit ?  Lança t Charlie en meme temps que sa valise.

"ouai. T'as un coté d'armoire aussi. Pour le bureau, je pousserais la tv si elle te gêne, de toute façon je bosse pas dessus. Tu pourras l'utiliser si tu veux comme la console, y a pas de soucis."

- M’enfin c’est pas le sujet. J’vous laisse vous expliquer puis nous on repartira faire le tour de l’Institut, une fois que ça s’ra fait vous aurez tout loisir de faire plus ample connaissance.

Il lui fit un clin d'oeil ** Au fait sympa ta tenue. Le nouveau a du apprécier.**

-Et donc en fait euh, t’es un chat c'est ça?

Un regard un peu perplexe à Charlie se demandant brièvement s'il ne se moquait pas de lui, mais il se reprit bien vite, le pauvre semblait être assez perturbé comme ça entre son arrivée et la vision de Rachel, pas la peine d'en rajouter. Sa queue fouetta l'air "ouep, hybride félin. Mais t'inquiète pas je suis pas allergène comme a du te le dire Rachel et je suis très propre. Ma petite amie est maniaque. "

il souriait de nouveau à Charlie, il allait vite faire connaissance de la bande. D'ailleurs, Sanzo se dit qu'il allait devoir prévenir Jade rapidement. Quand aux 2 autres c'était plutot Charlie qui allait être surpris par ses copains. Enfin comme l'avait dit Rachel ils avaient le temps.

-Hrrm, en tout cas c’est vraiment gentil de m’accueillir dans ta chambre, j’espère que ça te dérange pas trop ?

"non pas du tout au contraire, c'est cool. Je dois être un des rares à être seul. Je présenterais aux autres plus tard. Et puis ça va être plus simple pour toi. Tu verras c'est sympa ici meme si y a des abrutis comme partout. Moi ça fait 2 ans que je suis là. "  

il s’interrompit un bref instant "Toi non plus ça te dérange pas ? "

il ne lui demanda rien sur sa mutation, ni sur sa famille. Ce n'était pas un manque de curiosité bien au contraire mais de la politesse et puis l’assommer déjà avec une foule de questions n'était surement pas la meilleur façon de lui souhaiter la bienvenu. Le chat était content ça se voyait d'ailleurs. Fils unique il voyait en Charlie une sorte de petit frère.  

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Echo
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MessageSujet: Re: Trouvé Charlie ! {Charlie Reyes}   Mar 21 Oct - 12:45

- C’est mon lit ?

L’éternelle question ? Tous les élèves arrivant dans une chambre, qu’elle soit à deux ou à quatre, y passait. Il y avait tant de formulations pour la dire mais au final toutes signifiaient cette même chose qui toute aussi dérisoire qu’elle put être semblait sur le coup d’une grande importance. Dans les chambres doubles ou inoccupées, c’était plus facile : une chance sur deux. Dans les chambres quadruples c’était déjà plus piège, surtout en présence d’un seul colocataire. Lorsque Rachel était passée par les dortoirs, elle c’était retrouvée dans la chambre des Stepford Cuckoos, des triplettes d’environ son âge dont les capacités télépathiques en faisaient non seulement les personnes les plus renseignées de l’Institut mais également les plus aptes à la gérer à l’époque, sortante de dépression et aussi peu sociable que peureuse moyennant une réponse violente à la peur. A leur départ elles avaient connus un remplacement et de surveillée l’Echo était passée à surveillante, d’abord de Kaede puis de Jade à son arrivée, qui l’avaient toutes deux suivies dans sa nouvelle chambre après sa passation et dont la seconde était repartie quelques mois plus tôt, suffisamment réintégrée pour ne plus être sous le coup du programme de surveillance. Mais cela non plus ce n’était pas le sujet.

Le clin d’œil de Sanzo, allié à une pensée forte qu’elle ne perçut pas plus que les autres, lui laissa pas mal à supputer mais à défaut de le faire elle sourit, contente ; le clin d’œil signifiait que la personne à qui il était destiné et celle qui lui faisait partageait un lien de confiance commun et se comprenaient au-delà de ce que d’éventuels autres présents le faisaient, on le lui avait bien expliqué. Bon, elle ne comprenait pas forcément pourquoi son ami le lui avait fait mais c’était pas grave !

La question de Charlie quant à la nature de Sanzo lui fit lever les sourcils, réaction partagée par ce dernier d’ailleurs qui prit néanmoins la peine de lui répondre en reprécisant ce qu’elle-même avait déjà dit. Il fallait ce répéter en plus ? Si Charlie comprenait vite mais qu’il fallait lui expliquer longtemps ça allait pas le faire puisqu’elle expliquait vite et une seule fois en général.

- Hrrm, en tout cas c’est vraiment gentil de m’accueillir dans ta chambre, j’espère que ça te dérange pas trop ?

"Non pas du tout au contraire, c'est cool. Je dois être un des rares à être seul. Je présenterais aux autres plus tard. Et puis ça va être plus simple pour toi. Tu verras c'est sympa ici même si y a des abrutis comme partout. Moi ça fait 2 ans que je suis là."

Les laissant finir leur dernier échange, l’Echo du Phénix se décolla de son support par la suite, ré-intervenant à son tour.

- On finit de faire le tour du manoir pis je vous laisserai discuter en paix. On se verra peut-être tout à l’heure à la bouffe Minou, conclu-t-elle avec un sourire bienveillant, parce qu’elle n’était pas qu’impatiente vis-à-vis de ce qui se passait là.

Pivotant sur elle-même afin d’éviter la marche arrière, Rachel fit deux pas afin de laisser l’entrée libre pour que Charlie puisse la suivre, ne recommençant à marcher que lorsqu’il fut à son côté et s’adaptant de nouveau au pas de l’adolescent. Sortant à nouveau du dortoir elle s’en retourna au carrefour arrière de l’Institut et entreprit de gravir les marches cette fois, comprenant en quoi il était nécessaire aux dames des films de tenir leurs robes longues lorsqu’elles grimpaient des escaliers ; oh, l’Echo n’avait pas besoin de savoir où était ses pieds mais à grimper les marches deux à deux elle se serait marchée dessus comme une grande… du fait elle entreprit de réduire son pas à une marche après l’autre, ce qui lui donna franchement l’impression de piétiner et la fit tourner une moue contrariée vers les marches comme ses pieds. Heureusement que les molécules instables étaient élastiques au final, elle pouvait les déformer sans problème pour avancer malgré tout. Ah, les jupes, des que cela descendait en dessous de mi-cuisse ça devenait chiant pour se mouvoir.

Arrivant tant bien que mal au premier étage, elle reprit la parole.

- Le premier, les chambres des X-Men. J’te fais pas visiter, c’est juste un long couloir qui mène à l’escalier que t’as vu à l’entrée. Si tu cherches ma chambre un jour, mon nom est sur la porte.

Reprenant sa pénible ascension marche après marche en se disant qu’elle s’emmerdait pour rien et que léviter à quelques centimètres du sol était suffisant… et bien elle finit par le faire déjà, le bruit de ses talons disparaissant alors qu’elle gagnait quelques centimètres et n’avait plus de mouvement à faire pour avancer, Rachel finit par arriver au second, posant à nouveau pied à terre.

Le deuxième étage voyait la structure originelle du manoir se faire plus présente qu’elle ne l’avait été jusque là puisqu’il n’était composé que de très peu de pièce : une grande, large et longue au toit vitré qui n’était autre qu’une Bibliothèque dont les étagères étaient remplies de livres, certaines comme certains plus récents que d’autres, dont les lieux de lecture se matérialisaient sous forme de canapés et de sièges côtoyant des bureaux avec ou sans ordinateurs, tandis que dans un coin se trouvait une imprimante multifonction et qu’à côté de l’entrée de la pièce il y avait un bureau et une jeune résidente en guise de bibliothécaire, avec son propre ordinateur et sa pile d’occupation présente ici même en période de vacances, par loisir.

- ‘Lut Cindy, commença simplement Rachel alors qu’elle rentrait dans la pièce, perturbant le silence trouble de ses talons. Voici la bibliothèque, reprit-elle à l’intention de Charlie cette fois, ouverte de 8 à 20. Les ordis sont en libre service même s’ils ne datent pas d’hier et tu peux emprunter des livres en le signalant, avec un délai de rendu et une condition d’en prendre soin. S’tu reste ici, faut être calme et silencieux.

A son simple discourt on comprenait parfaitement que l’Echo ne restait jamais ici ; outre que les ordinateurs étaient très récents, anciens pour elle mais vieux de quelques années seulement, elle n’était absolument pas silencieux.

- Au bout de l’étage t’as le bureau du directeur, de la directrice adjointe et de l’intendante, aussi, rajouta-t-elle sans plus bouger.

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Charlie Reyes
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MessageSujet: Re: Trouvé Charlie ! {Charlie Reyes}   Mar 21 Oct - 20:28

Sanzo lui lança un regard étrange lorsqu'il posa sa question, ce qui semblait parfaitement légitime étant donné le niveau de cette question. Néanmoins il récupéra vite son sourire accueillant tandis que le mouvement de sa queue s'intensifiait comme pour la mettre en valeur.

"ouep, hybride félin. Mais t'inquiète pas je suis pas allergène comme a du te le dire Rachel et je suis très propre. Ma petite amie est maniaque. "

Charlie tourna les yeux vers la jeune femme qui les observait, appuyée contre la porte, les bras croisés. Elle se nommait Rachel? Dans l'état dans lequel il était, et avec la quantité de nouvelles informations qu'il découvrait, il n'avait pas envisagé que la jeune femme ait un nom. Bien sur, tout le monde avait un nom, il n'avait simplement pas pensé au sien. A présent qu'il y pensait, c'est vrai qu'elle ne s'était pas présentée. Il trouva que Rachel lui allait bien, comme nom. Il se demanda cependant comment il pouvait s'adresser à elle. Elle avait elle-même désigné Sanzo comme un ami, il était donc normal que l'hybride l'appelle par son prénom. Lui en revanche ne la connaissait pas. Il ne savait même pas qui elle était. Il était toujours possible, bien que peu probable, qu'elle fasse partie de ses enseignants. Dans le doute, il décida de continuer comme il l'avait fait jusqu'à présent, c'est à dire ne pas l'appeler, s'adressant à elle avec un simple vouvoiement.

Le fait que la petite amie de Sanzo était maniaque, il prit ça comme une bonne nouvelle. Au moins ce n'était pas son colocataire lui-même qui avait ce genre de lubies, ce qui signifiait que Charlie ne subirait pas de façon directe la pression du nettoyage. Bien qu'au final le résultat était le même, la chambre était propre, et il était évident que lui aussi devrait y participer. Mais bon ça irait, la chambre n'était pas grande, il s'agissait surtout de ne pas laisser les affaires partout, ce qui présentait la plus grosse difficulté pour lui. Remettre un objet à sa place dès qu'on en n'a plus l'utilité nécessitait une certaine organisation que le garçon n'avait pas.

"non pas du tout au contraire, c'est cool. Je dois être un des rares à être seul. Je présenterais aux autres plus tard. Et puis ça va être plus simple pour toi. Tu verras c'est sympa ici meme si y a des abrutis comme partout. Moi ça fait 2 ans que je suis là. "   répondit l'autre à sa question suivante, gardant toujours son large sourire.

L'hybride avait en effet l'air satisfait, ou bien c'était un excellent acteur. Il avait d'ailleurs directement proposé à Charlie de le présenter à ses amis, ce qui était plutôt agréable. Le cadet ne comprit pas réellement ce qui serait plus simple pour lui, ni pourquoi ça le serait, mais encore une fois il passa l'information sans trop s'y attarder. Peut-être n'était-ce qu'une impression, mais il trouvait que le rythme auquel se balançait la queue pouvait être qualifié de joyeux. Il se demanda si l'on pouvait décrypter les humeurs du chat aux mouvements du membre, puis retint un rire en réalisant le mal qu'il aurait à éviter des blagues trop faciles sur le sujet.

"Toi non plus ça te dérange pas ? "

-Moi? Non du tout, j'trouve ça vraiment cool, répondit-il avant de se rendre compte qu'il ne faisait que répéter les mots de Sanzo. Décidément, qu'est ce qu'il avait aujourd'hui? Et puis je suis content d’être ici, j’la sens franchement bien cette année.

- On finit  de faire le tour du manoir pis je vous laisserai discuter en paix. On se verra peut-être tout à l’heure à la bouffe Minou,

Un large sourire se forma sur les lèvres de l’adolescent en réentendant le surnom.  C’était à la fois affectif et moqueur sans être méchant, donc très bien trouvé.  Il se mit en route pour suivre la … Rachel, qui avait déjà quitté la pièce.

-Bon bah, à toute, adressa-t-il à son nouveau coloc, accompagné d’un signe de tête.

Se tournant pour rejoindre à nouveau la construction principale, la jeune femme emprunta cette fois-ci les escaliers menant aux étages supérieurs. Le garçon ne put alors s’empêcher de remarquer le changement d’allure de sa guide, que la robe devait gêner. Charlie avait l’habitude particulière de se déplacer dans les escaliers bien plus vite qu’en temps normal, y courant presque. Il avait donc l’impression de faire du sur place en grimpant les marches une à une,  mais ne broncha pas puisqu’il savait qu’elle s’était elle-même adapté à sa vitesse de marche durant toute la visite. Il lui laissa d’ailleurs plusieurs marches d’avance pour éviter d’avoir le nez dans son postérieur, bien que l’escalier soit assez large pour qu’ils puissent y marcher à deux de front.

- Le premier, dit-elle une fois l’obstacle passé, les chambres des X-Men. J’te fais pas visiter, c’est juste un long couloir qui mène à l’escalier que t’as vu à l’entrée. Si tu cherches ma chambre un jour, mon nom est sur la porte.

Cette fois-ci, il repassa la phrase plusieurs fois dans sa tête pour être certain de ce qu’il venait d’entendre. Est-ce qu’elle le faisait marcher ? Il leva les yeux vers son visage pour se rendre compte qu’elle avait l’air parfaitement sérieuse.

-Vous… Vous êtes une X-Man ? Vraiment ?

Elle semblait si jeune, c’était possible ? Et… Il avait maté sa poitrine… Sa vie était finie. Non mais il devait oublier ça maintenant, il parlait à une membre des X-Men, pour de vrai, c’était absolument incroyable ! Il avait des dizaines de questions à lui poser, il voulait savoir tellement de choses… Ne tenant plus, il se lança, tout en faisant de son mieux pour se contenir.

-C’est comment d’être une X-Man ? Ca consiste en quoi exactement en fait ? Vous recevez des missions c’est ça ? Pour aider les gens ? Et vous êtes combien en fait ? Vous vivez tous ici ? Tiens d’ailleurs pourquoi vous vivez ici, vous travaillez pour l’Institut ? Il parlait vite, en un flot continu, parvenant tout de même à filtrer les moins pertinentes des questions qui lui venaient à l’esprit, et fixait la jeune femme, un sourire béat collé au visage. Malgré cela, il était plus calme que ce qu’il aurait pensé. Il commençait assez étrangement à se sentir presque à son aise.

Il recommença à suivre la X-Woman lorsque celle-ci se dirigea vers l’étage supérieur. Lui laissant toujours quelques marches d’avance, il fit un pas en arrière au moment où elle s’éleva de quelques centimètres, le bruit de ses pas disparaissant. Si le bas de sa robe frôlait encore le sol, Charlie put remarquer à travers le tissu que les jambes de sa guide avaient cessé de bouger. A moins qu’il ait vraiment mal compris le concept de la télépathie, ceci n’en était pas. Il se demanda quels tours la jeune femme cachait encore dans son sac.

-Voler, ça c’est cool,  commença le garçon, qui depuis qu’il connaissait la position de Rachel se sentait d’humeur bavarde, sans réellement savoir pourquoi. Moi j’aurais bien voulu voler aussi, mais bon…  Mais bon, il avait reçu autre chose. Autre chose qu’il n’avait d’ailleurs pas encore parfaitement compris, mais c’était pour ça qu’il était là, après tout.
Les pieds de la rousse touchèrent le sol à nouveau en atteignant le deuxième étage. Elle le mena à une large salle lumineuse, pleine de livres d’un bout à l’autre.

Voici la bibliothèque, annonça-t-elle comme pour préciser l’évidence après avoir salué la bibliothécaire, ouverte de 8 à 20. Les ordis sont en libre service même s’ils ne datent pas d’hier et tu peux emprunter des livres en le signalant, avec un délai de rendu et une condition d’en prendre soin. S’tu reste ici, faut être calme et silencieux.

Charlie accorda son attention aux ordis en question. Il ne vit pas ce qu’elle leur reprochait, ils étaient bien plus récents que celui qui se trouvait dans sa chambre à Seattle, l’ancien Asus de sa mère qu’il avait pu récupérer.  Il se demanda un instant si la précision sur le calme et le silence était un avertissement personnel, mais elle ne pouvait pas savoir comment il se comportait le plus souvent, puisqu’il avait été particulièrement réservé, jusqu’aux dernières minutes. A moins, encore une fois, qu’elle n’ait fouillé son esprit.  Il lâcha enfin un petit rire discret en comprenant que la réflexion de Rachel s’adressait sans doute principalement à elle-même.

- Au bout de l’étage t’as le bureau du directeur, de la directrice adjointe et de l’intendante, aussi, annonça la jeune femme en s’arrêtant.

Voilà en revanche un lieu où Charlie n’aimerait pas passer trop de temps, même s’il s’attendait à tout. Cela lui rappela tout de même que le lieu était une école, fait qui avait été quelque peu éclipsé de son esprit par des informations plus intéressantes. Mais il avait également des questions qui concernaient l’école à proprement parler, qui étaient à son grand ennui tout aussi importantes que le reste. Il commença donc par la première qui lui vint à l’esprit.

-Euh à ce propos, vous savez à quelle heure commencent les cours ? Enfin, je peux trouver un horaire quelque part ?

Au moins, l’heure à laquelle il devrait se lever l’intéressait de façon assez directe.
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Echo
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MessageSujet: Re: Trouvé Charlie ! {Charlie Reyes}   Mer 22 Oct - 20:00

Ah ben c’était malin, ça. Le Charlie allait doucement sur le plat et jouait les bouquetins dans les escaliers, il pouvait pas faire l’inverse ? Certes, l’Institut avait déjà son Charlie qui galérait dans les escaliers même si le fauteuil était suffisamment tout-terrain pour les prendre sans problème (sinon, comment il faisait ?), mais quand même. Quand à marcher derrière elle, si la distance lui évitait d’avoir le nez elle lui permettait les yeux puisqu’il fallait toujours un peu de recul pour mieux voir !

Ces détails mis à part, elle le fit la questionner suite à sa déclaration sur les X-Men mais lui ne le fit pas suffisamment vite pour qu’elle ne soit pas déjà occupée avec l’escalier suivant. Les femmes étaient sensées pouvoir faire deux choses à la fois, les télépathes aussi, et Rachel pouvait en faire plein sauf quant elle se concentrait sur une ; en l’occurrence, l’escalier. Qu’importe le fait que les pensées fortes continuaient leur train-train ou que le jeune garçon ne la croit pas, de toute façon aucune coupure de presse ne l’avait approchée d’assez prêt pour qu’il l’ait déjà vue en photo. Des témoignages, le début d’une légende, rien de plus.

- C’est comment d’être une X-Man ? Ca consiste en quoi exactement en fait ? Vous recevez des missions c’est ça ? Pour aider les gens ? Et vous êtes combien en fait ? Vous vivez tous ici ? Tiens d’ailleurs pourquoi vous vivez ici, vous travaillez pour l’Institut ?

La prochaine fois qu’elle chercherait à faire parler un élève, elle lui dirait qu’elle était X-Men. C’était la seconde leçon du jour après que la prochaine fois qu’elle mettrait une robe trainante elle ne prendrait pas les escaliers. Néanmoins pour l’instant elle n’appliqua ni l’un ni l’autre et resta silencieuse dans sa concentration et la fin tragique de cette dernière lorsqu’elle lévita, déclenchant une nouvelle remarque de la part de l’adolescent ; voler, c’était cool oui. L’un des rêves de l’homme et l’un de ceux qui ne décevait pas lorsqu’on le vivait. Néanmoins il restait quelques instants avant de s’amuser à parler de cela et s’étendre sur ses capacités n’était pas une chose à laquelle Rachel s’adonnait par plaisir. Elle verrait plus tard, quitte à le faire voler histoire de lui redonner le sourire.

La bibliothèque passa rapidement, non sans un rire discret qu’elle ne comprit pas mais qui la fit sourire, Charlie définitivement plus à son aise depuis le passage dans sa chambre et/ou la nouvelle de ce qu’elle était. Les deux avaient surement leur impact mais quelque soit la majorité elle n’avait pas à se plaindre du résultat, au moins l’enthousiasme juvénile animait la visite.

- Euh à ce propos, vous savez à quelle heure commencent les cours ? Enfin, je peux trouver un horaire quelque part ?

- En fait, vous êtes tout le temps dans la même salle, avec les gens de ton niveau, et les profs défilent. Pour la High School, c’est 8h-12h et 13h30-17h30, de mémoire ; et y’aura un emploi du temps affiché à la vie scolaire. Libre à toi de le noter quelque part, je sais plus s’ils vous fournissent des emplois du temps individuels.

Elle n’y avait jamais prêté attention à dire vrai et ne l’avait pas plus vécu, son niveau scolaire potentiellement inférieur à celui de Charlie. L’Echo n’avait jamais eue la volonté de se retrouver dans une classe d’une décennie plus jeune qu’elle pour reprendre sa scolarité où elle avait été interrompue ni celle d’user de ses pouvoirs pour rattraper en quelques instants ses lacunes ; elle était bien comme elle était et cela lui suffisait. Ça ne l’empêchait pas d’aimer la philosophie et d’avoir lu quelques classiques comme Platon ou Spinoza, il ne s’agissait nullement de calculs ou de méthodes mais simplement de compréhension et de conceptualisation et elle n’était pas plus bête que la moyenne.

Entreprenant de repartir en saluant à nouveau Cindy, Rachel s’en retourna aux escaliers tout en reprenant la parole.

- Pour c’que tu me demandais tout à l’heure, oui je suis X-Woman. T’as pu entendre parler de moi avec les événements de Londres, les 28 Février et Mars ; c’est moi qui me suis entretuée avec d’autres mutants et qu’ait été anoblie par la Reine pour « service personnel au souverain ».

En réalité, plus qu’avoir été récompensée pour ses actions elle l’avait été à la demande du MI-13 qui avait fait un marché avec les X-Men, marché dont dépendait sa liberté et une collaboration ; les britanniques avaient obtenue la possibilité de la « consulter » pour des affaires et les X-Men avaient donnée une bonne image des mutants, elle-même ayant obtenu de vrais papiers avec la nationalité honorifique en prime. Phénix des X-Men était donc un nom un peu connu de la presse désormais même si elle n’avait nullement fait de gros-titres contrairement à Caitlyn « The Wonder Beaver » Elioth qui apparaissait régulièrement dans les médias Newyorkais notamment suite à des batailles inter-mutants ; la dernière devait dater d’onze jours plus tôt, quelque chose du genre. Après, il n’était pas dur de faire le lien entre « Phénix des X-Men » et le gigantesque Phénix apparut au-dessus de Manhattan en Décembre 2012, dont quasiment aucune image n’avait pu être prise puisque l’apparition c’était rapidement suivie d’une perte de mémoire généralisée à l’entièreté de New York City. M’enfin elle se la ramenait moins là-dessus que sur son apparition aux Philippines pour aider les sinistrés du typhon Haiyan qui, même si elle n’avait été faite en tant qu’X-Woman, l’avait vu chercher à user de ses capacités pour aider les gens.

- Et si tu veux je pourrais te faire voler un de ces quatre, rajouta-t-elle en éludant toute la partie où il avait lancées ses questions comme un monologue amyesque.

Arrivant au troisième étage, ou plutôt au dispensaire qu’était la tour, Rachel ouvrit la porte pour pénétrer dans la grande salle principale, indiscutablement clinique avec ses armoires à pharmacies et autres choses nécessaire à l’accomplissement de son rôle, laquelle était accompagnée de porte vers des chambres d’observation et un bureau de consultation. Des trois personnes qui travaillaient là il n’y en avait qu’une de garde, une cinquantenaire brune dont le port militaire était parfaitement visible. D’ordinaire, elle était accompagnée d’une autre infirmière de trente ans sa cadette, brune aussi mais bien plus gentille et douce, et d’une autre cinquantenaire n’étant autre que la célèbre Moïra MacTaggert, connue pour son Prix Nobel pour la découverte officielle du Gène X.

- Lut Teryl, lança l’Echo à l’infirmière, voici Charlie, l’est arrivé ce soir.

Le fonctionnement de l’Infirmerie de l’Institut était simple : outre Mme MacTaggert, qui ne s’occupait pas réellement des bobos, il y avait Teryl Ticalamira, télépathe et empathe de son état, qui faisait la méchante infirmière car sa cadette Irina Cameron, guérisseuse, était une bonne poire dont l’utilisation des pouvoirs affaiblissait la santé. Du fait, les cas récurrents tombaient rapidement aux mains de l’ex militaire là où les autres avait une chance de tomber sur Irina ; chance que Charlie n’eut certes pas mais Teryl se montrerait simplement sévère et rigide, n’étant pas méchante.

- C’est ici qu’il faudra faire ton bilan de santé, rajouta Rachel alors que l’autre venait se présenter.

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Charlie Reyes
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MessageSujet: Re: Trouvé Charlie ! {Charlie Reyes}   Sam 25 Oct - 13:20

Faisant l'effort de rester attentif à ses paroles, il notait les informations dans un coin de sa tête. Rien de bien original en soi, mais c'était tout de même important à savoir. Charlie n'avait jamais été le plus appliqué des élèves, probablement en grande partie par influence de ses amis, mais cette année-ci devait être différente. Il l'avait décidé pour lui-même, il l'avait promis à son père et surtout, sa mère avait menacé de le ramener à Seattle si ses notes n'étaient pas satisfaisantes. Il lui avait suffi de quelques minutes à l'Institut pour décider qu'il ne voulait vraiment pas qu'elle le fasse. Bon, il doutait qu'elle mette ses menaces à exécution, et il savait qu'entre prendre une bonne résolution et la tenir il y avait une énorme différence, en partiulier pour lui, mais au moins il ferait l'effort d'essayer.

Tandis que sa guide reprenait la marche, il salua la bibliothécaire d'un rapide hochement de tête, avant de lui-même se remettre en route. Alors qu'ils empruntaient des escaliers qui continuaient à monter, la jeune femme prit à nouveau la parole.

- Pour c’que tu me demandais tout à l’heure, oui je suis X-Woman. T’as pu entendre parler de moi avec les événements de Londres, les 28 Février et Mars ; c’est moi qui me suis entretuée avec d’autres mutants et qu’ait été anoblie par la Reine pour « service personnel au souverain ».

X-Woman, et en plus anoblie par la Reine en personne? Elle gagnait en pretige à chaque minute qui passait. Le garçon fouilla dans sa mémoire. Oui, ça lui rappelait quelque chose. Il n'avait pas entendu la nouvelle directement, mais ça avait valu quelques commentaires acerbes de la part de Max au sujet de la mutanité. Charlie n'avait pas pris la peine de riposter, sachant que son ancien ami ne faisait probablement que de répéter les paroles qu'avait du prononcer son beau-père, un anti-mutant averti que l'adolesent avait entendu tenir des propos ouvertement racistes à chaque fois qu'il leur rendait visite, avant la découverte de sa mutation. Max tenait beaucoup de l'homme, qui l'élevait depuis ses quatre ans. C'était d'ailleurs celui qui avait le plus mal réagi en apprenant ce qu'était Charlie, faisant pression sur  les autres membres de la petite bande pour qu'ils s'éloignent de lui, comme le lui avait avoué Robbie quelques semaines plus tard.

- Et si tu veux je pourrais te faire voler un de ces quatre,

Sous la surprise, il marqua un très léger temps d'arret, se reprenant rapidement. Elle n'avait pas répondu à ses autres questions, mais il n'y prêta même pas attention. Elle pouvait réellement faire ça? Ca, se serait un putain de cadeau d'annif pensa-t-il avec un large sourire, ayant fêté ses quatorze ans la veille. Il s'imagina la sensation de voler, le vent dans ses cheveux, le sol défilant à plusieurs dizaines de mètres sous ses pieds. Ca devait être magique... Oui, mais s'il tombait? Si elle pouvait le faire voler, elle ne pourrait pas le laisser tomber, si? Il se demanda combien de temps il lui faudrait pour se transformer, en cas de chute. Le jour de l'accident, il l'avait fait instinctivement, mais là..? Si, il devrait y arriver. Et puis il était parvenu à s'en convaincre, Rachel ne le laisserai pas chuter. L'envie l'emporta largement sur la peur.

Tandis qu'il était dans ses pensées, ils arrivèrent au troisième étage de l'Institut.

-J'aimerais beaucoup, oui, répondit-il simplement mais en toute sincérité au moment où la jeune femme ouvrait une porte. Ils entrèrent dans une large pièce qui ne laissait pas vraiment de doute sur son rôle. La jeune femme salua, encore une fois par prénom, l'infirmière qui s'y trouvait, une dame agée aux cheveux bruns, à la posture droite et au visage sévère.

-Bonjour, je suis Charlie, prononça-t-il timidement, répétant ce que sa guide venait de dire. Cette femme dégageait de l'autorité dans le moindre de ses mouvements. Il n'avait rencontré que très peu de gens possédant une telle aura, ce qui le laissait croire que l'infirmière avait sans doute été membre de l'armée. Si le jeune homme désapprouvait la guerre en règle générale, et par extension celles que menaient les Etats-Unis, il respectait au plus haut point les militaires, guidé par un patriotisme ordinaire qui le poussait à croire que le rôle premier de l'armée était de défendre son pays. Il était trop jeune pour se souvenir du 11 septembre 2001, mais il savait à quel point l'attentat avait ébranlé la nation entière. Il avait d'ailleurs plus d'une fois entendu son père nommer l'incendie de Mutant Town le "11 septembre des mutants". Celui-là Charlie s'en souvenait clairement, et il pouvait aisément imaginer la tragédie à laquelle il était comparé, considérant la différence d'échelle. Le rôle de l'armée était d'empêcher que le premier événement ne se reproduise, tout comme le rôle de groupuscules défendant la cause mutante comme les X-Men était d'empêcher le second. Les uns méritaient donc tout autant de respect que les autres. Cependant son idée personnelle était de se défendre, sans tenter d'imposer sa suprématie, une des raisons qui faisaient que les X-Men avaient en prime son admiration.

- C’est ici qu’il faudra faire ton bilan de santé,

Maintenant? Il espérait que non. Il évita de sortir son téléphone pour vérifier l'heure, mais il devait être autour de 19 heures, en toute logique. Un peu tard pour une visite médicale, d'autant qu'après avoir voyagé toute la journée, bien qu'en position assise, il se sentait assez fatigué. Il réalisa également à ce moment-là à quel point il avait faim. La petite portion servie dans l'avion près de cinq heures plus tôt n'avait pas vraiment suffi à rassasier l'adolescent qui, en pleine croissance, était dans une phase où il mangeait à peu près autant que ses deux parents réunis. C'était à cette heure-ci qu'ouvrait le réfectoire, non? Se sentant s'égarer, il tâcha de revenir à la question en cours en essayant de se remémorer la conversation ayant eu lieu seulement quelques minutes plus tôt, mais qui lui semblait déjà bien loin. “Dans les jours qui viennent” avait-elle dit, ou quelque chose qui s'en rapprochait. Donc, pas maintenant. Tant mieux.

-D'accord, pas de problème. Je devrai venir quand? Qu'il prenne rendez-vous, qu'il vienne à n'importe quel moment dans les prochains jours, ou que la dénommée Teryl lui donne une heure fixe à laquelle se présenter, peu lui importait à vrai dire. Ce n'était pas comme si le trajet jusqu'ici lui demanderait beaucoup de temps, de toute façon.
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Echo
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MessageSujet: Re: Trouvé Charlie ! {Charlie Reyes}   Lun 27 Oct - 20:22

- J'aimerais beaucoup, oui, répondit Charlie à sa proposition de vol, non sans une hésitation ; Rachel se le nota dans un coin de la tête, sachant qu’elle tiendrait sa parole sauf si elle l’oubliait puisque ne disant rien qu’elle ne puisse faire.

Laissant la rencontre se faire une fois qu’elle eut joué son rôle, elle ponctua ce dernier par l’habituel rappel qu’elle était content de faire et non d’avoir. Néanmoins cela entraina une question chez Charlie, question à laquelle l’infirmière répondit d’elle-même là où l’Echo était certaine de l’avoir déjà dit précédemment.

- Généralement on tâche de faire cela dans la première semaine, si tu veux un rendez-vous précis on peut le fixer dès à présent. Plus que le bilan de santé classique imposé par la législation on tâchera d’étudier un peu tes capacités mutantes, histoire d’avoir une base à laquelle se référer si elles évoluent.

Les laissant discuter, qu’ils conviennent d’un horaire de rendez-vous ou non, Rachel s’éloigna en direction de la sortie, n’ayant que trop passé de temps en ces lieux et ne les aimant pas plus aujourd’hui qu’à l’époque. Faire le pet près de la sortie, ça ne la gênait pas et elle le ferait le temps nécessaire à ce que Charlie revienne. Ce n’était qu’alors qu’elle reprendrait tout en entreprenant de descendre, les escaliers bien plus aisés à prendre dans ce sens là même si elle enjambait les marches deux à deux.

- Dans le domaine, t’as un gymnase ; pour y aller il suffit de prendre la route de droite quant t’es dans la cour, dos à l’Institut. C’est une grande salle omnisport avec des gradins et des coins spécialisés, genre un mur d’escalade, des punching-balls et des tapis de sol. On y fait parfois des soirées, pour les bals de fin d’année entre autre.

Arrivant un étage en-dessous, elle s’interrompit le temps de reprendre les escaliers, comme si ses paroles étaient liées à la descente des marches ; ce n’était pas le cas même si le contentement de pouvoir faire les deux choses à la fois la faisait garder ses mots afin d’en profiter.

- T’as aussi des garages, c’est l’autre chemin vers la gauche quant t’es dans la cour. Après ça te concerne moins, non ?

Les garages étaient un bâtiment aussi large que plat conçu à partir des anciennes écuries dont l’architecture se retrouvait et qui contenait un certain nombre de véhicules appartenant à l’Institut en plus de ceux des particuliers, ainsi qu’une aire de rangement dans l’ancienne sellerie où se trouvait le matos d’entretient et de bricolage pour les véhicules ; autant si Rachel appréciait la mécanique sur le même principe que les lego, construisant des structures destinées à fonctionner, elle n’avait pas plus de notion que besoin des outils pour le faire, ne cherchant pas la compréhension théorique mais la maitrise pratique par imitation de ce qui était déjà fait. Bon, elle n’avait encore jamais eu le droit de démonter et de remonter un véhicule entier mais le jour où il y en aurait un d’abîmé elle se proposerait pour s’essayer à le réparer ! Et si elle y arrivait pas… bah tant pis, tant qu’elle cassait pas tout on ne pouvait pas lui reprocher d’essayer.

- T’as aussi un parc de l’autre côté du lac, le chemin à côté du potager passe à travers le bois pour y mener, même si c’est plus rapide de simplement suivre les berges.

Qu’avait-elle d’autre à présenter succinctement alors qu’ils redescendaient jusqu’au rez-de-chaussée ?

- T’as pu le voir par la fenêtre, on a un labyrinthe taillé aussi, pas très compliqué même s’il sert assez de planque aux couples qui veulent se bécoter en paix.

Prenant une inspiration puis soupirant, Rachel se dit qu’à force de vendre la mèche à tout le monde plus personne n’irait utiliser le labyrinthe pour faire cela ; pourtant, il était bien, il suffisait d’aller dans un cul de sac pour y être peinard à moins qu’une personne ne regarde par les fenêtres d’une chambre X-Men ou d’observation de l’infirmerie, ou encore des toits mais c’était là sa zone interdite à elle et elle virait tout ceux qui osaient venir l’y voir, Sanzo exclut.

- Avec le terrain omnisport et la piscine en terrasse, on doit avoir fait le tour. Tu veux que j’te les montre de visu ou c’est bon, tu découvriras par toi-même ?

La visite touchait à sa fin, quelque soit la réponse de Charlie ; bientôt, il aurait droit à retrouver son nouveau colocataire et sa nouvelle chambre pour s’y installer comme il fallait et s’en serait terminé pour ce soir, sans doute. Mais ce n’était que le début, une arrivée n’était qu’un point de départ pour autre chose et cet autre chose recelait bien des surprises, dans le cas de l’Institution Charles Xavier ; rien que Rachel en était une, non ?

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Charlie Reyes
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MessageSujet: Re: Trouvé Charlie ! {Charlie Reyes}   Lun 3 Nov - 11:26

- Généralement on tâche de faire cela dans la première semaine, si tu veux un rendez-vous précis on peut le fixer dès à présent. Plus que le bilan de santé classique imposé par la législation on tâchera d’étudier un peu tes capacités mutantes, histoire d’avoir une base à laquelle se référer si elles évoluent.

Ca, c'était plutôt intéressant. Un bilan de santé était un moment ennuyant mais nécessaire, une première occasion de montrer ses capacités à des gens qui pouraient l'aider à en savoir plus lui-même, c'était tout de suite autre chose. Ca le rendait presque impatient de venir; presque, ça restait malgré tout une visite médicale.

Il remarqua que Rachel se dirigeait tranquillement vers la sortie de la pièce, sans doute pour lui faire comprendre d'écourter la conversation. Il pouvait la comprendre, après tout il était dix-neuf heures pour elle aussi. Il faillit répondre à l'infirmière qu'il passerait sans doute le lendemain ou le surlendemain, mais se ravisa. Il se connaissait, c'était le meilleur moyen pour ne jamais y aller, et donc probablement s'attirer des soucis. Il décida donc de demander un rendez-vous, qui au moins le forcerait à se déplacer.

-Est-ce que demain vers onze heures, ça irait?

Onze heures, c'était l'heure parfaite pour un rendez-vous aussi proche de l'endroit où il dormait. Il n'aurait pas à se lever trop tôt, et la journée n'aurait pas encore réellement débuté, il était donc peu probable que ça interrompe quoi que ce soit.

Une fois que la femme lui eut répondu que bien sur ça convenait parfaitement, et qu'elle l'attendrait demain, il lui sourit en commençant à se diriger vers la porte.

-Parfait, je serai là! Merci beaucoup, bonne journée. Bonne soirée était la formule correcte dans le cas présent, mais il ne s'en rendit compte qu'après avoir parlé, au moment où il passait la porte. Sa guide reprit alors la marche, s'engageant dans les escaliers bien plus adroitement qu'à l'aller. Charlie hocha la tête tandis qu'elle reprenait ses explications, avant de réaliser que le mouvement n'avait pas beaucoup de sens étant donné qu'il se trouvait toujours derrière elle.

Arrivée à l'étage inférieure, elle se tut, ce qui fit se questionner l'adolescent qui ne savait pas si elle attendait une réponse. Questionnement qui ne dura pas longtemps puisque la jeune femme reprit la parole au moment où elle posait le pied dans la deuxième volée d'escalier.

- T’as aussi des garages, c’est l’autre chemin vers la gauche quant t’es dans la cour. Après ça te concerne moins, non ?

-Un peu moins, oui, répondit-il avec petit rire de politesse. Il n'en aurait pas usage avant au moins deux ans, et de toute façon il n'était pas pressé d'avoir une voiture, qu'est ce qu'il en ferait? Quoique, étant donné la localisation du manoir, c'était sans doute très utile. Il avait le pour y réfléchir en tous les cas.


- T’as aussi un parc de l’autre côté du lac, le chemin à côté du potager passe à travers le bois pour y mener, même si c’est plus rapide de simplement suivre les berges.

Le domaine était visiblement beaucoup plus grand que ce à quoi Charlie s'était attendu. Il se demanda jusqu'où il s'étirait, et décida qu'il partirait l'explorer durant les jours à venir.

- T’as pu le voir par la fenêtre, on a un labyrinthe taillé aussi, pas très compliqué même s’il sert assez de planque aux couples qui veulent se bécoter en paix, dit-elle en s'arretant une fois arrivés au rez-de-chaussée.
Eh bien, voilà qui répondait à ses doutes concernant le respect du règlement. Et c'était visiblement un fait établi, puisqu'elle en parlait ouvertement. Il ne put s'empêcher de se demander dans quelle genre d'école il avait atterri, en lançant un regard furtif à la robe de sa guide.

- Avec le terrain omnisport et la piscine en terrasse, on doit avoir fait le tour. Tu veux que j’te les montre de visu ou c’est bon, tu découvriras par toi-même ?

Une piscine, un labyrinthe, des consoles. Et des X-Men. Dans une école pleine de mutants, où on leur apprenait à se servir de leurs pouvoirs. Et le tout était gratuit. Il y avait un piège quelque part, il devait y avoir un piège quelque part.

-Ca ira, je me débrouillerai, renpondit-il, affichant de nouveau un léger sourire.
Les paroles de la guide laissant peu de doutes sur le fait qu'ils avaient atteint la fin de la visite, Charlie resta un moment sur place, les bras se balançant légèrement, visiblement hésitant sur ce qu'il devait faire. Il était en train de repasser dans sa tête les différentes questions qu'il avait à poser. Sanzo pourrait répondre à la plupart d'entre elles, et le garçon ne voulait pas déranger Rachel beaucoup plus longtemps. Avec son colocataire cela pourrait se faire plus naturellement, durant une simple conversation.

-Juste.. Hum, une dernière question, pour sortir de l'Institut, je suppose que j'ai besoin d'une permission, ou d'un accompagnateur majeur?

Cela aussi, l'hybride pourrait sans doute y répondre, mais c'était le genre de points du règlement qui différaient pour chaque personne à qui on le demandait. Il était plus sur d'avoir directement la version d'un “officiel” pour savoir à quoi s'en tenir. Même si le domaine était grand, il ne s'imaginait pas ne jamais en sortir durant les années à venir. Mais peut-être y avait-il des sorties organisées. L'idée d'un groupe composé uniquement de mutants, certains visibles, visitant un musée comme une classe normale lui sembla très amusante, même s'il ne savait pas réellement pourquoi.
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MessageSujet: Re: Trouvé Charlie ! {Charlie Reyes}   Lun 3 Nov - 17:41

Il se débrouillerait ; ok. Ils atteignaient en effet la fin de la visite mais il fallait savoir finir et recommencer, il n’était pas la peine de s’éterniser d’autant plus lorsqu’il s’agissait d’une simple visite des lieux. Rachel en tout cas tâchait de ne pas le faire, ou le moins possible. Et comme cette rencontre-ci avait été à l’heure de son repas…

- Juste…

L’Echo du Phénix ne s’arrêta pas dans sa descente de marches alors qu’ils se rapprochaient du premier étage, chose qui lui faisait s’interroger sur l’activité qu’elle avait à pratiquer une fois le tout fini : manger tout de suite sans cuisiner ou s’en retourner en cuisine se faire sa bouffe ?

- Hum, une dernière question, pour sortir de l'Institut, je suppose que j'ai besoin d'une permission, ou d'un accompagnateur majeur ?

- Euh, commença-t-elle en se concentrant sur la question posée à son premier cerveau et non celle que son second lui faisait se poser. En fait… deux secondes…

Se grattant l’arrière de la tête et posant le pied au premier étage, elle entreprit de baisser le regard pour le tourner vers l’adolescent alors qu’elle se remémorait un règlement qu’elle n’avait jamais jugé utile à enregistrer. Enfin, elle connaissait les horaires du couvre-feu puisqu’elle devait se relever lorsque certains faisaient le mur.

- Alors, il faut que tu ais l’autorisation de la vie scolaire pour sortir du domaine, oui, ainsi qu’une heure de rentrée de préférence, histoire qu’ils sachent s’il y a un problème. Les mineurs doivent être dans leurs chambres à 22h, heure du couvre-feu, et les majeurs ont obligation de signaler s’ils dorment à l’extérieur. Après…

Malgré ce qu’on pouvait croire, les élèves mineurs n’étaient pas la majorité de l’Institution qui tenait plus de l’école supérieure au niveau du nombre, du coup le mieux que pouvait faire Rachel c’était tâcher de se souvenir de ce qu’il en avait été lorsqu’elle-même était mineure ; parce que malgré ce que disait sa carte d’identité, elle ne l’était plus !

- Dans le détail, je sais pas s’il te faut un accompagnant même pour sortir. Ça pourrait être logique si tu vas à New York City, vu ce qui s’y passe régulièrement, après on a pas suffisamment de monde pour tout surveiller. Sans doute qu’avec un majeur, c’est suffisant, qu’il soit encadrant ou élève.

L’Institution restait une école, oui, mais une école plutôt sous-peuplée au niveau de l’encadrement. Le manque de surveillant pouvait parfaitement jouer pour qu’un élève ou résident même mineur puisse simplement demander à sortir sans accompagnement, même s’il devait être de retour au plus tôt. Après généralement, NYC étant à une heure de route, il fallait au moins un chauffeur donc l’accompagnement était assuré. Le plus important était donc de savoir où il allait et pour quelle heure il devait rentrer afin de savoir quant partir s’il fallait le rechercher ; une conduite qui avait déjà permise à quelques élèves de vivre des mésaventures anormales au point que l’un d’entre eux ait été utilisé comme cheval de Troie à l’Institut et y ait perdue la raison.

- Essaie d’être accompagné par un adulte si tu te rends à l’extérieur, surtout si tu vas aussi loin que NY.

L’Institution Charles Xavier, bastion reconnu et protégé par les X-Men ; ce qu’on oubliait trop souvent étant que la présence de ces derniers pouvait mettre en danger leurs protégés, qui n’étaient plus ni élève ni mutant mais simplement des points de pression, des mules ou encore des appâts. Trop souvent arrivé par le passé mais la X-Team ne pouvait accompagner la moindre sortie ou protéger le moindre élève, il fallait juste miser sur la dissuasion imposée par les représailles lancées par l’équipe et intervenir pour récupérer lorsqu’ils semaient quelqu’un. Mais que de pessimisme, ce n’était pas courant non plus qu’il arrive quelque chose.

Recommençant à descendre les escaliers pour en arriver au rez-de-chaussée, l’Echo perdit sa concentration réflexive pour en revenir à sa normalité détendue, ne s’arrêtant qu’une fois les pieds sur le planché alors que les chemins se séparaient dans leurs destinations respectives. Restant dans le croisement, elle se tourna vers Charlie pour conclure.

- Bon, bah on arrive à la fin. Je te laisse retourner voir Sanzo, si tu te souviens d’où il est. On se reverra peut-être au self mais sinon je suis jamais très loin dans l’Institut, si t’as besoin que trucs hésites pas à demander.

Marquant un temps d’arrêt, Rachel attendit sa réponse histoire de savoir si elle devrait raccompagner le nouveau jusqu’à sa chambre ou si c’était bon au niveau du chemin avant d’elle-même s’en retourner en cuisine pour se faire sa bouffe, le repas du soir ne lui faisant pas plus envie que cela comme le plus souvent, en sommes. Ce ne serait qu’au moment de se séparer définitivement qu’elle reprendrait la parole, en guise d’au-revoir.

- Contente de t’avoir rencontré, t’es mignon, et à bientôt surement.

Elle n’oubliait pas sa promesse mais elle lui laissait le temps de s’acclimater avant et comme elle l’avait dit il n’était pas bien difficile de la trouver : Sanzo avait une manière bien à lui qui marchait un peu trop mais en règle générale sortir et l’appeler suffisait à ce qu’elle descende, lorsqu’elle était sur les toits. Non elle n’était pas présente et disponible à toute heure du jour ou de la nuit et il lui arrivait de s’absenter, des absences pouvant être relativement longues considérant son autonomie et sa débrouillardise, même si la majeure partie de sa vie restait à l’Institution comme à disposition de cette dernière.

Ce fut avec un sourire qu’elle s’en retourna reprendre l’activité qu’elle avait interrompue, ayant été sincère sur son sentiment, et elle n’eut à farfouiller longtemps pour trouver la viande qu’elle se ferait. Devait-elle attendre et cuisiner pour Sanzo et la bande ? Elle n’avait aucune idée des goûts de Charlie et suffisamment faim pour ne pas réellement attendre même s’il restait la possibilité de les croiser lorsqu’eux irait manger. L’adolescent allait se retrouver dans une bande déjà constituée mais sans doute que cette dernière l’intégrerait bien malgré ma différence d’âge ainsi Rachel les laisserait se débrouiller sans rien chercher à organiser au dernier moment ; il serait toujours l’occasion de faire soirée pour le Mariathlon et sans doute que le petit nouveau en serait !
RP TERMINE pour Rachel

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MessageSujet: Re: Trouvé Charlie ! {Charlie Reyes}   Mar 4 Nov - 21:33

Elle ne savait pas ? Comment pouvait-elle ne pas savoir ? A moins que… Était-elle réellement chargée de l’accueil au sein de l’école, ou bien était-ce par simple hasard que c’est elle qui lui avait ouvert la porte ? Après tout elle était une X-Woman, ce serait compréhensible qu’elle n’ait pas des occupations aussi… Basiques.

A ce qu’il comprenait, l’Institut manquait de moyens. Ce qui fit Charlie se questionner sur le financement de l’établissement. Il comprenait qu’un surveillant par élève soit excessif, mais de là à pouvoir confier cette responsabilité à n’importe quel élève majeur… Il fallait une certaine dose de confiance. Cette liberté ne dérangea pas le garçon, bien au contraire, mais le surprit fortement, puisque très différente de la plupart des internats. Mais de toute façon il avait déjà établi que l’Institution Charles Xavier pour «Jeunes surdoués » ne ressemblait que très peu à la plupart des internats. Ne serait-ce que par le fait que son colocataire était un chat.

- Essaie d’être accompagné par un adulte si tu te rends à l’extérieur, surtout si tu vas aussi loin que NY.

-J’essayerai, promis, répondit Charlie qui, de plus en plus détendu tandis que la visite avançait, en était même arrivé à des touches d’humour.

Même s’il ne le voulait pas, il lui serait compliqué d’atteindre New York City sans véhicule, l’aventure de la journée en témoignait assez bien. Il désirait néanmoins particulièrement visiter la ville, puisqu’il n’avait eu le temps que de voir quelques rues de Manhattan en y passant. On lui avait tant vanté la grosse pomme, qu’il ne pouvait pas ne pas s’y rendre. Et puis il pourrait en profiter pour s’acheter une guitare avec l’argent qu’il lui restait, puisque sa Fender bien aimée était restée à Seattle par souci de transportabilité. Cela, bien sûr, après s’être assuré que ça ne poserait pas de problème à Sanzo.

- Bon, bah on arrive à la fin. Je te laisse retourner voir Sanzo, si tu te souviens d’où il est. On se reverra peut-être au self mais sinon je suis jamais très loin dans l’Institut, si t’as besoin que trucs hésites pas à demander.

Voilà qui confirmait ce qu’il supposait fortement. Il n’en était pas fâché. La visite avait été réellement intéressante, et Rachel s’était avérée très sympathique, passés les soucis initiaux, mais il avait hâte de pouvoir s’installer, se changer, et surtout aller manger. Ou peut-être se changer après le diner, c’était à voir. En tous les cas il pouvait commencer par retourner à la chambre de… à sa chambre, qu’il n’aurait pas de mal à trouver, puisqu’il lui suffisait de suivre le couloir en ligne droite. Et s’il revoyait la jeune femme dans les prochaines semaines, ils pourraient reparler de cette séance de vol… Il n’avait pas à être gêné de le lui demander puisque  c’était elle qui avait fait la proposition, si ?

-D’accord, j’vais y aller. Merci, en tout cas. Pour la visite, et pour… Enfin merci beaucoup. Et euh, bonne soirée à vous.

Il fit mine de se retourner en un geste hésitant.

- Contente de t’avoir rencontré, t’es mignon, et à bientôt surement.

Mignon ? Sans doute le pire compliment qu’on pouvait faire à un adolescent n’assumant pas son apparence juvénile, mais il ne broncha pas. Parce qu’il avait l’habitude, et parce qu’il ne percevait pas la moindre trace d’ironie dans la voix de sa guide.

-Oui, euh moi aussi. Encore merci, pour le temps que vous avez passé avec moi. Et oui, à bientôt j’espère.

Sur ces mots, il attendit quelques secondes avant de saluer la X-Woman d’un signe de tête, par habitude, et de tourner les talons en direction de l’aile menant aux dortoirs des garçons, puis se mit à marcher d’un pas léger. Lorsqu’il arriva au bout du couloir, un large sourire avait eu le temps de se former sur son visage, découvrant sa dentition presque sans défaut. Une nouvelle vie commençait pour lui, et l’aperçu qu’il venait d’en avoir l’enchantait. A partir de cette année, tout allait être différent.  Tout allait être pour le mieux. Et une nouvelle idée lui trottait en tête. Une simple idée, un bête rêve de gosse, mais peut-être était-ce envisageable. Il devrait se renseigner, auprès de Sanzo, auprès de Rachel, peut-être était-ce possible. Peut-être n’était-ce pas si ridicule. Oui, peut-être un jour aurait-il une chance d’occuper l’une des chambres du premier étage. Peut-être un jour pourrait-il être un X-Man.

On a bien le droit d'rêver.

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