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 [ A Day To Remember] La Rue et Ailleurs ( Abrabiiiird, Cait, Rachel (voire X Men), Clara)

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MessageSujet: [ A Day To Remember] La Rue et Ailleurs ( Abrabiiiird, Cait, Rachel (voire X Men), Clara)   Sam 4 Oct - 9:48



Lundi 29 Septembre – 17h50

Le croisement entre Bleecker Street et Lafayette Street est le celui entre deux doubles voies à sens unique, comme il y en a tant dans Manhattan, la première va d’ouest en est et la seconde du sud au nord. L’environnement immédiat de l’intersection se compose, au sud-ouest, d’un bâtiment résidentiel de sept étages dont le rez-de-chaussée voit le café Noho Star faire l’angle, l’entrée se trouvant à quelques mètres seulement de l’entrée sud du métro et la terrasse le long de Lafayette Street voyant régulièrement ses tables blanches encadrées de clôtures vertes et de stores blancs rayés de bleu réunir quelques uns des voyageurs en partance. Face à cela se trouve un autre bâtiment sans étage et dont le toit n’est autre qu’une grande publicité, surplombant le fastfood à emporter Bite et le restaurant Pinche Taqueria non les quelques barrières rouges font échos à celles du bar de l’autre côté de la rue, alors même que le coin de rue est occupé par le feu tricolore, des poubelles et les boites d’expédition de courrier. Côté nord-ouest, l’angle est fait par l’autre feu tricolore, une autre poubelle et la seconde entrée du métro ainsi que par un autre bâtiment sans étage, composé des enseignes vertes des échoppes M&D Shapiro Hardware, Floor Supplies et Kaufman, tandis qu’au nord-est se sont là encore plusieurs magasins qui se contentent de faire le rez-de-chaussée d’un bâtiment de bureau à louer de deux étages. Le paysage est indiscutablement urbain malgré la présence de quelques arbres sur Bleecker Street, un peu en amont et en aval du croisement, et sur Mulberry Street, une petite rue dont l’un des trottoirs est arboré et qui part de la première parallèlement à Lafayette Street, seulement quelques mètres après le croisement.

Les diverses terrasses ne sont pas encore bondées, pas plus que la rue que ce soit sur les trottoirs ou sur les routes, cependant cela va aller croissant alors que certains s’en rentreront chez eux et que d’autres s’autoriseront une petite pause d’après travail. Le soir n’est pas encore là, même si le soleil décline, et les bas immeubles alentours n’empêchent nullement les rayons de lumière d’éclairer parfaitement le décor.

Décor qui commence par trembler, violemment et sur des centaines de mètres, alors que les sorties du métro ne crachent un jet de poussière en accompagnement d’un bruit sourd et trop étouffé pour être identifiable. Les réactions des passants en tiennent à des réflexes, s’écarter du bruit et regarder ce qui s’agite. Ils ne comprennent pas et ne paniquent pas encore, leur quotidien se perturbe mais ils n’en prennent pas conscience, contemplant juste ce qui se passe, les proches s’échangeant des regards alors que d’illustres inconnus sortent couverts de poussière et à moitié sonnés ou paniqués. Les plus réactifs vont à leur rencontre, par altruisme ou par curiosité, et les récits incohérents commencent alors même que certains témoins appellent déjà les autorités pour signaler que « quelque chose » s’est passée dans la station de métro Bleecker Street. Les rares lumières allumées vacillent aux alentours.

Une minute encore se déroule dans l’incompréhension et l’apathie puis à défaut de tremblement c’est un bruit de taule froissée et de déraillement qui raisonne, celui d’un train qui déraille et s’heurte, accompagné des échos de cris des personnes. C’est aussi violent que lugubre ainsi craché depuis ces escaliers qui s’enfoncent dans la terre et l’incrédulité cède place à la panique alors qu’à défaut de réellement comprendre quoi tous savent qu’il s’est passé quelque chose de grave. Après tout, ne vivent-ils pas dans la ville où des fanatiques religieux ont brûlé un quartier et ses habitants et où un arbre géant en a dévasté plusieurs en transformant humains et mutants en monstres sanguinaires ?

Qui a fait ça ? Voici bien la première question que se pose le commun avant même de savoir ce qu’est le « ça » car la réponse indiquera s’il est en danger ou non. Il n’y a aucun responsable en vu mais les victimes continuent de s’échapper des bouches du métro pour répandre la panique dans les rues. C’est un chaos auquel ils sont habitués, même s'il n'y a pas d’assaillant cette fois, juste des gens qui vont et viennent aléatoirement, certains s'enfuyant et d’autres essayant d’aider.

Le courant est coupé, les enseignes s'étant éteintes peu après leur vacillement et tout le patté de maison doit s'en remettre à la lumière déclinante du soleil. La perte des feux de circulation engorge cette dernière et quelques accidents de voiture se font entendre au loin, bloquant les sirènes ailleurs.

Les autorités risquent de tarder. Les secours aussi. Personne ne sait encore ce qu'il vient de se produire mais c'est sur toutes les lèvres.

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Echo
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MessageSujet: Re: [ A Day To Remember] La Rue et Ailleurs ( Abrabiiiird, Cait, Rachel (voire X Men), Clara)   Sam 4 Oct - 16:52

Love Is Like A Train by The String Cheese Incident on Grooveshark

Lundi 29 Septembre 2014 – 05 : 45 P.M.
Rachel était appuyée du menton sur sa main et du coude affilié sur la table qui soutenait le tout, sa joue remontante à cause de la pression de ses doigts comme de son air peu convaincu. Son autre main jouait à faire pivoter le verre qu’elle tenait du bout des doigts, lui aussi posé sur la table suscitée à laquelle elles étaient assises toutes les deux. D’habitude cette scène se déroulait un peu plus tard mais aujourd’hui sa vis-à-vis n’avait pas travaillée, sa propre supérieure occupée avec son autre travail en ville dont les horaires étaient tombées le lundi ; enfin, pas travaillée, pour l’Institut en tout cas. L’Echo du Phénix avait du mal à concevoir que quelqu’un comme Sage puisse ne pas travailler parce que franchement, si elle ne le faisait pas que pouvait-elle bien faire de ses journées ? Pas comme si elle avait une foule de loisir et même glander purement et simplement devait lui être compliqué. La rousse avait bien tentée de la mettre à des jeux vidéo mais la noire n’en éprouvait pas grand intérêt et un essai sur une version de Pokémon (ainsi que la violente ridiculisation qui s’en était suivie) avait valu au Phénix l’accord de laisser la « vieille » vaquer à ses occupations inexistantes ; pas qu’elle soit mauvais perdante mais vexable si et la branlée qui lui avait été mise par la « noob » avait suffit à ce qu’elle n’ait pas envie de partager le reste de sa culture gameuse. Métro boulot dodo, sans le premier, voici qui suffirait à occuper Sage puisque c’était déjà ce qu’elle faisant d’une certaine manière. Encore qu’à la connaissance de l’entretient physique qu’elle s’imposait, il était probable qu’elle ne foute pas les pieds dans le métro. Déjà en ville c’était dur, pire qu’elle quoi !

- Bah j’ai surveillé et j’ai glandé, qu’est-ce tu veux que j’ai fait ?

- Il ne s’agit pas de vouloir mais de savoir.

- T’sais, raconter sa journée considérant qu’on fait toujours la même chose, je pense qu’au bout de trois mois on la connait.

- Il n’est pas question d’emploi du temps. Juste de savoir comment cela c’est passé.

- Bah le « salut, ça va ? » suffit pas ?

Oui, Rachel trollait, parfaitement ; et elle en était consciente mais il fallait bien la faire réagir, qu’elle arrête d’être sage quoi. Le problème étant que Sage l’aurait surement évalué et/ou déduit, même si elle ne la regardait pas pour lui parler ; une habitude réciproque faisant qu’il n’était possible de savoir que les deux femmes se considérait l’une l’autre qu’à l’écoute de leurs paroles car même assises à la même table, elles semblaient s’ignorer moyennant que l’une ou l’autre ne fasse mouche. Ce n’était cependant pas avec du troll que l’Echo y arriverait.

- Vous préférez que l’on arrête ?

- Nan, sinon on saura plus de quoi parler, acheva-t-elle de balancer avant de boire une gorgée de son verre.

Le silence ce fit alors que l’Echo ramenait les yeux vers le visage de son amie en période d’essai, regardant les lunettes-écrans en se sachant incapable d’analyser tout ce qui s’y passait. Cela ne la dérangeait pas que Sage fasse plein de chose en même temps, après tout elle en était capable, mais durant les blancs ça devenait problématique ; aucune des deux ne parlait lorsqu’elle n’avait rien à dire et la seconde en avait encore moins que la première car absolument pas portée sur les âneries. Néanmoins ce fut elle qui interrompit le silence, presqu’à la surprise de la seconde.

- Il vient de se passer quelque chose.

- Ouais, t’as relancée la conversation, répliqua-t-elle avant de porter de niveau son verre à sa bouche.

- Greenwich Village vient de connaitre une secousse sismique et une coupure de courant, le programme Brother a perdu toutes les caméras dans un rayon dont point central se situe vers le croisement de Bleecker Street et Lafayette Street. Les dernières images enregistrées montrent des fissures sur le bitume et des passants en panique.

C’était cool de parler avec Sage, parfois. Souvant. A dire vrai la seule conclusion que Rachel tirait de la diatribe était que, outre que celle qui la faisait ne lui laissait pas l’occasion d’en placer une, son interlocutrice était encore plus voyeuse qu’elle ! Le Programme Brother, inspiré de Big Brother, était le Cheval de Troie introduit dans le réseau de surveillance de New York normalement accessible à la NYPD et au BAM, et désormais également aux X-Men et au HellFire Club, lors de la recherche de Caitlyn fin 2012 ; une joyeuseté qui en tenait de l’espionnage pur et simple mais dont elle se foutait complètement tout en considérant cela comme parfaitement différent de ses propres sens psychiques.

- Ce n’est pas une catastrophe naturelle, il n’y a aucune faille sismique dans la zone incriminée.

Le liquide quitta les lèvres de la jeune femme qui arrêta de déglutir, son visage se fermant de sérieux. La Confrérie n’avait aucune raison de gueuler à l’heure actuelle, Yggdrassil avait plutôt calmés les esprits dans sa démonstration que la surenchère ne menait à rien même si les agressions anti-mutantes s’étaient beaucoup accrues, à en écouter certains, malgré que les chiffres officiels et la surveillance de New York aient indiqué le contraire. Néanmoins plus que savoir ce qui c’était passé il s’agissait de savoir ce qui se passait et si les X-Men devaient s’impliquer ; une décision qui pouvait énormément varier selon les points de vue et qui la poussait à se tenir de plus en plus à l’écart de la X-Team au point de songer à demander à monter sa propre équipe. Un détail hors sujet pour l’heure.

- J’y vais, déclara-t-elle froidement. Je te laisse voir avec les X dispos c’que vous faites mais moi j’y vais dès maintenant.

Laissant son verre choir sur la table Rachel se levait déjà alors que sa tenue changeait, se liquéfiant pour prendre la forme de son uniforme d’X-Woman ; la combinaison rouge et orange, dont la seconde couleur couvrait les cuisses par pair d’anneaux, les bras et l’avant du torse du sexe aux épaules, ne mit que quelques secondes à se faire alors que la ceinture à sacoches venait l’enserrer même si ces dernières seraient malheureusement vides à l’exception de ce qu’elle avait déjà eu dans les poches, que le cache poussière au bas en lamelle venait couvrir le tout, manches incluant des épaulières à piques et des protections aux coudes et aux poignets qui renvoyaient aux lourdes bottes remontantes jusqu’aux genoux et étant tout aussi protectrices et renforcée. Dernier détail témoin de son combat, les Marques des Limiers défigurèrent son visage et s’étendirent comme toujours de par sa gorge jusqu’au reste de son physique, cachées par la tenue mais tout autant présente que le reste. Tendant un bras, dont le poing couvert d’une mitaine aussi rouge que le reste était fermé, vers l’extérieur de la terrasse, la jeune femme se concentra et les flammes du Phénix en émergèrent.

- Montre-moi où c’est, ordonna-t-elle à sa coéquipière qui regardait tout cela sans le moindre commentaire, entreprenant d’agir à son tour.

Le contact télépathique ne dura qu’un instant puis les doigts s’écartèrent, les flammes psychiques en faisant de même avec la réalité pour ouvrir un cercle sur un tout autre point situé à une centaine de kilomètres de là. D’un bond, Phénix passa au travers et son trou de ver se referma derrière elle, la laissant chuter de quelques mètres jusqu’à la rue alors même que ses perceptions psychiques s’étendaient déjà pour lui montrer l’ampleur du désastre.

C’était le bordel sur terre, la rue remplie de voitures et de gens sans la moindre cohérence, un grand nombre affolé et courant alors que les plus vifs se reprenaient à peine et que le flot continuait d’émerger du véritable problème : sous terre. Les cris, les clacksons, les pleurs, les appels, tout cela n’était qu’un écho de ce qui c’était réellement passé et depuis le milieu du carrefour que les voitures bouchaient déjà, l’Echo du Phénix contempla tout cela les yeux fermés. Le véritable drame lui était étrangement familier ; du sang et des viscères répandus dans des conduites du métro dévastées où les flammes, le gaz et l’eau ne tarderaient à s’accumuler pour achever les blessés qui s’y trouvaient encore, voici qui faisait remonter pas mal de souvenirs à la surface et elle en trembla. Londres l’avait vu se battre sous terre mais à part quelques victimes des Lycaons il n’y avait pas eu tant de rappels à sa propre existence alors que cette fois… Rachel inspira profondément alors que son visage n’exprimait que le dégoût des gaz d’échappements qui infiltrait ses poumons, puis elle adapta son bouclier psionique pour qu’il la protège de dangers environnementaux bien connus.

Entreprenant de se frayer un chemin à contre-courant des victimes paniquées, Phénix s’approcha sans attendre des bouches du métro qui lui permettraient de rejoindre cet environnement familier où elle ne devrait pas perdre de vue qu’elle était là pour sauver, non pour chasser. Inutile d’attendre les autres secours, avec les accidents causés par la circulation ils mettraient bien un quart d’heure à arriver et en attendant les humains seraient livrés à eux-mêmes. Bousculade et non assistance à personne en danger serait la norme, la violence de la survie passant avant tout le reste en un sentiment animal et égoïste ; cela ne l’atteindrait pas, elle franchirait le flot à destination de la station en parfaite ignorance de ceux qui étaient déjà saufs. Ce ne serait qu’une fois sous terre qu’elle s’auréolerait des flammes du Phénix car si elle pourrait ainsi éclairer les ténèbres à le faire dans la foule elle risquait juste de déclencher plus de panique voir une chasse au mutant puisqu’il allait s’en dire qu’ils étaient impliqués dans ce qui venait de ce passer. Après tout, s’il y avait des agressions anti-mutants, c’étaient des cadavres humains qui étaient retrouvés, généralement.

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Phénix

"Des monstres ont fait de moi un monstre,
Des divinités ont fait de moi une divinité,
Seuls les humains peuvent faire de moi une humaine."






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Abraham Blackwood
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MessageSujet: Re: [ A Day To Remember] La Rue et Ailleurs ( Abrabiiiird, Cait, Rachel (voire X Men), Clara)   Lun 6 Oct - 18:32


Lundi 29 Septembre, en journée, Manhattan, New-York, USA

Journée on ne peut plus normale pour un lundi. Abraham s’était montré présent pendant ses cours du matin avant d’aller déjeuner avec ses camarades dans Bryan Park. A peine dix minutes le temps d’y aller, uniquement parce qu’ils avaient lambiné sur le chemin. Le repas s’était déroulé sous les éclats de rire et les changements de langue réguliers, donnant un côté totalement décalé à l’ensemble. Après leur pause digestive, ils s’étaient séparés en deux groupes : ceux qui avaient décidés d’aller à la bibliothèque publique et les autres. Pour ces derniers, les choix variaient : rentrer chez soi, shopping, cinéma. Lui faisait partie du premier ensemble.
Ils avaient opté pour une des tables dans un coin afin d’éviter que tout le monde ne leur tourne autour et chacun s’était mis à bosser. L’arabe lui donnait quelques fils à retordre, et notamment sur l’écriture. Le fait de partir de droite ne lui posait aucun souci, le sien venait plutôt de la formation des lettres. Elles n’étaient pas encore tout à fait au point et il comptait bien corriger cela.

Personne n’avait encore quitté la place mais après quasiment deux heures et demie d’exercice et d’enfermement, l’ancien soldat décida que ce serait tout pour lui aujourd’hui. Il s’étira tranquillement et rangea ses affaires, s’attirant le regard de ses comparses. Il les salua, récupéra son sac et ressortit à l’air libre. Il vérifia l’heure. A peine 17h. Il avait bien le temps de rentrer à pied. Ou de commencer de cette façon et de changer d’avis après. Il sortit son portable et ses écouteurs, lança une playlist aléatoire avant de  s’engager sur la Cinquième Avenue. Il la remonta sans se presser jusqu’au croisement avec Broadway qu’il emprunta à son tour. Il contourna Union Square Park puis poursuivit sur la Quatrième.
L’idée de base était de continuer sur Cooper Square jusqu’au niveau de la 9e afin de reprendre Bowery. Ensuite, ç’aurait été tout droit jusqu’à Canal Street avant d’enjamber l’East River sur le Manhattan Bridge pour se retrouver à Brooklyn. Sauf qu’il avait oublié de changer de trajet à l’embranchement et qu’il était désormais sur Lafayette Street. Il ne s’en rendit pas compte tout de suite. A un feu, attendant que le piéton passe au vert pour traverser, il avait tourné la tête, sans véritablement but, vers les escaliers qui menaient à la station de métro. Là, il avait lu le nom par pur reflexe. Bleecker Street. Il avait de nouveau tourné la tête pour vérifier la couleur du feu avant de réagir. Il n’y avait pas de station au croisement de Bowery …

Il soupira brièvement. Il n’avait plus qu’à pivoter à gauche pour rallier Bowery. Ou il pouvait jouer les flemmards et prendre le métro. De mémoire, la ligne 6 pouvait l’emmener jusqu’à la station terminus qu’était Brooklyn Bridge - City Hall. A partir de là, il n’aurait qu’à reprendre le pont. Il regarda l’alternative qui s’offrait à lui et … continua tout droit, direction le Noho Star qui lui tendait les bras, juste là sous son nez. Il n’était pas à quelques minutes et la terrasse ensoleillée le tentait sincèrement. Il s’installa sur l’une des tables au dehors et rangea son matériel musical. Souriant, il attrapa la carte que l’un des serveurs venait de lui tendre. Quitte à prendre le soleil, autant le faire jusqu’au bout. Après une hésitation et la victoire des crêpes sur la glace  à la liqueur de cacao, il se détendit. C’était vraiment une belle journée. Elle s’embellit un peu plus quand il vit la pile de crêpes arriver.

Même jour, 17:50 UTC, 330 Lafayette Street, à l’angle de Bleecker Street
Manhattan, New-York, USA

Abraham les avait savourées ses crêpes. Un vrai délice. Il nota le nom du café et se promit d’y revenir. Finalement, se tromper pouvait avoir du bon. Il interpela un serveur pour payer sa note, se montrant généreux avec le pourboire, avant de s’étirer. Il pouvait rester là, tranquille, à profiter. Mais il serait bien trop tenté de reprendre quelque chose. Ce n’était pas forcément raisonnable. Et avec le temps qu’il faisait, un peu de lecture dans son jardin le tentait énormément également. Il se leva et rependit son sac à son épaule.
S’il avait été sur une bouche de métro ou à proximité de travaux, il n’aurait rien dit concernant les vibrations. Sauf que là, elles étaient bien trop fortes pour que ce soit le cas. Sans compter sur leur intensité croissante. Réflexe aidant, il s’appuya à la clôture pour un peu plus de stabilité afin d’éviter une chute. Allez, admettons, il pouvait pousser la théorie à la démolition d’un immeuble dans les alentours. Mais c’était bien trop gros pour ça … et les nuages de poussières rejetés par la sortie de métro juste à côté ne l’aidaient pas du tout dans cette théorie. Loin de là. Pourtant, il aurait préféré. Les autres qu’il avait en tête étaient pires …
Sourcils froncés, il ressortit son portable, composa un numéro. Lorsqu’une voix retentit à la première sonnerie, il énonça son matricule, sa position, le fait qu’un événement était en train de produire et que, non, il ne pouvait pas être plus précis pour l’instant. Il raccrocha juste après et, voyant d’autres personnes au téléphone, ne jugea pas utile d’appeler les secours. Les inonder d’appels ne les servirait pas. Il se dirigea vers un groupement poussiéreux non loin de la sortie. Hagards, ébahis ou carrément paniqués, les propos tenus s’entremêlaient dans un ensemble qui n’avait rien de cohérent. L’effet clignotant de quelques éclairages ne l’inspirait pas vraiment.

L’agent n’eut pas le temps de pousser plus loin que le volume sonore augmenta violemment d’un cran. Si une image vaut mille mots, un son pouvait également valoir cette image. Il n’avait besoin ni de schéma, ni d’explications. Le bruit est bien trop caractéristique pour ça. Et il savait pertinemment ce qui allait suivre. La panique et le chaos. L’absence de courant entraina fatalement un premier accrochage de voitures pendant que la zone se retrouvait plongée dans une ambiance sombre, seul le soleil aidant encore pour cette fois. Mais plus pour très longtemps. S’il pouvait se balader avec un tas de conneries dans ses poches parfois, la lampe-torche ne faisait pas partie de son équipement basique. Cela n’empêchait de remarquer le flot qui émergeait de la bouche de métro.
Faisant abstraction du bruit ambiant constitué d’un panel de ce que l’être humain pouvait générer, hurlements, pleurs ou prières, il retourna à l’intérieur du café, attirant l’attention en montant sur une table. Il fut bref, demandant à ceux qui s’en sentaient capables, d’aller voir s’il y avait des blessés et auquel cas de les aider à s’éloigner. Un petit groupe quitta le café. Pour les autres, il leur ordonna juste de sortir et il n’eut pas le temps de poursuivre qu’ils se jetaient tous dehors. Foutue nature humaine.
Sortant à son tour, il constata que l’amas de voitures avait grossi sur le carrefour … les secours allaient encore galérer. C’était souvent la même histoire. Il soupira et regarda l’entrée du métro. Il ne pouvait pas rester là sans rien faire alors que la téléportation pourrait sans doute en aider certains à sortir. Sauf que s’il ne se plantait pas sur le déraillement du métro, l’air serait loin d’être respirable. Sans compter sur des conduites qui pouvaient avoir sautées … Sortant un chapelet de jurons russes, il ouvrir son sac pour chercher son étole qui s’y trouvait toujours, au cas où un rafraichissement de température surviendrait sans prévenir. Il crut voir une tignasse rousse s’engager à contre-sens mais l’éclat de couleur fut tellement bref qu’il ne s’y attarda pas. Il recala son sac en travers de son dos et fixa son étole autour de son visage. C’était sans aucun doute ridicule mais il n’avait pas mieux.

Décidé, il se rapprocha de la bouche, inspira un bon coup et commença à jouer des coudes pour s’enfoncer dans les entrailles de la rue qui suintaient la peur.

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Beam me up Scotty !

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: [ A Day To Remember] La Rue et Ailleurs ( Abrabiiiird, Cait, Rachel (voire X Men), Clara)   Lun 6 Oct - 20:06



Cabinet Juridique Buggles et French, Carlson Street ( 3,5 Km de Bleeker), Salle de Réunion. 17h 46

- Écoutes Nath, si tu bases cette procédure sur le précédent Hawkins, tu perdras en appel. Juste le temps qu'ils trouvent ce que moi je suis en train de te mettre sous le nez. Pour contré, c'est pas compliqué...Plaide coupable MAIS Passe par Dogger contre Find de la cour de Bâton Rouge, tu peux mettre en place une exception juridictionnelle et le sortir par un non lieu, sans juger ni le fond, ni la forme...tu perdras si tu ne le fais pas. Tu m'demandes, j'te réponds...Ca pue cette histoire, c'est visible qu'il s'en tirerait pas... il EST coupable...Après si c'est une question de fric, c'est TON problème, c'est TON client, pas le mien. Je m'occupe de mutants  pas de criminels. J'ai pourtant été clair. Tu as ta réponse mais je ne MONTERAI PAS ce dossier...non.

- Cait', t'es pas vraiment en position de la ramener vu ton absentéisme et ton...ton look. Je fais au mieux pour calmer le jeu. Seul ton talent te sauve les fesses, tu as des resultats mais ils veulent plus.
-,Quoi ? T'as un problème avec MON look toi aussi ? j'hallucine ! Je croyais que tu étais réglo.
- Arrêtes ton char, pas moi, j'ai aucun problèmes et tu le sais...mais ca râle...c'est  « visible »
- Ce n'est PAS voulu, c'est ma mutation, faut vous le dire en quelle langue ?  
- Buggles n'aime pas.
- Pfff, qu'il me vire alors !
- Cait..c'est...c'est une question de clientèle, tu sais. C'est du buisness, je m'en fiche moi. Mais c'est ce qui fait tourner le monde, LE buisness !

D'un geste elle se lève pour croiser les bras et s'absorber à regarder par la fenêtre avec une expression contrariée.  

- Ce mec EST coupable, je ne monterai pas ce dossier.
- Et après ? Toi aussi tu etais coupable, non ?
- Nath, c'est perso ca...tu es mon ami, tu n'as pas a me bal..
- Je le ferais quand tu te perds en subjectivité, c'est ca etre un ami, Cait !
- Je ne te p...

Un léger tremblement et une sorte de grondement diffus.
Elle ne termine pas sa phrase, son regard se posant sur son verre d'eau sur le bureau. Verre d'eau dont la surface vibre en cercles concentriques alors que le grondement s'estompe après avoir fait trembler le bureau tout entier. Son regard se pose sur son vis à vis en une expression perplexe.

- Tremblement de terre ? A Manhattan ?

L'homme se redresse en fronçant les sourcils et s'approchant de la fenêtre avec curiosité.  

- Heu...c'est peu probable.

Dans le bureau déjà, les employés s'agitent. Et la jeune Irlandaise bouge jusqu'à ouvrir la porte de la salle de réunion pour observer perplexe les employés discuter de ce micro événement.

- Il se passe quoi ?
- Aucune idée...
- Hey ? Vous aussi ca a tremblé ?
- Hey , j'ai un mec pas loin de bleeker au téléphone, il dit que le courant à sauté dans le paté de maison et qu'il y a eu un violent tremblement souterrain !
- C'est...C'est une attaque ? Comme en..le 11 Septembre ? S’égosille une blondasse un peu nunuche
- Bleeker ?
- Wowowo, on se calme ! Charlie ! Allume la télé, regardez le net ! La radio !

Elle n'écoute déjà plus, elle a saisit son cellulaire sans desserrer la mâchoire et appelle un numéro qu'elle connaît par cœur.  

- Le mec dit qu'il y a des mouvements de foule près de Bleeker, c'est dingue !
- C'est un accident ? Oh Mon Dieu !!
- LES TERRORISTES !
- Ta Gueule Wanda, on ne sait pas !
- ...S'il te plaiiiit répond...répond ma puce...allez....( elle murmure)
- Cait, ca va ?

Un nouveau tremblement, plus long mais moins violent et la blonde part dans un cris de surprise.
- Ca recommence...Hiii !!
- Shutt !
- Hey...vous entendez...toutes ces sirènes ? Bordel..qu'est ce qui
- C'est...c'est le metro !
L'homme au téléphone les regarde consterné,
- il dit...que...que c'est le métro

Cait n'a rien dit observant comme absente son téléphone qu'elle tient dans sa main comme si elle ne savait plus ce qu'il représentait, l'expression figée d’effroi derrière le calme de ses verres teintés. Elle le rangea rapidement dans sa poche, tout en se dirigeant d'un pas alerte et décidé vers le couloir d'accès.

- Cait ? Qu'est ce que ??  Où ? Où vas tu ?

Sa voix n'est qu'un murmure glacé et absent alors qu'elle s'engouffre dans le hall en inspirant avec profondeur pour se forcer à garder son calme.

- Chercher ma fille...ma petite fille.

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Clara Findley
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MessageSujet: Re: [ A Day To Remember] La Rue et Ailleurs ( Abrabiiiird, Cait, Rachel (voire X Men), Clara)   Mar 7 Oct - 18:45

- Lundi 29 Septembre, aux alentours de 17h30 - Soho -



Un, deux, trois, quatre. Un, deux, trois, quatre. Tourner. Et fin du cours ! Voilà une bonne heure de sueur, essoufflement et de grâce derrière moi. Une vraie bouffée d'oxygène dans cette ville si oppressante si on la compare à mon petit bourg planté au milieu du Kentucky. C'est un fait, et peut-être une révélation pour certain mais pour une fois je suis loin, loin, loin ! A une galaxie même de mes occupations professionnelles et du Triskelion. Pas d'uniforme, aucun cafard et même pas un rencard raté en vue. Je profite de mon Lundi après-midi pour laisser parler ma passion pour la danse plutôt que ma façade de pétasse du BAM et de gaffeuse amoureuse. Et quel meilleur quartier pour s'adonner à cela que Soho ? Le quartier des artistes ! Ma prof est une sorte de mutante contorsionniste non répertoriée russe du ballet national de Poutinegrad ou un truc du genre d'à peine 22ans mais assez strict pour me mettre au pas et m'imposer un régime draconien. Si elle savait seulement qu'en bonne célibataire endurcie, mes repas se résument à la bouffe en livraison sur place et à la roulotte de hot-dog en bas de mon appartement.

Tant qu'on est dans l'hygiène de vie douteuse, pas le temps de prendre une douche, je vais encore puer la transe mais le temps presse, le timing est serré pour éviter de se retrouver dans les bouchons interminables de 18h. Je troque juste mon legging, mes ballerines et mon débardeur pour mes fringues de services, le pantalon, le chemisier et la veste par dessus. De un c'est classe, de deux ça impressionne toujours le voisinage. Les talons haut ? C'est juste pour frimer et paraitre plus grande que je ne le suis déjà. C'est bon, je rentre chez moi, je ne vais pas courir le marathon de New-York, les éthiopienne peuvent encore dormir sur leur deux oreilles. Allez, la soirée s'annonce tranquille, pizza et cafard sur un air de Sincity 2. D'accord le film est seulement au cinéma mais l'avantage de bosser au BAM, c'est que nos cyberpathes peuvent pirater un blockbuster avant même qu'il ne soit dans les salles obscures. C'est confidentiel, évidemment. Motus est bouche cousue sur le scenario des prochains StarWars et des prochains morts de Game of Thrones, et dieu sait qu'il y en a ! Allez, il est temps de me mettre au volant de ma mini et de retrouver mon petit nid douillet.

- Lundi 29 Septembre, 17h50 - Non loin de l'intersection entre Lafayette et Bleecker Street -


La musique va à fond, un petit air de Paradise signé Noa Moon continue à embellir mon début de soirée, je fredonne l'air et mes copilotes entament une chorégraphie à six pattes unique en son genre. Qu'est-ce qu'ils foutent là ? Merde c'est New-York, une Mini Cooper full option c'est une invitation au vol ! Et comme de nos jours, chaque cleptomane un brin douée ce joue en trente seconde du dernier système de sécurité révolutionnaire, le mien est imparable et bio-écologique. C'est trois cafards me servent, outre d'animateurs intermittents, de balise GPS et de signal d'alarme intégré. Le tout pour pas un rond.

C'est alors que le sol commença à vibrer. Une secousse sismique à Manhattan ? On croit rêver, quoique sur Big apple tout est possible, puis soudain, un nuage de fumée semble s'évacuer des sorties de métro à une bonne centaine de mètre devant moi. C'est assez étrange que pour me déconcentrer une fraction de seconde et de m'encastrer directement dans le cul du Taxi me précédant. Me prouvant une nouvelle fois que mon crâne n'est pas à toute épreuve et le volant un peu plus dur que mes oreillers. J'en suis quitte pour une bosse mais le temps de me rendre compte de ce qui m'arrive, que les événements se précipitent et un énorme bruit de ferraille se fait entendre dans la rue. Celui-ci m'envoie comme un éclair dans le crâne, bien pire qu'une migraine ou qu'une gueule de bois à l'absolut flambée. J'en ai le nez qui saigne et je reprends peu à peu mes esprits, une signification ? Des centaines de cafards viennent de mordre la poussière simultanément et les survivants sont en ébullition comme un capharnaüm géant. C'est la panique, et tout ce bordel se répercute dans mon crâne.

Bordel, je reste à comater sur mon volant encore groggy durant quelques minutes. J'ai juste la force de brandir mon insigne du BAM sur ma vitre pour calmer le Pakistanais dialectalisant dans une langue que je ne connais pas, je pige juste Taxi kapout ou un truc du genre. Je réaliste juste que les cris de panique commencent à retentir au même moment que les plombs ne sautent dans le quartier. Le chaos et les rumeurs émergement à leur tour. Terrorisme, accident, 11 septembre et irrémédiablement mutants. D'accord ma vieille, c'est ton job d'être sur le terrain, surtout que vue le bordel dans les rues, les secours vont galérer pour arriver. J'enfile mon holster tout droit sortie de ma boîte à gant, mon arme de service est chargée, je l'embarque par mesure de précaution, je ne sais rien de ce qui s'est passé si ce n'est que c'est le métro qui a morflé. Je met aussi mon oreillette et contact immédiatement le Triskelion.

" Q.G. ? Ici l'agent Findley. Je suis sur l'angle de Lafayette et Bleecker Street. Une secousse sismique c'est fait ressentir et à visiblement fait déraillé une rame de métro. N... Nombreuses victimes probables. Vous savez ce qu'il se passe ? "
" Négatif Clara, nous n'avons aucune image des lieux, nous sommes aveugle. Les renforts vont arriver mais vous êtes la première sur place. Et que disent vos dons ? Vous voyez quelque chose ? "

Mes dons, super je remercie mon supérieur de garder la discrétion de mes pouvoirs malgré la situation. Je décroche mon oreillette le temps de me reconcentrer un moment sur les cafards à proximité de moi dans les tunnels du métro mais c'est inutiles. Nuages de poussières, débris à n'en plus finir et cela c'est pour ceux qui sont encore assez lucide pour ne pas tourner en rond bêtement comme des insectes. Rien. Tout est inutilisable.

" Impossible d'établir un visuel de la station de métro pour l'instant. C'est le chaos total ici. Je vais tenter de me rendre sur place pour établir les causes possibles et aider les secours. On reste en contact. "
" Tenez nous au courant et ne prenez pas de risque insensés. Nous devons envisager tous les scénarios, nos relevés n'indiquent aucune faille, la cause n'est pas naturelle, restez prudente. On arrive. "

Mouais, personne ne le dit mais après le fiasco Yggdrasil, toutes les craintes sont encore sur une attaque mutante, l'hystérie dans la rue propage la rumeur à la même insigne qu'Al-Qaïda et les Canadiens. C'est malheureusement une probabilité non négligeable. Je brieffe juste mes cafards de surveillé ma voiture, à peine payée et déjà bonne pour la casse, super. Je remballe le pakistanais avant de l'envoyer comme possible suspect et je me dirige en affrontant la vague humaine venant vers moi, direction la bouche de métro. Bien décidée à pénétrer à l'intérieur découvrir de quoi il en retourne et aider un maximum de personne. Ma capacité à résister à mon environnement devrait être un atout la-dessous. Seulement, l'horreur des blessés, du sang et de la panique commence à me prendre les tripes. Au plus je me rapproche du métro, au plus je me rend compte que ce qui vient de se passer est grave.
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Echo
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MessageSujet: Re: [ A Day To Remember] La Rue et Ailleurs ( Abrabiiiird, Cait, Rachel (voire X Men), Clara)   Mar 7 Oct - 20:41

La foule la heurtait sans l’atteindre le moins du monde, son bouclier psionique absorbant parfaitement les chocs et son pas lui permettant de n’en ralentir alors qu’elle continuait à avancer en analysant mentalement la scène, yeux clos.

Quelle profondeur ? Une douzaine de mètre, si ses estimations étaient justes. Une dizaine ou une quinzaine dans le cas contraire. Et si le premier sous-sol ne devait être séparé que de trois de la route, le second était bien plus profondément enfouit ; une chose qui compliquerait la tâche des secouristes considérant, que l’écroulement partiel était la seule chose qui permettait encore d’accéder à l’autre. Ils devraient utiliser les rames du métro supérieur, celui-là même qui avait traversé le plancher pour aller s’écraser en contrebat, afin de descende ; c’était encore la structure la plus stable comme en témoignaient les mouvements à l’intérieur.

Quels dégâts ? Lourds, sur les deux étages : le premier était partiellement effondré et il ne lui en faudrait pas beaucoup pour ensevelir complètement le second. Il était peu probable qu’un humain fasse la différence mais il faudrait faire attention où l’on mettait les pieds si l’on ne voulait pas risquer un glissement malencontreux, quand à bouger l’une des rames c’était prendre le risque de briser le tout. Les structures des métros étaient prévues pour supporter des éboulements, se déformant afin de disperser au mieux l’énergie cinétique à l’instar des carrosseries de voiture ; c’était peut-être le dernier endroit au monde où les victimes voulaient se trouver mais c’était le plus sur dans leur microcosme souterrain.

Quelles victimes ? Un grand nombre. Tant et tellement éparpillées, dans les deux sens du terme, que Phénix était incapable de les dénombrer. Beaucoup de morts, peut-être un nombre équivalent de blessés même si la tendance irait en s’inversant. En tout cas certaines étaient encore conscientes et tentaient de s’échapper, d’autres de s’entraider, même si la plupart se contenterait de l’inconscience en attendant que leurs blessures les achèvent ou que les secours ne les évacuent ; les plus chanceux, sans doute, car elle n’enviait rien à l’emprisonnement souterrain et charnier qui leur servait de lot pour l’heure tout comme aux traumatismes de voir leurs proches comme jamais ils ne les avaient imaginés. Il y avait des mutants parmi, elle le voyait, tout comme il y en avait autour d’elle mais sa perception était bien trop large pour les analyser en détail.

Quels dangers ? Les flammes et leur fumée, pour cause d’asphyxie, les gaz, pour causes d’asphyxie et d’inflammation explosive, les débris et les écroulements, pour leurs impacts, les blessures, que ce soit dans l’immédiat avec les hémorragies et les fractures ou dans quelques jours avec les infections. Les survivants eux-mêmes, s’ils paniquaient ou déclenchaient de nouvelles catastrophes en tentant de s’en sortir sans savoir ce qu’ils faisaient.

Quels aides ? Nombres de personnes tentaient d’ores et déjà d’aider, s’occupant des traumatisés ou tentant d’en franchir le flot à destination des entrées de métro, avançant sans la moindre idée de ce qu’ils allaient trouver à l’intérieur voir pour certains sans s’être équipés de protections ou d’éclairages. Ce fut à leur intention qu’elle projeta ses fils psychiques destinés à transmettre ses pensées.

*Je suis Phénix, des X-Men, fut la première chose qui leur surgit dans le crâne alors que toutes leurs voix s’amassaient dans le sien. Elle ne prit pas la peine de se présenter plus, consciente qu’ils avaient surement déjà entendu parler d’elle entre l’apparition du Phénix dans le ciel de New York en Décembre 2012 qui leur avait valut pour la plupart une perte de mémoire, sa bataille comme son anoblissement au Royaume-Uni en début 2014 et son intervention dans New York suite à un accident déclenché par un mutant hors de contrôle durant le mois de Juin, poursuivant simplement : Je veux aider tout comme vous et ce n’est qu’en agissant ensemble qu’on réussira tous à le faire au mieux. Qu’importe humain ou mutant, il n’y a pour l’heure que des victimes et des personnes qui peuvent les secourir. Faites appel à votre cœur, non à votre peur ; faite appel à votre meilleur.*

Les diverses personnes s’en allaient à former des groupes à destination des deux entrées, lesquelles se trouvaient de chaque côté de la faille béante qui défigurait la station.

*S’il est des secouristes ou des pompiers parmi vous, qu’ils donnent les indications aux autres. S’il est des mutants, qu’ils n’hésitent pas à utiliser leurs pouvoirs si cela peut aider. Il va falloir se coordonner au maximum. Faites attention où vous foutez les pieds, la structure interne c’est fragilisée et vous risquez une mauvaise chute ; il y a déjà assez de blessés comme ça. Il y a des fumées et du gaz, tachez de vous en protéger au mieux, quant à l’absence de luminosité je m’en chargerai. Certains blessés ont des os brisés, attention lorsque vous les bougez vous pourriez aggraver leurs cas ; d’autres sont inconscients, donc à chaque mec à peut-être entier prenez le pouls. Ceux qui ne le sont pas seront très probablement paniqués, à vous de gérer mais faites gaffe. Ceux qui supportent pas la vue du sang… restez dans la rue et aider du mieux que vous pouvez.*

Atteignant les escaliers, elle franchit les premières marches alors que le flot ne désemplissait pas, l’oppressant à mesure qu’elle avançait et la conduisant à se crisper ; elle n’aimait pas cela, oh que non. Autant elle était une habituée des combats en souterrain autant elle ne l’était pas des foules et plus que faire face à l’horreur familière elle se devrait de ne pas céder à ses instincts, de ne pas oublier que cette horreur n’était pas son fait, et qu’elle était ici pour sauver, non pour chasser. Poings serrés et visage tout autant, elle continua d’avancer les yeux fermés pour s’enfoncer dans les ténèbres qui ne gênaient nullement ses perceptions.

Respiration contrite, bouclier filtrant les gaz toxiques voir entretenant sa propre réserve d’oxygène elle s’en contrefoutait, Phénix pénétra la station.
Hors Jeu:
 

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Phénix

"Des monstres ont fait de moi un monstre,
Des divinités ont fait de moi une divinité,
Seuls les humains peuvent faire de moi une humaine."






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Abraham Blackwood
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MessageSujet: Re: [ A Day To Remember] La Rue et Ailleurs ( Abrabiiiird, Cait, Rachel (voire X Men), Clara)   Jeu 9 Oct - 19:05

Toute personne sensée irait vers la lumière. Tout blessé troquerait encore plus facilement les ténèbres pour la clarté et son réconfort. C’était tout ce qu’il y avait de plus humain. De primaire. D’autant plus dans un moment de panique. C’est pourquoi Abraham peinait à avancer. Non pas qu’il ait changé d’avis. Mais la foule qui émergeait de l’obscurité était dense. Même si elle s’écartait, à peu près, de son chemin quand elle comprenait qu’il descendait, il n’en restait pas moins balloté. Il avait beau être entraîné et savoir jouer des coudes, face à la marée qui remontait, il ne pouvait guère faire mieux que persévérer.
Tout en avançant, il  bascula la moitié de son esprit sur les problèmes à venir. Toute l’électricité, ou peu s’en faut, avait sauté. L’éclairage se réduirait à rien et il ne s’était toujours pas transformer en lampe torche. Et il n’était pas nyctalope non plus. A moins qu’un mutant ayant l’un de ces pouvoir, plus ou moins, ou que quiconque disposant d’une source de lumière se trouve dans la zone, rechercher et même tout simplement aider les victimes serait ardu avant même de commencer véritablement. C’était le premier point. Le second tenait de l’ordre physique. Rien ne servait de jouer les mineurs si c’était pour …

Il fut interrompu lorsqu’une nouvelle voix s’ajouta à la sienne. Il fronça les sourcils par réflexe. Il n’était pas spécialement fan des intrusions mais la situation n’était pas la plus opportune pour prendre le temps de sonner avant d’entrer. Si, à l’instar de l’un de ses anciens camarades, elle faisait ainsi. A sa présentation, même s’il savait parfaitement qui elle était, il pensa un simple mais sincère # Abraham, enchanté. # qui tenait lui aussi du réflexe. Après tout, il ne l’avait jamais rencontrée personnellement. Ce n’était toujours pas le moment mais la politesse ne souffrait aucune excuse. Il écouta sa petite tirade, trouvant qu’elle avait du sens. Restait à voir si la majorité la prendrait de cette façon. Les mécontents n’auraient qu’à s’en aller, s’ils le pouvaient. Peut-être aussi était-ce là une occasion de réconcilier, un peu, les uns et les autres. Cela ne lui avait pas réussi personnellement la dernière fois qu’il s’y était essayé mais il ne fallait pas rester sur un échec pour autant.
L’américain n’était ni secouriste ni pompier. Mais ce n’était pas sa première situation critique. A défaut de pouvoir apporter les premiers soins, il était capable de coordonner un bout de ce bordel sans nom. Par expérience, il savait aussi que la présence de quelques-uns qui semblaient maîtres d’eux-mêmes pouvait amener les autres à se calmer et à suivre des instructions. Comme pour se convaincre que l’ordre mettrait fin au chaos environnant. Il ne savait pas encore ce qu’il en était vraiment mais c’était à vérifier.
Avant de faire attention où mettre les pieds, il faudrait déjà y voir un minimum, il revenait à son premier problème. Quant aux fumées et gaz, c’était le deuxième auquel il allait réfléchir quand elle l’avait interrompu. Il pouvait faire un saut au QG pour récupérer un masque à gaz … mais c’était aussi une excellente solution pour foutre la trouille à des gens déjà effrayés. Il rangea l’idée dans un coin. Par contre, elle semblait à même de résoudre le premier. Il pourrait au moins faire des allers-retours pour sortir les blessés de là. Il n’y avait plus qu’à croiser les doigts pour trouver un médecin. Il prit des notes des recommandations. L’avantage de sa téléportation, c’est qu’elle gardait en l’état la position initiale. Malgré la situation, un léger rire lui échappa à la dernière mention. Il ne savait pas précisément de quoi il retournait mais s’il avait juste sur le déraillement, il était certain que la décoration avait été refaite dans les tons sang et viscères. Il était clair qu’ils n’avaient pas besoin d’inconscients de plus à cause de cette vue. Et certains n’avaient pas non plus besoin de voir ça.
Il attendit quelques secondes mais la communication semblait être terminée. Juste au cas où, il se concentra sur sa voix et se mit à penser à son intention, comme s’il lui parlait alors qu’elle était à côté.

# Je ne sais pas si je suis le seul à tenter de communiquer avec vous ou même si j’y arrive mais si jamais vous avez besoin d’un téléporteur, n’hésitez pas. #

Si ce qu’il savait de ses pouvoirs était avéré, elle n’en aurait pas forcément l’utilité mais dans le doute, elle savait, ou pas s’il avait pensé dans le vide, qu’elle avait à disposition. Il s’ébroua, comme si les propos l’avaient engourdi, et s’apprêta à reprendre sa descente quand un jeune homme perdit l’équilibre sous ses yeux et commença à basculer en avant. Il voyait la conséquence venir : les suivants pousseraient sans s’en soucier et il se retrouverait piétiné avant d’avoir compris quoi que ce soit. Réflexe aidant, il fit un pas, donna deux coups de coude et tendit le bras. Il attrapa l’épaule et visualisa le trottoir devant le café. Lui resta debout, l’autre s’affala au sol, avalant un peu de poussière. Il s’accroupit et baissa son étole.

« Vous allez bien ? »

Un silence lui répondit, suivit d’un coup d’œil perplexe aux alentours. Il s’agenouilla, toujours surpris avant de regarder son sauveur.

« Je pense oui … j’ai cru … enfin … que … c’est vous ?
- Qui vous ait téléporté ? Oui.
- Wow. Je … merci.
- Je vous en prie. »

Observant qu’il n’avait rien de plus, le soldat se redressa et commença à se diriger de nouveau vers l’entrée du métro qui vomissait toujours son flot de survivants et de paniqués. Il y était presque, s’apprêtant à y retourner quand un appel le fit se retourner, même si « Monsieur ! » restait assez vague. Il reconnut alors l’un de ceux qui étaient sorti du café quand il avait demandé d’aller voir les premiers blessés.

« Oui ?
- On vous cherchait tout à l’heure avec les potes, débuta-t-il en désignant les autres, occupés, un peu plus loin dans la rue on se demandait si on pouvait vous aider ? puis voyant qu’il l’engageait à continuer, il reprit On n’a pas fini notre formation d’infirmier encore mais on s’est dit qu’on pouvait au moins faire ce que l’on savait. Alors on a ressemblé les blessés, ceux qu’on a pu, là-bas. »

Finalement, il n’avait peut-être pas besoin de croiser les doigts si fort. Il acquiesça, appréciant le fait qu’ils se soient éloignés de la zone. La structure de la station était instable et il ne savait pas comment cela allait impacté la zone immédiate autour. Autant s’en tenir le plus éloigné.

« On vous a vu vous engager dans les escaliers, on s’est dit que vous alliez sûrement tenter de sauver … ceux qui pouvaient l’être. Je … nous … rhaaaaaa  ! On aimerait avoir le cran, comme vous, de descendre mais …
- Aucune importance. Il vaut mieux que vous apportiez des soins d’ici. Vous serez à même d’expliquer aux secours ce que vous avez fait.
- Peut-être … mais comment on peut aider les autres si on ne descend pas les chercher ?
- Vous allez rester au même endroit ?
- Euh … oui, sans doute. On cherche de quoi faire un drapeau blanc pour indiquer la zone …
- Alors restez-y et moi je me charge d’amener ceux que je trouverai. D’accord ?
- D’accord.
- Alors à tout de suite. »

Sans lui laisser le temps de répondre, il replaça son étole et repartit, en courant cette fois, vers le métro. Transporteur. Médecin aurait été plus utile. Jake aurait été plus utile. Mais s’il pouvait au moins extraire des vivants du dessous pour qu’ils soient pris en charge, c’était toujours mieux que de rester les bras croisés. Les légers et modérés dans la rue … les plus graves directement à l’hôpital. Il allait le sentir passer … mais il n’était pas le plus à plaindre dans l’histoire. Alors il le ferait sans broncher.

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: [ A Day To Remember] La Rue et Ailleurs ( Abrabiiiird, Cait, Rachel (voire X Men), Clara)   Ven 10 Oct - 19:13

Je ne me souviens plus vraiment.
Je ne peux plus en parler sans trembler.
Hier, aujourd'hui, demain...Ca change quoi ? Réellement ?
Si je devrais être sincère, je dirais que je ne veux plus y penser, ne plus avoir à affronter toutes ces choses en moi qui me retournent, cette terreur sans nom. Ne jamais me souvenir de cette putain de journée. Un jour à se rappeler ? Tu crois ça ? Elle nous a apprit beaucoup, oui. Une leçon d'Histoire aurait ricané ce cher Hopes. Moi elle m'a rappelé combien l'amour est fragile et combien il est logique que les enfants survivent à leurs parents, et que l'inverse est une horreur, ni plus et ni moins.
Mais l'horreur est humaine, pas mutante, juste humaine comme nous tous.

Le plus loin, enfouir toute cette merde le plus loin possible.
Rejeter cette journée, cet inracontable long moment de flottement...au plus profond.
Là où les choses croupissent et pourrissent en toute quiétude, sans qu'on y jette la lumière de la mémoire.
Elles ne savent pas combien j'ai sacrifié pour elles, toutes les trois. Elles n'auront jamais à savoir ce que ça fait de s’écarteler l'âme pour être meilleure, pour être avec elles et rester dans leur amour. Mes piliers, les bases sur lesquelles j'ai démolie mon âme et encore tremblante de souffrances et défigurée d'entailles, je l'ai reconstruite.
Je l'emmerde cette journée de Septembre.
Je l'emmerde comme c'est pas racontable, comme ca ne le sera jamais.



La petite bête jouait au jardin
Et j'avais sa tête au creux de ma main
Un oiseau de plus
Un oiseau de moins
Tu sais, la différence c'est le chagrin

Il n'y a pas eu école ce matin
Il n'y aura plus d'enfance au jardin
Un oiseau de plus
Un oiseau de moins
Tu sais, la différence c'est le chagrin

La petite bête jouait au jardin
C'était une fête comme tous les matins
Un oiseau de toi
Un oiseau de moi
Venait ici manger dans notre main

Ca n'arrive qu'aux autres
Mais c'était le nôtre
Tu sais, la différence c'est le chagrin

L’état émotionnel était proche de celui de décembre 2012. Un robot soulevé par une seule volonté qui ne déviera pas sa route en un vide émotionnel chargé de souffrances et une tempête monstrueuse en interne, un long hurlement silencieux de terreur qui se répercute dans une carcasse vidée. Vous voyez le truc, non ? Vous chutez...chutez mais y'a pas de fond, vous vous dites que jusqu'ici ça va, mais comme dans toute chute, le plus mortel, c'est la réception. Je connais la réception, je ne veux pas la voir, franchement non.
Vous pouvez tout emporter, tout détruire, tout violer, tout piller. Je rendrais coups pour coups, humiliations pour humiliations. Mais ne touchez pas à ma tribu, jamais. Vous réveillerez inévitablement celle qui tue sans hésiter, celle qui déchire et grogne dans l'ombre comme une bête affamée, celle qui rampe sur ma peau comme la gardienne du monstre que je peux devenir si mon âme vacille.

Et elle a vacillé.
Pourtant le calme est là alors que j'observe un bref instant la rue complètement de saturée de véhicules dans un concert de klaxons. Au loin les sirènes me donnent la marche à suivre et la direction à prendre. Quelque chose d'énorme est arrivée, quelque chose qui a emmené dans ses serres ma petite fille, je le sais à présent, j'en suis certaine. Il est devenu inutile de continuer à appeler ce répondeur, elle ne répondra pas. Peut être ne répondra t-elle plus jamais. Je serre les dents à m'en faire saigner les mâchoires à cette pensée alors que je m'engage sur le trottoir en un pas rapide.

Son visage.
Son visage et son sourire si unique.
Ses mimiques, ses grands airs.
Ses expressions.
Elle m'obsède, abrutie littéralement d'elle alors que j'allonge la marche finissant pieds nus en virant mes escarpins.
Ma fille, notre fille.
Ma fille...tant d'histoires, tant d'espoirs, tant de complicités, de larmes. Cala ne PEUT s'arrêter à Manhattan. Je me sens enragée d'être si impuissante. Je suis forcée de m'interrompre un instant, je m'essouffle et le trafic cette fois ci est complètement interrompu, voitures pare choc contre pare choc , les gens hurlent, s'affolent, s'interpellent. Des voitures sont couchées sur le coté, il y a des blessés, ce n'est pas mon problème, moi, je n'ai qu'un seul problème.
J’entends des bribes de conversations alors que je slalome entre les véhicules. Ils parlent de bombes, d'attaque terroriste, d'accident, ils parlent de morts, beaucoup de morts. Une seule morte a un visage, une que je ne peux pas laisser être l'une d'eux. J'en viens à faire des choix, je me dégouttes, que Sanzo meurt, que ses amis meurent, mais pas Jade, non non non pas Jade, les autres mais pas elle.
Le premier sanglot arrive, je le réprime en serrant la gorge, m'arrêtant un instant. Mes jambes tremblent, tout mon être se raidit de terreur.
Elle n'est pas morte, elle ne PEUT pas être morte. Elle ne peut pas.
Mon corps flanche alors que je décide de m'appuyer sur le capot d'un véhicule, chancelante, perdue.



Mon portable à la main, j'appelle à l'aide, la seule personne qui peut m'aider contre moi même.
Très peu de sonneries, comme à l'accoutumée.

Amy ? Je...c'est...c'est Jade...je sais pas...je suis perdue...elle est...elle est peut être morte...Je...qu'est ce que je dois faire ? Je..je sais plus ..


L'envie de pleurer revient, l'envie qu'elle me réveille, qu'elle m’emmène loin d'ici. C'est une crise de panique. Je suis totalement sonnée.
Sa voix est si lointaine, mon ange tu es si loin, qu'est ce que je dois faire ?

Quoi ? Attends Caitlyn, respire calmement. Qu’est-ce qui c’est passé ?

Je n'arrive plus à comprendre le sens de sa phrase mon cœur cogne a faire rompre ma cage thoracique.

Hein ?? Je...respirer...je..je te comprends pas..je ..je comprends pas..je comprends pas...y'a des sirènes...y a...des...elle était dans le métro...ca a sauté...je sais pas...ils disent..je...j'y vais..c'est..on dirait la fin du monde ici...Par le sang du christ...je veux qu'on me rende...me petite fille..je..veux...

Je parle comme une enfant, je suis incapable d’aligner correctement mes mots. Je veux qu'elle vienne, que Jade vienne, je veux rentrer chez moi, ne plus être ici.

Elle vivra, cait’, tu m’entends ? Elle vivra… je te le promets.

Je ne sais plus, je glisse le long du véhicule jusqu'au sol en pleine apocalypse urbaine. Je ne suis pas si forte que ça, pas lorsqu'on touche à ma tribu.

Ils peuvent pas nous prendre notre fille ...c'est ...ils n'ont pas le droit...demande aux autres...Sage, Rachel, Xavier...N'IMPORTE QUI !

Non, ils n'ont pas le droit. Sage demande les X disponibles, ça va aller ma puce.

Sage..Les X Men, ils vont venir, c'est sur. Ils vont venir et ils vont me rendre mon enfant. Parce que c'est ce qu'ils font toujours. Je gémis pour seule réponse.

Je...
La portière du véhicule s'ouvre et l'homme me surplombe d'un air mauvais.
Qu'est ce que tu fous à ma caisse, connasse de rouquine !!!

.je...

Mon regard se rallume alors que je l'observe dans toute sa bêtise habituelle de l'américain moyen. Pourquoi lui vit-il ? Pourquoi notre fille devrait mourir ? Une brève inspiration et d'un mouvement de la main libre, j'active avec un rictus qui semble un grognement, une gerbe d'étincelle qui percute le rétroviseur et le fait couiner de surprise.

- Vas te faire foutre connard...c'est ma fille...tu comprends..allez tous vous...putain de..

La foule me regarde comme frappée d'horreur alors que la foudre danse dans la paume de ma main ouverte. Je ne dois pas rester ici, je perd pied...Mon dieu...je perd pied...Je me remet en route en courant, m'enfuyant presque.

..j'y vais...je...il faut que tu viennes, je t'en supplies...

je fais aussi vite que je peux, garde ton calme à cette mesure, je t'en supplie. Elle vivra, n'oublie pas ça, d'accord ? Jade vivra.

O...Ok..

Je raccroche, accélérant ma course à travers le chaos urbain, je suis proche, il me semble sentir une infecte odeur de brûlée et devant moi, l’horizon n'est plus qu'une ligne de gyrophares.

- tu vas vivres...Jade Elioth- De Lauro...tu vas vivre, petite conne ou je te tue ! Ou je tue tout le monde, et l'univers avec !


Cry for you
Seen the tears
Roll down from my eyes for you
Heard my truth
Distorting to lies for you
Watched my love
Becoming a prize for you

Seen the tears in my eyes
Heard my truth turn to lies
Seen the tears in my eyes
I'm not proud of what I do
When I come up
When I rush
I rush for yo
u

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Clara Findley
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MessageSujet: Re: [ A Day To Remember] La Rue et Ailleurs ( Abrabiiiird, Cait, Rachel (voire X Men), Clara)   Dim 12 Oct - 13:54

C'est le chaos. Brandir un badge ne sert absolument à rien quand cet amas de foule vous déferle dessus telle une marée humaine. Si au moins j'avais un uniforme distinctif, pompiers et flics en imposent rien qu'en paradant, ce sont eux les héros dans ce genre de catastrophe, ils vont tout réglé et on leur ouvre presque une voie royale. Une petite agent du BAM en talons et au jolie minois par contre, je me dois de jouer des coudes pour remonter vers la station alors que tous s'en éloignent. Et au plus je m'avance, au plus l'horreur apparait sur le visage des témoins. Visages en sang, regard perdue et lambeaux de vêtement.

C'est atroce. Évidemment, on nous apprend à gérer ce genre de crise à l'académie et durant ma formation au sein du BAM, mais ni la théorie, ni les simulations et autres exercices ne peuvent réellement nous préparer à la réalité. Je n'ai pas été confronté aux crises de Mutant Town ou d'Yggdrasil. Si il n'est pour l'instant question que d'un terrible accident, les victimes vont se compter par dizaine au vue du bruit et de l'explosion dû au déraillement du métro. J'ose imaginer le résultat si l'on s'était retrouvé aux heures de pointes mais aller dire cela aux innocents qui sont coincés la-dessous. L'unique priorité reste de leur venir en aide, l'enquête attendra même si cela fait partie de mon boulot, chaque seconde compte.

Enfin, j'arrive sur place. Et à peine le temps de visualiser la scène qu'une voix vient s'incruster dans mon esprit. Pas un énième cafard en détresse, j'ai appris à passer outre toutes ces voix de mes congénères cafards mais une voix humaine. Phénix des X-men. Je m’arrête un instant pour écouter ses dires. Un peu de coup de main super-héroïque ne ferait pas de mal en effet, j'espère juste qu'elle ne communique pas à tous le monde. Pas besoin d'augmenter la vague de panique avec une hystérie mutante mais bon c'est Phénix, je suppose qu'elle sait ce qu'elle fait. Je ne la connais pas personnellement, évidemment, mais on connais les X-men de réputation et cette fille est surement l'une des plus puissantes du lot. Un peu de soulagement de la savoir ici, et comme ils ont tendances à se multiplier comme des lapins, d'autres vont rapidement arriver je suppose. L'ennuie c'est que rien n'est jamais simple avec eux mais je laisse mes appréhensions de côté.

* Phénix ? Je ne sais pas si la télépathie marche dans l'autre sens mais je suis l'agent Findley, du BAM. Mutante aussi. Je suis sur place et les renforts sont en route mais pas le temps de les attendre, il faut agir sans délai pour secourir le plus de victimes possible. *

Et j'espère que je ne pense pas dans le vide, je n'ai pas de mention bac+5 en envoie de message télépathique mais qu'importe si elle m'a entendue ou non, le travail reste le même. Et son appel commence à porter ses fruits, les secouristes confirmés et amateurs s'organisent, un petit camp se met en place pour accueillir et établir les premiers soins sur les blessés. J'alpague un officier de police, même si tout ce met en place, je lui répète l'importance d'établir un périmètre de sécurité le plus rapidement possible et aussi une priorité quant à déboucher au moins une artère pour favoriser et faciliter la venue des ambulances et des pompiers. Pour le reste, je ne vois pas bien en quoi je peux être utile en surface, pas le temps de rentrer dans un conflit d'autorité avec la NYPD et je ne suis pas capable de prodiguer des premiers soins de manière plus efficace que ceux déjà présent.

Et de fait, mon pouvoir va me permettre d'être plus utile sur le terrain qu'en dehors. Malgré les risques d'effondrement et d'explosion, la fumée ne devrait pas me gêner outre mesure je vais m'adapter hormis le fait de m'aveugler. Pareil, l'obscurité va être un sacré soucis mais je peux la contourner. La communauté cafard du coin est totalement sans dessus dessous et les contrôler va être difficile voir impossible, je vais donc me concentrer sur ceux à proximité immédiates. 5... 6 petits soldats à mes ordres, c'est peu mais les rangs ne peuvent que grossir et pour commencer il ne m'en faut pas plus. je leur ordonne d'ouvrir la marche quelques mètres devant et de me décrire la galerie du mieux que leurs esprit d'insectoïde puisse le faire.

" Bon quand faut y aller, faut y aller. Tachez de localiser le plus de monde possible la-dessous, je suis derrière vous..."

Je murmure presque mes ordres, comme pour me rassurer un peu. Mais les doutes doivent rester à l’extérieur. Sans eux, je peux à mon tour pénétrer dans la bouche de métro.

hrp
hrp:
 


Dernière édition par Clara Findley le Ven 17 Oct - 18:41, édité 1 fois
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Abraham Blackwood
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MessageSujet: Re: [ A Day To Remember] La Rue et Ailleurs ( Abrabiiiird, Cait, Rachel (voire X Men), Clara)   Mar 14 Oct - 20:41

Il y avait actuellement deux groupes distincts qui couraient, l’un nettement plus conséquent que l’autre. L’un se vomissait depuis le métro, l’autre cherchait à y entrer afin de faire ce qu’il pouvait. Abraham était loin d’être le seul à cavaler mais il était l’un des rares  à le faire vers l’intérieur des entrailles encore fumantes. Et il continuait de heurter ceux qui venaient en sens inverse. En un sens, plus de gens bien portants sortaient par eux-mêmes, mieux c’était. Mais il ne se faisait pas trop d’illusions sur le nombre de blessés et de morts … il allait être conséquent à une heure de pointe comme celle-ci.

Il avait fait deux sauts déjà, déposant docilement ses colis aux pieds de Max, diminutif qu’il préférait à Maxwell, et sa petite équipe. C’est entre les deux qu’il avait appris son prénom ainsi que celui des amis qui l’accompagnaient : Riley, Ethan et Savannah. Et contrairement aux idées reçues, ce n’était pas elle qui était la plus rebutée par certains blessés qui arrivaient, par eux-mêmes ou déposés par ses soins. Mais chacun avait sa propre résistance à la vue du sang et tout ce qui pouvait s’en rapporter. Nul doute que cette expérience, bien que négative par un certain nombre d’aspects, leur serait bénéfique par la suite s’ils continuaient dans cette voie. A moins qu’elle n’ait l’effet inverse en leur montré l’un des côtés sombres. L’avenir le dirait.
Il allait repartir en sens contraire, laissant le petit bloc médical qui se montait tant bien que mal vaquer à ses urgences. Il continuerait d’y retourner de façon naturelle. La panique était déjà présente en-dessous et même si les gens ne noteraient pas forcément son apparition, il ne voulait pas le risquer. Ce qui l’étonnait, c’était qu’en surface, personne ne lui avait encore fait la moindre remarque. Plusieurs théories : soit les gens étaient trop secoués pour le remarquer, soit ils n’en avaient rien à faire, soit ils révisaient leur jugement en voyant les blessés qu’il rapportait. L’un dans l’autre, peu important tant qu’il ne l’empêchait pas de sortir des vivants de ce chaos.
Il avait à peine esquissé trois enjambés quand la voix du Phénix prononçant son prénom, résonna tranquillement à l’intérieur de son crâne. Il réduisit sa course à l’état de marche, pour éviter de s’en prendre une en confondant l’image qui se projetait façon soirée diapo et la réalité. Mais le message avait le mérite d’être très clair. Il sourit quand elle répéta ce à quoi il avait pensé plus tôt. L’avait-elle lu ? Non, elle avait probablement bien mieux à faire que ça. En tout cas, ils étaient sur la même longueur d’ondes.

# Merci. #

L’américain n’y avait pas besoin d’en dire plus. Préciser qu’il y avait déjà pensé tout comme indiquer qu’il n’aurait pas de problèmes avant 200 kilomètres n’avait aucun intérêt dans l’immédiat. Surtout si elle ne communiquait pas qu’avec lui, ce qui était sans doute le cas, il n’avait pas besoin d’encombrer le canal avec des banalités.
Il repartit au pas de course, bousculant, pour une fois que c’était dans ce sens, une jeune femme devant l’entrée de métro et s’excusa à la volée avant de se retrouver de nouveau dans l’escalier. Jouant le saumon qui remontait la rivière, il repéra rapidement les corps qu’elle lui avait envoyés. Enfin, le début de la file en tout cas. Il pouvait perdre du temps à identifier les plus gravement blessés ou se contenter de les faire les uns après les autres, accélérant la cadence puisqu’il n’aurait pas à vérifier chacun d’entre eux. Il opta pour la seconde possibilité.
Il s’approcha du duo le plus proche de lui. Premier corps, rue. Deuxième corps, idem. Une main sur chaque épaule, le temps de visualiser le campement médical et il n’était déjà plus là. S’il avait prêté attention, il aurait remarqué la texture duveteuse qu’il avait sous les doigts. Mais il était à des années-lumière de se préoccuper de savoir si les corps étaient justes humains ou mutants.

« Max ! Je vais vous en amener un certain nombre rapidement, le mouvement risque de s’accélérer encore …
- Même si nous on arrive à gérer, on va être à court de matériel, déjà qu’on fait avec les moyens du bord … tu sais où en sont les secours ?
- Aucune idée … mais j’imagine que ça doit être le boxon sur la route même si un accès a été dégagé jusqu’ici si j’en crois ce que je vois. Par contre … je vais probablement devoir aller à l’hôpital pour certains des corps en bas, je peux négocier pour te ramener ce dont vous avez besoin. Des mains en plus si j’arrive à les convaincre.
- Si tu y arrives, ça serait génial !
- Je vais tâcher de faire au mieux. »

Demi-retour et nouveau cycle. Combo rue et hôpital pour le prochain. Il apparut rapidement à l’extérieur, lâchant alors un premier blessé avant d’être reparti aussitôt, empêchant quiconque de lui formuler la moindre remarque.


Un des hôpitaux aux alentours

Peut-être Abraham n’avait-il pas choisi le plus proche, il n’en savait rien. La carte géographique des hôpitaux n’était pas inscrite dans sa mémoire. Et même si ç’avait été le cas, il n’aurait pas forcément mis les pieds partout. Ce qu’il avait parfaitement choisi en revanche, c’était son lieu d’arrivée : du côté des urgences. Cela ferait meilleur effet que d’apparaître poussiéreux avec une femme qui présentait une fracture ouverte ainsi qu’une plaie à l’arcade qui, comme chaque blessure à ce niveau-là, saignait abondamment en plein milieu du hall d’accueil de l’hôpital.

« S’il vous plait ! »

A peine avait-il dit ces mots que des urgentistes débarquaient. Même s’ils étaient habitués à l’inattendu, certains se montrèrent perplexes. Pourtant, ils devaient bien être au courant de la situation, la zone devait être sur le pied de guerre … sauf s’il avait visé bien plus loin que prévu.

« Accident de métro à la station de Bleecker Street, elle ne pouvait pas être soignée sur place …
- Vous nous l’apportez de là-bas ? demanda l’un des présents alors que les autres se dépêchaient avec un brancard
- Oui. Il est probable que je vous en amène d’autres.
- Mais comment ?! Nos véhicules, même s’ils y sont presque, ne sont pas encore sur place !
- Vous voulez vraiment que je vous fasse un dessin ? demanda-t-il un peu sèchement, estimant que ce n’était pas le moment. Puis, voyant que l’autre semblait comprendre, il poursuivit Est-ce que je peux vous emporter du matériel, bandages, compresses, médocs ou tout assortiment de ce qui pourrait être utile ?
- Si ça peut permettre de soigner ou sauver, évidemment !
- Très bien, alors mettez-moi en vrac tout ce qui vous semble utile sur une table ou tout autre support adapté, je reviens dans deux minutes. »


De retour à l’angle de Lafayette et Bleecker Street

Il réapparut près des escaliers qui ne semblaient toujours pas se tarir, s’y engouffra, retrouva les corps que le Phénix entassait pour lui, toucha les deux plus proches et retourna à la lumière.

« Ethan ! appela-t-il en choisissant la première tête qu’il avait repérée, lâchant alors les blessés qui gémissaient, pendant que l’intéressé se tournait vers lui, interrogatif Je vous rapporte du matos dans une minute, des besoins spécifiques ?
- Non, on a besoin de tout … »


Le même hôpital qu’un peu plus tôt

« Tout est sur cette table ? demanda-t-il en avisant une table bien garnie
- PUTAIN ! s’exclama son magasinier du moment avant de se retourner Vous m’avez foutu la trouille !
- Désolé, je ne pensais pas avoir été particulièrement discret et vous m’avez vu disparaître tout à l’heure.
- Justement, je vous ai VU. Mais oui, tout ce que nous avons pu vous réunir en deux minutes est là. Vous pouvez … l’emporter.
- Vous voulez venir ? poursuivit-il sur une impulsion
- Vous pouvez m’y emmener ?
- De la même façon que je vous ai apporté la femme tout à l’heure.
- Qu’est-ce que je dois faire ?
- Ne bougez pas.
- LES GARS, JE VAIS SUR PLACE !
- Quoi ?! »

Rapidement, il mit une main sur la table, l’autre sur l’épaule de l’urgentiste. Ils disparurent sous les yeux ébahis d’un collègue qui restait sur place. Peut-être serait-ce le prochain.


De retour au chaos

L’ancien soldat lâcha la table et l’homme qu’il avait embarqué, qui lâcha un petit soupir, avant de se tourner vers l’un des quatre, de nouveau Maxwell cette fois.

« Max ! Matos ! Et une paire de mains supplémentaires !
- Nickel !
- Wow.
- Vous savez mieux que moi ce que vous avez à faire, à plus tard !
- A toute ! »

Alors que l’urgentiste se dirigeait vers les étudiants, l’ancien soldat se remit à courir.
Entrer dans le métro. Trouver les corps. En attraper deux. Se téléporter dans la rue ou à l’hôpital.
Repeat.
Repeat.

Repeat.

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: [ A Day To Remember] La Rue et Ailleurs ( Abrabiiiird, Cait, Rachel (voire X Men), Clara)   Mer 15 Oct - 15:08

Nous n’arrivions pas à accéder à la station, je me souviens que les voitures étaient quasiment toutes encastrées les unes dans les autres. Evidemment, personne ne pouvait prévoir qu’une telle rupture d’alimentation électrique allait provoquer un tel merdier sur les grands axes, il faut dire que nous étions en plus en plein dans une heure d’affluence de Traffic. Ce que je sais, c’est que sans l’arrivée de cette mutante, qu’elle se fasse appeler le Beaver ou non, nous n’aurions pu que difficilement accéder sur les lieux de la catastrophe. On a tous entendu parler de cette histoire de téléporteur, et tous les témoins présents nous ont dit avoir entendu le Phénix dans leur tête ; Mutant ou pas, moi je m’en fiche. Ce que je sais, c’est que si ces gens n’avaient pas été là, il y aurait eu bien plus de morts. C’est cette femme rousse qui a tracé à grand coup de fouet électrique lui jaillissant des bras un chemin pour nous permettre d’accéder la bas, balayant sur le côté les véhicules qui nous empêchaient d’accéder. Bien sûr y’a eu des coups de gueule et la jeune femme nous a bien fait comprendre qu’elle n’était pas là pour rigoler, virant à coup de pieds dans le cul les gens des véhicules avant de les « déblayer », bien sur, y’a eu des « imbéciles » à calmer. Mais je le répète, ce qu’on fait les X Men ce jour-là, c’est une leçon de vie…nous montrer que certains mutants sont bien plus humains que les humains eux même.

Derik Figerald, Sapeur Pompier, NY city.

Cette gonzesse, putain, quand je l’ai vu regarder vers la route avec un air absent, j’ai su qu’on ne l’arrêterait pas. Je m’étais jamais poser les questions de savoir à quoi pouvait bien ressembler le Beaver, en « civil ». C’était une jeune femme assez bien roulée, pieds nus et avec un sacré caractère de cochon. On avait beau lui dire qu’il n’y avait « plus de route », elle s’est empressée d’en créer une pour nous. Alors ouais, c’est vrai, je l’ai vu virer manu militari des mecs plus grands qu’elle des caisses, je l’ai vu « assommer » des récalcitrants d’une micro décharge dans la poire, mais croyez-moi, le castor il a géré. Quand je l’ai vu monter dans le bus pour dégager les gens et le « réquisitionner » de force pour le transformer en gigantesque ambulance, j’ai halluciné. Elle ouvrait la route au pompier marchant au-devant avec une pugnacité d’une bête enragée, je ne sais pas ce qu’elle cherchait, mais il est clair qu’il ne fallait pas l’emmerder, la rouquine.

Corey Barnette, Conducteur de Bus, sauveteur volontaire du 29 Septembre.

C’était un carnage, une horreur. On a commencé à installer des « spots » pour entasser les corps des morts et un autre pour les blesser. Tous ceux qui n’avait rien à faire sur les yeux se sont retrouvé expédier des lieux sans ménagement, les quelques forces de l’ordre présente ont commencé a dresser un véritable cordon de sécurité pour éloigner les curieux et les familles des victimes. C’était véritablement des scènes de guerre, la panique était totale dans la première demi-heure. J’ai vu la rouquine mutante tenter de s’expliquer avec les forces de l’ordre et de donner des explications sur un plan, elle cherchait aussi dans les survivants, peut être y’avait-il quelqu’un qu’elle connaissait dans ce métro. J’ai vu d’autres mutants plus tard. Nous n’avions tous qu’une préoccupation : sauver ce qui pouvait être sauvé, et une question lancinante en fond de pensée : pourquoi et qui ? Je ne vous raconte pas le mouvement de panique quand les premiers éléments de réponse sont arrivés par la radio. J’ai vraiment cru que les mutants allaient passer un sale quart d’heure, heureusement qu’elle a su nous parler, perchée sur le capot d’une voiture…rouge, oui, je me souviens de la couleur…c’était rouge !

Yonna Stanfield, Secouriste du 29 Septembre.

Ce n’est pas QUI a fait cela qui DOIT importer, pas MAINTENANT ! C’est ce que nous pouvons encore y faire. Il reste des gens vivant la dessous ! Est-ce qu’il faut laisser écouter sa colère et chercher à punir ou venger aveuglément, oo est ce qu’il faut faire en sorte de sauver ce qui peut être sauvé ? Mutant ou Humain, c’est le MÊME sang qui coule là-bas, le MÊME sang qui coulera encore ! Est-il plus important de préserver la vie ou de l’enlever ? NOUS SOMMES ICI POUR AIDER ! Pas pour VOUS aider mais pour NOUS aider tous, nos familles pleurent comme les vôtres…Je promets qu’il y aura un temps pour tout, pour la vengeance et la punition…Pour l’instant, AIDONS-NOUS les uns les autres, SAUVONS LA VIE ! Chaque souffle compte, chaque instant compte !
Servez-vous de cette colère pour aider et sauver, pas pour haïr et détruire ! C’est l’Amérique qui est frappée aujourd’hui et pas une communauté, majoritaire ou non. Que Dieu nous aide, que les humains nous aident, que les mutants nous aident ! RESTONS ENSEMBLE ! SOUS UNE MEME BANANIÈRE ! Celle de la bonté et de la miséricorde


Discours de la X Men « Fuzzy », Aka The Wonder Beaver à la foule, le 29 septembre 2014. (non enregistré, rapporté par témoignages).

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MessageSujet: Re: [ A Day To Remember] La Rue et Ailleurs ( Abrabiiiird, Cait, Rachel (voire X Men), Clara)   Sam 18 Oct - 9:58


Lundi 29 Septembre – 18h00

Comme tous les jours à cette heure là, sur cette chaine d'infos, on avait droit à des débats politiques ou économiques plus ou moins passionnant et confrontant toujours des invités plus ou moins passionnés. Parfois, le débat s'animait de haussements de tons, voire d'insultes ou même de jets d'objets pour les débats les plus vigoureux, mais c'était quand même extrêmement rare. Malheureusement pour certains, heureusement pour d'autres, le débat des plus lents, ennuyeux et inanimés finissait par tourner court lorsque les images furent interrompues par le jingle de la chaine d'info, suivit d'un plan sur un présentateur en costard annonçant, la voix hésitante, la dernière nouvelle.

« Bonjour à tous, nous diffusons ce flash spécial pour vous annoncer une explosion au cœur de Manhattan. Cette explosion aurait touché une station de métro, celle de Bleecker Street plus précisément, puis causé le déraillement d'un train remplit de passagers. On estime déjà plusieurs morts et de nombreux blessés, les secours ne vont pas tarder à intervenir s'ils ne sont pas déjà sur les lieux et nous n'avons pour l'instant aucune information sur la cause de cet incident. Nous avons reçu quelques images amateurs que nous vous diffusons actuellement, sur lesquelles vous pouvez avoir un aperçu de ce qu'il se passe là-bas. »

Les images qu'ils montrèrent étaient floues, imprécises, mais reflétaient parfaitement l'ambiance qui régnait au Sud de Manhattan. Le caméraman de fortune qui fournissait ces images était visiblement en train de courir, les images tremblantes se rapprochant des escaliers qui s'enfonçaient dans le sol, dont un nuage de poussière s'extrayait toujours. Quelques êtres humains, recouverts de poussière, en sortirent. Ils avaient l'air perdu, hagard, avançant presque au hasard tant qu'ils s'éloignaient de cet enfer. Certains étaient plus vifs que d'autres, courants et hurlants, mais la plupart sortait silencieux, tels des êtres seulement à moitié vivants. La foule, parfois téléphone à la main, se jetait sur eux, leur donnait de l'eau, les dépoussiérait, les accompagnait.
Puis, par manque d'informations, le présentateur se répéta, repassa les mêmes images, augmentant parfois le nombre de victimes ou de blessés tandis que les secours finirent par se mettre en place.

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Abraham Blackwood
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MessageSujet: Re: [ A Day To Remember] La Rue et Ailleurs ( Abrabiiiird, Cait, Rachel (voire X Men), Clara)   Sam 18 Oct - 20:49

Inlassablement, Abraham poursuivait la mission qu’il s’était fixée depuis le début des hostilités. Elle avait évolué depuis qu’il avait quitté la bibliothèque. Initialement, elle se résumait à rentrer puis à se détendre dans le jardin avec un bouquin. Maintenant, c’était sortir autant de corps que possible du cercueil que constituait le sous-sol et les dispatcher selon la gravité des blessures. Que ce soit ceux que le Phénix lui avait envoyé ou ceux qu’il trouvait de lui-même. Dans un cas comme dans l’autre, il ne tenait pas les comptes. Il ne préférait pas et il n’avait pas le temps de s’encombrer de chiffres de ce genre. Quand il commencerait à ressentir un effet secondaire, là, il saurait qu’il aurait déjà fait un certain nombre. Tant qu’il n’en était pas là, cette variable n’avait pas d’importance immédiate.

Au détour d’un dépôt, à défaut d’avoir un mot plus adapté, il interrogea le dernier venu alors qu’il était à portée de voix et pas trop occupé … ou moins que les fois précédentes en tout cas.

« Des regret de m’avoir accompagné jusqu’ici Javier ?
- Aucun, je me sens plus utile sur place qu’à l’hosto … puis s’adressant à son patient du moment Attention, ça va piquer.
- Tu crois que certains de tes collègues accepteraient de venir, dans la mesure où ils ne manqueraient pas à l’hôpital pour le reste de la soirée ?
- Chris sans aucun doute. Sam aussi je pense. Elle n’est pas du genre à rechigner à la tâche. Quant aux autres … je serai moins catégorique. Certains sont plutôt … anti-mutants alors même si c’est pour sauver des vies, je ne garantis pas qu’ils passent outre leurs préjugés. Désolé. dit-il en haussant les épaules Ne bougez pas.
- Je verrai si je peux les ramener quand je repasserai à l’hôpital. Et ne t'excuse pas, tu n’y es pour rien. »

Il repartit avant d’entendre la moindre remarque de l’urgentiste.


L’hôpital

Une nouvelle fois, il déposait une victime dans l’aire des urgences. Elle était encore vivante, le faible pouls l’attestait, mais la rééducation nécessaire allait être longue. Une jambe manquante à partir du milieu de la cuisse, ce n’était pas le genre de choses dont on se remettait en un claquement de doigts. Il regarda brièvement ses mains. Poussiéreuses et marquées de traces de sang qui n’était pas le sien. Elles avaient au moins le mérite d’être présentes et entières. Ce n’était pas le cas de tous ceux qu’il avait sorti de la station. Et il savait pertinemment qu’il n’avait pas vu le pire.

« Vous avez besoin de quelque chose ? »

Il releva la tête pour découvrir une femme qui devait être dans ses âges et qui, s’il en croyait la tenue, était urgentiste. Avec un peu de veine …

« Vous êtes Sam ?
- Comment connaissez-vous mon diminutif ? demanda-t-elle, suspicieuse
- Javier. puis, enchaînant avant qu’elle n’ait l’idée ou le temps de poser une question idiote Il m’a dit que vous accepteriez d’aller directement sur place au lieu d’attendre ici que les blessés arrivent.
- A raison.
- Il m’a aussi parlé d’un certain Chris ?
- Je vais le chercher, on prévient nos supérieurs dans la foulée et on revient vers vous aussitôt. »

L’américain la regarda s’éloigner d’un pas vif et il en profita pour s’asseoir, étirant ses jambes pour les soulager un peu. Peu l’importe l’état physique dans lequel il finirait après cette journée, il serait toujours plus reluisant que la majorité des concernés. La voix du Phénix, générique cette fois, résonna de nouveau, informant de l’agrandissement des fissures déjà existantes. Il voyait très bien les infirmiers maintenir leurs patients pendant l’opération.

« On est prêt. »

Il releva les yeux pour découvrir qui semblait plus âgé qu’eux en revanche. Ou peut-être que bosser ici l’avait usé plus rapidement. Il quitta la chaise avec une légère pointe de regret malgré tout et les rejoint en deux enjambées. Il posa ses mains sur leurs épaules et arbora, malgré lui et la situation, un petit sourire en coin.

« Alors nous sommes partis. »


Le chaos et ses environs

Le sol tremblait encore un peu lorsqu’ils arrivèrent mais rien de véritablement déstabilisant. Il lâcha ses accompagnateurs à côté du campement improvisé.

« Javier, tes renforts ! »

L’intéressé sourit en entendant ça et leur fit signe de le rejoindre, laissant l’ancien soldat retourner à son rôle d’extracteur. Ou taxi, au choix. Il était de retour en sous-sol quand un nouveau communiqué survint, s’incrustant docilement. Les premiers propos que le Phénix tenait lui apportaient un nouvel éclairage de la situation et elle était plus désespérée qu’il ne l’avait cru. Il n’eut pas le temps d’y réfléchir plus que ça qu’elle s’adressait à lui. Il émit un bruit de désapprobation et remonta deux corps avant de répondre.

# Une fois que je serai descendu une première fois dans le métro, ce sera sans souci. Il faut juste que j’arrive à te rejoindre … Si tu as un parcours fléché ou quelque chose qui se rapproche de près ou de loin à une carte, je suis preneur. #

Cela étant, les passages accessibles ne devaient pas être si nombreux que ça. La probabilité qu’il se perde était bien plus faible que celle qu’il marche là où il ne fallait pas. Il leva la tête pour chercher Max des yeux avant de le rejoindre d’un bond. Ne sachant s’il avait eu la communication, il  reprit à son intention.

« Max, je vais descendre pour rallier l’une des rames de métro. Ne t’étonne pas si je ne te ramène pas de blessés avant un petit moment.
- D’accord … ça va aller ?
- Je n’en suis pas à mon premier coup d’essai.
- Peut-être mais quand même.
- Ne t’en fais pas, tu as déjà bien assez à faire ici pour te préoccuper de moi pour l’instant. »

Il lui serra l’épaule et s’éloigna. Il fallait qu’il descende et le plus rapidement possible. L’entrée, ou plutôt la sortie, vomissait toujours des survivants, si le flux augmentait à l’intérieur, traverser de cette façon allait être long. Il devait bien y avoir un moyen plus direct. Réfléchissant brièvement, une volute de fumée s’échappant de l’une des fissures lui donna une idée. Après tout, le Phénix avait dit qu’ils avaient besoin d’air en dessous …
Il s’approcha et posa un genou à terre avant de se pencher, en faisant attention de ne pas basculer en avant, pour tenter de voir quelque chose. Des décombres, un ensemble de décombres. Il ne voyait quasiment que ça. Il plissa les yeux pour distinguer plus de détails mais la distance ne lui permettait pas d’être très précis. En revanche, le mouvement qu’il perçut fut très clair. Au pire, il ne risquait pas grand-chose à tenter le coup … si c’était invivable, il lui suffisait de revenir.
Il garda la même position, histoire de rester plus ou moins stable si le sol ne l’était pas, garda en tête ce qu’il venait de voir et se concentra. L’instant d’après, il n’était plus là.

Hors jeu:
 

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John Reddington
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MessageSujet: Re: [ A Day To Remember] La Rue et Ailleurs ( Abrabiiiird, Cait, Rachel (voire X Men), Clara)   Mer 22 Oct - 23:21





  • Lundi 29 Septembre, 17h58 / Triskellion, New-York




Et alors le mutant frappe David en plein...

Votre attention s'il vous plaît, votre attention, SILENCE, TA GUEULE KEN

Le divisionnaire interrompit Georges qui était en train de raconter à John une mésaventure comique qui lui était arrivé à lui et à son coéquipier, le fameux David. Ces deux là étaient des agents du BAM expérimentés et occupés deux box mitoyens juste à côté de celui de John. Cela faisait deux semaines que John avait intégré le BAM et ils semblaient s'être donnés pour mission de lui raconter, par le menu et de façon exhaustive l'intégralité de leurs affaires.  Comme la plupart de ces histoires étaient drôle ou alors instructives sur les activités du BAM, John les écoutait avec attention et s'entendait bien avec eux. Bien qu'ayant 31ans dont 6 à l'anti-gang du FBI, au BAM, il était le petit nouveau, ces deux là avait donc décidé de le préparer aux terrains en lui parlant de leurs propres mésaventures. John était encore en train d'apprendre les différents protocoles du BAM et avançait plutôt vite dans cette tâche. Tout l'étage avait tourné son attention vers le divisionnaire.

Il vient d'y avoir une explosion dans le metro, dans la station de Bleecker Street, c'était il y a quelques minutes, on n'a aucune idée de la cause, mais on sait que la circulation est bloquée tout autour et on vu que c'est l'heure de pointes, on va sans doute dénombrer des centaines de morts et blessés. On va se rendre sur place pour sécuriser les lieux, faciliter le travail des secours, mais surtout, préserver les preuves, enregistrer tout les noms, récupérer tout les enregistrements disponibles. On sera la première agence fédérale sur place, avant le FBI ou la FEMA, alors au boulot !


John attrapa sa veste et se rua dans les escaliers, avec tout les agents qui allaient vouloir descendre les ascenseurs seraient trop engorgés, il se rua en sprint, sautant les marches pour arriver au plus vite aux sous sols où se trouvaient les garages, il fut parmi les plus rapides et embarqua à l'arrière de la première voiture qui partit, un SUV noir... quoi de plus normal pour une agence gouvernementale ouvertement répressive ?!

Le SUV fila hors des garages et franchit le pont qui reliait l'île au continent puis quand il s'infiltra dans la circulation, il usa des gyrophares et du deux-tons pour forcer le passage et se rendre au plus vite sur les lieux de l'incident. Les fréquences des services d'urgence étaient saturées de messages des différents services qui transmettaient le peu d'informations qu'ils avaient. Apparemment, tout le réseau électrique du secteur avait sauté, se qui faisait que la circulation était particulière chaotique, voir apocalyptique. Il était impossible que tout un réseau saute aussi facilement, il aurait fallu que la structure du réseau soit à arborescence et dans ce cas là, si un point névralgique était détruit, tout le réseau s'effondrer, mais en principe, le réseau aurait dut être maillé, si le courant ne pouvait plus passer dans un sens, il aurait du passer par ailleurs ou au moins sur un réseau secondaire pour les feux. Cette paralysie du réseau était inquiétante, et laissée supposer que quelques choses de vraiment grave était en cours. Max, le plus gradé à bord du véhicule était en liaison constante avec le centre opérationnel du BAM qui lui transmettait les dernières informations. Tant qu'on avait aucun élément sur l'implication de mutant à l'origine de cette affaire, la direction des opérations, reviendrait probablement à la FEMA ou au FBI selon les négociations en cours au plus hauts sommets de l'Etat, si par contre c'était lié à de l'activisme mutant, la question de la prise du contrôle des opérations par le BAM se poserait rapidement. Apparemment il y avait déjà un agent du BAM sur place, mais ils avaient perdu le contact si bien que le central n'avait pas vraiment d'informations de première main à leur transmettre. La circulation devenait de plus en plus difficile, les voitures devant ne pouvait pas laisser la place au SUV car elles n'avaient nulle part où se rabattre. John demanda à Max.

Pourquoi on est pas allé là bas en hélico, en voiture on s'en sortira pas.

Les pontes craignent que ce ne soit que le premier acte d'une suite d'attentat, voir carrément une diversion pour quand tout les services d'urgences de la ville seront là bas, alors pour se que j'en sais, y a qu'un seul hélico qui a décollé pour avoir une couverture aérienne, tout les autres sont restés au Triskellion, de même que les équipes d'interventions ou les Mandroïdes. Bordel, s'ils se trompent, on va s'en prendre plein la gueule par la média qu'on a pas déployé tout nos moyens, s'ils ont raison, que Dieu ait pitié de nos âmes.


La voiture était carrément à l'arrêt et ne bougeait plus.John sorti son smartphone et retrouva la carte de New-York qu'il avait téléchargé, un indispensable pour tout provinciale débarquant à New-York et quand il eu finit de se repérer, il compris qu'il n'y avait plus qu'une vingtaine de bloc entre lui et la bouche de métro.

Max, c'est trop long, y a presque 3 kilomètres à faire en voiture, on va mettre une plombe, en courant, je peux y être en moins de 8 minutes, laisse moi y aller.

Max réfléchit profondément, on pouvait presque voir tourner les engrenages de son cerveau sous ses cheveux gris, hésitant entre le respect du protocole qui disait qu'on ne devait pas envoyer un agent seul sur ce genre de site, et la réalité du terrain qui faisait qu'effectivement, il faudrait du temps pour arriver avec le véhicule qui contenait le matériel de base pour sécuriser les lieux et avoir un agent sur place pour donner des informations de première main et commencer à organiser tout ça.

Prend cette oreillette caméra, Je pourrais voir se qui se passe sur place et transmettre au central. S'il y a des nouvelles ou des consignes je te les donnerais à l'oreillette. Le temps qu'on arrive, organise se que tu peux pour les blessés et sécuriser la zone, on fait au plus vite.

John enfila l'oreillette et sortit de la voiture sur la chaussée. Il contourna les véhicules qui bloquaient l'avancée du SUV et une fois sur le trottoir, parti en sprint. Le record du 100 mètres était de 9,58 secondes. John en était loin, il était plus prêt des 14 que des 10 secondes, mais lui ne se fatiguait pas, il pouvait garder sa vitesse maximale aussi longtemps qu'il le faudrait. Plus il se rapprochait de la zone de l'explosion, plus le chaos devenait terrible, des gens titubant, ensanglantés, hagards, des voitures accidentées et encastrées les unes dans les autres. Ça allait être un vrai bordel pour dégager les routes entre les épaves et les voitures que les propriétaires avaient abandonné sans laisser les clés. Il finit par arriver sur place, il franchit un cordon de quatre policiers qui tentait d'empêcher les gens d'entrer sur les lieux. John se présenta à eux. Les policiers avait parfois du mal avec les agences fédérales qui leur volaient leurs affaires et leurs donner des ordres, mais là pour le coup, ils semblaient presque soulager d'avoir quelqu'un leur dire quoi faire, quelqu'un qui prenne des décisions car apparemment ils n'arrivaient pas obtenir d'instructions clairs de leur hiérarchie, sans électricité, il n'y avait plus de relais pour étendre la portée de leur radio. Il demanda à deux d'entre eux de tenter d'écarter les véhicules qui bloquaient la route par laquelle il venait d'arriver, quitte à les garer sur les trottoirs et à les ranger aux mieux pour dégager au moins une voie, et si elles étaient fermées, et bien ils pouvaient casser une fenêtre pour défaire le frein à main, c'était un cas de force majeur. Il leur assura qu'il leur enverrait des renforts s'il pouvait en trouver. Il continua à avancer vers la bouche du métro et contacta Max

Max de John, il va falloir réquisitionner une flotte de dépanneuse pour dégager les voitures accidentées ou abandonnées, sinon on s'en sortira pas.

John de Max, écoute, apparemment il y aurait une X-men qui a dégagé une route en fracassant des dizaines de bagnoles pour ouvrir la voie à un bus, alors les secours vont essayer de passer par là, mais nos propres véhicules sont toujours bloqués, alors continue sur ta lancée pour essayer de faire dégager cette route.

Bien reçu.

La scène était cauchemardesque, Dante aurait pu s'en inspirer pour ajouter un cercle à son enfer, afin de punir les gens coupables d'avoir été au mauvais endroit au mauvais moment, on entassait des cadavres par endroit et entreposait des blessés à d'autres, le peu de secours présents étaient clairement débordés et en plus des bruits de sirènes ou d'alarmes s'ajoutaient les cris et les râles des victimes assez chanceuse pour avoir survécu. Ou malchanceuse pour certaines vu l'état dans lequel elles se trouvaient. La médecine au sens générale se devait de tenter de sauver toutes les victimes, mais la médecine de guerre qui s'appliquait à des instants comme celui ci laissait clairement sur le côté ceux qui étaient trop blessés pour s'en sortir, certains n'étaient que des morts en suspens. John eut envie de vomir, ce n'était pas son premier rodéo, il avait déjà vu des morts plus ou moins frais, mais à cette échelle, c'était une expérience dont il se serait bien passé, pour lui, à l'instar du 11 septembre 2001, il y aurait un avant et un après Bleecker Street. Il discuta un instant avec des secouristes qui s'activaient autour des blessés. L'un lui expliqua qu'il y avait un mutant téléporteur qui les aidait et avait transporté des blessés à l'Hôpital et avait ramené du matériel et du personnel, et qu'il y avait une télépathe qui disait être le Phénix, de mutante surpuissante qui avait déjà fait parler d'elle.
Il vit un attroupement de personnes en uniforme prêt de l'entrée du métro et se dirigea vers eux.

Max de John, il un téléporteur, il dépose des personnes à l'hopital central, il faut envoyer des agents sur place pour recencer les noms et le nombre de patients, il faudra vérifier ce nombre et le nombre de trajets qu'il a pu faire, pour être sur qu'il n'est pas dans le coup et n'a pas évacuer des complices ailleurs. Apparemment le Phénix serait sur place, c'est elle qui a dégagé une voie ?

Bien reçu John, j'informe le dispatching pour l'hosto, par contre pour se qu'on en sait, c'est le Beaver qui aurait dégagé une portion de route. Garde un œil sur elle, elle aurait démolit pour une fortune en voitures et infrastructures, mais pour l'heure, on fait cause commune avec toutes les personnes de bonnes volontés, les xmens sont des alliés de poids pour le moment.

John arriva à l'attroupement et joua des coudes pour arriver au premier rang, là une femme rousse avec des yeux improbables avait fini de parler avec des agents de police, tentait elle de les organiser ? John écarta sa veste pour faire apparaître son badge du BAM, pas pour imposer son autorité, mais pour justifier son identité.

John Reddington du BAM, vous êtes le Beaver n'est ce pas ? Est se que vous savez se qui se passe ici, qu'est se qu'on peut faire pour aider ?


Ah, et puis elle était pied nus tient... C'était loin du profil que possédait le BAM à son sujet avec une photo d'elle dans un uniforme de X-men !


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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: [ A Day To Remember] La Rue et Ailleurs ( Abrabiiiird, Cait, Rachel (voire X Men), Clara)   Jeu 23 Oct - 18:00

Rapport Post Traumatique – Cellule psychologique Institut, sujet Caitlyn E Elioth-De Lauro.

Vous dire quoi ? Parler de quoi ? Vous croyez qu'il suffit de demander, d'allumer votre dictaphone et de déverser là sa merde pour avoir l'absolution ? J'ai essayé ça il y a longtemps...J'ai grandi depuis.  Vous ne savez pas qui je suis, vous n'avez pas idée de ce que j'ai traversé et pas seulement à Bleeker. Vous n'auriez pas tenu la distance, personne au dehors ne l'aurait fait...des X Men peut -être ...Amy aussi...et en une certaine mesure, Aislin et Jade. Nous sommes les Enfants Maudits de Dieu, nous sommes les héritières de Lilith, nous sommes damnées...pas hais, non, détrompez vous...Juste damnées. L'Amour n'a pas sa place la dedans, ce n'est pas un enjeu...c'est un paramètre comme un autre...avec la colère, l'espoir, la tristesse et la violence...c'est juste, une interlude d'un long combat à chaque fois recommencé, toujours...toujours...et toujours...
Je n'ai que très peu ressenti la douleur physique dans la vie, mais je suis gorgée, au sens propre, de douleur psychique. Mon esprit aurait du voler en éclats depuis longtemps...mais, non, c'est une putain de mécanique parfaitement huilée...elle fonctionne et fonctionnera toujours...Ce jour là, elle tournait à plein régime, c'est tout.

J'ai fait mon job de X Men, je l'ai bien fait parce que il n'y avait que ça à faire. J'ai ouvert la voie en attendant le reste des troupes, j'ai répondu à ces connards qui m'appelaient Beaver, j'ai même mis un poing dans la gueule d'un golio qui a voulu me faire du selfie...Ça me ferait presque rire si cet abruti ne m'avait pas assigné à comparaître...c'est la Nature Humaine, on n'y coupera pas. J'ai coordonné les secours et les forces de l'ordre...J'ai soufflé lorsque j'ai entraperçu Abraham...pardon..le téléporteur...Et puis il y avait les crevasses d'aeration qui sont apparues dans le bitume au dessus, il y a bien cinq personnes qui on faillit se blesser sans regarder où elles allaient ..il a fallut agir vite...il FAUT toujours agir vite, c'est comme ça.

Répondre, rassurer, coordonner...bordel...je ne pensais qu'à Jade...je la cherchais dans chaque crinière brune...ce...j'espérais. Puis Amy a appelé et j'ai compris. Jade était morte. Ça n'a pas été dit ainsi, c'était Sagien, tournée de vérités enrobées de probabilité...mais...j'sais pas...la voix d'Amy...ces mots qui n'étaient pas les siens..j'ai compris. C'était terminé. Nous étions à un partout avec Dieu, le match ne s’arrêterait pas...c’était comme ça. On avait le droit d'être ensemble, oui...pas d'être une famille. Compris grand chef...compris et va te faire foutre...toi, tes anges, ta miséricorde, ton paradis..Il a un goût de pute ton paradis ! Un goût de larmes ! C'est ce que je hurlais...pas moi...juste..les douleurs dans mon âme.
Jade était morte...on devait supporter...voilà. Ça n'a pas changer le cours de cette journée...non, ça n'a strictement rien changé. Nos cœurs saignent, ils saigneront toujours et vous, vous serez là...connement dans votre blouse de merde à écouter mes conneries.
Je n'étais plus moi, je veux dire, ce que je suis sanglotait, s'était effondrée...J'agissais en parfait soldat, parce que c'était là tout ce qui me restait, tout ce qui permettait d'avancer...J'ai répondu un truc comme... « bien reçu »...Putain..bien reçu...quelle horreur.. J'ai ajouté que j'allais la chercher et...et j'ai raccroché.
C'est tout.
Un mec du Bam est arrivé, je l'ai juste regardé avec lenteur...je n'étais plus là déjà. J'ai dis que les autres arrivaient et qu'il fasse son job...et après...
Après...c'est plus compliqué. Je ne fonctionnais que sur l’émotion et il m'est difficile de revivre ces moments sans...bouillonner et m'assombrir.
Je vais bien vous savez...c'est les autres que vous devez écouter...moi je ne suis pas morte, je n'ai pas été blessée, j'ai juste fait ce que je pouvais, j'espère que d'autres auraient fait pareil, d'autres l'ont fait.
Il faisait chaud dans les ténèbres, chaud et ça puait la mort...ca je connais et je sais le reconnaître tout de suite.
Je me souviens qu'à l'entrée, un mec m'a dit de ne pas descendre...c'était l'enfer d'après lui...j'ai...j'ai rit.
J'y étais déjà, moi, en enfer...on y était tous...vous avez une famille, vous ?....
Alors vous savez.


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John Reddington
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MessageSujet: Re: [ A Day To Remember] La Rue et Ailleurs ( Abrabiiiird, Cait, Rachel (voire X Men), Clara)   Sam 25 Oct - 16:06

Pieds nus, le regard hagard, la célèbre Beaver n'avait pas l'air au mieux de sa forme, loin s'en fallait, elle semblait fonctionner en mode automatique, comme si elle n'était pas vraiment ici. Elle sembla à peine le remarquer et ses propos furent pour le moins lacunaires. John ne se rappelait plus de tout les détails de sa fiche que tenait le BAM à laquelle il avait eu accès, mais il se souvenait qu'elle avait eu une enfance difficile et fait des erreurs de parcours en s'associant avec les mauvaises personnes. Il ignorait de quoi il retournait exactement, mais étant donné la situation actuelle, il n'était pas serein. L'incident du métro avait toutes les chances du monde d'être un attentat, alors en temps normal, n'importe qui avait le droit de flancher, mais dans la situation actuelle John envisagea la possibilité que quelque chose d'encore plus terrible soit à l'oeuvre, quelqu'un aurait il pu attaquer télépathiquement le Beaver, l'hypnotiser ou user d'une autre forme de manipulation ? C'était une possibilité, mais il n'avait pour l'instant aucun élément pour l'étayer. Une chose à la fois, et si possible une chose sur laquelle il pouvait agir.

Max de John, tu as des nouvelles ?


John de Max, la circulation devrait s'améliorer, toutes les radios de la ville transmettent les avertissements des autorités et demandent aux civils de quitter l'île de Manhattan, mais c'est pas gagné. Il faudrait si possible dégager l'Houston street vers l'est sur environ 2 kilomètres jusqu'à la rocade Franklin Roosevelt, il doivent déjà avoir commencé à faire ça. Au sud de cette position, tu as un commissariat et le pont Williamsburg et au nord tu as l'hôpital central de Bellevue et le centre de soin Israélien du Mont Sinaï, donc le gros des secours devraient pouvoir venir par l'Houston Street, fais se que tu peux pour aller dans ce sens.

John connaissait encore mal la ville, mais avec ses intructions, il allait pouvoir faire au mieux. Il grimpa sur le toit d'un taxi qui avait été abandonné ici et harangua la foule.

Votre attention s'il vous plait ! Je suis en liaison avec le BAM,
il montra du doigt son oreillette et poursuivi, Les renforts arrivent mais ils sont bloqués dans la circulation, alors on va essayer de les aider. Les pompiers et secouristes, continuez à faire se que vous pouvez pour les blessés, donnez la priorité aux blessés, les morts peuvent attendre, pas les vivants, John n'en revenait pas de dire quelque chose d'aussi horrible, d'aussi inhumain, mais c'était la vérité, les policiers, vous trois, vous allez sur Lafayette au nord jusqu'à la prochaine intersection, personne n'entre s'il ne porte pas un uniforme ou s'il n'a pas une formation médicale, vous trois Lafayette au Sud, vous Bleecker à l'est et vous Bleecker à l'ouest, la même chose. Vous trois, vous restez ici ! Tout les autres policiers et les volontaires, il faut ouvrir la voie au secours, il faut aller sur l'Houston Street et faire dégager toutes les voitures ! Détournez la circulation pour que personnes d'autres n'y entrent, et faites garer n'importe où toutes les voitures qui bloquent ou ne peuvent pas dégager, les gens récupérerons leurs voitures plus tard ! Du courage les gars, il y a des gens qui on besoin de nous !

Les gens se dispersèrent en suivant ses instructions, il était presque surpris, était ce vraiment si facile, les gens étaient il prêt à faire se qu'un inconnu leur disait ? Ces gens étaient de braves personnes, des héros à leur façon, engagés dans une course contre la montre. Coordonner les troupes sauverait il vraiment tant de personnes que ça ? John n'en était pas sur, mais il espérait que cela ferait une différence, que les secours pourraient arriver à temps pour sauver certaines vies. Mais il n'était pas un secouriste, John était un enquêteur et il devait faire se pour quoi il était payé. Il descendit du toit du taxi pour discuter avec les trois policiers à qui il avait demandé de rester avec lui.

C'est le bordel ici, il faut savoir se qu'il s'est passé, sans courant les caméras ne servent à rien pour le moment, interrogez les survivants, les passants. Il faudra aussi garder un œil sur les mutants qui aident, on risque d'essayer de se prendre à eux, et je préfère être sur qu'il n'y ait pas de débordement ! Et si possible, j'aimerais connaître le nom du téléporteur qui vient en aide aux gens.

Arrête ton char ! On s'en fout de savoir qui a fait quoi le pour le moment, connard, il faut sauver les gens coincés là dedans !

L'homme était un policier plus grand et large que John, un espèce de colosse sur qui on avait du coudre des morceaux de rideaux bleus pour lui faire un uniforme et qui devait entrer dans un véhicule de police avec un chausse-pied. John devait lever la tête pour le regarder dans les yeux.

Ecoute, si c'est un simple accident, tu as parfaitement raison et je serais un connard d'avoir privé les survivants de trois paires de bras supplémentaires, mais imagine un instant que se soit un type avec une ceinture d'explosif et qui a crié Allahu Akbar avant de se faire sauter, ou un mutant capable de provoquer des explosions, ça pourrait très bien n'être qu'un début avant qu'une école n'explose, qu'un gaz mortel ne se répande dans un centre commercial ou n'importe quelle horreur du même genre, souviens toi du 11 Septembre, si on avait compris plus tôt, on aurait pu abattre le deuxième avion. Alors je veux espérer le meilleur et que ça se limite à ça, mais on doit se préparer au pire, on doit savoir !


Le policier fixa John d'un regard dur appuyé par toute sa hauteur. John eut l'impression d'être jugé par le Ciel depuis ses hauteurs Céleste. Avait il pris la bonne décision ? Y avait il une bonne raison d'empêcher colosse de pousser les voitures pour que les ambulances puissent arriver ? Il l'avait choisi lui pour lui demander de rester car avec sa masse, il pourrait apaiser la plupart des tensions qui pourraient apparaître sur la zone, et qu'en cas de problème, il faudrait des gens qui sache se battre. Le colosse tendis une grande paluche dans la taille d'une assiete à John,

Ok, pardon, tu as sans doute raison. Jeremy Gernez, officier de Police du 8° district.

John serra cette main, soulagé de ne pas se la faire broyer, il l'avait redouté pendant une seconde et ceux malgré sa résistance.

John Reddington, agent spécial du BAM, enchanté Jeremy. On s'y met ?

Il sera la main aux deux autres agents de police et se dispersèrent pour essayer d'obtenir des informations. John n'y croyait pas trop, mais ils devaient essayer. Après tout, les gens les plus à même d'avoir des informations sur se qui s'était passé avaient aussi le plus de chance de ne pas avoir survécu à l'incident. Son regard se posa sur la bouche de métro. Elle causait chez lui une sorte de fascination morbide, il aurait voulu descendre, voir de ses yeux les horreurs qui devaient joncher le sol et probablement les murs aussi, mais dans ce morceau d'enfer sur terre, l'heure était aux secours, pas à l'investigation ni au tourisme. Sous terre, John aurait pu aider, il aurait pu avancer sans risque, sans avoir de problème pour respirer, mais sa place était à la surface.

*Allez Quentin, tu es un enquêteur, pas un sauveteur* un souffle, un murmure pour s'encourager. Se parler à soi même était un prémisse de la folie, mais ce monde était en train de fou, John avait bien le droit de suivre le mouvement, il serait toujours temps de revenir en arrière plus tard. N'est ce pas ?

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MessageSujet: Re: [ A Day To Remember] La Rue et Ailleurs ( Abrabiiiird, Cait, Rachel (voire X Men), Clara)   Dim 26 Oct - 8:50


Lundi 29 Septembre – 18h 18

Un peu plus de vingt minutes après l'explosion, une foule compacte s'était rapidement formée autour de chacune des sorties de la station de métro. Lorsque la police intervint, elle tenta de la disperser et de l'écarter le plus possible de théâtre d'opération, au cas où une autre catastrophe se produirait. Cette masse humaine infranchissable forma donc un cercle délimité par des barrières et des policiers autour de la station. D'indénombrables camions de télé, surmontés de leurs antennes et crachant chacun leurs lots de journalistes, cadreurs et autre étaient là aussi. Tous disaient la même chose, tentant de trouver quelque chose que les autres n'avaient pas. Quelques chaînes avaient pu trouver un ou deux témoins de l'attentat pour balbutier devant les caméras, entièrement recouverts de poussière, d'autres tentaient de s'approcher le plus possible de la station, histoire de glaner quelques images choc.

Du dernier camion arrivé surgit une menue journaliste à l'air hargneuse suivit d'un cadreur en léger surpoids, caméra sous le bras. La femme se recoiffa rapidement pendant que l'homme faisait les derniers préparatifs, puis, armée de son micro, elle se mit à parler à une vitesse folle en se rapprochant de traverser la foule.

« Comme vous pouvez le voir ici, c'est l'anarchie en plein Sud de Manhattan ! On dénombre déjà plus d'une vingtaine de victimes alors que les secours viennent juste de se mettre en place. Personne n'a l'air de savoir ce qu'il se passe mais des rumeurs courent déjà sur un possible attentat à la bombe suivit du déraillement d'un métro. Ça va être difficile d'obtenir des information ici James, je vous rends l’antenne ! »

Puis il y eut un petit jingle et enfin on vit le plateau télé de cette chaîne d'info, les deux présentateurs, un homme et une femmes assis côte à côte, face caméra, enchaînèrent aussitôt.

« Merci Marie. Cet attentat désormais avéré on vous le rappelle, qui a déjà fait plus de quarante victimes. Nous venons d'apprendre il y a quelques secondes qu'un groupe a revendiqué cet attentat. D'après nos sources, ce groupe serait le Front de Libération Mutant, ce groupe de terroristes visant la suprématie mutante, on vous le rappelle. »

Puis, c'est sa collègue, assise à sa gauche qui prit la parole.

« Pour ceux qui viennent d'arriver, c'est l'anarchie qui règne à Manhattan alors qu'un attentat à la bombe vient de se produire dans le métro de New York. On dénombre déjà plus d'une quarantaine de victimes et un grand nombre de blessés. L'explosion d'un des métros aurait causé le déraillement d'un autre train puis l'effondrement d'une partie de la station, augmentant encore le nombre de victimes. Nous venons d'apprendre il y à quelques instants la revendication de cet attentat. C'est le groupe qui se fait appeler "le Front de Libération Mutant" qui serait à la cause de cette explosion, mais nous n'en savons pas plus. »

Une fois encore, la presse télévisée venait de dérouler le peu qu'elle savait, donc elle se mit à répéter, histoire de continuer à parler du sujet qui lui ferrait faire le plus d'audimat.

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John Reddington
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MessageSujet: Re: [ A Day To Remember] La Rue et Ailleurs ( Abrabiiiird, Cait, Rachel (voire X Men), Clara)   Mer 29 Oct - 11:09

Au milieu de ce chaos, un semblant d'ordre semblait naître, des véhicules de secours finissaient enfin par arriver, des secouristes débarquaient et se ruer à leur tâche, actes tantôt héroïques mais travail macabre le plus souvent. Les forces de l'ordre aussi arrivaient, et aidaient à sécuriser les lieux. Un haut gradé de la cellule de gestion des crises de New-York arriva, et John fut heureux de lui laisser la place.

Vous êtes sur de ne pas vouloir continuer ? Ce que vous avez fait n'était pas mal, je vous regarde, je vous laisse faire et moi je me repose ?

Non merci Monsieur, je suis soulagé que vous soyez arrivé, je vous laisse avec plaisir ce boulot et la paye qui va avec, je vais me contenter de faire se que je sais faire, enquêter si vous voulez bien.

John laissa donc les rênes des opérations à quelqu'un de compétent (il l'espérait), ou du moins de former pour ça et dont c'était la responsabilité et alla interroger les rescapés du métro qui était en état de parler et prendre leurs identités. Leurs propos n'étaient pas tous cohérent, mais un schéma ressortait de leur propos, IL NE SAVAIT RIEN ! Ou presque.

  • Il y a eu une explosion dans un wagon devant et
  • La terre a tremblée et le plafond et tombé
  • J'ai perdu mon doudou
  • La lumière s'est éteinte et tout a explosé
  • Ma boss va me tuer si j'apporte pas ce dossier
  • Je n'ai rien compris, un moment j'étais debout en train de lire de New-York Times, et l'instant d'après, j'étais au sol enchevétré au milieu d'autres personnes qui étaient tombés
  • Il a fait noir tout d'un coup et un homme en a profité pour me peloter
  • On a volé mon sac
  • Le mètro s'est renversé puis il y a eu une explosion
  • J'ai senti une explosion, puis les lumières se sont éteintes, c'était le chaos.
  • J'ai vu le metro tombé sur l'autre, enfin, plus ou moins dans le noir, c'était comme ces courses de voitures qui se défoncent les unes les autres, le bruit du métal tordu broyé c'était horrible, mais le pire ça a était après, les cris les pleurs les gémissements, un cauchemar.


Bon certes ce qui s'était passé était horrible, mais John pu extraire de leur propos quelques informations, les gens n'étaient pas tous d'accord sur le timing des évènements, mais la majorité des gens l'expliquaient ainsi, une explosion, le courant était coupé, le plafond crève et un métro tombent depuis la voie d'au dessus. Si tout ça avait commencé avec une explosion, c'est que c'était un attentat, et si c'était un attentat, la journée allait être longue, très longues !

Les secours se faisaient de plus en plus nombreux, et ça c'était une bonne chose, cependant, l'Univers est un grand connard cosmique et un adepte de l'équilibre, alors pour l'arrivé de ces véritables héros du quotidien, il était obligé (ou alors il s'en réjouissait?) d'envoyer leur penchant sombre, les pires plaies de la Terre, les journalistes des chaînes d'informations. Ils avaient débarqués en nuées de vermine et se collaient au cordon de police pour être celui qui aurait la plus belle image, après tout c'était bon pour l'audimat non ? John était pour le journalisme, notamment le journalisme d'investigation, c'était un quatrième pouvoir indispensable à une démocratie, mais à cause de mauvaises expériences, il détestait ces charognards de journalistes de terrain qui se ruait sur tout les événements les plus sinistres et les pires misères du monde pour la rapporter sur leurs chaînes de télévisions qui repasseraient ces mêmes images et les mêmes maigres informations en boucles. John alla rapporter les maigres informations qu'il avait pu glaner à son divisionnaire. En chemin il s'arrêta échanger quelques mots avec un collègue qui aider à identifier les victimes. Dans certains cas c'était facile, les gens avait une pièce d'identité dans la poche, mais dans d'autres quand il n'y avait pas de poches car il n'y avait plus de jambes ou autres mutilations du même genre, la besogne était beaucoup plus sinistre. Il le laissa et rejoignit son divisionnaire et lui expliqua se qu'il avait pu découvrir.

C'est cohérent avec se que les sismographes du métro ont pu enregistrer, ça veut dire que c'était très certainement un attentat. Bordel, ça me rappelle le 11 Septembre, j'espère qu'une autre bombe ne va pas exploser quelque part.

Un peu plus loin, un inspecteur de police prenait une journaliste à parti.

D'où est ce que tu tiens cette information?!

Le secret des sources tu connais ?

Je te demande pas qui t'a donnais l'info, je te demande où se que ce groupe a fait cette revendication, sur internet, dans une lettre à ta chaine ?

Je ne sais pas, l'information a été donné sur le plateau, pas par moi, mais même si je le savais, je ne te le dirais pas, fascistes !

Les Patriot act et le homeland act tu connais ?

Néo Fascistes !

Charognarde !

John demanda à son divisionnaire se qu'il se passait.

La chaine de télé de cette journaliste a dit en direct qu'un groupe appelé Le Front de Libération Mutant aurait revendiqué l'attentat, mais personne au BAM, FBI, Police CIA ou NSA n'est au courant de cette revendication, et surtout, personne n'a jamais entendu parler de ce groupe terroriste mutant, et pourtant au BAM, on devrait être les premiers au courant, alors si c'est vrai, on va encore se faire mal voir.

Super !

Le Front de Libération Mutant ? Effectivement, ce nom ne disait rien à John, en plus c'était un nom assez idiot, ça faisait penser au Front de Libération des Elfes de Maison dans Harry Potter, mais surtout, vu que les mutants n'étaient emprisonné que lorsqu'ils étaient des criminels ou qu'ils étaient extrêmement dangereux, John avait du mal à imaginer un groupe crédible exigeant leur libération. A la rigueur, qu'un groupe Pro-Mutant dans le genre de la confrérie exige la libération de complices emprisonnés, c'était possible, mais ce n'était pas leur combat principal, la le FLM avait l'air de se donner comme unique mission leur libération... Il allait falloir creuser, mais surtout, si cet attentat était bien de l'activisme pro-Mutant, il allait falloir que tout les mutants fassent profil bas pendant un moment, et le BAM allait avoir du mal à gérer tout ça.

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Abraham Blackwood
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MessageSujet: Re: [ A Day To Remember] La Rue et Ailleurs ( Abrabiiiird, Cait, Rachel (voire X Men), Clara)   Mer 5 Nov - 13:52

Sans s’en rendre compte, Abraham se téléportait toujours dos aux cordons de police qui s’étaient mis en place progressivement. Instinct primaire peut-être. Ou habitude plus probablement. Il ne doutait pas que la presse, ou les vautours, tout dépendait du point de vue, allait s’y masser. Si pour la discrétion, il était grillé depuis le début, ce n’était pas pour autant qu’il souhaitait voir sa tête s’afficher en gros plan à l’édition du soir.
Il relâcha le jeune homme et sa mère puis il recula d’un pas, les laissant aux soins des unités médicales qui s’étaient toutes, plus ou moins, regroupées là où Max et les siens s’étaient installés au tout début. La zone s’était d’ailleurs étendue et apparemment, la voie était dégagée maintenant. Tant mieux. Il s’éloigna, un peu à l’écart, soupirant malgré tout et malgré lui. Il eut le temps d’entendre les reproches de la mère et les remerciements du fils. Heureusement que l’ingratitude n’était pas héréditaire.

« Tout va bien Abraham ?
- Hum ?
- Tu as l’air … ailleurs. »

Il se retourna et avisa Savannah qui le regardait, une légère inquiétude transparaissant sur ses traits. Tout comme une certaine fatigue. Elle était là, debout, attendant sa réponse alors qu’elle avait les mains rouges. Elle était juste en train de boire un café avec des amis. Elle n’avait jamais demandé à être là. Pas plus que les autres. Pas plus que lui. Sauf qu’elle, Max et leurs amis avaient répondu présents quand il avait donné un semblant d’organisation. Rien que pour ça, elle était meilleure que la plupart des gens. Il lui sourit doucement avant de lui répondre d’une voix plus assurée et ferme qu’il ne l’escomptait.

« Ne t’en fais pas pour moi. Simple contrecoup, il va passer.
- D’accord … mais si tu as besoin, n’hésite pas, d’accord ?
- Bien madame ! »

Mensonge éhonté. L’américain n’allait pas prendre la place d’un blessé juste parce qu’il était fatigué. S’asseoir dans un coin suffirait amplement. Il l’envisageait fortement d’ailleurs. Il n’avait pas fait plus attention que ça lors de ses précédentes téléportations mais là que le point venait d’être soulevé, il ressentait des fourmillements dans le bout des doigts et les jambes, surtout les mollets. C’était la fin de journée, peut-être était-il légèrement fatigué initialement mais rien de bien méchant … s’il commençait à avoir les premiers symptômes, il avait atteint son premier palier. Il était étonné. Il ne pensait sincèrement pas avoir fait les 200 kilomètres qu’il représentait. Cela étant, puisqu’il ne faisait pas de saut seul, les distances étaient rapidement multipliées. Il n’avait pas non plus en tête la distance avec l’hôpital … et comme il ne s’amusait pas à compter le nombre de blessés qu’il avait déplacé …
Il se massa la nuque et ferma les yeux, la tête baissée vers le sol. L’idée maintenant, c’était d’atteindre la rame numéro deux. Il avait vu les portes éventrées avant d’évacuer le couple précédent. Y entrer ne devrait pas être compliqué, pas plus qu’appeler Rachel afin de savoir si elle était là ou non. Après, il reprendrait ses extractions de blessés. Mais pas avant d’avoir sa réponse la concernant.

« C’est de votre faute !! »

Ne pensant pas que c’était à lui qu’étaient adressés ces propos, il ne bougea pas, continuant de profiter d’une trop courte minute de répit. Soixante secondes. Il ne voulait pas s’accorder plus. Son repos pouvait attendre. La vie de certains, non. C’est en entendant les bruits de pas sur les gravats, proches, qu’il daigna relever la tête et ouvrir les yeux, découvrant alors un homme venir vers lui.

« Pardon ? »

Il eut à peine le temps de formuler ce mot que l’autre, paumes ouvertes, le poussa violemment. Ne s’y attendant pas, il recula de quelques pas. En revanche, entrainement oblige, il resta debout et l’instant d’après, se mit en position, prêt à en découdre.

« Tout ce qui arrive aujourd’hui, c’est de votre faute à vous les mutants ! »

Mais bordel, quelle information avait-il raté ? Et si c’était de sa faute, penserait-il vraiment à faire ces allers et retours pour sauver des vies ?

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John Reddington
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MessageSujet: Re: [ A Day To Remember] La Rue et Ailleurs ( Abrabiiiird, Cait, Rachel (voire X Men), Clara)   Lun 10 Nov - 17:39

C'était de la folie, l'enfer c'était déchaîné dans les profondeurs, la violence des hommes avaient retourné les entrailles de la terre, éventré deux rames de métro et broyé un grand nombre d'être humains, et on avait pour l'instant aucune piste sérieuse, les minutes passaient, l'angoisse augmentait et les esprits s'échauffaient, il y avait de plus en plus de monde qui s'amassait au niveau des barrières de sécurité se qui n'était pas sans inquiéter les autorités, il faut bien reconnaître que dans cette foule pouvait se trouver des complices des terroristes qui étaient là pour observer leur œuvre, et ce n'était que la moindre possibilités, des terroristes pouvaient très bien se mêler à la foule pour y déposer un sac bourré d'explosif ou alors être en planque dans un immeuble avec un fusil sniper prêt à arroser la foule, auquel cas les gens s'envoleraient dans toutes les directions façons volée de moineaux, ils se rueraient dans toutes les directions, y compris dans celle de la bouche de métro et si cela se passait ainsi, on pouvait faire une croix sur les opérations de secours tant ce serait le bordel. Pour tenter des limiter ces possibilités, ou au moins essayer de faire quelques choses, on empêchait autant que possible les gens d'approcher, des agents photographiaient la foule pour  avoir des photos des gens présents pour voir si des visages déjà fichés ressortaient, quelques agents en civils patrouillaient pour repérer les comportements suspects. John de son côté continuait à interroger les survivants et les témoins. En pure perte jusqu'à présent. Personne n'avait rien vu ni entendu en dehors de l'explosion, le FLM était inconnu au bataillon, il faudrait du temps pour démêler cette affaire et le temps était un facteur très important en matière de sécurité et de communication avec le public.

Il était en train d'échanger quelques infos plus que lacunaires avec un collègue quand un élément attira son attention. Près d'un cordon de police, un homme en prenait un autre à parti et le poussa violemment.

" Tout ce qui arrive aujourd’hui, c’est de votre faute à vous les mutants ! "

Voilà, se qui devait arriver était en train de se passer, quelqu'un avait pris pour argent comptant les propos des journalistes et était en train d'accuser quelqu'un, un mutant, John était prêt à parier que c'était le téléporteur qu'on lui avait décrit mais qu'il n'avait pas encore réussi à approcher. John se dirigea vers eux bien décidé à mettre fin à l'altercation avant que ça ne dégénère.

"C'est des mutants comme toi qui ont tué tout ces gens !"

John s'interposa entre les deux protagonistes et exhiba sa plaque.

Calmez-vous Monsieur, je suis du BAM et il n'y a aucune preuve que l'explosion soit l'oeuvre d'un mutant ou d'un groupe pro-mutant.

"Conneries, vous voulez pas reconnaître que c'est des mutants qui ont fait ça car ça prouverait votre inefficacité ! La seule solution c'est de prendre tout les mutants, de les mettre dans un trou et d'y foutre le feu."

Monsieur, je vais vous demander de quitter les lieux immédiatement.

"Je ne partirais pas tant que cette racaille de mutant sera encore ici à salir les gens qui sont mort par sa faute."

Des policiers qui gardaient le cordon s'étaient rapprochés dans le dos de l'usager prêt à intervenir au cas où ça dégénérerait, il y avait notamment Jeremy Gernez, le policier colossal que John avait préféré garder sur place précisément en cas d'altercations. L'ennui c'est qu'il y avait des caméras de télévision, et que John préférerait ne pas apparaître à la une du journal de 20h, il allait devoir trouver une solution, peut être que lui dire qu'il était lui même un mutant suffirait à lui faire péter les plombs et à le pousser à frapper le premier.

Monsieur, ce genre de propos n'est pas acceptable, je vais vous demander une dernière fois de partir.


"Et tu vas faire quoi si je refuse, c'est un pays libre, je vais où je veux."

John fit un signe aux agents dans le dos de l'homme et Gernez posa une main sur son épaule, le type mit un moment à regarder le nouveau venu des pieds à la tête vu que le policier faisait bien 30 centimètres de plus que lui.

Venez Monsieur, votre avis m'intéresse beaucoup, on va aller discuter.

"Mais mais..."

Le duo Gernez / usager s'éloigna du cordon et des caméras, c'était presque cocasse, on avait l'impression que Gernez téléguidait l'usager juste en posant une main sur son épaule. C'était soit une force colossale ou alors un pouvoir mutant, dans tout les cas, c'était un soulagement que la situation se soit fini sans esclandre.

On a évité le pire je pense, John tendit une main au téléporteur, John Reddington du BAM, c'est bien vous le téléporteur qui aide les victimes ? Je m'excuse, mais j'aurais besoin de votre identité complète, si vous le souhaitez elle peut rester confidentielle, mais j'ai besoin de la savoir pour mon rapport.

John avait trouvé le téléporteur et il avait même un prétexte pour avoir son identité, à tout malheur une chose est bonne comme disait le proverbe.

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Abraham Blackwood
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MessageSujet: Re: [ A Day To Remember] La Rue et Ailleurs ( Abrabiiiird, Cait, Rachel (voire X Men), Clara)   Lun 10 Nov - 23:43

Abraham n’avait pas bougé, restant prêt à coller une droite à l’homme, dont il ne comprenait pas le sens des propos, s’avisait de s’en prendre à lui physiquement. L’idée de se téléporter lui vint aussi à l’esprit. Et elle était bien meilleure. L’autre, dans son élan, se retrouverait déstabilisé … il y avait même une chance qu’il finisse au sol. Il attendait un mouvement de son adversaire pour foutre le camp quand un nouveau champion entra dans la danse, s’interposant entre eux en brandissant une plaque d’officier tel l’arme absolue. Il faillit en rire malgré lui. De la même façon, son côté joueur fut brièvement déçu ne pas pouvoir mettre son petit plan à exécution.

Choisissant de croire que celui qui avait décidé de faire de lui son bouc émissaire ne s’en prendrait pas à l’un des représentants de la loi, il se détendit, reprenant une posture normale. Il en profita pour observer le nouveau venu tout en écoutant ses dires. Ainsi donc, il était agent du BAM. Et probablement un agent de terrain s’il ne se basait que sur sa condition physique. Les autres, du BAM ou d’ailleurs, avaient tendance à s’empâter et à être ventripotents … mais il pouvait aussi être une exception. En tout cas, le port du costume et de la cravate ne faisait pas tâche sur lui. Les cheveux courts et la barbe rasée de près contrastaient radicalement avec lui qui avait les premiers en bataille en permanence et laissait la seconde atteindre les trois jours sans hésitation.
En attendant, certaines informations devaient être sorties pendant qu’il faisait des allers et retours. Personne ne lui avait dit que l’attentat avait été revendiqué par qui que ce soit. Et encore moins par des pro-mutants. Il était peut-être crédule mais il n’y croyait pas. C’était trop simple. Trop facile. Il résista à l’envie de répondre à la proposition radicale énoncée. Il n’avait pas de s’abaisser à ce niveau-là et laissa couler, soupirant tout de même devant tant de haine. L’éprouvait-il réellement ou suivait-il une masse pour faire comme tout le monde ? Avait-il des raisons personnelles d’en vouloir aux mutants ou tout cela n’était que ressentis du moment ?
Il laissa glisser l’insulte. Ce n’était pas la première fois. Cela ne serait pas la dernière non plus. Pourquoi s’énerver ? Il avait été entrainé à résister à des interrogatoires, ce n’était pas ça qui allait l’atteindre. Et puis, il savait pertinemment qu’il avait sauvé des vies. Le jeune homme et sa mère pour les plus récents. Si cette dernière ne lui avait montré aucune reconnaissance, ce n’était pas le cas de son fils. Et cette gratitude valait bien plus que toutes les insultes que l’autre pourrait bien lui adresser.

L’ancien soldat, de façon administrative en tout cas, n’était pas le seul à garder son calme. L’agent du BAM persévérait pour que l’autre s’en aille sans heurt. Il était vrai qu’il serait dommage que les caméras, groupées autour du cordon de sécurité comme des mouches sur un pot de miel, en profitent pour faire leur choux-gras de la prochaine édition. Côté discrétion, il était grillé de bout en bout. Peut-être qu’une teinture serait à envisager. Totalement en désaccord avec la scène qui se déroulait à quelques pas, il sourit. Cela pourrait bien faire rire sa mère. C’était suffisant pour qu’il le fasse vraiment.
Il tourna légèrement la tête pour suivre le mastodonte et l’emmerdeur s’éloigner, le second n’ayant pas la moindre chance d’y échapper. Il avait tenté sa chance, il avait perdu. Il pivota vers l’agent quand ce dernier reprit la parole à son attention, tendant une main pour les présentations d’usage. Il tendit la sienne et serra l’autre, éducation oblige. Cependant, il ne le coupa pas, attendant la fin avant de répondre. Si parfois il hésitait sur la voie à prendre, ce n’était pas le cas ici. Il choisit la sincérité et de jouer franc-jeu. De toute façon, le dénommé John ne pouvait pas en apprendre plus que Pulsar qui elle-même n’avait pas tout découvert.

« Abraham Blackwood, enchanté. déclara-t-il tranquillement Quant au fait d’être un téléporteur, je pourrai nier mais je ne pense pas que cela serve à quelque chose puisqu’une bonne partie des secouristes peuvent me montrer du doigt si vous le leur demandez alors … »

Il haussa les épaules, quelque peu fataliste, avant de reprendre de la même voix calme et sereine.

« Quant à mon identité … tout dépend du niveau auquel vous placez le mot "complète". Mais dans tous les cas, j’apprécierai effectivement qu’elle reste confidentielle. Je ne tiens pas à ce que mon nom apparaisse dans les journaux de demain. Par contre, pour le moment, je n’ai pas spécialement de temps à vous accorder malheureusement. Si vous êtes toujours là quand tous les blessés seront sortis des décombres, je pourrai répondre à vos questions. Si nous ne nous recroisons pas, ce dont je doute, cherchez parmi les congédiés de l’US Army, à la date du jeudi 14 Novembre 2013. Vous devriez avoir une bonne base à partir de là, que ce soit pour votre rapport sur le micro-incident ou pour celui sur mon implication dans les événements d’aujourd’hui. Maintenant, si vous permettez … »

Il recula de deux pas et regarda l’agent Reddington.

« A plus tard. »

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John Reddington
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MessageSujet: Re: [ A Day To Remember] La Rue et Ailleurs ( Abrabiiiird, Cait, Rachel (voire X Men), Clara)   Mer 26 Nov - 22:49

« Abraham Blackwood, enchanté.]Quant au fait d’être un téléporteur, je pourrai nier mais je ne pense pas que cela serve à quelque chose puisqu’une bonne partie des secouristes peuvent me montrer du doigt si vous le leur demandez alors … »

Ce n'était pas faux, les secouristes n'auraient aucun mal à l'identifier et la moitié du monde devait déjà avoir vu l’œuvre de cet « Abraham » grâce aux caméras des chaînes d'informations, enfin « Abraham » si c'était son vrai nom, enfin, il allait avoir besoin d'une pièce d'identité, une date et un lieu de naissance, une adresse, sa profession, sa filiation complète avec le nom de ses parents, numéro de sécurité sociale... toute une batterie d'informations grandement inutiles mais tout à fait indispensables pour compléter son rapport, les joies de l'administration.

« Quant à mon identité … tout dépend du niveau auquel vous placez le mot "complète". Mais dans tous les cas, j’apprécierai effectivement qu’elle reste confidentielle. Je ne tiens pas à ce que mon nom apparaisse dans les journaux de demain.

Bon jusque là, c'était du bon sens, il n'allait pas non plus écrire une pancarte et la brandir partout où il apparaîtrait afin de lui faire de la pub, et il pourrait demander à faire classifier son nom, mais bon pour ça il allait lui en falloir plus.

« Par contre, pour le moment, je n’ai pas spécialement de temps à vous accorder malheureusement. Si vous êtes toujours là quand tous les blessés seront sortis des décombres, je pourrai répondre à vos questions. Si nous ne nous recroisons pas, ce dont je doute, cherchez parmi les congédiés de l’US Army, à la date du jeudi 14 Novembre 2013. Vous devriez avoir une bonne base à partir de là, que ce soit pour votre rapport sur le micro-incident ou pour celui sur mon implication dans les événements d’aujourd’hui. Maintenant, si vous permettez … »

John hésita un peu, quel genre d'énergumène donnait sa date de radiation de l'armée plutôt que sa date de naissance, avait il dans l'idée de lui faire suivre un genre de jeu de pistes pour le retrouver ?

« A plus tard. »


Non attends !

Et voilà John qui parlait dans le vide, Abraham avait disparu instantanément. Quelque part John aurait préféré qu'il se soit téléporté dans un nuage de fumée à la ninja ou avec des effets sons et lumières ou pyrotechniques, et pas juste ne plus être là dans un clignement de l’œil.

Je déteste les téléporteurs !


Ce n'était pas vrai jusqu'à présent, mais ça venait de le devenir, la téléportation venait de faire une entrée retentissante dans le top 3 des pouvoirs honnis en détrônant la télékinésie, mais restait quand même derrière la modification de la réalité en deuxième place et la télépathie en première position. Dans une émission de variétés, on aurait enchaîné avec un morceau du pyROCKynésiste des français, « Johnny Hallyday » avec « Allumez le feu », mais on était pas dans une émission musicale, on était sur les lieux d'un sinistre attentat, alors il allait falloir recommencer à enquêter et obtenir autant d'informations que possible, il serait toujours temps de traquer ce téléporteur précoce plus tard.

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Abraham Blackwood
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MessageSujet: Re: [ A Day To Remember] La Rue et Ailleurs ( Abrabiiiird, Cait, Rachel (voire X Men), Clara)   Sam 27 Déc - 14:48

Abraham avait téléporté les quelques élèves présents, pas tous conscients, auprès du X-Jet où ils avaient été pris en charge par l’autre X-Woman dont il ignorait le nom réel. Ou l'alias. Il n'avait rien en fait, si ce n'était son visage. Si c'était vraiment le sien. Certains masques étaient très bien faits de nos jours ... Dans l'absolu, cela devrait suffire pour son rapport qu’il devrait bien finir par rédiger. De toute façon, il faudrait que cela suffise pour le moment.
Il n’avait pas encore eu le temps d’y penser plus que ça mais l’écriture d’un compte-rendu se tapissait dans l’ombre des choses à faire lorsque la journée serait enfin achevée. Seulement, d’autres étaient en pleine lumière. Et parmi elle, une seule était au zénith, éclipsant toutes les autres : rassurer ses proches. Il n’avait pas son portable sous la main et avec l’absence de réseau rien ne devait être passé mais il ne doutait pas : en rentrant, il trouverait un certain nombre de sms, d’appels en absence et des messages sur son répondeur. Son téléphone fixe devait avoir subir les mêmes assauts. Alors il les appellerait tous sans exception, peu importe l’heure ou son propre état. Sa famille et ses amis resteraient toujours sa première priorité.
Après ça uniquement viendrait la douche et le repos. Quant à ses obligations professionnelles … qu’elles aillent au diable pendant un temps. Sauf s’il était convoqué, elles n’étaient pas à la journée près. Un délai de deux ou trois jours ne changeraient rien. Après tout, il n’avait pas vraiment d’informations importantes à distribuer.

Il avait envisagé de revenir à pieds dans la rue depuis la position du X- Jet. Après tout, deux rues, ce n’était pas grand-chose. Avoir cinq minutes de solitude aurait également pu être bénéfique. Mais dans ce cas, il aurait dû traverser la foule de journalistes puis passer le cordon de sécurité en s’expliquant aux différents agents. Les premiers auraient pu avoir un gros plan sur son visage et les seconds lui auraient fait perdre du temps à se justifier si l’agent Reddington n’était plus dans le coin pour lui faciliter  la tâche. L’un comme l’autre ne le tentait pas du tout.
Alors il avait biaisé. Il avait effectivement fait un petit bout à pieds puis il s’était calé négligemment dans un coin sombre où personne ne pouvait le voir. Ou pas sans le chercher expressément en tout cas. A partir de ce point, il s’était téléporté  dans le café d’où il était ressorti l’air de rien. Comme la foule était toujours conséquente entre la sécurité, le médical et le reste, personne n’avait fait attention et il était passé inaperçu.
Il avait commencé par se diriger vers le petit pole, devenu grand, médical. Sa taille aidant, il avait réussi à repérer plutôt facilement, parmi l’une des têtes qu’il cherchait, Riley. Les autres ne devaient pas être bien loin. Il passerait les voir, peut-être. Il s’approcha et lui serra doucement l’épaule.

« Riley.
- Abraham ! Ça faisait un moment, on commençait à s’inquiéter un peu et … tu as une mine épouvantable.
- Tant que ça ?
- Par rapport à tout à l’heure avant … tout ça, oui, clairement. Remarque, j’dois pas être mieux tu m’diras …
- Tu veux vraiment que je réponde ?
- Non ! s’exclama-t-il en riant Non ça ira merci.
- Les autres vont bien ?
- Du mieux qu’on peut en tout cas. Sincèrement … je crois qu’on n’aurait pas pu mettre les pieds dedans autrement. Baptême du feu en quelque sorte. Je suis épuisé, je veux juste rentrer chez moi mais il y a encore à faire et je … je ne sais pas, j’aurai l’impression de me défiler en partant.
- Vous aussi vous avez droit à du repos tu sais …
- Et c’est toi qui dit ça hein ?
- Je n’ai pas dit qu’il fallait forcément m’écouter. Ce que je sais, c’est juste que j’en aie l’habitude.
- Je crois que je ne veux même pas savoir.
- Non, il ne vaut pas mieux en effet. Autrement, tu sais où est passé mon sac ?
- Yep ! T’as de la veine, c’est moi qui l’ai, bouge pas. »

Et avant que l’américain ait le temps dire ouf, le jeune homme était déjà parti. Il soupira et s’étira. Bien qu’il ait déclaré en avoir l’habitude, lui-aussi voulait rentrer. Mais c’est aussi pour les mêmes raisons qu’il restait. S’il pouvait servir, ne serait-ce qu’un tant soit peu, à améliorer la situation, il voulait le faire. Il n’y avait que son corps, dont les fourmillements ne cessaient pas, qui voulait l’inverse.

« Tiens, le voilà.
- Je te remercie. dit-il en fouillant dedans Alors …
- Je ne crois pas qu’il te manque quelque chose …
- Hm ? Ah non, ce n’est pas ça. Je cherche mon téléphone et il doit être au fond, comme toujours. Et même s’il me manquait quelque chose, je crois qu’aujourd’hui, ça serait le moindre de mes soucis. Ah le voilà !
- Un souci ? demanda Riley en voyant le visage de son interlocuteur
- Non, juste des parents et des amis inquiets. Mais vu le réseau … je les appellerai de chez moi, tranquillement. Rien à voir mais personne ne me cherchait ? Des agents du BAM ? D’autres personnes peut-être ?
- Pas que je sache. Il faudrait demander aux autres peut-être ?
- Non laisse, ça ira. Et je ne te dérange pas plus longtemps si tu as encore à faire.
- T’inquiète ! »

Il le laissa repartir il ne savait où et décida de s’accorder quelques minutes pour lui. Il trouva un petit recoin relativement à l’abri des regards, personne ne ferait attention à lui de toute façon, et s’y installa, repliant sa carcasse en une position assise, genoux remontés au niveau du menton. Il tourna volontairement la tête à l’opposé de la scène qui continuait de se dérouler et commença à pianoter sur son téléphone. Des simples sms pour dire qu’il était ok et qu’il appellerait plus tard, histoire de rassurer. Puis viendrait un début de liste qui reprendrait les grandes lignes du déroulement de la soirée.

Si personne ne venait le chercher d’ici-là.

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Echo
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MessageSujet: Re: [ A Day To Remember] La Rue et Ailleurs ( Abrabiiiird, Cait, Rachel (voire X Men), Clara)   Mer 31 Déc - 15:47

Rachel grimpait les marches deux à deux, en queue des gens évacués et avec suffisamment de distance entre eux pour qu’elle ne soit pas associé à leur groupe. Il était bien moins difficile d’avancer maintenant, les secouristes en nombre suffisant pour gérer les victimes et la panique ayant laissée place à l’apathie docile, chez lesdites victimes tout du moins. Chez les secouristes, professionnels ou pas, on tâchait de faire au mieux, sur terre comme en-dessous. Non, ce serait les autres qui seraient, comme toujours, problématique. Il n’y a pas de civils dans le combat pour la survie, il y a beaucoup trop de sectateurs dans une journée comme celle-ci. L’Amérique va diner devant ce spectacle, d’aucun seront pointés du doigt et condamnés, à tord ou à raison, et elle ne se fait pas d’illusion sur qui va l’être. Abraham a été agressé, toute personne ne pouvant se cacher derrière un badge et s’exposant mutant risquait de subir le même traitement. Qu’importe qui l’avait fait, les mutants avaient causés suffisamment de remous et de morts avec suffisamment de régularité dans cette ville pour qu’ils soient désignés coupable. Et elle allait faire face à cette culpabilité, elle qui avait déjà vu jusqu’où les Humains seraient prêts à aller contre son espèce. Elle allait résister, elle allait survivre, comme toujours, mais elle n’était pas dupe : la résistance comme le terrorisme était l’apanage de la Confrérie, pas celui des X-Men. Tant qu’ils étaient séparés tout du moins.

La Confrérie, innocente à ces yeux de ce qui venait de se passer : ce n’était pas leur méthode, il n’y avait pas de grand spectacle ou de mutants luttant à visage découvert. C’était bien trop sinistre et caché pour appartenir aux avertissements et mises en garde de Magneto. Qui alors ? Est-ce que cela importait réellement ? Mutants ou humains, d’un clan ou d’un autre, s’en serait du pareil au même : un pas de plus. Un pas de plus vers ce qu’elle avait connu. Si c’était effectivement des mutants, cela permettrait à Kelly de gagner en faveur de son projet de registration et risquait de voir se reproduire le même schéma que sur son monde. Elle en frémissait rien que d’y penser, serrant les points. Malgré qu’elle remontait les escaliers vers la lumière du soir, l’Echo du Phénix avait l’impression d’avancer vers le bord du gouffre. Elle ne prit qu’une inspiration lorsqu’elle l’atteint et lui fit face comme elle avait toujours fait.

La masse grouillante était tenue à distance par des banderoles de sécurité, la NYPD dirigée par le BAM tâchait de maintenir l’ordre et de faciliter aux secours l’accès au site et surtout son désengorgement, pour que les blessés soient au plus vite acheminés dans les hôpitaux les plus proches. Elle avait observé tout cela sans réellement y faire attention, dans son esprit, et maintenant le voyait de ses yeux tout autant qu’elle était vue, auréolée de ses flammes psychiques. Les choses étaient comme au ralenti, pour elle, même les sons lorsque quelqu’un hurla le traditionnel synonyme de mutant.

Un monstre, oui, les humains avaient fait d’elle un monstre sur son monde, des humains monstrueux qu’elle préférait limiter à leur monstruosité pour garder foi en l’humanité. Mais ce n’étaient pas des monstres qui réagirent à son approche, c’étaient des humains normaux, moyens ; humains. La peur, la colère, la haine, le jugement, l’agressivité ; si présent, au-delà de ce que pouvaient provoquer les morts et les blessés du drame d’aujourd’hui il y avait cette violence des émotions qui bouillait, prête à l’éruption. Et même chez ceux chargés d’éviter que cela arrive, il n’y avait pas moins de crainte et de rancœur.

Ses lèvres se desserrèrent alors que les humains, alors que les mortels, continuaient à s’agiter pour prévenir un nouveau malheur. Mais même s’il n’y aurait de sang il y en aurait toujours pour crier et ils continueraient de le faire même s’ils étaient repoussés loin des barrières ou arrêtés pour trouble à l’ordre publique. En bas, en enfer, ils avaient tous été prêts à s’aider pour s’en sortir, ils l’avaient accueillie favorablement puisqu’elle pouvait les aider. Ici, sur terre, ils rejetaient la faute sur d’autres par principe et parce qu’il était plus facile de décrier et d’haïr que d’aider et d’aimer. Fallait-il déclencher l’Enfer sur Terre pour qu’ils finissent par s’aimer ? Rachel en aurait pleuré.

A la place, elle hurla.

- Oui, je suis mutante !

Elle hurla à plein poumon, faisant trembler le voile astral même de part sa connexion avec cette vie haineuse et batailleuse, cette vie qui ne se respectait pas ni n’accordait la moindre valeur à l’existence de ses semblables.

- Comme ces gens qui ont fait tant de destruction jusqu’à aujourd’hui ! Mais vous autres ! Humains ! Vous ne pouvez pas prétendre avoir fait mieux !

Elle hurla en réponse aux accusations, à la colère et à la peur.

- Si les Mutants ont fait l’Yggdrasil alors les Humains ont brulé Mutant Town !

Elle hurla autant qu’elle le put.

- Le Sang appelle le Sang ! Quelle quantité devra couler pour que vous voyiez qu’il est de la même couleur ?

Restant là, tremblante et haletante, l’Echo ferma les yeux comme la bouche et tâcha de se reprendre. Elle voyait déjà qu’on commençait à l’approcher et n’avait pas de temps à perdre avec cela. Plus de temps en tout cas. Il restait beaucoup à faire et elle ne pouvait pas, elle ne devait pas, se laisser distraire. Rien ne se règlerait aujourd’hui, ce n’était qu’un pas de plus, alors autant qu’elle s’occupe de ce qui était à sa portée humaine. Il restait tant de blessés à panser et elle pouvait être utile, encore être utile, comme elle l’avait été aux Philippines. Ce n’était pas en cassant des gueules que les mutants prouveraient qu’ils pouvaient s’intégrer et n’étaient pas violents, quant bien même c’était intrinsèque à leur nature humaine, mais bien en montrant ce qu’ils pouvaient faire de bien et de beau. Aider les autres, tendre la main, chercher à s’intégrer comme on était pour le meilleur et pour faire le meilleur. C’était en cela qu’elle croyait, c’était en cela qu’elle se battait. Elle avait pourtant plus de raison qu’eux de ne pas le faire.

Les hôpitaux ne seraient pas durs à trouver, il lui suffirait de suivre les voies bien tracées et sécurisées, puis ensuite elle n’aurait plus qu’à accomplir ce qu’elle avait déjà fait ; qu’ils qualifient cela de miracle ou de monstruosité, qu’importait en fin de compte, tant que c’était fait.

Ecartant bras et ailes, l’Echo du Phénix prit son envol.
RP TERMINE

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Phénix

"Des monstres ont fait de moi un monstre,
Des divinités ont fait de moi une divinité,
Seuls les humains peuvent faire de moi une humaine."






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