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 [ A Day To Remember] Rame numero 2, direction Est- ouest ( Kitty, Enora)

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MessageSujet: [ A Day To Remember] Rame numero 2, direction Est- ouest ( Kitty, Enora)   Lun 29 Sep - 20:38



Lundi 29 Septembre 2014 – 17h49

La première chose qui frappe quand on entre dans la station Bleecker Street, c'est sa propreté. 95 millions de dollars, c'est tout ce que sa rénovation à coûté, mais désormais elle est impeccable. L'accès à cette station se fait par des escaliers tout ce qu'il y a de plus classique (même si les personnes à mobilité réduite peuvent aussi l'effectuer par ascenseur). Une fois quelques mètres sous terre et les tourniquets franchis, les usagers se retrouvent dans un grand espace blanc, un peu sali par endroits, parsemé de colonnes métalliques bleues, coupé au milieu par la voie réservée au métro. De chaque côté de la station, un motif circulaire composé de néons multicolores organisés de façon hexagonale, éclairait la station de façon superfétatoire et joyeuse. A cet étage, puisqu'il y en avait deux, transitaient les lignes trains joignant l'Est et l'Ouest de New York. On pouvait d'ailleurs admirer dans cette station l'ingéniosité des architectes new yorkais puisque si vous vous trouviez sur le mauvais quai, vous deviez ressortir de la station pour y rentrer de nouveau mais par les autres escaliers. Ou alors vous pourriez tout aussi bien passer par l'étage inférieur de cette station de métro grâce aux larges escaliers, tout aussi blancs et salis, se séparant en deux escaliers différents, un donnant sur chacun des quais de cet étage inférieur, ou bien par les escalators, gris et modernes. L'étage inférieur est plus haut de plafond que l'autre, c'est peut-être la seule différence notable entre les différents niveaux de cette station. A part ça, cet étage était lui aussi grisonnant, très bien éclairé, traversé par des rails (eux supportant les métros allant du Nord au Sud et inversement) et parsemé par de nombreuses colonnes métalliques peintes de bleu qu'on pouvait sentir vibrer faiblement lorsqu'un train passait à l'étage du dessus.

A ce moment de la journée, comme l'heure de pointe approchait, la station se remplissait, plus de passagers n'arrivaient que ne partaient. De chaque côté des portiques à l'entrée de la station, de courtes files se formaient, attendant leur tour afin de passer et de circuler. Sur chacun des quatre quais une foule s'amassait, se réduisant à presque rien à chaque fois d'une rame de métro s'arrêtait. Métros d'où sortaient aussi une foule disparate de gens, marchant tous à une allure différente, une grande partie se dirigeant toujours droit vers la sortie. Aussi, à cette foule s'ajoutait le vacarme presque permanent des gens qui piaillent, des messages préenregistrés balancés à intervalles réguliers et au passage fréquent des trains, recouvrant tout le bruit ambiant par celui de son arrivée.

Vous êtes pour l'heure a l’intérieur de la Rame numéro 2, qui croise la 1 par le dessus et qui se dirige vers l'est de la ville. Peut être vouliez vous prendre une correspondance à Bleeker ? C'est à vous de le déterminer. Pour l'heure, votre metro roule déjà depuis plusieurs stations et rien ne saurait présager ce qui va se passer ou ce qui se passe déjà a quelques mètres de là.

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Enora Lacourt-Bourdieux
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MessageSujet: Re: [ A Day To Remember] Rame numero 2, direction Est- ouest ( Kitty, Enora)   Mer 1 Oct - 20:36

Lundi 29 Septembre 2014 — 03:08 p.m. — Columbia University, NY

Je serrai mes manuels contre moi, fouillant dans mon sac à la recherche de mon téléphone portable. Finalement, mes cours avaient finis plus tôt que prévu et j'étais sortie de l'amphi d'un pas pressée, comme heureuse de sortir de cette cacophonie. Car oui, de la cacophonie, il y en avait eu. Après l'annonce de la grande soirée de Noël de Columbia, le doyen de l'université était venu pour annoncer à tous le nom du major de la promotion provisoire. Lorsque mon nom fut claironné à voix haute et que tous les regards s'étaient posés sur moi, je fus à la fois fière et gênée. Fière de me savoir à la hauteur et de pouvoir montrer à Daniel qu'il ne s'était pas trompé sur moi. Gênée face au regard de certaines filles qui m'en voulaient comme si je venais de renverser leur réserve de vernis à ongles. Je m'étais donc enfuie à la vitesse de l'éclair dès que notre professeur avait annoncé la fin du cours.

Je mis enfin la main sur mon portable, prête à appeler Jarvis pour qu'il vienne à mon secours. Un léger vent vint caresser mes jambes qui n'étaient couverte que par le bas de ma robe fleurie et, bien que j'avais réussi à les oublier, mes pieds coincés dans leurs escarpins commençaient à me hurler leur douleur, envoyant des messages à mon cerveau qui me poussait presque à les retirer. J'allais passer mon appel quand une voix m'interpella, suivie de près par une légère tape sur l'épaule.

« Bien joué, Enora! Tu as mis une de ces claques à toute la promo que c'en était mortel... »
« Crois moi, j'aurais préféré éviter ce bain de sang qui s'annonce... D'ailleurs je compte bien m'enfuir dès à présent alors, désolée Simon, mais je dois filer... »
« Attends! Tu n'as même pas ton bolide de la mort pour rentrer chez toi! Et je te paye un café pour fêter ça! »


Je me retournai vers lui et son sourire radieux. Il prenait toujours un malin plaisir à jouer avec mes nerfs et ça m'amusait autant que ça m'agaçait. C'était certainement pour cela que nous étions inséparables dans la fac. Même si j'avais compris depuis un bon moment que ses intentions étaient tout autre que ce qu'elles n'essayaient d'être.

« Je... Non, il fait que je rentre, j'ai des tonnes de trucs à faire... »
« Cinq minutes! On a qu'à descendre sur Central Park! »


Je me mordais la levée inférieure avec force, cherchant une énième excuse pour me défiler de nouveau. Mais rien ne vint et bientôt, je dis me résoudre au fait que j'allais être forcée de le suivre et de passer un peu de temps à ces côtés. Je lâchai mon téléphone que je replaçai au fond de mon sac. Puis, je remis une mèche de cheveux blonds derrière mon oreille.

« Ok... Va pour cinq minutes... Mais pas une de plus! »

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Lundi 29 Septembre 2014 — 05:44 p.m. — Rame de métro


Je riais aux éclats, reprenant mon souffle, appuyée contre mon ami qui se tenait à la barre verticale du métro.

« J'arrive pas à croire qu'on l'ait eu! »

Je ris de plus belle devant la remarque de Simon. Certains passagers nous dévisageaient comme si nous étions saouls. Notre hilarité n'était due qu'au simple fait de nous être battus becs et ongles pour rentrer dans le métro. Quittant Central Park, j'avais retiré mes escarpins et nous avions entamés notre courses dans les escaliers quand nous avions entendu l'annonce correspondant à l'arrivée de notre métro. S'en était suivi une véritable course contre la montre concernant la validation de nos tickets et l'accès à la rame. Finalement, après un saut de l'ange autant contrôlé que bienvenu, nous avions pu pénétrer dans l'habitacle au moment où les portes entamaient leur fermeture. Ça avait été moins une autant que drôle dans la succession de nos gestes. Je tenais toujours mes chaussures à talons à la main, me retrouvant ainsi pieds nus sur le sol sale du métro New-Yorkais. Mais je m'en fichais. La fin de journée que je venais de passer avait été merveilleuse et rien ne pouvait venir la gâcher.

Le métro redémarra et je ne pus que m'agripper au bras de mon ami pour ne pas tomber. Je lui adressai un regard désolé avant de plonger de nouveau ma main dans mon sac à main. Je n'avais pas appelé Jarvis encore et il devait commencer à s'inquiéter. Cependant, un détail m'avait échappé.

« Merde, pas de réseau... »

Simon sourit légèrement. Puis, la rame s'arrêta à l'arrêt qui suivait avant de repartir vers sa destination. Le ballet des arrêts s'enchaînait tandis que ma respiration reprenait son rythme normal. Je me tenais toujours contre Simon qui restait aussi silencieux que moi. Je jetai un rapide coup d'œil au passagers présents sans pour autant leur accorder une grande attention.

Apres un nouvel arrêt, nous prîmes la route de Bleeker Street. Mon regard croisait de temps à autres celui de Simon qui se faisait insistant. Je lui répondais par un sourire amical autant que je le pouvais. Puis, une légère secousse me fit perdre l'équilibre. Je me retrouvai donc dans les bras de mon ami qui m'empêcha de tomber. Son bras entourait ma taille et ma main droite vint trouver une prise sur son épaule.

« Oops! Merci Simon! »

Mon regard croisa de nouveau le sien rapidement avant que je ne puisse comprendre que ses lèvres vinrent se plaquer sur les miennes. Inattendu autant que surprenant, je laissai la chose se passer sans rien dire ou faire. Puis, il rompit simplement le contact et je le regardais, cherchant quelque chose à dire. Mais aucun son ne sortit de ma bouche. Un bruit assourdissant vint remplacer mes idées et une grande secousse agita la rame du métro. Tous les passagers se rattrapèrent comme ils le pouvaient tandis que je sentais l'étreinte entre mon ami et moi se resserrer un peu plus. Je ne sus dire quelle émotion me traversa à ce moment, bien que l'inquiétude était réelle. Sans m'en rendre compte, j'avais lâché mes escarpins pour mieux me tenir lors de cette terrible secousse qui faisait penser en premier lieu à un tremblement de terre. J'eus alors le temps de reposer mon regard dans celui de mon ami, les sourcils froncés.

« C'était quoi, ça? »

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MessageSujet: Re: [ A Day To Remember] Rame numero 2, direction Est- ouest ( Kitty, Enora)   Ven 3 Oct - 14:25

Assise dans la rame (l'avantage de monter en début de ligne), un cahier ouvert sur les genoux, Kitty révisait, ignorant le brouhaha autour. Au menu, physique, ou plutôt chimie: les piles. Après tout c'est pas comme si y avait plus intéressant à faire, le paysage, on oublie, surfer sur le net via le téléphone, c'est dur quand on est sou terre, bref, autant se débarrasser des devoirs. D'autant plus que le soir même, l'adolescente allait passer la soirée au restaurant (pas le Ritz, hélas) avec Jack, à peine de retour de métropôle, alors c'est pas ce soir qu'elle allait bosser.

Relevant la tête pour voir où elle en était, elle sursauta, lacha un gros mot (que ne manqua pas de saluer d'une moue indignée la vieillle qui lui faisait face), et se faufila aussi vite que possible, cahier et sac à demi ouvert dans les mains vers les portes... Pour les voir se refermer sous son nez.

"M***e!"

Bon, ben elle avait raté son arrêt. Soupirant, l'adolescente posa son sac, rectifia sa position pour ne pas tomber lors du redémarrage, et rangea son cahier avec ses autres affaires de cours. Bon, en soit, c'était pas un drame, ça la rallongeait juste un peu. Cherchant des yeux le plan du métro, elle croisa un visage familier dans la foule, une fille de l'institut, française aussi, mais bien plus âgée qu'elle et avec qui elle n'avait jamais échangé plus de deux mots. La demoiselle étant accompagnée, l'adolescente se contenta d'un signe de tête dans sa direction, avant de s'en détourner pour observer le plan. Bon, si elle descendait à Blecker, elle pouvait rattrapper son arrêt... Bien, d'abord, prévenir Jack. Dégainant son portable, l'adolescente ne prêta pas attention aux 4 barres barrées, et enclanchea une application téléchargée quelques temps auparavant.

"Changement de programme, j'ai raté la 18. je prends la 12 à la place, bisou!"


Bon, c'était pas concluant, surtout avec les gens autour qui parlaient. A ce demander comment Laura... Ou Moira, elle savait plus trop et son copain faisaient pour s'embrasser... Enfin, c'était pas ses oignons, ça, même si elle ne put s'empêcher de sourire, amusée. Le bruit assourdissant qui retentit, et la secousse qui suit déséquilibre l'adolescente, qui appuie d'ailleurs par erreur sur la touche d'envoi du SMS. Heureusement son sens de l'équilibre, et la proximité d'une barre, juste à côté de la porte lui permirent de se rattraper in extrémis avant la chute

*Ouah, il a roulé sur un truc ou quoi?*


Oui, on se raccroche d'abord à l'explication logique et rassurante, hein... Surtout que dans l'esprit de l'adolescente, il y a plein de pensées qui se bousculent. Vous savez, ces pensées comme autant de voix, qui s'expriment toutes à la fois, trop vite pour qu'on en saisisse une seule?

*C'était quoi, un tremblement de terre? Y est pas supposé avoir une EMP avant? Ou alors un type qu'à sauté sous les roues? Erk. Non, mais l'est mal foutu, ce métro! Pour ça que je préfère courir... Et si une bombe?  Ben là t'es mal, hein... Pis pourquoi j'ai pris le métro, moi? Je DETESTE le métro!*

Et a plusieurs kilomètres de là, un futur quadragénaire se demandait pourquoi sa pupille lui envoyait: Change ment de gros gramme, j'ai raté la six huit. je tend la rouge à la glace, bisou
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MessageSujet: Re: [ A Day To Remember] Rame numero 2, direction Est- ouest ( Kitty, Enora)   Ven 3 Oct - 20:14



Lundi 29 Septembre 2014 – 17h50


« Prochaine station: Bleecker Street. »

La rame commençait a freiner tandis qu'elle approchait de la station, sans se douter de rien. Quelques signes avant-coureurs d'une catastrophe à venir se montraient tout de même : dans sa marche, les roues écrasaient quelques débris, de béton, de métal, de chair allongés sur les rails, faisant trembler parfois de façon inquiétante la rame lorsqu'elle passait dessus. Mais ce ne sont pas ces morceaux gênant les roues qui feront dérailler le train.

Dans la station de Bleecker Street, toutes les lumières paraissaient éteintes, seules quelques lueurs pouvant s'apercevoir de la place du conducteur. Mais ce n'est pas l'obscurité qui empêchera les occupants du train de continuer normalement leur journée.

Les phares, deux points blancs tranchant dans l'obscurité de l'endroit, éclairèrent cet étage de la station : de la cabine du conducteur, on ne pouvait y apercevoir aucun signe de vie. Les vivants semblaient avoir déserté la station, seuls les morts étaient restés sur place. Mais ce n'était pas ces cadavres, ce sang, ces viscères qui allaient le plus choquer les passagers.

Le conducteur du train remarqua la forme particulière qu'avaient tous ces morceaux humains éparpillés, ces cadavres, ces débris et ces traces de brûlure: leur ensemble formait un cercle dont tout était de plus en plus calciné lorsqu'on s'approchait du centre. Mais ce n'était pas cette disposition marquante de parties de chair humaine, de métal et de béton qui allaient d'abord tuer le conducteur puis les passagers les moins chanceux de sa rame.

Le centre de ce cercle calciné et mutilé était un gouffre béant, large de plusieurs mètres dévorant une partie du quai et toute la largeur de la voie qu'empruntait le métro. C'était ce trou qui allait causer toutes ces morts.

Lorsque les yeux du conducteurs finirent par se poser sur l'endroit où s'arrêtaient les rails, il enclencha immédiatement les freins d'arrêt d'urgence, mais c'était déjà trop tard. Beaucoup trop tard. Le crissement strident des roues métalliques sur les rails se fit entendre, puis le train chuta.
Passant par le trou béant creusé par l'explosion, les passagers de l'avant du train furent les premiers à ressentir cette sensation de légèreté d'un corps en chute libre avant d'être rapidement rappelés à la réalité par un atterrissage des plus brutal, suivit d'un freinage instantané, mettant enfin un terme à la course du métro. De la même manière, les deux wagons suivants chutèrent de plusieurs mètres tandis que le quatrième se retrouvait entre les deux étages, oblique, l'avant au rez-de-chaussée et l'arrière toujours à l'étage du dessus.

Les  passagers de ce métro se retrouvèrent d'abord ébranlés par le freinage d'urgence. Pour ceux des trois premiers wagons, à peine avaient-ils eut le temps de s'accrocher à que ce qui les contenait commençait à chuter, soulevant pendant une fraction de seconde les passagers avant de les ramener avec une violence incroyable au sol. Enfin, le métro percuta quelque chose de plus résistant que lui, l'arrêtant instantanément, compressant le premier wagon et ses passagers, réduisant de moitié sa taille, éparpillant des morceaux de verre et de métal sur son chemin. Dans les deux wagons suivants, on sentit seulement la série de coups, de chocs,  tandis que dans le quatrième, la masse humaine s'était retrouvée malgré elle amassée dans l'avant du wagon, pressant peut-être mortellement les malchanceux s'étant retrouvés sous ce tas humain sanglant, hurlant. Les wagons suivants, eux, furent épargnés, seul le freinage soudain fit quelques victimes mineures.

Vu  de l'étage inférieur, la scène était tout bonnement surréaliste : le train surgit du plafond et vint s'écraser contre le mur d'en face, fauchant sur son passage les survivants agonisants de l'explosion initiale, causant un nouveau lot de victimes innocentes, répandant encore davantage de débris en tous genre sur les quais, traçant un large sillon dans le béton du quai, tout cela dans le vacarme assourdissant du bruit de taule froissée. Une fois le silence revenu, ce furent les cris d'horreur, de douleur, qui purent se faire entendre de nouveaux, tandis que le peu de béton qui se trouvait encore sous la partie surélevée du métro commençait à s'effriter dangereusement.

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Enora Lacourt-Bourdieux
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MessageSujet: Re: [ A Day To Remember] Rame numero 2, direction Est- ouest ( Kitty, Enora)   Dim 5 Oct - 20:02

« Prochain Arrêt : Bleeker Street »

La voix mécanique et artificielle émise par les hauts parleurs n'avait rien de rassurant. Tous les passagers de la dernière voiture du métro se dévisageaient, essayant de lire sur le visage de leur voisin la raison de cette secousse et de ce bruit assourdissant. Simon et moi faisions comme tout le monde, inquiets plus que de raison. L'idée me prit de descendre à Bleeker Street et de tout simplement abandonner le navire - ou le métro, tout dépend du point de vue. Mon regard se posa sur cette jeune fille que j'avais déjà croisé à l'institut. L'un de ces visages que je voyais tous les jours sans pour autant parvenir à mettre un nom dessus. J'espérais intérieurement qu'elle aurait de quoi nous secourir si un problème devait survenir. Ou mieux encore, j'espérais qu'il n'y ait tout simplement aucun problème.

Le train souterrain entama son ralentissement en vue de s'arrêter à la prochaine station. Puis, de nouvelles secousses se firent sentir. Elles n'étaient en rien comparable à la première mais se montraient toujours plus fortes que celles que le métro rencontrait habituellement. La plupart des passagers commençaient à exprimer leur peur en s'avançant vers les portes de sortie, comme prêts à se jeter hors de l'habitacle dès qu'ils en auraient l'occasion. La plupart d'entre eux ne se tenaient plus à la structure du métro mais les uns aux autres, s'excusant dès qu'une secousse manquait de peu de leur faire perdre leur équilibre. Des rumeurs montaient déjà d'un danger qui planait, telle une épée de Damoclès suspendue au dessus de nos têtes. Simon se pencha alors vers moi.

« Tiens toi à la barre... On ne sait jamais.

Il me laissa sa prise que je saisis sans hésiter.

« Merci... Mais... Et toi? »
« Oh, t'inquiète, moi je suis... »


Saurais-je un jour ce qu'il avait voulu me dire? Alors qu'il parlait un violent coup de frein fut donné, le projetant lui et beaucoup d'autres vers l'avant. Ma respiration se coupa tandis que ma seconde main vint assurer ma prise sur la barre transversale du métro. Nous étions soudainement tous projetés vers l'avant de la rame et seuls ceux qui s'agrippaient à leur prise y échappaient. Simon et moi étions à l'arrière du métro et je fus rapidement l'une des seules à rester à cet endroit tandis que les cris de gens bousculés, surpris et terrifiés se faisaient entendre dans mon dos. Reprenant mes appuis, je pus me retourner et chercher mon ami du regard sans pour autant y parvenir.

« SIMON ! »

Aucune réponse ne me parvint si ce n'était le bruit atroce de l'acier qui finit plié dans une gerbe d'étincelles. Je ne compris pas médiate ment ce qu'il se passait. Tous mes sens étaient aux abois et ne savaient plus où donner de la tête. J'avais cessai de respirer, les yeux écarquillés devant cette foule qui s'était amassée et qui cherchait peu à peu à se séparer. Mais ce n'était que le début. Le bruit terrifiant du vacarme montait doucement jusqu'à nous sans que nous puissions comprendre ce qu'il se passait. Je ne voyais rien d'autre que ces gens qui semblaient déjà se battre pour leur vie. Et finalement, le vide.

Mon centre de gravité bascula vers l'avant, me faisant accentuer ma prise sur la barre en aluminium. Mes jambes finirent par quitter le sol et mes bras en extension furent les seuls à me garder loin du danger de l'instant. J'entendis les cris de ceux qui, plus bas, commençaient déjà à se marcher dessus. Moi même, je finis par lâcher un léger cri de terreur, relançant par la même occasion le mouvement d'air dans mes poumons. Mes mains moites glissaient sur la surface lisse de la barre et je savais que je n'aurais que peu de temps avant de me retrouver forcée de lâcher et lancée dans une chute d'une bonne quinzaine de mètres.

L'adrénaline me guida alors, m'aidant à tirer sur mes bras pour ensuite passer mes épaules au dessus de ce point et me retrouver accoudée sur la barre, et me permettant ainsi de regarder un peu mieux ce qu'il se passait en bas. Les gens se déchiraient, hurlant, frappant contre les parois du métro et marchant sur ce que l'on pouvait déjà appeler un tas de cadavres. Qu'ils fussent morts sous le chocs ou écrasés par leur camarades ne changeait en rien la finalité de la chose. Je hurlai de nouveau le prénom de mon ami, le cherchant du regard sans pour autant le trouver. Alors, mes yeux se posèrent sur l'emplacement où se trouvait cette jeune fille que je ne connaissais pas plus que de vue. Dehors, d'autres cris survenaient ainsi que le grincement menaçant d'une chute inachevée...

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MessageSujet: Re: [ A Day To Remember] Rame numero 2, direction Est- ouest ( Kitty, Enora)   Mar 7 Oct - 18:45

Prochain arrêt... C'est là qu'elle descend et tant mieux, parce que les grincements et les secousses, là, ça fait plus vieux train fantôme que ligne de métro sécure... Au moins, avantage d'être petite, elle peut se coller au support vertical près de la porte, et passer le bras autour, en dessous de là ou les gens s'accrochent. Et puis ça continue dans sa p'tite tête, hein, les pensées dans tous les sens. Enfin, surtout dans un, en fait:

*Dès que ce truc s'arrête, je DESCEND. Et j'y vais à PIEDS!*

Au moins, elle saura pourquoi elle met le temps. A côté d'elle, une femme essaie de maintenir ses... Non, vu les couleurs de peau, c'est pas les siens, gosses, pour les empêcher de tomber, trop petits qu'ils sont pour attraper la barre. Une vieille rouspète après la compagnie de transport, un homme trébuche et s'appuie si malencontreusement sur la poitrine d'une demoiselle que c'est clairement fait exprès... Et au milieu, le petit couple de Nora et son copain qui discutent, tandis qu'il lui laisse la barre. C'est y pas mign...

Le freinage brusque la surprend, comme tout le monde. Emportée vers l'avant, elle est retenue par son bras passé autour de la rame, au prix d'une vive douleur. Pivotant sous l'effet du choc, elle parvient, plus par réflexe que par autre chose à rattraper la barre pour se maintenir de toutes ses forces.

Chaque année, la sécurité routière fait des petites animations sur le port de la ceinture, l'importance du respect des limites... L'un des ses ateliers consiste à expliquer le principe de l'inertie. Il y est expliqué que, lors d'un freinage brusque, un objet pesant 30kg est animé d'une force l'entrainant vers l'avant correspondant à environ 10 fois son poids. Que c'est pour ça que "mes dames, vous ne devez pas vous contentez de tenir vos gosses dans les bras quand vous conduisez, parce que vous pouvez pas tenir un objet de + de 300kgs."

Le principal problème de Kitty, c'est qu'elle pesait pas 30 Kgs. Autant, sur le freinage elle aurait pu tenir à peu près, en poussant sur ses jambes, pour aider ses bras. Sauf que l'onde de choc résultant de la rencontre entre l'avant du train et le niveau inférieur lui fit lâcher prise. Pendant une seconde, elle fut simplement déboussolée, de perdre contact avec le sol, et surtout de ne plus savoir où était le haut, où était le bas. Une seconde plus tard, elle retomba. Violemment sur le dos contre un des sièges du métro, heurta quelqu'un, avat de se retrouver étalée par terre, devant la masse de gens empilés à l'avant. Ce qui, un, lui coupa le souffle, et deux lui fit très mal.

J'vous ai raconté les pensées de Kitty qui allaient vite? Ben là, c'était la même, comme si Lauranna, Amaëlle, elle même, son père et sa mère, et même Jack discutaient tous en même temps, à la vitesse de la foudre dans son esprit. Elle savait, en soi que c'était ses pensées à elle, hein? Mais c'était l'effet que ça lui faisait.

*Oh purée ça fait MAL! Ca lui faisait ça à Eph quand il s'est cassé les côtes? Mais y s'est passé quoi, là? J'ai peur. J'ai mal. On a eu un accident? C'est pas normal. Du mal à respirer. Faut faire le petit chien, il dit Eph. ]Ca donne l'air con. Cool, Nora est restée là haut. Elle avait pas un mec avec elle? C'est un accident. Il faut le  PAS. Ouais, pas... Pas rester là. Pour ceux que ça intérese, j'ai MAL putain!*

C'est les premiers mots que prononce Kitty, quelques secondes après sa chute. Elle a eu de la chance, personne ne lui est tombé dessus. Mais il lui à fallu quelques secondes pour retrouver un souffle, et regarder autour d'elle, les yeux écarquillés.

"Faut pas... Rester ici!"

Elle à mal, elle a peur... Mais surtout, elle craint que s'ils restent comme ça, tous au fond, ils retombent, comme dans les films, avec le bus en équilibre précaire. Et euh, elle a assez mal là Sauf que tout ça elle a pas assez de souffle pour le dire, et elle arrive pas à prendre des grandes inspirations. Elle ne s'est même pas rendu compte qu'elle avait dit ça en français.
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MessageSujet: Re: [ A Day To Remember] Rame numero 2, direction Est- ouest ( Kitty, Enora)   Mer 8 Oct - 17:50



Lundi 29 Septembre 2014 – 17h51
Alors que les plus chanceux de cette rame de métro supplémentaire commençaient à s'échapper par les fenêtre brisées du cercueil métallique des moins chanceux, les portes ne pouvant pas s'ouvrir à cause de la panne d'électricité, quelques débris imitaient le mouvement du train. En dessous du wagon s'étant retrouvé penché, avec chacune de ses extrémités à des étages différents, tombait dans un premier temps une fine poussière, suivie de la chute de quelques petits morceaux de béton. Quelques fissures commençaient alors à se dessiner dans le béton empêchant le train de finir sa chute, desquelles tombaient toujours de multiples débris, dont la taille allait en s'agrandissant progressivement.

Finalement, la structure décida de rendre l'âme. Le centre de l'épaisseur bétonnée qui soutenait encore le métro commença d'abord par s'enfoncer, penchant dangereusement les wagons se retrouvant toujours à leur étage d'origine, avant finalement de rompre morceau par morceau, de s'effondrer progressivement. Le sol se déroba sous la voiture la plus proche du gouffre, la faisant arriver à l'étage inférieur dans un vacarme assourdissant, l’atterrissage brisant d'un seul coup chacune des vitres du wagon ainsi que ses occupants et achevant ainsi la chute de la voiture qui s'était retrouvée entre les deux étages.

Dans sa chute, ce wagon entraîna le suivant, tandis que sous leurs roues continuaient de se dérober d'énormes morceaux de béton, et ainsi de suite. Rapidement, après cet enchaînement d'ondes de choc, alors que sur la totalité de la largeur de cet étage inférieur une partie du plafond s'était effondré, laissant à l'étage supérieur encore quelques wagons intacts,  le silence reprit sa place, troublé par les cris de ces victimes supplémentaires, étouffé par l'épaisse poussière soulevée par l'effondrement, s'ajoutant à celle qui flottait déjà avant.

Sous les énormes débris surplombés d'un métro se trouvaient partiellement, voire totalement ensevelies toutes les victimes qui se trouvaient à ce mauvais endroit à ce mauvais moment, qu'elles furent vivantes ou non. C'est un paysage très sombre, très poussiéreux, qui remplace désormais cette station : des débris métalliques, humain, de verre, se trouvent éparpillés un peu partout, des personnes fuient, rampent, hurlent, pleurent, cherchant leurs semblables qu'ils ont perdus, ou tout simplement la sortie dans une obscurité presque totale alors une étrange odeur particulière se fait sentir, celle de la chair brûlée, charcutée, camouflant ainsi celle du gaz inflammable s'échappant de tuyaux souterrains perforés par l'explosion, menaçant de s'enflammer au premier contact avec la moindre étincelle.

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Enora Lacourt-Bourdieux
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MessageSujet: Re: [ A Day To Remember] Rame numero 2, direction Est- ouest ( Kitty, Enora)   Jeu 9 Oct - 10:03

Mes yeux finirent par trouver cette jeune fille dont j'ignorai tout. Tout ce que je savais sur elle, c'était qu'elle étudiait à l'institut. En conclusion, elle était mutante. Le reste m'était inconnu et ce n'était pas uniquement mon petit doigt qui me hurlait que ce n'est pas aujourd'hui que nous allions échanger les banalités d'usage sur le sujet. Il allait falloir remettre les présentations officielles à une prochaine fois. Par chance, elle s'était retrouvée sur le dessus de cette masse humaine qui s'était formée à l'avant du véhicule. Elle était donc en vie, même si la sensation de se retrouver à piétiner les autres autant que d'être bousculée comme jamais ne devait pas être agréable. Finalement, mon numéro de funambule m'offrait une place de marque, même si l'idée de faire du toboggan jusqu'en bas de la rame pour m'en sortir promettait quelques blessures et me glaçait déjà le sang.

Je m'accrochai comme une forcenée à cette barre. Je devais vivre. Il n'était pas écrit que je mourrai aujourd'hui, j'en étais persuadée, cela ne se pouvait. Mes pensées allèrent vers Daniel et je commençai à croire que les transports n'étaient définitivement pas notre fort. La prochaine fois, je resterai dans mon lit... Mes muscles étaient en train de dépasser leurs capacités habituelles et je sentais déjà de vives douleurs s'emparer de mes épaules, descendant doucement dans mon dos et au niveau de mes flancs. Bientôt, je serai contrainte de lâcher et cette perspective ne m'encourageait pas des masses. D'autres passagers avaient suivis le même procédé que moi, se cramponnant aux sièges ou autres barres de l'habitacle, évitant ainsi la chute vertigineuse de 15 mètres au milieu de tous ces gens dépassés par la peur et la panique.

Je finis par repérer Simon. Du moi, je crus le repérer tant il était difficile de certifier avec précision s'il s'agissait bien de lui ou non. Je m'apprêtai à hurler son nom quand une nouvelle secousse m'en empêcha. Surprise, je voyais déjà ce qu'il était en train de se produire. Le wagon allait achever sa chute. Terminus, tout le monde descend, comme aurait dit le dicton. Les craquements du béton accompagnaient les grincements métalliques de la rame et je serrai les dents, espérant encaisser le choc. Cependant, il fut trop violent. La chute de la voiture bouleversa mon centre de gravité et je fus forcée de lâcher la barre. Mon corps était libre dans l'air. L'apesanteur en chute libre, voilà ce que je semblais traverser. Et pourtant, la réalité se fit dure comme de l'acier. Mon corps était trop léger et ma chute plus lente que celle du métro. Je fus happée par le plafond de la voiture, collée à celui-ci contre mon gré, me fracassant comme un vulgaire moucheron qui se retrouve collé au pare-brise d'une voiture. La douleur ne vint pas tout de suite tant tout se passait vite. Déjà je savais que je devais anticiper le retour sur le sol.

La voiture heurta alors durement les gravas qui se trouvais sous ses roues, arrêtant la chute et me projetant contre le sol du métro avec force. J'avais été bien naïve de penser que je pourrais me rattraper. Les vitres du métro qui ne s'étaient pas brisée volèrent en éclats qui se répandirent autant à l'extérieur qu'à l'intérieur de la rame. Mon corps s'écrasa et ma tête frappa le sol avec force me laissant sonnée durant plusieurs secondes. Secondes qui me permirent de faire le point et de réfléchir sur la situation. Que s'était-il passé ? Le métro était tombé sur la voie du dessous. Un trou avait été fait, certainement dû à une explosion. Le boum. La secousse. Tout s'expliquait peu à peu. La seule question sans réponse demeurait qui ?

Mes yeux papillonnèrent tandis que ma vue retrouvait une certaine netteté. Simon était là. Le nez en sang et le regard vide. Je lui souris doucement cherchant à me relever vers lui, Mais la douleur irradia mon corps, me replongeant brusquement dans la réalité. Mon genou gauche me faisait terriblement mal ainsi que tout le flanc gauche. J'avais très certainement gagné plusieurs côtes cassées. Quant à ma tête, et bien, elle tournait. Le choc avait été trop violent et je manquais de peu de sombrer dans l'inconscient à chaque instant. La douleur de mon genou empêchait cela et elle était finalement la bienvenue.

« Mon genou... »
« Ta rotule. Elle a du se déplacer... Tu te sens de marcher ? »


Répondant pour moi à cette question, il me prit finalement dans ses bras pour m'aider à me remettre debout. Un liquide chaud coulait sur le côté droit de mon visage et je n'eus pas besoin de passer ma main dessus pour deviner que j'avais du m'ouvrir l'arcade ou le front. Ce n'était pas grave. Tout comme mon genou, une rotule luxée, ça se remet en place. J'étais en vie, chose que ne pouvaient pas dire de nombreux passagers.

« Faut qu'on dégage de là... Eno ? Oh merde, Eno, tes yeux!

Je le regardai sans comprendre avant de percevoir le reflet de cette lueur que lançait mes yeux dans les siens. Merde. Mon manque de contrôle allait peut être me coûter un ami aujourd'hui. Je détournai le regard sur mes doigts qui se recouvraient peu à peu de nacre. Bon, au moins, je serais protégée si un autre problème devait se faire sentir.

« C'est rien... Faut qu'on sorte d'ici t'as dit, on verra ça plus tard... Eh ! Attends, on arrive ! »

Souhaitant plus que tout me retrouver avec quelqu'un qui me comprendrait, j'avais fini par retrouver cette jeune fille de l'Institut. J’entraînai alors Simon dans sa direction, m'appuyant sur lui un maximum pour éviter de poser mon pied gauche par terre. Je lui tendis une main amicale.

« Ca va ? Tu n'as rien de cassé ? »

Mes yeux luisants lui adressèrent alors une question silencieuse, comme espérant de tout cœur qu'elle puisse nous sortir de cette merde dans laquelle on s'était retrouvés.[/color]

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MessageSujet: Re: [ A Day To Remember] Rame numero 2, direction Est- ouest ( Kitty, Enora)   Mar 14 Oct - 18:56

Ca faisait MAL. Et a en juger par les cris, et pire les gémissements de douleur autour d'elle, elle était pas la seule à avoir mal, et des larmes aux yeux. Ce qui ajoutait à son inconfort parce que, dans un état de semi choc, il lui était difficile de ne pas hyper ventiler, et vu que chaque inspiration un peu trop importante lui vrillait le flanc droit comme si on la poignardait (et pourtant, elle avait vérifier, elle avait pas de lame dedans, hein...), autant dire qu'elle ne se sentait pas super en forme, là.

Le grincement sinistre agit à la manière d'un électrochoc pour l'adolescente. Enfin, façon de parler. En l'entendant, la première pensée de l'adolescente fut un superbe "oh, non..." Suivit d'un réflexe bienvenu, de se protéger comme elle pouvait la tête de ses bras, ou du moins de celui qu'elle pouvait mobiliser sans trop de douleur. Assez peu efficace, mais ça la protégea du plus gros des éclats de verre. Pas du type qui lui roula dessus, cependant, avant de s'étaler devant elle.

A nouveau le "silence". Les cris de douleurs, les appels. Un peu à côté, un des gamins de tout à l'heure tire sur la main de sa nounou, sans sembler comprendre pourquoi cette dernière saigne de la tête. A demi redressée, la douleur au flanc toujours présente, quoi qu'endormie tant que l'enfant ne bouge pas trop, la demoiselle regardait sans trop les voir ces passagers avec qui elle avait partagé le wagon. Et dont elle savait qu'elle ne les oublierait jamais.

Lorsque le visage de sa camarade française entra dans son champs de vision, elle ne le reconnu pas de suite, d'abord parce qu'elle avait du mal à faire correctement les connexions avec son cerveau toujours en surchauffe [mais je pense que vous avez compris, pas besoin que je vous refasse son petit théâtre mental, si?], et aussi à cause du sang. D'où d'ailleurs la première phrase, avec ce petit ton incrédule et absent à la fois.

"Tu saigne..."


Éloquent n'est-ce pas? Et puis une grimace de douleur, et le réflexe de placer la main sur ses côtes. Et ensuite, la réalisation.

"F-F-Faut faire. Quelque chose... Peux pas... Juste rester là."


Les phrases étaient courtes et hachées, d'une voix qui sonnait presque geignarde, infantile à ses oreilles, tellement elle était aiguë. Et surtout en français, parce qu'elle avait toujours pas réalisé qu'elle s'adressait dans sa langue maternelle. Il fallait faire quelque chose, mais quoi? Sortir? Il y avait encore des débris qui risquaient de tomber, non? Et puis, tellement de gens blessés... Rester ici? Mais s'ils restaient sans bouger est-ce qu'il risquait pas d'y avoir des morts en plus? Elle connaissait les principes des premiers secours. Araë les leur avait appris, à tous les jeunes. Mais les réactions à avoir en cas d'accident pareil, là, elle voyait pas.
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MessageSujet: Re: [ A Day To Remember] Rame numero 2, direction Est- ouest ( Kitty, Enora)   Sam 25 Oct - 10:08

Douleur. Cris. Gémissements.

Voilà le monde dans lequel nous étions plongés. Il faisait noir. C’était impossible de voir où nous allions, ce que nous devions faire. Une étrange lueur nous permettait cependant de nous voir, nous repérer. C’était comme un début de soirée, sauf que nous étouffions à moitié à cause de la poussière, de la peur, et de tous ces gens paniqués qui courraient en tous sens. Il fallait quitter l’endroit au plus vite, mais nous n’avions aucune idée de l’endroit où nous devions aller. Bleeker ? Et si une nouvelle explosion avait lieu là bas ? La station devait être en partie détruite et il serait certainement impossible d’évacuer tout le monde.

La jeune fille de l’institut me regarda avant de faire une constatation des plus éloquentes. Oui, je saignais. Je sentais le liquide chaud glisser sur mon visage, donnant aux premières mèches de mes cheveux une couleur pourpre aussi morbide que répugnante. Mais autre chose me rassura dans les paroles de la jeune fille. Elle parlait français. Simon me regarda, sachant très bien que j’étais originaire de l’autre côté de l’Atlantique et espérant que je puisse gérer la situation. Je tachai d’aider la jeune fille à se relever mais je vis assez rapidement qu’elle souffrait autant que nous. La main sur ses côtes me rappela ma propre douleur et je serrai les dents, essayant de penser à autre chose. La seul chose qui me vint cependant était la douleur que j’avais ressenti un jour dans le parc de l’Institut. La consolation du moment était que celle que je ressentais à présent était moindre.

« Faut qu’on dégage rapidement… »

Je hochai la tête, reposant mon regard luisant sur la petite brune.

« J’espère que t’as le cœur bien accroché… On va devoir sortir par les fenêtres du métro, les portes doivent être coincées. »*

Je ne m’avançai pas trop en disant cela, la plupart des personnes à bord s’acharnant sur des portes qui demeurait closes. Même le système d’urgence ne répondait plus. On allait devoir jouer aux hommes singes si on voulait s’en sortir. Simon me tira vers une fenêtre. De là, le spectacle n’en était que plus effrayant. Jamais je n’aurai cru voir cela dans ma vie. Pourtant, j’avais pu constater des choses étranges, assisté à des événements sordides… mais celui-ci demeurerait le plus terrifiant et le moins réaliste. Dehors, des corps. Entiers, quand ceux-ci avaient eu de la chance. La plupart avaient été ensevelis sous les décombres de la voie de métro que nous avions emprunté et qui s’était tout simplement écroulée. Les larmes me montèrent aux yeux devant la mare de sang et de chair arrachée qu’il y avait sous nos pieds. Nous allions devoir plonger dedans, nous n’aurions pas le choix. La panique me saisit autant que la peur. J’étais pieds nus, sans affaires, n’ayant même plus de téléphone. Mais j’étais en vie.

« S’il vous plait ! On va devoir sortir par les fenêtres, faites gaffe à pas vous couper et à votre réception… On sait pas ce qui nous attend dehors. Essayez de rejoindre la station la plus proche et aidez ceux qui en auront besoin… Eno… Eno ? »

Je le regardai fixement, les larmes glissant doucement le long de mes joues. Choquée. Secouée. Mon estomac avait envie de rendre son contenu tandis que je me sentais perdre les pédales. Mon regard se posa alors sur la jeune fille à mes côtés. Elle pourrait comprendre, avec un peu de chance.

« Je… J’ai du mal à… le contrôler. »*

Ma voix n’était plus qu’un souffle. Bien joué Eno. Dans le genre explications claires et concises, t’avais encore des progrès à faire. Je secouai la tête tandis que Simon m’emmenait près de la fenêtre.

« J’y vais. Après vous venez toutes les deux l’une après l’autre. »

Je hochai simplement la tête tandis qu’il passait littéralement par-dessus bord. La chute depuis la fenêtre devait représenter 2m50. Rien de bien vilain en temps normal, dévastatrice lorsque l’on était blessé. Simon arriva en bas assez rapidement et je m’élançai à sa suite, grimaçant dès que je bougeai le mauvais genou. Je me laissai pendre au bord de la fenêtre, me repoussant de la paroi du métro avec mon pied valide. Puis, les mains de mon ami vinrent trouver ma taille et je me laissai porter jusqu’au sol. Me côtes me lançaient et je fus bien heureuse de retrouver la terre ferme.

« C’est bon ! Vas-y, à ton tour ! »*

La langue employée ne laissait aucun doute sur la personne à qui je m’adressai. D’autres personnes nous imitaient, s’entraidant du mieux qu’ils le pouvaient pour s’extirper de la carcasse de l’appareil. Nous allions maintenant déambuler dans les couloirs sombres et emplis de cadavres du métro, dans l’espoir de revoir la lumière du jour.



* en français.

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MessageSujet: Re: [ A Day To Remember] Rame numero 2, direction Est- ouest ( Kitty, Enora)   Dim 26 Oct - 11:47

"Désagréable ? C'est un moindre mal comparé à ce que tout le monde endure ici. J'aime pas trop ça mais je n'ai pas le choix que d'accepter ton offre pour y voir plus clair, toute cette agitation, je n'y arriverai pas de moi-même."

La demande de Clara s’ensuivit rapidement pour lui faire prendre une décision qu’elle n’aimait pas. Miser sur l’instinct de survie des gens d’ici était une mauvaise idée comme le lui expliquaient les pensées de l’agente du BAM puisqu’en effet, les gens ne leur prêteraient guère d’attention si ce n’était pour les écraser ; chier. Il fallait donc provoquer cette attention et cet instinct, une chose qui lui était possible mais désagréable. Elle n’avait jamais particulièrement affinée sa maitrise de sa télépathie néanmoins, comme pour le reste, Rachel disposait de capacités incroyablement développées et étendues et devrait en user d’une pour « aider » les gens à agir comme ils le devaient : la suggestion mentale. Une forme particulièrement délicate du contrôle mental consistant à ne pas supplanter les pensées de l’individu mais à y altérer une unique pensée afin de l’influencer dans ses choix et ses idées ; ici simplement suivre des cafards. Isoler un à un tous les esprits allait lui poser problème ainsi devrait-elle se contenter d’une émission globale et ponctuelle, affectant aussi bien secouriste que victime et blocable sans difficulté par toute personne apte à le faire. Néanmoins elle devait agir pas étape pour ne pas se disperser : d’abord, la transmission sensorielle.

*Phénix, cela marche, je suis en phase avec mes pouvoirs zoopathiques. Je compte sur toi pour relayer les informations que je capte vers les autres, le téléporteur surtout. Un petit groupe est coincé aux toilettes du premier étage, ils suffoquent. Les portes sont défoncées et les parois instables, ça va flancher d'un moment à l'autre si il a besoin d'un visuel qu'il le prenne dans mon esprit.*

*Ok Clara.*

*Une fois que je serai descendu une première fois dans le métro, ce sera sans souci. Il faut juste que j’arrive à te rejoindre… Si tu as un parcours fléché ou quelque chose qui se rapproche de près ou de loin à une carte, je suis preneur.*

*Perceptions sensorielles, cela t’irait ? Y’a un groupe coincé dans les chiottes en train de s’asphyxier, si tu peux faire un détour ça les sauverait.*

Si oui, elle reproduirait la même manipulation qu’avec Clara, retransmettant ses perceptions psychiques dans l’esprit d’Abraham qui pourrait se diriger comme s’il avait perçu de ses propres sens, néanmoins pour l’heure plus qu’employer sa télékinésie à ouvrir stabiliser le métro avant de s’y élancer en lévitant.

*Ecoutez tous, vous risquez d’avoir envie de suivre des cafards prochainement ; y’a pas de souci, c’est pour regrouper les gens,* expédia-t-elle finalement dans tous les cerveaux connectés au sien.

Franchissant les portes désormais ouvertes des wagons arrière de la Rame 2, Phénix se posa sur le sol et contempla avec amertume le mouvement de recul qu’elle déclenchait chez les survivants. La peur, à nouveau la peur, cela lui rappelait bien trop de souvenirs qu’elle tachait de garder bloqués dans son esprit dans une crispation douloureuse. Ceux de ce wagon avaient échappé au pire puisqu’il n’était pas tombé et que seul le « freinage » à l’impact avait engendré des blessés, du fait bien moindre que le reste.

- On est ici pour vous aider, répéta-t-elle une fois de plus, sans perdre cette conviction qu’elle avait eue depuis la première fois qu’elle avait prononcée la fameuse phrase « on est les X-Men, on veut aider ». Dehors, il y a une demi-douzaine de personnes en train d’évacuer d’autres blessés, suivez-les si vous voulez sortir, aidez-les si vous le pouvez. Que les parents portent leurs enfants, que les valides soutiennent les blessés, c’est tous ensemble qu’on peut se sortir de là.

Parler, parler, toujours parler ; elle n’aimait pas parler mais les mots lui viennent plus facilement qu’à l’habitude, ils lui venaient du cœur et ne se préoccupaient de ce qui pouvait se dire ou non. Il suffisait d’un qui fasse le pas pour que les autres suivent, c’était ainsi que fonctionnaient les Leader. Elle tendit la main vers eux, les suppliants du regard. On vint lui répondre et le flot à venir put être canalisé.

*Clara, on va devoir continuer à descendre dans la rame et ça va être de plus en plus sanglant ; tu tiendras le coup ?*

*Abraham, on va continuer à avancer, rejoins-nous dès que tu peux parce qu’à un moment on pourra pas les faire remonter à patte.*


Et ils devaient faire vite : dans les wagons suspendus, les victimes tâchaient de s’échapper par elles-mêmes et les fenêtres brisées elles s’arrêtaient à sauter de moins de la moitié de la hauteur séparant les deux étages, ce qui leur ferait une belle chute potentiellement dommageable sans parler qu’ils atterriraient dans un enfer encore pire. Cette course contre la montre risquait de n’être emportée et reléguait au second plan les actions du Léviathan qui avait été rejointe par un petit groupe de mutants dont l’un c’était acharné sur le cadavre dégagé, le tout en accroissant le mauvais pressentiment de l’Echo. D’autant qu’une autre forme parfaitement identifiable à l’énergie qui émanait d’elle entrait dans la danse également, marchant dans les souterrains sans avoir cure de ceux qu’elle croisait ; Caitlyn. Rachel ne percevait pas les détails pour la reconnaitre morphologiquement mais l’énergie électrique parcourant sa sœur d’adoption était unique et perçue comme tel, entrainant plus qu’un accroissement du mauvais pressentiment une tentative de communication. Une tentative qui n’eut pour réponse qu'une volonté de silence, l'intervention prévue n'entrainant qu'un refus glacé et une volonté de solitude ; pourquoi ? Cette question ne fut pas posée et trouva pour réponse une transmission mental basé sur des sentiments que la Grande Rousse avait déjà connu pour elle-même et qui avaient été son pire, un pire dénigré par la Ptite Rousse qui aujourd’hui lui faisait partager. L’Echo du Phénix hurla.

***
Le décor est d’un blanc de mort et le froid la transit jusqu’aux os alors qu’elle s’éveille en un râle. Par reflexe crispé et convulsant elle se recroqueville sur elle-même, sentant un lourd poids entre ses jambes alors même qu’elle prend conscience que les restes de sa tenue ne sont rien de plus que des guenilles qui ne séparent en rien sa peau de la couche de neige dans laquelle elle est étendue. Une voix raisonne, une voix qu’elle connait et qui est rapidement accompagnée d’un contact, un contact sur sa gorge, un contact sur ses joues, un contact qui s’en va plus brutalement à mesure que la voie va crescendo. Ses yeux s’ouvrent sur le visage à qui correspondent voix et mains, celui de Kate.

Elle est revenue pourtant les choses sont comme avant. Rachel ne comprend pas. Mais elle ne peut comprendre car elle a trop mal. Ils ont réussit à tenir mais elle… mais sa mentor, son amie… Elle veut garder le contact, elle veut que la jeune rousse la regarde, ne la quitte pas du regard. Elle lui expliquera, elle lui expliquera plus tard car pour l’instant il va falloir être forte. Rachel ne l’a-t-elle pas été jusque là ? Ne fallait-il pas l’être pour tenir les Sentinelles à distance le temps que Kate change le passé et leur évite… tout ça ? Ne fallait-il pas l’être pour survivre à cette épreuve ?

Survivre… les autres… Rachel commence à paniquer. Les souvenirs lui reviennent, les combats aussi… les sacrifices, les morts, les… Nouveaux râles, accompagnés de pleurs ; le froid change, alors qu’elle tente de se blottir contre Kate, contre la seule personne qui reste. Le mouvement la tire dans le bas ventre et elle tente de baisser le regard vers ses jambes. Elle tente, l’X-Woman ne la laissant pas faire.

La regarder, la regarder, pourquoi diable n’a-t-elle le droit de détourner les yeux ? Elle a déjà vu les cadavres de toutes les personnes qu’elle aimait, elle sait que Franklin est mort, elle sait qu’ils sont tous morts sauf elles-deux. Mais elle a encore des raisons de se battre, elle le déclare à travers les larmes et la rage. Se battre pour changer le monde, pour offrir un monde meilleur à son fils. Son fils…

Rachel repousse Kate et se retourne, découvrant un cadavre qu’elle n’avait encore jamais vu et n’aurait jamais du voir. Si petit, si frêle, encore lié à elle par ce qui le maintenait en vie et le faisait grandir. Elle le prend dans ses mains, elle l’appelle de son nom de roi, elle l’implore dans les pleurs alors que son cœur saigne déjà de cette vérité qu’elle ne connait que trop. Non, pas cette fois, elle ne veut pas lui survivre à lui aussi… elle le tient dans ses bras, elle le berce frénétiquement, mais elle sait déjà. Elle sait déjà que jamais il ne marchera, que jamais il ne respirera, que jamais il ne vivra. Il est mort lui aussi. Elle hurle, elle hurle de toute ses forces ; aujourd’hui elle a à nouveau perdues toutes les personnes qu’elle aime, aujourd’hui elle a vu ses amis se sacrifier pour elle, aujourd’hui elle a vu la personne qu’elle aime disparaitre, aujourd’hui elle a tenu contre elle le cadavre de son fils fauché avant la naissance même. Il n’y a plus d’espoir, que ce soit de sauver le monde ou de se venger, il n’y a plus de considération, pour le passé ou l’avenir, il n’y a plus rien d’autres que cette douleur, ce froid pelant son cœur de l’intérieur mieux que celui de l’extérieur ne pourra le faire de sa chair.

***
Il n’y avait rien à bloquer cette fois, il n’y avait rien pour bloquer et tous les partis connectés à son esprit durent voir la scène. Rachel s'était effondrée contre le flanc, sur l’un des rebords de la rame, l’esprit exsangue. Elle pleurait et tremblait, elle comprenait ce qui se passait en bas, elle comprenait qu’elle avait un nouveau point commun avec sa Sœur de Souffrances, mais elle n’était pour l’heure en capacité d’agir ou de réagir. Caitlyn l’avait blessée plus qu'Ororo ne l’avait fait, le moindre souhait de pensée devenant bien plus dangereux lorsqu'il devenait acte au lieu de le précéder ; ça n’avait pas l’innocence d’Ororo dans la décision et dans tous les cas ça avait fait un mal qui durerait moins mais qui n’en était que plus douloureux.

La lumière vacillait et les liens télépathiques avaient cédés, le Phénix « tout puissant » ayant été battue par l’éternelle chose qui restait sa plus grande valeur et sa plus grande faiblesse : son amour pour les autres. Elle a déjà vécu cela et il semblerait que Caitlyn ait eut tord… Encaisser, pardonner, agir pour améliorer le monde… il fallait des sacrifiés et elle n’avait rien d’autre à aspirer. Mais pour l’instant elle larmoyait et tremblait, incapable d’autre chose.

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"Des monstres ont fait de moi un monstre,
Des divinités ont fait de moi une divinité,
Seuls les humains peuvent faire de moi une humaine."






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MessageSujet: Re: [ A Day To Remember] Rame numero 2, direction Est- ouest ( Kitty, Enora)   Lun 27 Oct - 21:19

Respirer... doucement. C'est le garçon qui prend un peu les choses en main. Il a la même idée qu'elle. Il faut sortir d'ici. Et pas par les portes, rajoute Enora pour elle même et l'adolescente, puisqu'elles sont fermées. Un regard aux quelques survivants qui s'acharnent contre la dite porte confirme ses propos. Hochant la tête, l'adolescente se redresse en vacillant un peu. Le coeur bien accroché... Concrètement, il est juste posé quelque part dans sa poitrine mais... Non, elle sait pas si elle l'a ou pas. C'est la phrase suivante, toujours en français de son aînée qui lui fait comprendre une partie de ce sentiment d'inconfort qu'elle a. C'est ces "symptômes" qu'on lui a appris à reconnaitre, qui laissent présager une transformation proche et involontaire. De celles qu'on lui a conseillé d'éviter, et sur lesquelles elle travaille pour garder le contrôle. Une inspiration un peu plus longue, on bloque, on souffle, et on essaie de se CONCENTRER bon sang! Parce que là, elle se sent très con, et pas du tout centrée. Bien, la vanne pourrie ayant été faite...

"Pareil. S'il peut t'aider, laisse le faire? T'le regrettera sinon..."


Après tout son vis-à-vis n'a pas l'air du genre à écraser les autres sans rien faire. Et parmi les notions qui lui arrivent toujours (quoiqu'un peu moins) il y a celle qui dit qu'elles vont avoir besoin d'un sacré soutien psychologique, là, si elles veulent pas devenir comme le gars dans Tokyo Magnitude...

L'autre s'est déjà dirigé vers la fenêtre, après avoir donné des consignes. Plusieurs autres le suivent, peu avec un regard pour les blessés qui restent à terre. A son tour, Enora se dirige vers la fenêtre, tandis que le regard de l'adolescente balaie encore la rame. Le geste de Nora et de son ami a montré la voix. A son tour, protégeant ses mains comme elle peut avec les manches de son sweat, Elle descendit, avec peut-être un peu plus d'aisance que sa compagne.

"Pas touche... aux côtes!"

Non, parce que ça fait mal. Se faire attraper sous les fesses est pas très confortable (surtout quand on est une demoiselle un peu innocente de ce côté là, la main d'un mec sur les fesses, ça gêne un peu), mais ça passe. En fait, là où ça passe moins, c'est une fois en bas. L'odeur, le sang, les cris, plus nombreux, et mis en lumière par cette lumière venue d'elle ne sait trop où... Si elle a pu en faire abstraction, pendant la descente, aidée en celà par un esprit capable d'occulter le plus dérangeant, là, elle peut pas. A nouveau elle ressent, en plus d'une forte nausée, cette sensation que des poils se hérissent sur tout son corps, ce vertige léger et une légère diplodie, prémisses souvent d'une transformation rapide et non contrôlée.

"Non, non, non..."

On pourrait croire qu'elle parle du carnage autour d'elle, qu'elle essaie de le tenir à distance... Mais il y a fort à parier que Nora sait de quoi il s'agit.

*Je peux pas t'aider, là. Protège toi.*

Merveilleux, on peut même plus compter sur les grandes soeurs, mêmes produit issues de l'imagination. Un regard à Nora, un "désolé, et... un hurlement de douleur qui se rajoute aux autres, quand la demoiselle rétrécit brusquement. Cri qui se finit en miaulement tandis que du Sweat shirt émane un chat noir ébouriffé et ronronnant. Et pas parce qu'il est bien, hein? Les chats, ça ronronne quand ça a mal. Pour atténuer.

Et là, elle atténue. Elle sent toujours le sang, les viscères, l'urine, la m..., la peur... Et même mieux que sous sa forme humaine Idem pour la vue. Mais "l'esprit du chat" atténue l'horreur derrière, ne laissant que des informations un peu détachées. Enfin, sauf l'atroce douleur dans les côtes, à ce demander si la transformation n'a pas aggravé une blessure.

Bon, elle est sous forme de félin. Elle est plus calme, même si elle a toujours un sentiment diffus d'horreur. Elle peut bouger, même si elle doit ronronner comme un moteur pour s'aider à supporter la douleur. Se frottant contre les jambes de Nora, une tentative maladroite de la rassurer, elle s'éloigne ensuite des jeunes gens, à la recherche d'un chemin, vers lequel guider les survivants, d'un... d'un n'importe quoi pour aider en fait. De quelqu'un qu'elle connait?


Dernière édition par Kitty Cat le Mar 28 Oct - 11:52, édité 1 fois
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Clara Findley
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MessageSujet: Re: [ A Day To Remember] Rame numero 2, direction Est- ouest ( Kitty, Enora)   Mar 28 Oct - 11:32

Une nouvelle dimension s'ouvre à moi, c'est dans les pires situations que parfois on tire le meilleur de soi-même d'après certains. Des foutaises ! Du moins je leur aurait répondu, mais c'est faux, je n'ai jamais eu si facile à user de mon don de mutante, tous les cafards réagissant à l'unité au son de mes pensées, cela en est presque grisant. Humiliant aussi de voir à quelle distance se trouve ma maîtrise sans le coup de pousse psionique de Rachel. je ne suis jamais passée par la case Institut de jeunes surdoués made in Xavier, tout ce que j'ai appris et apprends encore c'est de moi-même et dire que je me trouvais fière de mon contrôle, que d'arrogance. Même un aveugle à une meilleure vision du monde qu'une gamine bornée comme je peux l'être. Mais les doutes n'ont pas leurs place dans cette station de métro, pas maintenant, pas tant que je suis à l'unisson avec des milliers d'individus qui ont la fâcheuse tendance à finir écrabouiller sous une semelle dans un petit craquement peu agréable à l'oreille. Et le message du Phénix est bien passé, les survivants ne s'évertuent plus à écraser les parasites, du moins plus volontairement, dans le noir, la peur et la souffrance, il reste quelques cafards aplatis mais les pertes sont acceptables.

Et à moi donc d'organiser au mieux un plan de sortie adéquat pour ne pas m'avancer à dire sécurisé. C'est impossible, il n'y a plus d'endroit sûr dans la station, tout est fragilisé, coupant ou simplement trop encombré pour pouvoir se mouvoir sans problème. L'évacuation va s'avérer complexe jusqu'aux secours pour ceux qui sont assez indemne ou proche que pour atteindre les sauveteurs par eux-même. Pour les blessés accessibles incapables de bouger, j’essaie d'organiser une aide similaire, sauf que c'est les secouristes que je guide avec mes cafards, s'enroulant autour de leur poignets avant de redescendre indiquer le chemin comme d'un véritable GPS à antennes insectoïdes. Et les autres ? Ceux coincés sous les débris ou dans l'incapacité de remonter vers la surface car la route leur est barrée ? J'applique les consignes, les regroupés au mieux et essayer de trouver des endroits sécurisé si cela existe encore ici. D'ailleurs, faire remonter des groupes de rescapés serait un peu suicidaire car leur poids, tous en même temps sur les pentes fragilisés des sols, mauvaise idée. Je ne suis pas experte en démolition et si j'admire les pompiers, cela n'implique pas que je possède les connaissances suffisante quand à la résistance d'une station de métro après un tel carnage.

Reste les corps sans vie des victimes, le carnage s'amplifie au fur et à mesure que ma vision s'étend aux profondeurs du métro. Mes pouvoirs ne me donne que le sens de la vue, mais je n'ai aucun mal à visualiser l'odeur, l'ouïe, le goût et le touché d'une telle horreur. C'est dur mais j'arrive à me focaliser sur les vivants, c'est bien la meilleur solution pour ne pas vaciller dans la folie, faire abstraction des corps et ne pas sombrer dans le désespoir là ou l'espoir est plus que jamais nécessaire. Une lueur de vie vaut infiniment plus qu'un regard vide, mutilés par la souffrance pour certains, tués sous le choc pour d'autres.

Les pensées de Rachel résonne dans mon esprit comme un bruit lointain. A vrai dire je n'ai jamais était si loin dans mes perceptions que la réalité de ce qui m'entoure m'échappe un petit peu. Continuant d'avancer en étant ailleurs, bien plus loin et dans bien des directions que les survivants remontant la rame peuvent me bousculer pour se frayer un chemin sans que je ne réagisse. C'est en manquant de me torcher lamentablement, un talon se coinçant dans une grille que je reviens sur terre. Enfin sous terre. Reprenant un peu pied dans la réalité et non dans le plan astral des cafards. Et si ma première pensée vient à maudire la bonne idée de porter des talons dans pareil circonstance, j'en reviens vite aux priorités. Préférant toujours la parole aux pensées, ne sachant trop comment Phénix puisse nous capter sans mal avec sa télépathie mais aussi pour me rassurer d'être bien présente.

" J... Je tiendrais le coup tant qu'il y a quelque chose à sauver... C'est tous ce que je peux garantir pour le moment. Le pire est à venir, le déraillement à eu lieu plus bas encore et vue mes informations, le chemin n'en est que de plus en plus périlleux. C'... Ma vison avec les cafards, c'est comme ça que tu vois le monde des humains ? C'est déroutant. Phénix... ? Rachel ! "

Je me retourne est ne la voie plus derrière moi, enfaite ma vue faiblissait autant que les lumières ne vacillait et d'instinct, je sus qu'il arrivait quelque chose derrière moi. Et de fait, en retrouvant Rachel, accoudée contre la rame pour ne pas s'effondrer était en train de perdre le contrôle. Plus rien à voir avec X-woman sûre d'elle prenant à charge d'organiser les secours et d'ouvrir le chemin tel un guide pour tous les secouristes et un phare pour les rescapés en quête de lumière. Non, la jeune rouquine craque. Est-ce la situation actuelle, une nouvelle information venant percuter son esprit ou tout autre chose inimaginable pour moi. En tout cas c'est mauvais, la fille s'inquiétait de savoir si je supporterais la descente, jamais je ne me suis inquiétée de ses propres émotions, elle semblait si intouchable, si imperturbable, comme blasée d'un spectacle qu'elle connaissait déjà. Pfff, je suis qu'une pétasse insensible.

" Rachel ! Rachel ! Reste avec nous on a besoin de toi ! "

Tu parles, la gamine est en état de choc, ce n'est pas en la secouant et en lui criant dessus que cela va changer quelque chose. Ce qu'il faudrait c'est un endroit plus calme qu'une scène de guerre, un peu d'oxygène et des médecins voir des psys pour une bonne thérapie mais c'est un luxe qu'on ne possède pas ici, ni le temps de les dégoter. Bon, je laisse un peu mon contact avec mes cafards de côté, même si un petit contingent est tombé sur un nouveau groupe plus bas, ils ont l'air de s’organiser et l'un des insectes se retrouve dans un étrange face à face avec un chat étrangement familier, je l'ai déjà vue quelque part mais où ? C'est un mystère que je n'ai pas le temps d'approfondir pour l'instant.

Priorité Rachel, non pas qu'une personne soit plus importante qu'une autre dans ce carnage, mais c'est la vérité, ces pouvoirs sont pratiquement le meilleur atout pour sortir le maximum de personne de cette merde. Et si mes appels aussi bien en cris qu'en pensées ne semblent pas l'atteindre, il reste une solution, lui faire reprendre le pas sur la réalité par la douleur. C'est une sensation qui nous fait comprendre que l'on vit mais est-il vraiment possible de faire mal au Phénix ? Question intéressante mais que je ne vais pas prendre le temps d'argumenter en décochant une jolie gifle en plein sur la joue de Rachel. Bon, prions qu'elle n'ai pas le réflexe de m'incinérer sur place pour la peine mais j'en donne une deuxième pour être sûre.

" Allez, reprend toi bordel, c'est vraiment pas le moment de craquer. Prends une pause si tu veux mais contrôle toi ! Ne laisse pas les événements te submerger ! "
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MessageSujet: Re: [ A Day To Remember] Rame numero 2, direction Est- ouest ( Kitty, Enora)   Mar 4 Nov - 20:02

Les gens avaient reculé à son cri, pour ceux qui y avaient prêté attention. D’aucun d’entre eux étaient déjà sortis de la rame pour s’en aller voir les quelques secouristes encore dehors où suivre les balises enflammées laissées ça et là à destination de l’entrée et de la sortie de la station, de ce vestibule de l’enfer. Pour ceux qui étaient encore dans le wagon, il y avait tout loisir à contempler un rejeton de l’enfer déchu de sa grâce ; pourquoi, comment, même quoi, cela leur était inconnu. Certains n’en avaient cure et continuaient vers cette échappatoire qui leur était offerte, se retournant ou non, alors que d’autres s’arrêtaient voir revenaient sur leurs pas, par curiosité ou inquiétude.

Rachel, elle, ne bougeait pas, pas plus qu’elle n’arrivait à s’en empêcher tout du moins. Le Léviathan était ici pour honorer sa promesse de protection envers les Elioth de Lauro, Caitlyn était ici pour retrouver sa tribu, cela signifiait simplement que les personnes en bas… Sanzo, Kamen, Ninon, un enfant inconnu, et un cadavre. Jade. Y avait-il pire sensation que de perdre son enfant ? Sensément oui mais elle ne voulait pas le connaitre et revivre sa perte en simultanée de celle de Caitlyn l’avait abattue. Trois pertes en un instant, celle d’un fils, celle d’une fille et celle d’une filleule, même si cette dernière vint se rajouter après. Elle n’en vomirait pas mais avant de continuer la lutte il fallait s’en remettre. Encaisser. Outrepasser. Se servir de la douleur comme moteur, comme combustible pour la rage ; comme avant. Ce jour était familier à son monde et elle le redevenait à nouveau même si elle devait sauver cette fois, non détruire.

Elle entend son prénom, un prénom qu’elle n’a pas dit mais ceux ayant partagé son flash mémoriel l’ont entendu tout autant qu’ils ont eu droit au partage de sa douleur tout autant qu’elle-même l’a eu de la part de Caitlyn. Certains liens ont peut-être cédés trop tôt mais visiblement il y en a eut qui l’ont fait trop tard et un fragment de plus s’est infiltré en ce monde, pour la plus grande douleur d’un petit nombre.

Besoin d’elle, toujours. Besoin d’elle pour protéger les humains en tuant les mutants, besoin d’elle pour sauver le monde en changeant le passé, besoin d’elle pour apporter la paix en détruisant les armes de la guerre, besoin d’elle pour préserver l’idéal, besoin d’elle pour construire une famille, besoin d’elle pour être une mentor, besoin d’elle pour continuer le combat qu’est la vie. Elle continuera, elle est incapable de ne pas le faire, d’abandonner, de mourir, elle continuera mais il lui faut du temps…

La gifle la heurta et lui fit tourner la tête, elle n’avait été capable de la voir venir et de l’arrêter ainsi l’encaissa-t-elle en toute normalité. Et ce fut de sa normalité différente qu’elle réagit à l’agression ; on l’avait dressée à la chasse et à la guerre, Warhound, et il n’y avait que deux réactions possibles face à l’adversité, la soumission envers ses maitres et l’agression envers les autres. La seconde gifle l’atteignit à son tour et eut droit à une réplique avant qu’aucun mot ne puisse être prononcé, Rachel se projetant avec sa propre télékinésie à l’encontre de l’agresseur pour les conduire toutes deux à traverser le wagon en une seconde jusqu’à ce que son mur ne les stoppe, Rachel encaissant parfaitement l'impact grâce à l'adaptation son bouclier qui lui apportait tant résistance que force. Se saisissant de son ennemie à la gorge, elle leva l’autre main alors que ses doigts se recroquevillaient comme des serres, les Flammes du Phénix en formant à leur tour, et lui fit face de toute sa monstruosité. C’était dans ses instants que les Marques d’Assermentation des Limiers prenaient tout leur sens, alors même que ses lèvres charnues s’étaient retroussées pour dévoiler ses dents blanches, alors même que sa gorge émettait un profond grondement bestial et sec, alors même que ses yeux n’étaient plus habités que d’une froideur meurtrière.

Aurait-elle put tuer sa proie ? Oui. Elle avait tuée nombres de personnes semblables, elle avait massacré plus d’innocents que de coupables à tel point qu’elle ne pouvait les dénombrer et n’osait s’en souvenir. La question n’était pas de savoir si elle pouvait mais si elle voulait, seul ce point faisant la différence. Son hésitation l’avait trahie sur ce point.

Plusieurs secondes s’écoulèrent avant que son regard ne change, que son bras ne tremble et que son grondement ne se taise. Plusieurs secondes s’écoulèrent avant que ses yeux ne se figent non pas d’horreur mais de tristesse, qu’elle ne lâche Clara et ne referme la mâchoire.  Plusieurs pas furent fait jusqu’à ce qu’elle se laisse tomber sur les fesses, prenant sa tête dans ses mains et respirant de façon contrite, dents serrées. Elle tremblait et elle n’était pas la seule, elle le percevait clairement. Une déglutition, tout aussi difficile que ses gestes précédents, alors qu’elle canalisait de nouveau la douleur et la rage pour la rendre utile.

Respirer calmement ; inspirer, expirer. Inspirer, expirer… L’Echo du Phénix tâchait d’appliquer ses propres conseils mais la peine était toujours là, s’attaquant à son cœur comme un acide. Elle était peut-être capable de faire le vide dans son esprit mais dans son cœur cela lui était purement impossible. Jade, morte, une de plus, encore une, une nouvelle… ça faisait mal. Ce même mal que la plupart des survivants ressentait et que les proches des morts ressentiraient. Ce même mal que Sanzo et Caitlyn ressentaient. Ce même mal qu’elle n’arrivait jamais, au grand jamais, à empêcher. Ici, elle avait cru ; elle avait cru lorsqu’elle c’était sacrifiée, à son tour, pour Caitlyn, disparaissait pour renaitre sous une nouvelle forme, dans une nouvelle condition d’existence. Mais même cela n’était pas suffisant ; pas suffisant à sauver, pas suffisant à vivre. Elle pouvait tout faire mais n’arrivait à rien. Ils mourraient, tous, les uns après les autres, elle était incapable de les sauver, elle s’était promis de l’accepter. C’était « normal », « humain ». Ça lui avait demandé de gros efforts, des efforts qu’elle était parvenus à fournir lorsqu’elle avait laissées Caitlyn et Amy se battre seules face à des dangers qui leur appartenaient. Elles s’en étaient sorties, elles avaient progressées. A chacune leurs épreuves. Et puis Jade… rien de personnel, rien de destiné, rien qu’un dommage collatéral d’autre chose ; née dans les ténèbres, morte dans les ténèbres. Née dans les prémisses d’un conflit auxquels elle avait participé et morte dans une réplique de ce que pourrait devenir se conflit, s’il naissait réellement.

Une tombe de plus ? Un nom de plus pour lequel se battre ? Jade n’avait ni grand espoir ni aspiration à un avenir meilleur, elle n’en avait pas eu le temps. Alors à quoi bon tenter que sa mort ait une raison, n’ait pas été vaine ? Elle n’était pas morte pour une cause, elle ne s’était pas sacrifiée, c’était un dommage collatéral, rien de plus. Difficile à accepter mais nécessaire. Exodus avait marquée à jamais l’Echo du Phénix d’une simple phrase, en lui disant qu’elle n’avait aucune responsabilité parce que personne au-dessus d’elle pour les lui faire prendre, pour lui poser de limites ; elle n’était pas d’accord, ses responsabilités n’en étaient que plus grande du fait qu’elle n’ait aucune limite et doivent se les trouver seule. Elle les avait posées, arbitrairement, mais désormais qu’elle y était poussée par le mal…

Ses bouches s’ouvrirent en une inspiration tremblante, et des mains elle repoussa ses cheveux tombés devant le visage afin de dégager celui-ci alors qu’elle redressait le dos et les yeux. Elle avait continué de suivre ce qui c’était tramé autour d’elle, elle avait continué de percevoir mentalement les mouvements et d’entendre physiquement les sons, contemplant les gens partir et essayer de s’aider non sans crainte d’elle. Ce wagon serait bientôt vide et elle restait là, elle faisait « sa pause ». Se regard se porta à Clara, si tant était qu’elle fut encore là, et si l’Echo ne dit rien ses yeux traduisaient sa tristesse et sa désolation ; elle ne s’excuserait pas, ce n’était pas une connerie que de réagir ainsi mais c’était comme ça, c’était son dressage. Pas la meilleure réaction du monde mais elle n’avait jamais prétendue être la meilleure personne. Tant qu’elle gardait un équilibre, cela allait. Cela irait.

Et puisqu’il était question de monstre, son attention se posa sur une autre forme qui se trouvait là depuis quelques temps déjà, silencieuse ombre de fumée dont les écarts dans le nuage la composant laissaient filtrer à l’égal de ses orbites vides des lumières d’un bleu froid ; des orbites qui la fixaient.

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Des divinités ont fait de moi une divinité,
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Clara Findley
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MessageSujet: Re: [ A Day To Remember] Rame numero 2, direction Est- ouest ( Kitty, Enora)   Jeu 6 Nov - 21:09

Il faut toujours réfléchir à deux fois avant de gifler une entité cosmique capable de détruire la Terre sans le moindre effort. Une chouette leçon, et une erreur digne d'un débutant à l'académie de police. Cette bourde j'allais la payer chère mais sur le moment, au milieu d'une carcasse de métro encore sanguinolente de sang et de corps, je n'ai pas pris le temps de la réflexion. Je suis une fille impulsive, c'est donc impulsivement que mon corps vient s'encastrer dans un mur, une dizaine de mètres plus loin.

Si la projection ne dura même pas une fraction de seconde, j'ai senti ma vie dérouler au ralentit, vivant chaque instant comme un film, flottant à l'extérieur de mes souvenirs comme spectatrice. Le temps est un organisme perméable, c'est d'autant plus vrai que je me retrouve consciente de tout, voyant les fenêtres déglinguées du véhicules défiler aussi lentement que je ne me revoie jeune, subissant les brimades de mes camarades, ma boulimie, les magouilles de mon père. On sort de l'épave et je revois la découverte de mes dons de mutante, l'arrestation de mon géniteur et mon entrée à l'académie. L'image de mon entrée au BAM et la remise de mon insigne coïncide avec ma rencontre fracassante contre un mur à moitié démolis. Les débris tombent, Phénix à sa main sur ma gorge et je ressent ses ongles comme des serres prêtes à se resserrer sur l'étincelle de vie qui me reste.

Mais je suis en vie. Ce sont les cafards qui ont morflés les premiers. D'un pur instinct de survie, mes pouvoirs se sont déclenché inconsciemment pour dresser un bouclier de fortune contre mon dos et m’empêcher d'avoir la colonne vertébral broyée par le choc avec le mur. La douleur me fait savoir que je suis en vie, et je le resterai que par la bonne grâce de mon assaillante, Phénix. Du moins, le doute plana de longue seconde, cette fois ce n'est pas ma vie qui défilait, non, rien, le néant. Les secondes s'éternisèrent en heures ou je due subir le regard de la mort incarnée. Et je ne parle plus de la mort dessinée sur le visage des nombreuses victimes de l'accident, non, ici c'est la grande faucheuse en personne. Moi ? Il ne faut qu'un geste pour que je devienne une nouvelle victime de cette tragique soirée. Un dommage collatéral. Une erreur humaine. Et plus question de me servir de mes cafards pour me protéger, d'user de mon sang-froid et de mon flegme pour m'en sortir. Pas de parade de combat, rien. La en cet instant, je ne suis plus qu'une gamine apeurée, n'étant plus capable de contrôler quoique ce soit. Mes yeux fixés aux flammes du Phénix dansant autour de ses doigts.

Et le jugement vint.

L'étreinte se desserra et jamais le coup fatal ne fut porté. A la place, le contact froid du sol poussiéreux revint me faire prendre conscience de la réalité. Mes jambes m'abandonnent et je m'effondre sur moi même, à peine retenue par le mur contre lequel je me suis encastrée peu avant. En vie, c'est bien ma vaine, c'est un luxe que peu dans cette station ont eu au cours de cette dernière heure. Et ce cours répit me permet de me remettre un peu aussi bien physiquement que mentalement. Le nuage cafard est désorganisé, inutile d'en reprendre les rennes dans l'immédiat, je ne sais même pas ce que je veux. Me venger ? C'est clair que la réaction fut disproportionnée pour une simple gifle. Mais entamer un acte de vengeance serait suicidaire, que pèse un cafard contre une entité pareille ? Pas grand chose et la comparaison est juste. Mais ne comptez pas sur moi pour un pardon ou une quelconque marque de compréhension. Foutue X-men. Des prétendus super-héros au-dessus de la loi, d'accord si ils veulent. Mais qu'ils évitent de péter des plombs se serait mieux. Surtout pour moi. Et je n'ai jamais eu confiance en eux, cette agression ne va pas me faire changer d'idée. Mon rapport attendra cependant, ce n'est ni le lieu, ni le moment bordel, on est dans un charnier et ils restent des gens à sauver.

Seulement pas un mot ne sort, ni de la rousse incendiaire, ni même de moi. La confiance est rompue. D'accord, les torts sont partagés c'est moi qui est giflée le Phénix, pour la faire réagir. Brillante idée n'est-ce-pas, pour une réaction, elle en fut presque mortelle. Non, je me redresse à peine, reprenant enfin un peu d'emprise sur les cafards, du moins je me concentre prioritairement sur ceux guidant encore des survivants. Je dois continuer. Vêtements en lambeaux, gorge encore marquée des traces de la main de l'autre folle et un dos en miette... Ça ne vas pas si mal.

Non, je me cache encore la fasse sous de faux airs. C'est de pire en pire, mes jambes me soulèvent à peine et ma coéquipière de fortune, le Phénix, se remet à peine pour fixer intensément un amas de fumée. Qui attire à mon tour mon attention car ce phénomène n'a rien de naturel, non bienvenue dans le monde du paranormal, ghost buster en action. Cette soirée devient du délire, et dans ce délire, entre une entité cosmique, un phénomène ectoplasmique et moi, une chose est claire, je ne boxe pas dans la même catégorie. J'en est tout de même le réflexe de sortir mon arme de service, geste aussi futile qu'inutile devant les forces en présence. Et si personne ne souhaite briser le silence, tant pis, je le romps.

" Bordel, qu'est-ce que c'est encore que ça ? Mutant le spectre ? C'est pas le moment d'intriguer. Explique-toi ou je fais feu. "

Comme-ci cela servirait à quelque chose de tirer sur de la fumée ? Non mais ce truc n'a rien d'amical et ne me dit rien de bon. Et si ça fout les boules à la furie, c'est mauvais, très mauvais. Mes doigts s'en crispent d'eux-même sur la gâchette, prête à faire feu à la moindre hostilité. Venant de la fumée, ou de la mutante. Plus envie de m'encastrer dans un mur sans réagir cette fois.
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MessageSujet: Re: [ A Day To Remember] Rame numero 2, direction Est- ouest ( Kitty, Enora)   Dim 16 Nov - 17:50

Clara est toujours là, mal en point visiblement ; l’attaque était une saisie, elle ne se voulait pas mortelle ni même réellement blessante, il s’agissait juste de bloquer son adversaire contre la paroi la plus proche car toute violente qu’elle fut il restait à Rachel un fond de conscience même dans ces moments là. Elle avait beau souffrir des pulsions de tueuse en série son schéma type n’était en rien impliqué dans l’affaire et elle tâchait de se maitriser, toujours, même avec des réflexes et des réactions comme les siennes. Mais trêve d’égocentrisme, l’Echo devait plus que se faire pardonner envers l’agente aux considérations de l’état de cette dernière et le temps manquait de plus en plus.

- Bordel, qu'est-ce que c'est encore que ça ? Mutant le spectre ? C'est pas le moment d'intriguer. Explique-toi ou je fais feu.

Etait-ce utile de préciser que pointer son arme à feu sur une créature d’intangible et d’astral était vain ? Non mais dans le climat de violence latente c’était la première réaction du monde, l’agression. Un monde familier pour Rachel tout autant que pour l’autre créature là où le commun de ceux d’ici n’était que la victime. Le Spectre d’Essence tourna la tête vers la menace avec son mouvement gazeux pour la fixer un instant, la considérant sans autre geste, puis revint à l’Echo avant de s’exprimer d’une vois froide et irréelle.

- Le temps nous manque. Il faut agir vite si on veut éviter une nouvelle catastrophe.

Rachel soupira en fermant les yeux, tête toujours en arrière alors qu’elle portait son attention à la scène en contrebas où une mère découvrait l’horreur que de voir ce qu’elle considérait comme la chair de sa chair être bonne pour les vers avant qu’elle ne le soit elle-même ; les parents ne devraient jamais enterrer leurs enfants et pourtant elles en étaient là. Une nouvelle perte cas la vie en était pleine ; le sentier d’une vie était-il donc pavé des personnes que l’on perdait ? Certains, oui. Il fallait faire avec ou continuer, le commun n’avait pas le choix. Mais Caitlyn n’était pas le commun, elle l’avait quittée dès l’instant où elle avait régurgité sur les pompes d’un malfaiteur de la pire espèce et y avait survécu preuve en était le fait que malgré que ce malfaiteur lui ait réglé son compte par vengeance au point qu’elle s’en suicide au combat elle en était revenue. Fallait-il pour autant continuer dans cette voie ? Que les actes normalement définitifs ne soient plus que des contretemps, des douleurs d’instants qui seront tue par l’intervention d’une chose qui se devrait de rester neutre ? Comment être neutre lorsqu’on vivait et souffrait avec les humains ? Lorsqu’on prenait leur parti ?

- C’est… trop tard, finit-elle par déclarer avec épuisement, l’épuisement du cœur. Elle vient de l’atteindre.

Caitlyn faisait face à Sanzo et si Rachel n’en percevait les paroles elle sentait un écho de cette douleur partagée, douleur qu’il fallait s’efforcer d’occulter pour aucun des partis présents hors c’était bien là ce que tous, elle au premier rang, faisaient le plus naturellement du monde. C’était humain, tout comme de s’effondrer en ces instants. L’impuissance face à la mort était la règle d’or de l’humanité, cette limite intrinsèque à la condition mortelle. Mais même si elle suivait le cycle de la vie, la jeune femme n’était plus une mortelle ; pas plus que son ainée qui elle avait trouvée à se soustraire à la mort. L’impuissance n’était plus de mise mais quelque chose de bien plus monstrueux, de bien plus inique, quelque chose qui commençait à illuminer les ruines de la station de par un jugement qu’elle n’aurait préférer pouvoir croire. Mais c’était Caitlyn, sa sœur de cœur et cela impliquait cette dualité inhumaine et cette capacité à faire le meilleur et le pire, ressemblance monstrueuse quoi qu’on en dise et quoi qu’on en fasse. Ce n’était pas une perte de contrôle, un OverRun destructeur démontrant les limites outrepassées d’une personne dont la force et la fragilité étaient égales, c’était autre chose que les fils du destin avaient contribué à forger à mesure d’épreuves et d’inhumain, un désespoir égal prenant une forme bien pire.

Le Spectre releva les yeux à la lumière et son masque facial incomplet se tordit incompréhensiblement puis sa voix raisonna à nouveau, plus vive que précédemment.

- Il n’est qu’un moyen d’arrêter cela, Echo du Phénix, tu dois l’accomplir. Tu t’es incarné en cette enfant, tu ne fais plus qu’un avec elle, acceptes-en le prix. Tu lui as donné le pouvoir du Phénix alors laisse la en user comme son cœur, comme ton cœur, souffre de le faire.

Rachel n’aimait pas s’entendre parler comme si elle était deux entités séparées, ce n’était plus le cas depuis qu’elle avait donnée sa vie pour ramener Caitlyn et qu’elle avait été consumée par l’Echo du Phénix jusqu’à ce qu’ils ne soient plus qu’un, mais était-ce la vérité ? Etait-ce sa partie « cosmique » qui se refusait à agir là où l’humaine qui avait déjà tant perdue voulait éviter que cela arrive à ceux qu’elle aimait ?

Une brèche dans la réalité, une brèche alors que ce que la véritable chair de la chair de Caitlyn s’en venait arrêter sa folie, intervenant au bon moment et au bon endroit comme l’ancienne voyageuse temporelle l’avait toujours fait. Un gain de temps maigre mais exploitable et l’Echo entreprit de se relever, se soulevant jusqu’à être sur ses pieds.

- Je te donnerai ma vie pour la ramener.

- Tu n’as aucune vie qui t’appartienne, répliqua-t-elle au Spectre alors qu’elle se tournait vers Clara, sans geste brusque. Des monstres ont fait de moi un monstre, des divinités ont fait de moi une divinité, seuls les humains peuvent faire de moi une humaine. J’espère te le prouver un jour.

Serait-elle comprise ? Probablement pas. Elle ne cherchait ni ne chercherait à rattraper ce qu’elle avait fait là, c’était fait, néanmoins l’Echo tenterait de l’équilibrer car c’était là le fonctionnement universel, l’équilibre. Entreprenant de marche jusqu’au bord du précipice qui la séparait de l’étage en-dessous, elle poursuivit alors même que les parois de la carcasse de métro se déchiraient devant elle pour lui laisser libre accès à ce qu’elle cherchait à atteindre.

- Abraham ne devrait pas tarder, les secours civils aussi. Guides-les, sauvez autant de personnes que vous pouvez à ce niveau. Je vous ramène ceux d’en bas.

Rachel entreprit de léviter jusqu’à la scène finale de cette journée fatidique, sa lumière dorée répondant à celle bleutée de sa sœur de souffrance.
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Abraham Blackwood
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MessageSujet: Re: [ A Day To Remember] Rame numero 2, direction Est- ouest ( Kitty, Enora)   Lun 17 Nov - 16:59

Abraham avait planté l’agent Reddington sans le moindre scrupule. Ce n’était pas très élégant. Il était même probable que la frustration le gagne là-haut. L’énervement peut-être aussi. Il ne le connaissait pas et deux minutes d’échanges ne suffisaient pas à savoir comment l’autre pouvait réagir. Il s’excuserait plus tard. Cependant, il aurait pu lui demander s’il voulait venir avec lui, quitte à se prendre un refus. Il n’y avait pas pensé. Cela lui était venu naturellement avec l’urgentiste Javier mais pas là. Pourquoi ? Aucune idée. Peut-être que cette fois-ci, il était encore plus pressé que la précédente ? Un sourire fugace traversa ses lèvres. Peut-être oui. Après tout, il avait promis de la retrouver.

Il s’était téléporté dans la station, au niveau de la fin de la seconde rame. Celle dont il avait vu les portes arrière éventrées en se disant que c’était là que Rachel avait dû entrer et qu’elle ne devait pas être bien loin. Il avait été à deux doigts de le vérifier quand le jeune homme avait demandé de l’aide pour sa mère. Il n’avait pas pu dire non. Puis il y avait eu la légère altercation. Mais maintenant, plus rien ne l’empêcherait de mettre un pied dedans.
Il fit les quelques pas qui le séparait du wagon et entra prudemment dedans. Rien à voir sur sa droite mais à gauche, c’était une autre histoire. S’il était encore maintenu parallèle au sol, ce n’était pas forcément le cas du reste qui disparaissait de sa vue au bout de quelques mètres. L’envie d’aller voir de plus près le tiraillait mais la présence d’une sorte de spectre violacée, qui ne semblait pas menaçant s’il se basait sur sa passivité apparente, l’en empêcha. Tout comme la jeune femme qui pointait une arme sur l’autre tout en lui jetant des petits coups d’œil. Une agent du BAM elle-aussi peut-être ? En tout cas, il n’était pas sûr que ce soit réellement efficace de tirer sur quelque chose d’allure spectrale mais peut-être s’agissait-il d’un réflexe conditionné … Il leva les mains avant de se prendre une balle perdue.

« Bonjour ? »

Il remarqua enfin l’écho d’un halo doré qui diminuait lentement. Un chapelet de jurons, mélange culturel et linguistique d’un peu tout ce qu’il connaissait dans ce registre, lui échappa de façon audible, se terminant sur un « Merde ! » bien américain et bien senti. Il en était persuadé, il venait de rater Rachel. Il avait craint, il ne savait vraiment quoi, après le flashback façon soirée diapo, la disparation de la carte 3D des lieux et l’absence de réponse. Mais à tort apparemment. Il sourit doucement alors que de faibles appels à l’aide se faisaient entendre. Une seconde, il leur demandait juste une toute petite seconde.

# Rachel ? Je ne sais pas si tu m’entends ni ce que tu vas faire mais, même si ça ne sert à rien … bonne chance. #

L’américain ne savait pas si c’était perceptible mais il était sincère. En tout cas, avec les vulgarités, il venait de faire une belle entrée en matière. Il avait déjà fait mieux. Et pire aussi. L’instant semblait être un peu tendu et il préférait éviter les problèmes. Enfin, plus qu’il n’y en avait déjà. Il reprit d’une voix tranquille voyant que personne ne lui sautait à la gorge, les mains toujours à mi-hauteur par réflexe.

« Désolé. Je m’appelle Abraham. Rachel m’a demandé de vous rejoindre ici pour évacuer ceux qui ne pouvaient se déplacer et pour remonter au moins à ce niveau ceux qui sont bloqués … plus bas. puis il ajouta le détail que le Phénix n’avait peut-être pas transmis Je suis un téléporteur. »

Le gouffre l’attirait toujours autant et il ne souhaitait pas perdre plus de temps. Ils en manquaient déjà trop comme ça. Il passa devant l’étrange couple, faisant abstraction de l’arme, en mettant un pied devant l’autre doucement, avec précaution, s’approchant du début de la descente. L’effet toboggan était maximum et il comprenait pourquoi les blessés ne pouvaient pas remonter d’eux-mêmes. D’une part, les blessures pouvaient les empêcher de se déplacer, de l’autre, tenter de crapahuter là-dedans était risqué si un faux mouvement se glissait dans les acrobaties précaires.
Il ferma les paupières, inspira et expira lentement avant de s’agenouiller pour vérifier ses articulations. Puis, gardant la pose, il rouvrit les yeux et jeta un œil à ceux qui étaient restés accrochés à un siège de métro de peur d’empirer leur situation. Puis il se tourna vers la jeune femme.

« Des instructions particulières avant que je commence à descendre ? »

Il lui laissa quelques secondes pour y réfléchir. Puis, devant l’absence d’interdiction, il hocha simplement la tête pour lui confirmer qu’il allait effectivement le faire. Il passa la tête pour que ceux qui l’attendaient le voient. Il leur adressa un sourire rassurant.

« J’arrive, ne bougez pas. »

Il n’avait pas eu droit à ce décor précis lors de ses entrainements mais certains s’en rapprochaient beaucoup dans le déplacement et les appuis requis. Il n’y avait que peu de différences : l’absence de son barda … ou la présence de vies à sauver. Il aurait préféré l’inverse. Il descendit lentement, tout en se disant qu’il pourrait difficilement sortir de là deux personnes en même temps sans prendre le risque d’une chute, à moins d’être vraiment bien calé. Il fallait voir et aviser. Le souci étant également que les postures restaient les mêmes au point d’arrivée. Tout sauf stable. Tant pis. Mieux valait ça que de rester bloqué ici.
Il tendit un bras, attrapant la petite main d’une enfant qui pleurait, en lui souriant de nouveau. Elle sembla se calmer. Il se téléporta en surface, la laissant brièvement seule parmi les sauveteurs avant de retourner en sous-sol, au bord du vide,  redescendant de la même façon pour aller chercher son père qui ne cessa de le remercier.

Puis il poursuivit inlassablement, que les victimes soient vivantes.
Ou non.

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Clara Findley
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MessageSujet: Re: [ A Day To Remember] Rame numero 2, direction Est- ouest ( Kitty, Enora)   Jeu 4 Déc - 14:37

Entre une collision avec une entité mystique et la rencontre avec un spectre bleuté capable de la parole, j'ai comme l'impression de ne plus être dans mon domaine de compétence. De ne plus savoir que faire. D'accord, nous, agents, on est conditionnée pour agir rapidement et efficacement dans les affaires mutantes mais je n'ai pas de honte à m'avouer à moi-même que cette situation commence sérieusement à e dépasser. Le ridicule de pointer une arme à feu sur un être immatériel ne fait que confirmer ma perdition, au moins je reste encore assez lucide pour m'en rendre compte. Pas assez cependant pour me ressaisir et reprendre le contrôle de la situation. Et dire que je vais devoir notifier cela dans mon rapport futur, ça et toute la suite d'événements désastreux qui m'ont conduits jusqu'ici dans cette foutue rame de métro à côtoyer les morts, et avec un peu moins de chance, d'y rencontrer la mienne. Une chance que Rachel s'est reprise avant de resserrer ses griffes sur mon visage. En tout cas, si je reste immobile à pointer mon arme sur l'immatériel, incapable de sortir une réplique froide ou à lui lire ses droits, je n'en reste pas moins consciente et lucide que pour suivre la conversation.

Trop tard ? Qu'Est-ce qui est trop tard ? Eviter l'explosion dans la station de métro et de ces innombrables victimes ? Oui, c'est sur, il est trop tard. Mais le fil des mots et leurs sens commence à m'échapper. Phénix semble connaître le spectre, moi je n'en ai aucune donnée de ce que je sais dans les dossiers, peut-être devrais-je relancer une recherche en revenant au Triskellion ? Pas sure néanmoins que le mystère soit résolu pour autant. Don de pouvoir, don de vie et le tout concernant une enfant. D'accord, même si ils sont en désaccord, c'est dans le but d'éviter une nouvelle catastrophe, je me dois cependant de garder ces paroles en mémoire pour revenir sur cette affaire plus tard. La curiosité est un vilain défaut mais dont je m'abstiendrait cette fois, car s'interposer entre ces deux être serait de la folie.

Rachel fini par revenir vers moi, d'un petit laïus assez philosophique et mystérieux que pour comprendre toutes les nuances de son discours. Si l'on est ce que l'ont ai, il semble que sa vie fut défini par les autres. Monstre, divinité, humaine ? Hélas la mutanité et l'humanité ont encore bien du mal à s'accorder entre-eux que pour lui souhaiter d'y parvenir. C'est faux, la frontière entre les deux tends à se réduire comme c'est le cas ce soir où mutants et humains font face ensemble au désastre. L'ennui c'est que ce genre de fait est souvent accompagné de son penchant négatif, bientôt on accusera un mutant d'avoir provoqué cet accident. Ce ne serait pas la première fois dans une station après les rumeurs sur une fille explosive il y a de cela quelques semaines. Si cela se confirme, toute l'aide apportée ici n'en sera qu'illusoire quant à la haine qu'engendrera les accusations.

" Nous sommes ce que nous sommes. Des humains pour la plupart du temps, des mutants c'est indéniable et parfois des côtés plus sombre jaillissent pour faire de nous des monstres ou au contraire nous élever au-dessus de masse. J'espère que tu trouveras ta route Phénix. Je ferais de mon mieux ici, bonne chance. "

Je ne sais pas si elle a entendu mes paroles, voyant déjà la mutante s'éloigner pour léviter en l'air et disparaître dans les profondeur du métro, bien plus bas dans les ténèbres et me laissant sans possibilité de la suivre. En a-t-elle seulement envie ?

Maintenant il faut impérativement me reprendre en main, et ce n'est pas en pointant toujours le mur de mon arme que je vais arranger les choses. C'est à ce moment là d'ailleurs, que je remarque une nouvelle personne s'approchant. Vient-il d'arriver ou était-il déjà là depuis un moment, je l'ignore. n tout cas il lève les mains comme-ci il avait quelque chose à se reprocher. Où plutôt par peur qu'une dingue armé et tenant en joue l'endroit ou casper bleu se trouvait ne finisse par dégainer sur quelque chose de plus solide. Ce quelque chose e présenta comme étant Abraham, allié de circonstances et téléporteur à ses heures mandaté ici par Rachel. Les renforts, enfin. Il est temps de quitter cette position inconfortable qu'est le sol de la rame et de me relevé difficilement, comme-ci mes jambes étaient comme paralysées par ce que je venait de voir. Enfin debout, je rengaine mon arme de service dans mon holster et prend une seconde pour reprendre un souffle normal et une posture plus digne de mon statut.

" Clara Findley, agent du BAM, mais dans la situation actuelle on s'en contrefout pas mal. C'est les vicitmes qui importent, seulement elles alors tout aide est la bienvenue. "

Bon, je ne vais pas lui serrer la main non plus, ni lui demandé son identité complète, je l'ai dit ce n'est pas le moment et mes supérieur me passeront un savon plus tard pour tout les manquements  mon devoir et au protocole. Je le regarde juste s'éloigner vers le gouffre et commencer sa descente. Il est bien sur de lui, calme et maitrisé. Je peux lui faire confiance pour sortir un maximum de personne de cet enfer. Les seuls instructions que je puisse lui donner ? Il entam déjà sa descente mais j'ai le temps de lui crier une dernière recommandation, la seule chose dont je suis capable de faire à vrai dire.

" Suivez les cafards ! Ils vous aideront à localiser les victimes ! "

Pour cela je dois rependre le contrôle de ces insectes, me posant sur un siège à moitié détruit, je refait fit de mes migraines pour de nouveau coordonner les recherches de mes cafards dans le but de localiser un maximum de personne, bien qu'au plus on s'enfonce, au plus ceux-ci restent sans vie.
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Abraham Blackwood
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MessageSujet: Re: [ A Day To Remember] Rame numero 2, direction Est- ouest ( Kitty, Enora)   Ven 5 Déc - 15:09

Deux agents du BAM dans la même journée, c’était plutôt pas mal comme score. Abraham doutait de faire mieux un jour. Cela dit, il ne le voulait pas vraiment non plus … parce que cela signifierait que sa situation ne serait pas loin d’être chaotique. A moins qu’il ne rejoigne leurs rangs ? Mais ce n’était pas à l’ordre du jour. Les agents Reddington et Findley avaient été aux antipodes pour le coup. L’un avait tenu à tout savoir de lui pour faire un joli rapport, l’autre lui avait simplement donné une indication pour aider à sauver le plus de vies. L’un était au dehors, l’autre au-dedans. L’un faisait un boulot d’investigation, l’autre un de terrain. Si les deux étaient nécessaires et qu’il ne reniait ni l’un ni l’autre, l’un des deux était tout de même plus urgent actuellement. En d’autres occasions, ce serait l’inverse. Dans les prochains jours, les recherches et les enquêtes auraient plus de poids. Chacun son tour.

Après le père et sa petite fille, il avait enchaîné les allers et retours, redescendant de façon naturelle à chaque fois, prenant de l’assurance à chaque tour. Les prises restaient les mêmes. Ce n’était pas pour autant qu’il avait cessé de faire attention. Rien n’était plus traitre qu’une routine. Parce que l’on s’y endormait et que la méfiance faisait de même. Ce n’était pas parce qu’il avait posé quatre fois le pied sur cette barre qu’elle n’allait pas céder la cinquième.
Il se déplaçait plutôt aisément, comme s’il avait fait ça toute sa vie. C’était presque le cas en un sens. Après tout, la plupart de ses missions pour l’armée n’avait été que succession de plans d’infiltration. Trouver le passage adéquat, remarquer les failles rapidement, il faisait la même chose ici. Sauf qu’ici, il se foutait royalement de la discrétion. Sauf que cette fois, il sauvait des vies, il n’en achevait pas.

Il ne savait pas combien de temps cela lui avait pris de vider cette rame. Il n’avait pas non plus idée du nombre de personnes qu’il en avait sorti. Plus de vivants et de blessés que de morts, mais les proportions exactes, il ne les connaissait pas. Ou peut-être avait-il préféré se concentrer sur le positif. La seule chose dont il était sûr, c’était du contrecoup qu’il était en train de subir. Il était certain de ne pas avoir dépassé son second palier et il n’était pas blessé, physiquement parlant. Pourtant, outre les différents fourmillements qui ne le quittaient plus et le mal de crâne qui persistait dans un recoin, il se sentait las et fatigué. Moralement. Il soupira doucement alors qu’il revenait vers Clara. Il aurait le temps de faire le point plus tard. La journée n’était pas terminée. Presque, mais pas encore.
Il avait fait un petit tour aux alentours de la rame au niveau supérieur, suivant les cafards comme elle le lui avait dit. Grace à eux, il avait trouvé un petit groupe perdu qu’il s’était empressé de téléporter à la lumière du jour puis un homme grièvement blessé. Malgré ça, ce dernier aurait pu sortir s’il l’avait voulu, difficilement mais il aurait réussi à trouver les secours. S’il l’avait voulu … et il ne s’était pas résolu à laisser là le cadavre de sa compagne. Il le lui avait dit, entre deux râles, qu’il ne pouvait décemment pas partir sans elle, l’abandonner ici seule dans ce lieu lugubre. Il préférait encore mourir ici. L’américain avait compris. Il ne comprenait que trop bien. Et il savait aussi les périodes sombres, mornes et sans intérêt qu’il allait traverser. Il avait arpenté ce chemin avant lui. Alors il lui avait juré qu’il les emportait tous les deux et qu’il ne les séparerait pas. En surface, il avait demandé à Riley, le plus proche, de veiller à ce qu’ils ne soient pas trop éloignés. Le jeune homme avait commencé à émettre le début d’une contestation mais il l’avait fait taire d’un simple « S’il te plait. » et l’autre n’avait plus insisté.

Clara n’avait pas bougé. Elle était là, assise sur ce qu’il restait d’un siège dont le dossier était à moitié éventré. Sa tenue, qu’il supposait être celle de fonction, avait survécu dans les grandes lignes mais elle portait tout de même les traces de cette journée. Comme eux-mêmes. Personne n’en sortirait indemne.
Arrivé à sa hauteur, il lui toucha doucement l’épaule pour qu’elle sorte de sa méditation. Ce n’en était probablement pas une mais à défaut de savoir ce qu’elle faisait précisément, il percevait cela comme de la concentration. Et il préférait faire savoir qu’il était là.

« Clara ? interpella-t-il doucement Il n’y a plus personne à aider dans cette rame ni aux alentours immédiats. Nous devrions y aller. Il ne sert à rien de rester ici. Je pensais remonter à pied jusqu’à la station pour être sûr que personne ne se soit effondré en chemin. Nous pouvons y aller ensemble ou je peux aussi te téléporter à la surface si tu le souhaites, c’est comme tu veux. »

Quel que soit son choix, il finirait par revenir sur ses pas afin de retourner dans la station. Et à partir de là, il remonterait à l’air libre si ses services n’étaient plus nécessaires.  Il l’espérait. Pas pour lui mais uniquement pour les autres. S’il était congédié, cela signifierait que tout le monde avait été pris en charge.
Mais il en doutait.


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Clara Findley
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MessageSujet: Re: [ A Day To Remember] Rame numero 2, direction Est- ouest ( Kitty, Enora)   Mer 17 Déc - 21:05

Habituellement les transports en commun m'horripilent autant qu'une minijupe en boîte de nuit. Paradoxe, je suis bien soulagée d'avoir trouvé un siège à moitié stable dans cette rame de métro pour me soutenir. Si je reproche aux transports de notre ville d'être bombé, bruyant et incivile, cette fois c'est tous l'inverse, du moins depuis que les gémissements se font de plus en plus rares pour laisser la place à un silence mortel. J'y prendrais presque goût si je sortais du contexte de ce début de soirée. La mort. Omniprésente et oppressante. La mort est partout autour de nous, est cela est bien plus véridique maintenant que la majorité des survivants ont été évacués par le biais de Rachel, Abraham et des autres volontaires qui ont participé au sauvetage. L'ennui c'est que maintenant, l'espoir d'aider les gens va laisser place au désespoir de compter les morts, d'en faire le bilan et en tirer les tragiques conclusions. Si certains pompiers vont déblayer avec l'espoir de retrouver encore des survivants plusieurs jours plus tard, la probabilité que l'un d'eux n'échappe à nos pouvoirs mutants tiendrait plutôt du miracle. De ceux qu'on a sauvé aussi, l'état de certain ne prête guère à l'optimisme, ils vont lutter longuement entre la vie et la mort, tout ça pour avoir pris le métro en sortant du boulot. Ces gens, une famille les attends, peut-être ne se doutent-ils même pas de la mésaventure qui est arrivée ici. D'autres doivent tenter de les joindre, en vain. Je suppose que le réseau est saturé à l'heure qu'il est, l'électricité peut-être rétablie à la surface, les média vont arriver sur les lieux comme des rapaces. Il va falloir remonter affronter l'extérieur.

La voix d'Abraham me sort de mes pensées. Cela fait un moment que j'ai abandonné le contrôle que j'exerce sur les cafards. Une utilisation à une telle échelle est une expérience inédite pour moi, couvrir autant d'individus sur un périmètre aussi large c'est inédit pour moi. Sans l'aide de Rachel et ce qu'elle m'a fait, jamais j'en aurais pu gérer autant d'informations sans devenir barge. Les contrôler sans attendre de retour d'information c'est à ma portée, comme quand j'en forme des pyramides pour m'amuser, mais là, autant de voix dans mon esprit. Non, cela ouvre de nouvelles limites sur l'approche que j'ai de mes dons. Curieuse situation pour les révéler mais c'est dans l'adversité et la difficulté que l'on se dépasse.

A l'arrivée du téléporteur, je me redresse enfin, exténuée non pas physiquement mais mentalement et émotionnellement. Si mon nez pisse le sang dû à un usage prolongé et intensif de mon pouvoir, c'est plutôt le recul de cette affaire qui m'inquiète. Autant de victimes, de morts, même avec les meilleurs instructeurs et formations, vivre cela de l'intérieur peut vous changer à jamais. Si je suis une pétasse froide et détaché, ces événements vont laisser une trace dans mon esprit, fendre ma carapace. Tant pis pour l'insigne que je porte, d'autre prendront le relai ce soir. Comme Abraham le dit, on ne peut rien faire de plus ici, il faut sortir.

"Allons-y. A pieds."

Je ne suis pas très bavarde pour l'occasion. Mais pour parler de quoi ? De ce que l'on a fait ou ce que l'on pourrait faire de plus ? Non, on a déjà fait l'impossible et sans le Phénix à nos côté, s'aventurer plus profondément serait du suicide. Je n'ai pas non plus envie de parler au sujet de la catastrophe et des survivants. J'ai déjà bien assez de mal à réaliser toute seule l'ampleur que cela prends que pour partager cela avec quelqu'un. Et le long de notre périple pour remonter, je reste silencieuse, contemplant de nouveau l'horreur du sang et des débris sur notre chemin. Je retrouve même mes talons tiens, qui ont du s'envolé quand Rachel m'a plaqué au mur, super, j'ai les pieds en sang mais je peux les récupérer. Là-haut, j'ai comme l'impression que l'on va vite se marche sur les pieds, même si je sais que le BAM est déjà présent et en nombre, comme le NYPD, Le FBI, peut-être même l'armée qui sait.

Enfin, à l'approche de la sortie, je sort un peu de mon mutisme pour au moins remercier mon équipier de circonstance.

" Merci pour ton aide là-dessous, j'espère que là-haut ils se sont organisé, je ne sais depuis combien de temps on est là-dessous, c'est comme-ci le temps c'est arrêté. Bon quoiqu'il en soit, je te suis reconnaissante, si quelqu'un vient te poser un problème, dis lui de venir s'adresser à moi que mon poing lui rappelle ce que l'on a fait dans la station ce soir. "

hrp : je remonte aussi vers la station
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MessageSujet: Re: [ A Day To Remember] Rame numero 2, direction Est- ouest ( Kitty, Enora)   

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