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 [ A Day To Remember] Station ( Alan)

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MessageSujet: [ A Day To Remember] Station ( Alan)    Lun 29 Sep - 20:21



Lundi 29 Septembre 2014 – 17h49

La première chose qui frappe quand on entre dans la station Bleecker Street, c'est sa propreté. 95 millions de dollars, c'est tout ce que sa rénovation à coûté, mais désormais elle est impeccable. L'accès à cette station se fait par des escaliers tout ce qu'il y a de plus classique (même si les personnes à mobilité réduite peuvent aussi l'effectuer par ascenseur). Une fois quelques mètres sous terre et les tourniquets franchis, les usagers se retrouvent dans un grand espace blanc, un peu sali par endroits, parsemé de colonnes métalliques bleues, coupé au milieu par la voie réservée au métro. De chaque côté de la station, un motif circulaire composé de néons multicolores organisés de façon hexagonale, éclairait la station de façon superfétatoire et joyeuse. A cet étage, puisqu'il y en avait deux, transitaient les lignes trains joignant l'Est et l'Ouest de New York. On pouvait d'ailleurs admirer dans cette station l'ingéniosité des architectes new yorkais puisque si vous vous trouviez sur le mauvais quai, vous deviez ressortir de la station pour y rentrer de nouveau mais par les autres escaliers. Ou alors vous pourriez tout aussi bien passer par l'étage inférieur de cette station de métro grâce aux larges escaliers, tout aussi blancs et salis, se séparant en deux escaliers différents, un donnant sur chacun des quais de cet étage inférieur, ou bien par les escalators, gris et modernes. L'étage inférieur est plus haut de plafond que l'autre, c'est peut-être la seule différence notable entre les différents niveaux de cette station. A part ça, cet étage était lui aussi grisonnant, très bien éclairé,  traversé par des rails (eux supportant les métros allant du Nord au Sud et inversement) et parsemé par de nombreuses colonnes métalliques peintes de bleu qu'on pouvait sentir vibrer faiblement lorsqu'un train passait à l'étage du dessus.

A ce moment de la journée, comme l'heure de pointe approchait, la station se remplissait, plus de passagers n'arrivaient que ne partaient. De chaque côté des portiques à l'entrée de la station, de courtes files se formaient, attendant leur tour afin de passer et de circuler. Sur chacun des quatre quais une foule s'amassait, se réduisant à presque rien à chaque fois d'une rame de métro s'arrêtait. Métros d'où sortaient aussi une foule disparate de gens, marchant tous à une allure différente, une grande partie se dirigeant toujours droit vers la sortie. Aussi, à cette foule s'ajoutait le vacarme presque permanent des gens qui piaillent, des messages préenregistrés balancés à intervalles réguliers et au passage fréquent des trains, recouvrant tout le bruit ambiant par celui de son arrivée.

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Alan West
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MessageSujet: Re: [ A Day To Remember] Station ( Alan)    Mar 30 Sep - 13:34

29 septembre 2014, 17h49 station de bleeker street

Cette journée avais commencer comme toute les journées. J'avais profité que moi et mon père avions du temps libre pour se voir. L'après-midi avait semblé s'écouler à très grande vitesse témoignant du bon moment que j'avais passé. Il ne me restait plus que quelques minutes d'attente avant d'avoir mon métro. Je détestais prendre les transports en commun, Le monde et l'attente qu'ils imposaient m'étais très désagréable.Cependant, l'absence de permis de conduire m'imposait leur utilisation.

À chaque fois que je les utilisait, je me disais qu'il faudrait que je passe mon permis de conduire pour ne plus les utiliser mais je n'avais jamais dégager du temps pour faire des cours de conduite. Je commençai à me demander qu'elle était le meilleur moyen d'apprendre à conduire. J'y connaissais rien en voiture n'ayant jamais eu à me renseigné sur leur fonctionnement. Tout ce que je savais sur les voitures étaient les réactions chimique utilisé. La combustion de l'essence et la réaction d’oxydoréduction des batteries n'avaient aucun secret pour moi. J'attendais mon métro en réfléchissant à des sujets divers et varié comme chaque fois que j'avais dut le prendre.

J'avais déjà pris certaine habitude lorsque j'attendais le métro. Je me plaçais toujours à l'écart de la foule à l'étage supérieur de la station attendant que la rame entre en station puis je me dirigeais à l'intérieur calmement. Mon ticket que je gardais toujours dans ma main droite. Mon téléphone portable lui était placé dans une poche intérieur afin de ne pas tenté de possible pickpocket. Aujourd'hui, j'agissais comme d'habitude répétant les mêmes geste dans le même ordre. Et comme d'habitude, je faisais encore des analogies entre la population de la station et une fourmilière.

Les gens se pressaient dans les différentes directions n'observant pas le monde qui les entouraient. Les rames entraient et quittaient la station à un rythmes régulier. Les néons éclairaient ce monde souterrain, révélant un ballet des plus commun. La banalité était e qui définissait ce moment. Banalité rassurante, banalité mal aimé. Combien n'avais jamais voulu ne plus subir cette banalité qu'ils trouvaient ennuyeuse. Je savais que j'en faisais parti même si au fond, elle me rassurait. Il n'y avait pas de danger dans la banalité. Elle nous disait quoi faire et nous permettais de ne pas prendre de risque.

Le temps suivait sont cour et la station commençais à se remplir de nouveau arrivant. La fourmilière du métro se remplissait de plus en plus. Travailleurs, travailleuse, tous cherchaient à rentrer chez eux afin de se détendre après une journée de travail bien remplis. Certains discutaient avec leur collègues des rumeurs qui couraient dans leurs sociétés, d'autres parlaient des résultats de leur équipe sportive préférés. Il me sembla même remarqué un jeune travailleur qui aborda avec maladresse une de ses collègues. J'entendis arriver derrière moi un homme relativement âgés qui discutait avec son collègues de sa retraite. L'homme prestant sa dernière semaines de travail. D'autre encore se dirigeai vers la parties inférieur.

Les tranches de vies se succédait à un rythme fous. Leurs fréquences ne diminuant pas et gagnant en nombre avec la population croissante dans la station. Je reconnus même des jeunes qui discutaient de leurs superbe journées d'école buissonnière. Même si prendre le métro ne m'étais pas agréable comme toute chose il avait ses bon coté. Un de ses bon coté était ses tranches de vies qui montrait que tout le monde aimait vivre.

Je regardai un instant l'heure qu'il était sur mon téléphone portable qui indiquait 17h49. L'heure de mon métro se rapprochait petit à petit. J'observai les alentours. Les allées et venues entre les deux étages continuaient et comme à mon habitude j'attendais le dernier moment pour entrer dans ma rames.

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MessageSujet: Re: [ A Day To Remember] Station ( Alan)    Mer 1 Oct - 19:13



Lundi 29 Septembre - 17H49

La station de métro Bleecker Street avait rouvert il y a environ deux ans. Fermée pendant quelques temps, en travaux pendant plus longtemps encore, elle avait été la cibles de réaménagements nombreux, notamment celui de la fusion avec la station de métro la plus proche, vu qu'a cet endroit précis, deux voies se croisent perpendiculairement sur deux niveaux différents. Mais aujourd'hui elle est ouverte, rénovée et moderne.

La station est répartie sur deux étages : les métros faisant les trajets Ouest/Est en haut et les trajets Nord/Sud en bas, le transit entre l'un et l'autre étant assuré par escaliers, escalators et ascenseurs. Le sol, les murs et le plafond étaient tous intégralement blanc, se salissant peu à peu. Les multiples colonnes en béton qui parsemaient sur les deux étages la station étaient peintes d'un bleu banal et encore relativement intact, jurant avec le jaune vif qui recouvrait l'extrémité des quais. Le plafond, lui aussi blanc, était parcouru de nombreuses poutres apparentes, toujours blanches, reliant les piliers les uns aux autres, et entre ces poutres étaient suspendus de nombreux néons, éclairant la station bien plus que nécessaire.

La détonation est d'une violence assourdissante et se répercute d'une façon si écrasante dans l'espace qu'il en devient impossible d'en localiser la provenance.
Immédiatement et presque instantanément le tremblement qui l'accompagne met à terre les plus fragiles et ébranle les autres, il n'y a  pas encore de hurlements, la stupeur paralyse d'effroi tous ceux présent alors que le quai de l'étage du haut semble d'abord se soulever par son centre, tordant et explosant les rails dans un mélange de sons stridents, grinçant et sinistres, en une pluie de gerbe d'étincelles.

Les personnes les plus proche des rails sont irrémédiablement fauchées comme des quilles en des projections de gerbes sanglantes mêlant viscères et os broyés alors que la voie ferrée explose littéralement comme crachée par une implosion provenant du sol ou plus précisément de l'étage d'en dessous éructant un mélange de flammes , de gravats et de tôles tordues et broyant à l'aveugle les innocents dispersés sur le quai.

Moins de deux secondes.
Deux secondes de pure terreur alors qu'un gouffre béant et presque incongrue remplace à présent une partie du Quai et que la lumière vacille pour s’atteindre dans un tonnerre de hurlements et cris terrifiés. La station elle même, prise de spasmes, tremble sur ses bases en écho comme prête à s'effondrer sur ses blessures.

La panique enfin.
La foule des survivants se rue vers les escaliers, se piétinant comme une meute devenue incontrôlable et sanguinaire, plus rien n'a de logique, n'a de sens. Les ténèbres, les fumées, les flammes et les cris, l'enfer règne en maître.
Ne subsiste que le chaos.

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Alan West
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MessageSujet: Re: [ A Day To Remember] Station ( Alan)    Jeu 2 Oct - 13:41

29 septembre 2014, 17h49 station de bleeker street

Je continuais d'attendre sans me douter un instant des événements qui allaient avoir lieu. Rien ne laissait présagé que ce jour ne serait pas comme tant d'autre. Pas d'indice qui indiquerait que cette journée ne soit pas comme toutes les autres. Je pensais que cette journée ne serait qu'une journée banal parmi tant d'autre. Les néons avait éclairé la station comme chaque jour, les pilier avait ce même bleu qu'à l'accoutumé. Le sol, les murs et le plafond étaient toujours de ce blanc qui se salissait jour après jour. Les ascenseurs,escalier e autres escalators avaient montré la même fiabilité qu'à l'habitude et moi j'attendais toujours à l'écart de la foule à l'étage supérieur de la station.

Cette journée qui avait commencé sous le signe de la banalité bascula soudainement dans l'horreur. Tout avais commencer avec une détonation si intense que je n'arrivai pas à savoir d'où elle provenait. Par réflexe, je me bouchai les oreilles du mieux que je pouvait avec mes mains. Malgré cela, Une sorte de bourdonnement se firent entendre par moi. J'avais des acouphène témoignant de la violence assourdissante de la détonation. Je n'eus pas le temps de me rendre compte de ce qu'il venait de se passer que le sol commença à trembler. Je ne parvins pas à garder ma stabilité et tomba sur le sol désorienter par mes acouphène qui m'embrouillait l'esprit et m'empêchait de me concentrer.

Je tentai de me lever le plus vite possible et vis un des visage de l'horreur. J'ignorais ce qui c'était passé lorsque je m'étais relevé mais à présent gravats et débris étaient dans les airs chutant dans divers endroit du quai. J'aperçus des malheureux touché par ses débris, les blessants et pire encore. Le sol et les murs étaient taché de sang. La mort avait fauché tant de monde. Je n'en revenais pas, j'avais l'esprit embrumé par les événements. Je n'aperçus pas le gravats de la taille d'un poing qui se dirigeait dans ma direction suite à son éructation lors de la formation d'un gouffre au niveau des rails et finis sa course contre mon épaule. La douleur se fit lancinante et le choc me fis chuté à terre. Je retirai rapidement le grava qui venait de me brisé les os de l'épaule gauche. Il avait été chauffé par les flammes, éructé elle aussi du gouffre lors de sa formation et le retiré de mon épaule pour me libérer suffit à me brûler les mains.

Deux seconde venait de s'écouler. Deux secondes qui avait suffit à me brûler mes deux mains et mon épaule gauche tout en me brisant les os de cette dernière. L'adrénaline rendais la douleur supportable mais pour combien de temps. Deux secondes avaient fait passé cette journée d'une journée comme les autres en journées de cauchemars. J'ignorais ce qui c'était passé mon esprit agissait en automatique, je ne savais plus réfléchir n'agissant qu'en suivant mon instinct de survie.

Les néons vacillèrent avant de s'éteindre ne laissant comme unique source de lumière que les rares rayons lumineux provenant des escaliers menant à la rue et la lumière des flammes léchant le bord du gouffre témoignant des événements et des cadavres qui brûlait non loin de là. Au bourdonnement que j'entendais se rajouta un bruit d'hurlement étouffé. Je n'eus que le temps de m'écarter pour éviter le piétinement. La panique avait gagné tout le monde. Les gens se battaient pour quitté la station le plus vite possible. Leurs instinct de survie les empêchaient de réfléchir. Ils ne songeait qu'a s'éloigner du danger. Certains ne purent tenir et furent piétiner vivant. Leurs blessures étaient grave je tentai de suivre le chemin le plus sur.

Le chaos régnait en maître ici bas. L'enfer sur terre c'était cette station en ce moment. L'homme était redevenus à l'état sauvage. Je cherchai en me rapprochant des escalier menant à la rue à avoir un peu de réseau. Je voulais aidé mais j'étais impuissant. Je n'étais pas au maximum de mes capacité. Je voulais appelé les secours, les prévenir que l'on avait besoin d'aide. Je m'approchais des escaliers. Cependant, l'adrénaline redescendait et laissait ses effets secondaires prendre le dessus. La nausée me gagnait ainsi que mes mains et mon épaule qui me faisait de plus en plus souffrir. Je tentai de me soulagé en utilisant ma salive sur mes mains et en en appliquant un peu  sur mon épaule tout en m'approchant des escaliers qui mènent vers l'extérieur. Les tremblements de la structure de la station m’empêchèrent d'être à moins de deux mètres derrière la foule affolé et m'inquiétait. Je remarquai alors que la douleur m'empêcherait d'utiliser mon portable. Je ne savais pas pourquoi je suivait la foule, Je l'avais vu courir et m'étais mis à la suivre comme poussé par un puissant instinct.

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MessageSujet: Re: [ A Day To Remember] Station ( Alan)    Sam 4 Oct - 15:10



Lundi 29 Septembre – 17h50

Les secondes continuent de s’écouler comme autant d’éternités alors que les ombres se meuvent dans les ténèbres, toutes cherchant à atteindre la salutaire lumière qu’ils savent être la sortie. Les cris continuent de raisonner et certains s’étouffent aux bruits de pas, les chocs sourds faisant un tambour irrégulier à cette marche qui l’est tout autant. Il y a des pleurs, surement, il y a des coups aussi, ça ce bouscule et s’entasse à l’inverse de l’habitude. Un voile d’ombre sur la condition humaine ? Malheureusement pas assez obscure pour la cacher.

Les personnes à terre tendent à le rester car s’il est des rares à tenter de se relever, avec ou sans aide, il en est de plus rare encore qui y arrivent puisque ceux qui n’aident pas n’hésitent pas à pousser ; la survie est une chose qui se conjugue généralement au singulier et les ombres de la caverne ne sauraient le cacher. Tous n’ont pas la chance d’échapper au piétinement et ceux qui le font n’ont pas le droit à l’échec sous peine de changer de camp car il n’est pas de civils dans la guerre pour la survie.

Les femmes et les enfants d’abord aurait voulue l’éthique mais elle semblait reposer avec les cadavres et les blessés laissés sur place. En réalité, si certaines femmes s’en sortent par elles-mêmes ce n’est pas le cas des enfants et si les familles tentent de se sauver leurs difficultés n’en sont que plus grandes. Des enfants hurlant à leurs parents, des parents criant le nom de leur enfant, cela forme un chœur dans la symphonie déjà présente. Une symphonie qui ne fait que commencer alors qu’un lointain bourdonnement ne tarde pas à se faire entendre lui aussi et va crescendo ; le prochain acte de la mélopée, approche.

Beaucoup de gens considèrent que la lumière au bout du tunnel est la sortie, oubliant une croyance populaire qu’ils connaissaient à défaut de la partager ou non. Mais la lumière arrive au bout du tunnel et elle avance à vive allure ; qui pour la voir si ce n’est ceux pour qui c’est déjà trop tard ? Qui pour l’entendre avant qu’elle ne soit là et ne rejoigne l’avant de la scène pour alimenter cet opéra des entrailles du monde ?

Les secondes sont des éternités et les minutes des éons ainsi le cycle de destruction se poursuit à leur attention. Il ne faut qu'une minute avant qu'une deuxième catastrophe s'ajoute à la précédente. Un autre métro entre dans la station, celui-ci venant de l'Ouest et arrivant donc à l'étage supérieur. Les événements se sont déroulés tellement rapidement que le conducteur de ce train ne put être prévenu de l'explosion et il continue son trajet habituel sans se douter de quoi que ce soit. La seule chose qui l'alerte est le macabre spectacle qu’il voit sur les quais où seuls blessés et morts restent encore, abandonnés de tous, et alors qu’il peine à en croire ses yeux ces derniers se posent sur la brèche. Il réagit mais pas assez vite.

Le wagon de tête atteint le milieu de la station et le sol se dérobe sous ses rails, laissant le métro chuter d'un étage dans sa course. Vu du niveau inférieur, la scène est tout bonnement surréaliste : le train surgit du plafond et va s'écraser sur les quais d'en face tout en fauchant au passage l'épave du train qui s'y trouve déjà ainsi que les personnes encore sur son passage. D'avantage de cris d'horreur et d'agonie se font entendre, mais l'immobilisation de ce deuxième métro ne signifie pas la fin des événements : la mezzanine s'étant retrouvée fragilisée par la première déflagration, ce train supplémentaire était son coup de grâce: la moitié de l'étage supérieur de la station vint à s'effondrer sous le poids du métro. Le plafond suivit des wagons chutèrent progressivement ensevelissant  peut-être définitivement les victimes estropiées, inconscientes ou agonisantes. Les wagons suivirent uns à uns, faisant chacun leurs tours plus de blessés, ajoutant chacun leurs lots de hurlements de terreurs et de douleur alors que la moitié de la station était coupée du monde extérieur, les issues se retrouvant soit bloquées par un train soit effondrées.

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Echo
X-Men Oméga
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MessageSujet: Re: [ A Day To Remember] Station ( Alan)    Dim 12 Oct - 16:12

Les étoiles sont des reflets du passé guidant vers le futur et elles n’en sont que plus visibles lorsque les ténèbres s’étendent ; elle se souvenait avoir dit cela, ou un truc du genre, à Kaede, et avait reçu pour réponse qu’elle était une étoile. Cela ne serait peut-être jamais aussi vrai qu’en ce jour.

Les pensées raisonnaient dans sa tête, lui rapportant tout un panel de réaction dont elle n’avait pour la plupart cure et qui dispersait un peu trop certains. Combien étaient-elles ? Combien de voix dans sa tête, en plus de la sienne ? Une vingtaine ? Une trentaine ? Elle ne savait pas. Ce qu’elle savait c’était qu’elle gérait encore sans trop de difficulté, malgré le bordel qui s’y instaurait. Certains se contentaient de s’affoler ou de se poser des questions alors que d’autres tâchaient de ce concentrer sur leur tâche et une minorité de lui répondre, tous ignorant de l’intrusivité de la transmission de pensée ; oui, elle entendait, elle entendait tout. Ce qu’on voulait lui transmettre comme ce qu’on raisonnait, tout ce qui se déroulait dans l’esprit conscient suivait ses tentacules psychiques jusqu’à son propre cerveau ; la discipline mentale, elle l’avait acquise en autodidacte et elle en avait suffisamment pour gérer trois à cinq fois plus de personne qu’actuellement sans devoir trop se forcer. Néanmoins leur répondre individuellement était plus délicat.

La plupart des personnes la connaissait, un point positif pour leur réaction, même si la majorité préférait la voir à la télé que dans leur tête, un point normal dans leur réaction. Elle sonnait, oui, lorsqu’il était question de communication simple avec ses proches, là elle n’avait pas de temps à perdre pour cela ni la familiarité nécessaire. Elle n’était pas un cafard non plus, non, mais bel et bien Phénix des X-Men en effet ; enchanté ? Elle ne répondrait pas et elle attendrait de connaitre pour pouvoir le dire en toute sincérité, n’ayant pas le réflexe de le faire ou la politesse de le feindre. Un coup de main ? Oui, et elle communiquait à ceux qui en était concerné. La majorité pensant de cette façon ? Disons qu’elle ne savait pas trop quoi penser et c’était là un avantage puisqu’ils suivraient le mouvement même si en effet elle prenait le risque de quelques paniques plus limitées tout de même que celles qu’elle aurait fait en se dévoilant entièrement. Quant à savoir ce qu’elle faisait c’était simple : elle improvisait. Une occasion de réconcilier humains et mutants, oui, c’était là l’un des buts des X-Men et elle était la plus puissante du lot, aussi. Quand à l’arrivée des autres, cela lui vaudrait d’autres voix dans sa tête mais elle était une équipe à elle-seule donc elle les laissait agir à leur guise justement pour éviter leur complexification des choses.

*Phénix ? Je ne sais pas si la télépathie marche dans l'autre sens mais je suis l'agent Findley, du BAM. Mutante aussi. Je suis sur place et les renforts sont en route mais pas le temps de les attendre, il faut agir sans délai pour secourir le plus de victimes possible.**Si les X-Men sont là c’est que c’est en rapport avec les Mutants, un attentat ?**Je ne sais pas si je suis le seul à tenter de communiquer avec vous ou même si j’y arrive mais si jamais vous avez besoin d’un téléporteur, n’hésitez pas.**Phénix, comme le truc au-dessus de New York y’a deux ans ?**Comment vous faite pour parler dans ma tête ?**Je sais pas où vous êtes mais il faut qu’on ce regroupe.*

Personne ne pensait dans le vide, elle enregistrait sans rien répondre alors qu’elle descendait les escaliers, tachant de faire le tri entre les pensées utiles et inutiles comme entre les informations importantes de son environnement ; beaucoup de choses, même pour elle, Phénix ne s’en tendait que d’avantage alors que son propre esprit lui posait des difficultés. Des métros sinistrés, des victimes déchiquetées, l’odeur du sang et de la peur… trop de souvenirs. Un métro, des tremblements, une course pour bondir au travers de la vitre déjà endommagée d’une rame détruite et se mettre à l’abri, de la poussière et des cris alors que l’effondrement faisait des morts ; Rachel porta sa main à sa tempe en grimaçant. Syndrome de répétition… voici des mois qu’elle n’en avait plus eu que sous la forme de cauchemar, ils ne devaient pas revenir, pas maintenant. Elle serra les dents et pressa ses ongles contre sa peau, s’appuyant de l’autre main sur la rampe centrale de l’escalier carré. Une seconde, une seconde pour se retrouver en un autre lieu et un autre temps, une seconde pour manquer de déraper et un certain nombre d’autres pour s’en remettre ; beaucoup de temps de perdu. Le flot ne se tarissait pas, en cause les portiques de filtration qui s’étaient transformés en obstacle difficilement franchissable ; elle les vit, elle ce concentra, elle les broya. Cela surprendrait peut-être mais n’affolerait pas plus que c’était déjà le cas et l’hésitation qui précéderait le flot libéré dans sa fuite vers l’avant à l’efficacité accrue lui offrait la double chance d’évacuer la tension du souvenir comme de gagner un instant pour s’en remettre ; à défaut de comprendre ce qui venait de ce passer les gens agiraient en bon mouton et s’enfuiraient vers la seule sortie qu’ils connaissaient quitte à devoir braver un autre danger. Une grande inspiration, une crispation encore plus grande et la résistance à cette foule qui se bousculait toujours vers la sortie, puis elle entreprit de reprendre sa remontée du courant.

Il y a des morts et des blessés avant même d’arriver à la station, des piétinés par la foule apeurée ; ceux qui étaient à terre ne s’en relèveraient pas. D’une main, Phénix déploya de nouveaux champs télékinétiques afin de faire léviter les survivants, et sans même se retourner elle porta son geste en arrière alors que les corps gémissants suivaient le mouvement à destination du camp qui commençait à se monter.

*Abraham.* un nom, suivit d’une image de corps lévitant dans l’escalier à destination de la sortie, le téléporteur saurait quoi faire. *Légers et modérés dans la rue, plus graves à l’hôpital ; si t’as besoin d’énergie fais-le moi savoir.*

Elle se refusait à une dépense d’énergie vitale massive, elle se refusait à tout étalage des pouvoirs du Phénix car elle tâchait d’aider en tant qu’humaine, elle tâchait de participer et non de faire ; les humains avaient la possibilité de s’entraider pour le bien commun et ils devaient le faire, elle ne devait pas tout gâcher ; ce jour serait à se rappeler mais c’était à eux tous de savoir comment. Il n’était pas question d’une intervention divine pour solutionner les problèmes.

Le nouveau flot arrive, elle est presque dans la station. Ils s’heurtent à elle sans lui prêter attention, ils ignorent qui elle est et s’en contrefoute, elle n’est rien de plus qu’une image dans leurs cerveaux qu’ils ne prennent la peine d’analyser. Ils ne la ralentissent pas mais le feront pour ses alliés ; tant qu’il n’y a pas de nouveaux blessés cela lui va. Elle rouvrit les yeux une fois la partie sud de la station évacuée, la pénétrant entièrement. Elle était dans les ténèbres et ils s’illuminèrent alors que son corps s’auréolait des flammes du Phénix, la transformant en une étoile aviaire qui projetait sa lumière sur l’horreur qu’elle avait déjà perçue dans son esprit. Une éjection par la fenêtre même qu’elle a brisée un instant plus tôt, un atterrissage difficile et une tentative de se redresser contre la carcasse du métro sur laquelle elle laissait trainer son sang ; les visages de Rachel se plissèrent de douleur alors que ses lèvres se retroussaient en un feulement silencieux, le bec de flammes psychiques s’en ouvrant également alors que les deux paires d’yeux se fermaient dans une même expression. Elle repoussa le souvenir d’un grand geste, écartant les bras et les ailes des feux de la vie qui les auréolaient, et la lumière qu’elle dégagea n'en fut que plus grande encore.

*Agent Findley, je suis dans la station. Une fois que vous serez entrée cherchez la lumière et accrochez-vous.*

Les étoiles sont des reflets du passé guidant vers le futur et elles n’en sont que plus visibles lorsque les ténèbres s’étendent ; elle se souvenait avoir dit cela, ou un truc du genre, à Kaede, et avait reçu pour réponse qu’elle était une étoile. Cela ne serait peut-être jamais aussi vrai qu’en ce jour.

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"Des monstres ont fait de moi un monstre,
Des divinités ont fait de moi une divinité,
Seuls les humains peuvent faire de moi une humaine."






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Clara Findley
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MessageSujet: Re: [ A Day To Remember] Station ( Alan)    Ven 17 Oct - 19:54

Un tas de films catastrophes ou Post-apocalyptiques me reviennent en tête au moment de pénétrer dans les galeries souterraine constituant l'entrée de la bouche du métro. Débris jonchant le sol, amas de poussières et au loin, ce qui me glace le plus, un étrange râle, des soupires, des cris. Comme-ci l'agonie de tous les survivants se mélangent en une étrange symphonie morbide. Sur le moment, je me retrouve seule avec mes cafards. Un bien étrange commando de sauvetage je me l'accorde mais faute de mieux, le gouvernement s'en accommodera et je peux compter sur l’appuie d'autres mutants. Un téléporteur inconnu semble faire cause commune avec le camp de premier secours et s'affaire déjà à transporter les blessés. Si il peut nous ramener une armée d'urgentiste par la même occasion je lui filerais bien un rencard et une promesse de ne pas enquêter sur son cas en rentrant. Un x-men ? Non, à moins qu'il n'ai pas eu le temps de mettre ses collants.

En parlant de la bande à Charlie, l'une de ses drôle de dames et déjà sur place et si j'en crois les rumeurs, je ne suis pas au fait de son dossier personnellement, Phénix peut virtuellement tout faire, du moins entre immensément de chose et la totalité du boulot. Sauf que le virtuellement n'est pas la réalité et qu'il va falloir un sacré boulot de coordination pour avancer la-dedans sans aggraver outre mesure la situation. Entre une conduite de gaz, des inondations possibles et un éboulement partiel, j'en reviens presque à regretter n'être pas moi-même un cafard pour me faufiler loin de tout cela au premier signe de danger.

Soudain, mon éclaireur insectoïde me fait part d'un mouvement qu'il est bien incapable de décrire avec son intelligence cafardesque. Ca vient vers moi, des râles d'agonies l'accompagnant. Juste le temps de me plaquer au mur et de dégainer qu'un flot impressionnant de blessés envahit la galerie sans même s'arrêter. C'est déjà assez space comme cela mais le fait de les voir léviter vers la sortie est bien plus inexplicable encore. Et dire que je n'en ai pas fait dix mètres que cela me fait déjà bien flipper. Bon, je range le flingue, pris en main plus par réflexe et quelque part comme moyen de me rassurer moi-même un petit peu, de me raccrocher à mon job, à mon rôle dans tout cela. Et bien en m'a pris d'avoir rangé mon arme qu'un nouvel amas de survivant fait son apparition, courant, clopinant, bousculant et marchant comme ils peuvent pour sortir de la station. Le calme reprend son dû et reprend possession de la galerie, bien loin de la tumulte des rues au-dessus.

Ma tête. De nouveau une voix humaine vient trancher net dans le bourdonnement chaotique des cafards. Le Phénix s'adresse directement à ma personne via sa télépathie. le message est claire, du moins dans sa première directive, la lumière semble sortir du néant au fond de la galerie, la suivre n'est pas bien compliquer. L'autre injonction du message est bien plus sujette à l'intrigue. M'accrocher ? Je ne suis pas pessimiste quand je travaille mais j'ose espérer que le réseaux ferroviaire est fermer est qu'aucun tas de ferraille ne va encore venir s'entasser directement dans notre gueule.

Je garde le silence dans mes pensées, du moins je n’essaie plus de la contacter car maintenir un silence dans ses pensées n'est pas une chose des plus aisées. Mes doutes, mes peurs, je dois être comme un livre ouvert pour qui sait fouiller un esprit. Disons que le moment est mal choisi pour tailler une bavette télépathique en pleine Armageddon. La lumière, bien qu'encore faible, surement bouchée par un coin ou une intersection avant de déboucher sur la station est tout de même comme une balise dans les ténèbres. La suivre est simple et... Mon pied butte contre quelque chose, foutue confort, la lumière m'a rendue trop confiante et j'en ai rompue momentanément ma vision assistée. Je baisse les yeux pour comprendre que mon talon s'est butté à l'épaule d'une jeune fille. En sang, comme rouée de coups. Pas besoin de prendre son pouls pour se rendre compte que l'étincelle de vie l'a quitté.

" Et cela ne fait que commencer. C'est pas une histoire qui va bien se finir. Même en ouvrant main dans la main mutant et humain, cette journée va laisser un terrible souvenir. "

Je murmure à peine, monologuant toute seule pour affronter la situation, ce n'est pas ma première rencontre avec un cadavre, fort heureusement car ce n'est pas le moment de perdre mes moyens. Non, j'en suis même un peu blasée en me parlant moi-même mais j'en trouve également une source de motivation, ralliant quelques cafard en plus sous mon emprise et décidé d'avancer d'un bon pas vers la lumière, vers le Phénix. Et au coin de l'intersection, les escaliers débouche sur la station. Vers l'horreur...

J'en perds même mon flegme et mon déjeuner par la même occasion. Ce spectacle est simplement insoutenable et bien pire encore que dans mes pires craintes. Mes tripes se sont vidés par réflexe, il va me falloir un bon moment avant de m'adapter à cet environnement là, entre l'odeur de sang mêlé à la ferraille et la poussière, les corps mutilés, démembrés et méconnaissables qui se trouvent explosés un peu partout entre les murs de la station. Comment en est-on arrivé là, la cité des super-héros, comment cela peut-il encore se produire ? Bordel, après l'horreur, c'est un sentiment d'impuissance qui pèse sur mes épaules. Je me focalise plus que sur la source de la lumière, empêchant mon regard de trop s'attarder sur l'apocalypse qui règne ici pour me raccrocher à la mutante. m'approchant tant bien que mal en enjambant au hasard corps et débris pour avancer vers une carcasse de métro.

" Ph... Phénix ? Agent Findley, Clara dans de telles circonstances. Je viens vers vous. Je pense. C... C'est pire avec la pleine lumière, c'est insoutenable même. Tous ces corps... Ces morts. S'accrocher, le mot est faible mais je suis là pour aider, j'ai des capacités de... De localisation. On va en avoir besoin... "

Et encore j'essaie de m'en convaincre, mes pouvoirs demandent un brin de concentration et de coordination, à l'entrainement c'est facile mais sur le terrain, face à cette horreur, c'est autre chose. Il va falloir se gérer soi-même. Je peux le faire. Non, je le dois, pour tous ceux qui sont encore bloqués la-dessous.
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Echo
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MessageSujet: Re: [ A Day To Remember] Station ( Alan)    Sam 18 Oct - 12:30

La station Bleecker Street avait eus deux étages et deux lignes sur chaque, les escaliers des entrées permettant de descendre à chacun tout en étant complétés par un ascenseur, pour les personnes handicapées, et par un escalator ; avait. L’étage du dessous n’était plus qu’un champ de mort où les cadavres humains éparpillés côtoyaient ceux du métro explosé, de son confrère également à l’arrêt, et de l’autre celui qui avait traversé l’étage supérieur à cause de la fragilisation ; une chance que la quatrième rame ait eut suffisamment de retard pour que la coupure de courant l’empêche d’arriver jusqu’ici. Dans sa chute, la rame ouest-est avait fauchée l’escalator tandis que les éboulis avaient bloquées les entrées des escaliers, laissant une demi-douzaine de mètres de vide entre les deux étages ; enfin, de vide, autant les premiers  wagons du métro s’étaient étalés sur les flancs en vertu de la dispersion cinétique, autant les suivants constituaient une passerelle pleine de gens affolés, de blessés et de quelques morts dus à l’impact. Un bilan bien moindre que ceux qui avaient été à l’avant, dont il n’y avait pas le moindre survivant, et de ceux qui avaient été à l’étage en dessous, dont les survivants devaient pouvoir se compter aisément et dont il n’y avait aucun indemne.

Rachel percevait tout cela, ses sens psychiques suffisamment étendus pour qu’ils lui épargnent trop le détail des physionomies mais les physiques prenaient le relais pour déclencher ses réactions. Tout ceci était d’une telle familiarité… un fragment de son monde inséré dans celui-ci. Elle n’en était pas responsable, elle était même là pour aider, mais cela lui renvoyait à une triste réalité ; non, elle n’avait pas le souvenir d’un tel attentat chez elle mais plus que les différences c’étaient des similitudes qui lui sautaient aux yeux. Un tel décor était par excellence ce qui avait résulté de la Guerre Génétique, résultat de combat entre humains et mutants ; un prélude ? Possible. Il faudrait redoubler d’efforts pour que ce ne se reproduise pas et surtout ne devienne jamais ce qu’elle avait connu, les mutants se dissimulant dans des souterrains et les Warhounds étaient lâchés pour les faire sortir, comme l’on enfume le terrier d’un animal.

Les flammes du Phénix éclairaient l’horreur et ceux qui la percevaient en vomir, en tremble et s’en choquaient ; elle, il ne manquait que la violence de la chasse pour qu’elle soit dans son élément alors même que son esprit la renvoyait à son passé et son corps aux conséquences de celui-ci. Elle n’était pas à son aise, non, mais elle était affamée. Et il n’y avait qu’une manière à l’époque de combler sa faim… elle gérait, pour l’instant, elle gérait. Elle se concentrait et faisait barrière de sa volonté non pas à l’horreur mais à ce que cela déclenchait chez elle afin de ne pas en rajouter. C’était difficile, c’était opprimant, c’était douloureux, même, comme si les marques sur son visage et sur son corps la brûlait ; mais elle endurerait. Elle endurerait encore.

Combien sont-ils à avoir pénétrée la station ? A avoir réussi à braver le flot de victimes pour arriver ici ? Une douzaine ? Une dizaine ? Moins ? Combien sont-ils ceux qui sont encore à secourir ? Dix fois plus ? Elle doit prioriser : le regroupement a été donné et elle doit laisser le temps aux autres de braver cette horreur qu’un jour peut-être ils consentiront à créer et à aggraver mais de laquelle ils détourneront le regard en laissant faire « les autorités spécialisées ». Elle doit elle-même faire ce qu’ils ne peuvent faire, par leurs moyens humains comme mutants.

Mains levées, yeux fermés, crispée, Phénix cherchait les principaux dangers pour les neutraliser ; les conduites de gaz. Les corps en train de brûler avaient leur utilité, ils éclairaient même si désormais elle le faisait bien mieux qu’eux, et puis leur odeur avait quelque chose de rassurante, vis-à-vis de ses propres capacités ; il ne valait mieux pas entrer dans le détail cependant. Néanmoins le gaz empoisonnait à l’inspiration et s’il entrait en contact avec les flammes physiques il n’en déclencherait que plus de morts. Bougeant ses mains devant elle, Rachel localisa une à une chaque conduite éventrée et d’un pincement du pouce et de l’index, l’obstrua ; cela ne mettrait pas fin au gaz déjà présent mais au moins diminuerait en grande majorité celui qui se rajoutait. Les conduites ne devraient pas non plus exploser, à défaut d’alimenter encore les bâtiments au-dessus d’eux. Une partie du problème limitée elle devait traiter l’autre, commun à celui des fumées : l’asphyxie toujours. Que ce soit les victimes ou les secouristes, tous avaient les cœurs qui battaient si fort, faisant pulser un sang de moins en moins oxygéné jusqu’à leurs organes et cela n’irait pas en s’améliorait ; son bouclier filtrait les gaz mieux que leurs mouchoirs et autres protections improvisées ne le pouvait, à elle de se débrouiller pour qu’elles leur soient suffisantes. Et il n’y avait pas trente-six moyens de le faire ainsi Rachel leva une main vers le plafond.

Ses alliés arrivaient à son niveau, pour la première d’entre eux cependant, entreprenant de lui parler non sans difficulté. Ses pensées continuaient de défiler en bruit de fond dans l’esprit de Phénix et elle savait déjà combien c’était dur pour elle d’être ici, comme cela l’était pour les autres, comme cela le serait pour les pompiers et infirmiers ; l’horreur, il fallait s’y habituer, il fallait la gérer autrement et, fort heureusement, personne ne le faisait comme elle.

" Ph… Phénix ? Agent Findley, Clara dans de telles circonstances. Je viens vers vous. Je pense. C… C'est pire avec la pleine lumière, c'est insoutenable même. Tous ces corps… Ces morts. S'accrocher, le mot est faible mais je suis là pour aider, j'ai des capacités de… De localisation. On va en avoir besoin…"

*Je vois tes capacités zoopathiques, Clara,* commença-t-elle alors que son autre main allait à destination du sol sous ses pieds, ses champs psioniques s’étendant en continuité de ses mains. *Tes cafards peuvent se charger de conduire les gens en état vers des endroits plus sur, pour les regrouper. Je peux t’aider à y voir clairement mais cela risque de t’être désagréable.*

La matière n’était qu’un nuage mouvant au grès des courants d’ondes qui la maintenait, la traversait et se reflétait sur elle ; les humains le concevaient, elle le percevait. Les sens psychiques ne dépendaient d’aucun des cinq sens physiques même si par soucis de commodité on pouvait les assimiler à une vision ; en réalité ils étaient tellement plus. Tout autour d’elle, dans un rayon englobant l’entièreté de la station souterraine et du croisement de rues qui se trouvait au-dessus, était perceptible comme une image mentale, mouvante et colorée, tridimensionnelle et lumineuse. Tout y était est plus encore, les formes physiques dans une entièreté liquide et translucide, vues de partout à la fois, mais également les formes astrales, lumières dans les lumières et s’étendant dans une quatrième dimension accrochée à la base même du monde physique. Il n’était pas question de lumière pour éclairer le monde, la lumière n’était qu’une onde à l’instar du son et l’étendue rendait ce niveau de détail superflu, mais de ce qui se trouvait sur le plan astral : des esprits, des échos de pensées laissant des traces psychométriques, des liens télépathiques comme ceux que Phénix entretenait avec les autres ou Clara avec ses cafards… Et l’on percevait de partout à la fois, quand bien même on portait son attention sur une chose ou une autre le reste restait là ; ce n’était pas de l’omniscience mais cela y ressemblait, tout comme cela ressemblait à une toile de Van Gogh de part sa mouvance constante et ses couleurs faussées. Rachel pouvait partager cette perception même ci cette fois elle ne chercherait pas à en montrer la magnificence, le niveau de détails comme le lieu inadéquats pour cela, mais simplement l’utilité. A Clara de lui dire si elle était prête à connaitre cette expérience qui se rajouterait à ses sens normaux comme un simple fruit de son imagination ; il n’y avait pas à se soucier d’un quelconque mal de crâne, le cerveau de la télépathe se chargeant de tout. C’était une proposition qu’elle ne ferait qu’à un petit nombre et l’agente du BAM se devant d’avoir le recul nécessaire à bien guider ses insectes, elle rentrait dans cette catégorie.

Alors que son esprit vaquait à tant de chose, son corps en fit sur d’autres et sa crispation n’en crut que d’avantage alors qu’elle s’employait à ouvrir une brèche dans le carrefour au-dessus tout en évitant le moindre éboulement. Fléchissant ses appuis, Phénix entreprit, plus que maintenir en place le lieu de la catastrophe malgré ce qu’elle allait faire, d’ouvrir une aération à travers un ou deux mètres de terre, de ciment et de bitume. Voici qui n’allait pas les rassurer dans la rue et la força à, simultanément à son effort, transmettre ses pensées à ceux qui aidaient manifestement.

*Les fissures vont s’agrandir mais ne paniquez pas, c’est maitrisé. Je vais pas vous faciliter la tâche mais on a besoin d’air là-dessous.*

Se justifier, toujours se justifier… heureusement qu’elle n’avait pas à desserrer les lèvres pour le faire sans quoi s’eut été une véritable perte de temps. Les fissures dans la rue s’agrandirent, poussée par une force souterraine à s’entrouvrir en une éclosion aussi discrète que possible et qui tachait de ne fait tomber personne malgré qu’elles s’ouvrirent sur et, pour certaines, de plusieurs pas. Les brèches créées Phénix s’attaqua aux courants d’air, afin d’épargner les entrées du métro tout en aérant les souterrains par une inversion des positions de ses mains après quelques secondes de concentration à l’encontre des gaz ; les vents et les courants d’air c’était la spécialité d’Ororo mais elle faisait de son mieux.

Ramenant ses bras contre elle une fois le vent créé, elle rouvrit les yeux et prit une inspiration nasale alors que son esprit ne s’arrêtait nullement, transmettant ses pensées à Clara qui était déjà partie devant et à la demi-douzaine de personnes qui les avait rejointes, restant à une distance raisonnable du Phénix.

*Je vais stabiliser la structure du métro supérieur, celui qui c’est cassée la gueule. Il servira de point de descente une fois qu’il aura été évacué ; va falloir évacuer les prisonniers du train et ceux de cet étage en même temps. On fait deux groupes, l’agent Clara et moi on va dans les wagons et on tache de faire sortir les gens calmement pour éviter de mouvements de foules ; les autres, tâchez de remontez ceux que vous pouvez et de prendre en charge ceux qu’on vous enverra. Abraham, on risque d’avoir besoin d’une Téléportation directe métro-rue, tu pourras t’en charger ?*

Même si Rachel ne le précisa pas, elle préférait éviter de faire des trous dans la réalité comme à Londres ; non pas que cela ne serait pas pratique mais outre qu’à les créer trop prêt elle risquait de créer des problèmes avec les champs électromagnétiques elle voulait surtout éviter plus d’affolement qu’il n’y en avait déjà et qu’elle n’en ferait avec sa double apparence.

*Faites très attention lorsque vous bouger des blessés. Je tâcherai d’éviter que tout s’effrite sous les mouvements. Bonne chance.*

Tendant une main vers la rame 2 du métro, Rachel déploya de nouveaux ses champs télékinétiques afin de s’assurer qu’elle ne bouge pas, tachant au passage d’immobiliser le sol également tout en ouvrant les portes qui donnaient sur ce dernier. Alors même qu’elle lévitait pour rejoindre Clara à destinations de la rame tout en indiquant mentalement les blessés et leurs blessures à l’autre groupe, son attention repéra une chose furetant dans les ruines, une chose n’ayant rien à y faire et dont l’arrivée signifiait généralement pas mal de complexité. La Chose s’arrêta auprès d’un corps enterré sous un aggloméra de pierres et de ferrailles, un corps dont le cœur avait cessé de battre suite à ses blessures, avant d’elle-même prendre corps. Au début elle n’était d’une forme astrale bleuté et féminine, spectre d’une jeune adulte translucide et intangible coincé entre deux plans, puis un nuage de fumée la recouvrit, suivant ses formes mais cachant ses traits pour donner une créature qui était déjà relativement connue des X-Men, ne laissant de la première forme que ses yeux d’un bleu froid et quelques rets de lumières s’échappant d’entre sa mouvante enveloppe puis à quoi la fumée se réunie et se transmuta pour former une véritable apparence humaine, celle d’une jeune femme plutôt petite mais forte malgré tout, aux hanches à la finesse presqu’exagérée lorsqu’on considérait ses épaules ou ses membres, son cou ou son bassin, dont la nudité complète n’était cachée que par la chevelure brune qui tombait jusqu’à ce denier. Accroupie devant le tas de gravât et le corps qu’ils enfermaient, la Chose ne tarda pas à changer alors que sa peau secrétait des filaments couleur glaise qui commencèrent à tisser autour d’elle un étrange costume organique et agressif au regard, lui rajoutant rapidement une dizaine de centimètres pour faire à peine plus de la taille de Rachel. L’exo-armure ne laissa visible que son visage anguleux reprenant cette contradiction d’expansion comme le reste de son corps : une bouche petite aux lèvres épaisses crispées et tendues, un nez large et des sourcils fins plissés et froncés, un front carré et un menton ovale eux aussi contractés par l’action de déterrement qu’elle entreprenait. Qu’est-ce que le Léviathan venait faire ici ? Elle ne poserait pas la question par manque de temps et conscience qu’entre dans l’esprit d’une des créatures télépathes de l’autre Entité n’était pas sans danger, néanmoins il y avait une raison à cette intervention et son instinct lui offrait un très mauvais pressentiment.

Néanmoins pour le moment elle tenait de pénétrer la rame accidentée en bloquant au maximum les flashs mémoriels qui, à coup sur, n’avaient pas dit leur dernier mot ; d’un autre côté, tant qu’elle ne les retransmettait pas aux autres mentalement, le pire était évité.
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Des divinités ont fait de moi une divinité,
Seuls les humains peuvent faire de moi une humaine."






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MessageSujet: Re: [ A Day To Remember] Station ( Alan)    Dim 19 Oct - 12:30



Lundi 29 Septembre – 17h50

A  un moment, les mouvements de foule se firent de plus en plus importants, emportant toujours plus de personnes, qu'elles désirent s'enfoncer dans la station ou s'en échapper, piétinant les malchanceux qui chutèrent dans leur fuite, réduisant brutalement leur chances de survie à pas grand chose.

Suivre  la foule, c'est ce que fit Alan. Poussé par son puissant instinct de survie, de conservation, lorsqu'il vit la masse compacte courir vers la sortie, il ne put s'empêcher de la suivre. Il voulait, devait aider mais tout ce qu'il pouvait faire dans l'absolu serait appeler les secours, les prévenir de ce qu'il se passait ici, qu'ils envoient de l'aide, mais du fond de la station son téléphone ne fonctionnerait pas. Tout ce qu'il pouvait faire, c'était sortir de là, de cet enfer, de ce trou poussiéreux dans lequel régnait le chaos causé par la folie des hommes.

Le chemin vers l'extérieur était interminable. Le sol était inégal, parfois on piétinait le sol de la station, parfois son pied s'enfonçait dans un épais tapis mou, tiède et hurlant. Les escaliers de la sortie n'en finissaient plus. Chaque marche était insurmontable. Chaque bruit, son, cri qui se faisait entendre perçant, marquant, traumatisant.

Enfin  il atteint la sortie. La chaos y était présent ici aussi, mais pour ceux qui sortaient enfin de la station de Bleecker Street, tout y était infiniment plus paisible qu'à l'intérieur. L'air y était respirable, une légère brise s'y faisait sentir et l'attitude des être humains les uns envers les autres changeait du tout au tout. En bas, on fuyait, on voulait s'en aller le plus vite possible. En haut, on aidait les survivants, on les allongeait, leur donnait à boire, les secourait.


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Clara Findley
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MessageSujet: Re: [ A Day To Remember] Station ( Alan)    Ven 24 Oct - 20:10

Gérer l'horreur, gérer les émotions, gérer. Tout court. Et ce n'est que le début des recherches, la station, aussi grande soit-elle, était-elle plutôt, celle-ci n'a plus rien de comparable avec ce qu'elle fut. Car après les premières minutes ou je suis restée bouche bée devant les conséquences de l'accident, je reprend peu à peu mes esprits et avec, mon sens de l'observation et d'investigation. Les deux étages sont dans un état précaire, c'est un petit miracle que le métro ne s'est pas encastrer dans trop de piliers porteurs sinon il ne resterait plus grand chose de ce niveau-ci. Et plus bas ? Je n'ose imaginer car les prémices sanguinolents vue dans la rue et les galeries ne sont rien avec la désolation régnant au fur et à mesure que l'on va s'enfoncer la-dessous. Sans parler que pour évoluer et évacuer les rescapés et dans une moindre mesure les corps, il va bien falloir des heures aux secouristes pour sécuriser les accès. Seulement, comme après un tremblement de terre, chaque seconde compte. Courage et inconscience vont jouer de paire parmi les volontaires. Éviter le sur-accident est une règle de base chez les sauveteurs, inutile d'ajouter une nouvelle victime munie de bonnes intentions à la liste. Cette liste... A combien va-t-elle s'élever ? Des dizaines ? Des centaines ? Impossible à estimer pour l'instant.

Une autre chose qui est source d'inquiétude c'est évidemment l’environnement ambiant. Si j'ai les capacités mutantes de résister à cet air vicié et aux émanations de gaz, je n'en ai pas les moyen d'en évaluer la dangerosité pour les autres. Sans matériel adéquat, masques, bonbonnes d'oxygènes et filtres, on risque de ne jamais avancer. Merde, j'en ai déjà la bouche pâteuse d'en respirer toute cette poussière. Mais cela reste encore secondaire tellement les personnes souhaitant s'enfoncer dans les dédales de la station sont une minorité par rapport à ceux qui cherchent encore à s'en échapper via les différentes bouches d'évacuations. Il est temps d'établir un vrai périmètre avec mes propres renforts, la population cafard des sous-sol de l'angle de Bleecker et Lafayette Street. La petite dizaine qui m'a servi jusqu'ici de guide dans l'obscurité des galeries ne va plus peser bien lourd vue l'ampleur de la tâche, je vais avoir besoin de réunir bien plus d'insecte pour rester efficace...

Phénix me propose son aide pour m'aider à y voir plus clair. A vrai dire, je n'ai même pas eu besoin de dire quoique ce soit, l'x-woman connaissait déjà mes capacités. Troublante télépathie, c'est bien la première fois que je me rend compte que l'on fouille dans mon esprit. Non, je ne l'ai pas senti à proprement parler mais la déduction est logique. Appelez cela un brin d'arrogance et de déstabilisation de ma part mais avant de répondre à sa proposition, je me projette de moi-même dans le nuage télépathique des cafards et le choc en retour me donne une nouvelle fois la migraine et un saignement de nez. Ils sont totalement désorganisés, affolés et désorienté, inutile de vouloir les raisonner sans d'avantage de concentration ce qui malheureusement la situation chaotique de la station ne m'offre pas. Me mobiliser uniquement sur mes cafards, c'est en oublier ceux qui on besoin d'aide, les humains, ce qui m'entoure. Tout. Une autre vérité me saute aux yeux comme une gifle dans la réalité. Car si un massacre c'est déroulé à l'échelle humaine, c'est un véritable carnage chez les insectes et cela sans compter les démembrés et les inconscients. Pour une personne normale, mutante, même pour le Phénix à vrai dire, cela ne serait qu’anecdotique, mais pour qui entretient une certaine relation avec les cafards, le bilan émotionnel se multiplie. D'accord, je suis la seule dans l'état de New-York à en être consciente mais c'est dur.

Mes doutes m'occultèrent l'esprit un moment, le temps de voir Phénix s'affairer à créer une faille entre les murs du plafond dans le but de ventiler la station. Une légère brise se fait sentir, attisant un rien les flammes, faisant danser les ombres du carnage le long des murs, créant une ambiance bien plus glauque encore. La fumée commence à s'évacuer vers les brèches, l'oxygène prend sa place. Un problème de régler. Le mien aussi, je vais devoir remplacer ma fierté et mon égo pour faire place à un peu d'humilité et accepter l'aide de la rouquine.

" Désagréable ? C'est un moindre mal comparé à ce que tout le monde endure ici. J'aime pas trop ça mais je n'ai pas le choix que d'accepter ton offre pour y voir plus clair, toute cette agitation, je n'y arriverai pas de moi-même. "

Et soudain, je me sens transporté comme hors de mon corps, naviguant d'une conscience cafardesque à l'autre. L'expérience est étrange, surréaliste et déstabilisante, une chance que mon estomac se soit déjà vidé car je le sens de nouveau faire des bonds dans mon ventre. Seulement je n'ai pas le temps de contempler et pavoiser devant cette nouvelle vision de mon pouvoir. Je vois dans des dizaines de directions à la fois, parlant pour plusieurs oreilles et commandant une petite armée de soldat à six pattes. Une vraie vague psychique déferlante tel un raz de marée pour calmer et discipliner mes troupes. Je suis prête. Je les maitrise de nouveau.

* Indique leur juste de faire confiance et de suivre les cafards, je vais les guider. *

Oui car bon, contrôler les cafards c'est une chose, que des rescapés, pour la plupart bien amochés, isolé dans l'obscurité et les ténèbres n'ai pas le réflexe immédiat d'écraser les insectes secouristes en est une autre. Peu à peu, le plan de la station se dessine dans mon esprit, repérant ainsi plusieurs cavités abritant des survivant et mes cafards vont vers eux pour les rassurer, leur signaler qu'ils ne sont pas seuls dans cette galère. Je ne perds d'ailleurs pas de temps pour m'avancer plus loin vers la rame, ne voyant pour ainsi dire plus avec mes yeux mais tout en perception de mes insectes. Repérant de-ci de-là des survivants... Ou pas, ainsi je suis incapable de distinguer la différence entre un mort et une personne inconsciente, je sais juste qu'ils sont là. D'un autre côté, je sonde également toutes les visions, chaque indice sera important dans se désastre, impossible de passer outre mais actuellement, ce ne sont que les dégâts matériels et humains qui ne cessent de me sauter en pleine face. Toujours pire, au plus on s'enfonce, au plus c'est insoutenable.

* Phénix, cela marche, je suis en phase avec mes pouvoirs zoopathiques. Je compte sur toi pour relayer les informations que je captent vers les autres, le téléporteur surtout. Un petit groupe est coincé aux toilettes du premier étage, ils suffoquent. Les portes sont défoncées et les parois instables, ça va flancher d'un moment à l'autre si il a besoin d'un visuel qu'il le prenne dans mon esprit. "

Hélas je ne sais rien faire d'autre pour eux, les localiser est une chose, intervenir en est une autre au-delà de mes moyens physiques par contre. Et je n'ai pas le temps de souffler pour m'assurer que tout ce passe bien pour eux, les appels sont nombreux, les cafards sont des chercheurs hors paire avec leur capacité à s'infiltrer partout dans les débris, les secouristes vont gagner un temps précieux grâce à eux mais aucune médaille ne leur sera décerné, inutile, l'enjeu n'est pas là, l'enjeu c'est d'en sauver un de plus... Et de recommencer.

hrp:
 
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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: [ A Day To Remember] Station ( Alan)    Dim 26 Oct - 8:31


Et bien me voilà encore tombée à genoux
Et je prie la seule personne
Qui a la force de supporter la douleur
et de pardonner toutes ces choses que je fais

Oh ma fille, conduit moi à travers tes ténèbres
Quand ce monde s’évertue de son mieux
A me rendre complètement ébahie
Juste une caresse provenant de toi
Et je me sens bénis à nouveau.

Je suis intimidé sous les feux des projecteurs
J'ai toujours préféré la nuit.
A Présent tu m'offres, tes ténèbres éternelles
.

J'ai voulu être une héroïne parce que c’était un rêve échappé de mes quinze ans. Aujourd'hui je suis ce qu'on appelle une héroïne et ce qu'on juge en être à travers la lucarne déformante des médias. Mais à cette heure, je ne suis là que pour une seule personne. Lorsqu'on traverse l'Enfer, la seule solution pour s'en sortir c'est de garder les mains fermement crispées sur la barre de navigation. Avoir un cap et ne pas y déroger. C'est ce que je fais, ma fille et je viens vers toi.
Ce que je vois, ce que je sens...Tout cela n'a pas d'importance. Je ne suis définitivement là que pour une seule personne, pour extraire de l'enfer une partie de nous même, ne partie du plus beau que nous sommes en train de construire. J'ai dit que je la ramènerai, je le ferai.

Ce qui compte c'est de la trouver, point final. C'est même là tout ce qui compte à présent.

Ce que je ferai une fois que je l'aurais trouvé, mon cerveau est incapable de l'imaginer. Incapable d'y faire face. Je mentirais en disant que l'espoir me tient, lorsqu'on s'attend au pire, le moins pire est une petite victoire, non ?

Je sais que Rachel n'est pas très loin, je me doute aussi qu'elle sent ma présence et qu'elle sait le pourquoi de ma venue. Si elle me parle psychiquement, outre un silence glacé, je n'hésiterais pas à la plonger dans le magma de souffrance de ma psyché écorchée pour la faire quitter mon esprit, toutes ces choses qui grondent en dessous et ne demandent qu'à surgir pour s’épancher comme le liquide carmin. Ces choses qui s'agitent avec fureur en dessous du barrage, ces émotions vives qui font vivre la nature de ma mutation même. Oh, je sais bien elle balaiera cela comme une poussière sur une toile de maître, après tout n'est-elle pas « le Phénix » tout puissant? Qu'elle exerce donc sa toute puissante pour gagner sa place de divinité dans le cœur des hommes si sa rédemption la pousse à s'y sacrifier, si c'est bien là ce qui doit être fait, qu'elle fasse donc si c'est ce qu'elle désire mais moi je ne suis là que pour une personne et j'en ai rien à foutre du reste de l'Humanité. Moi je ne suis qu'une mère, une simple humaine qui n'a jamais vraiment compris ce qu'il en coûtait de jouer l’héroïne. Je revendique cette part d’égoïsme, égocentrisme. C'est ma force et ma faiblesse, je le sais, je l'ai décidé.

Le sang sur le sol, l'odeur de chair brûlée, les cadavres défigurés...le chaos...Tout cela ne me touche pas, je me suis immergée en apnée dans un seul but, mettant ce que j'ai été entre parenthèse, mettant la vie elle même entre parenthèse.
Je l'ai déjà perdu cent fois, je les ai perdu tous...je les ai même tué pour abréger mes souffrances, je les ai assassiné un à un pour me déconstruire. C'était le prix, le prix d'une horreur psychique opérée par une rebouteuse africaine. Perdre pour mieux les retrouver. Oui, mais personne ne saurait m'enlever ma tribu à présent, personne. Amis ou ennemis.

Mon allure spectrale traverse les ténèbres dans une sorte de surbrillance surnaturelle. Certes mon pouvoir n'éclaire pas naturellement et je me refuse à développer une ZPCE dans une zone à risque, mais je brille comme un phare phosphorescent dans la tempête. Un phare qui se refuse pourtant à sauver ou à guider. Un phare qui a quitté sa roche pour fouiller les abîmes de l'océan. Je croise quelques survivants hagards, ils supplient, ils s'accrochent. Je n'écoute pas, je n'entends pas. Je bouscule mécaniquement les plus énervés pour leur indiquer d'un grognement la route derrière moi, qu'ils s'en aillent, ils vivent eux. Certains me parlent de blessés restés en arrière, mes lèvres grondent pour répondre des «  je m'en fous » qui les clous sur place. Que les vivants sortent, que les mourants sautent le pas pour un autre enfer. Je ne suis là que pour une seule personne.

Après je veux bien.
Après tout ce qu'ils veulent et tout ce que je pourrais faire pour eux.
Je veux bien remettre l'uniforme et faire bonne figure, mais Fuzzy est aux abonnés absents pour l'heure.
Il y a un temps pour les X Men, il y a un temps parce qu'on l'a décidé. Aucune cause ne vaut le sacrifice, ne vaut les larmes. J'irai en son temps, promis Rachel, promis professeur.
Mais pas avant que je ne tiennes mon bébé entre mes bras. Je l'ai promis, je viens te chercher Jade, je viens te sortir des ténèbres, encore et toujours.
Parce que même si l'espoir est mort, je sais que ce n'est pas ainsi et ici que tu dois terminer.

L'enfer, ça me connaît. C'est un vieil ami, tellement qu'il en devient prévisible.

Alors que j'agrippe fermement les poignées de métal arrachée de ce qui semble être la porte d'embarquement menant au quai de la rame numéro deux, une main glissante d'une jeune femme s'agrippe à mon vêtement en une nouvelle supplique.

So...sortez nous de là !

Mon regard glisse sur elle en une absence certaine.

Je ne peux pas, je dois descendre.

Elle semble stupéfaite, comme incapable de comprendre mes mots.

Mais...il n'y que la mort là bas, vous êtes venu pour nous sauver, vous devez m'emm...

d'un geste à la faire chuter sur le sol, je la repousse sans ménagement alors que depuis le sol , elle me regarde complètement médusé.

Vous êtes proche de la sortie, par le couloir là bas. Vous n’êtes pas morte alors marchez ! Il n'y a que ceux qui se sauvent et ceux qui meurent ici...Vous êtes adulte, choisissez mais ne donnez pas le choix à un tiers. Chacun sa place, je montre la route, vous la faites...ou sinon...vous n'avez qu'à mourir, c'est votre choix.



Pas un regard de plus alors que l'apparition spectrale empoignait fermement le métal tiède pour descendre plus bas encore dans l'enfer abandonnant derrière elle la vieille femme tremblante.

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Abraham Blackwood
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MessageSujet: Re: [ A Day To Remember] Station ( Alan)    Dim 26 Oct - 22:49

L’instant d’après, il était dans la station. Ou plutôt ce qu’il en restait, à savoir pas grand-chose. A défaut d’y voir convenablement, s’il ne se basait que sur ce qu’il ressentait sous les semelles de ses baskets, c’était une reconstitution urbaine d’une guerre de tranchées. Ce n’était pas un sol lisse, net et propre qu’il y avait en dessous. Les chaussures en question ne seraient pas récupérables. D’avance, il ne préférait même pas essayer, sachant pertinemment ce qu’il pourrait y trouver. Le genou toujours à terre, son jean s’imbibait de la substance au sol. Là encore, il n’y avait pas besoin de sortir de Saint Cyr pour imaginer de quoi il pouvait s’agir.
Abraham ferma les yeux, inspira lentement et compta jusqu’à cinq. Respirer, sans paniquer, était largement possible. La réponse du Phénix arriva au même instant et il lui répondit dans la foulée.

# Je ne crois pas que l’on soit en mesure de faire les difficiles, je prends tout ce qui peut m’aider à avancer. Quant au groupe, si j’arrive à les trouver et à les atteindre, considère que c’est fait. #

Parce qu’ils étaient bloqués derrière un mur et qu’il n’avait aucune visibilité, cela ne servirait à rien. Il ne serait pas en mesure de détruire l’obstacle ni même de visualiser ce qu’il y avait derrière. A peine avait-il eu le temps de finir sa phrase qu’il se retrouvait avec une vision 3D à 360° implantée dans le crâne. Sous la surprise, il ne savait pas à quoi il s’était attendu mais certainement pas à ça, il se releva brusquement, manquant de se prendre un morceau de béton proéminent. Un peu bêtement, il cligna des yeux, cherchant à s’y habituer. C’était bien plus qu’inhabituel comme vision de l’environnement. Il se demanda rapidement si elle percevait toujours les choses ainsi puis décida qu’il avait plus urgent à faire que de jouer les curieux … comme se faire à cette nouvelle carte qui l’aiderait bien plus qu’il ne l’avait envisagé au départ. Même si ce n’était pas le moment, il trouvait cet aperçu apaisant. S’il n’avait pas été mental, il aurait tendu les doigts pour en vérifier la texture qu’il apparentait, à tort ou à raison il s’en foutait, à de l’eau.
Il resta immobile, tentant d’identifier quelques points de repères. Puisque le Phénix lui fournissait gracieusement ce petit plug-in, il était raisonnable de penser que la forme qui s’affichait au centre, c’était elle. Mais lui ? Où était-il ? Parmi celles qui bougeaient, la plupart des formes se déplaçaient vers des mêmes points. Des sorties sans aucun doute. Il décida de casser le schéma et de décrire un cercle là où il était. Quiconque passait à côté pouvait le prendre pour un fou mais au point où ils en étaient tous … Il finit par se voir. Chose assez particulière au demeurant. Il s’arrêta physiquement et sa petite représentation en fit de même. Il recommença et l’autre reprit le mouvement. Il se mit à sourire sans véritable raison tout en se stoppant une nouvelle fois.

# Il ne manquait que le “vous êtes ici” et ç’aurait été parfait. Merci en tout cas. #

Un peu plus à l’aise, l’ancien soldat navigua pour repérer un groupe bloqué dans une pièce pas forcément très grande. Si l’information lui avait été transmise, il partait du principe qu’il n’en était pas très loin, même si un détour avait été évoqué. Et s’il ne se plantait pas, les deux étaient justes.
Il se remit en mouvement, se dirigeant vers ce qu’il estimait être sa première étape. L’odeur, qu’il connaissait déjà malheureusement, commença à lui chatouiller le nez et par réflexe, il se mit à respirer par la bouche. Si cela ne l’empêchait pas d’avoir des quelques relents, l’atténuation était tout de même notable. A moins qu’il ne s’y habitue trop rapidement. Quant à ce qu’il pouvait voir, il préférait ne pas s’y attarder non plus. Là encore, il connaissait déjà le tableau pour l’avoir étudié bien plus que la plupart de ses concitoyens. Indifférence ? Non. Il passait juste outre pour l’instant, remettant à plus tard ce qu’il savait inévitable : des nuits à revoir ce qu’il avait sous les yeux. Chacun avait et aurait sa façon de gérer les événements. Son estomac aussi avait la sienne : après avoir été un certain nombre de fois à tout remettre à l’air libre, il gardait désormais tout pour lui.

Des voix appelant distinctement à l’aide commencèrent à émerger et il sut qu’il était tout proche. Un coup d’œil et il repéra un sigle qui pendait lamentablement, indiquant les toilettes. Il se demanda comme il pouvait encore être là alors que le reste avait foutu le camp. Il se rapprocha rapidement. Et il était le seul. Les autres, en état, fuyaient tous vers ce qu’ils estimaient être la sortie. A quoi bon rester là s’ils n’y pouvaient rien de toute façon ? Mais peut-être qu’essayer quelque chose n’aurait pas été inutile. Comment leur reprocher de vouloir rester en vie et de fuir ce qui devait être l’enfer ?

« S’il vous plait … aidez-nous … les portes … elles … sont coincées ! »

Chaque morceau de phrase difficilement prononcé était entrecoupé d’un toussotement. Malgré tout, la chance était avec eux. Bien que défoncées, même si les portes n’offrent pas de quoi laisser par un corps, une main peut s’y glisser aisément. Il tendit un bras, n’ayant pas la place de mettre le second, et attrapa la première personne qui se présentait à lui. Il s’adressa rapidement aux autres.

« Ne bougez pas, je reviens vous chercher. »


La liberté

« Abraham, tu as du sang partout, tu vas bien ? »

Alors qu’il ne voulait que faire un dépôt, la voix de Savannah, toute proche, l’empêcha de repartir même s’il avait lâché son téléporté qui, d’une voix faible, lui demandait d’aller chercher les autres. Il regarda vaguement ses mains, rouges. La même teinte avait imbibé son jean et ses chaussures. Il n’avait pas fait attention. Pas voulu faire attention.

« Pas le mien, c’est pas grave. »


La prison de béton et ses suites royales

L’américain était redescendu, avait répété le même manège et déposé deux autres personnes à l’air libre avant de s’éloigner des portes obstruées. Mais tant restait en dessous. Il n’avait pas la prétention de tous les sauver, juste de faire ce qu’il pouvait pour en sauver le plus grand nombre. Il reprit sa progression, ne s’arrêtant que lorsque la téléportation était indispensable. Tous ceux qui pouvaient marcher ou courir se débrouillaient très bien seuls. Une jambe écrasée sous un pilier resta sur place quand il emmena son propriétaire, conscient par il ne savait quel moyen, et sa femme, qui n’avait pas voulu se séparer de l’homme de sa vie, à l’hôpital. Il en revenait quand une nouvelle note de service se fit entendre.

# Je fais au plus vite. #

Le plan lui permettait de couper au plus court vers le point de jonction avec la rame numéro deux. Mais ceux qui avaient un besoin d’aide urgent et qui se trouvaient sur cette ligne droite, il ne pouvait pas décemment les laisser là. Tant que les jambes fonctionnaient toujours, il ne s’en occupait pas. Il crut apercevoir une sorte de halo bleuté en périphérie de son champ de vision alors qu’il se téléportait à la surface mais à son retour, il n’y avait plus rien. Peut-être avait-il imaginé cette espèce de spectre. Ou peut-être l’attendait-il plus loin. Il verrait bien.

D’après son plan 3D qu’il commençait vraiment apprécier, il n’était plus très loin, toute proportion gardée. Mais il n’eut pas le temps de faire des estimations. Sans qu’il n’ait rien demandé, une succession d’images commença à défiler, façon projection des souvenirs heureux. Il s’arrêta, restant dans un recoin. La neige aurait pu être un retour dans les Alpes en famille. Malgré la chaleur des souterrains, il se frictionna comme s’il y était, se demandant ce qu’il se passait. Pourquoi cette vision ? Et pourquoi diable porter des loques par un temps pareil ? Qu’est-ce que c’était que ça ? Une voix de femme se faisait entendre mais il ne la reconnaissait pas. Il voyait des blessés passer sans s’arrêter, ils ne semblaient pas avoir droit à la même vision que lui.
Rachel ? Il fronça les sourcils sans s’en rendre compte. Tout cela venait du Phénix ? Quant à l’autre, pourquoi la regarder ? Pourquoi a-t-elle besoin de son attention ? A moins qu’il y ait quelque chose qu’il ne fallait pas voir ? Généralement, c’était l’un des deux cas. Apparemment, elle s’appelait Kate. Ce qui, dans la situation actuelle, ne l’aidait pas franchement à y voir plus clair. Mais pourquoi leur montrait-elle ça ? Un souvenir ? Il était loin de la joie à laquelle il avait pensé au début. Autre chose ? Qu’est-ce qui s’était passé ?
Par réflexe, il ferma les yeux pour ne pas voir la suite du film. Il ne le voulait pas. Ce n’était pas à lui, c’était personnel, cela ne le regardait pas. Et outre cela, les images qui s’affichaient, il n’en voulait pas. Il avait déjà son lot de ce genre, ce n’était pas la peine d’en rajouter. Mais tout était dans sa tête, ferme les yeux ne l’aidait pas. Il porta, sans s’en rendre compte, une main à son ventre en sentant un tiraillement venant de là. Et voilà que l’idée de la regarder revenait avec toujours cette même interdiction. Mais pourquoi bordel ? Il écoutait. Il écoutait et comprit. Et là, le contenu de son estomac faillit revenir en voyant le petit corps sans vie. Il s’appuya d’une main sur une armature métallique qui dépassait du sol et entreprit de respirer lentement, tentant de faire fi de ce qui se passait dans sa tête.
Il ne savait pas quelle situation était la pire : voir son enfant mort sans avoir le temps de le mettre au monde ou lui laisser six ans pour s’épanouir et voir sa vie écourtée à cause de fanatiques. Que ce soit l’une ou l’autre, il ne les souhaitait à personne, pas même son pire ennemi. Le vivre une fois était déjà au-delà du supportable … le revivre … il frissonna, chassant autant ses souvenirs que ceux de Rachel. Ce n’était pas le moment. Il raffermit sa prise alors que la mini-map 3D disparaissait.

# Rachel ? #

La prononciation du prénom avait été spontanée et même s’il ne connaissait pas la jeune femme, une once d’inquiétude s’y trouvait. Il n’était pas bon de réveiller certains souvenirs en étant seul. Mais peut-être ne réagissait-elle pas de la même façon que lui … quoiqu’il en soit, il lui fallait avancer. Et la rejoindre, comme prévu.
Il avait rouvert les yeux au moment où il avait perdu son plug-in de déplacement et maintenant, il consentait à lâcher son appui pour se remettre debout, redressant son mètre 92. Ce n’était pas en restant là qu’il aiderait qui que ce soit. Il se pinça et secoua la tête. De mémoire, il n’avait pas été loin et le chemin était à onze heures. Il regarda dans cette direction, apercevant au loin une lueur. S’il n’était pas sur la bonne voie, il n’aurait qu’à revenir sur ses pas …


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Dernière édition par Abraham Blackwood le Mar 28 Oct - 10:57, édité 1 fois
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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: [ A Day To Remember] Station ( Alan)    Mar 28 Oct - 9:56



RACHEL !!

Elle en serre les poings de rage après avoir étouffe son cri de désespoir, elle ne savait pas que cela se passerait ainsi, elle voulait juste qu'elle la laisse tranquille, qu'on ne l'assomme pas de question et de devoirs, de « il faut », de « souviens toi ce que tu es », elle n'est pas la pour sauver, pas ici pour aider. Elle est juste égoïste pour une fois, juste égoïste pour sa famille. Elle n'est pas parvenu à établir le contact mais elle a perçu son cri psychique tout de même, elle s'est brûlée à sa douleur, elle n'aurait pas du braquer le regard dans ses ténèbres, il ne fallait pas, elle l'avait pourtant prévenu.
Ce cri était parvenu à troubler son vide un instant, à la stopper dans sa course et la réveiller de son état hypnotique de non vie.

Prise de panique, elle tenta d'établir un contact en une longue supplique mentale chargée d'excuses et d'affection. C'était trop tard, elle le savait, elle n'obtint rien d'autre qu'un silence pesant. Elle soupira d'un gémissement contenu, le regard braqué sur le sol où gisait le cadavre désarticulé d'une femme en travers les marches d'escalier qui menait vers la rame B.

Je suis désolée ma sœur... Mais tu le sais hein ? Tu le sais aussi..elle est morte...ma fille...est...Je dois la trouver, je l'ai promis, je lui ai promis....je ramènerais notre bébé.

Laissant la rage l'envelopper comme une carapace, elle inspira et dans l'obscurité repris sa marche. Une fois parvenu devant les débris éboulés marquant l'entrée de la bifurcation vers la deuxième rame et son étage superposé à présent effondré, elle remarqua l’éventration faite par le pouvoir de Phénix afin de pouvoir accéder vers la base des quais. L'obscurité régnait presque totalement et rendait la progression difficile, des bruits de voix se faisaient entendre au devant, les survivants des effondrements commençaient à progresser vers l'entrée de la station pour remonter à la surface. Caitlyn s'immobilisa un instant avant de porter son regard à ses pieds vers une nuée de cafards semblant chercher la sortie et s'engouffrer par l'endroit d'où elle provenait. Si le fait de migration était classique pour les rats, il l'était beaucoup moins pour ce genre d'insectes.

Elle sembla réfléchir un instant avant de tâtonner sur le sol et de s'emparer d'une valise de passager et de quelques vêtements déchirées, tout ce que sa main lui permis de trouver et d'entreposer ses trouvailles à l'entrée du « tunnel » creusé par Rachel. Ayant avisé les débris qui se consumaient lentement attestant qu'il n'y avait plus de risques d'explosion au gaz, elle foudroya d'un geste vif le dépôt pour l'enflammer créant ainsi une zone de lumière afin de guider les survivants. La ZPCE était toujours un risque a ne pas prendre.

La zone légèrement éclairée lui renvoya le pauvre spectacle de nombreux corps sans vie, écrasés et écartelés, elle chercha de cadavre en cadavre l'objet de sa présence avant de porter son regard désabusé vers les ténèbres où les survivants , attirés étaient en approche.
Une voix derrière elle.
Elle se tourna, affichant une expression fermée depuis ses pieds nus ensanglantés par les éclats qu'elle foulait sans y prendre garde et de nombreuses griffures sur ses jambes nues serpentaient sa peau . Sa chevelure défaite et son tailleur chiffonné renforçaient cette impression d'urgence qui l'avait mené ici, sa luminescence lui donnait une allure spectrale de Dame Blanche et son regard électrique, deux billes bleutées dans des ténèbres adultérées des ombres de flammes vacillantes, frappaient d'effrois. Avisant le jeune homme, elle murmura comme absente.

Oh...C'est toi.
Tu vas finir X men, si tu continues ainsi...


Elle se tourna pour regarder l'obscurité avec cette même absence qui caractérisait les personnes en état de choc émotionnel.

Sais tu où était la Rame numéro 1 ? Je dois récupérer quelqu'un. ..Ma sœur est passée par ici...mais...elle est muette à présent...Il faudrait baliser le passage qu'elle a crée...avec des feux...c'est bien...les feux.
Des gens approchent...sauves les...moi je ne peux pas....ma fille...elle..elle déteste les tunnels...l'obscurité et...et...on a promit...on a promit de veiller sur elle avec Amy. Elle m'attend..la bas...la Rame numéro 1. Je dois y aller...tu comprends...je...je peux pas sauver...ces gens...Tous ces gens...Seigneur.
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Abraham Blackwood
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MessageSujet: Re: [ A Day To Remember] Station ( Alan)    Mar 28 Oct - 21:32

Abraham s’était dit qu’avancer vers la lumière ne pouvait pas être une si mauvaise idée en soi. C’était plus sensé que de se diriger à l’aveuglette. Et puis, après tout, selon l’adage populaire, la voir au bout d’un tunnel pouvait être synonyme de salut ou de liberté. Il savait pertinemment que dans sa situation, ça ne serait pas le cas. Il lui faudrait aller dans l’autre sens pour cela. Mais il ne recherchait ni l’un ni l’autre et faire demi-tour pourrait être légèrement contre-productif avec l’objectif qu’il s’était fixé. A défaut d’une libération ou d’une rédemption pour lui, il espérait surtout que cette lumière indiquait un minimum de vie et non pas des débris qui se seraient enflammés.

Alors qu’il avançait toujours, croisant secrètement les doigts pour ne s’être trompé ni dans ses estimations de distance par rapport à Rachel ni dans sa direction, la lueur qu’il avait aperçue plus tôt continuait de le guider. Sans prévenir, elle s’intensifia soudainement. Il pressa le pas, envisageant un départ spontané qui pourrait éventuellement se propager. Mais non. D’après ce que les flammes lui permettaient de décerner, le monticule, ensemble disparate de vêtements, avait sciemment été fait là. Un phare dans la nuit pour toutes les âmes égarées.
Brièvement, sa mémoire lui fit voir un enchainement de feux d’alarme et un appel à l’aide. Un bref sourire s’étira sur ses lèvres. S’il était au moins possible de mettre des balises du même genre à intervalle régulier … cela permettrait à ceux qui pouvaient marcher de sortir par eux-mêmes sans se perdre. Et sans s’aventurer où le sol devenait friable et instable.
Ce n’est qu’après cette considération qu’il constata, non loin, la présence du spectre qu’il avait cru imaginer. De plus près, il avait l’air bien réel en revanche. Peut-être un mutant ? Probablement d’ailleurs. Plus curieux qu’effrayé, il s’en rapprocha. C’est en arrivant à quelques pas que la silhouette commença à lui sembler familière.

« Excusez-moi ? »

Malgré la situation, cela ne l’empêchait pas d’être poli. Quand elle se retourna, l’américain put mettre un nom sur le corps qui se tenait debout devant lui : Caitlyn. Il ne l’aurait jamais reconnu de dos. Peut-être qu’en plein jour, les cheveux roux l’y auraient aidé mais là, sans compter sur l’espèce de halo pâle qui l’entourait, jamais. Quant aux yeux … c’était probablement ce qui le marquait le plus. Il était certain qu’elle les avait verts et normaux, si la normalité avait un sens ici, et non bleus éclatants.
Il lui jeta un coup d’œil alors qu’elle semblait faire de même. Si lui-même était en baskets et en jean, ce qui l’avait protégé des segments au sol et de la plupart d’éléments proéminents, ce ne semblait pas être son cas. Pieds nus et en tailleur, ou ce qu’il en restait, à la lueur des flammes, sa peau affichait les séquelles de sa traversée. Si elle était en train de travailler et pour être raccord avec sa tenue, elle avait dû porter des escarpins. Logique qu’elle les ait retirés, à moins de vouloir se tordre une cheville en courant. Parce tout indiquait qu’elle semblait s’être dépêchée. Y compris les cheveux en vrac. Il fut surpris du filet de voix avec lequel elle s’adressa à lui. Elle avait l’air complètement ailleurs. Au moins l’avait-elle reconnu. Il eut un rire sans joie à sa remarque.

« Aucun risque. Je n’ai pas fait les bonnes études pour ça. »

Mais il n’était pas sûr qu’elle l’ait entendu puisque qu’elle s’était détourné presqu’aussitôt son propos formulé. Il voulait lui demander pourquoi elle était là, dans une tenue loin d’être adaptée à une descente comme celle-ci. La question lui semblait futile. Après tout, il était bien là, lui. Et son détachement apparent le dérangeait. Elle avait été aux antipodes de ça lors de leur rencontre à l’hôpital. Que se passait-il ?
Il écouta sa question puis le reste et commença à comprendre au fur et à mesure. Mieux qu’il ne l’aurait voulu. En un sens, il aurait aimé avoir la possibilité de tenter de sauver les siens. S’il s’interrogea sur sa sœur, pensant à Rachel quand elle mentionna le silence, ses propres interrogations restèrent au fond de sa gorge. Des détails du genre, il serait possible de les éclaircir plus tard. Il la contourna et se planta devant elle. Il leva les bras dans l’idée de poser ses mains sur ses épaules pour qu’elle le regarde mais il s’interrompit à mi-hauteur. Elle n’aimait pas les contacts physiques si elle n’en était pas l’instigatrice. Il s’en souvenait. Il les relaissa tomber tout en s’adressant doucement à elle.

« Je comprends très bien Caitlyn. Ecoute, toi, tu vas t’occuper de ta fille et nous autres, on va se charger des blessés, d’accord ? Ce n’est pas plus compliqué que ça. Viens, suis-moi. De mémoire, nous ne sommes plus très loin. »

Il reprit son avancée, vérifiant d’un coup d’œil qu’elle était bien derrière lui. Il était convaincu de toucher au but. Et il ne s’était pas trompé. Il était cependant loin d’avoir imaginé un tel carnage. La rame deux passait à travers le sol, seuls les wagons de queue restant à niveau. Des portes étaient éventrées. Peut-être était-ce par-là que Rachel était passée. Il vérifierait après. Pour l’instant, seul le trou béant l’intéressait. Il s’en approcha prudemment pour constater ce à quoi il s’attendait : la rame rejoignait sa consœur à l’étage d’en-dessous. Il pouvait voir le sol inégal ainsi que quelques survivants qui s’agitaient un peu. Il fit signe à Caitlyn.

« Je te téléporte en bas et tu te charges de la retrouver. Moi je reviens ici et je continue d’évacuer ceux qui sont bloqués dans la rame numéro deux ou ceux qui ne peuvent pas se déplacer. Si jamais tu as besoin de moi, appelle-moi, je ne serai pas loin. »

Retrouver Rachel entrait aussi dans ses priorités. Il n’attendit pas son aval et saisit son bras à hauteur du coude. L’instant d’après, ils foulaient le sol macabre du niveau inférieur. La respiration suivante, il l’avait lâchée et il était revenu à l’étage supérieur.

« S’il vous plait ! Je vous en prie ! »

Il se retourna pour voir un jeune homme mal en point se diriger vers lui tout en tentant de respirer convenablement.

« C’est ma mère … on a … réussi à sortir de la rame … mais … elle ne peut pas marche … elle … elle dit qu’elle ne sent plus … ses jambes et comme vous … vous avez l’air de vous téléporter …
- Où est-elle ?
- Par là … »

Sans réfléchir,  il le suivit en pressant le pas pour se retrouver auprès d’une dame approchant la soixantaine. Par réflexe et n’ayant pas de temps à perdre, il posa une main sur leurs épaules sans demander quoique ce soit … avant de se faire interrompre plutôt sèchement, le coupant dans sa visualisation du QG médical.

« Mais que faites-vous ?
- Je vous téléporte à la surface, que voulez-vous que je fasse d’autre ?
- Que vous m’y emmeniez normalement ! Et je ne veux pas de votre aide alors que vous êtes un … mutant !
- Maman, arrête avec tes préjugés ! Il ne va pas nous voler ou je ne sais quoi d’autre !
- Qu’est-ce que tu en sais ? »

L’ancien soldat leva les yeux au ciel, ou plutôt au plafond de ce qu’il restait de la station, et se téléporta à l’air libre pendant qu’elle se prenait le bec avec sa descendance.

Hors jeu:
 

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MessageSujet: Re: [ A Day To Remember] Station ( Alan)    Jeu 27 Nov - 21:03

Bon, finalement, elle était pas sure que s'être transformée en chat aie été une bonne idée... Elle était trop petite pour faire quoi que ce soit, et personne ne s'intéressait à elle. Et en même temps, elle n'était pas sure que, sous sa forme humaine, elle aurait été si efficace. Elle aurait plus probablement été comme le gamin qu'elle venait de voir passer dans les bras de son père, tremblante et le regard vide. Et en temps que félin, là, la seule chose qui l'empêchait de se cacher derrière le chat, c'était le fait que flute, elle avait un truc qui permettait d'aider, et qu'elle estimait ne plus jamais pouvoir se regarder dans une glace si elle le faisait pas.

Elle avait déjà bien assez honte d'avoir craqué plus tôt. En fait, elle se sentait comme un de ces jouets coniques à la base sphérique plombée. Ouais, c'est une bonne comparaison. Comme un culbuto. Enfin, non, seule une partie d'elle se sentait ainsi. La partie "chat", elle s'en fichait de ça. Elle avait mal, aux côtes mais aussi, de plus en plus à la patte avant, là où elle s'était blessée plus tôt, et elle commençait de ce fait à avoir du mal à marcher.

Sa partie "humaine", elle, oscillait donc, comme le fameux culbuto, entre l'idée qu'elle aurait pas du se transformer, parce qu'elle ne servait à rien sous cette forme, et qu'avoir préféré (bon, elle avait à peine eu le choix) se transformer, c'était un peu la honte. Parce que quand même pour elle qui avait souhaité devenir une X-girl (bon, ok, elle avait pas voulu pour se battre en première ligne, plutôt pour le côté communication toussa toussa...), se planquer quand ça allait pas ça faisait pitié... D'un autre côté, elle se souvenait aussi de cette autre mutante qui avait eu peur. Et elle était réaliste. Elle se savait plus fragile que d'autres, et elle savait aussi que de toutes façons, humaine télékinésiste ou pas, elle restait une gamine de 15 ans, donc pas franchement quelqu'un qui, seule changeait les choses.

Par contre, elle restait clairement certaine qu'elle devait faire quelque chose. Elle avait vite compris qu'elle pouvait sentir les gens "sauvables" des gens "plus sauvables et qui en ont plus besoin"... Le problème, c'est que savoir que quelqu'un là, est sauvable et à besoin d'aide, c'est pas la même chose que de pouvoir l'aider.

Il y avait des gens qui allaient à contre courant du flot qui remontait. Des gens en orange et jaune, des en bleus et des en rien du tout... Après une hésitation, Kitty s'approcha de l'un de ceux en bleu, en train de parler dans un talkie, et tapota sa jambe. Trois fois. Puis une, et deux et trois de plus. Et encore trois fois. Et on recommence

"Attend, Dawn... J'crois... Y a un chat qui me lance un SOS?!"


Un hochement de tête. Puis elle attrape le pantalon de ses crocs, et elle tire. Vers la vieille qu'elle a croisé pas loin, qui n'arrive pas à marcher parce qu'elle n'a pas de déambulateur. Allez viens... Et vu qu'en plus ça fait mal de tirer, on ronronne un peu plus.

"Non, mais tu vas me lacher?! J'ai mieux à faire que d'aider un chat!"


Un miaulement indigné. Et puisqu'il est buté, elle va le faire bouger. L'homme s'est détourné, toujours en train de parler dans son téléphone. Calculer la trajectoire... Bien respirer... Elle saute. Se rattrappe comme elle peut sur l'épaule du type (lui labourant le deltoïde au passage), et rattrappe le portable que le policier à lacher par réflexe. Allez, viens m'attrapper. Le portable est gros pour elle, mais elle a trouvé un truc, elle va pas laisser tomber... Juste une vingtaine de mètres. Avec l'homme à sa poursuite. Qui ne comprends qu'en voyant le chat (épuisé, et ronronnant tout ce qu'il peut pour effacer la douleur) à côté de l'octogenaire.

"Merde alors, le chien secouriste, je connaissais mais le chat..."


[voilà, je ne pense pas que j'arriverais à faire 40 lignes ici, et encore 40 pour remonter dans la rue, donc tant pis. Jusqu'à ce qu'elle soit évacuée, Kitty continuera son petit travail...]
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Echo
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MessageSujet: Re: [ A Day To Remember] Station ( Alan)    Dim 7 Déc - 19:57

- Occupez-vous d’eux en priorité, il n’y a plus que des morts en bas.

Sa voix était différente puisque connectée qu’elle était à la Force Phénix Rachel vibrait littéralement de sa puissance quand bien même elle n'y puisait pas de force supplémentaire. Cela, ajoutée à l’aura qui filtrait d’elle sous la forme de cet oiseau de flammes, effrayait les nouveaux venus comme il se devait et lui ferait prendre un temps précieux. Heureusement qu’ils n’avaient plus à être le plus rapides possibles pour sauver un maximum de vie. Qu’était-elle pour eux ?

Une fois tous les rescapés de l’étage inférieur sur le sol du supérieur, la mutante laissa le dernier reste de la seconde rame s’en retourner en contrebas dans une chute proche de ses homologues ; une chute qui n’affolerait pas plus les gens que la précédente puisque l’attention était concentrée sur les causes. L’Echo, elle, tâchait de passer à la suite des événements avec plus de fluidité que la moyenne.

Abraham était la première personne à trouver, partant du principe que Kamen aurait réunis les autres élèves autour de lui elle n’aurait qu’à les faire se rencontrer et exposer la situation au téléporteur pour éviter beaucoup de complexité vis-à-vis du BAM et de l’Institut. Pas que l’idée de laisser des élèves être interrogés dans cette affaire ne lui posât problème mais il y avait un certain nombre de choses qu’il faudrait taire et à défaut de savoir quoi, ceci n’étant pas son rôle, Phénix préférait avoir la plus grande marge de manœuvre possible. Si les agents du Triskelion voulaient une liste des élèves impliqués, qu’ils la demandent à l’Institut, hors de question de laisser lesdits élèves être conduits à l’hôpital et interrogés sur place. L’Institut était un meilleur endroit, ne serait-ce que pour les guérisseurs qui s’y trouvaient. Irina allait encore perdre des années de vie aujourd’hui. Néanmoins, chaque chose en son temps.

Quel était le moyen le plus simple pour se faire entendre ? Crier. Ainsi cria-t-elle le nom de celui qu’elle cherchait parmi les secours, faisant d’autant plus raisonner son étrange écho de puissance, en direction d’où le concerné se trouvait. Elle n’aurait pas à jouer des épaules pour se rendre jusqu’à lui d’une parce qu’on avait tendance à s’écarter d’elle comme on le faisait d’une flamme, chose logique considérant son aspect, ou d’un pestiféré et de deux parce que ce ne fut pas vers lui qu’elle avança mais vers les élèves ; il la verrait plutôt facilement, entre la taille et les flammes suscitées, et était le plus apte à la rejoindre.

- Kamen, intervint-elle pour l’interpeler et l’immobiliser, alors même qu’elle s’approchait d’assez près éviter que trop de monde n’entende, tu as tout le monde ?

Elle était prête à temporairement porter l’un des corps inconscients des élèves, même s’il lui semblait étrange qu’entre sa taille et sa force Kamen ne puisse pas le faire pour plusieurs d’entre eux, néanmoins elle garderait sa mobilité pour faire les présentations. Il lui était également possible de faire un détour si quelqu’un manquait à l’appel.

- Abraham, reprit-elle une fois ce dernier arrivé proche du groupe, le X-Jet est posé et camouflé deux rues à l’est, au sud. Si tu peux téléporter les élèves là-bas, une autre X-Woman s’en occupera.

Elle lui laisserait le temps de répondre avant de reprendre, capable de faire avec comme sans son aide même si elle prenait parti de lui faire confiance.

- Ok. Et sinon, il faut que je trouve Clara. On a une gosse seule, il vaut mieux la confier au BAM voir s’ils retrouvent ses parents ou de la famille.

Elle n’allait sans doute pas se faire une amie en faisant cela mais c’était ce qu’il y avait à faire, elle n’en doutait pas. Mais après considérant combien la fillette, dont elle ignorait jusqu’au nom, l’avait accueillie en messie elle ne craignait pas de sa coopération ; au pire elle l’imposerait, bien consciente qu’une enfant plus que tout autre n’était pas capable de comprendre ce dont il retournait actuellement. Celui qui risquait d’être plus problématique c’était Kamen mais considérant qu’il n’avait pas été blessé, Rachel le laisserait libre de choisir entre ses amis et cette inconnue ; elle n'avait pas à le juger là-dessus, ayant elle-même fait son propre choix.

Qu’elle doive simplement accompagner les secouristes, la petite fille ou l’entièreté du groupe d’élève, Rachel savait que la prochaine étape pour elle serait la rue. Il n’était pas question qu’elle rentre tout de suite, il lui restait trop à faire ici et c’était en cela qu’elle révélait qui elle était également. D’un autre côté, on n’avait eu besoin de qui elle était mais de ce qu’elle était ainsi donc, à défaut d’être au-dessus de tout reproche, était-elle cohérente avec ce que les gens faisaient d’elle. Amer constatation.

Elle n’en sortirait pas moins d’ici en queue, abandonnant la familiarité qu’avait ce lieu pour s’en revenir au monde qui l’avait adoptée et à ses gens bien plus chaotiques. Elle ne savait pas ce que cela donnerait mais elle verrait très rapidement.

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Sanzo Aoe
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MessageSujet: Re: [ A Day To Remember] Station ( Alan)    Lun 8 Déc - 10:27

(Sanzo)

il  avait suivi Aislinn à travers le trou qu'elle avait formé et s'était retrouvé à l'extérieur devant Amy. Il l'avait regardé sans vraiment la voir mais un léger sourire avait effleuré ses lèvres. Il ne lui ramenait pas le cadavre de sa fille. Le mouvement de l'étrange femme lui avait totalement échappé. Les paroles d'Aislinn pour sa mère ne l’intéressait absolument pas. Il n'y avait que cette jeune fille endormie dans ses bras qui captait toute son attention. Il se pencha légèrement et effleura son front, son nez, ses lèvres, s'assurant qu'elle était bel et bien en vie, que tout ceci n'était pas un cauchemar de plus. Il sentit son souffle, léger, régulier. Ses joues avaient repris des couleurs. Sous ses paupières ses yeux clos avaient quelques mouvements. Sa poitrine se soulevait. Il l'embrassa encore.
Le jet était plus loin, plus haut. Il se sentit élever en douceur et le sol s'éloigna. Il referma ses bras sur Jade, on le guida vers la passerelle du Jet. En d'autres circonstances, il aurait montré de la curiosité pour le véhicule. Il aurait abreuvé les adultes de questions sur son utilisation, sur le pilotage ... mais pas aujourd'hui. Il s'assit simplement Jade toujours dans ses bras. Il ne la lâcherait pas, il ne la lâcherait plus.

Cait avait tord. Ce n'était pas lui qui était mort, les X-men n'avaient rien à voir la dedans. La mort avait son propre but, ses propres principes, sa propre vie. Elle frappait n'importe ou, n'importe qui. Jeune, vieux, homme, femme, mutant, humain. Il n'y avait aucune justice dans la mort. Bon ou mouvais elle s'en fichait. Elle prenait sans compassion, sans remord ni regret. Mais le pire c'était qu'elle était nécessaire et surtout inéluctable.

Il n'avait pas remercié l'étrange femme, ni meme Aislinn, à peine Rachel. Il ne s'était pas soucié des autres, Ninon, Kamen, Sean, la petite fille. Seule Jade avait compté. Était ça l'amour ? Vous rendait il aveugle au point que plus rien ne comptait ?
Il soupira.

--------------

(Kamen)

tout le monde était en vie. Tous ses amis étaient en vie. Mal en point mais en vie, c'était le principale. Le petit groupe avait fini par se tasser dans le wagon sous la surveillance de Rachel. Meme la femme râleuse, l'instinct de survie avait été plus fort au final. Les humains avaient beau se targuer de leur supériorité, ce n'étaient que des animaux.
Ils étaient sortis à la lumière, à l'air libre et pris en charge par les secouristes. Rachel s'approcha de lui. Il jeta un bref regard avant d’acquiescer. Il n'avait vu personne d'autres de sa connaissance dans la rame.
L'homme qui portait Ninon la donna au nouveau venu avec délicatesse
"merci de nous avoir sorti d'ici." il tendit l'une de ses cartes  "si vous avez besoin n'hésitez pas. Bonne chance pour la suite" et il s'éloigna.  

- Ok. Et sinon, il faut que je trouve Clara. On a une gosse seule, il vaut mieux la confier au BAM voir s’ils retrouvent ses parents ou de la famille.

la petite fille regarda la jeune femme avec effarement. "non. Je veux pas." hurla t elle avant de s'accrocher à la jambe de Kamen. "je veux rester avec toi."

le géant lança un regard à Rachel, un regard de reproche et d'incompréhension. Pourquoi infliger encore de pénibles moments à la petite. Il ne voyait pas pourquoi elle ne pouvait pas être ramené à l'Institut meme si ce n'était que provisoirement. Elle venait de voir mourir sa mère. Elle avait besoin d'un peu de tranquillité et être rassurée pas  refilée comme un vulgaire ballon. Et qu'avait à voir le BAM là dedans ? Ils s'occupaient des mutants pas des humains. Et ou était la compassion, l'intégration si chère au professeur Xavier si une petite fille était laissée simplement parce qu'elle était humaine.
Comment se faire accepter dans ces conditions et de quel droit demander aux autres ce qu'on ne fait pas nous meme ?
Le géant avait des principes. Fixant Rachel
"je reste avec elle. Elle doit pas être seule. Elle a trop souffert." il y avait quelque chose dans sa voix comme une sorte de défit.

Puis, malgré son fardeau il passa un bras autour de Lucie, rassurant.
"t'inquiète pas, je vais rester avec toi d'acc ? Ne pleure plus" la petite renifla plusieurs fois mais les larmes coulaient toujours. Elle était perdue et se raccrochait à ce qu'elle pouvait.

fin pour le chat et ses potes

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Abraham Blackwood
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MessageSujet: Re: [ A Day To Remember] Station ( Alan)    Sam 20 Déc - 11:40

Abraham ne savait pas vraiment comment Clara allait réagir et le simple fait qu’elle se redresse lui convenait très bien. Cela signifiait qu’elle était encore apte à l’entendre et à le comprendre. C’était toujours ça de pris dans une situation comme la leur même si elle touchait progressivement à sa fin. Il remarqua qu’elle saignait du nez mais elle n’avait pas l’air de s’en soucier plus que ça. S’il avait eu son sac avec lui, il lui aurait bien tendu un mouchoir. Mais, depuis qu’il leur avait laissé parce qu’il l’embarrassait, ce dernier devait trainer avec Maxwell et ses amis quelque part en surface … aux dernières nouvelles en tout cas. Il pourrait très bien faire comme dans certains films et déchirer un morceau de sa chemise. Sauf qu’ils n’étaient pas dans un film et qu’il portait un tee-shirt sous sa veste. Ce ne serait pas forcément approprié et l’un comme l’autre était couvert de poussière, pour ne pas détailler le reste peu ragoutant. Même si ces chaussures, dont il n’avait pas daigné jeter un coup d’œil, devaient être dans un état bien pire encore.

Il acquiesça quand elle lui donna sa réponse en lui annonçant qu’elle acceptait de l’accompagner à pied. Il se remit en marche tranquillement, sans se presser. Ce n’était plus l’heure. Les mains dans les poches, il restait silencieux, réfléchissant dans son coin. Ou plutôt, refusant de réfléchir. Pour le moment, il avait enfermé la plupart de ses pensées dans un coin et il ne les ressortirait qu’une fois chez lui, lorsqu’il pourrait s’affaler sur son sofa et sombrer sans conséquence. Là, il se concentrait uniquement sur des souvenirs heureux pour éviter de s’attarder sur l’étendue et l’ampleur des dégâts causés.
Remonter à pied, même si l’idée de base était louable, n’était peut-être pas si bonne que ça en fin de compte. Et il avait plus ou moins imposé ça à la jeune femme. Ou peut-être l’aurait-elle proposé d’elle-même, il n’en savait rien. Il ne la connaissait pas assez pour ça. Il en savait juste qu’elle avait eu assez de tripes et de cran pour descendre. Dans le fond, cela lui suffisait.

Le bruit et la lumière augmentant, il devina qu’ils approchaient de ce qu’il restait de la station. L’envie de s’allonger se faisait de plus en plus pressante, le contrecoup des téléportations rapprochées. Il secoua la tête comme pour chasser les mouches. Il tiendrait encore le temps nécessaire. Il se tourna vers son accompagnatrice quand il entendit sa voix.

« Tu n’as pas à me remercier, si nous ne nous aidons pas dans des moments pareils, alors quand le ferons-nous ? exprima-t-il en haussant les épaules avant de poursuivre D’un point de vue médical, en attendant que les secours arrivent, un petit pôle s’était monté pour parer au mieux. Pour le reste … je ne sais pas trop, je n’ai pas fait attention. La faute est rejetée sur les mutants mais je ne sais pas vraiment pourquoi. J’imagine que les medias ont dû relayer une info quelconque mais je n’ai pas pris le temps de m’informer. »

L’américain avait eu bien trop à faire pour s’attarder sur place. Et puis, planter l’autre agent du BAM sur place lui avait, il fallait bien l’avouer, fait plaisir. Il sourit malgré lui.

« Quant à un problème … je ne pense pas, mais j’ai rencontré l’un de tes collègues là-haut. John Reddington. Tu le connais ? demanda-t-il en lui jetant un coup d’œil en biais Je pense qu’il doit me maudire un petit peu : je me suis téléporté sous son nez alors qu’il voulait me poser certaines questions. Mais je lui ai promis de repasser le voir plus tard donc j’espère qu’il ne m’en veut pas tant que ça … »

Ils arrivaient enfin à la station et il s’interrompit alors qu’un nouveau bruit de chute se faisait entendre. Personne ne sembla s’en préoccuper plus que ça. Il fit de même. Il s’apprêtait à s’adresser de nouveau à Clara quand son nom résonna sans doute possible sur son auteur. La trouver dans la foule ne lui prit pas plus de cinq secondes. L’aspect flammes n’était pas le plus discret pour se planquer.

« Excuse-moi. On se revoit plus tard. »

Et il laissa là Clara à son tour avant de suivre des yeux Rachel qui se déplaçait. Cette fois au moins, il n’était pas parti comme un voleur. Même s’il y avait du monde, sa taille et sa carrure lui offraient l’opportunité de fendre la masse sans réelle difficulté. Il fut à ses côtés rapidement, découvrant un groupe de jeunes gens. Probablement des étudiants. Certainement des élèves de l’Institut. Il écouta sa demande, visualisant rapidement les lieux.

« Je peux. Laisse-moi juste une petite minute pour un premier aller-retour afin de m’assurer de la destination. »

Il était à deux doigts de le faire quand un inconnu lui refila une princesse aussi légère qu’assoupie. S’il sortait dans la rue avec elle directement et qu’il s’éloignait de la zone, ç’allait être suspect. Il laissa le soin à celle qui avait les mains libres d’attraper la carte tendue tout en continuant de réfléchir. Il aurait préféré faire un bout à pied pour que l’autre X-Woman ait le temps de le voir venir …

« Elle était avec moi avant que tu ne m’appelles. A moins qu’elle ne soit déjà sortie, elle ne doit pas être loin. Si j’avais su que tu avais besoin d’elle, je lui aurais demandé de me suivre. »

Il replongea dans sa réflexion, ignorant un hurlement soudain, et décida finalement de le faire en une fois, espérant qu’il n’y ait pas de curieux. Mais si quelqu’un les attendait avec le X-Jet, le ménage devait avoir été fait. Le supposait-il en tout cas.

« On se retrouve dehors je pense … puis s’adressant aux élèves d'un ton calme mais qui ne souffrait pourtant aucune contradictionMettez-vous par deux, ne bougez pas et je reviens vous chercher tout de suite. »

Le soldat bougea légèrement ses bras pour caler correctement la demoiselle. Il inspira, visualisa son point de chute et disparut avec elle.


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Clara Findley
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MessageSujet: Re: [ A Day To Remember] Station ( Alan)    Ven 26 Déc - 16:51

Quelle grande idée que de remonter à pied vers la surface quand n se promène en compagnie d'un téléporteur. Si je ne peut qu'apprécier ces derniers instants de calme avant de retrouver le tumulte et la panique de l'extérieur, cette promenade sous-terraine n'est qu'n tableau de carnage et de consternation. Repasser dans ces dédales en ruines ne fait au final que de me remettre face à face avec toute cette horreur, il va être dure voir impossible d'effacer ces images de mon esprit dans un avenir proche. De plus, s'approcher de la sorti, c'est aussi s'approcher des responsabilités et de l'oppression de la foule, des supérieurs, des autres organismes du gouvernement ou de la ville. Au moins là-dessous, seule la vie comptais, on se battait pour sortir les gens de ce merdier et aucun temps mort pour penser à autre chose. Maintenant je vais devoir penser à tout sauf à une bonne douche et une bouteille de whisky.

Merde au final, je devrais demander à Abraham de me téléporter directement dans mon appartement. Surtout qu'au final, j'en suis exténué, j'en ai bien trop fait et puisé dans mes limites que pour être d'une quelconque aide là-haut. J'écoute les commentaire de mon compagnon d'infortune quant à la situation en surface. Selon les dernières infos, les causes de cette tragédie seraient mutantes. J'ai même pas de mal à ne pas cacher ma surprise sous un masque blasée.

" C'est toujours de la faute des mutants quand on parle de catastrophe ces temps-ci. Bordel, ça veut die que mon travail ne fait que commencer. "

Jusqu'à ce qu'un petit génie démente l'information et que l'on rejette la faute sur un acte de terrorisme fanatique ou à un accident évitable dû à des trous dans le budget municipal qui à conduit à faire quelques oublie dans la rénovation du métro. Par contre, si c'est vraiment un acte d'un mutant déséquilibré, cela va chauffer dans les couloirs du Triskelion. Notre organisme est grassement rémunéré pour justement éviter ce genre de problème. De quoi remettre en question bien des choses ? Je ne suis pas qualifiée pour le penser mais c'est sur que cette affaire risque de faire grand bruit aussi bien dans l'opinion publique que dans le cœur et l'âme même des New-Yorkais.

Bon, le seul problème immédiat pour Abraham, c'est John Reddington ? Pas insurmontable en effet, j'en hausse un peu les épaules, si Mister FBI n'est pas content, je peux le gérer. C'est un tueur de cafard certes, mais c'est bon. Je préfère avoir affaire à lui plutôt qu'à un inconnu planqué dans son bureau du matin au soir. Pas le temps de répondre que le mutant semble s'arrêter pour ensuite disparaître à la poursuite de Rachel.

Enfin seule, enfin le temps de souffler un peu avant de remonter les dernières marches qui me sépare encore de l'extérieur. Le temps d'entendre mon smartphone vibrer encore et encore, le réseau semble enfin passer par-ici. Et sans surprise, ce sont des appels manqués de mes collègues du BAM, des tonnes de messages et quelques flashs info des fils d'actualité que je suis. Je zieute rapidement dessus pour tomber sur une interview en direct de... D'une dizaine de mètre non loin de moi, évidemment. Et je soupire une nouvelle fois en apprenant la nouvelle. Ce sont bien des terroristes qui revendique l'explosion, pire que des terroristes, des terroristes mutants. Le front de libération mutant pour être précise...

Hé bien, cette affaire est loin d'être finie, on va encore en entendre parler de nombreux jours je le sens. Okay, j'en suis enfin sortie !
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Echo
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MessageSujet: Re: [ A Day To Remember] Station ( Alan)    Sam 27 Déc - 14:05

- Je reste avec elle. Elle doit pas être seule. Elle a trop souffert.

Pourquoi ne le semblait-elle pas alors ? Pourquoi avait-elle accueillit l’Echo en héroïsme comme si rien de tout cela n’était grave et n’avait-elle pas cherché à retrouver ces gens qui lui étaient chers disparus dans la poussière ? Comment pouvait-elle lui tenir tête là où tous les autres c’étaient montrés dociles de par leur souffrance et l’envie que ça ce termine ? Qu’était-ce cette petite ? Rachel n’y comprenait rien. Mais elle n’avait pas à la comprendre, juste à s’assurer que des gens plus responsables et compétents que l’adolescent têtu qu’était Kamen la prennent en charge. Sans doute aurait-elle du remettre l’élève à sa place mais il faisait ses choix et les assumait seul, qu’il s’entiche de l’enfant était compréhensible et s’il fallait l’envoyer dormir chez les BAMeurs pour cela la rousse n’aurait aucun problème de conscience, plus de la lassitude à dire vrai. Il l’attendait comme la sauveur pour lui compliquer la tâche par la suite, ne l’écoutant que lorsque cela l’arrangeait et qu’il avait besoin d’elle ; c’était définitivement mieux lorsqu’il restait timide et calme celui-là. Heureusement qu’elle pouvait compter sur Abraham.

Non, Clara n’était pas loin puisqu’il aurait été difficile d’être loin dans la promiscuité de la station mais elle n’était pas loin d’être sortie, également. Récupérant Sean dans les bras après que Kamen s’en soit délesté, elle écouta son allié principal conclure oralement alors même qu’elle suivait mentalement celle partageant les statuts d’allié et de victime poursuivre son chemin en s’éloignant.

- On se retrouve dehors je pense, commença Abraham à son intention, avant de demander le rassemblement des élèves.

Kamen lui ayant assuré qu’il n’y en avait pas d’autres et Sanzo comme Jade étant déjà évacués, il ne restait donc plus que le couple inconscient composé de Ninon et de Sean réparti dans leurs propres bras. Le téléporteur disparaissant avec la première, il ne restait en toute logique que le second qu’elle devrait garder jusqu’au second passage. Néanmoins, il l’encombrait plus maintenant qu’il n’était capable de le faire par sa maladresse et sa lourdeur naturelle cependant elle ne pouvait s’en débarrasser comme l’avait précédemment fait son ami, alors même que ledit ami devait être remit aux autorités compétentes afin qu’elles puissent protéger et aider l’enfant qu’il avait prit sous son aile. Le russe n’avait encore jamais eue cette image d’idiot ne réfléchissant pas à ses yeux, il pourrait toujours critiquer les choix qui étaient fait mais l’Institution n’avait pas vocation à enlever une fillette même quant l’un de ses élèves secondaires lui témoignait un intérêt entre le jouet et l’animal de compagnie surtout lorsqu’il y avait une autorité compétente telle que le BAM pour l’aider, BAM chargé de toutes les affaires impliquant des mutants et non des mutants eux-mêmes. Enfin, elle n’allait pas perdre trop de temps avec l’adolescent, il n’en valait pas la peine.

Le secouriste professionnel semblant gradé à qui elle avait parlé précédemment s’en revint vers elle à marche forcée, ne restant pas plus longtemps sur la touche même s’il avait mit ce temps à profit pour donner quelques commandements à ses confrères, pour l’interpeler à nouveau ; comment pouvait-elle savoir pour les vivants et les morts, et comment tout mutante qu’elle soit pouvait-elle croire avoir dégagée toutes les personnes nécessitant une prise en charge rapide ? Il faudrait des jours de recherche et jusqu’à 72h ils pouvaient encore découvrir des survivants, il le savait d’expérience.

- Parce que je perçois tout ce qui ce passe dans cette station, répliqua-t-elle simplement.

Inutile de préciser le niveau de détail ou que selon elle, prêt de 90% des personnes prises dans l’attentat étaient mortes, ne laissant qu’entre une centaine et une centaine et demie de survivants là où les métros c’étaient croisés aux heures de pointes, détruisant les quatre rames. Elle n’avait aucune idée de combien de temps ils avaient passés sous terre, c’était un fait, mais elle savait que ce temps avait été amplement suffisant pour évacuer lesdites personnes ; l’union et l’entraide n’auraient pu faire aussi bien que si elle avait repoussées ses limites, c’était un fait, mais elles auraient le mérite de faire plus de bien à l’avenir. Bleecker Street n’était pas qu’un point fixe dans le temps et Rachel ne l’avait pas perçu comme tel, agissant comme elle le voulait même si cela donnait lieu à une interprétation de la part des autres qui lui posait problème ; elle devrait y réfléchir plus tard, cependant, la simultanéité du temps n’enlevant rien à l’immédiateté du présent.

- Ecoutez, on a fait de notre mieux et il est surhumain, c’est un fait. On a essayé de faire au mieux.

Continuant de fixer l’homme alors que ce dernier la regardait de haut partagé entre crainte, dégoût et admiration, elle fini par se tourner vers le couple de Kamen et sa protéger.

- La gosse, on a perdu ces parents. L’ado veut la protéger, vous pouvez vous charger de les remettre aux autorités compétentes ?

Clara était hors de portée alors elle faisait appel à un inconnu pour gérer une inconnue et son protecteur ; tant pis pour la confiance, de toute façon Kamen avait intérêt à être capable de se débrouiller dans les prochains jours puisqu’il serait seul.

- Tâche de ne rien faire de stupide, l’averti-t-elle avant de le laisser partir au côté du secouriste qui le refourguerait à d’autres jusqu’à la place qu’il avait choisie.

De son côté, Rachel attendit le retour d’Abraham pour lui remettre Sean, continuant de regarder aux alentours s’il n’y avait pas de visage ou de forme familiers venus de l’Institution, pour les rajouter au prochain passage du téléporteur. Ce ne serait qu’une fois cela fait qu’elle s’en irait faire face à la foule dehors, entreprenant de sortir une fois que toutes les victimes l’auraient fait. La soirée ne faisait que commencer pour elle et elle appréhendait de faire face à la foule qui c’était amassée autour de Bleecker Street, foule qui malgré le calme imposé par les autorités semblaient à l’opposée de la docilité rencontrée ici bas.

Une grande inspiration proche d’un soupire avant de se remettre en marche, des remerciements aux secouristes et au téléporteur, voici les dernières choses qu’elle accompli avant de se dresser face au monde.
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