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 Pique-nique dans les bois [Inscrits]

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Magneto
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MessageSujet: Pique-nique dans les bois [Inscrits]   Dim 21 Sep - 11:51




7 Septembre 2014

Si il les avait fait tous les trois venir dans son bureau c'était parce qu'il avait une mission à leur confier, mais avant de la leur décrire il insista avec autorité sur la confidentialité de la chose.
Assit sur son fauteuil, les yeux passant d'une personne à l'autre alors qu'il parlait posément, Erik Lehnsherr leur raconta comment la veille une équipe d'exploration était revenue dans un état grave, après s'être visiblement fait attaquer par une sorte de tribu indigène vivant au Nord-Ouest d'ici, puis fut transférée d'urgence à l'infirmerie de la base. Face à la réaction de surprise des trois confréristes qu'il eût convoqué, il expliqua qu'il avait ordonné que les événements restent secret afin d'éviter tous risques de réactions incontrôlables de la part des habitants de la base une fois la nouvelle répandue et que c'est la première fois que la confrérie fit la rencontre de ces habitants des taillis inexplorés. C'est pour cela que les talents de diplomates des trois convoqués seront nécessaires pour tirer toute cette histoire au clair puisqu'il était absolument hors de question qu'il y ait un affrontement: c'est pourquoi Erik somma ses subordonnés de se replier si jamais une telle situation venait à se produire.

Magneto marqua un léger temps de pause avant de préciser le fait qu'il ne leur sera pas révélé l'identité des membres de l'équipe d'exploration attaquée, contrairement à leur itinéraire qu'ils devront suivre à la trace afin de déterminer la suite logique des évènements de la veille. Le dernier point qu'il aborda, toujours avec la même attitude même si on ressentait désormais encore d'avantage d'autorité dans sa voix concerna le rapport de mission que chacun de ses trois subordonnés ici présents devront présenter une fois leur tache accomplie, afin de s'assurer qu'aucun débordement n'a été commis des deux côtés. Ce rapport sera d'une grande importance car il permettra de décider comment la Confrérie réagira pour faire face à ces évènements.

Après avoir fait glisser sur le bureau un dossier à chacun contenant tous les détails de la mission (itinéraire, plan de la zone d'action, rapport de l'infirmerie sur les blessés dont les noms sont définitivement effacés et illisibles...), il exprima son désir que les trois participants n'aient aucune question à poser avant de les congédier afin qu'ils puissent faire leurs préparatifs.

Il avait mentit au sujet des agresseurs: il avait feint la découverte d'un nouveau peuple à part entière mais savait pertinemment que ces peuples étaient déjà là bien avant l'arrivée de la Confrérie ici même. Leur présence ici avait simplement été gardée secrète pour leur propre sécurité et il était clair que si les trois missionnaires envoyés n'étaient pas assez diplomates à son goût, des sanctions devront être appliquées.






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Morgan Clayton
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MessageSujet: Re: Pique-nique dans les bois [Inscrits]   Dim 21 Sep - 18:18

C’est le grand jours !!!

Que dis-je, c’est noël avant l’heure, bordel d’mes trois couilles !! Moi, ainsi que d’autres collègues confréristes ont été sélectionnés pour une mission de grande envergure par le grand Manitou en personne ! Parmie eux j’ai reconnu entre mille Cymrod, le p’tit mutant « couteau suisse » avec qui j’ai palabré de longues heures dans l’foyer juin dernier. Quant au joli bout d’femme fraichement arriver chez nous, j’la connais pas mais ça n’saurais tarder. En tout cas, j’vous raconte pas la sensation d’admiration et de crainte qui ma torpillé l’âme quand j’ai posé mes prunelles sur lui, limite j’ étais presque bouche bée, mais ça s’arrête là. Nan mais c’est bon, pas la peine non plus de s’transformer en groupie hystérique devant son idole non plus ! J’ai une réputation à tenir, moi. L’élément central est la mission qu’il nous a confié, dont tous les détails rédigés dans l’dossier tenu entre mes paluches et que j’survole rapidement l’essentiel à retenir, car Papy Métal nous donne tout juste le temps nécessaire pour faire nos préparatifs avant l’grand départ. Car oui, s’il a fortement insisté sur la confidentialité de la mission c’est qu’elle est avant tout capitale pour l’avenir de la Confrérie. Donc motus et bouche cousue.
Mais le truc le plus démentiel c’est pas la mission en elle-même qui se résume en gros à d’la diplomatie, qui au passage m’pose pas vraiment problème sincèrement, va se dérouler carrément dans un nouveau mésozoïque sous l’Antarctique portant le nom de Terre Sauvage !! Youhouu… hallo la terre…. On parle bien d’un monde pourvue d’un écosystèmes semblables à l’époque des dinosaures qui, au passage, ne sont pas si éteint que ça !! J’vous n’mentirez pas qu’en quittant le bureau de M j’étais encore sur le cul, marchant à 5 à l’heure, pire qu’une mémé marchant avec un déambulateur. Même si je ne l’montre pas sur ma trogne, intérieurement j’suis aussi excité qu’un gamin déboulant dans un magasin d’sucrerie. Il me tarde trop d’y être…. voir à quoi ça ressemble en vrai…. Nan mais j’sais bien comment ressemblait la flore, la faune et l’paysage de c’temps-là…. sauf que là on va s’trouver dans un écosystèmes mésozoïque parfaitement préservé et qui doit peut être pas ressembler entièrement aux descriptions données par les géologues et archéologues. L’effet va pas être le même ! J’avais bien entendues des rumeurs de base appeler Utopia dans une jungle mésozoïque, mais j’croyais jusqu’ici que ça parlait du décor du prochain film de Jurrasik Park. On dirait bien qu’non….
Que dire aussi de cette présence d’une tribu indigène « humaine » dans ces terres inhospitalières qui peut paraître surréaliste et pourtant qui est vraies ! Cette même tribu qui ont salement amochée nos trois p’tits explorateurs. Entailles plus ou moins profondes, jambe et bras cassés, infections cutanées virulentes, poisons aux noms connus uniquement dans l’jargon scientifique…. Bref, c’est du sérieux là. Remarque, c’est assez compréhensible. Voir débouler trois individus qui n’ont jamais vus, habiller pas comme eux et avec des équipements étranges dans un monde dépourvu de civilisation, c’est bien normal qu’ils les aient attaqués par peur. S’ils ont fait ça rien qu’pour ça, qu’est-ce que ça va être quand ils vont croiser un colosse humanoïde végétal avec une tête qui n’a rien de rassurant ? Aaarf, avec une pincée d’chance ils vont me voir comme une divinité et se montreront moins craintifs !

Niveau préparatifs, j’ai amené avec moi un gros sac de survie contenant le kit du survivaliste en herbe : kit médical de premier secours complet, rations, Couteau de combat, sac de couchage, lampe torche. 50 kilos l’tout, acheter avec l’argent d’mon assos qui n’a pas posé problème à une Amanda qui me demandait c’que j’comptais faire avec tout c’matos. Mission d’confrériste en équipe en Amazonie que j’lui ait dit. P’têtre qu’elle m’aura pas cru, mais je m’en branle ! Et encore c’est pas vraiment pour ma poire, mais bien pour celles d’mes deux coéquipiers. Moi j’ai tous les avantages des plantes en termes de nutritions, j’peux me décharner d’mon corps végétal endommager et en investir un autre après une attaque, ainsi que de me reposer dans la conscience des plantes pour reposer et récupérer à une vitesse plus qu’affolante.
Une fois que mos préparatifs furent terminer chacun de notre côté, un téléporteur d’la confrérie, le même qui m’avait informé pour ma convocation par Exodus, nous a téléportés en un instant dans une zone située au Nord- Est des Terres Sauvages appeler les Taillis. Du moins c’est c’qui était marqué sur un page du dossier, bien ranger dans la poche centrale d’mon sac. Quant au décor que j’contemple, main posée contre mon front pour faire de l’ombre à mes loupiotes……


*Gros sifflement d’impressionné qui résonne*








Ah ouais, y a pas à dire….. Ça c’est du panorama comme on n’en voit pas des comme ça à la surface. Une vaste jungle luxuriante imposante et hyper dense s’étend sur un paysage bordé de collines ondulées par-ci par-là, de montagnes impérieuses plus au fond ainsi que tout un réseau de lacs et rivières sinueuses. Un rugissement de gros reptile herbivore retentie au loin et le crissement d’un ptérodactyle nous survolant de très haut nous met déjà dans l’ambiance pour nous souhaitait la bienvenue. L’genre de truc qu’on entend souvent dans les films se déroulant dans un milieu mésozoïque. Ouaip, pas d’doute nous sommes bien arrivés à destination !
Comme d’habitude, à part mon sac sur le dos, j’ne porte aucun vêtement sur moi. Seulement d’mon enveloppe humanoïde de colosse végétale nu et asexuée de plus de 2 mètres pour 200 kilos, très musclées tout en restant harmonieux dans les proportions. Constituée principalement de plantes et végétaux encerclant la base du QG, assemblées, superposés et juxtaposés d’une tel complexité qu’on croirait qu’elles ont fusionnées.
Parmi nous trois, j’suis celui qui est tout à droite. Alors j’pivote ma tête dans l’sens opposé vers l’gamin pour lui faire part de c’que j’en pense de tout ça, grand sourire aux lèvres.

- Putain d’Nom de Dieu….. On n’pouvait pas rêver mieux en termes de mission !

Faut pas non plus que j’oublie la pitchoune brune à côté. Chuis p’têtre un gros rustre au caractère bien trempé, j’ai quand même appris les bonnes manières, même si elles peuvent paraître bourrines parfois.

- Yop, miss ! J’crois pas m’souvenir de t’avoir déjà vue à la maison-mère auparavant. Tu dois être nouvelle, hein ? Moi c’est Greenbane et l’mec à côté c’est Cymrod.

Maintenant qu’les présentations sont faites, manque plus qu’à s’organiser sur la façon dont on va être groupé. J’fais deux pas vers la jungle étouffante 20 mètres plus loin puis j’sors mon dossier du sac pour jeter un œil sur la carte géographique, si nous sommes bien situés sur ce point marquant le début de l’itinéraire….. mhuuum….. Ouaip, y a bien le sentier naturel qui est indiqué sur la carte en face, débouchant sur cettejungle étouffante indiquée sur le bout d’papier par des taches vert foncé avec des contrastes plus clairs aléatoirement ainsi qu’aux points d’eau en bleu. J’me retourne pour faire face aux frères d’armes.

- Sans vouloir m’imposer et faire celui qui veut les meneurs, il serait plus judicieux que j’passe devant durant la traversée. Cette jungle doit grouiller de prédateurs vicieux cachés, qui n’attendent que l’bon moment qu’une proie se place sur leurs collimateurs pour ensuite bondir sur lui. Peu importe le bestiau qui m’attaquera, par surprise ou frontalement, il ne pourra pas me tuer. Avec autant de plantes et de végétaux, j’aurais aucun souci à reconstruire une nouvelle enveloppe corporelle dans les plus brefs délais, vu que ma conscience habitera la flore environnante.

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Emilia Cortes
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MessageSujet: Re: Pique-nique dans les bois [Inscrits]   Mer 24 Sep - 18:03

Première mission officielle. Première convocation dans le bureau du grand chef. Rectification : première rencontre avec le grand chef. Je m’attendais à être plus excitée que ça. Pourtant, je fais preuve d’un calme olympien qui ne me ressemble guère. Moi qui suis habituellement montée sur ressorts, toujours prête à l’action, je suis aujourd’hui dotée d’une attitude posée donc je me demande sincèrement d’où elle sort. Peut-être qu’il s’agit des relents lointains des vagues remords qui accompagnèrent les quelques jours après « l’incident » Yggdrasil qui m’amènent à me méfier instinctivement de toute nouvelle mission ? Ou peut-être que mon esprit trop habitué aux déceptions a décidé de ne pas se permettre de trop grandes illusions de peur de les voir exploser en mille morceaux ? Ou alors ça n’a rien à voir et j’me suis juste réveillée apathique. A vrai dire, ça m’est assez égal. J’me contente donc de rejoindre le bureau du chef suprême d’une démarche assurée. D’façon, quoiqu’il arrive, ça arrivera que je sois d’accord ou non alors pas la peine de se pendre la tête d’avance.

Magneto est plus petit en vrai que l’idée que j’m’en faisais. C’est la première pensée qui me traverse l’esprit. Une pensée idiote mais je n’y peux pas grand-chose, jusqu’à nouvel ordre, je n’ai pas appris à bloquer l’arrivée de pensées parasites. Paraîtrait que la méditation aide beaucoup en la matière. Dommage que je ni le temps ni l’envie de m’y mettre. Enfin, peu importe la taille du bonhomme, Magneto en impose autant en personne qu’à la télé. Peut-être même plus. Il a en effet une façon de s’adresser à nous qui ne laisse aucune possibilité d’en placer une. Il nous donne les dossiers, nous explique notre rôle et nous renvoie d’où on est venus. Heureusement que je ne suis pas du style particulièrement curieux ou stressé ou j’aurais pu être gênée par ses méthodes. Non pas que j’aurais fait la moindre remarque bien sûr.

Autre détail incongru : mes partenaires de mission. Si on m’avait dit que je me coltinerais un gosse qui a l’air d’être à peine majeur et un … une … masse végétale ? j’aurais ri jaune. Enfin, s’ils ont été choisis, c’est qu’il y a une raison et qu’ils ont leur place à mes côtés, alors je ne vais pas m’attarder sur leur apparence physique. Sans compter que c’serait un peu l’hôpital qui se fout de la charité de la part de la fille qui peut extraire des os de sous sa peau. Je me désintéresse donc bien vite d’eux et reporte mon attention sur le dossier dans mes mains. Ça s’annonce coton. La partir survie en milieu hostile passe encore mais le côté diplomatie avec un peuple « primitif » je le sens moins. Non pas que je n’ai pas confiance en mes talents de diplomate – j’ai beau avoir une certaine tendance à user de mes poings un peu trop facilement – je n’en reste pas moins fondamentalement une businesswoman et qui dit business dit négociation m’enfin tout de même. Bref, restera à voir si mon don de négociatrice marchera aussi bien sur des indigènes de l’âge des dinosaures – c’est ma prof de SVT du lycée qui s’étranglerait en lisant pareille énormité – que sur mes clients. Au pire, je compte sur mon pouvoir pour éviter de finir comme nos « illustres » prédécesseurs. Je veux dire : triple fracture du tibia, mais il lui est arrivé quoi au pauvre type pour se retrouver dans un état pareil ?

Du point de vue des préparations, je me suis rabattue sur une version améliorée du sac qui m’accompagne partout dès que je pars en mission seule pour le boulot. Vêtements de rechange confortables, rations de survie, boissons énergisantes, sac de couchage, couteau-suisse, kit de survie et lampe torche. J’aurais bien emporté mon Beretta avec moi mais ça ferait mauvais genre pour une mission de négociation alors je l’ai laissé – à contrecœur – à l’appart’. Ah et bien sûr, j’ai aussi fourré l’itinéraire à suivre dans mon sac, s’agirait pas de se perdre. Une fois les détails pratiques réglés, je rejoins la zone de téléportation. Honnêtement si on pouvait se déplacer autrement, j’aurais pas été contre – j’ai jamais été une grand fan de la téléportation – mais on ne me demande pas mon avis, alors je me la ferme.

On arrive – sans grande surprise – au beau milieu d’une jungle étouffante. Je vérifie que la téléportation n’a rien laissé d’essentiel derrière moi, genre un bras ou une jambe – quoi j’vous avais bien dit que je n’avais aucune confiance en la téléportation ! – et doit retenir un sursaut lorsqu’un rugissement qui n’a rien à faire au XXIe résonne à quelques mètres sur ma droite. Putain j’espère qu’on va pas faire la rencontre d’un tyrannosaure ou d’une autre connerie du même style. Non parce que les indigènes hostiles très bien mais les reptiles surdimensionnés, je suis moins OK.

Le … type vert à taille inhumaine pour l’appeler d’une façon un peu plus diplomatique que « masse végétale » exprime son enthousiasme qui, malheureusement, n’est pas franchement communicatif. Puis, il s’adresse à moi et j’me réjouis de savoir que je suis au moins tombée sur un gars – une entité ? – sympa. Parce que les missions avec des connards ou des handicaps sociaux, ça va cinq minutes et après ça d’vient vite lourd. Je lui rends donc son salut d’un hochement de tête ainsi qu’au gamin à ses côtés et me présente à mon tour.


-Enchantée. Huesos ou Squeletton si vous vomissez l’espagnol.

Si je m’écoutais, je ne garderais que Huesos comme pseudo mais à force d’entendre des Américains littéralement massacrer le mot, j’ai fini par accepter qu’il valait mieux avoir une option plus anglo-saxonne à portée de main. Et quitte à choisir, autant faire simple et emprunter le nom de mon business.

Greenbane – ‘tain ça facilite la vie de pouvoir l’appeler comme ça ! – propose ensuite de jouer les éclaireurs et je n’ai rien à y redire. Bien au contraire, s’il peut m’éviter la rencontre désagréable avec une partie des bêtes tapies dans l’ombre, je vote pour. A 100%. Je le fais donc savoir.


-Ça marche pour moi. Je n’ai pas particulièrement envie de finir amochée avant même d’arriver à destination. Alors si tu t’offres si généreusement pour jouer les boucliers végétaux, tu ne m’entendras certainement pas m’en plaindre. Simple question tout de même, tu sauras t’orienter seul ou tu veux qu’on vérifie la direction avec la carte pendant que tu déblaies le chemin ?

Bah oui, c’est que s’assurer que le chemin est sûr tout en vérifiant qu’on marche dans la bonne direction ce n’est pas donné à tout le monde. Personnellement, quand je suis seule, je m’assure d’abord de connaître l’itinéraire sur le bout des doigts avant de m’engager plus avant. Mais voyons voir un peu la méthode de mes acolytes.
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Yitzhak Anavim
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MessageSujet: Re: Pique-nique dans les bois [Inscrits]   Mer 8 Oct - 15:38

Il y a un an, je faisais parti des pionniers qui découvraient les Terres Sauvages. Je me souviens qu’à l’époque, l’ordre de mission était assez flou, on ne savait même pas ce qu’on allait trouver au bout du voyage, que ce serait un paysage de l’ère paléontologique et pas un cube de glace entre deux eaux. On a failli crever plusieurs fois, pendant le voyage, à cause de la populace à écailles du coin, bouffés par des moustiques porteurs de parasites sans doute très louches… Puis, finalement, mon groupe est rentré, chargé de données dont je n’ai pas vraiment eu de nouvelles depuis. Le reste des opérations s’est fait avec des confréristes plus haut gradé. Et, même si on m’a répété que je devais rester à New York parce que j’étais un élément dynamique important de l’ordre, et avais des études à mener avant de disparaître dans une nature hostile à l’autre bout du monde, je l’ai quand même eu mauvaise. Dans les faits, on m’a juste retiré de supers moments d’exploration au pays des dinosaures. Du coup, quand j’ai enfin reçu une convocation de Magneto pour retourner me balader là-bas, je suis aux anges. Enfin de l’action ! Enfin, je vais pouvoir me tirer de ce quotidien ennuyeux à mourir et me prendre des vacances sportives bien méritées. Ok, le patron nous explique très sérieusement qu’on sera pas là pour s’amuser, ce sera une affaire sérieuse, des mutants apparemment assez entraînés sont morts, et on pourrait être les prochains si ça tourne mal… mais il n’empêche que l’idée me séduit trop pour que je considère le danger. Pour cette mission, mes partenaires changent. Je retrouve Greenbane, avec lequel j’ai tenu quelques séances de cours informatiques ces derniers temps, et une nouvelle que je ne connais que vaguement de visu. J’ai appris juste après en fouillant dans la base de données interne qu’elle pouvait plier ses os, et autres trucs un peu crades comme ça.

Avant de partir, je prends le strict minimum : des trucs à manger. Le reste est sur moi et mes compagnons peuvent voir en me retrouvant au point de téléportation que mon allure a un peu changée. J’ai des plaques de métal qui ressortent sur les bras et semblent dissimuler un certain nombre d’armes cachées. Ça me permettra de créer des outils utiles rapidement une fois sur place, dans le cas où on se retrouverait attaqués par un gros saurien par surprise à notre arrivée. Le reste des plaques est dissimulé sous mes vêtements mais là, en gros, j’ai plus vraiment de peau visible à part sur mon visage. D’expérience, je sais qu’attendre le dernier moment pour se construire des protections a tendance à laisser passer des blessures assez sérieuses, et c’est pas trop le moment de rigoler en jouant avec le feu. On est en mission, c’est du sérieux ! Concernant la confidentialité de notre départ, je ne suis pas dupe. Le ton mystérieux de Magneto est suspect et j’ai du mal à croire qu’un homme si intelligent ait négligé l’exploration du territoire au point d’ignorer la présence de tribus assez férocement armées pour inquiéter des mutants. Après, c’est pas mon problème, je suis les ordres dans l’immédiat et les ordres sont d’amorcer les négociations. Là-dessus, j’espère que mes partenaires auront plus de talent que moi. Sur ce point, je suis pas mauvais pour élaborer des stratégies, mais j’ai du mal à m’y tenir quand il faut les appliquer. Donc je suppose que je suis plus là à titre de conseiller et de guide que de haut diplomate.

Donc, cette fois, pas de voyage suicide en « avion ». On arrive directement sur place. Ça change des journées pénibles de vol de la dernière fois. Je laisse mes compagnons admirer l’impressionnant paysage, et je le découvre avec pas moins de plaisir que la dernière fois. C’est quand même ouf, faire un bond dans le temps pareil ! Il y aurait tellement de connaissance à rapporter aux US pour faire progresser les études sur la préhistoire ! Mais bon, on a autre chose à faire qu’apporter des connaissances théoriques, surtout que c’est pas avec de nouvelles découvertes révolutionnaires sur les dinosaures que je vais devenir riche, tout le monde s’en balance des dinosaures. Greenbane a l’air assez enthousiaste aussi, même s’il est difficile de juger l’expression d’une montagne d’herbes. Il se propose direct d’ouvrir la marche. La meuf – Huesos qu’elle a dit je crois – approuve et évoque l’itinéraire. J’ai pas tellement grand-chose à ajouter, ça me va qu’il se mette devant si on ne peut pas le tuer.

- On va tomber sur des bêtes vénères, c’est sûr. Je suis déjà venu ici. C’était l’année dernière, quand on ne savait même pas encore qu’on allait se retrouver en face à face avec des dinos. Et ils sont du genre pas mal gros mais ça reste des prédateurs avec une intelligence de reptile. C'est juste plus impressionnant qu'un crocodile quoi. On les entend venir en général mais faut rester prudent, y’a des petits carnivores coriaces qui tendent des embuscades parfois, surtout si on commence à blesser du gros gibier.

Je dis ça comme si je rappelai les règles d’un jeu de rôle grandeur nature super fun. Même si je ne devrais pas le penser, je n’ai pas un état d’esprit beaucoup plus raisonnable que l’an passé. J’ai déjà envie d’ajouter un autre T-Rex à mon tableau de chasse, parce que c’est quand même super cool de pouvoir raconter aux pauvres hères restés à NY qu’on s’est battu contre le roi des dinosaures. Je suis donc tout ce qu’il y a de plus prêt, et je laisse les parties d’un de mes bras se transformer en fusil aux balles bien perforantes pour accueillir de loin les gêneurs.

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Scipion : Je puis nier une chose sans me croire obligé de la salir ou de retirer aux autres le droit d'y croire.
Caligula : Mais c'est de la modestie, cela, de la vraie modestie ! Oh ! cher Scipion, que je suis content pour toi. Et envieux, tu sais... Car c'est le seul sentiment que je n'éprouverai peut-être jamais. [Caligula, Camus]


Dernière édition par Yitzhak Anavim le Mar 28 Oct - 21:43, édité 1 fois
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Morgan Clayton
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MessageSujet: Re: Pique-nique dans les bois [Inscrits]   Sam 18 Oct - 14:15

Tient donc….. Alors comme ça Cymrod est déjà venue dans les parages l’année précédente !? Cool, ça nous ferra des surprises en moins sur ce qu’on va tomber nez à nez une fois pénétrer dans la jungle mésozoïque en face, vu qu’il a fait partie des pionniers ayant posé leurs pieds ici pour la première fois ! Ah ben ça j’en doute pas qu’ils s’attendaient pas à tomber sur un Jurassik park en temps réel sous l’Antarctique ! Un truc pareil était aussi probable que d’voir la paix dans l’monde se réaliser un jour où l’autre, d’ailleurs personne n’aurait pu l’savoir ! En tout cas on peut être sûr et certain d’pouvoir échapper facilement aux gros bébêtes en les semant, carnivores et herbivores confondus. En revanche les p’tits seront un chouia plus galère à fuir, surtout si ce sont des Vélociraptors, voir même des Deinonychus. Et dans c’genre de situation, la confrontation est inévitable. Et ouaip, j’ai passé un long bout d’temps sur la découverte du monde d’internet que j’dois bien ça au gamin et ç ses cours privées. Mais j’tâche quand même à bien faire gaffe à n’pas lui laisser la moindre opportunité de m’escroquer dans cette affaire, quitte à l’intimider jusqu’à lui faire faire dans son benne et à accroitre la tension de nos relations.  Niveau magouille et escroquerie j’suis un vrai maître dans c’domaine de prédilection et j’sais sentir de loin une tentative d’escroquerie qui s’présente, même de loin, comme quoi il n’en est pas à sa première crapulerie. Bien tenter le coup de s’amuser à tourner autour du pot pour que ses futilités comptent comme heures de cours, petit scarabée, mais on ne m’la fait PAS c’coup-là ! Je l’ai très vite recadré comme il faut et croyez-moi j’sais m’montrer persuasif, chose qu’il ne doute pas par mes quatre-vingt-onze balais d’existences.

- Je prends note. Tachons aussi à n’pas faire de geste brusque aux yeux d’la faune environnante, faudrait pas non plus qu’elle avertit les prédateurs de notre présence et les rameutes……

Tant mieux qu’cela plaise à la Mexicaine que j’couvre leurs devants, au moins elle n’se plaindra pas que j’me sois montré galant ou encore que j’joue les gros connards machos sexistes, et j’ai pas envie à m’prendre le chou pour des futilités. Ce dont j’ai horreur ! N’empèche que son idée de m’aiguiller ne m’gêne pas non plus…..

- Ouais pourquoi pas ! Au moins ça m’évitera de baisser ma garde pour chercker la carte.

Puis un signe de la tête en direction d’la jungle pour conclure le tout.

Bon aller, en piste !



Hop, débat clos ! Maintenant il est temps d’aller s’enfoncer par-delà la canopée, en commençant par moi qui y pénètre en premier pour servir volontiers de « bouclier végétal » comme avait dit l’autre. À peine nous nous faufilons entre ces lianes pendantes et ces imposantes feuilles de palmiers que la lumière solaire éclaircit de moins en moins l’intérieur de cette jungle où tout peut surgir de partout. L’inconnue nous guette tout autour dans cette canopée où la lumière du jour est filtrée par la cime d’arbres mésozoïques, qu’on peut voir à travers ces traits solaires plongeant depuis ces mêmes cimes de la jungle, étendue luxuriante et exotique dont nul homme du monde extérieur n’a foulé le pied. Quand on y pense…. Nous avons la douce sensation d’être des aventuriers parcourant des terres inconnues en quête de mille et une découvertes, des trésors inestimables d’une ancienne civilisation multimillénaire ensevelie sous les mangroves et peuplée par la faune agressifs. On a l’air d’être ne plein dedans et c’est ça qui est tellement palpitant. Après y a bien l’inconvénient de s’faire agresser par quelques-unes de ces moustiques sous stéroïdes, au moins 3 fois plus gros que les moustiques de l’extérieur, virevoltants brièvement sur moi pour finalement se tourner vers mes pauvres coéquipiers derrière moi, attendant le bon moment pour goutter à leurs sang juteux. Comme quoi y a des avantages indéniables d’être une plante, huhuhuhu. Petit volte-face vers mes collègues, haussant spontanément les bras accompagnés d’une moue perplexe et d’un sourire con comme mes grolles.

- Désolé….. pour l’coup des gros moustiques, j’peux rien pour vous.

Continuant de traverser la jungle pendant au moins une bonne heure, je reste au aguets du moindre bruissement d’arbuste suspect tout en me laissant aiguiller par Squeletton, la terre défile donc sous mes pieds feuillus à chacune de mes gigantesques enjambées, tandis que arbustes s'écartent comme ils le peuvent de ma route pour le moins rectiligne ; c'est à dire mal. Peu survivent alors au fait de se trouver sur la ligne Morganienne. Entre les troncs et les feuillages devant moi, j’aperçois une zone moins dense de la jungle, suffisamment espacé pour pouvoir installer un campement ici sans souci. D’ailleurs c’est c’que j’compte faire ! Après 2 heures de marches non-stop dans la caillasse étouffante on a bien droit à une pause pique-nique, nan ?  
Gros tapement dynamique d’mes paluches entre elles tandis que mes pas cessent de me déplacer pour me faire tourner ensuite vers mes camarades confréristes.

- BON les enfants !! J’propose qu’on fasse une bonne pause bien méritée ici, histoire qu’on récupère.

Croissage de bras, en attendant leurs réponses. Personnellement j’ai encore largement d’force pour reprendre la route vu que j’ai l’habitude de vivre une vie assez rude, ce dont je doute fort pour mes coéquipiers en chairs et en os. Et puis j’en profiterais bien pour faire un peu plus ample connaissance avec la pitchoune.

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Emilia Cortes
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MessageSujet: Re: Pique-nique dans les bois [Inscrits]   Sam 25 Oct - 10:38

La révélation que le gamin a participé à l’expédition de découverte des lieux l’année dernière m’en bouche un coin. Je me doutais bien que, s’il avait été inclus pour cette mission en milieu hostile et nécessitant un minimum de doigté diplomatique, c’est qu’il y avait une raison mais je penchai plutôt pour son pouvoir. Jamais je n’aurais pensé qu’en plus de cela, il pouvait s’avérer être le membre le plus expérimenté en la matière de notre fort peu banal trio. J’écoute donc avec attention ses remarques. Il ne sera pas dit que je fais de la discrimination à l’âge. La seule discrimination que je pratique est celle de capacités, n’accordant pas le moindre intérêt aux poids morts. Or, à partir du moment où Cymrod s’est déclaré comme une pièce essentielle de notre stratégie, il a gagné ses galons à mes yeux, le reste importe peu.

Dinos = gros crocos. Ça marche. Pas sûr que ça m’rassure mais au moins je saurai à quoi m’en tenir si l’occasion venait à se présenter. Après tout, j’ai déjà eu plus d’une mission dans le bayou louisianais, alors les alligators et autres saloperies du style, je sais comment gérer. Les reptiles sont tous les mêmes, tant qu’on connaît leurs deux ou trois attaques principales, on peut s’en sortir sans réels dégâts. Car ce sont certes des prédateurs hors pair mais à condition que leur proie ne soit pas elle-même dotée d’un cortex très développé. Or, jusqu’à nouvel ordre, mon cerveau est plus développé que celui du mammifère lambda, merci bien.


- Tachons aussi à n’pas faire de geste brusque aux yeux d’la faune environnante, faudrait pas non plus qu’elle avertisse les prédateurs de notre présence et les rameute……

Pardon ? Depuis quand les plantes sont dotées de moyens de communication ? Est-ce que, de par son pouvoir, il en sait plus que nous sur la question ? Quoiqu’il en soit, c’est sérieusement glauque. Je n’ai jamais imaginé pouvoir être observé par la flore autour de chez moi mais, si tel est le cas, mes plantes vertes vont bien vite finir à la poubelle quand je rentrerai. A moins que Greenbane ne veuille simplement dire par-là qu’il vaudrait mieux éviter de faire du boucan – genre casser des brindilles et autres – pour ne pas attirer l’attention des grosses bêtes qui nous entourent. J’espère que la deuxième option est la bonne. Enfin, en tous les cas, lorsqu’il accepte ma proposition de le diriger, je sors la carte et on arrête enfin de discuter pour commencer la longue marche qui nous attend avant d’arriver à destination. C’est que j’ai calculé un peu les distances avant de partir et on en a pour un bon bout de temps, encore plus si la faune et la flore locales s’opposent à notre avancée.

On s’aventure donc dans la jungle et immédiatement l’air devient moite et étouffant comme dans toute zone tropicale qui se respecte. La lumière filtre difficilement à travers la cime des arbres centenaires au vu de leur taille mais ce n’est pas mon premier rodéo donc je n’y prête que peu d’attention. Je suis bien plus concentrée sur le chemin à suivre, s’agirait pas de perdre le nord et de se retrouver encore plus au milieu de nulle part que maintenant ! Sans compter que, malgré la présence – rassurante ? – de Greenbane devant nous, je ne peux m’empêcher d’être sur le qui-vive, cherchant ainsi à m’assurer de ne pas me laisser attaquer par surprise par Dieu seul sait quoi.

Très vite, il devient clair que notre présence a attiré les sangsues volantes du coin et la tentative d’humour de Greenbane tombe à plat. Facile à dire pour lui, les moustiques boostés aux OGM qui nous tournent autour ne s’intéressent pas à son métabolisme végétal. Quant au gosse, si sa peau est recouverte de plaques de métal, il est tranquille. Ce qui n’est pas mon cas. Alors par précaution, je sors une pique osseuse d’une demi-douzaine de centimètres de mon avant-bras. Qu’ils approchent maintenant s’ils osent, j’me ferai un plaisir de les embrocher. Apparemment néanmoins ils ont dû comprendre le danger parce qu’ils restent à distance raisonnable sans pour autant quitter les environs. Par précaution, je garde mon arme à la main le reste du chemin jusqu’à ce que la voix de Greenbane propose un arrêt.

Un bref coup d’œil à ma montre m’indique que ça fait deux bonnes heures qu’on crapahute dans cet enfer végétal. J’ai déjà fait pire et je suis loin d’être épuisée mais je ne suis pas suffisamment stupide pour refuser une pause quand elle est si gentiment proposée. Autant se remettre de nos émotions quand l’occasion se présente parce qu’on aura certainement besoin d’être en pleine forme plus tard. Et puis ce n’est pas non plus comme si on avait un timing à tenir. Je range donc mon arme de fortune en la coinçant de travers dans ma ceinture, replie la carte que je range dans ma poche et adresse un sourire narquois et gentiment provocateur à Cymrod.


-Arrêtons-nous donc, ce s’rait vicieux de refuser une pause à l’aîné du groupe. C’est sûrement sa façon d’nous faire comprendre qu’il est fatigué.

Par précaution, tant pour éviter une dispute pour un quiproquo idiot que pour laisser bien clair au principal intéressé que mes paroles ne sont que taquineries sans réelle portée – Greenbane n’a pas l’air fatigué pour un sou et ce même si je vous accorde que vu son apparence je ne suis pas certaine que je saurai dire lorsqu’il est vraiment fatigué – je lui adresse un clin d’œil en m’asseyant à même le sol, le dos appuyé contre le tronc d’un arbre. Puis, profitant de l’occasion, je sors ma gourde et boit une gorgée. C’est que l’atmosphère oppressante de chaleur des lieux fait terriblement transpirer et il faut penser à s’hydrater si on veut finir la mission en un seul morceau.
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Yitzhak Anavim
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MessageSujet: Re: Pique-nique dans les bois [Inscrits]   Mer 29 Oct - 0:00

Avec le temps, on oublie un peu trop les côtés désagréables d’une longue marche dans une forêt tropicale paléontologique. J’ai gardé les dinosaures, j’ai viré ces conneries de moustiques et cette chaleur humide absolument désagréable. Dire que de vraies personnes vivent là-dedans. Faut vraiment avoir un bout de cerveau atrophié, un peu comme les esquimaux qui se les gèlent sur la banquise, pas étonnant que ce genre de civilisation ne se soit pas développé. Quel dégénéré a pu se dire un jour « Oh, ce climat est super sympa, bâtissons notre village ici ! » ? Bref, je me perds dans des réflexions inutiles faute de mieux. Les insectes me bourdonnent autour sans jamais tenter le contact. Ils voient sans doute bien qu’avec mes protections métalliques, je risque d’être assez compliqué à manger. Ou alors, ils sont juste un peu lents. Ils évitent aussi la nana, qui a fait apparaître une lance osseuse par précaution. Shanna est dans la place ! J’ai envie de crier ça, mais je me retiens. On a dit « rester le plus discret possible ». Mais sans action, on s’ennuie. Je m’en veux de guetter fébrilement l’apparition d’un monstre à écailles. Je sais que nous avons pas mal de chemin à parcourir, et qu’un combat dès le début serait une très mauvaise chose, surtout si les indigènes du coin sont balèzes et qu’on veut garder l’esprit assez éveillé pour engager des négociations tendues. Du coup, je me contente d’écarts discrets en finissant par céder une première fois à la tentation d’envoyer une décharge d’énergie dans la tête d’un moustique, puis d’un deuxième, et d’un troisième, qui s’était aventuré vraiment trop près et était déjà gorgé de sang à bloc. Donc, en explosant, il m’en envoie un peu partout sur la face. Je ne peux alors pas m’empêcher d’attirer l’attention sur moi en insultant la sale bête. A ce moment, mes coéquipiers m’ont regardé d’un drôle d’air. Je leur ai servi un sourire en lançant bêtement : « Peintures de guerre ! » pour leur couper toute envie de me reprendre à l’ordre. L’heure suivante, je me suis efforcé de rester un peu plus sérieux, en profitant sagement du chemin tracé par ce géant végétal de Greenbane.

Quand on arrive dans une zone un peu moins bordélique que le terrain qu’on vient de parcourir, Morgan propose de faire une halte. Je ne suis pas particulièrement fatigué, mais je n’ai rien contre faire le point, et troubler mon ennui aussi. La pause reste cependant un état de vulnérabilité. Les prédateurs ont plus souvent tendance à attaquer des cibles immobiles qu’en mouvement. Mais je ne m’inquiète pas et je me laisse tomber sur un rocher moussu. Huesos en profite pour chambrer Greenbane, l’ancien de la bande. Je ricane de bon cœur, et je ne peux résister à pousser la plaisanterie un peu plus loin en faisant apparaître un arrosoir au bout de ma main.

- Faudrait quand même pas qu’on laisse notre Grand-mère feuillage se dessécher.

Je sais que je m’oppose au risque imminent de m’en prendre une dans la tronche. Mais enfin, Momo me connaît bien, il sait que si j’arrête d’aligner une dizaine de piques débiles à la minute, c’est que je ne me porte vraiment pas bien du tout. Enfin, tant qu’on est là, j’en profiter pour bavarder un peu.

- En tout cas, c’est plutôt calme. La dernière fois on a eu affaire à des sales trucs assez tôt. Tyrannosaure, vélociraptors, je crois. Ça a un odorat salement développé. Je suppose que pour eux, on doit ressembler à des amuse-gueule faciles à chopper.

D’ailleurs, en parlant de combat contre de gros reptiles, il faudra que j’évite de m’en ramasser un sur la tête cette fois. Je ne suis pas sûr que les pouvoirs de mes deux partenaires pourront soulever ce genre de masse aussi facilement que mon autre équipe. En tout cas, en observant les alentours, je repère justement un gros truc en mouvement. Je me lève d’un coup mais ça ressemble à une fausse alerte.

- Woah ! Regardez, un tricératops là-bas !

Des étoiles dans les yeux, je suis le dinosaure qui ressemble vaguement à un rhinocéros doté de cornes frontales, d’une collerette et d’un bec d’oiseau. Il a l’air sacrément costaud, mais à priori inoffensif tant qu’il ne se sentira pas menacé. Il ne semble pas intéressé par nous et tant mieux. Je lui trouve une sacrée classe à cette bête. Imaginez comme on pourrait aller plus vite si on réussissait à s'en faire une monture. Je résiste à l'envie brûlante de m'en approcher.

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Caligula : Mais c'est de la modestie, cela, de la vraie modestie ! Oh ! cher Scipion, que je suis content pour toi. Et envieux, tu sais... Car c'est le seul sentiment que je n'éprouverai peut-être jamais. [Caligula, Camus]


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MessageSujet: Re: Pique-nique dans les bois [Inscrits]   Jeu 30 Oct - 20:04






Le tricératops, cet animal présumé disparu de la surface de la Terre depuis des millions d'années, arrachait tranquillement le feuillage d'un énorme buisson à sa disposition sans faire attention aux trois humains qui le fixaient, stupéfaits par cette rencontre improbable. Une fois le buisson dépouillé de ses feuilles, l'animal regarda lentement à droite, à gauche, sans même s'attarder sur les explorateurs, puis s'enfonça de nouveau dans les bois, suivit du regard par les humains jusqu'à sa disparition entre les arbres et les feuillages de la forêt.

Entièrement distraits par la gigantesque bête, les explorateurs n'en remarquèrent pas celles qui se faisaient plus menaçantes, s'approchant dans leur dos avec une incroyable agilité et sans aucun bruit. Certaines se déplaçaient d'arbres en arbres, d'autres sur le sol, mais toujours aussi discrètement, tapies dans l'ombre des feuillages de la forêt. Enfin, lorsqu'ils furent suffisamment proches des humains, la plus imposante de ces créatures décida de signaler enfin sa présence. Elle bondit de la branche et se posa lourdement sur le sol dans un bruit mat bien audible. Surpris, les trois individus se retournèrent pour faire face à ce qui les avait approché.

Ils étaient peut-être six ou sept, presque tous étaient encore entre les arbres mais bien visibles, un seul s'était avancé pour entrer en contact avec les humains, se trouvant seulement à quelques mètres d'eux. C'était le plus grand, il dominait ses semblables de plus d'une tête et avait l'air d'être le plus coriace d'entre eux. C'était un énorme primate, semblable à un gorille mais bien plus imposant encore, se tenant sur ses deux jambes et appuyé sur ses poings colossaux, le torse bombé. Aussi étrange que cela puisse paraître, ce gorille avait attaché au niveau de sa taille d'épais morceaux de cuir pour s'en faire un pagne et portait autour du cou un large ornement composé de ficelle et de divers pièces de bois sculpté.

Pendant plusieurs longues secondes, les explorateurs et le primate s'observèrent, secondes qui permirent aux autres singes d'encercler le petit groupe. Les autres gorilles étaient plus petit que celui qui faisait face aux humains, mais restaient plus imposants que des gorilles normaux, arborant eux aussi leurs pagnes et leurs étranges parures de corde et de bois sculpté, parfois sur leur torse, parfois sur leurs avant-bras, parfois même un simple collier. Étonnamment, le plus imposant des primates prit la parole. Il parla brièvement dans un langage inconnu, incompréhensible, exotique et frappa du poing sur le sol à la fin de son rapide discours, faisant légèrement trembler le sol.

Nul ne savait de quoi il était question, si le gorille les avait invité à les suivre ou à les fuir, mais il était certain que ces gorilles n'étaient pas comme ceux que l'on rencontre habituellement : ils étaient plus imposants que la moyenne et semblaient doté d'une intelligence, avaient développé une forme de langage et se servaient d'outils, ils arboraient au moins quelques parures. Toute forme de vie étant à préserver dans ces taillis peu explorés, il était primordial que les humains arrivent à communiquer avec ceux qui étaient venus à leur rencontre.






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Morgan Clayton
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MessageSujet: Re: Pique-nique dans les bois [Inscrits]   Sam 1 Nov - 16:13

Et aller.... le sale gosse à l'idée d'ouvrir sa bouche juste pour me vanner sur ma mutation en faisant allusion a des feuilles séchées qu'il faudrait hydrater qui n'est d'autres que moi. C’était plus fort que lui mais cela ne m'étonne pas, je m'y attendais même ! J'ai même pris goût à l'habitude à force d'heures de cours privées passé avec lui. Ce qui n’empêche pas d'avoir l'envie d'en lui coller une quand il commence à dérailler, histoire de lui remettre les pendules à l'heure et également par pur satisfaction d'enfoiré d'première. Et comme tout enfoiré qui s'respecte, j'ai ma paluche droite qui, elle, ne résiste pas à l'envie d' lui tiré malicieusement l'oreille droite comme une mégère tirerait l'oreille de son marmot pour la bétisse faite. Sourire et regard bien vicieux sur ma trogne alors que je suis penché sur le côté, à son niveau.

- T'inquiète pas MOOON petiiit, j'ai toujours assez d'force pour te punir en cas d'bétise sur notre chemin, huhuhuu !

Relâchant aussitôt la pression violente des boudins qui m'servent de doigts son oreille rougeâtre, je repense à ce qu'il vient de dire sur la zone il n'y a même pas 30 secondes sur sa dernière visite en ces lieux. Eh bah putain.... Tomber sur un tyrannosaurs et une hordes de vélociraptors à peine arrivées..... On peut pas dire qu'il avait eu du cul ce jour là. 
Pas faux sur l'odorat hyperdevellopper des sauriens mésozoïque, d’ailleurs j'ai même appris sur un documentaire sur youtube, Jurrasik's fight je crois, stipulant que l'odorat des T-rexs étaient tellement puissant qu'ils étaient à même de localiser l'odeur d'une proie parmie toute une masse entière d'odeur différente. Et sur de très longues distances en plus, genre un voir plusieurs kilomètres j'crois. Autant dire : un putain d'super-traqueur. J'me demande même si c'est une bonne idée de camper ici.... que j'vais pas plutôt causer la pertes de mes coéquipiers et mettre en péril la mission..... Mais en y réfléchissant bien, vu la portée et efficacité des sens des bestioles locaux, qu'on stationne ici ou qu'on continue d'trotter ça changera pas grands chose sur les chances de tomber sur un prédateurs, voir pas du tout !

- Yeap ! Mais pour les gros mastodontes type T-rex, avec une poignée d'chance et si l'bon dieu ne s'est pas lever du pied gauche, peut-être qu'ils passeront leurs chemin pour des proies plus grosses que nous. C'est pas des gringalets comme nous qui va leurs remplir leurs panse, même en temps qu'apéritifs !

D'ailleurs Il faut pas longtemps pour que le mioche repère ce qui semble être un tricératops non loin d'nous en train de se balader, alors que j'me suis retourné là où il regarde. Du moins si j'en juge par la collerette sur sa tête et les deux cornes frontales incruster dessus. Difficile de l'voir dans l'ensemble à cause des arbres et d'la pénombre qu'elle cause, mais à vue d'oeil c'est un sacré gros pèpère qu'on à là ! Regardez moi ça...... Doit faire un sacré garrot. 
En tout cas y a l'Cymrod qui ne résiste pas à l'envie d'vouloir s'approcher d'la bête et peut être même la chevaucher et c'est bien probable, tout exciter comme il l'est. 

-  Fais gaffe quand même à ce qu'il te flatule pas à la gueule ! Ça s'rais gênant si tu tombais dans les vapes, huhuuhu !

Seulement voilà, la tête à trois cornes préfère nous dire « merde » à sa façon en allant voir ailleurs si on y était. Dommage pour toi Cymrod, ton rodeo jurassik sera pour une prochaine f......

BROUUM !!!


Quelque chose de très lourd vient de tomber derrière nous. Par réflexe j'me retourne et la première chose que je dit en voyant ce qui semble être un PUTAIN de super-gorille taille King Size devant moi se résume à.........

- WHO putain, con !


Très éloquent en effet..... En même temps qui n'aurait pas fait de même en voyant un primate aussi immense que celui-ci !? Il fait au moins trois fois mon envergure comme de taille, d'autant plus qu'il n'est pas venue seule. Au moins 7 primates venue de nul part débarquent sur les lieux et nous encerclent ! Clair qui n'ont strictement rien avoir avec nos primate d'en haut, sinon quelle simien portent des lances en bois bien pointue, des pagnes cachant leurs entrejambe et des colliers triballes comme on en retrouve chez des peuplades primitifs humains !? Évidemment qu'il n'en est rien ! Quoiqu'il en soit, je lèves les mains en l'air tel un braqueur chopé par les flics, puis un volte-face à mes collègues.

- Baisser vos armes où ranger et taches d'pas faire les cons. Ces primates ont l'air d'être bien plus futé qu'on n'peut l’imaginer.

C'était pas un avis mais un ordre, même si ma voix peut paraître faiblarde. Le King King en face de moi nous parle dans une langue bizarre dont je reconnais aucun dialecte que je connais, malgré les 5 langues étrangère que j'maîtrise, anglais exclue. Mais le ton hatif et le violent coup de poing sur le sol du chef nous donnent déjà la couleur sur l'hospitalité des étrangers sur leurs territoire. En gros : nous ne sommes pas les bienvenues.
Mais comme c'est une mission purement diplomatique, on laisse tomber les négociation à l'ancienne et on s'contente de les convaincre de notre non-intention d'entamer une guerre chez eux.

Etant donnée qu'ils doivent rien pigé à l'anglais, il reste qu'une seule alternative fiable et efficace : le language des signes mêlée au language. Ouais ca peut paraître con, mais si quelqu'un à une meilleur idée chuis pas contre. Personne n'a d'idée ? Nan ? Bien !
Je m'avance d'un pas vers le chef et j'commence a faire des signes de la mains.

- Nous (mains pointés vers moi et mes amis)
Pas (mains secouée)
Venir ( signes de déplacement avec les doigts)
Attaqué (imitation d'attaque de lance)
vous (mains pointés vers King kong Jr)

Petites secondes de pauses.

- Nous ( mains pointés vers moi et mes amis
Venir ( signes de déplacement avec les doigts
En paix ( Signe peace and love)

Putain, j'ai l'air vraiment con à faire ça ! Si Amanda me voyait faire ça elle n'aurait cesser de se foutre de ma gueule et me charrier. Mais j'me sacrifie pour la bonne cause.

- Pourquoi ? ( Signes d'imcompréhension des bras)
Vous ( mains pointés vers King kong Jr et ses potes)
avoir blesser ( imitation de quelqu'un tabassant plusieurs personnes)
Eux (sort un dossier d'mon sac pour faire sortir les photos des 3 individus en piteux états que les singes ont bléssés)

Plus qu'a attendre leurs réponses ou leurs réactions. Faut espérer qu'ils n'imaginent pas d'un quelconque foutage de gueule.......

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Emilia Cortes
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MessageSujet: Re: Pique-nique dans les bois [Inscrits]   Dim 2 Nov - 10:51

Vous connaissez l’adage selon lequel il ne faut pas juger un livre à sa couverture mais attendre de connaître son contenu avant de porter un jugement ? Et bien j’aimerais que quelqu’un me dise quelle est la marche à suivre quand couverture et contenu coïncident. Non parce que je veux bien croire tout ce qu’on voudra me dire sur l’utilité de Cymrod et la plus-value inestimable qu’il apporte à notre si bien assorti trio mais, là, la gamin est tout de même en train de s’exciter parce qu’un pachyderme d’une demi-douzaine de tonnes traverse la jungle à quelques mètres de nous. Si vous connaissez plus adolescent inconscient comme attitude, je suis preneuse.

Non mais vraiment, regardez-le ! Pour un peu, y s’mettrait à sautiller en plus de le suivre. Or si, avec une tronche d’herbivore comme celle des tricératops, j’admets qu’il ne risque pas d’nous confondre avec son quatre heures, je préfère tout de même ne pas prendre de risque avec un animal préhistorique atteignant sans difficulté les trois mètres de hauteur, sans compter la dizaine de mètres de longueur qu’il se traîne… Non parce que les taureaux c’est herbivore aussi et pourtant, on ne s’amuse pas à aller les titiller de trop près. Des fois qu’ils seraient de mauvaise humeur. Bon, sauf dans les corridas, mais j’ai toujours dit qu’il leur manquait quelques cases sur le Vieux continent pour avoir inventé un truc pareil et je ne parle même pas de l’avoir implanté chez nous. Bref, quoiqu’il en soit, je n’ai donc aucune envie d’attirer l’attention du tricératops sur nous.

Pourquoi ? Petit un, parce que ses paluches étant à peu près aussi grandes que l’intégralité de ma personne, avec un tout petit peu d’efforts il pourrait à défaut de m’écraser m’envoyer valser au loin et me laisser bien amochée. Oh, et petit deux, là on trouve un herbivore, les carnivores ne sont jamais très loin. C’est tout bêtement la loi de la chaîne alimentaire. Alors, après la provocation de Greenbane, je m’apprête à en rajouter une couche en termes d’avertissement mais un bruit sourd derrière nous m’en empêche. Je me retourne donc avec précaution. Pour me retrouver face à face avec King Kong.

Ma surprise est telle que, pendant quelques secondes, je suis absorbée par l’observation du primate face à moi. Suffisamment pour ne me rendre compte que trop tard que ses petits copains nous ont encerclé. Youhou ! Et bah il semblerait bien que l’heure des négociations ait commencée les enfants. Etrangement, je comprends mieux pourquoi nos illustres prédécesseurs ont fini dans l’état où ils ont été ramenés au QG. Os renforcés ou non, je suis certaine qu’un coup de poing de notre ami le macaque surdimensionné doit faire mal. Sans vraiment y faire attention, je réalise d’ailleurs que j’ai naturellement renforcé la résistance de mon squelette, comme une précaution nécessaire qui ne de toute façon ne pourra pas être prise comme une attaque par nos assaillants vu que, jusqu’à nouvel ordre, il est difficile de voir l’augmentation du taux de calcium et de magnésium dans les os de qui que ce soit. Même pour des singes humanoïdes.

Le premier à reprendre à ses esprits est Greenbane. Bon, sans compter sa première remarque. Il nous demande ainsi de baisser nos armes mais, dans mon cas, ma seule arme est encore fermement coincée dans ma ceinture ; quant à Cymrod, si j’ai bien suivi c’est lui l’arme donc je vois difficilement comment il va s’en débarrasser. Je comprends néanmoins la demande pour ce qu’elle est et suit l’exemple de Greenbane. Je lève donc les mains dans le signe universel signifiant « Je me rends, regardez je ne suis pas armé ». Reste à espérer que le langage universel s’applique aussi aux êtres face à nous. Ah et pendant que j’y suis qu’ils ne prendront pas les « peintures de guerre » de Cymrod pour une offense. Je veux dire habituellement quand on voit un mec avec la face peinturlurée de sang, on a tendance à prendre ça pour une menace. Du moins là d’où je viens. Mais allez savoir comment pense un gorille de deux mètres.

Greenbane continue ensuite sur sa lancée de chef et tente une première approche de médiateur. Puisqu’il est clair qu’aucun de nous ne comprend le charabia usé par le gorille en pagne, il cherche donc à user de ses mains pour se faire comprendre. Une idée louable en soi, par contre, je ne suis pas certaine que si les primates sont vraiment ceux qui ont massacré nos prédécesseurs leur montrer des photos de types qu’ils n’ont clairement pas apprécié soit la meilleure façon de se présenter. Comme qui dirait s’associer à des gars qu’ils ont renvoyé en plusieurs morceaux est loin de me paraître une approche intelligente mais ce qui serait encore plus stupide maintenant que c’est fait ce serait de commencer à se disputer entre nous. Alors je me garde mes remarques pour moi et me contente d’apparaître le moins menaçante possible. Ou plutôt je me contente de tenter de ne pas laisser paraître mes angoisses parce que je ne suis pas naïve au point d’imaginer une seconde que mon mètre soixante-dix et mes soixante-cinq kilos vont les impressionner. Néanmoins apparaître comme inquiète n’est pas une bonne chose non plus. Avec des prédateurs du style de ceux qui ont l’air de nous regarder d’un mauvais œil à l’instant, il faut réussir à tenir le difficile équilibre de ne pas paraître être un danger, ce qui les inciterait à attaquer, sans passer pour autant pour une proie facile ce qui ne les amènerait que d’autant plus à attaquer. Or, si j’en crois l’impression nette que le cercle autour de nous s’est resserré pendant que Greenbane tapait la discute avec leur grand chef, nous sommes loin dudit équilibre. Très loin même.
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Yitzhak Anavim
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MessageSujet: Re: Pique-nique dans les bois [Inscrits]   Mer 12 Nov - 22:09

Oui, j’ai très envie de chevaucher ce dinosaure et j’ai l’air parfaitement inconscient. Juste l’air. Malgré l’envie désespérée de faire une connerie, je résiste. Je peux deviner à l’avance ce qu’il va se passer, la bête va se barrer, ruer, ou charger. Ce serait totalement idiot de tenter sa chance en espérant gagner la sympathie d’un tricératops. Je m’approche quand même pour l’observer de plus près. Ça m’occupe. J’ai envie de me préparer un nouveau sujet inutile de réflexion pour les autres longues heures de marches qui nous attendent… Ou pas d’ailleurs. Le sol a tremblé derrière moi, comme si plusieurs choses très lourdes venaient de tomber du ciel. Et je ne pensais pas si bien dire. Les choses étaient des gorilles, du genre über grands. L’autre différence majeure, et plus préoccupante, avec les primates de notre monde, était qu’ils semblaient civilisés… Bon, autant civilisés que des sauvages qui ont découvert comment faire des lances avec une pierre et un bâton, mais certainement plus intelligents que toutes les autres espèces du coin. Et comment ne pas flipper en pensant directement à La Planète des singes et à ce que peuvent être ces monstres en réalité ? Si ça se trouve, cet auteur là, Pierre Boulle, c’est un grand visionnaire et on va tous crever. Greenbane pousse une exclamation surprise, la nana reste plus pragmatique, et moi, après avoir reculé sur le coup de la surprise, je détaille le chef de haut en bas en tirant la grimace avec les lèvres.

- Bah là les gars… J’vous jure qu’on n’est jamais tombé sur ces types la dernière fois.

Je vais pas dire que je prends la situation avec une parfaite sérénité mais j’ai quelques difficultés à ressentir clairement la peur. Là, je me pose encore trop de questions. Je me demande ce qu’ils nous veulent, j’essaye de comprendre leur langage bizarre, je me demande aussi si ce sont les indigènes que nous sommes venus trouver – pas cool – et, dans le pire des cas, comment on va leur échapper. Sur le coup, j’ai pointé mon fusil dans leur direction, mais Greenbane veut parlementer et nous dit de faire profil bas. C’est vrai, on est censé engager une mission pacifiste. Donc, je laisse tomber mon arme, mais je garde les plaques de métal sur ma peau. C’est pas le moment de les inquiéter en leur révélant trop de mes capacités, et je préfère rester protégé. Il vaut mieux qu’ils me prennent pour un homme naturellement doté d’une carapace, et rien de plus. Par contre, je ne lève pas les mains. Et puis quoi encore ? Ils ont qu’à parler une langue compréhensible s’ils veulent que je pousse la soumission aussi loin. J’essaye quand même d’éviter le regard effronté. Je leur présente le visage du gamin inoffensif, et je les observe avec un regard un peu ahuri, ce qui me permet de détailler la situation. Rien de très encourageant dans l’ensemble. Ils nous encerclent, ils sont grands, forts, agiles, plus nombreux que nous. Même avec nos pouvoirs, pas dit qu’on puisse faire plus que leur résister avant d’être écrasés. Tout compte fait, si les autres confréristes sont tombés sur eux, leur sort semble assez compréhensible.  

Un peu plus réactif et expert en négociation (du moins, à ce qu’il en dit) notre plante verte tente une conversation en mimant ce qu’il dit. Je le regarde un peu sceptique. Je n’ai pas tellement de meilleure solution, mais je me demande si leurs signes sont les mêmes que les nôtres. Ils n’ont à priori aucun contact avec d’autres espèces intelligentes, ils pourraient s’être développés totalement différemment. Et, perso, j’aurais attendu un peu de savoir ce qu’ils nous voulaient avant de sortir la photo. Parce que si ce sont effectivement les assassins de l’autre groupe, ils pourraient le prendre mal. S’ils les ont laminés, pourquoi se donneraient-ils la peine de nous répondre avant de nous faire la même chose ?

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Dernière édition par Yitzhak Anavim le Mer 3 Déc - 21:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Pique-nique dans les bois [Inscrits]   Lun 17 Nov - 20:25






Tous les primates semblaient intrigués par l'étrange démonstration faite par l'humain qui ressemblait plus à un amoncellement de plantes vertes qu'autre chose. Ils n'avaient pas l'air d'y comprendre grand chose mais restaient sur leurs gardes. Visiblement, le langage des signes n'étaient pas un point commun entre ces deux espèces, aussi intelligentes soient-elles, car lorsque Greenbane fit le geste de la main, pourtant universel donc compréhensible par le monde entier, de la paix, le gorille qui leur faisait face leur répondit, toujours dans cette même langue obscure, inconnue. Cependant, même si il était impossible pour de quelconques explorateur de comprendre exactement ce que le primate voulait dire, il était facile de déduire du ton employé par le singe qui leur faisait face que le symbole de paix et d'amour universel ne voulait en fait pas dire la même chose partout et que les humains n'étaient pas les bienvenus ici bas.

Mais le tas de plante ne se découragea pas pour autant : il continua malgré tout son charabia mêlé à une chorégraphie peu compréhensible pour les habitants de ces taillis. Enfin, il plongea ses mains dans son sac, geste auquel tous les gorilles répondirent en resserrant encore d'avantage leur cercle, et en sorti quelque chose de fin et fragile, qu'il ouvra pour en sortir une autre chose, encore plus fine et fragile, qui intrigua d'avantage le plus grand des gorilles.

Ce dernier s'approcha, lentement, sur ses gardes, et inspecta cette feuille de papier, qui l'intriguait outre mesure, tant il n'en avait jamais vu auparavant et sur laquelle semblait dessinés trois visages qui lui étaient familier. Oui, il les reconnut immédiatement, c'étaient les trois humains de la veille, avec lesquels ils s'étaient battus et qui avaient disparu en moins d'une seconde. Ces trois humains qui avaient blessé l'un des leurs.

Le gorille recula, et repris la parole. Sa voix était plus autoritaire que jamais, mais ses propos toujours indiscernables. Il parla plus longtemps cette fois, regardant l'homme-plante dans ce qui semblait être ses yeux, sans faire attention aux deux autres, et tout en parlant, il planta ses doigts dans le sol avant de les déplacer, créant ainsi un sillon dans la terre, avant de taper violemment du poing sur ce sillon, faisant trembler le sol alentour. Enfin, à la fin de son discours, il brandit son poing et le tendit vers l'endroit par lequel étaient arrivés ces explorateurs.

Le ton employé et les gestes qui l'accompagnaient ne pouvaient être plus clairs, mais libre aux explorateurs de bien comprendre, et de bien se faire comprendre, la réussite de la mission, voire leur survie, en dépendant certainement.




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Morgan Clayton
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MessageSujet: Re: Pique-nique dans les bois [Inscrits]   Sam 22 Nov - 18:44

Pendant une fraction de seconde auquel j’ai brandit les photos de nos prédécesseurs au gorille préhistorique et sous overdose de stéroïdes anabolisants, j’ai cru avoir fait une grosse boulette de manœuvre qui allait infliger à mes coéquipiers le même sort que le trio malchanceux. Heureusement, il n’en est rien. Au lieu de faire signe à ses potes de nous sauter d’ssus ou de régler son compte personnellement, il s’éloigne de quelques pas en arrière puis me répond sur un ton encore plus despotique que tout à l’heure. Pas besoin d’être une loupiote pour deviner qu’il ne tient pas nos confrères dans son cœur et ça s’ressent. Sauf que cette fois ses phrases durent plus longtemps et que mon attention reste scotchée sur les gestes du chef simien traçant une ligne sinueuse avec son index et son majeur. Puis il martele le sillage de son énorme paluche qui fait trembler la zone d’une secousse sismique et manque de m’faire basculer en arrière, avant d’orienter sa mandale au nord-est. Soit à 60 degrès vers ma droite.
Huum…… donc si j’ai bien pigé ce que dit mon chère interlocuteur à poils en face : les confréristes qu’ils ont rencontrés un peu plus loin ont parcourues l’épaisse canopée jusqu’à ce qu’il décide de se battre. Le sillon ne peut que signifier le déplacement des confréristes et le poing frappant le sol est égal à baston. V’la comment j’interprète le message qui jusqu’ici n’est pas compliqué. J’en conclus donc que ce contre quoi les explorateurs confréristes se sont confrontés devait être l’un frère d’arme du groupe qui nous encercle. Le reste n’est que spéculation. J’ignore qui a ouvert les hostilités en premier et si King kong jr l’a dit dans sa langue primitive, j’ai pas l’décodeur avec moi. Je n’peut compter que sur mon instinct, sachant que je n’ai pas l’droit à l’erreur dans mon interprétation.

Hochant la tête brièvement, je reprends le langage gestuel des signes. En tachant à c’que cela reste suffisamment simple et compréhensible pour l’énorme boule de poil en pagne. Il a p’têtre une intelligence un cran au-dessus d’nos primate de la surface, j’vais quand même pas m’amuser à savoir jusqu’où ses limites cognitifs peuvent aller !      

- Ces individus….. sont nos frères d’armes…..

Ils sont été envoyés ici par ma tribue…… afin de découvrir..... et d'explorer cette jungle…… que nous ne connaissions pas….. du coup on ne savait pas….. que ce lieu était votre territoire……. puisque nous venons de loin…….

Moi ainsi que mes frères d’armes……sommes ici…… pour réparer la faute…… de nos confrères…….


J’en profite aussi pour lui laisser une poignée de seconde pour mâcher puis digérer l’information avant de poursuivre.

- Si nos prédécesseurs…… aurait blessé un de vos amies……. moi et mes confrères….. nous pouvons le soigner…… avec les produits….. dans nos sac…….

Sinon…… nous pouvons vous offrir quelque chose….. dans nos possessions….. si vous le souhaitais……


A l’instar du primate géant, je me suis accroupie pour interprété quelques mots et passages sous formes de dessins grossiers pour que ce soit le plus clair possible. Mais également parce que je sais pas faire les signes gestuels pour ces derniers. Parmi les dessins se tenaient une hutte représentant la tribu censée être Utopia, ainsi qu’une boite ouverte avec des objets médicaux pour les produits.

- Car comme je l’ai déjà dit….. nous ne voulons pas vous faire de mal…….

Sur le coup, nulle besoin de dessin. Les signes faits sont parfaitement clair à ce sujet.

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Emilia Cortes
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MessageSujet: Re: Pique-nique dans les bois [Inscrits]   Mer 26 Nov - 18:09

C’est officiel, j’fais de la figuration dans un nanard à la croisée de Jurassik Park et La planète des singes. Mais si, r’gardez autour de vous, tous les éléments sont là : les dinos ? Check. Les singes surdéveloppés et violents ? Re-check. Les aventuriers qui n’ont pas la moindre idée de dans quoi ils s’engagent ? Double check. Me resterait plus qu’à être blonde et conne pour coller à tous les stéréotypes. D’ailleurs, j’vous jure que si j’ressors en vie de cette histoire, quelqu’un va m’entendre sur la transmission d’informations au sein de la Confrérie. Parce que nous envoyer en mission diplomatique c’est bien mignon mais si j’apprends que Magnéto et sa clique savaient pour les problèmes de communication qu’on allait rencontrer et qu’ils ont préféré se taire pour une raison Xou Y, ils peuvent aller se faire voir pour compter à nouveau sur moi. Je n’ai rien contre le système hiérarchique de la Confrérie en soi – au contraire il paraît assez logique pour éviter la fuite d’informations – mais envoyer les gens au casse-pipe sans ne serait-ce que les prévenir des risques, chez moi on appelle ça être un enfoiré de première. Et la loyauté, les enfoirés ne la méritent pas.

Mais bref revenons à nos moutons ou plutôt nos primates. Parce que j’ai beau être exclue de la discussion en bonne figurante que je suis – mais si y’avait une fille dans l’groupe au début du film j’te dis ! T’es sûr ? Ouais, même qu’elle a fini écrasée par les singes en colère. Ah maintenant qu’tu le dis ça m’dit quelque chose… Une Latinon non ? Bah voilà quand tu veux – ça m’empêche pas d’me rendre bien compte que les négociations n’avancent pas. Même pas d’un pouce. Pas que Greenbane n’y mette pas du sien, rien à redire de c’côté-mà mais il est clair comme de l’eau de roche que les gorilles comprennent autant de ce qu’on leur raconte que nous de leur charabia, à savoir que dalle ! Alors, bien sûr, maintenant il est passé à la méthode du Pictionnary et j’espère qu’elle va être plus productive que le langage des signes parce que j’sais pas c’qu’il a compris du petit numéro du primate face à nous mais moi j’ai eu l’impression qu’il désignait la limite de son territoire et qu’il nous expliquait que soit on rentrait gentiment chez nous, soit c’était la baston assurée. En même temps, j’suis déjà loin d’être douée avec les langues humaines – heureusement que l’anglais est pas spécialement compliqué à baragouiner – alors j’vais certainement pas tenter le langage primate.

Le problème c’est que, même si la méthode « dessins sur le sable » fait très sylvestre, si elle foire on est dans une merde innommable. Non seulement, on est clairement en sous-nombre mais la différence de force est évidente de par leur taille et l’état dans lequel sont rentrés nos prédécesseurs. Il nous faudrait donc un plan B et au plus vite. Malheureusement, il faut croire que mes cellules grises sont en grève aujourd’hui parce que j’arrive à envisager qu’un type de solution si la diplomatie tourne court, j’ai nommé la fuite pure et simple. Le problème étant que rentrer bredouille de ma première mission officielle m’amuse mais alors pas du tout. Je fais donc tourner mes méninges à bloc tandis que Greenbane continue son speech. Et résultat : nada de nada. Zéro idée. Je range donc les plans de fuite dans un coin de mon esprit où j’irais les récupérer si le déroulement des évènements venait à l’exiger et m’adresse sans trop élever la voix à Cymrod.


-Rassure-moi, l’un de vous deux a plus que des notions de secourisme, non ? Parce que j’le trouve bien optimiste à leur promettre nos talents médicaux. Faire un bandage c’est une chose mais avant de voir leurs blessés, j’suis pas certaine que leur promettre une aide qu’on n’sera peut-être pas en mesure d’leur offrir est une idée brillante.

Ouais, je sais, j’me plains beaucoup pour quelqu’un qu’est pas foutu d’proposer une meilleure idée mais qu’voulez-vous 1/ j’suis née comme ça et 2/ j’suis probablement pessimiste mais au moins on m’prend rarement par surprise. Et puis, au pire j’sais agir dans l’urgence. En gros donc, créer des plans savamment orchestrés pour nous tirer d’affaires, faut pas compter sur Bibi mais s’il s’agit de s’en sortir au moment critique, j’suis capable de faire preuve d’une inventivité assez inattendue vu mes capacités le reste du temps. Faut croire que j’me réveille que quand j’suis sous le rush de l’adrénaline.
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Yitzhak Anavim
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MessageSujet: Re: Pique-nique dans les bois [Inscrits]   Jeu 4 Déc - 20:58

Je peux pas dire que ces primates aient une expression particulièrement intelligente de base, mais à voir la tronche qu’ils tirent quand Greenbane s’acharne avec son pseudo langage des signes, ils ont l’air particulièrement teubés. Comme je le craignais, c’est peine perdue, ils pignent que dalle. Après avoir dépensé son énergie en gesticulations inutiles, notre tas de mousse se décide à leur montrer une photo. Là, au moins, on a droit à une réaction. Mais la colère visible du grand chef me confirme aussi que chercher de suite à être assimilés à ces types n’est pas la meilleure des idées. Peu importe qui a attaqué qui en premier, nous sommes les envahisseurs, le peuple simiesque s’estimera offensé dans les deux cas. La seule solution pour établir des relations positives donc, serait de leur faire croire que nous sommes aussi des ennemis des gars qui se sont bastonnés avec eux. Sauf que ça risque de ne pas être évident. Greenbane se débrouille comme il peut mais nous n’avons aucun moyen de savoir jusqu’à quel point ils comprennent correctement ce qu’il essaye de leur raconter, c’est un coup à se faire buter sur un malentendu. Mais mince quoi ! Qu’est ce qu’on fiche là en fait ? Si c’est un problème de dialogue, Magneto n’avait-il pas sous le coude un mutant polyglotte ou un cyberpath capable de créer un décodeur avec trois bouts de bois ? Quel rôle nos profils respectifs sont bien censés jouer ? Un géant vert, c’est flippant pour entamer des négociations, d’abord. Et la nana os aux, elle est bien mignonne et tout, mais elle m’a pas l’air du genre à élaborer des solutions intello dans une situation pareille. Ok, je veux bien que je sois un bon manipulateur, mais pas avec des singes !

Alors j’observe, je continue à me creuser la tête en observant d’un œil sceptique la danse de mon coéquipier. On a quand même de la chance que ces débiles velus aient visiblement envie de tenter une conversation aussi avant d’envoyer leurs poings dans nos mouilles. Greenbane tente le classique du « on a des soins pour vous ». Mouais… ça fonctionne dan les films après tout, et ils ont pas l’air assez évolués pour connaître la chirurgie, les vaccins et tout ça. Et vl’a aussi qu’il se la joue pictionary… N’empêche que ça me donne une idée. Communiquer avec des images… Je peux faire ça ! Huesos me coupe un instant dans mon élan. Elle a l’air salement blasée, je la comprends. Pour le coup des soins, elle n’a pas tort d’ailleurs, il ne me semble pas que l’un d’entre nous ait passé son diplôme de médecine. J’essaye quand même d’avoir l’air détendu et je hausse les épaules.

- Bien sûr ! Je sais faire des points de suture… Si tu veux mon avis, ils sont restés à l’âge de pierre, ça serait bien capable de les impressionner !

Le ton implique que je n’y crois qu’à moitié. Je préfère être ironique que paraître désespéré, parce qu’il faut que je tente de suite un soutien à Greenbane. Donc je commence à bouger un peu pour attirer l’attention et signifier que j’ai un truc à dire aussi.

- Arrête vieille branche ! Tes dessins sont pire que ceux d’un gamin de maternelle. J’vais leur expliquer !

Expliquer implique d’utiliser mes pouvoirs et j’aimerais le faire d’une manière assez discrète pour éviter de leur faire peur en sortant quelque chose de nulle part. Donc, j’attrape la photo et j’invite le grand gorille à la regarder à nouveau. Le cliché devient flou. Comme je ne sais pas comment « animer » une photo, je la recouvre d’encre pour leur présenter une sorte de dessin animé où tout le monde est plus ou moins identifiable. J’ai pas de talents particuliers en dessin, c’est mon imagination qui est à l’œuvre. L’animation bas de gamme permet au peuple hostile de montrer, tout d’abord, que nous détestons nos prédécesseurs, et que nous avons été ravis de les voir revenir en si mauvais état. J’utilise des clichés de bd nuls pour montrer l’expression de la moquerie, les larmes aux yeux, etc. Puis, je fais croire que nous avons été impressionnés par leur force, leur noblesse, bref, je veux leur prouver qu’on les trouve super cool et que nous sommes revenus dans le but de les aider à sauver leur compagnon blessés ou leur apporter des cadeaux, parce qu’on les trouve super cool. C’est un effort mental immense et je suis bien content quand, enfin, j’arrive au bout de mon histoire et rend à la photo sa forme initiale. J’admets que ce n’était pas très évolué, mais puisqu’il faut négocier avec des primates, je vois pas trop quelle autre stratégie adopter, à part la fuite pour un retour plus costaud. On aurait même pu commencer par l’artillerie lourde d’ailleurs. Mais Magneto veut les garder… A mon avis, il pense qu’ils peuvent constituer de bons alliés si on arrive à en faire quelque chose.

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MessageSujet: Re: Pique-nique dans les bois [Inscrits]   Jeu 11 Déc - 5:40






Et voilà l'homme végétal qui reprenait sa danse accompagnée de paroles toujours aussi incompréhensibles pour les autochtones. Il n'avait visiblement rien compris aux menaces qui venaient d'être proférées. Pourtant le gorille ne pouvait être plus clair : quiconque franchira ce sillon fraîchement tracé dans le sol tâtera de son poing. Mais non, l' « humain » continuait de tergiverser, encore et encore. Ensuite il s'était mit à imiter le chef de tribut qui lui faisait face, en plantant son doigt dans le sol pour illustrer ses propos, avant d'ouvrir une boite remplie de produits étranges, colorés, qui attirèrent l'attention du grand primate bien plus que le reste. Était-ce une offrande  ? Le gorille n'en avait aucune idée, mais tout cela titillait sa curiosité, si bien qu'il fut rapidement rejoint par deux autres singes qui le rejoignirent dans l'observation de cette étrange boite et de son contenu.

Aucun des trois ne fut donc alertés par les mots que s'échangèrent les étrangers, trop occupés à essayer d'extraire de leurs gros doigts sombres cet objet brillant d'un côté pointu et de l'autre terminé par deux cercles bien trop petits pour que les gorilles puissent y passer leurs doigts. Ce qui les sortit de leur admiration pour ces minuscules objets comparés à leurs apparents nouveaux propriétaires était l'humain à cheveux courts, qui leur agita sous le nez cette même chose fine et fragile qu'était la photo des trois humains de la veille. C'était un cadeau aussi cette image ? Pourquoi faire ? Alors que le plus grand des trois primates qui faisait face aux explorateurs semblait complètement désintéressé de ce qu'on lui montrait, l'objet de déforma. Enfin il ne se déformait pas vraiment, mais l'image aplatie des trois humains qu'il combattu veille bougea. Décidément, ces humains-là étaient pleins de surprise : entre la boite remplie d'étrangetés et cette image mobile, ils savaient retenir l'attention des grands singes.

En réalité, même si il avait l'air subjugué par ce que formait l'encre en mouvement, le gorille était plus fasciné par l'objet en lui-même que par ce qu'il affichait. De toute façon il ne comprenait pas grand choses aux images qu'on lui montrait ; au début ça parlait des humains de la veille, puis il avait décroché, se demandant comment fonctionnait l'appareil. Mais une fois cette suite de dessins terminée, le gorille tendit lentement la main vers la feuille, s'en saisissant avec une douceur intrigante pour une bête de cette envergure pour malgré tout l'arracher, calmement, des mains de son ancien propriétaire. Une fois l'objet en main, il l'observa, de face, de profil, le tournant dans tous les sens. Rien ne se passait plus sur la feuille. Étrange. Peut-être qu'il fallait la tenir à un endroit spécifique pour que cela fonctionne ? Le gorille posa ses doigts à l'endroit où l'humain à cheveux courts les avait auparavant, mais toujours rien. C'était nul comme offrande. Le singe reposa la feuille par terre pour revenir à la boite, que les trois autres singes, les deux d'avants et un nouvel intéressé, avaient vidé.

Les primates s'échangèrent quelques mots puis un des singe remit chacun des objets à sa place initiale dans la boite qui allait avec. Enfin, les quatre primates relevèrent la tête vers les explorateurs, l'un prenant la parole, le chef, comme d'habitude, et un autre la boite, avant de s'en retourner dans l'arbre duquel il venait.  Il avait visiblement décidé de garder la boite. Vu son contenu, elle devait avoir une très forte valeur, ce qui plaisait au singe. Cette fois encore il était incompréhensible pour les humains, mais son ton était plus posé, calme, bien que toujours aussi strict. Une fois encore, tout en parlant il désigna du poing fermé l'endroit par lequel venaient les explorateurs, qui auraient du comprendre ce qu'il signifiait par ce geste dés la première fois qu'il l'avait exécuté. Là était toute la difficulté de l'exercice : tacher de se faire comprendre par les autres.




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Morgan Clayton
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MessageSujet: Re: Pique-nique dans les bois [Inscrits]   Jeu 5 Fév - 20:42

Yes ! Cette fois c’est la bonne !

En fin d’compte j’ai bien fait d’avoir embarquer des provisions avec moi, puisque notre primate taillé dans le king size semble porter une curiosité enfantine pour mon stock de produit médicaux. Compte tenu qu’ils sont presque aussi futés que nous et de leur mode de vie tribal, ils voient ça comme un présent en gâche de notre reconnaissance pour nous avoir aidés. Où presque, vu qu’apparemment son signe de tout à l’heure ne parlait nullement de territoire interdit, si j’en juge par sa tronche de primate blasé dès le début de ma réponse. Dieu que c’est tendue du string tout ça……

Et visiblement, même ses potes finissent par quitté des yeux mes collègues pour toucher des mirettes notre offrande. Plus précisément la seringue que tient leur chef de bande qui les fascine d’admiration. Moi j’contente de croiser les bras et d’observer leurs analyses, en attendant de voir ce qui va suivre. C’est au tour de la photo tendue par un Cymrod qui se jette lui aussi à l’eau pour prouver sa non-agression à leurs encontre. Photo qu’il avait animé a l’arrache avec son pouvoir sous forme de cartoon finie a la pisse de chameau, montrant nous trois content qu’ils aient déglingués nos prédécesseur pour qui on n’tenait pas vraiment à cœur. Une façon simple et efficace pour qu’ils sachent qu’on n’est pas là pour un réglage de compte.
Le King Kong miniature s’empare de la photo avec une retenue qui m’impressionne quand j’vois la taille de l’engin devant moi, puis tente de bougeotter la photo pour réitérer le jeu d’image d’Yitzhak, sans succès. Pas d’effet optique, ni d’images en mouvement : seulement une photo banale. Finalement entre mon offrande et celle du p’tit brun son choix fut vite réglé.

D’ailleurs j’me tourne vite fait vers le jeune confrériste avec la tronche du type tout fière de son improvisation.

- J’crois que cette fois c’est la bonne.

Et ça s’confirme déjà ! Sitôt quelques mots échangés entre eux que l’un des frères d’armes du gros primate Jurassien décampe d’ici en disparaissant dans les arbres avec tout mon matos médicaux. Bon…. ca réduit un peu les chances de survie à mes coéquipier dans cette jungle, mais au moins ça les sauves d’une mort peu enviable. Celle de mourir broyés entre leurs grosses paluches poilues et finir en ornement tribaux pour primates préhistoriques.

Visiblement, le boss simien parait plus serein et moins enclin à vouloir se servir de nous comme « punching ball pour mémé » comme dirait Surion. Encore une fois, il tend son poing dans la même direction que tout à l’heure, mais avec le tracé et le coup d’poing sur le sol en moins.
Plus besoin de se griller des neurones dans des hypothèses à la mords-moi-le-nœud, le message est très clair : les trois confréristes tabassés sont arrivés au Nord-est de notre position. Point !

J’hoche la tête de telle manière à ce qu’il voit que son message est passé comme une lettre à la poste et j’fais signe à mes frères d’armes à moi de me suivre. On s’enfonce une nouvelle fois entre arbres et buissons avec la même formation d’équipe d’avant la pause : moi à l’avant-garde, les autres à l’arrière garde. J’me charge même de dégager le passage en écartant les obstacles faibles mais très nombreux qu’est la végétation dense à l’extrême.

- On peut dire que c’était moins une ! Encore un peu et on aurait finie comme ornement en os pour nos amis d’tout à l’heure.

J’me garde de mentionner une nouvelle fois de ma capacité à être encore en vie même après destruction totale de mon corps pour n’ pas faire de jaloux.

On est pas là pour ça.

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Emilia Cortes
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MessageSujet: Re: Pique-nique dans les bois [Inscrits]   Lun 9 Fév - 18:23

Après le Pictionnary version végétale, le Pictionnary version adolescente. Cette mission devient d’plus en plus surréaliste au fur et à mesure qu’les minutes s’écoulent. Pourtant, je n’dis rien, laissant Greenbane et Cymrod tenter de nous éviter une mort douloureuse aux mains de primates. D’toute façon, en termes d’communication animale, voire parfois d’communication tout court, j’suis aussi prône à la discussion qu’un mur. Sans compter que ce n’est certainement pas mon pouvoir qui va nous tirer d’affaires. En termes de subtilité et d’annonce d’intentions non violentes on a fait mieux que d’sortir un bout d’os d’sous son épiderme. Surtout que vu l’niveau de développement cérébral du camp adverse, y’a aucun doute sur le fait qu’ils utilisent des armes faites en os, alors pas la peine d’empirer une situation déjà bien merdique en soi.

Je laisse donc Cymrod prendre la relève de Greenbane sans moufter et la seule pensée qui m’traverse l’esprit en voyant ses tentatives de dessin, c’est d’savoir comment fonctionne son pouvoir pour être capable de faire un truc pareil. Il altère la perception de ceux autour de lui ? Nan, sa mutation a l’air d’un genre plus physique que psychique. Mais alors quoi ? Il modifie la matière par l’toucher ? Quoiqu’il en soit, peu importe ses talents artistiques, il semble avoir fini d’intriguer les singes, après qu’l’offrande par Greebane d’son kit de premier secours ait commencé le boulot en la matière. Tout au moins, si j’en crois la curiosité qui s’allume dans les regards simiesques face à nous. La photo redevenue immobile ne retient c’pendant pas longtemps l’attention du chef de la joyeuse bande et ils s’reconcentrent tous sur la boîte de seringues et tout type de matos médical.

Finalement, après un instant qui m’semble durer un putain d’éternité – j’ai jamais été un modèle d’patience on va dire – les cocos d’en face s’décident enfin sur la réaction à avoir à nos avances. Résultat des courses : ils emportent le kit de s’cours et nous on r’part d’où on est venus. A vrai dire j’suis pas sûre d’avoir complètement compris c’qu’y s’est passé mais j’suis pas sur l’point de pinailler alors qu’on s’en sort sans une égratignure. J’emboîte donc le pas de Greenbane qui a r’trouvé une jovialité qui m’laisse franchement perplexe. Est-ce que les plantes n’réagissent pas comme nous face au danger ? Nan parce qu’moi j’nous ai trouvés un peu, beaucoup, trop près d’y passer. Enfin, c’qui m’dérange le plus dans toute cette histoire c’est la sérieuse impression que notre rencontre avec la fameuse « tribu indigène » n’était que l’début des ennuis. Et si le grand boss a plus que souligné le besoin d’faire preuve de diplomatie pour éviter tout débordement – et pour l’coup les mecs s’en sont très bien sortis, pour aussi ridicules que leurs méthodes aient été – je crains de plus en plus que selon la situation ce ne s’ra tout bonnement pas une option. J’m’apprête donc à faire part d’mes inquiétudes aux deux autres lorsqu’une remarque de Greenbane m’oblige à répondre. C’est automatique, quand quelqu’un lance une pique sur les os, j’me sens obligée d’réagir par une blague pourrie d’mon cru. Croyez-moi j’ai tout fait pour y r’médier mais faut croire que c’est un putain d’instinct primaire. Bref, c’est donc en m’traitant mentalement d’tous les noms que j’réponds :


-Au moins j’aurais fait une arme de choix.

Et en plus c’est glauque…. Mortifiée par mes propres propos, j’enchaîne donc immédiatement pour éviter que l’un d’eux ne commente mon humour déplorable et déprimant à souhait.

-Mais sinon j’commence à me demander sérieusement. A votre avis qu’est-ce qu’on va bien pouvoir rencontrer en continuant dans cette direction qui aurait poussé nos infortunés prédécesseurs droit dans les bras de nos charmants hôtes de tantôt ?

Ouais, quand j’suis mal à l’aise j’commence à parler comme une foutue bourge. Jamais compris pourquoi mais c’est un fait. C’est le stade un du stress. Le stade deux je jure comme un charretier et le stade trois… mieux vaut ne pas en parler.

-A moins qu’ils n’aient juste eu des tendances suicidaires ou se soient crus capables de faire face à nos amis les gorilles mais j’ai un peu de mal à y croire.

Non, la solution qui fait l’plus de sens c’est celle d’imaginer qu’ils ont rencontré un truc tellement terrifiant qu’à côté les singes d’taleur c’était le meilleur des deux choix. Et ça, c’est pas particulièrement rassurant.
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Yitzhak Anavim
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MessageSujet: Re: Pique-nique dans les bois [Inscrits]   Lun 16 Fév - 0:46

Les singes ont confondu la trousse de soins avec un coffre à jouets. J’ai sérieusement peur tout le long qu’ils s’éclatent avec qu’ils fassent un truc stupide, comme se blesser avec des seringues ou des ciseaux imaginer qu’on leur a donné un cadeau piégé. Heureusement, ils ne sont pas si idiots. J’ai pas l’impression ceci dit que leur intelligence soit assez au niveau pour saisir le sens des dessins. Un chien face à une vidéo n’aurait pas plus d’expressivité que leur chef devant ma super animation. Je m’embête à faire un truc artistique, plein d’idées novatrices pour faire passer un message à une bête au niveau d’un trisomique sur l’échelle humaine, et rien à fiche. Tout ce qui l’intéresse, c’est de prendre cette fichue photo pour s’amuser avec. Mais désolé gros balourd, la séance est terminée, pour la suite c’est 15$, et on peut dire que je brade franchement mon talent. J’espère pas m’être trop cassé le cul et grillé des neurones pour rien. Je préfère utiliser mon pouvoir en créant des armes à feu que pour tracer des dessins débiles. Comme les primates ont l’air plus tranquilles, moins enclins à braquer nos lances sur notre nez, j’en déduis quand même que l’action cadeau et tour de passe-passe les a calmé. Ils ont l’esprit assez occupés par leurs découvertes pour oublier de nous transformer en bouillie. Ça s’arrête là. Je vois pas très bien ce qu’on a gagné de plus. La discussion avec de tels crétins est clairement impossible. On pourra tout juste se vanter d’avoir lié un très vague début de paix diplomatique avec eux. Fail, try again. Ils ne veulent toujours pas nous laisser avancer, et le chef nous incite encore à nous éloigner avant de s’enfuir avec le reste de sa troupe. Enfin, s’enfuir, c’est relatif. Je suis sûr que si je m’amuse à franchir la ligne de démarcation, je vais me retrouver avec une flèche en travers de la tête, et ça sera moyennement esthétique.
 
Pourtant, Greenbane a l’air super content de lui. C’est la bonne, qu’il dit. La bonne quoi ? Ah, juste, le singe n’as pas exactement pointé la direction par laquelle nous sommes arrivés. Alors il nous a peut-être envoyé sur les traces des trois autres explorateurs. Si ça se trouve, les singes n’ont rien à voir avec l’incident, il existe des monstres pires encore, et c’est un peuple plutôt pacifique devenu méfiant depuis qu’un danger rôde aux abords de leurs terres. Ça, c’est la première solution. Il aurait pu aussi sciemment nous envoyer au casse pipe, et enfin, s’ils sont si demeurés qu’ils en avaient l’air, juste désigner un point au hasard, ce qui voudrait dire qu’on est en train de se perdre dans la jungle pour que dalle. Vous voulez savoir la vérité ? Je préfère encore tomber sur un monstre trois fois trop puissant pour nous que crapahuter dans des prairies préhistoriques parce que j’ai accordé une intelligence inconsidérée à un être inférieur. Mais notre fougère des forêts reste toujours incroyablement positive, trouvant approprié de placer un bon mot sur ce à quoi on vient d’échapper. Huesos en profite pour une répartie cynique, elle a l’air aussi sceptique que moi au sujet de la suite. D’ailleurs, elle soulève une de mes questions, en se demandant si on ne risque pas de croiser la route d’un ennemi bien plus flippant qu’une bande de gorilles.
 
-          Ou alors on a juste été envoyé se faire voir dans une direction aléatoire. – Je hausse les épaules, l’air blasé. – Reste plus qu’à admirer le paysage, prendre quelques photos, se faire griller un dino à la broche sous le clair de lune, et reconnaître après avoir été bouffés par des moustique toute la nuit qu’on a rien fait de très constructif ici… L’avantage si on tombe sur un truc bien vénère et dans le cas où on en réchappe, c’est que même si la diplomatie échoue, on aura des choses à raconter en rentrant.
 
Bon, je sais, j’ai une manière assez particulière de positiver. Mais cette mission commence vraiment à m’ennuyer. C’est toujours pareil, je suis excité à l’idée de partir sur des terres inconnues, et quand ça ne se passe pas comme prévu – évidemment, ça ne se passe jamais comme prévu – je me demande pourquoi j’avais une si vive envie d’aller m’embarquer dans une galère pareille. C’est vrai quoi, à cette heure, je pourrais juste être devant mon pc avec un paquet de chips en train d’hésiter entre aller me retourner la tête en boîte ou détruire la vie d’un type inconnu sur internet. A la place, j’essaye de communiquer avec des singes géants et j’anticipe ma mort dans le ventre d’un lézard.

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MessageSujet: Re: Pique-nique dans les bois [Inscrits]   Jeu 5 Mar - 10:49







Avez-vous cru voir un quelconque chemin dans les menaces que les grands primates on proféré à votre égard, compagnons ? Bien sur que oui puisque vous avez repris votre route pour en savoir plus sur la mystérieuse agression de vos coéquipiers. Pauvres fous, vous pensez tout savoir, tout comprendre, tout contrôler, mais vous avez oublié que vous n’êtes pas chez vous ici !
Dans ce dangereux labyrinthe de verdure que peu peuvent prétendre connaître, vous vous enfoncez les yeux fermés, au point de vous y perdre. Après tout, un arbre n’est qu’un arbre, et qui aurait pu faire la différence entre un tel ou un autre. Personne, pas même le plus feuillu d’entre vous.
Sentez-vous la densité oppressante qui se resserre toujours plus autour de vous ? A chacun de vos pas, tout se bouche et s’opacifie, comme si la nature se démultipliait à l’infini au point d’obstruer totalement votre vue.
Les larges troncs s’assombrissent et prolifèrent sous vos yeux. Sur ces troncs, des lianes qui courent, qui serpentent, qui lézardent. Ces mêmes lianes qui rampent et s’emmêlent au travers du tapis de feuilles mortes recouvrant l’humus souple.  Et la mousse, verte et tendre, qui vient se lover dans le moindre recoin, ou se déployer sur la plus infime parcelle d’écorce encore nue.

La forêt primaire est à la fois une merveille et un piège mortel.

Alors laissez-vous enchanter, compagnons, devant cette merveille de vie. Elle fourmille partout où vos yeux se posent.
Devant cette merveille de beauté, pour vos regards avides qui savent peut-être capter le délicat flottement des rayons du soleil se posant sur les volutes d’humidité en suspension.
Devant cette merveille de découverte pour n’importe quel explorateur curieux.
Compagnons, pensez-vous être de la même étoffe dont son fait ces explorateurs ?
Oui ? Alors sachez que chaque pièce à son revers et que pour chaque scintillement qui s’offre à vous, autant d’ombre et de mystère se dérobe en silence.
Qui sait ce qui peut bien se cacher derrière ces épais feuillages ? Qui sait ce qui peut bien rôder, chercher, traquer dans l’obscurité ?
Personne ne le sait, et surtout pas vous.  
Vos paroles, votre respiration, les craquements et froissements sous chacun de vos pas… Chuuut compagnons, vous êtes bien trop bruyants. La forêt entière est déjà au fait de votre présence.
De toute façon, il est trop tard, alors allez-y, marchez. Après tout, ici, vous n’avez que ça à faire. Cependant, prenez garde et tâchez de prendre conscience du temps qui passe, des heures qui filent et de la lumière qui décline. N’avez-vous pas remarqué comme le jour se fait timide à présent sous l’épaisse canopée ? Si les rayons du Soleil arrivaient encore à se frayer un chemin entre les branchages et feuillages, il n’en sera pas de même pour ceux de la Lune.

Attention compagnons, quelque chose est là. Quelque chose a senti. Quelque chose avance. Mais qu’est ce que cela peut bien être ?Tapis dans l’ombre naissante, ça s’est redressé et ça a inspiré, longuement, profondément. Vos odeurs, si exotiques, ont caressé ses narines. Il est curieux, il veut gouter…

Compagnons, dans ce lieu où vous n’êtes que des fourmis, peut-être feriez-vous mieux de tendre l’oreille. Mais pour entendre quoi puisque cela ne fait pas un bruit ? Alors peut-être feriez-vous mieux de lever les yeux. Mais pour voir quoi puisque c’est dissimulé dans la brume sombre ?
La nuit est tombée et les minces filets de Soleil sont morts les uns après les autres. Compagnons, comment allez-vous continuer à avancer sans même voir vos pieds ? Oh, des lampes torche, comme c’est astucieux. Finalement, vous verrez vos pieds compagnons, mais vous ne serez pas les seuls…

Contrairement à vous, quelque chose n’a pas besoin de lumière pour voir. Ca sent. C’est patient. Ca sait.

Compagnons, vous avez tant marché, avez-vous faim après tout ce temps ? Etes-vous fatigués ? Peut-être pourriez-vous autoriser vos yeux à se fermer, quelques heures, quelques minutes, quelque secondes.

Quelque chose ne dort pas en tout cas…

Soyez sur vos gardes braves compagnons, car en mettant vos pas dans les siens, vous êtes entrés dans son territoire de chasse. Voyez plutôt comme ses griffes ont labouré et enfoncé la terre sous ses pattes immenses.

Oh, ne cherchez pas. Ici, c’est le maître des lieux qui vous trouvera…    



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