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 Un nouveau départ. (PV Ninon Lenoir)

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MessageSujet: Un nouveau départ. (PV Ninon Lenoir)   Sam 6 Sep - 19:38


« Oh moins maintenant tu as finis de te battre »

Le bruit d'un revolver caractéristique me plonge dans des ténèbres particulière. Je me lève comme un diable sortirait de sa boite, mon front est moite et le sang me bat les tempes comme jamais. Je passe ma main dans mes cheveux remplient de sueur et soupire largement avant d'attraper mon paquet de cigarettes posé sur la table de nuit à tâtons. D'un clic la flamme jaune orangé apparaît et j'allume la clope avant de soupirer. Le soleil est à peine levé et un timide rayon passe à travers la vitre qui vibre avec le métro. J'expire la fumée grise en m'asseyant sur le rebord du lit, je cherche dans la poche de ma veste le cellulaire bon marché acheté la veille et tape un numéro de mémoire. Deux sonneries avant qu'une personne me réponde en Russe.

« Sergei c'est Reichner j'ai besoin de nouveau papier sans faucille et marteau si possible et d'un de tes contacts à New-York. C'est urgent et je te conseille pas de me doubler. »

Long silence au bout du fil et je commence à me demander si j'ai bien fait de m'adresser à ce vieux schnok de plus de 90 ans, finalement j'entend à nouveau son souffle dans le microphone de son vieux téléphone à cadran.

« Entendu Friedrich, de toute façon je te dois une vie et je paye mes dettes. Comment va Ludwig ton fils ? »

Ma gorge se serre quelques secondes et je tire longuement sur la cigarette avant de répondre.

« Ce n'est pas le moment Sergei. Je te raconterais ça devant une Vodka un jour. J'attend de tes nouvelles par la voix normale reçu ? »

Pas de réponse seulement un grognement et le bruit du combiner qui revient sur sa base. Je jette le portable dans le chiotte à l'autre bout de la pièce et il disparaît dans les sombres canalisations New-yorkaise. Un œil à ma montre, déjà 5h45, il est temps de prendre un café. Quelques minutes le temps de me passer de l'eau glacée sur le visage alors que le métro passe une nouvelle fois sous les murs branlants de l'hotel de passe dans lequel j'ai passé la nuit. Je me regarde un instant dans le miroir à peine ternis. Mes traits sont quasiment les même qu'il y a deux siècles, j'ai les même yeux, la même bouche, les cheveux un peu plus court mais je n'ai plus rien à voir avec le hussard que j'ai pu être, du moins je croyais. Mon maître d'arme me disait toujours que personne ne change est ce vrai aussi pour moi ? Je me confronte à cet homme qui vient d'avoir 275 ans et je ne retrouve rien du jeune soldat prêt à donner sa vie pour son pays au milieu du XVIIIème, il était plein d'espoirs, de promesses, il ressemblait au vieil allemand qui avait posé le pied à l'institut Xavier pour finalement quel résultats ? Etre pris comme un danger public, un homme sans expérience et être pris de haut par tous ces mutants élevé chez les humains. Non Ludwig il est temps de contre attaquer comme à l'époque...

Je sors de la chambre arrivé au comptoir je paye ce que je dois à cette enflure qui tient le gourbis et je me casse sans demander mon reste. Je traverse la moitier de la ville et arrive à Mutant town. Ca me rappel des souvenirs mais je suis du mauvais coté de la barrière cette fois-ci. Arrivée au coin d'une rue aussi large que haute je m'adosse au mur et allume une cigarette. Je regarde le soleil terminer de se lever et bercer de sa douce châleur du béton armée qui n'en profitera jamais et sans m'en rendre compte je pense à voix haute.

« Si tu avais été l'un d'entre eux, qu'aurais-tu fais à leur place mon vieux Reichner ? »
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Ninon Lenoir
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ. (PV Ninon Lenoir)   Ven 12 Sep - 10:37

_ « HAAAAAA ! 

Juste un cri de terreur dans une petite ruelle de Mutant Town...

Lundi 1er septembre. La journée avait pourtant si bien commencé. Ninon s’était réveillée de bonne heure et de bonne humeur. Pour certains, le dernier jour des vacances avait des accents d’ultime jour d’un condamné à mort, pour d’autre, c’était un jour à vivre comme s’il était le dernier et dont il fallait profiter au maximum. Elle s’était préparée rapidement avec une robe légère et fluide rose poudrée, une chemise de denim clair dont elle avait noué les pans autour de sa taille pour la refermer ainsi que remonté les manches au milieu de ses avants bras et enfin, une paire de bottines en cuir à petits talons.
Une fois son sac en bandoulière sur son épaule, elle était sortie en silence du dortoir des filles pour prendre la direction des grilles de l’institut, non sans avoir fait un petit détour par les cuisines pour y attraper une pomme au passage, ses longs cheveux bouclés se balançant librement dans son dos au rythme de ses pas légers et feutrés.
Le programme était des plus simples, prendre le car de 7h30 pour New York et y passer la journée en visitant un ou deux musées. Cela pouvait sembler relativement peu, mais comme Ninon s’attardait toujours sur le moindre détail, collant littéralement le nez sur chaque peinture pour en étudier les différentes couches et épaisseurs ou bien les plus minuscules veines et nervures des sculptures,  elle n’aurait sans doute même pas le temps pour le second musée… Il allait sans dire qu’en amont, qu’elle avait bien entendu prévenu l’institut de sa petite sortie, en certifiant que dans tous les cas, elle serait rentrée par le car de 18h.
Quand l’autobus avait commencé à rouler dans New York, son visage s’éclaira. La vision de cette ville gigantesque qu’elle avait pu rapidement apercevoir le jour de son arrivée était restée profondément ancrée dans son esprit, et elle n’avait plus eu qu’une seule envie, y retourner pour la découvrir. En sortant du véhicule à la gare routière à l’angle de la 41ème rue et de la 8ème avenue, tous les bruits de la ville envahir soudainement la tête de Ninon. Elle qui adorait le calme et la nature avant tout risquait d’être servie, mais c’était le prix à payer pour faire du tourisme. Et puis ce n’était que pour une journée. Journée pendant laquelle elle serait dans une exposition, donc protégée des sons de la ville.
Le New Museum se trouvait juste à côté du Sara Roosevelt Park et pour y aller, elle avait choisi le métro. Elle aurait à marcher un peu mais c’était encore ce qu’il y avait de plus rapide et de plus pratique. Ce dernier l’ayant déposé sur Houston Street.
Elle sortit un petit papier de son sac, y ayant noté la marche à suivre pour se rendre au musée à partir de la bouche de métro. Longer la rue et prendre la seconde à gauche. Elle regarda autour d’elle, se maudissant de ne pas avoir marqué dans quel sens elle devait partir. Elle finit par prendre la direction Est, croisant les doigts pour que cela soit la bonne.
En marchant, elle ne pouvait s’empêcher de lever le nez pour tout admirer et photographier visuellement cet environnement si particulier. Les murs dans des tons chauds, orangés et rouges, les escaliers de secours noirs venant serpenter sur les façades, les feux tricolores suspendus et le ballais incessant des taxis au milieu des habitants circulant comme des automates bien règlés.
Et voilà la seconde rue ! Ou peut-être la troisième, Ninon ne les avait pas vraiment compté, trop absorbée dans sa contemplation et le mouvement. Elle prit grand même à gauche, au pire des cas, elle reviendrait sur ses pas… Mais au fur et à mesure qu’elle s’engageait vers ce nouveau quartier, quelque chose changea dans cet univers urbain. Quelque chose qui se manifesta peu à peu. Etait-ce parce qu’il semblait y avoir beaucoup plus de craquelures et de messages sur les murs ? Les journaux par terre ou bien les personnes qui y dormaient ? Il commençait à régner une sorte de misère et de pauvreté ambiante. Des graffitis. Beaucoup de graffitis. Il était impossible de ne pas les voir et impossible de ne pas remarquer qu’ils n’étaient en rien une quelconque manifestation de street art. Les messages se succédaient, parfois de désespoir mais surtout de haine. « MUTANTS » « CREVE » « MUTOS » « DECHETS » « MONSTRES » « A MORT » et puis en gros et en rouge « MUTANT TOWN ».
Ninon était pétrifiée. Comment avait-elle pu atterrir à Mutant Town ? Une rue prise dans le mauvais sens ? Un mauvais carrefour ? Elle savait que ce quartier était réputé comme excessivement pauvre, mais jamais elle n’aurait imaginé ne serait-ce qu’une seconde ce qui se tenait devant ses yeux à ce moment. Certains mutants vivaient à même la rue, plus loin, une soupe populaire, et surtout, ces mots sur les murs qui les regardaient et les menaçaient chaque jour un peu plus. Comment était-il possible de vivre quelque part où l’on vous accuse partout d’être un monstre sans pouvoir vous échapper ?
Elle ressentit le besoin de fuir, de s’éloigner le plus rapidement possible de ce lieu, marchant aussi vite que possible, prenant une rue, puis une autre, tournant dans une nouvelle, un peu plus étroite, où le soleil ne passait pas encore à cette heure-ci de la matinée. Légèrement essoufflée, elle dut ralentir pour reprendre ses esprits. Les sons de la ville s’étaient un peu calmés aux aussi. L’atmosphère plus tranquille et fraîche de la ruelle réussit à apaiser la française qui continua son chemin doucement en respirant profondément, s’y sentant déjà plus à l’aise que dans le brouhaha et le mouvement perpétuel des grandes artères passantes.
Et puis.... Un bruit de couvercle de poubelle en métal qui tombe et qui roule rapidement sur le sol pour venir se fracasser sur le mur. Un bruit et un écho amplifiés par l’étroitesse de la rue. Ninon sursauta et se retourna. Tendue à l'extrême, elle retint son souffle tandis qu'un frisson remonta lentement le long de son dos...
Soudain... Une ombre qui bondit furtivement hors de la poubelle, faisant tomber cette dernière qui vomit tout son contenu sur le sol !

_ HAAAAAA !

Juste un cri de terreur dans une petite ruelle de Mutant Town. Ninon se retourna et couru aussi vite qu'elle le put vers la grande rue passante se tenant à l'autre bout de la ruelle.
Une personne normale et avec un minimum de bon sens se serait certainement retournée, et aurait très probablement vu l'adorable petite boule de poils ronronnante qui avait surgit dans l'obscurité...
Mais pas Ninon, qui continua sa course jusqu'à la rue avant de prendre à droite sans réfléchir et sans regarder devant elle, fonçant au passage sur l'un des piétons se trouvant sur son chemin. Vue la carrure du piéton en question, autant dire que la plus secouée dans l'histoire était la française qui s'était violemment cognée contre lui avant de tomber à la renverse en arrière pour atterrir sur son postérieur. Malheureusement pour elle, son addiction au chocolat n'avait rien fait pour amortir la chute... Elle serra un peu les dents sous l'effet de la douleur avant de commencer à lever les yeux vers le piéton.

_ Aaaiiie …. pardon je suis déso...

Quand elle eut suffisamment levé la tête, elle s'arrêta net dans sa phrase . Une armoire... Littéralement une armoire Normande, c'était donc logique qu'elle soit tombée et que lui n'ait même pas bougé... Juger les gens sur leur physique était quelque chose de particulièrement mal et elle avait horreur de le faire, mais là, l'homme n'était vraiment pas engageant et elle n'avait vraiment pas envie de finir vendue en pièces détachée dans une sombre affaire de trafic d'organes après avoir été dépecée vivante dans une cave sombre et humide....
Elle voyait déjà les gros titres du journal de la semaine prochaine : «  Les reins et le cœur de la jeune mutante française disparue ont été retrouvés, cependant les enquêteurs n'ont toujours trouvé aucune trace du reste de sa dépouille. »
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ. (PV Ninon Lenoir)   Mar 23 Sep - 9:39


L'armoire en question n'était pas normande, plutot d'un style germanique avec son t-shirt noir et sa veste de cuir passé dont les reflets autrefois noirs côtoyaient maintenant un brun qui démontrait que cette dernière avait vécu au moins autant de choses que son propriétaire. Il avait bougé de son point de vue sur le soleil, il avait regardé à la lumière du jour les graffiti écrit partout dans le quartier, très peu se voulant justifié et encore moins sympathique. Quand on venait ici on comprenait rapidement que pour le genre humain le mutant est une engeance qu'il faut parquer ou au mieux éliminé. Erl savait que ce n'était pas possible, depuis trois siècles il parcourt cette terre et comme une mauvaise herbe il revenait à chaque fois sur le champ de bataille malgré tous ses efforts déployé pour trouver la mort. C'était peut être la volonté de Dieu de faire la part belle aux Mutants.

Pris dans ses rêveries et autres réflexions il se déplace, il marche en regardant ce qui vit dans ce quartier, oubliés de tous, rejetés, les mutants se regroupent, s'assemblent pour essayer d'avoir une vie normale toujours dans la peur d'un coup plus dur que le précédent. Ils ne font rien, ils attendent simplement l'inévitable comme ces soldats voyant leur mort arriver mais ne faisant rien pour l'empêcher. Ce ne sont pas des lâches non mais qu'y a t'il d'autre à faire à part espérer des jours meill... Une légère secousse, le vieil allemand ne recule même pas, à peine avait il perdu ses appuies qu'il revient à la réalité et à l'équilibre avec sa jambe droite en avant. Il ne voit rien mais entend des petites excuses, une voix aiguë, une petite pointe d'accent. Le personnel toujours à terre n'est pas vraiment en accord avec le contexte général de la situation, elle est petite, blonde, les traits fins, elle n'habite pas ici et pourtant son visage dit quelque chose à Erl sans pouvoir remettre la main dessus. Il reste impassible et fait légèrement craquer sa nuque avant de hocher la tête sans sourire. Il se penche un peu et tend sa main pour aider la jeune femme à se relever, elle qui semble apeuré. Il ne sait pas quel film elle peut bien se faire mais ca doit aller loin vu l'étincelle de peur qui est passé dans son regard au moment ou elle a croisé le regard de Linden. Sans aucune difficulté et une fois le poignet agrippé la grosse paluche de l'Allemand remet la jeune Française sur ses pieds dans un geste aussi souple que puissant.

« Désolé je sais. Aucune raison de s'inquiéter je ne vais pas te démembrer pour si peu. Qu'est ce qui peut bien faire peur à une Française pour qu'elle court à s'arracher les poumons dans Mutant Town ? » *(en français dans le texte)

Oui il ne faut pas prendre les vieux pour des cons, à force de traverser l'Europe et le Monde on apprend à reconnaître les différents accents et pourquoi pas à se les approprier pour brouiller les pistes. Elle n'a pas l'air méchante mais il l'a déjà croisé c'est quasiment sûr. En même temps de nos jours il n'y a rien qui ressemble le plus à une jeune fille qu'une autre jeune fille. Il remet sa veste en place et sort un paquet de gauloises avant d'allumer une cigarette. Il époussette « doucement » l'épaule de la pauvre fille, entendez par là que son épaule s'affaisse, et souffle la fumée âcre dans le sens du vent pour ne pas qu'elle l'est en pleine face.

« Tu me semble pas vraiment à ta place dans le décor fillette, tu cherches quoi ici ? A te faire éviscérer dans une ruelle sombre ? » * (toujours en français dans le texte)
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Ninon Lenoir
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ. (PV Ninon Lenoir)   Lun 29 Sep - 11:43

L’inconnu ne souriait pas, imperturbable. Il n’avait pas l’air en colère mais cela n’empêchait pas que son expression restait particulièrement froide. Ninon l’entendit faire craquer sa nuque… Geste relativement inquiétant pour la française qui se raidit d’avantage en imaginant tous les moyens de fuir le plus vite possible.
Quand il lui tendit sa main pour la relever, elle hésita quelques secondes, la fixant un instant avant de le regarder brièvement lui et aussi de jeter un rapide coup d’œil partout autour d’elle. Elle avait finalement avancé doucement et avec méfiance sa propre main vers la sienne, mais il n’avait même pas attendu la fin de son geste qu’il l’avait déjà fermement attrapé par le poignet pour la relever sans effort. Une fois de nouveau sur ses pieds, Ninon remit rapidement en place ses cheveux et épousseta sa jupe pour y enlever les quelques traces et les faux plis apparus dessus lors de sa chute, non sans avoir fait un minuscule pas en arrière avant et avoir balbutié un tout petit « merci beaucoup » à peine audible.

_ Désolé je sais. Aucune raison de s’inquiéter je ne vais pas te démembrer pour si peu. Qu’est ce qui peut bien faire peur à une Française pour qu’elle court à s’arracher les poumons dans Mutant Town ? *

Ninon releva la tête en écarquillant légèrement les yeux, il lui parlait en français et un très bon français en plus. Il avait instantanément reconnu son origine alors qu’elle n’avait pourtant prononcé que quelques mots en bégayant à moitié.
Comment ça pas la démembrer « pour si peu » ? … Et c’était supposé être rassurant ? La française déglutit difficilement, ça lui apprendra à marcher le nez en l’air et à ne pas prévoir de plan plus précis, elle le savait pourtant qu’elle avait un sens de l’orientation tout à fait déplorable… A peu près aussi déplorable que son pragmatisme, son sens des priorités et son humour….
Elle sentit une pression sur son épaule qui la fit s’affaisser… Ce qui la fit serrer les dents et se raidir de plus belle. Ca y était ! Il allait l’attraper pour la découper en morceaux dans la ruelle par laquelle elle venait à peine de sortir ! Tant pis pour sa famille, tant pis pour l’art et tant pis pour le reste ! Sa vie se terminerait tragiquement, là, dans cette petite rue sombre et sordide avant que ses restes ne soient vendus aux quatre coins de la ville à prix d’or… Ou pire encore ! … Si elle se retrouvait mêlée à une effroyable affaire de prostitution!
Jésus Marie Joseph, quelle horreur!
Elle se crispa et ferma les yeux, absolument pas prête à affronter son tragique destin avant de se rendre compte qu’en fait il ne faisait qu’épousseter la poussière de sa chemise en jean…  Pour sa défense, la délicatesse avec laquelle avait été effectué le geste pouvait porter à confusion, donc pas de jugement s’il vous plait! Quand il eut terminé, elle se détendit un peu avant de se redresser légèrement. Elle remercia aussi le sens du vent qui lui évita de respirer malgré elle la fumée de sa cigarette.

_ Tu me semble pas vraiment à ta place dans le décor fillette, tu cherches quoi ici ? A te faire éviscérer dans une ruelle sombre ? *

Bien sur qu’elle n’était pas à sa place dans le décor, elle n’avait pas fait exprès de se retrouver ici et … et… Fillette ? … Non mais fillette toi-même ! Elle fronça imperceptiblement les sourcils sans pour autant dire un mot, après tout, même si il l’avait aidé à se relever et à se dépoussiérer, il n’avait pas non plus tout à fait l’air d’un personne … hum… adorable ? … et elle trouva préférable d’éviter de le froisser bêtement.
Le point positif était que s’il parlait français, il devait très certainement le comprendre aussi bien. Elle lui répondit donc dans sa langue maternelle avec une pointe d’accent bordelais.

_ Je… Je me suis perdue… Je n’ai pas regardé où j’allais et …. Et j’ai pris peur… Ha.. ? Me faire éviscérer ? … Non je ne cherchais pas vraiment à me retrouver dans la nouvelle expo de Gunther Von Hagens…  Haha … enfin c’était pas le but quoi…*

Elle soupira et se facepalma intérieurement… « Haaaaaan....chut Ninon… tu me fatigue… ».

*En français.
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ. (PV Ninon Lenoir)   Mar 30 Sep - 21:15

Apparemment cette fille n'a pas d'humour remarquez c'est typiquement normal chez les Français. Un petit accent du sud, le midi peut être ou le sud-ouest j'ai du mal à déterminé mais ce n'est pas très important. Je ne suis jamais aller la bas et ca ne m'attire pas plus que cela. J'ai l'impression qu'elle me prend soit pour un pervers complètement détraqué ou un sérial Killer et sa réponse ne fait que confirmer ce que je pensais. Il n'empêche que j'ai toujours aimé la logique française, elle me répond dans sa langue natale en bredouillant légèrement comme si j'avais des difficultés à comprendre alors que je viens m'énoncer dans cette langue, me « facepalmer » intérieurement n'est plus de mon âge mais je n'arrive pas à retenir un soupir d'exaspération. J'étais venu chercher des réponses dans ce quartier troublé et je me retrouve avec une cruche française qui me prend pour un barbare sous prétexte de quelques cicatrices et d'un regard impassible, en fait il se pourrait que j'en ai trouvé. Sa réponse reste sans intérêt, elle n'a pas regardé ou elle allait ? Merci de me le faire remarquer mes côtes ne s'en était pas rendu compte quelques secondes plus tot. Je la regarde se remettre en forme par simple coquetterie en fumant ma clope tranquillement quand d'un autre angle je la reconnaît, c'est à l'institut que je l'ai croisé, évidement elle ne m'a pas remarqué mais rien que l'idée qu'elle se fait de moi suffit pour me faire sortir un nouveau soupir...Les choses ne changeront jamais, les gens ne regarde jamais plus loin que le bout de leur nez. Je fais un léger geste de la main pour l'inviter à venir avec moi par la ruelle en lancant d'une voix glaciale, presque pleine de colère et de rancoeur.

« Veuillez venir avec moi, Ma Dame. Vous n'êtes pas dans un endroit adaptée à votre si haute condition je vais donc vous guider jusqu'à la ville civilisée et bien pensante, ce jourd'hui illumine de chance votre belle personne n'en doutez pas. »*

Mon Français est, je le pense, toujours aussi correcte bien qu'un peu désuet. En même temps on garde toujours des traces quand on apprend cette langue à la cours de Frédéric II de Prusse. Il s'agit presque de ma langue maternelle après tout. J'entend ses pas qui se rapprochent mais si elle m'avait adressé la parole je ne l'aurait même pas remarqué. Les bras presque tendu, les sourcils froncés je suis légèrement énervé mais ce n'est pas seulement à cause de cette fille, elle n'est pas responsable mais bien représentative de son temps. Preuve que je ne lui en veux pas, je la guide à travers le quartier sombre même si je ne lui parle pas.

La ruelle est longue, le jour s'y infiltre à peine même si nous sommes en pleine journée. Ca sent la moisissure et les ordures laissées là pour y pourrir. J'entend les bruits de métal des couvercles renversé par les chats, musaraigne et autre rats qui courent à travers les ordures mais je ne m'en préoccupe pas. Je regarde droit devant moi mais je pense qu'elle s'est rapproché de moi sans doute peu rassurée par l'atmosphère lourde qui commence à régner durant notre marche. Ces ruelles plantées entre deux énormes immeubles est typique des années 40, vive l'urbanisme. Comment peut on vivre dans une telle décrépitude, c'est donc ca le pays du droit et de la liberté ? Toute une population livrée à elle même et tout le temps menacée ? Un son m'alerte, un mouvement dans les ténèbres attire l’œil sur ma gauche.

« ACHTUNG ! »

Le mot est sorti tout seul alors que j'écarte la jeune femme qui était resté sur ma droite d'un large mouvement du bras, elle part alors de mon champ de vision poussée violemment par mon action. Du plat de la main gauche je dévie la première lame, une attaque lourde et manquant de sincérité alors que mon pied droit s'écrase sur sa rotule. Le second assaillant est un peu plus rapide et moi un peu rouillé. Son canif est dévié mais s'enfonce dans mon abdomen à gauche au lieu de mon flanc droit. J'attrape le fou par le col et lui assène un coup de tête assassin qui le fait tomber dans l'inconscien. Instinctivement je me retourne et lance ma rangers taille 44 dans le front du premier tombé à terre.

Quelques secondes d’inattention et me voilà avec deux personne inconscient et une lame dans le bide. Bravo Linden ca ne te serait pas arrivé dix ans avant. Dos à Ninon je retire la lame avec un grimace et referme ma veste sur la blessure avant d'essuyer ma main sur mon Jean et glissé le canif dans la poche après l'avoir refermé. Enfin je me retourne et affiche un sourire à la jeune femme qui se relève.

« Il ne faut pas traîner, j'ai pas envie d'avoir affaire à la police. » *


* En français dans le texte^^
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Ninon Lenoir
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ. (PV Ninon Lenoir)   Jeu 2 Oct - 11:02

L’inconnu soupire et Ninon s’inquiète d’autant plus… Jésus Marie Joseph, quand elle était stressée elle parlait toujours trop et sans réfléchir. Là elle était clairement  en train de l’énerver, la faisant se crisper d’avantage au fur et à mesure qu’elle voyait ses chances de survie diminuer.  

_ Veuillez venir avec moi, Ma Dame. Vous n'êtes pas dans un endroit adaptée à votre si haute condition je vais donc vous guider jusqu'à la ville civilisée et bien pensante, ce jourd'hui illumine de chance votre belle personne n'en doutez pas. *

C’était une blague ? Il espérait vraiment qu’elle allait le suivre là, dans cette ruelle de laquelle elle venait à peine de sortir ? Et le tout sans même un sourire ?...
Ninon n’avait jamais rencontré de tueur en série mais elle devait avouer que celui là n’avait pas du tuer grand monde à la manière dont il s’y prenait pour appâter ses futurs victimes…
La moindre des choses aurait été une tenue un peu plus engageante… Et puis un visage expressif aussi, avenant à défaut d’être souriant… Sans parler de son français… Il parlait bien… Très bien même… Mais il n’avait pas du mettre les pieds en France depuis un sacré bout de temps. A vu de nez elle aurait dit quelque chose comme 250 ans vu son langage.

Il l’avait appelé Ma Dame ? … Non mais elle allait lui voler dans les plumes au vieux psychopathe !

Il commençait déjà à se diriger vers la ruelle. Ninon le regarda en restant en arrière… Le suivre ? Ou bien alors fuir à toutes jambes dans la direction inverse en priant pour rester en vie et ne pas se cogner à nouveau dans quelqu’un de plus terrifiant… ? Curel dilemme… En même temps elle ne retrouverait peut-être pas son chemin toute seul… Il commençait à disparaitre dans la ruelle. Elle déglutit difficilement et fronça les sourcils avant de le rejoindre d’un pas raide et rapide, restant quand même à une certaine distance derrière lui, toujours méfiante.

De dos, elle put remarquer que tout le corps de l’homme était tendu et sa démarche était sèche… Comme s’il était énervé. Elle s’était probablement fourvoyée sur sa personne. Elle détestait juger les gens sur leur apparence et pourtant là elle l’avait fait. Le contexte s’y prêtait tellement bien en même temps. Un quartier délabré, une ruelle sombre et un homme froid et imposant. Qui n’aurait pas d’aprioris. Elle ne parlait pas, lui non plus. Elle aurait pourtant bien aimé s’excuser de l’avoir pris pour un tueur en série, mais là, au beau milieu de cette ruelle, ce genre de déclaration était peut-être un tantinet prématuré. Néanmoins elle se promit de le faire une fois hors de danger.

Et cette ruelle qui n’en finissait pas. Elle ne lui avait pas parue si longue la première fois ou elle y avait mis les pieds, mais en même temps elle courait à ce moment là. Maintenant, ils marchaient et la tension désagréable du lieu augmentait très certainement les distances.
Un nouveau bruit de couvercle qui roule et Ninon sursaute. Elle sera les dents et se tendit, marchant un peu plus vite et se rapprochant de son guide de quelques pas. Les yeux rivés sur ses épaules raides et couvertes de cuir, se concentrant sur les crevasses lézardant ici et là dans la matière à cause du temps. Ce n’était définitivement pas une bonne journée et elle avait hâte de retrouver le chemin du musée. Là c’était certain, avec tout le temps précieux qu’elle avait perdu, elle n’aurait jamais assez du restant de sa journée pour faire les deux visites qu’elle avait prévu à la base et ne devrait se contenter que d’une seule…

_ ACHTUNG !

Légèrement perdue dans ses pensées, Ninon n’eut même pas le temps de répondre « A vos souhait » que le bras droit de l’inconnu la projeta d’un seul coup en arrière, bloquant son souffle dans sa poitrine et la faisant retomber environ deux mètres plus loin sur le dos.
Un moment suspendu pendant lequel son bouclier télékinéthique réagit plus vite qu’elle, comme toujours.
Un moment suspendu pendant lequel les ombres de la ruelle convergèrent vers elle en fondant sur les murs et le sol pour venir l’envelopper en une seconde, la couvrant intégralement de leur voile translucide noir et mate avant même qu’elle ait pu toucher le sol.
C’était la même chose à chaque fois, cette sensation de tiédeur et de protection qui l’envahissait mais qui était toujours mêlée de terreur à cause du fait qu’elle ne contrôlait rien. Enfin dans ce cas, cela avait été une bonne chose, elle avait à peine senti la chute et son pouvoir avait aussi évité à son crâne de se heurter violemment au sol.
Les yeux écarquillés, à travers sa bulle, elle percevait l’homme en cuir se débattre contre deux assaillants. Elle ne voit rien, il est de dos. Mais elle entend les bruits sourds et secs à la fois des coups portés. Le craquement des os. Le bruit feutré d’une lame qui entre dans la chaire. La scène n’a pourtant duré que quelques secondes et pourtant elle se tient là, pâle, sans bouger, les yeux grands ouverts et le voile de ses ombres commençant doucement à glisser sur elle pour qu’elles puissent reprendre leur place initiale.

Quelques secondes de silence pendant lesquelles elle peut voir l’inconnu s’affairer de son côté sans un bruit. Il se retourne et les dernières ombres finissent de glisser sur le sol.
Elle ne bouge pas.
Il sourit, elle ne bouge toujours pas, les yeux rivés sur les deux hommes inconscients au sol. Elle l’entend à peine lui parler.

_ Il ne faut pas traîner, j'ai pas envie d'avoir affaire à la police.  *

_ Ils… Ils sont morts… *

Ce n’était pas vraiment une question… Mais ça n’était pas non plus une affirmation… C’était plus une réflexion pour elle-même.

*En français !
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ. (PV Ninon Lenoir)   Ven 3 Oct - 1:50


Il est vrai que ca n'a duré que quelques battement de cœur et pourtant j'ai réussi à me faire blesser. La douleur n'est pas insupportable mais je sens bien que la lame cranté à déchiré quelque chose en passant et puis entre nous un bout de métal dans l'abdomen ça ne fait jamais de bien. En me retournant vers la jeune fille je vérifie qu'il n'y a pas de trace de sang par terre d'un rapide coup d’œil et je suis assez fier de moi, c'est donc ça la guerre propre. Je n'ai pas à me faire de soucis avec de quelconques empreintes de toute manière personne ne prendra le temps de les chercher et de les vérifier. Une banale bagarre de rue dans une ruelle sombre de Mutant Town. Je regarde le visage apeuré de la jeune femme et viens près d'elle avant de m'accroupir en cachant comme je peux une grimace et la regarder droit dans les yeux.

« Non jeune fille il ne sont pas morts, seulement un peu dans le vapes et c'est gentil de t'inquiéter pour moi je t'ai juste sauvé la vie après tout. »

Je me relève en l’entraînant avec moi dans mon ascension, ce n'est qu'un poids plume elle ne peut même pas résister. Il l'époussette pour la deuxième fois en quelques minutes mais d'une manière plus douce, avec un petit quelque chose de paternel peut être mais c'est trop fugace pour le dire. Il lui tapote un peu la joue avec un regard plutôt tendre.qui veut dire « ca va aller ne t'inquiète  pas » et finit de l’épousseter avant de lui tourner le dos à nouveau. Dos à elle il porte la main à son abdomen, tant qu'il ne bouge pas trop la blessure ne s'ouvrira pas plus qu'elle n'est actuellement mais ca va être dur. Plus pour se reposer quelques secondes que pour l'arranger il va près des deux corps inanimés. Peut être par aquis de conscience, il les a quand même salement amoché. Il pose un genoux à terre auprès du premier homme et vérifie son pouls, il bat fort et bien, au moins un qui est vivant. Passant ses mains sur la veste il trouve un paquet souple qu'il attrape assez vite et dont il tire une clope, grattant l'allumette sur son front il allume et n'a jamais autant apprécier le tabac depuis des années. Rien ne vaut une petite poussée d'adrénaline.

Linden se relève, la cigarette au bec et la main dans la poche de son cuir dans lequel il vient de mettre le paquet de brune. Ces gars n'avaient ni papiers, ni armes digne de ce nom, seulement des pauvres diable qui s'en sont pris aux mauvaise personnes. La police ne viendra même pas et ces deux gars se réveilleront dans trente minutes ou une heure avec un affreux mal de crâne. Il s'approche de la jeune fille en trainant un peu la pate et sent sa chair qui s'écarte à chaque pas de taille normale. Peste soit de la vieillesse. Il tapote l'épaule de la jeune fille qui semble toujours sous le choc d'une petite mésaventure comme celle-ci et lui parle avec un ton plus souple à présent comme si il parlait à une amie ou presque.

« Bon petite on ne va pas traîner la toute la journée non ? Ces types n'ont rien à craindre pour leur vie t'inquiète, ils ont joué ils ont perdue. Ce ne sont que des reîtres qui se sont dit qu'ils étaient à deux contre une fille et un vieux il y a pas de problème. »

Comme pour la rassurer il la prend par les épaules et commence à marcher dans la petite ruelle pour reprendre ses distances auprès de quelques pas. Léger subterfuge afin de profiter de son appuie avant de reprendre une marche normale une fois revenue sur une artère plus lumineuse. Marchant plus lentement le reste du voyage il la guide gentiment à travers le dédale de rue jusqu'à revoir la belle peinture rouge fière d'exhiber « Mutant Town », juste à la limite entre New-York et cette petite ville dans la ville. Un petite sourire amusé sur les lèvres pour cacher la douleur qui transperce son abdomen de minutes et minutes et espére qu'elle mette les gouttes de sueurs sur l'effet de la chaleur. Jetant une énième clope le vieil Allemand lui tend la main.

« Je m'appel Linden je suis un prof pas un tueur en série pas besoin d'avoir peur. »
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Ninon Lenoir
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ. (PV Ninon Lenoir)   Lun 6 Oct - 14:26

Ninon ne remarqua pas tout de suite que l’homme s’était accroupi devant elle, toute son attention étant encore dirigée vers les deux malheureux au sol… Il lui fallut quelques secondes pour se focaliser sur lui quand elle prit conscience qu’il lui parlait, le son de sa voix plutôt floue et feutré au départ commençant à se préciser lentement et à trouver son chemin dans son esprit.

_ … eu dans les vapes et c'est gentil de t'inquiéter pour moi je t'ai juste sauvé la vie après tout.

Elle cligna plusieurs fois des yeux, comme pour se reconnecter à la réalité et attrapa finalement le regard de l’inconnu pendant une fraction de seconde. Elle s’attachait toujours à l’importance qu’ont les plus petits détails. Il avait les yeux bleus et c’était un détail. Elle avait imaginé qu’il aurait été énervé après cet agression ou bien stressé, mais son regard était étrangement calme, comme si tout cela avait été parfaitement normal. Et puis autre chose dans ses iris clairs, de la fatigue ou de la mélancolie. Ninon n’aurait pas su dire, il avait coupé le contact visuel trop rapidement pour cela, mais c’était aussi un détail, et il devait certainement avoir son importance.
Il la redressa et elle se laissa faire, ne s’en rendant pas vraiment compte alors que son propre regard revint à nouveau sur les deux hommes au sol. Juste inconscients ? C’est vrai qu’elle ne s’était pas trop inquiétée pour son « sauveur », mais tout ce qu’elle avait vu était qu’il était toujours debout, et eux pas. Maintenant qu’elle y repensait, c’était clairement déplacé de s’émouvoir pour eux, ils les avaient attaqués après tout.

C’était tellement long de remettre ses idées en place. Et cette sensation de flottement était désagréable aussi.

Elle avait du mal à éloigner son regard des agresseurs, c’était bête à dire, mais d’un sens elle était partagée entre l’envie d’être certaine qu’ils ne soient pas morts et de l’autre, elle avait peur de les voir se relever à tout moment… Elle sentit l’inconnu qui l’époussetait à nouveau, mais plus doucement cette fois-ci et elle ne se tassa pas sur elle-même comme tout à l’heure. Elle sentit aussi sa main sur sa joue, le contact était inattendu et finit de lui faire reprendre conscience.  

Quand il se tourna pour rejoindre les deux corps inanimés à terre, elle fronça légèrement les sourcils en se rendant compte que les mouvements de ses épaules étaient plus secs et irréguliers, comme si une sorte de tension venait freiner ses mouvements à chaque pas.
Machinalement, elle remit ses cheveux en place dans son dos d’un geste souple du dos de la main en attendant que l’homme en cuir termine d’allumer sa cigarette et elle se demanda ce qui était le plus inopportun, sa coquetterie ou bien le fait qu’il vienne de prendre le paquet de tabac d’un homme inconscient à terre.

Elle le regarda revenir vers elle sans bouger. Ca aussi c’était bête… Une personne avec un minimum de sens commun serait partie en courant sans demander son reste. L’idée lui avait quand même traversé la tête, mais ce qui était moins sur, c’était de savoir si ses jambes auraient accepté de courir alors qu’elle les sentait déjà en coton sous elle.
La démarche de l’inconnu avait définitivement changé, c’était un détail, mais ses pas semblaient plus raides à gauche. Elle sentit sa main sur son épaule, la faisant se tendre imperceptiblement, mais le ton de sa voix semblait un peu moins sec.

_ Bon petite on ne va pas traîner la toute la journée non ? Ces types n'ont rien à craindre pour leur vie t'inquiète, ils ont joué ils ont perdue. Ce ne sont que des reîtres qui se sont dit qu'ils étaient à deux contre une fille et un vieux il y a pas de problème.

Ninon hocha la tête machinalement et se laissa entrainer vers le bout de la ruelle sombre, non sans un dernier regard par-dessus son épaule pour les deux corps inanimés. L’espace de quelques secondes, elle sentit le point de l’homme plus présent sur elle, il n’allait pas lui claquer entre les doigts quand même ?...
Peu à peu, les bruits de la vie revinrent, la circulation, les passants. Puis la lumière, plus vive et claire, et enfin les odeurs. Pas que la ville sente particulièrement bon, mais celle de l’humidité et des poubelles de la ruelle commençaient à se disperser avec le vent qui était de retour lui aussi, rendant du même coup l’air plus frais et plus respirable.
Ninon se laissa guider, toujours sans rien dire, mais gardant un œil sur la démarche plus lente et crispée de son guide avant qu’il ne s’arrête pour la regarder avec un sourire et un amusement cachant mal sa tension. Elle remarqua aussi les gouttes de sueur sur son front et ses pupilles légèrement dilatées.

_ Je m'appel Linden je suis un prof pas un tueur en série pas besoin d'avoir peur.

Elle le regarde un moment avant de baisser ses yeux vers sa main tendue, fronçant les sourcils en y voyant des traces sèches de sang essuyées à la va vite. Elle sentit son cœur se lever légèrement, la vue du sang lui faisait toujours cet effet et elle releva la tête pour le regarder, toujours un peu méfiante mais sincèrement inquiète.

_ Vous… vous allez bien, vous n’êtes pas blessé ?...

Elle sortit un mouchoir en papier de son sac avant de le secouer légèrement pour le déplier et de le lui tendre sans un mot. Ridicule ? Peut-être, mais dans le fond elle n’avait jamais été face à aucune blessure et puis c’était l’intention qui comptait.
Et tant pis pour les présentations.
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ. (PV Ninon Lenoir)   Lun 6 Oct - 22:34


Elle est vive et silencieuse. Sa célérité n'a d'égale que la froideur avec laquelle elle glisse vers sa cible comme le vent sur les plaines. Elle n'est pas là par hasard, elle a été étudié pour cet instant, elle a été choisie et confectionné avec soin, de sa base jusqu'au sommet de sa tête elle est une véritable œuvre d'art à part entière dont l'ultime numéro va sonner le glas d'une vie. Elle, ca lui est totalement égale elle n'en a jamais eu, pas plus que la tige de métal qui l'a percuté après l'actionnement d'un mécanisme aussi précis que fatal. Comme beaucoup de choses de ce monde des flammes l'ont accompagné mais pas de bruit, ou alors un simple son feutré, imperceptible à une telle distance. Elle est envoyé depuis près d'un kilomètre à une centaine de mètres près, du toit d'un building classique, peut être un peu moins haut que les autres, de conceptions des années 50. Il ne faut jamais confié le travail à des gens moins talentueux que sois et ca elle semble le savoir car elle file comme une onde sur la surface lisse et clair d'un lac. En moins d'une seconde qui lui semble une éternité elle atteint sa cible avec un succès retentissant. Elle provoque l'émoi, la colère et la douleur, elle frappe le corps, l'esprit et l'âme, elle côtoie la peine, le sang et la mort. Deux personnes discutent, l'une est petite et fragile à cette distante, tendant un mouchoir blanc à la seconde, grande et stoïque comme un monolithe traversant les âges mais la caresse du métal touche toute chose même les plus dur et inébranlable. Il n'a pas le temps de prendre le tissu, de quitter les yeux de sa protégée du jour ou bien d'effacer ce sourire qui lui va si mal. Le petit morceau de métal continu sa rapide rotation au moment ou elle pénètre dans ses chairs quelques centimètre à coté de la colonne vertébrale. Elle était parfaite mais ne peut pas gagner face aux règles de la physique, à la vitesse du vent ou à l'hydrométrie bien trop élevé et bien que la cible est touchée elle ne l'est pas au bon endroit.

L'ogive mortelle broie les tissus sur son passage avant de ricocher sur l'omoplate et de changer de trajectoire à l'intérieur du corps, tourne sur elle même, perd toute sa vitesse en provoquant le plus de dégât possible au moment ou elle ressort un peu au-dessus de la clavicule l'autre partie d'elle même rebondis sur le sol du toit dans un bruit cristallin. Il ne faut jamais confié un spectacle à quelqu'un qui a moins de talent et il n'y a pas besoin d'une deuxième représentation.

Linden s'arrête et ses yeux s'écarquillent à l'instant ou la balle le frappe dans le dos, il reste debout, ne crie pas, ne scille pas non plus. L'éclat ressort devant lui, face à cette jeune femme dont il ne connaît pas le nom. L'ogive écrasée ne la touche pas et laisse un trou béant de plusieurs centimètre de diamètre et un peu éclabousse cette pauvre fille avant de laissé une longue traces de sang sur le pavé immaculée de la rue. Son visage, sa chemise de couleur claire, jusqu'à ses cheveux se couvrent d'hémoglobine. Le vieil Allemand dont le sourire étire encore les lèvres veut parler, crier ou grogner mais aucun son ne peut sortir de sa gorge. Il cligne des yeux, fixe la jeune femme, transmet un élan de regret par ses yeux bleus acier. La scène ne dure que une seconde mais c'est l'occasion de revenir sur toute une vie. La montagne germanique s'effondre, il ne tient plus sur ses jambes, ne peut plus soutenir son propre poids. Ses mains se pose sur la jeune fille qui ne peut pas le retenir et qui vient de se faire éclabousser d'un sang vieux de 3 siècles. Les genoux claquent le pavé sans retenir l'attention de quiconque qui regarde son smartphone, commente une ivresse probable ou passe simplement son chemin sans regarder aux alentour.

Le corps de Linden se couche sur le coté, il entend les sons mais n'en distingue aucun, sa poitrine est lourde, douloureuse et poisseuse. Son épaule roule sur le sol et son dos meurtri frappe un sol bien trop dur dans un craquement sinistre. Il voit le ciel, touche de ses cheveux le goudron sous sa tête et sent l'air vicié de la ville remplir ses poumons encore intact. Il est persuadé que son cœur n'a rien, que sa tête va bien et que ses poumons sont opérationnel mais sa vue est brouillée. Il voit la jeune femme maintenant rougeoyante, il sait ce qui c'est passé, une cartouche l'a frappé est il est maintenant à terre, son monde a basculé, est tombé, a été terrassé par un simple morceau de métal. La jeune femme est toujours debout, elle doit se demander ce qui se passe, ce qui arrive, ce qu'elle peut faire. Son bras gauche ne bouge plus et c'est avec son bras droit qu'il attrape une cigarette et son briquet.

La cigarette entre les lèvres, le mécanisme vieux d'un demi-siècle s'active et la flamme orangé vacille avant d'embraser le tabac. L'air vicié s'infiltre dans sa gorge comme il y a 250 ans, il râpe sa gorge, éveille ses sens, fait fonctionné sa mémoire. D'un geste faible il referme le couvercle du briquet et caresse l'aigle qui chevauche un Svastika incliné à 45 degré. Le ciel est beau, clair, rayonnant c'est peut être une belle journée pour mourir, pour racheter une existence de massacre, de rapine et de meurtre. Il semble voir le visage de son maître d'Arme qui lui indique que chacun paye ses forfaits un jour ou l'autre. Il sourit, la cigarette entre les lèvres ; il voit le visage ensanglanté de la jeune fille au dessus de lui mais ne peut ouvrir la bouche. Lentement la gauloise tombe de ses lèvres comme ses yeux se referme. Il respire très lentement et son visage bascule sur le coté. Il vivra peut être mais il ne sera pas debout tout de suite. Quand il s'endort d'un sommeil sans rêve il relâche son briquet et pense une dernière fois, il se revoit il y a longtemps sur un champ de bataille, il revoit son capitaine, il revoit ses compagnons. Il entend surtout sa propre voix qui claironne.


« Un jour je voudrais mourir par le fer, rien n'est pire que de mourir dans son lit. » (tu ne peux pas entendre ces paroles, ca se passe dans sa tête hein^^)
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ. (PV Ninon Lenoir)   Ven 17 Oct - 11:55

Lundi 1er septembre 2014
Beath Isreal medical center
4ème étage
Milieu d’après-midi.

Assise en face du lit d’hôpital blanc, son pied tremblait nerveusement, son petit talon claquant rapidement sur le sol, alors que ses jambes étaient jointes, à l’instar de ses mains, serrées l’une dans l’autre sur ses cuisses.

Qu’est ce qui s’était passé au juste ?

La scène tournait en rond dans sa tête depuis des heures, depuis le moment où elle avait perdu Linden de vue pour qu’il soit emmené en urgence en salle d’opération. Elle aurait aimé dire que tout s’était passé si vite qu’elle ne se souvenait de rien, que de toute façon elle avait la mémoire aussi courte qu’un poisson rouge, mais non, toute la scène faisait une boucle dans sa tête jusque dans les moindres détails…

Elle se rappelait clairement du professeur qui n’avait pas répondu à sa question mais qui avait quand même commencé à approcher sa main pour attraper le mouchoir qu’elle lui tendait. Elle s’en souvenait particulièrement bien parce qu’à ce moment-là, elle était en train d’essayer de scruter ses yeux bleus, toujours légèrement inquiète de son état. Ils ne souriaient pas d’ailleurs, même si ça n’avait pourtant pas été faute d’essayer à en juger par l’espèce de rictus qu’il tentait de maintenir sur ses lèvres.
Et puis son expression avait changé en un claquement de doigts. Il était passé de cette sorte d’apparente confiance rassurante qui ne lui allait pas, à la surprise, qui ne lui allait pas non plus… En fait en y réfléchissant bien, c’était plutôt compliqué de trouver une expression qui eut vraiment été à cet homme-là. Tout en était-il que le temps avait semblé s’arrêtant avec son souffle et ses yeux écarquillés.
Ninon se souvenait qu’elle aurait juré voire quelque chose passer furtivement à côté d’elle, mais elle n’avait pas eu le temps de se demander ce que c’était, ni de tourner son regard que quelque chose d’autre l’éclaboussait. Quelque chose de rouge et chaud qui l’avait fait se crisper et écarquiller les yeux à son tour, l’empêchant de bouger et de parler. Après quelques heures à attendre dans un couloir blanc et quelques chocolats chauds que les infirmières lui avaient donné, elle savait ce qu’elle avait vu passer dans son champ de vision… Juste une balle. Pas le moindre bruit de coup de feu, pas le moindre mouvement, rien, mais c’était bien une balle.
Elle se souvenait aussi que Linden n’avait rien dit, il n’avait même pas grimacé, il avait juste légèrement vacillé en essayant de se tenir à elle avant de tomber à genoux. Il avait essayé de se retenir à elle, mais elle n’avait pas bougé, elle s’était d’avantage tendue, se tenant toujours raide, ses yeux encore dirigés vers l’endroit où se trouvaient ceux du professeur un peu plus tôt.
En fait, elle ne se rappelait peut-être pas de tout parce qu’à cet endroit-là, il y avait une sorte de vide et ses souvenir ne reprenaient qu’au moment où elle avait enfin commencé à comprendre ce qu’il venait de se passer et où elle avait baissé les yeux au sol. Il était sur le dos, une cigarette allumée à la bouche, un briquet à la main et un trou rouge dans la poitrine. Elle se souvenait très bien de la sensation de ses jambes en coton et de son cœur qui s’était soulevé à la vue de la plaie brillante. Son premier réflexe avait été de s’agenouiller et d’y poser sa main à plat, plus pour essayer de la cacher que pour essayer de stopper le sang qui s’en était écoulé. Elle avait aussi secoué le blessé à terre en lui parlant mais il avait semblé complètement ailleurs.
Ninon se souvenait de la sensation de panique et des secours qui ne répondaient pas au téléphone malgré ses appels répétés, des gens qui n’avaient pas semblé se soucier de la scène. A force d’attendre dans ce couloir elle avait compris pourquoi les secours ne lui avaient pas répondu et aussi que les gens n’avaient pas été aussi amorphes et aveugles qu’elle l’avait pensé à première vue. Les secours n’avaient pas répondu parce qu’elle s’était obstinée à essayer d’appeler le SAMU… Mais s’ils étaient quand même arrivés, c’est que quelqu’un d’autre avait fait le bon numéro.
C’était la première fois qu’elle était montée dans une ambulance, sans compter qu’ils avaient mis le paquet… La sirène, les gyrophares, tout le toutim quoi. Là-dessus elle devait avouer que le rêve avait été beaucoup plus séduisant que la réalité et que jamais plus elle ne souhaiterait être à nouveau dans ce genre de véhicule. Linden n’avait pas dû apprécier non plus d’ailleurs, à la manière qu’il avait eu de perdre connaissance trois fois de suite.
A l’hôpital, elle ne l’avait lâché des yeux que lorsque les portes du bloc s’étaient refermées.
Et en ce qui la concernait, c’était les infirmières ne l’avaient pas lâchée.
Non elle ne le connaissait pas, elle lui avait juste foncé dedans avant qu’il ne l’aide à retrouver son chemin… En lui évitant de se faire égorger dans une ruelle au passage… Comment ça quoi Linden ? Juste un certain professeur Linden, c’est tout… Boire quelque chose ? … Si éventuellement il y avait du chocolat…
Elle ne savait pas vraiment combien de temps il s’était écoulé, mais la journée avait l’air d’être déjà bien avancé quand d’autres infirmières l’avaient sorti du bloc pour l’emmener dans une chambre….
Et voilà, le film était terminé, la boucle pouvait reprendre. Le mouchoir, les yeux écarquillé, la chute, la clope, les sirènes, le couloir. Le mouchoir, les yeux écarquillés, la chute, la clope, les sirènes, le couloir, le mouchoir, les yeux écarquillés, la chute, la clope, les sirènes, le couloir…
Elle ne savait pas trop pourquoi elle était restée d’ailleurs, elle aurait pu parti après qu’on lui ait donné des lingettes pour enlever les traces de sang séchées sur ses mains et son visage, ou après un chocolat chaud, mais elle était quand même restée. Le chirurgien était venu pour lui dire que l’opération s’était bien passée, que la balle n’avait rien touché de très important et qu’il était solide… Donc il était hors de danger et il allait forcément se réveiller.

Alors pourquoi rester ?

C’était bête, mais il l’avait quand même conduite dans les rues de Mutant Town, sans la tuer et en évitant même qu’elle ne le soit… Alors rester un peu à son chevet en attendant qu’il se réveille était la moindre des choses. Et s’il ne se réveillait pas dans l’après-midi ?... Elle lui laissera un mot très certainement.
Et puis il y avait autre chose. Il n’y avait eu personne à prévenir, donc personne à par elle ne savait qu’il était dans cette chambre. La solitude avait certes ses bons côtés et elle était la première à l’avouer, mais là, ce n’était peut-être pas le meilleur moment pour la solitude. Comment aurait-elle réagi elle, si elle s’était faite… faite… Si elle avait dû finir dans la même situation pour finalement se réveiller seule et perdue entre quatre murs blancs sans aucun visage un temps soit peu familier ?...

Alors elle était là, à le fixer nerveusement en silence.
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ. (PV Ninon Lenoir)   Dim 19 Oct - 14:15


La lumière est difficile à regarder en face, elle est vive et bleu. La sirène lui broie les tympans, les chocs de l'ambulance le lance dans le dos. Le noir se fait à nouveau malgré la jeune femme qu'il aperçoit sur le siège à coté du brancard. La deuxième lumière qui voit est trop vive, un chirurgien râle qu'il se réveille et le masque se repose sur son nez et Morphée le reprend dans ses bras. Il entend quelque chose, il sent qu'on gratte dans son torse mais n'ouvre pas les yeux à nouveau, l’anesthésie est absolument ignoble. Lentement il s'endort nouveau et n'espère pas se réveiller, malheureusement il vivra.

Les draps sont rugueux, il fait trop chaud et ses paupières papillonnent lentement. Le soleil descend derrière les buildings, ce doit être la fin d'après-midi. Il essaye de se rappeler ce qui c'est passé. La douleur, la chute, l'inconscience. Sa main droite rampe sur son torse et touche le bandage légèrement poisseux par endroit et grimace légèrement. Une marque de plus. Ses deux bras fonctionnent normalement, ses jambes également. Sa tête se relève et scrute la chambre totalement stérile de toute décoration, cet hôpital est vraiment spartiate mais une surprise est assise dans un coin, la jeune femme qu'il a croisé dans la rue juste avant. Un petit sourire étire ses lèvres et il se met assis dans le lit attrapant sa veste dans la foulée, cherchant son paquet de cigarette. Doucement sans faire de geste brusques il sort des draps à peine froissée et se mets sur ses jambes qui flageolent légèrement. Il ne veut pas parler. Il fait rouler son épaule gauche mais arrête rapidement lorsque la douleur se fait sentir ca faisait longtemps qu'il ne s'était pas pris de balle.

Linden est donc debout dans la chambre, le paquet de cigarette dans la main. Il porte seulement le pantalon d'hopital blanc qu'on lui a fourni et torse nu il a une allure qui inspire encore moins confiance que sous sa longue veste de cuir. Certes ses muscles sont impeccablement dessinés après des siècles d'entraînement de soldat, son physique est digne d'un athlète de haut niveau mais couvert de trace du passé. Il y a de multiple cicatrices comme celle qui couvre une grande partie de son visage, parfois plus petite et nacrée, parfois plus importante et boursouflées. Il ne regarde pas Ninon, il a mis quelqu'un en danger encore une fois. Il récupère son briquet qui trône sur la table de nuit et se retourne vers la fenêtre avant de l'ouvrir. Le quart supérieur gauche de son dos est pris par le bandage mais son épaule droite est découverte faisant sauté à la gueule de Ninon une croix gammée de vingt-cinq centimètre de haut visiblement imprimé au fer dans la peau.

Il se déplace difficilement, il ne traîne pas la patte mais le haut de son corps à du mal à bouger et il regarde l'horizon avant d'allumer une cigarette et de caresser l'aigle sur le briquet qu'il a encore une fois réussi à ne pas perdre. Il n'utilise que son bras droit et heureusement il n'y a pas de vent, la fumée grise sort dicretèment par la fenêtre. Combien de temps a t'il dormi ? Il n'empêche que la jeune femme est toujours là et qu'elle n'a pas bougé, ca lui fait chaud au cœur d'une certaine façon, néanmoins maintenant elle peut voir son dos et rien n'a jamais été plus clair que ce qu'il y a sur son épaule droite, il n'y a plus aucune importance il doit partir maintenant il n'a plus grand chose à faire d'autre. Il trouve la force d'ouvrir à nouveau la bouche et sa voix râpeuse s'élève dans le silence presque morbide.

« Merci d'être restée, tu n'étais pas obligée de le faire tu sais. Mais je te remercie vraiment. J'ai dormi combien de temps ? »

Il ne la regarde pas, il scrute l'horizon, qui a bien pu faire ça ? Est ce qu'il le croit mort ? Est ce qu'il est en danger ? Est ce qu'elle est toujours en danger ? Beaucoup trop de question et trop peu d'indice.

« Au fait, tu ne m'as toujours pas dit ton nom. »
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Ninon Lenoir
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ. (PV Ninon Lenoir)   Mar 21 Oct - 10:09

Le silence était toujours rythmé par le claquement rapide et régulier de sa chaussure par terre et Ninon leva son poignet pour regarder sa montre, 17h. Elle réfléchit, le car était à 18h10 et il fallait environ une vingtaine de minutes pour aller de l’hôpital à la gare routière en comptant la marche à pied et le métro, mettons qu’elle se prenne un peu de marge pour être certaine d’arriver un peu en avance, elle devrait partir vers 17h30. Elle scruta le lit et la personne qui ne semblait pas vouloir y ouvrir les yeux.
17h40 grand maximum, et tant pis s’il ne se réveillait pas avant, elle avait son carnet de croquis et un crayon dans son sac, il aurait le droit à un mot et un dessin…
Un léger bruit la fit sortir de ses calculs, celui de la respiration du blessé qui changeait et des draps qui se froissaient. Elle repositionna son regard vers le lit et remarqua que Linden commençait à bouger. Elle déglutit, en fin de compte elle aurait peut-être préféré qu’il ne se réveil pas trop tôt… 17h35 aurait été parfait, ça ne lui aurait donné tout juste le temps de lui demander comment il se sentait avec un sourire puis de repartir rapidement. Elle se redressa pour se tenir raide sur sa chaise, arrêtant du même coup le tremblement de sa jambe et le claquement de sa chaussure sur le sol. Il releva la tête pour essayer de voir où il se trouvait et elle baissa la sienne en se demandant si elle n’aurait pas mieux fait d’être déjà en route ou même d’avoir eu le réflexe de faire semblant de dormir… Au bruit qu’il faisait, elle aurait dit qu’il s’asseyait… Les médecins et les infirmières avaient pourtant spécifié qu’il devait rester allongé et … Et c’était sa veste qu’il prenait ? Il n’allait pas partir quand même ?
Elle releva timidement les yeux pour remarquer qu’il cherchait quelque chose dans la poche de son cuir. Qu’est-ce qu’il… Elle fronça légèrement les yeux en le voyant sortir ses cigarettes. Son regard migra vers la table de chevet où elle y avait posé son briquet et elle se claqua intérieurement en se disant qu’elle n’aurait pas dû le mettre ici, qu’elle aurait juste dû le laisser par terre là où il était tombé des mains du professeur ou bien juste le garder avec elle pour lui rendre plus tard…
Elle le regarde se lever.

_ Vous… vous devriez rester coucher. Les médecins ont dit que vous aviez besoin de calme sans bouger…

Apparemment, il n’avait pas envie de parler… Et elle non plus tout compte fait, maintenant qu’elle avait vu ses cicatrices. Ce n’était pas la première balle qu’il avait pris et ça ne serait très certainement pas la dernière d’après ce qu’elle pouvait constater. Elle se contenta de se tasser sur son fauteuil.
Toutes ces marques la ramenèrent à celles couvrant une partie du corps de Rachel. Elle en avait quelques-unes… Pas mal si on y réfléchissait bien, et certaines rivalisaient sérieusement avec celles de l’homme en face d’elle, les battant haut la main. Oui mais Rachel ce n’était pas pareil, et pas uniquement à cause du fait qu’elle était rousse. Toutes ses marques faisaient partie d’elle et ne l’en rendaient que plus belle, elles faisaient partie de son histoire.
Seulement, les marques qu’elle avait présentement devant les yeux faisaient aussi partie de l’histoire du personnage qui les portait… Alors pourquoi les cicatrices de Linden la mettaient-elle si mal à l’aise ?...
Il prit son briquet et elle soupira légèrement, elle n’aurait vraiment pas dû le laisser là… C’était ridicule de fumer dans une chambre d’hôpital, quelques heures à peine après s’est fait tirer dessus et opérer. Elle n’avait toujours rien dit d’autre et se dit qu’elle allait attendre qu’il termine sa cigarette pour s’excuser poliment avant de repartir rapidement sans demander son reste. Trouver un prétexte ne serait pas bien compliqué de toute façon… Le bus, la fatigue, le sang qu’il fallait qu’elle lave, les devoirs, n’importe quoi marcherait de toute façon si elle y mettait les formes.
Elle releva les yeux, prête à sortir une réplique des plus convaincantes quand quelque chose de pas banal attrapa son regard, lui faisant remonter un long frisson horrifié le long de son dos. Son visage de déconfit alors qu’elle ne sut absolument pas quoi faire.
Il y avait des gens comme ça qui enchaînaient les clichés sans réussir à s’en séparer parce qu’au bout d’un moment, ce n’était plus possible. Il était grand, il faisait assez peur à première vue (même s’il avait su se montrer relativement charmant par la suite), il était couvert de cicatrices en tous genres et surtout, il avait une croix gammée plus grande que sa main incrustée dans l’épaule droite… Les clichés avaient définitivement la vie dure…
Comment est-ce qu’on était censé réagir dans ce genre de situation ? Face à une sorte de néonazi tout droit sorti d’un film ? Est-ce qu’on devait le traiter avec tout le dégoût qu’il pouvait inspirer ou bien comme une personne humaine venant de se faire tirer dessus ? Remarquez, comme tire larmes, il y avait bien plus convaincant que cet homme en train de fumer à la fenêtre… Si elle l’avait su, est-ce qu’elle aurait essayé d’appeler les secours ? A partir de quel moment on considère qu’une vie humaine ne mérite pas de continuer son chemin ? Est-ce qu’elle serait restée dans la chambre ? L’humanité s’arrête où ? Toutes ses cicatrices, est-ce que quelqu’un avait les même par sa faute quelque part ? Combien de gens il avait tué ?
Elle serra les mains en sentant les larmes monter à ses yeux. Si elle l’avait su plus tôt, qu’est-ce qu’elle aurait fait ? Est-ce que toutes les vies humaines méritaient qu’on s’inquiète de la même façon pour chacune d’entre elle, où certaines méritaient-elles qu’on les laisse s’éteindre dans un coin sans même y jeter un regard ?
Elle ne savait pas comment elle avait fait, mais elle avait réussi à rentrer dans un abruti de néonazi, pour qu’il finisse par lui sauver la vie dans une ruelle avant qu’elle ne sauve la sienne ! Une vie pour une vie, c’était parfait, fin de la discussion, elle avait fait sa BA du jour en restant un peu plus longtemps que nécessaire à son chevet et POINT !

_ Merci d'être restée, tu n'étais pas obligée de le faire tu sais. Mais je te remercie vraiment. J'ai dormi combien de temps ?

Elle releva la tête en sursaut, cachant mal les larmes de colère, envers lui et envers elle-même, qui commençaient à perler aux coins de ses yeux.

_ Au fait, tu ne m'as toujours pas dit ton nom.

Prise de court, elle ne put que déglutir et serrer les dents avant de se lever d’un geste raide pour se diriger vers lui, sa voix douce avait cette fois-ci une pointe de crispation et de froideur qu’elle ne se connaissait pas elle-même.

_ Ninon.
Je m’appelle Ninon et je suis restée c’est tout, il n’y a aucune raison de me remercier. Vous n’avez dû dormir que pendant 2 ou 3 heures.

Et vous devriez vous recoucher de toute façon, vos plais vont se rouvrir.


Ca choquait toujours quand Ninon avait un geste rapide, elle était en permanence calme avec des mouvements lents et maîtrisés quand elle n’était pas maladroite. Elle se dirigea vers lui avant de lui prendre sa cigarette de la bouche et de la jeter par la fenêtre sans un regard, trop rapidement pour qu’il ait eu le temps de réagir puisqu’il était de toute façon bien trop absorbé par l’horizon. Elle fit volte-face pour retourner vers la chaise sur laquelle elle était assise quelques secondes plus tôt et y ramassa son sac avant de le mettre sur son épaule.
Elle prit le chemin de la porte sans un mot, sans un bruit à part celui de ses talons qui claquaient sur le sol et amorça un mouvement pour en attraper la clenche, mais une fois sa main dessus, elle s’arrêta net, la fixant. C’était quelque chose comme la troisième fois de la journée qu’elle aurait dû partir en courant, mais pourtant elle n’y arrivait toujours pas. La curiosité ? La bêtise ? Appelez ça comme vous voulez, de toute façon c’est globalement la même chose.

_ C’est pour « ça » qu’on vous a tiré dessus ?

« Ça » hors contexte ça n’avait pas de sens, mais elle savait parfaitement ce que le « ça » représentait, et il le savait aussi de toute façon parce qu’il n’y avait rien d’autre à qualifier de cette façon dans cette chambre. Le « ça » c’était ce truc sur son épaule qui la dégouttait et qui lui faisait regretter pas mal de choses dans sa journée.
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ. (PV Ninon Lenoir)   Mer 22 Oct - 0:11


C'est assez impressionnant le peu de temps nécessaire à changer une atmosphère. La lourdeur et la douleur laissé par un réveil difficile était à présent complètement effacé. Plus de sourire, plus de timidité, plus de doute. Son regard n'était plus que froideur et colère. Son ton était aussi tranchant qu'un coutelas coupant les chairs et aussi sec que la hache du bourreau s'abattant sur le cou d'un supplicier désarmé. La manière de lui répondre, le changement de ses geste, l'arrachement de sa cigarette, son regard aussi froid que l'acier. Erl mis quelques simple seconde à comprendre. Il regarda ses bras nus, son torse marqué et sentit les plis du bandage qui se croisaient dans son dos. Il comprit facilement. Impuissant il laissa la jeune femme plier bagage et poser sa main sur la poignée de la porte. Il n'y avait rien à faire, il n'y avait aucune raison de la retenir. Il pouvait déjà imaginé le monstre qu'elle imaginait dans son esprit quand elle repensait à ces cicatrices, à l'épisode qu'ils avaient vécu, à cette marque infamante qui ornait son dos. Ses reflexions n'étaient pas différentes de celles portées par les autres qui l'avait regardé. Comment un homme comme lui pouvait il encore vivre pendant que des innocents meurt par centaines chaque jour que Dieu fait. L'image de Lena, sa dernière femme lui traversa l'esprit mais ce fut fugace et c'est peut être pour cela qu'il mit du temps à répondre à la jeune femme qui le fixait alors qu'elle était presque sur le pas de la porte. Les yeux gris du vieil Allemand semblait refléter toute l'amertume et le regret de plusieurs siècles trop long à décrire pour être heureux et après un raclement de gorge il trouva la force de répondre à cette simple question, si peu innocente soit elle.

« Si tu espères un oui tu vas être déçue. C'est peut être pour cela, peut être pour autre chose mais t'expliquer toute l'histoire ne changera rien. Je ne peux pas faire disparaître un témoignage aussi éloquent que celui qui est gravé sur mon épaule. »

Sa voix bien que puissante se perdit rapidement dans le silence de l'hôpital. Tout est simple lorsqu'on se cache du monde, quand personne ne sait rien de vous, quand vous êtes craint. Pas forcément craint pour ce que vous êtes mais par ce que vous pourriez être, par ce que vous dégagez. Son regard disait beaucoup pour un homme entraîné à lire dans les yeux mais pour une jeune femme comme Ninon ce ne pouvait être qu'obscur et inintelligible. Lentement, profitant de l'immobilité de la jeune femme, il s'approcha de la porte et posa à son tour la main sur la poignée. Sa main était chaude, sa paume caleuse ne devait pas être très agréable au toucher mais sa manière de faire était tout à fait innocente, l'agressivité était inexistante et son regard soulignait qu'il n'y avait rien à craindre de ce vieux soldat qui avait toute la misère du monde tombant sur ses épaules. Sa voix n'était plus qu'un murmure, fusant vers Ninon et faisant vibrer son torse nu.

« Comme beaucoup de gens tu me juge sur une marque faite en 1946 dans un camp de prisonnier soviétique. Oui j'ai fait du mal par le passé jeune Ninon, oui j'ai tué plus d'hommes que tu n'en rencontrera jamais, j'ai suivit plus d'un mauvais chef, oui j'ai également donné de mauvais ordres et oui j'en ai exécuté de bien pires pour des idéaux barbares. Oui j'ai été un militaire prussien, un bourreau, un juge, un soldat de la wehrmacht et un assassin mais je ne suis pas qu'une marque dans mon dos Ninon. Malgré ce qu'on dit un Homme n'est pas seulement le reflet de ses actes alors si tu penses comme le reste de l'humanité qu'Erl Linden doit mourir alors ai le courage de mettre toi même cette sentence à exécution mais n'oublie pas que sans ce vieux nazis de 275 ans tu serais sans doute étendue dans une marre de sang séché, dépouillé de ta dignité, de ta vertu et sans doute de ta vie. »

Il avait haussé le ton au fur et à mesure que son discours avançait, une larme suivit même le large sillon de creusé dans sa joue. Un peu de rouge perça sur son pansement fraîchement noué et sa poitrine s'élevait et s'affaissait rapidement. Ses yeux gris tourmentés quittèrent la jeune femme et sa main relâcha la poignée. Il lui tourna le dos et la laissa dans le silence désinfecté de la chambre d'hôpital. Se tenant au lit il récupéra ses effet et passa pantalon et chaussure, le sourire innocent de Lena passa encore et encore dans son esprit, Ninon n'avait cependant toujours pas quitter la pièce. Il ne la regardait plus. Rien ne changera jamais, plus les choses changent et plus elles restent les mêmes voilà tout. Revenant à un ton normal sa voix fit de nouveau vibrer l'air de la pièce alors qu'il enfilait difficilement son cuir au dessus de son t-shirt, ne le passant que dans le bras droit.

« Saches qu'en presque trois siècle il n'y a qu'une seule chose dont je suis certain Ninon. Ce ne sont pas les actes que l'on a commis qui forge la personne que l'on est, c'est la manière avec laquelle on vit avec. Alors ne juge pas quelque chose qui t'échappe, ne commet pas la même erreur qu'une population qui se dit « bien pensante » et qui te brulerait vive si elle savait ce que tu es. Néanmoins si tu es certaine que ton jugement est sûr je t'en prie n'hésite pas. Tu rendras sans doute service au monde entier. »

D'un mouvement sec de la main le canif prit au gredins qui l'avait planté un peu plus tôt dans la journée. Dans un bruit sec il se posa au pied de Ninon. Linden se tenait plus ou moins droit, respirant rapidement, attendant un sort qui ne pouvait que lui rendre service.

(HRP : Toutes ses paroles sont en Français)
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Ninon Lenoir
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ. (PV Ninon Lenoir)   Ven 24 Oct - 22:57

Ninon avait toujours ses yeux fixés sur sa main tenant la poignée de porte alors que Linden semblait perdu dans ses pensées avant de lui répondre. Réponse vague qui n’avait fait que conforter la française dans son idée qu’il y avait plus d’une raison pour laquelle quelqu’un aurait bien pu en vouloir à la vie de cet homme. « Témoignage éloquent » ? Pour le coup c’était bien dit… C’était le genre de marque qui parlait d’elle-même, sans qu’on ait besoin de rajouter quoi que ce soit. Ce n’était même pas « juste » un tatouage. Non, ça aurait été trop facile, il avait préféré s’incruster ça dans les règles de l’art, avec la juste dose de douleur qui allait avec. Evidemment, cela aurait été trop bête de ne faire les choses qu’à moitié.
Elle ne le regardait toujours pas, perdue dans ses pensées, elle l’avait juste vaguement entendu se déplacer dans son dos. Par contre, il se tendit en un instant lorsqu’elle sentit sa présence directement à côté d’elle, n’arrivant plus à faire le moindre mouvement à part celui de crisper sa main sur la clenche, comme pour s’y agripper, quand il avait déposé la sienne par-dessus. Elle n’avait pas osé lever la tête, se tenant raide au point d’en trembler, alors qu’il reprit la parole. Elle déglutit difficilement dès la première phrase, commençant à peine à comprendre les véritables origines de Linden, se raidissant un peu plus à chacun de ses mots alors qu’il haussait progressivement la voix pour finir par lui rappeler que, sans lui, elle ne serait probablement pas là maintenant.
Elle tremblait toujours quand il la lâcha et elle ne bougea pas plus, continuant de fixer la porte alors que ses pensées voyageaient à toute vitesse.
Non, il n’était pas un abruti de néonazi, mais un ex-nazi. Un mutant, comme elle, qui avait passé sa vie interminable à tuer et à faire la guerre, voilà tout ce qu’il y avait à retenir.

_ Tu rendras sans doute service au monde entier.

Ninon sursauta brièvement en entendant l’arme tomber au sol et venir buter contre le bout de sa chaussure. Elle baissa la tête pour la regarder avant de remonter son regard vers l’Allemand se trouvant en face d’elle. Il la fixait, semblant attendre quelque chose, un sillon humide parcourant son visage.
Il était en train de pleurer ?... Et il… Il attendait d’elle qu’elle le tue ?
Est-ce qu’en se levant se matin il avait prévu de mourir aujourd’hui ? Non ? Parce que décidément le sort semblait s’acharner, d’abord la ruelle, ensuite la balle et maintenant ça, le tout en moins de 24 heures.

_ Pour devenir comme vous ?

Elle déglutit difficilement, essayant de trouver les mots pour exprimer tout ce qui était en train de lui passer par la tête, ses pensées se bousculant les unes contre les autres, partagées entre l’incompréhension, l’horreur et la colère.

_ Oui mais ça ne marche pas comme ça ! C’est trop facile de se poser en victime ! Vous avez beau être rongé par le remord, ne pensez pas que me demander de vous tuer en larmoyant va alléger le poids que vous vous trainez depuis Dieu seul sait combien de décennies, voire de siècles ! Ce ne sont pas mes mains qui sont couvertes de sang, mais les votre, alors n’asseyez pas de les essuyer sur moi parce que j’ai fait l’erreur de réagir comme l’aurait fait la majorité de la population.
Le remord c’est comme l’amour, ça ne se divise pas, ça se multiplie ! Et vous espérez vraiment que je vais vous en prendre une partie ? Parce que je peux vous assurer que vous ne partirez pas plus léger, par contre en ce qui me concerne, j’aurais toute la vie pour essayer de me débrouiller avec !
Vous n’avez pas le droit de me demander ça, c’est juste égoïste !


Elle fit une pause, essayant de ravaler les larmes qui avaient recommencé à monter, sa voix se faisant plus basse et plus triste.

_ Vous avez presque 300 ans, vous avez eu le temps de voir tellement de choses et d’en subir d’avantage. Et malgré tout ça, vous pensez vraiment que mourir c’est aussi simple que de demander à une empotée de 20 ans de vous poignarder avec un canif ?
Si le temps n’a pas voulu vous tuer, que les guerres non plus et que même les camps et les balles n’y sont pas arrivés… Je ne pense pas y arriver plus… Vous savez pourquoi ? Parce que tout le monde n’a pas la même facilité à tuer, c’est aussi simple que ça.
Sans compter que vous l’avez dit, sans vous, je ne sais pas où je serais maintenant, alors non, je ne vais pas vous tuer. Je ne peux juste pas.


Elle fit glisser le canif vers Erl d’un simple mouvement du bout du pied et reposa sa main sur la poignée de la porte, commençant à l’ouvrir doucement.

_ Alors vous aurez plus vite fait de vous jeter par la fenêtre parce qu’en ce qui me concerne, je ne peux rien faire pour vous.

Elle rompit finalement le contact visuel et réajusta son sac sur ton épaule avant d’ouvrir complètement la porte et de sortir sans se retourner, reprenant son chemin dans les couloirs de l’hôpital pour trouver l’ascenseur. Elle appuya sur le bouton pour l’appeler et fixa les lumières qui bougeaient en suivant les étages par lesquels il passait. Elle essaya de penser à autre chose, d’oublier. Pas seulement ce qui venait de se passer, mais oublier toute cette journée, oublier Erl tout court.
Pourtant quelque chose n’allait pas. Il était un ex-nazi qui lui avait demandé de le tuer sans se soucier de comment elle allait bien pouvoir vivre avec ça après. Une sorte d’égoïste qui n’avait toujours pas compris au bout de 300 ans que finalement, le monde n’a pas changé et qu’en fin de compte, c’était toujours « chacun sa merde ». Ce n’était pas dans ses habitudes d’enfoncer les gens. Généralement, elle leur tendait plutôt la main. C’était stupide mais elle s’en voulait, elle n’avait fait que réfléchir avec l’esprit d’une personne de 20 ans, sans même essayer de se projeter à la place d’Erl. Mais d’un autre sens, il ne l’avait pas fait non plus, il n’avait fait que réfléchir avec son esprit vieux de trois siècles, sans se projeter à la place de Ninon.
S’il se suicidait vraiment… Au final, ça aurait été la même chose qu’elle le poignarde où qu’il saute du haut de la fenêtre, dans les deux cas il serait mort par sa faute, et elle n’aurait rien fait pour l’aider. Mais comment est-ce qu’on aidait un ex-nazi suicidaire et dépressif ? … Est-ce qu’on aidait un ex nazi suicidaire et dépressif ?...
Les portes de l’ascenseur s’ouvrirent devant elle avec un petit tintement et une voix féminine qui annonçait le quatrième étage. Elle regarda la petite pièce en miroir sans arriver à y entrer et elle soupira  pour elle-même :

_ J’ai dit à un nazi de se jeter dans le vide… Et le pire c’est que je le regrette… haaaannnn… Ninon, tu me fatigue… tu me fatigue….

Jésus Marie Joseph, à l’heure qu’il est, il doit déjà être en train d’essayer d’enjamber la balustrade !


Elle n’avait même pas terminé sa phrase qu’elle faisait déjà demi-tour, refaisant le même chemin inverse en courant cette fois-ci, filant à toute vitesse dans le couloir avant de faire irruption dans la chambre telle une bombe en ouvrant la porte à la volée.

_ Sautez pas !

Elle prit une grande inspiration pour contrôler son souffle qui avait commencé à s’emballer, tout en regardant fixement l’homme se tenant debout devant elle.

_ Ne vous tuez pas, c’est ridicule !
Je veux dire … C’est pas la peine et si vous n’êtes toujours pas mort jusqu’à maintenant, c’est qu’il y a une raison. Il y a forcément une raison parce que, autrement, je ne vois pas pourquoi la mort semble vous rejeter à ce point.
C’est facile de mourir. Prenez n’importe quelle situation du quotidien et vous vous rendez compte que vous pouvez mourir à chaque seconde. On peut mourir en mangeant un truc périmé, en tombant et en se cognant la tête, en s’étouffant avec une cacahuète, dans un accident de voiture ou simplement d’une grippe. Mais pas vous, pare que vous, même si on vous tire dessus, il y aura toujours quelqu’un d’assez stupide pour appeler les secours.
Ce que vous avez fait, ce n’est pas pardonnable et ça ne le sera jamais, parce qu’il n’y aura jamais prescription sur ce genre d’horreur.
… Mais… mais ça fait quand même quelque chose comme 70 ans… C’est peut-être le moment de commencer un nouveau départ… Ça n’effacera pas ce que vous avez pu faire, mais ça vous aidera peut-être à mieux vivre avec. Tout à l’heure, en sortant de la ruelle, vous aviez dit que vous étiez professeur. C’est plutôt positif…
Et même si vous n’avez pas une tête à avoir l’esprit particulièrement famille… Peut-être que vous en avez une. Enfin je veux dire qu’en 275 ans, vous avez dû avoir le temps de semer des héritiers aux quatre coins du globe… Pourquoi ne pas vous concentrer sur eux ?


Elle soupira en passant rapidement une main dans ses cheveux d’un geste machinal, relevant légèrement les yeux vers le plafond alors qu’elle cherchait ses mots.

Ce que j’essaye de vous dire, très maladroitement, je vous l’accorde, c’est que vous devriez fermer la porte sur votre passé et vous concentrer uniquement sur l’avenir… Le passé on ne peut plus le changer, par contre le futur n’est jamais figé et il ne tient qu’à nous de le rendre meilleur…
Vous avez dit qu’un homme n’est pas seulement le reflet de ses actes, alors prouvez-le.
Et peut-être qu’un jour, quelqu’un vous tirera à nouveau dessus… Sauf que je ne serais pas là et vous aurez enfin ce que vous cherchez.


Est-ce qu’elle était en train d’essayer de faire sortir la tête de l’eau à un vieil ex-nazi de presque 300 ans ?
… J’vous jure que c’est épuisant d’être neuneu par moment …  
C’était le réflexe le plus stupide du monde, mais Ninon ne pouvais jamais s’empêcher d’essayer de voir le bon partout, même chez un meurtrier tricentenaire.
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ. (PV Ninon Lenoir)   Dim 9 Nov - 19:55


Le silence, des mots assez secs et froid qui fracturaient complètement l'image de la petite jeune française perdue et terrorisée. Ce n'était pas la terreur qui l'avait fait quitter la fenêtre en lui intimant gentiment la proposition de se jeter par la fenêtre mais un sentiment bien plus profond, bien plus important et inhérent à toute la race humaine qu'elle soit classique ou mutante, le dégoût. Au final il n'y avait plus que le silence, lourd et stérile d'une chambre d'hopital à peine altérer par les gémissements étouffés de quelques malade ayant souillés leur couche. Pliant les genoux aussi facilement qu'un gamin de vingt ans le vieil allemand ramassa le couteau avant de replier sa lame contre la cuisse. La porte avait claquée et il était désormais complètement seul. Se dirigeant à nouveau vers son lit il repris une cigarette et l'alluma doucement avant de souffler vers le plafond. Il jaugea la fenêtre, il devait être au quatrième étage et il était sûr que la chute le tuerais sans doute mais il y avait deux choses qui l'empêchait de le faire. D'une se suicider de cette manière équivaudrait à acheter un billet aller-simple pour l'enfer et il ne pouvait se résoudre à mourir avec aussi peu d'honneur, même si il n'était plus rien le sang des Von Raustädt coulait dans ses veines et ce n'était pas une option de finir écrasé sur le pavé ruisselant du soleil de l'après-midi New-Yorkais. De deux nous étions dans un hôpital et il y avait un dispositif qui empêchait aux victimes de se défenestrer, tout simplement. Il pensa quelques secondes qu'elle était rudement jolie mais très intelligente. Calmement il s'habilla comme il put avec ses vêtements proprement posé sur la chaise même si son maillot de corps était proprement inutilisable.

Après avoir remis son pull de laine à moitié effilé par le trait de la cartouche il se demanda comment ils avaient réussi à lui enlever sans le découper mais peu importe finalement. Il caressa la tache de sang ancrée dans les mailles de la laine noire et soupira un long moment jusqu'à remettre sa lourde veste de cuir. Tiraillé par la douleur lancinant lorsqu'il tendit son bras gauche il se résolu à juste le jeter sur son épaule et remis le couteau dans sa poche lorsque sa porte s'ouvrit à nouveau. Il l'a reçu avec un regard froid et impassible alors qu'elle reprenait son souffle avant de débiter aussi vite qu'elle le pouvait des paroles qui résonnait dans la tête d'un Erl aussi ouvert et receptif qu'une huître. Il respira la fumée de cigarette pour se calmer même si ca n'était d'aucune utilité et laissa la jeune femme finir son laïus. Il se râcla la gorge en même temps qu'il venait à sa hauteur et la regarda de haut. Terriblement faible comparé à son habitude il lui portait néanmoins un regard aussi noir qu'un morceau d'ébène et sa large poitrine était au niveau du nez de Ninon. On dit que lorsqu'il est affaiblit un animal sauvage est encore plus dangereux, pour Erl c'était la même chose et même si l'odeur de sang qui se dégageait de son pull élimé y était peut être pour quelque chose une sensation de malaise était palpable dans la pièce. La voix caverneuse qui sortit de sa gorge faisait trembler sa cage thoracique et n'était plus de cette tonalité rassurante qu'elle avait pu entendre dans la ruelle.

« En effet tes propos sont maladroit mais que peut on attendre de plus d'une jeune femme d'à peine vingt ans. Pour te répondre je n'ai pas semer ma progéniture au quatre vents, apparemment tu as autant à apprendre des hommes que des mutants, sans parler de la vie en général. Je n'ai à ce jour qu'un seul fils encore vivant et je ne pense pas qu'il souhaite me connaître il risquerait de tomber de très haut. »

Il s'écarta d'un pas et la contourna sans plus de cérémonie, remettant sa cigarette entre ses lèvres avant d'ouvrir la porte et de s'enfoncer dans le couloir ou très peu de vie s'agitait. Un frêle médecin essaya de freiner la route du vieil allemand avant d'être déporté (HRP : Oui ce jeu de mots est tout à fait sordide) violemment contre le mur en plâtre. La haute silhouette germanique disparaissait derrière la porte de l'escalier.

Une fois dehors tout était parfait. Il y avait le soleil, aucun nuage. Le temps était donc aussi clair que l'esprit de Erl en cette belle après-midi de Septembre. Il était temps d'avoir un nouveau départ.
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Ninon Lenoir
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ. (PV Ninon Lenoir)   Sam 22 Nov - 13:54

Si l’espoir faisait vivre, alors l’espérance de vie de Ninon étant en train de chuter à grande vitesse… Erl Linden avait tout du cas désespéré (et désespérant…), il n’avait pas semblé réceptif du tout à ses paroles, et pire encore, il avait l’air particulièrement froissé et avait refait irruption dans l’espace vital de la française.
Alors d’accord, elle avait peut-être quelques lacunes à propos de la vie, de son sens, des gens qui la peuplaient ainsi que de la formule magique pour réussir des macarons aussi bons que ceux de chez Ladurée… Soit ! Mais l’Allemand en avait aussi à propos du fait qu’il était particulièrement désagréable d’avoir une personne d’1m85 qui vous toisait de trop près quand vous plafonniez vous-même plus de 25cm en contrebas !
Sans compter que l’odeur de sang séché sur son vêtement était loin d’aider Ninon à garder une expression détachée, même si ce n’était pas faute de retenir une mine écœurée. Elle avait juste retenue sa respiration en reculant imperceptiblement et en priant qu’il ne s’attarde pas trop. Pour ne pas changer, elle avait aussi baissé la tête comme un peu plus tôt, incapable de soutenir son regard noir.
D’un côté, elle ne l’avait peut-être pas volé ce regard… Elle avait été assez sèche et avait très certainement manqué de patience. Et puis elle avait aussi refusé d’accéder à se requête (qui, rappelons-le, avait été de l’égorger de sang froid en plein milieu d’un hôpital… Alors qu’elle était la seule personne à savoir qu’il était là… Et qu’elle avait donné son nom aux agents de polices qui l’avaient interrogée un peu plus tôt… A croire qu’il n’était pas malin non plus…)…
Quant à la proposition de défenestration ... Bon, ça n’avait été pas particulièrement aimable, il fallait bien l’avouer… Mais elle au moins, elle proposait des solutions !
Et puis il y avait un point épineux dans toute cette histoire qui excusait au bas mot 90% de ses réactions… Ce n’était pas grand-chose, juste un tout petit détail mais qui était quand même essentiel dans cette situation…. Jésus Marie Joseph, il avait été nazi bon sang ! Alors oui, ça c’était passé l’équivalent d’une vie dans le passé et aujourd’hui il en était rongé de remord, mais ça n’excusait pas tout !
Et puis elle s’était excusée ! Enfin peut-être pas clairement, mais elle était revenue dans la chambre pour lui proposer d’autres solutions à son problème de solitude et de lassitude, et ça, ça valait bien tous les « pardon » du monde.
Bref, il était toujours planté devant Ninon qui essayait de ne pas paraître trop intimidée, malgré le fait que si elle l’avait pu, elle se serait faite encore plus petite juste qu’à faire la taille d’une coccinelle pour partir aussi vite et aussi loin que possible de l’Allemand lunatique.

_ En effet tes propos sont maladroits mais que peut-on attendre de plus d'une jeune femme d'à peine vingt ans. Pour te répondre je n'ai pas semé ma progéniture aux quatre vents, apparemment tu as autant à apprendre des hommes que des mutants, sans parler de la vie en général. Je n'ai à ce jour qu'un seul fils encore vivant et je ne pense pas qu'il souhaite me connaître il risquerait de tomber de très haut.

Donc c’était pour ça qu’il était si grognon ? Parce qu’elle avait osé soumettre l’hypothèse qu’il ait probablement un ou deux enfants à aller voir quelque part ?...
C’était si aberrant que ça ?
Parce qu’à vue de nez, 275 ans représentaient quelque chose comme trois ou quatre vies normales. Alors quand on savait l’énergie que pouvaient mettre certains à se reproduire en une seule, imaginez ce que d’autres pourraient faire en plus de trois fois le même temps.
En ce qui concernait son fils, il était fort probable en effet qu’il n’apprécie pas l’histoire de son paternel… Mais il n’était pas non plus obligé de la savoir dans les détails… Si ?...
Bref, elle n’avait pas eu le temps de répondre qu’il était déjà parti dans le couloir en éjectant un pauvre médecin qui s’était mis dans ses pattes. Elle soupira en le regardant disparaitre par une porte qui menait très certainement dans les escaliers, heureuse de pouvoir enfin reprendre son souffle et de se détendre. Curieux personnage quand même…
Elle se dirigea vers la fenêtre pour l’ouvrir un peu plus et aérer la pièce qui avait déjà pris l’odeur du tabac. A l’évidence, même s’il avait presque trois siècles, Erl n’avait pas encore imprimé qu’au 21ème siècle, il était interdit de fumer dans les lieux public et plus particulièrement dans les hôpitaux… Décidément, entre ça et le sang, son nez avait été mis à rude épreuve aujourd’hui… En plus de tout le reste… Elle attrapa la clenche pour essayer d’ouvrir un peu plus la fenêtre qui n’avait été qu’entrebâillée avant d’être prise d’un fou rire.
Les nerfs qui lâchaient ? Très certainement, mais ils avaient été aidés par la sécurité anti-défenestration qui l’empêcha d’ouvrir la fenêtre en grand. Ninon exaspérait les gens, mais parois elle s’exaspérait aussi elle-même, et là elle pensait qu’Erl manquait vraiment de chance puisque même en y mettant la meilleure volonté du monde, elle n’avait pas pu lui proposition une alternative efficace.

_ Mademoiselle, vous allez-bien ?

Elle se retourna vers la porte en essayant de calmer ses gloussements incontrôlés. Malheureusement pour elle, ce n’était pas le séduisant Docteur Mamour mais simplement le médecin dont Erl s’était débarrassé un peu plus tôt.
Oui, elle allait bien, très bien même. C’était simplement la journée qui voulait ça et elle ne risquait pas de l’oublier. Est-ce que c’était un nouveau départ ? Probablement pas, Ninon n’était pas du genre à changer si facilement et puis il était trop tôt pour cela. Elle ne recroiserait peut-être jamais le vieil Allemand, mais dans tous le cas, elle ne perdait rien à faire la liste des différentes manières de mettre fin à ses jours au quotidien…
Pour l’heure, il lui fallait retrouver le chemin de la gare routière, et attendre inconsciemment SON nouveau départ. Le compte à rebours était déjà en marche sans qu’elle ne le sache. La sonnerie était prévue pour le 29 septembre à 17h49 précise et elle retentirait pour elle, comme pour beaucoup d’autres, au beau milieu d’un sourire dans le sous-sol de New-York…

Fin du RP pour Ninon Lenoir ♥
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Un nouveau départ. (PV Ninon Lenoir)
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