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 Quelle est la nature de la couronne ? ( Pv Jules le fabuleux pizzaiolo)

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Quelle est la nature de la couronne ? ( Pv Jules le fabuleux pizzaiolo)   Mar 19 Aoû - 8:01

Mi Aout, 23h45.

Ce qui se remarque d'abord, c'est inévitablement cette longue crinière rousse lui cascadant jusqu'au milieu du dos et qu'importe les épis et salissures sous forme de bris de glace et de trace rougeâtre de sang qui la décorent, curieux décorum comme une évidence que ce qui s'est passé là échappe à la routine de l’échoppe et de sa tranquillité d’un soir d’un milieu de semaine estival. Son regard d'un bleu presque translucide attire inévitablement comme empreint d’un magnétisme évident car presque surnaturel, il  semble en effet vibrer d'un reste de micro décharges électriques. Son visage d'une peau trop blanche et quasi laiteuse typique de sa rousseur, s'est adultéré d'une large trace de sang lui descendant du front et lézardant jusque sous le menton et de quelques écorchures sur le visage dont certaines semblent déjà sèches. Il émane de son visage une sorte de résignation froide et sévère alors que accompagné d'un bref soupire, elle analyse les lieux comme un animal traqué en attente d'un mouvement, proie ou prédateur ? Bien trop tôt pour le dire.

Sa tenue étrange interpelle, une combinaison dont les couleurs mélangent le noir, l'or et le carmin et à la ceinture un holster d'où émerge la crosse en ébène d'un revolver déraisonnablement long, la boucle du ceinturon en forme d'un large X doré interpelle ainsi que les longues cuissardes d’un rouge sang qui constitue avec élégance ses bottes. La tenue manifeste traces de lutte et salissures et ainsi en va du large manteau de cuir rouge lui tombant aux cuisses qui pour le coup s'en trouve déchiré à quelques endroit.

Elle restera interdite mais franche, posé là à l'entrée du petit restaurant comme une apparition incongrue dont les lumières jetées par l’éclairage intérieur découpent avec rudesse la silhouette dans l'encadrement de la porte menant vers la nuit profonde. Elle traîne à son bras tendu légèrement en retrait et tenue par le col d'une main ferme, un corps inerte d'un homme apparemment inconscient. Son autre main tombant placidement le long du corps n'est qu'un tissus enroulé à la va vite et gorgé de sang d'où certaines gouttes perlent encore.

Le silence sera abyssal lors de son entrée stoppant net quelques conversations intimes qu'on colore de badinages et qui s'épilogueront de murmurantes interjections consternées sous forme de grossièretés délivrées au vide ou d'appel au divin dans des mots époustouflée. La clientèle est heureusement rare vu l'heure tardive proche d'une fermeture. Son regard se portera alors vers le comptoir pour identifier les responsables de l’échoppe puis se tournera vers l'assistance. Certains clients déjà chercheront dans leur poche le contact familier du téléphone portable pour immortaliser l'instant et une adolescente estomaquée accompagnatrice de ses parents médusés murmura incrédule, un sobriquet dont elle n'arrive plus à se débarrasser « le beaver ; le X Men beaver »

Combien de temps avant la panique ou l'hystérie ? Elle essaiera sans trop y croire de désamorcer la situation consciente de la bêtise d'une populace en manque d'extraordinaire en hélant bien haut l’attention des convives.

- Pas de panique s’il vous plait ! Ceci est une arrestation sous accréditation du Bureau Des Affaires Mutantes dans le cadre d’une enquête. Restez calme, tout est sous contrôle !

A celui qui semblait être le tenancier.

- S’il vous plait, monsieur, pourriez contacter les autorités et préciser qu’il s’agit  d’une affaire relevant du BAM, ils ont « un colis » à enlever…Désolée de vous imposer cela, mon transmetteur est HS et mon portable a grillé…Je ne peux plus communiquer avec ma base arrière, puis-je aussi emprunter un téléphone pour rassurer les miens, vous êtes le seul lieu public de la rue encore ouvert.

Un regard embarrassé aux convives s’excitant pour prendre des photos, certains mots commençant à fuser comme « des mutos ! » , «  connerie de terroristes » « tous les mêmes ». Elle affichera une attitude désemparée et attristée, reculant d'un pas.

- Je vous en prie…ce..ce n’est pas le moment, pas de photo, s’il vous plait…juste...appelez la police.

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Dernière édition par Caitlyn Elioth le Lun 6 Oct - 5:11, édité 1 fois
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Jules Archambaud
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MessageSujet: Re: Quelle est la nature de la couronne ? ( Pv Jules le fabuleux pizzaiolo)   Mar 19 Aoû - 12:02

« On ferme dans un quart d'heure ? » Demanda Mark à son collègue qui commençait à s'endormir sur le comptoir, malgré les quelques clients plutôt bruyants de la pizzéria. « Ouais, et on prend plus personne. » répondit donc Jules, affalé comme à son habitude sur le comptoir, les yeux clos. Cette soirée avait été épuisante: les livraisons n'avait pas arrêté pendant presque trois heures, mais avaient fini par se calmer un peu avant onze heures du soir, permettant donc aux deux livreurs de se remettre de leur marathon. En tout ils avaient été trois pour tout gérer: Cindy, la blondasse de caisse qui géra la salle en confondant les commandes au moins trois fois, Mark qui livrait à domicile les clients les plus éloignés, en scooter puis Jules qui s'occupait des plus proches à vélo. A partir de onze heures ils ne livraient plus, ils furent donc trois pour s'occuper des clients qui faisaient l'effort de venir, Cindy décida de partir plus tôt, laissant les deux autres se débrouiller. Et tant mieux d'ailleurs, Jules et Mark ne la supportaient pas. Pas contre, les deux s'entendaient très bien. Ils avaient été embauchés à la pizzeria presque en même temps et ça avait tout de suite collé. Mark avait tout du cliché de l'allemand. C'est de là qu'il venait, d'ailleurs. Il était grand, légèrement ventripotent, blond aux yeux bleus et le teint clair. En l'absence de Cindy il gérait la caisse et les commandes tout en jouant sur son téléphone portable pendant que Jules faisait le service.
A partir du moment où ils avaient arrêté de faire les livraisons, ils avaient enfin pu se poser tranquillement alors que la salle se vidait peu à peu. Les quelques clients qui étaient encore là ne posaient pas de problème, ils mangeaient tout en discutant joyeusement entre eux.

Lorsque la porte d'entrée s'ouvrit, laissant sonner la cloche suspendue juste au dessus, il n'y eut plus un bruit. Tous les clients arrêtèrent de parler, de manger, de bouger. Tout sembla se figer. Interloqué par ce changement brutal d'ambiance, Jules releva la tête pour apercevoir devant la porte une silhouette féminine étrangement vêtue et surplombée d'une longue crinière rousse. Le moins qu'on puisse dire c'est qu'elle avait tout l'air d'avoir passé une mauvaise soirée: son manteau était déchiré par endroit, le reste de ses vêtements était parsemé de taches et de traces de lutte, visiblement. D'un bras elle trainait un homme qui avait l'air mort, mais qui était plus probablement inconscient et son autre bras était terminé par une boule de tissu qui recouvrait entièrement sa main et qui était imbibé de sang qui en coulait goutte après goutte. Son visage témoignait aussi d'une rude soirée: une longue trace de sang parcourait son visage de haut en bas et plusieurs écorchures parsemaient le tout.
Après quelques secondes qui auraient pu paraître des heures, Des clients se mirent à réagir, plus ou moins viruleusement. Certains sortirent leur téléphone pour photographier l'instant présent, d'autres commencèrent a faire quelques réflexions.
Cette inconnue fut la première à oser parler à toute l'assemblée:

« Pas de panique s’il vous plait ! Ceci est une arrestation sous accréditation du Bureau Des Affaires Mutantes dans le cadre d’une enquête. Restez calme, tout est sous contrôle !  »

Elle voulait rassurer tout le monde, mais franchement ce n'était pas gagné: trainer un homme inconscient par le col en étant recouverte d'écorchures, d'égratignures et partiellement de sang, qui n'était même pas forcément le siens, ne lui conférait pas forcément une très grande autorité. Et elle n'avait pas franchement l'air d'y croire non plus. Elle se tourna alors vers Max, qui était resté quasiment bouche-bée depuis l'apparition de l'inconnue. Elle enchaîna:

« S’il vous plait, monsieur, pourriez contacter les autorités et préciser qu’il s’agit d’une affaire relevant du BAM, ils ont « un colis » à enlever…Désolée de vous imposer cela, mon transmetteur est HS et mon portable a grillé…Je ne peux plus communiquer avec ma base arrière, puis-je aussi emprunter un téléphone pour rassurer les miens, vous êtes le seul lieu public de la rue encore ouvert.   »

Mais l'allemand ne réagit pas, ne donna même pas l'impression de réaliser qu'on lui parlait. Jules prit donc sa relève. Il hocha rapidement la tête puis saisit le téléphone posé sur le comptoir et composa le 911, en espérant qu'ils décrochent le plus vite possible. Pendant le laps de temps que mirent les urgences à répondre, l'inconnue continua de parler, mais cette fois avec plus de détresse dans la voix, s'adressant de nouveaux à l'assemblée. Elle demandait à ce qu'on arrête de la photographier et qu'on appelle la police. C'est vrai que Jules était le seul parmi ceux à avoir un téléphone dans les mains qui ne prenait pas en photo la pauvre femme qui avait clairement besoin d'aide. Lorsque Max sortit son téléphone de sa poche une fois sortit de sa trans, Jules le lui arracha des mains avant de le poser sur le comptoir en râlant. Elle n'avait visiblement pas besoin de tout cet attroupement de photographes curieux.
Lorsqu'une femme répondit enfin à l'appel de Jules, il lui baragouina quelque chose à propos du BAM, d'un colis et de la police qu'il ne compris lui-même pas. Au final, même si il était plus réactif que les autres, il était aussi choqué qu'eux. Lorsque la standardiste lui demanda de répéter, le livreur essaya de faire une phrase correcte. Il tenta de lui expliquer ce qu'il se passait puis finit par donner l'adresse de la pizzeria en espérant qu'ils arrivent le plus vite possible.
Quand il raccrocha enfin le téléphone, certains clients s'étaient levés de leurs chaises. Quelques uns voulaient prendre la mutante en photo de la tête aux pieds et d'autres commençaient à réagir de plus en plus viruleusement à son arrivée en trombe. S'en était trop pour le français: il n'aimait pas la tournure que prenait les évènements: cette femme en détresse commençait à se faire verbalement agresser et n'avait pas besoin de tout ça.  Il hésita quelques instants: cette femme avait visiblement plus besoin d'aide que les clients de leurs pizzas, il décida donc de fermer boutique prématurément. Il se leva et lança à son tour à toute l'assemblée:

« Ok on ferme ! Tout le monde dehors ! »

L'ensemble de ladite assemblée se tourna donc vers lui. Les événements s'enchaînaient probablement trop vite pour certains. Jules se leva et commença à chasser les clients, qui protestèrent mollement. On eut le droit à quelques « Mais on est dans un pays libre ! » mais dans ce pays libre rien n'empêchait le livreur de mettre les gens dehors. Il finit par laisser les gens partir avec leur pizza puis verrouilla la porte derrière eux. La plupart d'entre eux lancèrent des regards amères à la rousse, qui se tenait là, hagarde. Une fois cela fait, Max, qui n'avait pas bougé de derrière le comptoir intervint. Il était, à l'image des clients, estomaqué de la tournure des événements. Jules eut le droit à quelques « Mais qu'est-ce que tu fous ? » et à un « Si le patron apprends que t'as mit tout le monde dehors, tu vas te faire virer ! », mais Jules ne l'écoutait pas vraiment. Il s'adressa à l'inconnue qui, elle non plus, n'avait pas vraiment bougé.

« La police arrive, installez vous quelque part si vous voulez. »

Jules avait beaucoup de questions à lui poser, du genre "C'est qui le cadavre que tu traines ?" ou "Comment tu t'es retrouvée dans cet état là ?", mais il les poserait plus tard, s'il en avait l'occasion, et pas sur ce ton là, évidemment.
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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Quelle est la nature de la couronne ? ( Pv Jules le fabuleux pizzaiolo)   Jeu 21 Aoû - 8:19

La foule, partagée entre la peur et l’ignorance trop souvent imbriquée l'une à l'autre en un tango ou l'escalade flirte avec le déraisonnable, on s'y fait, on s'y blesse. C'en est ainsi, comment leur en vouloir lorsque l'image glamour d'une photo glacée du Rolling Stone Magazine vient heurter en pleine conscience l’âpreté du bitume. Le fantasme excite, la réalité effraie et voilà comment en quelques minutes on bascule dans un mouvement du pendulier de la couronne de Laurier adulé et admiré à la couronne d'épines, chargé de la croix et souffrant jusqu'au Golgotha. C'est ainsi car choisir d'orner l’emblème à sa ceinture et qu' Etre X Men, c'est ainsi. Une leçon pour tous ces autres en devenir. Une chose qu'on ne leur dit pas, une chose qu'on ne corrige pas dans une copie.
On traque l'exaltation des bons sentiments, le souffle idéaliste , on rature les renoncement et le rejet...les petites lignes du contrat comme on dit.
Etre X Men c'est se préparer à partager des solitudes mais jamais à ne les combler.
Ca ne veut pas forcément dire qu'on l'accepte, pas vraiment. On s'y résigne et au fond, on finit par avoir aussi peur qu'eux.
Je suis pessimiste sur l'avenir : j'ai vu trop de choses, j'ai entendu trop choses pour ne pas me préparer à ce que ca se finisse mal. Car le pire arrive toujours et je dis cela en connaissance de cause. Alors je fais ce que ma conscience me dicte, je m'absente de la réalité un moment laissant le chaos glisser sur ma cuirasse alors que l'excitation gagne la foule. Je n'agirais que si les limites sont franchies, je crois en Christ, oui, mais je ne tendrais jamais l'autre joue. Une décharge électrique suffirait pour ramener le balancier de l'autre côté depuis la haine jusqu'à la terreur.

Nous n'y viendrons pas, l'un des hommes a pris sur lui d'évacuer les convives manu militari. Je ne crois que peu en la bonté humaine. Fait-il cela pour les protéger de moi car c'est assurément ce que j'aurais fait, ou pour me protéger moi ? Je me pose la question quelques secondes avant de baisser les yeux vers le sol m'absentant à nouveau et laissant le public quitter les lieux. Ils m'auraient applaudit si je les avais sauvé, ils l'ont déjà fait. Mais là, ça ne les concerne pas directement, on ne s'aveugle que de ce qui nous touche.

Le silence enfin.
Cet étrange moment fragile où je dévisage ceux qui restent, les jaugeant du regard avec cette expression douloureuse. Puis rompant l’immobilité j’avance de quelques pas pour y déposer le corps de ma proie, le dos appuyé contre le comptoir.

- Merci.

Un simple mot, mal assuré alors que je jette un regard oblique à celui qui apparemment a pris les choses en main.

- Il n’est pas mort, je l’ai shooté…Il ne se relèvera pas avant une dizaine d’heures, le temps que la drogue quitte son corps. Afin de dissiper tout malentendu, les circonstances m’obligent à vous dire que je suis une mutante et que mon action est encadrée par la loi, je n’ai donc rien à voir avec le terrorisme génétique, je suis une X Man. Vous n’avez rien à craindre de moi et je suis désolée du désagrément causé. J’ajoute en des termes juristes que la demande de fermeture est de votre fait pas de la mienne afin de désamorcer toute tentative de recours en justice à mon égard pour des dommages et intérêts.

Je ne sais que trop bien comment les choses tournent et comment un cas de force majeur peut pour certains se transformer en une opportunité. J’incline la tête et désignant le téléphone, je demande.

- Puis-je ?

Une fois l’aval donné, je compose un numéro spécifique et patiente.

- Danger ? Authentification vocale. « Fuzzy, code mission 447 »…Récupération du balisage GPS, s’il te plait… Moyen de communication HS mais mission effectuée sans accrocs notables. Transmet les coordonnées au BAM, j’attends la suite…hum..demande à Sage une mise en alerte niveau 3 au cas où j’aurais du mal à m’expliquer avec les autorités, qu’elle reste aux aguets.

Je raccroche et par reflexe recompose quatre à cinq numéros au hasard afin de brouiller les pistes. Même si on trouvait le moyen de recomposer le numéro, Danger éconduirait toute personne non habilitée. Une fois terminé, je soupire en me dirigeant vers une table.

- Il faut attendre à présent…Je…hum…je n’aurais rien contre une tasse de café, si vous avez ?


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Jules Archambaud
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MessageSujet: Re: Quelle est la nature de la couronne ? ( Pv Jules le fabuleux pizzaiolo)   Jeu 21 Aoû - 10:39

Une fois le vide fait, tout le monde eut le droit à quelques secondes de silence. L'inconnue, que Jules finit par identifier comme x-woman grâce à sa boucle de ceinture en forme d'un gros X comme ceux que l'ont voit à la télé et sur internet, dévisagea les deux employés de la pizzeria pendant quelques instants avant de remercier presque timidement celui qui avait évacué les clients. Puis, la x-woman entama une longue tirade ayant pour but d'éviter toute sorte de problèmes qui pourraient arriver ensuite:

« Il n’est pas mort, je l’ai shooté…Il ne se relèvera pas avant une dizaine d’heures, le temps que la drogue quitte son corps. » Cela rassura Jules de savoir que l'homme était encore vivant, ça faisait toujours un tracas en moins. Il se demandais ce qu'il avait bien pu faire pour finir dans cet état là et finirait peut-être par le demander à son propriétaire, si une éventuelle discussion les menait jusque là.

« Afin de dissiper tout malentendu, les circonstances m’obligent à vous dire que je suis une mutante et que mon action est encadrée par la loi, je n’ai donc rien à voir avec le terrorisme génétique, je suis une X Man. Vous n’avez rien à craindre de moi et je suis désolée du désagrément causé.  » Même si le français avait déjà presque déjà presque deviné tout cela, ou s'en doutait au moins (soit elle l'avait déjà dit soit cela se lisait sur sa boucle de ceinture), ce fut encore une fois rassurant de l'entendre prononcer ces mots. Mais ce n'était peut-être pas de l'avis de Mark, qui ne la quittait pas des yeux et qui était de nouveaux parfaitement immobile, comme une proie s'assurant qu'il n'est pas dans la ligne de mire de son chasseur.

« J’ajoute en des termes juristes que la demande de fermeture est de votre fait pas de la mienne afin de désamorcer toute tentative de recours en justice à mon égard pour des dommages et intérêts.  » Que de précautions dont elle fit preuve dans ce discours. Ce n'était pas du genre de Jules d'aller de plaindre auprès de la justice, en général, et il savait très bien qu'il était responsable de la fermeture prématurée. A son tour il rassura donc l'interlocutrice, qui n'eut pas vraiment l'air d'écouter.

« Ne vous inquiétez pas pour ça, on fermait de toute façon. »

En guise de réponse, elle désigna le téléphone posé sur le comptoir d'un hochement de tête en demandant très brièvement la permission de s'en servir. Une fois l'accord de Jules donné, elle pris le téléphone et composa un premier. Mark, lui, répondit à tout cela par un léger mouvement de recul lorsque la femme s'approcha du comptoir. Les deux livreurs ne portèrent pas toute leur attention sur ce qu'elle raconta au téléphone, mais qu'ils devinèrent quand même comme plutôt officiel d'après le ton qu'elle employait pour parler.
Ils échangèrent beaucoup pendant qu'elle composait sa demi-douzaine de numéros différents, mais silencieusement. Un regard suffit à Jules pour comprendre ce que son collègue pensait de tout cela. Mark s'était toujours affirmé comme pro-mutant, mais tout cela montrait le contraire. Il n'était pas au courant de la mutation de Jules, mais le mutant le lui aurait bien dit un jour ou l'autre, cependant sa réaction à tout cela l'en avait dissuadé. Au final, l'allemand était de ceux qui se disaient pro-mutant quand il n'y en avait pas aux alentours, pour se montrer ouvert d'esprit et pacifique, mais lorsqu'il y en avait un à sa porte, il la barricadait.
Une fois qu'elle eut terminé de composer tous ces numéros, la x-women raccrocha, soupira, se dirigea à une table.

« Il faut attendre à présent…Je…hum…je n’aurais rien contre une tasse de café, si vous avez ?  »

« Oui, oui, je vous apporte ça tout de suite. » répondit donc Jules, en se alors dirigeant vers la cafetière. Il servit trois tasse de café, une par personne, qu'il mit au micro-ondes pour les réchauffer. Une fois chauds, il en posa deux sur le comptoir et alla timidement déposer la troisième devant la x-woman avant d'aller se rasseoir sur le même tabouret sur lequel il somnolait avait l'interruption de la femme rousse, en fasse de sa tasse de café dont il ne but presque rien. Son regard faisait des aller-retours entre sa tasse et la femme rousse assise à une table. Il avait énormément de questions à lui poser, mais n'osait à peine la regarder plus longtemps que quelques secondes. A vrai dire, plus le temps passait, plus il avait de choses à lui demander. Son visage était maculé de taches de sang, qui n'était pas forcément le siens. Mais toutes ces taches, ou égratignures n'étaient rien à coté de la longue trace rougeâtre qui traversait sa face de haut en bas. Pourtant, le plus marquant était peut-être sa main entièrement enroulée dans un tissus tellement imbibé de sang que l'on pourrait difficilement en discerner la couleur d'origine. Jules se saisit de cette occasion pour tenter de faire la conversation, et lui rendre service aussi, si elle le voulait bien.

« Vous voulez que je vous apporte quelque chose pour vous nettoyer le visage ? Et on peut faire quelque chose pour vôtre main ? »

Elle pouvait bien refuser, cela ne changerait rien, mais au moins il ne pourrait pas se reprocher de ne pas vouloir faire la conversation.
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Sage
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MessageSujet: Re: Quelle est la nature de la couronne ? ( Pv Jules le fabuleux pizzaiolo)   Jeu 21 Aoû - 22:29

Vendredi 15 Aout 2013 – 11 : 45 P.M.
Manoir Xavier, Graymalkin Lane, Comté de Westchester, Etat de New York
La chambre est similaire à la norme, ni plus grande ni plus petite. 20m², une fenêtre sur tout un flanc et à l’opposée d’une porte excentrée pour laisser place à une pièce mitoyenne contenant une salle de bain minimaliste avec douche, toilette et évier. Le mur commun forme un petit vestibule et ce qui fut une penderie c’est vu adjoindre un porte-bouteilles rempli de quelques vins tandis que dans sa continuité se trouve une armoire, occupant une petite partie de la pièce principale dont les 9m² sont loin d’être exploités de façon optimale. Et pour cause, relativement centré et posé au pied de la fenêtre se trouve un grand lit à baldaquin, grignotant la quasi-totalité de la place non par sa propre taille mais son positionnement qui empêche l’ajout de meubles plus larges que l’armoire suscitée, un tabouret et une petite commode en kit sur laquelle repose une lampe de chevet. C’est un choix.

C’est son choix. Elle a ses raisons et l’une d’elle lui occupe l’esprit pour l’heure. Elle est vêtue d’un haut ample dont les manches lâches ne s’accrochent qu’aux épaules, coudes et poignets, lui laissant découvert le bras et l’avant-bras, et qui lui descend jusqu’au nombril ainsi que d’un bas long et tout aussi ample, la tenue entière faite d’étoffes légères et aussi noires que la chevelure répandue partout autour d’elle, la couvrant par mèches jusqu’à son creux de reins et semblant grimper comme du lierre sur le tissu paré de motifs stellaires relativement enfantins, des lunes souriantes côtoyant des étoiles à cinq branches et des planètes à l’anneau unique ; tissu qui la couvre également jusqu’aux omoplates, laissant échapper un bras qui se réfugie bien vite sous l’oreiller afin de l’appuyer au mieux contre le visage pâle qui s’il est toujours trop fort pour paraitre joli en est moins frappant qu’à l’habitude. Malgré ses tatouages aux coins des yeux, qui soulignent la courbe osseuse sous ses joues, la face aux nez et sourcils légèrement épais s’est déparée de son inexpression habituelle et l’étroite bouche aux lèvres asymétriques s’est légèrement écartée pour laisser échapper un souffle calme. Souffle calme longtemps unique bruit dans la pièce mais rejoint par un autre.

Une vibration, discrète mais suffisante pour que le visage se crispe et les yeux se plissent, toujours clos. Une main s’en va à la rencontre de la table de chevet, tâtonnant depuis la lampe contre laquelle elle se cogne jusqu’à la recherche d’un Smartphone qui reste étonnamment immobile en virant au passage une paire de lunettes aux verres rouges. D’ordinaire, le soleil a déjà troublé son sommeil lorsque son réveil sonne. D’ordinaire également, le téléphone vibre lorsqu’il fait office de réveil. La première constatation qui s’impose à sa conscience est donc que ce n'est pas l’objet suscité qui est responsable de la vibration. La seconde constatation, simultanée à la première, est qu’elle va devoir se lever. La troisième constatation, qui arrive avec un peu de retard, est purement secondaire même si elle lui semble subjectivement d’une grande importance : quelle heure est-il ? La main s’en revient jusqu’à la lampe, passant une fois encore sur les lunettes au point de les faire choir de la table de nuit, puis alors qu’elle l’allume, la réponse à sa question lui est fournie d’une désagréable manière : il est une heure nocturne. Pas besoin d’en savoir plus, de toute façon le grognement ne s’échappe pas.

S’extirpant de son lit pour poser les deux pieds au sol, tout en ramenant la main qui lui maintenait la tête pour se frotter les yeux du pouce et de l’index, elle réfléchit déjà bien trop à son goût alors qu’une liste de probabilités lui heurte la conscience ; mais à quoi bon s’embarrasser de probabilité sur la cause de la vibration lorsqu’il suffit de la suivre jusqu’à la source ? C’est ce qu’elle s’emploi à faire dans quelques mouvements certes fluides mais également moins précis qu’à l’habitude alors qu’elle contourne le lit pour prendre la porte de l’armoire… littéralement. Moins terrible que le petit orteil dans le coin du meuble mais tout aussi désagréable au réveil. Néanmoins elle a trouvé la source de la vibration.

Ouvrant les deux portes, elle contemple les maigres et similaires tenues à la recherche de la seule qui fait exception puis se saisit du banal cintre où elle est entreposée pour prendre une chose qui se trouve à sa ceinture, un X de la taille d’une boucle de ceinture et de la responsabilité de la vibration. Une pression, il s’arrête, une autre pression, il s’ouvre sur le communicateur X-Men, pouvant s’ôter de cette boite pour devenir intra-auriculaire mais qu’elle utilise ce soir comme un simple téléphone.

Simple téléphone qui synthétise la voix de Danger pour lui donner des instructions ; à ce demander qui est au service de qui. Néanmoins une alerte de niveau trois, un code jaune, voici qui est inattendu. Demande d’accroissement de la préparation des forces au-dessus de la préparation normale, émanant de Fuzzy par crainte de mésentente avec les forces du BAM. Pour une X-Men réserviste et pacifique elle entreprend beaucoup d’actions paramilitaires mais c’est à l’un des paradoxes de Caitlyn Elioth : elle ne peut s’empêcher de s’investir, parfois plus qu’il ne serait judicieux pour elle et souvent malgré qu’elle se soit dévaluée ou retirée. Néanmoins la demander de vigilance accrue nécessite-t-elle le réveil d’autres X-Woman ? Ororo c’est hors de question, pas avec le bébé également endormi dans la chambre, tandis qu’Amy semble un choix obligatoire, considérant les relations et le passif du couple, que Jubilee est la chef de la X-Team donc non seulement la personne à autoriser les missions et la première à devoir être prévenue en cas de raté, et que Rachel… sert à tout. Trois X-Women pour une extraction potentielle même s’il serait possible de se contenter de la dernière puisque c’est sensément son rôle même si elle montre un certain zèle à côté elle aussi. Mais le dicton veut que « qui se ressemble s’assemble » et les deux rousses se présentent comme des sœurs à défaut de réellement se côtoyer ainsi donc une attitude commune n’est pas étonnante.

Se retournant vers sa table de nuit, elle ne peut contenir une expiration discrète simultanée à une légère variation des épaules alors qu’elle n’y voit plus ce qui lui est nécessaire à faire son rôle, s’en allant à nouveau sur le flanc de son lit à la recherche de ses lunettes. Non que les trouver soit difficile mais se baisser pour les ramasser est une nouvelle fois une chose dont elle se serait bien passée, cependant elle le fait sans rien manifester de son trouble et écarte les branches d’une seule main avant de les déposer sur son net.

L’interface informatique s’affiche et elle ouvre différentes fenêtres, principalement celles liées au programme Brother. Il ne lui faut qu’une seconde pour prendre conscience et être témoin de ce qui c’est passé à New York par l’intermédiaire des caméras de la Grosse Pomme et à côté de cela elle se demande si elle ne ferait pas mieux d’attendre avant de réveiller ses collègues ; malgré l’efficacité de son cerveau elle n’est pas moins en manque d’une nécessité cruciale à son réveil et à son bon fonctionnement post-réveil : du café.

S’il y a interpellation elle la verra puisque cette dernière se fera dans la rue néanmoins il faudra un certain temps pour que les X-Men se préparent… mais d’un autre côté, une extraction à l’encontre du BAM ? A quoi pense-t-elle ? Lorsqu’on n’arrive pas à s’entendre avec le Triskelion il ne suffit pas de gueuler plus fort en tapant du point sur la table, il faut murmurer quelque chose afin que « tout le monde y trouve son compte » ; du chantage, ni plus ni moins. Une méthode qu’elle juge préférable à la violence.

Elle surveillera. Elle couvrira sa coéquipière. Elle fera ce qui doit être fait. Mais elle est multi-tâche ainsi elle s’en va vers la cuisine…
Caméo de Sage

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Sage

J’évalue, je prévois, j’agis ; mon Don, ma Malédiction.





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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Quelle est la nature de la couronne ? ( Pv Jules le fabuleux pizzaiolo)   Ven 22 Aoû - 7:18

Je remerciais avec un sourire fatigué lorsque la tasse de café fut déposée devant moi. Plissant les yeux, je laissais les effluves me monter aux narines pour m’imprégner de l'odeur douceâtre du liquide sombre et brûlant. Mon esprit repasser la scène de combat, je perdais, indéniablement, je perdais. Au plus haut de ma forme, je ne me serais pas fait surprendre de la sorte, j'avais d'autres réflexes alors. Des réflexes létaux bien entendu, mais des reflexes salvateurs. Une simple hésitation et l'on passe facilement de la couronne de laurier à la couronne mortuaire. Bon reflexe d'amortir la balle de revolver avec la paume de la main enserrant le canon du revolver ? Pourquoi ne pas l'avoir électrocuté alors ? Parce que ça l'aurait tué à une telle distance. Je ne suis plus un monstre, plus maintenant et j'ai trouvé ce fameux équilibre auquel j'aspirais avec une telle ardeur. Je préserve la vie comme le don le plus précieux de ce monde, le tigre est scélé en moi. Évidemment, inévitablement , cela ne va pas sans sacrifier une partie de sa puissance, celle qui nous permet de ne plus hésiter, celle qui traîne jusqu'en pleine lumière cette formidable machine de combat qu'est l'instinct de survie. Celle qui libère le tigre.
Sa voix me rappelle à moi, me faisant quitter ma position pensive et détourner un regard d'un bleu azur sur lui, ce regard qui ne virera plus jamais au vert à présent.
Blessure ?
Oh.

Je n'y avais pas fait attention a dire vrai et mon regard quitte le sien pour s'attarder sur ma main bandée, je suppose que ça à l'air assez effrayant mais c'est secondaire. Quand on connaît mes pouvoir, tout est secondaire.

Pas vraiment. C'est ce qui se passe quand cherche à stopper une balle avec la paume de la main...un joli trou. Ne vous inquiétez pas, je ne ressent pas la douleur... « cadeau » de Mère Nature. Et je peux réparer ça en un clin d’œil mais vot' collègue risque de faire une syncope si il me voit faire...il hésite toujours entre se sauver et aller chercher une corde pour me la passer au cou.
La première chose que nous autres mutant apprenons en ce monde, c'est la peur. La peur de soi, la peur des autres, la peur des autres à cause de soi même...de ce fait un simple regard permet de la déchiffrer.

J'esquissais un sourire sincère empli de gratitude à mon vis à vis en me levant.

Vous, vous n'avez pas peur. C'est pour des gens comme vous que je me bats et des gens comme vous que je saigne. Et j'ai foi qu'un jour votre ami apprenne aussi que nous sommes...fait des mêmes souffrances. Je vais emprunter vos toilettes, pour me...hum...réparer.

Je fis quelques pas avant de m’arrêter devant l'homme inconscient et de le fixer quelques instants.

Je me bats aussi pour faire en que des gens comme lui puisse être arrêté. Cet ordure est un semi grossiste de drogue...spécialisé dans le Speed X, la « drogue mutante » qui a terme a un taux de mortalité de 100 % et une capacité addictive foudroyante. Elle cible exclusivement les mutants. Cette pourriture connaissait la dangerosité de cette merde, il allais même jusqu'à prospecter auprès des ados et des personnes les plus précarisés dans les centres d'accueil et d'hébergement d'urgence...J'ai suivi une « piste sanglante » jusqu'à lui. Il nous sera précieux pour remonter cette filière.

Je soupirais et secouais la tête d'un air navré avant de poursuivre ma route vers les toilettes afin d'effectuer un phasage de la main pour la régénérer et me nettoyer le visage. L’opération créera une sur-tension baissant sensiblement l’éclairage brusquement. Je réapparaîtrais moins de dix minutes plus tard, sans bandage et la main impeccable, le sang nettoyé sur le visage mais les écorchures toujours présente.
J'irais me réinstaller à la table et prendrais une gorgé de café devenu moins que tiède

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Jules Archambaud
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MessageSujet: Re: Quelle est la nature de la couronne ? ( Pv Jules le fabuleux pizzaiolo)   Ven 22 Aoû - 10:27

La question de Jules eut l'air d'extraire la x-woman de ses pensées. Ses yeux, auparavant rivés sur sa tasse de café, se déportèrent sur le français puis sur sa main ensanglantée. Le regard qu'elle porta sur le membre probablement en lambeaux caché sous ce tissu surpris une fois encore le livreur: elle avait visiblement oublié cette blessure.

« Pas vraiment. C'est ce qui se passe quand cherche à stopper une balle avec la paume de la main...un joli trou. »  Elle a essayé d'arrêter une balle avec sa main ? Après tout ça expliquait son état...

« Ne vous inquiétez pas, je ne ressent pas la douleur... « cadeau » de Mère Nature. Et je peux réparer ça en un clin d’œil mais vot' collègue risque de faire une syncope si il me voit faire...il hésite toujours entre se sauver et aller chercher une corde pour me la passer au cou.  » C'était ça son pouvoir ? Insensibilité à la douleur ? Ou alors ce n'est qu'un effet secondaire. Mais impossible de le deviner là, comme ça. Par contre elle avait en partie raison par rapport à Mark: depuis son arrivée il ne l'avait pas quitté des yeux et était tellement tendu qu'il sursauterait presque si elle faisait un mouvement brusque. Mais jamais il n'irait jusqu’à la pendre, il n'en aurait pas le courage de toute façon.

« La première chose que nous autres mutant apprenons en ce monde, c'est la peur. La peur de soi, la peur des autres, la peur des autres à cause de soi même...de ce fait un simple regard permet de la déchiffrer.  » Et là dessus elle avait entièrement raison, cette peur Jules la connaissait aussi. Certainement pas autant que cette femme car l'hydrokinésie est un pouvoir très facile à cacher et d'autant plus simple à contrôler, mais lui aussi avait eu peur de ce que l'on ferrait de lui, de ce qu'il pourrait faire aux autres. Pourtant, il avait eu de la chance: à Mutant Town il avait eu des exemples de pouvoirs avec lesquels il est bien plus difficile de vivre au quotidien et de sortir en public. Et ce fameux regard plein de peur aisément compréhensible, il le connaissait et le reconnaissait lui aussi très facilement. Et Mark l'avait, ce regard. L'allemand portait ce regard plein de crainte vers l'inconnue alors assise dans sa pizzeria. S'il savait que le seul collègue avec qui il faisait face à cette menace mutante était lui aussi un mutant, il s'enfuirait probablement.
Puis la femme se leva. Comme Jules s'y attendait, son collègue se redressa sur son tabouret pour prendre une position alerte, comme prêt à détaler.

« Vous, vous n'avez pas peur. C'est pour des gens comme vous que je me bats et des gens comme vous que je saigne. Et j'ai foi qu'un jour votre ami apprenne aussi que nous sommes...fait des mêmes souffrances. Je vais emprunter vos toilettes, pour me...hum...réparer. » Il était quand même mal placé pour avoir peur d'elle après tout. Mais il ne sut quoi lui répondre, c'était un honneur d'inspirer à une x-woman la volonté de se battre envers et contre tous pour afficher au monde que les mutants ne sont pas forcément nuisibles. Enfin, c'était raté pour cette fois là... Aussi, les médias ne sont pas toujours très juste avec les mutants, ne divulguant pas forcément la vérité, pour susciter la peur, donc stimuler l'audimat. Le seul média un peu libre qu'il restait, c'était internet. Pas forcément très clair non plus, mais il permettait au moins de se forger sa propre opinion. Comme avec cette Wonder Beaver qui avait enflammé les réseaux sociaux, surtout YouTube en fait. Certains la traitaient de terroriste, d'autres la vénéraient comme une super héroïne.
Mais attend, c'était elle Wonder Beaver ? Mais non, Jules l'aurait quand même reconnut plus tôt, elle avait été sur la une des journaux, elle était passé à la télé, a vrai dire elle était passée en boucle un peu partout. Le livreur avait toujours eu du mal à reconnaître les gens, mais ce visage lui était quand même devenu au moins un peu familier grâce ou à cause du matraquage médiatique dont elle fut victime. Il restait quand même sceptique, alors que la x-woman se dirigeait vers les toilettes. Elle s'arrêta en chemin, à coté de l'homme inconscient qu'elle avait trainé ici. Elle se mit alors à parler de lui, à déballer son casier judiciaire. C'était un dealer de Speed X. Il n'en fallait pas plus à Jules pour comprendre pourquoi il avait fini dans cet état là. Il avait déjà croisé des dealers de Speed X à Mutant Town mais n'avait jamais répondu à leurs appels commerçants.
Il n'écoutait que d'une oreille le discours du Super Castor en se demandant toujours si c'était bel et bien elle ou pas. D'un coté ça expliquait pourquoi certains clients, plus vif que Jules donc, avaient sortit leurs téléphones pour la photographier, mais c'était quand même hautement improbable que LA Wonder Beaver débarque comme ça dans son resto.

Une fois le discours incriminatoire terminé, la femme soupira et se dirigea vers les toilettes pour se soigner. Lorsque la porte fut fermée, Jules put enfin commencer à tirer les choses au clair avec son collègue. Il commença par un classique et discret « Mais qu'est-ce qui te prend ? », auquel l'Allemand ne sut quoi répondre. Continuant sur sa lancée, le français continua:  « T'arrêtais pas de me parler de Wonder Beaver quand elle passait à la télé, et maintenant qu'elle est là tu te chies dessus ? ». A cela, le boche trouva enfin de quoi répondre, son terrible accent allemand refaisant surface:  « Tu rigoles ? J'ai du parler, quoi, allez trois fois d'elle dans ma vie ! Et toi, pourquoi t'as mit tout le monde dehors pour une mutant d'abord ? Et tu nous as tous les deux mit dans la merde avec tes conneries ». Ainsi ils se disputèrent à voix basse pendant tout le temps que la x-woman se régénérait dans les toilettes.

Lorsqu'elle en sortit, il régnait un silence de mort dans la pizzeria et les trois tasses de café étaient encore pleines, mais froides désormais. La main de la femme était impeccable: plus une trace de sang, plus une égratignure. Son visage était propre désormais, même si les éraflures n'étaient pas parties. Jules voulut rompre le silence, mais il n'était pas vraiment doué. Après quelques secondes de réflexions et d'hésitations, il trouva enfin un sujet de conversation. Tout en pianotant sur le comptoir, il demanda:

« Vous êtes Wonder Beaver c'est ça ? »

Peut-être pas la meilleure façon de demander, mais au moins c'était fait. Il aurai peut-être droit à une photo avec la célébrité, après tout. Il n'était pas de ceux qui admirent les x-men et les chérissent plus que tout ce qu'ils ont au monde, mais si c'était bien elle, dans son resto, il serait fier d'en garder un souvenir.
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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Quelle est la nature de la couronne ? ( Pv Jules le fabuleux pizzaiolo)   Sam 23 Aoû - 18:19

« Vous êtes Wonder Beaver c'est ça ? »

Elle lèva un regard bleuté fatigué vers son vis à vis avant de dessiner un sourire énigmatique sur son visage et de porter la tasse de café à ses lèvres. Elle grimaca alors de dégoût devant le froid du breuvage et reposa la tasse sur le bois de la table avant de soupirer de dépit. Conservant toujours un silence de circonstance, elle promèna son regard sur les lieux, les détaillant comme pour la première fois avant de prendre avec détachement une carte du menu, restée là par hasard.

Ma sœur fait de très bonnes pizzas, elle adorerait manger ici, j'ai aussi un gros faible pour la cuisine italienne, en fait j'ai aussi un gros faible pour une italienne pour tout avouer. Mais, être une mutante et manger dans un endroit public, ca devient compliqué de nos jours...tout le monde n'a pas la chance d'avoir une mutation non visible. Pour vivre heureux, vivons cachés ? Je n'arrive pas à m'y résoudre. J'aimerai revenir manger ici et ne pas être forcé de me faire virer parce que je suis différente, vous croyez que c'est faisable, vous ?
La carte à l'air pas mal en plus...


Elle reposa la carte en adressant un regard lourd de sous entendu à l'autre vendeur puis doucement croisa les bras sur la poitrine.

Gamine, je rêvais de sauver l'univers et de changer la face du monde en devenant une de ces super héroïne qu'on voyait dans les bandes dessinées. Je pensais que être une « gentille » me permettrait de trouver ma place et d'être admiré par tous ceux que je passerais mon temps à protéger. Quand j'ai su que j'étais mutante, j'étais heureuse, un an de brimades, de rejets et de crachats plus tard...beaucoup moins. La vie m'a amené du bon coté de la barrière mais je ne suis pas passé loin de finir comme l'autre empaffé qui roupille là bas. X Men, oui...un pont entre les peuples pour rappeler qu'au fond, nous sommes le même peuple.
Un jour lors d'une arrestation, j'ai essayé de faire de l'humour pour disperser la foule...J'ai...je me suis souvenu d'un surnom de gosse... Le Beaver...Un castor, c'est sympa un castor...c'est tout mignon...j'adore cet animal, mes parents m'avaient engueulé parce que j'avais capricé pour en adopter un après avoir visité le Grand Zoo de San Francisco, devant le refus j'avais chialé durant deux jours, jusqu'à ce qu'ils m'offrent une peluche de castor ...Alors je me suis dit, pourquoi pas le Merveilleux Castor. J'ai dit ça comme un troll, j'ignorais que...que tout allait si vite.
Mais si Wonder Beaver, Par le Sang du Christ que c'est con comme nom , peut faire sourire les enfants et les aider à comprendre que notre futur de tolérance passe par eux...Alors oui....Je veux bien...C'est moi « madame Castor ».


Elle laissa passer un silence puis d'un geste lent porta la main à son revolver, dégrafant son hoster et dégainant lentement son colt pour le poser sur la table.

ils ne vont pas tarder, autant mettre ça ailleurs et loin de moi , ça les rend nerveux...et ils sont toujours à cran quand il s'agit de mutos...Ne vous inquiétez pas, il n'est programmé qu'à mon usage exclusif.

Un coup d’œil vers la nuit à travers les larges vitres de l’échoppe avant de prononcer avec un accent fortement marqué en langue française.

Et vu Monsieur, quel est notre nom ? *




* En Français, les fautes sont volontaires.

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Jules Archambaud
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MessageSujet: Re: Quelle est la nature de la couronne ? ( Pv Jules le fabuleux pizzaiolo)   Sam 23 Aoû - 22:38

Donc c'était une mauvaise idée de lui demander si c'était bien elle Wonder Beaver. Enfin ça, Jules le déduisit au regard fatigué qu'elle lui porta après avoir entendu la question. Mais Jules surtout essayer de faire la conversation, pour combler le silence pesant qui régnait sinon et peut-être aussi pour lui changer les idées, à la pauvre dame. Pour trouver un sujet de discussion, c'était réussi: 6 mots avaient réussi à la faire parler bien plus longtemps que Jules aurait pu l'imaginer. Il se serait attendu à un oui ou à un non, simplement, mais pas à une telle réplique, presque touchante en plus. Le français écouta attentivement ce qu'elle dit.
Il était d'accord avec tout ce qu'elle disait sur la difficulté de se déplacer en public pour certains mutants. Eux deux étaient vraiment chanceux, si la x-woman n'était pas venu en uniforme, ensanglantée et en trainant un homme inconscient par le col, elle serait passé inaperçu. Pour certains autres mutants, le gène X avait été bien plus ingrat, ce n'était qu'une question de temps avant que quelqu'un ne monte un cirque de l'horreur grâce à la faiblesse de certains mutants. Mais en tout cas la prochaine fois qu'elle viendrait, Jules s'assurerait qu'on la laisse tranquille.
Lorsque la femme commença à parler de son enfance, de ses projets de super héroïnes mutante, il ne put s’empêcher de faire la comparaison avec lui-même. L'idée de sauver le monde et d'ensuite se faire acclamer en héro par la foule en délire lui était passé quelques fois par la tête, mais jamais il n'y avait pensé sérieusement, et il finalement il pensait avoir fait le bon choix quand on regardait l'état de cette femme et la gratitude du peuple envers elle. La x-woman, elle, l'avait quand même fait, elle, et pour ça Jules la respectait beaucoup. Lui avait caché à tout le monde, sauf quelques exceptions, il n'avait donc jamais eu à faire face à des anti-mutants.
Puis, enfin, elle se mit à répondre à la question de Jules: elle adorait les castors. Drôle de passion. C'est comme ça qu'elle avait décidé d'en faire son nom de super héro. Si Jules avait été à sa place, il aurait réfléchit à l'avance à un pseudonyme (qui claque, si possible) avant de se lancer dans l'action, mais il n'y était pas (et heureusement) et pour elle les choses ne s'étaient peut-être pas passées si facilement.

Lorsqu'elle dégaina son arme, Mark eu l'habituel mouvement de recul, celui qu'il avait à chaque mouvement de la mutante. Le fait que l'arme ne se déclenche qu'au bon vouloir de ladite mutante ne le rassurait pas du tout, au contraire. Les deux livreurs restèrent les yeux fixés sur l'arme un petit moment, sans vraiment écouter ce que la femme avait à dire. Le port d'arme était très restreint en Europe, les européens ici présents étaient donc facilement impressionnés par une arme à feu, quelle qu'elle soit. D'après ce que Jules connaissait en armes à feu et ce que la portée de sa vision lui laissait apercevoir, il déduisit de l'arme que c'était un pistolet. Il était gris, plutôt long par rapport aux pistolets habituels avec une crosse en bois très sombre, de l'ébène peut-être.

Mais la x-woman sut comment sortir Jules de ses méditations. Elle lui parla français. Ce n'était peut-être qu'une impression, mais de plus en plus de gens lui parlaient français cet été. C'était peut-être devenu une mode, qui sait. Mais la femme maîtrisait moyennement la langue de Molière: elle avait un lourd accent et semblait avoir du mal avec les "ou". Agréablement surpris, Jules lui répondit dans la même langue, en souriant « Je m'appelle Jules.» avant de revenir à l'anglais pour continuer.

« Moi j'ai jamais voulu être un super héro, même quand ma mutation s'est révélée. J'ai déjà eu du mal à le faire avaler à une partie de ma famille, et c'est toujours pas réussi d'ailleurs, mais je me suis toujours estimé heureux de pouvoir aussi facilement le cacher, mon pouvoir. Vous voulez que je réchauffe votre café peut-être ? »

Il avait presque parlé avec un ton de défi dans la voix, comme une mise en garde ou une provocation envers Mark. Il avait mentionné son pouvoir comme si c'était quelque chose de tout à fait su, admit et accepté par toutes les personnes ici présentes. C'était certainement Mark qui allait avoir le plus de mal à y croire, mais cette nouvelle serait peut-être le choc nécessaire à le faire changer d'avis. Et s'il n'y croyais toujours pas, Jules pourrait toujours l'asperger de café, ça lui remettrais probablement les idées en place. Quant à la x-woman, c'est pas elle qui allait abattre juste parce qu'elle avait à faire à un mutant. Pendant presque deux ans il n'avait jamais dit devant un humain qu'il était un mutant, mais ce soir là il finit par changer d'avis.
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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Quelle est la nature de la couronne ? ( Pv Jules le fabuleux pizzaiolo)   Mer 27 Aoû - 18:23

Elle resta interloquée pour la première fois en entendant la confession du tenancier, et cette fois ci cette expression surprise parvint à peindre sur ses traits quelque chose d’extrêmement fragile et humain, en tout cas d'infiniment touchant. Ce n'était plus une mutante extraordinaire qui lui faisait face mais une jeune femme charmante mais somme toute assez banale en tout cas, rien à voir avec l'inflexibilité d'une super héroïne. Elle laissa échapper un bref soupire d'amusement avant d'incliner la tête en une sorte de salut respectueux, puis se passa une main dans les cheveux en les ébouriffant.

Non ça ira, merci Monsieur jules, un café froid réveille plus vite. Ne comptez pas sur moi pour lever le poing en criant « yo bro' », je n'ai pas l'esprit communautaire mais vous êtes bien plus que moi l'exemple qu'on peut s'intégrer et que si elle n'est pas connue, la différence n'est en rien synonyme d'incapacité à vivre ensemble. Je comprends votre point de vue, j'espère qu'un jour vous n'aurez plus à devoir cacher votre mutation, c'est mon vœu le plus cher en tant qu'humaine, je dis bien d'humaine car au fond nous sommes juste des humains ayant évolués, c'est pas plus compliqué.

Elle adressa un sourire navré à l'attention de l'allemand avant de reporter son regard sur Jules.

Auriez vous un stylo ?

Une fois donné, elle prit l'un des menues et griffonna dessus tout en parlant.

J'ai cru comprendre que vous assuriez la livraison à domicile. J'aimerai commander pour demain soir...

Elle lui tendit le morceau de carton avec un clin d’œil complice. Sur le document, griffonné à la va vite. «  21 h, 1407 Graymalkin Lane, Salem Center , Caitlyn ♥ » et quelques pizzas entourées.

Prévoyez un sac isotherme, c'est pas la porte à coté mais je suis certain que les lieux pourraient...vous intéresser.


Son regard sembla l'alarmer en regardant derrière Jules où la lumière des gyrophares portaient ses ombres sur la faible luminosité des lieux. Elle tiqua soudainement et grimaça quelque peu avant de se relever lentement avec une lassitude évidente.

Oh...Les Flics avant le Bam, ca se présente mal...Quoiqu’il arrive restez en dehors de ça.

Se déplaçant rapidement pour mettre de la distance entre elle et le revolver, elle se contenta de lever les bras , paumes ouvertes pour signifier à ses interlocuteurs qu'elle se mettait à disposition des autorités.

Les deux policiers entrèrent rapidement, il y eu un flottement et des échanges de regards inquiets avant que le plus vieux, cheveux grisonnant, mette la main sur la crosse de son arme en interpellant la mutante.

Ne bougez pas ! Officiers de la ville de New York, vous êtes en état d'arrestation pour trouble de l'ordre public et voies de faits sur un tiers !


Hum, laissez moi au moins en placer une...J'agis pour le compte du Bureau des Affaires Mutantes dans le cadre d'une investigation dans un réseau de narcotique, je fais parti d'un programme de collaboration avec le BAM, demandez confirmation à vos supérieurs je..

TA GUEULE ! TU PARLERAS QUAND ON TE LE DIRA SALE MONSTRE ! A GENOUX ET LES BRAS SUR LA TETE !

Ohhh steeve, calmos ...c'est


JE sais ce que c'est ! Une connerie de ces mutos qui se prend pour une super woman, c'est la débile en vert et jaune ! Elle se croit maline, elle croit que la Rue est une court de récré.


Vert et... ? Oh putain...Y__Y Non mais je n'ai rien à voir avec Reverse, je suis une X Men, demandez conf..

JE T'AI DIT A GENOUX !


Han, c'est vrai , c'est le castor, je l'ai vu à la télé !


Castor, hamster ou écureuil... m'en fiche, on l'embarque.

Le policier la mettant en joue, la X Men fit signe à Jules de ne pas bouger avec un sourire triste avant de se mettre à genoux et d’obtempérer.

C'est une arrestation arbitraire, vous êtes la honte de la justice que vous représentez..

Et toi, la honte de ce monde, toi et ta sale engeance de merde ! Jimmy menotte là et hésite pas a donner de la matraque si elle fait sa maline !

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Jules Archambaud
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MessageSujet: Re: Quelle est la nature de la couronne ? ( Pv Jules le fabuleux pizzaiolo)   Jeu 28 Aoû - 1:22

Pour la première fois depuis son intervention dans le restaurant, le visage de la x-woman changea presque du tout au tout, ou du moins l'impression qu'il donnait. Autrefois démontrant de l'assurance, de la force, il était donnait désormais une sensation d'appartenir à quelqu'un de bien plus humain, de plus sensible. Quant au visage de Mark, il était presque horrifié. Après tout si il y avait bien une personne en qui il pouvait faire confiance dans cette pièce, surtout face à l'horrible mutant meurtrière assise à leur table, c'était Jules. Mais il était des leurs ! Mark se retrouvait donc seul face à deux mutants sans aucune issue. Le français, lui, était satisfait. Sa nouvelle était tombée comme une bombe, et c'était franchement peu cher payé quant on pense à la façon dont l'allemand avait baissé dans l'estime du mutant. La x-woman demanda un stylo à Jules. Sans savoir pourquoi et sans vraiment s'en méfier, il en lui apporta bien gentiment un.

« De toute façon c'est pas le communautarisme qui va faire avancer les choses, au contraire. Et ma couverture est fichue de toute façon, je sais pas si j'arriverais à me cacher encore bien longtemps, même si je le voulais. Ou alors faudrait éliminer les témoins, je sais pas. »

Elle se saisit du stylo dés que Jules le lui tendit et se mit à écrire frénétiquement sur le pauvre et innocent menu qui passait par là, avant de le tendre à Jules. Elle avait entouré plusieurs pizzas du menu et écrit une adresse accompagnée de son nom et d'un coeur. Oralement, elle ajouta que ce qui se trouvait à cette adresse pourrait l'intéresser. Elle le draguait ? Non, impossible, c'était probablement un des pires moments que l'on pourrait choisir pour draguer quelqu'un, et avec Jules c'était peine perdue. En tout cas, Jules reprit le menu en remerciant la future cliente et se redirigea vers le comptoir en y posant le menu recouvert de graffitis. A peine avait-il eu le temps de se rassoir que la pizzeria fut violemment éclairée le mouvement circulaire de phares d'une voiture. A cela s'ajoutait la lumière clignotante rouge et bleue de gyrophares, qui n'eurent pas l'air de rassurer ladite Caitlyn, qui se leva et s'avança de quelques pas avant de se mettre à lever les mains en l'air, se rendant d'entrée de jeu.

Les policiers entrèrent.Lorsqu'ils entrèrent, tout d'abord personne ne parla. Le plus âgé d'entre eux, facilement reconnaissable à sa chevelure grisonnante, constata la salle vide, le caissier à l'air terrorisé et l'homme inconscient par terre, appuyé contre le comptoir, qu'il s'imagina peut-être comme mort, et s'imagina un scénario probable de la soirée. Puis, le même policier plaça la main sur sa crosse tout en commençant à beugler. Il l'arrêtait, tout simplement. Elle tenta d'argumenter, mais c'était le genre de discutions où c'est celui qui parle le plus fort qui l'emporte. Le collègue du policier grisonnant tenta de le raisonner, mais rien n'y fit. Ne voulant pas vexer la police, Caitlyn exécuta les ordres du tyran en uniforme lorsqu'il lui ordonna de s'agenouiller.

Rien que d'assister à cette scène était affligeant. Voilà, livré sur un plateau d'argent, toute l'ingratitude humaine parfaitement illustrée. Caitlyn était punie pour avoir facilité le travail de la police en exécutant des ordres venus de plus haut placé qu'eux, cela révulsait Jules. Il aurait bien voulu intervenir, l'aider, pas seulement en tant que mutant qui aide un autre mutant, mais aussi comme humain qui aide quelqu'un visiblement victime de l'abus de pouvoir d'un mangeur de donuts en uniforme, mais une intervention de sa part n'aurait fait qu'envenimer les choses. Le pire dans tout ça, l'étincelle qui fit déborder le vase, la goutte d'eau qui mit le feu aux poudres, c'était le visage de Caitlyn. Elle regarda Jules en souriant alors que le policier en face d'elle braquait ouvertement son arme à feu sur elle. Ce sourire, accompagné du reste de la scène qui se déroulait devant les yeux de Jules était particulier: il illustrait tout le fardeau qu'était être un x-men. Il montrait l'ingratitude de la populace pour laquelle ils se mettent en danger, leur impuissance face à la fermeture d'esprit de la plupart des Hommes. S'en était trop pour Jules. Impulsivement, il intervint après avoir bondit de son tabouret, en essayant de parler plus fort que le policier mais sans hurler.

«  Hé ! Laissez la tranquille ! Elle à rien fait de mal ! Elle n'a blessé personne ! Enfin si, mais il le méritait ! Et c'est le BAM qui lui à demandé en plus ! Et elle s'est volontairement désarmée en plus, pour montrer sa bonne foi ! »

Plus il parlait, plus il regrettait ce qui sortait de sa bouche. Il aurait mieux fait de préparer des arguments à l'avance. Commencer par souligner qu'elle avait rendu quelqu'un inconscient, donc qu'elle était potentiellement dangereuse était loin d'être un bon point. Mais terminer en montrant qu'elle était armée c'était pas mal non plus, dans le genre. Jules était probablement le pire avocat qu'il puisse exister. Après avoir fini de crier, conscient d'avoir certainement plus enfoncé le clou qu'autre chose, il resta debout, face au policiers.
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Clara Findley
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MessageSujet: Re: Quelle est la nature de la couronne ? ( Pv Jules le fabuleux pizzaiolo)   Ven 29 Aoû - 8:31

Peu avant minuit. Les officiers de garde masquent bien mal leur sommeil en bâillement, croisant les doigts que rien ne vienne les déranger jusqu’au petit matin et l'arrivée des collègues. Évidemment, la plupart se regroupent du côté des retransmissions sportives tout en envoyant une tournée de Donuts suffisante pour alimenter les clichés. Et moi ? Je fais des heures supplémentaires. Mon cours de danse en début de soirée fut annulé et du coup, je me suis enfermée dans mes dossiers pour ne pas me retrouver une nouvelle fois seule dans mon appartement à dialoguer avec des cafards sur l'utilité qu'a l'homme à porter des semelles pour exterminer leur race. Non, je préfère me rendre utile et avancer dans mes affaires de chiens mutants écrasés et de probation juvénile d'adolescents en pleine crise hormonale. Des cas sérieux ? Restons fataliste, je suis jeune, ambitieuse, casse-couille et surtout de sexe féminin, mes instances ne me prennent donc pas au sérieux pour mener à bien ce genre de tâche.

Et voici ma chance. Le téléphone retentit soudainement et les Yankees sont dans le dur face à Milwaukee. Les bureaux déserts à cette heure-ci, je suis bien la plus vive pour prendre l'appel de la standardiste. Une demande d'extraction ? Les détails semblent assez flou mais un X-men serait en cause mis en cause ? Enfin une affaire à la mesure de mon talent et vue la mine déconfite de mes chers collègues à l'annonce de ce problème, j'en suis sure, ils vont me laisser m'en charger avec le plus grand plaisir. Il faut dire qu'à cette heure avancée de la nuit, c'est toujours compliqué et glauque. D'un autre côté, si les x-men ont déjà régler le problème, ramener un paquet au frais, c'est bien la dernière chose qu'ils ont envie pour décoller le cul de leur écrans. J'en entend même un maugréer qu'avec leur jet privé, ils pourraient bien nous les livrer eux-même leurs colis ces enfoirés de x-men sur-médiatisés. D'accord, personne n'éprouve donc d'objections à me laisser les rênes pour une fois et pas la peine de réveiller le chef pour une simple extraction, le rapport demain sur son bureau avec une bonne tasse de café vont lui suffire à faire passer la pilule que j'en ai pris de moi-même l'initiative.

" Enfile ta veste Cole, on descend sur le terrain dans cinq minutes, fais chauffer le moteur. "

Le temps pour moi de partir m'équiper. Oui, je suis une mutante mais pas du genre invincible. A part résister à l'environnement et à contrôler un balai étoile de cafards je ne suis pas à l'épreuve des balles et je ne sais rien de la situation actuelle. Du coup j'enfile un gilet en kevlar, récupère mon arme de service et retrouve même mon insigne du BAM quelques part sous un tas de dossiers classés. Les détails, je les étudierais en route. Les gars de Xavier nous on transmis en cours de route les coordonnées exactes et cela tombe sur une pizzeria. Sur le moment, l'ironie me reprends, si c'est encore un foutue bizutage d'un farceur du bureau, et que sont colis à ramener contient une pepperoni pizza et un coca, je jure qu'avant la fin de la semaine plus aucune compagnie anti-cafard ne voudra pénétrer l'intérieur du BAM. Des mesures exagérées ? Non, je ne supporte pas la plaisanterie quand j'en suis la cible. Mais le stress me gagne au fur et à mesure que les avenues défilent. New York, la ville qui ne dort jamais porte bien son nom, écran publicitaires et touristes inondent encore les rues mais au fur et à mesure que l'on se rapproche, au plus nous nous dirigeons vers un quartier bien plus lugubre. J'en jongle machinalement avec un de mes ami insectoïde entre mes doigts. N'entretenant que distraitement la conversation avec Cole, la parfaite nouvelle recrue débordante d'enthousiasme et lorgnant sur mes fesses dés que j'ai le dos tourné. L'avantage, c'est qu'il peut me servir de larbin et accessoirement de chauffeur et d'équipier sur cette affaire.

Et nous y voilà, la pizzeria est en vue. Aisément reconnaissable aux deux voitures de polices tout gyrophares allumés garé devant. Merde, les flics sont déjà dans la place, de quoi potentiellement compliquer les choses. Trois officiers campent d'ailleurs sur leur position à l'avant de l'établissement, invitant les badauds à aller voir ailleurs alors qu'un autre semble prendre les dépositions et coordonnées des éventuels témoins.

" Okay Cole, je te laisse t'occuper de nos collègues à l'extérieur. Gardes ta radio allumé et soit près à appeler du renfort en cas de problème. Avec eux, on ne sait jamais. Flics et mutants, c'est pas la même entente que flics et touristes. Ils ne poseront pas sur la photo ensemble. Le fourgon d'extraction est en route, préviens-moi à son arrivée. Je vais faire un tour à l'intérieur. "

Je n'ai pas franchement besoin que les flics me fassent un topo de la situation, Cole se chargera d'eux. J'ai mes propres manières de me faire une idée de l'état des lieux bien plus fiable et discret. Depuis notre arrivé dans le périmètre, j'ai ordonné à un cafard de se trouver un jolie point de vue dans le bâtiment. Il est à présent temps d'en prendre le contrôle pour voir un petit peu à travers ses yeux comment cela se passe.

Deux flics... Deux civils... Les serveurs ? Et une fille tenue en joue. Merde un gars refroidi ou inconscient aussi dans un coin. Okay ça craint, l'x-men c'est la rousse vue sa tenue et une célébrité pour couronner le tout. Fuzzy, j'ai dû la voir trainer une fois ou deux dans ma vie dans les couloirs du BAM. Elle est une figure médiatique depuis ses frasques sur la toile avec son histoire de castor mais cela ne m’intéressait que peu et je ne préfère pas tomber dans ce petit jeu des railleries. En tout cas, la situation semble tendue et sur le point d'exploser. j'en jubile intérieurement, enfin un peu d'action dans ma carrière ! Un petit ordre mental pour discrètement rameuter le plus de petits cafards du voisinage en cas de besoin et je peux faire mon entrée. Cole à bien fait son boulot, les flics posté à l'extérieur ne posent aucunes questions.

Il ne m'en faut pas plus pour pousser les portes de la pizzeria et contempler la scène de mes propres yeux. La mutante à genoux face à un vieux policier grisonnant et son équipier. Un des serveurs semblent se mettre au travers de leur route. L'ironie, c'est que Fuzzy pourrait très bien s'en tirer en grillant ces deux flics en mal de zèle d'une simple pensée mais ce serait aller au-devant d'ennuis bien plus contraignant encore. J'avais une petite appréhension au devant des policiers, mais je ne les ai jamais vue ni d'adam ni d'eve. Mon éphémère carrière dans leurs effectifs m'a au moins évité de rencontrer la crème des forces de l'ordre. Imaginez l'embrouille si je tombais sur des membres de mon commissariat reconnaissant direct la mutante que j'étais parmi eux. Enfin, il est temps d'agir et de brandir mon insigne comme un passe-droit.

" Agent Findley, du Bureau des Affaires Mutantes. Faites-moi un rapport de la situation officiers. Et j'espère que vous avez une bonne raison de tenir en joue l'une de nos agent affiliée sur cette affaire. "

D'accord, le vieux plouc brandissant son arme n'a aucune raison de se montrer très coopératif devant une jeune pimbêche première de classe telle que moi mais je le regarde dans les yeux, nullement impressionnée par la testostérone de mâle dominant qu'il dégage. Depuis mes classes, je me suis habituée à évoluer en compagnie de ces machos en uniforme.

" Et le gars la-bas ? Il est mort ? Inconscient ? Ou vous être trop préssé à rouler des mécaniques en expulsant votre haine pour avoir déjà pris soin de s'en enquérir agents ? "

D'accord, je manque de tact et d’expérience sur le terrain. Mais je ne m'en montre nullement impressionnée. D'un clin d'oeil, je pourrait aisément obtenir leur mutation dans une petite contrée de l'Alaska jusqu'à la fin de leur carrière. Me retournant vers Fuzzy et le jeune homme se tenant debout face aux flics, je prends un peu une mine excédée.

" C'est bon, relevez-vous Fuzzy, je reprends l'autorité dans cette affaires. Sauf si cela vous pose un problème. "

Ces derniers mots sont bien sur à l'intention du flic plus âgés, le meneur à n'en pas douter. Mais quelque chose me dit, vue comment c'est partie, qu'en effet, cela va lui poser problème.
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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Quelle est la nature de la couronne ? ( Pv Jules le fabuleux pizzaiolo)   Dim 31 Aoû - 8:01

Wow merde t'as vu ce flingue ?

Caitlyn agenouillée sur le sol suivit du regard le jeune policier qui faisait mine d'avancer vers la table.

Ne touchez pas à cette arme, elle est verrouillée sur les paramètres que j'ai configuré , elle risquerait de vous électrocuter et de vous blesser.

Le plus vieux des deux n'y tenant plus, il remit en joue la jeune X Men et commença à s'avancer avec une colère évidente.

Une putain de terroriste, on va te la fermer ta sale gueule !!


Le regard de Cait s'assombrit un instant alors qu'elle scrutait les deux hommes avec une sorte d'étincelle qui dénotait une réflexion rapide, tout était sur le point de vaciller, elle avait ses limites comme toute mutante et elle n'avait pas vocation à tendre l'autre joue et finir crucifiée.
C'est à ce moment précis que Jules s'interposa en haussant le ton pour tenter de raisonner le vieux policier déclenchant une grimace de contrariété sur le visage de la X Men et presque aussi tôt une fois son interjection posée une réaction d'une voix stressée.

«  Hé ! Laissez la tranquille ! Elle à rien fait de mal ! Elle n'a blessé personne ! Enfin si, mais il le méritait ! Et c'est le BAM qui lui à demandé en plus ! Et elle s'est volontairement désarmée en plus, pour montrer sa bonne foi ! »

Jules ! Restez en dehors de ça et éloignez vous, je vous en pries ! Je maîtrise cette situation ok ?

TOI TU...

]" Agent Findley, du Bureau des Affaires Mutantes. Faites-moi un rapport de la situation officiers. Et j'espère que vous avez une bonne raison de tenir en joue l'une de nos agent affiliée sur cette affaire. "

Un ange passe alors que tous les regards sont braqués sur la nouvelle arrivante. Et la X Men semble reprendre sa respiration ainsi que détendre sa pose tragissant là non pas la nervosité mais la concentration qu'elle avait en place pour les neutraliser en moins de quelques secondes. Le jeune policier semble stupéfait , la situation lui ayant complètement échappée, il reste interdit complètement dépassé. L'autre quant à lui n'en mène plus large, fixant avec mépris la plaque de l'agente et baissant légèrement le bras armé vers le sol.

Police du District d'East River, on a reçu un appel venant d'ici...et..

" Et le gars la-bas ? Il est mort ? Inconscient ? Ou vous être trop préssé à rouler des mécaniques en expulsant votre haine pour avoir déjà pris soin de s'en enquérir agents ? "

Pas de réponse cette fois ci, seulement au bout de quelques secondes, la voix calme et murmurante de la X Men qui n'avait pas modifié sa posture pour autant, toujours agenouillée et mains derrière la tête.

Inconscient pour une dizaine d'heures, il n'était pas très coopératif, c'est celui qui se faisait appelé Big B, le semi grossiste en Speed X d' East River qu'on traque depuis une semaine. J'ai eu l'info d'une de ses planques tournantes plus tot dans la soirée, je suis tombé sur lui en vérifiant, il n’était pas seul...il y avait une équipe de camés avec lui. Y'en a deux trois qui « roupillent » à 500 metres d'ici dans un appart squatte d'un immeuble, les autres sont en fuite , ils ne poseront plus de problèmes. J'ai préféré poursuivre Big B et le ramener mais...mon transmetteur à morflé, j'ai du trouvé un moyen de prévenir... J'essayais d'expliquer ca calmement à Monsieur l'Agent mais....

Elle préféra ne pas finir sa phrase la clôturant d'un bref soupire.

" C'est bon, relevez-vous Fuzzy, je reprends l'autorité dans cette affaires. Sauf si cela vous pose un problème. "

Tendit que la X Woman se relevait lentement, le policier rengainant son arme jeta un regard assassin à la jeune femme tout en expliquant, visiblement agacé.

Ok, C'est votre merde maintenant, on n'est pas vos larbins à vous autres les « cowboys du BAM »....Si vous sortiez de vos bureaux de richard et veniez sur le terrain pour sauver les VRAIS innocents, vous sauriez qu'on discute pas avec....ces... « gens » là. L'attentat de la plante géante à Manhattan, j'y étais moi ! Et vous ?
Sauf contre ordre de mon supérieur, on n'a plus rien à foutre ici...Jimmy, on va attendre dehors, l'air est irrespirable ici, ca schlingue.


Fuzzy retournait vers son arme pour la reprendre en main et la ranger dans son holster tout en murmurant avec une ironie amusée.

Hummm...j'suis pas sur qu'il nous parle du bon vieux cliché sur les rousses...

Puis elle jeta un regard faussement accusateur à l'intention de Jules.

C'était pas malin, gentil, mais vraiment pas malin.Les balles, qu'elles proviennent d'Humains ou de Mutants, elles sont mortelles hein. La meilleure façon l'allonger l'espérance de vie, c'est d'essayer de ne pas la raccourcir.

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Jules Archambaud
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MessageSujet: Re: Quelle est la nature de la couronne ? ( Pv Jules le fabuleux pizzaiolo)   Dim 31 Aoû - 9:24

Bon ok, c'était vraiment pas malin d'intervenir comme ça. Mais alors vraiment pas . Une réplique composée d'arguments aussi bancals et balancée à un tel moment n'eut pour seul effet que de faire monter d'un cran la tension qui régnait déjà. A peine Jules eut fini de parler que la x-woman lui dit d'arrêter, violemment remise à sa place par le policier qui fut à son tour coupé par une nouvelle intervenante. Décidément, il y en aurait, du passage à la pizzeria ce soir. Le livreur se mit à se demander si tout cela n'était pas un canular, une sale blague filmée en camera cachée, parce que tout ce qui se passait là devant ses yeux était franchement digne d'un film. La nouvelle intervenante se présenta, elle, dit qu'elle venait du Bureau des Affaires Mutantes et prit tout de suite les choses en main, mais pas de la même façon que les deux policiers. Elle commença par s'en débarrasser, d'ailleurs, après avoir pris des nouvelles du corps qui gisait, le dos appuyé sur le comptoir. Les policiers finirent par sortir attendre que leur central leur dise de déguerpir plutôt que d'attendre à l'intérieur, et tant mieux.

La femme du BAM, Findley si Jules comprit bien, avait l'air bien plus compétente que les deux policier en ce qui concerne les affaire relatives au mutants. Enfin c'est son boulot, aussi, au BAM, mais quand même, c'est important. La tension qui régnait étant redescendue, Jules se rassit à la même place qu'il occupait depuis plus d'une heure désormais. Mark, lui, n'avait toujours pas bougé d'un pouce. L'arrivée des deux policiers l'avait peut-être rassuré mais celle de l'agente du BAM certainement bien moins. Les deux hommes ne savaient pas grand chose sur ce bureau d'investigation, si ce n'est les circonstances de sa création et à quoi il sert, mais c'est tout. Ils se demandaient d'ailleurs si elle-même était une mutante. Cela rassurerait d'avantage l'un, ferrait encore plus flipper l'autre.
Après s'être relevée, la x-woman alla chercher son arme et la rangea. Puis elle regarda Jules et lui lança:

« C'était pas malin, gentil, mais vraiment pas malin.Les balles, qu'elles proviennent d'Humains ou de Mutants, elles sont mortelles hein. La meilleure façon l'allonger l'espérance de vie, c'est d'essayer de ne pas la raccourcir. »

Le livreur était absolument d'accord. Il aurait mieux fait de réfléchir avant de parler, encore une fois. Ça faisait depuis qu'il avait appris à parler qu'il était sensé apprendre à tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler, mais rien n'y fit, depuis plus de vingt ans il n'apprenait rien.

« Je suis vraiment désolé, j'ai... j'ai pas réfléchi, c'est venu comme ça, j'aurais pas du, c'était débile, je sais... »

Alors qu'il parlait il baissait les yeux, comme si c'était exclusivement aux pieds de la mutante qu'il s'expliquait. Il ne savait plus vraiment où se mettre, se trouvait franchement débile d'avoir fait ça, mais avec, entre autre, un mec inconscient assit par terre, les mutantes n'allaient probablement pas s'éterniser là dessus, et tant mieux.
Puis, alors que les deux femmes discutaient de truc officiels probablement, Jules ne les écoutait pas vraiment. Il avait les yeux plongés dans le vide. La fatigue commençait à se faire sentir et il réfléchissait à ce qu'il se passerait si Mark ébruitait la nouvelle de sa mutation. Si le français n'avait dit à personne qu'il était un mutant, il y avait une raison. En gros il y avait trois fins possibles à toute cette histoire: soit Mark se taisait et ça s'arrêtait là, soit il répandait la nouvelle mais les autres employés n'étaient pas anti-mutants et tout se passerait bien, soit la nouvelle se répandait et Jules finirait au chômage. Cette dernière option est celle qui faisait le plus peur à Jules. Si il finissait au chômage, ce serait une galère sans nom pour retrouver un travail, mais si il n'y arrivait pas, on ne renouvellerait pas son visa et il devrait abandonner la vie qu'il aime tant aux États-Unis pour retourner vivre en France. Non, il n'en avait vraiment pas envie. Il faudra absolument qu'il en parle à Mark une fois que tout cela sera terminé, qu'il s'assure qu'il ne le dira à personne.

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Clara Findley
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MessageSujet: Re: Quelle est la nature de la couronne ? ( Pv Jules le fabuleux pizzaiolo)   Ven 5 Sep - 9:17

Ouf me voici soulagée. Je reste certes de marbre et j'ai nullement l'air impressionnée devant cet homme de Neandertal portant l'uniforme de notre police mais le plus dur est passé. L'évincé de la partie. Bon, je ne suis pas excepte de ses postillons qu'il m'envoie allégrement en beuglant une justification à son comportement, ni à son haleine de chacal agrémentait d'une douce odeur de donuts mais il sort. Tant mieux, cela m'éviteras peut-être d'en faire un rapport envoyant ce vieux flic terminer sa carrière à la circulation du côté d"Anchorage, Alaska. Son doux climat, ses chasses-neiges et les ours polaires mutants... Oui, cela serait cruel. Rien que cette idée me fait un brin sourire durant son sermon, n'écoutant qu'à moitié ses reproches de jalousie à l'encontre du BAM.

D'un autre côté, est-ce que je devrais l'ouvrir ? Je suis passée également par la case police, voir les fédéraux débarquer sur une affaire c'est frustrant, maintenant que je suis de l'autre côté de la scène, cela en est risible. Pour l'attentat d'Yggdrasil dont il fait référence, je pourrait lui dire que si il y était, il s'en est plutôt bien sortie vue le nombre de victime. Je pourrais aussi lui dire que durant l'attaque de l'arbre dans les rues de Manhattan, j'étais simplement les fesses rivées sur un banc en pleine formation d'agent du BAM  mais ni l'une, ni l'autre de ces remarques n'apaiseront la tension ambiante. Et je ne vous dis pas si l'enfoiré apprend qu'il est en face d'une nouvelle mutante depuis mon arrivée. Bon, ils se décident à sortir, bon débarras ! Cole va gérer la situation et calmer un peu les esprits dehors. Ou vraiment muté ce con en Alaska. Un anti-mutant subissant une mutation, vive les contradictions.

Revenons à notre affaire ici. Fuzzy m'expliquait rapidement la situation avant que l'autre emplumée ne commence sa plaidoirie. Big B, Speed X,... Je suis assez éloignée de mes affaires habituelles que l'on me confie au BAM, entre la garde d'enfant et les cadavres pourrissants, une affaire de drogue et de réseaux ça me change un peu des sentiers battus. Et cela me promet un interrogatoire des moins orthodoxes pour ce pauvre dealer. J'espère qu'une petite chambre froide le gêneras moins que la convention des droits de l'homme. Détails, détails. En tout cas reprendre les rênes de cette affaire m'excite intérieurement. Un dealer à cuisiner, une planque à passer au peigne fin et de la drogue à foison. Je revis.

" Super, nous voici enfin entre adulte maintenant que le cow-boy est parti avec son Robin. Bon, je ne suis pas l'agent qui est habituellement votre contact sur cette affaire mais je sais gérer, on embarque Mr Big B et ensuite je vais faire un tour dans leur planque histoire de perquisitionner en paix. Juste, c'est dans quelle direction ? Pour le reste, je compte sur vous pour un rapport détaillé de la soirée, mais ça attendra une bonne douche et une nuit de sommeil. Visiblement notre ami des forces de l'ordre juge l'endroit irrespirable, le pauvre si il savait... "

Que déjà des dizaines de cafards se faufilent dans sa voiture de patrouille et fouinent dans ces affaires. Chopant un reste de Donuts par-ci, sirotant un peu de son café par-là, et je ne vous parle pas des déjections. Pour la planque, je n'ai pas vraiment besoin d'une adresse précise pour m'y retrouver, cela aussi mes cafards peuvent s'en charger. Comme il disait, je suis une bourgeoise cachée dans un bureau inapte au terrain. Par contre j'ai des centaines d'amis à six-pattes pouvant le couvrir tout aussi efficacement.

Par contre, je me retourne un peu embêté vers les deux civils, surement les employés de la pizzeria. Pas de bol pour eux, ils sont au mauvais endroit, au mauvais moment.

" Et vous, l'homme pâle et le héros. Je vais avoir besoin de vos coordonnées pour les témoignages et dépositions. C'était courageux de s'interposer, mais comme elle le dit, pas malin. Une balle perdue, et c'est la paroles de deux policiers dignes d'une confiance absolue face à une mutante aussi célèbre soit-elle. Autant dire que le procès n'aurait pas été des plus équitables. "

Bon, je ne suis pas censé être là à ce moment mais j'ai tout observé via le cafard dans le coin en haut à gauche au fond de la salle. Petit détail qui ne devrait pas porter à conséquence outre mesure.

Je n'ai plus qu'à attendre le panier à salade pour embarquer notre crabe et mettre les voiles, mais je préfère l'attendre à l'intérieur plutôt que dehors en compagnie de ce con, je le voie à travers la vitre continuer à beugler et maudire le monde entier devant le pauvre Cole. M'appuyant contre le mur je les regarde un brin amusé, laissant Fuzzy et les deux civils discuter à leur convenance sans chercher à les écouter.
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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Quelle est la nature de la couronne ? ( Pv Jules le fabuleux pizzaiolo)   Mer 10 Sep - 7:21

Un bref sourire en guise de remerciement alors qu'elle se saisissait du menu et du stylo afin d'y griffonner rapidement des informations en affichant un expression des plus adultes. Une fois fait, elle tendit son ouvrage à l'Agente en précisant.

L'adresse exacte, le nom de quelques indics, faites attention celui là est une de nos taupes, il faut l'embarquer avec les autres mais on a un accord tacite... un « arrangement » au cas où justement il irait faire un tour du coté de chez vous. En parlant de tour ...Vous devriez y aller dès à présent, y'a de la main d’œuvre à boucler et des scellés à poser avant qu « ils » ne fassent le ménage. Vous avez dans les mains la plaque tournante d'East River qui pointait sur China Town. Je suppose deux autres filières, au Nord dans le Bronx et à l'Est dans le Queens. Mais j'ai pas d'infos là dessus, à voir avec Big B...Y'a forcément un grossiste derrière, et il est forcément en dehors de la zone de diffusion...Peut être dans le New Jersey...c'est complexe. Je vous donnerez plus de détails demain...heu...par téléphone si possible..J'ai de l'administratif à faire, vous savez ce que c'est...

Elle soupira et une fois fini sa discussion se rapprocha des deux « civils », elle considéra un instant le visage pensif du français avant de renifler et d'approcher du comptoir et de s'adresser en murmurant à l'intention de l'allemand avec un sourire des plus surfait mais qui pouvait passer pour sincère.

-Merci de votre collaboration, quand les gens vont savoir qu'un serveur humain à aidé le BAM et des mutants dans une affaire de drogue, ce lieu va devenir un petit centre de pèlerinage. Et tout ça grâce à votre sang froid et votre grande tolérance. Avoir un collègue mutant et s'en foutre...Travailler dans un établissement pro-mutant...Vous voilà une vraie référence en matière de respect de l'autre. Une vraie célébrité, je vous le dis...je suis admirative. Je recommanderais le lieu. Je peux même y faire une photo ou deux si ca peut aider aux ventes. C'est cool d'y voir travailler humain et mutant ensemble, il ne faut PAS que ca change, sinon...évidemment quelle déception pour l'image...Sans compter les possibles poursuites pour discrimination ou propos racistes, vous êtes pas sans ignorer la loi, pas quelqu'un comme vous...d'ouvert d'esprit. Il suffirait d'avoir un bon avocat en droit Mutant...ou une bonne avocate....et ploof, le drame de la chute sociale, ça serait...ballot. Merci en tout cas, pour moi et surtout ...pour votre collègue.

La dernière phrase avait été prononcé avec un ton beaucoup plus tranché, sonnant comme un avertissement, elle avait insisté laissant une longue pause , sur le terme d'avocate. Se désintéressant du pleutre de service, elle s'attarda sur son homologue.

Merci, Jules. J'ai passé commande, j'escompte qu'elle soit honorée...J'ai toute une tribu qui me harcèle le soir pour savoir ce qu'on mange et je suis loin d'être la super héroïne de la cuisine. Mais nous faisons toujours le mieux que nous pouvons, parfois le meilleur est suffisant, d'autre fois, il faut savoir trouver l'aide de ceux qui nous sont semblables. Il y a une place pour chacun en ce monde. Bonne soirée, désolée si mon intervention vous a poussé dans une lumière dont vous vous seriez passé.

Elle sourit sincèrement cette fois ci hochant la tête en guise de salut et se dirigea vers l'agente.

- Heu dites, vous pouvez demander à un de ces hommes de me jeter sur Hemingway Street ? J'ai laissé ma moto la bas, j'en ai plein les pates ce soir, si je pouvais éviter de me taper deux bornes à pied comme une romano passé minuit, ca serait cool... Habillée comme ça, je vais rameuter tous les fétichistes du coin -_- en plus j'ai juste la permission de minuit moi, mon épouse m'attend avec le rouleau à pâtisserie passé cette heure.



Fin du Rp pour the Marvellous Castor.

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Jules Archambaud
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MessageSujet: Re: Quelle est la nature de la couronne ? ( Pv Jules le fabuleux pizzaiolo)   Mer 10 Sep - 19:12

Obéissant, Jules fit comme l'agent du B.A.M lui dit: il se saisit d'un stylo et d'une serviette et y écrit son nom, adresse, numéro de portable et la fit glisser sur le comptoir vers Mark qui fit de même sans broncher avant de finalement repousser la serviette vers la femme des autorités.
A peine avaient-ils finis leur opération que c'est la x-woman qui finit par se montrer. Elle s'adressa d'abord exclusivement à l'allemand, le sourire au lèvres, pour le menacer l'air de rien. Son petit discours était plein d'ironie, surtout au début, ça amusa beaucoup Jules. Il imaginait déjà la tête de Mark lorsqu'il devrait servir des dizaines de mutants voulant se faire photographier en sa compagnie. Si tout ce qu'elle disait finissait par se produire, Cindy serait contente, elle, au moins. Mais ce ne serait rien par rapport à sa réaction quand elle apprendra pour Jules. Elle sera même peut-être vexée qu'il ne lui ai rien dit, mais bon. Par contre pour le patron, rien n'était moins sûr que sa réaction. Enfin si il réagissait plutôt mal à tout ça, le français pourrait toujours jouer la carte des "poursuites pour discrimination ou propos racistes" comme l'avait si bien proposé la x-woman, ça marcherait probablement.
Mais en attendant, avec Mark, ça risquait d'être tendu. Peut-être qu'il était juste sous le choc et que ça finirait par passer. Jules l'espérait en tout cas, ils étaient quand même bons amis et ce serait franchement idiot de tout gâcher à cause d'un gène différent. "Ceux pour qui ça compte ne comptent pas et ça ne compte pas pour ceux qui comptent" se disait Jules. C'est cette phrase que lui repérait sans cesse son père pour le consoler d'avoir sentimentalement perdu sa mère pour ces mêmes raisons. Depuis, Jules pensait à cette phrase à chaque fois qu'il se retrouvait, ou simplement imaginait, une situation semblable. Mais se faire des films ne sert à rien, ils finiront bien par se mettre au clair là dessus.
Puis la rousse se tourna vers le français. Elle commença par le remercier puis lui rappela qu'elle avait quand même passé commande. C'était déjà complétement sorti de la tête du livreur mais cela suffit à l'en rappeler. Il n'avait aucune idée de l'endroit où menait cette adresse mais espérait que ce n'était pas trop loin. Il adorerait pouvoir faire cette livraison lui-même mais ce serait impossible si son domicile était trop éloigné puisque Jules n'avait pas le permis. Mark, lui, avait une voiture, comme c'était ironique. En plus ils seraient tous les deux de service demain, génial. En plus si c'était vraiment trop loin il y avait beaucoup de chances que le patron refuse, surtout si l'allemand lui racontait tout ce qu'il s'était passé ce soir: entre les clients virés sans ménagement, la presse risquée qui serait faite par tout ça et le coming-out mutant, Jules risquait d'en prendre pour son grade. Mais tout n'est pas non plus perdu.
Lorsque la x-woman parla de savoir demander de l'aide à ses semblables, Jules ne sut pas vraiment si elle parlait en général ou si c'était un message qu'elle lui transmettait. C'était le type de phrase un peu trop profonde pour parler d'une commande de pizzas. Si ses souvenirs étaient bons, lorsqu'elle avait saccagé un menu à coup de stylos pour passer commande, elle lui avait dit que les lieux pourraient l'intéresser. Sur le coup il n'avait pas relevé mais lorsqu'il tentait de faire le liens entre de l'aide de ses semblables et un lieu qui pourrait l'intéresser, il pensait à un lieu avec pleins de mutants. Cela lui faisait aussi penser à un client des plus intéressant qu'il avait eu deux mois auparavant. D'habitude il ne se rappelle pas autant des clients mais lui, avec ses oreilles et sa queue de chat l'avait marqué, et il avait parlé non pas d'un institut, mais de L'Institut qui regroupait plein de mutants. C'était peut-être le même endroit.

« J'oublie pas, promis ! Et vous inquiétez pas pour la lumière, il était temps de toute façon. »

Au moins, tous ces événements lui donneraient le petit coup de pied aux fesses qui pourrait faire bouger les choses dans sa vie. Il adorait son boulot, n'avait pas besoin d'un salaire démentiel pour pouvoir subsister mais ne se voyait pas livrer des pizzas toute sa vie non plus. Alors qu'il regarda alors la femme s'en aller en se demandant comment il allait faire pour livrer des pizzas aussi loin.

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Quelle est la nature de la couronne ? ( Pv Jules le fabuleux pizzaiolo)
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