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 Let's get down to business [Ariella Miller; Rachel A. Summers]

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Ninon Lenoir
Élève à l'Institut Beta
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MessageSujet: Let's get down to business [Ariella Miller; Rachel A. Summers]   Dim 17 Aoû - 11:01


Jeudi 21 aout 2014
15h00
Parc de l’institut Charles Xavier

Un peu plus tôt dans la semaine, alors que Ninon vaquait tranquillement à ses occupations au sein de sa nouvelle maison, elle eut l’occasion de recroiser la charmante rousse qui s’était occupée de la recueillir,  tel un petit chaton trempé et perdu seul sous la pluie, à l’instant même où elle avait posé son pied à l’intérieur de l’institut. Cette nouvelle entrevue au détour d’un couloir fut cependant brève mais la jeune française eut tout le même le temps de noter toutes les informations que l’autre mutante lui avait délivré. Le message était clair, rendez-vous dans le parc, jeudi à 15h00 pour un entrainement avec une autre élève et surtout, pas de retard. La nouvelle étudiante n’eut pas le temps de répondre quoi que ce soit que l’autre s’était déjà évaporée, disparaissant aussi rapidement que lorsqu’elle était apparue. Ce qui lui rappela d’ailleurs qu’avec toute cette précipitation elle n’avait toujours pas pu lui demander son nom… Alors à défaut de faire des hypothèses sur la dénomination officielle de la rousse, elle commença même à douter qu’elle en eut vraiment une… Pour l’instant, elle restait pour elle une sorte d’être mystique et mystérieux, comme une entité quasi invisible veillant silencieusement sur le manoir, n’apparaissant qu’en de rares occasions pour venir en aide aux veuves et aux orphelins, enfin plus précisément aux étudiants perdus, et optionnellement pour donner des rendez-vous mais sans divulguer trop de renseignements, histoire d’entretenir une certaine zone de secret et d’ombre…


Etait-ce le stresse et l’angoisse de blesser quelqu’un par mégarde ou bien tout simplement de devoir se servir de ses pouvoir ? Tout en est-il que Ninon se leva particulièrement fatiguée ce matin là, ses cauchemars ayant repris de plus belle depuis l’annonce du rendez-vous. Elle fut aussi relativement surprise de se rendre compte que son lit avait drastiquement changé de place pendant la nuit, se trouvant maintenant à l’autre bout de sa chambre, à l’opposée de sa place habituelle, ayant très certainement semé draps et couvertures un peu partout dans la pièces durant son périple… Elle enfouit sa tête dans la matelas en gémissant de dépit avant de se lever et de repousser, non sans un certain mal, son lit là où il aurait du rester.
Par moment, elle avait vraiment du mal à comprendre sa mutation… Il lui avait fallu pratiquement un bon quart d’heure pour remettre son lit en place, lui demandant un effort quasi surhumain et quelques grognements pour le bouger à la force de ses petits muscles, alors comment pouvait elle le faire valser à l’autre bout de la pièce, juste comme ça, en dormant, sans même s’en rendre compte ? … Elle en était presque à se demander si c’était vraiment elle qui faisait ça, même s’il n’y avait clairement pas de doute sur la question, elle était seule dans sa chambre… Tragiquement ou heureusement.
Elle ramassa et remit les couvertures en place, rangeant aussi les quelques autres affaires disséminées au sol, tristes dommages collatéraux de cette tempête nocturne. Heureusement pour elle, il n’y avait rien de fragile dans sa chambre et rien n’avait été brisé, enfin rien qui ne puisse être irréparable… Elle prit une douche rapide et s’habilla d’une jupe patineuse bleue marine à motifs écossais, d’un chemisier couleur prune, ainsi que d’une veste en jean dont elle avait retroussé les manches au milieu de ses avants bras et de petites bottines à lacets couleur chocolat. Une fois secs, ses longs cheveux châtains ayant repris leur forme naturellement bouclée, elle les laissa couler librement dans son dos, ces derniers se mouvant naturellement au rythme de ses mouvements.
Très légèrement soucieuse de la tournure que pourrait prendre les événements, la française avait tourné en rond toute la matinée, ne tenant pas en place plus de quelques minutes. Elle était alors venue bien en avance au point de rendez-vous, se trouvant une petite tache d’ombre dans l’herbe pour s’y allonger dans l’espoir de se détendre, relativiser et se dire que si la rousse avait proposé ce genre d’exercice, c’est très certainement qu’elle devait savoir ce qu’elle faisait… Même si risquer d’agresser une autre étudiante n’était très certainement pas la meilleur manière de se faire des amis… Se remémorant le désastre de sa dernière séance d’hypnose, elle soupira et essaya cependant  de se décontracter du mieux qu’elle put, malgré cela, elle ne put pas empêcher une petite boule de se former au creux de son ventre tout en regardant les feuilles onduler et chuchoter doucement au rythme du vent au dessus de sa tête, apercevant par moment des petits morceaux de lumière et de ciel bleu perçant à travers ses dernières. Elle enfoui ses doigts dans l’herbe fraîche en fermant les yeux et en respirant profondément pour éviter de trop penser à ce qui l’attendait.
Au bout d’un moment, elle leva doucement son poignet vers son visage pour regarder sa montre, l’heure du rendez-vous approchait à grand pas. Elle se redressa en position assise, repliant légèrement ses genoux ensemble sur le côté, et chercha autour d’elle des signes de l’arrivée de sa « professeur » ou bien de l’autre élève. Tournant son regard vers le manoir, elle aperçût deux silhouettes féminines rousses venir dans sa direction. Quand elles eurent bien avancé, Ninon se leva  lissant rapidement sa jupe et rejetant ses cheveux derrière ses épaules d’un geste du dos de la main. Elle leur adressa un petit sourire, sincère bien que légèrement crispé, pour les saluer.
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Ariella Miller
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MessageSujet: Re: Let's get down to business [Ariella Miller; Rachel A. Summers]   Mer 20 Aoû - 21:04

Je m'étais réveillé au alentour de neuf heure du matin, depuis que Rachel m'avais contacter pour l’entraînement au parc je ne tenais plus en place! C'est sur que j'aurais préférer être seule avec Rachel pour l’entraînement ça m'aurais évité de m'inquiéter pendant un moment. Mais bon, j'avais pas besoins de m'inquiéter tout allait rester sous contrôle, m'enfin j'espère, et en plus j'allais faire une nouvelle connaissance! J'aimais bien faire de nouvelle connaissance, même si je préférais grandement ne pas le faire lors d'un entraînement.... J'avais cette petit crainte de blesser les autres personnes qui seront avec moi, mais en même temps si je ne sortais pas de ma zone de confort je ne pourrais jamais m'améliorer avec la maîtrise de mon dons, non?

Alors, comme je le disais, je m'étais réveiller tôt aujourd'hui. J'avais profité de mon temps libre avant le rendez vous pour allez faire un peu de course à pied. Après environs une heure de course, je revins vers l'institut pour manger quelque chose avant d'aller prendre une bonne douche. Je troqua mes vêtements de jogging pour une paire de pantalon de style gothique, mes botte à cap d'acier ainsi qu'une camisole blanche. Je passai le reste de ma mâtiner dans ma chambre à dessiner tranquille sur mon lit. Bouger et m’occuper ainsi me permettais de ne pas penser au pire qui pouvais arriver lors de l’entraînement, je ne pensai qu'a tout ce qui était positif ainsi qu'au potentielle chose que j'allais apprendre. Je passa donc le restant de la mâtiner à dessiner tranquillement dans le confort de ma chambre. En y repensent bien, je n'était pas si tranquille que ça puisque je me fis dérangé par mes colocataires. Mais, cela ne me dérangeait pas vraiment, j'aimais bien discuter avec mes colocataires....

Lorsque l'heure du rendez-vous arriva, je rangeais rapidement mon matériel de dessin avant d’enfiler mes deux brassards de cuir et de sortir de ma chambre. Je me dirigeas d'un bon pas vers le lieu de rendez-vous pour l’entraînement, j'avais hâte de commencer, mais en même temps je me sentais nerveuse... Je vins doucement glisser mes mains dans mes poches, mes jointures venaient de se recouvrir d'une couche de métal. Alors que je marchais, je ne put m’empêcher de penser un peut à se qui pourrait arriver lors de l’entraînement. Qu'allais-je faire si je blessais quelqu'un? Si je perdais le contrôle? Si je me blesses et que mon pouvoir deviens incontrôlable? Non, non... ne pense pas à cela... c'est le meilleur moyen de provoquer une situation incontrôlable... Ais confiance en toi et si tu reste bien concentrer aucun accident ne devrais se produire... Et en plus Rachel serra présente..

J'étais tellement perdue dans mes pensées que je ne remarqua même pas que j'arrivais bientôt au point de rendez-vous. Après encore un moment de marche, je levai finalement les yeux du sol pour regarder ou j'étais rendue. À ce moment précis je remarquai l'autre élève, un petit sourire se dessina mes lèvres alors que je venais la saluer d'un geste de la main. Ça devait être elle l'autre élève... J’écalerai un peu le rythme de mes pas et au moment ou j'arrivai au coter de la jeune femme je lui dis d'une voix amicale tout en lui tendent la main:

- Salut, je m’appelle Ariella. Pas trop nerveuse?

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Echo
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MessageSujet: Re: Let's get down to business [Ariella Miller; Rachel A. Summers]   Ven 29 Aoû - 23:02

Loving You Sunday Morning by Scorpions on Grooveshark

Jeudi 21 Aout 2014 – 03 : 14 P.M.
Elle avait fini par réussir. Cela lui avait prit plus de deux mois mais à force d’effort elle avait finit par y arriver. Elle en était contente mais n’arrêtait pas lesdits efforts pour autant, après tout il ne lui restait qu’un peu moins de deux semaines pour pouvoir continuer à les faire après quoi ce serait la rentrée et, plus qu’être concernée par l’affluence de monde qui s’en reviendrait étudier, elle serait concernée par l’affluence de monde qui risquait de venir tourner autour de la piscine ; elle avait réussie à échapper à Sanzo durant les vacances, ce n’était pas pour que du bas de gamme s’en vienne tout de même la troubler dans ses séances de bronzage. Car c’était bien cela, l’effort : rester inerte sur un transat uniquement vêtue d’un bikini horizontalement multicolore et aux nœuds de la culotte comme du soutien-gorge faits à la main à prendre le soleil, tant sur le ventre que sur le dos, à écouter par l’intermédiaire d’un mp3 une playlist de Scorpions, mp3 pincé à l’unique bretelle de son haut de bikini, laquelle partait d’un bonnet à l’autre en lui passant derrière la nuque à l'instar de son collier en X cerclé qui reposait contre sa poitrine ; nuque qui s’appuyait contre ses mains aux doigts croisés.

Comme toujours, chez l’Echo du Phénix, il n’y avait nulle ironie dans sa phrase : même si cela n’était pas un effort physique, le fait d’ainsi dévoiler son corps lui avait demandé de nombreux efforts de volonté pour passer des premiers malaises à la décontraction dont elle faisait désormais preuve. Elle n’était pas pudique loin de là, les « grandes » de son époque ayant poursuivies ce que certains qualifiaient d’hyper-sexualisation vestimentaire pour lui donner le goût des vêtements courts au minimum, ni ne complexait sur son apparence, suffisamment rassurée voir enviée concernant son physique, cependant elle avait honte. Pas de son mètre soixante-quatorze ou de ses cinquante-sept kilogrammes,  ni de sa silhouette svelte légèrement émaciée, pas plus que de ses muscles si fins que malgré un entrainement régulier elle semblait toujours posséder une carrure fragile, encore moins de ses mensurations de 85C-62-88 ou de son visage sculpté à en être acéré, un menton dur remontant jusqu’à une fine mais néanmoins proportionnée paire de lèvres soulignant un nez fin et droit, lequel était encadré par d’intenses yeux verts et des sourcils fins et longs du même roux cuivré que la chevelure qui s’écoulait en bataille jusqu’entre ses omoplates ; tout cela elle n’avait pas à s’en plaindre, elle en était même contente, ressemblant fortement à sa mère même si elle avait un peu hérité de son père également.  Non ce qu’elle cachait comme une honte, et qui lui avait posé tant de problème à être ainsi dévoilé, c’étaient ses cicatrices. Une succession de coup de fouet quasiment confondus partant, dans son dos, de l’épaule gauche jusqu’au flanc droit, un autre coup vertical sur l’arrière de la cuisse gauche, un impact de balle rentrante à l’arrière de la droite et une éraflure sur l’extérieur du bras gauche, c’était une belle collection qui conduisait trop souvent à ce qu’on se pose des questions voir qu’on lui pose des questions même si le pire restaient les supputations dans son dos. Une belle collection, des questions et des supputations qui étaient encore renforcées par l’étrange tatouage, ou marque de naissance il était difficile de réellement savoir considérant son aspect, qui lui ornait le dos, un tronc principal partant d’entre ses omoplates, en guise de tête, pour continuer jusque dans le creux de ses reins, en guise de corps, avant de laisser s’échapper deux courbes remontantes jusqu’au-dessous de ses épaules en lâchant toutes les deux côtes environ un segment brisé s’en allant presque jusqu’à ses flancs, en guise d’ailes, le tout partiellement endommagé par les cicatrices suscitées. Qu’était-ce ? Ou avait-elle eu tout cela ? Que lui était-il arrivé ? Beaucoup de questions dont encore moins connaissaient les réponses et bien plus, une fois mis au courant que ce n’était pas un mythe, irait inventer des histoires, généralement horribles, pour l’expliquer. Mais aucune de leur invention ne valait cette vérité dont elle ne parlait quasiment pas et bien longtemps, elle n’avait pu assumer cette part d’elle-même en la montrant au grand jour. Désormais c’était fait, ses proches n’y étant pas pour rien (exception faite de Sanzo qui aurait sans doute eu des problèmes de couple à la voir ainsi). Il lui restait bien les cicatrices morales les plus importantes de dissimulées mais c’était là un autre choix que de garder les tatouages rouge-sang qui lui partaient du visage jusqu’aux pieds cachés à la vue de tous ; elle ne voulait pas d’eux dan sa vie quotidienne, ne les laissant apparaitre que lorsqu’elle devait agir en tant qu’X-Woman, où ils devenaient alors sa première et plus douloureuse motivation, laquelle pouvait se résumer aux deux mots « plus jamais ».

Yeux clos, ouïe accaparée par Loving You Sunday Morning, elle restait tranquillement allongée sur le dos faisant, à ses yeux, une fois de plus honneur au nom de « Summers ». Et elle emmerdait ceux qui trouvaient cela risibles.

Depuis combien de temps était-elle là ? Elle l’ignorait. Elle s’en foutait. Il faisait beau, il faisait chaud, elle faisait bronzette, basta. Elle faisait carpette aussi, oui, mais elle avait le temps de le faire considérant que l’aide qu’elle devait apporter aux deux adolescentes n’était placée qu’en milieu d’après-midi. Peu ou prou. De toute façon, ce n’était pas comme si elle était ponctuelle. Cela la faisait sourire d’ailleurs les « pas de retard », sa perception du temps étant bien différente des humains ; humains dont la mesure comme la conception étaient fausses au point qu’il soit théoriquement impossible d’être à l’heure, même pour une personne voyageant dans le temps. Une absurdité témoignant de la capacité à se compliquer la vie du commun, une chose qu’elle évitait au maximum.

La première complication de l’après-midi fut un grattement de nez qui, malgré l’insistance de sa main gauche, persista quelques instants. La seconde fut une envie d’uriner et elle fut suffisante pour forcer l’Echo du Phénix à se lever de sa place, s’étirant autant qu’elle le pouvait une fois cette dernière quittée. Tout en se massant la nuque de la main, Rachel s’envola vers ce qu’elle jugeait comme les toilettes les plus proches : ceux des dortoirs des filles. Oui, cette fois elle passerait par la fenêtre par économie de temps, s’en allant squatter Jade le temps d’une vidange comme d’un essuyage de pieds puisqu’elle avait marché parterre PIEDS NUS ; m’enfin vessie obligeant, la rousse ne discuterait pas le moins du monde les consignes de Miss Propre qui de toute façon faisait la loi sur son domaine.

Et comme le voulait le dicton « jamais deux sans trois », ce ne fut qu’une fois installée qu’elle perçu la troisième complication, ses sens psychiques percevant les horloges du bâtiment pour lui jeter son retard à la figure. Les dix minutes de retard sur ses cinq minutes de retard habituelles ne la perturbèrent que peu, elle finit ce qu’elle avait à faire avant de partir faire ce qu’elle avait à faire non sans s’être correctement lavées les mains sous la surveillance auditive d’une jeune fille que l’Echo pensait suffisamment experte pour être capable d’ainsi reconnaitre le degré de propreté post-lavage. C’était dire le niveau !

Un nouveau passage par la fenêtre, puisqu’après tout il n’y avait personne pour surveiller les surveillants, et Rachel s’en allait à direction du parc, frôlant la surface du lac Breakstone sans autre objectif que la rider légèrement. Sens psychiques plus étendus qu’au repos, elle localisa rapidement les deux élèves à qui elle improviserait de l’apprentissage à la maitrise de pouvoir en l’absence du prof dédié et se dirigea vers elles, toujours les pieds à quelques centimètres du sol.

Ninon avait une jupe bleue, un chemisier violet, une veste en jeans qui laissant Rachel s’interroger sur la résistance à la chaleur de l’adulescente, ainsi que des bottines marron, cheveux libres et au final en contradiction avec le pantalon à la Jade, les bottes à la Jade, la chemise blanche et les brassards bruns d’Ariella, même s’il n’était pas aisé de savoir qui était la plus mal apprêtée pour un entrainement quel qu’il soit. L’Echo secoua la tête mais sa cadence n’en fut pas ralentie ainsi arriva-t-elle rapidement, ses pieds nus touchant enfin l’herbe alors qu’elle faisait les derniers pas à destination des deux élèves.

Mains sur les flancs, elle s’arrêta à un mètre pour prendre la parole.

- Lut. Z’avez eu le temps de faire connaissance ?

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Phénix

"Des monstres ont fait de moi un monstre,
Des divinités ont fait de moi une divinité,
Seuls les humains peuvent faire de moi une humaine."






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Ninon Lenoir
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MessageSujet: Re: Let's get down to business [Ariella Miller; Rachel A. Summers]   Dim 31 Aoû - 14:43

La rousse qui s’avança vers Ninon devait être à peine plus jeune qu’elle, malgré le fait qu’elle la dépassait d’une bonne quinzaine de centimètres en taille et que son allure était largement plus sportive. Elle avait cependant un visage rond tout en douceur mais ce qui attira particulièrement la française, c’était sa longue chevelure rousse cascadant jusqu’au milieu de son dos.
Quant à son style vestimentaire, il était complètement à l’opposé du sien, beaucoup plus sombre et massif. Mais rien avoir avec son expression puisqu’en apercevant Ninon elle lui sourit en lui faisant un geste de la main pour la saluer. Une fois arrivée à quelques pas d’elles, elle commença à engager la conversation en lui tendant la main.

_ " Salut, je m’appelle Ariella. Pas trop nerveuse?

Ninon regarda la main qu’Ariella lui tendait, ne s’y attendant pas de la part d’une autre élève. Elle avait toujours pensé que ce genre de geste était réservé aux « grandes personnes », même si techniquement à vingt ans on est une grande personne (elle se comprenait là-dessus), et/ou aux hommes… Elle hésita donc un instant avant de la serrer. Ce n’était peut-être pas la poignée de main la plus convaincante, mais le cœur y était et Ninon ne voulait pas vexer la rousse, même si cela avait dû la faire légèrement sortir de sa zone de confort.

_ Moi c’est Ninon. Si… Si un peu forcément, répondit-elle avec sourire timide. On ne s’est pas encore croisées, c’est sans doute parce que je ne suis arrivée que le mois dernier… Ça fait longtemps que tu es là toi ?

Pas très douée pour faire la conversation, la française s’était dit qu’il fallait mieux commencer par des questions simples. Et puis apprendre depuis combien de temps Ariella était à l’institut était un bon moyen de se rendre compte si elle avait déjà avancé dans la maîtrise de ses propres pouvoirs. En parlant de ça, elle ne pouvait pas s’empêcher d’être assez curieuse sur ce sujet, se demandant bien en quoi ils consistaient.
Même si cela ne faisait que quelques semaines qu’elle était arrivée à l’école, sa vision de la mutation avait commencé à changer. Elle la trouvait moins terrifiante. A la place, elle était devenue quelque chose de passionnant dont les possibilités et les variations étaient illimitées. La vision de la main bleue faite d’énergie pure de Caitlyn restait encore profondément gravée dans son esprit, même le pouvoir du professeur West, malgré son aspect légèrement dégoûtant au premier abord, était fantastique dès lors qu’on le connaissait un peu plus…


Avez-vous déjà vécu l’un de ces rares moments où le temps semble littéralement s’arrêter tout autour de vous ? Ce moment précis où la réalité bascule dans le rêve, quand tout ce qui vous entoure semble être aspiré en arrière-plan, vous laissant seul dans une immense étendue floue, perdu, sans aucun repère? Quand tous les sons environnants s’abaissent et se mêlent peu à peu jusqu’à ne plus former qu’à peine un lointain murmure, comme le grondement sourd que vous entendez quand vous couvrez vos oreilles de vos mains… Les feuilles, l’herbe, les oiseaux, les nuages et les scintillements du soleil sur les vaguelettes du lac. Tout ralenti jusqu’à s’arrêter totalement. Soudainement, plus rien n’existe.
Dans ces moments-là, nous n’existons plus nous-même. Nous ne nous arrêtons pas comme le temps. Nous ne disparaissons pas non plus. C’est plus compliqué que cela. Nous sommes là, sans être là. Nos perceptions restent les même, nous sentons notre esprit qui se vide et se détache, notre cœur qui s’accélère et dont les battements sourds viennent s’ajouter aux autres sons étouffés. Nous sentons aussi nos jambes se faisant de plus un plus fragiles, comme si elles allaient céder d’un moment à l’autre. Nous ressentons tout ou presque, mais nous ne sommes que spectateurs et notre corps ne nous appartient plus. Impossible de bouger, de respirer, ni même de penser.
Plus rien n’existe à part cette personne qui a réussi à arrêter le temps. Elle est la seule à véritablement exister dans cette masse immatérielle, ce monde qui n’est plus qu’un voile de brume.  
Une rousse, toujours cette même mystérieuse rousse.
La première fois que Ninon l’avait vue, elle avait été tout ce qu’il y avait de plus humaine. Magnifique et énigmatique, mais humaine malgré tout. Aujourd’hui, c’était une créature surnaturelle plus légère et immatérielle encore que le vent qui s’avançait vers elle en glissant sur la surface lisse et brillante du lac, semblant à peine la perturber.
Elle avait tout de ces figures de Muchas. La silhouette longue, sculpturale et d’une beauté presque antique. La peau claire et nacrée réfléchissant les rayons du soleil pour les transformer en une aura de lumière autour d’elle. Et surtout, ses longs cheveux couleur d’automne flottant librement autour de ses épaules, comme une auréole incandescente.
Quand elle se posa devant elle, ses doigts graciles venant couvrir délicatement sa taille fine, Ninon ne put rien faire, pétrifiée, son souffle s’étant arrêté avec le cours du temps…

_ Lut. Z’avez eu le temps de faire connaissance ?

_ … guer…burgui…gu ….

Avez-vous aussi remarqué que généralement, de tels moments de félicité ne durent pas ? Et qu’ils sont presque toujours suivit d’un moment particulièrement embarrassant? Car comme l’a dit Ed Blum, « Ce que l’on ne vous dit pas, c’est que quand le temps reprend son cours, il file à une vitesse folle pour rattraper son retard ».
Paralysée, sans voix, les neurones déconnectés et l’esprit toujours perdu en pleine forêt d’automne, Ninon qui pensait répondre quelque chose à peu près civilisé et logique dans l’espoir de cacher son trouble et couvrir la bruit de son cœur battant à tout rompre et résonnant dans sa poitrine, avait en fait lamentablement échoué en ne réussissant à sortir qu’une sorte de gargouillement informe, pas tout à fait français, pas tout à fait anglais, à peine humain… Toutes ses pensées des dernières secondes étant revenues d’un seul mouvement dans sa tête pour finalement se bousculer à la sortie…
Elle reprit brutalement contact avec la réalité. Les bruits étaient revenus, ainsi que le vent et chaque chose avait retrouvé sa place, à l’instar d’Ariella qui était miraculeusement réapparu à côté d’elle. Pas qu’elle eut véritablement disparu, mais comme tout le reste, elle avait été aspirée. Le souffle court, il ne restait de son « rêve » que les battements désordonnés que son cœur. Sentant le rouge lui monter aux joues, elle dût se dépêcher de le masquer du mieux qu’elle le put en se reprenant rapidement. Parlant à une allure folle, sans arriver à cacher son accent français, très loin de son ton doux et calme habituel.

_ Oui, enfin n non, on vient de se rencontrer et, et on a à peine échangé qu quelques mots en t’attendant. Je … Mon dieu mais qu’est ce qu’il fait chaud dans ce pays, c’est fou ! Je … Je pose ma veste… je reviens…

Ninon se retourna et posa ses mains fraîches sur ses joues pour tenter de les refroidir un peu tout en se dirigeant vers l’arbre le plus proche pour enlever sa veste et surtout, prendre une grande inspiration, faire entrer un peu d’air pur dans ses poumons, histoire de se calmer.

_ Tout va bien… Tout va très bien…", murmura-t-elle doucement pour elle-même en français, avant de retourner, toujours un peu rose mais néanmoins plus sereine vers les deux rousses.
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Ariella Miller
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MessageSujet: Re: Let's get down to business [Ariella Miller; Rachel A. Summers]   Lun 8 Sep - 4:32

Ma main toujours tendue vers l'autre jeune femme, je remarquais qu'elle hésitait. Pourquoi elle semblait hésiter? J'allais pas la manger toute de même....  quoique... c'était peut-être pas tout le monde qui avaient l'habitude de faire une poignée de main lorsque tu rencontrait pour la première fois une personne. Moi, j'avais prit l'habitude de faire ce geste à force de voire mon père et ma mère le faire lorsqu'ils invitaient des gens pour le travaille à notre maison... Mais bon, au moins elle serra ma mains et même si ce n'était pas la poignée la plus convaincante, pour moi c'était l'intention qui comptait. Après la poignée de main, je glissai de nouveau mes mains dans mes poches sans quitter l'autre jeune femme du regard. J'avais toujours mon petit sourire d'accroché aux lèvres alors que j'attendais ça réponse.  

_ Moi c’est Ninon. Si… Si un peu forcément,  On ne s’est pas encore croisées, c’est sans doute parce que je ne suis arrivée que le mois dernier… Ça fait longtemps que tu es là toi ?

Je sentis une certaine crainte quitter mes épaules. J'avais eus un tout petit peut peur que Ninon soit un élève plus ancien que moi et par le fait même plus avancer niveau pouvoir. Je n'aurais vraiment pas aimé paraître plus faible.... même si l'accident avec Erl hantai toujours mon esprit et ce même si l'homme m'avais dit de ne pas m'en vouloir.... mais bon, ce n'était vraiment pas le meilleur moment pour penser à cela... je secouai imperceptiblement de la tête alors que je répondais doucement:

- Ça dois faire environ un an que je suis ici.


J'aurais bien aimé continuer à discuter, mais une forme en mouvement attira mon regard. Mon regard se posa automatiquement vers le lac et il me fallut un bon moment avant de me rendre compte qu'il s'agissait de Rachel. Mon sourire s'agrandit un peut alors que j'observais en silence la mutante s'approcher. Je fut étonnée de la voire en bikini et à vrais dire je ne pensait pas la voire habiller ainsi pour l'entraiment. Bien sur j'étais beaucoup, beaucoup, moins étonné que la fois ou.. comment dire... j'avais vue beaucoup plus de peau que présentement... Mais bon, ce n'était pas le temps de divaguer, on était ici pour quelque chose de sérieux et il fallait rester concentrer. Si je perdais ma concentration, mon contrôle sur mon dons pouvais déraper... comme dans le gymnase... Bon, allez, arrête de penser à ça. Le meilleur moyen de t'améliorer c'est de t'entrainer, de faire un effort pour te contrôler. Lorsque la mutante s'immobilisa en face de nous, je la saluai d'un geste de la main sans remarquer que Ninon était pétrifié.

- Lut. Z’avez eu le temps de faire connaissance ?


_ … guer…burgui…gu ….


Moi je m'étais contenté de juste hocher légèrement de la tête comme pour dire que oui nous avions fait connaissance, m'enfin pour moi on avait fait connaissance. Par contre, Ninon attira mon attention lorsqu'elle dit une phrase complètement incompréhensible. Mon regard se posa sur la jeune femme alors que l'un de mes sourcils se levait légèrement. On dirais qu'elle a vue un fantôme..?  J'ouvris la bouche pour lui demander si elle allait bien, mais Ninon me prit de cours en parlant rapidement. Étrange.. elle à soudainement un fort accent français.. mais bon, ce n'était pas important pour le moment et dans le pire des cas je pourrais toujours lui poser des questions plus tard. En silence, j'observais Ninon allez porter sa veste prêt d'un arbre avant de jeter un coup d'œil vers Rachel. On dirais que c'était l'arriver de celle ci qui avait perturber Ninon... je vins légèrement hausser les épaules, boff... ça devais être le stresse tout simplement. De plus, aujourd'hui, j'avais pas trop envie de poser des questions. J'avais hâte de commencer cet entrainement et ce même si une partit de mon esprit pensait toujours à ma crainte. Pour une raison inconnue, j'étais beaucoup plus à l'aise d'utiliser mon dons avec la présence de Rachel que sans elle.

Je vins légèrement me déplacer pour que tout mon poids repose sur ma jambe droite. J''attendis que Ninon revienne à nos coter, je n'avais pas du tout comprit ce qu'elle avait murmuré. J'étais juste contente de voire qu'elle semblait s'être calmé. Nous allions pouvoir commencer, m'enfin je l'espère! Je vins poser mon regard dans celui de Rachel avant de dire avec un petit sourire accroché au lèvres:

- Alors, professeur, c'est quoi le plan de matche?


J'avais employé le terme professeur plus pour taquiner Rachel que d'autre chose. Je ne savais pas si elle allait l'apprécier ou non, mais bon ce qui était dit était dit. Je vins doucement croiser mes bras sur ma poitrine alors que j'attendais en silence la réaction de Rachel mais aussi celle de Ninon. Je me demandai bien ce que nous allions faire comme entrainement...

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MessageSujet: Re: Let's get down to business [Ariella Miller; Rachel A. Summers]   Dim 14 Sep - 19:11

Un quart d’heure, quinze minutes, il y avait de quoi bien discuter selon elle-même à moins que l’on ne parle peu ; ce qui n’était, il lui semblait, le cas d’aucune des deux autres jeunes femmes qui lui faisaient face. Enfin, qui lui faisaient face…  c’était beaucoup dire car autant Ariella semblait parfaitement naturelle, la saluant de la main, autant Ninon…

- …guer… burgui… gu…

- C’est pas faux, répondit-elle simplement, ignorant tout de la langue française mais usant d’une astuce venant de là-bas pour ne pas que l’on se rende compte qu’elle n’avait pas comprit, avant de regarder la seconde hocher la tête pour confirmer.

Seconde qui ne tarda pas à tourner son regard vers son homologue qui n’en sortait pas non plus, laissant un doute à l’Echo sur l’état de santé de la concernée : la blondinette était dans une phase d’accélération cardiaque indiquant qu’il se passait quelque chose mais l’immobilité absente ne laissait que difficilement supposer quoi. Néanmoins cela passa avant même qu’on ne lui adresse la parole, action laissée à l’initiative d’Ariella qui semblait prête à la prendre, non sans laisser l’afflux sanguin précédemment déclenché monter aux joues de Ninon ; une chose qu’elle tenta de cacher en paniquant visiblement et massacrant sa prononciation habituelle, témoignant confusément de la rencontre et des quelques mots l’ayant composée. Comme quoi Rachel n’était pas la seule à être à la bourre. Après, il ne faisait pas particulièrement chaud pour un mois d’Aout mais c’était bien tout de même, à son avis !

- Ok, déclara-t-elle alors qu’il était question de virer la veste en jean, une riche idée pour baisser la température considérant que le jean tenait chaud mine de rien.

N’ayant nullement besoin de la regarder pour percevoir ses gestes, Rachel se détourna de la première pour regarder la seconde qui continuait de regarder la première dans une scène assez étrange, rapidement brisée par un haussement d’épaules et un retour du regard pour qu’il s’échange cette fois. L’Echo du Phénix n’eut rien d’autre à répondre que ce même geste également, n’en comprenant pas plus mais ne cherchant pas à savoir de toute façon.

Les laissant prendre leurs aises et surtout se regrouper non loin, l’X-Woman resta pour sa part immobile et perdit son regard dans le vague alors que ses pensées prenaient le dessus. Plus que s’y perdre elle se plongea dans l’observation des corps et de leurs altérations conséquentes du Gène X ainsi que dans ce dont elle se souvenait des maitrises réciproques des deux élèves présentes ; maîtrises qui n’étaient pas des plus performantes considérant que les capacités semblaient relativement rebelles. Rachel n’avait jamais réellement connu cela, ses pouvoirs bien que liés à des émotions étant relativement dociles, néanmoins elle pensait avoir suffisamment d’expérience pour aider au contrôle, moins bien que le professeur de maitrise des pouvoirs l’aurait fait mais cela faisait bien deux années qu’il n’était plus là et il n’y avait aucun remplaçant accrédité, poussant chacun à faire le système D même si d’autres professeurs prenaient sur eux d’aider les élèves même si ce n’était pas leur domaine.

- Alors, professeur, c'est quoi le plan de matche ?

- J’suis pas prof’, réplica-t-elle doucement, relevant le regard vers une Ariella croisant les bras en attente de réponse, et je vais pas vous faire vous confronter. On n’apprend pas à utiliser ses pouvoirs contre l’autre, hein ?

Premier degré et terre à terre ? Oui. Mais pas seulement : Rachel avait apprit à maitriser ses pouvoirs dans des combats contre d’autres mutants même si les Limiers avaient rapidement arrêté de la faire confronter d’autres de leurs recrues afin d’éviter un quelconque gaspillage. Qu’on vienne lui parler de « match » était encore pire que de « professeure » et cela la fit à son tour croiser les bras sur le ventre alors que son visage se durcissait quelques instants, regard perdu dans le vague alors que de mauvais souvenirs remontait.

- Bon, vos pouvoirs sont certes très différents mais vos émotions sont les mêmes, la première étape c’est trouver auxquelles ils sont liés. D’mémoire, Ariella tu fonctionnais à la peur, au stress ; t’as progressée avec Linden ou pas ?

Erl Linden, professeur d’Histoire à l’Institut arrivé peu après qu’Ororo soit tombée enceinte et dont la rencontre avait pour le moins été désagréable. Rachel l’avait à l’œil bien plus que la moyenne de l’Institut, consciente de ce qu’il avait fait tout comme de la discutabilité de son désir de repentir ; Xavier avait donnée sa chance au Nazi, les X-Men regardaient ce qu’il en faisait et sans rien avoir de personnel contre lui l’Echo du Phénix restait dubitative. Oui, il avait cherché à aider Ariella dans la maitrise de ses pouvoirs mais afin d’en faire quoi ? Se battre ? Entrainer un élève à la guerre était une chose suffisamment grave pour qu’il soit viré de l’Institut car plus qu’être le rôle des X-Men ces derniers ne cherchaient pas à créer des armes ou même des soldats mais de gens aptes à se défendre comme défendre les autres. Les Aspirants X-Men étaient à l’égal de leurs pairs et disposaient d’un statut particulier à l’Institut que les professeurs n’avaient pas plus que les élèves et résidents normaux qui restaient à l’école ; qu’un groupuscule protège l’école ne changeait rien au fait que l’Institution Xavier restait une école.

- Ninon… toi c’est dans ton sommeil et à cause de tes cauchemars, si j’me souviens bien. Donc ça doit être à la peur aussi. Qu’en penses-tu ?

Attendant la réponse, elle ne poursuivit qu’une fois qu’elle l’eut obtenue.

- Les premières utilisations volontaires se feront avec l’aide de l’émotion déclencheuse mais la difficulté c’est de réussir à déclencher sans par la suite. Vos capacités sont trop faibles pour que vous tuiez l’autre d’un coup néanmoins gardez une certaine distance durant les utilisations.

Décroisant les bras pour poser les mains sur les flancs à nouveau, elle s’apprêta à finir ses avertissements pour les laisser faire un premier essai, parlant toujours sans regarder aucune d’elle.

- Ninon, essaie de pas nous r’garder quant tu feras joujou avec les ombres histoire de nous laisser les nôtres. Pour l’instant, on va faire chacune son tour la démonstration. Qui veut commencer ?

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Ninon Lenoir
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MessageSujet: Re: Let's get down to business [Ariella Miller; Rachel A. Summers]   Mer 17 Sep - 17:45

Tout allait parfaitement bien… Ninon était retournée aux côtés d’Ariella et de Rachel un peu plus détendue. Toujours troublée et les joues légèrement rouges, mais globalement plus détendue, le moment d’extase commençant à se dissiper lentement. Elle avait juste évité de trop regarder dans la direction de la rousse, enfin la moins habillée des deux…

_ Alors, professeur, c'est quoi le plan de matche ? Demanda la plus jeune avec un léger sourire.

Plan de matche ? Ninon tourna la tête vers Ariella en écarquillant les yeux, une certaine pâleur commençant doucement à remplacer le rose sur ses joues. Comment ça, matche ? Elles n’allaient pas s’entraîner en se battant l’une contre l’autre tout de même ? Si… ? Elle ne contrôlait absolument rien et risquait de toute façon de s’attaquer elle-même dans la bataille. Ce « plan » sonnait définitivement comme une très mauvaise idée à ses oreilles et elle ne put s’empêcher de faire un petit pas en arrière. Elle n’aurait pas fui, quoi que…

_ J’suis pas prof’, et je vais pas vous faire vous confronter. On n’apprend pas à utiliser ses pouvoirs contre l’autre, hein ?

Au son un peu plus froid de sa voix,  la française releva rapidement son regard dans sa direction et remarqua que Rachel s’était légèrement assombrie et renfermée en ayant du même coup croisé ses bras contre elle. Apparemment, quelque chose dans la demande de l’autre élève lui avait franchement déplu, mais Ninon eut du mal à comprendre quoi et surtout pourquoi à ce point. Elle l’observa quelques instant, remarquant qu’elle était comme… « Absente » ?
Quand elle commença à réaliser que finalement elle n’aurait pas à se battre, elle soupira de soulagement. Mais elle se rendit aussi compte que c’était sans doute la raison pour laquelle Rachel avait changé d’attitude. Elle semblait forte et presque irréelle, mais elle ne devait peut-être pas aimer se battre pour autant. Sans compter que Ninon s’était rapidement rendu compte que la plus part des personnes se trouvant à l’institut avaient vécu des épreuves qu’elle avait beaucoup de mal à imaginer… Rachel en faisait-elle partie ? … Les différentes cicatrices recouvrant son corps étaient la preuve irréfutable que oui…
Quand elle reprit la parole, Ninon dévia son regard, toujours attentive mais préférant regarder ailleurs pour éviter de fixer son visage ou de dévier sur son bikini ou n’importe qu’elle autre partie de son corps.
Elle apprit comme ça qu’Ariella avait plus ou moins les mêmes problèmes qu’elle, à savoir que c’était ses émotions et non elle-même qui avaient le contrôle de ses pouvoirs. La peur et le stress ? Sur ce coup elles avaient un point commun…
Et puis elle mentionna aussi un certain Linden, la française n’avait aucune idée de qui il pouvait bien s’agir, mais apparemment, il avait déjà commencé à aider sa petite camarade rousse avec ses soucis. Rachel ne devait certainement pas le porter dans son cœur si elle se fiait à son ton.
Cette dernière se tourna ensuite vers Ninon, dont les joues se recolorèrent quand elle leva les yeux vers elle.

_ Ninon… toi c’est dans ton sommeil et à cause de tes cauchemars, si j’me souviens bien. Donc ça doit être à la peur aussi. Qu’en penses-tu ?

Elle rabaissa les yeux pour réfléchir un moment :

_ Mmm … Je suppose que c’est ça oui. Mais certaines situations les déclenchent aussi, quand il y a trop de monde par exemple, ou trop d’agitation, j’ai tendance à être mal à l’aise et à paniquer… Remarque c’est peut-être aussi considéré comme de la peur…

_ Les premières utilisations volontaires se feront avec l’aide de l’émotion déclencheuse mais la difficulté c’est de réussir à déclencher sans par la suite. Vos capacités sont trop faibles pour que vous tuiez l’autre d’un coup néanmoins gardez une certaine distance durant les utilisations.

Avec l’aide de l’émotion déclencheuse … ? Ninon ne savait pas trop si elle était curieuse ou anxieuse de savoir comment la rousse allait s’y prendre pour leur faire peur. Et sans… Elle avait bien essayé de s’entraîner par elle-même de temps en temps, mais ça s’était toujours relativement mal fini, sa chambre se retrouvant sans dessus-dessous à chaque fois. Et chacune de ces séances de faisant immédiatement suivre par un cauchemar la nuit suivante, comme pour la narguer et lui prouver que ce n’était pas elle qui contrôlait ses pouvoir et qu’elle ne pourrait jamais le faire…

_ Ninon, essaies de pas nous r’garder quand tu feras joujou avec les ombres histoire de nous laisser les nôtres.

Elle hocha la tête pour la forme mais n’était pas persuadée que cela allait changer grand-chose au résultat final, elle ne choisissait pas les moments où son pouvoir se manifestait, il ne fallait peut-être pas trop s’attendre à ce qu’elle puisse choisir les ombres sur lesquelles elle risquait d’agir…

_ Pour l’instant, on va faire chacune son tour la démonstration. Qui veut commencer ?

Long silence… Ça n’était jamais une bonne chose de commencer et elle ne savait pas vraiment ce qui l’attendait… Mais d’un autre côté, si elle avait fait tout ce chemin, c’était pour ce genre de moment. Elle était tendue et pas très confiante. Elle prit quand même une inspiration un peu plus profonde, expirant doucement pour se donner du courage et faire retomber la pression. Ce n’était pas le moment de reculer. Rachel la troublait énormément, mais de par sa nature, elle ne pouvait s’empêcher de lui faire relativement confiance (et ce n’était absolument pas parce qu’elle était rousse et à moitié nue…). Elle devait certainement savoir ce qu’elle faisait, sinon elle ne leur aurait pas proposé ce genre de cours.

_Heum… Je veux bien commencer, dit-elle timidement en faisant un petit pas en avant, avant de se tourner vers Ariella, enfin sauf si tu préfères « ouvrir », bien entendu.
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Ariella Miller
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MessageSujet: Re: Let's get down to business [Ariella Miller; Rachel A. Summers]   Jeu 25 Sep - 6:50

- J’suis pas prof' et je vais pas vous faire vous confronter. On n’apprend pas à utiliser ses pouvoirs contre l’autre, hein ?

Je baissa légèrement le regard alors que je venais légèrement hocher de la tête. Elle avait raison, on n'apprenait pas à utiliser ses pouvoirs contre les autres. Même si ce n'était nullement mon intention avec le sens de mon expression, c'était tout même bien de me le dire. J'avais l'impression d'avoir déplus à Rachel, d'avoir dit quelque chose qui fallait pas... Pourquoi je devais toujours dire ou faire quelque chose de mal en présence de Rachel?? Je vins secouer imperceptiblement la tête alors que je portais de nouveau mon regard sur l'X-Woman écoutant la suites de ses paroles.  

- Bon, vos pouvoirs sont certes très différents mais vos émotions sont les mêmes, la première étape c’est trouver auxquelles ils sont liés. D’mémoire, Ariella tu fonctionnais à la peur, au stress ; t’as progressée avec Linden ou pas ?

Mes yeux s'écarquillèrent d'un coup, alors que mon corps se crispait un peut. Quoi?.. hein?.. comment elle était au courent?? J'ouvris la bouche comme pour répondre quelque chose, mais les seuls mots qui en sortirent furent un charabia incompréhensible. En fait, c'était carrément rendue à mon tour de dire une phrase sans queue ni tête. Je ne m'étais pas attendue à cela... Je détournais le regard au même moment ou ma mâchoires venait se crisper. Putain.. si elle était au courent pour ça, elle était aussi au courent pour l'accident?? ho non.. non.. j'ai pas envie qu'elle m'en touche mots et encore moins de penser à cela. Ça m'avais tellement prit beaucoup de temps pour commencer à me pardonner...  je vins soupirer légèrement alors que du coin de l'œil j'observais Rachel. Je finis par répondre d'une voix légèrement plus basse alors que je décroisai mes bras pour mettre mes mains dans mes poches tentant de me décrisper.

- Oui...

- Ninon… toi c’est dans ton sommeil et à cause de tes cauchemars, si j’me souviens bien. Donc ça doit être à la peur aussi. Qu’en penses-tu ?


_ Mmm … Je suppose que c’est ça oui. Mais certaines situations les déclenchent aussi, quand il y a trop de monde par exemple, ou trop d’agitation, j’ai tendance à être mal à l’aise et à paniquer… Remarque c’est peut-être aussi considéré comme de la peur…


Écoutant les paroles des deux femmes, je tiquai légèrement lorsque Ninon parla du fait que sont pouvoirs pouvais se déclencher quand il y à trop de monde. Je n'était donc pas la seule à qui cela pouvais arriver...? Moi je savais que j'avais la phobie des foules, juste à voire comment je pouvais réagir c'était claire comme de l'eau de roche.  Mais elle.. l'avait-elle aussi cette phobie? Ou pour Ninon ce n'était juste que de l'inconfort? Un léger frisson me parcourue le dos, je détestait penser à ma phobie... Je préférais tellement terrer cette information au plus profond de mon esprit et ne plus y penser jusqu'à temps qu'elle se déclenche...

- Les premières utilisations volontaires se feront avec l’aide de l’émotion déclencheuse mais la difficulté c’est de réussir à déclencher sans par la suite. Vos capacités sont trop faibles pour que vous tuiez l’autre d’un coup néanmoins gardez une certaine distance durant les utilisations.

Quoi? Comment elle vas faire pour... ho non... j'ai pas envie qu'elle face le truc de télépathe pour nous faire peur... pour m'aider à me clamer c'est ben correcte, mais la si c'est pour me mettre en état de peur pour que je puisse utiliser mon pouvoir... Je suis comme un peut moins sûr la.. je posais mon regard sur Rachel alors qu'un éclaire d'inquiétude le traversait. Peut-être que je m'inquiétais pour rien, l'X-Woman avait peut-être une autre idée dans le tête. Mais.. cela je n'en savais rien, alors je m'inquiétait un peut tout de même.

- Pas de foule.. s'te plais... murmurai-je à l'intention de Rachel en espèrent que Ninon ne me m'entende pas.

Contrôler son pouvoir sans l'émotion déclencheur. je pouvais le faire, mais... ce n'était que dans une situation bien précise... je devais être dans un calme absolut sans rien qui me dérange autours de moi pour pouvoir y parvenir...

- Ninon, essaie de pas nous r’garder quant tu feras joujou avec les ombres histoire de nous laisser les nôtres. Pour l’instant, on va faire chacune son tour la démonstration. Qui veut commencer?

Je jetais un petit coup d'œil vers Ninon, son dons avait rapport avec les ombres? C'est fou ce que les mutations peuvent donner! Mais bon, la question n'était pas la, qui allait montrer son pouvoirs en premier? Je gardai le silence pendent un moment, devais-je prend l'initiative de commencer ou je ferrai mieux de laisser Ninon le faire? Je me sentais un peut nerveuse, mais en même temps ce n'était pas le temps de reculer et ce même si j'hésitai légèrement... Lorsque Ninon prit la parole, je vins doucement poser mon regard sur elle.  

_Heum… Je veux bien commencer, enfin sauf si tu préfères « ouvrir », bien entendu.


Oui, je pourrais commencer, je pourrais montrer à Rachel, et par le fait même à Ninon, que je m'étais améliorer. Mais allais-je réussir à rester calme et  concentrer? Et si je perdais le contrôle? Non, non pense pas à ça. Rachel doit bien savoir ce qu'elle fait et puis t'est la justement pour t'améliorer encore plus. C'est le temps d'utiliser ton dons... Je vins passer une main dans mes cheveux alors que je répondait doucement:

- Ben...

Je gardais le silence pendent encore une fraction de seconde, j'hésitai toujours à choisir entre briser la glace ou non.. montrer mon pouvoir à Rachel ne me dérangeais pas du tout, de toute façons elle l'avais déjà vue, c'était plutôt l'autre jeune femme qui me fessait hésiter présentement. Si elle me juge..? Je vins soupirer légèrement, même si elle s'était avancer timidement, Ninon avait tout de même prit la parole en premier. C'était peut-être mieux de la laisser commencer...

- Non. Dis-je finalement. Tu peut commencer.

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Echo
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MessageSujet: Re: Let's get down to business [Ariella Miller; Rachel A. Summers]   Lun 29 Sep - 15:39

Ninon fut également surprise par cette histoire de match même si plus que de la dépréciation elle se contenta de pâlir en un drôle de mélange rosée tout en émettant un certain nombre d’échos sur le plan astral ; ou plutôt Rachel supposait que les pensées fortes raisonnantes qu’elle percevait appartenaient à Ninon. Ses défenses mentales étaient moins verrouillées que de norme car l’Echo estimait que les pensées suscitées, suffisamment puissantes pour produire un écho sur le plan astral, étaient à considérer et non à bloquer dans une situation où elle aurait besoin de savoir au plus vite ce qui se passait chez les deux élèves sans pour autant être dans leurs têtes. Néanmoins les questions connurent une fin prématurée à la réponse de la plus âgée du groupe, réponse qui entrainant par ailleurs un hochement de tête et quelques autres échos de la part d’Ariella comme de Ninon, qui tourna la sienne en direction de l’ainée suscitée.

Après un commencement relativement étrange du fait de la réaction de Ninon, qui n’était toujours pas comprise par la majorité, la continuation de cette « aide aux devoirs » particulière se poursuivit dans le silence alors que les jeux de regards ne transpiraient pas d’aises. Ariella réagit à sa question par la crispation et une accélération cardiaque alors que l’astral s’emplissait de nouvelles questions cette fois attribuée à la benjamine ; oui, Rachel était au courant, elle n’était pas agente de sécurité pour rien. Lorsqu’elle méditait sur les toits, perchée en haut de la tour de l’infirmerie en position du lotus pendant des heures, croyait-on réellement qu’elle était inactive ? Non, elle surveillait, oiseau de proie prêt à avertir d’une menace comme à fondre sur elle, et à sa surveillance très peu de choses échappaient. Les sens psychiques pouvaient s’étendre sur des kilomètres comme percevoir des femtomètres et défiaient généralement l’imagination et la compréhension des autres, même lorsqu’elle les faisait partager ; ils lui valaient parfaitement sa considération de troisième Big Brother de l’Institut, en tout cas, après Danger et son réseau de caméra suffisamment dissimulé pour que l’une comme les autres ne soient pas connues ni remarquées des élèves et résidents lambda, et Xavier qui scannait télépathiquement tout nouvel arrivant par sécurité.

Le fait qu’Ariella eut accidentellement blessé Erl ne lui importait pas, c’était s’il y avait eue volonté qu’elle serait intervenue, quand au fait qu’un professeur d’histoire joue les professeurs de pouvoir cela ne lui importait pas plus tant qu’il n’y avait aucune visée paramilitaire ou violente derrière. Le fait qu’Ariella se limite à un simple oui en revanche lui importait puisque du fait elle ne pouvait réellement savoir jusqu’à quel point la jeune femme avait progressé ; peu, considérant l’accident, mais cela aurait mérité d’être approfondit. Non, Rachel n’avait pas le son avec son espionnage sécuritaire puisque si elle le percevait il n’était qu’onde se répandant et se répercutant sur les nuages de matières quelque soit leur état ; le mieux qu’elle avait pour écouter était les échos des pensées fortes et ce n’était pas son but de fliquer ainsi elle s’en passait volontiers.

La réponse de Ninon fut plus développer quant à elle, moyennant un temps mort où cette dernière baissa les yeux. Certaines situations déclenchaient également mais c’était également du à la peur, oui ; pour côtoyer Amy, l’Echo savait que la théorisation des émotions en plaçait cinq à sept comme émotions simples, toutes les autres émotions complexe étant diverses aditions de ces émotions simples et les sentiments étant un mélange d’émotion et de sensation. Mais c’était hors sujet donc elle continua une autre théorie, celle de l’utilisation brute des pouvoirs. Ça allait être encore plus joyeux même si jamais Rachel ne s’amuserait à faire peur à des élèves, même pour un entrainement. Elles allaient devoir se démerder toutes seules, comme des grandes.

- Pas de foule… s'te plais, murmura Ariella, qui n’avait pas à s’en inquiéter considérant qu’à défaut d’en avoir peur l’Echo avait un fort inconfort en présence de trop de monde également.

Le silence se fit une fois sa demande faite et Rachel les regarda l’une après l’autre et l’autre après l’une, se demandant si cela n’allait pas finir par un ploum-ploum ; pour peu qu’elle se souvienne de la comptine. Au pire elle irait à la souris verte…

Ninon fut la première à réagir avec une grande inspiration qui attira sur elle tous les regards, alors même qu’elle était déjà aussi tendue que le string qu’elle n’avait pas, elle-même retournant son regard sur l’Echo ; enfin, sur certaines parties de l’Echo qui lui firent baisser le nez et comprendre la perturbation. Ah, d’accord… ce n’était en effet pas fute-fute de se ramener en bikini pour ce genre d’activité mais l’activité précédente l’avait nécessité et Rachel n’avait jugé utile de se changer entre temps, après c’était vrai qu’à un niveau politiquement correct ceux d’ici limitaient l’utilisation des maillots de bain aux milieux aqueux tout autant que celle des sous-vêtements à ceux intimes, des choses qu’elle-même ne faisait pas réellement par manque d’habitude comme envie de ne pas la prendre. Même si la mode de ce monde semblait s’en aller vers du transparent et non du court, il y avait du second aussi et elle restait parti prenante de ce dernier même si le premier lui allait aussi, au grand damne de certaines personnes et au grand bonheur d’autres. Après, restait à savoir dans quelle catégorie se trouvait Ninon…

Ninon qui avait continuée de parler sans réellement faire réagir Rachel, qui ne revint dans la conversation qu’une fois qu’Ariella eue déclinée l’offre.

- Oki, on fait comme ça. Ninon, si ma t’nue te perturbe, dis-le et j’change, intervint-elle avec sa finesse habituelle. En attendant, retourne-toi et essaie de te souvenir.

Le souvenir des émotions négatives afin de faire appel à ses pouvoirs, c’était toujours mieux que de leur faire peur elle-même. Allait-ce marcher ? Sans doute. Sinon elle guiderait un peu plus, capable de faire remonter le souvenir à la surface pour qu’il semble bien plus vivant comme Ariella avait déjà put le découvrir lors de l’évacuation.

S’éloignant de quelque pas dans le dos de Ninon, l’Echo reprit la parole pour s’adresser à Ariella.

- Faudra qu’tu me dises combien t’as progressé, parce que si t’arrives sans les émotions c’est toujours ça de prit.

Une fois la réponse obtenue, Rachel ne tarda pas à revenir à la française.

- Ferme les yeux et tâche de te souvenir, Ninon. Dès que tes pouvoirs s’activent, essaie de trouver un point d’équilibre pour pouvoir les utiliser volontairement ; surtout tu dois pas continuer à t’affoler une fois que c’est bon.

Le silence qui suivit vit la télépathe n’être que plus attentive à ce qui se passait, prête à intervenir au besoin quel qu’il soit.

- Si tu veux Ninon, je peux rentrer dans ton esprit pour t’aider, j’suis télépathe, finit-elle par préciser, conscience du désagréable moyen que cela serait.

A de nombreux points de vue la télépathie était comparable à l’acte sexuel de part son intimité et la pénétration, cependant très peu des profanes parvenaient à comprendre à quel point c’était ; une fois dans l’esprit d’une personne, il ne s’agissait plus de percevoir comme un écho lointain ce qu’elle pensait « trop fort » mais il s’agissait d’entendre raisonner tous les concepts qui lui passaient instantanément dans l’esprit, à savoir les pensées de surface, et il était possible plus que de les « lires » et traduire au besoin de les modifier, pour créer des illusions ou contrôler mentalement la personne, voir de s’enfoncer plus profondément dans les couches de l’esprit pour parvenir aux pensées profondes, les souvenirs, la personnalité, l’inconscient, qui étaient également modifiables selon le niveau du télépathe. La seule chose qui échappait à l’humanité et aux télépathes restait le cœur de tout cela, le cœur de l’être, une partie nommée « pur esprit » et dont l’analogie avec l’âme n’était pas fausse ; la partie avec laquelle le fragment de Force Phénix avait fusionnée pour devenir elle, littéralement.

Néanmoins dans le cas présent il s’agirait juste de lire les pensées instantanées, passage obligatoire à partir du moment où l’on était « dans la tête » de quelqu’un d’autre et d’aller chercher dans les pensées profondes quelques souvenirs pour le ramener sur le devant de la scène afin d’aider. Il était également possible d’user de ce biais pour apaiser avec un autre souvenir ou donner des conseils dans l’instant, puisque la transmission de pensée était bien plus rapide et libre que la parole, néanmoins elles n’y étaient pas encore.

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Ninon Lenoir
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MessageSujet: Re: Let's get down to business [Ariella Miller; Rachel A. Summers]   Mar 30 Sep - 11:18

A la question de Ninon, Ariella avait hésité un moment, se passant une main dans ses cheveux roux. Elle resta silencieuse une seconde, un dilemme similaire à celui s’étant déroulé un peu plus tôt dans la tête de la française se déroulant certainement maintenant dans la sienne.

_ Non. Tu peux commencer.

Ninon déglutit, cette fois-ci, plus question de faire marche arrière. Elle hocha la tête avec un petit sourire crispé pour la plus jeune des rousses quand la voix de l’autre la fit se tourner vers elle.

_ Oki, on fait comme ça. Ninon, si ma t’nue te perturbe, dis-le et j’change. En attendant, retourne-toi et essaie de te souvenir.

Ninon écarquilla les yeux et se recolora instantanément, aussi rouge qu’une cocotte minute prête à exploser d’un moment à l’autre. Jésus Marie Joseph, même si Rachel n’avait rien dit elle avait quand même remarqué son attitude et ses regards. Bien sur que non elle ne regardait pas sa poitrine, c’était simplement ses cheveux roux qui retombaient sur ses épaules et … Bon d’accord sa poitrine en bikini y était peut-être pour quelque chose, mais très honnêtement, ça n’avait que très peu pesé dans la balance !
Mon dieu mais qu’est-ce qu’elle allait bien pouvoir penser d’elle ? … La française se tenait raide comme un bâton en retenant son souffle, son esprit essayant de penser à une réponse à peu près potable et surtout compréhensible à toute vitesse… Ne pas penser à un truc stupide, ne pas penser à un truc stupide, ne pas penser à un truc stupide…. Ggnnn… Plus facile à dire qu’à faire !

_Je… Non…. Enfin… non je veux dire … tu es très jolie … enfin très bien telle que tu es… ne change pas … enfin c’est pas que je veuille que tu reste en mayo de bain… enfin si … haaaaaaaaaannn…. Elle soupira en se mettant la tête dans les mains et en parlant tout bas en français à elle-même…. Jésus Marie Joseph, tais toi Ninon tu me fatigue…. Elle releva la tête pour finalement se retourner et essayer de penser à autre chose en changeant de conversation. Je… Je me retourne, on peu commencer haha ….

Elle ferma les yeux en posant à nouveau ses mains sur ses joues pour essayer de trouver un peu de fraicheur. Bien sur que non elle n’était pas en train de reluquer Rachel ! Enfin si peu… Et ses intentions et pensées étaient tout ce qu’il y avait de plus pures et de plus artistiques ! Tout à fait honorables !
Un peu plus loin derrière elle, elle entendit la voix de Rachel qui s’adressait à Ariella. Apparemment cette dernière avait progressé dans l’utilisation de ses propres pouvoirs… Parfait, en plus de la honte d’avoir été surprise les yeux perdus sur les courbes de l’une, elle aura aussi la honte de se vautrer lamentablement avec ses pouvoirs contrairement à l’autre…
Elle se raidit de plus belle et déglutit quand elle se rendit compte que Rachel s’adressait de nouveau à elle.

_ Ferme les yeux et tâche de te souvenir, Ninon. Dès que tes pouvoirs s’activent, essaie de trouver un point d’équilibre pour pouvoir les utiliser volontairement ; surtout tu dois pas continuer à t’affoler une fois que c’est bon.

Elle hocha deux petits coups rapides de la tête dans rien dire avant de fermer les yeux en fronçant les sourcils. Se souvenir … Se souvenir de quoi ? … Ah oui de Rachel volant majestueusement sur les eaux scintillantes du lac ses cheveux de lumière ondulant gracieusement autour de sa figure pâle et sculpturale… Elle ouvrit les yeux en grand à nouveau… Non non non … Se souvenir d’un truc qui fait peur … Okay… Qu’est ce qui fait peur … ? Heum ….

_ Si tu veux Ninon, je peux rentrer dans ton esprit pour t’aider, j’suis télépathe.

Ca pour le coup ça faisait peur….
Elle sursauta et se tourna pour regarder Rachel avec des yeux ronds. Entrer dans sa tête ? … Mais ce n’était pas un peu intime ça… ?...

JESUS MARIE JOSEPH ! Si elle entrait dans sa tête elle risquerait de voir ce qui ne devait jamais être vu ! Son fantasme inavoué et ses images …. Oulaaaaa…. Mettons nous bien d’accord sur un point, voulez-vous ? Rien de sexuel ok ? Dans ses pensées, Rachel a des vêtements et elle n’a pas de pose suggestive ! Pas d’œillade, pas de mordillage de lèvre et PAS de bretelle qui tombe !
Mais tout de même … C’était affreusement gênant … Toujours crispée et terrifiée à l’idée de recevoir Rachel dans sa tête, elle ne réussit qu’à balbutier, les mains grandes ouvertes, paumes tendues vers elle, en reflexe de protection.

_ Je … Heum… Non … Je vais… haaaaann …. Je vais y arriver toute seule… Ne vas pas dans ma tête s’il te plaît… Pas que l’idée que tu me pénètre me dérange … elle écarquilla les yeux… Jésus Marie Joseph me dites pas que j’ai dit ça ! Mentalement Rachel ! Pas physiquement ! … Je… enfin j’ai même pas pensé à physiquement en fait hein ! Je…

Et bah en voilà de la peur ! Si elle avait su qu’il aurait suffit qu’une rouquine lui fasse une proposition plus ou moins indécente pour y arriver…  C’était décidé, elle détestait les rousses… Plus jamais… Oh grand jamais on ne la prendrait à lorgner à nouveau sur l’une d’entre elle !
Elle n’eut pas le temps de finir d’exprimer le cheminement embrouillé de sa pensée que les ombres des deux rousses en face d’elle commençaient à vaciller dangereusement, se mettant à se brouiller avant de se distordre et de fondre sur elle, glissant sur l’herbe à toute vitesse comme d’étranges vibrations, la faisant frissonner sous elles. Ninon les sentit grimper le long de ses jambes, la sensation d’un voile tiède remontant sur son corps avant se fixer sur la partie haute de son buste, à partir de sa poitrine, venant couvrir ses mains, ses bras, ses épaules et sa tête. Sa peau laiteuse et ses vêtements clairs changeant de teinte, se ternissant par l’ombre, les enveloppant d’une couche diaphane noire mate.
Etrangement, elle avait aussi l’impression d’être dans une sorte de bulle. Elle avait connaissance de l’extérieur, mais tout semblait plus feutré dans ce voile…
Ninon resta pétrifiée sur place, ne sachant pas comment réagir et fixant ses mains presque noires, terrifiée mais à la fois rassurée par le calme et la douceur qui l’enveloppait.
Elle paniqua et sa respiration s’accéléra. Elle secoua les mains en essayant de faire partir les ombres qui s’y trouvaient, essayant de les attraper pour les faire glisser comme s’il avait s’agit d’insectes couvrant ses bras.  

_ Nonononononon …. !
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Ariella Miller
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MessageSujet: Re: Let's get down to business [Ariella Miller; Rachel A. Summers]   Mar 14 Oct - 5:34

En voyant le sourire crispé que Ninon m'adressai, j'eus un petit sourire doux à mon tour. Pour la rassurer? Peut-être.. à moins que j'avais fait pour lui dire qu'on était entre de bonne main. Je ne savais pas trop pourquoi j'avais fait ça, mais au moins il y avait une bonne intention derrière. J'avais jeté un petit coup d'œil vers Rachel lorsque celle-ci avait prit la parole avant de venir me reculer légèrement pour être à ces côté. L'entrainement allais commencer.. J'espère juste qu'aucun accident ne se produira autant pour moi que pour Ninon. Je vins doucement glisser mes mains dans mes poche alors que du regard j'observais Ninon et Rachel. Je ne savais pas du tout ce qui pourrais arriver et sans réellement m'en rendre compte j'étais un peut sur mes garde. Pour le moment, j'observais, j'écoutais... même si je ne comprenait pas trop la réaction de Ninon...

- Faudra qu’tu me dises combien t’as progressé, parce que si t’arrives sans les émotions c’est toujours ça de prit.

Lorsque la mutante m'avait parlé, j'avais doucement posé mon regard sur elle. Elle avait raison.. et puis on étaient la pour un entrainement et le mieux à faire était de lui dire précisément ou j'étais rendue. Si je ne le fessai pas, de un ce serrai vraiment con de ma part et de deux Rachel ne pourrait pas m'aider à son maximum. Je vins légèrement soupirer avant de répondre:

- J'ai beaucoup plus de faciliter à créer des objet en métal, j'ai juste besoins de penser précisément à un objet et il se créer dans mes mains. Pour ce qui est de mon armure, je contrôle beaucoup plus ces apparition. Je n'ai plus besoins de fermer les yeux, de prendre de longue inspiration et un long moment  pour la retirer. Quand je suis calme et que rien ne me dérange trop je la contrôle bien.  Quand je suis en panique, sous l'effet d'une forte émotions ou trop déconcentré je ne me contrôle plus très bien autan pour mon armure que pour mes créations.

Maintenant que c'était dit, je me rendait compte que je m'étais plutôt bien améliorer avec Erl. C'est sur que mes émotions affectaient toujours mon dons et que mon armure apparaissait toujours instinctivement, mais au moins j'étais capable de me contrôler quand la situations me le permettait et que je n'avais pas peur de blesser quelqu'un avec mon pouvoir. Cette satané petite peur de blesser quelqu'un ou de perdre le contrôle pouvait être presque aussi pire que lorsque j'avais une crise de panique... Mon regard se posai de nouveau sur Ninon, j'étais curieuse de voire ce qu'elle allait faire. Mais aussi, j'étais curieuse de voir son pouvoir à l'œuvre. Doucement, je me déplaisais légèrement pour venir appuyer mon poids sur ma jambe gauche alors que j'écoutais toujours en silence ce que les deux femmes disaient.    

_ Je … Heum… Non … Je vais… haaaaann …. Je vais y arriver toute seule… Ne vas pas dans ma tête s’il te plaît… Pas que l’idée que tu me pénètre me dérange …  Jésus Marie Joseph me dites pas que j’ai dit ça ! Mentalement Rachel ! Pas physiquement ! … Je… enfin j’ai même pas pensé à physiquement en fait hein ! Je…

… hein?? je vins légèrement lever une sourcil alors que l'incompréhension se lisait au travers de mon regard. Pourquoi elle réagissait comme ça... ? moi je savais qu'avec Rachel c'était correcte et qu'elle n'allait seulement l'aider tout comme elle m'avais aider lors de l'évacuation, mais Ninon ne semblait pas être au courent... à moins qu'il n'y ait une raison inconnue... je fit un léger pas vers Ninon, je voulais lui dire de se calmer que Rachel pouvait aider en entrant dans sa tête, mais je ne fit que me figer d'un coup. Un léger frisson me parcourue l'échine alors que j'avais l'étrange impression que quelque chose n'allait pas.... à ce moment précis mon regard se posa sur le sol alors que mon ombre se dirigeais vers Ninon. What the....  Je reculais d'un bon pas alors que mon regard suivait la progression des ombres. J'étais un peu pétrifié sur place, je ne savais vraiment pas quoi faire ni même comment réagir face à la situation. Je voyais très bien que Ninon paniquait mais mois je devais faire quoi? Rester en retraite? M'approcher? Je jetais un coup d'œil vers Rachel, je ne savais vraiment plus ou me mettre... Je dois faire quoi???

Instinctivement, mon armure se déployas le long de mon bras gauche suivit de ma poitrine et de mon cou. Un dangers? Une réaction préventive? Peut-être...  mais ce que je savais c'est que si Ninon prenait mal ma réaction tout pouvait dégénérer encore plus. J'étais consciente que mon armure se déployais, je sentais le métal sortir des pores de ma peau pour venir la recouvrir.... Malgré ma légère panique et mon incompréhension face à comment je devais réagir, je fit stopper net la progression de mon armure au milieux de mon cou et de ma poitrine. ok... c'est un bon début.... il ne me reste plus qu'à retirer le métal. Je me décalais légèrement sur le coter pour la partit de  mon corps qui n'était pas recouverts de métal sois face à Ninon. Je jetais un autre coup d'œil vers Rachel, si il me demandais de faire quelque chose, j'allais faire, même si pour le moment j'étais un peut beaucoup plus concentré sur le contrôle de mon propre pouvoir. Je vins légèrement serrer les poings alors que lentement, le métal se retira doucement de mon cou suivit de ma poitrine. ok.. c'est bon.. continue comme ça.... reste calme et en contrôle..

Rendue à mon épaule, je perdis légèrement le contrôle sur mon pouvoir et mon armure vint recouvrir encore une fois la moitiez de ma poitrine avant que je ne me reprenne. Cette fois si, mon armure se retira complètement de ma peau ne laissent qu'une fine couche de métal le long de mes jointures gauche et de ma clavicule gauche. Je vins soupirer légèrement, bon ça c'était fait il ne me restais plus qu'à rester stable et en contrôle...  Je vins doucement desserrer mes poings alors que je reportais mon attention vers Ninon. J'espérais juste ne pas avoir déclenché de réaction en chaine chez Ninon avec mes propre réactions face à ce qui ce passai...

Je vins soupirer légèrement, je fessai de mon mieux pour être attentive face à ce qui ce passai alentour de moi puisque je ne savais pas ce qui pouvais arriver. C'était tout de même dure d'être attentive à son environnement en même temps de rester concentré sur le contrôle de son pouvoir.

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Echo
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MessageSujet: Re: Let's get down to business [Ariella Miller; Rachel A. Summers]   Ven 17 Oct - 14:12

Le simple acquiescement et la remarque l’ayant suivit avait à nouveau fait varier le flux sanguin de Ninon dont les pensées fortes étaient assez facilement reconnaissables et encore plus explicites. Pas besoin d’être en apnée cependant, l’Echo était bien loin de mal prendre qu’on la regarde : elle avait beaucoup travaillé à assumer ses cicatrices pour pouvoir se montrer et qu’on y réagisse était plutôt flatteur, rassurant également quand à son physique qui restait l’un des sujets les plus simples pour la faire complexer et considérant qu’elle avait remarqué qu’une apparence belle, jolie ou sexy, permettait de s’intégrer plus facilement c’était toujours un plus malgré l’apriori superficiel ; un apriori toujours plus positif que les casseroles qu’elle pouvait se trainer. Donc niveau ce qu’elle pensait de Ninon, à part qu’elle était lesbienne ou bi, l’Echo ne pensait pas grand-chose. Elle était contente pour elle-même et un peu perplexe à la réaction, suffisamment bienveillante pour proposer l’alternative qui avait conduite jusque là.

- Je… Non…. Enfin… non je veux dire… tu es très jolie… enfin très bien telle que tu es… ne change pas… enfin c’est pas que je veuille que tu reste en mayo de bain… enfin si … haaaaaaaaaannn…

Ayé, elles avaient perdue la française qui plus que bégayer se parlait en langue étrangère cachée dans ses mains. M’enfin Rachel avait sa réponse et même un compliment qui la fit sourire. Elle n’ajouta rien néanmoins puisque Ninon obtempéra pour le début de ses tentatives d’utilisations de pouvoir ; tentatives qui, si elle n’arrivait pas à se convaincre qu’elle ne reluquait pas l’Echo, risquaient de pas mal se diriger vers son ombre. Pas de quoi affoler cette dernière, elle n’avait encore jamais vu son ombre se faire la mal sans elle et le prendrait philosophiquement. En tout cas les pensées artistiques l’intéressaient, mais elles en discuteraient plus tard. Pour l’instant il ne fallait pas trop se dissiper.

- J'ai beaucoup plus de facilité à créer des objets en métal, j'ai juste besoins de penser précisément à un objet et il se créer dans mes mains. Pour ce qui est de mon armure, je contrôle beaucoup plus ces apparitions. Je n'ai plus besoins de fermer les yeux, de prendre de longue inspiration et un long moment pour la retirer. Quand je suis calme et que rien ne me dérange trop je la contrôle bien. Quand je suis en panique, sous l'effet d'une forte émotions ou trop déconcentré je ne me contrôle plus très bien autan pour mon armure que pour mes créations.

La réponse lui allait même si Rachel se demandait ce qui restait à faire alors puisqu’une fois la base maitrisée c’était par l’exercice qu’on améliorait sa pratique. Néanmoins Ariella était là alors elle l’aiderait aussi, peut-être avec la peur de blesser ou la déconcentration ; même s’il serait difficile de faire plus déconcentrée que Ninon et que visiblement la canadienne gardait bien mieux son sang froid. Différence de nationalité ? Nan, juste d’orientation sexuelle. Next.

Les souvenirs de Ninon ne furent pas les bons, elle avait à moitié comprit la demande mais corrigea rapidement le tir, la proposition de la télépathe aidant. A la peur, pas à la concentration. Jésus-Marie-Joseph, c’était une belle expression qui évoquait toujours à l’Echo le grand rassemblement chrétien des JMJ, mais c’était là un détail et cette onomatopée mentale comme la tête de sa propriétaire suffisait à faire comprendre qu’une fois encore, elle avait fait beaucoup réagir la jeune femme pour bien peu. Enfin, bien peu… de ce qu’elle percevait en écho, l’Echo commençait à se dire qu’elle avait trouvé Sanzo mais version fille. Enfin, il y avait des différences quand même puisque le Chat avait admit être amoureux et souhaité la télépathie pour se rapprocher, voulant même aller jusqu’à la possession ; ce qui ne s’était pas fait, néanmoins. Rachel avait bien plus de mal avec à l’époque qu’aujourd’hui, une journée dans le corps d’Amy lui ayant fait découvrir de nouveaux horizons, même si elle était certaine d’avoir fait le bon choix face à son ami, justement parce qu’il n’était pas plus. M’enfin il était casé à présent donc il n’y avait plus à s’en faire pour son cas, restait à voir si Ninon faisait juste fantasmer ou développait réellement quelque chose. Du compliqué en perspective puisque même en étant régulièrement dans l’esprit de Sanzo Rachel n’avait pas vu venir le fait qu’il tombait amoureux alors si elle rentrait même pas dans l’esprit… ben il n’y avait pas de différence en fait.

- Je… Heum… Non… Je vais… haaaaann… Je vais y arriver toute seule… Ne vas pas dans ma tête s’il te plaît… Pas que l’idée que tu me pénètre me dérange…

Pour le coup, elle avait réussit à faire lever les sourcils à l’Echo du Phénix aussi ; déjà que les fantasmes étaient gênant, alors ça… Rachel commençait à s’empourprer légèrement, chose qui révéla la bande de tâches de rousseurs qui soulignait ses yeux et passait sur son nez, tant parce que l’idée était pour le coup partie bien trop loin, même pour elle, que parce qu’elle n’aurait pas été contre si elle avait été bien plus intime : le séjour dans le corps d’Amy lui avait réellement fait prendre de nouveaux horizons et à défait d’avoir tuée son hétérosexualité Rachel était désormais parfaitement ouverte d’esprit. Cela ne changerait pas ses problèmes avec l’intimité et le sexe plus particulièrement mais une femme ou un homme n’importait plus tant qu’il y avait l’amour réciproque.

Néanmoins, le point positif à en retenir tant parce qu’il détournait l’attention de cela que parce qu’il démontrait la réussite de sa théorie fut que son ombre commença à se déplacer, accompagnée de celle d’Ariella d’ailleurs, changeant de forme et se brouillant sous l’effet des pouvoirs de Ninon. Les sens psychiques de Rachel s’adaptèrent pour lui faire comprendre et expliquer ce qui se passait et il ne fallut qu’un instant pour qu’elle perçoive les photons se baladant non-naturellement. En effet, de norme une partie se reflétait sur les objets, permettant leur perception, et une autre les traversaient pour générer une zone de lumière moindre derrière eux, l’ombre ; Ninon se servait de champs psioniques pour que cette partie moindre se déplace et les photons jouant un rôle dans le fonctionnement des ondes électromagnétiques elle parvenait ainsi à affecter physiquement la matière, à la manière de la télékinésie. En plus original cependant ; l’Echo venait d’apprendre une chose qu’elle essaierait peut-être de refaire un jour même si ce serait plus pour l’esthétique qu’autre chose, considérant qu’elle n’avait pas besoin de tout ces processus pour manipuler la matière.

Bon, pour l’heure la seule matière qui était manipulée c’était Ninon sur laquelle les ombres grimpaient ; non seulement l’idée de pénétration ne dérangeait pas mais celle de palpation non plus visiblement. En tout cas ça se passait presque aussi bien sur le plan théorique que mal sur le plan pratique, la française quittant sa paralysie momentanée pour paniquée alors qu’elle était recouverte jusqu’à en disparaitre, cherchant à faire partir le bouclier qui se formait autour d’elle en tapant dessus et en criant.

Alors qu’Ariella regarda le visage de l’Echo, cette dernière était redevenue bien plus sérieuse et fixait la scène dont les pensées affolées venaient des deux partis désormais alors qu’elle-même restait d’un calme parfait voir fermé. Elle percevait l’armure de fer se déployer sous les vêtements de la canadienne à l’incompréhension de cette dernière mais ce qu’il ne fallait surtout pas c’était une nouvelle panique ; heureusement Steel semblait se gérer, se décalant pour laisser le champ libre non sans lui jeter un coup d’œil qui n’eut pas la moindre réponse.

Avançant d’un pas vers Ninon, Rachel parla d’une voix bien plus ferme que de norme, ne laissant pas plus le doute apparaitre dans ses paroles qu’il ne le faisait dans ses yeux.

- Ninon, calme-toi, commanda-t-elle simplement, que son geste pour obtenir l’attention ait fonctionné ou non. C’est un réflexe de défense, tu tente de te protéger avec ton pouvoir ; t’as rien à craindre de lui. Il ne te fera pas de mal.

Ariella eut un sursaut de perte de contrôle mais se reprit bien vite, travaillant toute seule l’un des points pour lequel elle était là, à savoir la déconcentration.

- Respire profondément et laisse-toi aller. Si les ombres restent sur toi, elles restent sur toi, si elles repartent, elles repartent ; il n’y a pas de danger si tu ne le crées pas. Ce sont une manifestation de tes pouvoirs, d’une partie de toi, ça ne te fera pas de mal.

Reprenant un ton plus posé et se détendant à la mesure de Ninon, Rachel reprit simplement à un rythme de parole lent :

- Inspiration, expiration… Inspiration, expiration…

Elle continuerait ainsi jusqu’à ce que la française se calme définitivement ou perde tout aussi définitivement le contrôle, auquel cas la jeune femme projetterait l’un de ses propres champs psioniques afin de détruire le bouclier que se formait sa disciple, chose qui devrait entrainer une dissipation des ombres sur cette dernière alors même qu’instantanément elles se retrouveraient au pied de leurs propriétaires originelles, la différence photonique n’étant plus déviée.

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"Des monstres ont fait de moi un monstre,
Des divinités ont fait de moi une divinité,
Seuls les humains peuvent faire de moi une humaine."






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Ninon Lenoir
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MessageSujet: Re: Let's get down to business [Ariella Miller; Rachel A. Summers]   Dim 19 Oct - 20:24

_ Ça … ça part pas ! Ça part pas ! Ça veut pas s'en aller !  Ça ...

Rien n'allait plus du tout. L'angoisse  s'installait brusquement, entrecoupant et saccadant son souffle, le rendant irrégulier jusqu'à lui brouiller la vue, sans qu'elle ne put rien y faire. Ninon avait beau essayer de tirer, frotter et griffer sa peau, jusqu'à vouloir se l'arracher,  l'ombre ne partait pas et elle sentait les battement rapides et irréguliers de son cœur contre sa poitrine.
Elle essaya de retrouver Rachel du regard mais ses yeux tombèrent d'abord sur Ariella et l'étrange matière métallique qui commençait à envahir son corps. Elle paniquait elle aussi et c'était sa faute.
Le cours était un désastre, comme prévu, et c'était sa faute.
Elle aurait voulu s'excuser, dire qu'elle n'en avait pas fait exprès mais elle était incapable de parler, ni même d'aligner deux pensées cohérentes, son esprit ayant complètement cédé à la panique.
Mais même si elle avait pu s'excuser, elle n'en aurait pas eu pas le temps non plus car une tache noire beaucoup plus importante que les ombres des deux jeunes femmes fondait déjà sur elle en faisant encore une fois siffler l'herbe sur son passage. Son inconscient avait été au plus proche et avait choisi l'arbre sous lequel la française  s'était allongée un peu plus tôt pour le priver lui aussi de son ombre. Ninon ne put que crier en la voyant arriver et en la sentant monter sur elle. Ses jambes tremblaient comme tout le reste de son corps, elles ne purent plus la supporter et elle tomba à genoux à terre, ses bras crispés contre sa poitrine. Ce nouveau voile la recouvrit entièrement, terminant d'opacifier le précédent.
Sa vision se brouillait à nouveau alors que son souffle de bloquait de plus en plus dans sa poitrine, ne trouvant plus le chemin, ni pour entrer, ni pour sortir.

_ Ninon, calme-toi.

L'intéressée releva la tête pour chercher Rachel de son regard terrifié devenu noir mat à cause des ombres qui le recouvraient. La voix de la rousse avait changé, elle était plus assurée qu'à l'ordinaire, mais cela ne suffit pas à la rassurer, tout son corps encore tendu ne cessant de trembler.

_ Je... je peux pas... arrive pas...

_ C’est un réflexe de défense, tu tente de te protéger avec ton pouvoir ; t’as rien à craindre de lui. Il ne te fera pas de mal. Respire profondément et laisse-toi aller. Si les ombres restent sur toi, elles restent sur toi, si elles repartent, elles repartent ; il n’y a pas de danger si tu ne le crées pas. Ce sont une manifestation de tes pouvoirs, d’une partie de toi, ça ne te fera pas de mal.

Ninon essaya de se concentrer sur le regard vert et confiant de Rachel, ses traits assurés et rassurants, à l'instar de sa voix. Peu à peu, sa respiration commençait à repartir, même si elle restait toujours spasmodique, mais ses tremblement s'apaisèrent sensiblement.

_ Inspiration, expiration… Inspiration, expiration…

Progressivement, son souffle avait continué de s'apaiser pour commencer à suivre les intonations de la rousse. Toujours tremblant au début, il se faisait de plus en plus calme et profond, les traits de son visage se détendant en même temps.
Elle n'avait pas non plus lâché les yeux de Rachel, ces deux points verts dont le calme et la confiance étaient communicatifs et sécurisants.
Avec l'accalmie, les ombres qui recouvraient la française avaient commencé à glisser le long de son corps pour venir doucement reprendre leurs places respectives rampant paresseusement sur l'herbe la faisant à peine frissonner cette fois-ci, revenant sous l'arbre, en face d'Ariella et de Rachel.
Avoir un coup de foudre et une crise d'angoisse dans le même quart d'heure, vous le croyez ça... ?
L'angoisse était redescendue presque aussi rapidement qu'elle était arrivée et Ninon tentait de retenir tant bien que mal les gouttes qui commençaient à perler au coin de ses yeux, toujours terrifiée par ce qu'il venait de se passer mais aussi honteuse et déçue de n'avoir pas pu se contrôler. Elle ne put que baisser la tête en regardant ses mains toujours serrées l'une dans l'autre sur ses cuisses et dont la vision se brouillait à cause de ses larmes.
Elle se cogna la tête mentalement, déjà qu'elle avait tout fait rater, elle n'allait pas en plus se mettre à chouiner ! Allez Ninon, du nerf ma grande ! Elle prit une petite inspiration avant de s'essuyer rapidement les yeux du bout des doigts et de se relever, doucement pour être certaine que ses jambes ne soient plus en coton, mais garda la tête basse.

_ Pardon... je... je n'ai pas fait exprès...
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Ariella Miller
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MessageSujet: Re: Let's get down to business [Ariella Miller; Rachel A. Summers]   Mer 22 Oct - 4:54

Vous savez, cette impression d'être témoin d'une chose sans être capable de réagir était vraiment chiante à vivre? Cette impression de tout voire et de ne rien pouvoir faire comme emprisonner dans ton propre corps? C'était un peut la sensation que j'avais présentement, la seule différence était que mon esprit et ma concentration fessait deux chose en même temps. La première tentais tant bien que mal de suivre ce qui se passait alentour de moi alors que la deuxième était concentré à garder la maîtrise sur mon pouvoir. Mes poings se serrèrent un peut plus alors que ma concentration se tournais d'avantage vers la maîtrise de mon pouvoir. Reste calme.... concentré... en maîtrise...  J'avais vue l'ombre de l'arbre se déplacer vers Ninon ce qui m'avais forcer à me concentrer beaucoup plus sur mon propre pouvoir. Il cherchai toujours instinctivement à recouvrir ma peau pour me protéger que ce sois contre une vrais menace ou au cas ou il arriverai quelque chose. Mes mains crispèrent d'un coup tout comme mon corps alors que du métal recouvrais un peu plus mes jointures et ma clavicule gauche. Allez... t'est capable garder le contrôle pendant encore un moment... entre temps, mon regard c'était glissé vers le sol comme si je cherchai un peu à diminuer ce qui pouvais me déconcentrer.  Je pris une profonde inspiration avant de me redresser tentant de me décrisper pour reprendre parfaitement le contrôle sur moi même. C'est à peine si je comprenais les paroles de Ninon ou celle de Rachel. J'étais presque complètement dans ma bulle...

Mon regard toujours au sol, je finis par me décrisper doucement alors que mes mains s’ouvraient elles aussi avec lenteur. C'est à ce moment que je me rendis compte que Rachel utilisait la même technique que celle qu'elle avait utilisé avec moi. Pendant quelque seconde, l'ombre d'un sourire se dessinai sur mes lèvres alors que mon regard se posai de nouveau sur les deux femmes. On dirais bien que ce truc ne marchai pas juste avec moi... Je vins doucement glisser mes mains dans mes poches alors que j'étais resté en retrais. J'étais plus ou moins détendue, mais l'important c'était que je reste calme et en contrôle... Mon regard se posa finalement sur Ninon au moment ou celle ci se relevais. J'étais contente d'avoir retrouver mon ombre, cela fessai trop bizarre de ne plus en avoir. J'étais aussi contente que Ninon avec réussi à maîtriser, mais ça me brisai littéralement le cœur de la voire ainsi toute tremblante après avoir paniqué. Je n'aimai pas voire des gens ainsi surtout lorsque je savais ce qu'ils pouvaient ressentir.

_ Pardon... je... je n'ai pas fait exprès...


Je jetais un petit coup d’œil vers Rachel, d'après moi je pouvais m'approcher et tout semblait être de retour sous contrôle, mais je cherchai tout de même la «permission» de la mutante. J'attendis pendent encore quelque seconde avant de finalement me décider à m'approcher doucement. J'avais toujours mes mains dans mes poches, mais lorsque je fut arrivé à la auteur des deux femmes, je sortis mes mains de mes dite poches pour aller faire un gros câlin à Ninon. Dans des moment comme celui la, un câlin fessait toujours du bien! Ou du moins, c'est ce que je pensais et je ne pensa même pas que peut être qu'elle n'allais pas aimer. Je vins légèrement serrer Ninon contre moi alors que je venais doucement lui frictionner le dos. Je voulais la réconforter, l’apaiser, la calmer je ne voulait plus qu'elle soit triste comme elle semblait l'être... C'était tellement naturel chez moi d'apporter mon soutiens que j’agissais ainsi presque instinctivement.  

- T'a pas à dire pardons, dis-je doucement toujours en fessant le câlin, on est toutes passé par la... Même moi ça peut encore m'arriver...

Pendant une fraction de secondes, je repensai à quand je fessai des crisses ou lorsque j'avais blesser Erl...  Mes mains se crispèrent un tout petit peut, mais je me reprit bien rapidement.  Non.. pense pas à ça.. c'est vraiment pas une bonne idée présentement... rapidement, je chassai ces pensées de mon esprit alors que je venais doucement mettre fin au câlin. Je me reculais d'un pas au même moment ou je prenais de nouveau la parole:

- Alors, on fait une pause ou on continue quand même?

Mon regard alternait maintenant entre les deux mutantes, je ne savais plus trop si on allaient continué après tout ça...

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Echo
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MessageSujet: Re: Let's get down to business [Ariella Miller; Rachel A. Summers]   Sam 25 Oct - 19:53

Désastre, une bien grande notion qui effleura Rachel lorsqu’elle l’entendit raisonner autour d’elle, dans l’Astral ; il n’y avait pas de mort donc le cours n’était pas encore un désastre, à ses yeux. Néanmoins la culpabilité n’aidait pas, preuve en étant l’ombre plus grande qui s’en venait rejoindre les plus petites. Ombre qui aggrava la situation puisque la génération des champs photokinétiques affaiblissait Ninon au point qu’elle en tombe à genou. Le pas ne fut pas perçu, à la différence de l’ordre qui fit relever le visage à la concernée pour un échange de regard précédent une simple plainte. Se plaindre était inutile, cela ne changeait pas les choses et manifester qu’elles ne convenaient pas ne servait à rien dans la situation présente, Ariella ne le faisait pas et s’en sortait seule sans doute grâce à l’entrainement déjà apporté par Linden. Chacun ses méthodes, elles importaient moins que le but pour lesquelles on les faisait ; l’Echo aidait deux jeunes élèves sans autre arrière pensée, simplement parce qu’elle le pouvait. Tendre la main était l’une des bases de la vocation d’X-Woman et c’était bien parce qu’elle le faisait qu’elle pouvait prétendre à l’être.

Sa méthode, héritée de ce qu’on lui avait elle-même apprit pour gérer un accouchement qui n’était jamais venu, marcha et Ninon commença à se calmer, à se détendre, redevenant « elle » alors même que les ombres la quittaient, s’écoulant jusqu’à leurs places naturelles comme un liquide lent. Visuellement, Rachel ne leur accorda pas plus d’attention qu’à Ariella qui avait reprit le contrôle et se détendait à présent, les mains dans les poches.

Les larmes vinrent sur le visage de la cadette du groupe alors que la peur s’accrochait plus que l’objet déclencheur à celle qui l’avait fait naitre et endurée mais surtout ledit visage ne tarda pas à se laisser aller, se fustigeant avant d’essayer de se reprendre. Rachel regarda la scène sans bouger, sa froideur se dissipant à son tour à l’égal des ombres qui avait enserrée la française.

_ Pardon… je… je n'ai pas fait exprès…

- Yep, répondit simplement l’Echo alors qu’un regard se tournait vers elle, la faisant le rendre.

Ariella restait en retrait et demandait la permission avant d’agir néanmoins l’autre rousse la laissait libre de ses actes comme de ses initiatives, se contentant d’hocher la tête à l’affirmative cette fois. Les câlins et autres marques affectives n’étaient pas des choses gratuites chez Rachel et les cercles d’intimité dictaient là-aussi ce qu’elle était capable de recevoir comme de donner ; bien qu’ils eussent fait du bien à Ninon, elle-même n’était pas capable de lui en donner pour l’heure, sans se forcer du moins. Et ce n’était pas son intention.

Laissant les deux autres jeunes femmes se serrer l’une contre l’autre, ou l’une l’autre selon, elle reprit la parole en suite d’Ariella alors même qu’elle unissait ses mains devant elle, laissant un creux entre ses paumes.

- Nope, t’as pas à t’excuser. On s’excuse que lorsqu’on fait une connerie et t’en a pas faite.

Lorsque le câlin se finit Rachel les laissa se séparer tout en ouvrant les paumes afin de présenter la gauche à Ninon, sa main contenant un petit ovale de pâte d’amande fraichement transformé à partir de l’air qu’elle y avait enfermé. Par manipulation subatomique elle était capable de transmuter n’importe quoi en n’importe quoi d’autre théoriquement néanmoins il lui avait fallut tout un après-midi pour transformer l’air en pâte d’amande, chose relativement moindre considérant qu’il lui avait surtout fallut se remettre au sport suite à cela, et cette simple « invocation » valait à ses yeux mieux que toute autre.

- Tiens, dit-elle avec rapidité mais douceur, sans expliquer plus le pourquoi du comment que ce soit vis-à-vis de sa mutation ou de ce qui la poussait à accomplir ce geste.

- Alors, on fait une pause ou on continue quand même?

- Ninon fait une pause, toi c’est ton tour, répondit simplement Rachel. On s’éloigne de quelques pas et tu nous montres les objets que tu arrives à créer.

N’attendant pas plus de réponse qu’elle n’en avait demandée dans ses paroles, l’Echo entreprit de s’éloigner en se demandant quels objets pourrait bien parvenir à créer Ariella ; de mémoire, il était surtout question d’échardes, de piques et de lames, des objets simples sans structure interne que la jeune femme exsudait de la même manière que son armure. C’était le plus logique considérant que la jeune femme ne pouvait pas manipuler les métaux pour leur donner des formes complexes comme celles nécessaires aux mécanismes d’une arme technologique ; les choses pouvaient-elles évoluées à ce niveau là ? Il fallait se méfier des potentialités surprenantes du Gène X.

Se retournant pour faire face à la canadienne, l’adoptée britannique entreprit de parler à la française tout en regardant comme elle avait déjà fait avec sa camarade.

- Je sais ce que c’est que d’avoir peur de ses pouvoirs. A votre échelle, ça n’est pas nécessaire. C’que t’as fait tout à l’heure, c’est un bouclier, un réflexe de défense. N’est pas peur de tes ombres, penses-les.

Marquant un temps d’arrêt, l’Echo fixa un moment Ninon avec un petit sourire bienveillant ; elle donnait des conseils avec chaleur et tâchait que cela soit prit comme tel.

- Lorsque tu veux les manipuler, tu dois trouver le point d’équilibre pour le faire puis ensuite imaginer leurs mouvements, comme si tu les sculptais. Vois leurs formes et visualise-les bouger. Si tu veux on refera un essai tout à l’heure, sinon ça sera pour une autre fois.

Le début était toujours le plus difficile, puisqu’il était encore question d’user de ses émotions pour déclencher le mécanisme de contrôle ; ce n’était qu’une fois les deux séparés que l’utilisation des pouvoirs devenait facile. Rachel avait des dons très dociles, elle le savait, il lui suffisait de vouloir pour que cela arrive et elle avait un certain nombre de bridages conscients comme inconscients, notamment au niveau de sa télépathie, pour lui éviter de modeler inconsciemment le monde à son désir. Néanmoins si ses dons étaient liés à des émotions, elle n’avait pas besoin de ces dernières pour faire appel à eux. Il faudrait le transmettre aux deux élèves et elles étaient clairement à des niveaux d’avancement bien différents même si l’une avait déjà été aidée dans cette entreprise.

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Ninon Lenoir
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MessageSujet: Re: Let's get down to business [Ariella Miller; Rachel A. Summers]   Lun 27 Oct - 19:36

La tête toujours baissée, Ninon ne vit pas tout de suite les bras d’Ariella qui commençaient à s’enrouler doucement autour d’elle. Elle releva les yeux, un peu surprise, mais un câlin, ça ne se refusait jamais, surtout dans ce genre de moment. Elle la laissa donc continuer son geste, ouvrant ses bras à son tour avant de les passer autour de la taille de la rousse alors qu’elle emboitait son cou dans le sien en fermant les yeux. Non, un câlin ne se refusait définitivement pas car en plus d’être particulièrement agréables, ils avaient quelque chose de magique. Ils étaient rassurants et excellent contre le stress, alors pourquoi s’en priver ? Ninon se calma complètement contre Ariella, sentant son angoisse et ses inquiétudes s’envoler pour de bon, alors que cette dernière ainsi que Rachel finissaient de l’apaiser par leurs mots.
Quand elle sentit Ariella commencer à desserrer son étreinte, la française l’imita. Son visage s’était complètement détendu et elle réussit à la remercier d’une toute petite voix avec un début de sourire. Sourire qui s’accentua légèrement une fois les quelques secondes d’étonnement passée lorsqu’elle vit que Rachel lui tendait quelque chose au creux de sa main gauche.

- Tiens.

C’était succinct, ça ne disais ni ce que c’était, ni comment c’était arrivé là, mais c’était de la part de Rachel, alors même si elle n’avait aucune idée de ce qu’elle lui offrait, c’était précieux quand même. Elle le prit délicatement entre ses doigts, remontant ses yeux vers ceux de la rousse en souriant timidement.

_ M…merci.

Ça avait la couleur de la pâte d’amande… Ça avait la texture de la pâte d’amande…

_ Alors, on fait une pause ou on continue quand même?

Ninon, qui avait commencé à focaliser son attention sur la petite chose que lui avait offerte Rachel en avait presque oublié le cours. Elle releva la tête, faisant aller son regard d’une rousse à l’autre. Heureusement pour elle, leur institutrice du jour avait été plus rapide à réagir et à répondre.

_ Ninon fait une pause, toi c’est ton tour. On s’éloigne de quelques pas et tu nous montres les objets que tu arrives à créer.

Elle hocha la tête en silence. C’est vrai qu’elle n’était pas contre l’idée de faire une pause. Même si la frayeur était passée, il valait peut-être mieux attendre avant la prochaine… Et puis elle était aussi un peu curieuse de connaître la mutation d’Ariella… « La vie, c’est comme une boîte de chocolat », oui, mais surtout les mutants !
Elle croqua dans le présent de Rachel et ouvrit grand les yeux en la regardant s’éloigner alors qu’elle reconnaissait la saveur sucrée de ce qu’elle avait dans la bouche.
Ça avait le gout de la pâte d’amande…
Ca ne valait pas le chocolat, clairement. Mais c’était bon quand même et c’était un cadeau. Par contre la véritable question à se poser maintenant était de savoir d’où elle avait sorti ça… Aux dernières nouvelles son bikini n’avait pas de poches… Ca ne voulait dire qu’une seule chose… Elle l’avait fabriquée !
Des fois la vie nous amène à nous poser des questions peu communes… Des questions du genre « Est-ce qu’éthiquement parlant c’est possible d’aimer une fabrique de pâte d’amande ?»…
En fait, si on résumait la situation, les pouvoirs de Rachel étaient aussi pratiques que variés. Sécher les gens, voler, lire dans les pensées et créer de la pâte d’amande.
Elle reprit un petit bout de la sucrerie avant de la suivre pour donner plus de place à Ariella, laissant son regard s’accrocher aux mouvementx de ses cheveux  ondulant dans son dos au rythme de ses pas avant qu’elle ne se retourne pour lui faire face.

_ Je sais ce que c’est que d’avoir peur de ses pouvoirs. A votre échelle, ça n’est pas nécessaire. C’que t’as fait tout à l’heure, c’est un bouclier, un réflexe de défense. N’est pas peur de tes ombres, penses-les.

Ninon hocha à nouveau la tête, comprenant bien ce que Rachel voulait dire et sachant pertinemment qu’elle avait raison.

_ Lorsque tu veux les manipuler, tu dois trouver le point d’équilibre pour le faire puis ensuite imaginer leurs mouvements, comme si tu les sculptais. Vois leurs formes et visualise-les bouger. Si tu veux on refera un essai tout à l’heure, sinon ça sera pour une autre fois.

Ninon acquiesça, baissant un peu les yeux au fur et à mesure qu’elle réfléchissait à ce que Rachel lui disait.

_ Imaginer les mouvements, sculpter, visualiser… Tout ça, ça peut s’appliquer au dessin et à la peinture...
Peut-être que si je voyais mes ombres comme une sorte de… je sais pas,… de « médium », je devrais arrêter de les considérer comme une menace, et du même coup, mieux les contrôler aussi.
Oui, je réessaierai. Mais tout à l’heure…


Elle releva la tête en souriant, beaucoup plus confiante cette fois-ci.
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Ariella Miller
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MessageSujet: Re: Let's get down to business [Ariella Miller; Rachel A. Summers]   Lun 3 Nov - 5:29

Lorsque j'avais entendue le petit merci de la part de Ninon, j'avais doucement murmuré un de rien avec un petit sourire. J'avais vue Rachel tendre quelque chose à Ninon, mais je n'y avais pas plus prêté attention que ça.  

- Ninon fait une pause, toi c’est ton tour,  On s’éloigne de quelques pas et tu nous montres les objets que tu arrives à créer.

Comme seule réponse, je ne fis que hocher légèrement de la tête. Bon.. mon tour maintenant... En silence, j'observais les deux femmes s'éloigner de quelque pas. D'un rapide coup d’œil, j'évaluai la distance qui me séparais d'elles avant de m'éloigner doucement pour être à environs trois mètre peut-être un peu moins de Rachel et de Ninon. Oui je prenais des précautions, oui je m'éloignais un peut des deux femmes juste au cas ou. Je préférai être à distance des deux femme que d'être trop proche et d'en blesser une... Doucement, je vins frotter mes mains l'une contre l'autre, je fessai tout le temps ce geste quand je me préparai à créer des objets alors que je sentais une certaine nervosité grandir à l'intérieur de moi. T'est capable, t'est en contrôle et arrête de penser au pire c'est le meilleur moyen pour que ça arrive. Ce que j'arrive à créer... virtuellement, ça peut être n'importe quoi tant qu'il n'y a pas de mécanisme interne, d'articulation et de détaille décoratif. Mais le plus important, c'est que ça doit tenir dans mes mains, à part mes murs, j'ai toujours créer des objets qui se tenait bien en main et je n'ai jamais vraiment tenter de créer plus gros. Je vins doucement passée une main dans mes cheveux alors que mon regard venait se poser sur les deux femmes. Mon attention ne c'était pas entièrement porté vers les paroles entre Rachel et Ninon, alors je n'avais comprit qu'à moitié ce qu'elles avaient dit...

Rachel savait c'était quoi avoir peur de ses pouvoirs? Sérieux, elle aussi elle était passer par la? Oui je sais, j'avais dit que tout le monde passais par la, mais pour je ne sais quel raison Rachel n'était pas incluse pour moi. C'était peut être à cause de comment je la voyait? Et puis merde...   arrête de divaguer dans tes penser, t'est pas la pour ça... Par contre, Ninon semblait si connaître en peinture ou en dessins, peut-être qu'elle aussi elle fait du dessins! Il vas falloir que je lui en parle après l’entraînement!

Lorsque les deux mutantes eurent terminé de parler, j'étais finalement sortit de mes pensés. Bon... on vas commencer par ce que je suis capable de créer le plus facilement. Je vins de nouveau frotter mes mains l'une contre l'autre alors que mon regard venait se poser sur celle ci. J'étais relativement calme malgré ma petite nervosité et les regards que je sentais sur moi. Je fis le vide dans mon esprit, j'expirais doucement alors que le calme du parc m'aidais à rester concentré.... Mentalement, je visualisai un couteau de lancer, puis quelque secondes plus tard je sentis le métal sortir des pores de ma peau pour venir former le couteau. Alors que le couteau ce formait entre mes mains, celle ci c'était légèrement déplacé pour lui laisser de la place entre mes deux paumes. En quelque secondes le couteau fut complètement formée dans mes mains, je pris le dit couteau avec ma mains droite pour le montrer à Rachel et Ninon.  La lame, toute en métal, était juste parfaite, sans défaut mais également sans détaille. D'un geste, je vins faire tenir le couteau sur le bout de mon doigt pendant quelque secondes avant de juste le laisser tomber au sol. La lame ricocha un peut sur le sol puis une quarantaine de secondes plus tard elle se brisa en plusieurs petits morceaux. Puisque j'utilisai mes mains pour créer mes objets, j'avais prit l'habitude de ne rien avoir dans celle ci lorsque j'utilisai mon pouvoir. Je jetais un petit coup d’œil vers Rachel comme pour m'assurer que ce que je fessai était bien, mais aussi par curiosité de voir leurs réactions.

Lorsque je mis de nouveau mon regard sur mes mains, je fis encore les même gestes qu'un peu plus tôt, mais cette fois ci ce fut un flèche qui ce créa dans mes mains. La flèche était une parfaite réplique de celle que j'utilisai avec mon arc, la seule différence était qu'elle n'avais aucune couleur et qu'elle était fait d'une seule pièce de la pointe aux plumes. Mais, au moment ou la flèche terminait de se former dans mes mains, mon esprit repensa à ce qui c'était passer avec Erl. Cet événement revenait parfois dans mon esprit notamment lorsque le créais une flèche et ce même si je m'étais pratiqué... Sous le souvenir, mes mains se crispèrent légèrement, ce qui fit en sorte que la flèche me glissa littéralement des mains. Un juron québécois s’échappa d'entre mes lèvres alors que d'un geste je venais rattraper la flèche avant qu'elle ne tombe au sol. Mon armure c'était légèrement déployé sur le dessus de mes mains avant de s’arrêter net vers le poignet alors que ma respiration c'était légèrement accélérer. Pourquoi il a fallu tu pense à ça? T'aurais put perdre le contrôle.. Bordel... je me redressa lentement alors que je venais soupirer légèrement pour reprendre mon calme. Allez reste calme t'a aucune raison de perdre le contrôle.. Je jetais un autre petit coup d’œil vers Rachel alors que je gardais la flèche dans mes mains pendant encore quelque seconde avant de la laisser tomber au sol. Elle aussi, lorsqu'elle toucha le sol, se brisa en plusieurs petits morceaux après une quarantaine de secondes.

Je vins de nouveau joindre mes mains, je tremblais un peu mais je n'avais pas fini de créer des objets et je n'allais pas laisser une petit perte de contrôle me stopper. Je ne pouvais arrêter comme ça juste à cause d'un mauvais souvenir, je ne voulais pas paraître "faible". J'avais bien commencé l’exercice et j'allais bien le terminer. Je vins essayer de faire encore une fois le vide dans mon esprit alors que je me concentrais d'avantage pour créer un autres objets. L'objet fut une petite statuette d'un loup hurlent à la lune. La forme du loup était relativement simple, mais aucun détaille comme de la fourrure n'était présent. Contrairement aux autres objets, le loup resta dans le creux de ma main gauche, alors que de l'autre je venais doucement me masser la tempe. Je n'aurais peut-être pas dut créer autant d'objets en si peut de temps, je commence à avoir légèrement mal à la tête... Je vins secouer un tout petit peut la tête alors que je posai mon regard sur Rachel et Ninon. De tout les objets que j'avais créer, seul le loup était encore en un seul morceaux puisqu'il était le seul encore en contacte avec ma peau. Je me permis de m'approcher des deux mutantes, je ne prévoyais pas créer quelque chose d'autre dans les prochaines secondes voir même dans les prochaines minutes.

- Alors..., dis-je doucement, je crois que tout ça représente pas mal ce que je peux créer. Tans que ça n'a pas de forme complexe, de mécanise interne, d'articulation et que c'est en un seul morceaux, je peux le créer. Le seul hic c'est mes créations ne dure qu'une minute à peine des que je les lâches et qu'à part mes murs ce que je créer doit tenir dans mes mains. En fait, j'ai juste jamais essayer de créer plus gros que ce qui peut être dans mes mains.

Je me tus pendant quelque secondes alors que mon regard se posai sur Rachel. Je ne savais pas trop si elle voulait que je créer d'autre chose ou si devais déployer mon armure. Toujours en tenant la statuette du loup dans une main, j'ajoutai encore une fois doucement:

- Tu veux que je tente de créer d'autre chose? L'un de mes murs? Ou je fais une démonstration avec mon armure?
 

En silence, j'entendis une réponse de Rachel. Je n'osai pas trop prendre l'initiative de continuer à utiliser mon dons...

Images pour vous donnez une idée de ce qu'Ari a créer:
 

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Echo
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MessageSujet: Re: Let's get down to business [Ariella Miller; Rachel A. Summers]   Sam 8 Nov - 13:54

Après l’effort, le réconfort : Ninon était intriguée par la pâte d’amande et Ariella acquiesça pour prendre le relais, la première goûtant avec circonspection alors que la seconde faisant machine arrière aussi afin d’accroitre encore l’espace les séparant. A loisir, Rachel n'avait aucune remarque à lui faire et se concentra physiquement sur celle qui semblait découvrir la pâte d’amande, son esprit continuant de percevoir l’entièreté.

La nervosité revint chez Ariella, laissait à penser que le premier problème des deux restait le stress à l’utilisation de leurs pouvoirs, et Steel se frotta les mains pour s’échauffer ; ah, les mutants physiques… Néanmoins cela restait assez logique en y pensant, Ariella devait avoir besoin d’un moule à remplir de son métal si elle voulait lui donner une forme autre qu’une nécessitant la simple exsudation depuis son épiderme. La concentration de Rachel passa, mentalement, sur les mains et les poignets de l’adolescente que son esprit observa pour le nuage de molécules qu’ils étaient et dans lequel elle-même tâcha de comprendre conceptuellement le mécanisme de fonctionnement.

Op, une main dans les cheveux pour détruire la supputation sur le moule et c’était reparti, ou pas.

- Imaginer les mouvements, sculpter, visualiser… Tout ça, ça peut s’appliquer au dessin et à la peinture…

Ouais, sans doute, l’Echo n’en savait rien vu qu’elle n’était pas réellement artiste même si l’utilisation de ses propres capacités l’avait déjà conduire à quelques sculptures et qu’elle en avait aussi fait manuellement avec de la pâte d’amande, en tant que présent. Dessiner, sans doute passerait-elle rapidement au travers de la feuille et peindre, si ça se résumait à faire une tâche sur une toile elle devrait y arriver mais plus c’était mort.

- Peut-être que si je voyais mes ombres comme une sorte de… je sais pas,… de « médium », je devrais arrêter de les considérer comme une menace, et du même coup, mieux les contrôler aussi.

C’était pas faux pour le médium, c’était vrai pour le reste. De toute façon Ninon réfléchissait à haute voix là, en tout cas elle ne la regardait pas le moins du monde et le regard servait à ça, non ?

-  Oui, je réessaierai. Mais tout à l’heure…

Rien ne pressait de toute façon ; en tout cas, rien ne pressait Rachel, c’était une belle journée d’été et qu’elle la passe ici ou affalée sur un transat, cela lui allait. Et avant le tout à l’heure il y avait le maintenant, Steel ayant attendu d’avoir toutes les attentions pour faire sa démonstration en joignant à nouveau les mains, rendant à nouveau possible la théorie du moule. Des secondes furent nécessaires à la concentration et à l’apparition mais tout se passa relativement bien alors que la forme d’un couteau s’échappait des pores de la peau de la canadienne ; la dernière fois que l’Echo avait observée cela, Ariella y avait mit bien moins de concentration et avait faite une proposition désagréable, néanmoins désormais le mécanisme était à peu prêt comprit même si cela n’expliquait pas réellement l’affutage de la lame ; lame qui leur fut montrée et respectait autant la forme des mains de sa créatrice que les formes d’un couteau de lancée, l’une des spécialités de la personne suscitée si la mémoire de Rachel était bonne. En tout cas, elle se rappelait parfaitement du geste d’équilibriste au bout du doigt ! Bon, la dernière fois il n’avait pas chuté au sol mais ce n’était pas grave, la rousse se contentant de le regarder tomber avant de revenir à Ariella, qui la regardait elle de la même manière que précédemment ; chose qui eut un hochement de tête, comme précédemment.

Par contre, la suite fut encore plus longue que l’avant ; non pas qu’Ariella soit particulièrement longue à créer sa lame, ce qui n’était pas le cas, néanmoins Rachel ne comprit pas tout de suite l’attente. Elle le fit rapidement alors que son esprit percevait la rapide dégradation des liaisons maintenant unies la création qui ne tarda pas à se briser seule. Peut-être qu’en effet, le bio-métal de Steel réagissait à quelques champs psioniques générés par le corps de cette dernière ; à étudier et ce n’était pas là son but à elle.

Le second objet créé fut bien plus long et lourd que le premier même si sa structure restait aussi simple et qu’il n’en fonctionnerait jamais comme l’autre en vertu des lois de l’aérodynamique. Néanmoins, plus que prouver qu’Ariella était capable de créer bien plus « grand » que ses propres mains, il la fit se crisper et le lâcher en un petit cri étrange ; les jurons québécois, toute une culture qu’elle n’avait pas. En tout cas, Steel avait de bons réflexes même s’ils impliquèrent, sur ce coup, la création de plaques de métal sur ses extrémités. Les échos astraux résonnèrent en réprimande et l’Echo du Phénix resta simplement à regarder la scène sans changer de posture ; outre n’être pas du genre à engueuler pour rien les deux autres jeunes femmes le faisait suffisamment avec elles-mêmes pour lui laisser le loisir du silence.

Le regard fut rendu et lorsque le second objet fut lâché, Rachel entreprit simplement de compter. C’était chiant mais si ça se trouvait les dégradations des liaisons avaient un rythme bien précis. L’intérêt ? Elle n’en avait aucune idée, encore une fois c’était du domaine de la théorisation de la mutation, mais compter dans sa tête l’occuperait le temps que la fausse flèche commence à se disloquer.

Jamais deux sans trois, qu’on disait, ainsi elle entreprit de regarder le troisième se former alors que le mécanisme de création se refaisait une nouvelle fois. Le plus difficile, avec ce troisième objet, fut de savoir de quoi il en retournait. La forme globale aurait pu trouver sa place dans l’armoire des Elioth de Lauro mais les deux petits triangles proches du sommet devraient être très douloureux en cas d’utilisation masturbation tandis qu’il n’y avait pas un socle uni mais là encore deux segments partant parallèlement entre eux pour se séparer du reste. Qu’était-ce ? Aucune idée, du coup. En tout cas cela ne fut pas jeté comme le reste et avait visiblement épuisé Ariella. Le frottement de la tempe n’était pas anodin et l’esprit de Rachel se tourna vers ces détails afin de percevoir les changements au niveau du cerveau, principalement de la zone modifiée par les effets du Gène X afin de contrôler les pouvoirs mutants. Zone qui avait été bien utilisée précédemment, causant une agitation des molécules par stimulation et donc un échauffement qui devait prendre la forme d’un petit mal de crâne. Implication de champs générés par le cerveau pour contrôler la forme d’apparition ou juste emploi de la sécrétion ? Rachel ne savait pas et cela restait pour elle complètement secondaire.

Ariella revint et l’Echo décroisa les bras, avançant à son encontre. Ça représentait pas mal ce qu’elle pouvait créer ? Les précisions quant au pouvoir, Rachel les avaient supposées et était contente de voir qu’elle était dans le juste quand à la durée elle avait compté quarante secondes, elle, comptant visiblement trop lentement. Les murs, sans doute le plus gros que Steel pouvait générer, n’étaient pas les seuls à ne pas réellement tenir dans le creux de ses mains puisque les fausses flèches le faisait aussi après sans doute s’agissait-il de pouvoir le porter plus que de pouvoir le contenir ; les mots et leurs multiples sens… Quand à ne jamais avoir essayé de créer plus gros, soit, c’était enregistré.

- Ok, répondit simplement l’Echo alors qu’Ariella la regardait en silence, avait de reprendre.

- Tu veux que je tente de créer d'autre chose ? L'un de mes murs ? Ou je fais une démonstration avec mon armure ?

- Comme tu veux. C’est moins la maitrise que la pratique qu’il te manque, en fait. Donc c’est en les utilisant que tu réussiras à le faire plus facilement.

Contrairement à Ninon Ariella avait déjà la base pour réussir à user de ses capacités, bon gré mal gré certes mais tout de même, il n’était donc pas question de lui apprendre à les maitriser mais de la laisser les explorer et se familiariser avec, un travail en général autodidacte puisqu’à part lui demander des choses il n’y avait pas grand-chose à faire.

- C’est comme avec le sport : une fois que t’as la technique, à toi d’la perfectionner. Ton corps se fatigue relativement peu à secréter le métal mais ton cerveau a un peu plus de mal, d’où ta douleur à la tempe.

Se reculant d’un pas afin d’inclure à nouveau Ninon dans la conversation, Rachel marqua une pause avant de reprendre.

- Voyez entre vous si Ninon est prête à reprendre ou si Ariella enchaine encore un peu.

Elle, elle aidait, elle n’avait aucune exigence vis-à-vis de ce qu’il fallait atteindre ou réussir avec les pouvoirs.

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Ninon Lenoir
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MessageSujet: Re: Let's get down to business [Ariella Miller; Rachel A. Summers]   Sam 15 Nov - 21:55

Tout en  continuant de réfléchir sur le moyen de se servir de ses pouvoirs selon un angle plus « plastique », Ninon se tourna vers Ariella pour découvrir les siens puisque pour le moment, elle n’avait que très peu d’informations à propos de ces derniers. Elle se souvenait pourtant qu’un peu plus tôt, alors qu’elle paniquait, elle avait cru voir quelque chose d’argenté recouvrir inconsciemment une partie de la peau de la rousse.
Sa première idée avait été de penser à du métal, mais comme tout ce qui brillait n’était pas forcément d’or, elle avait préféré en savoir un peu plus avant de tirer des conclusions trop hâtives.
Alors qu’elle terminait sa pâte d’amande, Ninon se concentra sur Ariella qui s’était éloignée de quelques pas, certainement par mesure de précaution. Elle essaya de ne pas trop la fixer pour ne pas augmenter son stresse déjà très élevé alors qu’elle frottait ses mains l’une contre l’autre pour la seconde fois tout en prenant garde à maintenir une respiration calme.
Malgré son désir d’être la moins stressante possible pour Ariella, elle n’avait pu s’empêcher de plisser les yeux avec curiosité en fixant ce qui semblait se créer au creux de ses paumes. Peu à peu, alors que ces dernières se décalaient l’une de l’autre, elle put apercevoir une forme argentée et brillante se dégager. Ses yeux s’agrandirent légèrement et un sourire commença à étirer ses lèvres. Ariella pouvait créer des objets en métal. Quand elle présenta enfin le couteau de lancer qu’elle venait de former, Ninon joint ses mains avec enthousiasme, se retenant de justesse d’applaudir. En tournant son regard vers Rachel mais remarqua que cette dernière avait l’air beaucoup moins admirative, ou bien si elle l’était, elle le cachait très bien puisqu’elle se contenta d’hocher la tête. Elle se reconcentra alors sur Ariella pour suivre des yeux les mouvements de l’objet qui avait tenu un moment sur le doigt de la rousse avant de tomber à terre pour s’y briser quelques secondes plus tard, ce qui lui fit légèrement froncer les sourcils, ne comprenant pas pourquoi le métal avait réagi de cette manière avec l’herbe.
Immédiatement après, Ariella refit les mêmes gestes que précédemment, sauf que cette fois-ci, l’arme qui émergeait était bien plus longue que le petit couteau qui venait de disparaitre. A nouveau, Ninon était émerveillée devant le don de la rousse. Créer des objets devait s’avérer tellement pratique dans le quotidien. Faire soi-même ses couverts si on a oublié ceux en plastique pour le pique-nique était le premier exemple qui lui était venu à l’esprit, mais elle était certaine qu’il y en avait des dizaines d’autres.
Elle regardait maintenant la flèche argentée qui venait d’être formée et sourit légèrement en entendant le juron québécois quand cette dernière faillit tomber au sol par mégarde.  Ostie de câlice de crisse de tabarnak* (*Jésus Marie Joseph) , c’était une langue tellement merveilleuse et pleine de surprises. Elle remarqua aussi le métal qui avait commencé à recouvrir le dos des mains d’Ariella, probablement à cause du stress et d’un petit moment d’inattention.
Une fois au sol, la flèche avait subi le même sort que le petit couteau et s’était presque instantanément fractionnée. Cependant, la française n’y prêta pas vraiment attention puisqu’elle se reconcentrait sur les mains d’Ariella qui s’apprêtaient déjà à dévoiler un nouvel objet. Elle remarqua cependant que cette dernière commençait à fatiguer, même si elle semblait tout faire pour ne rien laisser paraître. Quand elle s’approcha, une main sur sa tempe, elle laissa aux deux autres jeunes femmes le loisir d’admirer sa dernière création, moins guerrière et plus artistique cette fois-ci puisque Ninon reconnut une sorte de loup. Elle nota aussi que la statuette ne s’était pas brisée comme le couteau et la flèche.
Ariella expliqua doucement qu’elle ne pouvait faire que des objets simples, sans ornements ni mécanismes d’aucune sorte ; et que malheureusement, ils s’autodétruisaient d’eux même une minute à peine après avoir été lâchés.

- Tu veux que je tente de créer d'autre chose? L'un de mes murs? Ou je fais une démonstration avec mon armure?

Ninon la regarda avec d’autant plus d’intérêt. Comparé aux petits objets qu’elle venait de former, faire un véritable mur de métal devait être plutôt impressionnant, même s’il devait certainement lui demander beaucoup plus d’énergie et de concentration… Quant à l’armure, elle l’avait déjà entraperçu avec les zones métalliques qui semblaient vouloir recouvrir son corps par moment et elle se demandait si elle pouvait la recouvrir intégralement.

_ Comme tu veux. C’est moins la maitrise que la pratique qu’il te manque, en fait. Donc c’est en les utilisant que tu réussiras à le faire plus facilement.
C’est comme avec le sport : une fois que t’as la technique, à toi d’la perfectionner. Ton corps se fatigue relativement peu à secréter le métal mais ton cerveau a un peu plus de mal, d’où ta douleur à la tempe.
Voyez entre vous si Ninon est prête à reprendre ou si Ariella enchaine encore un peu.

La française releva la tête, regardant les deux rousses à tour de rôle et réfléchissant si oui ou non elle souhaitait reprendre… Question délicate, très délicate…
D’un côté elle avait envie et même hâte de tester sa théorie sur les pseudos qualités artistiques de son pouvoir, mais d’un autre, elle avait aussi peur de pas savoir le gérer et de paniquer si elle en perdait le contrôle… Cruel dilemme.
Dans tous les cas, vu la fatigue évidente d’Ariella, il était peu probable qu’elle puisse continuer dès à présent.
Elle hésita encore quelques secondes, fronçant légèrement les sourcils alors qu’elle continuait de peser le pour et le contre. Une inspiration plus tard, elle hocha finalement la tête, après tout, pourquoi pas. Et puis tant qu’à faire, si elle voulait s’entraîner seule par la suite il était préférable qu’elle profite de la présence de Rachel aujourd’hui. Sans compter que sa patte d’amande lui avait redonné force et espoir !
Elle se tourna donc vers l’autre rousse, celle qui avait des vêtements, avec un petit sourire.

_ Si tu as mal à la tête, c’est peut-être mieux que tu arrêtes un peu le temps que ça passe. Elle regarda Rachel, légèrement plus confiante cette fois-ci. Je… heum…  Je pense que j’aimerais réessayer.

Elle s’éloigna à nouveau de quelques pas et prit une inspiration en regardant l’ombre de l’arbre le plus proche, le but étant cette fois-ci de laisser tranquille celles de Rachel et d’Ariella. Il lui faillait maintenant penser à quelque chose dont elle avait peur, ce qui n’était pas vraiment compliqué, puisqu’en plus de celle d’avoir Rachel à l’intérieur de sa tête, il y avait aussi celle de paniquer comme précédemment.
Comme tout à l’heure, elle vit l’ombre de l’arbre commencer à vibrer et à vaciller avant de glisser vers elle en faisant siffler l’herbe sur son passage, mais plus lentement cette fois-ci à mesure qu’elle essayait de la contrôler. Contrôle tout relatif puisqu’elle n’arrivait pas à l’arrêter et qu’elle la voyait continuer de se diriger vers ses pieds sans ralentir, la faisant un peu plus reculer.

_ Ah nonononononon ….*

Par réflexe, elle tendit ses mains vers l’avant pour les stopper, ce qui par miracle marcha. Dubitative, elle regardait la tâche sombre qui s’était arrêtée à une dizaine de centimètres de ses pieds, presque immobile outre les quelques frissons qui semblaient l’agiter par moment. Elle continua de la fixer, la jaugeant avec un regard perplexe avant de se rendre compte que pour la première fois, elle avait réussi à faire volontairement quelque chose de ses ombres. Ses yeux s’agrandirent alors qu’un immense sourire se dessinait enfin sur ses lèvres ; et elle releva la tête vers Rachel et Ariella.

_ Ça marcheeeUUUuuhhHh !

C’était assez fou ça… Ce talent inné que Ninon avait d’avoir à la fois la capacité contemplative d’une huitre à certains moments, et pourtant, à d’autre, la capacité de concentration de Dory le poisson chirurgien…  Elle n’avait même pas eu le temps de terminer sa phrase que ses ombres avaient « profité » de l’absence de contact visuel pour continuer leur chemin et grimper sur ses jambes, la faisant sursauter puis se tendre alors qu’elle les regardait continuer leur ascension sans arriver à réagir pour les arrêter.
Elle resta crispée et droite comme un bâton en essayant de ne pas céder à la panique comme lors de son premier essai. Elle ferma les yeux aussi fort qu’elle le pouvait et retint sa respiration, un peu comme si elle essayait d’être invisible alors qu’un insecte volant lui tournait autour.
Ne pas paniquer, ne surtout pas paniquer… Oui mais là si elle ne faisait rien elle risquait de devenir bleue avant de faire une syncope, sans compter que les séquelles du manque d’oxygène sur son cerveau risquaient de lui faire perdre quelques neurones supplémentaires au passage… (oui, parce que pour les quelques personnes qui en doutaient (et arrêtez de mentir !), elle en avait, et même assez pour ne pas avoir à en rougir !)
Il fallait donc réfléchir vite pour ne pas finir avec les capacités mentales d’un légume en plus de déjà être une huitre et un poisson chirurgien amnésique...
Elle prit finalement une grande inspiration pour essayer de se calmer et avoir les idées plus claires, ainsi que pour relativiser un peu sur les choses. Si Rachel avait dit que ce n’était pas dangereux, c’était forcément que ça ne l’était pas…

_ … tout va bien… tout va bien… tout-va-bieeeeeennn… *Elle leva ses mains à auteur de son visage pour cette fois-ci prendre le temps d’étudier de plus près leur aspect noir mat. Jésus Marie Joseph… *

Non, ce n’était pas dangereux, ça ne faisait pas mal et dans le fond, c’était presque agréable et reposant… En revanche, elle n’aimait pas du tout la partie visuelle et elle avait presque l’impression d’être une des combustions d’Arman… En moins cloqué, charbonneux et détruit certes ! Mais les nouvelles textures et reflets de sa peau et de ses vêtements lui rappelaient vaguement les œuvres de l’artiste… Qui était, il fallait bien l’admettre, très loin d’être le plus joyeux de ses cours d’histoire de l’art. Néanmoins, elle tacha de rester calme tout en se familiarisant avec cet aspect d’elle-même qu’elle n’appréciait pas beaucoup.
Après avoir observé ses mains sous toutes les coutures, elle mit fin à sa contemplation et essaya de se concentrer pour renvoyer les ombres à leur place.
La première tentative fut de fixer l’arbre sous lequel elles auraient dû se trouver… Peut-être qu’en plissant les yeux… ? Un peu plus… ? Et en grognant …?
Elle soupira avant de passer à la seconde tentative, qui consistait simplement à demander gentiment.

_ Allez vas t’en !

S’il te plaît…
*

Nope, toujours pas… Elle se rappela aussi de ce qu’elle avait dit un peu plus tôt à propos de voir ses pouvoirs sous la forme d’une « technique » d’arts plastiques, comme de la peinture, ou plutôt de l’encre de chine, vu la couleur, c’était plus parlant. Sans compter que les ombres avaient quelque chose de stylisé et d’abstrait dans leurs formes. Elles étaient une vision déformée des objets, comme un lavis aux contours approximatifs. Elle poussa un nouveau soupir en réfléchissant à la manière de les apprivoiser, une vague idée commençant à germer dans son esprit. Bien sur elle n’aurait pas l’air intelligente, mais il fallait se faire une raison, ce n’était pas encore aujourd’hui qu’elle donnerait tort à ceux qui pensait qu’elle était neuneue.
Elle leva légèrement ses mains devant elle en gardant ses paumes dirigées vers le sol. L’idée allait être de s’en servir plus ou moins comme de « pinceaux » et d’imaginer les mouvements des ombres comme de l’encre fusant sur une surface humide. Avec une rotation souple des poignets, elle fit doucement rouler ses mains vers l’intérieur, puis vers le bas à nouveau, décrivant un mouvement circulaire descendant que les ombres avaient suivi, glissant vers le bas de son corps au rythme de ses doigts qui semblaient dessiner dans les airs. Même si elles s’étaient un peu accrochées par moment, Ninon fut surprise de leur fluidité.
Elles formaient maintenant une tâche ondoyante au sol, juste en dessous de ses mains grandes ouvertes, exactement comme quand elle les avait arrêtées un peu plus tôt. Un sourire victorieux commença à étirer ses lèvres, mais cette fois-ci , elle se rappela de rester concentrée pour ne pas gâcher tous ses efforts.
Au fur et à mesure qu’elle allongeait son bras en déroulant son poignet et ses doigts vers l’arbre, les ombres avaient suivi son mouvement, de déplaçant doucement, presque sagement hormis quelques vibrations plus fortes que les autres. Elle ignorait si les guider « physiquement » avec des gestes était vraiment obligatoire pour les maîtriser, mais dans le cas présent, c’était surtout une aide pour visualiser leurs mouvements.
Quand elles eurent reprit leur place, Ninon se tourna enfin vers les deux autres jeunes femmes en se retenant de sautiller. Peut-être valait-il mieux freiner son enthousiasme, tout cela n’était qu’un début, elle avait encore beaucoup à apprendre et puis surtout, comme l’avaient dit pas mal de professeurs d’arts, il fallait « libérer le geste ». Elle sourit à Rachel :

_ Tu avais raison, le fait de me les imaginer et de les sculpter en quelque sorte m’a énormément aidé. Merci !
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Ariella Miller
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MessageSujet: Re: Let's get down to business [Ariella Miller; Rachel A. Summers]   Jeu 27 Nov - 4:29

Alors que j’attendais la réponse de l'X-women, je me rendis finalement compte que Ninon me regardais avec beaucoup d'intérêt voir même avec un peut trop d’intérêt... Je jetais un petit coup d’œil vers Ninon alors que je venais glisser ma main libre dans ma poche. Mon cœur s’accéléra légèrement alors que ma main qui tenait toujours la statuette tremblais légèrement. Putain de phobie... Je m'étais amélioré en plus... pourquoi la, présentement, je la sentais revenir? Les paroles de Rachel attirèrent aussitôt mon attention, bien.. pense à autre chose.. comme ça tu piquera pas de crise... même si t'a aucune raison d'en faire une.. je vins soupirer très légèrement alors qu'à l'intérieure de moi je fessais taire le sentiment d'inquiétude qui commençait à se réveiller.

- Comme tu veux. C’est moins la maitrise que la pratique qu’il te manque, en fait. Donc c’est en les utilisant que tu réussiras à le faire plus facilement. C’est comme avec le sport : une fois que t’as la technique, à toi d’la perfectionner. Ton corps se fatigue relativement peu à secréter le métal mais ton cerveau a un peu plus de mal, d’où ta douleur à la tempe.

Je vins hocher légèrement de la tête, je comprenais ce qu'elle voulait dire. Ce pratiquer, perfectionner ça technique... c'était plus facile à dire qu'à faire.. J'enregistrai dans un coin de mon esprit ce que Rachel avait dit sur ma douleur à la tempes. J'aurais vraiment dus me forcer à plus me pratiquer seule de mon propre chef. Alors que Rachel se reculait un peut, je vins légèrement me déplacer pour avoir les deux mutantes dans mon champ de vision. Je tenais toujours la statuette du loup et les légers tremblement qui m'avais assaillis c'était calmé d'eux même sans que je ne m'en rende compte. Je ne savais même pas pourquoi je continuais de tenir le loup... peut-être parce que je l'aimais bien et que je ne voulais pas tout de suite qu'il se brise? Je sais pas... mais bon, je ne prêtais pas plus attention que cela face à cette pensée..

- Voyez entre vous si Ninon est prête à reprendre ou si Ariella enchaine encore un peu.

Doucement, je vins poser mon regard sur Ninon, la.. je ne savais pas trop si elle voulait réessayer? Je voyais bien que Ninon semblait hésiter alors que moi ça me dérangeais pas vraiment de continuer. Bien sur que j'avais encore mal, mais je ne voulais pas trop avouer qu'une pose ferrai du bien... cependant, je n'en touchais pas mots, je préférais laisser Ninon prendre encore une fois la décision... Doucement, je me mis à frotter mon pouce sur la base de la statuette alors que je voyais Ninon hocher finalement de la tête. Je posai mon regard dans le siens, lorsqu'elle me regarda, alors que j'écoutais en silence ce que la mutante disait.  

_ Si tu as mal à la tête, c’est peut-être mieux que tu arrêtes un peu le temps que ça passe.  Je… heum…  Je pense que j’aimerais réessayer.

À mon tour, j'eus un petit sourire alors que je hochais un peu de la tête. Elle avais raison même si je ne le confirmais pas à haute voix. Alors que Ninon s'éloignait de quelque pas, je vins me déplacer pour être au coter de Rachel et ce sans perdre la française de vue. D'un geste, je vins finalement déposer au sol la statuette. Si je me fiais au temps de maintiens de mes murs, je ferrais mieux de lâcher la pièce avant de me sentir encore plus épuisé... Alors que je me redressais, mon attention se détachait graduellement de façons inconsciente de la statuette. Statuette qui, une quarantaine de seconde plus tard, se brisa tout comme les autres objets. J'eus un léger soupire alors que je sortais ma main de ma poche. Doucement, je vins effleurer du bout des doigts le métal qui étais toujours sur le dessus de mes mains. Mon regard toujours sur Ninon pour voir se qui allais se passer cette fois si, je profitais du petit moment de silence pour parler plus personnellement à Rachel:

- Je n'en doute pas qu'il me reste juste à pratiquer, Mais... quand je suis seule je n'ose pas trop faire plus que ce que je sais déjà faire alors que.. quand je suis avec quelqu'un c'est la peur de blesser qui fini par se manifester et à prendre le dessus....  

Je jetais un petit coup d’œil vers Rachel au même moment au mes mains se serrèrent légèrement l'une contre l'autre. Je ne parlais vraiment pas souvent de mes crainte aussi ouvertement... je vins de nouveau glisser mes mains dans mes poches, je ne m’attendais pas à ce que Rachel me réponde tout de suite vue que Ninon fessait un nouvel essai avec son pouvoir. D’ailleurs, la voix de celle ci attira mon attention. Ça fessais étrange d'entendre du français.. Du regard, je suivis les mouvements de l'ombre de l'arbre et je ne pus m'empêcher de m'assurer que mon ombre étais toujours avec moi. Bien, mon ombre étais toujours avec moi.. je posais de nouveau mon regard sur Ninon au même moment ou celle si releva sa tête vers nous.

_ Ça marcheeeUUUuuhhHh !

Un sourire se dessina doucement sur mes lèvres, j'étais contente pour Ninon, mais aussi contente de la voir progresser et ce même si il lui restait encore beaucoup de chemin à faire. En silence, j'observais la suite des événements. Cependant, j'étais beaucoup moins nerveuse qu'un peut plus tôt puisque cette fois si je savais à quoi m'attendre. Bien sur, cela n'empêcha pas mon armure de se déployer légèrement sur mes avant-bras, mais au moins je n'étais pas en train de lutter contre lui pour l'empêcher de recouvrir l'entièreté de mon corps... Lorsque Ninon perdit le contrôle, je me mis un eut plus sur mes gardes alors que mon armure se déployait jusqu'à mon coude. Allait-elle perdre le contrôle comme un peut plus tôt ou cette fois si ça allait être différent? Je j’étais un petit coup d’œil vers Rachel, oui je sais je suis tannante avec ça, mais Rachel étais la plus expérimenté de nous trois alors je me référais à elle. Cette fois si, je ne reculais pas, je voyais bien que la situation n'étais pas la même. Je me permis même de détourner mon regard de Ninon pour le poser sur mon bras. J'avais sentis mon armure se déployer, tant qu'à être dans une situation ou je pouvais me faire déconcentrer, aussi bien en profiter pour me pratiquer un peu... Je me concentrais sur le métal puis doucement celui ci se retira de sur ma peau. Bien sur, lorsque Ninon demanda à l'ombre de partir, cela attira mon attention ce qui stoppât la rétraction de mon armure. Cependant, je me reprit bien assez vite et rapidement le métal fut retiré de ma peau ne laissent plus aucune trace. Je sortis finalement mes mains de mes poches alors que mon regard se posai de nouveau sur Ninon. Une certaine fascination apparue dans mon regard alors que je la voyait bouger des mains au même moment ou l'ombre suivais le mouvement. C'était captivant... on dirais presque une forme de danse ou quelque chose du genre. Un grand sourire se dessina sur mes lèvres au moment ou la mutante se tournais vers nous. J'étais réellement contente pour Ninon et je ne pus m'empêcher de murmurer un bravo.

En silence, j'écoutais les paroles de Ninon alors que mon regard alternait entre elle et Rachel. Mon mal à la tempe c'était calmé, mais je ne savais pas trop si Rachel voulais qu'on continue... Pourquoi tu fait pas juste le demander..? Au lieux de juste te poser des questions...  Je finis par poser mon regard sur Rachel avant d'ajouter doucement:

- On continue ou on arrête? Mon mal c'est calmé, alors.... je pourrais recommencer...

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Echo
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MessageSujet: Re: Let's get down to business [Ariella Miller; Rachel A. Summers]   Jeu 27 Nov - 20:04

Ninon hésita face à savoir si elle reprenait la main ou non, hésitation peut-être due au regard d’Ariella qui se fixa sur elle. Rachel les regarda en les laissant faire, sans parti-pris ou préférence aucune. Les secondes de silence se ponctuèrent sur une inspiration et la française se proposa pour reprendre la main avec un hochement de tête qui eu similaire réponse. Chacune son tour, ça marchait plutôt bien. Du coup c’était à l’obténébrationiste de s’éloigner du groupe majoritaire qui ne le fit pas cette fois, l’Echo se disant qu’à le faire elles finiraient les pieds dans l’eau.

- Je n'en doute pas qu'il me reste juste à pratiquer, déclara Ariella à son attention, qui s’était placée à côté d’elle après avoir laissée disparaitre sa dernière création. Mais… quand je suis seule je n'ose pas trop faire plus que ce que je sais déjà faire alors que… quand je suis avec quelqu'un c'est la peur de blesser qui fini par se manifester et à prendre le dessus…

- Tu n’as aucun risque de blesser quiconque quand je suis là, répondit-elle simplement, rendant le petit regard.

Se détournant de la canadienne pour revenir sur la française, Rachel regarda cette dernière commencer à couiner dans sa langue maternelle ; mais à couiner des choses compréhensibles pour une fois. L’ombre de l’arbre était de nouveau dans la partie et si plus lente guère plus docile que la dernière fois. En réalité, l’ombre de l’arbre n’importait pas mais le champ psionique généré par Ninon qui, lui, s’en revenait à sa source avec une certaine rapidité pour s’immobiliser lorsque cette dernière le lui intima physiquement. Rien de surprenant à dire vrai, les gestes comme les paroles aidaient beaucoup à l’expression de la pensée ; d’où le mythe du magicien, qui devait gesticuler et chanter pour accomplir ses sorts.

- Ça marcheeeUUUuuhhHh !

L’Echo ne rajouta rien, ses perceptions physiques ayant parfaitement capté qu’en l’absence d’interdiction le champ de Ninon s’en revenait à elle et l’ombre également, du fait. Le sursaut de la française n’était que le prélude à une situation qui était déjà advenu et c’était un moyen très simple de voir si cette dernière allait s’améliorer ou non. Déjà, droite comme un « i » c’était encore d’actualité, la crispation musculaire incluse, mais l’adolescente tâchait de se contrôler et ferma les yeux comme la bouche, en monde apnée. Il ne manquait plus qu’un petit bruit de concentration et elle ressemblait à une constipée.

Ariella réagit encore une fois au quart de tour en manifestant son armure, laissant à pensée que si elle avait tant de mal à contrôler ses dons volontairement c’étaient non pas par difficulté de maniabilité mais par trop grande docilité et que donc elle se bloquait toute seule. En tout cas, au moindre danger supposé elle déployait son armure et cela devait pas mal consumer de son fer comme agiter son cerveau, diminuant encore ce qu’elle pourrait faire volontairement plus tard. Supposition, supposition, quand tu nous tiens. En tout cas le regard à l’Echo ne reçut pas plus de réponse que la majeure partie de ses homologues précédents, non par lassitude mais par concentration ; il n’y avait rien à faire pour aider Ninon hors donc Rachel se contentait de regarder, de la regarder apprendre. Certes, la pratique directe sans théorie n’était pas la meilleure méthode pédagogique mais cet « apprentissage sur le tas » était sa méthode alors elle restait fidèle à elle-même. A de nombreux égards, c’était ainsi qu’elle avait apprit elle-même.

Les échos astraux des pensées des deux raisonnaient autour de Rachel et elle y accorda l’attention qu’ils méritaient, sans pour autant bouger physiquement. Ninon recommença à parler en français, la laissant là niveau compréhension à l’exception du « JMJ » habituel, mais elle entreprit également de regarder attentivement le bouclier psionique qui la couvrait. Ariella aussi semblait concentrée sur sa propre protection, non pour l’analyser mais s’en ôter ; chose que l’autre entreprit rapidement de faire aussi et dont les essais infructueux finirent par faire sourire l’Echo du Phénix. Regarder, ça marche pas, regarder intensément non plus, regarder en grognant… c’était drôle. Le soupir un peut moins mais l’ordre était plus inspiré, déjà, même si le répéter en langue étrangère n’était pas plus utile à par pour déconcentrer Ariella.

Rachel regarda Ninon tendre les mains avec un intérêt un peu plus manifeste que ses prédécesseurs et lorsque l’autre tourna ses poignets les ombres commencèrent à bouger. Il manquait plus qu’une baguette à Ninon et on aurait pu dire qu’elle menait les ombres à la baguette ! A moins que ça soit ce qu’elle imagine, ça n’était pas une idée bête. Renvoyées à leur place par ce mouvement fluide, les ombres y restèrent alors que le champ psionique se dissipait et que sa créatrice revenait toute contente, faisant sourire Ariella comme l’Echo en retour.

- Tu avais raison, le fait de me les imaginer et de les sculpter en quelque sorte m’a énormément aidé. Merci !

- De rien Nini, répondit-elle simplement.

- On continue ou on arrête? Mon mal c'est calmé, alors… je pourrais recommencer…

- Si vous voulez continuer, on continue. Moi j’vous aide et j’ai pas d’impératif horaire donc allez-y, n’hésitez pas.

Laissant Ariella reprendre la position pour son départ, Rachel réfléchit à ce qu’elle pouvait bien dire à Ninon suite à sa nouvelle tentative.

- Les gestes aident pas mal. Tu finiras par faire juste avec la volonté mais au début les gestes et les émotions sont nécessaires, tant qu’on arrive pas à faire les mécanismes juste par la pensée.

Même si elle ne le rajouta pas, l’Echo ne put s’empêcher de songer que même une fois qu’il était possible de faire par volonté pure, l’usage des gestes était toujours de mise puisque plus facile. Après c’était son cas mais cela ne l’était pas forcément pour tout le monde, donc inutile de déblatérer là-dessus.

- Donner des ordres peut marcher aussi, mais tu sembles bien plus te canaliser par le mouvement. Essaie de réfléchir à ce que tu ferras la prochaine fois, comme ça tu n’auras qu’à le matérialiser.

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"Des monstres ont fait de moi un monstre,
Des divinités ont fait de moi une divinité,
Seuls les humains peuvent faire de moi une humaine."






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Ninon Lenoir
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MessageSujet: Re: Let's get down to business [Ariella Miller; Rachel A. Summers]   Lun 1 Déc - 16:51

✓- Passer l’après-midi avec deux jolies rousses
✓- Ne pas saigner du nez devant le bikini de Rachel
✓- Arriver à la faire rougir
✓- Avoir un câlin
✓- Avoir de la pâte d’amande
✓- Trouver une astuce pour maîtriser de manière relativement fiable les ombres


Et à la liste de ces nombreux succès accomplis par Ninon au cours de l’après-midi s’en ajoutait maintenant un nouveau :
✓- Faire sourire à l’unisson les deux jolies rousses précédemment citées.

Bien joué Ninon, bien joué… A croire qu’il y avait des jours comme ça où tout vous réussissait (enfin presque si l’on prenait en compte la crise d’angoisse). Une sorte de juste retour des choses de la part du destin, comme une compensation pour la maladresse dont elle avait malencontreusement hérité, et peut-être aussi pour ses étourderies chroniques…

_ De rien Nini


Jésus Marie Joseph… C’était pour le moins inattendu… et ça avait au moins eu le mérite d’arrêter net la françaises dans sa théorisation mentale sur le karma pour écarquiller les yeux en rougissant doucement… Très doucement, mais surement, puisque les couleurs montaient peu à peu sur son visage alors qu’elle fixait Rachel avec un air éberlué et un début de sourire, répétant son dernier mot dans un murmure extasié et suraigu :

_ … Nini….

Cela comptait-il comme un huitième succès ? … HELL YEAH ! Rachel l’avait appelée Nini, c’était … c’était… c’était le nom d’une danseuse de cancan en fait… « Nini patte en l’air » qu’elle s’appelait, ce qui était assez parlant en soi pour ne pas avoir à détailler le pourquoi de ce sobriquet. Il allait bien évidemment sans dire que comme Ninon ne portait que des robes ou des jupes, elle n’avait aucune honte à montrer ses gambettes chaque jour que Dieu faisait, par contre, c’était déjà beaucoup plus rare qu’elle les lève à tout va…
Mais ça, Rachel n’aurait pas pu le savoir, elle avait dû choisir Nini parce que c’était mignon et oui, Nini, c’était très mignon. Sans compter qu’il fallait bien l’avouer, l’intéressée s’en fichait royalement, parce que c’était sa rousse, sa grande prêtresse de la pâte d’amande aux cheveux de feu, et elle aurait pu l’appeler Nunuche qu’elle aurait quand même trouvé ça adorable.
Trop d’émotion, trop d’émotion, trop DE-MO-TION.  Néanmoins elle tint bon et ne saigna pas du nez, ce qui lui évita la honte de devoir courir en catastrophe après un mouchoir tout en se bouchant les narines et en poussant des gémissements désespérés. Par contre, ça ne lui évita en rien l’air aussi béat qu’un Minion devant Gru. Même si Rachel ne ressemblait pas du tout à Gru !) … Sans oublier que Ninon tenait plus du mignon que du minion, même si les minions étaient mignons.
Hein ? Oui oui, on sort immédiatement de la tête de la neuneue…

- On continue ou on arrête? Mon mal s'est calmé, alors… je pourrais recommencer…

- Si vous voulez continuer, on continue. Moi j’vous aide et j’ai pas d’impératif horaire donc allez-y, n’hésitez pas.

Ninon sorti de ses rêveries en secouant légèrement la tête, peinant pour se remettre du « Nini » imprévu. Elle se tourna finalement vers Ariella et acquiesça mécaniquement. Apparemment, cette dernière était de nouveau d’aplomb pour continuer l’entraînement et même si toutes ses idées n’étaient toujours pas claires, elle avait quand même hâte de voir les nouvelles choses que la rousse allait créer. Elle espérait aussi qu’elle allait penser à se ménager pour éviter que ses migraines ne reprennent. S’entraîner était une chose, mais se blesser en se surentraînant en était une autre.
Elle la regarda donc s’éloigner, sans pour autant trop se reculer elle-même, le lac se rapprochant dangereusement depuis le début du cours… Rachel avait dû s’en rendre compte puisqu’elle n’avait pas trop bougé non plus. A nouveau en tête à tête alors qu’Ariella se préparait, elle en profita pour reprendre la parole et Ninon se tourna vers elle en faisant son possible pour camoufler l’ébauche du sourire stupide qui avait déjà commencé à se dessiner sur ses lèvres.

_ Les gestes aident pas mal. Tu finiras par faire juste avec la volonté mais au début les gestes et les émotions sont nécessaires, tant qu’on arrive pas à faire les mécanismes juste par la pensée. Donner des ordres peut marcher aussi, mais tu sembles bien plus te canaliser par le mouvement. Essaie de réfléchir à ce que tu ferras la prochaine fois, comme ça tu n’auras qu’à le matérialiser.

Elle hocha la tête d’un air toujours aussi absent et extatique, sa voix perdue dans le vide.

_ …nini...
Elle ouvrit grand les yeux, Han !, et se reprit rapidement après s’être éclairci la gorge alors que ses joues se recoloraient. Huitième succès ? HELL NO ! C’était finalement une sorte de retour de karma incontrôlable… Oui ! Oui ! Les gestes, c’est bien, ça marche, je vais continuer et puis, tu sais,  à force de peindre on a les doigts agiles, c’est pratiques et donc faut s’en servir et… Jésus Marie Joseph, enfin les mains ! Les poignets, les mouvements tout ça ! Tu fais aussi des trucs avec tes doi… mains ?... Pour tes pouvoirs !?

Ninon, mon p’tit trognon ? … Taggle…
Elle déglutit avant d’essayer de retourner son attention vers Ariella qui réussirait peut-être à la détourner, elle… De toute façon déconcentrer Ninon n’était pas chose compliqué, il suffisait de choses assez simples et banales du quotidien, allant des rousses, jusqu’au chocolat en passant par la pâte d’amande (découverte récente) et globalement, tout ce qui brillait (Vénalité ? Non non, pas besoin d’aller jusque-là, de simples reflets sur l’eau étaient suffisants…).
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Ariella Miller
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MessageSujet: Re: Let's get down to business [Ariella Miller; Rachel A. Summers]   Ven 12 Déc - 22:36

- Si vous voulez continuer, on continue. Moi j’vous aide et j’ai pas d’impératif horaire donc allez-y, n’hésitez pas.

Je vins de nouveau hocher de la tête au même moment ou je m'éloignais encore une fois des deux femmes. Ok... Rachel a affirmé que tu ne peut pas blesser quelqu'un quand elle est la... t'a pas à avoir peur... Encore une fois, je vins frotter mes mains l'une contre l'autre alors que je pensais à ce que je pouvais faire. Je pourrais continuer à faire des créations.. mais en même temps j'ai envie de changer un peut et pour être franche j'ai pas trop envie de ravoir mal à la tempe. Même si j'étais consciente qu'un jour je vais devoir travailler ce point si je veux continuer à avancer avec mon pouvoir. J'entendais les deux femmes parler, mais je ne prêtais pas trop attention à ce qu'elle disaient. De tout manière, mon pouvoir s’utilisait au contacte de mes mains, ou de ma peau pour mon armure, alors les gestes je n'en avais pas vraiment besoins. Je vins doucement m'accroupir alors que mon regard parcourait le sol recouvert de gazon. Je pourrais essayer de faire un truc que je n'avais jamais oser faire seule.. Ouais, je pourrais essayer de voir si je suis capable de créer une forme métallique sur l'un de mes murs. Un tout petit sourire se dessina sur mes lèvres et puis si ça tourne mal Rachel est la pour aider. Je j’étais un petit coup d’œil vers les deux femmes avant de reporter mon attention sur le sol.

Encore une fois, je vins frotter mes mains l'une contre l'autre avant de venir doucement approcher ma main droite du sol. D'un geste lent, ma mains vint effleurer l'herbe verte au même moment ou je me concentrais. Un léger soupire fut poussé alors que ma paume toucha finalement le sol. Doucement, un petit mur se formait devant moi guidé par ma main comme si celle ci était collé au métal. Tiens... quand je le veux, et que je suis bien concentré, je suis capable de contrôler la vitesse de création de mon mur...   Je prit en note cette information dans un coin de mon esprit alors que ma création terminait de prendre forme. Le petit mur mesurait environs soixante-dix centimètre de haut pour soixante centimètre de large avec une épaisseur de quinze centimètre. Ma main droit toujours contre le mur, je vins doucement poser ma main gauche contre la surface lisse. Bon... pense à quelque chose de simple et dont t'est pensé ne se détacherons pas... De nouveau, je me concentrais pour tenter de créer du métal sur la surface même de mon mur. Lentement, la forme d'un félin vue de profile se forma sur la surface du mur exactement comme un bas-relief. Lorsque le félin fut complètement formé, je ne put m'empêcher de jeter un petit coup d’œil vers les deux femmes. Je sentais que j'avais réussi à faire ce que je voulais faire, mais en même temps je n'en étais pas certaines. Après quelque seconde à être immobile, je retirais doucement mes mains de mon mur avant de me lever et de me déplacer pour voir ma création. Un grand sourire apparue sur mes lèvres alors que j'avais un geste de victoire. Yes! J'avais vraiment réussi! Je vins poser mon regard sur Rachel au même moment ou ma création commençait à se briser exactement comme mes autres créations.

- T'a vue, quand j'arrête de penser au pire je suis capable de bien le maîtriser. Dis-je d'une voix enjoué. Présentement, j'ai l'impression de pouvoir créer la tours Eiffel!

Bien sur ce n'étais qu'une image, j'étais encore loin, très loin d'être capable de créer la tours Eiffel. Dans mon enthousiasme, je vins de nouveau m'accroupir pour pouvoir déposer ma main droite au sol. J'étais tellement contente de moi que je ne pensais même pas à ne pas trop en faire. En fait, ne pas me pousser à bout ne m'avais même pas effleuré l'esprit. Donc, encore une fois, je me concentrais pour créer quelque chose d'autre. Cette fois ci, ma création fut beaucoup plus longue à créer que les autres puisque je n'étais vraiment plus dans ma zone de confort. Lentement, un demi cercle, creux au centre, d'environ quarante centimètres de diamètre se forma à environ deux mètres de moi. Suivi d'un deuxième, chaque demi cercle était haut d'environs trente centimètre avec une épaisseur de vingt centimètre. Les deux demi cercle étaient espacé d'environ deux centimètres puis la vague forme d'un cou et d'une tête de dragon se forma au coter des deux demi cercle. La tête étais légèrement plus haute que les dit demi cercle. elle était beaucoup moins large que les demi cercle et elle avait une épaisseur de quinze centimètres. Lorsque la forme fut complètement terminé, je vins retirer doucement ma main de sur le sol alors que je contemplais pendant quelque seconde ma création. J'étais fier de moi, j'avais réussi à utiliser mon pouvoir sans en avoir peur lui et sans avoir peur de blesser.

Cependant, comme le dit le dictons, toute bonne chose à une fin. D'un geste, je me relevais, mais au moment même ou je terminais mon mouvement le contre coup d'utilisation de mon pouvoir me frappa. Mes jambes flanchèrent sous mon poids et au moment au je tombais à genou ma main droite se posa sur le sol alors que ma main gauche venait se poser sur mon crâne. Une effroyable douleur à la tête se manifesta alors qu'une légère couche de métal recouvrais le sol autour de ma main droite. Je gémis carrément de douleur alors que je venais légèrement me recroqueviller sur moi même. Mes yeux étaient à moitiez clos alors que ma respiration étais devenue beaucoup plus sourde alors que mon corps commençait à trembler. Putain..de..m...  Ma mâchoire vins légèrement se crisper, t'est nouille d'avoir continuer... Je sentais que mon nez c'était mit à saigner légèrement, mais je ne ment préoccupais pas. J'étais beaucoup plus concentrer sur mon mal de tête que sur d'autre chose...

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Echo
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MessageSujet: Re: Let's get down to business [Ariella Miller; Rachel A. Summers]   Mar 16 Déc - 19:47

Nini avait suffit à perdre Ninon mais l’intervention de celle qui n’était pas concernée fit suffisamment détourner l’attention de la seconde qui l’était pour qu’elle ne le soit plus et que le bug de la première suscitée soit laissé comme élément secondaire pour la suite de la discussion, qui continuait d’ailleurs. Et qui fit raccrocher la troisième également première en deux secouements de tête, d’abord pour se remettre les idées en place et ensuite pour acquiescer ; et bien, dit-dont, il se passait beaucoup de choses dans la tête à Ninon. Mais n’étant pas sensée le savoir, Rachel continua sur sa lancée une fois qu’Ariella en eut fait de même, tant acquiescer que se lancer, même si Ninon ne tarda pas à faire démonstration de la profondeur de sa réflexion.

- Nini…

Rachel leva les sourcils de perplexité alors que le sujet de curiosité lançait un petit cri déjà bien connu mais pour des situations toutes autres qui, ajouté à sa tête comme à la précédente, fit s’arrondir les yeux de la rousse ; ah ouais, quant même. Elle allait devoir faire gaffe à ce qu’elle disait, pourtant ça allait bien « nini », c’était simple et gentil, assez trognon voir peut-être un peu trop. En tout cas l’Echo devait avoir sacrément fait mouche.

- Oui ! Oui !

Ouais, les gestes c’était bien, ça marchait, quelque soit le sens dans lequel on entende cette phrase d’ailleurs. Ninon allait continuer parce qu’à force de peindre elle avait les doigts agiles, c’était pratique et donc elle devait s’en servir… même elle finit par se rendre compte de ce qu’elle racontait ! Oh, cela n’avait pas de quoi gêner Rachel qui avait l’incroyable capacité à ne pas savoir quant l’être et à l’être quant il ne le fallait pas, sauf pour quelques points comme la nudité, mais cela le fit pour Ninon qui tenta de se rattraper de ses mains agiles de Jésus-Marie-Joseph où de toute façon il avait bien fallut les deux derniers pour faire le premier et que ça avait du impliquer du mouvement « tout ça », oui.

- Tu fais aussi des trucs avec tes doi… mains… Pour tes pouvoirs !?

- C’est plus simple, mais j’en ai pas besoin. Majoritairement j’ai pas à y penser, juste à le vouloir.

Rachel pouvait lier une grande partie de ses pouvoirs à des émotions assez précises, comme le feu et la colère, les boucliers et la peur, mais il y avait tant d’émotions comme tants de capacités qu’elle n’avait jamais prit parti d’essayer de découvrir toutes les secondes de crainte de perdre les premières. Elle ne préciserait pas plus cependant, parler de ses pouvoirs n’était pas quelque chose qui la passionnait particulièrement et elle avait tendance à éluder les réponses les concernant, comme à présent. On parlait généralement de « ses pouvoirs » sans savoir lesquels ils étaient même s’il y avait quelques uns qui étaient connus, par rumeur et supposition quant à ses actes ; pas forcément les plus utilisés, d’ailleurs.

- Et sinon, avec mes doigts et mes mains, je joue aux jeux vidéos, ça aide niveau agilité des doigts. Après la masturbation c’est compliqué, je suis vaginale donc même avec de la souplesse c’est chiant.

L’Echo du Phénix n’en dirait pas plus, à défaut du fait que cela ne se faisait pas de parler ainsi de sexe il valait mieux éviter de trop déconcentrer Ninon alors qu’elle regardait Ariella, qui se concentrait sur le sol en soupirant. Elle commença à y dresser un petit cube de fer qu’elle continua de dresser toujours plus haut, long et large, jusqu’à atteindre un bon pavé puis un véritable petit muret presque aussi grand qu’étendu et relativement épais, bien plus que tout ce qu’elle avait fait jusque là réuni ; néanmoins ce bouquet risquait d’être final considérant les dépenses déjà faites précédemment. Et plus que le mur Steel tentant d’y ajouter, de l’autre main, quelque chose ; c’était… c’était… c’était… une énigme ? Nan, ça devait être la forme d’un pays, mais lequel… le Canada ? Nan, il était large le canada. Les USA ? Nan, même réponse que précédemment. Alors un état ou une région d’un d’eux ? Et bien là les connaissances géographiques de Rachel lui permettait de faire coucou depuis le bord de la route parce que même le stop c’était mort.

Une fois l’œuvre d’art sans doute conceptuel terminée Ariella s’en éloigna en profitant des quarante secondes imparties pour aller la voir, manifestant un contentement jovial auquel l’Echo répondit… en écho.

- T'a vue, quand j'arrête de penser au pire je suis capable de bien le maîtriser. Présentement, j'ai l'impression de pouvoir créer la tour Eiffel !

Rachel n’était jamais allée à Las Vegas mais elle avait déjà vue des images de la tour Eiffel et l’estimait à plusieurs dizaines voir une ou deux centaines de tonnes, soit bien plus que ce que le corps d’Ariella pourra emmagasiner comme fer. Peut-être que le truc fait précédemment c’était une pierre tombale du coup, mais c’était la tête de qui… d’ailleurs, on mettait les gens de profils sur les pierres avec sculpture ; ah merde, c’était pas un gens, c’était un profil de chat !

Steel entreprit de recréer quelque chose, faisant craindre à l’Echo qu’elle ne tente vraiment la tour Eiffel au point que cette dernière fit un pas en avant, néanmoins elle s’interrompit bien vite en percevant la projection bio-métallique de l’élève parcourir le sol pour former l’objet loin d’elle ; objet qui s’en allait être mit en abîme par un autre similaire dont la taille s’en alla en se réduisant alors que le bouquet final se ferait sur une nouvelle statue de style viking. Mais plus que ce concentrer sur ce que ces yeux voyait Rachel en fit de même sur ce que son esprit percevait et face à la fierté d’Ariella elle ne répondit que d’impassibilité, constatant les limites de l’adolescente avant même qu’elles ne s’imposent à cette dernière. Elle finit à genou en se retenant de tomber plus bas d’une main, portant l’autre à son crâne en gémissant. La position fœtale commençait même à lui venir, moyennant tremblement et un saignement nasal.

Rachel baissa sombrement la tête sans perdre Ariella du regard et commença à avancer à marcher forcée à l’encontre de l’adolescente, ses grandes enjambées se joignant à un rythme plus que soutenu qui lui permit d’être rapidement au contact. Un genou à terre à son tour, face à Ariella, et elle prit la parole en tentant d’ignorer sa faim naissante.

- Respire doucement, par la bouche. Ça va se caler dans quelques instants. Détends-toi.

Comme un muscle, Ariella c’était trop échauffée et trop dépensée, comme un muscle elle devait se détendre à présent. Les mutations physiques étaient généralement comparables au sport, l’exercice permettait de les pousser plus loin mais sans régularité cela passait mal. Explication inutile pour l’heure, et dans le cas précis de Steel plus complexe encore puisqu’il fallait tenir compte de son besoin de fer.

- Tu viens d’atteindre ta limite, donnes-toi le temps.

C’était assez complexe pour elle de dire cela puisque la vue comme l’odeur du sang contribuaient à l’affamer et qu’à les côtoyer elle allait rapidement avoir faim voir gargouiller, mais elle tâchait de rester concentrer et de faire taire son conditionnement. Elle y arrivait plutôt bien, même si son attention s’attardait un peu sur l’hémoglobine lorsqu’elle s’en allait regarder le visage d’Ariella.

Toujours accroupie, elle prit les mains de l’adolescente pour l’aider tant à se tenir qu’à briser sa position contractée, la tenant doucement.

- C’est fini pour toi aujourd’hui, l’entrainement.

Pas de question, même rhétorique, un point posé et qui s’il n’était pas négociable n’avait pas à l’être de toute façon. Ariella comme Ninon avait fait appel à elle pour conseils et sécurité, si elles ne l’écoutaient pas lorsqu’il en était question tant pis pour elles.

Rachel ne romprait pas le contact avant qu’Ariella ne soit détendue et de préférence qu’elle puisse approximativement tenir sur ses genoux seule, et lorsque cela arriverait elle-même se relèverait sans la lâcher pour l’aider à s’assoir, ne libérant ses mains qu’une fois tout cela accomplit. S’ensuivrait une invocation d’une barre de pâte d’amande en directe, alors qu’elle joindrait ses mains pour transformer l’air entre elles-deux puis en tendre le résultat à l’adolescente en guise d’encouragement comme de calmant, puis elle ramènerait ses poignets contre ses propres genoux.

- Faudra que t’essais d’avoir un régime avec beaucoup de fer ou des compléments alimentaires, et de t’exercer souvent. Relevant la tête vers Ninon, Rachel reprit à l’attention de cette dernière : Si tu veux encore faire des tentatives, vas-y. Après on rentreras.

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"Des monstres ont fait de moi un monstre,
Des divinités ont fait de moi une divinité,
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Ninon Lenoir
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MessageSujet: Re: Let's get down to business [Ariella Miller; Rachel A. Summers]   Lun 22 Déc - 23:43

Ariella aimait l’herbe.
C’était indéniable, elle l’aimait et cela se voyait à la manière qu’elle avait d’y venir et d’y revenir, pour la regarder et la caresser avec amour et insistance. Alors qui était Ninon pour lui jeter la pierre ? Après tout, l’herbe, elle aimait ça aussi ! C’était frais, doux et agréable ! Marcher pieds nus dans l’herbe par un bel après-midi d’été faisait partie des meilleures choses de la vie ! Bref, si Ariella aimait l’herbe, c’était son choix.
L’herbe, l’herbe, l’herbe… C’était chouette quand même, des dizaines et des dizaines de petits brins individuels tous réunis ensemble pour former un gazon unique, un aplat de verdure qui frissonnait doucement sous la caresse du vent.
Alors oui, ça paraissait surréaliste de parler du gazon et simplement du gazon alors qu’Arielle était en train d’y ériger un mur par-dessus, mais pas tant que ça lorsque l’on connaissait la suite des évènements en ce qui concernait Rachel.
D’ailleurs cette dernière avait la particularité d’arriver à se servir de ses pouvoirs simplement par la pensée, ce qui semblait assez pratique. Sans compter que cela lui évitait de devoir danser, gigoter et pianoter dans les airs, à la manière de Marraine la Bonne Fée, chaque fois qu’elle voulait en faire quelque chose. Pas que Ninon se sentit mal à l’aise de le faire, quoi que légèrement ridicule, mais comme disait le dicton, le ridicule ne tuait pas et ce qui ne tuait pas rendait plus fort. De toute façon, question ridicule, Nini en connaissait un rayon, en commençant par sauter à pieds joints dans le plat… Peu importe la forme et la taille du plat. Etait-ce une forme de tentative inconsciente pour accéder à l’immortalité ? Si seulement…

_ Et sinon, avec mes doigts et mes mains, je joue aux jeux vidéos, ça aide niveau agilité des doigts. Après la masturbation c’est compliqué, je suis vaginale donc même avec de la souplesse c’est chiant.

En parlant de plat, celui là n’était pas mal du tout, et si Ninon avait eu de l’eau dans la bouche, elle l’aurait soit recrachée façon gésaire , soit avalée de travers en s’étouffant et en la faisant ressortir par le nez. Mais comme elle n’en avait pas, elle se contenta d’écarquiller les yeux en palissant. Elle tourna brusquement sa tête vers Rachel, comme si elle avait sursauté, pour parler d’une voix étranglée, une nouvelle rougeur envahissant ses joues plus rapidement que les Allemands avaient envahi la Belgique en 40.

_ Plait-il ?!

Comment est-ce qu’on avait pu en arriver là ? …. C’était une vraie question, COMMENT ?! … Rachel avait-elle interprété des signes que Ninon avait voulu les plus discrets possible pour lui éviter une honte supplémentaire dans le futur ? … Impossible…
En ce qui concernait les jeux-vidéos, elle n’avait pas l’occasion de pratiquer si souvent que cela, alors de là à parler de sa dextérité sur les manettes…
Par contre pour la seconde partie sur la masturbation, elle avait l’occ… Oui, donc non, ça, c’était un secret de polichinelle, aucun commentaire à faire... Personne ne devait être au courant, PER-SONNE !
DONC ! Le mur ! Il était en métal, normal, Ariella en était la designeuse, et il s’élevait doucement en suivant le rythme de sa main qui le couvrait.
Et pourquoi préciser ses préférences sexuelles ? Simple faute d’inattention ? Ses mots avaient-ils été plus vite que ses pensées ? Probablement pas si l’on en croyait l’air détaché qu’elle avait. Une porte qu’elle avait entrouverte en lui faisait subrepticement savoir ce qu’elle aimait ? … C’était une quelconque invitation ?
JESUS MARIE JOSEPH, NINON, LE MUR ! L’autre main d’Ariella vint alors couvrir une des faces de la plaque argentée précédemment formée pour y apposer un sorte profil félin en bas relief.
Oui mais d’un autre côté, si elle n’arrivait pas à trouver son bonheur avec ses propres doigts, surtout vu leur taille, ce n’était certainement les mains de bébé de Ninon qui allait l’aider dans sa quête…
D’ailleurs, sans que cette dernière ne s’en rende compte, quelque chose commençait doucement à couler de son nez. Une ligne de sang qui faisait tranquillement son petit bout de chemin sur sa lèvre supérieure pour la contourner jusqu’à la commissure et continuer son aventure en descendant sur son menton avant de goutter sur son col de chemise.  
Quête ? Mais quelle quête ? Alors est-ce que c’était une façon détournée de lui dire qu’elle était hétérosexuelle ? … Jésus Marie Joseph, une rousse potentielle de moins dans ses hypothétiques réalisations de fantasmes… Fantasmes ? Mais quels fantasmes ?!  

_ T'as vue, quand j'arrête de penser au pire je suis capable de bien le maîtriser. Présentement, j'ai l'impression de pouvoir créer la tour Eiffel!

La Tour Eiffel ? JESUS MARIE JOSEPH, pourquoi embrayer sur un symbole phallique de plus de 300 mètres de haut pile à ce moment là !? A cause des petits doigts de Ninon ou bien de ceux trop raides de Rachel ? …  D’ailleurs, la première, celle qui était rouge et saignante, douta que le parc de l’institut fut assez grand pour accueillir les quatre pieds de la Grande Dame, ou alors pas celle de Paris. Sans compter que la discrétion de l’endroit serait mise à mal si une telle tour venait à apparaître au beau milieu de son jardin… Les voisins commenceraient à poser des question, et pas besoin d’habiter dans le même pâté de maison pour ce demander ce que ce truc fichait là ! Mais ce n’était pas le propos puisqu’Ariella ne pourrait probablement pas faire un tel édifice, ou alors pas avant d’avoir fait quelques syncopes.
Syncope ! Nope, pas encore, pour l’instant elle était retournée à son premier amour : le gazon ! Et si on continuait sur le gazon, c’était Ninon qui n’allait pas tarder à faire une syncope à force de perdre du sang sans rien faire pour l’arrêter parce qu’elle ne s’en rendait même pas compte cette courge… Gazon vert, Nini, gazon VERT ! Celui que le métal venait à nouveau recouvrir et qui aurait pu lui faire pousser un « DOVAHKIIN » aussi roque que viril !
Syncope ! Là, on y venait, car non seulement Ariella avait abusé et probablement surestimé ses compétences :  on ne s’improvisait pas enfant du dragon en un claquement de doigts, mais en plus, elle s’était relevée trop vite, résultat, ses jambes n’avaient pas tenu le coup et elle était irrémédiablement revenue à terre avec une main sur le crâne en prime.
En voyant le corps d’Ariella retomber au sol, Ninon eut l’impression de se prendre une douche froide qui la fit sortir immédiatement de sa léthargie pour se reconnecter avec la réalité. Elle se précipita vers elle en devançant Rachel de quelques secondes, cette dernières ayant opté pour la marche, et s’agenouilla dans l’herbe.

_Ari ! Ca va ?

Elle lui frotta vigoureusement le dos pendant que l’autre rousse lui demandait de respirer profondément en se détendant pour que son organisme se remette. Quand elle vit les premières gouttes de sang descendre de ses narines, Ninon déglutit difficilement en se tendant légèrement.

_ J…je vais te chercher des mouchoir et… et de l’eau aussi !

Ninon laissa Rachel continuer à parler à Ariella pour essayer de la détendre et elle se releva pour aller jusqu’à sa veste en courant et y prendre son paquet de mouchoirs, ainsi que la bouteille d’eau dans son sac. Même si ce dernier était resté à l’ombre sous l’arbre, l’eau ne serait peut-être pas particulièrement fraiche étant donné qu’elle était sortie du frigidaire depuis quelques heures déjà et que la journée d’aout était plutôt chaude. Elle revint immédiatement au pas de course pour reprendre sa position à genoux aux côté des deux rousses.

_ Faudra que t’essais d’avoir un régime avec beaucoup de fer ou des compléments alimentaires, et de t’exercer souvent. Elle continua pour Ninon, Si tu veux encore faire des tentatives, vas-y. Après on rentreras.

L’intéressée refusa d’un simple mouvement de tête, toujours inquiète par les tremblements et les saignements d’Ariella.

_ Non, je pense qu’on ferait mieux de l’amener à l’infirmerie. Elle ouvrit la bouteille d’eau et la tendit à Ariella, tiens bois. Tu vas réussir à te mettre debout ? Ta tête, ça va ? Tu vois des étoiles, tu as mal au cœur ? Attends, bouges pas, elle sortit un mouchoir pour tamponner son nez en essayant de contrôler son propre malaise face à la vue du sang.
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