AccueilPortailCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Sur place ou à emporter ? [Libre]

Aller en bas 
AuteurMessage
Jules Archambaud
Neutre Beta
avatar

Messages : 108
Date d'inscription : 24/07/2014
Age : 21

MessageSujet: Sur place ou à emporter ? [Libre]   Dim 10 Aoû - 20:13

"Quelle plaie ! J'ai pas envie !" pensait très fort Jules, assit sur un tabouret de la pizzeria, complétement affalé sur le comptoir, en reniflant. Il avait voulu prendre sa journée mais son patron avait refusé parce que la pizzeria manquait de livreur aujourd'hui. Le pire avec tout ça, c'est qu'il manquait un seul livreur, mais chargé des livraisons en voiture, dans tout Brooklyn. Jules devait donc le remplacer, sauf que le mutant n'avait pas son permis et devrait traverser Brooklyn à vélo si jamais il venait à quelqu'un de lointain de commander une pizza.
En plus aujourd'hui Jules est malade. Pratique pour livrer des pizzas. Il y a quelques jours de cela il avait plu presque toute la journée et le mutant, habitué à se servir de son pouvoir pour rester au sec, ou au moins pour pouvoir se sécher rapidement, n'avait donc pas pris de parapluie. Mais il avait oublié une chose: son pouvoir ne dure pas indéfiniment. Mais ça, il s'en est évidemment rappelé bien loin de chez lui. Il termina donc trempé et deux jours plus tard avec un mal de gorge agaçant et le nez plein. Heureusement il avait arrêté de pleuvoir depuis.
Jules attendait donc les coups de fil de clients affamés et fainéants réclamant qu'on les nourrisse. Tout le monde attendait dans la pizzeria (sauf les cuisiniers): les clients venus chercher eux-même ce quoi s'engraisser, l'autre livreur que Jules appréciait moyennement et la blondasse en surpoids chargée de la caisse, qui, eux, discutaient joyeusement.
-Courrage, se disait Jules, plus que quatre heures et t'as fini ton service.
En effet cela faisait déjà une heure qu'il avait commencé son service, et il en avait déjà ras le bol. La pizzeria avait reçu deux appels et pour chacun de ces appels le mutant avait joué à pile ou face avec son collègue livreur pour savoir qui s'en chargerait, et les deux fois il avait perdu. Heureusement les clients n'habitaient pas loin, les livraisons ont put être effectuées rapidement. Mais c'était définitivement pas son jour, à Jules. Du haut de son vélo, les pizzas rangées dans la boite fixée sur le garde-boue arrière, il avait faillit se faire renverser. Ca arrivait parfois, mais c'était toujours aussi agaçant. En plus il ne ferrait pas le poids face aux gros 4x4 américains...
Jules engloutit alors un autre cachet d'aspirine, en se demandant pourquoi le seul travail qu'il avait trouvé était, premièrement, livreur de pizza, et peut-être dans la seule de Brooklyn qui n'est pas équipée d'une télévision. Il serait vraiment temps qu'il se trouve un vrai boulot, avec un salaire digne de ce nom. Il ne détestait pas autant son travail d'habitude, mais il avait vraiment passé une mauvaise journée: il n'avait presque pas dormi, avait eut le nez bouché, la gorge prise et mal à la tête toute la journée et l'avait passée à ne rien faire, ce qu'il déteste.
Ce qui lui ferrait vraiment plaisir, là, tout de suite, ce serait une venant de l'autre côté de Brooklyn et que ce soit son collègue qui s'en charge, pour changer. Il renifla encore une fois puis croisa ses bras sur le comptoir avant d'y fourrer sa tête. Tout bien réfléchit, si l'autre livreur devait partir, c'est à Jules que la grosse ferrait la conversation, et il n'en avait vraiment pas envie. Il la trouvait insupportable: niaise, lente, bête et inintéressante. C'était un vrai moulin à parole en plus, il n'y avait aucune chance que Jules puisse la faire taire si jamais ils se retrouvaient seuls. Il soupirait, se demandant donc s'il préférait devoir traverser Brooklyn à vélo ou devoir discuter avec l'écervelée.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Abraham Blackwood
Agent du BAM Delta
avatar

Messages : 366
Date d'inscription : 16/01/2014
Age : 36

MessageSujet: Re: Sur place ou à emporter ? [Libre]   Lun 11 Aoû - 18:26


Mardi 10 Juin 2014,19:57 UTC, un petit coin de paradis
Brooklyn, New-York, USA

Début de soirée selon des conceptions standards et Abraham, pieds nus, bermuda et débardeur, était déjà amorphe dans son sofa en grommelant des mots qui n’avaient pas forcément de sens mis bout à bout. Choses qui ne lui arrivaient que rarement. Un drap de plage trainait au sol, comme abandonné. Du sable y était encore accroché dans certains replis. Un peu plus loin, un tube d’aspirine, vide, avait roulé sous la table basse. Tout ça à cause du temps maussade de ces derniers jours.

Pluie, grisaille et ciel encombré. Juin tout de même. Il y avait un minimum d’ensoleillement à respecter. Il pouvait être en droit d’espérer, non pas une chaleur écrasante, mais une petite température clémente ainsi qu’une absence de nuages. Bien qu’il puisse courir sans être véritablement ennuyé par son environnement, il trouvait tout de même que c’était plus agréable par un temps radieux. Non ? Non. Dame Nature en avait décidé autrement et personne ne savait la faire changer d’avis. C’était peut-être mieux ainsi d’ailleurs.
Il avait tout de même fait ses joggings, esquivant les averses du mieux que possible, adressant des prières silencieuses à quiconque avait un quelconque pouvoir de décision là-dessus. En vain. Au bout de quelques jours, il en avait eu marre. Alors, sur un coup de tête, profitant de la journée sans école qu’était ce mardi, il était parti. Direction Miami pour profiter d’un véritable soleil et de ses plages. La première téléportation datait du matin même. Il avait enfilé les fringues qu’il portait encore, rangé son portefeuille dans une poche ainsi que son portable et ses écouteurs  dans une autre, puis calé une serviette sur son épaule. Il avait gardé une bouteille d’eau dans une main, l’autre tenant un tube d’aspirine. Juste avant d’effectuer un bond, il avait rapidement regardé l’heure sur la pendule murale : 06:38.

Malgré les deux mille et quelques kilomètres, l’américain était arrivé en forme à l’ombre dans Haulover Park. Enfin, relativement. Il s’était tout de même tenu quelques instants à l’arbre le plus proche. Mais ce n’était pas un mal au crâne et des fourmillements dans les extrémités qui allaient l’empêcher de profiter de cette journée. Après avoir englouti un tiers des aspirines, il avait quitté la verdure pour traverser Collins Avenue. A cette heure-là, il n’y avait pas encore trop de monde. Prenant ses tongs à la main, il avait ensuite marché une centaine de mètres dans le sable déjà tiède avant d’étendre sa serviette. Souriant, il avait observé le panorama qui s’offrait à lui. La journée allait être bonne. Posant ses affaires, il s’était allongé, calant rapidement ses écouteurs au creux de ses oreilles avant de lancer des playlists en aléatoire.
Sa sieste avait duré plus d’une heure, tirant sur l’heure et demie. Puis les activités s’étaient enchainées. Jogging avant qu’il ne fasse trop chaud pendant deux bonnes heures. Pause dans un café et prise d’un petit déjeuner. Retour à la plage pendant qu’elle n’était pas encore bondée. Farniente et natation. Il avait ensuite commencé à monter tranquillement, s’arrêtant au bout d’une heure pour un déjeuner léger. Encore un peu de marche. De nouveau plage et longueurs en mer. Et de la marche. Une coupe glacée en chemin. Fin du trajet pour arriver à West Lake Park en courant. Il avait vérifié les alentours puis … il était rentré aussi simplement qu’il était venu.

Et là … là … l’ancien soldat les sentit bien passer les kilomètres. Il avait visé son salon, à côté du sofa. Il s’y était effondré l’instant suivant, larguant tout ce qu’il tenait en main. Et cela faisait maintenant près de trois quart d’heure qu’il y somnolait. C’est son estomac qui le tira de sa léthargie en criant de joyeux « Famiiiiiiine ! ». En l’état, il était bien incapable de cuisiner quoique ce soit lui-même. S’extrayant du confort, il passa côté cuisine, choppant un prospectus fixé avec un magnet sur son réfrigérateur : celui de la pizzeria la plus proche. Il composa le numéro et attendit qu’on décroche à l’autre bout. Une voix féminine lui répondit, sans entrain et pas spécialement agréable, et il commanda une chèvre-miel, grand format. Il précisa qu’il payerait par carte puis indiqua son adresse et raccrocha sans plus de cérémonie.

Il n'y avait plus qu'à attendre l'appui sur la sonnette, fonctionnelle, de la porte d'entrée.

Surtout, ne pas aller s’endormir dans le sofa …

_________________

Beam me up Scotty !

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jules Archambaud
Neutre Beta
avatar

Messages : 108
Date d'inscription : 24/07/2014
Age : 21

MessageSujet: Re: Sur place ou à emporter ? [Libre]   Lun 11 Aoû - 20:26

Jules somnolait presque quand le téléphone sonna. Il sursauta en tout cas. La blondasse de la caisse le laissa sonner, le temps qu'elle finisse de papoter avec le deuxième livreur qui, dés qu'elle décrocha, se tourna vers Jules, le sourire montant jusqu'aux oreilles, une pièce à la main. Sans même le regarder, toujours la tête fourrée dans le creux de ses bras, le mutant lui lança un "Face et c'est toi qui t'y colle", exaspéré, quelques secondes avant d'entendre son collègue jubiler pour la troisième fois de la soirée. N'en croyant pas ses oreilles, Jules se redressa pour de constater que la pièce affichait bien pile. Ce serait encore à lui de livrer, pour la troisième, et probablement pas la dernière, fois de la soirée. Manquant franchement de motivation, il reprit sa position initiale en soupirant, en disant à ses collègues de le réveiller une fois la pizza prête.

Une petite quinzaine de minutes plus tard, on déposa la pizza devant lui, pizza que Jules reconnut être une chèvre-miel (sa préférée) rien qu'a l'odeur, accompagnée de son casque, puis on lui tapa l'épaule pour le réveiller. Le mutant se releva lentement, avala un autre cachet d'aspirine puis s'équipa: il s'enfonça sa paire d'écouteurs dans les oreilles, mit son casque, pris la pizza et se dirigea vers le vélo avant de tout charger dans le coffre en plastique coloré et affublé du logo de la pizzeria à l'arrière de son véhicule avant de se mettre en route. Il dut rapidement faire demi-tour pour demander l'adresse de la livraison, mais une fois cela fait, il put enfin partir pour de bon faire son travail. Une fois encore, le client n'habitait pas loin. La rue dans laquelle il habitait était une rue transversale calme, propre, qui abritait un client régulier de la pizzeria. Jules connaissait donc le chemin par coeur. Cinq petites minutes et le colis serait délivré, et alors le malade pourrait retourner somnoler à la pizzeria, jusqu'à son prochain accès de malchance. Il n'en revenait toujours pas, d'ailleurs, d'être aussi malchanceux: perdre trois fois de suite à pile où face, il y avait de quoi crier à la triche. Mais bon, même si il était trop malade pour pouvoir profiter de la brise dans ses cheveux, de l'air frais du soir qui balayait son parcours, il touchait un bonus à chaque pizza livrée. Pas un bonus incroyable, mais un peu quand même, c'est mieux que rien, et suffisant à motiver un minimum. Et un bonus que son collègue ne toucherait pas, c'était le principal.

Il n'y avait presque personne sur les routes, si bien que le trajet fut encore plus rapide que d'habitude. Une fois arrivé dans ladite rue, une rue calme, impeccable, dont des caniveaux étaient parsemés de flaques d'eau et dont les lampadaires ne s'étaient pas encore allumés, il se mit à chercher la bonne maison. Pédalant lentement, il guettait le bon numéro, qu'il trouva du premier coup. Une fois la cible localisée, il arrêta son vélo juste devant l'entrée, sorti la pizza du coffre en plastique et y pris aussi quelques sachets de sauve piquante avant d'y ranger son casque et ses écouteurs puis se dirigea vers la porte. Il s'y planta, raide, tenant la pizza de la main droite comme le serveur d'un grand restaurant tiens son plateau et sonna de l'autre. Somnolant presque déjà, il espérait que le client ouvre le plus vite possible, histoire de pouvoir retourner somnoler à la pizzeria. Pourtant il avait cette sensation bizarre, ce malêtre qui prenait la forme d'une légère boule au ventre: il avait l'impression d'avoir oublié quelque chose. Il ne savait pas quoi, et ne se posait pas la question: il n'en avait pas l'énergie.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Abraham Blackwood
Agent du BAM Delta
avatar

Messages : 366
Date d'inscription : 16/01/2014
Age : 36

MessageSujet: Re: Sur place ou à emporter ? [Libre]   Mar 12 Aoû - 13:26

Échec.

Échec total. Abraham était retourné s’asseoir, dans l’idée de patienter tranquillement. Mais non. Toutes les activités de la journée et les contrecoups de la téléportation avaient eu raison de lui en l’espace de quelques minutes. Il avait juste eu le temps de finalement s’allonger parce que c’était bien plus confortable. Et maintenant, après son estomac, qui grognait toujours, c’était le doux carillon de la sonnette d’entrée qui le sortait de sa torpeur. Il ne s'était pourtant pas écouler tant de temps que ça ...

« J’arrive … »

La voix était tout sauf affirmée et si celui ou celle qui se trouvait derrière la porte l’entendait, ce n’était pas loin d’être un petit miracle. Il bascula paresseusement les jambes dans le vide pour que ses pieds effleurent la douce texture du tapis et se stabilisa. Il ferma les yeux tout en se massant les tempes et commença à décompter 60 secondes. Le temps nécessaire pour faire abstraction du reste et être parfaitement réveillé. Il ne pourrait pas être complètement opérationnel dans les quinze minutes habituelles mais compte tenu du faible effort que nécessiteraient les actions à venir, ce n’était pas handicapant.
Il finit par se lever sans difficulté, faisant craquer ses os par habitude, et secoua la tête comme pour la remettre totalement d’aplomb. Voilà qui était déjà mieux. Sans la secouer pour éviter d’envoyer du sable partout, il ramassa et plia la serviette avant de tendre le bras pour récupérer le tube qu’il constata vide. Il haussa un sourcil. Il ne se rappelait pas l’avoir vidé mais il apparaissait que c’était bien le cas. Peut-être un moment de lucidité entre deux phases de somnolence. La sonnette raisonna de nouveau. La patience est une vertu parait-il. Levant les yeux au ciel, il reprit d’une voix assurée et suffisamment forte pour être entendue. Hors de question que sa pizza reparte !

« Je suis à vous dans un instant ! »

Il se dirigea, toujours pieds nus, vers la porte d’entrée, déposant la serviette et le flacon vide sur la console en verre et fer forgé qui siégeait à côté où trônait également un de ses téléphones fixes, un répertoire et le fameux bol contenant un ensemble de clés diverses et variées. Un miroir, dont le pourtour était également en fer forgé, était fixé au-dessus sur le mur blanc. Utile quand il s’agissait de vérifier qu’un vieil épi retors n’avait pas fait son apparition avant de partir. Une plante verte faisait la belle dans l’angle et un tapis se tenait sur le seuil, prêt à accueillir des chaussures dont la propreté laissait à désirer.
Réveillé mais arborant tout de même des signes de fatigue, l’américain finit par ouvrir la porte aux deux tiers pour y voir, avec un certain plaisir, la pizza qu’il allait manger tranquillement devant un film probablement. Il vit ensuite le jeune homme qui la lui apportait. A vue de nez, il devait être entre le mètre 80 et le mètre 85 et sa corpulence indiquait un homme qui ne restait pas avachi sans un fauteuil à longueur de temps. Yeux marron cernés, il n’était donc pas le seul aujourd’hui, et bouche à deux doigts de bailler. Il estimait qu’il devait être d’une dizaine d’années son cadet, peut-être un peu moins même …

« Bonsoir ! Désolé pour l’attente, un sofa trop attachant … »

S’il ne souriant pas spécialement, il n’en était pas grognon pour autant et sa voix se faisait plutôt chaleureuse. Il fouilla ses poches pour sortir son portefeuille duquel il récupéra le morceau de plastique magique plus connu sous le nom de carte bleue.

« Combien je vous dois ? »

Le prix était indiqué sur le prospectus, sans aucun doute, mais dans sa flemmite aigüe, il n’avait tout simplement pas fait attention. Et il n’était pas à quelques dollars sur le prix d’une pizza.

_________________

Beam me up Scotty !

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jules Archambaud
Neutre Beta
avatar

Messages : 108
Date d'inscription : 24/07/2014
Age : 21

MessageSujet: Re: Sur place ou à emporter ? [Libre]   Mar 12 Aoû - 14:48

Pas de réponse. Jules était pourtant certain de ne s'être pas trompé de maison.Il vérifia quand même. Puis, au lieu de jeter un coup d'oeil indiscret par la fenêtre comme le faisait son collègue, le livreur attendit patiemment devant la porte, sans bouger d'un pouce. Pour faire passer le temps il humait la bonne odeur de la pizza, encore chaude, qu'il tenait dans la main. Il n'avait pas faim mais savait qu'une fois son service terminée il se jetterais dans son lit avec une de ces merveilles qu'il dévorerait devant un film. Il réfléchissait à quel film il regarderait. Peut-être La Reine Des Neiges: le dernier Disney qui raconte l'histoire d'une princesse qui se découvre être une mutante et qui essaye de le cacher. On lui avait recommandé ce film, mais il hésitait encore.

Cela allait faire une bonne minute qu'il avait sonné, et il n'avait toujours pas obtenu de réponse. Il sonna donc une deuxième fois. Presque immédiatement il entendit une réponse:

« Je suis à vous dans un instant ! »

Quelques secondes plus tard, la porte s'ouvrit enfin: elle laissa apparaître un homme habillé légèrement pour le climat actuel de Brooklyn qui dépassait Jules d'une bonne tête, d'allure sportive et qui avait l'air tout aussi réveillé que lui. Au moins quelqu'un qui n'essayerait pas de lui faire la conversation indéfiniment, espéra le livreur.

« Bonsoir ! Désolé pour l’attente, un sofa trop attachant …  »

Jules sourit à cette remarque, c'est vrai que si il en avait eu la possibilité il se serait lui aussi avachi dans son canapé en attendant que les heures passent. Le client, malgré l'état dans lequel il se trouvait, avait l'air chaleureux, de quoi remonter au moins un peu le moral du livreur: pour les deux livraisons précédentes il était tombé sur des abrutis hautains et malpolis. On sous-estime souvent l'impact du comportement des gens sur les autres. Le client se mit ensuite à fouiller dans sa poche pour en sortir son porte-feuille, duquel il extirpa sa carte bleue, en demandant:

« Combien je vous dois ? »

Le visage de Jules, qui souriait encore, se décomposa: c'était donc ça, la sensation d'avoir oublié quelque chose: prendre le boitier qui servait à prendre les paiements par carte bleue lui était complétement sorti de la tête. Non, il l'avait peut-être juste laissé dans le coffre de son vélo. Misant tout sur cette hypothèse, il tendit la pizza vers le client.

« Vous pouvez me tenir ça s'il vous plait, j'ai laissé la machine à cartes sur le vélo.»

Après avoir donné la pizza à son destinataire sans vraiment faire attention à sa réaction, Jules fit volte-face et se dirigea rapidement vers son vélo. Il en ouvrit le conteneur mais n'y vit que son casque et ses écouteurs. Aujourd'hui ce n'était définitivement pas son jour. Il enfonça donc sa tête dans la paume de ses mains, les deux coudes posés sur le coffre et se mit alors à réfléchir: trois options s'offraient à lui: le client pouvait payer en liquide, le livreur devrait retourner à la pizzeria pour aller chercher le fameux boitier en moins de dix minutes, ce qui était hautement improbable, ou bien il pouvait offrir la pizza au client et rentrer le plus lentement possible à la pizzeria, ce qui ferait deux heureux. Ces deux dernières options étaient relatives au fait que, comme il est écrit sur la brochure, la devanture, les vélos et les scooters de la pizzeria, si le client n'est pas livré dans la demi-heure, alors la pizza lui est offerte, et que ce client là avait passé sa commande presque vingt minutes auparavant. Après quelques secondes de méditation, il revint lentement vers le client, qui n'avait pas bougé, pour lui annoncer la nouvelle avec un air embarrassé:

« Désolé mais j'ai oublié le boitier pour payer par cartes, ça m'est sorti de la tête. Vous avez de quoi payer en liquide ? Il y en a pour 10.99$ »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Abraham Blackwood
Agent du BAM Delta
avatar

Messages : 366
Date d'inscription : 16/01/2014
Age : 36

MessageSujet: Re: Sur place ou à emporter ? [Libre]   Mer 13 Aoû - 15:42

S’il en croyait le sourire de son livreur, ce dernier n’avait pas l’air de lui en tenir rigueur pour le léger temps d’attente à la porte. Cela étant, il n’avait pas eu à patienter longtemps. Deux ou trois minutes tout au plus. Cela restait dans la mesure du raisonnable. Sans trop se mouiller, il supposait qu’il devait malheureusement avoir eu bien pire que ça. Et peut-être que lui aussi aurait aimé se prélasser dans un canapé confortable. Son boulot ne devait pas être de tout repos. Il avait dû être ravi ces derniers jours avec la météo capricieuse.

Un haussement de sourcil et un regard interrogateur apparurent alors que le visage du jeune homme semblait perdre toutes ses couleurs par cette simple question. Pourtant, elle n’avait rien d’extraordinaire en soi, de son avis en tout cas. Il tendit les bras pour attraper le carton encore chaud d’où se dégageait une douche odeur qui lui chatouillait les narines. Un détail ne lui était pas étranger chez l’autre mais il n’arrivait pas à remettre le doigt dessus pour le coup. La pizza occupait un peu trop son esprit pour l’instant.

« Avec plaisir ! »

S’il était trop long, il pourrait toujours lui rendre le carton vide. Mais ce n’était pas très sympa. En attendant, il n’avait toujours pas choisi son film. Un petit quelque chose de tranquille probablement … ou de pas très long. The Best Exotic Marigold Hotel peut-être bien. Cela faisait un moment qu’il l’avait regardé. Il n’en avait rien oublié mais ce n’était qu’un détail. Il en riait et pleurait toujours en le regardant. A moins qu’il n’opte pour un dessin animé ? Pourquoi pas. Il en avait un certain nombre aussi, obligatoires lorsqu’une petite princesse traîne dans vos pattes et vous les demande. Il ne s’en était pas séparé. Sans compter le fait qu’il avait d’excellents souvenirs associés à ces DVD, il faisait également partie de ceux qui pensaient qu’il n’y avait pas d’âge pour regarder des dessins animés. Le Roi Lion peut-être. C’était définitivement son favori.
Abraham quitta ses réflexions pour voir son sauver nutritif s’appuyer, passablement déprimé, sur l’arrière de son vélo. La conclusion la plus logique qui s’imposait était donc l’absence notable du lecteur de cartes. Pourtant, il était quasi certain d’avoir précisé qu’il payerait de cette façon. A moins qu’il n’ait été trop fatigué et qu’il n’ait fait qu’y penser sans le dire clairement ? Il essaya de se souvenir de ses propres mots mais ils étaient clairement hors de portée. Foutue sieste.
Par contre, si lui-même venait à bosser dans un boulot qui nécessitait des déplacements réguliers … il avait clairement un avantage. Il lui fallait dépasser les 200 kilomètres et des poussières avant de commencer à ressentir des effets secondaires. Il avait largement de quoi faire quelques allers et retours avant d’avoir un premier symptôme. D’autant plus que dans la plupart des cas, la livraison se faisait dans un périmètre défini et plutôt restreint. Une autre reconversion dans une autre vie peut-être. La présente lui convenait plutôt bien. Et puis, il lui faudrait renoncer aux cours de langues. Chose qui ne le motivait pas vraiment.

Son interlocuteur finit par revenir, lui annonçant la sentence finale : oubli du boîtier. Donc, malgré sa fatigue avancée, il avait tout de même eu la présence d’esprit d’énoncer son moyen de paiement. Son cas n’était pas si désespéré ! Quoi qu’il en soit, il n’en tenait pas rigueur au livreur : ça pouvait arriver à tout le monde.

« Ne vous inquiétez pas pour ça, c’était juste plus facile pour moi. Il devrait me rester du liquide dans un coin, j’ai utilisé tout ce que j’avais sur moi aujourd’hui. Entrez un instant, je vais … commença-t-il, s’interrompant d’un coup Je sais ! Vous êtes français, non ? »

Il était aussi surpris de son changement de sujet que devait l’être le jeune homme. Il n’avait nullement calculé cette nouvelle orientation. La lumière s’était faite d’un coup, sans prévenir. L’accent. C’était ça qui lui avait paru familier un peu plus tôt sans savoir de quoi il retournait exactement. Autant de temps pour reconnaître les origines maternelles. Il pouvait mieux faire.

« Excusez-moi ... dit-il en secouant doucement la tête avant de pousser la porte Entrez, je vais chercher de quoi vous régler. »

Sans lui laisser le temps de protester, lui-même rentra chez lui, bifurquant à droite pour déposer la pizza sur le bar avant de ressortir de la cuisine pour aller dans son bureau qui se situait juste à côté.

_________________

Beam me up Scotty !

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jules Archambaud
Neutre Beta
avatar

Messages : 108
Date d'inscription : 24/07/2014
Age : 21

MessageSujet: Re: Sur place ou à emporter ? [Libre]   Mer 13 Aoû - 18:08

Jules suivit le client à l'intérieur du domicile de ce dernier, son expression interloquée disparaissant peut à peu. Il avait pris l'habitude que l'on remarque son accent, ou que l'on devine directement d'où il venait (même si c'était plus rare; les américains sont nuls en géographie), mais il avait été surpris par le changement de sujet brutal dans la phrase du client. Tellement surpris d'ailleurs qu'il n'avait même pas eu le temps de répondre à sa question avant que l'inconnu n'enchaîne en lui proposant d'entrer chez lui, le temps qu'il trouve de quoi payer son repas. Le livreur referma doucement la porte derrière lui, humant à son tour la bonne odeur de la pizza posée sur le bar à droite de l'entrée. Malgré le fait que la plupart de ses clients le laissent rentrer chez eux le temps de trouver quelques dollars manquant, Jules ne pouvait jamais s'empêcher de jeter au moins un petit coup d'oeil à l'état de leur habitation et de faire des comparaisons avec celles de autres clients. Celle-ci était bien mieux entretenue que la plupart des maisons qu'il eut été donné au livreur de voir, surtout par rapport à celle de l'habitué de la pizzeria qui habite plus dans cette même rue. Ici, tout semblait à sa place, propre, impeccable et agréablement décorée, en plus.

Juste après avoir posé la pizza sur le bar de la cuisine, le client s'affaira dans la pièce voisine, pour chercher l'argent qu'il devait. Pendant ce temps, le livreur continuait son petit tour d'inspection. Sans bouger de devant la porte, il jetait un rapide coup d'oeil sur chacun des meubles, bibelots ou objets divers de la pièce. Tout en fronçant légèrement les sourcils pour contrer l'absence de ses lunettes de vues afin de mieux observer le sofa sur lequel son client s'était probablement endormi avant d'ouvrir la porte, Jules répondit enfin à la question de son client: « Et pour répondre à votre question; oui je suis français. Ca s'entend tant que ça ? ». Il haussa légèrement la voix pour être sur qu'on l'entende. Après le canapé, Jules se mit à observer la plante posée sur le meuble à coté de l'entrée. Comme le reste elle était bien entretenue, mais pas aussi bien que le bonsaï de compagnie qui ornait une fenêtre de l'appartement du livreur. A coté de cette plante siégeaient tout ce qui se trouve habituellement sur un meuble d'entrée: un téléphone fixe, un répertoire et le genre de plat décoratif que l'on remplit habituellement de clés, de petite monnaie, de stylos qui n'écrivent plus et des pièces superflues que l'on retrouve toujours après avoir assemblé un meuble en kit, mais pas ici: ce plat là n'était remplis que de clés. Puis son attention se porta sur le meuble qui portait tout cela: une console en verre et fer forgé. Elle lui faisait penser a la table qui décorait l'entrée de la maison dans laquelle il avait grandit, même si elles ne se ressemblaient pas vraiment: d'après les souvenirs de Jules, cette table était composée d'un simple plateau de verre posé sur un support en fer forgé lourdement orné et avait exactement la même utilité que la console du client. Il remarqua ensuite le mirroir, encadré par, une fois encore, du fer forgé et se plaça devant pour constater l'étendue des dégats qu'occasionait la fatigue et la maladie sur son visage. Il soupirra en constatant l'épaisseur des cernes sous ses yeux et passa la main dans ses cheveux en espérant que cela le recoifferait. Tout en s'observant dans le mirroir, commençant à trouver le temps un peu long, il tenta de faire la conversation. Après tout ce client là avait l'air plus sympa que les autres et tout le temps passé à discuter était du temps qu'il ne passait pas à pédaler.

« Vous savez c'est rare que l'on devine que je suis français, les gens se trompent souvent. On me prend souvent pour un italien, peut-être parce que je livre des pizzas. »

C'est vrai que les gens se méprenaient souvent sur ses origines. La moitié des personnes qu'il livrait le prenaient pour un italien, une partie pensait qu'il était allemand et parmis les clients restants il y avait ceux qui avaient des théories encore plus farfelues, ceux qui avaient deviné juste, ceux qui n'avaient toujours pas trouvé et enfin ceux qui ne se posaient même pas la question.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Abraham Blackwood
Agent du BAM Delta
avatar

Messages : 366
Date d'inscription : 16/01/2014
Age : 36

MessageSujet: Re: Sur place ou à emporter ? [Libre]   Jeu 14 Aoû - 7:30

Abraham n’avait rien de particulier à cacher. Ou si c’était le cas, c’était dans son bureau dont la porte était toujours close. Même quand il était seul, il avait pris l’habitude de la fermer, au cas où. Tout comme celle d’entrée qu’il verrouillait pour être sûr que personne n’entre alors qu’il avait mis le son un peu trop fort. Actuellement, même son livreur ne pouvait rien voir du bureau depuis le seuil. Au maximum, par l’entrebâillement, c’était un bout des étagères et des meubles de rangement. Pas de quoi s’exciter.
Alors qu’il avait sorti sa petite boite noire de sa planque, il entendit la réponse à sa question sortie de nulle part. Il sourit tout seul et continua de récupérer la somme nécessaire ainsi que de quoi assurer un pourboire. Il n’hésita pas longtemps sur cette dernière somme. Même si c’était son boulot, il était venu jusqu’ici en vélo. Pour ça, il méritait un petit pécule. De plus, il était souriant et agréable. Ces deux points faisaient toute la différence.

Refermant la porte derrière lui, il entendit alors un soupir qui passait les lèvres du jeune homme. Il rit doucement avant de vouloir reprendre de la même voix posée qu’un peu plus tôt pour se permettre une remarque mais il fut pris de court. Aucune importance. Il revint vers celui qui l’attendait.

« Les clichés ont la vie dure, que ce soit à cause d’un emploi, de caractéristiques physiques ou d’autres choses. Par exemple, même si c’est moins vrai maintenant, un certain nombre de personnes pensent que je suis une sorte de rebelle punk anarchiste ou je ne sais quoi à cause de ce tatouage ou de mes anneaux. »

Il montra son avant-bras gauche où s’inscrivait un mécanisme à travers sa peau puis désigna ses lobes d’oreilles percés par chacun par un anneau creux d’un centimètre environ. Il ne regrettait ni l’un ni l’autre. Encore moins le tatouage qui ornait sa nuque mais il n’était pas visible. Il haussa les épaules.

« Après, les gens qui ne sont pas capables de voir plus loin que le bout de leur nez ne m’intéressent pas. Mais je m’éloigne du sujet … si ça peut vous rassurer, non, votre accent ne s’entend pas autant que ça. »

L’américain, sur les papiers en tout cas, marqua une pause avant de reprendre dans un français impeccable et en souriant.

« Mais je suis aidé  sur ce coup-là. Ma mère est française. Depuis que je suis tout petit … depuis toujours en fait, j’alterne entre l’anglais et la langue de Molière. J’ai passé un certain nombre d’étés dans l’exploitation viticole de mes grands-parents à écouter mes aînés ou foutre le bordel avec ceux de mon âge. Alors forcément, avec le temps, j’arrive à reconnaître quand il y a un accent. »

Même si c’était avec la langue russe, c’était aussi comme ça qu’il avait deviné qu’Iris en était originaire. Des petits mots pouvaient apprendre beaucoup de choses sur celui ou celle qui les énonçait. Il continua dans la même langue en lui tendant tout d’abord l’appoint.

« Mais je ne vais pas retenir trop longtemps, vous avez sans doute d’autres livraisons à effectuer. Voici pour la pizza … normalement il y a le compte rond. Et voici pour vous. »

Toujours souriant, il lui tendit alors Hamilton et Jackson, le premier secrétaire du trésor et l’un des premiers présidents, représentants des billets de 10 et 20 dollars. Ce n’était pas une somme exceptionnelle non plus. Il ne pouvait pas ne pas les accepter. S’il tentait de le faire, le soldat se réveillerait et l’immobiliserait, sans violence et sans trace, pour les lui glisser dans la poche. Non … non, il n’aurait pas besoin d’aller jusque-là. Un peu de flemme pointait son nez aussi. Il serait bien plus simple qu’il les prenne sans se poser de question.

_________________

Beam me up Scotty !

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sanzo Aoe
Élève à l'Institut expérimenté(e) Delta
avatar

Messages : 1105
Date d'inscription : 03/11/2012

MessageSujet: Re: Sur place ou à emporter ? [Libre]   Jeu 14 Aoû - 9:03

(New York)

il faisait beau aujourd'hui, après les pluies de ces derniers jours ce n'était pas gagné. Un jeune homme arpentait les rues en sifflotant. Vêtu d'un jean gris délavé assez ample pour masquer sa queue de chat, d'une chemise grise aussi ouverte sur un T-shirt "I love London" écrit en rouge sur une photo du Tower Bridge, de ses grosses chaussures adaptées à sa morphologie féline. Une casquette plaquait ses cheveux cachant ses oreilles. Il n'avait cependant pas pris de lunettes, tant pis pour ses yeux.

Il avait bien sur prévenu Rachel qu'il sortait sur New York. Meme s'il était légalement majeur, l'Institut était responsable de lui, il ne voulait certainement pas mettre qui que ce soit dans l'embarra. Il avait aussi envoyé un sms à Karl et activé le gps de son téléphone. Il n'avait pas oublié la conversation de mars avec son ami. Mais de savoir qu'un psychopathe voulait le tuer ne l’empêcherait pas de vivre. Il n'avait pas envie de vivre dans la crainte perpétuelle. Il ferait attention bien sur, ne se promènerait pas dans des endroits louches et dangereux mais il refusait de se cloitrer à l'Institut.

Son ventre se mit à grogner, il avait faim, c'était l'heure d'ailleurs. Il avait passé la matinée à faire les magasins, cherchant le meilleur cadeau qu'il voulait offrir à Jade.
Il avait d'abord pensé à un bijou mais une bague, c'était ... un peu trop. Pourtant il y en avait des jolies, vraiment très jolies et chères. Elle n'aurait pas aimé. Il en avait les moyens bien sur mais si c'était pour qu'elle ne la porte pas il n'en voyait pas bien l’intérêt. Un collier peut être ou des boucles d'oreilles.
Il avait aussi arpenté les boutiques de vêtement mais meme problème : aimera t elle.
C'était vraiment trop personnel et quand une vendeuse s'était approchée alors qu'il regardait une robe il était devenu écarlate et s'était enfui sous le regard intrigué et amusé de la femme et de quelques clientes.

Il était aussi rentré dans une boutique d'objets anciens. Une petite boite à musique lui avait attiré le regard mais encore une fois, ce n'était pas vraiment son genre. Il l'avait cependant quand meme acheté.
Il s'était penché sur d'éventuels bouquins notamment un traité sur les mathématiques.

Puis il l'avait vu. Une boutique gothique, tout à fait son style dans Brooklyn ou ses pas l'avaient mené. Il avait fini par prendre un collier, une aile d'ange. Oui elle était son ange, et les boucles d'oreilles assorties. Le prix était raisonnable.

Dans les rues, du monde, beaucoup de monde. Des touristes surtout. Des familles françaises, anglaises, allemandes mais aussi des groupes d'asiatiques. Des filles, pas mal de filles, certaine se retournant sur son passage.
Il leur souriait gentiment (enfin pas à toutes). Deux françaises lui demandèrent le chemin dans un anglais approximatif, tout en gloussant. Il les renseigna. Elles étaient mignonnes mais il ne pouvait s’empêcher de les comparer à sa "chère et tendre".
Celle ci avait les cheveux moins noirs que Jade. Et celle là, son visage pale n'avait pas ce magnifique reflet de nacre de Jade. Quand à celle là, elle se maquillait trop et ... bref toutes ces filles lui paraissaient quelconque.

Il plongea la main dans sa poche ou il avait mis le cadeau pour Jade un grand sourire aux lèvres.
Sortant de son rêve éveillé, il avisa une pizzeria. Pourquoi pas, vu qu'il mourait de faim, il aurait avalé n'importe quoi et puis les effluves qui en sortaient étaient vraiment alléchantes. Une douce odeur d'oignons grillés, de sauce tomate aux herbes, et de jambons cuits, de quoi faire baver le chat.

Sanzo détailla la carte affichée à l'extérieur "Pizza à emporter ou sur place, livraison rapide". Bon il pourrait manger sur place. Il fit son choix une maxi calzone. Il en avait mangé une, en Italie, un vrai régale.

Il poussa la porte, deux personnes, une grosse femme blonde, molle  et un homme qui semblait s'ennuyer à mourir derrière le comptoir. Ce dernier devait avoir dans les 25 ans. Plus grand que le chat, il portait une barbe de plusieurs jours. Cheveux bruns, yeux bruns, l'air fatigué, il dégageait en plus de la pizza une odeur de cigarette que le chat identifia. Malgré une certaine lassitude, l'homme semblait sympathique et ouvert. Quelques tables vides, style bar attendaient les clients mais il n'y avait personne, les gens se contentant le plus souvent de téléphoner.

S'approchant de l'homme, il passa sa commande en souriant
"bonjour, une maxi calzone sur place s'il vous plait".

_________________

Nombre de rp  cat 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jules Archambaud
Neutre Beta
avatar

Messages : 108
Date d'inscription : 24/07/2014
Age : 21

MessageSujet: Re: Sur place ou à emporter ? [Libre]   Jeu 14 Aoû - 15:16

« Les clichés ont la vie dure, que ce soit à cause d’un emploi, de caractéristiques physiques ou d’autres choses. Par exemple, même si c’est moins vrai maintenant, un certain nombre de personnes pensent que je suis une sorte de rebelle punk anarchiste ou je ne sais quoi à cause de ce tatouage ou de mes anneaux. Après, les gens qui ne sont pas capables de voir plus loin que le bout de leur nez ne m’intéressent pas. Mais je m’éloigne du sujet … si ça peut vous rassurer, non, votre accent ne s’entend pas autant que ça. »

Alors qu'il parlait, le client dévoila son tatouage sur l'avant-bras et ses piercings aux oreilles. C'était bien la dernière chose à laquelle s'attendait Jules de la part de cet inconnu. Enfin non, pas exactement la dernière, mais c'était inattendu quand même. Quand on voit un homme vivre dans une maison aussi parfaite on ne s'attend pas à le voir avec un écarteur dans chaque oreille et un tatouage sur le bras. Ce qu'il disait était vrai aussi: si le livreur avait remarqué ses tatouages et ses piercings avant d'entrer chez lui, il se serait presque inquiété de l'état de la maison avant d'y entrer, mais cela ne s'était pas passé comme ça et l'homme avait l'air presque trop sophistiqué pour vouer sa vie au chaos. Enfin Jules basait tout cela sur la simple vision du salon de cet inconnu et sur son attitude. Peut-être qu'il torturait des gens dans sa cave ou bien que, dans une pièce secrète inaccessible, il avait élaboré un plan pour réduire New York en cendre, qui sait.
Puis, le client se mit à parler français. Un français impeccable, dénué d'accent. Jules était estomaqué, cela allait faire presque six mois qu'on ne lui avait pas parlé français. Il entendait parfois des touristes se parler français entre eux, souvent pour ses moquer des autres touristes ou des habitants de la ville, mais on ne lui avait pas parlé français depuis la dernière fois que ses grand-parents l'avaient appelé pour lui souhaiter son anniversaire. Il fut, encore une fois, tellement surpris de cette transition abrupte qu'il n'écouta qu'a moitié ce que son interlocuteur lui disait. Décidément, ce client là était vraiment plein de surprise.
Jules sortit de son semi-état de choc lorsqu'on lui tendit de quoi payer la pizza. Le livreur prit donc l'argent et l'enfonça dans la poche de sa chemise tout en remerciant, en français, son interlocuteur. Ce dernier tendit ensuite 30$, en guise de pourboire. C'était beaucoup trop, Jules ne pouvait pas accepter autant pour une seule pizza livrée aussi près de la pizzeria, il n'en avait pas besoin en plus. Mais trop timide, et fatigué surtout, pour refuser, il décida de les accepter en exprimant encore d'avantage sa gratitude au client avant de les fourrer dans la poche de son pantalon.

Une fois cela fait, Jules prit le chemin de la sortie.  « Allez, bon appétit, et à la prochaine j'espère ! Et merci encore pour le pourboire » lança-t-il tout en coinçant le billet de 20$ dans la porte en la refermant. Puis il reprit le chemin de son vélo, enfonça ses écouteurs dans ses oreilles puis mit son casque. Ensuite il brancha ces écouteurs sur son téléphone et se mit de la musique, en prenant soin de passer toutes les chansons que son appareil proposait jusqu'à atteindre la préférée de Jules. Enfin il enfourcha son vélo et reparti en direction de la pizzeria. Plusieurs minutes plus tard il y arriva. Après avoir garé son vélo il s'autorisa une pause clope. Il sorti de la poche gauche de son pantalon un paquet de cigarette, en sortit une ainsi que son briquet puis l'alluma. A chaque fois qu'il fumait il avait cette même réflexion: pour le peu qu'il fumait (une à deux cigarettes par jour), il pourrait aussi bien arrêter. Mais bon, pourquoi faire ? Moins d'un paquet par semaine c'était pas grand chose non plus. Seulement une fois arrivé à la moitié de sa cigarette, il remarqua à quel point la rue était bondée. C'est dingue comme il avait cette capacité à se déconnecter de ce qui l'entoure aussi facilement lorsqu'il était fatigué ou occupé. La foule se composait principalement de touristes, mais pour des gens en vacance, ils avaient quand même l'air pressé.

Lorsque Jules atteint la fin de sa cigarette, il en jeta le mégot par terre, l'écrasa sous son pied puis se redirigea à l'intérieur de la pizzeria. Pour changer elle était vide. A sa grande surprise, l'autre livreur était parti faire son travail, enfin. Jules pris donc place derrière le comptoir, mit dans la caisse le payement de la livraison puis se mit à prier de toute ses forces pour que la caissière ne lui fasse pas la conversation. Son souhait se réalisa, d'ailleurs.
Alors qu'il n'était assit que depuis quelques minutes et qu'il s'y ennuyait à mourir, un client entra dans la pizzeria, pour la première fois de la soirée. Ce client là avait une allure étrange, plutôt androgyne et était vêtu presque entièrement de nuances de gris, sauf pour son tee-shirt, rouge. Celui-ci s'approcha de Jules afin de passer sa commande. Le livreur remarqua alors les yeux du client pendant que celui-ci passait sa commande: des yeux de chat d'une couleur ambrée. L'employé nota alors la commande du client sur un post-it qu'il transmit à la cuisine, en se demandant ce qui pourrait amener quelqu'un à porter d'aussi affreuses lentilles de contact. Mais bon, cela ne le regardait pas et qui était-il, d'abord, pour juger les gouts et les couleurs des gens. Alors qu'il avait le dos tourné, la blonde énonça le prix de son repas au client, 8.99$ (il gagnait 2$ en mangeant sur place) avant de lui conseiller d'aller s'installer à la table de son choix et de lui dire qu'on lui amènera sa pizza une fois celle-ci prête.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Abraham Blackwood
Agent du BAM Delta
avatar

Messages : 366
Date d'inscription : 16/01/2014
Age : 36

MessageSujet: Re: Sur place ou à emporter ? [Libre]   Jeu 14 Aoû - 23:06

A défaut d’exprimer clairement ce qu’il pensait des détails physiques de l’américain, l’étonnement se peignait sur ses traits. Il en sourit. Peut-être que s’il ne lui avait mis les yeux dessus, ils seraient passés inaperçus qui sait. Ses cheveux en perpétuel chaos organisé pouvaient à la rigueur, mouillés, cacher ses anneaux … même s’il ne les pensait tout de même pas assez long. Là, secs, ils ne dissimulaient rien du tout. Pas plus que son débardeur ne recouvrait son bras gauche. Que dirait-il s’il avait qu’il était anciennement militaire ? Il aurait pu être drôle de l’énoncer, juste pour voir. Voir s’il croyait en l’adage énonçant que l’habit ne faisait pas le moine. Voir s’il comprenait que les apparences pouvaient être parfois trompeuses. Ils ne seraient pas sans se recroiser, surtout s’il recommandait un jour ou l’autre, il aurait bien le temps d’approfondir la question plus tard.

Si son livreur du soir avait été surpris précédemment, il tombait maintenant des nues alors que le français résonnait dans l’entrée. Plusieurs théories se bousculaient. La première : il ne s’attendait pas à trouver quelqu’un qui le parle … et encore moins sans accent notable. La seconde : il n’avait pas entendu sa langue maternelle depuis un moment. La troisième : c’était bien trop de surprises pour la même soirée. La quatrième et dernière pour le moment : un mélange des trois précédentes.

Il sembla revenir à lui lorsqu’il lui tendit l’argent qui changea de main dans la foulée. La plupart du temps, du mouvement dans le champ visuel d’une personne dans l’ailleurs suffisait à la ramener au présent. Cela semblait se vérifier ici. Continuant d’arborer son sourire, il suivit l’inconnu qui sauvait son estomac d’une crise jusqu’à la porte.

« Merci à vous surtout et faites attention en rentrant. A plus tard ! »

Abraham regarda la porte se fermer en pensant fortement à sa pizza dont l’odeur continuait toujours de lui chatouiller les narines avec entrain. Il l’attrapa et fit quelques pas pour la déposer sur la table basse du salon. Un demi-tour effectué et il repartait dans la cuisine pour y prendre du sopalin, inutile de tâcher le tapis et de mettre du gras partout, ainsi qu’une bouteille d’eau fraîche. Il éteignit les appliques lumineuses et commençait déjà à apprécier la suite de sa soirée. C’est en repassant devant la porte d’entrée qu’il nota le petit détail : un morceau de papier en dépassait. Haussant un sourcil, il se rapprocha pour voir de quoi il s’agissait.

« Ah le petit con ! »

Il soupira, rouvrit la porte et récupéra le billet de 20 dollars. Il secoua la tête doucement. Il aurait au moins pu lui rendre en main propre. Il ne l’aurait pas mangé. Forcé à l’accepter, peut-être. Mais son intégrité physique n’en aurait pas été altérée. Quoi qu’il en soit, il était trop tard pour lui courir après. Et se téléporter, dans son état, à la pizzeria ne semblait pas être la meilleure idée qui soit à cette heure. Tant pis. Il le déposa dans le bol à clés. Il réussirait à lui donner la prochaine fois. Peut-être.
Il secoua de nouveau la tête et reprit sa marche vers le sofa sur lequel il se laissa tomber … pour se relever aussi sec puisque le DVD n’allait pas se mettre tout seul dans le lecteur. Un, deux, trois … adjugé vendu pour le Best Exotic Marigold Hotel. Il vérifia qu’il n’avait rien oublié et que les télécommandes étaient bien sur la table basse elles-aussi avant de se rassoir. Il appuya sur le bouton de lecture et choppa la première part de chèvre-miel.

Miom.


● RP terminée pour Bee ●

_________________

Beam me up Scotty !

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sanzo Aoe
Élève à l'Institut expérimenté(e) Delta
avatar

Messages : 1105
Date d'inscription : 03/11/2012

MessageSujet: Re: Sur place ou à emporter ? [Libre]   Dim 17 Aoû - 7:51

le regard sur ses yeux n'échappa pas au chat. Mais il ne baissa pas la tête, au contraire. Il fixa le serveur avec une certaine fierté et un peu de défit. Il avait déjà caché les attributs les plus visibles de sa mutation, il refusait de se cacher complètement. Oui il était un mutant.

Le gars n'insista pas. Dommage/tant mieux, Sanzo ne savait pas trop. Il n'était pas du genre à chercher la bagarre mais ...
il avait grandi, évolué, fini le môme terrorisé. Il avait vu la mort de près, très près.

La blonde lui annonça le prix qu'il paya d'un billet de 10$.
"gardez la monnaie" lui lança t il avec un sourire. 2$ ce n'était rien pour lui. Il ne se demanda pas s'il aurait du donner plus, pas vraiment habitué à laisser des pourboires. D'ailleurs en réfléchissant bien c'était la première fois qu'il sortait tout seul sans son père ou Karl ou n'importe quel adulte.
Il finit par aller s’asseoir. Otant sa casquette, il secoua ses cheveux. Il avait beau les avoir fait couper un peu, ils tombaient largement sur ses épaules.
Durant la préparation de la pizza, son regard balaya la salle avant de revenir se fixer sur le serveur. Le type avait quelque chose d'intrigant que Sanzo n'arrivait pas à définir. Il s'ennuyait c'était visible mais il dégageait aussi une certaine tension. Il aurait été plus jeune, le chat se serait rapproché et tenté de discuter mais avec un adulte.
Quoique il l'était aussi, adulte.
Il secoua la tête en souriant, c'était vraiment plus fort que lui. La grosse blonde s’éclipsa derrière. L'homme était seul.

Le chat se leva et s'approcha de lui. Après tout le pire qu'il pouvait lui arriver c'était de se faire rembarrer.

"salut, tout va bien ? Vous semblez ... vous allez bien ?" un peu de gêne, un peu de curiosité et beaucoup de gentillesse dans le ton de sa voix.

Encore une fois, il allait se mêler de ce qui ne le regardait pas mais si les gens n'allaient pas les uns vers les autres comment pouvaient ils se connaître, comment pouvaient ils s'apprécier. Sanzo ne se demanda pas un instant si son vis à vis était un mutant ou pas, il s'en fichait. S'il pouvait aider, ou simplement bavarder un moment ça lui suffisait.
C'était sa façon à lui de faire progresser la "cause mutante".
Peut être que cet homme n'aimait pas les mutants. Peut être qu'il les appréciait, ou tolérait ou s'en fichait royalement. C'était ça justement qui était intéressant à savoir. Il avait croisé le chemin de Confréristes, de mutants indépendants, d'X-men et meme d'humains. Chacun lui ayant appris quelque chose, chacun ayant participé à sa vision des choses. Alors pourquoi pas cet homme, ce (simple) livreur de pizza.

_________________

Nombre de rp  cat 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jules Archambaud
Neutre Beta
avatar

Messages : 108
Date d'inscription : 24/07/2014
Age : 21

MessageSujet: Re: Sur place ou à emporter ? [Libre]   Dim 17 Aoû - 9:16

« Tu crois que c'est un mutant ? » se mit subitement à griffonner Cindy, la caissière de la pizzéria, sur un morceau de papier qu'elle glissa à son collègue alors que je seul client de la pizzéria, qu'il était donc préférable de ne pas vexer, s'éloignait afin de s'assoir. Son interlocuteur, dont elle ignorait la mutation, soupira en faisant non de la tête, d'un air dépité et lassé, qui jeta un froid dans la pseudo-conversation qu'il tentait de ne pas tenir avec la blonde. Mais celle-ci enchaîna, tout aussi discrètement sur son petit papier: « Mais t'as vu ses yeux ! Obligé c'est un mutant ! Ca se trouve pas des lentilles comme ça ! ». Jules soupira en guise de réponse.
Puis le client, qu'elle ne quittait pas des yeux contrairement au livreur, retira sa casquette. Basique geste de politesse que de retirer son couvre-chef lorsqu'on entre quelque part, mais de ce chapeau s'extirpa de longs cheveux d'une couleur se rapprochant de l'argenté qui lui tombaient jusqu'aux épaules. A peine avait-il fini de se secouer les cheveux pour se les remettre en place que Cindy tapa dans l'épaule du livreur pour attirer son attention sur ce que faisait le client. Puis elle reprit le papier et le stylo et griffonna frénétiquement un « Non mais t'as vu ses cheveux ! Je t'avais dit que c'est un mutant ! Faut que j'appelle ma mère pour lui dire ! » qu'elle glissa devant son voisin avant de s'éclipser dans les cuisines en direction des toilettes réservées aux employés, avec une rapidité surprenante pour l'envergure de la caissière. Vraiment exaspéré, Jules rangea le papier dans sa poche, soupira un grand coup et repris sa position initiale, les yeux dans le vide. Sa collègue n'avait rien contre les mutants, elle était gentille au fond, mais vraiment niaise et gamine: dés qu'elle croisait quelqu'un d'exubérant, c'était forcément un mutant, et c'était pour elle une obligation morale de partager ses folles aventures pleines de "je crois que c'est un mutant !" à tout son entourage.

Jules entendit alors un bruit qu'il reconnut immédiatement: le grincement d'une des chaises de la pizzeria. Il jeta donc un coup d'oeil vers le client, parce qu'il était le seul qui pouvait être à l'origine de ce bruit, pour voir que celui-ci s'était bel et bien levé et se dirigeait, sans un bruit, vers lui. Lorsqu'il fut au niveau du comptoir, il demanda à l'employé:

« Salut, tout va bien ? Vous semblez... Vous allez bien ? »

Le français s'était préparé à une question ou à une requête portant plus sur ce qu'il allait lui donner à manger, comme "Vous avez de la sauce piquante ?" où alors "C'est bio ce que vous servez ?", mais il n'en fut rien. Le livreur reconnut un peu de gène dans l'hésitation du client, dont les traits et le ton exprimaient surtout beaucoup de gentillesse. Il avait l'air de quelqu'un de gentil, Jules ne s'en méfiait pas, enfin un peu quand même, mais vraiment pas excessivement, comme on se méfie d'un étranger quoi, sans plus. Si le client avait l'air d'humeur bavarde, l'employé, lui, pas du tout. Il fit pourtant de son mieux pour être le plus agréable possible. Après tout c'est ce client qui l'avait débarrassé de la blondasse.

« Oui ça va, merci. J'suis un peu malade, mais pas encore mourant ! »

La dernière fois qu'il s'était regardé dans un miroir, chez le client précédent donc, il s'était presque trouvé aussi éveillé qu'un mort vivant, fraîchement déterré de sa tombe. Quand on y pense, c'est vrai que ça pouvait faire peur au client de penser que quelqu'un qui donnait l'impression d'être malade à en crever allait toucher leur nourriture. Mais le client avait plus l'air concerné par l'état de celui qui allait le servir que par l'état dans lequel sa nourriture lui serait présentée, et Jules fut presque touché de trouver quelqu'un qui s'intéresse au problèmes des autres visiblement sans aucune arrière pensée. Il enchaîna donc, souriant, pour faire la conversation, presque en guise de remerciement,

« J'aurais bien pris ma journée, mais le patron à refusé, on à un livreur qui s'est cassé un bras et je dois le remplacer. »

Mais alors qu'il parlait, il avait les yeux rivés sur ceux de son interlocuteur, essayant de trouver un détail qui prouverait à Cindy que c'étaient bien des lentilles, et non des yeux mutants. Enfin il pouvait très bien être un mutant aussi, il s'en fichait, il était mal placé pour se lever d'un bon et hurler "Un mutant ! Fuyez !" en pointant le client du doigt. Mais il avait surtout pas envie de donner raison à son imbécile de collègue, même si cela lui ferrait plaisir de pouvoir discuter avec un autre mutant, rencontré dans d'autres circonstances que dans la soupe populaire de Mutant Town dans laquelle Jules fait du volontariat de temps en temps.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sanzo Aoe
Élève à l'Institut expérimenté(e) Delta
avatar

Messages : 1105
Date d'inscription : 03/11/2012

MessageSujet: Re: Sur place ou à emporter ? [Libre]   Mar 19 Aoû - 7:54

« Oui ça va, merci. J'suis un peu malade, mais pas encore mourant ! »

Sanzo eut un nouveau sourire. S'il n'était pas encore mourant il était plus mal en point qu'il voulait le faire croire.

« J'aurais bien pris ma journée, mais le patron à refusé, on à un livreur qui s'est cassé un bras et je dois le remplacer. »

le chat fronça les sourcils. Il se souvenait des (rares) fois ou il avait mis les pieds dans les bureaux de son père. Il le savait inflexible et dur mais il était sur que jamais Rei n'aurait fait travailler un employé malade.

"pas cool votre patron."

Puis il remarqua de nouveau le regard insistant de l'homme. Il ne semblait pas agressif, seulement un peu curieux. Le chat hésita. Y avait il un danger potentiel.

Il pesa le pour et le contre un bref moment. Son instinct ne le poussait pas à s'enfuir donc soit cet homme était un simple humain un peu curieux, soit aussi un mutant ou alors le chat avait tout faux et risquait une fois de plus de se mettre dans une situation périlleuse. Il regrettait de ne pas, comme Rachel, pouvoir lire dans les pensées, il aurait tout de suite su si l'homme avait de mauvaises intentions ou pas.

Il finit par se lancer. Après tout il bossait pour devenir un X-men, rester enfermé à l'Institut ok mais c'était à l'extérieur qu'il y avait des humains. C'était à l'extérieur qu'il fallait "tendre la main". Et puis il avait la preuve que si les humains pouvaient se montrer violents, voir cruels envers les mutants, il y en avait qui les acceptaient, ou simplement toléraient.

Doucement il dégagea ses cheveux montrant ses oreilles pointues surmontées de ce léger plumet gris qui indiquait sa nature semi-féline.


"n'ayez pas peur, je vous ferais pas de mal. Vous savez nous ne sommes pas si différent. Meme si notre apparence peut vous paraitre effrayante nous aussi parlons, pensons, aimons et souffrons. Nous ne sommes pas des animaux et encore moins des monstres. Juste des humains avec ... certaine capacité."

il avait parlé avec douceur et gentillesse. Il n'avait pas peur meme si son regard n'avait pas quitté l'homme. Non il n'était pas un monstre juste un jeune mutant avec son idéologie.
Bien sur la personne en face n'était pas un politicien important, ou une star influente non juste un simple livreur de pizza mais Sanzo s'en fichait au contraire meme. C'était ces gens là qu'il fallait non pas convaincre mais éduquer. C'était à eux qu'il fallait montrer que les mutants n'étaient pas tous des fous furieux cherchant à les anéantir. Combien de chance avait il de rencontrer ces "puissants " dans leur tour d'ivoire ? Alors qu'un serveur, une vendeuse, une mère faisant ses courses, il pouvait les côtoyer tous les jours.

Il ne chercherait pas à le convaincre. Le libre arbitre. L'homme avait le droit de le détester. Il avait le droit d'avoir peur, le droit de ne pas l'aimer. Il voulait simplement ... il ne savait pas trop quoi. Peut être lui offrir une chance d'apprendre à mieux connaître les mutants. Peut être simplement ouvrir une toute petite porte, promesse d'un avenir plus facile pour les jeunes mutants. Et puis qui sait avoir une pizzeria qui accueillerait mutants et humains sans discrimination pouvait etre un premier pas.

Quelque soit la réaction de l'homme, au moins il aurait essayer. "tendre la main".

_________________

Nombre de rp  cat 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jules Archambaud
Neutre Beta
avatar

Messages : 108
Date d'inscription : 24/07/2014
Age : 21

MessageSujet: Re: Sur place ou à emporter ? [Libre]   Mar 19 Aoû - 10:07

« Pas cool votre patron. »

Cette fois, Jules ne pouvait qu'être d'accord, même si c'était un peu son boulot, au patron, de faire travailler tout le monde. En plus c'est ce même patron qui permit au livreur d'immigrer dans ce pays où tout est plus gros qu'en Europe, même les gens, et pour cela il lui devait quand même une fière chandelle. C'est donc ce qu'il expliqua au client, en souriant:

« Bof, j'irais pas jusque là, mais il à une pizzeria à faire tourner quand même, et sans lui je ne serais pas ici. »

Alors qu'il parlait, le livreur avait toujours les yeux rivés sur ceux du client, mais le sourire au lèvre car enchanté d'avoir trouvé quelqu'un avec qui discuter, passer le temps, mais surtout quelqu'un qui n'était pas Cindy. Il cherchait toujours un indice démontrant que ces yeux de chat étaient bels et biens artificiels, mais ce regard prolongé et intrigué dut probablement mettre le client mal à l'air car après quelques secondes de ce regard interrogateur, il eut l'air presque perdu dans ses pensées, visiblement hésitant. Puis, il donna l'impression de s'être enfin décidé et passa la main dans ses cheveux, dégageant un autre aspect de sa mutation: deux oreilles félines grises et duveteuses qui n'avaient absolument rien à faire là. Jules ne les remarqua pas immédiatement: il jeta un bref coup d'oeil au sommet du crâne du client lorsqu'il y mit la main puis revint aux yeux de celui-ci avant de réaliser qu'il y avait quelque chose d'étrange qui dépassait de sa chevelure. Son regard finit donc pas s'y fixer. Le chat commença alors une rapide tirade sur la similitude entre les humains et les mutants malgré leurs différences physiques, mais le livreur n'écouta qu'a moitié car il était d'accord et n'avait rien à ajouter, et franchement ces oreilles étaient bien plus intéressantes qu'un discours moralisateur qui, ici, n'avait aucun intérêt. Ces oreilles avaient tout d'oreilles de chat et bougeaient un peu lorsque leur propriétaire parlait. Mais après quelques secondes passées à les regarder, Jules décida de regarder de nouveau son interlocuteur, pour éviter de le mettre mal à l'aise en restant fixé sur ses oreilles. Puis, franchement souriant et riant presque, il répondit, en baissant un peu le ton pour éviter qu'on l'entende de la cuisine:

« Tu prêches un convaincu tu sais, et je serais mal placé pour te chasser du resto, si tu vois ce que je veux dire. »

De toutes les façons dont il pouvait avouer sa mutation, c'était à travers des sous-entendus que Jules préférait l'annoncer. Mais il ne l'avait que très rarement fait: il l'avait dit à quelques amis qu'il avait eu pendant sa scolarité et c'était tout. Ces amitiés s'étaient terminées avec sa scolarité, d'ailleurs. Ici, aux USA, personne ne savait qu'il était un mutant, et c'était probablement mieux ainsi. Les américains sont toujours plus manichéens que les européens, sur tous les sujets: soit ils sont totalement fans des mutants, des x-men et compagnie, soit ils les veulent tous morts. Il n'y a rien au milieu, à part quelques gens qui s'en fichent. La plupart des employés de la pizzeria, eux, avaient l'air de s'en moquer, mais par prudence Jules ne leur avait pas dit qu'il était un mutant, et il n'avait pas vraiment envie que ça change. Il enchaîna donc, toujours aussi souriant:

« Mais t'as pas peur de te faire agresser, à tout sortir comme ça ? Ici personne n'est au courant pour ma mutation et c'est pas près de changer je pense. »

Alors qu'il parlait, Jules réalisa quelque chose: depuis le début, Cindy avait raison sur toute la ligne. Intérieurement il était presque contrarié d'avoir eu tord et qu'elle ait eu raison, mais le ne montra pas. Elle jubilerait lorsqu'elle reviendrait, se faisant un plaisir de montrer à son collègue à quel point il avait eu tord. Mais pour l'instant elle était toujours au téléphone avec sa mère, à raconter tous les détails inintéressants de sa journée jusqu'à arriver au dénouement: "Il y a un mutant qui a commandé une pizza !". Mais ce qui passait au dessus de tout ça, pour Jules, c'était surtout le fait d'avoir rencontré un autre mutant qui ne venait visiblement pas de Mutant Town. Bien qu'il n'ait rien contre ceux de ce quartier, ils parlaient tous de la même chose: ils en voulaient aux humains de les avoirs reclus dans ce ghetto. Ce client là pourrait peut-être parler d'autre chose, de quelque chose de plus intéressant.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sanzo Aoe
Élève à l'Institut expérimenté(e) Delta
avatar

Messages : 1105
Date d'inscription : 03/11/2012

MessageSujet: Re: Sur place ou à emporter ? [Libre]   Lun 25 Aoû - 8:18

il ne cria pas, ne manifesta aucune peur, aucun dégout. Un peu de curiosité, vu le temps que son regard s'attarda sur ses oreilles. Sanzo était content. Il avait eu raison de faire confiance à son instinct. Ce premier pas était important.

Sauf que ... meme s'il y avait quand meme une chance (ou malchance selon le point de vu) que l'homme fut aussi un mutant, il ne s'y attendait pas vraiment. Jusqu'ici, il n'en avait pas vraiment vu qui bossaient parmi les humains. Bon il y avait Karl et Océane et son frère mais c'était différent, quoique s'il avait un peu réfléchi.

Le serveur avait baissé la voix pour ne pas être entendu des cuisines, ce qui ne posait aucun problème au chat, sauf un problème d'étique. Pourquoi se cacher. D'un autre coté, pourquoi le dire. Finalement c'était compliqué, vraiment compliqué.


« Mais t'as pas peur de te faire agresser, à tout sortir comme ça ? Ici personne n'est au courant pour ma mutation et c'est pas près de changer je pense. »

il haussa les épaules  "non ... enfin si un peu mais ... puis adoptant le meme ton que son interlocuteur poursuivit "Comment voulez vous que ça s'arrange si on reste tous cachés. Les humains ont peur de nous et nous d'eux. Ça changera jamais. Je comprends que vous ne voulez pas que ça se sache, c'est votre droit. Mais on est dans un cercle vicieux et je veux le briser. Je vois pas pourquoi j'aurais honte de ce que je suis. Et je sais qu'on peut vivre ensemble. Mon père est un humain mais ça l'a pas empêché de m'adopter. "

il passa sous silence le fait qu'il était la cible d'un tueur psychopathe et que son père n'apprécierait pas vraiment de le savoir seul dans New York.

"faut qu'on leur montre qu'on est des gens comme eux, ni plus ni moins. "

il se tut un instant, hésitant. Après tout peut être était il présomptueux. C'est vrai il était logé, nourrit et protégé bien à l'abri de l'Institut. Il n'avait pas à travailler, à supporter les moqueries éventuelles des humains. Il était avec et parmi les mutants. Il soupira
"vous devez me trouver présomptueux n'est ce pas ? Un gamin qui vient vous faire la moral. C'est juste que ... je trouve ça tellement idiot et un peu triste. Vous avez la chance de pouvoir faire avancer les choses. Vos collègues, votre patron, peut être ... peut être qu'ils sont aussi des mutants qui se cachent. Vous trouvez pas ça un peu bête ? "

il fixa le jeune homme un moment avant de lui tendre la main avec un sourire  "au fait je m'appelle Sanzo, Sanzo Aoe. Et je suis ravi de faire votre connaissance".

Il était sincère. Aurait il abordé le jeune homme si ce dernier ne l'avait pas regardé aussi intensément, il n'en savait rien. Peut être, peut être pas. Mais finalement les meilleurs rencontres étaient les plus inattendues.

_________________

Nombre de rp  cat 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jules Archambaud
Neutre Beta
avatar

Messages : 108
Date d'inscription : 24/07/2014
Age : 21

MessageSujet: Re: Sur place ou à emporter ? [Libre]   Lun 25 Aoû - 10:11

Le client voulait briser le cercle vicieux qui faisait qu'humains et mutants se détestent. Son plan était probablement de s'assumer comme mutant et fier de l'être, mais statistiquement il finirait bien par tomber sur des extrémistes anti-mutants qui lui passeraient une raclée dans une ruelle sombre et ses amis mutants voudront se venger, et tout sera revenu dans le même cercle vicieux qu'au départ. Bien sur tous les humains ne faisaient pas preuve de comportements violents quand ils étaient face à des mutants, et tous les humains n'étaient pas anti-mutants non plus, mais comme d'habitude quand il y a un sujet qui divise ainsi les foules, c'est le groupe qui fait le plus d’audimats qui parait le plus important, alors même si seulement quelques pour-cent des humains sont prêts à descendre dans la rue pour matraquer des mutants, ils paraissent beaucoup plus. Et ce n'est franchement pas rassurant. Rester caché est donc la solution de facilité (sauf pour ceux comme le clients, pour qui c'était bien plus difficile à cacher), Jules l'admettait. Mais bon, la chasse aux sorcières à toujours existé, et c'est loin d'être terminé.
Pour ce qui était de leur montrer qu'on était des gens comme eux, il y avait plusieurs techniques: soit on pouvait vivre caché parmi eux et, un beau jours, se mettre à crier sur les toits qu'on est un mutant, qu'on l'a toujours été mais que jusque là on a causé aucun mal et qu'il n'y a pas de raisons qu'on s'y mette une fois que tous le monde sait que l'on à muté, ou alors on pouvait l'affirmer dés le début puis jouer le citoyen modèle. D'autres moyens existaient probablement, mais ils n'étaient pas encore venu en tête au livreur. Jules avait du mal à déterminer laquelle serait la plus efficace, et il n'avait pas franchement envie d'en tester une. Tout ce qu'il voulait, c'était vivre une vie tranquille, bien rangée, et aider ceux qui en avaient besoin. Il était loin d'avoir le profil type du mutant révolutionnaire anarchiste et c'était parfait.

« vous devez me trouver présomptueux n'est ce pas ? Un gamin qui vient vous faire la moral. C'est juste que ... je trouve ça tellement idiot et un peu triste. Vous avez la chance de pouvoir faire avancer les choses. Vos collègues, votre patron, peut être ... peut être qu'ils sont aussi des mutants qui se cachent. Vous trouvez pas ça un peu bête ?  »

Ce n'était pas le cas: ce client, peu importe son âge, avait son point de vue sur la chose, libre à lui de le partager. Mais en ce qui concerne les collègues ou le patron de Jules, il y avait peu de chance qu'ils soient mutants. Après tout, Cindy s'était précipitée dans les toilettes pour prévenir sa mère et probablement quelques amies qu'il y avait un mutant dans le restaurant, et pour les autres, soit il le saurait ou s'en douterais (mais ce n'était évidemment pas le cas), soit il se fichait complètement de ces personnes, donc qu'elles soient mutantes ou non ne changerait rien. Après tout c'est pas parce que deux personnes sont mutantes qu'elle vont parfaitement s'entendre, il n'y à qu'a regarder les x-men et la confrérie, c'est le parfait exemple.
Le client tendit alors la main, souriant, en se présentant. Enchanté, Jules fit de même, tout aussi souriant, avant d'enchainer sur ce qu'il avait à dire.

« Jules Archambaud, enchanté, tu peux me tutoyer si tu veux. T'inquiètes pas pour ton histoire de préomptuosité, tu ne fait que donner ton avis, et t'as bien raison. Crois moi j'ai bien tâté le terrain parmi mes collègues, je ne rate rien à me cacher, alors autant que je garde mon travail, et en ce qui concerne le fait de faire avancer les choses, chacun sa technique, mais certains humains sont franchement des causes perdues. D'autres sont plus facile à convaincre, alors on en discute, j'essaye de leur faire comprendre qu'humains et mutants ne sont pas différents, mais sans leur dire que j'en suis un. C'est un argument que je réserve pour les cas d’extrême nécessité.
Mais ta mutation doit être quand même assez difficile à vivre non ? Moi j'ai de la chance j'ai plus un pouvoir qu'une mutation physique, c'est facile à cacher, mais ça...
»

Tout en parlant, il désigna d'un vague geste de la main les oreilles et les yeux du dénommé Sanzo. Il ne disait pas ça méchamment, ou au moins vexer son interlocuteur n'était nullement son intention, mais c'est vrai qu'une mutation physique est parfois bien loin de faciliter la vie d'un mutant. Dans la soupe populaire dans laquelle Jules va faire du bénévolat, une cliente régulière est une femme dotée de deux paires de jambes, une devant et une derrière. A cause de sa mutation elle n'a jamais pu trouver de travail et à donc fini sans toit, malgré tout ces efforts. Mais la mutation de Sanzo avait quand même l'air moins handicapante, plus fonctionnelle et plus facilement dissimulable (après tout il arrivait à cacher ses oreilles grâce à ses cheveux et pour ses yeux, il pouvait toujours dire que ce n'étaient que des lentilles), il ne finirait probablement pas à dormir dans une ruelle sombre de Mutant Town.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sanzo Aoe
Élève à l'Institut expérimenté(e) Delta
avatar

Messages : 1105
Date d'inscription : 03/11/2012

MessageSujet: Re: Sur place ou à emporter ? [Libre]   Sam 30 Aoû - 8:54

Une solide poignée de main avant que Jules ne se présente et enchaine. Un nom à consonance européenne, voir française meme. Le chat s'en fichait son propre nom avait bien des consonances asiatiques, ce qu'il était d'ailleurs.

Il écouta le jeune homme avec attention, les oreilles dirigées vers sa voix. Il avait posé les coudes sur le comptoir et le menton sur ses mains jointes.

Il comprenait le point de vu de Jules, c'était aussi une autre façon de faire. Il eut un léger rire à l'évocation de sa ... particularité physique. Le geste de la main était parfaitement compréhensible


"non pas vraiment difficile. Et t'as pas tout vu. Tu vois ce qui fait ma ... disons particularité, c'est pas mon physique de félin mais le fait que je n'ai jamais vraiment eu à me cacher. "

pensif il fixa Jules. De nouveau ce meme problème qui le mettait "à part". N'ayant jamais souffert de sa mutation il avait toujours un peu de mal.

"la mutation est secondaire pour moi, j'ai plus de difficulté avec ce que je suis ou plutôt ce que je peux représenter. Plus qu'un mutant je suis surtout un gosse de riche des beaux quartiers de Miami. J'ai toujours côtoyé des humains et j'aurais pu avoir 10 têtes, ressembler à un monstre, personne ne m'aurait rien dit. On ne critique pas le fils du patron sans s'exposer à de sévères conséquences. (il n'y avait aucun orgueil ni suffisance dans sa voix, seulement un peu de tristesse et de gêne.)
J'ai été élevé dans du coton et meme si le réveil a été vraiment brutal, j'ai fini par comprendre que c'est ce qui faisait ma force et que grâce à ça, je pouvais aider plus facilement, ou du moins aller vers les autres. Je le vois bien avec mes camarades à l'Institut, la majorité ont souffert de leur mutation et en souffre encore, du coup c'est plus dur pour eux d'aller vers les autres et surtout les non-mutants. Parfois j'ai plus l'impression que c'est ça qui fait de moi un "monstre". (il eut un bref sourire)Je me plains pas au contraire. J'aime ce que je suis, qui je suis. Un idéaliste naïf."

il fixa Jules un petit moment "et toi ? Pourquoi les pizza ? Et ici ? "

Son regard parcourut la pizzeria. Elle était quelconque et vu l'ennui dont le jeune homme était plongé à l'arrivée du chat, il se demandait pourquoi il restait. Après tout la mutation de Jules ne semblait pas gêner non plus. Il n'y avait cependant aucun reproche ou quoique ce soit dans le ton du chat, juste de la curiosité. Il appréciait le jeune homme et pour une fois ce n'était pas une "demoiselle en détresse" quoique s'il pouvait l'aider d'une façon ou d'une autre, il n'hésiterait pas.

_________________

Nombre de rp  cat 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jules Archambaud
Neutre Beta
avatar

Messages : 108
Date d'inscription : 24/07/2014
Age : 21

MessageSujet: Re: Sur place ou à emporter ? [Libre]   Sam 30 Aoû - 10:27

La vague désignation de Sanzo par un geste de la main tout aussi imprécis le fit rire, et tant mieux. Parfois il arrivait à Jules de vexer les gens sans le vouloir, c'était toujours plutôt désagréable pour les deux au final, mais là l'homme chat avait l'air à l'aise et apte à plaisanter de sa mutation, et tant mieux.

« Bah d'un côté tant mieux pour toi si t'as jamais eu à te cacher, au moins t'as pas passé ta vie a avoir honte de toi, mais faut pas que tu t'en veuilles d'avoir eu plus de chance que d'autres. Ta mutation ne t'empêche pas de vivre, alors profites-en. »

Jules aussi pourrait se sentir gêné d'aller aider les démunis de Mutant Town, lui le riche français au pouvoir parfait. Mais ce n'était pas le cas parce qu'il trouvait ça tout simplement stupide. A quoi bon se rabaisser, se faire tirer vers le bas par ce qu'on s'imagine que pensent les gens pourrait bien servir ? C'est pas ça qui va faire avancer les choses, surtout à Mutant Town. Si on partait sur ce chemin là, Jules pourrait tout aussi bien tout plaquer et aller vivre avec les autres à Mutant Town et passer du rang de bénévole à celui de client à la soupe populaire, mais pour quoi faire ? Un mutos de plus ou de moins dans ce ghetto ne changerait strictement rien à la situation actuelle.
Sanzo avait évoqué un "institut" qui semblait héberger des amis mutants à lui, et peut-être qu'il y habitait aussi, puisqu'il était originaire de Miami à la base. Si un tel établissement existait, on en aurait entendu parler, pourtant c'était la première fois que Jules entendait quelqu'un évoquer cet institut.

« T'as parlé d'un Institut, il héberge des mutants c'est ça ? T'y habites toi ? Moi je travailles ici à défaut d'avoir trouver ailleurs. En fait, Jules se mit alors à parler moins fort, je suis venu à New York après l'incendie de Mutant Town. »

Soudain la petite sonnette de comptoir de la cuisine se mit à sonner. Jules s'interrompit alors, alla chercher la pizza posée derrière lui par le cuisinier, part aussi vite qu'il était venu, pris des couverts dans le bac posé à coté et posa  le tout devant le client. Puis il se rassit à sa place et reprit la parole, toujours aussi discrètement et souriant.

« Bon appetit ! Donc, je disais, en fait je suis français, mais ça tu l'as peut-être déjà deviné, et je suis venu pour faire du bénévolat à Mutant Town. Du coup je travaille ici depuis mon arrivée parce que le visa de travail c'est le plus facile à obtenir, à condition de ne pas être au chômage. Et au final je me plait bien ici, même si ça se voit pas forcément, mais c'est parce que j'ai eu une rude journée. »

D'ailleurs ça faisait longtemps que Cindy était partie appeler sa mère. Elle avait peut-être trébuché puis s'était ouvert le crâne sur les toilettes et se vidait de son sang, mais on l'aurait entendu, et Jules ne doutait pas qu'avec son gabarit elle causerait quelques secousses sismiques en tombant. Mais c'était plus probable qu'elle soit juste en train de prévenir tout le répertoire de son téléphone qu'on nourrissait un mutant à la pizzeria. Sa vie manquait franchement d'exotisme, la pauvre. Mais bon, Jules trouvait ça ridicule, presque drôle.
Sanzo avait l'air à l'aise avec son pouvoir, le livreur se permit donc d'assouvir sa curiosité. Après tout c'est pas tous les jours qu'on rencontre un homme chat. Il demanda donc, sur le ton de la plaisanterie:

« Mais du coup toi t'es moitié chat c'est ça ? Du coup t'as aussi une queue de chat non ? Non me dis pas que tu ronronnes ! Et t'aurais pu me demander un supplément d'anchois si ta pizza, y'aurait pas eu de problème hein. »

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sanzo Aoe
Élève à l'Institut expérimenté(e) Delta
avatar

Messages : 1105
Date d'inscription : 03/11/2012

MessageSujet: Re: Sur place ou à emporter ? [Libre]   Dim 31 Aoû - 13:28

Sans le savoir Jules répétait ce qu'Amy lui avait déjà dit. Il savait bien qu'il n'avait pas à s'en vouloir mais il ne pouvait s'empecher d'éprouver ce sentiment. Un jour peut être il y arriverait.

« T'as parlé d'un Institut, il héberge des mutants c'est ça ? T'y habites toi ?

Par contre la suite le laissa perplexe. Il fronça les sourcils. Meme si l'Institut n'était ni vraiment célèbre ni vraiment caché, il était surpris que le livreur ne le connaissait pas. Jusqu'ici tous les mutants avec qui il avait parlé connaissait l'Institut.

Moi je travailles ici à défaut d'avoir trouver ailleurs. En fait, Jules se mit alors à parler moins fort, je suis venu à New York après l'incendie de Mutant Town. »

Une légère tristesse qui se manifesta par un léger affaissement de ses oreilles. Il allait répondre à Jules lorsqu'une sonnette retentit. Sanzo suivit le jeune homme des yeux. L'odeur lui faisait gronder l'estomac, il s’aperçut qu'il mourait de faim en fait. Pendant qu'il attaquait sa pizza de bon coeur, Jules poursuivit, lui racontant d'ou il venait et pourquoi. La bouche pleine, Sanzo secoua la tête en signe d'affirmation. Malgré la chaleur qui lui brulait un peu la langue, il dévora la moitié de son plat avant de reprendre.

"merci c'est super bon. C'est pas trop dur le bénévolat ? surtout à Mutant town. Les pauvres c'est affreux ce qui c'est passé. Quand à l'Institut (il baissa aussi la voix) t'as jamais entendu parler du Professeur Xavier ? Et des X-men ?"

il était vraiment surpris, surtout avec toute la (mauvaise) pub que les journalistes ne manquaient pas de faire dans leurs journaux, et meme sur internet.

"c'est pas un institut mais L'Institut. Là bas y a que des mutants surtout des jeunes, des élèves, mais t'as aussi des prof et on ... "

il se tut un instant. Amy lui avait conseillé de ne rien dire sur certains sujets mais l'Institut en faisait il parti ? Et puis Jules n'était pas un "ennemi". Un jour il pourrait avoir besoin d'un "refuge". Sanzo ne parlerait pas des missions, ni de Rachel bien sur. Faire la part des choses n'étaient pas évidente pour le chat. D'un autre coté, il voulait devenir un X-men, il allait devoir apprendre. Il devait surtout suivre son instinct, et en ce moment, ce dernier ne détectait pas de danger. De plus Jules travaillait comme bénévole à Mutant town, peut être que des jeunes pouvaient avoir besoin d'aide.

"et ... enfin voilà quoi. C'est plutot sympa. Je connais un peu la France, les Alpes surtout, mon père a un chalet. Ça te manque pas d'etre si loin de chez toi ? "

il enfourna une nouvelle bouchée et faillit s'étrangler en rigolant à moitié à la remarque de Jules. Il finit par tout avaler avec une bonne gorgée d'eau.

"désolé. Sympa pour les anchois mais elle est parfaite comme ça. Techniquement je suis un hybride félin. J'ai effectivement une queue, grise comme mes cheveux. Je la cache quand je sors meme si je déteste ça. C'est comme, comme si tu te privais d'un bras mais bon, je sais bien que ça m'attirerait plus d'ennuis qu'autre chose. Je suis pas suicidaire. Mes jambes et mes pieds sont aussi félins, d'ou les chaussures spéciales car en fait je marche sur mes orteils. Quand je suis pieds nus je fais pas de bruit. Je suis aussi plus agile et plus rapide qu'un humain ordinaire. Et ce qui est vraiment cool, c'est que maintenant je peux meme totalement me métamorphoser. Bon pas sur demande quand meme, c'est plus compliqué que ça et heureusement dans un sens car quand je suis en colère, mais vraiment en colère ou en danger c'est en panthère, et j'ai aucun contrôle une fois transformé. Je vois ce que je fais mais je peux pas agir."

Il sourit à Jules tout en finissant son assiette. Il y avait une certaine fierté dans son ton mais rien de supérieur ou de méprisant. Il aimait ce qu'il était, il l'avait toujours aimé. Il était vraiment à l'aise avec le jeune homme parlant comme il l'aurait fait avec ses copains. C'était tout à fait le genre de situation qu'il aimait. Une rencontre fortuite, une discussion partagée. "quand au ronronnement, je maitrise pas vraiment. Il sort quand je suis bien ou quand je suis inquiet, ou stressé. Et bien sur j'ai horreur de l'eau. Les douches c'est la limite de ce que je peux supporter. Et toi ? T'as quel genre de pouvoir ?"

il posait rarement de questions sur les pouvoirs des autres, mais comme Jules avait aussi abordé le sujet, il était curieux de savoir.

_________________

Nombre de rp  cat 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jules Archambaud
Neutre Beta
avatar

Messages : 108
Date d'inscription : 24/07/2014
Age : 21

MessageSujet: Re: Sur place ou à emporter ? [Libre]   Lun 1 Sep - 0:23

Sanzo s'était presque littéralement jeté sur sa pizza. Il la dévorait avidement tout en écoutant parler Jules d'une oreille attentive, mais il prit un air perplexe lorsque Jules l'interrogea sur l'Institut. Le livreur avait déjà entendu parler des x-men, par le biais de la télé et surtout d'internet, mais jamais de l'institut. Jules ne se tenait que peu informé de tout ce qui se passait dans le monde. Il s'intéressait un peu à ce qui pouvait arriver en France, mais c'est tout.

« Non, franchement ça va, je m'attendais à pire, je travaille juste dans une soupe populaire en fait. Oui c'est vraiment horrible ce qu'ils ont subi ce jour là, d'autant plus que ce qu'ils montrent à la télé ce n'est rien à coté de la réalité. Sinon, j'avais déjà entendu parler des x-men, mais jamais de ce Xavier, comme tu dis. Malheureusement je me renseigne pas beaucoup sur l'actualité, pourtant je devrais... »

Suite à cette réponse, Sanzo entama une description de ce qu'était cet institut, qu'il présenta comme L'institut. C'était un établissement qui regroupait principalement des jeunes, mais aussi quelques profs pour faire tourner le tout, mais tous mutants. Mais, au beau milieu de son plan d'ensemble, il hésita un instant et conclut plutôt brièvement avant de changer de sujet. Ce changement soudain d'avis vis à vis de ce que pouvait abriter l'Institut laissa Jules perplexe, mais il continua tout aussi joyeusement la conversation.

« Honnêtement pas du tout ! Enfin si, quelques aspects de la France m'ont un peu manqué au début, surtout le pain en fait. Je sais c'est un énorme cliché, mais c'est impossible de trouver de bonnes baguettes ici, j'ai du apprendre à les faire moi-même. Et toi, t'aillais souvent dans ton chalet dans les Alpes ? Avec mes parents on allait y skier presque tous les ans, pour le nouvel an. On s'est peut-être déjà croisé si ça se trouve ! »

Après tout, pas grand chose le rattachait à son pays d'origine, à part son passeport, son nom et sa maîtrise de la confection de baguettes de pain. Il ne pouvait pas dire que c'est sa famille qui lui manquait, ce serait clairement mentir, cela faisait plusieurs années qu'il avait fait le deuil de sa famille. Le fait que la majeure partie de celle-ci soit toujours vivante rendait la chose encore plus tragique d'ailleurs. A vrai dire il aurait plus de regrets à quitter les États-Unis après y avoir vécu trois ou six ans qu'il en avait eu à quitter la France après y avoir grandit. En fait, ce qui pouvait éventuellement lui manquer quand il quittait un pays, l'un comme l'autre, c'était la possibilité de faire quelque chose d'utile de sa vie, et pour ça c'est dans la Grande Pomme qu'on avait le plus d'opportunitées.
Toutes ces questions sur sa mutation firent bien rire Sanzo, au point de s'en étouffer avec sa pizza. C'était bon signe, il était vraiment du genre à plaisanter avec ça, c'était rassurant, au moins si la conversation se tarissait, ils auraient toujours de quoi parler. Et de quoi plaisanter, aussi.

« Hum, mais en fait ta mutation, si on passe le fait qu'être un mutant c'est problématique aujourd'hui et la perte de contrôle totale lorsque tu t'énerves, c'est que des avantages non ? Enfin j'veux dire t'es silencieux, t'as un genre de troisième bras en bas du dos et t'as des oreilles qui rendraient chaque fan de manga jaloux, ce ne sont que des plus ! »

Sanzo avait demandé à Jules quel était son pouvoir. Il était en toute légitimité en posant cette question, puisque le livreur avait posé tellement de questions, idiotes pour la plupart, que, vers le milieu de sa liste, il se demanda si c'était pas plutôt du harcèlement. C'était le moment de lui en mettre plein la vue, à l'homme chat ! Jules se demanda quelques instants comment il pourrait lui montrer quel était son pouvoir plutôt que simplement de lui dire. Il pourrait par exemple remplir le verre du client sans même toucher la cruche, simplement d'un geste du doigt. Il pourrait aussi lui montrer sa technique spéciale pour faire la vaisselle sans se mouiller, pourquoi pas. Ou alors, pour faire dans le spectaculaire, il pourrait le noyer à distance avec le contenu de la cruche. Non, c'était trop extrême. Au final, Jules opta pour la première option. Il se tourna vers la cruche et leva lentement la main. Une fine et longue colonne transparente émergea de la surface de la cruche, qui s'abaissait peu à peu. Puis, d'un mouvement souple et assuré du bras de Jules, l'eau se déplaça dans le vide, comme un serpent de mer nageant à la surface d'une étendue d'eau tout en se dirigeant vers le client, dans le but de se glisser dans le verre de celui-ci. Malheureusement, il s'arrêta à mi chemin.

Le sourire de Jules se figea presque instantanément lorsqu'il vit Cindy, bouche bée, dans l'encadrement de la porte. Elle avait choisit pile ce moment là pour revenir des toilettes, cette idiote. Après quelques instants de lourd silence, alors que Jules n'avait pas bougé d'un pouce et tendait toujours le bras devant lui, l'eau retomba mollement là ou la gravité l'appelait, c'est à dire par terre.
Il ne fallut que quelques instants à Jules pour mettre à plat la situation: Cindy allait tout balancer à tout le monde et le livreur allait probablement se faire mettre à la porte. Du coup, il réagit aussi vite qu'il put pour tenter de sauver le coup. Il reprit le même air béat et souriant qu'il avait avant qu'elle ne rentre et lui lança, tout aussi joyeusement:

« Ah Cindy, tu devineras jamais ! T'avais raison, c'est un mutant ! C'est un hybride félin hydrokinésiste ! T'y crois ça ! »

Puis, Jules se tourna vers Sanzo, faisant du mieux qu'il put pour lui présenter le plus discrètement possible ses plus plates excuses, c'est à dire par un regard et une moue très expressive, avant de lui lancer:

« Ne vous inquiétez pas, elle est comme moi avec les mutants, très ouverte d'esprit, c'est une amie ! »

C'était peut-être la seule partie de son plan qui n'était pas un mensonge. Le plan de Jules était simple: il fallait lui faire croire que c'était le client qui avait fait voltiger l'eau et que le livreur avait fait semblant que ce soit lui, histoire de rire un bon coup. De toute façon, ce genre de plan, plus c'est gros, plus ça passe. Et Cindy est probablement assez bête pour y croire, surtout que ce n'était pas, mais alors pas du tout du genre de Jules de faire semblant d'être un mutant pour rigoler, surtout quand il était malade comme un chien et avait fait la gueule toute la soirée. Mais qui en tente rien n'a rien et Jules ne voulait vraiment pas perdre son pouvoir à cause d'une telle connerie. Demander à Cindy de ne le répeter à personne ne servirait à rien, elle n'y arriverait pas. Elle était déjà hystérique à l'idée de nourrir un mutant, alors elle lancerait peut-être une fête si elle venait à apprendre qu'un de ses collègues était un mutant.

« Sérieux ? C'est trop cool ! En plus c'est trop drôle parce que les chats ça a peur de l'eau d'habitude ! Je peux prendre une photo ? »

C'est tout ce qu'elle eut à répondre, la grosse et blonde Cindy. Au moins elle avait l'air d'y croire, c'est déjà ça. A peine avait-elle fini de parler qu'elle sorti une nouvelle fois son téléphone portable de sa poche avant de le tendre à son collègue, pour immortaliser l'instant. Jules faisait de son mieux pour mentir et avoir l'air à l'aise avec tout ça, mais désormais tout reposait sur le client. Le français espérait qu'il jouerait le jeu, histoire de lui sauver la mise. Il lui serait vraiment redevable, le cadeau de remerciement se jouerait à bien plus que des pizzas offertes.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sanzo Aoe
Élève à l'Institut expérimenté(e) Delta
avatar

Messages : 1105
Date d'inscription : 03/11/2012

MessageSujet: Re: Sur place ou à emporter ? [Libre]   Sam 6 Sep - 8:48

Jules avait une façon de voir le monde un peu surprenante pour le chat. Il semblait ne s'y intéresser que de loin. Cependant, il ne paraissait pas renfermé ni meme égoïste, juste dans sa bulle ou son monde. Il en émanait une sorte de nonchalance tranquille assez reposante par certain coté. Jules ne se prenait pas la tête et vivait sa petite vie.
Il ne prenait pas réellement parti mais aidait quand meme. C'était une nouvelle façon de voir et de penser qui attisait la curiosité du chat. Jusqu'ici, il n'avait croisé que des gens avec des buts bien précis, d'un coté ou d'un autre.

Il lui sourit à l'évocation du pain, c'était bien français. Il se souvenait de ces baguettes beurrées qu'il s'enfilait au petit déjeuner. C'est vrai que c'était bon surtout qu'elles sortaient juste du four meme si cela ne valait pas les pancakes, le chat adorait les pancakes surtout bien recouvertes de chocolat.


Et toi, t'aillais souvent dans ton chalet dans les Alpes ? Avec mes parents on allait y skier presque tous les ans, pour le nouvel an. On s'est peut-être déjà croisé si ça se trouve ! »

"plusieurs années de suite oui mais plus en février. " l'idée d'avoir pu croiser Jules au détour d'une piste ou au départ d'un tire-fesse lui parut agréable sans vraiment savoir pourquoi. Il n'avait jamais réfléchi qu'au cours de sa (petite) vie, il avait pu croiser des mutants, voir un nombre important de mutant, sans même le savoir.

Il fut aussi surpris du résumé, c'était tout à fait ça. Puis Jules lui montra son pouvoir. Il leva la main et Sanzo put voir l'eau sortir de la cruche en une longue ondulation. Le chat fit la grimace, un hydrokinésiste, il ne put s’empêcher d'avoir un mouvement de recul. Ses yeux se rétrécirent et ses oreilles se plaquèrent. Il était sur la défensive et si le jeune homme s'amusait à le mouiller, il s'enfuirait c'était instinctif. Il espérait que Jules n'irait pas jusque là meme par simple taquinerie.

Mais la suite fut mieux ou pire que ce que le chat craignait. Jules n'eut pas le temps de remettre l'eau à sa place, ni nul pars d'ailleurs que l'autre serveuse revint. Le sourire de Jules se figea tandis que la dénommé Cindy manifestait stupeur mais aussi une joie un peu malsaine.

Le regard du chat passa rapidement de l'un à l'autre, la situation était gênante voir embarrassante. Jules réagit aussi tot mettant tout sur le compte du chat, un chat qui le regardait avec perplexité.

Le jeune homme se mit à rougir avant de bafouiller
"heu ouai ... c'est ça ... et heu ... désolé d'avoir mis de l'eau partout. "

il n'aimait pas mentir mais il comprenait la situation. Jules risquait gros, pas seulement d'etre viré de son boulot mais aussi du pays. Sanzo ne voulait certainement pas en être le responsable meme s'il trouvait dommage d'avoir à se cacher.

« Sérieux ? C'est trop cool ! En plus c'est trop drôle parce que les chats ça a peur de l'eau d'habitude ! Je peux prendre une photo ? »

"ouai au début c'était pas simple mais maintenant ça va. " il s'enfonçait mais la jeune femme était bien trop excitée pour voir quoique ce soit d'autre que le fait qu'elle discutait avec un mutant, un vrai mutant. Elle avait meme sorti son téléphone.

Sanzo commença à paniquer, ce qui n'était jamais très bon pour lui. Qui disait photo disait réseaux sociaux, son père allait le tuer, sans parler de Cait, Rachel, Amy ... D'un autre coté montrer que les mutants et les humains pouvaient discuter et s'amuser ensemble pouvait être une bonne chose.
Il soupira discrètement avant de s'adresser à Cindy. Un garçon il aurait pu refuser plus facilement mais une fille. Il ne voulait pas lui faire de peine. Il se demanda brièvement si Jade arriverait à la supprimer. Il n'y connaissait rien mais elle, elle était un génie dans ce domaine.  
"la photo ... je suis pas super pour mais si ça te fait plaisir. Tu sais tu dois faire gaffe, y a des humains qui ne voient pas d'un très bon oeil cette entente mutant-humain. Ca pourrait t'attirer des ennuis aussi. Je vois bien que tu trouves ça géniale mais ça ne l'est pas tant que ça. Je te dirais bien de la garder pour toi mais ... (il ne se faisait pas d'illusion) enfin voilà, je voulais juste te prévenir des éventuelles conséquences. T'as l'air d'une gentille fille et je m'en voudrais qu'il t'arrive quelque chose. "

il y avait une certaine tristesse dans ses paroles. Elle semblait vraiment gentille et naïve. Il eut un bref mais sincère sourire aux deux serveurs. "pareil pour toi Jules, t'as été super sympa"

en l'incluant comme Cindy dans la catégorie "humain", il espérait éloigner tout soupçon de la part de la fille. C'était un peu étrange, chaque rencontre lui enseignait une nouvelle leçon. Il n'avait jamais réfléchi à cette difficulté qu'avaient les mutants qui vivaient à l'extérieur. Le délicat équilibre entre leur pouvoir et les humains qu'ils côtoyaient. Cette peur perpétuelle d’être découvert mélangé avec cette envie de l’être, d'être enfin soi-même.  

_________________

Nombre de rp  cat 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jules Archambaud
Neutre Beta
avatar

Messages : 108
Date d'inscription : 24/07/2014
Age : 21

MessageSujet: Re: Sur place ou à emporter ? [Libre]   Sam 6 Sep - 11:49

« Et maintenant c'est l'heure de prier. » pensa Jules. Si il avait de la chance, Sanzo jouerait le jeu. Après tout qu'est-ce qu'il risquait, le livreur, à part perdre son emplois, ses chances de renouvellement de visa et toute la petite vie qu'il s'était fabriqué depuis quelques années ? Dans le meilleur des cas, il retournerait en France et se trouverait un vrai boulot, bien mieux payé que celui-ci, lui permettant de revenir parfois dans la Grande Pomme, mais bon, on a pas tous une mutation qui nous permet de retomber sur nos pattes.
Enfin, niveau gestion de catastrophes, il devait dans un premier temps gérer au mieux celle-ci, et c'était pas gagné. Le client avait eut l'air de comprendre le stratagème de Jules, c'était un bon début. Même si le livreur se voyait déjà au chômage, il avait peut-être une chance, qui sait ? Enfin il n'avait franchement, voire pas du tout, l'air à l'aise avec ce mensonge. On ne pouvait pas vraiment lui en vouloir, c'est Jules qui l'avait mit dans cette situation plus que délicate sans même lui demander son avis et si Sanzo était un mauvais menteur, ce n'était pas de sa faute non plus. Enfin de toute façon, Cindy était tellement contente de rencontrer un mutant qu'elle ne le remarquerait même pas si un incendie venait à se déclarer dans la salle.
Par contre sa réaction face au téléphone de la serveuse était toute autre: se faire photographier en compagnie des quelques trente kilos en trop de l'employée ne semblait pas le déranger tout particulièrement, mais l'optique de partage massif de cette photo sur internet n'allait pas. Il expliqua le pourquoi du comment et la diversité du point de vue des gens par rapport à ceux qui entretiennent des rapports humains/mutants avant de demander à Cindy de garder pour elle la photo, même si Jules comprit à son hésitation qu'il ne se faisait pas d'illusions là dessus. Il faudra d'ailleurs que le livreur aille lui reparler une fois le client reparti, histoire de la convaincre de garder cette photo. Une histoire à base de "possible mauvaise pub pour la pizzeria" devrait faire l'affaire.
Le compliment de Sanzo fit sourire le français. Mais pourquoi l'utilisation du passé ? Est-ce que tout ça l'avait vexé ? Est-ce qu'il s'était sentit trahit par Jules ? D'un coté ce serait compréhensible mais vraiment dommage car l'homme-chat avait l'air de franchement sympa. Après tout c'est sur que de forcer quelqu'un à mentir pour sauver sa peau n'est pas forcément la meilleure façon de se lier d'amitié avec cette même personne. En tout cas, Sanzo avait au moins tenté de jouer le jeu (il était trop tôt pour dire si ça s'avérerait efficace ou non), et pour cela Jules lui en serait vraiment reconnaissant.
Après que Cindy ait fait la promesse de ne pas partager la photo, elle et le client se mirent en place pour l'immortalisation du moment. Jules recula un peu et se mit en position pour photographier avec le téléphone de la serveuse. Une fois tout le monde prêt, c'est à dire Sanzo toujours à la même place et Cindy complétement affalée sur le comptoir et posant la main sur l'épaule de sa victime, il n'y avait plus qu'a prendre la photo.

« Allez, dites: "Désolééé !" » s'exclama Jules en exhibant ses dents en un sourire plus que gêné lorsqu'il prolongea le dernier mot. C'était peut-être le moyen le plus rapide et le plus efficace qu'il trouva pour s'excuser auprès de Sanzo, en espérant qu'il capterait le message, et avec de la chance ça détendrait un peu l'atmosphère, c'était une façon plus originale que de remplacer le bon vieux "Cheese !".

« Désolé ! » Lancèrent alors les deux photographiés, l'une bien plus enjouée que l'autre. Une fois la photo prise, Cindy se releva d'un coup et alla voir le résultat. Elle en était plus que satisfaite, mais finit quand même par demander « Mais pourquoi "Désolé" ? ». Heureusement, et pour une fois, Jules avait prévu le coup, il était pas si débile que ça non plus. Son alibi était en béton armé, sa performance, elle, était un peu moins solide. En fait il l'avait surtout trouvé en catastrophe après avoir prit la photo.

« Bah c'est parce que quand t'étais pas là, on a parlé de mon client précédent, et bah, il était canadien, et tu sais les canadiens ça s'excuse tout le temps, du coup on rigolait parce que le client d'avant s'est même excusé quand je lui ai dit que j'avais oublié le lecteur de cartes. »

Alors qu'il racontait ça, il se mit à espérer que le client précédent n'entendrait jamais ça. Mais décidément, Jules devrait jouer au loto avant de rentrer chez lui ce soir: jusque là il s'était trouvé convainquant dans chacun de ses mensonges, Cindy aussi d'ailleurs, ce qui s'avérait plutôt rare dans son cas. Il devrait même arrêter de tirer sur la ficelle, car tout ça risquerait de mal se finir, mais jusque là tout avait l'air de bien se passer et il n'était plus vraiment à un mensonge près avec ce client.
Cindy, donc, eut l'air convaincue et récupéra son téléphone avant de se mettre à bidouiller dessus avec ses gros doigts sans qu'aucun des deux hommes ne puissent voir ce qu'elle faisait.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sanzo Aoe
Élève à l'Institut expérimenté(e) Delta
avatar

Messages : 1105
Date d'inscription : 03/11/2012

MessageSujet: Re: Sur place ou à emporter ? [Libre]   Dim 7 Sep - 12:01

le sourire du chat était un peu crispé, autant par les potentielles conséquences de cette photo si elle allait trainer sur les réseaux sociaux que par le fait qu'une fille (meme une serveuse plus âgée et pas très jolie) avait sa main sur son épaule, fille dont il ne connaissait rien mais qui allait immanquablement attiser la jalousie de sa (douce et tendre) Jade. Il allait devoir prendre les devant et lui raconter immédiatement ce qui s'était passé.

Outre le fait qu'elle ne soit pas à son goût, elle avait une intelligence limitée, la poussant à demander à Jules le pourquoi du "désolé" au lieu du "cheese" habituel. Cette fois le jeune homme avança lui meme la réponse, une réponse qui une fois de plus laissa le chat perplexe.

Aussi bien l'un que l'autre, coté baratin ils étaient nuls et ne savaient pas mentir. Sanzo se demanda meme comment Cindy pouvait gober une telle connerie. Sanzo la fixa un moment tandis qu'elle bidouillait son téléphone avant de reporter son attention sur Jules.


"j'espère qu'elle n'aura pas d'ennui, elle est ... heu ... gentille. (puis il baissa la voix et se pencha vers Jules) Et toi t'es aussi nul en mensonge que moi. Les canadiens qui s'excusent tout le temps, je me demande comment elle a fait pour gober ça."

il se mit à rire avant de poursuivre toujours à voix basse "en tout cas ton pouvoir est sympa enfin sauf que c'est de l'eau. " allongeant le bras il attrapa une serviette et griffonna son n° de téléphone avant de le tendre à Jules "si un jour t'as besoin ou si tu veux juste bavarder n'hésite pas."

puis il reprit un peu plus fort "je reviendrais la pizza était vraiment excellente. Merci. "

il remarqua que Cindy levait la tête, il lança un regard à Jules se demandant si le jeune homme pensait la meme chose. Il voyait dans la tête de la serveuse une ribambelle de mutants tous plus bizarre les uns que les autres. Sanzo se demanda s'il amènerait ses amis et sa petite amie ici, avant de se dire que ça ne serait probablement pas une bonne idée. Cindy exploserait si elle voyait Jade disparaître sous ses yeux, sans parler de Kamen et de sa peau de pierre. Sean à la rigueur n'aurait pas de problème sauf qu'il se mettrait à la draguer.

Il fourra deux billets de 10$ dans un pot à pourboires, une façon peut être pas très subtile mais néanmoins légitime d'aider ses deux nouveaux amis. Se levant, il s'approcha de Cindy et lui tendit la main
 "au revoir Cindy j'ai été ravi de faire ta connaissance."

Galanterie oblige il avait commencé par la jeune femme. Puis il tendit la main à Jules "à une prochaine fois Jules. "

Un dernier geste de la main sous le regard encore médusé de la serveuse, Sanzo sortit de la pizzeria heureux. Il avait bien manger et c'était fait de nouveaux amis meme s'il avait pris un risque.

_________________

Nombre de rp  cat 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jules Archambaud
Neutre Beta
avatar

Messages : 108
Date d'inscription : 24/07/2014
Age : 21

MessageSujet: Re: Sur place ou à emporter ? [Libre]   Dim 7 Sep - 19:42

Pourquoi ? Pourquoi faire dire "désolé" au lieu de "cheese" ? C'était clairement une mauvaise idée, c'était pas drôle et peut-être pas la meilleure façon de s'excuser. Tout cela s'ajoutait au fait qu'il avait forcé le client à prendre la poste avec Cindy, ce que Jules ne recommandait à personne. Heureusement Sanzo n'avait pas l'air de trop en vouloir au livreur puisqu'une fois Cindy occupée avec son téléphone, probablement à trahir sa promesse et à mettre la photo fraichement prise comme photo de profil, il parla à Jules en baissant la voix et en se penchant sur le comptoir pour se rapprocher de son interlocuteur. Le livreur s'en rapprocha aussi pour mieux l'entendre.

Sur la première partie, ils étaient d'accord: Cindy pouvait être aussi cruche qu'elle voulait, elle restait quelqu'un de profondément gentil. Il n'y avait qu'a voir sa réaction face à Sanzo: elle n'était pas méchante, agressive ni quoi que ce soit de mal, quoiqu'un peu trop enthousiaste, mais ça c'était autre chose, et pas directement négatif non plus.
Par contre Jules fut surpris de la deuxième partie du discours: visiblement Sanzo ne connaissait pas ce cliché sur les canadiens. Rien de très surprenant, il n'était pas non plus très répandu, surtout sur internet en fait. Ces blagues stupides se basaient sur le fait que quand un canadien voit quelqu'un faire tomber quelque chose, il s'excuse, ou que quand on lui marche sur le pied, il s'excuse aussi, par exemple. Quand on y réfléchit il n'y a que les abrutis profonds pour se moquer de quelqu'un de trop polis, mais c'est vrai que tout ça donnait naissance à de bonnes blagues.
Du coup, Jules répondit presque en riant à Sanzo

« C'était pas un mensonge en fait, les canadiens s'excusent vraiment tout le temps. Une fois on avait des clients canadiens, bah ils se sont excusés quand j'ai fait tomber mon portable. Au moins je t'aurais appris quelque chose ce soir !
Et fais attention avec mon pou-..
Jules lança un rapide regarder vers Cindy pour s'assurer qu'elle ne regardait pas puis reprit: mon eau, je suis ton Némésis désormais ! Haha ! »

Puis le client se saisit d'une serviette en papier et d'un stylo avant d'y griffonner ce que Jules reconnut comme un numéro de téléphone. Puis Sanzo tendit la serviette au livreur qui la plia en quatre avant de la mettre dans sa poche en remerciant son interlocuteur. Puis l'homme chat échangea un regard avec Cindy, enfonça 20$ dans le pot à pourboires, serra la main des deux employés avant de se lever et de partir. Le regard de la caissière-serveuse le suivit jusqu’à ce qu'elle ne put plus l'apercevoir.
Jules finit par ressortir la serviette de sa poche et enregistra le numéro sous le nom de "Sanzo homme-chat" puisqu'il avait oublié son nom de famille. Le soir même il lui enverra un message pour le remercier une fois de plus de sa discrétion et s'excuser de l'avoir mit dans un tel embarras sans lui avoir demandé son avis, mais en attendant, il lui restait encore un peu plus d'une heure de service, a passer en compagnie de Cindy qui n'arrêtait pas de parler du client mutant, qu'il ramènerait surement ses amis mutants pour manger des pizzas mutantes avant de payer l'addition avec des dollars mutants.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Sur place ou à emporter ? [Libre]   

Revenir en haut Aller en bas
 
Sur place ou à emporter ? [Libre]
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Sur place ou à emporter ? [Libre]
» Menu(s) de tous les jours à emporter ou le post'à' BENTO
» eau libre
» La grand-place de Mons le 16 décembre 07
» une phrase clé pour remettre les gens en place!! mais quelle phrase??

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
X-men RPG :: Hors Jeu :: Topics Terminés :: Ailleurs-
Sauter vers: