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 Il pleut sur leurs corps comme il pleut dans leurs cœurs [PV : Alice Sherman]

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Sébastian von Orchent
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MessageSujet: Il pleut sur leurs corps comme il pleut dans leurs cœurs [PV : Alice Sherman]   Dim 15 Avr - 12:59

Il pleuvait ce jour là, il pleuvait beaucoup même. Sébastian avait rarement vu New York aussi humide ; à Londres, c’était le climat de circonstance, mais la grosse pomme connaissait rarement pareil déluge. Enfin, déluge, façon de parler.

Assit à l’arrière d’une Ford Mondeo noire à vitre teintée, vêtu comme à son habitude d’un complet noir et d’une chemise blanche, Erasme Hobbes, son alter-égo américain, un homme de taille et de poids moyen, à savoir 175cm pour 70kg, à la peau pâle et au visage fort et anguleux, encadré par des cheveux mi-long d’un noir corbeau, s’en allait dans le Dakota du Nord, où il avait à faire quelques ménages pour les Russes. Plutôt que de prendre l’avions, il s’en allait en voiture, conduit par Vince, un cinquantenaire brun à l’ossature marquée, usé par les ans et le travail, également vêtu d’un costard mais complété par un borsalino. A son côté se trouvait une passagère adolescente, vêtue d’un débardeur et d’un jean, endormie contre la portière, sa tête enfouie entre ses bras couverts par sa chevelure noire. Pita Wolf, la dernière recrue de son organisation, là où Vince y travaillait depuis sa fondation, 35 ans plus tôt.

Tout trois étaient armés ; une paires de Colt 45 pour Erasme, dissimulée dans le creux de ses reins, à la ceinture, un Glock 17 dans un holster d’aisselle pour Vince. Lupita, elle, avait eut droit à un Walther PPK – pour sa self-défense. Sébastian n’était pas encore près à la laisser aller à la confrontation, principalement car la jeune mutante lui facilitait les traques, et ensuite parce qu’elle n’était « pas assez formée ». Foutaise, à son âge, Vince l’accompagnait déjà sur le terrain, même si désormais, à l’instar de Pita, il restait généralement dans la voiture pendant que le Léviathan faisait le nettoyage.

Conscient de la pluie par le bruit qu’elle faisait en tapant contre le toit, Sébastian savait qu’ils mettraient encore au moins trois quarts d’heure pour arriver à leur QG de New York, et s’il ne dormait pas, il l’imitait très bien, la tête posée contre l’appui-tête et les yeux clos. Il était assit à la place du milieu, en bon passager important.

Vince avait mit un CD de Simon & Garfunkel, un groupe plus vieux que lui mais qu’il savait aux goûts de la majorité des personnes présentes, à savoir son patron et lui-même. Ils avaient quitté depuis quelques temps déjà le freeway, cela se sentait non seulement à l’allure du véhicule, mais également aux fréquents ralentissements et au nombre de virages.

Alors que les chansons se succédaient, le rythme placide de la voiture, jusqu’à lors cohérent, diminua progressivement jusqu’à s’arrêter.

Erasme ne dit rien, sachant pertinemment que toutes les informations nécessaires n’allaient pas tarder à apparaitre.

Il y eut un bruit d’abaissement de vitre électrique, chose suffisamment intrigante pour forcer Sébastian à ouvrir les yeux, mais même la pluie qui s’infiltra par l’ouverture n’était pas en mesure de réveiller Pita.

- Mademoiselle, vous êtes perdue ? commença Vince, à l’adresse d’une personne à l’extérieur de l’habitacle. Si vous le souhaitez, vous pouvez monter à l’arrière, il y a de la place.

Sébastian émit un grognement ; certes, prendre un autostoppeur sur le bord de la route par un temps comme celui-ci semblait civique et non généreux, mais il trouvait que pour un mercenaire et un tueur à gages, Vince avait un drôle de sens de la générosité.

Se détachant de sa place, Erasme se positionna sur celle de gauche, sachant qu’en toute logique, le nouveau passager entrerait par la portière droite, du côté de la chaussée. Croisant les bras sur son torse, baissant la tête en avant, il referma les yeux en attendant que l’autre monte ; ou pas, cela lui était parfaitement indifférent.

Vincent voulait faire un détour ? Soit, c’était lui qui conduisait de toute façon.

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"Je suis un Démon, car je suis le mal provenant de l’âme des hommes, je suis celui qui a perdue la raison en contemplant la réalité et l’Humain dans ce qu’ils ont de plus noir, de plus nu, et qui l’a accepté et a décidé de s’en servir. Si vous devez raisonner en bien et en mal, considérez-moi comme un mal nécessaire, immuable et inhérent à l’Homme et à son imperfection."
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MessageSujet: Re: Il pleut sur leurs corps comme il pleut dans leurs cœurs [PV : Alice Sherman]   Lun 16 Avr - 1:24

Comme à son habitude depuis trois mois maintenant, Alice avait suivi son petit groupe de débauche. Son amie Alison et deux des garçons de l’institut : Richard et James. Comme ça, en les regardant, on n’aurait jamais dit que ces quatre mutants sortaient sans la permission des adultes mais s’était effectivement le cas. Il devait y avoir des x-men au courant mais ils ne réagissaient pas tant que les adolescents revenaient en un seul morceau… Et puis, s’ils devaient s’occuper de chaque adolescent qui ne respectait pas les règles, ils n’auraient jamais fini… Elle savait bien que l’un d’eux était au courant et qu’il viendrait la protéger si elle avait un problème, enfin elle voulait y croire.

Enfin, pour le moment, rien ne présager une éventuelle agression. Ses amis étaient certes partis en vitesse après leur petite beuverie sans l’attendre mais elle ne désespéré pas. L’institut ne devrait pas être si loin que ça tout de même… Et puis au pire, peut-être que Lilian était sur New York est qu’il l’accueillerait… Il ne fallait pas trop compter sur la deuxième possibilité en fait. S’il était vraiment de passage, il avait surement autre chose que de l’accueillir et ça, elle le savait très bien. Même s’ils étaient amis, il n’était pas le genre de personne vers qui elle pouvait se tourner et encore moins quelqu’un qui s’inquiétait pour les autres.

En plus d’être perdue, il se mettait à pleuvoir des trombes d’eau. La chance n’était pas de son côté ce soir. Elle n’osait même pas demander son chemin aux passants de peur que ce soit des antis mutants ou quelques choses dans le genre. C’était certain qu’en demander le trajet pour aller à l’Institut Charles Xavier elle serait tout de suite caractérisé comme une mutante. Ce n’était peut-être pas une bonne idée avec cette nouvelle menace qui pesait sur eux. Et puis, la plupart des habitants encore debout à cette heure ne pouvait pas la renseigner correctement puisqu’ils avaient pour la plupart beaucoup trop bu.

La jeune mutante commençait par remonter la rue déserte en essayant de ne pas tomber sur la chaussée quand une voiture noire s’arrêtait prêt d’elle. Elle n’y connaissait pas grand-chose en voiture mais elle savait que cette voiture était assez banale. Cependant, elle avait une particularité : ses vitres étaient teintées. Le « monsieur tout le monde » n’avait pas ses vitres teintées ! Le conducteur, un homme d’âge mûr, baissait la vitre. Il laissait paraître aux yeux d’Alice une jeune fille de son âge, endormie contre la porte. Il ne lui paraissait pas très danger et, avec une certaine gentillesse, il lui proposait de monter. Alice acceptait, évidemment.

« Je vous remercie Monsieur ! J’espère que ça ne vous dérange pas trop… »

En ouvrant la portière arrière, elle remarquait l’autre passager. Il s’agissait d’un homme vêtu d’un costume noir. Ses cheveux mi- longs d’un noir profond ne lui permettaient pas de voir son visage. Elle arborait un grand sourire, soulagée d’avoir été secouru. Deux des passagers semblaient dormir alors, elle s’installait en silence. Quelle chance que cette voiture passait dans cette rue à ce moment précis et surtout que le conducteur la prenne à bord. Enfin, il fallait toujours être prudent. C’était ce qu’on lui avait appris : toujours être prudent et se balader en permanence avec un desert eagle… En tout cas, l’homme qui « dormait » à côté d’elle avait un faux air de Lilian… C’était surement les cheveux qui lui faisaient dire ça.

« Merci encore monsieur ! Je crois que je n’aurais pas pu retrouver mon chemin jusqu’à chez moi… Vous sauriez aller jusqu’à l’Institut Xavier ? Je dois rejoindre mes amis là-bas… »

Elle mentait en quelques sortes mais s’était plus prudent que d’affirmer qu’elle vivait là-bas.
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Sébastian von Orchent
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MessageSujet: Re: Il pleut sur leurs corps comme il pleut dans leurs cœurs [PV : Alice Sherman]   Lun 16 Avr - 18:38

Sans grande surprise aux sues des trombes d’eau qui s’écoulaient dehors, l’autostoppeur accepta l’invitation ; enfin, il s’agissait d’une autostoppeuse, à la voix. Jeune, espiègle, probablement innocente et naïve. Une adolescence ou une jeune personne.

- Bien sûre que cela ne dérange pas, répondit Vince, autant à l’intention de la jeune femme que de Sébastian.

Ce n’était pas vraiment une question, Erasme n’y répondant pas de ce fait. Emile Vincent disposait d’une liberté d’initiative que ses autres employés n’avaient nullement, du fait de leurs trente-cinq années de travail commun. Sébastian lui faisait confiance, dans une mesure relative ; disons que si le quinquagénaire était la personne en qui le Sombre Voyageur avait le plus confiance sur cette terre, il ne l’avait pas encore assez pour révéler son véritable nom, ainsi Vince le croyait nommé Victor Moreau, mais il l’avait tout de même mit au courant sur la « vérité » concernant le Léviathan. Victor n’était pas un mutant, mais l’hôte d’un démon.

Sébastian ne réagit pas lorsque l’autre, remerciant une fois de plus, prit place sur la banquette arrière, mais son intérêt naquit lorsque cette dernière prononça le simple nom de l’Institution Xavier.

Ainsi donc, elle appartenait, ou tout du moins connaissait, des personnes résidents dans l’école pour jeunes surdoués dont le directeur était un fervent défenseur des droits mutants ? La légende urbaine voulait que l’Institut soit plus qu’une école, et soit protégé par une équipe de mutants surpuissants et expérimentés, les X-Men. N’ayant jamais eut affaire à eux, le Léviathan ne savait s’il s’agissait de fables ou de la réalité, mais il était mieux placé que quiconque pour savoir que chaque légende contenait son fond de vérité.

- L’Ecole Xavier ? C’est au 1407 Graymalkin lane, non ? Sa nous fait une bonne heure depuis Manhattan – vous espériez vraiment la rejoindre à pied ? Vous êtes courageuse. Mais je me présente, Emile Vincent, et voici Pita et Erasme.

La voiture redémarra.

Un détour dans l’état de New York ? Heureusement que les fanatiques ne risquaient pas de bouger, dans le Dakota du Nord.

N’ayant pas bouclé de nouveau sa ceinture, Sébastian fut parfois balloté par les changements de direction ; non pas que Vince ne conduisit mal ou même vite, simplement que les routes de l’Etat n’étaient pas des plus droites, même si ce n’était rien comparé à l’Etat de Washington et autres routes transmontagnardes.

Cependant, le Sombre Voyageur continua de faire semblant de dormir, ne perdant pas une miette de la conversation. Vince savait à peu près quelles questions il avait à poser, la plupart étaient évidente, et le français savait comment les poser.

- Vous étudiez à l’Ecole Xavier, mademoiselle ? Il parait que c’est une école pour surdoués ; cela fait de vous une surdouée ? Je n’ai encore jamais rencontré de personne avec un QI de 130.

Je t’emmerde, Vince ; cette réplique démangea la bouche de Sébastian quelques instants, mais cette petite pique pour le forcer à s’inclure dans la conversation ne suffit pas à faire intervenir le maudit.

L’élève l’intéressait moins que l’institution pour l’instant, mais si les rumeurs concernant une école pour mutant étaient vrai, ils allaient devoir se méfier.

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MessageSujet: Re: Il pleut sur leurs corps comme il pleut dans leurs cœurs [PV : Alice Sherman]   Mer 18 Avr - 17:41

Alice avait beau réfléchir, elle ne comprenait pas pourquoi cet homme s’était arrêté pour l’aider. Après tout s’était son problème si elle s’était fait lourder par ses amis. Ce cinquantenaire avait surement était pris d’un élan de générosité. A moins que ce soit autre chose. Evidemment, face à lui, elle préférait faire comme si de rien mais les questions se bousculaient déjà dans son esprit. Alors, si elle écoutait ce qu’Emile Vincent disait, elle était à une heure en voiture de l’Institut. Non vraiment, Alison et ses amis n’étaient pas des personnes de confiance. Ils avaient « abandonné » à plus d’une heure de chez elle. Il fallait absolument qu’elle arrête de les voir ceux-là…

Il abordait maintenant le sujet du sous-disant QI exceptionnel des élèves qui fréquentaient son école. Alors comme ça, il n’était pas au courant pour les mutants ? Parfait ! Peut-être si elle lui mentait juste un peu elle pourrait s’en sortir indemne sans parler de ses pouvoirs. Dans ce cas, tous les autres mutants n’étaient pas mêlés à ses affaires et elle rentrait chez elle sans encombre. Mais, suffisait qu’il lui pose une question au quelle elle ne pouvait pas répondre et son mensonge était découvert… Ce serait vraiment plus facile de dire la vérité. Dans une situation pareille, elle regrettait presque de sortir sans la permission des x-men. Elle souriait en réfléchissant à un mensonge assez crédible pour ne pas être découverte.

« Et bien en fait, je ne suis pas vraiment une surdouée vous savez… Si j’étudie là-bas, c’est que je n’ai pas vraiment eu le choix. Et non, je n’ai pas un QI de 130… C’est plus compliqué que ça. »

Elle n’avait pas forcément besoin de mentir en fait. Si elle avait su plus tôt ce qu’il allait arriver, elle aurait mis sa ceinture. Alors que Monsieur Vincent tourner à gauche, la jeune mutante chutait sur Erasme. Voilà comment porter l’attention sur elle en quelques minutes. Ce n’était pourtant pas son genre d’aimer être au centre des attentions. Donc, après avoir laissé échapper un « vraiment désolé » en direction d’Erasme, elle se redressait pour se rasseoir correctement à sa place. Cette fois-ci, Alice mettait sa ceinture pour éviter une deuxième chute de ce genre. Elle évitait de regarder dans la direction du jeune homme de peur de recevoir de sa part un regard plus que malveillant.

« Dites-moi Monsieur Vincent, qu’est-ce que vous faites dehors à cette heure si tardive ? Vous aussi vous rentrez chez vous avec votre fils et votre fille ? Vous habitez dans le quartier alors… »

Qu’est-ce qui lui passait par la tête de poser une telle question ? Après tout ça ne la regardait pas ce qu’ils faisaient… Elle ne les connaissait même pas. Il avait été bien gentil d’accepter de la ramener chez elle, il ne fallait pas non plus qu’elle se mêle de leurs affaires en prime. Enfin, s’était dans ses gênes d’être curieuse, elle n’y pouvait rien… Et puis, s’il ne voulait pas répondre à sa question elle ne le harcèlerait pas, évidemment.
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Sébastian von Orchent
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MessageSujet: Re: Il pleut sur leurs corps comme il pleut dans leurs cœurs [PV : Alice Sherman]   Mer 18 Avr - 19:34

L’autostoppeuse répondit à Vince, occultant son prénom mais expliquant qu’elle n’avait pas vraiment eut le choix d’étudier à l’Ecole Xavier ; étrange, ils forçaient la main maintenant ? Sébastian se doutait que la situation était bien plus compliquée qu’il n’y paraissait, autant dans son camp que dans celui de l’étudiante. Une mutante ? Il y en avait déjà une dans la voiture, et il y avait également son passager noir, bien qu’il ne fût nullement une créature mortelle.

- Compliqué ? Pas le choix ? C’est une secte votre truck ou quoi ? J’avais cru comprendre que l’Institution Xavier était une école réputée mais dont l’entrée était assez difficiles, car ils ne prenaient que les meilleurs. Mais bon, ce ne sont que des rumeurs.

Alors que le trajet se poursuivait, Vince fit une embardée à gauche ; n’étant pas attaché, Sébastian fut bloqué contre sa portière, cependant un autre poids arriva contre lui. L’autostoppeuse le heurta, n’étant visiblement pas non-plus attachée. Une fois la voiture redressée, et une volée de jurons déclamée par le conducteur dans un français du sud à l’encontre d’un cycliste, l’autre se retira avec une excuse.

Sébastian avait rouvert les yeux, un air mauvais sur le visage.

- Vince qu’es-ce tu fout ?

Sans adresser à l’autostoppeuse un seul regard, Erasme se replaça correctement dans son siège, ne bouclant cependant pas plus sa ceinture. Pita avait également bougée, mais même le choc du retour contre la portière ne l’avait pas réveillé le moins du monde ; c’était pas Wolf qu’il aurait fallut l’appeler, c’était Cat, vue la puissance qu’elle avait lorsqu’elle dormait.

- Mea-culpa Er’, un cycliste sans bandes réfléchissantes.

Alors qu’après s’est rattachée, l’autostoppeuse demandait au conducteur ce qu’il faisait, Sébastian ne put s’empêcher de sourire à la mention « avec votre fils et votre fille ». C’était lui qui avait vu grandir Vince, mais le fait qu’aucune de leurs fausses identités n’aient jamais été affiliées le fit sourire. C’était tellement évident qu’il aurait du y songer lui-même.

- Pardonnez-moi mam’zelle, mais généralement les idiots sa va par troupeaux, donc je vais faire un peu gaffe à la route sur les prochains kilomètres. Er’ vous répondra.

La première réflexion de Sébastian à l’encontre de cette idée fut plutôt dégradante pour feu la mère de Vince, mais le Sombre Voyageur fit bien de ne l’exprimer à haute voix.

Tournant son attention vers l’autostoppeuse, Sébastian secoua la tête pour dégager les cheveux de son visage. S’il n’avait eut cet air sérieux et se contraste entre sa peau et sa chevelure, on aurait put croire à une parodie de pub L’Oréal.

- Erasme Vincent, se présenta-t-il avec un hochement de tête. Et vous êtes ?

Sébastian attendait un nom, et ne poursuivrait pas avant d’en avoir un. L’autre était une petite brune aux yeux bleus, avec des traits doux, des lèvres fines, un nez plutôt petit et ses joues légèrement rosées. Elle avait été trempée par la pluie dehors, et ses cheveux comme ses vêtements étaient collés à elle.

- On va aider un oncle, dans le Dakota du Nord ; il a un problème de vermine, et étant trop vieux pour les chasser lui-même, il nous a appelés à l’aide. Comme cela faisait pas mal de temps que l’on avait dit que l’on passerait, on c’est décidé à y aller, déclara sobrement Erasme, avec toute l’honnêteté qu’il put.

Il n’avait pas dit la vérité, mais n’avait pas menti non-plus ; le concept des demie-vérités lui était depuis longtemps acquit. Un oncle, pas le sien ; la vermine, c’était les Purificateurs ; le problème de temps, c’était le retard prit avec l’affaire de l’église St-Jean le Divin, quelques jours plus tôt.

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