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 Le temps rubis

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MessageSujet: Le temps rubis   Jeu 17 Juil - 20:46


L’institution Xavier, un havre de paix en apparence, et en y réfléchissant c’est bien un havre de paix dans le plus torturer des mondes. Tout le monde devrait vivre dans un lieu comme ça, mais certains n’ont pas leurs places dans cet Eden de bonheur.  Il serait facile de citer un verset de n’importe quel livre sacré sur la place du paradis et la place de chacun dans ce bas monde. Ce serait trop facile de dire que l’enfer c’est les autres, bien qu’il y ai une part de vérité la dedans. Beaucoup de chose serait facile à dire, comme non j’aime pas les gens, ou même dire que c’est les autres le soucis, tout cela serais bien trop facile à dire et pourtant… Pourtant …

Dans ce semblant de paradis,  je erre sans fin, n’arrivant pas à avoir l’envie d’aller vers les autres… C’est ainsi, je suis déjà pas de nature très causante alors m’approcher des autres c’est un peu trop en demander. Attention, je dis pas que je n’aime pas les gens, mais qu’on vous approche car vous êtes une curiosité sur pattes, même quand ceux qui vous observent ont des capacités tout aussi hors normes voir supérieurs au miennes, ça devient rapidement lassant, c’est un peu comme si on était fiché… Et ça veto…  Et puis il y a autre chose… L’appel du sang, l’appel de la chasse. J’ai bien tenté de contrôler tout ça, mais ce n’est malheureusement pas possible. Le plaisir de traquer une proie n’y est plus… Et ça me détruit.

Tout ses gamins… Ses gamins qui sont accueilli comme des coqs en pâte, ils sont choyés et on les arment pour la vie. Mais comment armé un homme qui est conscient de son potentiel de destruction ? On lui apprend alors a obéir à un autre maitre que celui de base…. C’est triste mais c’est ainsi. Lorsque je dis n’appartenir à personne c’est faux et je le sais très bien. J’appartient aux Hallilovic depuis le jour où Suljo  m’a recueilli dans le but de former un héritier, car il ne voulait pas exposer ses fils à la violence, ce que je comprend totalement, et moi j’ai fait mon âne bâté, enfin pardon, je suis devenu plus têtu qu’un âne mort et me voilà dans ce semblant de paradis qui finalement me  convient pas…

Installer sur un rebord de fenêtre en profitant du soleil d’été, je laissai mon esprit  vagabonder sur diverses choses, sur le fait principal de rester ici ou retourner avec les miens. Ils habitent certes dans la même ville, faut quand même avouer qu’ils ne viennent pas des hautes sphères comme ma famille de sang, mais ils sont bien plus aimable que le reste de la populace malgré leurs airs de chiens prêt à mordre si on s’approche de leur petit.

- IL Y A UN APPEL POUR UN CERTAIN SILKE SAMBRE !

Descendant de mon promontoire, je me dirigeai tranquillement vers le gamin qui demander si un Silke Sambre dans le coin. Je lui sourit et pris le téléphone des mains avant de le chasser des parages.

-Sambre à l’appareil

- Silke? Ovo je Drita  (Silke ? C'est drita)

-Drita? Što se događa tamo? zašto si me zovu na liniji institucije? (Drita ? Que ce passe t'il ? pourquoi tu m'appel sur la ligne de l'institution)

-imamo problem ...  (On a un soucis…)

-šta? Djeca nemaju ništa?  (Quoi ? Les enfants n’ont rien ?)

-No, oni nemaju ništa, Anel plakala neprestano svoje odsustvo i Vitaly uvijek vuče van ... (Non ils n'ont rien, Anel pleure sans cesse ton absence et Vitaly traine toujours dehors...)

-Dok se to dogodi?  (-Alors que ce passe t-il ?)

-To nije bilo ništa ... i Suljo je u govnima ... (On a plus rien... et Suljo est dans les emmerdes)

Le sol sembla s’écroulait sous mes pieds, Suljo était dans les ennuies, Vitaly a disparu comme d’habitude et ils avaient plus rien…  Sans le moindre sou, leurs conditions allaient se dégrader, Anel leur serait sans doute retiré et ensuite… Ils seraient renvoyés en Bosnie.

- Silke moja mala vuka, ja ću vas odvesti da nam pomogne  (- Silke mon petit loup, je t'en pris il faut que tu nous aide)

-Ne brini Drita, ja ću ga popraviti ... obećavam ti ... (- Ne t'en fais pas Drita, je vais régler ça... Je te le promets...)

Je raccrocher en me dirigeant vers la chambre que je partageai avec les autres. Calmement je m’assis sur le lit, le visage fermé et  les poings fermés, je sentais l’animal grogné en moi. C’est idiot d’agir sur un coup de tête mais là, il s’agissait de ma famille. Et il n’y avait rien de plus sacré pour moi…

Ma décision était prise, je devais partir… Je devais rejoindre les miens et les sortir de la mouise dans laquelle ils étaient par ma faute. Si je n’étais pas partie, rien de tout ça ce serait passé… Le visage froid et le regard déterminé, je rangeai rapidement mes affaires dans un vieux sac de sport, heureusement qu’il n’y avait pas grand chose… La colère et la peur venait de courir dans mes veines, oui, la peur venait de me prendre les entrailles et cette fois j’écouterai mon instinct. Cette fois ce seras ma famille avant tout… Et ici ce n’est en rien ma demeure ou les miens…

J’étais un loup dans une bergerie… Mais ses gens me faisaient penser aux dessins animés pour enfant, avec de l’amour partout et du bonheur qui couvre les murs. Un loup n’as rien a faire dans un univers propre et sain.

J’étais né et avais vécu dans le luxe, j’étais partie pour le sang et finalement, j’avais trouvé ma place dans la boue. Ici c’est un retour au Luxe et ça c’est non… Je fixai mon reflet dans la vitre, mes yeux rouges se reflété dedans, j’attendrai la nuit pour partir.


Dernière édition par Silke A. Sambre le Mar 22 Juil - 16:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le temps rubis   Sam 19 Juil - 21:30


Si il y a bien un moment que j’apprécie plus que tout c’est le crépuscule… Voir le soleil se coucher avait un peu la signification de la mort pour une renaissance à l’aube. La mort d’un jour, la vie d’une nuit dans les limbes des ténèbres… L’astre nocturne venait de commençait son ascension, venait baigné le parc dans la douce lumière qui lui est propre, éclairant uniquement ce qui doit être éclairé… L’air frais de la nuit vint chatouillait mon visage, s’engouffrant dans mes vêtements lâches et sombre. Calmement, j’attrapai mon sac, personne ne verrait mon départ… Lentement, je me dirigeai vers la sortie. Les enfants partaient rejoindre leurs chambres, se préparé une soirée film ou livre, certains avaient d’autres plan, cela se voyait. Mais pour ma part c’était la dernière fois que je voyais ce manoir de l’intérieur, c’était la dernière fois que je venais entre ses murs, au pire j’amènerai peut être mes frères ici, peut être, qui sais… Mais sans doute ils vivront comme leurs parents. Mon sac sur l’épaule, je réajusté mon casque de moto avant de me dirigeai vers le garage où ma cher kawasaki ninja, mon amour unique et fidèle que ce monde puisse m’offrir. Dans le silence de la nuit, je grimpai sous la machine infernale avant de la faire rugir.

Sous mes cuisses, je sentais sa puissance grondé, vibrante comme une femme qui serait prise par l’extase. Mais une nouvelle fois, je la fis grondé dans l’obscurité. Je me dirigeai alors a toute vitesse vers le portail nouvellement ouvert. La vitesse me grisa les sens, l’air frais faisait barrage mais rien ne serait pareil. Les lumières de la ville défilaient à toute vitesse, le silence de la ville était détruit par le rugissement de ma ninja. Je n’avais plus d’autre pensé que de retrouver ma famille, les savoirs dans le pétrin m’est insupportable. J’avais besoin de les revoir, de les sortir des emmerdes. Ils étaient tout pour moi ! J’avais besoin d’eux pour vivre pleinement. Avec eux pas de masque, même si souvent j’étais pris de crise de colère, jamais ils ne m’avaient laissé seul lors de mes folies. Même le plus jeune n’avait pas bougé lorsque je pétai les plombs. Il attendait puis venait caressé mon pelage sombre.
Jamais mes cicatrices ne les avaient repousser, Juste quelques questions avaient fusé, mais jamais cela avait était dans le but de faire souffrir.

Je grillai la priorité avant de me dirigeai vers les bas fond de la ville. A la lumière de la lune, les junkies et les prostitués semblaient être des pantins a la lueur pâle du ciel. Dans ses bas fonds d’une ville en mouvement permanent, le temps semblait figé dans un temps parallèle qui n’a aucune envie de changer. Ici les hommes du haut deviennent des animaux avides de sexe et des plaisirs interdits. Pauvres Ô pauvres idiots, faibles face au plaisir et à l’interdit. Au détour d’une allée sombre, je me garai brusquement avant de prendre mon apparence de loup. Certains semblaient me reconnaitre, d’autres ne s’approchèrent même pas… Les yeux rouges ça calme immédiatement.

Le goudron sous mes pattes, je sentais toutes les impuretés, tout les défauts, j’entendais très bien cette fille qui se faisait sauté dans l’appartement du bâtiment près de moi. Tout avait un air de déjà vu, mais cela était tellement rassurant et très dérangeant quand on y réfléchit un peu… Devant moi, juste un amoncellement de poubelle et d’encombrants… Les gens ne viennent pas par ici, seulement quand ils ont pas le choix. Dans quelques mètres, j’allais rejoindre ma famille, j’allais rejoindre la vie que j’aurais jamais du quitter…

Enfin la demeure, enfin la demeure, l’espèce de chose qui nous sert de baraque… Le terrain vague devant la maison avait un air plutôt morbide, mais j’étais rentré chez moi.
Assis sur le terrain vague, je pouvais voir mon petit ange assis à même le sol. Une branche craqua près de moi, il se retourna en sursautant avant de se précipiter vers moi, son visage se cacha dans mon pelage obscur, son museau encore humide de larmes, mon cœur de glace se serra en imaginant les nuits qu’il a passait à pleurer mon retour.

- ste bili ili veliki brat? Bio sam toliko boji da me ostavi ... (t'étais ou grand frère ? J'ai eu si peur que tu m’abandonnes...)

-Žao mi je ... oprosti mi moj mali anđeo ... ja napravim grešku, ali sada je gotovo ... Ja ću nas odavde ... (Pardon ... pardonne moi mon petit ange ... J'ai fais une erreur mais c'est fini maintenant ... Je vais nous sortir de là...)

Sa petite menotte accroché à mon pelage, je me dirigeai vers la baraque en ruine… Le petiot la avec ses grands yeux malheureux, il venait de me brisai le cœur. Lentement on passait la porte d’entrée. L’air était lourd et chargé de tristesse, je pouvais presque sentir l’odeur amer de la peur et de la colère…
J’avais une famille à redresser, la mienne…
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MessageSujet: Re: Le temps rubis   Lun 21 Juil - 22:07



L’air était lourd, la tension palpable, alors que je passai le pas de la maison, je crus entré dans un mausolée, l’obscurité était pesante, l’air lourd et un mélange de peur et d’angoisse régné. Le bruit de la porte grinça sinistrement avant de faire place à la salle principale plongée dans la noirceur. Malgré mon pelage, je ne pus m’empêcher de frissonné, cette ambiance n’avait rien d’agréable.

-Anel je monte me changer, va prévenir ta mère que je suis rentré…

Le petiot courut vers la chambre de sa mère alors que je grimpé dans la mienne, une fois la porte passé, je repris lentement forme humaine, mes os craquèrent sourdement avant de reprendre leurs places et leurs formes. La douleur me fit grogner. Quand enfin je repris mon apparence humanoïde, mon regard se posa autour de moi, dans cette pièce qui n’est autre que ma chambre. Jamais je ne pensai retourner dans cette chambre en apparence peut agréable. Elle est froide cette chambre, lentement je passai la main sur les murs, caressant les murs du bout des doigts, sentant chaque imperfection, chaque creux…

Il n’est pas dans les règles de bienséance de resté nu dans la demeure qui vous héberge et qui n’es pas votre. J’ouvris calmement mes placards en observant ce que j’avais. Optons pour un truc simple. Un jean noir et une chemise blanche. Alors que j’enfilai mon bas, j’entendis ma porte s’ouvrir. Ce regard gris, inquisiteur et fatigué, le regard d’un enfant qui aurait grandi trop vite.

-Vitaly…

-Tu repars quand ?

Cette question me serra le cœur, il semblait avoir une colère froide dans sa voix, je ne pouvais que le comprendre. La communication aller être froide pendant quelques jours, je le sentais, mais ça passera quand le temps sera venu. Je me tournai lentement vers lui. Ses yeux gris semblaient me tuer a chaque instant.

-Tu m’en veux ?

-Non tu crois ! Tu étais ou quand ses hommes sont venus et qu’ils te cherchaient !

Je le fixai dans les yeux avec attention avant de mettre ma chemise. Mes yeux rouges fixé dans les siens, je ne bougeai pas, qu’est-ce que je pouvais bien faire autrement ?

-Je ne partirai plus, je n’ai aucune place ailleurs qu’ici…

La flamme de la colère vacilla dans ses yeux, lentement je me rapprochai de lui avant de le prendre dans mes bras. Malgré sa conviction d’être en rogne contre moi, il céda très rapidement et s’accrocha à moi comme si c’était la dernière fois qu’il me voyait.. On resta quelques minutes avant de redescendre dans la salle principale.

Le lourd silence me fit rabattre mes oreilles dans ma chevelure noire, bon dieu que je n’aime pas ce genre d’ambiance si lourde et si oppressante. Assis devant une bougie, le visage tuméfié de Suljo me serra l’estomac, laissant mes yeux devenir rouge sang… Anel se tenait un peu plus loin avec Drita, Vitaly les rejoignis en silence.

-Boss ...

- Sjediš (- assis toi)

Je m’assis en silence face à Suljo. L’atmosphère était lourde, le regard froid de Suljo braqué dans les miens, j’ai l’impression d’être un gosse qui va se faire tiré les oreilles par son père…

- I Suljo ... (- Suljo je...)

- Umukni Sambre (- Tais toi Sambre)

Immédiatement, je me tus… Sa voix de stentor arrivé à faire obéir le loup qui se trouvait tapi en moi. Un peu plus et je rentrai la tête dans mes épaules.

- Ja vas pustiti i nadam se da naći bolji nego što smo ti dali život, mislio sam da ti naprednim (- Je t'ai laissé partir en espérant que tu trouve une vie meilleure que celle que l'on t'as donné, j'ai crus que tu arriverai à avancé)

- Pretpostavljam da je bio jedan, ali (- je suppose qu'il y a un mais )

- Da, ja sam shvatio da nisi tamo gore ... Vi ste rođeni da žive u senci i krv i ja osjetio bespomoćno kada odete. Mislio sam da sam izgubio sina ... (- oui, je me suis rendu compte que t'as place n'est pas là-bas... Tu es né pour vivre dans l'ombre et le sang et je me suis senti désemparé lorsque tu es partit. J'ai cru perdre un fils...)

Je relevai un regard surpris vers lui. Attendez, il venait de me faire le plus beau des compliments que l’on puisse me faire ? Je… Les larmes auraient pus coulés si je n’avais pas appris a contenir mes sentiments… Je lui offris un petit sourire.

-Suljo, je suis désolé de t’avoir foutu dans mes emmerdes et je te promets de te sortir de là… De vous sortir de là… .

Pour toute réponse, Anel se jeta sur moi en souriant, mon petit ange n’en pouvait plus de me murmurer des remerciements. Comme Je m’en étais douté, je pus reprendre place dans la chambre du haut. Je vis du coin de l’œil Vitaly sortir du bar. Je pense savoir où est aller ce sal gosse, il allait prévenir le quartier que le loup était de retour.

J’étais rentré chez moi… J’étais de retour…
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