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 Cavalier en b8 - Part. 1 {Sébastian von Orchent & Caitlyn Elioth}

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Sage
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MessageSujet: Cavalier en b8 - Part. 1 {Sébastian von Orchent & Caitlyn Elioth}   Dim 29 Juin - 22:49

Lundi 2 Juin 2014 – 02 : 45 P.M.
De nouveaux remerciements, elle en aura vite fini avec cela même si ce n’est pas réellement ce qu’elle souhaite. Elle échelonne les jours où elle les fait, pour avoir amplement le temps de discuter et d’approfondir le sujet si l’opportunité lui en est laissée ; c’est une chose difficile pour ses vis-à-vis et elle en est consciente, le sujet des remerciements devenant une raison d’entreprendre l’approche et la conversation. Ce n’est pas la principale raison et c’est même un effet secondaire, à dire vrai, mais elle ne pourrait aborder les gens sans un sujet à aborder avec eux et elle en est consciente. Tout autant que ces remerciements seront bien plus froid et mécaniques que la gratitude qu’elle ressent à l’égard de ceux qui l’ont sauvée. Les X-Men veillent les uns sur les autres, c’est la première leçon qu’elle a apprise en revenant ici. Elle ne va pas jusqu’à les penser famille d’autant que considérant son recrutement par la X-Team elle sait de quoi il en retourne mais ils n’en restent pas moins une équipe, à la différence de l’Organisation.

Aujourd’hui, c’est le tour de la pilote, Caitlyn de Lauro-Elioth alias Fuzzy ; d’un certain point de vue « moins » engagée que les autres dans la mission d’extraction mais engagée tout de même, elle ne voit que cela. Même si elle a prit du temps pour aller la voir, le déplacement familial à San Francisco ayant compliquées les possibilités de conversation. Possibilités théoriquement plus élevées qu’avec les autres car non seulement elle a à la remercier mais de ce qu’elle sait Fuzzy est en phase de devenir Cavalier au Cercle Intérieur du HellFire Club et considérant son propre passif dans la société secrète elle pourra sans doute être utile pour donner de nouvelles informations. Elle a eu vent de ce qui c’est dit cinq mois plus tôt lorsque l’X-Woman s’est présentée pour le post et si elle n’a pas entièrement raison elle n’a pas tord non plus.

De son point de vue, Fuzzy n’est pas la plus « limite » des X-Men car si elle a fait, avant d’être récupérée par l’Institut, beaucoup de « mauvaises » choses elle a démontrée une volonté de les réparer en tenant clairement du chemin de croix. Mener l’Equipe de Récupération tout en cherchant à former des apprentis sur le terrain était une initiative risquée mais une preuve d’engagement et de foi, le fait que cela se soit mal terminé n’entache en rien ce fait : c’était les risques. Reprendre le Programme de Réinsertion est un engagement personnel important certes justifié par son passif mais qui n’enlève rien à son investissement là non plus tandis que devenir juriste de l’Institut, malgré avoir raté son examen, est la preuve d’une nouvelle méthode de lutte divergente mais nécessaire. Fuzzy est une X-Woman à part des autres car elle agit par des biais légaux et normaux désormais et c’est surement la meilleure rédemption qu’elle puisse trouver. Rédemption qu’elle est prête à remettre en jeu en devenant représentante au sein du HellFire Club ; si son milieu d’origine, Maraudeurs inclus, n’est pas comparable à celui du Club des Damnés, cela l’a effectivement mieux préparée que ses coéquipières. Et son évolution à travers les différents milieux qui ont jalonnée sa vie signifie qu’elle sera parfaitement capable de s’adapter à celui qu’elle escompte atteindre. De plus il y a le facteur famille dans lequel elle a vu juste, partiellement du moins. Le Léviathan est un mafieux et à défaut que le Club des Damnés ne possède un fonctionnement similaire c’est ainsi qu’il est désormais géré ; c’est ce qui a coûté sa place à Tessa d’ailleurs. Néanmoins c’est bien à ce propos qu’elle doit être avertie.

Comme tous les jours depuis son arrivée, la tenue de rigueur est le tailleur noir et sobre, son second car le premier a subit la plus du jour précédent, nécessitant un nettoyage qu’elle ne peut malheureusement pas lui donner manuellement comme elle le fait pour ses chemises en nombre insuffisant. Et comme tous les jours depuis son arrivée, la coiffure de rigueur est le chignon, la plus pratique à porter pour ne pas exhiber l’une de ses rares excentricités qu’est l’entretient d’une chevelure lui descendant jusque dans le creux des reins mais qu’elle laissera surement pousser encore un peu, si la discrète coquetterie lui prend.

D’une cadence rythmée elle frappe trois fois du dos de l’index à la porte du bureau de la conseillère sociale, attendant qu’on lui donne l’autorisation avant d’entrer. Puis elle s’en vient se poster face au bureau pour énoncer ce qu’elle a à dire. La conversation ne s’éternisera pas, elle le voit bien, elle analyse parfaitement la scène et cela l’encourage à éviter de s’imposer plus que le nécessaire.

- Madame de Lauro-Elioth, veuillez m’excusez de vous déranger et accepter mes remerciements pour votre participation à mon extraction.

C’est là la première partie, la plus personnelle bien qu’elle n’arrive à l’exprimer ainsi. Et la réaction parle d’elle-même.

- Si vous me permettez, il y a un sujet autre qui mériterait d’être abordé. Vous vous êtes présentée en tant que Cavalier pour le HellFire Club et considérant mon passif, il est probable que je puis vous être d’une certaine utilité dans l’abord de cette mission. Tout est dans le rapport de mission mais il y a des informations complémentaires qui pourront vous être utile et j’ai prise l’initiative de venir vous en parler moi-même. Mes observations de Sébastian von Orchent seront complémentaires aux vôtres : vous le connaissez dans le domaine privé et moi celui professionnel. Il y a de nombreux points de convergence mais également de divergence et ils sont parmi les plus importants. C’est un prédateur mais son objectif est moins le meurtre que l’évolution, il cherche par tous les moyens à s’améliorer et à progresser et sa rapidité à le faire dépend de l’adversité qu’il rencontre. Lorsqu’il est arrivé au sein du HellFire Club c’était un mercenaire, un homme de main, rien de plus. Il a progressé pour renverser ses prédécesseurs et devenir ce qu’il est aujourd’hui, ce faisant il est allé jusqu’à transgresser des règles fondamentales du Club qui auraient dues lui valoir l’exclusion ; personne ne l’a arrêté et il a ainsi complètement phagocyté de Cercle Intérieur. Même s’il semble s’imposer des limites ou jouer dans les règles il se sert d’elles et les transgressera si elles ne lui suffisent pas, gardez cela à l’esprit. Il est probable qu’à vous rendre sur son territoire, les liens familiaux ne soient pas prioritaires sur ceux professionnels. Vous savez qu’il est dangereux mais pas à quel point il est dangereux ; pas plus que moi. Vous avez plus de chances de succès qu’aucun autre membre de la X-Team mais cela n’élimine pas les risques. Si je peux vous aider à les réduire encore d’avantage, contactez-moi.

Son énoncé est terminé. Elle a exposé ce qu’elle avait à exposer et formulée sa demande, tout est fait. Elle attend la réponse de son interlocutrice avant de se retirer, consciente de n’avoir dispersé le malaise dû à sa présence ou plutôt à son attitude tout autant qu’elle l’est que ça ne doit pas être une raison de courir des risques inutiles.

- Merci de votre attention et de votre temps, Madame de Lauro-Elioth.
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Sage

J’évalue, je prévois, j’agis ; mon Don, ma Malédiction.





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Sébastian von Orchent
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MessageSujet: Re: Cavalier en b8 - Part. 1 {Sébastian von Orchent & Caitlyn Elioth}   Jeu 3 Juil - 14:53

Samedi 5 Juillet 2014 - 02 : 30 P.M.
Beaucoup me voit comme le « grand méchant », un génie du crime dont l’intelligence n’a d’égale que la malveillance et dont les buts plus ou moins obscurs vont, forcément, à l’encontre de l’ordre mondial et de la liberté de l’individu. Je ne suis pas un génie même si j’ai apprit à exploiter mes capacités au mieux et que cela fait une infinie différence avec la majorité de la population de cette planète, je ne suis pas malveillant car je ne me place pas dans un référentiel bien/mal pour accomplir ce que je fais et n’ai que faire de l’un ou de l’autre car l’ordre mondial dont je fais partie intégrante n’a que faire de ces notions tandis que la liberté de l’individu est une considération erronée car tant qu’il y aura des lois nous devrons nous limiter à des degrés de liberté. Comme je l’ai jadis dit à Ororo, et je suis très content de ma tournure, je suis un mal nécessaire, immuable et inhérent à l’Homme et à son imperfection. Qu’y a-t-il de mal en cela si ce n’est que je ne cherche à élever des brebis égarées et que je fais ce qu’elles se font à la grande majorité : construire ma vie sur le dos d’autres ?

Mes projets, tous obscurs qu’ils soient, ont connu un revers aussi inattendu que dangereux qui m’a mit hors course durant deux mois et les changements qui se sont faits à cette suite sont presque plus nombreux que ceux qui se faisaient quand je suivais mon plan comme le courant du monde. C’est impressionnant ce qu’un grain de folie planté dans un terreau d’affection familiale peut grandir très vite. Le problème étant qu’il grandi de manière incontrôlable même si je pense avoir élevé le fait de retomber peu ou prou sur mes pattes au rang d’art.

Ce qui m’est arrivé a de nombreux points commun avec ce qui va m’arriver aujourd’hui et même si je n’irai jusqu’à dire que je stress, il y a une certaine dose d’appréhension concernant ce qui va suivre. L’année scolaire se termine et je vais obtenir la moitié de ce que j’ai demandé mais tout aussi intelligent et planificateur puis-je paraitre, je ne l’avais pas vu venir. Est-ce un coup bas ? Pas réellement, c’est un choix des plus logiques qui me prouve une fois de plus que ma faiblesse reste les affaires personnelles ; une faiblesse nécessaire car faisant toute ma différence avec certains êtres des cercles dans lesquels j’évolue, qui si elle m’en rend peut-être plus monstrueux encore me permet également d’être humain, parfois, même si l’Humanité se résume tant à ce qu’il y a de pire que de meilleur en les êtres humains et que j’ai énormément prit sur moi pour m’en détacher. Mais depuis quelques temps, je crois, je ne le redeviens que plus à mes heures gagnées ; jamais je ne pourrais les qualifier de perdues, ces heures, même si le sens en est similaire.

Mais pour l’heure je me dois de me présenter en tant que Roi Noir du HellFire Club, pour faire face à Fuzzy des X-Men, candidate au post de Cavalier Noir en tant qu’ambassadrice de son groupe et de l’Institution qu’ils défendent. Shaw avait en son temps remise une invitation au Club des Damnés à son ami Charles Xavier, invitation très peu usitée pour des raisons qui m’échappent, mais il semblerait que ce soit à moi tour de sembler faire du pistonnage en en offrant une à une personne qui m’est proche. Emilie, as-tu trouvée ta voie au-delà du combat par les armes qui te fait tant de mal car tu dois combattre ce qu’on a fait de toi en ce même lieu ? Tu es une juriste et c’est par les lois et leurs failles que tu viens œuvrer pour les tiens aujourd’hui, pouvait-on te souhaiter mieux ? Te l’a-t-on souhaité ou était-on trop effrayé par t’envoyer dans ce lieu qui place la corruption et les faiblesses comme les outils qu’elles sont ? A-t-on eu peur pour toi ? Peur de moi et de ce que je pourrais te faire ? Ou ne serait-ce de ce que tu pourrais faire toi-même ?

Les Maraudeurs ont fait de toi une arme, ils t’ont fait connaitre un monde auquel les X-Men n’auraient pu te préparer même si tu en es sortie. Si tu as réussi à faire cela, tu pourras également t’élever jusqu’à ce troisième monde, tout aussi différent des deux premiers. J’ai connue cette ascension, passer de mercenaire se contrefoutant des conséquences de ses ordres et ne vivant que pour l’action à… ce que je suis aujourd’hui. Toi tu es passée de mercenaire se contrefoutant des conséquences de ses ordres et ne vivant que pour l’action à une ange gardienne et une guide pour une Institution blindée d’espoir pour un avenir dont ils ne côtoient pas le présent et aujourd’hui tu vas te changer en autre chose pour venir contempler ce présent à la loupe comme nous le faisons et lui faire parvenir les lointains échos de tes pairs et protégés. Tu en as conscience, n’est-ce pas ? Ils en ont conscience, n’est-ce pas ?

Il est beaucoup de questions personnelles que je pourrais aborder même si je ne pense pas que Kyle, si jamais tu l’as revu, t’ai parlé de notre petite virée, les choses « entre mecs » devant rester « entre mecs » surement, mais je m’en abstiendrai autant que possible ; je ne suis pas stupide au point de croire que nous ferons hermétiquement la part des choses mais il nous faudra prioriser et j’attends de voir sur quel tableau tu joueras. Si les X-Men espèrent me manipuler par l’affection ils ne valent pas mieux que moi et, honnêtement, pourraient réussir à mon égal. Nous n’en sommes pas encore là cependant.

C’est Lupita qui viendra t’ouvrir quand tu arriveras et tu ne la reconnaitras pas du premier coup d’œil, je le crains, elle a trop changé durant les dernières épreuves que nous avons subis. Elle porte des vêtements de femme désormais, mettant en valeur ce qu’il y a à mettre en valeur et s’apprêtant non plus comme la geekette qu’elle était mais comme l’Agent du HellFire Club qu’elle est à présent. Le dos droit, vêtue d’un tailleur nous faisant découvrir à quel point ce qu’elle portait avant était ample, les cheveux rabattus en arrière en une crinière noire, le visage sérieux et une tablette sous le bras, elle se présentera comme la secrétaire du Club avec une maturité que seuls de grands traumatismes auraient pu causer ; ce qu’ils ont fait. Elle sait se défendre, elle sait se battre, physiquement comme moralement, désormais. Elle n’a qu’un an de plus que Jade mais pourrait désormais rivaliser en maturité avec Amy tout en ayant aucune des limites que ton épouse et ma belle-sœur s’impose. Oui, elle s’inquiètera de savoir comment c’est terminée l’affaire en Europe, tout comme moi, et tout comme moi ce sera plus les dégâts subis que le fait que ça ce soit « bien » terminé qui importera car elle sait à mon instar que cela c’est fini et que vous y avez survécu. De notre côté nous avons été très occupés durant les mois qui ont suivit, d’où l’absence de nouvelles, mais on s’en est sortis. Ce n’est pas le principal cependant mais le principal est à réserver pour un diner de famille ultérieur. En tout cas elle espère que Jade s’en sortira avec son petit copain même si elle-même marquera clairement la distance avec cette cousine ; chose qui ne devrait pas gêner Silent considérant qu’elle n’a jamais cherché à reprendre le contact de son côté.

Voici pour les nouvelles données par ma fille le temps qu’elle t’emmène jusqu’à moi, dans un lieu tout aussi éternel et réparé que je le suis, mon Salon de Printemps. Les dégâts que j’y ai fait se voient, pour les connaisseurs, j’ai du changer de bureau et celui-ci, tout aussi de bois massif et imposant que le précédent, a bénéficier de moins de sculptures pour rester dans des esthétiques neutres, tandis que l’une des grandes armoires qui m’entoure a été installée récemment et n’est que partiellement couvertes de livres, certains ayant été irrécupérables et d’autres restant à l’heure actuelle en restauration ; et dire que j’avais eu un surplus après l’installation du grand vivarium qui se trouve sur ma droite et contient un tout aussi grand nombre de guêpes qui, pour leur propre bien, ont un accès à l’extérieur en parallèle à la ventilation contrôlée de cette pièce – qui elle est faite pour le bien des ouvrages qui s’y trouvent. Je me lèverai de mon grand fauteuil pour venir t’accueillir sobrement, hésitant même quant à la conduite à adopter ; poignée de main ou bise sur la joue ? Voici qui ne m’aurait pas troublé quelques semaines plus tôt mais je dois avouer que ma socialisation est croissante à l’heure actuelle même si je le cache de mes associés et suivants à l’exception de ceux jouant sur les deux tableaux. Je me limiterais cependant à une poignée de main avant de t’inviter à t’assoir sur une chaise du style du XVIIIe siècle mais incontestablement plus récente, considérant que j’ai pulvérisée la précédente, avant que Pita ne se retire poliment d’un signe de la tête. Elle est toujours aussi exubérante dans le privé mais s’est posée, bien qu’elle continue de s’exciter trop facilement et d’être d’une bonne humeur naturelle. Elle n’est néanmoins plus naïve ou garçon manquée, comme l’ont prouvé sa tenue et son attitude. Mais nous ne sommes pas là pour parler famille mais travail ; ce qui change du tout au tout.

- Dis-moi juste, Emilie : désignée ou volontaire ?

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Le Léviathan

"Je suis un Démon, car je suis le mal provenant de l’âme des hommes, je suis celui qui a perdue la raison en contemplant la réalité et l’Humain dans ce qu’ils ont de plus noir, de plus nu, et qui l’a accepté et a décidé de s’en servir. Si vous devez raisonner en bien et en mal, considérez-moi comme un mal nécessaire, immuable et inhérent à l’Homme et à son imperfection."
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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Cavalier en b8 - Part. 1 {Sébastian von Orchent & Caitlyn Elioth}   Sam 5 Juil - 7:51

Il n'y a pas de Grand Hommes, il n'y a que des grandes circonstances. Combien de déguisements ? Combien d'uniformes ? Combien de rôles ? Notre vie se résumerait-elle à cette sarabande de masques que le sort nous amène à farandoler au grès d'heureuses ou funestes événements ? Qui suis-je au fond sinon ce que les autres me poussent à devenir ? Depuis quelques temps, j'ai mal de mes choix parce qu'ils n'en sont plus vraiment, j'ai mal de ce que je fais et de ce que je deviens. C'est une sorte de fuite en avant et j'en ai totalement conscience.

Les choses me bousculent, s'accélèrent là où elles devraient finir par trouver un équilibre, ma vie de femme, ma vie de mère, ma vie d'Humaine, ma vie de Mutante. Autant de fronts que je dois gérer avec la complexité des événements en y recherchant les solutions les moins douloureuses. Demain je serais à l'étranger pour m'accorder notre anniversaire de mariage et pourtant je ne peux pas être complètement heureuse. Je n'ai plus le temps de guérir, je n'ai plus le temps de songer à guérir tout simplement parce qu'au fond, on ne m'en laisse plus le temps.

J'y ai sacrifié une partie de ma sincérité, une partie de ma candeur alors que déjà, je porte sur moi le poids d'une jeunesse vieille et abîmée. J'ai déjà 1000 ans sans les avoir vécu, comment trouver la force de traverser les affres du temps quand la vie se résume à un affre en lui même ? J'aurai aimé la vision de Grand Père Grigori la dessus à défaut de celle de mon mentor qui repose dans le Parc de l'Institut. Peut-être devrais je trouver du temps pour repartir au Val d'Eternité, j'en éprouve de plus en plus le besoin, mais pour une fois, j'aimerai le faire pour moi même et non pour nous, en tant que Caitlyn et non pas d'une partie d'un couple. C'est à cela que je songe lorsque je suis placidement Lupita en lui faisant cette horrible conversation alibi, ce faux semblant d'entretenir des liens que j'ai tant de mal à maintenir avec ceux qui m'entourent que je finis par me demander si la volonté seule qu'ils puissent exister précède leur existence.

Tout sonne faux, à part ce vide lancinant qui une fois de plus résonne en moi comme un vieux compagnon de route. Je ne perd pas ce sourire trompeur pour autant ma très chère nièce, ni les intonations jovials de ma voix. C'est un étrange portrait que ces deux femmes qui cheminent dans les couloirs, habillées toutes deux de rigueur et de froid professionnel, l'une secrétaire d'une sorte de directeur inquiétant, l'autre en parfaite avocate du haut d'un tailleur bleu pastel avec cheveux liés et escarpins assorties. Après tout, n'est ce pas ce que c'est, dis moi ? Un rendez-vous d'affaire...un jeu de plus dont seul l'enjeu compte au delà des états d’âme des rouages le composant.
La vérité ma pauvre nièce, c'est que tu es déjà hors de ma vie puisque tu cours dans la tienne, nous ne sommes déjà plus rien...a part peut être...un pauvre sujet de conversations et quelques ronds de jambes d'un pas de deux nommé « sociabilisation ».
Je sais qui je viens voir, oui, tout comme je sais bien dans quels buts et si je crois connaître peu ou prou chaque protagoniste qui se tient dans ce bureau, la vérité reste que je ne sais plus très bien qui je suis moi même à part les liens que j'ai tissé avec le cœur et les larmes.
Mais nous ferons semblant, n'est ce pas ? Nous ferons semblant parce qu'il est dit qu'à force de faire semblant, on devient. C'est bien là tout ce que je demande au fond, un peu de certitude.
J'accorde l'ombre d'un sourire alors que Pita s'efface professionnellement. Je serre cette main tendue avec force et rigueur ne pouvant m'éviter au passage un très discret rictus de dégoût, il sait pourquoi, j'espère que ca ne le vexera pas : il n'est plus de ma famille en cet instant, il est autre chose.

Même cette façon de m’asseoir est composée, je ne suis pas nerveuse mais attentive, je rentre dans un rôle que je connais parfaitement, celui d'être ce qu'on attend de moi.

Dis-moi juste, Emilie : désignée ou volontaire ?

Mon regard ne cille pas , il a changé cependant pour ceux qui me connaissent bien. Il est plus lourd, plus ombragé qu'auparavant et surtout d'une froideur verte rehausser par la couleur indéfinissable entre le vert et le bleu. Je me contente d'un long silence avant d'expirer.

Je ne suis pas habilitée à répondre à cette question, Sébastian.



Je change mes assises, manifestant plus de douceur dans mon attitude et ma voix.

C'est une décision d'un groupe représentant l'un des courants de pensée du monde Mutant et dont la réponse à ta requête est ma présence ici même, c'est de ce fait l'unique réponse à considérer. Une réponse n'a pas à être explicitée dans sa genèse comme dans ses motivations, cette phase n'appartient qu'à ceux qui la portent. L'interprétation de mes dires pourrait avoir des conséquences heureuses ou malheureuses. Désignée signifierait que la question a divisé et qu'un choix a du être fait témoignant soit de la peur d'un engagement ou d'un choix stratégique. Volontaire pourrait suggérerait que j'ai un but propre dans cette démarche ou que je me juge la mieux placée pour être ton interlocutrice.
Ce qui est du ressort des X men dans leurs murs, restera du ressort des X Men, et cela en sera ainsi à présent.
Considère que je suis sous contrat de confidentialité professionnelle avec le groupe, et je m'en pose comme représentante légale avec les implications que ca suggère. Je ne suis pas la meilleure juriste du monde, loin de là, mais j'en suis une à pré
sent.

Un léger silence alors que je rassemble ma pensée pour aborder un autre sujet.

Que les choses soient claires. Les X Men siégeront au HC par nécessité de préserver un avenir de coexistence pacifique et d’œuvrer ensemble à faire en sorte que certains choix des décideurs de ce monde n'ouvrent pas certaines boites de Pandore qui doivent rester sceller dans l’intérêt du genre Mutant et Humain. C'est là notre ligne de conduite et cela le restera. Nous ne seront pas « affiliés » ni « inféodés » à cet organisme pour autant, ni ne chercheront à lui nuire sauf s'il œuvre contre l’intérêt énoncé. Il ne s'agit en rien d'une « alliance » car l'alliance implique sémantiquement le casus belli et nous refuserons toujours la marche à la guerre.
Je voulais m'assurer que tu comprennes bien là le sens de notre « engagement ».

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Sébastian von Orchent
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MessageSujet: Re: Cavalier en b8 - Part. 1 {Sébastian von Orchent & Caitlyn Elioth}   Ven 18 Juil - 23:01

La poignée de main m’est rendue malgré une difficulté et si cela ne me vexe pas, cela me renseigne comme je m’y attendais. Nous n'avons jamais eu de réels contacts physiques, Emilie, la difficulté envers eux à cause d’événements que nous connaissons tous les deux te les ayant rendus désagréables au mieux, sauf exception, cependant le fait que tu accomplisses cela malgré tout prouve que tu as progressé ou que tu t’effaces en toi-même. Considérant que depuis le temps nous n’avons progressé ensemble j’opte par élimination pour la seconde solution.

Ma question n’est pas innocente non plus, très peu de mes actions le sont et encore moins en cette heure, en ces circonstances, et je vois comme j’écoute les réponses qu’elle me donne une fois son temps de réflexion épuisé.

Je ne suis pas habilitée à répondre à cette question, Sébastian.

Tu aurais dû t’arrêter là, Emilie. C’était tout ce que je devais savoir et cela suffisait à clore la question qui avait trouvée réponse, même si pas celle qu’elle attendait. Ce qui était le but. Ce que tu désagrèges en précisions peut-être destinées à me ménager mais qui sont dangereuses et aussi maladroite qu’elles se veulent adroite. Je sais que c’est une décision de groupe même s’il n’est que deux personnes à pouvoir avoir le dernier mot tout comme je sais ce que représente ce groupe puisque c’est ce qui motive ma démarche. Je sais pourquoi tu es là et le comment m’intéressait sur les deux plans car il aurait été significatif pour l’un comme pour l’autre. Il n’est pas une unique réponse à considérer car elle est déjà donnée, tu dois voir plus loin.

Oui une réponse n’a pas forcément à être explicitée mais c’est une argumentation inutile et superflue qui plus qu’embrouiller renseigne sur bien d’autres choses car oui l’interprétation de tes dires a des conséquences mais elles ne sont ni heureuses ni malheureuses, elles sont neutres car se sont des informations et les informations ne sont rien de plus que ce que l’on en fait.

Désignée signifierait que la question a divisé et qu'un choix a du être fait témoignant soit de la peur d'un engagement ou d'un choix stratégique. Volontaire pourrait suggérerait que j'ai un but propre dans cette démarche ou que je me juge la mieux placée pour être ton interlocutrice.

Tout est là. Nous ne vivons dans un monde que de nuance et supposer les extrêmes permet de voir le dégradé ; de plus, les exemples que tu donnes, s’ils sont logiques, sont révélateurs. Tu me fais une leçon mais pas sur ce que tu crois. Ce qui est du ressort des X-Men dans leurs murs le restera et s’en sera ainsi à présent… adjugé pour l’intérieur de leurs murs, le monde reste donc du mien.

Considérer que tu es sous contrat de confidentialité professionnelle avec le groupe, pour la première fois tu arrives à me faire sourire avec tes paroles mais ce n’est pas un bon sourire car cette clause fait partie de l’accord, je suis au courant et il n’est nullement besoin de me la remémorer. Non, tu n’es pas la meilleure juriste du monde mais tu en es une à présent, malgré les résultats de tes oraux. Le monde du travail tout comme la réussite ne se limitent pas à des diplômes et heureusement pour nous.

Je crois les doigts et continue d’écouter le sermon, l’énonciation prouvant que je fais beaucoup d’effet et que vous reconnaissez mes potentialités, ou tout du moins celles du HellFire Club. Continuer votre Idéal par une voie détourner, oui, c’est là ce que je veux vous offrir même si j’ignore si c’est de l’humanisme ou de la mégalomanie, quant à éviter que certains choix désastreux ne soient faits, voici qui est réducteur mais possible. Quand aux dernières précisions elles me font fermer les yeux un moment, d’exaspération.

Je voulais m'assurer que tu comprennes bien là le sens de notre « engagement ».

J’ouvre un instant la bouche avant de répondre.

- Si j’avais voulu vous inféoder, j’aurai proposée une place bien différente, une place non d’ambassadeur mais de Lord Cardinal car avoir un pouvoir décisionnaire au sein du Cercle Intérieur implique mettre une partie des éléments à sa disposition. J’ai connaissance des conditions et les menaces de représailles de ceux qui refusent la marche à la guerre sont suffisamment présentes dans le traiter pour me dissuader de toute tentative d’influence. Une chose qui ne me gêne en rien puisque cela ne fait pas parti de mon plan.

Amusant de parler de paix lorsqu’on sait que c’est une guerre, ou devrais-je dire une de vos guerres, Emilie, qui nous a conduit à faire alliance, même si elle semble s’éloigner de part la non participation du camp adverse et l’absence d’investigation des protagonistes. Une absence d’investigation qui m’assure que vous ne saurez jamais ce que Sinistre et Séléné ont convenu lors des événements du Cube. Mais passons ce détail gênant sur le tableau des défenseurs de la paix, nous sommes tous américains.

- Si je puis me permettre un conseil, ne développe pas trop les choses à moins qu’on te le demande, Emilie. J’ai également ce défaut et cela nous fait lâcher bien plus d’informations qu’on ne le croit car même si tu as évoquées les possibilités probables tu m’as aiguillé sur des raisons et des choix, répondant à ma question pour ne pas y répondre. La question a divisée puisque dans un groupe avec d’aussi fortes personnalités que les X-Men obtenir une décision unanime semble improbable d’où le fait qu’il y ait besoin d’une autorité supérieure, bien entendu qu’un tel engagement fait peur car les conséquences peuvent changer la face du monde ou vous changer vous-même et impliquent des concessions et des compromis, ce à quoi vous n’êtes pas habitués, sans parler d’un choix stratégique car on ne peut envoyer n’importe qui pour pareille mission. Si cela peut te rassurer, tu es le meilleur choix considérant la composition de la X-Team telle que je la connais, tu combats déjà par la loi et connait le type de gens qui se tiendront dans le Cercle Intérieur pour avoir obéit à similaire par le passé, disposant ainsi d’un point de vu qu’aucun autre X-Men, pas même Emma Frost, n’a ; celui le plus apte à défendre vos valeurs car tu es différente et indifférente à celles qui ont cours ici. Que tu te juges la mieux placée pour cette ambassade signifie soit que tu as une bonne connaissance de tes capacités soit que tu fais preuve de vanité et on connait la réponse tous les deux, tandis que le dernier point est… le plus problématique. Avoir un but propre signifierait que tu as besoin de moi hors considérant mes motifs d’implications dans vos vies cela relèverait d’un problème impliquant les ténèbres de ton âme puisque c’est eux que j’ai définis comme mon domaine et que je vous ai promit de vous ramener à la lumière si vous vous égariez dedans. J’ignore ce qui c’est passé en détail en Février mais même si vous vous en êtes sorties je suis lucide sur le fait que vous ayez du faire des sacrifices et qu’il y ait des lésions psychologiques, plutôt lourdes et ayant trait à ton passif d’avant la réinsertion sans quoi les autres seraient seules aptes à t’aider.

Je m’interromps car plus que faire une fois preuve de ma capacité à développer surement plus qu’il n’en faut, je crains surtout bousculer trop de choses même si cela peut être nécessaire, parfois. Je prends une inspiration en guise de pause, ravalant ma salive avant de conclure en une preuve qu’il n’y a pas que le son de ma voix que j’aime entendre.

- Par quoi veux-tu qu’on commence ? Le professionnel ou le personnel ?

Tu n’échapperas ni à l’un ni à l’autre, Emilie, pour la simple et bonne raison que tu joues sur les deux plans maintenant et que l’un n'occultera pas l’autre, tu le sais aussi bien que moi tout comme nous prétendrons le contraire à qui voudra bien l’entendre. Les X-Men ne sont pas les alliés du HellFire Club mais je reste le leur, même si cette relation n’est pas réciproque.

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"Je suis un Démon, car je suis le mal provenant de l’âme des hommes, je suis celui qui a perdue la raison en contemplant la réalité et l’Humain dans ce qu’ils ont de plus noir, de plus nu, et qui l’a accepté et a décidé de s’en servir. Si vous devez raisonner en bien et en mal, considérez-moi comme un mal nécessaire, immuable et inhérent à l’Homme et à son imperfection."
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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Cavalier en b8 - Part. 1 {Sébastian von Orchent & Caitlyn Elioth}   Lun 4 Aoû - 19:23

Une ombre passe, infiniment sombre et troublée, elle signifie beaucoup. Si elle reste impassible, son regard en dit plus que le pourrait tous les mots du monde. D'un vert sans nuance, comme deux billes échappée d'une brisure d’émeraude, il juge et semble tourné en dedans avec une introspection inédite.
Elle semble immobile bien après que la question ne fut posée et son regard dévie un instant sur la pliure de son tailleur. Elle s 'y perd un instant avant que d'esquisser un sourire mauvais annonçant de l'inédit.

Tu te prends pour mon confesseur à présent ? C'est impressionnant le nombre de personne de mon entourage se pensant en capacité de me juger et de me dire ce que je devrais faire comme ce que je devrais ne pas faire. Réellement, je suis touchée par tant de sollicitude...
Sébastian, assise dans ce bureau, dans cette tenue...face à toi...RIEN n'est du domaine du personnel.
Tu as émit une requête, il t'a été donné une réponse...tu veux la voix de l'institut...tu l'entendras mais t'avises pas de me donner des cours de chant.
Je reconnais une certaine bienveillance dans tes propos, bien sûr...mais tes conseils, tes analyses et tes jugements...tu peux te les mettre au cul....Vous pouvez tous vous les mettre au cul.


Une légère inspiration alors qu'elle se tasse dans son fauteuil avec une expression de fatigue profonde.

J'ai passé ces dernières semaines à me faire broyer l'ego, me faire répéter combien je suis un étron, combien je suis inutile ou facilement « corruptible ». Il ne s'agissait pas de remarques d'inconnus, mais d'intimes. De ceux qui veulent te tendre la main pour « t'aider à marcher droit » et te la claquer en plein visage avec un grand sourire.
Ils savent ce que je me dois d'être, ce qui est « bon » pour moi, ce qui est « bien » ethiquement parlant.
Tu veux que je te dises ? Tuer est plus simple, se laisser aller est plus simple, détruire est plus simple ! SEULE c'est plus simple !
Je passe mon temps à vivre dans l'attente de ce qu'on veut que je sois, dans le privé ou dans le public...Et bien sur, on s'empresse de donner « de bons conseils » à cette « pauvre cruche de Caitlyn qui échoue dans tout ce qu'elle fait.... »
Tu veux savoir pourquoi c'est moi qui suis ici ? Parce que je suis « quantité négligeable » et que ma perte ou mon basculement ne changera pas grand chose au fond...Et surtout, on pourra me faire répéter les belles leçons que j'ai appris et rapporter les nouvelles qu'il te plaira de me dicter. Je suis une pauvre merde Sébastien, et on se charge de me le faire comprendre alors ne t'y met pas non plus...parce que...en se moment, je ne crois plus en rien, ni en personne.
Je suivrais ma voie, la voie de l'indépendance et de la sauvegarde d'un idéal que je crois juste. J'emmerde Charles F. Xavier. J'emmerde les X Men et l'Institut, ils n'ont rien compris ou plutôt ont oublié...le vrai monde est là, dehors, le vrai monde palpite sous les menaces, sous les manipulations, sous les tractations...le vrai monde s'en branle des idéaliste et des vertueux, il est sale, corrompu et sordide, personne n'est à l’abri...Personne.
Mais je suis la seule...la seule à voir la vérité en face...eux dans leur « bunker » ils en deviennent aussi débiles que Magneto...ils sont figés dans un rapport manichéen qui les dépasse...Le cul, le fric, le pouvoir, la violence...les quatre cavaliers d'une Apocalypse moderne...putain....ils ne....ils sont trop …Dépassés.


Je fermais les yeux sentant une violente nausée m'envahir.

A présent, tu as ton blason X à ta table, fais en ce que bon te semble, moi je prépare ma sortie mais je ne laisserai plus personne me juger, c'en est assez...Je sais maintenant, qu'il m'est facile de tuer. Facile de redevenir ce qui dort en chaque putain d'être humain de cette pute de terre.

Une inspiration.

Un monstre.

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Sébastian von Orchent
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MessageSujet: Re: Cavalier en b8 - Part. 1 {Sébastian von Orchent & Caitlyn Elioth}   Mar 5 Aoû - 17:49

Le silence est l’accompagnement d’autres choses qui n’ont besoin de sons et je contemple tout cela avec le même détachement et la vigilance qui me caractérisent, néanmoins l’impassibilité de ta chair est un avertissement du trouble de ton âme, n’est-ce pas ? Les fenêtres de ton âme semblent mortes, Emilie, aussi pleines que le silence que tu créées et empli d’une fuite révélatrice du costume que tu portes. Ma tête se pêche un instant en arrière mais il n’est nulle autre réaction qui puisse s’installer que tu reviens à la charge d’une manière pour le moins inhabituelle.

Un confesseur ? Pas réellement. Un confesseur pardonne et je n’ai pas à le faire. Un confesseur absout et je ne puis le faire. Je ne me prends pour personne de plus que je ne suis et il semblerait qu’on puisse me trouver une utilité dans ce qui te fait réagir ainsi, puisqu’à l’inverse de toutes les autres personnes se pensant en capacité de te juger et de te dire ce que tu devrais faire ou non, je ne suis pas de ton entourage. Et je ne suis pas de la même catégorie qu’eux.

Ce bureau, cette tenue et moi, tout t’éloigne du domaine du personnel ? Quelle fuite ingrate considérant que tout ce qui est ici est personnel, nous ne sommes pas réduit à des fonctions et c’est pour et par nos personnalités que nous sommes là. L’impersonnel signifierait que ça pourrait être n’importe qui d’autre mais non et tu le sais considérant tes propos. Néanmoins c’est révélateur du mal et il n’en tient qu’à moi de l’interpréter correctement. Et mon interprétation me pousse à croire que le plus impersonnel ci-présent restent ces reproches génériques qui me sont fait à moi mais pourraient l’être à tous.

J'ai passé ces dernières semaines à me faire broyer l'ego, me faire répéter combien je suis un étron, combien je suis inutile ou facilement « corruptible ». Il ne s'agissait pas de remarques d'inconnus, mais d'intimes. De ceux qui veulent te tendre la main pour « t'aider à marcher droit » et te la claquer en plein visage avec un grand sourire.

Voici qui a de quoi me faire me réinstaller sur ma chaise, deux pieds aux sols pour avoir le meilleur appui possible face à la tempête qui s’annonce ; personnel donc. Et même très considérant que c’est justement la notion de personne qui est impliquée, dans ce qu’elle doit être ou non. Il n’est que les moralisateurs et les idéalistes pour tenter de conformer les autres dans un modèle puisque ceux qui ne croient en rien n’en n’ont nullement ; un souffle d’air qui te sera visiblement bienvenu.

Tuer est plus simple, oui. Se laisser aller est plus simple, oui. Détruire est plus simple, oui. Seule c’est plus simple, oui. Plus on réduit plus c’est simple mais ce n’est pas forcément plus facile. Néanmoins il faut l’avoir été pour le découvrir.

Passer son temps à se conformer aux attentes d’autres détruit, c’est aussi simple que le laissé-allé à leurs désirs que c’est en réalité, mais que ça touche le privé est bien plus problématique que le public. Bons conseils, pauvre cruche qui échoue dans tout ce qu’elle fait ; inspire pour attendre la suite alors que mes mains disparaissent sous la table, mon regard bien plus direct.

Je ne suis pas sur que savoir ce que tu fais ici me plaise considérant le point de vue qui est le tien sur l’affaire Emilie mais je veux savoir, oui, je veux tout savoir parce que le savoir est un pouvoir et un pouvoir est un moyen d’action et d’atteinte d’un but qui pour l’heure tend clairement vers ton aide. Je n’en dégluti pas moins alors que tu m’assènes ta vérité erronée comme le cri de détresse qu’elle est. Il est probable qu’on te répète les leçons, c’est cela que de vivre dans une école, néanmoins que ta perte ou ton basculement ne change rien… Décembre 2012 en est témoin de ce qu’il advient lorsqu’on s’attaque à toi.

Quant aux actes des autres j’en tiens compte puisqu’il s’agit là d’une nécessité dans le milieu où j’évolue mais je ne me laisse pas influencer et poursuit mon objectif en m’accommodant du tout, tout simplement ; c’est ce qui me permettra d’avoir l’esprit clair pour t’aider, toi qui ne crois plus.

Je suivrais ma voie, la voie de l'indépendance et de la sauvegarde d'un idéal que je crois juste. J'emmerde Charles F. Xavier. J'emmerde les X Men et l'Institut, ils n'ont rien compris ou plutôt ont oublié… le vrai monde est là, dehors, le vrai monde palpite sous les menaces, sous les manipulations, sous les tractations… le vrai monde s'en branle des idéaliste et des vertueux, il est sale, corrompu et sordide, personne n'est à l’abri… Personne.

Que de colère, que de rancœur, que de vérités. Oui, la forteresse de l’Institution X ne les aide pas à faire face à la vérité mais Magneto est loin d’être débile, ni même étroit d’esprit contrairement à ce que l’on pense. Et la vision des X-Men n’est plus manichéenne, tu en es la preuve tout comme ta présence ici-même.

Le cul, le fric, le pouvoir, la violence… les quatre cavaliers d'une Apocalypse moderne… putain… ils ne… ils sont trop… Dépassés.

Inadaptés ou idéalistes, même si ça reste à vérifier, mais je suis d’accord sur les quatre puissances qui te malaisent.

Je n’ai pas encore mon blason X dans ma cour et ne m’en préoccuperai que plus tard, j’ai plus important à faire tant personnellement, t’aider, que professionnellement, m’occuper d’une recrue potentielle pour qu’elle soit pleinement efficace ; choisie la motivation que tu préfères, Emilie, elles ne sont qu’excuses et m’importent moins que d’arriver à mes fins. Il est deux possibilités pour ta « sortie » et je me défie de chacune d’elle tandis que j’écoute ta grande révélation avec calme, comprenant qu’il est en effet de mon rôle d’intervenir car les « tiens » sont mal à l’aise avec cette simple notion :

Un monstre.

Je laisse un silence, pour que tu reprennes tes esprits de ce que tu viens de te déclarer à toi-même, imperturbable du visage même si la disparition de mes mains de ton regard est loin d’être innocente.

- Je crains que le blason X n’attende encore, commence-je doucement, calmement bien conscient qu’il m’est inutile de chercher à te calmer, considérant l’absence avec laquelle tu concèdes tout cela. il y a plus urgent.

Ça n’appel pas à être discuté ou contredit, tu m’as demandé de te dicter des choses à défaut de t’apprendre à chanter et c’est exactement ce que je fais.

- J’ignore ce qu’il en est des X-Men, ce qui se passe entre leurs murs n’est que de leur ressort. Mais je pense que ces vérités que tu vois parfaitement sont responsables de ta place ici. Car ce sont elles que l’on use pour arriver à nos fins, pour manipuler ce monde et y poursuivre nos objectifs, quels qu’ils soient. Je garderai mes bons conseils pour moi même si je poserai des questions, celles que je me pose et dont tu es la seule à détenir les réponses.

Je ne te demande pas si tu es d’accord, si tu comprends, je ne veux pas de ton avis mais de ta coopération. Je m’inquiéterai de ton avis lorsqu’il ne sera plus irrigué par du venin et lorsqu’il pourra t’aider à avancer, non à stagner et t’enfoncer.

- Tuer est l’acte le plus naturel de ce monde ; tuer pour se nourrir, tuer pour survivre, tuer pour grandir, tuer pour gagner. La nature tue, constamment, et même les civilisations qui honnissent le meurtre sont prêtes à le concéder voir le commander au besoin. Mais tuer est un moyen, non une fin en soit ; il ne doit pas le devenir sans quoi il n’y aura plus qu’une fin possible.

Je pourrais citer Homère, « Celui qui vivra par l’épée périra par l’épée », mais l’Iliade serait mal placée et je suis sur que tu sais parfaitement de quoi je parle.

- Ce laisser aller est plus simple mais c'est ce que tu fais en tentant de te conformer à ce que l’on attend de toi, à ce que l’on te demande. Concéder aux autres ce qu’ils veulent de nous n’est pas non plus une fin en soi, il faut toujours qu’il y ait une raison pour le faire, qu’elle soit affective ou intellectuelle, et une fin, qu’elle soit altruiste ou égoïste.

- Détruire est plus simple également, puisqu’on n’a à se préoccuper de ce qui adviendra ensuite, c’est immédiat, c’est impulsif… c’est une forme de laisser aller, parfois. Détruire est aussi rapide que construire est long mais l’on ne peut mener une vie de destruction car une fois encore, c’est un moyen, non une fin, à l’égal du meurtre avec qui les similarités sont nombreuses.

- Etre seul(e) c’est plus simple. L’autarcie, la liberté… l’enfer c’est les autres comme tu dis souvent. Mais si c’est plus simple ce n’est pas plus facile. S’il n’est nullement nécessaire de tenir compte des autres mais l’on ne peut compter sur eux. Ni fin, ni moyen, juste un choix que l’on ne peut réellement faire. En théorie.


Je me lève de mon siège, posant les mains sur le plan de travail avant de te fixer sobrement, essayant de rallumer ton regard de quelques mots dont la conclusion vient.

- Je ne t’apprends rien. Je ne te conseille rien. Je te récite ce que tu sais déjà pour t’amener simplement à y réfléchir. Suis ta voie. Décide. Fais ce que tu souhaite faire. Monstre ou pas. Cesse de laisser les autres te limiter mais n’en fait pas autant toi-même. Un monstre dort en chaque être humain, que feras-tu du tien, Emilie ?

J’attends ta réponse.

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Cavalier en b8 - Part. 1 {Sébastian von Orchent & Caitlyn Elioth}   Mer 6 Aoû - 20:41

Faut-il que je m'éloigne du cercle de mes intimes pour que je puisse enfin entendre la question essentielle que l'on n'ose pas me poser ? Pour qu'enfin quelqu'un puisse avoir assez de recul pour aborder le sujet qui pourtant mériterait d'être aborder avant toute chose. La monstruosité, oui. Et après ? Une fois admise, une fois intégrée cette part de ténèbres grandissantes. Qu'est ce que je veux faire ? Qu'est ce que je compte faire de cette part indéniable qui cohabite adossée à mon âme, endormie ou titillée en moi ? Simple question qu'on élude depuis le départ. Serait-ce parce qu'on m'aime trop pour avoir la force d'entendre la réponse ? Est-ce parce qu'on craint ma décision si douloureuse empreinte de cette abnégation que je finis par ne plus percevoir ? Caitlyn est capable du pire, pas seulement dans ses actes mais aussi dans ses choix, ça ils ne peuvent l'ignorer.
Je soupire un instant tout en esquissant un sourire.

Aurais tu un alcool fort ?...Outre que j'ai la gorge sèche, j'aurai bien besoin de...sentir cette douce brûlure en dedans. Une certaine...froideur...m'habite ces derniers temps. Je compose avec le vide depuis des années, mais le froid tout autour du cœur, c'est une chose qui me désespère.

Lui dire quoi ? Que l'abstinence est une torture ? Cela serait ridicule. Les choses charnelles sont bloquées avec Amy depuis cette terrible soirée. Non seulement elle n'ose pas mais je ne supporterais pas qu'elle s'y essaye. Mais indéniablement ses caresses manquent. Cette chaleur, cette douce chaleur où je me sent si bien, ce monde qui n'est qu'à nous fait de gémissements ou de plumes, il paraît douloureusement loin. Je n'ai plus de nausées, bien sur, elles ont disparu un jour après l'incident, et le malaise a suivi le lendemain mais....nos furtifs baisers ont même le goût de l'embarras du « non réparé ». Les filles le sentent, elles ne sont pas dupes. Elles veulent aider mais pour reconstruire, il faut savoir par où commencer, là je bloque complètement. J'en viens à considérer que cela ne viendra plus de nous. Probablement.

Avec des gestes trahissant une certaine lassitude, je me lève de mon fauteuil pour faire quelques pas vers les armoires contenant les ouvrages, je me perds un instant dans la lecture des titres comme ignorante que je ne fus pas seul dans la pièce.

La première fois...que j'ai laissé explosé cette noirceur que j'ai senti croître en moi durant toute mon...enfance...j'ai envoyé mon beau père à l’hôpital. Mais tu sais cela aussi bien que moi, non. Tu es finalement la meilleure personne pour savoir ce que j'étais et ce que je suis capable de faire, pas vrai ? C'est toujours à disposition ? Si c'est le cas...j'espère que ca ne t'encombre pas trop.
Tu connais la suite...la spirale de la violence et du meurtre. Toutes les horreurs que j'ai pu faire au nom de Sinistre, et j'en étais lucide. Complice et connivente. Hommes, femmes...enfants...tu sais.
Il a grandi ce monstre, il s’exprimait en toute liberté au point de me dévorer...oui...Je ne le maudissais pas, non...je le subissais en baissant les yeux.


Je dessinais du bout du doigt le contour d'un livre avec un air absent.

Inutile de revenir la dessus. La rédemption, la prise de conscience. Le pourquoi, le comment...ta sœur, l'Amour...le Sacrifice...Le titre de X Men. J'ai domestiqué la bête, je l'ai muselé. Mais tu sais que rien ne saurait dormir quand soi même on a le sommeil agité.
Et décembre...où je l'ai laissé jaillir volontairement...je vais te dire Sebastian...Je ne regrette pas un mort de ce jour là, pas un seul à part Rachel. J'y ai pris une certaine satisfaction. Le laisser aux commandes, choix dévastateur mais qui d'une certaine manière à sonner le glas d'une époque...et d'une Caitlyn. Je suis morte ce jour là, oui...mais je ne suis jamais vraiment revenue...du moins plus comme avant.
Cela devait être le dernier mort...il y en a eu d'autres...des « échecs » estampillés « X Men » de l'équipe de récupération, des sacrifiés à la cause, au nom de l'intérêt général. Il fallait une main qui ne tremble pas pour presser la détente, un dos solide pour y entasser la culpabilité. J'ai pris le rôle, j'étais la plus douée. Amy et sa balle dans ta tête d'andouille, Jub et ses deux morts sonnant comme de la défense légitime..Elles me font marrer, j'ai trois morts en missions dont personnes ne viendra venger les corps, et quelques autres gavés au Speed X...Parait-il que j'ai tué Kyle et Magneto la Seconde à San Francisco...Mais les X ont été bien content de s’accommoder du monstre... même si ma route laisse un sillage sanglant ; il pouvait être utile.
Sauf que...sauf que je le sent qui ne veut plus rester à sa place.
Je suis devenue agressive et paranoïaque depuis quelques mois...puis il y a eu la possession d'Amy. J'ai faillit l'étrangler dans tes foutues montagnes, j'avais le choix de la supprimer. Pour la première fois, j'ai envisager de tuer la personne pour qui j'existais...Choix inhumain à faire et que seul le vide et la froideur du monstre pouvait me permettre d'effectuer.
En Irlande, j'ai fait appel à lui pour fusionner avec ta sœur et la forcer à éliminer un homme en le décapitant. Mon propre père biologique. Un psychopathe de 400 ans qui avait engrossé ma mère, son propre sang ! Et éliminé sa famille dans un quête sanguinaire de pouvoirs et de mysticismes. Je me découvre authentique Sorcière irlandaise, j'y ajoute le parricide en prime...Maudite jusqu'aux gènes.
Il y a peu, j'ai brutalisé Jade en entraînement l'humiliant devant tous, ma propre fille ! Je l'aurais détruite psychologiquement si Rachel n'avait stoppé cette horreur. Et le soir même, Amy m'a agressé physiquement au cours d'une dispute hors contrôle. ..et j'ai apprécié cela...tu entends ? J'ai aimé qu'elle use de violence et qu'elle me blesse et une partie de moi le voulait, prenait plaisir à cette violence comme...comme quelque chose de « naturelle ». Je ne contrôle plus le monstre, c'est un fait.


Je me retournais le fixant d'un regard déterminé et froid.

Ce que je veux faire ? Je ne veux plus le museler...Je vais le détruire. Éradiquer et l'extirper de moi comme on provoque un exorcisme. Et si je n'y parviens pas...je disparaîtrais.
C'est un voyage que l'on fait seul, car l'adversaire vous connaît aussi bien que vous ne le connaissez. Grâce à Aislinn, j'ai une piste...je n'en parlerai à personne pour l'instant, mais je compte la suivre et parvenir à mon but, qu'importe ce que ça peut me coûter...De toute façon, je risque de tout perdre si je continues ainsi.

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Sébastian von Orchent
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MessageSujet: Re: Cavalier en b8 - Part. 1 {Sébastian von Orchent & Caitlyn Elioth}   Jeu 7 Aoû - 22:16

Un soupire et un sourire ; du soulagement ? Un relâchement en tout cas, qui prend une forme inattendue que j’encaisse en me redressant, même si je n’entreprends nullement de sonner un domestique. La passion pour le XVIIIe siècle est suffisante pour la décoration, je ne supportais pas les clochettes pour appeler les majordomes, une aberration dans un lieu comme celui-ci d’ailleurs ; pas par incivisme mais parce qu’il s’agit d’un trouble qu’on ne devrait se permettre. La télécommande à bouton unique qui se trouve dans l’un des tiroirs est bien plus simple et laisse l’opportunité à nos employés de vaquer à leurs occupations en attendant, tant qu’ils peuvent se tenir disponible dans les temps. Néanmoins sont interventions t’interromprait dans ce que tu vas dire ainsi n’en fais-je rien, pour l’heure.

Je comprends l’envie de brûlure comme j’envisage la froideur qui t’habite, Emilie ; je connais ton vide mieux que quiconque puisque je te l’ai volé. C’est ton tour de penser, de parler et de bouger, et tu le fais dans l’ordre inverse pour t’en venir contempler des ouvrages d’une rareté improbable et d’une valeur démontrant parfaitement le prix du savoir, des ouvrages qui pour certains portent la marque de mon mauvais traitement. Il y a de tout, il y a de ce tout par centaine, peut-être même un peu plus d’un millier, je l’ignore. Je ne les ai pas tous lu, pas encore, mais ça viendra avec le temps, comme si je pouvais en manquer. Je les lirais une première fois et, si cette structure tient le coup, je les lirais d’autres fois dans plusieurs siècles.

La première fois… que j'ai laissé explosé cette noirceur que j'ai senti croître en moi durant toute mon…enfance… j'ai envoyé mon beau père à l’hôpital. Mais tu sais cela aussi bien que moi, non. Tu es finalement la meilleure personne pour savoir ce que j'étais et ce que je suis capable de faire, pas vrai ? C'est toujours à disposition ? Si c'est le cas… j'espère que ca ne t'encombre pas trop.

C’est toujours à disposition, partiellement, mais généralement le Léviathan ne me complique pas la tâche pour de telles choses ; Elle est mon alliée la plus fidèle malgré ses nombreux défauts et désormais que je la connais mieux, je sais que tout ceci n’est pas vain. Tout comme je sais tout ce que tu me dis aussi bien que toi, oui, je n’ai qu’à m’en souvenir comme tu le fais, pour la majeure partie en tous cas. Et cela ne m’encombre pas trop, il n’y a pas de risque car j’ai contemplé tant de savoir qu’il n’en est qu’un parmi d’autres, je me suis appropriées tant de mémoire que même si elle m’ait plus affective que la moyenne, elle ne me perturbe pas. Ma propre mémoire contient une grande violence et de nombreux meurtres également, jamais tu n’arriveras à m’horrifier. Non, ta spécialité est de me surprendre, Emilie. De m’amener à espérer et à croire.

Le monstre grandit toujours, s’il peut s’éveiller contre notre volonté c’est à nous que revient la seule possibilité de le faire taire ou de le faire grandir ; on le cultive comme on cultive nos autres parties, nos talents ou nos tords. Tu as laissés d’autres, tu as laissés Sinistre, le cultiver pour toi, te conformant à ses attentes comme tu en fais de même aujourd’hui, avec une attitude inchangée.

Inutile de revenir sur ton histoire récente ? Possible. Mais à bien y réfléchir, cela ne pourrait-il pas t’aider ? Sauf si tu escomptes prendre une direction différente et c’est ce qui se profile : tu ne recommenceras pas les actes du passé, tu continueras d’aller de l’avant et si tu l’as jadis muselé et domestiqué, tu veux plus désormais que ta laisse est trop rongée. Rien ne saurait dormir quand soi-même on a le sommeil agité ; belle tournure, véridique surement. Mon sommeil est le lieu de villégiature de ma Tutélaire alors je ne me risquerai pas à chercher d’élément de comparaison.

Et décembre… où je l'ai laissé jaillir volontairement… je vais te dire Sébastian… Je ne regrette pas un mort de ce jour là, pas un seul à part Rachel. J'y ai pris une certaine satisfaction. Le laisser aux commandes, choix dévastateur mais qui d'une certaine manière à sonner le glas d'une époque… et d'une Caitlyn. Je suis morte ce jour là, oui… mais je ne suis jamais vraiment revenue… du moins plus comme avant.

Si tu savais quel tournant a été ta Traque, Emilie. Cela ne sera jamais référencé comme l’un des grands événements de ce monde mais cela l’a été au niveau de ce qui c’est joué, de ce qui c’est déchainé, ce jour-là. Je pourrais te montrer, par transfert de mémoire, cette fresque que je n’ai jamais osée peindre tel que je l’ai dit à l’époque même si je l’ai retranscrite en musique, par la suite. Je pourrais te montrer ce qui est advenu la dernière fois que les autres t’ont perdue. Mais je ne le ferais pas. Cet instant n’est pas celui de ta résurrection, il est celui de la seule mort que tu regrettes de ce jour tel que tu viens de le déclarer.

Tu n’es pas revenue comme avant car le monde à continuer dans son flot incessant, ce même flot qui a noyé par la suite d’autres personnes ; le dernier mort ? C’est folie de croire qu’il y aura un dernier mort. Ou alors il se nommera univers. Tant qu’il y aura de la vie, il y aura des mots, c’est naturel, ce n’est pas un échec mais le déroulement normal des choses. Qu’ils soient sacrifiés à la cause ou à l’intérêt général ne change rien, ils sont morts, même si cela peut peut-être aider à faire le deuil… mon point de vue sur la moralisation se limitera à ce qu’elle soit une défense psychologique comme une autre.

Ta main ne tremble pas, ton dos ne ce courbe pas ; pas dans ces instants du moins. C’est la réussite de Sinistre, non la tienne ; mais c’est là et vous avez tous fait avec. Est-ce bien ou mal ? C’est. C’est et toutes les autres considérations sont superflues.

Je ne ferais pas de contre-argumentaire, non parce que tu es avocate mais parce que là où tu me cites Amy et Jubilee je pourrais te répondre Rachel et toi-même ; chose qui ne serait pas maline puisque mon but n’est pas d’aller contre toi, trop l’on déjà fait. Kyle Kenneth et Magneto la Seconde lors de la bataille de San Francisco ; je savais qu’ils l’avaient perdue mais pas par tir allié. Néanmoins Kyle a du survivre, à moins que la Confrérie ne puisse jouer avec la vie et la mort à votre égal, et Magneto la Seconde… voici qui ne me dit rien. Mais ne m’importe pas non plus pour l’heure.

J’ignore si les X-Men ont eue une quelconque émotion d’utiliser tes capacités mais je sais qu’ils ont eue l’intelligence de le faire ; ils sont moins angéliques qu’ils le pensent d’eux-mêmes et ces concessions sont surement leur plus grande force car, à défaut d’y être habitué, ils apprennent à les faire et c’est par cette adaptation qu’ils progresseront réellement. Les monstres sont utiles aux soldats mais il faut savoir les contrôler. C’est là où tu échoues, à présent.

Je suis devenue agressive et paranoïaque depuis quelques mois… puis il y a eu la possession d'Amy. J'ai faillit l'étrangler dans tes foutues montagnes, j'avais le choix de la supprimer. Pour la première fois, j'ai envisagé de tuer la personne pour qui j'existais… Choix inhumain à faire et que seul le vide et la froideur du monstre pouvait me permettre d'effectuer.

Je sais ce qui c’est passé, cette oblitération émotionnelle qui a faillit vous emporter ; je sais que tu as tenté de l’étranger et plus que la méthode inefficace qui a été employée c’est la décision prise qui fait le plus mal. Amy ne se reproche-t-elle pas toujours similaire chose ?

Fusionner avec ma sœur, ma belle-sœur, cela me posera toujours un problème conceptuel car si j’ai parfaitement saisit le processus de fonctionnement c’est… particulier. Je n’irai pas poser un diagnostique dessus et je vous fais confiance pour l’utiliser comme vous l’entendez même si cela peut causer autant de dégâts que vous aider à avancer ; à trop posséder une chose on finit par en oublier sa valeur, à trop partager une chose on en finit par la vouloir pour soit seul, à trop ressentir on fini par s’y perdre. Ce sont les risques.

J’ignore comment elle réagira du fait d’avoir été forcée à décapiter quelqu’un tout comme j’ignore ce que cela te fait d’avoir tué ton père biologique ; père biologique dont j’ignorai l’existence persuadé qu’il s’agissait de Mr Elioth. Il semble que beaucoup trop de choses aient échappée à mon radar, même si j’ai l’excuse du coup de folie pour certaines. Passons.

Passons aussi sur la famille pourrie et consanguine, ce n’est qu’un point commun de plus dans votre couple ; maudites jusqu’aux gènes, en effet. Et visiblement c’est parmi les dominants… brutaliser Jade ? Humilier Jade ? Un membre de ta propre famille… surprenant. Amy t’agressant lors d’une dispute ? Et bien, et bien, et bien. Je serais tenté de dire que c’est un manque d’autorité patriarcale mais ce serait de très mauvais goût. Dans tous les cas il se passe tant de chose que j’ai l’impression d’être hors course. Si seulement ces choses pouvaient être positives, non tendre vers de l’autodestruction transformée en jouissance par masochisme ou processus de défense face à la réalité que vous êtes incapables d’accepter…

Je ne contrôle plus le monstre, c'est un fait.

Oui, je le conçois bien. Quelle sera la contre-mesure ?

Ce que je veux faire ? Je ne veux plus le museler… Je vais le détruire. Éradiquer et l'extirper de moi comme on provoque un exorcisme. Et si je n'y parviens pas… je disparaîtrais.

J’ai ta réponse, je me mets donc en mouvement pour quitter l’arrière de mon bureau et venir te rejoindre, soutenant ton regard alors que tu m’énonces une chose que j’accepterai sans difficulté ; et sans doute serais-je le seul à te gratifier de cela.

Grâce à Aislinn… elle est de nouveau dans la partie ? Intéressant. Inquiétant également. La dernière fois qu’elle est apparue, cela a causé ta mort et elle a dû m’emprunter au Léviathan, au terme de je-ne-sais-quel arrangement d’ailleurs, pour t’empêcher de fuir l’Institut et le peu de vie qu’il te restait. J’accepte ton secret mais je pense qu’il est grand temps que je me remette en selle dans les magouilles familiales au-delà du microcosme que je me suis créé, en partie grâce à toi d’ailleurs.

De toute façon, je risque de tout perdre si je continue ainsi.

Je ne dis rien, pas pour l’instant, me contentant de venir me placer entre toi et la porte du Salon de Printemps, tourner vers toi mais indiquant assez clairement que nous en aurons bientôt finie avec ce lieu.

La voix du Léviathan raisonne dans mon esprit, Elle me dit des choses face à ce qui se trame ici qui pourraient surement changer la donne mais je ne te les dirais pas. Je ne te les dirais pas car j’ai apprit à avoir foi en toi, car j’ai apprit que ce qui s’applique pour les autres est une règle à franchir pour vous. Il n’est pas possible de s’amputer d’une partie de ta nature humaine, de ce que tu nommes monstre, car cela fait parti de toi et de tes instincts primaires, selon ma Tutélaire ; mais l’impossible ne l’est que jusqu’à preuve du contraire, tu l’as prouvé plusieurs fois. Et ce point Elle ne peut que me le concéder. Tu es sujet d’étude, désormais, mais une étude passive si cela peut te rassurer.

- Ce que tu es partie pour faire te fera transcender ta nature humaine, dépasser ces chaines mortelles et cela te coûtera une partie de toi, cette partie même dont tu veux te débarrasser. J’ignore ce qu’il y aura à l’arrivée, je sais juste que tu auras changée, que tu seras différente. Je sais aussi que tu réussiras.

Je crains que tu fasses partis d’un type de personne auquel il n’est plus accordé le droit de mourir ainsi la seule disparition que tu pourrais connaitre serait ton oubli de toi-même. Même une dispersion par phasage ne serait suffisante à les empêcher de te ramener car toutes aussi maladroites qu’elles soient, elles savent trouver les bons mots aux pires moments, que ça soit pour soigner ou pour guérir, et je ne les pense pas capable de lâcher la prise et de faire un deuil. Mais je n’aurais pas l’hypocrisie de dire que c’est mon cas ; cela ne l’a pas été lorsque j’ai été dans la position d’Amy.

- Peut-être, une fois ceci fait, auras-tu l’occasion d’accomplir le test pour t’assoir à mon Cercle Intérieur. Mais pour l’instant, concentres-toi sur ce qui importe le plus. Et accorde-moi de t’offrir l’alcool fort de ton choix, en guise de souhait de bonne chance.

Je me tourne pour désigner la porte de la main en une interrogation simple.

- Préfères-tu que j’en fasse monter un ici ou que l’on descende boire en bas ?

Descendre jusqu’aux cuisines ne prendra pas longtemps et me permettra de te faire visiter ces restes d’église, où tu travailleras peut-être un jour, néanmoins je ne te forcerais pas là main. Même pour ces petites choses « insignifiantes », je crains qu’on te l’ait trop fait.

Nous n’avons pas fini de parler de cela si tu ne le souhaite pas néanmoins je ne m’aventurerai pas dans ces sentiers qui t’heurtent trop en ce moment. Pas de conseils, pas d’avis, juste une acceptation de ces choix que tu fais en ton âme et conscience. Oui, il est possible que tu te perdes, que tu disparaisses, mais je fais ce que les autres ont oublié à force de considérer cela comme acquit : je te fais confiance.

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"Je suis un Démon, car je suis le mal provenant de l’âme des hommes, je suis celui qui a perdue la raison en contemplant la réalité et l’Humain dans ce qu’ils ont de plus noir, de plus nu, et qui l’a accepté et a décidé de s’en servir. Si vous devez raisonner en bien et en mal, considérez-moi comme un mal nécessaire, immuable et inhérent à l’Homme et à son imperfection."
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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Cavalier en b8 - Part. 1 {Sébastian von Orchent & Caitlyn Elioth}   Dim 19 Oct - 7:47



Mi Aout 2014.

Qu'est ce qui change ? Le monde ou ceux qui le composent ? C'est compliqué en fait. Sans doute plus que ça en à l'air toutefois. J'étais en chute libre la dernière fois que je me suis présentée en ce lieu intemporel, j’étais à la recherche de chose que je ne trouvais pas, d'une partie de moi même à resolidariser avec mon âme.
Peu de temps a passé, peu de temps qui a servit à modifier bien des choses, a renverser complètement l'échiquier des forces en présence par de nouvelles intrigues et de nouveaux visages.
Je lui ai dit que je reviendrais à l'époque, et toujours je reviens.

J'ai joué à l'apprentie sorcière et j'ai recollé dans une douleur indicible ce qu'il y avait à combler. Le changement est palpable, sans doute. Physiquement depuis mon regard encré dans un bleu électrique irréel que je camoufle à présent sous des verres teintés, et cette peau trop laiteuse, trop pale ou de temps à autre l’œil averti remarquera les veines luire d'une sorte d'énergie électrique comme un faisceau passant sous la peau. Psychiquement, je suis calmée, mature...comme qui dirait plus adulte et moins ( c'est un comble) écorchée vive. Ce calme presque flegmatiquement anglais tranche avec la dangerosité de ma présence, un charisme électrique trahissant ouvertement la nature de ce que je suis, de moins en moins humaine. Monstrueuse ? Sur le papier sans doute, dans les faits absolument plus.
La restructuration de ma psyché entière s'est opérée pour verrouiller cette violence , l'extraire et l'isoler de telle sorte qu'elle ne puisse s'exprimer complètement sans faire voler en éclat ma personnalité et ce que je suis.
C'est ce que représente ce tigre sur ma peau, le gardien de la prison. Le monstre ne grignote plus, il est scellé mais si le sceau explose, c'est mon âme entière qui se détruira.

Je l'avais dit à l'époque et j'ai tenu parole.
Je reviendrais moi même, intégralement stabilisée, ou je ne reviendrais plus.
J'ai opté pour un équilibre définitif qui si il en vient à rompre détruira et la bête et moi même puisque c'est mon humanité qui m'empêche de phaser et de me dispersser dans le néant, de redevenir cette entité d'énergie pure à laquelle ma nature mutante aspire à être. Mais ce jour ne viendra pas, je m'efforcerais à faire en sorte qu'il ne vienne jamais.

J'ai d'autres raisons d'être ici, d'autres raisons qu'une promesse d'un retour qu'aujourd'hui j'honore. Je veux la voir, la voir elle.
Je veux la voir parce que nous nous connaissons sans nous avoir rencontré. Elle a goutté une chose qu'elle n'aurait pas du goutter, elle a été noyé dans un lieu qui n'était qu'à moi et qu'à sa sœur. Elle est la seule a avoir connu cela, même nos filles ne pourrons jamais. On ne sort pas indemne de ce lieu, on n'en sort pas inchangée. C'est une expérience quasi mystique, une expérience qui crée un lien.
Je suis venu attester de ce lien.
Je suis venu lui donner une chose que je lui ai refusé ce jour là.

Oh je ne me leurre pas sur sa nature, Amy m'en a expliqué le plus gros. Ça reste une Grigori de première catégorie, égrainant la monstruosité comme un art de vivre. Mais je sais que ce qu'elle a touché la bas, au plus profond de mon âme, l'a changé, parce que CA nous a changé sa sœur et moi et parce que par écho , ça a changé Sebastian aussi.

Je me tiens pour l'heure dans le hall, mains jointes derrière le dos, dans une tenue des moins protocolaires car le soleil est encore présent en cette saison. Jeans et T-shirt débardeur , j'ai juste agrémenté ma chevelure d'un large panama blanc qui à la vision de l'ensemble me donne l'image d'une groupie de la tendance New Revival post Hippy. Ce qui je vous l'accorde détonne complètement dans ce lieu au style architectural si marqué.
Mais n'ais je pas toujours détonné où que je puisse être ?
J'aime à me le dire.
Cet endroit aurait VRAIMENT besoin d'un coup de jeune, non ?

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Sébastian von Orchent
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MessageSujet: Re: Cavalier en b8 - Part. 1 {Sébastian von Orchent & Caitlyn Elioth}   Dim 19 Oct - 12:02

Dimanche 17 Aout 2014 – 06 : 25 A.M.
La seule chose qui nous réunie est le silence. Il est seul à se répondre car nous ne nous disons rien. Je suis debout, face à la vitre, apprêté différemment de l’habitude puisqu’il me manque la veste afin de compléter mon costume. Je regarde le monde qui se tient au-delà, New York, l’Hudson, son reflet sur tout cela. Elle est allongée, dans le lit, en sous-vêtements et encore je ne puis assurer de la présence du bas. Elle me regarde, directement, tête légèrement penchée sur le côté gauche, une main sous l’oreiller et l’autre laissée libre dos contre les draps, comme un appel. Je l’ai vu et je sais qu’elle l’a vu également. Je n’en bouge pas cependant. Trop de symbolisme ? Sans doute. De sentimentalisme ? Aussi.

Je sais ce qu’elle est, ce qu’elle est devenue. Elle aussi. Quoi qu’en dise cette chair, quoi qu’en dise ce cœur, quoi qu’en dise ses respirations douces et lentes faisant se soulever cette poitrine qu’elle a laissée voyante par-dessus le drap… elle n’est qu’Essence. Elle n’est que l’un de « mes » monstres. Elle est le Spectre, toujours. Mais elle est là, elle vit par intermittence, elle existe bel et bien lorsque notre Maitresse lui laisse cette occasion qui heureusement tient plus de la norme que de l’exception. Le Léviathan n’est pas humaine et n’a pas nombre de nos défauts. Amanda, elle…

Elle plie ses jambes et entreprend de se redresser, ses pieds nus touchant par terre pour lui permettre d’avancer avec se déhancher à faire envier même les félins. Je ne me souviens plus des détails mais je ne suis pas persuadé que cela, elle l’avait à l’époque. Cela parmi d’autres choses qui malgré leur nombre n’empêche qu’il s’agisse bel et bien d’elle.

L’appartement est grand, le Manoir du HellFire Club est peut-être construit sur les fondations d’une église mais il a la taille d’une cathédrale et son agencement également. Son second étage est réservé aux chambres de « fonction » des membres du Cercle et elles ont toutes ce même luxe. Une chambre où le lit, tout aussi grand qu’il soit, n’est qu’un meuble parmi les autres tandis que la garde-robe a la taille d’une pièce entière, comme il se doit. Une salle de bain du même acabit, où prendre une douche semble purement réducteur tant l’installation est spacieuse et prévue pour tellement plus. Un salon, plus grand que l’appartement de ma belle-sœur à l’Institut, relié aux deux autres pièces même s’il est à noter que lesdites deux autres sont reliées entre elles également, avec une estrade pour séparer le séjour et sa grande table basse de la baie vitrée donnant sur l’arrière du manoir. Tout le mobilier est de bois travaillé mains, chacune des pièces le composant est une œuvre artisanalement faite dans l’esthétique du XVIIIe siècle et elles abondent, commodes, guéridons, étagères, canapés et fauteuils, même une fausse cheminée… on pourrait faire tenir une trentaine de personnes avant de se sentir serré. La seule pièce qui manque est la cuisine mais à quoi bon puisque notre service de chambre est digne des meilleurs hôtels ? J’ai l’impression de me retrouver à nouveau dans le manoir des von Orchent. Mais ne l’est-il pas devenu ? Est-il possible de distinguer le HellFire Club de moi à présent ?

Je ne pense pas, sinon depuis bien longtemps le Cercle aurait cessé de tendre la main aux X-Men et Confréristes qui, tout défenseurs d’une idéologie qu’ils soient, ne sont pour la plupart que des enfants insatisfaits et égoïstes dont l’appartenance à leur faction est plus le résultat de leur cheminement que d’une volonté propre. Voici ce que je cherche à éviter ici pour ne pas tomber dans la même décrépitude que ceux à qui j’ai tendu la main.

- Tu penses trop.

Elle m’arrache un sourire alors que je tourne la tête vers elle, décrochant de la fenêtre de la chambre alors qu’elle se pose à mon côté. Il n’y a pas de contact alors que nous échangeons les positions de nos regards : à elle de contempler la ville nocturne, à moi de la contempler elle. Le silence reprend ses droits.

Le monde se décrépit, c’est dans l’ordre naturel des choses et c’est une impression liée à la société que tout va toujours mal ; mais au final, tout reste, tout continue car la vie elle-même continue de cette même manière. J’ai le temps pour penser, pour agir, pour aider à changer ce monde à défaut de savoir quoi en faire moi-même. Pour moi, tout est là, sous mon regard, ça me suffit.

Dimanche 17 Aout 2014 – 02 : 36 P.M.
Il faut une heure environ pour arriver de Graymalkin Lane à New York, puis une fois dans New York il faut réussir à circuler pour arriver jusqu’à Manhattan et à la Ve Avenue, sur laquelle se trouve le Manoir du Club. Une goutte d’eau dans une vie mas une goutte d’eau qui a réussi à me la faire voir passer. Un simple coup de fil, personnel puisque l’association est fermée le dimanche et que de toute façon lorsqu’on peut passer par les canaux privés il ne faut pas s’en priver, c’est ainsi que fonctionne la société. Un simple coup de fil, afin d’honorer une parole donnée il y a de cela un mois. Un simple coup de fil qui, comme une pierre dans l’eau, a créé quelques remouds. Amanda est prête, prête à te rencontrer, désormais que tu vas mieux. Elle stresse, tu sais ? C’est attendrissant de la voir ainsi car même si elle est confiante elle n’en laisse pas moins transparaitre quelques signes de tension. Elle ne passera pas l’heure à donner des directives pour évacuer ou à se préparer en doutant, non, une fois qu’elle c’est décidée elle c’est décidée et elle suit sa voie néanmoins la prudence dans son comportement en bien plus marquée qu’à l’habitude. Ce n’est plus une discrète touche qui lui épargne de faire de trop grosses conneries mais une réflexion posée sur l’abord de ce qui va arriver afin de non seulement y être préparée mais avoir anticipé les premiers coups également. Tout ce qu’elle fait a un sens conscient et je regarde sa préparation avec un petit sourire, sans un mot.

Une chemise blanche pour tout haut, une chemise blanche qui plus qu’à l’égale de la mienne m’appartient réellement ; cela se voit plus à la longueur qu’à la largeur, à dire vrai, mais cela se voit tout de même. Une chemise blanche qui signifie son appartenance à la famille, par mon biais plus que par le sang, et qui n’est boutonnée qu’un peu en-dessous du soutien-gorge également blanc, lui aussi visible du fait ; il ne s’agit pas de montrer sa poitrine, bien plus épanouie que celle se sa sœur, mais de dévoiler le cœur et l’intimité, de ne pas se laisser « dévorer » par le masque social. C’est dans cette même idée qu’elle n’a mit qu’un minishort en jean qui ne lui appartient même pas et la serre plutôt du fait, laissant ses belles jambes à la vue tout autant que restant pieds nus. Les manches de la chemise sont retroussées également, pour libérer mains, poignets et avant-bras dans une tentative de montrer combien son contact sera sincère. Elle n’a pas les dons d’Amy pour les significations para-verbales mais elle fait de son mieux dans le domaine, bien loin de mon costume noir à chemise blanche impersonnel et fonctionnel.

Amanda et Amy ont passé quelques temps ensembles durant ton absence Caitlyn, la grande sœur voulant éviter à la petite trop de déprime et s’étant occupée d’elle aussi souvent qu’elle le pouvait ; sorties entre filles, afin de la distraire, shopping également je crois, et la préparation de ton cadeau d’anniversaire puisqu’il était bien question de ne pas manquer cela. Elles sont allées le chercher loin, ton cadeau, mais en connaissance de votre passif je pense qu’il t’aura plus, s’il c’est avéré adéquat. D’après les échos que j’ai, ta morale de vie est changée et c’est relativement rajeuni ; carpe diem, c’est cela ? Un moyen comme un autre de ne pas chercher à confronter les problèmes avant qu’ils ne soient là mais tant que cela vous rend heureuses je n’ai rien à redire. Je veille sur ma famille mais tâche autant que possible de ne pas décider pour elle. Je pense progresser dans le domaine.

Amy première du nom, la mienne, ne s’est cependant pas arrêtée à sa tenue et de costumière elle a tentée de faire la mise en scène, non par volonté de manipulation mais excès de prudence. Elle te craint plus que sa sœur, la réaction l’ayant le plus marqué de ta part étant son, justifié et compréhensible, rejet. Elle attend dans mon bureau, dans ce Salon de Printemps où tout ce qui se passe au HellFire Club finit généralement puisqu’il est inutile de dévoiler la Chambre du Cercle pour l’heure, à défaut d’avoir des gens pour remplir les sièges. Le décor n'a pas réellement changé, toujours ces grandes bibliothèques et ce grand bureau, toujours ce grand fauteuil et cette chaise pour qui viendra discuter assit en face de moi. Néanmoins ce n’est nullement moi qui suis assit à ma place actuellement mais bien elle, jambes repliées de côté telle la queue d’une sirène alors qu’elle s’adosse au mieux, une main contre le flanc à y appuyer au rythme de sa tension et l’autre tenant un livre au hasard sorti d’une étagère et qui lui sert à ne pas s’inquiéter du temps qui passe avant ton arrivée. Parfaitement calme, parfaitement prudente, parfaitement attendrissante. Le lui dire m’a permit d’avoir l’un de ses magnifiques regards, ses yeux souriant bien plus que ses lèvres.

Mais si elle s’en est échappée je n’ai perdu le décompte de l’heure et l’ai laissée à sa tranquillité pour attendre d’une autre façon. Mes projets sont toujours en cours et maintenir les Maraudeurs loin d’ici ne se fait pas seul même si Sinistre semble éviter la guerre. Néanmoins l’annonce d’une « personne inappropriée » sonnant à la porte m’a faite sourire ; les majordomes ne laissent entrer que très peu de personnes au Club des Damnés, c’est aussi sélectif que tout le reste et sans invitation ou carte de membres généralement la porte reste close. Hors tu es invitée à défaut d’avoir pour l’heure une carte de membre et les droits l’accompagnant et ta tenue est, je suppose, non pas inadéquate mais tout aussi signifiante que celle de ta belle-sœur qui pourrait être tout autant qualifiée. J’arrive rapidement après qu’on t’ait laissée entrer, tout d’abord accompagné d’une personne dont l’identité ne te concerne en rien mais qui est congédiée avec mes remerciements ; plus qu’analyser ta tenue me permettant de déduire qu’il est fort peu probable qu’il soit question de tenir les engagements des tiens aujourd’hui ce sont des détails qui attirent mes yeux. Tu as pâlie, même pour une rousse ta peau est trop proche de la porcelaine à présent et il me semble qu’elle laisse courir tel un ver de l’électricité dans ses couches mêmes. Ton attitude est différente, non seulement de celle que tu avais la dernière fois mais de celle que tu avais tout court ; maturité ? Non, cela s’approche plus d’une distanciation, le détachement charismatique de certains des puissants et de la majorité des immortels. Quand à ces lunettes, sont-elles simple partie de ta tenue décontractée voir classe moyenne inférieure ou ont-elles pour rôle de cacher autre chose ?

Une inspiration plus profonde que les autres marque mon arrêt face à toi alors que je baisse la tête pour te faire face, puis mon visage se fend d’un discret sourire.

- Ça a l’air d’aller, Caitlyn, dis-je, te laissant l’initiative des salutations comme toujours prêt à rendre. Si tu la cherches, elle est cachée dans mon bureau.

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"Je suis un Démon, car je suis le mal provenant de l’âme des hommes, je suis celui qui a perdue la raison en contemplant la réalité et l’Humain dans ce qu’ils ont de plus noir, de plus nu, et qui l’a accepté et a décidé de s’en servir. Si vous devez raisonner en bien et en mal, considérez-moi comme un mal nécessaire, immuable et inhérent à l’Homme et à son imperfection."
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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Cavalier en b8 - Part. 1 {Sébastian von Orchent & Caitlyn Elioth}   Dim 19 Oct - 14:18

Jetant un regard chargé d'une certaine méfiance à l'intention de son larbin qu'il vient de congédier, elle raccroche mon attention sur lui en souriant légèrement d'une affection sincère devant son salut avant d'avancer d'un pas pour l’accoler et lui déposer une bise, geste qui ne manquera pas de l'étonner. Sans lui laisser le temps de réagir, elle recule et décroise les mains de derrière son dos pour lui emboîter le pas.

Je vais bien et toi aussi d'après ce que je sais. Désolée de m'imposer un dimanche, je devais déposer un dossier d'appel en urgence au Cabinet pour un jugement du lundi, je me suis dit que puisque je n'étais pas loin c’était intéressant d'aller faire quelques...hum...civilités ? Je ne serais pas longue, Amy déteste ne pas m'avoir dans ou sur les bras le dimanche...tu la connais...elle et ses fichus planning.
Elle se cache ? Ah oui ? Sérieusement ? Es tu certain que ce n'est pas plutôt toi qui nous l'a caché ? Je suppose que sa présence...modifie pas mal tes plans, non ? Ou du moins les complique. Je n'imagine pas dans quel état ça a pu te mettre...et dans quel état elle doit être, elle.
Plus qu'être damné, cher beau frère, le plus difficile est d'être damnés à deux.


Elle montait les marches avec un calme qui ne lui ressemblait pas faisant preuve d'une maîtrise quasiment maladive de chacune de ses actions et de ses pensées. Même son phrasé habituellement rapide s'était calmé, chaque mot en devenait aussi affûté qu'un scalpel ou aussi dangereux que du shrapnel.
D'un geste lent elle hota ses lunettes découvrant l’étrangeté de son nouveau regard avant de plier ses lunettes et de les accrocher au col de son débardeur.

Il fait sombre chez toi, tu veilles les morts et tes ancêtres ma parole ? Je me demande comment elle fait pour supporter l'austérité de cet endroit. On est au XXIe siècle, Sebastian, allons ! Tu as du fric, non ? Utilises le pour rendre ta vie et celle des tiens plus belle, il ne sert qu'à ça.

Elle laissa passer un silence tout en longeant le corridor avant de répondre à une question qu'il n'a pas formulé.

- C'est permanent. Je suis comme ça. C'est ma nature, je suis la Fille -Électrique. Je l'accepte, je n'ai pas à me cacher ici, vous êtes ma famille, si nous ne pouvons pas compter les uns sur les autres alors plus rien n'a de sens. Écoutes, je ne le dirais pas deux fois...Je pense que ce qui se tient dans ce bureau est bien plus...compliqué que Amanda Grigori. Mais elle l'est quand même et ça, moi je le sais depuis que je l'ai senti au plus profond de ce que j'ai de plus beau. Je n'ai qu'une chose à te dire. On nous donne peu, on nous rend encore moins. Il faut prendre ce qui peut être pris...le prendre sans se poser de questions où le temps te le gattera avant que tu te rendes comptes de sa valeur. Si tu peux être un peu heureux Sebastian....il FAUT l'être. Ça parait simpliste, idiot, égoïste...mais c'est ainsi que fonctionne cette existence. Qu'importe sa longueur ou sa souffrance. Réfléchis y. Tu veux protéger une famille, qui pour te protéger toi si ce n'est pas elle? Alors protège ce possible, ne l'analyse plus.

Elle le fixa longuement avec une sorte de sincérité attentionnée avant de pousser la porte de se bureau et de s’immobiliser après avoir fixé un instant la personne qui l'attendait assise sur une chaise.
Le silence est pesant alors que la Californienne incline la tête sur le coté tout en l'observant avec ce léger sourire énigmatique.

Charmant. C'est indéniable...Tu lui ressembles tellement...en plus mature, en plus femme. Ils m'ont cru folle quand je leur ai dit...mais tu le sais déjà, hein...
Tu es un accident né d'un amour qui ne te concernait pas...tu le sais...tu n'avais pas à être...où tu sais. Où nous savons toutes les trois.
Mais..c'est ainsi. Et ainsi ça sera.
Amanda Grigori, Amanda Von Orchent...ma belle sœur...Nous nous sommes vu, n'est-ce pas...et jamais , nous ne nous oublierons.

Elle avance de quelque pas avant de se poster assez proche d'elle.

Tu t'es nourris d'une chose qui n'était pas pour toi, aujourd'hui je suis venue pour te l'offrir volontairement.


Elle écarte les bras en grand sans bouger d'un pouce, elle surjoue sans doute sous l’œil de Sebastian mais la sincérité est réelle.

- Prends mon amour comme je veux le tien, ma sœur. Je suis prête à présent. Bienvenue dans ma famille, accepte moi dans la tienne. L'Ancienne *


* En Italien

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Sébastian von Orchent
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MessageSujet: Re: Cavalier en b8 - Part. 1 {Sébastian von Orchent & Caitlyn Elioth}   Dim 19 Oct - 17:24

Le sourire me fait plaisir, l’accolade me surprend et la bise me fait déglutir comme s’il me fallait un mouvement mécanique pour faire passer l’information comme réelle. Surprenant ? Oui. Tout autant que le retrait presque timide qui s’en suit ; permet moi de te regarder quelques secondes après cela Caitlyn et d’avoir un mouvement de recul suite à un sourire légèrement en retard, je pense que tu le mérite sur ce coup là. Tu n’as néanmoins nullement attendue la réponse, pour toi ou pour moi je l’ignore, mais je n’insisterai pas à rendre en fin de compte, me contentant d’entreprendre la marche à destination des escaliers d’angle qui nous mèneront au premier étage.

Content que tu ailles bien et oui, j’ai définitivement décroché de l’alcool donc les choses vont pour l’heure. Tu n’as pas à t’excuser de « t’imposer », dimanche est bien le jour le plus probable pour me rencontrer en dehors d’un quelconque plan puisque ma femme décrète qu’il faut respecter le jour du Seigneur. Un dossier d’appel en urgence… est-ce en rapport avec l’altercation deux soirs plus tôt ? Je crois qu’il vaut mieux éviter d’aborder des sujets dont je ne suis pas sensé être au courant même si l’évolution de l’affaire sur le Speed X m’intéresse, tant au niveau de la coalition X-Men/BAM que de la Confrérie ; je n’aime pas voir des choses que je ne maitrise pas trainer dans ma ville mais tant que cela n’inonde pas mon marché je ne me retrousserai pas les manches. Quand aux civilités, nous en resterons donc là pour cette fois, j’en prends bonne note. Cela raccourcira les choses et tu devrais pouvoir être en fin d’après-midi entre les bras de ta Grigori aussi possessive que la mienne ne l’est pas. D’un autre côté cela évite les emplois du temps d’écolière, en effet.

- Elle se cache ? Ah oui ? Sérieusement ? Es tu certain que ce n'est pas plutôt toi qui nous l'a caché ? Je suppose que sa présence… modifie pas mal tes plans, non ? Ou du moins les complique. Je n'imagine pas dans quel état ça a pu te mettre… et dans quel état elle doit être, elle.
Plus qu'être damné, cher beau frère, le plus difficile est d'être damnés à deux.


- Effectivement. Mais le Léviathan semble étudier les émotions, elles… se comprennent un peu trop à mon goût. Quand à mes plans, ils l’ont toujours incluse comme finalité et maintenant elle est juste un électron libre, un peu comme vous.

J’évite de trop explorer ma remarque première qui, à défaut d’être mal prise, pourrait me valoir un coup de poing dans l’épaule ou autre remarque sertie destinée à me faire comprendre combien Amanda dispose de cette mauvaise foi familiale. Mais pour moi, oui, elle se cache dans un milieu qui lui est familier même si, à l’habitude, il y a un intermédiaire entre elle et le siège ; intermédiaire qui essai généralement de bosser.

Il est intéressant de te regarder marcher Caitlyn, ton pas même a changé et je ne saurais définir pourquoi. Moins bouillonnant, indiscutablement, plus contrite aussi mais ton geste précédent ne se le voulait pas, contrôler. Est-ce la tentative de maintenir un équilibre sincère mais néanmoins maitrisé ? Ou une étape de plus vers la personne que tu es entrain de devenir ? Personne dont les yeux sont transfigurés, tu me le montre et je le vois, tout en comprenant de quoi il en retourne sans avoir besoin d’une quelconque étude.

- Ça te va bien, réponds-je simplement et peut-être avec trop de simplicité considérant toutes les imprégnations que ces changements laissent supposer ; les mutants, la loterie génétique ne vous gâtent pas tous.

- Il fait sombre chez toi, tu veilles les morts et tes ancêtres ma parole ? Je me demande comment elle fait pour supporter l'austérité de cet endroit. On est au XXIe siècle, Sébastian, allons ! Tu as du fric, non ? Utilises le pour rendre ta vie et celle des tiens plus belle, il ne sert qu'à ça.

- Je suis sur que Jade te tient le même discours, après, tu n’es pas l’une des cinquante personnes les plus riches du monde. Néanmoins ce manoir ne m’appartient pas, il est au Club des Damnés dont je porte le titre « honorifique » de Lord Imperial, dirigeant donc cette association et ses filiales.

La différence entre les Lords Cardinaux et Impériaux, outre l’inféodation des premiers aux seconds, est que seuls les seconds se charge des activités de façade du Club, les premiers ne se distinguant des membres lambdas que par leur participation au Cercle Intérieur ; qui pour contester ma position au regard de cette définition ?

- Néanmoins s’il vous faut des financements pour le projet d’Amy d’une maison à vous, n’hésite pas à demander, tu n’as rien eue de notre part pour ton anniversaire et le sien ne saurait tarder.

Le silence est troublé par nos pas alors qu’on finit d’arriver au premier étage pour se diriger vers le Salon de Printemps, nom que je ne changerais pas par désintérêt plus que parce qu’il me plait. Mais nous ne sommes pas arrivés que tu reprends la parole plus sombrement. Permanent ? Comme ça ? S’il est bien une chose qui ne puis être arrêté c’est le changement et tu continueras d’évoluer Caitlyn, même si ta mutation ne le fait plus. Ta nature peut-être, la nature assurément. Que tu l’acceptes est une bonne chose mais ne te voile pas la face, tu n’en es qu’au début de ton existence et elle sera rythmée par les changements que tu subiras, qui n’auront pas les limites mortelles. Et non, tu n’as pas à te cacher ici, c’est un lieu qui a accueillit et accueillera encore tous les vices de façon à les assouvir alors assumer qui tu es ne te fera pas paraitre étrangère au décor. Nous sommes une famille est nous nous entraidons, oui, je suis venu à votre secours lorsque vous en avez eu besoin, Pita au mien lorsque j’en ai payés les conséquences, et avant cela j’ai tâché qu’Ezéchiel vous sauvez tout comme j’ai taché de vous sauver… la grande perdante de l’histoire s’appelle Evangelina.

Pensée détachée mais non moins morose qui ne s’aggrave avec l’évocation de ce qu’est réellement Amanda. Bien plus compliqué ; bien plus simple au contraire. Cela faisait parti du marché, j’ai juste été trop aveugle pour le voir. Amanda est différente, elle n’est pas humaine quelque soit la signification qu’on apporte à ce mot. Je l’accepte, je m’en accommode, j’assume mes erreurs ; ce n’est pas la seconde chance que j’aurai voulue pour elle mais au final je suis sans doute celui qui y gagne le plus. Elle l’est quand même, oui, son esprit, sa mémoire et sa personnalité, ce qui faisait son âme, la Prédation l’avait sauvegardé et l’a réintégré à l’une de ses créatures. Une créature qu’Elle a sans doute créé dans l’objectif d’être Amanda. Ce n’est ni horrible ni bien, c’est.

On nous donne peu, en effet, on nous rend encore moins, oui. Ce n’est pas une question de prendre ce qui peut être prit, en revanche, mais d’honorer ses engagements ; on ne m’a rendu Amanda que parce que j’ai accompli ce qui était nécessaire à ce qu’on le fasse, pendant sept décennies j’ai détruit des familles, j’ai tués des gens, j’ai massacré tout ce qui me passait sous la main pour tomber au gré du hasard sur des adversaires plus forts que moi et m’adapter afin de leur survivre et de devenir plus forts qu’eux. J’ai cherché des reliques perdues contenant des fragments de cette même Essence qui compose le corps de celle que j’aime pour le compte de Ce qui l’a dévoré et conservé toutes ses années avant de la transfigurer à son image pour, par le partage que vous lui avez accidentellement donné, la faire s’éveiller à nouveau à un simulacre d’humanité. Ce n’est pas une question prendre, de profiter du temps présent… c’est le rêve américain, le travail d’une vie pour parvenir, à son crépuscule, à avoir ce que l’on espérait. J’ai œuvré à cela et en récolte les fruits, tant que je continue de le faire j’aurais ce bénéfice et si je trahie ma parole je le perdrais, c’est simple, basique et normal. Je ne refuse pas le bonheur mais je ne me cache pas en son sein, je vais ce qui doit être fait pour le gagner en amont plutôt que d’en profité de craindre de le perdre et puis tacher de le retrouver une fois que c’est arrivé. Je ne pense pas que cela soit mieux, je pense simplement que cela est différent ; une question de mentalité.

- Réfléchis-y. Tu veux protéger une famille, qui pour te protéger toi si ce n'est pas elle ? Alors protège ce possible, ne l'analyse plus.

Je te regarde Caitlyn, je te regarde dans les yeux pour y voir cette bienveillance dont tu suintes toujours même si tu le fais avec plus de retenue et de douceur à présent, je te regarde longuement mais mon absence de réponse doit se lire dans mon regard ; les yeux sont les fenêtres de l’âme, tu es la Fille Electrique et je suis le Héraut de la Prédation. Tout est dit.

Tu ouvres la porte sur une Amanda qui ferme son livre et alors que tu restes immobile elle baisse la main pour le sortir de ton champ de vision avant d’en faire de même. Sa respiration est calme, régulière, elle se laisse regarder plus qu’elle ne regarde durant de longues secondes ; elle c’est préparée à cela et se laisse jauger et juger sans changer sa position. Ses yeux en viennent vers moi, un instant, puis ils se fixent sur toi lorsque tu bouges à nouveau. Pencher la tête permet de changer d’angle de vue, de perception du son, c’est une attitude animale qui est parfaitement significative ; chercher à comprendre. Cela arrive bien vite alors que tu prends la parole.

Charmant ; l’appui de sa main contre son flanc s’estompe légèrement. Indéniable ; son regard ce détourne un instant pour réagir au compliment soutenu. Lui ressembler ; même père, gènes dominants, c’est l’attitude qui change le plus en effet. Plus mature, plus femme ; je ne peux m’empêcher de sourire considérant que malgré ses 23 ou 24 ans, c’est vrai. Ils n’avaient pas encore inventés l’adolescence à l’époque et nous étions par conséquent des adultes, plus âgés physiquement que ceux d’aujourd’hui. Te croire folle ; elle me regarde moi, un questionnement dans les yeux. Il est une chose que j’aime beaucoup chez elle et cela tient en cette absence de mots tant ses regards parlent pour elle. Née d’un accident d’amour qui ne la concernait pas ; son regard se perd dans le vide du bureau devant elle. Elle le sait. Elle n’avait pas à être là-bas ; ses paupières supérieures tombent et l’intérieur ses sourcils remonte. Elle sait, nous savons. Mais c’est ainsi et ça sera ainsi ; les commissures de ses lèvres se tendent vers le bas. Son cœur ne c’est pas accéléré mais son souffle c’est arrêté.

Ça a commencé. Il faut savoir où regardé mais j’ai apprit à les faire et y ait trouvé la logique ; les cheveux et les ongles d’abord, ce sont des cellules mortes. Ça fume légèrement et disparait peu à peu. Ça a commencé parce qu’elle ne se dissipera pas instantanément, parce qu’elle attend qu’on ait fini de lui parler par politesse. Mais ça a commencé néanmoins.

Amanda Grigori… c’est un signe de famille également que de comprendre les choses de travers. Encore la faute de votre paternel qui reste le champion incontesté du « mettre à côté »

- Ma belle sœur… Nous nous sommes vu, n'est-ce pas… et jamais, nous ne nous oublierons.

Le regard ce relève et la bouche s’entrouvre, la fumée revient à sa place. Un regard dans ma direction, puis elle en revient à toi alors que tu bouge, que tu te rapproches, contournant le massif bureau.

- Tu t'es nourris d'une chose qui n'était pas pour toi, aujourd'hui je suis venue pour te l'offrir volontairement.

Elle dégluti, je souris. Elle a la bonne idée de ne pas partir trop vite à l’inverse de sa benjamine, c’est en cela qu’elle est plus mature je pense. Son expérience est celle de décennies qu’elle n’a pas vécue mais elle reste à s’adapter et les discours du cœur elle ne les connait pas encore. J’ai essayé pourtant.

Tu écarte les bras en une demande muette qui est réservée à d’autres, de normes, et mon sourire s’agrandi aussi. Emotionnellement, Amanda est votre enfant, à Amy et à toi. Elle ne l’admettra jamais mais je pense que c’est pour cela qu’elle craignait tant et qu’elle a vu ce qu’elle ne voulait pas voir dans tes mots. Maintenant je vais suivre ton conseil est arrêter d’analyser, me contentant de te désigner de la tête alors qu’elle me lance un regard ; permission ? Non. Volonté de savoir si elle a bien comprises les choses ? Non plus. Elle est consciente de ce qui arrive et le signifie, simplement.

Elle déplie les jambes et pose un pied par terre, se redressant en position debout avant d’en faire de même de l’autre. C’est une première marche et elle le fait avec son déhanché habituel, elle continue de se montrer tout en allant signifier à son tour.

- Prends mon amour comme je veux le tien, ma sœur. Je suis prête à présent. Bienvenue dans ma famille, accepte moi dans la tienne. L'Anziana.

Elle contourne le bureau à son tour, déposant le livre et s’en venant à ta rencontre pour te faire face avec une proximité très signifiante pour elle. L’ancienne, la vieille personne… c’est pourtant à de nombreux égards la plus jeune d’entre nous, Jade incluse. Mais je pense que le surnom lui ira car, au-delà de toute considération d’âge, c’est une position matriarcale et cela lui donne la place qu’elle cherche.

- Les gens voient l’amour comme un feu et tu as des cheveux de feu. Moi c’est dans tes yeux que je le vois, quelque soit sa nature, et il me semble logique que l’éclair en soit la représentation. L’amour ne brule pas, ne se consume pas ; il a une tension et une intensité qui lui donnent sa puissance. Je n’ai pas à t’accepter dans ma famille… elles ne sont pas différentes.

Elle t’enlace, hésitante et laissant une distance que tu auras tout loisir de combler et moi je regarde cela. Je ne veux pas protéger une famille, je veux protéger notre famille. J’ai échoué pour certaines parties mais nous réussirons ensemble pour d’autres. Pour les autres. Un effort de longue allène ; de nouveaux combats personnels à mener.

LES SENTIMENTS… CIMENT DE VOS RELATIONS… BASE DE VOS INTERACTIONS… MAIS PLUS EGALEMENT… CE QUI TRANSFORME VOTRE EXISTANCE… POUR QU’ELLE NE SOIT PAS UN ETAT… MAIS UNE VIE…

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Le Léviathan

"Je suis un Démon, car je suis le mal provenant de l’âme des hommes, je suis celui qui a perdue la raison en contemplant la réalité et l’Humain dans ce qu’ils ont de plus noir, de plus nu, et qui l’a accepté et a décidé de s’en servir. Si vous devez raisonner en bien et en mal, considérez-moi comme un mal nécessaire, immuable et inhérent à l’Homme et à son imperfection."
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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Cavalier en b8 - Part. 1 {Sébastian von Orchent & Caitlyn Elioth}   Mer 29 Oct - 8:24

Et je resserre cette étreinte en l'attirant franchement à moi, passant mes bras autour de con cou du haut de ma stature toujours trop petite d'où j'essaye de voir le monde à ma hauteur. Je suis petite et il reste si vaste mais j'ai toujours eu cette chance insolente d'avoir de solides alliés et je comprends aujourd'hui que plus loin que des aliés c'est à une famille que j’appartiens et donc à cette famille que je me consacrerais. J'ai passé des années à cloisonner et à mettre une frontière là où certains mondes ne devaient pas se mélanger. Je sais à présent que je reste malheureusement la grande perdante de ce genre d'attitude. Je ne peux pas apprendre contre les autres, je dois apprendre avec eux, c'est une autre de ses vérités.

Je goutte longuement ce moment car je sais qu'il est unique, j'ai trouvé une grande sœur, une guide qui veillera sur notre famille puisqu'elle s'est immergée psychiquement dans ce  que sa sœur et moi pouvons produire de plus beau, cet océan d'amour, cet univers qui n'est qu'était qu'à nous. Je termine ce geste par un sourire noyé de tendresse avant de prendre son visage entre mes deux mains, la forçant à s'incliner et de lui déposer un baiser sur le front en une bénédiction sincère et bienveillante.

Merci d'avoir veillé sur ta sœur en mon absence.

Je rompt le contact sans la quitter du regard et avec ma désinvolture je m'installe, a demi assise sur le bureau, toujours à ses cotés et laissant quelque temps ma main dans la sienne. Je porte à nouveau mon regard sur Sébastian avant de sourire de bien être.

C'est peut-être idiot...je sais que la situation est bien plus compliquée qu'il n'y paraît mais je suis sincèrement heureuse que vous soyez réunit. Mandy, je compte sur toi pour botter les fesses de ce grand abruti quand il déconne ce qui arrive trèèèès souvent, ca changera de lui faire se briser les noix par  Sweety. Tu sais qu'une fois , elle lui a fracasser les burnes ? Bon il n'y a pas eu que ça oui et le passé reste au passé...notre famille est...hum...des plus pittoresques, j'imagine même pas les repas de fin d'année. Décembre approche au fait ...Ca te laisse le temps d'organiser, la « matriarche ». Tu as rencontré tes nièces ? Peut-être Jade, non ? Aislinn est toujours en Irlande mais avec ta sœur, nous avons comme projet d'acheter et de faire construire une maison pour y loger la tribu, elle viendra vivre avec les siens...Reste à ...tout trouver Oo...Terrain, fric, ...humpf...j'ai beau faire partie d'une illustre famille de sorcières, je ne sais pas changer la plomb en or...Mais ton mec est TRES généreux, il paraît..huhuhu...
Après nous essaierons d'avoir un bébé avec Amy, elle stresse à mort...mais c'est une bonne mère. Quoi deux filles peuvent pas avoir de bébé ? Tu crois vraiment qu'on a une tronche à la normalité ? On pourrait concurrencer Barnum !


Je parle vite en faisant de nombreux geste, j'ai n'ai plus de retenue, je suis avec des proche, avec ma famille. C'est sur que me voir sous ce jour si pétillante de vie peut déstabiliser mais c'est impétuosité qui caractérise ma nature. Je m'accorde une pause , toujours souriante avant de pauser un regard faussement outré

Tu n'as donc pas de boissons pour tes dames, ici Sebastian ? Je dois attendre la pluie pour me désaltérer ?
Tu vois Mandy, un vrai ours ! Et son look ! Sérieuuuux, il faut lui refaire sa garde robe, lui expliquer qu'il y a d'autre couleur que le noir...le rouge passion, non ? Tu veux qu'on aille faire les boutiques un jour, l'ancienne ? Que je te fasse découvrir internet ? Il faut qu'on fasse des choses ensemble hein !


Mon regard pause sur l'alliance Grigori que je porte au doigt depuis notre mariage, surplombé de l'anneau d'argent offert par mes filles.Mon sourire s'estompe un instant alors que je sais qu'elle suit mon regard.

...Tu peux les récupérer si tu veux...Nous demanderons à Grand Pa' d'en forger des nouvelles pour Amy et moi...peut être un peu moins...voyante. Elle m'aide beaucoup tu sais...c'est mon phare lorsque je me ;.. « disperse ». Elle pèse une tonne d'amour...véritablement...une tonne d'amour et de sang.


Je laisse couler un silence durant lequel elle aura le loisir de me répondre puis je relève la tête avec une expression des plus sérieuses.

- Je voulais vous dire...Nous avons toujours tenté d’œuvrer à l’écart de la famille, de trouver « notre » place. Il y avait...tant de choses à régler. Grigori...Oldfield...naviguer entre les merdes devient un sport familial. Mais les choses ont changé. Je veux qu'on resserre les liens, je veux qu'on soit une famille unie pour affronter l'avenir puisqu'il sera...long. Ce que j'essaye de dire...j'aimerai vraiment qu'on œuvre ensemble à présent, Amy et moi n'avons pas la vocation a sauver le monde éternellement. Nous voulons construire...et placer la famille au cœur de tout ça. Les machinations ne débouchent que sur d'autres machinations...la famille , elle, est éternelle. Il est temps, je crois, d'être un peu heureux.  

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Sébastian von Orchent
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MessageSujet: Re: Cavalier en b8 - Part. 1 {Sébastian von Orchent & Caitlyn Elioth}   Mer 29 Oct - 13:01

Je souris alors que pour ta franchise te fait resserrer directement l’accolade sans brutalité pourtant alors même que tu te perches à son cou ; une chance qu’elle soit plus petite qu’Amy, tu n’as pas à te mettre sur la pointe des pieds pour atteindre son visage. Les secondes s’écoulent lentement de part la fragilité de l’instant et si je croise les bras d’attente je ne fais pas un mouvement de plus. Mes pensées sont ici et ailleurs, comme toujours, mais l’ailleurs discute de l’ici puisque même si l’intérêt évolutif de l’émotion et du sentiment reste à prouver ma Maîtresse s’y intéresse ; ressent-Elle ce que ressent Amanda ? Je le pense, oui, tout comme je pense qu’Elle ressent ce que je ressens également. Y accorde-t-Elle du crédit ? Désormais, oui, c’est un objet de curiosité sans doute moindre que le Gène X mais applicable lorsque lui n’a pas à l’être. Elle a promit de m’aider à protéger ma famille en plus d’avoir rendue la partie qui m’est la plus chère, Elle l’étudie donc tout comme ce qui nous lie puisque le sang est secondaire à quasiment chaque étape. Elle ne fait pas pour autant partie de la famille, ce n’est pas un individu, mais peut-être est-il possible de la considérer comme quelque esprit gardien. Elle change, Elle aussi, Elle s’adapte à Son milieu ; et quelle meilleure influence que celles de jeunes personnes pleines d’espoirs et de bonnes aspirations ?

Le menton d’Amanda doit t’être familier même si celui d’Amy est un peu plus prononcé, la bouche en revanche est bien différente tout autant que le regard qui renvoie à une ancienne Ptite Brune aujourd’hui disparue. C’est par le regard qu’elle fait tout passer et il est bien plus intense que son sourire, tandis qu’elle se laisse faire jusqu’à recevoir ta bénédiction dont elle connait déjà la signification.

- Merci d'avoir veillé sur ta sœur en mon absence.

- C’est ma sœur, elle aura toujours besoin de quelqu’un pour veiller sur elle.

Toujours. Ezéchiel, Eva, Caitlyn, Amanda ou moi, même son autre elle dont elle a parlé à sa sœur et qui m’a éclairé quelques points sur un adversaire mystérieux qui recevra ma visite en temps voulu, il y a toujours eue au moins une personne pour veiller sur Petite Ame quelque soit le nom qu’il lui donnait. Et puis elles avaient beaucoup de temps à rattraper, les sœurs.

Je contemple la mode de s’assoir sur mon bureau naitre et en ferme les yeux un instant, manière polie de lever les yeux au ciel, puis en revient à ma distante contemplation d’une scène où les regards ne tardent pas à m’inclurent à nouveau. C’est peut-être idiot mais tout l’est potentiellement alors n’hésite pas, belle-sœur. La situation est bien plus compliquée mais cela n’enlève rien à sa réussite et je souris légèrement à ta compassion ; et je lève les sourcils au surnom qui la suit. Mandy, sérieusement ? N’est-ce pas un dessert de chez la plus grande chaine de restauration rapide au monde ? Et puis même, ça lui convient. Quand à me frapper quand je déconne… elle sourit et me regarde, surement suites aux mêmes pensées que moi : pas besoin de le lui dire elle le fait déjà et ça ne me change pas tellement d’Amy. Enfin, mes os ne sont plus brisés à la sortie, c’est déjà cela.

- Tu sais qu'une fois, elle lui a fracassées les burnes ? Bon il n'y a pas eu que ça oui et le passé reste au passé… notre famille est… hum… des plus pittoresques, j'imagine même pas les repas de fin d'année.

Et bien, je crois que je vais avoir droit aux dossiers ; tant que me fracasser ne devient pas un nouveau sport familial, cela me va ; à défaut d’avoir des réactions occidentales à la douleur je n’en suis pas à l’aimer pour autant et me passe très bien des tentatives puériles de prouver que je ne suis pas celui le plus apte à dominer ici. Au contraire, je garderai les paroles impératives à destination de ma « meute » pour les fois où elles seront nécessaires, afin qu’elles n’en aient que plus de poids.

Je raccroche à la matriarche, qui me vaut un regard de la part de la concernée dont la place est à mes côtés même si elle a tendance à dévier sur mes genoux, quand à la rencontre de ses nièces cela ne s’est pas encore fait, non ; elle a suffisamment eu de mal avec sa propre fille adoptive pour réitérer l’expérience avec celles des autres et elle stressait également à la rencontre de sa sorellina pour se disperser. Une à une, elle rencontrera les personnes, en ma présente ou non fonction de son seuil de stress comme du lieu. Quand à Aislinn… les premiers mots à lui dire ne seront pas dans un registre familial.

- Reste à… tout trouver… Terrain, fric… humpf…

Je savais pour la maison, Amy avait déjà lâché cela comme espoir après ton retour, mais je ne savais pas pour le fait que c’en était resté à l’idée d’idée ; j’ai déjà proposés des financements pour les anniversaires néanmoins s’il faut également jouer les agences immobilières… et bien je contacterai quelqu’un, le Club des Damnés doit avoir plus d’un dirigeant d’agence, propriétaire terrien et architecte dans ses rangs. Toute personne suffisamment riche et influente, potentiellement utile aussi, est bonne à prendre. Je ne sais pas non plus changer le plomb en or mais j’ai les mains d’une mutante qui le faisait du bois en or, en plus de sa fortune également ; quand à être généreux, je veux bien l’être les 04/08, 05/11, 25/12 et 06/07.

- Après nous essaierons d'avoir un bébé avec Amy, elle stresse à mort… mais c'est une bonne mère. Quoi deux filles peuvent pas avoir de bébé ? Tu crois vraiment qu'on a une tronche à la normalité ? On pourrait concurrencer Barnum !

Plus le temps passe plus tu redeviens « comme avant », Caitlyn, la retenue disparaissant pour l’exubérance qui fait ton charme, développée pour compenser tes maigres proportions dans ton environnement social d’origine. Je note néanmoins l’influence italienne dans ta gestuelle, toute aussi libre que toi.

- Ça c’est déjà vu dans la nature, une espèce de lézard sur une île dont le nom m’échappe est à cause des conditions thermique, composée exclusivement de femelles et a développé un moyen de se reproduire par stimulation.

- Oui, certaines espèces d’amphibien changent spontanément de sexe en l’absence de partenaire aussi, rétorque-je avec un sourire, conscient que les monologues d’Amy peuvent se retrouver aussi chez la première du nom.

Je n’aurai cependant pas du me la ramener parce que plus qu’attirer les regards je me fais tirer dessus mais j’ai la décence de réagir avec mon flegme travaillé ; les boissons sont à l’étage en dessous, elles n’ont pas bougée et je suis loin de mon bureau, ne pouvant donc sonner un domestique pour qu’il aille en chercher. Sinon, j’admets pour l’ours mais je vous serais gré d’arrêter de me bassiner avec mes habitudes vestimentaires : elles proviennent de mon éducation et cela fait prêt de neuf décennies que je suis ainsi, je n’ai pas l’intention de changer. Et au moins je ne me demande pas quoi mettre comme vêtement le matin même si j’ai des variantes plus décontractées, activités personnelles obliges.

- Je pense qu’il faut y aller par étape pour pas le traumatiser ; du coup je lui ai fait faire des smokings blancs, le rouge passion c’est pour la prochaine étape. Et je ne dis pas non aux boutiques, j’ai la fâcheuse tendance à laminer mes vêtements et mes goûts sont assez limités à cette époque. Je me libérerai quelques samedis dans le mois pour des sorties si tu veux, sorties que je paierai évidemment.

Je ne dis rien mais n’en pense pas moins, dans les deux sens. Ma seule réserve est sur l’existence parcellaire de ma femme qui peut promettre beaucoup en oubliant qu’elle n’a pas le dernier mot sur ses périodes de vie. Et je ne vois pas l’intérêt du Léviathan dans cela.

OBSERVER UN GROUPE HUMAIN DANS DES ACTIVITES DE LOISIR EST INTERESSANT SUR L’EVOLUTION DE VOS COMPORTEMENTS SOCIAUX FONCTION DE L’ENVIRONNEMENT…


Bon, je vais finir par aller rejoindre Kyle dans son désert moi, je fais tâche dans le décor féminin qui se constitue. Mais T’étais pas sensée Te concentrer sur l’évolution prédatrice toi ?

Aucune réponse et je reprends la conversation alors qu’il est question du « Grand Pa’ » Grigori. En forger de nouvelle ? Les alliances Grigori… Mon visage reprend un masque impassible alors que j’écoute la conversation et regarde la scène, laissant Amanda agir avec son cœur. Elle reprend ta main Caitlyn et croise vos doigts, laissant les parties supérieures de son épiderme commencer à se dissiper alors qu’elle monte l’assemblage jusqu’à ton visage.

- La dispersion fait mal. Transcender l’humanité a un prix sur elle mais c’est bien parce que tu n’es pas prête à le payer que tu en reviens. Lina est une Grigori, dans les extrêmes émotionnels pour le meilleur comme le pire. Ce qui vous unis est une merveille et vous pesez toutes les deux ces tonnes, je pense. Ces bagues sont vôtres, vous pouvez les faire reforger si vous le voulez mais jamais on ne les récupérera, jamais on ne voudra les récupérer.

Nous en arrivons à la partie lourde de la discussion, toi et moi le savons Caitlyn et Amanda ne tarde pas à le comprendre, son regard se ternissant quelque peu alors qu’elle relâche ce qui, pour elle, est le signe qu’on peut être humain et autre chose, que l’Humanité est une qualité du cœur non du corps. Et elle a la bonne idée de reformer son épiderme, se faisant.

Tenter d’œuvrer à l’écart de la famille, trouver sa place… cloisonner. C’est ainsi que je fonctionne même si j’ai l’intelligence de ne pas chercher des parois hermétiques là où des zones poreuses ont tant à apporter, sur les deux plans. Avoir ma famille dans mon entreprise est une motivation et me permet de faire confiance, avoir mon entreprise dans ma famille me permet de les garder proche et sous surveillance ; oui cela peut conduire à des choix cornéliens mais je saurais retomber sur mes pates, m’adapter, je le fais toujours. Il faut s’adapter au changement sinon l’on périt, c’est la grande leçon de la vie.

Resserrer les liens… faire cause commune afin de faire face à l’avenir était déjà ce que nous faisons pour vous protéger néanmoins l’on attendait l’épreuve pour se réunir. Resserrer les liens permettra de trouver le bonheur entre nous puisque c’est là ta quête, n’est-ce pas Caitlyn ? Sauver le monde… c’est si réducteur et indélicat, si enfantin, mais c’est utiliser pour grossir le train de ce que sont les enfants de Xavier. Les machinations sont ma manière de changer le monde et en effet elles ne déboucheront que sur d’autres machinations puisque le monde aussi est éternel, à notre échelle. Quand à la famille au cœur de tout cela, c’est déjà mon cas ; dans une version réduite de la famille, une version limitée à Amanda, mais je n’ai œuvré qu’à la ramener quoi qu’il m’ait fallu faire pour que cela arrive. Etendre ce cercle m’est aisé, le tenir étendu moins. Je vais parti d’une caste de personnes dont les liens peuvent devenir tant faiblesses que forces et si je sais transformer l’un en l’autre cela se fera à vos dépends. Je ne sais pas réellement quoi dire à ta déclaration, Caitlyn, et Amanda se tourne vers moi puisque c’est moi qui aurais le dernier mot à cela. Je me renfrogne et te regarde, j’inspire plusieurs secondes avant de répondre.

- Notre famille sera éternelle tant qu’on réussira à la préserver, commence sobrement alors que je décroise les bras et m’avance pour participer plus que je ne l’ai fait jusqu’à lors. La construire et la préparer aux tempêtes, nous vous y aiderons. S’il faut être là bien plus souvent que jusqu’à lors, nous le serons, dis-je pour nous deux, m’en venant me placer au côté d’Amanda et lui passer une main sur les hanches. Mais permets-moi un conseil : Amy et toi vous détacherez du monde, c’est inéluctable, car vos visions changeront à mesure que votre immortalité se révélera vis-à-vis de la périssabilité des autres. Mais ne commettez pas l’erreur de vous détourner de lui. On construira une famille mais quoi que l’on en fasse elle sera au monde ; la famille au centre et le monde autour, si vous le voulez, mais les frontières doivent être ouvertes.

- Et nous avons un rôle à y jouer, poursuit Amanda en me rendant mon geste. Nous appartenons à la Prédation est devons suivre Son œuvre. Elle ne nous empêchera pas d’être heureux, ça L’intrigue même à dire vrai.

Je tourne le regard vers elle alors qu’elle parle, n’aimant pas plus que je ne l’ai énoncé l’intimité entre ma femme et notre Maîtresse pour la simple raison que je n’ai pas la moindre idée de sa nature réelle ; est-ce simplement le fait d’être une Créature d’Essence qui offre à Amanda un point de vue et une relation différente au Léviathan ou est-ce que c’est justement ce qui intègre à sa nature cette déférence ?

- Juste une question Cait’, tu inclus Ezéchiel aussi dans la famille proche ?

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Cavalier en b8 - Part. 1 {Sébastian von Orchent & Caitlyn Elioth}   Jeu 30 Oct - 9:10

Juste une question Cait’, tu inclus Ezéchiel aussi dans la famille proche ?

J'affichais un franc sourire à les voir ainsi. Mais aux paroles de Sébastian mon sourire se figea et s'estompa quelque peu alors que je portais mon regard électrique dans le vide trahissant la complexité d'une telle question. Je quittais la position assise du bureau et m'éloignais de quelques pas.

Tu sais...Il fut un temps où j'étais la seule à croire en toi, Amy te haïssait et j'ai du aller jusqu'à frapper sur la table pour arranger les choses entre vous. C'est une tête de mule, tu le sais bien. Tu avais tout fait de travers, tout fait pour te faire détester mais malgré tes...tes « bourrinages », je n'ai jamais cesser de considérer ce qu'il y a de bon..d'humain en toi. Et je le ferais toujours.
Si j'ai choisi de t'aimer, d'avoir cette volonté d'affection c'est parce qu'au delà de tes actes, de tes piteux échecs...jamais....jamais tu n'as dénigré ce qu'il y avait entre Amy et moi. Tu sais voir l'Amour...quoique tu en dises...tu en restes rongé..
(un geste de l'index à l'intention de Mandy) Tout comme elle le sait, elle aussi. Tu as respecté cela, tu l'as compris.
Sebastian, tu sais combien c'est difficile d'être une pièce rapportée chez les Grigori. J'ai parfois l'impression que quoi nous fassions, nous serons toujours en dessous, toujours « tolérés » mais jamais acceptés. Je crois que c'est toujours ainsi chez les famille de grande lignée...Je comprends cela, ma tante Ruth, la patriarche des Oldfield, du moins ceux d'Irlande, reconnaît Amy comme sa fille et comme digne de porter notre nom..mais elle a du vraiment sauver cette famille pour en avoir le droit, ce rang d'Oldfield, Jade ne l'obtiendra jamais alors qu'Aislinn l'a naturellement.
Sébastian...Soyons un peu lucide. Nous défendons une famille...qui nous rejette.


Un lourd silence amer alors que son regard se porte vers Amanda en une tristesse évidente.

Je ne me mettrais pas entre un père et sa fille. Je sais ce qui peut parfois les relier, je l'ai attesté...plus durement que personne. Pour ce lien, j'ai le sang de mon géniteur sur les mains. Je sais combien mon ang..hum..Amy...a besoin de sa famille et combien elle souffre d'en avoir été privé.
Mais la vérité est qu'Ezéchiel ne m'aime pas et ne se cache pas de nous le faire savoir. Il me trouve idiote et indigne de sa fille. Il ne s'excuse de rien, ni de la perte d'Eva, ni de nous avoir enseveli sous une église, d'où nous n'aurions pas pu nous en tirer si JE n'avais pas été là pour le faire. Il croit qu'avoir soigné Aislinn des blessures reçues pendant la bataille contre Adrien lui offre mon affection. Il a gagné ma tolérance, rien de plus.
Il n'admet pas qu'on puisse s'aimer, Amy et moi, il ne respecte pas notre lien même si nous sommes mariés. Il trouve notre relation contre nature et scandaleuse ! C'est un vieux con réactionnaire et homophobe.
Et je suis presque certaine qu'après s'être invité chez nous, en Irlande, il s'est tapé Tante Ruth ! La jumelle de ma mère !! Il ne respecte rien à part ce qui l'arrange, lui.
Je bougerais pas le petit doigt pour lui, sauf si vous me le demandez parce que c'est la famille.
Alors oui, il verra sa fille, ses petits enfants...mais sa belle fille, non. Pas tant qu'il me traitera comme un paria et une merde.
Est-ce que ca répond a ton interrogation ?

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Sébastian von Orchent
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MessageSujet: Re: Cavalier en b8 - Part. 1 {Sébastian von Orchent & Caitlyn Elioth}   Lun 3 Nov - 14:49

Je t’ai faite sourire et ai détruit cela de mes actes et de mes mots ; la gravité n’est pas conclue malgré les promesses sous-entendues, c’est un fait. Nous te perdons dans ta réflexion et te laissons te perdre en attente que tu reviennes avec les tristes réponses que tu auras trouvées. Ezéchiel Grigori, cas délicat et sans doute plus à même de faire débat que son père ou son frère d’où qu’il faille éclaircir la situation. Il est là, même si différemment de ce que j’aurai voulu en guise de mieux, et il ne repartira pas, à moins qu’on ne l’y force violement.

- Tu sais… Il fut un temps où j'étais la seule à croire en toi, Amy te haïssait et j'ai du aller jusqu'à frapper sur la table pour arranger les choses entre vous.

Je souris avec amertume ; tu as cru en moi envers et contre tout et c’est ce qui nous a conduit ici parce qu’Amy n’est pas la seule tête de mule néanmoins vous aviez plus de raisons de me haïr que de le faire d’Ezéchiel. Vous avez, même, car sans l’aveuglement dont vous faites preuve sur ce que je suis vous pourriez voir devriez le faire encore. Il est de mon habileté de camoufler cela tout autant que de la votre de ne pas le voir ou plutôt de l’accepter et d’en faire de même pour moi malgré tout. Je n’avais pas tout fait de travers, j’avais fait selon un plan qui me plaçait comme votre adversaire car l’on a toujours besoin d’un adversaire pour faire cause commune ; les Grigori et les Oldfield, le monde ou le destin, voici qui est vôtre et vous a forgé ce redoutable amour. Le bon, l’humain, ça m’en gênerait presque de t’entendre parler de cela avec une telle foi ; je suis ce que je dois être, ni plus ni moins.

- Si j'ai choisi de t'aimer, d'avoir cette volonté d'affection c'est parce qu'au delà de tes actes, de tes piteux échecs… jamais… jamais tu n'as dénigré ce qu'il y avait entre Amy et moi.

Comment l’aurais-je pu après avoir volées vos mémoires ? La télépathie n’influence pas que les gens qui la subissent, ceux qui s’en servent ont un contrecoup et cette immondice sans nom que vous m’avez reproché est peut-être ce qui m’a sauvé et m’a fait tant tenir à vous. J’ai vu vos souvenirs, je ne les ai pas fait miens mais les voir m’a conduit à vous voir vous au-delà de ce que vous sembliez et prétendiez être, j’ai vu ce que vous pensiez être comme ce que vous étiez. Tu n’as pas eu besoin d’une telle chose pour le voir, Emilie.

Oui, Amanda sait, elle sait ce que je sais voir plus encore ; ses savoirs sont particuliers et je doute qu’il soit de ce qui m’est connu qu’elle ignore tandis que j’ai eu droit à une bonne partie de sa mémoire et de ses compétences également. Notre appartenance à la Prédation aide beaucoup à la mise en commun de nos compétences et ce qui appartient à l’un l’est à l’autre également, en règle générale. Nous n’avons nulle décision à prendre là-dessus.

Les pièces rapportées sont la spécialité d’Ezéchiel et il en garderait bien le monopole, oui ; toléré mais pas accepté… compréhensible. Tu as au moins l’avantage d’être une immortelle. Quand à la grande lignée, je pense plutôt que c’est la connerie qui est à échelle plus que la fierté. A évoquer, plus tard. Les Oldfield me sont trop inconnus pour l’heure et je ne suis pas sur de demander la permission lorsqu’il sera temps que cela change mais je n’en ai pas le temps actuellement, mes devoirs envers le monde me maintiennent bien loin de certaines affaires plus personnelles et jugées comme moins urgente ; qu’il faille gagner sa place ne m’étonne pas cependant.

- Sébastian… Soyons un peu lucide. Nous défendons une famille...qui nous rejette.

- D’où l’importance de définir où l’on met nos frontières, réponds-je simplement avec une sombre sobriété, laissant les sous-entendus être comprit d’eux-mêmes.

Tu regardes celle qui connait le mieux le problème pour l’avoir plus côtoyé qu’aucun d’entre nous et reprends afin de conclure, l’introduction terminée. Essayer de se mettre entre Ezéchiel et l’une de ses filles est une mauvaise idée et c’est là tout le problème car en bon connard égocentrique il limite les choses à son point de vue et ta simple existence participe à cette entrave. Néanmoins je laisserai sa fille être son juge et en resterai à écouter ton témoignage. Témoignage laissant à se demander s’il vaut mieux un père bourré de défauts ou un parricide.

Ezéchiel ne t’aime pas et ne s’en cache pas ; générique. L’idiotie est individuelle mais l’indigne est un test, rien de plus. Il ne s’excuse pas, jamais, il agit et se contrefous de ce que les autres en pensent, en effet, et je ne pense pas qu’il sache que tu as sauvé le peu qu’il restait à sauver ce jour-là où même qu’il pense qu’avoir soignée ta fille – qui visiblement a prit un sérieux coup dans l’aile depuis la dernière fois qu’elle était apparue – lui offre quoi que ce soit. Il ne l’a pas fait pour toi, il l’a fait c’est tout, que tu le tolères ou non ne lui importe pas je crains.

- Il n'admet pas qu'on puisse s'aimer, Amy et moi, il ne respecte pas notre lien même si nous sommes mariés. Il trouve notre relation contre nature et scandaleuse ! C'est un vieux con réactionnaire et homophobe.

Je ne peux m’empêcher de sourire parce que sur ce coup-là il faudra que je me la ramène. Amanda, c’est la déclaration suivante qui la fait sourire de dépit et elle en lève les yeux au ciel. Il ne respecte rien à part ce qui l’arrange… c’est pire que cela. Ne rien faire pour lui me va, je l’ai encore un peu de travers qu’il m’ait fait torturer à mort et ait été responsable par ignorance de la mise en danger d’une Evangelina enceinte, mais je suis lucide sur l’attachement que lui porte Amy tout en me demandant ce qu’il en est d’Amanda.

Il verra sa fille et ses petits enfants mais sa belle-fille non tant qu’il me changera pas de comportement. Cela répond-t-il à mon interrogation ? Je regarde un instant Amanda, bien conscient que malgré les décennies les choses n’ont pas changées.

- C’est ton père, toi d’abord, lui dis-je comme on se dédouane d’une boite à connerie, ce qui se fait généralement dans le sens inverse niveau des générations.

Amanda me rend mon regard puis chasse ma main et s’en va vers toi, Caitlyn, non sans m’écraser le pied au passage ; moindre mal, considérant qu’elle est pied nu.

- Ezéchiel est un con, oui, et un con perfide. Le contre-nature et le scandale sont des excuses, s’il n’avait celles-là ils en trouveraient d’autres. Il m’a fait le même coup avec Sébastian. Il ne t’aime pas parce que tu es un risque pour sa fille jusqu’à preuve du contraire, une belle hypocrisie considérant son propre comportement mais c’est comme ça. Il pourrit votre relation en ta présence, oui, voir même en public ça ne lui posera aucun problème. Mais lorsqu’il est seul avec Amy, il doit se la fermer beaucoup plus ; parce qu’il l’aime et qu’il sait que ça lui ferait du mal. Pourquoi ce jeu de masques ? Pour que tu t’imposes, parce qu’il n’apprend pas de ses erreurs. C’est une connerie de test. Il est bien placé pour savoir que tomber amoureux c’est facile mais que construire quelque chose c’est bien plus dur et, d’autant plus avec toi qui es immortelle, il a à cœur de vérifier que cela n’est pas une amourette. Tu veux une technique ? Rentre-lui dans la gueule. Explose-le comme il t’explose et vous finirez par arriver à un équilibre. T’accepter toi sera plus facile qu’accepter tes filles, bien qu'il ne les testera pas elles, malgré que l’homosexualité doit lui rester en travers de la gorge. Après s’il attaque là-dessus réplique avec sa polygamie, le pire qu’il puisse faire c’est casser la vaisselle ou le mobilier, il lèvera jamais la main sur ses enfants ou affiliés.

Souvenirs, souvenirs… nous on avait pas le coup de la polygamie et je ne me la ramenais pas tant mais la vaisselle pétée c’est vrai qu’on y avait eu le droit d’entrée de jeu : premier repas de famille, les présentations, il avait commencé à me tailler et Amanda avait réagit, il avait tapé du poing sur la table comme quoi c’était contre-nature et scandaleux (pas parce qu’homosexuel, juste parce que j’étais allemand) et lorsqu’elle lui avait dit qu’elle faisait ce qu’elle voulait en se levant, il en avait fait de même en dégageant la place devant lui pour bien s’appuyer et montrer son autorité, Amanda m’avait pris par la main pour qu’on commence à s’en aller. Je ne me souviens plus bien des détails, c’était vraiment il y avait longtemps, mais ce qui m’a marqué c’est l’air blasé de son père et la serviabilité de son frère. Cependant le petit hic c’est que moi il ne m’a jamais accepté et qu’Amanda a fini par se barrer de mon côté de la famille, avec la fin qu’on connait.

- Néanmoins, s’il est une chose qu’il est encore plus que con, c’est maladroit. Tu vois celui-là, c’est du même acabit sauf que mon père se laisse pas botter le cul pour marcher droit.

- Mauvaise foi à toute épreuve, ajoute-je vu qu’elle m’a impliqué.

- Même pas. C’est juste que les choses passées sont passées, c’est plus comme du déni je pense. Mais dans tous les cas, s’il est aussi con qu’il en a l’air, il est bien plus porté sur l’affection qu’il le montre.

Question de point de vue ; on parle quand même d’un mec qui n’était là qu’aux dates anniversaires de ses enfants, une fois la première décédée. Mais je ne dis rien parce que je suis aussi pour lui foutre sur la gueule plus que ne l’intégrer.

- Par contre… s’il s’est tapé Tante Ruth c’est pas pour un coup d’un soir. Désolée Caitlyn mais il est capable de lui faire un gosse.

- Que de réjouissances en perspective, intervins-je avant que ça ne dérape. Pour en revenir pas ta question, oui cela réponds à la mienne : il est en période de probation même si je ne doute pas qu’Amy voudra le sauver s’il a un problème. Pendant qu’on est dans les joyeusetés, je pourrais te présenter l’oncle un de ces jours, je l’ai récupéré à la dissolution des Maraudeurs et lui ai expliqué combien Sinistre l’avait baisé puisque leur marché était de protéger les sœurs et leur entourage de moi. Bien moins con que l’autre mais pas mal plus introverti aussi.

Je regarde Amanda me fusiller du regard sans réellement relever, elle sait parfaitement que je suis en possession de Jérémie et que je l’ai gardé sous le coude au cas où tout en l’employant dans la prévention contre le retour de son ancien employeur, néanmoins il est possible qu’elle n’apprécie guère le dédain que j’éprouve pour lui. Eternel second d’Ezéchiel malgré qu’il soit son ainé, c’est forcément un membre bien plus secondaire de la famille que l’on peut constituer.

Puisqu’on me laisse l’accès libre à mon bureau, je m’en vais sortir d’un des tiroirs une simple télécommande avec un simple bouton, sur lequel j’appui afin qu’il se révèle être un interphone non intégré à mon bureau de bois.

- Que prendrez-vous comme boisson, mesdames ?

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Le Léviathan

"Je suis un Démon, car je suis le mal provenant de l’âme des hommes, je suis celui qui a perdue la raison en contemplant la réalité et l’Humain dans ce qu’ils ont de plus noir, de plus nu, et qui l’a accepté et a décidé de s’en servir. Si vous devez raisonner en bien et en mal, considérez-moi comme un mal nécessaire, immuable et inhérent à l’Homme et à son imperfection."
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