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 catch me if you can [PV Abraham]

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Abraham Blackwood
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MessageSujet: Re: catch me if you can [PV Abraham]   Lun 6 Oct - 21:24

Avant qu’elle ne commence à répondre, Iris lui avait brièvement semblée ailleurs. Enfin, encore plus qu’elle ne l’était déjà par rapport à son propre corps. Peut-être que les deux esprits luttaient pour le contrôle ? Ou même sans cette résistance, peut-être qu’il était compliqué de rester connecté à un corps qui n’était pas le sien ? Il n’y avait pas de manuel à ce sujet, il ne connaissait personne avec un pouvoir approchant et ne l’ayant pas lui-même, il pouvait hasarder toutes les théories, farfelues ou non, qui lui venaient à l’esprit. Mais à l’heure actuelle, écouter les réponses aux questions qu’il avait posé était la moindre des choses.

Et la première ne lui plaisait guère. De ce qu’il comprenait, physiquement, son vrai corps n’était pas impacté. Et c’était somme toute assez logique puisqu’elle n’était pas dedans. Mais son esprit restait marqué par ce qu’il subissait. Enfin, c’était de cette façon qu’il interprétait les propos de la demoiselle. Tout en surveillant à la volée ses mains qu’il voyait produire de la glace prenant la forme de stalactites, il s’apprêtait à lui demander un tout petit peu plus de précisions. Mais le fait qu’elle pense avoir une idée pour l’endormir l’en empêcha.
Il haussa un sourcil et observa la main. Pas faux. Si elle pouvait lui refroidir le cerveau, nul doute que sa conscience se mettrait à hiberner pour un temps plus ou moins défini. Et autre effet positif : ce n’était pas irréversible. Sauf si elle n’y allait pas avec le dos de la cuillère … ce qui pouvait sembler compliqué s’il s’en tenait à ce qu’il voyait. Elle était loin de contrôler le pouvoir. Détail qui lui apparaissait comme normal : chacun avait sa spécificité. Lui aussi serait bien en peine de maîtriser quoi que ce soit s’il se retrouvait parachuter de la sorte. Il acquiesça néanmoins d’un léger signe de tête.

« Dans ce cas, je vous laisse faire. Mais je me réserve le droit d’intervenir si ce que je constate ne me plait pas. »

Cette remarque n’avait pas qu’un seul sens. Elle pouvait aussi bien concerner les actes d’Iris envers son corps d’emprunt ou ceux dudit corps dont le propriétaire véritable aurait repris le contrôle.
Il avait déjà reculé de quelques pas avant qu’elle ne lui fasse la remarque alors il jugea bon de s’éloigner encore un peu. Pure précaution. Le surplus n’avait jamais tué. Et c’est en partie grâce à ça qu’ils étaient toujours revenir à cinq et entiers. A deux ou trois cheveux près. Il resta près à agir, au cas où les choses dégénéreraient rapidement. Du regard, il suivit le corps d’homme et hocha de nouveau la tête pour signifier qu’il avait bien entendu, et compris, sa demande.

Sans mauvais jeux de mots, elle n’avait pas froid aux yeux de tenter l’opération. Certains auraient hésité plus longtemps ou n’auraient même pas proposé l’idée, des fois que leur petite personne se retrouve blessée ou il ne savait quoi. Abraham observa alors la glace se former lentement au niveau des mains, joignant ainsi les tempes. Ce devait être utile pour faire des glaçons lorsque les copains débarquaient à l’improviste pour un apéro. Il rangea cette pensée hors propos dans un coin et se reconcentra sur la scène qui se déroulait sous ses yeux. Le grommellement et le rictus laissaient à croire que ça n’avait rien d’agréable. Ce qu’il voulait bien croire sans souci. Un instant après, le corps sembla se figer avant de chuter au sol.
Il aurait largement eu le temps de se téléporter pour éviter ça mais il n’en avait pas eu envie. Il fit physiquement le déplacement jusqu’à la nouvelle version de l’esquimau et s’assura qu’il était bien dans les vapes. Le contraire semblait difficile. N’ayant pas oublié la recommandation de la bibliothécaire et au lieu de compter simplement jusqu’à trente, il reprit son téléphone, recomposa le même numéro et tomba sur la même voix. De nouveau, il énonça son matricule avant d’annoncer naturellement qu’il allait déposer le second colis au même endroit. Et qu’il fallait peut-être prévoir une équipe médicale pour vérifier les constantes. Il raccrocha et rangea le portable. S’agenouilla, mit la main sur l’épaule du glaçon et se téléporta.

Hall principal, QG de BlackHawk

Il lâcha son paquet, se redressa et recula d’un pas.

« Mêmes consignes que tout à l’heure. Y compris le collier parce que je ne sais pas dans quel état il est véritablement et que je n’ai pas envie de voir l’infirmerie se transformer en paysage montagneux par ma faute.
- C’est compris. Autre chose ?
- Non, je ne crois pas.
- Des soins ? »

Laissant échapper un rire bref, il regarda de nouveau ses phalanges.

« Non, laissez, ça ira. Je devrais être capable de faire le bandage moi-même. Je reviens plus tard pour le rapport. »

La même ruelle parmi toutes celles qui existent à New-York

Il soupira malgré lui de soulagement. Enfin une bonne chose de réglée … pour l’instant. Restait à déterminer si d’autres hommes pour être envoyés à la recherche d’Iris pour des raisons qu’il ignorait encore. Mais chaque chose en son temps et présentement, seule l’intéressée lui importait. Se laissant aller à une courte course, il fut à ses côtés rapidement. Il répéta la même opération qu’un peu plus tôt : le pouls était toujours régulier, lent également mais moins qu’un peu plus tôt. Ce qui était bon signe. Relâchant son poignet, il se permit alors de lui tapoter gentiment la joue.

« Iris ? Iris, vous êtes toujours avec moi ? »

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Iris Balwin
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MessageSujet: Re: catch me if you can [PV Abraham]   Sam 11 Oct - 7:49

L'entre-deux est sombre. Immense. Absolu. Vide.

Il est très rare que je m'y attarde. Il est même encore plus rare que je m'y rende, pour tout dire. Mais comme beaucoup de choses, je n'ai pas mon mot à dire là-dessus.

Il est infini. Il n'a pas de début. Ni de fin.

Je ne pourrai le définir correctement. Les mots m'échappent, il me semble que c'est un rêve.

Je n'ai plus de souvenirs. Je ne sais plus le passé. Mais j'ai les yeux grands ouverts. Je suis là, et rien d'autre ne compte que ce magma noir qui m'obstrue la vue, masquant la réalité, enveloppant tous mes repaires.

Mais cela a un but. Je suis spectatrice, et de la pénombre sortent des ombres.

Des ombres lumineuses.

Ce sont des visages qui apparaissent d'abord. Des traits grossiers, dont personne n'avait jamais pensé à prendre soin. Pourtant, au plus profond de ses yeux habite la plus grande douceur que j'ai jamais connue. Elle a l'air contrariée. Vexée.
Trahie. « Je ne voulais pas t'abandonner. La seule chose que je voulais quitter, c'était la vie que je ne dirigeai pas. Je ne voulais pas. ». Mais elle n'avais pas besoin de mots, elle. Je le lisais sur son visage. Jamais elle ne me pardonnera. Mon cœur se glace.

Puis ma mère, mon père. Ils me parlent. Ils me racontent une histoire, mais elle ne m'intéresse pas. Qu'ai-je a faire d'homme qui sait créer des piques de glace ? Je ne connais pas d'Abraham. Je ne comprend pas ce qu'ils me racontent.

Autre chose survient. Un autre visage. Un visage que je n'ai vu, qu'une seule fraction de seconde, cette même fraction où la vie quitta son corps. Les traits ridés par l'âge, des yeux gris cendré et puis vidés, sans un cri, juste un soupir. Ce même visage qui répète mon nom, qui n'a même pas l'air de s'en lasser. Je commence à hurler, je veux qu'il arrête, mais aucun son ne sort de ma bouche. D'autres visages qui me sont inconnus apparaissent. Plus tard, je me questionnerai sur leur identité. Sont-ce aussi ceux que j'ai tué par inadvertance ?

Je n'ai pas réponse à cette question.

« -Iris ? Vous êtes toujours avec moi ? »

Ce n'ai pas doux, ni même progressif. Brutalement, je me redresse, les deux mains à plat sur le sol glacé, les yeux exorbités. Où suis-je ? La clarté m'éblouit, et je sais alors que les ombres s'y sont fondu. Mais elles sont toujours là.

Tremblotant d'abord à ma vue, je vois Abraham à mes côtés. Et tout me reviens à l'esprit.

Je suis sonnée, ma tête va exploser, je vais répandre ma somptueuse tasse de thé sur le trottoir, mais je me souviens. Et cela, ça n'a pas de prix.

Mes parents m'ont raconté l'histoire.

La tête me tourne, je suis certainement tremblante, mais ça va passer. Essayant de trouver le regard de l'ancien soldat (pas si ancien que ça, d'ailleurs) parmi les brumes qui commencent à se dissiper dans mon cerveau et ma vue, je parvins enfin à articuler :


-Oui. Oui, je suis...là.

Je suis prise d'une brusque quinte toux, mais ma vue s'est éclaircie. Je vois maintenant l'entièreté de la ruelle, et je sens une vive douleur sur mon mollet, certainement due à la chute. Je ne pense jamais à m'asseoir, avant de me séparer. Il faudrait que je fasse plus attention, la prochaine fois.

Je remarque par la même occasion dans quelle posture je suis, affalée sur le trottoir, et je tente de me relever. Mais mon crâne n'est pas d'accord, et face à ce brusque mouvement, hurle de douleur. Je l'ignore aveuglement, sachant que cela me coutera plus de douleur plus tard, mais je ne veux pas y penser.

Je regarde Abraham, me demandant ce que je vais bien pouvoir dire, après ça. La réponse vient toute seule, cependant. Elle sonne étrangement à mes oreilles. Ce sont des mots qu'il m’ait extrêmement rare de prononcer aussi sincèrement.

-Merci, Abraham. Merci pour tout.

Je ne veux pas l'avouer, mais je suis mal à l'aise. Je dois me débarrasser des pensées qui m'embrument l'esprit. Je dois oublier ses visages. Mon expression se ferme, et je suis de nouveau vide de toute émotion. Étrange, ce pouvoir.

-Où avez-vous emmené les deux mutants ?

Je sais pertinemment qu'il se pose une ribambelle de question. Qu'elles lui brûlent les lèvres et qu'il ne pourra se retenir très longtemps de me les poser. Et je sais aussi bien que je n'ai aucune envie d'y répondre, mais que je vais y être obligée, d'une manière ou d'une autre. Malgré ça, les bonnes habitude ont la vie dure.

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Abraham Blackwood
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MessageSujet: Re: catch me if you can [PV Abraham]   Mar 14 Oct - 20:43

Restant accroupi, Abraham n’eut pas à répéter l’opération trop longtemps. Et ce n’était pas plus mal, il n’aurait pas à lui laisser l’empreinte de sa main sur la joue. Elle avait actuellement rougi par rapport à sa teinte habituelle mais ce n’était rien de méchant. Cela disparaîtrait dans les minutes à venir.
Malgré sa position, il recula d’un pas quand Iris se redressa promptement, réussissant à garder son équilibre. Quant à savoir si son retour à son corps se faisait toujours aussi violemment ou si c’était un cas plutôt rare, il n’en savait rien. A voir ses yeux qui semblaient être à deux nerfs de sortir de leur orbite, cela n’avait pas l’air d’être agréable. Cela étant, il n’était pas en reste en retour douloureux … et le pire étant qu’il pouvait parfaitement prévoir dans quel état il allait arriver lui. Peut-être était-ce aussi son cas ? Il rangea la question dans la boite des « plus tard » et surveilla de nouveau la demoiselle. Elle tremblait. Effet secondaire là aussi ? Ou ce qu’elle avait vu dans la tête de son hôte ponctuel la perturbait ? Si c’était possible, chose qu’il ne savait pas plus. Cela commençait à faire pas mal d’inconnues dans cette histoire.

Il sourit doucement quand elle lui répondit enfin … avant de froncer les sourcils quand il l’entendit tousser, presqu’à cracher ses poumons. Soit, elle était là, mais physiquement, ce n’était peut-être pas franchement ça. Il se releva, faisant craquer quelques articulations, avant de lui tendre une main secourable pour l’aider à faire de même.
L’observant toujours sans avoir prononcer un seul mot depuis sa question, il se demandait à quoi elle pouvait bien penser. Elle semblait hésitante, comme si elle n’était pas sûre de ce qu’il fallait dire ou faire à présent. Simplement rentrer chez elle était aussi une option envisageable. Mais non, elle lui préféra des remerciements. Même s’ils étaient logiques, il n’en était toujours pas fan pour autant. Cependant, il y avait quelque chose de différence chez elle. Il était incapable de dire exactement de quoi il s’agissait. Il le ressentait sans avoir de mots pour le décrire. Il reprit simplement en hochant brièvement la tête.

« Je vous en prie. »

Ce n’était pas la peine d’insister ou d’ajouter autre chose. Il ne voulait pas dénaturer les mots d’Iris mais il n’avait fait que quelque chose de normal. Le hasard, le destin ou peu importe quoi voulait qu’il ait les capacités d’attaquer et de se défendre tout en ayant en plus un boulot qui lui permettrait d’en savoir plus. Son éducation et sa vision des choses faisaient qu’il n’aurait pas pu la laisser seule dans cette ruelle. Qu’elle ait les moyens de se débrouiller ou non n’entrait pas en ligne de compte. Cela pouvait peut-être en  énerver certains ou certaines, pour plusieurs raisons : perte de l’occasion de faire valoir leurs talents, de prouver que l’aide d’autrui était inutile, conception éculée du chevalier … peu importe. Plus de trente ans qu’il était comme ça, ce n’était pas le genre de tendance qu’il était possible de remiser au placard d’un claquement de doigts.
En revanche, le quelque chose qu’il avait perçu chez la bibliothécaire avait disparu dans ce laps de temps. Étrangement, il se sentait privilégié même s’il lui était impossible de préciser le pourquoi du comment. L’instant s’évanouit, fugace, et elle les ramena au présent en une seule et simple question. Il la regarda sans ciller, imperméable. Que répondre ? Lui mentir ? Non. Lui annoncer une semi-vérité, oui, sans aucun doute.

« Je pourrai vous dire qu’ils sont au fond de l’Hudson, des blocs de ciment à prise rapide aux pieds mais ça ne serait pas tout à fait juste. Et même si j’étais membre d’une unité spéciale, ce n’était pas tout à fait notre mode d’action. Les morts ont un peu de mal à parler. dit-il en s’égarant du sujet Quoiqu’il en soit, ils sont en cellule. Vivants mais hors d’état de vous nuire pour un petit moment je pense. Reste à savoir ce que les autorités vont réussir à en tirer. »

Autorités dont il faisait partie même s’il n’allait pas se charger personnellement de l’interrogatoire. Il n’était pas le plus calé pour ça, il le reconnaissait aisément et préférait laisser sa place pour laisser faire les professionnels. Mais ce n’était pas ça qui l’empêcherait de suivre l’affaire de près.

« Dans un souci d’équité, je me permets de vous poser une question moi aussi : hormis ceux-là, d’autres individus en ont déjà eu après vous ? »

Lui poser un ensemble de questions serait logique, pertinent. Mais il lui fallait faire le tri entre celles qui ne concernaient qu’elle et les autres, celles qui étaient liées à l’organisation qui avait tenté d’agir à son encontre. Il doutait qu’elle ait grand-chose à lui apprendre sur le second point. Quant au premier, moralement, ce n’était probablement pas le moment. Peut-être réussirait-il à la faire parler d’elle-même ? Les chances étaient faibles. Il n’était pas Tadeki. Tanpis, il aviserait.

« En tout cas, l’idée de l’endormir avec son propre pouvoir était bien vu. Le tenter alors vous étiez encore à l’intérieur … risqué. J’en connais quelques-uns qui n’auraient pas osé. »

Un certain colonel en tête d’ailleurs.

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Iris Balwin
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MessageSujet: Re: catch me if you can [PV Abraham]   Mer 22 Oct - 19:01


Je m'accrochais à sa réponse pour retrouver l’entièreté de mon esprit. Cela marcha, sans pour autant faire passer le mal de crâne qui revenait à la charge. Mais je pouvais le supporter sans trop grimacer.

Je scrutai les yeux d'Abraham. Me disait-il la vérité ? Devais-je déceler quelque chose de sous-entendu, sonnant faux, dans ses paroles ? Devais-je me méfier d'un de ses propos, de quoi que ce soit ? Peut-être. Néanmoins je décidais de lui faire confiance. J'étais lasse de devoir tout remettre en question pour avancer, j'étais fatiguée de ne devoir me reposer que sur moi-même. Durant une moment, si court soit-il, je devrais faire une pause.

Je hochai donc la tête une fois qu'il eut fini de m'expliquer. D'après ce dont je me souvenais, du moins, ce que mon "rêve" m'avait indiqué, Abraham pouvait se téléporter. Enfin, certainement devait-il y avoir quelques limites à ce don là. Et des conséquences physiques aussi, je n'en doutais pas. Savoir qu'il était mutant, tout comme moi-même, ne me bouleversai pas le moins du monde. A vrai dire, cela ne changeait en rien mon avis sur Abraham, sur moi, et sur notre place dans ce monde. J'avais un terrible mal de crâne, mais le danger était écarté. C'était tout ce que j'arrivai à saisir de concis pour l'instant.

Sans m'en rendre compte, je me cramponnais toujours au mur, comme si le lâcher entraînerait irrémédiablement une chute sévère. Abandonnant cette idée, je me décalais vers Abraham et du mur par la même occasion, retrouvant mon équilibre naturel.


-Dans un souci d’équité, je me permets de vous poser une question moi aussi : hormis ceux-là, d’autres individus en ont déjà eu après vous ? 

Je soupirai doucement, passant une main dans mes cheveux, avant de me tourner vers Abraham.

-Aucun. Je soupçonne tout de même un chef qui les commanderai tous les deux.

En réalité, j'avais beaucoup d'hypothèses sur le sujet, maintenant que j'y pensais. Pourtant certaines choses m'empêchaient d'y réfléchir sereinement. D'abord, le fait que nous soyons dans cette ruelle glaciale, après ce qui venait de se passer. J'étais littéralement épuisée, et lasse. J'avais l'esprit toujours légèrement embrumé, comme coincé dans une semi-réalité où seule moi pouvais me rendre. Et je n'arrivai pas à m'y arracher.

Je secouai la tête pour me débarrasser de ses pensées. A mon détriment, la seule chose que j'arrivai à faire était accentuer mon mal de tête.


-Je ne sais pas ce que vous comptez faire, à présent.

Rentrer chez lui me semblait une très bonne idée. Pourtant... Se séparer avec un simple « au revoir », et ne plus jamais le revoir, justement, voilà ce qui allait se passer. S'éviter sans s'en rendre compte. C'est ce que mon moi d'autrefois, quand j'étais seule au monde, aurait fait. Et elle s'en serait très bien contentée. Mais je n'étais pas celle-là. Je fronçai les sourcils. J'étais frustrée.


-Mais si vous voulez parler, je préférerai que ce soit chez moi.

Mon ton était neutre, presque lointain. Mais non moins sincère. J'en avais marre de penser à ce qui l'était ou non.

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Abraham Blackwood
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MessageSujet: Re: catch me if you can [PV Abraham]   Dim 26 Oct - 13:21

Iris était libre de le croire ou non. Pour le coup, son avis n’entrait pas véritablement en ligne de compte. Et sincèrement, il doutait qu’elle aille parler de cette soirée à n’importe qui. Si n’importe qui il y avait, les informations qu’il pourrait trouver sur son compte étaient limitées. Les mêmes que celles sur lesquelles le BAM avait réussi à mettre la main. Le reste … cela n’avait pas changé. Il n’y avait pas de version manuscrite ou numérique. Il doutait sérieusement que quelqu’un réussisse à s’introduire dans le système de son organisation actuelle. Après … en étant honnête, avec certains pouvoirs, il pourrait être possible, pourquoi pas, d’en savoir plus. Mais il ne servait à rien de se perdre en conjoncture de la sorte pour l’instant. Il les envisageait, c’était déjà pas si mal.

Abraham regarda la demoiselle se décoller du mur qu’elle avait semblé affectionner particulièrement, se demandant brièvement si son équilibre était revenu ou si ce n’était pas encore ça. La réponse semblait être positive puisqu’elle tenait toujours debout. Désormais seuls dans cette ruelle, il entendit le soupir, annonciateur d’une réponse prochaine. Il hocha brièvement la tête à cette dernière.
Le fait qu’ils aient un supérieur était même certain, il n’avait pas envisagé ce point autrement. Que deux imbéciles heureux décident, comme ça, de se mettre à enlever des mutants, l’idée ne lui était pas venue. Ils ne lui avaient pas suffisamment fait forte impression, notamment sur les plans intellectuel et organisationnel, pour qu’il puisse les croire capable de ça d’eux-mêmes.
Après, peut-être qu’il était bien trop habitué à l’efficacité d’Isaïah et des siens. Probablement d’ailleurs. Il aurait été à leur place, il aurait combiné les forces pour se débarrasser de l’élément gênant et imprévu avant de repartir avec le colis initialement désigné. Ou il aurait divisé pour mieux régner : un qui occupait l’importun et l’autre qui se chargeait de cible. En cherchant, il pourrait trouver d’autres scénarios mais ce qui était sûr, c’était qu’il ne s’y serait pas pris comme eux. Surtout pas comme eux.
L’un des deux pouvaient être le supérieur de l’autre mais il était quasiment certain qu’il n’y avait eu aucun organisateur ni tête pensante dans cette ruelle. A moins d’être à court d’hommes de main, d’avoir un sujet particulièrement épineux à traiter ou d’avoir une excellente raison de le faire, le leader descendait rarement dans l’arène. Si tout était bien huilé, tout se faisait depuis les coulisses. D’un côté, c’était mieux que personne de cet acabit ne soit là. Il aurait pu avoir plus de mal à s’en défaire, avec toutes les complications, en partie physique, que cela implique sans compter la disparition de la jeune bibliothécaire. Habitué aux rapports, il aurait été un témoin de premier choix cela dit. S’il était resté vivant. De l’autre, avoir autre chose que deux clampins aurait facilité la récupération d’informations. Mais il parait que l’on ne peut pas tout avoir …

« Au moins vous raccompagner jusque chez vous, comme prévu. commença-t-il en souriant doucement avant de voir le froncement de sourcils, se demandant s’il avait dit quelque chose qu’il ne fallait pas. Apparemment, non. Alors, je vous en prie, après vous … je vous suis. »

Tout en lui emboitant le pas, il se dit qu’Iris avait raison. De base, discuter dans cette ruelle n’était pas franchement le meilleur endroit, le confort n’y était pas du tout. De plus, les sujets qu’il pouvait avoir en tête, la mutation ou cette tentative avortée d’enlèvement, n’étaient pas faits pour être évoqués n’importe où, surtout pas dans cette ruelle où ils étaient à la vue de tous. Et puis, avec les derniers événements, ils avaient bien gagnés le droit, l’un comme l’autre, de s’asseoir au chaud sans avoir un craindre une interruption inopinée. Non ?

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Iris Balwin
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MessageSujet: Re: catch me if you can [PV Abraham]   Ven 31 Oct - 9:05


En embrassant la sombre ruelle du regard, je frissonnai. J'avais déjà atteint un stade élevé de paranoïa, mais après cette soirée là, je ne pourrais plus jamais me promener dans une ruelle sans me retourner au moindre bruit un tant soit peu suspect. Et si quelqu'un me suivait, dans l'espoir de pouvoir me coincer une fois seule ? Me figer à l'aide de quelque cristaux de glaces alors que je ne faisais pas attention, et m'emmener je-ne-sais où faire quelques expériences douteuses ? Et par dessus le marché, comment pourrai-je me défendre, si je ne peux même pas avoir confiance en mes propres capacités ?  

Mais ruminer tout ceci ne m’emmènerais certainement à rien. J'avais déjà tout ceci en tête depuis un certain moment, et cette soirée ne faisait qu'accentuer mes craintes habituelles. Je devais faire avec ou sombrer dans une sorte de folie paranoïaque, renonçant au contrôle perpétuel sur mes émotions que je m'étais imposé. Et cela était hors de question.

Je trouverais bien une solution, peu importe à quelles conditions.

Le poids de ces questionnement lié à celui que me procurait mon mal de crâne embourbait mon cœur, mais je me redressais. Hochant une énième fois la tête pour signifier à Abraham que l'on s'était entendu, je rattrapais mon sac que j'avais laissé tombé dans ma chute, puis me dirigeais vers l'immeuble où je logeais. Le tintement de mon trousseau de clefs lorsque je l'extirpa de mon sac avait quelque chose d'irréel, de décalé. Cela ne m'empêcha néanmoins pas de glisser la clef dans le verrou et d'ouvrir la porte principale de l'immeuble avant de désigner la première porte à droite, vu que j'habitais au rez de chaussée.

Une fois celle-ci enfin ouverte, j'entrai à l'intérieur. L'odeur du thé au citron qui en émanait me procurait toujours une impression de sécurité relative. J'aimais tout de même cet endroit.

-Vous pouvez entrer, si vous voulez vous asseoir, proposai-je à Abraham en entrant la première et en me tournant vers lui.

Il était particulièrement rare de voir quelqu'un d'autre que mes parents dans cet antre que je m'étais crée. A vrai dire, c'était tellement peu courant que je doutai même que ce
quelqu'un d'autre exista. Et peu m'importais en cette occasion. Malgré tout ce que je pouvais dire, j'avais confiance en Abraham.

L'endroit n'était pourtant pas bien grand. Enfin, cela ne me dérangeais pas vu que j'étais seule. Les murs étaient peints dans un blanc immaculé, à la chaut, comme cela se faisait dans les villages au sud de l'Espagne. Cela s'opposait radicalement à la noirceur des alentours, et j'aimais ça. Cependant, j'avais accroché de nombreuses affiches, et laissé d'autres des anciens habitants de l'endroit. Ainsi, des icônes de la musique classique apparaissaient, puis d'autres artistes et affiches étaient visibles, même si je ne les avais jamais personnellement attachées. Le salon faisait aussi office d'entrée et de salle à manger, et une minuscule cuisine donnait sur lui. J'avais tout de même réussit à caser mon vieux piano noir le long d'un mur ainsi qu'un canapé et une petite table basse. Cela relevait de l'exploit.

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MessageSujet: Re: catch me if you can [PV Abraham]   Dim 9 Nov - 21:01

Docile, Abraham suivit la demoiselle sans oublier de jeter un premier petit coup d’œil derrière lui. Hormis les traces de glace qui ne manquerait pas de fondre, rien n’affichait l’échange qui avait eu lieu plus tôt. Un second, en hauteur, confirma l’absence de caméra même s’il ne s’y attendait pas compte tenu des lieux. Et il n’avait remarqué personne aux fenêtres. N’habitant pas dans le coin, personne ne ferait de lien avec un voisin mais tout de même. Il préférait rester, dans la mesure du possible, le plus discret possible.
Le tintement des clés le ramena au présent. Il n’allait pas s’attarder trop longtemps, ne voulant pas abuser non plus. Et probablement voudrait-elle rester seule après les événements du jour, ce qu’il comprenait aisément. Juste le temps de s’assurer que tout allait bien puis il rentrerait. Il s’engagea dans ce qui s’apparentait à un hall et là encore, ne put s’empêcher de laisser ses yeux courir. Contrairement à ce que la ruelle pouvait laisser penser, il était plutôt propre et tenu. Il hocha la tête quand Iris lui montra la première porte sur la droite.
Ainsi donc, elle habitait au rez-de-chaussée. Lui-aussi puisque sa petite maison était de plain-pied. Outre le fait qu’il n’avait pas besoin d’un niveau supplémentaire en étant célibataire, il trouvait ça plus simple pour faire le ménage … l’aspirateur dans les escaliers, d’expérience, c’était assez pénible à faire. Considération triviale peut-être mais lorsque l’on était maniaque, ou peu s’en faut, c’était à prendre en compte.

« Avec plaisir, même si je ne compte pas vous déranger plus longtemps que je ne l’ai déjà fait. »

Il se souvenait qu’elle ne voulait faire que passer pour retourner à l’hôpital voir son père. Il ne savait pas si c’était toujours d’actualité mais dans le doute, il ne voulait pas la priver de l’occasion. Il fit un pas à l’intérieur, à la suite de la jeune femme, et sentit l’odeur de citron flotter dans la pièce. Même s’il n’en était pas le plus grand fan, ce n’était ni prenant ni entêtant, et même plutôt agréable. Et quand bien même ça n’aurait pas été le cas, il n’aurait rien eu à dire. Il n’était pas chez lui et tant qu’elle, elle se sentait bien ici, c’était l’essentiel.
Malgré l’heure, même si elle n’était pas si tardive que cela, les murs blancs maintenaient une luminosité appréciable dans l’appartement, lui donnant encore un peu plus de volume. Et ils contrastaient radicalement avec la ruelle qui y menait. A croire que c’était un autre monde. La distinction était des plus évidentes. Il parcourut des yeux les différentes affiches, variées mais rassemblées sur le thème musical. Fatalement, son regard finit par tomber sur le piano qui se tenait sage dans un coin. Il sourit, amusé malgré lui et s’en approcha pour l’observer.

« Je ne savais pas que vous jouiez également d’un instrument … cela fait longtemps que vous pratiquez ? »

Même s’il n’en jouait pas lui-même, il l’effleura avec déférence, respect inculqué par sa mère. C’était bien évidemment à elle qu’il pensait à chaque fois qu’un musicien apparaissait, peu importe l’instrument. Il était également vrai qu’il n’avait jamais croisé d’autre harpiste, professionnel ou non.

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Abraham Blackwood
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MessageSujet: Re: catch me if you can [PV Abraham]   Sam 15 Aoû - 20:20

Spoiler:
 

Même jour, en soirée, QG de BlackHawk, Quelque part, USA

Assis à l’un des bureaux mis à disposition des agents de l’organisation, Abraham observait l’écran de l’ordinateur qu’il avait sous les yeux, restant concentré, ou tentant de le rester, pour écrire la suite de son rapport. Celui-là même qui reprenait les événements survenus plus tôt dans la journée. Il s’en serait bien passé et dans certains cas, il aurait même pu y couper. Mais ce n’était guère envisageable quand vous faisiez face à des membres d’agence qui enlèvent des mutants pour mener des expériences forcément illégales et immorales. Et encore moins quand vous rameniez lesdits agents dans le hall de votre propre quartier général pour qu’ils soient mis en cellule et interrogés. Cela ferait un peu désordre que de ne pas laisser une trace de leur arrivée.
Alors malgré l’envie de rentrer chez lui après cet après-midi agité, il était là, oscillant entre l’écriture des éléments importants et le souvenir d’Iris. Même si elle l’avait invité à rentrer chez elle, il ne s’était pas permis de la déranger très longtemps, connaissant son envie de passer à l’hôpital voir son père. Ils avaient partagé un autre verre tout en continuant de discuter, sans se fixer de sujets particuliers mais s’axant surtout sur le piano et la musique. Après tout, il en connaissait un rayon grâce à sa mère et c’était toujours un plaisir que d’échanger avec la demoiselle. Elle s’était également montrée curieuse sur le sort des deux mutants. Il avait alors répéter ce qu’il lui avait dit, sans changer de version et sans en dire plus. S’il ne lui disait pas toute la vérité, parce qu’elle n’avait pas à la connaître, il n’en restait pas moins sincère dans ses propos. Elle n’avait peut-être qu’un bout de la réalité mais ce dernier était vrai. Puis il avait pris congé en réussissant à lui faire promettre de faire attention. Et il s’était téléporté pour rédiger son rapport avant d’en oublier des détails.

Quelques dizaines de minutes plus tard, il apportait le point final à son rapport, n’oubliant pas une énième sauvegarde dans la foulée. Il s’était fait avoir une fois, plus jeune, quand il était en train de taper un exposé pour l’école. Coupure de courant, il avait tout perdu dans un cri de rage désespéré qui avait fait venir son père rapidement, lui demandant alors ce qu’il se passait. Il avait compris la leçon depuis ce jour.
Alors qu’il s’étirait après avoir transmis son rapport aux personnes concernées, l’américain entendit des pas dans son dos. Il ne s’en retourna pas pour autant, il n’était pas le seul ici et ce n’était pas forcément pour lui que l’on se déplaçait. Sauf si on lui tapotait l’épaule doucement. Là, ça devenait évident. Il pivota de trois-quarts et sourit en découvrant l’auteur de ce geste.

« Encore un nouveau rapport ? puis voyant qu’il opinait du chef Mais vous n’aviez pas de jours off après notre dernière mission ?
- Si. J’en profitais largement même. Mais les imprévus me sont tombés dessus tout à l’heure. Et ils n’étaient pas du genre qu’on laisse trainer dans la rue alors …
- Vous les avez ramenés ?
- Ils sont actuellement en cellule … leur interrogatoire est prévu demain. Mais en attendant, allez diner me semble une option acceptable.
- C’est une excellente idée même. »

Abraham se leva et s’étira, souriant toujours. Il ne lui proposa pas de l’accompagner car il connaissait déjà la réponse.

« Content que vous approuviez. Vous restez ici encore un peu ?
- Une petite heure je pense …
- Bon courage alors. Et bonne soirée à venir !
- Merci. Vous aussi 42.
- A plus tard ! »

Le temps d’une téléportation et il était chez lui. Sifflotant, il se dirigea vers sa cuisine, réfléchissant à ce qu’il allait se préparer. Un bon petit plateau repas devant la télé, ça sonnait bien pour clôturer la soirée. Peut-être appeler du monde sur la côté Ouest aussi. Oui, c’était un bon plan.



● RP terminé ●

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