AccueilPortailCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Speaking in the dark [Yitzhak Anavim]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Morgan Clayton
Apprenti Delta
avatar

Messages : 71
Date d'inscription : 22/01/2014
Age : 26

MessageSujet: Speaking in the dark [Yitzhak Anavim]   Dim 15 Juin - 11:31

Depuis combien de temps suis-je là à rêvasser, Terré au fin fond du foyer de la maison-mère, perdu dans les limbes de mes plus obscures pensées ? Pour être franc je ne saurais vraiment dire... Quelques minutes, peut-être des heures.  Autant de temps où mes pas feuillus et boisseux foulent d’une démarche assurée le sol bitumeux du QG en quête de futurs hauts faits. Au moins J'peux clamer haut et fort de m'être plutôt bien comporté depuis mon arrivée ici et sans avoir fait couler une goutte de sang…… Pour le moment. Remarque, avec si peu d’troupes au sein des murs ce n’est pas près d’arrivé, sauf si de nouvelles recrus se réunissent en masse sans prévenir, aussi bref qu’un éternuement d'pachyderme. Personne pour venir me faire sonner les joyeuses dans cette salle sombre. Sombre au point que les ténèbres en aient envahi chaque recoin, avec une telle intensité que le noir paraitrait clair en comparaison. Si sombre soit -il que nul ne pourrait en deviner les dimensions exactes et ceux malgré les quelques appliques rustiques suspendue éclairant d'un rayon fin mais puissant les tables ovales, arrachant par la force la moindre parcelle de centimètre à des ombres décidément tenaces. Immense ? Minuscule ? Aucun moyen de le savoir, l'opacité et la tension qui l'accompagne en arrivent même à avaler le moindre son sur lequel  j’pourrais m'cramponner. Limite hors de l'espace et du temps.

C’est donc drapé par la fumée d'un cigare, consommait par la seule présence mutante en dehors de moi, astiquant le comptoir de bar avec un chiffon, que je déglutis d'un air maussade une bonne gorgée d’eau fraiche qui vient m’remplir la panse. Avec une sensation d’bien-être presque comparable à la binouze que j’buvais dans mes plus belles années d’jeunesse. Aaaah nostalgie quand tu nous tiens…… J’me suis toujours demandait pourquoi Earl continue d’faire le barman d’un foyer qui n’grouille plus trop d’vie. Par passion pour ce jobs ? Pour n’avoir rien d’autre à foutre ? Aucune importance. En tout cas c’est une foutue mine d’or en matière d’information d’aillleurs c’est bien connue des barmans : ils savent presque tous à force d’écouter les conversations d’ses clients. C’est grâce à lui que j’fut mis au courrant pour cette sale histoire à San Francisco…….

Ouais, j’suis parfaitement au courant que je n’suis pas encore haut placé pour préparer de sitôt un projet d’élaboration d’une cellule confrériste en Lousiane, mais j’en ai rien à foutre. Ce désir ardent d’être un acteur majeur de la confrérie est plus fort que moi. Les choses pour arranger la vie de nos semblables avances en mode « opération escargot » et je n’parle même pas du nombre grandissant d’agression et meurtre de sang-froid sur nos confrères et consoeurs par ces guignols d’antimutants en manque. Ygdrassil est l’exemple typique du plan écrit au c** en plus d’être un enseignement comme quoi les gros attentats bien médiatiques ne sont point efficaces. Il faut donc plancher sur un nouveau mode opératoire garantissant le succès de nos futurs exploits, chose que je suis déjà en train de faire sous forme d’idées rédiger sur ce même calepin sous ma grosse paluche droite qui tient un stylo bille que j’tournicote entre l’pouce et l’index. Quelques vagues idées comme « trouver la planque idéale » et « trouver des mutants dont les pouvoirs faciliteront et finiront l’élaboration d’un petit QG dans les plus brefs délais » sont en premières lignes. Le peu d’idées restantes est en cours d'assaisonnement. Ce qui importe le plus c’est qu’elle ne connaisse pas le même sort que la cellule confrériste de San Francisco. Car oui, ça fait un bout d’temps que j’suis au courant de cette affaire….. et vu comment ils se sont (presque) tous fait défouraillé là-bas, va falloir redoubler d’effort pour tous planifier et suffisamment rodés à la manœuvre.

Un groupuscule mutant s’en prenant à un autre……. C’est l’monde à l’envers…..

_________________





Dernière édition par Morgan Clayton le Sam 28 Juin - 12:39, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Yitzhak Anavim
Confrériste Delta
avatar

Messages : 152
Date d'inscription : 04/09/2012

MessageSujet: Re: Speaking in the dark [Yitzhak Anavim]   Jeu 19 Juin - 20:10

On peut pas dire que je me sois fait beaucoup de potes depuis mon arrivée à la confrérie. Les nouvelles têtes vont et viennent. Un jour, j’ai un camarade de dortoir, le suivant, il n’est plus là. J’ai fini par arrêter de m’intéresser à eux. C’est pas simple de rester dans le rang. Certains doivent se faire à l’idée que la Confrérie ne va pas soudain leur donner les moyens de tout casser autour d’eux, d’autres doivent affronter des discours moraux apparemment difficiles à contrecarrer dès qu’ils vont faire un tour en ville. Alors ils trouvent leurs arguments faibles, ne se sentent pas capables de défendre une cause « peut-être pas si juste » jusqu’au bout, et plient bagages. Sérieusement, ça me fait rire. Les positions plus nobles laissent autant de gens sur le carreau qu’une opération coup de poing, mais au moins, on peut se revendiquer ouvert, tolérant, et, surtout, personne n’est jamais responsable de rien. L’opération Ygdrassil a fait beaucoup de mal à la communauté du QG. Et les mutants vaguement intéressés par notre combat viennent à reculons, toujours méfiants. Ils ne veulent pas être mêlés à une affaire si décriée, ils ont trop peur d’être traités de méchants. Ouais, c’est pas simple tous les jours de ne pas se sentir approuvé par la masse, tout le monde n’est pas prêt à collectionner les blâmes collectifs, mis à part ceux qui n’ont rien à perdre ou ceux qui, un peu comme moi, partent du principe qu’ils ont forcément raison.  

Assez égoïstement, je ne me plains pas du calme des locaux. J’ai l’assurance d’être tranquille, je peux écouter de la musique à fond sans me faire hurler dessus, bosser comme je veux, bénéficier d’entraînements sur commande, et, surtout, avoir un vaste champ libre pour montrer ce que je vaux. Parce que c’est bien beau de dire amen à tous les ordres, mais le but sur le long terme, c’est pas non plus de rester couché en remuant la queue. En ce moment, je mène surtout des missions personnelles, faute de sollicitations importantes. Mais j’ai eu quelques problèmes ou, en tout cas, j’ai l’impression que les problèmes ne vont pas tarder à me tomber sur la tête si je continue mes missions solitaires contre tous les fanatiques anti-mutants dont j’ai le malheur de remarquer l’existence. J’essaye de me calmer. C’est compliqué, vraiment. Je pourrais vous dire que c’est mon côté super justicier, que je ne peux pas m’empêcher d’intervenir quand je sens qu’un mutant risque de se faire défoncer. Seulement, il y a autre chose, un truc beaucoup plus déterminant. Je suis un peu comme ce camé qui n’a pas eu son rail, il me faut de l’action, pas juste un petit footing matinal ou un assaut pour de faux, j’ai besoin d’enjeux réels, de me sentir menacé, de risquer les coups, d’avoir mal même, d’éprouver mes limites. Tout le temps. C’est une maladie, je suis bien d’accord, et je ne vois pas l’intérêt de trouver un remède. J’aime ça. On ne m’a encore rien proposé de mieux.

Ce soir, je suis assez tranquille ceci dit. Je viens de terminer un projet pas bien compliqué pour l’université, et l’internet n’est pas très agité, aucun homicide prévu ce soir, personne n’a besoin d’un Nero ou d’un Cymrod pour lui sauver la mouille. Le seul problème essentiel de mon existence est donc le suivant, j’ai faim et que le paquet de chips dans lequel je piochais depuis la veille est vide. Quand je me traîne jusqu’au foyer pour trouver un truc à me mettre sous la dent, on ne peut pas dire que je m’attends réellement à croiser quelqu’un. Je porte un débardeur noir, je suis en boxer, et un casque à moitié fusionné sur mes épaules qui diffusent de la musique avec la puissance de mini-enceintes.

Bref, mon entrée en scène est plutôt agressive. Au début, j’allais un peu à l’aveugle vers le coin où je pourrais obtenir ce que je cherchais, le point stratégique de mes nuits blanches. J’attends le dernier moment pour activer ma vision nocturne et là, je découvre un… heu… un genre de monstre des marais à quelques pas de moi. Ma musique s’arrête direct et, avec un sursaut surpris que j’avoue un peu exagéré, je m’exclame :

- Oh putain !! – Je me reprends un peu : - Enfin, salut plutôt. Désolé, je pensais être seul. Ça n’a rien à voir avec ta… - Je le regarde un peu plus attentivement. – Non, je plaisante, ça m’a grave foutu les jetons, j’ai cru qu’on allait me jouer une scène de film d’horreur. Mais je t’ai déjà croisé au loin une fois je crois, t’es un des derniers débarqué au QG non ? J’ai entendu murmurer qu’on avait une sorte d’esprit de la forêt dans les locaux ces derniers temps…

Et pendant que je déballe un peu ce qui me passe par la tête sans m’inquiéter un instant de la meilleure manière d’aborder l’étrange personnage, j’ouvre les placards pour attraper un paquet de cookies et j’attrape une des bières aromatisée au citron que je laisse toujours en réserve dans le frigo avant de m’appuyer sur le bar.

- Par contre, j’ai oublié ton nom.

Je ne me présente pas au cas où il soit mieux renseigné que moi. A la place, je louche un peu sur sa feuille de papier. Visiblement, je l’ai dérangé en plein travail, mais je me donne encore quelques minutes pour m’excuser. C’est pas tous les jours qu’on a l’occasion de faire connaissance avec quelqu’un ici, donc ça mérite bien une vague discussion si je n’ai pas réussi l’exploit de me faire détester en un temps record.

_________________

Scipion : Je puis nier une chose sans me croire obligé de la salir ou de retirer aux autres le droit d'y croire.
Caligula : Mais c'est de la modestie, cela, de la vraie modestie ! Oh ! cher Scipion, que je suis content pour toi. Et envieux, tu sais... Car c'est le seul sentiment que je n'éprouverai peut-être jamais. [Caligula, Camus]


Dernière édition par Yitzhak Anavim le Dim 6 Juil - 20:48, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Morgan Clayton
Apprenti Delta
avatar

Messages : 71
Date d'inscription : 22/01/2014
Age : 26

MessageSujet: Re: Speaking in the dark [Yitzhak Anavim]   Sam 28 Juin - 16:04

Alors comme ça j’l’ai fait peur, hein !? ah bah c’est une bonne chose à entendre, au moins j’peux être sûr que ça dissuadera plus d’un anti-mutos à vouloir tenter l’impossible en essayant de m’abattre comme la bête féroce que je suis, même avec des renforts aussi nombreux soit t’il. Peut-être museler, mais pas moins dangereux pour autant, huhuhu.
T’inquiètes pas blanc bec, si j’avais vraiment jouer une scène d’horreur comme tu dis tu serais mort à la seconde où tes mirettes auraient croisé les miennes. Du moins, si t’étais une ancienne connaissance envers qui j’avais une rancœur tenace. Voilà qui m’fait sourire d’apprendre que les rumeurs à mon sujet ont vite fait d’circuler sur moi comme un esprit d’la forêt, mais qui n’est pas surprenant avec le peu d’confrériste encore présent. Pas étonnant non plus que l’jeune a débarqué avec sa musique électronique à fond que crache son casque, et qui m’a l’air drôlement puissant. Mais l’plus louche c’est le fait qu’il soit enfoncé dans ses épaules et que l’son crache de partout à la fois. Certainement un mutant à la mutation lié à la technologie et qui peut faire des trucs intéressants.

Puisqu’il y a une nouvelle tête à l’horizon, je lâche mon stylo pour achever cul sec le verre d’eau pour finalement m’tourner vers l’gamin en tenue d’boxe fraichement sortir d’la salle d’entrainement, ou pas.

- Dans l’mille gamin. Ça doit faire grosso merdo 3 mois que j’crèche ici. 3 putains d’mois sans avoir eu d’mission à s’mettre sur la dent ! Alors j’compense en passant mes nerfs en salle d’entrainement, quand je n’traine pas à Mutant Town.

Que j’lui dis d’ma voix rauque, limite caverneuse, tandis que ma trogne reste toujours tapissée dans l’épaisse pénombre qui m’enveloppe, dont seules mes prunelles rougeâtre-oranger que le loustic semble percevoir sans trop d’mal alors qu’il chope deux bricoles dans l’frigo, avant d’se poser prêt du bar d’un Earl fidèle à son poste. J’prends peinard une posture plus avachie sur l’côté, versant le liquide aqueux d’la carafe dans mon long verre, avant d’relever mon regard.

- Greenbane. Ex-mercenaire et Bourreau des anti-mutants à ses heures perdues.

Nouvelle gorgée d’eau bruyante.

- Et toi, c’est quoi ton blase ?

Parce que bon… j’ai beau être doué pour l’renseignement et la pêche aux infos c’est pas comme si j’avais qu’ça à foutre d’la journée, nom d’une couille en bois ! Et p’têtre aussi parce que je n’suis pas motivé. Flemme ? Confiance assurée des locataires ? Ben oui et non……

_________________



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Yitzhak Anavim
Confrériste Delta
avatar

Messages : 152
Date d'inscription : 04/09/2012

MessageSujet: Re: Speaking in the dark [Yitzhak Anavim]   Dim 6 Juil - 22:31

Il y a des gens qui ont quand même droit à des mutations cheloues, du style à te couper directement de toute forme d’humanité. J’ai peut-être oublié le nom du géant vert, mais pas les grandes lignes de son pouvoir, je préfère savoir sur quoi je peux tomber à l’intérieur même des quartiers. Son truc, il est assez balèze. Le gars n’a plus de corps, il s’incarne dans des végétaux, de ce que j’ai compris pour les grandes lignes. C’est presque un fantôme au final. Il doit mener une existence particulière, ressentir des choses que personne ne peut comprendre et avoir, de ce fait, des motivations assez peu adaptée à la société en général. Je me suis toujours demandé ce qui faisait tenir le coup d’ailleurs, outre une bête envie de survie. Peut-être que je serais exposé à ce problème un jour, impossible de dire ce que le gène x fera de nous au bout du compte, mais à chaque fois que j’essaye d’imaginer un futur où tout semblant de chair aurait disparu de mon corps, j’ai du mal à me voir autrement que comme un sociopathe errant qui attend d’être détruit proprement par un être plus fort que lui. Bref, je suis pas très positif comme mec. Il paraît que ça se travaille.

En tout cas, l’autre n’a pas l’air énervé par mon approche un peu abrupte, un bon point. Pendant que je m’occupe de ma collation nocturne, il se plaint d’une voix sortie d’outre-tombe de s’ennuyer grave par ici. Je le comprends trop bien. Limite si ça ne fait pas plaisir de ne pas se sentir le seul dans la situation. Pas que la Confrérie ne fasse rien, mais à New-York, on est un peu en dehors du gros de l’action, et ça devient assez frustrant.

- C’est clair…, que je dis tout en déballant mes gâteaux.

Je cale un cookie entre mes dents et j’oublie un instant de le mordre en relevant les yeux sur mon pote de soirée. Il est franchement pas rassurant avec ses lumignons oranges à l’origine un peu incertaine, sur un amas de végétaux que j’ai du mal à qualifier de vivants, ou à considérer comme partie intégrante de son corps, tout simplement. Ceci dit, je préfère m’arrêter à l’adage « chacun ses originalités », on est quand même dans un monde peuplé de mutants, et ce serait triste si tous ressemblaient à des êtres humains. Je suppose que ce n’est pas pire qu’être un hybride éléphant, comme Titan qui, pour le coup, doit ressentir à peu près les mêmes choses que n’importe quelle personne en restant obligé de garder l’ombre.

- On peut pas dire que ce soit l’éclate ici. Ça va faire une année que je n’ai rien eu de très sérieux à faire non plus alors pareil, je m’occupe de mon côté. J’essaye de me rendre utile à ma façon, ou juste de continuer ma vie de jeune américain lambda.

Quand je me mets plus à l’aise sur un siège du bar, on peut remarquer que je porte une tenue plus décente, j’ai un pantalon de jogging en coton par-dessus mon slip. Quelle que soit la créature en face de moi, ça reste moins bizarre pour se taper la discussion avec un inconnu. Je pose aussi le bout de l’index sur la capsule de ma bouteille pendant qu’il se présente. Quand je le retire, j’ai le doigt en étain et un goulot offert. Je prends une gorgée avant de lui retourner la politesse.

- Cool, je donne aussi dans la torture de glandus à mes heures perdues. Moi c’est Cymrod, j’ai été soldat dans le passé, mais aujourd’hui je suis juste un étudiant en première année d’ingénierie. Dis comme ça, ça fait moins rêver, mais un jour je serai un spécialiste de l’armement.

Et je le regarde avec un sourire en coin, des yeux rieurs comme si je venais de sortir quelque chose de drôle. Ce que j’aime bien à la Confrérie, c’est que je peux être moi, me lâcher complètement et arrêter de mentir aux uns et aux autres sur mon passé, sur les buts réels de mes actions. On est entre nous, avec nos passés un peu destroys, nos idées « tordues » et il n’y a à priori aucun risque de fuite. C’est le seul endroit où je peux laisser tomber mes masques multiples sans choquer, ni avoir l’air de lancer une bonne blague. A l’extérieur, les gens ne me prennent pas au sérieux, je leur semble trop « léger », trop jeune, trop gueule d’ange sous des expressions de faux dur. Ici, ils savent que je ne suis pas tellement marrant que ça.

_________________

Scipion : Je puis nier une chose sans me croire obligé de la salir ou de retirer aux autres le droit d'y croire.
Caligula : Mais c'est de la modestie, cela, de la vraie modestie ! Oh ! cher Scipion, que je suis content pour toi. Et envieux, tu sais... Car c'est le seul sentiment que je n'éprouverai peut-être jamais. [Caligula, Camus]


Dernière édition par Yitzhak Anavim le Lun 14 Juil - 19:52, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Morgan Clayton
Apprenti Delta
avatar

Messages : 71
Date d'inscription : 22/01/2014
Age : 26

MessageSujet: Re: Speaking in the dark [Yitzhak Anavim]   Lun 7 Juil - 21:48

Un sourcil étonné s’arque sur mon front dégarni.. 1 an que l’môme est là et lui aussi est sur l’banc d’touche. Par tous les enfers….. c’est pire que c’que j’aurais pu imaginer. Mais qu’est-c’qu’ils branlent les gens d’en haut  !? Ils s’roulent des rails de cokes entre eux !? Tain, je n’me vois pas du tout tenir un an à rien foutre, limite j’aurais déjà posé ma lettre de démission avec comme remerciement un « aller tous vous faire mettre bien profond » pour terminer avec mon plus beau bras d’honneur dans la face d’Exodus. Même s’il y a une chance sur une que j’me fasse atomiser sec par c’dernier. Au bout du compte, j’me demande encore si ça en valait l’coup de rejoindre la confrérie… Si tout compte fait j’aurais mieux fait de continuer mon petit projet à long terme à Mutant Town et rien d’autres….. Au moins j’suis pas l’seul à ressentir cette sensation de lassitude déprimante…. limite torturante.

- En gros tu vis un peu comme moi avec les trois "B" : Binouze, Baston, Boucan. Remarque…. c’est pas comme si ont été surchargé d’taff. Et encore heureux qu’on nous laisse divaguer à nos p’tites vie en dehors du QG pour nous faire passer l’temps, en attendant que les gens d’en haut cessent de baigner leur saint fion dans le Dettol et qu'ils en retirent les doigts histoire de se décoincer les sphincters.

Toujours en position « posé comme un poney » j'quitte pas l’gamin des yeux. Non pas que je m’en méfie, mais j’suis du genre observateur. Notamment pour dénicher des détails ou trucs louches, comme le futal de l’autre qui n’était pas là tout à l’heure par exemple. J’dois p’têtre avoir affaire à un polymorphe qui vient d’me montrer un bref aperçue d’son pouvoir, n’empêche….. Ça doit être bien pratique pour s’vétir comme on veut et sans verser l’moindre sous. Doit bien s’amuser l’adolescent, ou devrais j’dire Cymrod vu qu’il s’est présenté. Tiens donc, comme le monde est petit….. lui aussi est un fan d’la torture ! Finalement on a pas mal d’choses en commun lui et moi. Faudrait qu’un d’ces quatres on s’partage nos p’tites méthodes à nous, bien que j’risque pas d’en tirer d’avantages venant d’un jeune tortionnaire. Ex-soldat et étudiant en première année d’ingénieur viennent s’ajouter sur son pédigrée qui mérite un p’tit sifflement impressionné d’ma part.

- Spécialiste en armement, hein ? Ben ça tombe bien qu’tu en parles, t’as devant toi à un vrai pro d’la gâchette et d’tout c’qui fait boum. Du glock au lance-roquette en passant par l’C4, y a rien qui m’échappe de près comme de loin. Donc si t’as quoiqu’ce soit à m’poser la-d’ssus j’suis ton homme, gamin.

Faut croire qu’en un demi-siècle d’expérience et d’utilisation, j’suis pour ainsi dire une encyclopédie vivante des armes à feux toutes catégories confondues. Sourire aux lèvres donc.

- Pas mal  l’boxer qui s’transforme en froc. T’es polymorphe ?

Faut croire qu’en une heure mes loupiottes oculaires ont eu l’temps de s’habituer à l’obscurité. Assez pour l’avoir grillé sur son coup.

_________________



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Yitzhak Anavim
Confrériste Delta
avatar

Messages : 152
Date d'inscription : 04/09/2012

MessageSujet: Re: Speaking in the dark [Yitzhak Anavim]   Lun 14 Juil - 20:38

J’aime bien le concept des trois « B », ça me fait sourire, c’est totalement mon quotidien pendant mon temps libre. Le bordel, y’a que ça de vrai ! On est punk ou on l’est pas oï ! Enfin, Greenbane a l’air vraiment remonté contre les patrons. Je ne sais pas trop quoi en penser moi-même. J’ai l’impression que le QG a besoin d’une sérieuse restructuration, une vraie bonne campagne de communication qui en jette pour attirer des jeunes recrues en mal de reconnaissance, d’action ou, encore mieux, décidées à accomplir de grandes œuvres. En attendant, on ne peut pas dire que ce soit l’éclate. Il n’y a pas de copains à se faire, je suis entouré de quelques mecs un peu bourrus, et j’ai à moitié l’impression d’être dans le hall de l’aéroport, en pleine transition de vol. Mais je relativise. J’aime aussi qu’on me laisse à ma tranquillité avec du super matos à disposition. En un an, je me suis bien habitué à ce quotidien, et à défaut d’avoir des directives claires, je sème des mines, des appâts un peu partout. Je ne m’inquiète pas trop, ça ne tient qu’à un fil et je suis là pour contribuer à ce que ça explose.

- Bah, ça laisse le temps aux initiatives personnelles. Si tu estimes qu’il y a des trucs à faire, suffit d’agir et de profiter de tout ce qu’on laisse à ta disposition en matériel voire en main d’œuvre. Dis toi que si ça ne plaît pas à ceux d’en haut, ça aura au moins le mérite de les réveiller.

Je lui dis ça d’une manière assez désinvolte. J’ai l’air blasé, résigné mais, au fond, je ne soutiens pas non plus à fond l’idée selon laquelle il faut toujours attendre après un dirigeant absolu. Les chefs tombent, ce qui fait la force, c’est l’esprit d’un groupe et les volontés capables de s’élever pour le guider à un moment donné non ? On est censé avoir les mêmes buts après tout, donc identifier nous-mêmes les problèmes et essayer d’agir en fonction, c’est pas comme à l’institut Xavier où t’as un genre de ligne de conduite à suivre pour respecter une pseudo image de Sauveur vis-à-vis des médias. A la Confrérie, c’est plus clair. Rien à fiche de l’image morale, mais si tu te plantes, t’es mort, voilà.
Mais tergiverser sur la question ne servira à rien. Il vaut mieux qu’on apprenne d’abord à se connaître et, après ma présentation, le gros légume m’apprend que les armes ça le connaît aussi. Là, j’ai le regard brillant du passionné qui s’éveille. On va pouvoir faire affaire c’est sûr ! Jusqu’à présent, j’ai surtout rencontré Surion, qui préfère les lames, personne avec qui échanger précisément sur toutes mes créations.

- On peut pas dire que je m’attendais forcément à ces compétences venant d’un type plutôt branché plantes, mais c’est cool ! J’ai pas de testeur sur mes prochaines inventions mis à part moi. Si ça peut t’amuser d’évaluer du matos, je penserai à toi !

J’ai beau me faire des flingues sur mesure, un échange peut toujours apporter des idées complémentaires et corriger des erreurs qui ne vont pas me frapper de suite. Depuis que j’ai quitté l’armée, on ne peut pas dire qu’il me soit facile d’avoir ce genre de conversation de manière légale, tranquille, en buvant un café, par exemple. Et comme il m’a fait une remarque sur l’utilisation que je viens de faire de mon pouvoir j’ajoute :

- Je suis un faux polymorphe. Je ne peux pas changer d’apparence à proprement parler, mais j’absorbe des atomes et je fais un peu ce que je veux avec ensuite… des vêtements, des armes, des prothèses, … Plein de trucs ! La seule limite, c’est celle de ma connaissance. – Je lui balance tout ça avec un sourire en coin, non sans fierté. Sérieux, je kiffe ma mutation et ce que j’ai pu en faire. – En réalité, si on s’amusait à faire une radio de l’intérieur de mon corps, je serais pas loin d’avoir l’air aussi bizarre que toi… D’ailleurs, il marche comment ton truc, t’es plus qu’un esprit qui se balade de végétaux en végétaux ?

Certains mutants aux pouvoirs vraiment particuliers et contraignants peuvent réagir assez mal à ce genre de question mais, dans l’immédiat, je sens que je peux être assez direct avec Greenbane. Malgré son allure, il a l’air assez bien disposé, et pas tellement mal dans sa « peau » non plus. Je trouve toujours fascinant de rencontrer des individus dont le gène x s’est manifesté d’une manière aussi radicale.

_________________

Scipion : Je puis nier une chose sans me croire obligé de la salir ou de retirer aux autres le droit d'y croire.
Caligula : Mais c'est de la modestie, cela, de la vraie modestie ! Oh ! cher Scipion, que je suis content pour toi. Et envieux, tu sais... Car c'est le seul sentiment que je n'éprouverai peut-être jamais. [Caligula, Camus]


Dernière édition par Yitzhak Anavim le Dim 24 Aoû - 21:06, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Morgan Clayton
Apprenti Delta
avatar

Messages : 71
Date d'inscription : 22/01/2014
Age : 26

MessageSujet: Re: Speaking in the dark [Yitzhak Anavim]   Lun 18 Aoû - 12:58

Pas faux pour les initiatives, et encore plus pour sa dernière phrase. Bien qu’au final, autant s’taper nos missions personnelles plutôt qu’attendre que les ordres tombe du ciel tout cuit. Bon, reste à savoir ce qu’il est urgent de s’occuper en premier lieu, faire une liste des priorités si possible. Et depuis l’temps que j’traine les pattes ici, j’en ai aucune idée. Va donc falloir que j’me construise mon propre réseau d’contact pour pouvoir pécher les dernières infos d’en haut à l’avance…… Mais plus facile à dire qu’à faire qu’en vous êtes dans une organisation où l’effectif est le problème n°1 à régler, où les têtes des secteurs Externe, Interne et Intelligence sont quasi inexistant. Faire avec les moyens du bord va s’avérer plus galère que prévue.... pour ne pas dire impossible. Donc, peine perdue.

Haussement d’épaules et tête penchée sur le côté.


- Mouais…encore faut t’il savoir par où commencer, exactement.


Et ouaip le mioche, t’as bien un expert dans tous c’qui fait boum et bang ! Vrai qu’avec ma trogne et ma nature mutante, j’ai plus l’air du type qui t’fait pousser tout un potager en deux temps trois mouvements, ou encore le héros de cette série télé des années 80 avec ce pseudo héros à deux balles qui one shot ses ennemies en un coup. M’souvient plus d’son nom, mais c’était un nom d’chiottes. Et encore, t’as pas la moindre idée de jusqu’où vas mon expertise en matière d’armement avec les 91 balais que j’traine.
Petit sourire aux lèvres, caché par la pénombre toujours aussi pesante.


-          - Si tu veux me trouver, tu sais où m’chercher. C'est-à-dire, ici.


Mais ma stature végétale se redresse alors que le moustique d’en face présente son fameux pouvoir. D’aaaccord, donc grosso merdo il peut absorber les molécules de tout ce qui est inorganique et pouvoir ensuite faire, à peu près, ce qu’il veut avec. Avec pour unique limite son imagination. Pas mal tout ça ! Faut croire que ça m’a l’air terriblement pratique quand on souhaite cacher son téléphone ou encore une arme sur soi. J’le vois bien en train d’fusionner deux guns puis d’être capable de tirer par les index de ses paloches, comme ceux qui s’amusent à imiter les flingues avec leurs doigts. Ouais y a pas à dire, elle a d’la gueule sa mutation ! Et je n’parle même pas d’son incroyable potentiel qui ferait d’lui un mutant d’une polyvalence hallucinante. Un « homme à tout faire » de l’extrême. Vu comme ça, j’me demande même si sa mutation lui permet de de mécanisé totalement son corps et se transformer sur le coup en cyborg ? Techniquement… ouais, mais ca n’a pas trop d’importance.
BON..bon….bon……. A mon tour de faire les présentations, façon confréristes. Où plutôt, lui donner plus de détails vu qu’il est déjà au courant pour mes pouvoirs.


-          - On peut dire ça comme cela. Je suis lié psychiquement à toute forme de plantes et autres végétaux se trouvant autour de moi. C’qui fait d’moi un « esprit élémentaire » qui peut se manifester physiquement en construisant une enveloppe humanoïde, comme celle que j’ai, en puisant dans les végétaux proches de moi. Je peux m’en décharner quand je veux, et le fait de m’exploser avec un lance-roquette ne me tuera pas pour autant. Mon esprit retournera instantanément dans la conscience collective des végétaux. Bref… Tout ça pour dire que tant qu’il y a des végétaux sur un demi-kilomètre, je suis virtuellement invulnérable aux attaques physiques.


Ouais je sais, j’ai l’air de dire ça comme si j’avais l’une des mutations les plus badass au monde, en réalité c’est juste ce sentiment de fierté d’être ce que je suis et des nombreux avantages qu’offre ma mutation qui me titille l’égo dans l’sens du poil. C’est quand même grâce à ça que j’ai pu envoyer, début des années 80, un chronokinesiste de haut niveau rejoindre les étoiles. Ainsi que d’avoir survécus à des situations où j’aurais été mort au moins 10 fois si j’avais été un être fait de viandes et d’hémoglobines, même en étant quand même un mutant.

_________________





Dernière édition par Morgan Clayton le Ven 12 Sep - 21:12, édité 7 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Yitzhak Anavim
Confrériste Delta
avatar

Messages : 152
Date d'inscription : 04/09/2012

MessageSujet: Re: Speaking in the dark [Yitzhak Anavim]   Dim 24 Aoû - 22:23

La montagne de plantes a l’air plutôt dubitative à l’idée d’imaginer des missions personnelles. C’est pas une chose facile, je l’accorde. La plupart des gens qui sont ici ont rejoint la Confrérie parce qu’ils ressentaient le besoin d’être guidés, soutenus dans un combat qui ne peut-être mené seul d’un bout à l’autre. Mais, j’ai tendance à croire que l’on peut toujours faire des actions à son échelle, même si sur le moment, les résultats semblent mineurs. La circulation rapide de l’information permet des coups de force assez énorme à l’échelle mondiale. Il n’est pas nécessaire d’agir en groupe pour déclencher une polémique quand on sait utiliser les outils correctement. Evidemment, cela demande du temps, de la patience, une bonne connaissance du terrain, des lieux, et individus à frapper. J’aime lancer une « bombe » quelque part et observer comment la situation dégénère de loin. Souvent, des inconnus deviennent des alliés imprévus, parfois inconscients. Des idées finissent par faire leur chemin ainsi, en particulier lorsqu’une opposition désorientée essaye de les enrayer avec un argumentaire absurde. Une chose qu’oublient les personnes qui nous décrient est que nous ne sommes pas que des « terroristes » armés, nous pouvons aussi appliquer ce principe sur un plan politique.

Pendant que je médite sur la meilleure réponse à lui donner, on embraye sur le sujet des armes, et on passe un accord pour explorer la question plus tard, dès que j’aurais besoin d’un conseil. C’est cool. Puis, chose très importante avec un futur coéquipier, nous nous donnons la peine de décrire nos pouvoirs respectifs. Celui de Greenbane m’impressionne assez. Il ne lui donne pas seulement un pouvoir particulier, il le rend plus impénétrable et imprévisible qu’un mutant d’apparence humaine. Ce type n’a plus de corps, il vit à travers des plantes et ressent probablement les mêmes choses qu’une fleur dotée de conscience. Cette pensée me perturbe tant il est difficile de saisir ne serait-ce qu’un dixième de ses possibles perceptions. Même si, au final, passer d’un végétal à l’autre ne fait à priori pas de lui la personne la plus puissante du monde, c’est bien assez pour déstabiliser de nombreux adversaire. Dans l’imaginaire collectif, une personne surprise par son don pourrait aisément flipper sa mère en se voyant victime d’un film d’horreur et poursuivit par un spectre vert. Effet glauque assuré…

- Du coup, tu ne peux pas mourir ? ça te fait quel âge au final ? Tu peux aussi avoir une influence sur la croissance des plantes autour de toi ?

Oui, je sais, je lui lance un véritable interrogatoire mais je suis vraiment intéressé de connaître plus précisément ses capacités. Ça pourrait bien me donner des idées un de ces jours, et j’adore entendre d’autres mutants me décrire leurs mutations. Je suis toujours fasciné, prêt à baver d’envie quand on me décrit un pouvoir incroyablement pratique. Dans le cas de mon interlocuteur, j’aime surtout le côté creepy. Pour être franc, je préfère ma liaison aux atomes qu’un truc qui me transformerait en feuilles de choux. Je tiens à mon apparence humaine, elle est quand même plus pratique pour aller draguer le soir. Cependant, la question des « actions à mener » pour la confrérie me tourne toujours dans la tête. Je relance Greenbane dessus pour savoir jusqu’à quel point nous serions capable de nous accorder sur le sujet, et quelles idées utiles il serait possible d’échanger. Ce n’est pas tous les jours que je lie connaissance avec l’un des miens, je dois en profiter.

- Sinon, pour en revenir à toutes ces choses que l’on pourrait faire en cavalier seul, j’imagine qu’essayer de trouver des recrues reste l’un des objectifs premiers mais, si les temps ne sont pas favorables à la naissance de nouvelles vocations, nous devons aussi les créer. Perso, j’utilise pas mal internet pour exploiter les sujets tendus, j’ai aussi développé un réseau qui m’a permis d’empêcher un certain nombre d’attaques anti-mutants. Enfin, j’essaye de les déstabiliser un peu, on va dire. Mais, en ce moment, je réfléchis à un moyen de frapper plus fort, en touchant les têtes pensantes de ces groupes, et non les sous-fifres en mal de violence.

Je me choque presque de lancer des trucs aussi sérieux et sans trop de censure. C’est agréable. Je ne donne que les grandes lignes bien sûr, j’attends de savoir où en est l’autre confrériste, s’il est plus axé sur le combat direct, la manipulation d’idées, les deux…

_________________

Scipion : Je puis nier une chose sans me croire obligé de la salir ou de retirer aux autres le droit d'y croire.
Caligula : Mais c'est de la modestie, cela, de la vraie modestie ! Oh ! cher Scipion, que je suis content pour toi. Et envieux, tu sais... Car c'est le seul sentiment que je n'éprouverai peut-être jamais. [Caligula, Camus]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Morgan Clayton
Apprenti Delta
avatar

Messages : 71
Date d'inscription : 22/01/2014
Age : 26

MessageSujet: Re: Speaking in the dark [Yitzhak Anavim]   Sam 13 Sep - 16:57

- La fallut du temps…. beaucoup d’temps… pour que j’puisse connaître la nature d’ma mutation et son fonctionnement. Ben si tu veux, bien que je n’suis plus soumis au vieillissement et autres lois physiques en tant qu’entité phytokinétique, j’ai quand même une espérance de vie limité. Mais même si j’ai déjà plus d’quatre-vingt-onze balais, il m’reste encore un bon millénaire devant moi. Autrement dit : j’ai encore d’beaux jours à venir, humhumhum. Et nan j’peux pas contrôler la croissance des végétaux à la manière d’un phytokinésiste, ni même de manipuler les plantes. Bien que cela n’soit pas impossible que j’puisse acquérir ces capacités tôt ou tard en prenant du temps libre pour explorer les possibilités de ma capacité d’incarnation, étant donné qu’elle est d’nature phytokinétique….. Et j’suis biieeen déterminer à vouloirs les obtenir. Mais pour l’heure, j’ai d’autres priorités plus importantes à régler, alors j’mets tout ça d’côté. Comme je l’ai déjà dit, j’ai touuuut mon temps.

D’habitude j’préfère garder la nature de mes pouvoirs pour moi tout seul plutôt que de l’divulguer à quelqu’un, réflexe de prévention d’un sombre passé nébuleux, pour éviter que tôt ou tard ce « quelqu’un » exploite cette information pour mieux m’poignarder l’dos quand je n’suis plus sur mes gardes. Mais dans l’cas du p’tit confrériste d’en face, même s’il demeure toujours présent, le risque est beaucoup moins important. Après tout, nous n’sommes pas dans un quelconques mercenariat ou organisation à but purement et seulement lucratif. Et puis plus j’le regarde, plus j’me dit que ce p’tit bonhomme m’a l’air d’un bon bougre avec qui j’risque d’bien m’entendre, que c’est l’genre de gars qui n’soit pas adepte du coup du lapin avec ses alliés, comme pour ce bon vieux Surion. Alors vous savez quoi ? j’vais tisser une belle relation amicale avec lui. Ouais, ca pour sûr !

En fait, j’vais même me faire le plaisir de créer une véritable collaboration inter-confrériste entre lui et moi, pour qu’ensemble on puisse générer ces « vocations » plutôt d’les faire chacun dans notre p’tit coin. Et l’bon côté dans tout ça c’est que le p’tit est une sacrée loupiote qui foisonnent d’idées intéressantes, notamment celle de ce centrer davantage sur les cerveaux des groupes anti-mutants. Quant à Internet, ça fait des lustres que je n’y suis pas allé, faute de n’pas avoir d’ordinateur portable et d’smarphone. Va falloir sérieusement que je m’en procure un jour. C’est terminé les années 90 où le moyen d’communication le plus utilisé était les cabines téléphoniques, qui au passage ont quitté l’circuit du pays depuis belle lurette. Les seules encore pas au courant sont certains taulards purgeant des décennies de détentions.
Mais comme il l’a déjà dit, la priorité reste avant tout le recrutement d’nouveaux membres. Heureusement, je pense pouvoir redonner du poil de la bête à notre organisation en piteux état et lui garantir de nouveaux jours meilleurs, mais pas sans l’appui de quelqu’un sur qui compter. Ce quelqu’un c’est Ytzack. Pour le coup, ça m’fait tout drôle de demander de l’aide à quelqu’un pour réaliser ce vaste projet que j’ai en tête, moi qui ait toujours fait mes missions en solo. Mais faut voir les choses en face : les choses sont complexes et délicates. Elle ne se résout plus seulement à casser des ratiches et à faire des trous entre les deux yeux. L’a fallu du temps pour que j’pige ça…. Beaucoup d’temps même….. mais comme on dit, vaut mieux tard que jamais.

Et puis sa façon d’opérer à lui m’a donné de bonnes idées pour plus tard…..

Ma carcasse de colosse végétal se redresse, se rapproche du cône de lumière en se penchant, pour mieux exposer ma trogne d’humanoïde rustre et peu humaine à l’intérieur. Le côté de ma main droite plaquer contre mon large menton, tandis que les fenêtres rougeâtres de mon âme montrent une pointe d’intérêt grandissant à Cymrod. Le genre de regard qu’on les vrais ambitieux comme moi.

- Mhum…. Intéressant. Vraiment, ton réseau est pas mal. Moi aussi j’en ai un de mon côté, sauf qu’il est plus calqué sur la récolte d’informations, dont les trois quarts de mes contacts sont d’anciens collègues et clients de ma période de mercenaire. Niveau mine d’information, z’ont rien à envier d’la CIA et du FBI réuni, c’est grâce à sa que j’ai quasiment eu toujours une longueur d’avance sur mes ennemies, même s’il faut passer l’addition pour certaines bribes d’informations assez bouillantes.

Grand silence dans le foyer, animé uniquement par la déglutition de ma dernière gorgée d’eau, le temps que l’mioche assimile cette masse d’information. Claquement bruyant de mon verre qui met fin à la pause mentale. Si tôt finie que je me lève pour rejoindre l’un des sièges de bar à côté d’Yitzhak, m’installant avec la même lenteur qu’ont les tueurs à gages en s’approchant de leurs cibles. Un coude se pose lourdement sur le comptoir, pour que mon avant-bras gauche serve d’appui à ma tête qui ne quitte pas le jeune confrériste du regard. Ne faisant pas attention à Earl dont j’ai fait signe de remplir mon verre d’eau tenue par mon autre main, que je vide déjà de moitié, cul sec.

- A la base, je suis plus un homme du terrain auquel j’ai enchainé des missions d’espionnage, d’infiltrations, renseignement, assassinats, d’enquête, opérations coup d’poing et tout l’tintoin pendant de longues décennies. Et encore c’est rien comparer à la chasse à l’homme !! C’est certainement la spécialité auquel j’excelle le plus car d’une manière où d’une autre, tôt ou tard, je finis toujours pas retrouver mes cibles. Et généralement, cela dépasse rarement le mois entier. J’suis même un expert émérite en matière torture et d’interrogatoire, du musclé jusqu’au psychologique. Etant donnée qu’il faut pas compter aux gens d’en haut pour avoir une mission, autant faire nos « propre » mission, comme tu dis ! Ne plus se calquer sur le modèle hiérarchique de l’exécutant attendant les ordres à la tête pensante. Nous devons être vif d’esprit…. se montrer inventif, autonome et productives ! C’est l’essentiel de c’que j’ai retenu dans ma conversation avec le bras droit du grand manitou.
Par contre j’vais être franc avec toi p’tit, j’suis pas vraiment une flèche dans tout c’qui est informatique. La dernière fois que j’ai touché un pc c’était quand…. début des années 2000 ? C’est p’têtre bien d’être capable de zigouiller des cibles précises, mais savoir-faire que ça ce n’est pas très pratiques…… C’est l’genre de chose à te rendre obsolète, surtout avec cette ère du numérique où tout peut être à notre disposition. Autre temps, autre mœurs comme on dit ! Alors je m’efforce à m’adapter avec ce nouveau siècle. D’ailleurs, Vue que t’as l’air de bien t’y connaître d’Internet, faudrait qu’tu m’fasse découvrir tout ça un d’ces quatres. J’pense qu’il y a des possibilités qui devraient pouvoir m’intéresser.


Pfffiiouuu !! bordel de merde con….. C’est pas tous les jours que j’suis aussi bavard ! Parfois y a des moments où j’m’épate moi-même.

_________________



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Yitzhak Anavim
Confrériste Delta
avatar

Messages : 152
Date d'inscription : 04/09/2012

MessageSujet: Re: Speaking in the dark [Yitzhak Anavim]   Jeu 25 Sep - 20:03

J’ai droit à un exposé détaillé de l’étendu de ses pouvoirs et mes oreilles sont grandes ouvertes. Faut que je retienne tout. Comme je ne vois pas ce type comme un ennemi, je pense surtout que ça pourrait être utile de connaître ses limites le jour où on fera équipe, histoire de ne pas l’envoyer au casse-pipe en surestimant ses capacités. Par exemple, s’il ne peut pas manipuler les végétaux autrement qu’à travers le corps qu’il se crée, ça arrête déjà beaucoup de délires. Mais il a la longévité pour lui, quoiqu’il en dise en affirmant qu’il n’est pas éternel… Un millénaire mec ! C’est tout comme quand on sait que la plupart des mutants censés être éternels finissent toujours par mourir bien avant sur un malentendu. Du coup, s’il meurt de vieillesse, ce serait déjà un bel exploit. Et qui sait toutes les mutations qu’il aura le temps de développer avant que ça n’arrive ? De ce côté, il me ressemble assez, il ne considère pas son pouvoir comme un acquis et veut le voir en évolution constante. Je suis également certain qu’il existe toujours des pistes à explorer pour devenir plus performant, sauf quand on a vraiment un gène x pourri, mais ce n’est pas notre cas. Je l’approuve donc avec enthousiasme.

- C’est sûr. J’aime croire que rien n’est figé et j’ai, comme toi, bien l’intention de trouver comment rendre ma mutation plus puissante dans quelques années.

Parfois, les changements viennent tous seuls, mais essayer de les provoquer peut servir aussi. C’est ce qu’on m’a enseigné à l’époque où tsahal cherchait comment faire entrer les atomes en fusion à l’intérieur de mon corps… Chose tout à fait irresponsable, convenons en, mais un de ces jours, j’espère réussir à le faire sans risquer de mettre ma vie en danger.
En tout cas, Greenbane semble très volontaire et motivé. Je le sens assez emballé d’avoir rencontré un confrériste avec lequel établir un réel échange de procéder. On peut dire qu’il n’a pas la langue dans sa poche – si on peut dire qu’il a une langue… Ce que j’apprends m’étonne assez. Qu’un tas de feuille déclare posséder un réseau d’informateurs aussi étendu que la CIA ou le FBI n’est pas une chose à laquelle on peut se préparer en général. A côté, je fais petit joueur. Je suis plus du genre fouineur solitaire. Mes relations restent limitées, déjà parce que je suis pas un pro des relations sociales de bases, et il faut reconnaître que mes dix-neuf ans fraîchement atteints ne m’ont pas encore permis de développer ce genre de choses.

- Eh bah…, dis-je en sifflant, j’ignorais que les plantes étaient aussi douées pour ce faire des amis. Sur le coup, pas sûr que je puisse te faire profiter de beaucoup de potes, sauf si t’as besoin de suggestions d’amis sur facebook.

Des faux amis qui ne servent à rien pour avoir l’air populaire, voilà tout ce que mes bêtises en société me rapportent en général. Rien de grandiose, mais je m’en fiche. L’intérêt de l’échange est justement de connaître les atouts de chacun et, justement, l’internet, c’est mon domaine. Comme si l’autre mutant allait me demander un truc super important, il se rapproche pour bien se mettre à côté de moi. J’avoue être moyennement à l’aise, là tout de suite. Il a beau se comporter de manière tout à fait courtoise, ça n’en reste pas bien une sorte de monstre vert avec des lueurs oranges à la place des yeux. On peut pas me demander de m’y faire en l’espace de dix minutes comme si j’étais en train de tailler la bavette avec l’individu le plus banal du monde. Je soutiens donc son regard avec un peu plus de difficulté qu’à l’ordinaire. Ça me semble moins instinctif. Puis, au bout d’un temps qui me parait incroyablement long, il se lance enfin. Et quelle tirade les copains ! Il ne s’arrête plus. On dirait que j’ai droit à tout son CV en cinq minutes bien tassées. A le croire, c’est un grand fou. Entre son réseau de malade, ses missions d’espionnage, d’infiltration, et tout ce que tu veux d’autre, j’en viens presque à me demander s’il aurait pas un léger côté mytho sur les bords. Je ne serais même pas étonné qu’il me lance qu’il est en train de projeter la création d’une confrérie v2 pour faire de l’ombre à Magneto. Après tout, je n’ai que sa parole et aucun moyen de vérifier tous les exploits qu’il me balance à la figure. Mais s’il dit vrai, c’est quand même sacrément cool. On a besoin de mecs comme ça à la confrérie. De types qui savent précisément ce qu’ils font, de la came de qualité, pas de la petite frappe récupérée sur le trottoir ou dans les égouts qui ne sait rien faire d’autre que prendre des risques inutiles au nez des flics. Puis, soudain, il prend un ton plus grave, et ce qu’il m’avoue me met au bord de la crise cardiaque. Pas touché à un ordinateur depuis 2000 ?? L’angoisse totale !

- Waaah… quatorze fuckin’ années ! T’as hiberné sous terre ou quoi ? T’as raté tellement de moments historiques du web que j’vais devoir te donner des cours particuliers sévères. Mais je promets d’essayer de te faire une bonne mise à jour dans le domaine, au moins pour t’aider à maîtriser les bases. Après, si tu veux que je fasse de toi un crack, va falloir monnayer… Je pense pas que ça va poser problème vu tout ce que t’as l’air d’intéressant à apporter de ton côté. – Je lui fais un clin d’œil complice. Puis, plus songeur, je lance après avoir vidé ma bière : - Professeur officieux d’informatique pour la Confrérie… Ouais, ça me plaît bien comme titre. Tu veux t’y mettre quand ?

En voilà une mission tranquille qui me permettra de me rendre utile sans aller semer le bazar en ville ou mettre ma propre vie en danger. J’ai besoin de plans de ce genre pour tenir en place et ne pas aller chercher l’aventure de manière débile. Au moins, si on me case devant un ordi pour la bonne cause, ça me laisse occupé un bon moment.

_________________

Scipion : Je puis nier une chose sans me croire obligé de la salir ou de retirer aux autres le droit d'y croire.
Caligula : Mais c'est de la modestie, cela, de la vraie modestie ! Oh ! cher Scipion, que je suis content pour toi. Et envieux, tu sais... Car c'est le seul sentiment que je n'éprouverai peut-être jamais. [Caligula, Camus]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Morgan Clayton
Apprenti Delta
avatar

Messages : 71
Date d'inscription : 22/01/2014
Age : 26

MessageSujet: Re: Speaking in the dark [Yitzhak Anavim]   Dim 28 Sep - 12:59

Les grands esprits se rassemblent à c’que j’vois, huhuhu ! Content d’apprendre qu’on surfs sur la même longueur d’onde sur ce désir d’évoluer nos pouvoirs, le contraire aurait le chic type à m’embarquer dans un débat à la mord-moi-l’nœud qui a tendance à m’taper sur le haricot et m’mettre dans des états qu’il n’vaut mieux pas m’faire ressortir chez moi. La mutation est à mes yeux l’plus beau cadeau qu’la nature nous ait donné, cadeau qu’on peut également peaufiner pour nous octroyer plus d’avantages ! Alors bon…. Tout dépend aussi le type de mutation que nous offre ce don de la nature, car j’doute fort que le mutant avec un aspect physique d’abomination pulvérisant toute intégration sociale et offre peu d’avantages sera du même avis qu’moi. Sur l’coup chuis d’accord…. Mais ça octroi quand même plus d’avantages physiques ou capacitifs que les non-mutants ! Et puis bon ce n’est pas non plus un cas généralisé ou l’on croise régulièrement ce genre de mutant, donc minoritaire.

- Vu l’côté « couteau suisse » d’ta mutation, y a du potentiel. Et pas qu’un peu.

Et c’est du fond du cœur ça, et non pas par pur hypocrisie ! Comme le p’tit sifflement d’un Cymrod étonné devant mes prouesses dans l’art de la tchatche. Vrai qu’les plantes sont pas matriculés pour se montrer bavarde mais qui a dit qu’elles n’en étaient pas capable ? Quant à Facebook, j’suis p’têtre pas un néophyte de l’informatique et encore….. chuis quand même au courant de son existence. Pour tout vous dire, J’compte plus les fois où j’ai vu les pages Facebook sur les Smartphones des p’tites gens prenant comme moi l’métro pour aller d’un point A à B d’New-York. Même le bouseux dans son patelin paumé y est d’ssus ! Mais très sincèrement, j’préfère m’contenter de mon propre réseau personnel qui a fait preuve de sa fiabilité à travers les âges. Facebook lui…. n’est qu’un vivier de p’tites gens qui n’ont rien d’autre à foutre que d’poster la photo d’leurs colombos qu’ils ont torpillés dans leurs chiottes peu d’temps après. Oui j’généralise et j’vous pisse à l’arrêt parce que je le vaux bien. Ma tête bascule donc de gauche de droite.

- Mhum….. nan, sans façon. J’ai autre chose plus importante à faire qu’aller à la pêche aux amis en toques. Mais merci quand même.

Par contre, la tronche qu’il tire quand il apprend mon inculture absolue d’la toile m’fait hausser un sourcil broussailleux confus, yeux plissés. Même le barman du foyer m’regarde comme si j’étais un extraterrestre débarquant fraichement ici. Quoi, c’est si grave que ça !? Par toutes les pustules du cul d’Sainte-Louloute c’est quoi cette génération !!? A croire qu’Internet est devenu la Sainte Bible des temps modernes et les pauvres incultes d’mon acabit de misérables hérétiques ! J’me rends compte à quel point l’monde change à une vitesse que j’peine à calculer. Remarque…. avec mon mode de vie assez particulier, parfait mélange d’autarcie et de nomadisme qui perturbe depuis plus d’trois quart de siècles, faut pas s’étonner que j’sois un poil en retard niveau actu. Mais à présent que j’ai devant moi un férue dans l’domaine du numérique la donne va changer, ça j’vous l’fait pas dire ! Et comme j’ai tendance à être très exigeant dans mon désir d’apprentissage pour m’adapter le plus efficacement possible, j’opte pour le monnayage d’ses cours pour faire d’moi un « crack » du web sans une once d’hésitation. Ca va m’être d’une utilité plus que capital à l’avenir……

Quittant ma position décontractée pour une posture plus déterminée, une paluche vient coller une tape brusque mais amicale sur l’dos du gamin. Le tout par un large sourire enthousiaste qui a plus tendance à accentuer le malaise et le stresse que ma trogne à l’habitude de donner à mes interlocuteurs.

- Ben tu peux déjà préparer ton matos et échauffer tes neurones, gamin….. on commence maintenant. Les bases de l'informatique et les cours informatiques au bouquet. T'auras l'argent à la fin.



FIN DU RP pour Morgan

_________________



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Yitzhak Anavim
Confrériste Delta
avatar

Messages : 152
Date d'inscription : 04/09/2012

MessageSujet: Re: Speaking in the dark [Yitzhak Anavim]   Jeu 16 Oct - 19:51

Ah oui, il ne veut pas d’amis facebook ? Quel dommage alors ! J’aurais pu le rendre tellement populaire ! Et l’envoyer à la conquête de twitter, de google +, de tumblr. Tout le monde se serait pris de passion pour ce mutant vert qui fait si peur aux enfants. D’ailleurs, puisqu’on en parle, je suis sûr que j’ai de l’avenir dans la création de célébrités factices, il faudra que je creuse l’idée. Depuis que je suis un garçon presque émancipé dans la vie – enfin… je suis étudiant quoi – je cherche des combines pour gagner de l’argent plus ou moins légalement. Ma famille me donne une bonne pension, j’ai pas à me plaindre, ils me payent l’appartement, je peux avoir 1000$ le mois rien qu’en faisant les yeux doux à mon grand-père, mais ce n’est pas assez. Je suis terriblement dépensier, et j’aime faire des réserves. Me demandez pas pourquoi, c’est sans doute un truc lié à mon gène de juif qu’on vous dira. En tout cas, si je flambe mon « salaire » en caprices, je n’ai plus rien pour m’acheter des trucs utile, comme du bon matos, des armes, etc, et si je fais l’inverse, il ne me reste plus d’argent pour les achats coûteux et impulsifs. Comme aucun de ces deux besoins ne justifie que je demande à un membre de ma famille de rajouter au bout, c’est vite un problème, vous me comprenez ? Si la réponse est non, vous n’êtes sans doute qu’un pauvre sans ambition, tout heureux de trouver 20$ dans la rue pour vous payer sans culpabiliser un resto qui n’est pas un McDo. Désolé de vous le dire, mais ça craint. Bref, je pars complètement en vrille, là n’était pas le sujet.

Fougère me propose de me payer pour avoir des cours d’informatique. Ça risque d’être assez minable comme salaire, j’aurais presque pu lui proposer mes services gratuitement, mais si on m’ouvre la main sur du fric, je prends. Il ne le sait pas encore, mais il fait une grosse erreur. J’ai déjà dans ma tête la liste des choses à lui apprendre qui s’établit, les bases, qui ne demanderont pas trop, un salaire digne d’un étudiant en informatique qui a besoin de se faire un peu d’argent de poche, puis les choses plus techniques, qui relèvent du piratage, pêche aux informations, etc. Là, je sais déjà que ça ne sera plus le même tarif. Mais je ne vais pas le dire tout de suite, je le ferai baver avant et il payera pour avoir des connaissances en plus. Ouais, je veux bien rendre service, avec quelques conditions, sinon c’est pas drôle, trop de don de soi gratuitement, c’est jamais bon pour la santé.

- Mes neurones sont déjà à bloc, t’inquiète pour elles ! Mais pas maintenant, j’ai un truc à boucler, et du sommeil à rattraper. Tu peux me contrarier dans mes plans mais ce sera 100$ en plus. Sinon… on se retrouve demain, quand ça t’arrange, je suis à toi mon cactus !

Me demandez pas pourquoi Cactus, c’est sorti tout seul, signe que je commence à être un peu plus familier avec lui (l’appel de l’or, je vous dis). En tout cas, Morgan est fichu, je viens de me lancer dans les surnoms, et vu sa gueule, il risque de bouffer un nouveau nom de plante par jour. Faudra qu’il s’y habitue parce que je trouve déjà l’idée très drôle. En tout cas, marché conclu ! Il me donne un tape dans le dos qui provoque l’impression étrange de se faire secouer par une branche, mais j’essaye d’avoir l’air le plus naturel possible. Demain, on verra où en est ce type qui a raté la moitié de l’histoire mondiale en osant rester éloigné du web, avant de passer aux choses vraiment sérieuses. J’ai un tas de vidéos trop funs à lui montrer pour commencer son initiation !

_________________

Scipion : Je puis nier une chose sans me croire obligé de la salir ou de retirer aux autres le droit d'y croire.
Caligula : Mais c'est de la modestie, cela, de la vraie modestie ! Oh ! cher Scipion, que je suis content pour toi. Et envieux, tu sais... Car c'est le seul sentiment que je n'éprouverai peut-être jamais. [Caligula, Camus]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Speaking in the dark [Yitzhak Anavim]   

Revenir en haut Aller en bas
 
Speaking in the dark [Yitzhak Anavim]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Un p'tit coup vite fait, bien fait [PV: Jessica StJames feat Yitzhak Anavim]
» Yitzhak Anavim [Terminé]
» Le hasard fait parfois bien les choses, mais seulement parfois. (Yitzhak Anavim)(terminé)
» BoutiqueVoriagh et dark addict Pouvant convenir aux Ega,EGL.
» Dark-orbit !!

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
X-men RPG :: Hors Jeu :: Topics Terminés :: La Confrérie-
Sauter vers: