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 Pas de cantine pour les braves (Lucas)

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Clara Findley
Agent du BAM Delta
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Date d'inscription : 12/01/2014

MessageSujet: Pas de cantine pour les braves (Lucas)   Mer 11 Juin - 21:45

Il est midi, l'heure pour les braves fonctionnaires que nous sommes de s'engraisser gracieusement sur le compte du contribuable. S'empiffrer à coup de frites, hamburgers et autres donuts tout en ne se contentant que d'un coca Zéro histoire d'apaiser sa conscience boulimique. Pour ma pat, il est hors de question que je participe aux dépenses astronomiques de cette cantine capitaliste. Ho j'ai mes raisons et même si mes pouvoirs m'offre le privilège de manger moins, rien ne me fait plus plaisir que de combler mon estomac et ramollir mon fessier mais je déteste ce lieu. Entre le déplaisir de croiser mes collègues se sustenter tout en lorgnant mon chemisier ou d'écouter pour la énième fois une grande gueule remercier sa petite "KFC", surnom si affectif qu'on m'a jadis affublé, pour ses nuggets du jour, merci mais je passe mon tour ! Je déteste les moqueries quand elles n'ont pas pour origines mes mots et je me dois de garder un certain standing quant à mes relations. De plus, je garde ma réputation d'être une vraie garce insensible et dédaigneuse au boulot. Miss glaçon refroidirai certainement l'ambiance décontractée de la cantine et les mets succulents que mes homologues du B.A.M. dégustent risquerai aisément de leur rester dans la gorge au moment où je répliquerais. La sympathie et moi, nous sommes voisines mais rarement d'accord.

Du coup, qu'est-ce-que je fais pendant que la plupart de mes collègues ingère l'argent des contribuables directement dans leur panse ? Je bosse. Encore et toujours, je suis une acharnée du travail et je profite du calme que m'offre leur pause midi pour feuilleter tranquillement le dossier sur lequel on m'a affecté. Là où mes voisins de bureau on la chance d'être sur des affaires fun comme une mystérieuse fille explosive qui fout un sacré bordel et une apprentie justicière multipliant les fautes de goût et les mauvais choix, moi je me coltine encore le bas de l'échelle des histoires emballantes.

" La mort inexpliquée de Gregor X, immigré Russe sans papier retrouvé mort en plusieurs endroits de son salon. J'ai vu les photos, c'est gore. Officiellement, dans la version public, c'est un accident ménagé. Officieusement, le gars était un mutant. Donc on y colle un agent du B.A.M. pour enquêter et c'est Kentucky qui s'y colle. Alors Cafardino, t'as une hypothèse sur le sujet ou tu me laisse ramer dans mon café ? "

D'accord, à première vue, j'ai l'air de parler toute seule, me balançant sur ma chaise, penchée sur la table et le nez collé contre les feuilles du dossier de Gregor. A dire vrai, j'ignore même son nom, juste que Gregor lui allait bien. Mutant, cela n'en fait aucuns doutes, sur le peu de pièces identifiable sur son corps, des écailles partielles sur le torse et les avant-bras ne peuvent cacher sa nature. Cela n'explique pas sa mort, aucuns témoins, aucuns proches connus et évidemment pas un seul de mes indics n'a le moindre début de piste. Je m"enfermerais bien dans une chambre froide pour me rafraichir les idées mais avant je tente une méthode d’enquête inédite. Déléguer le travail à un cafard aussi bête que... Cafard.

Il est là, au somment de la pile de dossier à me regarder bêtement, mes yeux, mon décolleté, mes yeux de nouveau mon décolleté. Il est confus, cherche ces mots dont moi seule puisse les comprendre dans cette pièce pour au final partir sur une théorie abracadabrante de clonage muta-génique orchestré par les fabricants de sacs Longchamp. D'où le massacre d'un mutant écaillé anonyme. Cela se tiens l'espace de trois seconde avant de former un rond entre mon pouce et mon index et d'expédier Cafardino en orbite d'une pichenette.

Pfff, j'ai vraiment besoin de faire une pause avant d'aller perquisitionner une boutique de sacs de luxe pour mener l'enquête. Cela tombe bien, ma tasse est vide, je peux au moins faire l'effort d'aller me chercher un antépénultième expresso avant de poursuivre. Avec de la chance, je croiserais peut-être un autre bêcheur préférant les bureaux à la cantine histoire de lui faire profiter de ma bonne humeur aussi légendaire qu'un rayon de soleil en Angleterre. Sauf qu'arrivé devant la machine, elle ne marche plus ! Un bhon coup de pied dans le distributeur et je me pète le talon de mon escarpin...

" Bordel, là j'ai l'air conne ! "
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Lucas Slang
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MessageSujet: Re: Pas de cantine pour les braves (Lucas)   Sam 14 Juin - 9:32

Le déjeuné, il y avait longtemps que Lucas avait optimisé cette pause. Lucas n’aimait pas perdre de temps bêtement à côtoyer ses collègues pour des échanges insipides qui s’effectuer à la cafétéria. De plus pour lui ce lieu n’était absolument pas à son gout, pas assez chic, pas assez luxueux et pas assez raffiné. Sans parler de la nourriture qui était selon lui bonne à donner à un cochon. Tout ce qui pouvait rebuter l’avocat, il jouait le jeu de temps à autre histoire de donner le change quand il n’avait pas le choix. Lucas avait des goûts de luxe et il les assumait. Son salaire au BAM était très correct puisqu'il l'avait fortement négocier à son arrivée. Mais ses revenues confortables étaient aussi assuré par le cabinet d'avocat  Smith and Carter dont il était associé.  Ce qui lui permettait d'avoir quelques caprices que peu de fonctionnaire du BAM pouvait se permettre.
Lucas préférait clairement travaillait plutôt que de gaspiller son temps dans des palabres inutiles et grotesques alors qu’il avait une montagne de dossiers sur son bureau qui s’accumulaient chaque jour. Lucas avait trouvé la solution parfaite, la livraison au travail. Il avait rationalisé sa semaine et il faisait venir un livreur de produits chics sur le temps du midi. Si au début il y avait eu quelques emportements de la part des agents d’accueil qui devaient réceptionner la précieuse marchandise, ils avaient fini par si habituer.  Du moins Lucas ne leur avait pas laissé vraiment le choix. Il avait essayé de négocier à ce qu'on lui apporte jusqu'à son bureau, mais il n'avait pas réussi à trouver la bonne poire qui aurait accepté de lui rendre ce service. Il s'était résigné à quitter son antre pour aller chercher les victuailles. Cela permettait à l’avocat de déguster un bon plat et de pouvoir travailler tranquillement sans être dérangé. Il se sentait plus productif et il avait au moins une excuse pour éviter de se mélanger aux autres.
Aujourd’hui c’était le jour du japonais, Lucas venait de réceptionner sa boite de bento. Il avait été en même temps récupérer un dossier urgent qu’il devait être traité dans les plus brefs délais. Le procureur fédéral  devait l’avoir sur son bureau ce soir dernier délais. Il avait l’habitude de ce genre d’urgence, cependant l’avocat avait fait grise mine quand il avait vu l’épaisseur du dossier à traiter *ça change des feuilles de choux. Punaise ça va pas être coton.*  De plus il avait encore à finir la conclusion de sa dernière enquête. Ce n’était donc pas le travail qui manquait et tout temps consacré à cette tâche était bonne à prendre. Il retournait tranquillement en direction de son bureau quand il assista à un drôle de manège. Une jeune femme était en train de s’énerver après la machine à café. Une mutante de surcroît, l'aura marron qui émanait d'elle  et que distinguait l'avocat ne laisser pas de place au doute. *Elle veut se suicidé avec ce mélange toxique.*  Dans d’autres circonstances Lucas aurait tracé sa route sans trop y prêter gare, quand cette dernière pesta contre elle-même et de la situation qu’elle venait de créer en cassant son talon. Lucas esquissa un léger rictus en voyant la scène.

« Ça, c’est sûr ! » Lâcha Lucas en entendant les paroles de cette dernière. *Oups*

Il venait de parler tout haut au lieu de le penser. Il avait souvent des pensées assez acerbes avec son entourage, mais il le gardait souvent pour lui. Sa verbe lui permettait souvent de passer pour un être social et même des fois sympathique alors qu’il pensait réellement le contraire de ce qu’il disait. Certain crierait à l’hypocrisie, Lucas lui disait que c’était juste par convenance sociale et qu’il fallait faire un léger effort, même si c’était pour côtoyer des êtres sans grand intérêt.
Quoi qu’il en soit il s’était aperçu de sa bévue. Il décida d’essayer de rattraper le coup en le noyant comme si de rien n’était.

« C’est sûr que vous allez avoir l’air bête dans les couloirs, sale journée ? »*pas la peine de se rattraper aux branches.*
« Je n’ai pas de pair de chaussures dans mon bureau à vous dépanner, par contre je peux vous offrir un café sans doute plus digeste que celui que délivre cette machine infernale. Qui a décidé de vous mal mener aujourd’hui. »

Lucas avait depuis bien longtemps déserté la machine à café, encore un lieu trop côtoyé à son gout. Non il avait acheté une Nespresso afin d’éviter à faire des aller et venue inutile. Il n’avait cependant pas ébruité qu’il avait acheté une telle machine, histoire de ne pas attirer les vautours qui auraient prétexté de venir pour oui pour un non afin de prendre leur pause-café dans son bureau.  
*Ce sera ta BA de la semaine.* Lucas avait décidé de se montrer un peu plus aimable qu’à l’ordinaire, au vu de ce qu'il venait de dire. Il se sentait l’âme charitable pour le moment.
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Clara Findley
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MessageSujet: Re: Pas de cantine pour les braves (Lucas)   Dim 29 Juin - 15:09

Un tournevis, une scie à métaux et un chalumeau. Les idées ne vont pas me manquer quand il s'agit de vengeance gratuite contre un objet inanimé aussi inoffensif que... Tu rigoles ! Cette conserve est loin d'être pacifiste en témoigne le talon que je tiens bêtement en main. La méthode douce ne serait pas suffisante pour passer mes nerfs sur ce satané distributeur de café. Qu'a cela ne tienne, après tout je dispose d'une licence en sadisme avec mention, les idées ne vont pas me manquer pour punir la machine de son crime le plus ignoble. Et en tête de mes idées, bien avant le recyclage  pour une pub de George Clooney et l'apparition dans un Clip de Miley Cyrus, le châtiment suprême s'annonce bien plus violent que cela. Il sera en tête de liste des obus que nous balanceront sur le prochain assaut de Magneto sur la ville. Ni une, ni deux, le distributeur se transformera en simple bille de métal puant le café. De toute façon, ce mégalomane ne se poserait même pas la question du pourquoi on lui balance un distributeur de café à la gueule, ce vioque à le syndrome de la persécution, pas besoin de raison donc pour tout réduire en miettes.

Mes yeux mitraillent déjà du regard la conserve à café, mais en me retournant, c'est pratiquement des éclairs qui jaillissent tellement je ne supporte pas la moquerie. Visiblement, on ne peut pas se casser un talon en paix sans qu'on ne serve de spectacle à ses collègues. Chouette, encore un asocial comme moi qui ne sait pas aller simplement bouffer à la cantine. Je suis tout à fait apte à me foutre de ma gueule moi-même que pour endurer qu'un autre le fasse à ma place. Il me parle de couloir et de sale journée ensuite... C'est ça noie donc le poisson dans l'eau et remue un peu plus le couteau dans la plaie ouverte. Je fais quoi ? Je répond d'une réplique glaçante en menaçant l'espoir même de voir une probable progéniture naitre ou je crée un scandale en bonne et due forme ? Non, je suis un agent fédéral, restons courtoise et calme, je m'inquiéterais plus tard de lui balancer une invasion de cafard dans son appartement une fois les infos glanés.

Café ? Le mot magique vient de sortir de sa bouche en annihilant toutes mes pensées de vendetta. Évidemment, mon enthousiasme est modéré par le fait que cet homme propre sur lui est bien incapable de me dépanner en chaussures féminines. Donc je n'ai pas à faire avec un travestie refoulé ni même qu'il laisse sa secrétaire user de son bureau comme un dressing après une partie de jambe en l'air.

" Bref, tu as pitié de moi et tu m'offres un café dans ton antre. Si cela est dans l'optique de me réconforter et de profiter de ma vulnérabilité pour me faire tomber entre vos griffes, c'est voué à l'échec. J'atteins certes la perfection mais je ne compte pas la mettre au service de l'esprit d'équipe du BAM. Mais pour un expresso, je suis prête à vous suivre. Clara Findley, enquêtrice. "

La bonne mesure serait de rajouter "enchantée" en guise de formule de politesse mais je ne le fais pas. Je ne suis pas réputée pour ma sympathie et j'ai les nerfs contre ce distributeur. Enfin, je vais la laisser en paix cette machine du démon, ma rancune sera remise à plus tard car la vengeance est un plat qui se mange froid... Glaciale même. Pourquoi pas un stage dans le cercle Arctique dans le même glacier que Captain America ? L'option est intéressante à étudier.

L'autre réflexion est toute vue, mon corps à trop besoin de caféine que pour faire la fière. Juste le temps de me déchausser, histoire d'éviter une chute mémorable en présence d'un collègue. La paire d'escarpins atterrissant banalement dans la poubelle initialement dédiée aux gobelets. J'aurais pu faire l'effort de les faire réparer ? Non, je me réserve le droit d'une bonne journée de shopping. Une paire de perdue, dix de retrouvées, telle est ma devise ! Et si me baladais pieds nue dans les couloirs peut s’avérer compromettant pour mon image de marque ? Ça va, il n'y a personne à l'étage hormis cet inconnu avant une bonne heure et le site Zalando livre 24h/24. Tant pis pour cette histoire de mutant démembré, mes priorités ont changé durant ce quart d'heure de pause.

Bon, je m'offre tout de même le luxe de dévisager cet homme me proposant un café dans son bureau. Il ne me dit pas grand chose à vrai dire, enfin je ne me fais pas beaucoup d'ami et le Triskelion est une immense ruche, il est normal que la reine des lieux ne connaisse pas toutes les abeilles ouvrières des lieux. Enfin, même si il doit bien se foutre de ma gueule même en essayant de se rattraper, il a assez d'intelligence, comme moi, pour ne pas se méler à la jungle qu'est la cantine à cette heure. Sauf évidemment si il est tellement incompétent qu'il soit obligé de rattraper son retard par tous les moyens. Par contre, étrange, il semble tenir sa mallette en main...

" C'est ça, tu es le livreur du BAM ? Un bento par-ci, un café par-là. T'es sur que tu ne peux rien faire pour une paire de talon ? Les secrétaires sont-elles toutes si coincées au gouvernement ? "
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Lucas Slang
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MessageSujet: Re: Pas de cantine pour les braves (Lucas)   Sam 5 Juil - 14:32

Lucas ne dit rien, sur le moment, mais il trouvait l'attitude de cette jeune femme très déconcertante. * Une folle.* il commençait déjà à regretter sa proposition de lui offrir un café. *Bon je ne peux pas me débiner. Dommage.* Il aurait bien trouvé un faux prétexte pour se soustraire à cette fille qui lui paraissait dès plus étranges. Ce n'était pas la première fois que Lucas avait affaire à des collègues qu'il trouvait dérangé. Visiblement la jeune femme était partie dans un délire. * Mais tu rêves ma belle, comme si j'allais te draguer. Pauvre de moi, voilà pour une fois que j'essaye d'être sympathique au boulot.* Il esquissa un sourire charmeur et il ne voulait en au cas offenser la jeune personne. *Bon un petit café vite fait, bien fait et chacun reprendra le cours de sa vie comme si de rien n'était.* Il ne pouvait pas échapper à la présentation officielle puisque l'inconnue de la machine à café venait de le faire.

« Maitre Slang, avocat et juriste au sein du BAM. » *N'ayant aucunement l'intention d'abuser de votre personne.* « Donc non toujours pas de paire de chaussures à vous proposer et la boite de Bento est mon déjeuner. » *Quant au café, bah c'est uniquement pour éviter la machine à café et tomber sur de drôle d'individu qui en général me font perdre mon temps. *

Il avait tenu à marquer une certaine distance dans sa présentation. En général il mettait ses fonctions d'avocat en avant, histoire de se distinguer avec le gros de la masse des inspecteurs du BAM. Le service juridique du BAM était tout aussi important que le reste, puisqu'il permettait de préparer les dossiers en amont quand le procureur décidait de traiter l'affaire devant les tribunaux.
Lucas pouvait généralement se montrer dur avec son entourage. Il considérait bien souvent les gens qui l'entouraient inférieur à sa personne. Il avait une haute estime de soi. La seule chose qui le sauvait c'était qu'il respectait les conventions sociales. Il avait appris à faire semblant et de ne pas afficher ses véritables pensées. Il trouvait cette enquêtrice pour le moins déconcertante et ne savait pas trop si elle plaisantait ou bien si elle était sérieuse dans ses propos.

*Je ne m'organise pas de partie de jambe en l'air avec toutes les secrétaires du BAM. Mais pour qui elle me prend celle-Là* Lucas aurait pu trouver flatteur qu'elle lui attribue le pouvoir de séduire les secrétaires du BAM, il trouvait cependant très cavalière la façon dont Clara avait abordé ce sujet. Surtout qu'il ne la connaissait pas. Elle avait visiblement moins de retenu que lui dans le fil de ses pensées. C'était du coup un sacré dépaysement pour Lucas qui n'avait pas spécialement l'habitude de côtoyer des personnes brutes de décoffrage. Après tout le milieu de la justice était remplie de requin, qui montrait les crocs qu'au dernier moment quand la proie était prête. Lucas était conscient qu'il faisait partie de ses prédateurs qui exploitaient les failles de leur ennemi afin de les dévorer tout cru. C'était malheureusement un jeu inévitable.

« Suivez-moi. Jusqu'à mon bureau. Il se trouve juste au bout du couloir.»

Lucas ne demanda pas son reste et avança en direction de son bureau d'un bon pas. Sa pièce n'était pas très loin effectivement. Sur la porte était collée une plaque dont on pouvait lire " M. Lucas Slang affaire juridique". Il ouvrit la porte et il invita Clara à entrer. La pièce était de taille raisonnable. Il y avait de nombreux classeurs d'archivage et ainsi que des meubles de rangement. Au milieu de la pièce se trouvait un grand bureau dont un grand nombre de dossiers parfaitement rangés s'accumulaient. C'est que le BAM ne chômait, les affaires de mutants étaient monnaie courante et à chaque intervention du BAM l'aspect juridique devait être traité pour savoir les suites à donner à l'affaire. Même si Lucas intervenait ponctuellement sur des affaires très spécifiques au vu de la nature de ses pouvoirs, il était avant tout un bureaucrate.

L'avocat posa sa boite de bento et son dossier sur son bureau. Il se dirigea au fond de la pièce. Là se trouvait un petit meuble, ressemblant vaguement à un secrétaire. Sur le dessus était disposée la fameuse machine à expresso. Lucas ouvrit le meuble et en sortit une boite métallique. Il l'a tendit à Clara.

« Allez y choisissait! »

La boite contenait différente capsule d'expresso de différents arômes. Lucas aimait avoir le choix et ne pas se limiter à un seul parfum. Pour l'instant il n'avait pas spécialement envie d'un café, mais plutôt de manger son repas qui lui faisait les yeux doux. Il ne voulait pas qu’un silence malsain et  angoissant s’installe, il décida donc de briser la glace rapidement.

« Vous travaillez sur quelle affaire ? »

C’était certes un peu bateau, mais il préférait cela, plutôt que de rentrer dans une discussion qui l’aurait amené à parler de sa vie privée.
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Clara Findley
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MessageSujet: Re: Pas de cantine pour les braves (Lucas)   Sam 12 Juil - 21:36

Hé zut, ce gars est un juriste. Bureaucrate. Et égocentrique de surcroit. Quoi ? Comment je peux juger ce type sur la base de deux minutes et une dizaine de phrases échangées ?  Simple, à sa manière de se présenter. Sauf si erreur de ma part, "Maïtre" est son prénom, le gars ne m'a donné que son nom et le dénominatif de sa fonction. Et donc ? cela me laisse peut le choix si je dois l'appeler, maître ? Slang ? Maître Slang ? Compris, je vais simplement éviter de l'appeler à l'avenir. De plus, à quoi bon ? Je ne côtoie pas le service juridique si ce n'est pour leur donner avec joie la responsabilité de mes dossiers et conclusions, la paperasse quittant mes mains et c'est tant mieux. Il est normal qu'une fille aussi douée que moi concentre autant que possible ces capacités sur le terrain et non dans le bureau d'un bâtiment high-tech dépourvu d'un distributeur de café en état de fonctionner. Comme je m'en doutais, le service juridique du BAM n'a rien a me proposer côté chaussures et je ne lorgnerais pas vers son bento tant que la faim ne me tiraille pas. Non, enfaite je ne le suis que par intérêt personnel, l'expresso ! Je ne vais pas m'en cacher et si il décide de se moquer de nouveau de moi, je m'arrange personnellement pour pourrir son repas à coup de cafards arrivant discrètement dans le colis. Mes dons ne sont certes pas glamour, mais niveau sournoiseries, je me débrouille de mieux en mieux avec.

Et j'hausse de nouveau les épaules suite à sa nouvelle injonction. "Suivez-moi jusqu'à mon bureau" qu'il me dit. Comme une lycéenne prise sur le fait par le proviseur et certaine de se manger une bonne année de colle si elle le suit. D'accord, j'ai l'impression qu'en suivant ce gars jusqu'à son bureau, je me jette de plein pieds dans la tanière d'un requin. Le pauvre, hors de l'eau, même le plus vaillant des requins ne peut rien contre une blatte. Dans son imagerie, il doit tout de même visualiser son bureau comme une sorte de bocal, mais moi je considère la ville entière à ma botte et à celle de mes millions d'amis rampants. J'ordonne tout de même mentalement à deux ou trois éclaireurs de me suivre au cas où.

Je n'ajoute rien à son invitation à le suivre, je prends tout de même la peine de repérer les lieux histoire de prévoir une solution de secours en cas de nouvelle panne de la machine. C'est simple, son bureau est juste à l'autre bout du couloir, entre-temps, je prends le temps d'enregistrer l'inscription sur la porte de son cabinet, au moins j'y gagne son prénom... Lucas. Pour le reste, l'aspect de la pièce est tout à fait conforme à l'idée que je m'en faisait d'un bureaucrate. Des archives, des dossiers et des meubles pour les ranger. J'aime moyennement et laisse le prénommé Lucas prendre ses aises. Je ne me fais pas prier non plus, m'installant non loin de son bento, posant mes royales fesses sur son bureau et en croisant les jambes pour me donner une classe innée que je m'efforce de dégager. D'un autre côté, je suis une collègue, pas une cliente donc hors de question de me rabaisser à m'assoir sur le siège en vis-à-vis de son bureau.

" Le plus corsé de ta collection me conviendra Lucas. "

Les autres arômes ne me faisant pas grands effets dû à ma physiologie particulière de mutante, il me faut quelque chose de fort. Au moins cela me remontera un peu le moral suite à la tragédie de la perte de mes escarpins. Ho ! Et pardon ! Je l'ai appelé par son prénom sans en être présentée ? Que je suis maladroite par moment, mais c'est calculé. Une enquêtrice ne laisse pas les petits détails de côté, d'un autre il peut me servir des "Maître Slang", se servir de son prénom le remettra sur un pied d'égalité.

S'en suit non pas un moment de silence, non évidemment, les hommes ne peuvent me laisser savourer une tasse sans devoir briser le silence de la dégustation pour des banalités liées au boulot. Dans l’indifférence totale, cachant ma gratitude sous un masque d'antipathie chronique, il me faut bien à mon tour rompre le silence.

" C'est classé top-secret. Non, je rigole le dossier va certainement se retrouver un jour où l'autre sur cette pile."

Me saisissant avec nonchalance d'un dossier au hasard que je fais mine de feuilleter par curiosité et voyeurisme, je ne peux m’empêcher de continuer sur ma lancée.

Démembrement ménager, la routine. La police conclu sur un suicide car elle n'a aucune envie de remuer ciel et terre pour trouver le fin mot de cette affaire. Classique la victime est mutante, du coup au BAM de se demerder. Les photos du cadavre son assez artistique pour te faire passer l'envie de ton bento. "

Déposant son dossier sur la pile, aussi vite blasée d’ennuis que la curiosité m'était venue. Je me laisse aller un instant en balançant mes jambes dans le vide, ma main se faufilant non loin de son bento, après tout, si il n'a pas faim, je veux bien faire une exception à mon régime mais il faut la jouer subtil et noyer le requin dans l'eau en douceur.

" Et c'est moi qui m'y colle. Pas l'affaire la plus excitante de l'année, les pontes se gardent les histoires médiatiques laissant aux nouvelles la rubrique des mutants-écrasés. Et vous, Lucas, un juriste doit être dans son élément dans toutes ses affaires, vous œuvrez actuellement à arrêter les dangers publique ou au contraire à les réinsérer dans la société histoire de ne pas être en manque de psychopathe mutants dans la nature ? "
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Lucas Slang
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MessageSujet: Re: Pas de cantine pour les braves (Lucas)   Mar 22 Juil - 19:56

Lucas ne fit aucune remarque quand elle s'assit sur son bureau, mais s'il trouvait que ce n'était pas très approprié. Il estimait qu'elle aurait pu au moins s’asseoir sur une chaise. Non ce qui le fit le plus tiquer c'est quand elle l'appela par son prénom et d'une façon trop familière à son gout. Il ne montra aucun signe qui aurait pour dire qu'il n'était absolument pas content de cette familiarité, cependant il regrettait déjà de l'avoir invité à venir prendre un café. *Elle croit qu'on a élevé les cochons ensemble ? Pour qui elle se prend cette péronnelle avec ses grands airs et sa position. Aucun savoir vivre, à croire que le Bureau est tombé bien bas pour employer n'importe qui.* Lucas pestait contre lui-même de s'être montré si gentil. * Pour une fois que j'essaye d'être sympa je me tape la Miss sans gêne de service. Ça t'apprendra, la prochaine fois tu la vanneras avec son escarpin de bas étage et tu traceras ta route.*
Fort heureusement pour Clara les convenances sociales faisaient que Lucas ne la chasserait pas de son bureau, même si ce n'était pas l'envie qui lui manquait. Il resta très flegmatique comme si de rien n'était.

« Fort bien. »Dit il d'un air très détaché.

Il se leva prit une des dosettes de la boite, la plus forte qu'il avait et l'a mis dans la machine. Il attrapa une tasse non loin qu'il déposa dessous. Il fit fonctionner la machine qui donna un café noir intense. Puis il se retourna et il donna la tasse à Clara.

« C'est un Kazaar, il est réputé pour sa puissante amertume. En espérant qu'il vous convienne.» *Je pense que c'est donner de la confiture à un cochon, crois-tu qu'elle fasse la distinction. Tu rêves mon vieux.*

Puis sans rien ajouter de plus il prit place à son bureau. Il remarqua qu'elle tenait en main l'un de ses dossiers. *Bah vas-y te gêne pas, fais comme chez toi. Si je te dérange tu me fais signe.* Clara avait en l'espace de quelques minutes le chic de l'irriter. *Au vu de toutes ses familiarités, je n'ai cas faire comme elle.* Sans demander son reste Lucas ouvrit sa boite de bento qui était composée de deux compartiments. Le premier comportait des Tsukune Teriyaki. Ses boulettes de viande en mini brochette était l'un des mets préférait de Lucas. Dans le second on pouvait distinguer du riz cuisiné à la façon onigiri, accompagné kimpira de carotte, de futomaki aux crevettes et d'un petit bol de sauce. Dans d'autre circonstance il aurait sans nul doute partagé son repas, cependant la façon discourtoise dont agissait Clara, il estimait qu'elle ne le méritait pas plus d'attention de sa part. Tout en écoutant ce qu'elle lui racontait, il commença à engloutir ses brochettes tout en picorant dans les carottes de temps en temps. Tout en utilisant bien sûr uniquement les baguettes qui avaient été fournis pour le repas. Lucas avait fini par apprendre à manier ces instruments. Il ne se souciait pas que cela puisse ou non donner envie à Clara. Il estimait en avoir déjà trop fait avec cette dernière. Lucas se disait que si elle avait faim, elle n'avait qu'à rejoindre les autres à la cafétéria. Il était sûr qu'elle y serait parfaitement à son aise au vu de son attitude. Ne voulant pas se montrer froid, ni distant et au vu qu'il avait initié la conversation, il décida de continuer cette mascarade, le temps qu'elle engloutisse son café et qu'elle déguerpisse.

« Je vois, affaire assez glauque en somme. Vous avez une piste ? » *Quant à me couper l'appétit, il m'en faut plus.*

Lucas n'avait pas toujours été au sein de ce bureau. Il avait été pendant un temps sur le terrain. Il avait cependant demandé une réaffectation depuis la dernière affaire qu'il avait mal encaissée. Il apprit lors de la conversation que la demoiselle était nouvelle et qu'elle était coincée sur les affaires les moins passionnantes. Lucas émettait des doutes sur sa longue et future carrière. Il savait que pour monter les échelons il fallait être plus diplomate qu'elle ne le montrait. Les hautes sphères étaient faites de faux semblant. Il était en train d'engloutir son riz quand Clara, s'intéressa à ce qu'il faisait.

« C'est à la justice de trancher qui doit aller en prison, qui mérite une seconde chance, ce n'est en aucun cas mon oeuvre. »

Certes le rôle de l'avocat était de plaider la cause du client, mais Lucas estimait que c'était la justice qui rendait le verdict.

« Notre service juridique vérifie qu'il n'y ait pas de vice de forme avant l'instruction en justice et ainsi permettre comme vous le dites à un psychopathe de s'en tirer si facilement. Après il n'est pas de notre ressort de juger. Mon rôle depuis peu est d'aider le bureau du procureur à y voir plus claire avant de prendre sa décision sur d'éventuelle poursuite ou pas. Est qu'un jeune mutant qui perd le contrôle de ses pouvoirs et créer un violent accident, doit aller en prison ou bien doit il peut être apprendre à maîtriser sa nature ou éviter que cela ne se reproduise ? De vous à moi je préfère traiter les dossiers de vos psychopathes au moins les choses sont plus simples et il n'y a pas d'état d'âme à avoir. »

Le BAM traitait toutes sortes d'affaire quand elles impliquaient des mutants. Certaines d'entre elles étaient assez compliquées à gérer. Le bureau du procureur se trouvant des fois désœuvré face à certaines affaires.

« Il faut que la loi s'adapte et soit équitable pour tous ne croyez-vous pas ? Surtout que certains mutants se pensent supérieurs aux hommes, mais il ne faut pas non plus stigmatiser les mutants. Fort heureusement la plupart ne sont pas des délinquants. »

Il regarda un instant en direction de Clara, pour voir sa réaction. Cette dernière ne pouvait pas se douter que Lucas savait qu'elle était mutante, ni qu'il en était un aussi.
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Clara Findley
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MessageSujet: Re: Pas de cantine pour les braves (Lucas)   Dim 27 Juil - 19:45

Mmmhhh, j'en gémis intérieurement en goutant de son prétendu Kazaar. Je sens son goût rien à voir avec la daube que l'on nous sert dans ce foutue distributeur à café, à croire que les types qui nous dirigent n'en ont que faire du confort de ses employés. Évidemment, c'est aussi dû à mes dons, mon appétit étant totalement déréglé, la plupart des trucs que je bois ou mange à un goût fade avec un petit soupçon de pourriture. D'accord, j'ai hérité des papilles gustatives des cafards, ingérant aussi bien les produits frais et périmé seulement niveau aromatique, c'est pas ça. Seuls ce qui à vraiment un goût fort ou épicé atteint vraiment mon palais. Alors ce café est comme une bénédiction pour moi et rien que pour cette tasse, Slang remonte dans mon estime. En tout cas, pour éviter de revenir mendier une tasse dans son bureau, je devrais envisager l'option de m'acheter à mon tour ce genre de machine... Pour attirer les nuisibles du service et les dragueurs de bas-étage ? Oublie Clara, ce n'est pas très viable comme perspective. Regarde le, ce pauvre avocat, on ne s'est croisé quoi ? Deux trois fois dans les couloirs sans même que je ne daigne poser mes yeux sur sa personne et le voici par la force des choses obligé de m'en offrir une tasse. D'accord, dans cette situation, la nuisible c'est moi et mon attitude calculée et effectivement des moins reconnaissante et irrespectueuse. D'un autre côté, si il voulait m'impressionner et frimer un peu dans le but de séduire une nouvelle proie, le prédateur pourra postuler à une réunion des Herbivores Anonymes quand il se sera briser les crocs contre ma carapace d'acier. Jamais mélanger le boulot et la vie privé, c'est hors de question et si j'excelle dans mon travail, de l'autre côté je suis proche du néant. Alors tant que je suis dans l'enceinte du BAM, je garde ma perfection et mon excellence sous mes traits de pétasse. J'assume.

Lui par contre est aussi du genre déstabilisant, le gars, il bouffe en pleine conversation l'air de rien. Et pour ne pas changer, sont bento, il le dévore en usant de baguettes. Frimeur. Une fois, j'ai accepté un rencard avec un type rencontré sur meetic. L'enfoiré me proposa un resto thaï et vue ma maladresse chronique dans ce genre d'instant, je n'ai pas su faire autrement que de me mettre la baguette dans l’œil en tentant tant bien que mal d'user de ces satanés instruments ! Les rires de l'abrutis ont vite cessé quand un cafard eu malencontreusement décidé de visiter sa gorge et il termina le repas la tête dans la cuvette des toilettes. On ne se fout pas de moi. Jamais. L'addition fut à ses soins à son retour, champagne, caviar et tout ce qui couté bien chère, seul ma présence ne fut pas consignée. Fin de la parenthèse. Juste pour dire que frimer avec des baguettes c'est bien, ce les foutre dans l’œil par contre, ça craint. Mais pour repartir sur la conversation, je n'ai pas la moindre piste, évidemment l'affaire vient à peine de débuter et je commence seulement l'investigation. Je me dois donc d'en annoncer tout le contraire, question de dignité professionnelle.

" Mes subalternes et indics sont sur l'affaire, il ne faudra pas une journée pour passer la scène du crime et le quartier au peigne fin. Si quelque chose est passé outre l'aveuglement de nos confrères policiers, je le saurais. Les pièces du puzzle s'assembleront d'elles-même et ensuite, à moi d'intervenir. Je préfère le terrain au bureau ne serait-ce que pour m'éviter de voir les mêmes têtes de cons du matin au soir. Oui, dans ma section, aucun de mes collègues n'ont de machine Nespresso. "

Ho merde, cela ressemble presque à un compliment. je perds la main, il est vraiment temps que mes foutus cafard trouvent quelque chose que je sorte enquêter plutôt que de tourner en rond au Triskelion. Oui, mes subalternes et indics sont mes amis rampants. Je délègue le boulot chiant et entre-nous, ils sont doués pour dénicher ce qu'un enquêteur lambda ne voit pas. D'accord, je rends aussi ces insectes totalement accros aux Experts Manhattan c'est la seule formation en-ligne leur étant ouverte et gratuite. Il n'entrave rien à la série mais pour mon orgueil personnel, j'aime à croire que c'est utile.

S'en suit un petit monologue sur son travail personnel. Au moins cela reste dans le cadre juridique et c'est bien plus plaisant à écouter qu'une banale discussion sportive ou sur la météo comme certains se bornent à déblatérer. Je ne suis pas stupide, chaque cas mutants est à prendre individuellement et ne pas les mettre dans le même sac justement car ce sont des mutants. Les autorités humaine et l'opinion publique a vite fait de les condamner sur un fond de racisme et de crainte d'être reléguer en-bas de l'évolution génétique. L'ennuie reste que le procureur n'existe pas encore en version mutante, d'où bien souvent, même le plus impartial de ces hommes reste influencé par son appréhension sur les mutants. Même les bons, Xavier est ses grands airs pacifiques n'en est que le meilleur exemple car télépathe. Qui dit que ce n'est pas lui qui tire les ficelles du monde en investissant et soufflant les paroles des plus grands de notre monde. La paranoïa c'est vendeur.

Slang continue a discourir et me demande même mon opinion sur tout cela. Il est clair est bien tranché, je ne le changerais pas pour ses beaux yeux.

" Un con reste un con, mutant ou non. Ce que je pense pour ma part, c'est que les mutants devraient participer d'avantages encore à la vie politique et économique du pays. Le BAM est un exemple trop rare de collaboration. Ce n'est pas en se closant dans un institut que les choses changeront. Certains mutants ont les pouvoirs qui leur montent à la tête, ils s'enflamment et dépasse les lois. Nous sommes là pour rétablir l'ordre, ça me suffit. Et tous les mutants ne sont pas des délinquants, j'en suis la preuve et je ne m'en cache pas. Ni mutants, ni hommes n'ont à se croire supérieur, pas tant que la femme existe, n'est-ce pas ? "

C'est de l'humour ? Peut-être, je reste exprès incertaine sur le ton que j'emploie pour qu'il en pense ce qu'il veut. Pour le reste, j'en suis convaincu. Et ma nature mutante n'est un secret pour personne, du moins quand on me le demande. Pour le reste, l'ignorance leur sied bien.
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Lucas Slang
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MessageSujet: Re: Pas de cantine pour les braves (Lucas)   Dim 3 Aoû - 10:35

Lucas finit d'engloutir tranquillement son repas tout en écoutant ce que lui disait Clara. Il faillit juste de s'étouffer quand elle lui parla de ses collègues, elle avait la dent dure contre eux. Lucas toussota et il prit une gorgée d'eau, histoire de faire passé le morceau qui était passé de travers. *ça s'est dit, au moins elle est directe, comme quoi on peut m'apprécier grâce à une simplement machine.* Il arrivait aussi à Lucas d'avoir ce même type de pensées, mais jamais il ne l'aurait dit publiquement sauf en cas d'un outrageux affront. Il préféra ne rien dire à ce sujet-là, il aurait été très hypocrite de sa part d'émettre un commentaire. Visiblement la jeune femme aimait être sur le terrain. Lucas lui venait de faire le choix inverse, de retrouver une vie moins mouvementée et de redevenir un gratte-papier. Cela ne le gênait pas qu'on puisse le considérer ainsi. Il faut dire que ses expériences sur le terrain n'avait pas été des plus brillantes. Il avait été souvent mis en contact direct avec l'action au vu de la nature de ses pouvoirs. Il avait fini dans le coma entre la vie et la mort puis séquestré pour le bon déroulement d'une mission. Non ce n'était pas très enviables comme situation. Si effectivement il prenait moins de risques sur le plan physique, le côté juridique était pour lui tout aussi intéressant. Le fait de pouvoir exercer son métier d'avocat pour le BAM lui était plaisant. Cela le changeait des affaires qu'il traitait avant, plus de sainte nitouche à défendre et autres filles à papa. Il y avait gagné au change.

« J'ose espérer que vous mènerez à bien cette affaire pour que ce crime ne reste pas impuni. » *Et que tu prennes l'air puisque visiblement tu étouffes ici avec tes crétins de collègues.* « J'aurais grand plaisir à voir votre affaire sur mon bureau. »

Les dernières paroles d'encouragement été pour une fois sincère de la part de Lucas. Il n'aimait pas savoir qu'un criminel puisse s'en sortir en toute impunité. Il fallait faire régner la loi et que justice soit rendue, au moins pour cette pauvre victime de ce crime odieux. Lucas pensait souvent aux familles qui souffraient dans l'attente de la vérité et qui souvent ne trouvaient que du réconfort quand le verdict tombé.

« Il faut laisser le temps au temps. Il n'y a pas si longtemps que la population est au courant pour les mutants. Quand la mutation sera un fait banalisé, les esprits se calmeront. Quand à plus de métissage c'est une bonne chose, mais il faudra avant tout juger sur leurs capacités, mutant ou pas. Il reste beaucoup de chemin à parcourir avant que l'opinion publique soit favorable à la différence. Surtout tant que certains mutants commettront des exactions contre la population. Il est fort à parier que la peur prédomine, ce qui n'engendre rien de bon. J'ai foi dans l'avenir, la preuve puisque le BAM existe. Notre institution est un bon compromis permettant de réguler les dysfonctionnements du système. »

Il esquissa un petit sourire quand Clara parla d'elle-même en tant que mutante. * Je le savais déjà ma belle.* C'était un fait qu'on ne pouvait pas lui dissimuler. Il y avait des avantages et des inconvénients à le savoir. Lucas avait toujours su tirer parti de cet avantage que lui avait offert la nature. Clara fit preuve d'un peu d'humour qui si au premier abord pouvait être grinçant, il n était pas déplaisant bien au contraire. Lucas décida de faire preuve un peu d'esprit.

« On n'est jamais supérieur en tous points, quelque sage que l'on soit ! Ce n'est pas moi qui le dit, mais une femme, George Sand.» Il esquissa un petit sourire en coin.

Lucas se demandait bien quels étaient les dons de Clara. Puisqu'elle avait abordé le sujet, il était peut-être temps d'en apprendre un peu plus sur cette collègue au fort caractère.

« Vous venez de piquer ma curiosité ! Puis-je vous demander quelles sont la nature de vos pouvoirs ? »

Lucas ne savait encore s'il allait ou non se confier sur sa nature de mutant à Clara. Ce n'était pas un secret d'état, mais il se méfiait souvent dans la réaction de ses congénères quand il leur dévoilait la nature de ses pouvoirs. La répercussion à cette nouvelle était bien souvent assez vive. Lucas préférait s'en préserver.
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Clara Findley
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MessageSujet: Re: Pas de cantine pour les braves (Lucas)   Sam 9 Aoû - 16:50

Hé oui, le BAM est un exemple de l'intégration des mutants dans notre société. Cela en est également la preuve que l'on peut faire confiance aux mutants dans une organisation gouvernementale mais... Ce n'est aussi que de la poudre aux yeux dans une certaine mesure. Pourquoi ? Car c'est une force d'intervention comprenant des mutants pour régler les cas... Mutants. Cela reste encore un circuit clos, c'est certes une avancée mais qui n'est en rien suffisante encore. A nous, membre du BAM de faire avancer les choses en adoptant un comportement et une efficacité irréprochable. C'est dans mes cordes. Tout comme répliquer à son trait d'esprit et ses références historiques.

" Dixit, une femme, en effet. Il faut bien que nous possédions la modestie et la condescendance pour continuer à pouvoir respirer le même air que vous après tout. "

Ce qui n'est pas faux car si ma modestie est proche du néant, certains hommes possèdent la muflerie multipliée par l'infini et au-delà. Évidemment, cela ne s'applique pas à tous les hommes, j'en convient, il existe bien de rares exceptions à la règle. Si Lucas en fait partie ? Pour l'instant je l'ignore, d'accord il a une machine a expresso, d'un autre côté il s'est déjà comporté en macho un peu plus tôt. Son cas n'est pas encore clairement classé. Ni mon dossier d'ailleurs, je n'y manquerais pas de compléter un peu plus encore sa pile de dossier en attente histoire de lui refourguer un peu plus encore de boulot. Et en bâclant mon écriture histoire de le faire galérer un peu plus à tout retranscrire ? Non, je m'enorgueillis d'être un bourreau de travail, pas question de mener à la légère cette affaire.

Mais une autre affaire est en cours pour l'instant. Je viens de révéler l'air de rien ma nature mutante comme qui annonce le beau temps ou son programme du week-end. Je n'en ai pas honte d'être une abomination génétique mais en général cela conduit à deux genre de réaction chez les gens. La première option est une marque de dégout et de malaise général planant dans la pièce jusqu'à détourner la conversation pour s'éclipser. Monsieur l'avocat Slang pourrait même en remettre ses Sushi sur le parquet si cela lui retourne assez l'estomac. Heureusement, cette option n'est pas privilégié et la seconde réaction apparait comme de l'eau de roche. La curiosité en effet. Car avouer être mutante, c'est avouer posséder des pouvoirs et la nature humaine est telle qu'il faut toujours chercher à savoir ce qu'il en retourne.

Un petit blanc s'installe alors, je fixe alors volontairement Slang dans les yeux sans rien dire. Est-ce que cela vaut-il le coup de lui dire ? inventer un pouvoir de la mort qui tue pour le faire bader ou simplement tout lui dire. Non ça c'est hors de question car une partie de mes pouvoirs ne sont connus que par une faible minorité du BAM, mes supérieurs et les leurs, mais je n'ai aucune envie que cela s'ébruite. Lady Cafard serait on ne peut plus surement le sujet de bien des moqueries potaches dans les couloirs. Et même si je considère cette capacité comme un atout indéniable dans mon travail, je ne tiens pas à l'étaler au grand jour. Heureusement, ce ne sont pas mes seuls dons. Et ne pas tout dire, ce n'est pas mentir, c'est juste obscurcir la vérité.

" Rien de bien extraordinairement ludique j'en ai peur. Je suis juste une mutante résistant extrêmement bien à mon environnement. Chaud, froid, radioactivité et même manque d'oxygène, j'ai une résistance hors du commun. C'est utile pour la plage en hiver mais pas franchement des plus extravaguant. "

Et c'est bien plus fun mais aussi plus risible de contrôler mentalement les cafards mais en cela, je ne compte pas lui révéler. D'ailleurs, je me redresse du bureau, marchant un peu vers mon vis à vis, posant ma tasse assez chaude contre mon poignet pour lui montrer que cette chaleur ne me fais effectivement pas grand chose. Continuant à me rapprocher, un rien provocante, je me pose à quelques centimètre de lui, mais yeux plongé dans les siens et le sourire aux lèvres.

" Bien, maintenant que vous savez ce que je suis, j'espère que vous n'ambitionnez pas de poser ma tête sur une pique en reniant vos devoir du BAM pour rejoindre celle de la haine humaine envers vos cousins génétiques !
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Lucas Slang
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MessageSujet: Re: Pas de cantine pour les braves (Lucas)   Ven 22 Aoû - 17:21

Clara avait l'air d'être une féministe dans l'âme. *Soit elle est une girl power soit elle a eu une sacré déception sentimentale pour en vouloir autant aux mecs.* Lucas ne savait pas sur quel pied danser avec elle. Elle avait une verbe assez acerbe, voir tranchante. Lucas pouvait lui aussi se montrer assez dur avec son entourage, en général il pratiquait la langue de bois et il cachait ses véritables pensées. Il avait appris que le vernis social était une chose utile surtout pour arriver à ses fins. Il ne se considérait donc pas du coup hypocrite, juste fin stratège. Lucas aimait pouvoir manipuler son monde à sa guise, sans que ce dernier s'en aperçoive bien sur.  C'était un art qu'il n'était pas facile de pratiquer. Il utilisait bien souvent son charme pour y parvenir.
Pour une fois il était tombé sur plus coriace qui ne cédait pas à sa gueule d'ange bien au contraire.
*Elle a au moins le mérite d'être franche, peut-être un peu trop. Cela doit sans nul doute lui jouer des tours surtout dans un environnement d'homme. Possible qu'elle masque afin de prouver sa valeur.* Lucas savait au combien une femme dans un environnement masculin devait redoubler d'effort afin de prouver à tous qu'elle était aussi bien, voir meilleur qu'eux. En général on ne leur passait rien et toutes erreurs leur étaient fatales au risque de traîner celle-ci comme un fardeau pendant des années. Lucas n'était ni sexiste, ni macho, cependant il pouvait comprendre ses collègues masculins. Les femmes n'étaient pas toujours bien perçu. Lucas jugeait surtout une personne sur ses capacités et ses résultats au travail. Le reste lui importait peu.

La conversation s'orienta donc vers le sujet qui l'intéressait. Clara venait donc de lui  avouer son pouvoir, il eut même le droit d'avoir une petite démonstration. Lucas était toujours impressionné par ce genre de prestation qui était bien pratique dans un milieu hostile. Lucas pensait que Clara du coup devait être un sacré agent de terrain. *Elle minimise son pouvoir, curieux ! Fausse modestie ou bien elle ne veut pas m'en coller plein les yeux.* Lucas se disait qu'une femme pouvant résister à la radioactivité devait sacrément être coriace au combat. Surtout au vu de la petite démonstration qu'elle venait de lui faire. Lucas savait qu'il pouvait balayer cette résistance d'un simple regard. La rendre sans nul doute sans défense par la même occasion. Il n'avait cependant pas envie de lui jouer ce vilain tour et cela ne servait à rien. Visiblement Clara était toujours sur la défensive avec lui, Lucas ne savait pas pourquoi. Il n'avait pas envie d'empirer la situation en la rendant simplement humaine l'espace d'un instant. * Tu ne dois pas être facile à vivre au quotidien.* Il éprouvait même un peu de compassion pour ses collègues les plus proches.

« Une si jolie tête! Se serait dommage de la séparer de votre corps ! »Tout en esquissant un léger sourire.

Lucas ne se sentait pas vraiment agressé, même si Clara s'était rapprochée de lui pour lui parler. *Elle a une piètre opinion de l'homme et je crois que sa vision de l'humanité est encore pire que la mienne.*

« Pensez-vous que si je voulais votre mort et celle des mutants je sois capable de travailler au quotidien avec des personnes que je pourrais haïr. De plus normalement le BAM est assez sélectif dans le choix de ses agents et il faudrait être un sacré menteur pour parvenir à dissimuler une telle haine ne pensez-vous pas ? ou bien très incompétent! »

Lucas savait que le système n'était pas infaillible, mais il avait du mal à croire que des agents profondément anti mutant puissent intégrer le BAM sans que personne ne finisse par remarquer leur animosité avec les porteurs du génome x. Cela lui paraissait peu probable, mais il savait qu'il ne fallait jurer de rien. Le BAM n'était pas à l'abri d'abriter des espions, des terroristes ou bien pire encore. Lucas décida du coup d'essayer de la déstabiliser un peu, enfin si c'était possible car Clara avec beaucoup d'aplomb et Lucas savait qu'il en faudrait beaucoup pour arriver à avoir un effet sur la jeune femme.

« De plus qui vous dit que vous êtes la seule mutante dans ce bureau. » Son regard se fixa dans celui de la jeune femme, il voulait guetter tout signe de réaction de sa part.

Si au départ il n'avait pas l'attention de lui dire qu'il était lui aussi un mutant, il avait décidé de se changer d'avis et d'immiscer le doute dans la tête de Clara qui avait l'air d'être trop pleine de certitudes. Lucas voulait lui montrer qu'il ne fallait pas se fier aux apparences et à moins d'être comme lui de pouvoir détecter ses semblables il était pour beaucoup impossible de différencier un humain d'un mutant, sauf bien sûr quand la mutation était flagrante.
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Clara Findley
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MessageSujet: Re: Pas de cantine pour les braves (Lucas)   Mar 26 Aoû - 20:56

Autant pour ma tête, Slang n'est pas un anti-mutant camouflé sous un uniforme d'agent du BAM. D'un autre côté, dans le cas contraire, jamais il ne l'aurait avoué mais c'est fort peu probable. Si on à la haine contre ses cousins génétiques, on postule chez les purificateurs voir d'autres organisations activistes clairement peu recommandables. C'est comme demander à un raciste de bosser sur Harlem ou un pro Star-trek allez au Ranch Lucas. Je n'ai aucuns doutes sur l'intégrité des agents bossant dans mon département, ils sont sexistes, macho et souvent lourds mais même si certains ne portent pas les mutants dans leur cœur, on est dans une cohabitation efficace et pacifique.

Ce qui m'agace par contre, c'est ce compliment à peine voilé sur ma jolie tête. J'en roule un peu des yeux, détournant le regard avant de m'en éloigner aussi vite, récupérant ma place sur son bureau. Sauver la face et masquer ma gène c'est une bonne idée, il me faut redevenir glaciale car c'est clairement pas mon truc la flatterie, surtout au bureau. Donc je croise les bras et j'opte pour ma mine inflexible. Reprenant un peu de café avant de lui répondre.

"C'est fort improbable en effet que des vermines fascistes œuvrent au sein du BAM. Des incompétents, ça je ne juge pas, certains me donnent plus l'impression de décorer que de vraiment se montrer utile mais le but de notre département est bien de montrer au monde que mutants et humains peuvent travailler main dans la main pour un monde meilleur. C'est vraiment une chance unique et j'ai confiance en nos critères de recrutement. Dommage que l'on soit encore un cas unique dans la société."

Et je l'ai toujours mauvaise d'avoir dû remettre mon insigne de flic au placard quand ils ont découvert ma condition de mutante. D'accord j'ai usé et abusé de mon pouvoir durant mes classes pour sortir première de ma promotion mais n’empêche que j'étais douée. Trop pour certains et une erreur génétique n'avais pas sa place au milieu des héros New-yorkais de la police. Mauvaise image, perte de confiance de mes équipiers et possible ralliement envers la cause mutante si elle est prise à partie dans un conflit avec eux. Mouais, heureusement le BAM m'a repêché comme une bouée de secours. Faire régner la justice c'était mon rêve, sans cela j'étais bonne pour une nouvelle déprime et une petite crise de boulimie. L'opportunité qu'ils m'ont donné de mettre mes talents dans le bureau des affaires mutantes me permet également de ne plus caché ma mutation, et en cela c'est également pas mal de pression en moins. Promis, un jour j'organiserais un ballet de cafard sur le cygne noir mais ce n'est pas encore d'actualité entre se dire mutante et subir les railleries de ma seconde mutation.

En parlant de mutation, j'en relève un sourcil en entendant la nouvelle énigme de Slang. Je ne serais donc pas la seule mutante dans le bureau ? Et je suppose que la machine a expresso n'est pas la personne visée et qu'il ne travail pas non plus en compagnie de l'homme invisible et la femme fourmi. Masquée ma surprise, je ne peux en conclure que Slang est bien plus atypique que la plupart de mes collègues. A croire que même là ou règne la parité, les mutants sont les parias évitant la cantine.

" Rien en effet, je ne suis peut-être pas la seule mutante présente dans votre bureau. Dans ce cas l'identité d'un éventuel second être gâté par la génétique ne soulèvera pas énormément de suspense. Donc jouons franc jeu, je n'aime pas ces simagrée. Tu es également un mutant Lucas ? Étonnant que tu ne sois pas d'avantage sur le terrain ! "

Enfin, il en faut pour tous les goûts. Peut-être que son rêve avant sa mutation était de devenir bureaucrate ennuyeux et grand consommateur de bon café. Dommage, c'est du gâchis d'être supérieur mais de ne pas profiter de ses dons pour faire la différence. D'un autre côté, sa prétendue mutation est peut-être d'ordre mental et non physique. L'option deux révélerait de lui qu'il n'est qu'un couard sans couilles tout juste bon à se planquer. Par contre la troisième option me plait moins bien. Clairement.

" Tu n'es pas entrain de te payer de ma tête au moins ? Je n'aime que modérément les plaisanteries et encore moins quand j'en suis le dindon de la farce. "

Dans ce cas, j'ai souvent la rancune tenace et immédiate. Il ne me faut qu'un petit ordre mental pour convoquer mes cafards et les tenir prêt à intervenir dans des actions de sabotage digne des plus grands génies maléfiques. Les moqueries, j'ai donné durant toute mon enfance et elle ne m'ont jamais aidé dans la vie. Seulement à l'époque, j'étais bien trop faible que pour y répondre. Maintenant, je suis grande, et j'ai des centaines d'amis prét à m'épauler si son sens de l'humour me dépasse.
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MessageSujet: Re: Pas de cantine pour les braves (Lucas)   Lun 1 Sep - 23:20

Visiblement Clara se rangeait de l'avis de Lucas. Il avait bien argumenté pour que la jeune femme admette son point de vu. Lucas était assez fier de cette petite victoire au vu de la personnalité qu'il avait pu entrevoir chez Clara. *Et bah nous sommes enfin d'accord sur quelques choses. C'est le début d'une grande histoire d'amitié qui commence.* Lucas était très ironique dans ses pensées. Il aurait sans nul doute du mal à côtoyer la jeune femme tous les jours en tant que collègue proche. Même si elle avait le mérite de piquer sa curiosité et surtout que sa franchise était assez distrayante d'une certaine mesure. Lucas n'avait pas spécialement l'habitude de côtoyer des personnes si directes. Il remarqua aussi le changement de position de cette dernière.*Tient elle reprend ses distances, comme ses bizarres. Qu'est-ce que j'ai fait ou dis.* Il ne voyait pas ce qu'il avait pu dire ou faire pour ce retour à la normal. Cependant il préférait la savoir un peu plus éloignée de lui. Il n'était pas alaise avec les contacts physiques qu'il n'avait pas provoqué de son plein grès. Lucas était un séducteur, mais il aimait avoir la maîtrise de la situation. A sa grande surprise il devait admettre que Clara avait raison qu'il était bien dommage que la collaboration entre humain et mutant ne se fasse pas systématiquement.

« C'est vrai, la société aurait tout à y gagner si chacun pouvait s'apprécier et vivre ensemble. Les dons des uns pourrait rendre de grand service à l'humanité. »* Arrête là ce n'est qu'une stupide utopie.*

Lucas avait du mal à imaginer un monde sans querelle intestine. Il n'avait pas spécialement une haute opinons sur l'humanité en général. Personnellement il essaye de vivre sa vie et de contribuer un peu au bien-être collectif. Lucas n'était pas un grand idéaliste, il préférait le concret, mais aimé cependant croire qu'on puisse tirer un peu vers le haut l'homme. C'était sans nul doute ce qui l'avait poussé à devenir avocat.
Il esquissa un petit sourire quand Clara réagit sur ses propos sur la mutation. Il avait réussi son petit effet. Il n'était pas mécontent cependant il s'était fait piégé à son propre jeu. Il ne pouvait plus reculer et dire que ce n'était pas vrai. Il aurait pu lui mentir, mais il savait qu'elle pourrait apprendre tôt ou tard la vérité. Ses exploits de services n'étaient pas resté inaperçu et comme ses missions tournaient toujours à la catastrophe cela ne servait à rien de nier farouchement. Il décida cependant de la taquiner un peu un instant.

« Qui sait vous êtes peut-être assise dessus ! Qui vous dit que mon collègue n'est un métamorphe adorant se transformer en bureau. »

Cette histoire il en convenait ne tenait absolument pas la route. C'était la seule chose qui lui était passé par la tête à ce moment-là. Ce n'était pas d'une grande réussite, il devait l'admettre. Il décida donc de ne pas faire durer le suspens cela ne servait à rien.

« Je ne permettrais pas de vous jouer un aussi vilain tour. Oui, je suis aussi un mutant. J'ai été aussi recruté et je l'espère avant tout pour mes qualités de juriste et non pas de mutant. J'ose croire que je suis un bon avocat. » *Le terrain au vu des dernières missions mieux vaut oublier.*

Lucas avait depuis peu émis le souhait de ne plus être trop exposé sur le terrain. Il savait au combien ses dons pouvaient être utile surtout en cas de conflit, mais il ne se sentait pour le moment plus capable d'affronter de telles situations.

« Il faut de tout pour faire un monde ! Je ne pense pas être un homme de terrain très doué. » *Sauf pour te mettre dans des situations impossibles au risque de se retrouver entre la vie et la mort.*

Lucas ne gardait pas de très bon souvenir sur ses missions. Il savait cependant que ses dons pouvaient être très utile au sein de son service lors d'un interrogatoire.
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Clara Findley
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MessageSujet: Re: Pas de cantine pour les braves (Lucas)   Lun 15 Sep - 22:50

C'est vrai, la logique est aussi imparable que mon entêtement aveugle. Si être mutant nous avantage très certainement dans bien des situations, surtout sur le terrain. Notre carrière et nos objectifs ne doivent pas être guidés par notre génétique mais par nos envies et nos motivations. Les mutants ne doivent pas se retrouver obligatoirement en première ligne, en cas de conflit, cela reviendrais à nous transformer en chair à canon pour protéger nos collègues humains. D'accord, j'aime ça ! Je le faisais déjà avant, en cachant ma mutation au sein de la police New-yorkaise. Maintenant, je dois admettre que d'autres préfèrent se planquer dans un bureau et s'enterrer sous une tonne de paperasses. En même temps si il avoue de lui-même ne pas en être un homme de terrain très doué, j'en tire deux conclusions. Un, qu'il s'y est déjà essayé. Et de deux, je ne préfère pas me retrouver avec un incompétent durant une sortie périlleuse.

" Chacun doit trouvé sa place par lui-même. Et puis si tu es si bon avocat que cela, et surtout si ça te plait, tant mieux ! N'hésites pas à me refiler une carte de visite, si un jour je suis dans les emmerdes juridique, autant te refiler l'affaire. "

Harcèlement sexuel, abus de pouvoir, liberté prise avec les droit de l'homme ou la convention de Genève, grèves des cafards avec action syndicale ou démolition de biens public. Les raisons de faire appel à un avocat ne manque pas dans ma façon de vivre. Autant rester en de bons termes avec Slang histoire de profiter de ses services à prix démocratique si cela s'avère utile dans le futur. D'ailleurs, mon dossier serait déjà bien remplis avec mes quelques extras que m'offrent l'utilisation de mes pouvoirs en douce. La justice c'est mon credo ! Mais si je peux bénéficier de quelques largesses pour négocier mon appartement à grand coup d'invasion cafardesque, ou oublier deux trois traités universelles sur la torture mental et physique en cas de prisonnier récalcitrant à parler. J'avoue qu'être mutante à aussi c'est bon côté, disons que c'est une compensation infime et discrète sur la haine et la discrimination courante à notre statut. Impossible en effet, de se dégoter un penthouse si on se déclare mutant et je ne vous dis pas les protestations du voisinages.

Enfin, cela fait partie de mon égoïsme aussi. De là a me traiter de flic ripoux, il ne faut pas abuser. Et si le collègue de Slang est vraiment un métamorphe bureau, cela me fait ni chaud ni froid, il pourra profiter de mes royales fesses et je donne un bon coup de talon discrètement par mesure de précaution... Merde, je suis pied nu, je me le suis cogné, ça fait mal bordel, mais je ne laisse rien paraître, inutile de me taper de nouveau la honte.

Je ne relève pas non plus la mutation de Slang, même si cela pique ma curiosité, je sais aussi me montrer discrète. Je suis mal placée pour demander d'ailleurs, vue que je cache une partie de mes pouvoirs à mes collègues, je ne vais pas le forcer à me dévoiler la nature des siens. Quoique par déduction, ses dons ne doivent certainement pas être physique ou élémental, la plupart de ce genre de mutant et accro au terrain et à l'adrénaline. Un psy ou un truc du genre ? Possible mais niveau éthique du barreau, ça la fout mal. Mais tant que la justice prévaut, tous les moyens sont bons !

" Un mutant ? Et tu es recruté par tes talents de juriste plutôt que par tes dons ? Tu es un homme étonnant, je suis ravie de voir qu'on peut être reconnue pour ses compétence et non pour l’esbroufe de nos pouvoirs. Je n'ai pas trop eu cette chance, je suis ici car mon ancien employeur voyait mal une mutante dans ses effectifs, le BAM, lui s'en accommode pas mal. Mes capacités d'inspectrice doivent encore être reconnues. "

Et c'est pas gagné vue qu'on est censé rassemblé l'élite de l’humanité et de la mutanité. J'ai beau être parfaite, pour certain, je ne suis toujours qu'une pouffe jolie dans le paysage. Mais bon, je suis prête à sauter sur n'importe quelle occasion de leur montrer ce que je vaux.

" Mais bon, une bonne petite attaque nucléaire terroriste pourrait me faire monter dans la hiérarchie. Mais ce n'est pas très sérieux, je suis aussi nulle dans l'humour que ton collègue le méta-bureau. "
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Pas de cantine pour les braves (Lucas)
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